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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Quand l'autre devient nous [PV Darwen]

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Sam 08 Mar 2014, 15:18

Erwan remontait toujours vers le Nord et l’Académie, même après avoir croisé Hope.
La jeune femme avait été une rencontre agréable, et il espérait la recroiser. Joya et Nyuu étaient calmes pour l’instant, même si le fait d’avoir croisé un mâle les avait quelque peu…. Énergisées.

Un petit sourire étira les lèvres d’Erwan alors qu’il repensait à la scène.
Son regard cobalt se porta sur le paysage qui s’étirait tout autour de lui. La passe de la Goule est toujours aussi impressionnante, même si on y passe des dizaines de fois : les Dentelles Vives s’élançaient de leurs silhouettes agressives et pourtant impétueuses vers le ciel, comme pour défier l’entité azur.  On pouvait deviner le renflement qui débouchait sur la rive droite du Pollimage à droit, quand on avançait vers le Nord. Parfois, des bosquets épars venaient donner du relief à ces étendues languissantes.

Et comme le printemps était arrivé, tout ce magnifique paysage s’égayait de dizaines de nuances de vert, allant du vert pastel, jusqu’au vert profond, en passant par l’émeraude flamboyant. Quelques fleurs de couleurs s’élevaient par tapis, par ci et par là, donnant des nuances joyeuses à la colline.

Ylléna n’était pas pelotonnée contre lui, pour une fois.
Elle avait insisté pour chevaucher seule, sur Nyuu. Il avait longuement hésité à la laisser faire, mais après tout, même si elle n’avait que six ans, elle tenait parfaitement sur un cheval – et c’était entre autre grâce à Miss et à lui. Ils ne voyageaient qu’à cheval. Miss avait eu un turban et elle l’avait portée alternativement sur son ventre et dans son dos, avant de l’asseoir elle aussi sur l’avant de sa selle quand elle avait été assez grande.
Lui-même la faisait toujours s’asseoir devant lui sur la selle, et elle réclamait régulièrement à enlever les sangles qui la maintenaient sécurisée, car elle voulait faire « toute seule ».
Après tout, elle devait aussi apprendre, et puis elle insistait !

Donc il l’avait mise sur la selle de Nyuu, et la jument avait semblé ravie d’accueillir enfin quelqu’un sur son dos. Surtout Ylléna. Et puis, elle se débrouillait bien, il lui manquait la direction, et avec ses petits bras elle n’avait pas la précision nécessaire. Mais apprendre à monter à cheval, Erwan l’avait fait plusieurs fois avec des apprenties, donc il prenait son temps, et expliquait les choses à son petit bout de chou. Et elle posait énormément de questions.

Le paysage de la Passe de la Goule faisait lentement place à celui, plus maraîcher, des alentours du Lac Chen. Quelques roseaux élançaient à l'unisson leur gracile silhouette, et l'air était plus chargé d'humidité.

Les oreilles de Joya s’agitèrent soudain, et Erwan observa les alentours.
Nyuu non plus n’était pas rassurée, et elle s’arrêta avec les membres tendus, comme prête à partir dans l’autre sens.


- Tiens-toi bien ma chérie.

La petite s’agrippa aux crins de sa jument, et leva les yeux vers lui, comme guettant son assentiment.

- Qu’est-ce qui se passe Papa ?

Il ne répondit pas, et arrêta Joya quelques mètres plus loin.
Écoutant attentivement, son regard passa sur le bosquet à côté duquel ils passaient depuis quelques minutes, et soudain le reflet d’une lame au soleil attira son attention. Faisant faire demi-tour à sa monture, le Marchombre se plaça à côté de sa fille, les sourcils froncés.

Les brigands sortirent des buissons tranquillement, sans doute parce qu’ils venaient de voir la présence de la fillette. Celui qui semblait être à la tête du groupe s’avança un peu plus vers Erwan et lui adressa un sourire auquel il manquait des dents.


- Hé ! File-nous ton blé, et tes chevaux, et il arrivera rien à la gamine.

Erwan posa son regard dans celui d’Ylléna, qui haussa les épaules.
Un petit sourire fier étira les lèvres du Marchombre, qui porta son attention sur l’homme et les six brigands qui l’accompagnaient. Il pouvait deviner que deux d’entre eux avaient un arc, car ils se tenaient plus loin, à la lisière du bosquet.


- Je ne vous crois pas. La voix d’Erwan avait été très calme, mais basse et vibrante, presque intimidante.

- Aahahah ! Tiens tiens, et pourquoi ? On est des honnêtes gens qui volont les voyageurs !

Erwan poussa un soupir.

- C’est bien ce que je dis.

Il descendit de Joya, qui renâcla en se collant contre le flanc de Nyuu. Les deux juments se rassuraient mutuellement, et Erwan fit face à l’homme de toute sa hauteur.
Il le dépassait de presque une tête entière. Il faut dire qu’il n’était pas petit, et qu’il avait toujours eu une taille au-dessus de la norme. Frôlant les deux mètres, le Marchombre toisa le brigand de manière à l’intimider.
Cela fonctionna… presque.

Parce que d’une part, Erwan sentit une autre présence s’approcher du groupe qu’ils formaient, avec les brigands, et d’autre part l’un d’eux venait de se lancer sur les juments, et plus particulièrement sur Ylléna qui cria. Nyuu se déplaça, surprise par l’homme et tenta de lancer un sabot dans sa direction, mais ce dernier eut le temps de s’accrocher à la selle et à saisir la fillette par la cuisse.

Le pouls d’Erwan gicla dans sa gorge, mais il n’eut pas le temps d’intervenir : la fillette venait de se substituer à un serpent. Le serpent était de plus en plus grand à chaque fois que la petite se retransformait, et il pouvait désormais facilement s’enrouler autour d’un avant-bras entier, ses anneaux noirs et rouges menaçants. Un reptile aussi dangereux et aussi gros, on s’en méfie.
Et l’homme fut tellement surpris qu’il bascula en arrière, son crâne cogna fort le sol. Nyuu renâcla assez fort, et écrasa le sabot de son postérieur au milieu de sa cage thoracique, la faisant exploser sous son poids.

Erwan bondit à cet instant précis, se baissant pour balayer le chef des brigands et lui asséner un coup de poing dans le sternum qui le fit basculer dans l’inconscience alors qu’il était tombé sur le sol.
S’élançant vers les deux archers, il saisit l’arme du premier pour la lui arracher et frapper sa nuque avec, puis prit une flèche dans son carquois et la tira dans le bras droit du second, l’empêchant de bander le sien.
Les deux derniers brigands tentèrent de l’encercler, et il laissa faire, les jaugeant tous les deux.

Ils échangèrent un regard, et se précipitèrent tous les deux sur le Marchombre, qui les évita d’un effacement des épaules à droite, et les deux brigands se prirent dans les bras. Refermant les tranchants de ses mains contre les deux nuques proches, Erwan les envoya eux aussi dans l’inconscience, et poussa un petit soupir.

Nyuu avait bougé, pas du tout rassurée par la présence reptilienne qu’elle devait sentir sur son dos. Pourtant, elle semblait assez calme tout de même, comme si elle prenait sur elle pour ne pas se mouvoir.
Se dirigeant vers la jument, Erwan la rassura d’une caresse entre les yeux et fit glisser ses doigts sur son encolure, avant de saisir Ylléna dans ses bras.
La petite avait eu peur, et sa réponse à la peur était sa transformation. Elle se réfugiait dans le corps de son serpent pour se protéger, et Erwan n’était pas certain que ce soit la bonne solution. Il fallait qu’il en discute avec elle, mais ce n’est jamais facile de parler de cela avec une enfant de six ans.

Soudain, la présence que le Marchombre avait sentie un peu plus tôt sembla se rapprocher, et le Jaguar lui donna une décharge d’adrénaline pour le prévenir.

Se tournant lentement, il ouvrit dans les yeux et les oreilles.

- Pourquoi se cacher ?

Sa voix était forte et grave, et on ne pouvait pas ne pas l’avoir entendue.
Alors donc ?

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mer 12 Mar 2014, 15:06

Depuis deux jours, Darwen longeait la rive du Lac Chen. Contraint de voyager avec la jument qu'il avait emprunté à l'Académie pour se rendre à la Citadelle le plus vite possible, il s'habituait peu à peu à sa présence. Elle était vive, mais calme et douce, et ne renâclait jamais ; ce n'était donc pas très difficile de s'adapter à elle. 'Wen apprenait à lui parler, à faire attention à elle. Et puis, c'était sa seule compagnie, et il appréciait de ne pas être complètement seul. Il partageait son temps de voyage entre la monter - mais pas trop longtemps quand même - et marcher à ses côtés, la tenant par les rênes. Dommage qu'il ne connaissait toujours pas son nom...

  L'homme et l'animal avaient d'abord traversé des paysages plats de cailloux et d'arbustes secs avant de plonger au coeur d'un océan brun de longs roseaux qui arrivaient jusqu'aux épaules de l'apprenti, où la jument sentait souvent ses sabots s'enfoncer dans l'eau boueuse des marécages. Ces derniers ralentissaient furieusement leur progression, et Darwen se maudissait d'être passé par là. Le même paysage défila toute la journée avant que le jeune homme n'aperçoive un petit village de huttes montées sur pilotis. Rassuré, il se vit offrir l'hospitalité pour la nuit et un bon repas de poissons grillés. Il parvint même à échanger les vêtements que Kaünis lui avait achetés contre un pantalon ample et une chemise de lin écrue. C'était idiot, mais il n'avait pas envie de garder ce souvenir de l'envoleuse... - complètement idiot, oui !

  Le lendemain matin, le paysage se modifia progressivement : les roseaux s'espacèrent peu à peu, et 'Wen pu observer dans toute sa splendeur le Lac Chen qui se dévoila à lui. Le ciel bleu où flottait quelques gros nuages blancs se reflétait dans l'eau claire qui scintillait au soleil de printemps. De petites vagues frappaient doucement les rives de sable de leur écume ; on pouvait même apercevoir des bancs de poissons argentés glisser sous la surface. L'air s'était réchauffé depuis que le voyageur avait quitté Al-Chen, et ce dernier décida aussitôt de piquer une tête dans le Lac, pour se rafraîchir le corps et les idées. Retirant ses vêtements avec hâte, il entra rapidement dans l'eau pure avec un soupir de bonheur. Mis à part quelques étirements, Darwen n'avait pas pu faire d'entraînement depuis son départ de la ville - les roseaux et les marécages n'étaient pas très propices à la course où à quoi que ce fut d'autre - et le jeune apprenti nagea longtemps, jusqu'à ce que ses muscles commencent à protester un peu trop fort. Aux environs de midi, Wen sortit de l'eau, enfilant uniquement son pantalon pour profiter de la caresse du soleil chauffant sa peau. Il mangea un peu de fromage et de pain aux herbes que les habitants du village lui avait donné, avant de détacher la petite jument et se jucher sur son dos, reprenant sa route.

  Au pas, ils traversèrent un petit bois de bouleaux blancs, où les rayons du soleil filtraient à travers les branches. On pouvait entendre les chants de différents oiseaux se mêler à la légère brise, et Darwen sentait la présence de nombreux animaux s'agiter dans les buissons et faire bouger les feuilles qui recouvraient par endroits le sol fait de terre, de cailloux et de sable mêlés. Étrangement, le loup se tenait tranquille, observant la même attitude passive depuis sa dernière apparition à Al-Chen. Il faut dire qu'il était plutôt habitué aux larges forêts de conifères et aux grands froids du Nord, mais d'ordinaire leur absence ne l'empêchait pas de se manifester. Enfin, l'apprenti n'allait pas s'en plaindre... Il se sentait parfaitement bien, avançant entre les arbres et la bruyère. Mis à part son court séjour au village, il n'avait rencontré aucune présence humaine autour du Lac ; il profitait pleinement de ces quelques jours en solitaire, seul avec la nature...

  Mais alors qu'ils quittaient le bois, la petite jument dressa les oreilles, et 'Wen entendit des éclats de voix masculines provenir de derrière un bosquet. Soupirant d'abord, il songea que c'était l'occasion de revenir doucement parmi les humains, et puis une petite rencontre ne pouvait pas lui faire de mal... Souriant tranquillement, il descendit de sa monture, et, la tenant par bride, il s'avança lentement en direction du petit groupe, contournant le bosquet. C'est alors que les sons se modifièrent ; le jeune homme entendit des cris de douleur et des bruits de combat, et il fronça les sourcils, stoppant sa marche un instant. Il ne voyait toujours pas les hommes, et hésitait à intervenir et à se lancer tête baissée dans un combat qui ne le concernait pas. Il allait tourner les talons lorsqu'une voix retentit, et il comprit qu'on s'adressait à lui.

- Pourquoi se cacher ?

  Darwen sourit. Il n'avait pas cherché à être silencieux, mais il n'avait pas fait spécialement de bruit non plus, et, logiquement, il était aussi invisible à l'inconnu qu'il l'était pour lui. L'homme qui s'adressait à lui ainsi n'était sûrement pas ordinaire... et comme il descendait vers l'Académie, 'Wen pensa immédiatement à un Marchombre. Cependant, tous ceux qu'ils croisaient ne l'étaient pas, et il ne fallait pas qu'il tire de conclusions aussi hâtives.

  Flattant l'encolure de la jument, l'apprenti s'avança en souriant vers la provenance de la voix, et il découvrit une scène peu commune. Cinq hommes étaient étalés sur le sol, plongés dans une inconscience évidente, et des poignards et des arcs brisés gisaient à leurs côtés. Deux chevaux se tenaient serrés l'un contre l'autre, et un sixième homme - sûrement celui qui l'avait appelé - était debout devant eux. Cet homme était grand, surtout comparé à 'Wen, et il paraissait très jeune malgré la blancheur immaculés de ses cheveux coupés courts. Une présence impressionnante se dégageait de tout son corps, et ses yeux clairs semblaient exprimer une sagesse étonnante pour les traits de son visage et les muscles fins de ses bras. Marchombre, pensa aussitôt Darwen. C'était presque évident pour l'apprenti, désormais. D'ailleurs, c'était lui, sans aucun doute, qui s'était débarrassé des cinq hommes - sûrement des brigands - et 'Wen ne voyait pas beaucoup d'autres personnes capables de mettre aussi vite cinq hommes au tapis, et avec autant de calme apparent... à part les Frontaliers, mais cet homme n'était pas un Frontalier car d'une part, son visage ne disait absolument rien au jeune homme, et d'autre part il n'avait pas de sabre avec lui. Et à part les Mercenaires du Chaos, mais quelque chose lui disait qu'il n'en était pas un... Quant aux soldats impériaux, rien n'expliquait que l'un deux puisse se trouver seul au milieu de l'Empire.

- Je ne me cachais pas, répondit doucement Darwen, un sourire tranquille flottant sur ses lèvres.

  Et puis, il aperçut la forme enroulée autour du bras de l'homme, et la surprise remplaça le calme dans ses yeux lorsqu'il constata qu'il s'agissait d'un serpent. Un beau serpent, de taille plutôt moyenne, avec des anneaux rouges et noirs. Un serpent qui avait bougé en le voyant approcher. Mais, nom d'un Raï, qu'est-ce qu'on pouvait bien faire avec un serpent dans les bras ?

  Le jeune homme caressa doucement le flanc de sa jument provisoire pour la calmer devant l'animal, dont la vue provoquait chez elle une certaine agitation, puis il reporta son attention sur l'homme aux cheveux blancs, le fixant de ses yeux clairs.

- Excusez-moi, mais... vous avez l'habitude de vous promener avec ce genre d'animal dans les bras ?  C'est... peu commun.

  Un sourire légèrement moqueur creusa sa joue recouverte d'une barbe de quelques jours, et il désigna ensuite les cinq hommes inconscients.

- C'est vous qui les avez mis dans cet état ?

  L'inconnu paraissait à peine plus âgé que lui, mais 'Wen n'avait pu s'empêcher de le vouvoyer, parce qu'il en imposait drôlement !

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Ven 04 Avr 2014, 16:34

A peine eut-il posé la question qu'un bruit de sabots se fit entendre. Fronçant les sourcils, Erwan observa les bois dans la direction d'où venait le bruit. Un cavalier et sa monture sortirent quelques secondes plus tard de la zone boisée, et le Marchombre laissa le nouveau venu le détailler, et détailler la scène qu'il venait de provoquer.
Mais il n'avait pas l'air agressif, aussi Erwan se détendit-il, mais resta sur ses gardes. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer, ou passer dans la tête des gens en général.

Le jeune homme qui était encore sur le cheval avait des cheveux très foncés, et des yeux d'un bleu clair assez étonnant, pas réellement cobalt mais plutôt comme la surface du Lac Chen les jours de beau temps.


- Je ne me cachais pas.

Le Marchombre continua de garder son regard sur l'inconnu. Sa voix était forte et sûre, sans tressaillement, et son attitude fière lui soufflaient qu'il ne mentait pas. C'était déjà cela, mais cela n'effaça pas sa méfiance.

Sentant le serpent glisser sur son bras pour détailler l'inconnu, dardant sa langue fourchue hors de sa bouche, Erwan se tourna pour que sa fille, sous sa forme animale, juge un peu plus cet inconnu. La tête du reptile faisait de petites vagues et huits en l'air, pour mieux identifier l'homme.


- Excusez-moi, mais... vous avez l'habitude de vous promener avec ce genre d'animal dans les bras ?  C'est... peu commun.

Fronçant les sourcils, Erwan ne sut pas immédiatement quoi répondre. Après tout, personne ne le lui avait jamais demandé, ou bien ils avaient assisté à la transformation inverse d’Ylléna. Sauf qu’il ne savait pas quand elle allait se retransformer… de plus en plus de gens voyaient ce genre de choses, mais même l’homme qui venait de le voir était inconscient, et sans doute croirait-il que c’était un mauvais rêve s’il se réveillait.


- C'est vous qui les avez mis dans cet état ?

Le changement de sujet arrangeait Erwan, c’était le cas de le dire, et il garda simplement dans un coin de son esprit le sourire alambiqué de son interlocuteur.

Se tournant pour observer les hommes autour de lui, sur le sol, et inconscients – sauf un qui était mort à cause du sabot de Nyyu – il haussa simplement les épaules, montrant de ce léger mouvement le peu de cas qu’il en faisait. Ce n’étaient que des brigands, et nombre de guerriers quelconques auraient pu en venir à bout aussi facilement.

Ylléna bougea significativement autour de son poignet, et Erwan fronça les sourcils.
Non, il ne fallait pas qu’elle se retransforme maintenant ! Posant ses doigts sur ses anneaux gracieux, il voulut lui faire passer le message, mais la fillette soit n’en tint pas compte, soit voulait absolument redevenir une humaine, et le serpent se glissa sur le sol, avant d’avoir sa silhouette qui se flouta rapidement.

La silhouette de la fillette, complètement nue, se dressa devant Erwan qui poussa un soupir. Il récupéra une couverture sur la selle de Joya, pour enrouler sa fille à l’intérieur, et leva les yeux vers le jeune homme à cheval.

Que devait-il faire ? Le tuer ?


- Il sent le loup, Papa.

Erwan se figea.
Soudain, il sentit le Jaguar prend une place immense dans son corps, poussant presque sa peau physiquement, et il leva les yeux vers l’homme en face de lui. Le félin rénifla l’air, dans son ventre, et il fronça les sourcils. Joya et Nyyu reculèrent précipitamment, les yeux cernés de blanc, typique de la peur chez le cheval. Si Nyuu tolérait plus les animaux d’Erwan et Ylléna, Joya avait vraiment du mal à s’y faire depuis le début.

Cet homme sentait le loup, d’après sa fille.
Est-ce que cela voulait dire qu’il se transformait ?





[ Désolée pour le temps de réponse ! ]

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Dim 06 Avr 2014, 16:36

  Le serpent n'avait pas l'air agressif, plutôt curieux. Cependant, comme une éventuelle réponse se faisait attendre, 'Wen prit le temps de le détailler un peu plus, et, plissant légèrement les yeux, il sentit quelque chose de particulier émaner du reptile. Quelque chose de familier. Fronçant les sourcils, le jeune homme reporta son attention sur l'homme aux cheveux blancs. Il paraissait calme, mais méfiant, et son silence avait quelque chose d'étrange... Il n'était pas muet, puisque c'était lui qui lui avait demandé de se montrer. Alors, qu'est-ce qu'il attendait ? Qu'est-ce qui n'allait pas ?

  Darwen, haussant les épaules, allait saluer l'inconnu et détourner les talons lorsque le serpent se mit à se tortiller de manière inattendue autour du bras de l'homme. Ce dernier parut soudain gêné, et l'apprenti se demanda ce qui n'allait pas avec cet animal. Et, soudain, il commença à comprendre, au moment où le reptile glissa dans la terre mêlée de sable. Le cœur de 'Wen se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Il sentait la chose venir à grand pas. Le souffle court, il lâcha les crins de la jument et regarda.

  Les contours de l'animal rouge et noir se fondirent rapidement... pour laisser place à une adorable petite fille, nue comme un ver - ou comme un serpent. Tandis que l'homme aux cheveux blancs habillait la petite d'une couverture, elle fixait le jeune homme d'un regard un peu méfiant, un peu curieux... Il ne savait pas trop quoi trouver dans ce regard. Mais les deux immenses yeux violets le clouèrent sur place, et il ne parvint plus à s'en détacher. Il était comme transformé en pierre devant la force, et la puissance des émotions, particulièrement de la tristesse, que clamaient les deux prunelles de la petite. Elle avait sûrement vécu beaucoup de choses pour son âge, et des choses certainement pas très drôles...

- Il sent le loup, Papa.

  'Wen eut l'impression que la gangue de glace - ou de feu - qui le maintenant pétrifié éclata en morceaux, et il reprit lentement ses esprits. Papa. Cet homme était son père. Que faisait un homme seul avec sa fille sur les routes de l'Empire ? Où était la mère ? Darwen sentit ses os se glacer en imaginant le pire. Et le regard qu'avait eu la fillette...

  Puis, il réalisa la portée de la phrase, des mots. Il sent le loup, Papa.

  'Wen voulut inspirer un grand coup, mais sa gorge était définitivement nouée, comme une corde trop resserrée. Les pensées se bousculaient à tout allure dans sa tête, et il ne savait pas comment réagir. Cette petite s'était transformée devant lui. C'était ce qu'il avait sentit venir en regardant le serpent. Elle était donc métamorphe, comme lui. Et elle venait de comprendre qu'il l'était aussi. Ou plutôt, elle l'avait déjà compris sous sa forme de reptile, avant que lui ne comprenne qu'elle l'était également, et c'était pour cette raison qu'elle s'était transformée.

  Et comme si ce n'était pas suffisant, le jeune homme sentit encore une autre présence. Cette fois, elle émanait du père. Une présence qui se manifesta violemment, brusquement, et qui lui fit faire un bond en arrière, effrayant la jument de l'Académie. Un fauve. Rugissant de rage et d'excitation. 'Wen écarquilla les yeux. Lui aussi ?

  En écho à toute cette agitation, il ne put se retenir plus longtemps. Le loup hurla dans son ventre, et une douleur atroce se propagea dans son corps entier, le faisant se plier en deux. Il avait pris une place tellement incroyable en quelques fractions de secondes, Darwen en eut le souffle coupé, littéralement. Tout près de lui, le fauve rugissait en réponse, et le serpent était également toujours là, son long sifflement parvenant jusqu'aux entrailles de Darwen.

  Le jeune homme n'avait jamais vécu pareille sensation. Ils étaient trois humains plantés au milieu de cette piste, se détaillant fixement sans bouger, et leurs trois doubles animaux s'agitaient ensemble dans une incroyable puissance et cacophonie, comme un formidable combat intérieur. Les chevaux s'étaient déjà éloignés en hennissant sauvagement.

  Darwen avait très mal au ventre et au crâne, et il sentait la sueur couler sur son front et le long de son torse nu. Le loup poussait toujours plus fort pour apparaître et pouvoir se déchainer complètement, et l'homme ne put plus résister très longtemps. Ce qui devait arriver arriva.

  Un loup du Nord transpirant de fureur se jeta sur l'homme aux cheveux blancs, le plaquant à terre et l'écrasant de tout son poids, les crocs luisants de bave.

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mar 08 Avr 2014, 13:09

[ Oulala, il se passe des trucs pas nets par ici... Je t'avoue que je ne sais pas du tout d'où tout cela vient x)
S'il y a un truc qui ne te va pas, MP ^^ ]




La réponse à la question muette d’Erwan ne tarda pas à apparaître, plus vivante que jamais.
Le jeune homme semblait avoir été agressé physiquement par son animal, car il se plia en deux sous un coup invisible. Erwan sentit la colère, la rage et le sentiment de dominance de l’animal dans l’homme en face de lui, et comprit immédiatement qu’il ne se contrôlait pas.

Il ne
se contrôlait pas.
Pas
il ne le contrôlait pas.

Des années plus tôt, Erwan l’avait compris, mais il avait fallu qu’il rencontre Miss plusieurs fois pour cela. Pour comprendre que le Jaguar n’était pas une complète entité à part, mais bien une partie de lui sur lequel il n’avait que très peu de contrôle, très peu de prise, tout comme son inconscient.
Mais il avait trouvé un canal de communication. D’abord, cela avait été des sensations, des émotions, puis grâce à de la persévérance et à la naissance d’Ylléna, il était parvenu à une compréhension plus profonde du Jaguar.

Le Marchombre eut tout juste le temps de se mettre en garde, avant que le loup – un grand loup du Nord – ne lui saute dessus, tous crocs dehors.

- Papa !

S’y attendant, Erwan avait pu bloquer le loup au niveau de son sternum, l’empêchant d’avoir la possibilité physique de refermer ses crocs sur lui. Mais le canidé grognait et se débattait, et pesait bien soixante kilos. Prenant appui sur le sol de ses coudes, l’homme utilisa le court bras de levier qu’il avait pour propulser le loup à deux mètres de lui, dans la direction opposée à Ylléna.

Mais l’animal ne resta pas longtemps loin, et revint très rapidement à la charge, lui sautant dessus comme sur un cerf pour lui sectionner l’artère jugulaire.
Le jaguar grognait en lui, il le sentait se rebeller, il ne voulait pas se faire battre par un canidé, par un chien ! Il n’y avait aucune peur dans les émotions qu’il percevait, simplement de l’adrénaline.

Mais à aucun moment le Jaguar ne força le passage. Ce qui surprit tellement Erwan qu’il en relâcha son attention et ses bras une demie-seconde, durant laquelle les crocs du loup passèrent très près de sa gorge. Il sentait les lacérations de ses griffes sur sa peau, sur son torse, mais ce n’était que superficiel.

A aucun moment le Jaguar ne força le passage.
Il n’essaya même pas.  Il se tenait parfaitement immobile, malgré son envie dévorante de se lancer à l’attaque.

Une idée jaillit dans l’esprit d’Erwan. Parfait écho à cette idée, le jaguar réussi à communiquer à son tour.
Montrer ce qu’on fait. Collaboration.

Clignant des paupières, Erwan marqua son consentement.
Mais quand il les rouvrit, ses yeux n’étaient plus humains, mais félins.
Basculant sur le côté, il réussit à passer sur le dos du canidé pour bloquer l’une de ses pattes antérieures avec son bras, et avec le second réussit à passer son coude sous le cou de l’animal, qui se débattait encore plus violemment. Il ne tiendrait pas longtemps.

Mais la chaleur du Jaguar enflait en lui.
Elle enflait, jusqu’à atteindre sa peau, attendre qu’elle aussi soit en ébullition avant de réussir à passer cette barrière physique pour se déverser dans le corps du loup.

Ne veulent pas de mal. Meilleurs si à deux. Deux dominants. Groupe. Famille.

Les émotions se succédaient dans la tête d’Erwan, qui ne savait même pas ce qu’il se passait réellement. Tout ce qu’il sentit, c’était le loup qui se détendait doucement…

Pour l’instant…

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 03 Juil 2014, 11:02

- Papa !


Ce sale humain ne pouvait plus rien faire maintenant. La colère du loup était trop grande. Destructrice.
Ce satané fauve qu'il sentait dans l'autre humain, il avait l'envie irrésistible et sauvage de le réduire en charpie. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il s'en foutait. Il ne voulait pas réfléchir, le jaguar lui donnait la rage, et il allait crever, maintenant.
Il n'avait pas peur.
Grognant de rage lorsque l'homme le bloqua, la bête claqua des crocs dans l'air.
Frustration intense...
Il mourait d'envie de lui déchiqueter le bras, la gorge, le torse en lambeaux, et que le fauve puant crève avec lui.
Mais il fut propulsé en arrière.
Cet homme n'était pas comme les autres. Il était fort.
Plus fort que son humain à lui.
Plus fort que ceux qu'il avait tués dans la ville, la dernière fois qu'il était apparu.
Il était fort, et surtout il était préparé, il n'avait pas eu l'effet de surprise des autres.
Écumant de rage et d'adrénaline, le loup galopa jusqu'à l'homme et se jeta de nouveau sur lui.
Qu'est-ce que tu attends pour sortir de là, jaguar puant !
Il labourait le torse de l'homme avec ses griffes, du sang coulait, mais ce n'était pas assez, il fallait qu'il lui arrache la gorge, qu'il le tue ! Il n'était plus qu'une grosse boule de crocs et de griffes, de fureur et d'excitation, une masse sombre incapable de se contrôler.
Viens te battre ! Viens te défendre ou je te tue en même temps que ce sale humain !
Crève, crève, crève, crève !
Ses crocs manquèrent de se refermer sur la gorge offerte de l'homme.


- Papa !

Darwen tentait de refaire surface, tant bien que mal. Il était spectateur impuissant d'une scène terrible, dont il était également l'acteur. Car cette bête qui lacérait la poitrine de l'homme-jaguar, c'était lui. C'était lui qui était emplit de cette rage de tuer un homme, un fauve, le père de la petite fille qui observait le combat – si on pouvait appeler ça un combat, car l'homme ne faisait que se défendre. Sale clebs ! Rends-moi la place ! Mais le loup ne l'entendait même pas. Il était rendu sourd et aveugle par la rage et le sang qui sortait déjà du torse de sa proie. Et pourquoi le jaguar ne se montrait-il pas ? Parmi toute l'agitation, 'Wen avait du mal à sentir sa présence, à percevoir ce qu'il pensait. Mais il voyait que l'homme aux cheveux blancs parvenait très bien à le retenir, comme si... comme s'ils s'étaient mis d'accord...

L'image de Kaünis s'imposa alors à lui.

C’est pas une solution, de le faire fuir. Pourquoi le fuis-tu ? C’est une partie de toi, non ? Et tu ne peux pas t’en débarrasser. Autant collaborer, non ?


Un changement. Il y avait un changement, quelque part.
Ou plutôt à deux endroits à la fois.
Mais qu'est-ce que ça pouvait lui faire ?
Il voulait tuer.


Un instant, un éclair. Ses yeux.
Bordel, mais qu'est-ce qui était arrivé à ses yeux ?!


L'homme fut tellement rapide qu'il ne put rien faire pour éviter de se retrouver plaqué contre lui, prisonnier de son étreinte.
Son bras sous son cou.
Mais pourquoi ne faisait-il pas mine de vouloir l'attaquer, le tuer ?
Il se débattit encore et encore et encore et encore et encore.
Et puis, le jaguar approcha.

Enfin !
Mais il ne prit pas la place de l'homme, au contraire. Il entra en lui.
Dans le loup.
Il s'arrêta de bouger, d'un seul coup, tétanisé.
La chaleur du jaguar était en lui.
Pas le moins du monde agressive, ni même moqueuse.
Calme. Pacifiste. Harmonieuse.

Ne veulent pas de mal. Meilleurs si à deux. Deux dominants. Groupe. Famille.
Le message était clair.


Le message était clair. Darwen avait cru mourir lorsque le jaguar était passé en lui, et en même temps il avait ressenti un soulagement intense. La présence du loup avait diminué de moitié. Il retrouva peu à peu ses esprits.

Ne veulent pas de mal. Meilleurs si à deux. Deux dominants. Groupe. Famille.

Autant collaborer, non ?

Alors...


Groupe. Famille.
Le loup grogna. Famille. Des images de neige et de forêts lui revinrent. Des souvenirs. La horde. Le clan. Les jeux, les parties de chasse, les disputes. L'intégration.
Famille.
Un râle s'échappa de la gorge de l'animal.
Il voulut protester, se débattre à nouveau... La rage l'avait quitté.
Alors il consentit à communiquer. Communiquer vraiment.
Il parla au jaguar.

Accord.
Puis à l'homme.
Lâche-moi.
Il retomba au sol. Parla encore au jaguar.
Va-t-en maintenant.
Puis il s'éloigna.
Alors, sale faible d'humain, tu as compris le message ?


Il était abasourdi. Le loup avait parlé avec le jaguar. Il avait parlé avec l'homme aux cheveux blancs. Et maintenant il lui parlait, à lui. Alors, sale faible d'humain, tu as compris le message ? 'Wen respira un grand coup. Ce que le clébard lui proposait, c'était... Collaboration. Darwen hocha la tête en déglutissant. Et il ferma les yeux.


L'humain s'était endormi. Il ne sut si c'était profondément ou non, mais il s'était endormi.
Et lui était resté à la surface.
Ses yeux brillants, du même bleu-vert que ceux de l'humain, il se tourna vers l'autre humain, l'observant un moment sans bouger.
Puis, lentement, il se dirigea vers la petite humaine.
Il avait une dernière chose à régler.
Sans se préoccuper de l'homme aux cheveux-blancs, il trottina jusqu'à elle.
Tout près. Son souffle chaud caressait le visage de l'enfant.
il plongea ses yeux dans l'immensité violette.

Serpent.
C'était encore pire que ce fichu fauve.
Un râle sourd sortit de sa gorge, un rire sûrement, puis il se détourna et détala dans la forêt, alors que les chevaux revenaient lentement vers l'homme-jaguar et la fille-serpent.

Chasser.






[Me voilà donc de retour ! Very Happy En effet, il se passe des choses bizarres dans le coin... Razz Bien sûr, le loup n'est parti que momentanément ! Mais 'Wen, je ne sais pas encore quand il reviendra vraiment ^^']

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Loup:
 
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 03 Juil 2014, 14:40

[ Super ! J'avais hâte de continuer ce RP ^^ ]





Sous sa poigne, le loup avait cessé de se débattre sauvagement. Erwan sentait confusément la chaleur du jaguar contre sa peau, et surtout que le félin essayait de communiquer avec le canidé. Un canidé écumant de rage. Le Marchombre doutait de l’efficacité du procédé, devant une telle rage, une telle envie de sang et de mort…

Et pourtant.
Le loup avait cessé de se débattre.
Un jappement sortit de sa gueule, et le marchombre reçut son message aussi clairement que le jaguar. Le jaguar, qui ronronnait doucement dans son ventre, comme couché juste à côté du loup écumant. Serein.
Il venait de comprendre quelque chose, et Erwan espéra que cela fonctionnerait. Il se souvenait tellement de ses propres batailles intérieures, pendant toutes ces années… depuis qu’il était si jeune, et jusqu’à ce qu’il rencontre Miss. Même son entraînement Marchombre ne l’avait pas calmé vis-à-vis de son homologue jaguar, il lui avait ouvert quelques portes, mais ces portes avaient été littéralement lacérées par les griffes et les crocs du félin.

Il voulut faire passer cela, au loup. Ces souvenirs douloureux, ces désaccords, ces batailles.
Il sentit confusément que le garçon et le loup en étaient clairement à un tel stade. Violence et déni. Un sourire dur étira ses lèvres.

Erwan lâcha le loup lentement, pour s’assurer qu’il n’allait pas le réattaquer. Etrangement, il savait qu’il ne le ferait pas, mais préférait être prévenant… Il se tendit quand l’animal s’approcha d’Ylléna, qui n’avait pas bougé. Elle le fixa dans les yeux, sans ciller une seule fois, les lèvres pincées et le regard frondeur. La fillette semblait le mettre au défi de quelque chose, que ne comprit pas le Marchombre, mais l’animal finit par s’éloigner sans un bruit, au petit trot.

Soupirant, Erwan haussa les épaules et détailla son torse. Il avait des lacérations un peu partout, mais ce n’était pas profond.


- Tu saignes beaucoup !
- Ca ira, il faut juste que je nettoie.


Il siffla les deux juments, qui revinrent vers lui, mais s’arrêtèrent à une dizaine de mètres des hommes étalés sur le sol. Prenant une inspiration, Erwan se rendit compte que la jument du garçon s’était approchée également quand il avait sifflé et la reconnu quelques secondes plus tard : c’était une jument de l’Académie.
Un sourire entendu étira ses lèvres : ainsi, ce garçon était apprenti Marchombre. Il se demandait qui le guidait sur la voie, et s’il ou elle comprendrait ce qu’il était.

Attrapant la jument de l’Académie par la bride, il retrouver Nyyu et Joya, qui l’accueillirent en ronflant, en tout cas assez joyeusement.


- Tu viens ma grande, on va aller faire un campement un peu plus loin.
- On dirait que Nyyu et Joya connaissent son cheval, Papa.
- C’est une jument de l’Académie.
- Oh ! Mais c’est trop bien !


La réaction de sa fille tira un sourire à Erwan, qui dirigea les trois juments loin des corps des brigands, marchant une dizaine de minutes, avant de s’arrêter pour déharnacher les équidés et les laisser brouter tranquillement.
Ylléna lui apporta des branches sèches et courtes pour faire un feu, et le Marchombre mit à cuire plusieurs morceaux de viande qu’il avait salée pour la conserver. Rapidement, une délicieuse odeur s’échappa du camp.


- Papa, tu crois que le loup va revenir ?
- Je ne sais pas, Ylléna.
- Moi j’aimerais bien qu’il revienne. Il a l’air gentil, même s’il t’a fait mal.


Erwan haussa les épaules, en nettoyant ses plaies à l’eau chaude.

- Tu sais ma chérie, je n’ai pas eu ta chance. Et je peux te dire que le jaguar n’était pas gentil, avant que je rencontre ta maman.
- Mais regarde maintenant, il est gentil.
- C’est vrai, mais le comprendre a pris beaucoup de temps.
- Pourquoi le comprendre ? Y’a rien à comprendre !


Le Marchombre observa sa fille longuement. Il ne savait pas comment elle percevait le serpent, elle, mais il avait l’impression de commencer à le percevoir. L’animal d’Ylléna n’était pas une entité à part, comme le Jaguar ou ce Loup. Soudain,l’évidence lui sauta au visage : Ylléna était serpent et humaine. Il n’y avait pas deux consciences, mais une seule, juste plus grande. C’était pour cela qu’elle se transformait si facilement, dans un sens ou un autre. C’était pour cela qu’elle parvenait à le faire si naturellement.

Etait-ce parce qu’elle avait découvert son don si tôt qu’aucune double-personnalité n’avait eu le temps de se développer à son insu ? Possible. Non, probable en réalité.


- Tu ne sens pas qu’il y a un serpent en toi, n’est-ce pas ?

Ce fut à la fillette de froncer les sourcils.

- Bah oui et non. C’est juste plus pratique d’être un serpent, pour plein de choses. Et puis l’humain est plus pratique pour d’autres trucs aussi. Un peu comme monter à cheval ! Ca va plus vite, mais faut s’adapter à de nouveaux trucs. Et puis, quand je suis serpent, je n’ai plus peur. C’est vachement mieux.

Erwan cligna des yeux. Plusieurs fois.
C’était donc ça.
Un sourire étira ses lèvres.

Soudain, un immense poids s’ôta de ses épaules.
Pas de bataille intérieure pour sa fille. Pas de haine, pas de violence, pas de lutte.
Il soupira, en songeant que c’était peut-être temporaire, qu’arrivée à l’adolescence elle risquait de devoir faire face au serpent ; mais il n’en savait rien. Il devait se contenter de rester à son écoute, comme toujours.


- Tu as de la chance, ma puce, tu sais.
- Papa ? Je crois que le loup est revenu !


Erwan tourna la tête vers le buisson qui venait de bruisser très légèrement. Il l’avait entendu aussi, et le jaguar qui ronronnait dans son ventre avait dressé la tête, mais il n’était plus méfiant.
Il était simplement rassuré.

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 03 Juil 2014, 17:25

[Nom de dieu ! Darwen qui a failli être papa ! J'avoue que je ne m'y attendais pas, et j'ai bien failli sauter au plafond en lisant le cours de Kaünis... Razz Une nouvelle rencontre s'imposera entre ces deux-là, mais malheureusement il faut d'abord que j'avance mon cours, sinon je vais avoir des soucis de chronologie... Et sinon oui, ce RP est vraiment intéressant ! ^^]





Chasser.
Les sous-bois offraient tout leur panel de senteurs à l'odorat développé du loup, et son museau frétillait de plaisir et d'impatience dans l'air de ce milieu d'après-midi. Ce n'était pas vraiment l'heure de chasser, mais il avait si faim !
Il aurait bien pu dévorer l'une de ces carcasses d'humains qui traînaient dans la terre, là où il avait affronté l'homme-jaguar, mais il avait compris depuis bien longtemps que c'était un interdit. Et même plus que ça : il n'avait pas besoin des protestations de l'humain en lui pour sentir qu'il ne pouvait pas en manger. En fait, cela le répugnait.
Peut-être à cause de cette seconde nature qui était si solidement ancrée en lui.
Quoiqu'il en soit, il devait vite trouver quelque chose à se mettre sous le croc. Trottinant à travers les bouleaux à travers desquels filtraient les rayons du soleil, chauffant de manière désagréable son épaisse fourrure sombre, le loup se sentait presque chez lui. Il n'y avait pas son double pour le déranger dans sa chasse, et malgré la chaleur, il se sentait merveilleusement bien.
Soudain, une odeur familière et appétissante lui chatouilla le museau, et l'adrénaline gonfla en lui.
Une proie. Un lièvre.

Repas.
Des feuilles frétillèrent à sa gauche. Ce crétin de lapin n'avait pas encore perçu sa présence. Tapis dans la mousse, le loup se prépara.
Le lièvre dressa soudain les oreilles, mais il n'eût pas le temps de détaler, déjà une patte puissante l'envoya valdinguer contre le tronc d'un arbre ; il était seulement à moitié mort sous le choc, et le loup planta ses crocs dans sa nuque, abrégeant ses souffrances.
Il le saisit dans sa gueule et l'emporta un peu plus loin, dans un endroit confortable ou le dépecer et le savourer tranquillement.
Il aurait pu rapporter quelque chose à cet humain aux cheveux blancs, pour le remercier.
Car il lui avait bien arrangé les choses, non ?
Même s'il sentait bien que ce n'était pas vraiment terminé. Il y avait quelque chose qui n'allait toujours pas, dans leur relation, avec l'
autre. Mais il ne savait pas quoi.
Il aurait pu lui rapporter quelque chose, un autre lièvre, mais il avait sa fierté. Ce n'était pas parce qu'il l'avait aidé qu'il allait devenir son caniche apprivoisé et lui rapporter sa nourriture ! Et puis, l'idée qu'il s'était fait soumettre, même sans idée de domination derrière, lui était insupportable.
Car c'était bien ça : il s'était fait mettre au tapis !
Léchant le pelage de sa proie pour bien l'humidifier, il décida qu'il ne fallait plus penser à tout ça.
Et puis il avait la paix pour un moment maintenant, avec ce faible d'humain qui dormait à l'intérieur.
Allongé sur le ventre, une patte retenant la carcasse pour ne pas qu'elle roule, il dévora son repas avec délice. Quand il eut terminé, il dénicha une tanière qui devait être inhabitée depuis un moment car elle n'avait plus d'odeur animale, et il s'y endormit, épuisé par sa lutte rageuse.



Lorsque le loup se réveilla, le soleil était un peu plus bas dans le ciel, qui avait pris des teintes orangées, rosées et d'un bleu plus sombre.
Il sentit alors quelque chose lui tirailler les entrailles.
L'humain n'était pas endormi très profondément, car il lui demandait quelque chose.
Retourner vers l'homme-jaguar et sa fille.
Le loup grogna un peu, qu'est-ce qu'il pouvait bien en avoir à faire, de ces deux-là ?
Mais il comprit aussi que c'était sa propre envie, et il se décida à y aller.
Pas une envie, en fait, mais un instinct.
Un instinct commun à l'homme et à la bête...



Ils avaient tous les deux senti sa présence, puisqu'il n'avait pas cherché à se dissimuler.
Ses yeux clairs fixés sur les deux métamorphes, il sortit des buissons lentement.
Mais qu'est-ce qu'il venait faire ici ?
Que pouvait-il faire à leurs côtés ?
Il ne comprenait pas ce que lui-même voulait.
S'avançant doucement vers le petit groupe, il tenta de rassurer ces stupides chevaux par une attitude calme et posée, et les équidés ne se soucièrent plus de lui très longtemps.
Mais qu'est-ce qu'il venait faire ici ?
Il tourna un peu autour du feu de camp, sans trop oser s'approcher, toujours fixant l'homme aux cheveux-blancs de son regard de loup.
Le jaguar était là.
Impassible comme un roc.
Le serpent - fichu reptile - avait une présence bien moins appuyée, c'était assez étrange en fait, et cette petite fille intriguait le loup.
Et puis bon, il y avait cet homme, avec qui son double animal s'entendait sans problème.
Cohabitation...
Pas à moins de cinq mètres de l'homme, le loup stoppa enfin sa marche.
Mais qu'est-ce qu'il venait faire ici ?
Il n'avait rien compris, en fait.
Ils n'avaient rien compris.
Et ils venaient comprendre.

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Loup:
 
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 03 Juil 2014, 20:46

[ En effet, c'est pas passé loin avec Kaünis ! Et en effet, faut qu'on se remette ça, qu'elle pète son câble après la fin de son apprentissage, ça sera drôle ^^ ]





Il était là.
L’animal s’avançait à petits pas vers eux – à pas de loup. Il les fixait, à la fois comme s’il les défiait, mais également comme s’il les jaugeait. Erwan sentait le jaguar qui s’était redressé dans son ventre, et dont la queue fouettait lentement le sol. Un sourire étira ses lèvres, légèrement.

Le canidé tournait autour du feu, comme si la chaleur de ce dernier ne lui faisait rien. C’était sans doute le cas, il devait être plus ou moins habitué aux réflexes humains et à leurs besoins, même si sans doute ne s’en rendait-il juste pas compte.

Il s’arrêta à moins de cinq mètre d’Erwan, et Ylléna lui lança un regard interrogateur.
Le Marchombre répondit à sa fille d’un haussement d’épaules.
L’animal s’était simplement arrêté. Il ne s’était même pas assis, pour marquer de la curiosité, pourtant son regard brillait d’intelligence.


- Rebonjour monsieur le loup !

Prenant une grande inspiration, Erwan dut se concentrer pour ne pas intervenir dans l’approche de sa fille. Il n’avait pas peur du loup, mais il n’était pas non plus rassuré au point de laisser sa fille être blessée ou pire par mégarde de sa part. Il avait déjà perdu Miss, cela suffisait bien assez !

La fillette s’avança vers l’animal, marchant tranquillement et tendant ses petites mains devant elle.
Jusqu’à ce que ses mains touchent le museau du canidé, et Erwan retint son souffle une seconde.


- Moi je sais que tu es gentil. C’est juste que tu essayes de pas être gentil. Tu dois être en colère non ? Pourquoi tu es en colère ?

Elle venait d’enfoncer ses doigts dans la fourrure du loup, et le caressait lentement, faisant passer ses doigts sur son échine. Erwan put même remarquer, par son expression, qu’elle adorait la sensation du poil du loup sous ses doigts. Elle n’avait rencontré que très peu de chiens, dans sa vie, et elle ne mesurait sans doute pas à quel point ses crocs pouvaient être mortels. Ou peut-être, justement, elle le savait parfaitement.

- Ylléna…

- Non mais c’est vrai papa. Il a pas de raison d’être en colère. Il est si beau, si grand ! Et puis ses poils sont tout doux, on dirait un doudou. Moi je l’aime bien !


Erwan se tut, se contentant d’observer le loup.
La queue du jaguar balayait toujours le sol, dans son esprit, dans son ventre. Il le sentait, son attention fixée sur le canidé, serein mais prêt à en découdre s’il se faisait attaquer.
Mais Ylléna continuait de carresser la peau et les poils de l’animal si imposant.
[/i]

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 03 Juil 2014, 22:45

[Haha, j'ai hâte de voir ça ^^ En attendant, je me suis un peu emballée, et ça devient de plus en plus étrange... Tant pis ! Razz]



Contre toute attente, ce fut la petite qui réagit.
Le loup fut surpris de ce ton si franc et innocent qu'il entendit dans sa voix.
Elle n'avait pas peur de lui, mais alors absolument pas.
Était-ce par pure insouciance, par curiosité ?
Elle était tout simplement...
Le loup bougea, presque imperceptiblement, lorsqu'elle se leva pour s'approcher.
Elle n'avait pas peur.
Tout simplement parce qu'elle n'avait pas à avoir peur.
Elle le savait, d'une certitude tellement profonde qu'elle n'en était presque pas consciente elle-même. Elle le savait, et c'était pourquoi elle s'avançait vers lui sans aucune hésitation, avec cette expression de candeur sur son visage de gamine.
Et cette certitude ancrée dans l'immensité violette de son regard.
Il ne lui ferait pas de mal.
Il n'était pas revenu pour ça.
Il sentit ses petits doigts glisser sur son museau, et il ne put retenir un grognement. Il n'était pas un animal de compagnie ! Il ne voulait pas qu'elle le touche comme un couillon de chien !
Mais il ne devait pas lui faire de mal, et, encore mieux, il devait la laisser approcher encore. Si elle avait besoin de le toucher pour lui parler, pour établir un contact, alors il la laisserait faire.
Car il voulait
comprendre.
Il sentit les interrogations dans sa petite voix.
Gentil. Qu'est-ce que ça voulait dire, gentil ? Il était un loup, pas l'un de ces saletés d'humain, et il n'était ni «gentil», ni «méchant». Il voulait juste être lui-même, et il ne savait pas comment faire. C'était lui qui cherchait des réponses, alors pourquoi posait-elle des questions ? Pour le rassurer, comme un gosse ? Mais c'était-elle, la gosse, bon sang !
Son corps tremblait quand elle glissa ses doigts dans sa fourrure épaisse, et un grondement sourd et prolongé s'échappa de sa gorge.
Non, gamine, ne crois pas que t'es en train de m'apprivoiser !
Mais il ne fit rien d'autre que de gronder, car il ne pouvait la tuer, elle allait lui apporter des réponses ; et puis elle n'était pas belliqueuse, et donc ça aurait été contre tous ses instincts.
L'homme-jaguar voulut la retenir, il le sentit.
Et puis, la petite pris le cou du loup entre ses bras, et soudain il put sentir tout ce qu'elle était.
Il se tut.
Boum.
Humaine et serpent.
Serpent et humaine.
Boum.
Un seul être.
Un seul souffle pour un seul être.
Deux corps pour un seul être.
Une conscience pour ces deux corps.
Boum. Boum.
Et un seul cœur qu'il sentait battre, tout contre sa fourrure chaude.
Un cœur qui lui délivrait toute sa chaleur.
Un cœur qui s'offrait.
Entièrement.
Le loup comprenait.
Il comprenait qu'il était aussi homme.
Cette réalité l'enveloppa d'un coup, tout entier, et soudain il poussa un long hurlement.
Très long.
Lorsqu'il se tut, il réalisa que la petite n'avait même pas tressailli.
Elle était toujours serrée contre lui.
Le loup souffla et porta un petit coup de langue dans le cou de la fillette.
Merci, gamine.
Merci...


Une douce torpeur entourait 'Wen, chaude comme la fourrure du loup qu'il ressentait en lui, autour de lui, partout. Il se sentait incroyablement bien. Ce regard d'un violet profond qui avait plongé dans le sien, cette peau qui était venue à sa rencontre, cette sensation de comprendre. Enfin. Ils avaient compris. Il avait compris, puisqu'ils étaient deux mais un. Un seul souffle pour un seul être. Deux corps pour un seul être. Une conscience pour ces deux corps. 'Wen aurait dû, là, maintenant, penser à Joan et au chat sauvage ; il aurait dû penser à toutes ces années passées dans l'ignorance et le déni, à ces longs mois de torture que lui avaient imposé ses parents ; il aurait dû penser à cette souffrance terrible qui ne l'avait plus jamais quittée, mais s'endormait parfois seulement, pour ressurgir à tout moment ensuite... Il aurait dû.

Mais là, maintenant, ce fut l'image de Kaünis qui revint comme une évidence dans son esprit.  
Autant collaborer non ?

Et ce fut l'image de Kaünis qui activa sa transformation.


***


Darwen avait retrouvé son apparence humaine, et les muscles de son torse n'étaient plus la seule partie de son corps visible, mais la petite - Ylléna s'il avait bien entendu - était toujours accrochée à son cou, et il ramena doucement ses jambes contre lui pour dissimuler ses parties les plus intimes à sa vue, bien qu'elle était loin de se préoccuper de ça maintenant. De toutes façons, si son père était bien un marchombre, elle n'avait sûrement pas de rapport trop difficile à la nudité... mais simple principe.

Le jeune marchombre passa une main dans les cheveux blonds, presque roux, de la fillette, et lui offrit le plus beau de ses sourires.

- Non, tu as raison, je ne suis plus en colère, au contraire.

Il se dégagea doucement de son étreinte, et lui adressa un clin d’œil.

- Merci, souffla-t-il, le cœur gonflé par l'émotion.

Quoi d'autre ?
Il lui était juste infiniment reconnaissant.

C'était une étape qui était franchie, seulement une étape, il en avait conscience. Il ne pouvait pas apprendre à cohabiter avec sa partie animale en un seul jour, et encore moins en quelques minutes, après toutes ces années passées dans le doute, l'angoisse et la souffrance. Il aurait encore des démêlés avec le loup - il ne pouvait se résoudre à le dire autrement, le loup, car c'était quand même une autre partie de lui, un autre corps, d'autres sensations, une autre manière de vivre - mais le plus difficile était fait, et c'était grâce à cette petite fille-serpent. Le reste, c'était à lui de le faire...

Il ne savait pas combien de temps le loup était resté contre Ylléna, mais la nuit était toute proche maintenant, et les étoiles pointaient déjà dans le début d'obscurité. Darwen frissonna lorsqu'une brise fraîche vînt caresser la peau de son ventre.

- Vous n'auriez pas quelque chose comme des vêtements de rechange ?, demanda le jeune homme avec un sourire moqueur en se tournant vers l'homme aux cheveux blancs - et il songea un instant que s'il en avait, ils seraient sans aucun doute bien trop grands pour lui... Tant pis, lui-même n'en avait pas d'autres, qui auraient pu être accrochés à la selle de la jument.

- Ah, et puis... moi c'est Darwen au fait. Vous êtes marchombre, non ?




[Et oui, 'Wen a retrouvé son apparence humaine finalement, je n'y pensais pas pourtant ^^' Et désolée pour le cliché du loup qui lèche la petite fille, j'ai pas pu m'en empêcher x)]

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Ven 04 Juil 2014, 09:55

Erwan ne bougeait pas, mais ce n’était pas de bonne grâce.
Son attention toute entière fixée sur le loup, il frémit quand ce dernier grogna, plusieurs fois, alors qu’Ylléna passait ses mains sur son museau ou dans ses poils. Mais il ne fit pas mine de bouger, ni d’attaquer. Il restait simplement immobile. Le Marchombre ne trouva même pas le temps long, tant il était concentré sur sa fille et le loup ; parce qu’il était prêt à réagir au moindre mouvement de la part de l’animal.

Dans son ventre, le jaguar ronronnait toujours.

Et puis, alors que le soleil commençait à disparaître à l’horizon, une tonalité dans l’air changea. Ylléna non plus n’avait pas bougé, agrippée au cou du canidé, et pourtant il y eut un clair frémissement dans l’atmosphère qui électrisa Erwan.
Juste avant que le loup ne lèche le cou de la fillette, juste avant qu’il ne reprenne forme humaine.

Le garçon, entièrement nu, qui apparut devant Erwan avait toujours sa fille agrippée à sa nuque. Le Marchombre cligna des paupières pour marquer sa gratitude quand l’homme-loup ferma les genoux, et Ylléna le lâcha lentement, un sourire sur les lèvres, et un éclat pétillant dans le regard.


- Non, tu as raison, je ne suis plus en colère, au contraire. Merci.

- Mais j’ai rien fait, moi ! Regarde, c’est toi qui a tout fait !
lança la fillette, toute joyeuse. Et puis, moi je t’aime bien d’abord ! Tout entier. Il sont troooop doux tes poils !

Erwan sourit devant l’enthousiaste de sa fille, et leva ses yeux vers le garçon pour lui adresser à lui aussi un sourire.

- Vous n'auriez pas quelque chose comme des vêtements de rechange ?

Le Marchombre hocha la tête et récupéra un petit sac de cuir sur la selle posée juste derrière lui, pour en sortir un pantalon. Il n’avait que cela, en réalité, car il n’aimait pas porter de chemise ou de t-shirt. En hiver, il revêtait toujours un manteau de fourrure, mais pas de tissu léger. Il n’aimait pas la sensation sur sa peau.


- Ah, et puis... moi c'est Darwen au fait. Vous êtes marchombre, non ?

Un sourire, plus franc, étira les lèvres d’Erwan.

- Qu’est-ce qui te fait dire ça ? demanda-t-il dans un clin d’œil, avant de continuer plus sérieusement. Et toi, tu es à l’Académie. Nyuu et Joya ont reconnu ta jument. Tu as faim ou tu as chassé ?

Le loup devait avoir chassé, durant tout le temps où Ylléna et lui avaient monté le camp et commencé à faire réchauffer la viande. Attrapant cette dernière sur la pierre, il en proposa à Darwen, puis à Ylléna qui l’engloutit d’un coup, avant d’en redemander.


- Je m’appelle Erwan, et ma fille Ylléna.

Ils mangèrent en silence pendant plusieurs minutes, alors que seuls les craquements du feu retentissaient dans l’air. Le chant des oiseaux nocturnes s’amplifiait alors que la nuit s’installait, et la fillette commença à bailler largement. Erwan l’envoya se coucher dans sa couverture, contre une selle, avant de revenir près du feu.


- A quel âge l’as-tu découvert ?

Nul besoin de préciser de quoi il parlait, il savait que Darwen comprendrait. Il avait aussi très envie de savoir qui était son Maître, à l’Académie, mais garda le silence sur ce point. Il attendrait d’en savoir un peu plus, ou peut-être que le garçon soit plus à l’aise.

Mais il était curieux.

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mer 09 Juil 2014, 11:58

La petite était complètement enthousiaste, et Darwen se demanda si elle avait vraiment conscience de ce qu'elle venait de faire pour lui. Non, il n'avait pas tout fait seul, c'était elle qui lui avait fait comprendre, et c'était le plus important. Elle avait beau être encore une petite fille, il avait une dette envers elle... Le jeune homme eut un sourire de gratitude pour le père qui lui tendit un pantalon, et se détourna quelques secondes pour l'enfiler. La gamine ne semblait pas le moins du monde gênée par sa nudité, peut-être parce qu'elle avait senti qu'il allait se transformer à nouveau, et qu'elle savait ce que ça allait donner... 'Wen vint ensuite s'assoir à côté du foyer, encouragé par le sourire de l'homme-jaguar.

- Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

L'apprenti sourit. Son attitude, ses mouvements, cette facilité à s'accorder avec son double animal... et puis il venait de remarquer que la jument qu'il avait empruntée à l'Académie semblait connaître celles de l'homme ; de plus ils n'étaient pas très loin de la bâtisse marchombre. La remarque de l'homme vînt confirmer ses dernières pensées. Lui aussi avait rapidement compris qu'il suivait des cours là-bas, et le sourire de Darwen s'agrandit. Il avait vraiment eu de la chance de tomber sur lui. Sur eux.

- Tu as faim ou tu as chassé ?

Des sensations du loup parurent par éclats dans l'esprit du jeune homme. La forêt, les odeurs, le mouvement du lièvre, le bond, les crocs dans la chair, le repas. Il semblait vraiment y avoir plus qu'un lien entre les deux identités du métamorphe, parce que la sensation de faim avait complètement disparue, bien que le fumet s'échappant de la nourriture grillée titillait délicieusement ses narines.  'Wen refusa donc avec un demi sourire la viande que lui proposait le marchombre, tandis que la gamine dévorait le morceau que son père lui avait donné, se léchant les doigts.

- Merci, il a... j'ai chassé, oui.

J'ai chassé. Les battements de cœur du jeune homme ne s'étaient pas encore vraiment calmés, alors qu'il réalisait une fois de plus que le loup n'était pas un ennemi qui le combattait pour prendre la place, mais une part de lui-même qui avait parfois besoin de sortir de lui, de s'échapper. Une part de lui qui avait des sensations et une manière de vivre différentes, des sens plus développés, et peut-être même une autre personnalité, adaptée à sa nature de canidé, mais une part de lui quand même, qu'il se devait de respecter. Ayant compris et ressenti comme une certitude ce qu'il était, il devait maintenant apprendre à maîtriser ses deux identités, à vivre avec. Mais il sentait que la Voie qu'il avait choisie allait certainement correspondre avec cet apprentissage de lui-même en tant qu'homme-loup, et il se sentit pleinement complet lorsqu'il songea que si son choix s'était porté sur les marchombres, ce n'était certainement pas un hasard. D'ailleurs, l'homme-jaguar ne venait-il pas de lui avouer qu'il était lui aussi marchombre ? Les yeux clairs du jeune homme brillèrent, et il se promit de parler à Syndrell de cette seconde identité et de sa rencontre avec cet homme, lorsqu'il la retrouverait pour son second cours. Il avait même hâte de se confier à elle, de partager son secret avec la petite marchombre aux cheveux bleus. Parce qu'elle était son Maître, elle le comprendrait et l'aiderait à avancer aussi dans ce sens-là...

- Je m’appelle Erwan, et ma fille Ylléna.

Tiré de ses pensées, Darwen adressa un nouveau sourire au marchombre. C'étaient de beaux noms. Cependant, il sentait qu'ils n'en avaient certainement pas terminé concernant sa transformation, il avait d'ailleurs besoin d'en savoir un peu plus, mais il préférait ne pas précipiter les choses et attendre que ce soit Erwan qui amène le sujet. Le jeune apprenti, la tête posée sur ses bras qui entouraient ses genoux, attendit donc que le père et la fille terminent leur repas, et les observa en silence. Il se sentait vraiment bien ici, le visage et les épaules chauffés par des flammes rassurantes, dans la nuit qui finissait de les entourer. Il échangea un sourire complice avec Ylléna tandis que le marchombre allait la coucher, avant de s'assoir à nouveau face à lui. Bonne nuit, petit serpent...

- A quel âge l’as-tu découvert ?

Darwen plongea son regard clair dans les yeux cobalt de l'homme. Le calme et la tranquille assurance qu'il dégageait le mettait totalement en confiance, et il se demanda s'il n'était pas Maître, comme Syndrell. Peut-être se connaissaient-ils dans ce cas... 'Wen se gratta pensivement sa barbe de quelques jours, réfléchissant rapidement à la question.

- Vers mes douze ans. J'avais un ami, Joan, âgé de quatre ans de plus que moi, qui est lui aussi métamorphe. J'avais découvert par accident à l'âge de dix ans sa seconde nature, un chat sauvage ; je n'ignorais donc pas l'existence des métamorphes. Cependant, Joan m'avoua que ses parents avaient très mal accueilli sa capacité à se transformer, et l'avaient abandonné dans la forêt, avant qu'il ne rejoigne mon village...

L'apprenti lâcha un soupir, et serra les dents.

- Il m'a donc recommandé de ne rien dire à mes parents. J'ai pu leur cacher ma seconde nature pendant environ trois mois, mais je ne contrôlais pas du tout mes transformations et un jour, ma mère me surprit en pleine action... La réaction de mes parents fut peut-être pire que celle qu'avaient eu les parents de Joan...

'Wen sentit sa gorge se serrer, et il se tut, incapable d'aller plus loin pour le moment. Ce que ses parents lui avaient fait subir, il avait essayé de ne plus jamais y repenser. Pas étonnant qu'il ait eu du mal avec le loup, Leynna et Ökhen ne l'avaient vraiment pas aidé... L'apprenti marchombre leva un regard douloureux vers Erwan.

- Et toi, comment as-tu découvert le jaguar ?

Cette fois, il avait utilisé le tutoiement. Le marchombre ne semblait pas beaucoup plus vieux que lui après tout, et lui-même l'avait tutoyé. Et puis, ils se connaissaient un peu mieux... 'Wen ressentait d'ailleurs le besoin, presque vital, d'en savoir plus sur l'expérience de l'homme. Il voulait savoir comment un autre métamorphe, qui s'entendait si bien avec son double animal, pouvait avoir vécu ses premières transformations...

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mer 09 Juil 2014, 12:24

[ Désolée pour la couleur qui pique les yeux ^^' ]




- Je l'ai découvert à l'âge de douze ans aussi. Quand mon père est mort au combat. L'émotion a été si forte... Le jaguar a jailli. On aurait pu s'en douter avant : les chevaux n'aimaient pas m'approcher.

Les Frontaliers me considéraient comme l'un des leurs, comme leur protégé, avant cela. Puis, ça a tout changé. Heureusement ma mère a toujours été là pour moi. C'est elle qui m'a montré la Voie. Mais elle ne pouvait pas comprendre, et je n'ai jamais cessé de me battre contre le Jaguar jusqu'à..


[ Coule un regard vers Ylléna ]

Jusqu'à rencontrer sa mère. Enfin, la rencontrer une seconde fois, car nous nous sommes connus quand nous étions jeunes....

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 10 Juil 2014, 10:05

(léger soupir)

- Je vois... ce fut donc difficile pour toi aussi... en même temps, ça ne m'étonne pas. Je me demande s'il y a encore beaucoup de métamorphes en Gwendalavir, et s'il y en a un seul parmi eux qui a pu bien supporter ses premières transformations !

(un éclair de surprise passe dans son regard)

- Tu es né à la Citadelle ? J'ai passé un an chez les Frontaliers, mais je ne me souviens pas t'y avoir croisé... et je t'avoue que je n'aurais pas oublié ta silhouette, à mon avis !

C'est donc ta mère qui fut ton Maître... Ça devait être un peu étrange, non ?






[Pas de problème ! ^^]

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 10 Juil 2014, 10:18

- Peut-être juste Ylléna, au final...

[coule un regard vers sa fille]

- Oui, j'y suis né, j'y ai grandi, mon père était Frontalier. Je suis parti à l'âge de seize ans avec ma mère, je pense que tu n'avais même pas encore découvert que tu étais métamorphe...

Je ne sais pas si c'était étrange. Non, je ne crois pas. C'était juste... dans l'ordre des choses.

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mer 16 Juil 2014, 19:14

Darwen se tut pendant un moment. Le marchombre semblait avoir une petite trentaine d'années ; lorsqu'il était parti de la Citadelle, il y avait environ douze ou quatorze ans de cela, lui-même était encore un gosse, et vivait heureux dans son hameau. Helwo était encore vivant, Angela la sorcière et les deux Faëls Lala et Rin étaient encore là... il ne savait peut-être même pas encore que Joan pouvait se transformer en chat sauvage... L'homme ferma les yeux un instant, se remémorant cet époque, un pâle sourire creusant sa joue.

Reportant son attention sur Erwan, il songea à ce que ce dernier lui avait dit précédemment. S'il en croyait ses mots, lui-même avait fait le bon choix en ne révélant rien de son secret aux Frontaliers. C'étaient de fiers et puissants guerriers, pleins d'honneur et de courage, mais ils étaient quand même humains, et avaient beaucoup de préjugés – surtout en ce qui concernait les Thüls. La plupart ne l'aurait jamais intégré plus ou moins parmi eux s'ils avaient su qu'il pouvait se métamorphoser en loup. A cette pensée, 'Wen retint un soupir. Décidément, les gens étaient tous les mêmes... Puis il repensa à Uliwëne, la première hormis Joan à avoir parfaitement accepté le loup ; à Crystal, qui avait fini par surmonter sa peur ; à Kaünis, qui n'avait pas semblé accorder tellement plus d'intérêt à la bête qu'à l'homme ; et à celui qui se tenait en face de lui. Et il rectifia. Non, il y avait quand même des gens bien...

Tandis que l'apprenti jetait un regard attendri à Ylléna, dormant à poings fermés, il se souvint soudain d'une autre phrase du marchombre aux cheveux blancs, qui l'avait fait tiquer. Jusqu'à rencontrer sa mère... C'était donc cette femme qu'il avait rencontrée qui l'avait aidé à accepter son double animal ? Certes, de son côté la présence d'Uliwëne avait adouci ses angoisses et son mal, mais la jeune Frontalière évitait quand même de trop aborder le sujet du loup, certainement de peur de le blesser. Elle ne l'avait pas aidé à "accepter" cette autre partie de lui, proprement dit. Par contre, lors de sa rencontre avec Kaünis... bon d'accord, ils s'étaient plus croisés que vraiment rencontrés, mais le jeune homme se souvenait parfaitement de la sensation harmonieuse qu'il avait ressenti avec le loup durant leur... étreinte. Une onde de chaleur lui remonta délicieusement le long du corps, et il se força à penser à autre chose.

Cette mère dont Erwan avait parlé, où était-elle en ce moment ? 'Wen se souvenait s'être posé la question, lorsqu'il avait constaté que l'homme voyageait seul avec sa fille. Il se rappela les yeux tristes de la fillette, et le doute revint. Était-elle seulement encore en vie, sa mère ? Peut-être était-elle marchombre elle aussi, et peut-être avait-elle un cours sur le moment, tout simplement... Darwen se rendit compte qu'il venait de poser la question tout haut à Erwan, en désignant Ylléna du menton, sans réfléchir.

-  Sa mère est marchombre, elle aussi ?

Il se mordit les lèvres un peu fort, mais c'était trop tard. Il tenta un rattrapage :

-  Je veux dire, pour t'aider à accepter ainsi le jaguar, elle ne doit pas être quelqu'un... d'ordinaire. Mais je peux me tromper...

Ou "ne devait pas". Face de Raï puant, s'injuria mentalement l'apprenti, tu ne pourrais pas tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de dire n'importe quoi ? Et si elle était morte, la mère ? Mais c'était trop tard. Et bon, il était le roi des gaffes de toutes façons... Comme pour l'histoire de la bourse avec Kaünis. 'Wen fit une grimace. Nom d'un Ts'lich, il ne pouvait pas penser à autre chose ? Et une envoleuse, fit une petite voix dans sa tête, ça aussi peut aider à s'accepter ? Nouvelle grimace. Il devenait accro ou quoi !

Son regard coula vers les trois juments de l'Académie qui broutaient tranquillement près d'eux, et Darwen remarqua alors que quelque chose lui était passé sous le nez. Cette petite jument alezane, là-bas... Ce n'était pas Nyu ? Celle que Syndrell avait choisi pour lui lors de son premier cours ! Tout occupé par le loup, il ne l'avait même pas remarqué avant. Nyu, qui avait appartenu au Maître de Syndrell, voyageait maintenant avec cet homme et sa fille. Simple coïncidence ? Après tout, s'il avait pu la monter, peut-être que n'importe qui à l'Académie pouvait l'emprunter, en quelque sorte... Mais 'Wen ne croyait pas tellement aux simples coïncidences, et son regard se fit attentif lorsqu'il s'adressa à nouveau à Erwan, en désignant cette fois la jument.

- Elle s'appelle Nyu, non ? Je l'ai montée durant mon premier cours. Mon Maître avait l'air très attachée à elle...




[Désolée pour l'attente ^^']

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mer 16 Juil 2014, 20:23

[ Pas de soucis, moi en tout cas je suis très emballée par ce RP ! ^^ ]




Le silence qui suivit ses paroles ne troubla pas Erwan : il savait que le garçon réfléchissait à ce qu’il venait de dire. Probablement, même, qu’il ressassait des souvenirs.
Lui-même avait été projeté des années auparavant, jeune homme qu’il avait été entouré des Frontaliers et de leurs valeurs morales, qu’il avait longtemps suivies avant de finalement prendre la suite de sa mère, alors que son père était décédé et qu’il était devenu la risée de tous.
Décidément, il est vraiment difficile de faire évoluer une communauté, surtout une communauté autant fermée sur elle-même que celle des Frontaliers. Des guerriers d’exceptions, certes, mais dont l’esprit était vraiment peu malléable, sauf lorsqu’il était question de survie.

Le Marchombre poussa un léger soupir et remonta la couverture sur l’épaule de sa fille, souriant tendrement. Elle s’était endormie si vite ! La fillette dormait de mieux en mieux, et il s’en réjouissait : les cauchemars ne la poursuivaient plus, c’était déjà une petite victoire.


- Sa mère est marchombre, elle aussi ? Je veux dire, pour t'aider à accepter ainsi le jaguar, elle ne doit pas être quelqu'un... d'ordinaire. Mais je peux me tromper...

Un léger souire étira les lèvres d’Erwan, alors que son regard se faisait lointain.

- Etait. Elle a été assassinée il y a quelques mois…

Sentait l’émotion lui monter au nez, Erwan prit une grande inspiration, avant d’expirer lentement. Plusieurs fois. Il était toujours aussi douloureux d’en parler, même s’il n’aspirait plus à la vengeance ou à l’oubli : désormais, il savait qu’il devait apprendre à vivre avec.


- Exceptionnelle est vraiment un euphémisme quand on la connaît. C’était la femme la plus fantastique qui soit. Ce n’est pas tant qu’elle m’a aidé en s’en rendant compte, c’est surtout que le Jaguar est tombé amoureux d’elle en même temps que moi. Autant dire que j’étais foutu !

Il avait voulu faire un peu d’humour, c’était tombé un peu à plat. Il haussa les épaules, les yeux brillants, parce qu’il ne pouvait pas faire autrement que d’être ému en pensant à Miss.
Elle lui manquait tellement…

- Elle s'appelle Nyu, non ? Je l'ai montée durant mon premier cours. Mon Maître avait l'air très attachée à elle...

Soudain, Erwan releva la tête, vivement.
Il connaissait Nyu ? Il était monté dessus ? Son Maître était très attaché à la jument ?
Un sourire étira ses lèvres.


- Oh, c’est donc Syndrell ton Maître ? Elle a été l’apprentie de Miss.

Quelle coïncidence, décidément !

- En tout cas, tu peux lui faire confiance. Syndrell sait tout pour le jaguar, et même Ylléna. C’est un membre de notre famille. Miss la considérait comme sa sœur.

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Jeu 17 Juil 2014, 01:16

[Moi aussiiii ! court Décidément, le titre de ce RP est très bien approprié !] 



Heureusement, Erwan ne semblait pas tellement blessé par sa gaffe, et 'Wen respira un peu mieux. Il ne s'était pas trompé sur la mort de cette femme, Miss, qui était donc également une marchombre – comme quoi les pires hypothèses pouvaient se révéler justes. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait la furieuse envie d'en savoir plus. Pourquoi avait-elle été assassinée ? Par qui ? Des questions qu'il ne pouvait pas se permettre de poser, déjà parce qu'il ne connaissait pas assez bien Erwan – il venait juste de le rencontrer après tout, même s'il se sentait proche de lui – et surtout parce qu'il n'avait pas le droit de forcer le marchombre à se souvenir de ça. Ça aurait été la pire chose à faire, vraiment ; et gaffeur, il l'était, mais il y avait quand même des limites...  

S'il avait envie d'en savoir plus sur cette Miss, c'était peut-être aussi parce qu'elle avait guidée son propre Maître sur la Voie, comme venait de lui confirmer Erwan. Ainsi, ça aurait pu être une manière d'en savoir plus sur Syndrell, et de se rapprocher d'elle... Le jeune homme réalisa encore une fois à quel point il avait eu de la chance en rencontrant Ylléna... et son père. Il avait la curieuse sensation que tout était lié, comme une boucle qui se refermait : deux – trois – métamorphes qui se rencontraient, avec un marchombre qui avait eu pour compagne le Maître de son propre Maître, et considérait cette dernière comme un membre de sa famille... Des détails, des signes interceptés auparavant prenaient soudain tout leur sens.

Une vive émotion s'était emparée de l'apprenti lorsqu'il avait entendu dans la voix d'Erwan et lu sur son visage combien cette Miss était encore importante à ses yeux, et il lui adressa un sourire compréhensif. La jeune femme avait dû être une personne hors du commun, l'expression que renvoyait le regard du jeune marchombre aux cheveux blancs ne permettait pas d'en douter. Darwen comprenait maintenant de qui Syndrell tenait ! Il ne pouvait imaginer la souffrance terrible qu'avaient dû endurer Erwan, mais aussi Ylléna et Syndrell, et qu'ils devaient endurer encore. La souffrance, et le manque... Toutefois, si assassin il y avait eu, le calme apparent d'Erwan ne suggérait pas la moindre colère ou soif de vengeance. Un état d'esprit que l'homme avait dû mettre longtemps à atteindre, et Darwen n'était pas du tout certain que lui-même y serait parvenu. Oui, vraiment, il admirait ce marchombre, cet homme, même s'il venait de le rencontrer. Il y avait longtemps qu'il n'avait ressenti un si grand respect pour une personne, mais ça ne lui paraissait même pas étrange.

- Je ne lui ai pas encore parlé du loup, mais si elle connait l'existence des métamorphes, elle doit certainement avoir de gros doutes sur moi, dit 'Wen avec un léger sourire, répondant à propos de Syndrell. De toutes façons, je me suis promis de lui en parler dès mon prochain cours... D'ailleurs, c'est marrant, au départ j'avais Éloïse Droque pour Maître, et Syndrell l'a remplacée alors qu'elle était appelée à Al-Jeit, sans qu'on n'en sache la raison... c'est peut-être le destin, plaisanta-t-il avec un petit rire.

Lâchant un soupir, il étendit ses bras derrière lui et croisa les jambes, puis baissa doucement les yeux.

- J'aurais peut-être dû lui en parler dès le début. Mais, même mis en confiance, je n'y arrivais pas, c'était trop lourd. Cette partie animale est si douloureusement ancrée dans mon passé, mon histoire... c'était encore trop personnel... Mais je suis déjà d'accord, Syndrell est quelqu'un en qui on peut totalement avoir confiance pour n'importe quoi. Enfin, c'est l'impression qu'elle donne..., ajouta le jeune homme avec un clin d’œil.

Il planta son regard de glace dans les yeux cobalt d'Erwan.

- Miss... vous savez qui l'a assassinée ?

Voilà, il l'avait dit, finalement. Des fois, il ne fallait pas trop réflechir, ça venait comme ça. Mais tandis qu'il parlait ainsi de son Maître avec un homme qui était encore un parfait inconnu quelques heures plus tôt, dans la lumière chaleureuse des flammes, 'Wen se sentait de plus en plus proche de lui, et, parallèlement, de cette Miss si admirable...

Il espérait qu'Erwan connaissait l'assassin, et ses motifs, parce que c'était toujours un peu moins dur de faire le deuil ainsi. Mais peut-être que sa question n'était pas si mauvaise ou dérangeante pour le marchombre, au contraire. Après tout, dans ces cas-là, on ne savait jamais.

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Ven 18 Juil 2014, 15:07

- Oui. Mais cela n'a pas vraiment d'importance désormais...

[ soupire doucement ]

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Ven 18 Juil 2014, 23:07

(léger sourire)

- ...Je comprends.






[Désolée, mais je vois pas ce qu'il aurait pu dire d'autre x)]

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Lun 25 Aoû 2014, 17:31

[ Désolée pour tout ce temps de réponse, mais c'est bon, normalement je suis à nouveau sur les rails ! ]


Un soupir franchit les lèvres d’Erwan.
Il n’était pas certain que Darwen comprenait vraiment, mais à dire vrai cela lui importait peu, encore une fois. Il devait apprendre à faire avec, c’était tout. C’était la chose la plus simple, et la plus compliquée à la fois.

Tournant les yeux sur Ylléna qui dormait enroulée dans ses couvertures, le Marchombre se pencha pour effleurer le front de la fillette du bout des doigts, et sourit tendrement.
Reportant son attention sur le jeune homme, le Marchombre le fixa dans les yeux plusieurs secondes.

Il repensait à sa mère, à son père. Peut-être que c’était son père qui était métamorphe… Cependant, sa mère – son Maître – ne lui en avait jamais parlé, ce qui lui semblait étrange. Plus étrange encore : elle n’avait jamais vraiment eu peur de lui, et avait accepté avec calme et mesure que son fils se transformait en animal. Pourtant, elle avait été incapable de comprendre comment fonctionnait le jaguar, par rapport à lui, et lui par rapport au jaguar.
Était-ce sa mère qui avait été métamorphe ? Est-ce que Yshidra se transformait elle aussi, mais n’avait pas la même perception de son animal que lui ? Est-ce qu’elle avait le même type de perception que Ylléna ? Est-ce que les perceptions changeaient selon les personnes, selon le sexe ?

Parce que Darwen aussi s’opposait à son animal. Vigoureusement.
Il était également un homme.
Sauf que Rilend s’était aussi opposée… Non. Cela avait été plus de la peur, mais elle l’avait plus facilement acceptée que lui…

Prenant une grande inspiration, Erwan ferma les yeux.
Il avait soudainement envie de trouver tous les métamorphes de Gwendalavir pour pouvoir discuter de tout cela avec eux. Marchombres ou non, il s’en fichait : la perception de l’autre allait bien au-delà de ça.

- Je pense que la réaction des parents conditionne beaucoup l’acceptation de ce partage de corps… Qu’est-ce qu’il s’est passé Darwen ?

Il poussa un soupir, mais ne laissa pas le temps au jeune homme de réagir. Encore moins de répliquer.

- J’ai pu constater que c’était héréditaire, cette capacité. En y réfléchissant, ma mère n’a pas été vraiment surprise quand elle a découvert le jaguar… Je ne sais pas pourquoi, d’ailleurs. Et toi Darwen ? Tu tiens forcément d’un parent. Maximum au second degré : un grand parent, peut-être… Tu ne crois pas ?

Le Marchombre s’emballait.
Tout simplement parce que malgré tout, malgré le fait que maintenant il s’accorde avec le jaguar la plupart du temps, il cherchait, plus ou moins inconsciemment, des réponses à ces questions qu’il s’était toujours posées, au fond de lui.

Et le fait qu’Ylléna vive si bien cette caractéristique physique donnait peut-être un indice pour le reste…

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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mar 26 Aoû 2014, 12:58

[Pas de souci !]




- Je pense que la réaction des parents conditionne beaucoup l’acceptation de ce partage de corps… Qu’est-ce qu’il s’est passé Darwen ?

Le métamorphe sentit un long frisson lui remonter le long du dos.
Qu'est-ce qu'il s'était passé ?

***

Leynna épousseta sa robe pour en ôter la terre qui s'était accumulée dessus. Elle venait de planter une nouvelle rangée de légumes, et un sourire étira doucement ses lèvres lorsqu'elle leva un regard vers le ciel. Le temps était parfait, il faisait encore humide de la dernière pluie mais le soleil pointait déjà quelques rayons timides hors des nuages, rendant dorée la mèche de cheveux qui s'échappait de son chignon, lui tombant sur la joue. Et, comme souvent lorsqu'elle se trouvait dans son jardin, la jeune femme pensa à ses amis partis. Angela avait choisi d'aider l'Empire dans sa lutte contre les guerriers-cochons quelques semaines plus tôt ; elle avait été la dernière à les quitter. Le vieil Helwo avait lâché son dernier souffle il y avait de cela presque un an, et il avait fallu du temps à tout le monde pour s'en remettre un peu. Mais ceux qui lui manquaient le plus étaient Sheila et Arin, qui avaient souhaité retrouver leur peuple après tant d'années passées avec les humains. Leynna aimait beaucoup les deux Faëls, Arin et son sens de l'humour irrésistible, et surtout Lala chez qui elle avait trouvé une véritable amie... Et elle savait qu'elle n'était pas celle qui souffrait le plus de leur départ. Darwen, même s'il avait encore Joan à ses côtés, lui demandait souvent quand les Faëls allaient revenir... Lâchant un soupir, Leynna allait arroser les nouveaux plants lorsqu'elle entendit un cri étouffé en provenance de la maison. Elle s'immobilisa, reconnaissant la voix de son fils. Ce n'était sans doute pas très grave... Le second cri qui résonna lui donna l'intime conviction qu'elle se trompait. La voix lui avait semblé presque inhumaine...  Mue par un mauvais pressentiment mêlé d'angoisse, elle se précipita vers la maison.



- Aaaah !

Occupé à sculpter un joli morceau d'ébène, Ökhen poussa un juron lorsqu'il sentit la lame du couteau lui entailler le doigt. Mais que se passait-il ? Il avait reconnu la voix de sa femme, et il fronça les sourcils alors que le hurlement n'en finissait pas. Il ne comprenait pas ce qu'il pouvait lui arriver, dans leur petit hameau paisible – les Raïs ne se risquaient jamais dans les environs, aussi près des Frontaliers – mais Leynna semblait en danger. Sans attendre, Ökhen saisit une fine bûche de bois, se leva pour quitter son atelier et se précipita vers la maison.

Lorsqu'il franchit la porte d'entrée, le hurlement s'était tu, mais ce fut d'autres sons qui lui parvinrent, comme des halètements mêlés de jappements et de grognements. Une bête étaient rentrée dans la maison et menaçait la jeune femme ! Serrant son arme improvisée, l'homme escalada les escaliers quatre à quatre, se précipita vers la salle d'eau... S'immobilisa. Statufié par une vision improbable, il sentit son cri se bloquer dans sa gorge.

Leynna, blanche comme un linge, était tombée sur le sol trempé d'eau sous le coup de la stupeur. Elle fixait d'un regard horrifié quelque chose devant le large baquet renversé, droit devant elle. Quelque chose de sombre, quelque chose de gros, quelque chose de poilu. Quelque chose qui avait été humain, et qui ne l'était plus. Les pensées tournaient à tout allure dans le crâne d'Ökhen tandis qu'il s'approchait lentement du quelque chose. De la bête.

- Da... Darwen ?

Un regard infiniment clair se planta dans le sien. Un regard bien étrange pour un loup... qui, la gueule écumante, allait se jeter sur Leynna et lui ! Sans prendre la peine de réfléchir, Ökhen abattit le morceau de bois sur le crâne de l'animal, de toutes ses forces.


***

- Je suis tellement désolée, 'Wen, mais tu ne peux pas vivre comme ça. C'est la seule chose que nous pouvons faire pour toi. Pour nous...

Livide, le gamin hocha la tête de manière presque imperceptible.
Ferma les yeux.

La lame traça une ligne brûlante sur son ventre, et tandis que le sang s'échappait de la blessure, il sentit qu'il perdait connaissance. Encore une fois.

Il ne comprenait pas...


***

Il n'avait jamais compris. Et pourtant, il avait enduré la même torture pendant plusieurs mois, se répétant qu'il devait faire confiance à ses parents. Tout en ayant le sentiment intime qu'ils se trompaient... Le gamin se laissait plus ou moins faire ; parfois, il hurlait sa douleur et son désaccord, d'autres fois, il endurait la souffrance sans une plainte, se résignant à son sort. La nuit, il sanglotait, enfermé seul dans la minuscule pièce sombre. Ne supportant plus cette vie folle et absurde, c'était sous sa forme de loup qu'il avait trouvé la force et le courage de fuir. Puis qu'il avait tenté d'oublier...

Erwan avait raison, sans aucun doute. Peut-être que si ses parents avaient accueilli sa nouvelle forme différemment, il l'aurait également mieux acceptée. S'ils avaient tenté de comprendre, il aurait aussi comprit plus vite. Mais voilà, ça ne s'était pas passé ainsi, pour son plus grand malheur... Darwen cligna des paupières en réalisant que le marchombre parlait encore, mais le frisson ne voulait pas le quitter.

Il leva un regard surpris vers l'homme-jaguar.

- Héréditaire ? Je n'avais jamais pensé à ça... Tu veux dire que ta mère se... transforme peut-être, elle aussi ?

Le jeune homme baissa les yeux, réfléchissant un moment. C'était vrai qu'Ylléna se transformait elle aussi... Mais était-ce parce que son père était-lui-même métamorphe ? Darwen réalisa qu'il n'était pas vraiment convaincu, tandis que ses pensées s'envolaient vers ses parents. Lorsqu'il reprit la parole, sa voix était murmure.

- Ça m'étonnerait vraiment que l'un de mes... parents possède cette capacité.

S'ébrouant comme s'il réalisait brusquement où il se trouvait, 'Wen serra la mâchoire, la détendit... finit par hausser les épaules. Du menton, il désigna ses cicatrices, bien visibles sur son torse nu.

- Ce sont eux qui m'ont fait ça, lâcha-t-il comme une évidence. Pour faire fuir le démon... Vu comme ça, c'est sûr que ça a pas dû m'aider à l'aimer, ce fichu clébard !

Un sourire sardonique étira ses lèvres. Faire fuir le démon... C'était tellement absurde qu'il en aurait presque ri !

Et puis, le jeune homme repensa à cette question de l'hérédité, et son regard se fit presque absent. Ses parents avaient-ils déjà pu connaître un métamorphe avant lui ?

- Un grand-parent, hein... Je n'ai pas le souvenir d'en avoir mentionné un seul avec mon père ou ma mère. La question ne m'a jamais parue évidente, sûrement parce que les habitants du hameau dans lequel je suis né étaient comme ma famille. L'un d'eux comme un grand-père...

Souriant distraitement, l'apprenti marchombre plongea son regard dans les flammes. La nuit était déjà bien avancée...

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Mer 27 Aoû 2014, 10:47

Erwan laissa le garçon se plonger dans ses souvenirs.
Il n’avait pas besoin d’entendre ce qu’il se remémorait : Darwen seul décidait s’il voulait vraiment en parler, à haute voix. Il avait posé la question, pour que le garçon se pose lui-même la question. Et surtout, parce que les mots ne sont pas les seuls vecteurs d’information.

Il vit le garçon se tendre, presque à l’extrême, les épaules remontées et le menton bas. Il se refermait sur lui-même, le temps d’un souvenir – peut-être plusieurs souvenirs. Le Marchombre se contentait de l’observer.


- Héréditaire ? Je n'avais jamais pensé à ça... Tu veux dire que ta mère se... transforme peut-être, elle aussi ?

Erwan haussa les épaules.

- Je n’en sais rien. Peut-être qu’elle se transformait. Je ne le saurai jamais.

Ça m'étonnerait vraiment que l'un de mes... parents possède cette capacité. Ce sont eux qui m'ont fait ça. Pour faire fuir le démon... Vu comme ça, c'est sûr que ça a pas dû m'aider à l'aimer, ce fichu clébard !


Un sourire mauvais passa sur le visage du garçon, tandis qu’Erwan laissait son regard glisser sur les cicatrices sur son torse. Il y en avait beaucoup, plus ou moins larges ou longues, mais toutes avaient la particularité d’être bien refermées, et vieilles. Elles finiraient par s’estomper en grande partie avec le temps.


- Un grand-parent, hein... Je n'ai pas le souvenir d'en avoir mentionné un seul avec mon père ou ma mère. La question ne m'a jamais parue évidente, sûrement parce que les habitants du hameau dans lequel je suis né étaient comme ma famille. L'un d'eux comme un grand-père...

Erwan resta silencieux, se contentant de hocher la tête.
Si ses parents ne lui en avaient jamais parlé, rien n’excluait donc l’hypothèse. Ou alors, ce n’étaient pas ses vrais parents. Mais le Marchombre n’était pas assez stupide pour lancer cette idée à haute voix : cela n’aurait peut-être pas servi à grand-chose, et cela risquait de blesser l’apprenti plus qu’il ne l’était déjà.

Pourtant, quand il releva les yeux pour croiser ceux de Darwen, l’idée tournait encore dans sa tête.
Un soupir franchit les lèvres d’Erwan, et il passa sa main dans ses cheveux qui ressemblaient à une tignasse blanche indomptée – il n’avait pas eu le courage de les recouper et ils devenaient presque gênants parfois.


- Dormons, il se fait vraiment tard.


*

Le Marchombre se leva alors que les oiseaux commençaient à peine à chanter. Les premiers rayons du soleil n’avait pas encore percé la barrière de la terre pour s’y étirer gracieusement, et il y avait dans l’air ce silence harmonieux et terrestre si prenant.

Le feu avait besoin d’être ravivé, et Erwan laissa Ylléna dormir avec Darwen une paire de dizaine de minutes pour aller chasser quelque chose. Il trouva rapidement une crissanne dorée, et une flèche lui traversa le gosier quelques secondes plus tard.
Et alors qu’il revenait vers le camp, il comprit que Darwen et sa fille étaient réveillés.

Lâchant la volaille près du feu, il déposa un baiser sur le front d’Ylléna en la saluant, et tourna les yeux vers Darwen.


- Vous avez faim ?

Ils préparèrent la crissanne ensemble, et Ylléna s’amusait avec les plumes un peu plus loin. Soudain, elle se précipita sur le dos d’Erwan, et posa son menton sur son épaule, tirant un sourire au Marchombre.


- Nous, on va à l’Académie ! Je veux rentrer. Tu fais quoi toi ?

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MessageSujet: Re: Quand l'autre devient nous [PV Darwen]   Dim 31 Aoû 2014, 13:17

Il ne le saurait jamais ? Sa mère était donc également décédée ? Darwen ne prit pas la peine de poser la question au marchombre, il avait conscience que ça aurait été un cruel manque de tact ; et puis, même si savoir si la mère d'Erwan possédait ce don de métamorphose aurait pu les avancer sur cette idée d'hérédité, il savait que ce n'était pas si important, pour le moment. S'il lui en prenait l'envie un jour, il partirait peut-être à la recherche de ses propres parents, non par besoin de les revoir mais pour leur poser quelques questions à propos de cette capacité de transformation – en avaient-ils connaissance avant de le voir, lui ? Savaient-ils si un membre de leur famille la possédait ? Et leur réaction si violente avait-elle eut un rapport avec leur ignorance de la chose ou, au contraire, avec un évènement passé qui les avait marqué ? Il y avait beaucoup d'interrogations qui ressurgissaient parallèlement à cette rencontre avec l'homme-jaguar et la fille-serpent, mais pour le moment, le jeune homme n'était vraiment pas pressé de retrouver ses parents. Comme pour confirmer ses pensées, mettant un terme à la discussion, Erwan proposa de dormir, et l'apprenti hocha la tête avant d'aller s'allonger dans sa couverture, les yeux rivés sur le ciel étoilé. Le loup était là aussi, calme et serein.
***


'Wen se réveilla tôt, et pourtant il sentit que l'homme-jaguar s'était levé plus tôt encore ; en effet, il constata qu'il ne se trouvait pas dans les environs du camp. Darwen songea que le marchombre devait lui témoigner une grande confiance pour laisser sa fille seule avec lui, et un sourire de gratitude étira un instant ses lèvres. Posant son regard sur Ylléna qui commençait à bouger dans ses couvertures, il sentit que ça lui faisait tout drôle de se réveiller avec une petite fille à ses côtés. La jeune métamorphe bailla un grand coup en se réveillant, et Darwen ne put s'empêcher d'avoir une pointe de tendresse pour elle, qui s'intensifia alors qu'elle posait ses grands yeux violets sur lui, lui souhaitant bonjour et lui demandant s'ils avaient parlé très tard avec "papa". Le jeune homme lui décocha un clin d’œil malicieux pour toute réponse, avant de surveiller le feu qu'Erwan avait sans doute rallumé avant de partir chasser. Le marchombre revint à cet instant, une crissane dorée à la main – volaille savoureuse que seuls les bons archers pouvaient se vanter de savoir chasser. Darwen n'avait pas vraiment faim, mais il avait rarement eu l'occasion de goûter ce gibier ; il aida donc Erwan à préparer la viande. Ses yeux brillèrent et un sourire passa sur ses lèvres lorsqu'Ylléna se précipita sur son père pour lui poser sa question, qui devait lui trotter dans la tête depuis un petit moment.

- Nous, on va à l’Académie ! Je veux rentrer. Tu fais quoi toi ?
- Je rentre à l'Académie, moi aussi, en vue de mon second cours. Si mademoiselle le souhaite, je peux donc continuer avec vous, répondit le jeune homme avec un clin d’œil en direction d'Ylléna.

Elle lui tira la langue, et Darwen lui renvoya une petite grimace complice avant de reporter son attention sur Erwan, l'interrogeant de son regard clair.





[Court, mais je pense qu'on arrive à la fin, quoi que décide Erwan Wink Un très beau Rp, et important pour 'Wen... un peu court peut-être, mais c'est sans doute mieux comme ça ! ^^]

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