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Le Pacte VS L'Ordre
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Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Herku - Cours n°3

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Crystal Fil'Essien
Groupe Herku


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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Lun 02 Juin 2014, 16:27

- Les secrets pèsent lourds et peuvent empêcher d’avancer. Il faut savoir se confier, tu as raison, et je comprends que tu aies malgré tout hésité à m’en parler. Ne t’inquiète pas : Gwendalavir grouille de surprises, et de gens hors du commun. Je suis mal placé pour dire le contraire.

Tu souris à Erwan, heureuse et soulagée.

*Tu vois, je te l’avais bien dit. Je le sentais qu’il fallait que je lui dise. Et j’ai eu raison.*
*Oui d’accord. Pour cette fois tu avais raison, je l’admets... *
*Comment ça pour cette fois ?*
*Rien, laisse tomber !*

Un léger sourire flotte sur tes lèvres quand un “toc” retentit. Tu tournes la tête pour voir Ylléna endormie le front sur la table.

*La pauvre... Vous l’avez assommée avec tous vos blabla !*
*Leïla... Il est juste tard pour une petite fille de son âge... Et pour moi aussi d’ailleurs !*

Tu laisses échapper un bâillement, tes yeux commençant à se fermer tout seul.

- Je crois qu’il est temps d’aller se coucher, maintenant.

Tu hoches la tête et te lèves à la suite de ton maître tandis qu’il attrape sa fille sous les aisselles pour la porter jusqu’à la chambre.
Une fois bien au chaud sous ta couette, tu fermes les paupières et t’endors aussitôt.

*Que c’est bon de se coucher dans un vrai lit bien douillet...*

~ * ~

Erwan te réveille doucement. Tu ouvres les yeux... pour les refermer aussitôt, éblouie par la lumière vive du soleil. Pour une fois que le marchombre ne te réveille pas à l’aube ! Tu t’étires, bailles, puis sors de ton lit en souriant. Cela fait longtemps que tu n’avais pas aussi bien dormi !

Vous descendez tous les trois prendre votre petit déjeuner avant de sortir faire un tour dans les rues de la ville.

Tu trouves Al-Vor charmante, avec ses bâtiments de pierre anciens et ses petites ruelles de pavés, encore endormies pour certaines, en train de se réveiller pour d’autres. Vous débouchez sur une rue très sympa, parsemée de stands qui vendaient des objets en tout genre, des vêtements, de la nourriture, etc. Bref, un petit marché où les passants commençaient déjà à s’agglutiner.

- Regarde ce garçon, Crystal. Oui, le jeune qui tente de voler à l’étalage. Ne crois-tu pas qu’il va se faire prendre, ainsi ? Il essaye de se cacher alors qu’il n’y a personne dans la rue, donc il se faire remarquer.

Tu observes le garçon que te désigne Erwan, surprise. Il était en effet en train de piquer quelques bijoux, mais, comme l’a prédit le marchombre, le vendeur l’a vu et commence à crier au voleur. Les passants se retournent, intrigués. Le marchand rattrape rapidement le garnement qui tentait de s’enfuir, récupère ses bijoux, chasse le garçon et le calme revient sur la ruelle.

- Quand il n’y a que très peu d’ombre dans lesquelles se glisser, il suffit de rester à la lumière. Chercher une ombre inexistante rend les gens soupçonneux. Alors, être là devient bien plus facile, et naturel. On se méfie moins des gens qui sont là. Je vais te montrer.

Erwan te confie sa fille avant de se glisser au cœur des étalages. Si les gens commencent à arriver, cela ne veut pas dire que le marché est noir de monde. Au contraire, les passants sont encore rares, bien que leur nombre augmente doucement. Tu n’as donc aucun mal à suivre ton maître du regard, prêtant attention au moindre de ses gestes. Tu fronces légèrement les sourcils. Il ne fait “rien”. Rien de particulier. Il se balade comme tous les passants, jette quelques coups d’œil aux marchandises, discute avec les habitants, regarde un objet, le repose... Tu ne comprends pas... que veut-il te montrer ?
Il revient tranquillement et tu poses sur lui un regard étonné, plein d’interrogations... Les réponses à tes questions silencieuses ne tardent pas. Tu observes, ébahie, le collier, les chaussures et la pomme qu’il te tend.

- Maintenant jeune fille, c’est à toi d’aller les reposer… Sans que l’on te remarque, bien sûr.

Il t’adresse un clin d’œil en souriant. Tu prends les objets, toujours en état de surprise.

*Comment il a fait ?! *
*Il a utilisé la lumière pour se cacher...*

Les mots d’Erwan prennent soudain un sens dans ton esprit et tu comprends ce qu’il voulait dire hier soir. Il suffit d’être naturel...

Tu hoches la tête pour montrer que tu as compris, les traits concentrés et tu te diriges en direction du marché.

Un peu nerveuse, tu commences par te promener parmi les stands, essayant d’adopter la même attitude décontractée de ton maître, la plus naturelle possible...

*J’ai l’impression d’être ridicule... Comme si j’étais en train de jouer la fille qui va au marché... mais que du coup c’est surjoué et plus du tout naturel...*

Tu t’arrêtes devant un étalage, souris au marchand et tu observes les objets qu’il vend légèrement mal à l’aise...

*Je suis sûre que ça se voit comme le nez au milieu de la figure que je fais semblant...*
*Mais non, mais non, arrête de réfléchir et promène-toi !*
*Mouais... j’aimerais t’y voir !*

Tu passes au stand d’à côté, où sont étalés des cageots de fruits par milliers. Tu t’arrêtes sur les pommes, réfléchissant au moyen de reposer la tienne quand le vendeur surgit devant toi.

- Ah ! Mademoiselle ! Ce sont les plus belle pommes d’Al-Vor ! Je vends les fruits les plus savoureux de la région ! N’hésitez pas, achetez-en autant que vous voulez, vous ne serez pas déçue ! Vous aimez les pommes ? Prenez-en quelques une, vous m’en direz des nouvelles !

Tu tournes la tête, surprise, les pommettes rougissantes. Bafouillant un semblant de réponse.

- Et bien... je regardais juste... euh... je... je réfléchis...
- Arrêtez-donc de réfléchir et achetez mes beaux fruits frais !
- Mais je... je ne sais pas quoi prendre !


Tu adresses un sourire gênée au marchand. Celui-ci te le rend accompagné d’un clin d’œil.

- Et bien je vous laisse réfléchir, charmante demoiselle, appelez-moi dès que vous avez choisi !

Sur ces paroles, il s’en va s’occuper d’un autre client qui lorgne ses fruits. Tu ne peux empêcher un léger soupir de soulagement de franchir tes lèvres. Tu jettes un rapide coup d’œil à droite et à gauche pour vérifier que personne ne te regarde et tu déposes rapidement la pommes au milieu de ses congénères. Tu fais demi-tour et tu t’en vas doucement, essayant de masquer ton malaise, luttant pour ne pas t’enfuir en courant et priant pour que le marchand ne revienne pas te demander d’acheter ses fruits.
Une fois à bonne distance de l’étalage, tu relâches la tension et continue de déambuler parmi les étals, cherchant celui du collier ou des chaussures.

*Il faut vraiment que j’essaie d’être plus naturelle, plus décontractée et que je ne perde pas mes moyens si le vendeur me parle ! *
*Parle-lui aussi alors, tu souris, tu lui dit non merci et tu t’en vas ! *
*Mmh...*
*Allez ! Tu vas y arriver, j’en suis sûre !*

Tu passes près d’un stand où sont présentés des colliers par milliers et tu en déduis que c’est là quoi doit aller le collier. Surtout qu’il y en a de la même style, il y en a même un qui lui ressemble un peu.
Essayant une autre méthode, tu prends un collier, l’observes sous tous les angles, le reposes, en reprends un, l’essaies, le reposes... Tu fais cela avec plusieurs collier, affichant un air vaguement intrigué, fronçant les sourcils comme si tu réfléchissais intensément avant de saisir discrètement celui qu’Erwan t’a confié...

- Bonjour mademoiselle, vous avez besoin d’aide ?

Tu tournes la tête, le visage virant au rouge pivoine, le regard un peu paniqué vers la vendeuse qui hausse un sourcil.

- Euh... non, non, je regardais simplement, merci.

Tu lui adresses un petit sourire timide. Elle semble hésiter un moment, son regard allant de toi au collier que tu tiens dans la main, pour enfin revenir sur toi.

- Très bien, si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Elle t’adresses un petit sourire avant de se détourner. Tu laisses échapper un léger soupir de soulagement et tu déposes le collier avant de t’en aller.

*En fait, il faut que tu joues la comédie de la fille normal qui fréquente le marché !*
*Oui, ça a l’air simple comme ça... mais en fait, quand on sait qu’on ne doit pas se faire repérer, c’est dure de garder son calme et de faire comme si de rien n’était... *
*Je comprends. Je ne savais pas qu’être marchombre impliquait aussi être comédien ! Vous devriez avoir des cours de théâtre !*

Tu continues ton petit tour, un peu plus à l’aise qu’au début, à la recherche du stand de chaussures, réfléchissant au moyen de les reposant sans attirer l’attention... Ou justement, peut-être en l’attirant trop. Après tout, l’exercice consiste à se mettre à la lumière pour ne pas être vu, alors pourquoi ne pas attirer l’attention pour passer inaperçu ?

Mouais... Plus facile à dire qu’à faire comme on dit...

Tu t’approches de l’étalage de chaussures en souriant. Cette fois, c’est toi qui salue le vendeur.

- Bonjour !

Celui-ci lève la tête et te souris.

- Bonjour mademoiselle ! Je peux vous laisser regarder ? Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi !
- Oui oui, d’accord.


Toujours souriante, le pouls légèrement accélérer, tu fais le tour des chaussures jusqu’à ce que tu trouves la même pairs que celles que tu dois reposer.

- Je peux essayer ?
- Oui oui bien sûr ! Allez-y ! Vous avez besoin de moi ?
- Non merci, ça ira...


Ta voix tremblote légèrement, mais tu te sens un peu plus confiante que les deux fois précédentes. Tu commences à comprendre le truc...

Tu sors une paire de chaussures, d’une pointure quelconque, les essaies, puis les poses en vrac à côté de toi. Tu fais pareilles avec un autre pointure, puis une autre, sans jamais prendre la bonne. Puis, tu prends enfin les chaussures que t’as laissé Erwan, les essaies et les poses à côté des autres. C’est à ce moment là que le vendeur vient vers toi.

- Vous trouvez ?

Tu secoues la tête.

- Non... Tant pis... Je vais ranger, ne vous inquiétez pas.
- Très bien, je suis désolé que vous n’ayez pas trouvé votre bonheur. A bientôt mademoiselle !
- Ce n’est pas grave, merci quand même. Au revoir !


Tu lui adresses un sourire, avant de tout remettre en place et de revenir vers ton maître et sa fille. Une fois à leur hauteur tu laisses échapper un long soupir, soulagée que ce soit enfin terminé. Tu poses ton regard bleu ciel sur le marchombre, attendant son avis sur ta “prestation”.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Mar 03 Juin 2014, 09:01

Erwan s’assied un peu plus loin, à la terrasse d’un bar, et observe son apprentie qui se coule dans les quelques personnes qui jalonnent le marché. Mais elle n’est pas à l’aise, et son visage à la fois fermé et soupçonneux risque d’attirer des foudres de marchands.
A sa démarche, on voit l’effort qu’elle fait pour être naturelle, mais sans doute est-ce parce qu’Erwan la connaissait bien maintenant. Il devinait son malaise, plus qu’il ne le voyait, mais quelques indices étaient néanmoins visibles pour qui savait observer, notamment le fait qu’elle tordait ses mains seule, sans s’en rendre compte sans doute ; ou qu’elle jette des coups d’œil tout autour d’elle.

D’abord, elle ramena la pomme.
L’étalage était grand, et elle aurait aisément pu remettre la pomme, mais le marchand, sans doute légèrement soupçonneux, l’aborda. Le fait qu’elle tourne au pivoine dès qu’il lui adressa la parole n’allait pas forcément dans son sens, mais heureusement le marchand sembla interpréter cela autrement : de la timidité, ou sans doute le malaise d’une attirance soudaine – il le savait pour l’avoir vu notamment lorsque Miss abordait des hommes dans la rue sans la moindre gène, avec un sourire éclatant, et qu’ils bafouillaient et rougissaient tous. Pourtant, le marchand n’avait pour ainsi dire pas été gâté par la nature, mais peut-être croyait-il réellement en son pouvoir d’attraction.
Encore ce regard à droite, à gauche, pour vérifier que personne ne la regarde.
Erwan espère qu’elle comprendra avec la suite de l’exercice : plus l’on se sent coupable, plus l’on devient visible car notre attitude intrigue les passants, puisqu’elle n’est pas naturelle.

Avec le collier, la jeune fille semble essayer une autre approche, notamment en soupesant les colliers comme l’auraient fait d’autres clients. Mais encore une fois, elle vira au pivoine quand la vendeuse l’aborda, alors que cela se serait très bien passé si cela n’avait pas été le cas : la marchande était bien plus soupçonneuse que le précédent, et Erwan perçut clairement le doute que lui inspirait Crystal, avec le collier à la main. Un collier dont elle avait peut-être remarqué la disparition quelques secondes plus tôt, et qu’elle retrouvait dans les doigts de la jeune fille… Mais elle finit par s’éloigner, laissant ainsi l’occasion à Crystal de reposer le bijou parmi les autres.

Un sourire étira les lèvres d’Erwan.
Il savait combien cela pouvait être compliqué, non pas de comprendre le concept d’utiliser la lumière pour se cacher, mais de l’appliquer. Personne, ou presque, n’est jamais à l’aise dès les premiers essais, et il ne doute pas que la jeune fille aura beaucoup d’autres essais à disposition.

Finalement, Crystal arriva près du marchand de chaussures, et elle s’installa confortablement pour essayer des paires. Beaucoup de paires, et qui d’ailleurs semblaient ne pas être à sa taille. Mais elle avait abordé d’elle-même le marchant, aussi ce dernier ne se méfia pas : elle était sur la bonne voie.
Reposer ces chaussures fut finalement un jeu d’enfant, beaucoup plus facile que les deux précédents essais avec la pomme et le collier. Le marchand jetait des petits coups d’œil à la jeune fille, mais comme elle l’avait salué et qu’il avait enregistré son visage, il ne craignait pas de ne pas pouvoir l’attraper si elle partait avec des chaussures. Néanmoins, son attitude inspirait beaucoup plus la confiance qu’avec la vendeuse de colliers.

Alors, quand Crystal revint vers lui, Erwan hocha la tête légèrement, un sourire sur les lèvres.


- Pas mal. Tu n’as pas été très discrète pour les deux premiers, tu as failli te trahir toute seule, fais attention. Tu n’as pas de mauvaises intentions, au contraire ! Un Marchombre n’est pas un voleur. Ne te sens pas coupable de faire quelque chose qui est juste pour toi. Ceci dit, pour les chaussures, c’était beaucoup mieux. En abordant le marchand, tu as fait baisser son attention car il a pu enregistrer ton visage, généralement cela met les gens à l’aise quand tu n’as pas une attitude soupçonneuse et coupable.

Souriant, il se leva, attrapa Ylléna par la main, et ils s’éloignèrent de la rue du marché pour s’enfoncer entre quelques bâtiments qui semblaient s’écrouler sur eux-mêmes.
Erwan tourna à droite, pour se glisser dans une ruelle, attrapa Ylléna et la posa sur ses épaules. Ils débouchèrent sur une grande porte opaque en métal, verrouillée par un gros cadenas.


- Tiens, quelques épingles. A toi de jouer.

La serrure n’était pas facile, mais pas non plus extrêmement compliquée à déverrouiller. Erwan songea qu’il utiliserait la porte des bureaux des Maîtres, une fois rentré à l’Académie, pour montrer le déverrouillage des portes à contre-poids à Crystal.
Mais pour l’instant, c’était ce cadenas qui demandait un fil à tordre et retorde.

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Crystal Fil'Essien
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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Ven 06 Juin 2014, 22:48

- Pas mal. Tu n’as pas été très discrète pour les deux premiers, tu as failli te trahir toute seule, fais attention. Tu n’as pas de mauvaises intentions, au contraire ! Un Marchombre n’est pas un voleur. Ne te sens pas coupable de faire quelque chose qui est juste pour toi. Ceci dit, pour les chaussures, c’était beaucoup mieux. En abordant le marchand, tu as fait baisser son attention car il a pu enregistrer ton visage, généralement cela met les gens à l’aise quand tu n’as pas une attitude soupçonneuse et coupable.

Tu hoches la tête en souriant pour signifier que tu comprends avant de le suivre dans les ruelles de la ville, vous éloignant de l’agitation montante du marché. Vous débouchez devant une lourde porte en métal, verrouillée par un solide cadenas. Erwan te tends des épingles et t’invite à le déverrouiller.
Tu les saisis et t’avances vers la porte.

Une vague de découragement te traverse devant le volume et la complexité du cadenas... Ce n’est pas la même catégorie que celui que tu avais dû ouvrir lors de ton précédent cours.

*Bon, la serrure ne doit pas être si différente... Peut-être même que c’est le même mécanisme...*

Sans attendre plus longtemps, tu enfiles tes aiguilles dans la serrure, essayant de te remémorer et de reproduire les mêmes gestes que tu avais accompli avec celle du cadenas que ton maître avait mis sur le box de Brume. Rien ne se passe. Tu prends alors tes aiguilles et, patiemment, tu commences à tâtonner les bords de la serrure pour essayer d’en comprendre le mécanisme. Tu tentes de visualiser l’intérieur en te basant sur les obstacles que rencontrent tes aiguilles. Au bout de quelques minutes, tu comprends que le mécanisme est complètement différent du précédent : tu sens des espèces de pistons bouger sous les épingles. Tu farfouilles encore dans la serrure pour essayant de les dénombrer... Tu en comptes six. Six pistons à actionner... Oui, mais comment ?

Tu tords tes épingles, en saisis une de plus, et les introduis dans le trou de la serrure, faisant en sorte que tous les pistons soient relevés... Tu sens quelque chose bouger, mais le cadenas reste bien verrouiller... Tu tentes de visualiser la clé correspondante, comment se positionnerait-elle dans la serrure ? Comment actionnerait-elle les pistons pour ensuite déverrouiller le cadenas ? Quel mécanisme enclencherait-elle ?

Tu réfléchis, tâtonnant toujours dans la serrure. Un clé, on la tourne. Quel rapport avec les pistons qui se poussent vers le haut ? Tu réfléchis encore, te repassant en boucle ces deux actions. Pousser les pistons, tourner la clé... Tu tords une autre épingle et la glisse sous les autres pour essayant d’en faire un levier et ainsi imiter la clé qui tourne. Cela ne tourne pas. Le mécanisme est coincé, tu sens que cela peut bouger mais que quelque chose bloque la rotation. Les pistons ! Ils sont pourtant tous enfoncés, telle que tes aiguilles sont placées...

*Grr, elle m’énerve cette serrure ! J’espère au moins que cette porte renferme un trésor !*
*Courage sœurette ! Tu vas finir par venir à bout de ce satané cadenas !*

Tu tords, détords et retords tes épingles. Tu les sors, les re-rentres, les positionnent différemment, tu essaies de tout faire tourner. Mais rien ne bouge. Ou alors tout se casse la figure et tes épingles tombent en tintant doucement sur les pavés.

*Nié ! *

Tu restes quelques minutes comme cela, à essayer diverses combinaisons. Tu as bien compris que les pistons doivent être relevés chacun d’une certaine manière pour débloquer le mécanisme, mais tu as très bien compris aussi que cela se joue au millimètre près !
Tu farfouilles encore plusieurs longues minutes dans la serrure, testant et re-testant, cherchant un petit indice qui pourrait te dire si tu es dans la bonne voie. Quand tu commences à te demander si tu y parviendras un jour, tu te sers de ton “épingle-levier” pour faire tenter de faire tourner le mécanisme sans grande conviction et le cadenas, dans un “clic” sonore, s’ouvre enfin.

*Nom d’un ts’lich ! Je l’aurai attendu ce “clic” !*
*Bravo petite sœur !*

Tu ramasses tes épingles, les redressant au mieux, avant de les tendre à ton maître, un sourire de satisfaction naissant sur le bout de tes lèvres. Enfin ! Ce cadenas t’aura donner du fil à retorde, c’est le cas de le dire !

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Dim 08 Juin 2014, 17:02

Crystal mit un certain temps à comprendre le fonctionnement de la serrure, à pistons inclinés. Ce n’étaient pas des serrures faciles à appréhender et à déverrouiller, et même si la jeune fille mit un certain temps à réussir à l’ouvrir, elle y parvint finalement au bout d’une quinzaine de minutes.

Un sourire satisfait passa sur les traits d’Erwan, qui poussa la lourde porte de métal sans la faire grincer. Une fois de l’autre côté, il tendit l’oreille, et Ylléna, sur son dos, ne fit aucun bruit, se contentant de détailler les alentours.
Ils venaient d’arriver dans une cour intérieure fermée, immense. Quelques ordures jonchaient sur le sol, dans un coin, mais sinon la place était si dégagée qu’un souffle y aurait résonné.

Entraînant Crystal dans son sillage, le Marchombre s’avança au centre de la cour, et bifurqua pour entrer dans le bâtiment qui y était juxtaposé, passant par une porte branlante. Ils atterrirent dans un large couloir, avec une dizaine de porte, la moitié de chaque côté.
Un nouveau sourire passa sur les lèvres d’Erwan.


- Dix portes fermées ? Tu as quinze secondes.


*


Quelques minutes plus tard, ils avaient gravi un escalier en bois et se retrouvaient à l’étage de la bâtisse. L’aile vers laquelle ils se dirigeaient était habitée, comme le confirmaient les lumières des bougies allumées et les ombres qui bougeaient ; quelques son feutrés se faisaient aussi entendre.

Ylléna endormie sur son dos, dans son harnais, blottie contre lui, ne bougeait qu’à peine.
Un léger soupir franchit les lèvres d’Erwan.


- On va passer par devant. Attention aux chiens.

Se glissant dans l’ouverture d’une fenêtre cassée, prenant soin de faire attention à Ylléna, Erwan se réceptionna silencieusement sur le pavé de l’autre côté, dans une cour qui cette fois n’avait rien d’abandonné : c’était même plutôt un jardin, en réalité, et les quelques bruits épars indiquaient que deux chiens sillonnaient les lieux.

Adressant un clin d’œil à son apprentie, Erwan se glissa entre deux arbres.


- On se rejoint de l’autre côté de l’entrée.

Souriant, il se fondit alors dans les arbres, tandis que le pas d’un chien s’approchait de lui. D’eux. Se hissant dans un arbre fruitier, il lança une pêche plus loin dans le jardin, ce qui attira l’attention du chien, qui s’était arrêté en reniflant le sol à l’endroit exact où il s’était tenu quelques secondes plus tôt.

Observant son apprentie qui tentait de les éviter aussi, il sortit du jardin, aussi silencieux qu’une ombre.
Une fois à l’extérieur, le Marchombre grimpa souplement sur le bâtiment d’en face pour voir comment s’en sortait la jeune fille. Si les chiens aboyaient, il y avait de grandes chances que cela tourne mal.

Mais cela ne tournerait pas mal, n’est-ce pas ?




[ Court, désolée ! ]

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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Jeu 12 Juin 2014, 20:22

Erwan pousse la lourde porte en métal et la franchit sans plus attendre. Tu le suis et débouches dans une cour intérieure parfaitement dégagée, à l’exception de quelques ordures entassées dans un coin. Le silence règne.
Ton maître t’entraîne au centre de la cours, avant de tourner pour passer une porte branlante et entrer dans le bâtiment. Vous vous trouvez désormais dans un long couloir pourvu d’une dizaine de portes réparties équitablement de chaque côté.

- Dix portes fermées ? Tu as quinze secondes.

Ton regard surpris croise le sourire du marchombre. Quinze secondes ? Pour ouvrir dix portes ?

*Oh ça va ! Ça fait seconde et demi par porte, tu as tout ton temps !*
*Facile !*

Tu attrapes des épingles et te lances sans plus attendre à l’assaut de la première porte. Tu te rends compte que les serrures sont plutôt simples à déverrouiller, elles ressemblent plus à celle de ton cours précédent. Tu saisis assez rapidement la technique et, comme elles sont toutes presque pareilles, tu arrives finalement à les déverrouiller sans trop de difficulté... Mais en plus de quinze secondes ! En effet, plusieurs minutes te sont nécessaire pour venir à bout de ces dix portes fermées ! Mais bon, tu restes quand même fière de toi, tu as mis moins de temps à ouvrir ces portes qu’à déverrouiller le cadenas de celle de l’entrée.

~ * ~

- On va passer par devant. Attention aux chiens.

Tu hoches la tête. Après avoir gravit un imposant escalier en bois, vous vous êtes retrouvés au premier étage du bâtiment et Erwan t’entraîne en direction d’une partie habitée, comme le témoignaient la lueur des bougies et les sons étouffés de voix et de pas qui se faisaient entendre.

Erwan se glisse dans l’ouverture d’une fenêtre brisée, Ylléna sur le dos, et se réceptionne dans la cour, un étage plus bas, sans faire le moindre bruit.

*Comment fait-il pour rester aussi silencieux ? *
*Il est marchombre Leïla.*

À ton tour, tu te faufiles par la fenêtre et atterrit dans la cour derrière ton maître... avec un léger bruit étouffé. Tu n’es pas aussi silencieuse que le marchombre, mais tu restes une danseuse, souple et légère non ?

- On se rejoint de l’autre côté de l’entrée.

Tu n’as pas le temps de d’ouvrir la bouche pour parler que déjà Erwan se glisse entre deux arbres et se fond au milieu de leur feuillage. Tu restes un instant interdite, ne saisissant pas vraiment ce qu’il attendait de toi, quand le bruit d’un fruit qui tombe te sort de ton hébétude. Les chiens... Tu te ressaisies et te glisse à ton tour à travers les arbres, faisant attention au moindre de tes gestes, te concentrant pour rester la plus silencieuse possible et ne pas attirer l’attention des molosses...
Tu ne sais pas où Erwan t’emmène, mais ce dont tu es sûre, c’est que si un des chiens te repère, si l’un d’entre eux à la mauvaise idée d’aboyer, tu aurais de gros ennuis...

Tu te concentres sur ta respiration. Inspiration. Expiration. Lente et profonde, le plus calmement possible pour ralentir ton rythme cardiaque et, surtout, pour ne pas paniquer.

L’image d’Erwan, aussi silencieux qu’une ombre, apparait alors à ton esprit. C’est comme si il se coulait dans la végétation, comme si il faisait corps avec elle, comme si il faisait partie de l’environnement.

Ne pas attirer l’attention des chiens. Faire corps avec les arbres. Être invisible, que tout ton être se fonde dans le décor comme si on l’avait peint sur toi. Prendre sa couleur, comme un caméléon.

Tu t’arrêtes quelques secondes, fermant les yeux et essayant de te visualiser comme une forme au milieu des arbres. Une forme qui aurait leur couleur et leur texture, une forme qui ferait partie intégrante du décor et que l’on ne soupçonnerait pas. Tu ouvres les yeux et recommences à avancer, essayant de garder cette image, cette sensation à l’esprit. Un chien s’approche. Tu grimpes dans un arbre.

~ * ~

- Tu dois sentir les choses. Pas seulement le vent, la pluie ou le soleil, mais tout le reste. La terre parle, les arbres aussi, et les animaux s’expriment d’autant plus. Les sens du Marchombre sont des fenêtres sur le monde.

~ * ~

- Le Marchombre utilise ses sens pour percevoir ce qui l’entoure. Tout ce qui l’entoure. Ne te focalise pas sur un seul sens, mais ouvre-toi à toutes les sensations qui s’offrent à toi, que tu as dans la peau.

~ * ~

Ouverture.

Le chien au pied de l’arbre tend sa truffe dans ta direction, reniflant l’air... Il laisse échapper un léger grognement. Tu ne bouges plus d’un poil.

Ouverture.

Il faut que tu prouves ce chien que tu n’es pas dangereuse, que ta présence en ce lieu est tout à fait normal, qu’il ne doit pas s’occuper de toi. Tu dois lui faire croire que tu n’es pas là, qu’il s’est trompé, que tu n’es rien de plus qu’un fragile oiseau sur une branche d’arbre.

Ouverture.

Sentir les choses, percevoir le monde, écouter et comprendre. La vent, le soleil, la terre, les arbres... les chiens. Ouvrir ses sens. S’ouvrir à ses sens. Tous ses sens. Goût, toucher, odorat, ouïe, vue. Instinct. Six sens, comme les six murs d’une pièce. Six sens pour s’ouvrir au monde.

Le chien laisse échapper un autre grognement, le cou tendu vers toi. Tu respires, tu écoutes. Le chien renifle dans ta direction. Tu ne bouges pas, aussi immobile que l’arbre sur lequel tu te tiens, comme si tu en faisais partie. Le chien renifle une dernière fois avant de baisser sa tête et de s’éloigner. Tu ne peux retenir un petit soupir de soulagement. Tu l’as échappé bel !

Tu continues ta progression, lentement mais sûrement, gardant un œil et une oreille attentifs sur les chiens, faisant de ton mieux pour rester en ouverture avec l’environnement malgré les efforts fournis pour avancer de branches en branches tout en demeurant aussi silencieuse que possible.

Tu arrives enfin en vue d’Erwan. Tu descends de ton arbre et esquisses un sourire en te dirigeant vers lui. Dans quelques mètres, tu seras tirée d’affaires. Tu ne fais qu’un pas.

Un chien aboie.

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Sam 14 Juin 2014, 16:48

Elle est là.
Crystal est là, si près. Elle descend de son arbre sans bruit, souplement, et Erwan esquisse un sourire.
Une belle apprentie. Qui n’a pas fait attention que le chien regardait vers la sortie, vers le portail ; et il arrive en galopant.
Et il aboie.

Alors, de l’autre côté du portail, Erwan fait un signe de la main à Crystal.


- Dépêche toi. Il faut vingt seconde pour traverser le jardin sans se soucier des chiens, ça serait bête qu’on te voit si près du but.

Il sourit, avant de s’effacer dans l’ombre de la rue.
Ylléna toujours endormie sur son épaule.



*


Le lendemain matin, ils étaient repartis.
Et les jours suivant n’en furent que plus difficile, car le Marchombre poussait son apprentie dans ses derniers retranchements. Courir, sauter, nager, tout cela, Crystal le faisait parfaitement désormais.
Grimper, plonger aussi.

Il y avait simplement quelque chose à trouver.
Un déclic à avoir.

Le temps.

Alors, quand ils croisèrent la caravane, longue de plusieurs têtes de bétail qui avançaient lentement, Erwan la repéra de loin. Une idée avait surgi dans son esprit, aussi vive qu’allait devoir l’être la jeune fille.
Jeune fille qui ne cessait de s’améliorer, mais qui avait besoin de défi. C’était pour cela, les limites de temps qu’il instaurait désormais ; parce qu’elle devait faire aussi bien, voire mieux, et plus vite.
Précision et Efficacité.

Quand les chevaux furent à une trentaine de mètres de la première caravane, le Marchombre tourna la tête pour s’adresser à son apprentie.


- J’ai une nouvelle mission pour toi : récupérer un objet dans la première caravane et la mettre dans la dernière.

Un sourire étira ses lèvres, alors qu’Ylléna ballottait sur sa selle, devant lui.

- Je te tiens ton cheval.

Tendant les doigts, il attrapa la bride de la monture de Crystal, et ajouta un dernier :

- Action et réaction. Ombre et lumière. Détail et globalité… Tout cela ouvre une nouvelle porte : celle du temps. Essaye de t’en souvenir.

Il sourit tranquillement, se redressant sur sa selle, détachant Ylléna des liens de cuir qui la maintenaient assurée pour ne pas attirer l’attention de l’escorte de la caravane en ayant deux chevaux sellés : la petite avait appris à monter, et si elle ne tenait pas encore des heures seule et sans attaches, elle pouvait très bien grimper sur la jument de Crystal pour quelques centaines de mètres.

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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Ven 27 Juin 2014, 00:25

- Dépêche toi. Il faut vingt seconde pour traverser le jardin sans se soucier des chiens, ça serait bête qu’on te voit si près du but.

Tu ne réfléchis pas à deux fois et cours vers ton maître, te courbant sous les branches trop basses, sautant par dessus les racines qui dépassent du sol. Oui, ce serait bête de tout gâcher, si proche du but.

~ * ~

Les jours suivants ne sont pas sans repos, au contraire ! Erwan ne te ménage pas, t’emmenant sans cesse côtoyer tes limites, pour aller toujours plus loin, pour les repousser encore et encore. Un marchombre a-t-il vraiment des limites ?

Un jour, vous croisez une caravane qui avance sans se presser. Tu n’en a jamais vu d’aussi longue... Tu essaies de deviner le nombre de têtes de bétails qui la compose, sans y parvenir tant les bêtes sont nombreuses !
À ta plus grande surprise, c’est en direction de la caravane qu’Erwan vous conduit. Tu le suis, intriguée, et t’arrêtes à ses côtés quand il stoppe sa jument à une trentaine de mètres de la caravane.

- J’ai une nouvelle mission pour toi : récupérer un objet dans la première caravane et la mettre dans la dernière.

Tu ouvres des yeux surpris, lui sourit.

- Je te tiens ton cheval.

Ton maître attrape la bride de ton cheval. Il est sérieux ? Ce n’est pas comme au marché, les gens se connaisse dans ces caravanes, aussi grandes soient elles... Ils te remarqueront tout de suite et verront que tu n’es pas des leurs ! Ils se poseront forcément des questions !

- Action et réaction. Ombre et lumière. Détail et globalité… Tout cela ouvre une nouvelle porte : celle du temps. Essaye de t’en souvenir.

Tu descends de cheval, tout en inscrivant chacun de ses mots dans ton crâne. Tu souffles un bon coup pour te donner du courage et t’élances en direction de la caravane, tout en réfléchissant aux paroles du marchombre.

Le temps. Comment cela ? Le temps qui passe ? Quel rapport avec les dernières leçons ? Vers quoi mène donc cette porte ?

Tandis que tu progresses vers la première caravane, une idée te frappe soudain : pour réussir ce que t’as demandé Erwan, tu dois... être invisible. Il ne suffit plus de passer inaperçu au milieu d’une foule, non, cette fois, il faut que tu te rendes invisible.

*Rien de plus simple... Il suffit que tu mettes ta cape d’invisibilité !*

Et la clé pour être invisible, c’est le temps. Mais faut-il encore que tu comprennes, que tu saisisses tout ce qu’englobe cette notion. Qu’a dit Erwan ? Action et réaction. Ombre et lumière. Détail et globalité. Tout et son contraire quoi. Presque.

Tu as le sentiments que trouver le temps est une continuité de tout ce que tu as appris jusque là. Que ce temps, tu le trouveras ouvrant tes cinq sens, en écoutant le monde à travers eux, comme on écoute une musique.

Tu as dit musique ? Et si le temps dont parle Erwan n’était en fait, que le rythme du monde ? Comme si le monde n’était qu’une musique. Après tout, c’est bien en l’écoutant que tu danses, c’est bien en suivant sa pulsation que tu calcules tes mouvements, non ?

Vivre, dans le sens des marchombres, n’est-ce pas finalement, qu’une danse ?

Un léger sourire vient flotter sur tes lèvres tandis que tu te dissimules derrière un buisson, à deux pas de la caravane. Danser. Voilà le mot qui résume tout. En rythme.

Tu observes quelques instants les va et vient autour de la caravane, calculant rapidement le parcours que tu aurais à effectuer. Détail et globalité. Tu observes avec du recul pour voir la caravane dans sa totalité, prêtant attention à chaque détail, pour n’en rater aucun.

Une fois une ébauche de plan dans ta tête, tu t’élances. Rapide comme la lumière et furtive comme une ombre. Maintenant, il est temps de danser en rythme.

Ombre et lumière, action et réaction. Tu repères les brèches dans les gens du voyage, les secondes d’inattention où ils ont le dos tourné pour t’y faufiler et ne pas être vue. Être invisible. Être dans le temps. Et danser avec le monde.

Tu t’engouffres dans la caravane. Pour l’instant tout va bien... Mais il ne faut jamais parler trop vite, ni crier victoire trop tôt. Tu ramasses le premier objet qui te tombe sous la main : un vieux couteau de cuisine, de taille moyenne, le manche en bois grossièrement taillé, la lame émoussée. Tu le glisses à ta ceinture avant de te tourner pour sortir. Un bruit te stoppe dans ton élan. Ton regard tombe avec frayeur sur la poignée qui tourne... Tout se passe au ralenti. Tu parcours la petite pièce du regard et bondit pour te faufiler derrière un meuble. Une femme entre et promène des yeux noirs sur le mobilier, fronçant les sourcils. Tu retiens ton souffle, priant pour qu’elle ne remarque pas l’absence du couteau sur la table. Elle hausse les épaules va fouiller dans un sac et ressort. Quand la porte claque, tu laisses échapper un soupir de soulagement. Il était moins une !
Tu n’attends pas plus longtemps et te faufiles à l’extérieur. Quelqu’un passe quand tu ouvres la portes, mais ne fait pas attention à toi. Tu sautes les trois petites marches et t’élances à l’assaut de la caravane. Il faut maintenant la remonter entièrement !

Action, réaction, ombre, lumière, détail, globalité.

Ouverture.

Vue, ouïe, toucher, odorat, goût.

Silence.

Le monde autour de toi tourne au ralenti. Tu fais attention à chaque mouvements, les plus infimes, à chaque obstacle, tout en te glissant le long des caravanes, dans l’ombre.

Invisible.

Tous tes sens en éveil, tu es à l’écoute du monde. Et tu danses. Pas de la façon dont tu as l’habitude, non, c’est ton esprit, ton âme, qui danse avec le monde, avec l’ombre et la lumière. Dans le temps.

Es-tu dans le temps ? Tu y crois. C’est comme un battement de cœur. Tu entre d’un côté, tu ressors de l’autre, et entre-temps, tu n’as fait que couler de l’un à l’autre. Fluide et légère. Vive. Furtive.

Tu entres dans la dernière caravane et dépose le couteau sur la table. Par chance, elle est agencée comme la première. Tu sors rapidement, jettes un rapide coup d’œil à droite et à gauche et cours rejoindre ton maître.

Tu arrives vers lui, un sourire sur les lèvres. Un sourire qui parle à la place de tous les mots qui ne sont pas suffisants pour décrire ce que tu viens de vivre, l’espace de quelques secondes. Le temps. C’était... puissant...
Durant une fraction de seconde, tu t’es sentie immortelle, capable de tout.

Non. Les marchombres n’ont aucune limite.

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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Mar 01 Juil 2014, 19:04

Un sourire étire les lèvres d’Erwan.
Il voit Crystal se faufiler dans un buisson, et bondir dans la première caravane. Il la voit, car il sait qu’elle est là, car il l’observe, car il est Marchombre. Mais les gens de la caravane le saluent lui, et n’y prêtent aucune attention.

Parce que l’apprentie s’est glissée dans le temps.
Elle joue avec lui, elle le modèle, elle s’en imprègne pour mieux s’y confondre.
Le regard de l’homme pétille, et il passe une main dans les cheveux de sa fille, poussant un soupir satisfait, et fier. Le chemin est tout tracé désormais, il se contente de remonter le long de la colonne de la caravane pour retrouver l’apprentie. Il en est certain : elle le rejoindra sans embuche.

La petite Crystal est devenue Marchombre.



*


Les jours se suivirent, sans réellement être différents, sans vraiment se ressembler.
Erwan était de plus en plus exigeant, malgré la présence d’Ylléna, et parce qu’il pouvait l’être encore davantage : Si Crystal filait comme une flèche sur la Voie, il pouvait encore la pousser plus loin, plus sûrement.

Dix jours s’écoulèrent encore, ainsi, et le onzième, alors que le soleil atteignait son apogée, le paysage se fit plus familier, autant pour le Marchombre que pour Ylléna, qui commença à sautiller sur place dans son harnais.


- Oh Papa, Papa ! On arrive bientôt ? J’aurai un lit hein ?

Souriant, le marchombre déposa un baiser sur le haut du crâne de sa fille.

- Oui, tu auras un lit, ma chérie.

Ils atteignirent les écuries une heure plus tard, et Erwan prit le temps de panser à fond sa jument, qui apprécia l’intention. Puis, se glissant hors de son box, il la mit au paddock avec Nyyu et les regarda se retrouver pendant un certain moment, jusqu’à ce qu’Ylléna tire sur son pantalon pour attirer son attention.

Crystal venait juste de finir avec sa propre monture, et Erwan lui fit signe de le suivre, avant de rentrer dans l’Académie par la porte principale. Il laissa Ylléna aller vaquer à ce qu’elle voulait, parce qu’il savait qu’elle n’avait rien à craindre dans l’Académie : elle s’était faite sa petite réputation.
Ils passèrent derrière les escaliers qui montaient aux étages, et le Marchombre entraîna son apprentie dans un dédale de couloirs, un sourire sur les lèvres, avant d’arriver devant une porte en métal, noire.


- Cette porte a une serrure à contre-poids. Ce n’est pas du même niveau que les petites serrures habituelles. Tu vas avoir besoin d’aiguilles, mais aussi… de pas mal de patience pour une première fois.

Il la laissa se débattre avec la porte pendant un moment.
Au moins une heure. Pour une première fois, ce n’était pas mal, et il l’encouragea d’un sourire.


- Les verrous à contrepoids sont de vieilles dames auxquelles il faut servir beaucoup de s’il-vous-plait. Une heure, c’est plutôt pas mal pour une première fois !

Souriant largement à son apprentie, Erwan ne prit même pas la peine de pousser la porte.
Il savait qu’elle était ouverte.


- C’est ici que je te laisse, Crystal. Nous nous retrouverons bientôt pour l’Ahn-Ju. Si tu veux faire le plein de solitude, c’est maintenant.

Il cligna des paupières pour marquer son consentement à ses propres paroles, et sourit à nouveau.

- Ne te monte pas la tête, jeune fille. Tu n’en as pas besoin.

Dans un geste protecteur, il lui tapota sur la tête, avant de disparaître au coin du couloir.
Il devait maintenant retrouver Ylléna : en une heure, un enfant peut faire tellement de bêtises !

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MessageSujet: Re: Groupe Herku - Cours n°3    Mer 02 Juil 2014, 22:26

Les jours passent, les exercices s’enchaînent, toujours plus difficile, toujours plus exigents. Erwan joue avec tes limites, t’emmène au-delà te persuadant d’une chose : les limites sont là pour être franchies et les marchombres se rient d’elles. Aucune ne leur résiste.

Un coup d’œil à ton Maître te prouve que tu ne te trompes pas, même si ce n’est pas encore ton cas, que certaines limites ne sont pas encore à ta portée, tu arrives désormais à faire beaucoup de choses que tu pensais impossibles.

Impossible. Quel mot plat, fade et dénué du moindre sens ! Depuis que tu avances aux côté d’Erwan, depuis que tu côtoies la Voie des Marchombres, ce mot a perdu du poids et de la consistance. Impossible. Pourquoi un tel mot existe ? Rien n’est impossible.

*Pour un marchombre. *

Tu poses ton regard sur celui qui chevauche à côté de toi, envisageant pour la première la possibilité de parvenir, un jour, à baigner dans la même onde de paix et d’Harmonie.

Ouverture, Paix et Infini. Respect.

Marchombre.

Un sourire étire tes lèvres. Tu es heureuse. Enfin.

~ * ~

- Oh Papa, Papa ! On arrive bientôt ? J’aurai un lit hein ?
- Oui, tu auras un lit, ma chérie.


Un sourire attendri se dessine sur tes lèvres tandis que les formes d’un immense bâtiment de pierre se découpe sur l’horizon. L’Académie.

*Déjà ?*

Oui oui, tu avais bien remarqué que vous preniez le chemin du retour... Mais comme d’habitude, la fin du cours te rendait toujours un peu tristounette. Les semaines que tu vis avec Erwan sont tellement magnifiques que cela te serres toujours le cœur quand vous vous séparez, même si ce n’est pas définitif.

À peine une heure plus tard, vous êtes aux portes de l’écurie. Tu descends de cheval et prends tout ton temps pour bien t’occuper de Brume, la petite jument de l’Académie qui te supporte depuis maintenant plusieurs années, tu lui dois bien ça !
Une fois fini, Erwan te fait signe de le suivre. Il t’emmène à l’intérieur de l’Académie, dans les couloirs de pierre froide, laissant Ylléna vaquer à ses occupations. Vous arrivez enfin devant une imposante porte en métal noire. Le marchombre se tourne vers toi, son éternel sourire sur les lèvres.

- Cette porte a une serrure à contre-poids. Ce n’est pas du même niveau que les petites serrures habituelles. Tu vas avoir besoin d’aiguilles, mais aussi… de pas mal de patience pour une première fois.

Tu hoches la tête, tout ton esprit déjà concentré sur la porte blindée. Tu observes un instant la serrure avant de prendre tes aiguilles et de commencer à la travailler. Erwan n’a pas menti, le système d’ouverture est beaucoup plus complexe que ceux que tu as déjà eu l’occasion de déverrouiller. Laissant échapper un bref soupir, tu t’armes de patience, étudiant pointilleusement chaque facette de cette serrure à contrepoids. Et tu ne gardes qu’une chose en tête : le mot impossible ne fait pas partie du vocabulaire marchombre.

Tu batailles avec la serrure pendant un plus d’une heure. Une heure ! Quand tu entends enfin le déclic tant recherché du verrou qui s’ôte, ton front perle de sueur, des doigts sont engourdis, tes bras sont fatigués, tu as des fourmis dans les jambes et la drôle d’impression que ton crâne va exploser ! Néanmoins, un sourire ne peut s’empêcher de passer sur tes lèvres. Tu as réussi.

Impossible n’est pas marchombre.

- Les verrous à contrepoids sont de vieilles dames auxquelles il faut servir beaucoup de s’il-vous-plait. Une heure, c’est plutôt pas mal pour une première fois !

Tu rends son sourire à ton maître, tandis qu’il te parle, qu’il t’encourage, ne prenant même pas la peine de vérifier si la porte est bien ouverte.

- C’est ici que je te laisse, Crystal. Nous nous retrouverons bientôt pour l’Ahn-Ju. Si tu veux faire le plein de solitude, c’est maintenant.

Une lueur de tristesse traverse ton regard. Tu t’y attendais... mais tu ne peux t’empêcher de penser “déjà ?”. Et oui Crystal, c’est déjà fini. Et cette fois-ci, le cours est vraiment terminé, tu n’approches plus seulement de la fin...

*Eh ! Mais tu le retrouveras bientôt pour... l’Ahn-Ju ! Ne fais pas cette tête de déprimée !*
*Merci Leïla, tu me remontes vraiment le moral... L’Ahn-Ju quoi ! *
*Ba ! Ce n’est rien de plus qu’un petit examen de rien du tout !*
*Un petit examen de rien du tout... qui t’ouvre la porte de l’enseignement... et de la Greffe !*
*Bof, ce n’est qu’une formalité !*

Un petit soupir franchit tes lèvres qui s’étirent en un léger sourire. Des papillons commencent à naître au creux de ton ventre. L’Ahn-Ju...

- Ne te monte pas la tête, jeune fille. Tu n’en as pas besoin.

Erwan te tapote la tête d’un geste protecteur. Il a confiance en toi, il ne se fait pas de soucis mais... Le trac ne te quitte pas. Tu suis ton maître du regard tandis qu’il disparait dans le couloir avant de prendre à ton tour le chemin des dortoirs. Au programme : une bonne sieste bien méritée, sur un matelas moelleux et sous une couette bien douillette !

*Tout va bien se passer Crystal, je crois en toi.*
*Merci Leïla.*

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