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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mar 17 Juin 2014, 11:33

L’auberge des chiens-loups.
C’était l’établissement dans lequel Dolce était rentré quelques heures plus tôt, espérant y trouver un repas et un lit douillet. Alors, certes, il y avait trouvé ces deux choses, mais le repos, certainement pas : dans la salle principale se déroulait un concert plutôt folklorique, et impossible de trouver le sommeil avec cette cacophonie incessante.
Il avait donc décidé de descendre et de s’amuser un peu, lui aussi.

Assis seul à une table, il tenait entre ses mains un verre de liqueur de framboise, et observait les gens qui dansaient sur la piste. En entendant des pas près de lui, il tourna vivement la tête pour se retrouver face à une délicieuse créature qui se pencha vers lui langoureusement.

- Salut toi, ça te dirait de danser ?

Dolce observa la femme, ses larges boucles d’un brun chaleureux, la courbe de ses hanches et de sa poitrine, qu’elle agitait en connaissance de cause sous son nez.
Après tout, une danse, ce n’était pas grand-chose, si ?

- Si vous voulez, délicieuse demoiselle.

Et oui, c’était ainsi : si le cœur de l’Envoleur était totalement pris, c’était aussi dans sa personnalité de charmer, il adorait cela. Il ne pouvait pas réellement s’en empêcher, quand il était seul, car la compagnie était toujours agréable, et cela lui permettait d’arriver à peu près à mettre de côté ce pincement au cœur qu’il ressentait dès que sa Marchombre n’était pas avec lui.
Et il savait toujours mettre le holà avant que ça dégénère pour lui.

Attrapant donc délicatement la main de la femme, il lui sourit tranquillement, et ils dansèrent sur une musique relativement rythmée. Elle s’appelait donc Cassandra et travaillait chez le vendeur de tissus, quelques rues plus loin. Une envie de s’évader pour un soir l’avait prise, et elle avait atterrit dans l’auberge des chiens-loups presque par hasard – le hasard qui fait si bien les choses, hein ?

Passant de bras en bras, et de tailles en tailles Dolce profita de sa soirée.
Il aimait ces discussions pleines de sous-entendus, et aussi la réaction des femmes quand il les charmait pour les congédiait. Il savait suffisamment y faire pour ne pas les vexer, et avait jusque-là trouvé toujours le moment parfait pour glisser son secret – son cœur pris – dans les conversations.

Il dansa jusqu’à ce que la musique s’arrête, et but encore un peu après que les musiciens soient partis de l’auberge avec leurs instruments sous le bras. Il finissait son verre lorsque l’aubergiste l’apostropha.

- On va fermer la salle.

Dolce se leva pour rejoindre sa chambre, mais il n’avait désormais plus envie de dormir. Jetant un coup d’œil à sa fenêtre, une idée lui traversa l’esprit, et il se laissa glisser dans la rue par le cadre ouvert.
Il était si tard que même les quartiers coupe-gorges étaient déserts, sauf parfois un chien ou un rat qui les traversaient.
Se hissant souplement sur les toits, l’Envoleur leva les yeux vers les étoiles pour les contempler. Il s’imaginait aux côtés de Syndrell… Elle lui manquait déjà.

Jusqu’à ce qu’un bruit de lutte attire son attention, quelques rues plus loin.
Une demi-douzaine d’hommes était en train d’encercler une femme, et pas besoin de leur demander ce qu’ils faisaient pour connaître leur intention. Mais pourquoi une femme se baladait-elle dans les rues mal famées à cette heure-ci ?
Ne réfléchissant pas plus, Dolce se réceptionna sans bruit sur le sol, et brisa la nuque du premier homme qu’il trouva.
Sauf qu’à côté, le combat était déjà engagé.

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mar 17 Juin 2014, 15:48

Gracieuse jouait avec le collier qu’elle venait de récupérer, quelques heures plus tôt, chez un certain Seigneur Til’Dro. Son employeur lui avait demandé de le récupérer, et elle avait mené sa mission à bien, et sans aucun accro. Elle espérait bien que Dil’Maroan lui fournirait la paye en conséquence : elle avait mis moins de trois heures à faire son travail, cela méritait une augmentation, quand même.

Sauf que cela faisait déjà trente minutes qu’elle attendait dans sa salle d’apparat.
Son immense maison, à trois étages, devait comporter au moins trente ou quarante pièces. Elle était installée dans l’un des trois salons, confortablement assise dans un immense canapé aux broderies recherchées et délicates, dessins d’or délicat sur le bleu roi du tissu. Le mobilier était affreusement chargé, comme s’il avait ce besoin d’étaler sa richesse à tout bout de champ : et bien, à l’étaler, elle allait s’en approprier un peu plus quand il arriverait.

Des bruits de pas lui parvinrent, de la pièce située derrière elle, et elle se tourna de trois-quarts pour voir si c’était bien Dil’Maroan ou juste des domestiques qui traînassaient. Ah, non ! Enfin, l’homme venait, accompagné sans aucun doute de ce qui semblait être un valet.


- Oh, Mademoiselle Dûbuchev, excusez mon retard, nous avons eu un petit… incident.

Acceptant les excuses d’un petit hochement de tête, Gracieuse laissa l’homme s’asseoir en face d’elle, dans un fauteuil paré des mêmes couleurs que le canapé sur lequel elle était installée. Croisant les cuisses, la gauche par-dessus la droite, elle tapota du talon de sa botte gauche sur son tibia droit, montrant qu’elle était quand même agacée.


- Voici ce que vous m’avez demandé de récupérer.

Elle posa le collier sur la table, et les perles tintèrent allègrement contre le verre décoré lui aussi. Leur couleur d’un doux rose très pâle, ressortait étrangement dans la pièce surchargée de doré.


- Je veux une allonge. J’ai fait ça en deux heures, et je vous ai attendu presque une heure de plus.

Dil’Maroan se gratta le menton, jeta un œil à son valet, ce qui tira un froncement de sourcils à Gracieuse. Mais elle avait cette tranquille assurance, celle qui disait que s’il essayait de l’arrêter, ou de dire non, elle lui ferait payer le prix qu’elle demandait.
Ce fut sans doute cela qui convainquit le seigneur de lui lancer une première bourse, puis une seconde.

- Très bien, je double votre mise. Maintenant, sortez.


ф ф ф


Quand elle sortit de chez Dil’Maroan, la nuit était vraiment avancée. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait réussi si rapidement à récupérer le collier : ils dormaient tous, dans cette fichue baraque. Pas compliqué de s’y frayer un chemin !
Fière du poids des deux bourses à sa ceinture, Gracieuse avançait tranquillement dans les quartiers mal famés de la ville. Elle comptait retrouver un ami, Filean, avant de rentrer au Domaine : elle lui devait encore quelques pièces d’or, et comme elle les avait, autant les lui rembourser tout de suite.

Tournant dans une ruelle particulièrement étroite, elle repéra très rapidement les six hommes qui étaient entassés au milieu de cette dernière.
N’ayant aucune envie de faire le détour par le pâté de maison voisin, Gracieuse s’enfonça dans la ruelle en soupirant, prête à remettre ces ivrognes à leur place.


- Hé ma jolie ! Qu’est-ce que tu fais dans ces quartiers ? C’est pas un endroit pour les dames ici !
- Mais si, mais si. Les dames sont toujours très bien accueillies !
- Tu veux qu’on te montre ?


Gracieuse poussa un nouveau soupir.
Les six hommes étaient en train de l’encercler, mais elle n’en avait pas grand-chose : elle pouvait s’en débarrasser sans plus de sommation. Et alors qu’elle allait répliquer, une silhouette tomba derrière l’homme pile en face d’elle, et il tomba à la renverse, découvrant l’identité d’un autre homme qu’elle connaissait pour l’avoir croisé quelques jours plus tôt : Dolce, à l’Ahn-Ku de Kaünis.

Un nouveau soupir.
L’envoleuse se précipita en avant, frappa un homme à la tempe avec son coup de pied retourné, enfonça un plexus solaire, brisa un crâne et déboita une rotule en moins de dix secondes.
Un seul geste, un seul souffle.
Il ne restait déjà plus que deux ivrognes, et elle ne put s’empêcher de lancer :

- Laisse-les moi !

S’élançant en avant, elle faucha les pieds du premier, qui s’écroula sur le second. Alors, elle bondit au-dessus d’eux dans un sourire carnassier, et un poignard apparut dans sa main droite, pour trancher la gorge de celui qui était au-dessus de l’autre. D’un coup de pied, elle dégagea le second et lui enfonça la lame entre les deux yeux, et il mourut ainsi, les paupières ouvertes.

Se redressant souplement, Gracieuse fit passer ses cheveux dans son dos, agita sa lame pour la débarrasser du sang de l’ivrogne avant de la rengainer.
Alors seulement, elle leva les yeux vers l’homme qui avait voulu lui venir en aide, un petit sourire sur le visage.


- Dolce, c’est ça ? Tu te souviens de moi ? demanda-t-elle en poussant du pied les cadavres, histoire de voir s’ils n’avaient pas des bourses à récupérer.
C’était bien sa veine, car plusieurs en avait des remplies. Elle en lança une à Dolce.

- Tiens, pour celui dont tu t’es occupé.

Elle avait largement assez de pièces d’or pour plusieurs mois, même si elle devait faire des provisions pour deux - pour elle et Alaya. Cette pensée lui en tira une autre : décidément, elle s’était vraiment attachée à son apprentie !

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mer 18 Juin 2014, 12:01

Le combat était déjà engagé, et surtout la femme n’avait aucunement besoin d’aide : elle se débarrassa de quatre ivrognes en moins de dix secondes, et Dolce ne put s‘empêcher d’admirer sa technique, avant de vouloir se tourner vers les deux derniers hommes.

Mais la voix de la femme l’intercepta et l’arrêta mieux que n’importe quel autre signal.

- Laisse-les moi !

Il fronça les sourcils, mais arrêta immédiatement son mouvement, et recula même d’un pas pour faire la place à ce véritable feu-follet.
Parfaitement à l’aise, elle virevoltait littéralement, se glissant dans le temps du combat tellement facilement qu’il en fronça les sourcils, jusqu’à enfin comprendre, lorsqu’elle s‘arrêta pour l’observer une seconde, et délester les hommes de leur bourse.

Il la connaissait.
Il l’avait vue récemment, mais il eut du mal à retrouver quand, même en réfléchissant. Heureusement pour lui, elle lui donna un indice.

- Dolce, c’est ça ? Tu te souviens de moi ?

Il la connaissait, elle le connaissait, mais elle, au moins, elle se souvenait de son nom, et donc sans doute du moment où ils s’étaient rencontrés. Il chercha dans sa mémoire, passant en revue les dernières semaines, et soudain, il eut une illumination : à l’Ahn-Ku de Kaünis !

Cette femme était l’une des Envoleuses qui évalué avec lui l’apprentie prometteuse de Gil. C’était elle qui lui avait fait passer sa dernière épreuve, la désescalade de cette falaise infestée de serpents. Mais il ne parvenait pas à remettre un nom sur son visage, malgré lui. Il avait tendance à rapidement oublier le prénom des femmes qui n’étaient pas Syndrell : c’était sans doute un nouveau signe.

Il ouvrit la bouche pour répondre, la referma quand il reçut la bourse dans le creux de ses mains, surpris qu’elle partage. Pour celui dont il s’était occupé ? Au final, il n’avait pas fait grand-chose, et elle n’avait pas eu besoin de lui : beaucoup de femmes ou d’hommes ne lui auraient rien donné.
Fronçant les sourcils, l’homme s’ébroua.

- Merci.

Glissant la poche de cuir à sa ceinture, Dolce passa sa main sur son crâne qu’il venait de tondre quelques jours auparavant, ôtant la chance aux étrangers de voir la couleur verte foncée de ses cheveux. Si courts, on ne voyait rien d’autre que des cheveux bruns, et cela lui convenait.

- Je me souviens de toi, au Domaine, mais je suis incapable de donner ton prénom, personnellement.

Il lui sourit tranquillement.

- Désolé, s’excusa-t-il. C’est eux qui ont voulu s’en prendre à toi, ou l’inverse ?

Un nouveau sourire éclairait ses traits. Les ruelles étaient mal éclairées, et la lumière dispensée par la lune ne glissait son manteau argenté que sur le sommet des objets, laissant les coins d’ombre devenir des chiens enragés et des monstres effrayants.

- On devrait sortir d’ici, non ?



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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mer 18 Juin 2014, 18:13

Elle ne fit que sourire quand il la remercia pour la bourse : elle avait déjà suffisamment d’or à la ceinture pour le moment. Autant que cela serve à quelqu’un. Le regard de Gracieuse suivit le geste de Dolce, qui se passa la main sur son crane presque rasé, en tout cas tondu de près.
Quelques semaines plus tôt, ils étaient clairement plus longs. Elle préférait les cheveux un peu plus longs, pour les hommes, sans non plus qu’ils tombent en dessous des oreilles, mais cela donnait un petit air sauvage qu’elle affectionnait généralement.

- Je me souviens de toi, au Domaine, mais je suis incapable de donner ton prénom, personnellement.

Elle soupira.
Non, décidément, elle n’était pas assez remarquable, ces derniers temps. Elle avait l’impression que le monde entier s’était retourné contre elle pour faire s’effondrer ses certitudes : d’abord, cette affection profonde qu’elle développait pour son apprentie, ensuite les pensées de Gil qui ne la quittaient pas, puis maintenant un homme qui ne se souvenait pas d’elle… cela commençait à faire beaucoup, là tout de suite.

Jouant avec une mèche rebelle qui s’était échappée de sa queue de cheval haute, elle prit une grande inspiration. Mais le sourire serein de Dolce la rassura sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Il semblait si calme, si tranquille, si sûr de lui. Et surtout, très conciliant, et doux.


-  C’est eux qui ont voulu s’en prendre à toi, ou l’inverse ?

Elle tourna la tête pour contempler les six hommes étalés sur le sol, sans qu’aucune mare de sang ne les entoure. Elle avait été particulièrement efficace, elle devait le reconnaître. Peut-être que de n’être plus remarquable, elle en devenait meilleure dans un autre domaine ? Non, elle en doutait. Mais elle était plutôt fière d’elle, en regardant ces hommes étalés.


- Je me rendais chez un ami, ce sont eux qui me sont tombés dessus.

- On devrait sortir d’ici, non ?


Acquiesçant, Gracieuse adressa un petit sourire à Dolce et sortit de la ruelle en l’effleurant subtilement. Une fois dans une rue plus large et moins coupe-gorge, elle s’arrêta et s’adossa à un mur.
Croisant les bras sur sa poitrine, elle détailla Dolce un instant.


- Tu viens souvent en aide aux femmes comme ça ? Ou tu attends quelque chose en retour ?

En pensant à Filean, Gracieuse se dit qu’il pouvait bien attendre quelques heures ou jours de plus. Ou du moins, il pouvait bien attendre le lendemain.
Haussant les épaules, elle attendit donc tranquillement la réponse de Dolce.
Et s’il attendait quelque chose en retour, elle était toute disposée à le lui offrir, pour peu qu’il ne la mette pas en rogne d’ici là.


- Au fait, moi je m'appelle Gracieuse. Retiens-le, cette fois !

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mer 18 Juin 2014, 18:58

[ Si quelque chose ne te convient pas, MP ! Je me suis un peu emballée x) ]



Elle passa si près de lui que Dolce fronça les sourcils.
Avances subtiles ? Ou juste coïncidence ? Il opta pour la seconde option, alors que la femme s’éloignait de la ruelle pour trouver un quartier plus calme et plus large.

On percevait, dans le lointain, une très légère odeur de grillé, comme si quelqu’un faisait à manger à une heure pareille. A moins que ce ne soit un incendie, mais il en doutait : il y aurait eu plus d’agitation que ça, si cela avait été le cas.
Non, il y avait simplement les étoiles, loin au-dessus des toits, et il leva les yeux pour les contempler, ainsi que la rondeur naissante de la lune, qui entrait dans son premier quartier.

Al-Vor était une ville qu’il ne connaissait pas spécialement. Évidemment, il avait des amies dans ce coin, mais cela faisait des années qu’il ne les avait pas revues, il se demanda soudain ce qu’elles faisaient, si elles étaient encore en vie surtout. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve.

- Tu viens souvent en aide aux femmes comme ça ? Ou tu attends quelque chose en retour ?

Surpris et offusqué à la fois de la deuxième question, Dolce en resta interdit un instant.
Attendre quelque chose en retour ? A part peut-être des remerciements, cela n’avait jamais été le cas. Il était toujours simplement heureux de pouvoir aider les gens qui en avaient besoin. Il volait même des pommes au marché pour les donner aux gamins orphelins qui mourraient de faim. Non, il se considérait comme un homme avec des valeurs, et surtout des préceptes moraux. Ce qui ne l’empêchait pas d’ôter la vie quand c’était nécessaire, et pour protéger ceux qu’il aimait.

- Euh…

- Au fait, moi je m'appelle Gracieuse. Retiens-le, cette fois !

- Gracieuse… Mais oui, bien sûr !


Il eut un nouveau sourire d’excuse à l’adresse de l’Envoleuse. Généralement, il avait une bonne mémoire des visages et des noms, mais il devait avouer que ces derniers temps, il avait un peu plus de mal. C’était peut-être l’âge !
Embarrassé, il se gratta le menton.

- Oui, ça m’arrive souvent. Si je peux aider, je n’hésite pas… Et non, je n’attends en retour. En plus, en l’occurrence, tu n’avais pas besoin de mon aide.

Souriant, Dolce sentit un baillement monter, et il barra sa bouche de sa main en clignant des paupières.

- Oh, pardon. Je crois qu’il vaudrait mieux que j’aille dormir.

Il devait retrouver l’auberge, et sa fenêtre ouverte, en espérant que personne n’y était rentré en son absence : il avait laissé son arc à l’intérieur.

- J’ai une chambre dans une auberge. Tu devrais peut-être aller chez ton ami.

C’était la meilleure solution, oui.
Mais soudain, une silhouette familière se découpa dans la rue dans laquelle ils se tenaient, tous les deux. Une silhouette familière pour Dolce, qui fronça les sourcils parce que la lumière n’était pas suffisante pour qu’il sache réellement qui c’était. Mais c’était sans compter l’attitude de la personne, qui se jeta littéralement sur lui.

- Dolceee ! Enfin ! Ca fait des mois que je te cherche !

Titubant un instant sur place, l’Envoleur finit par refermer ses bras sur la femme riante qui s’était précipitée sur lui telle un boulet de canon. Une femme, qui était sa sœur. Tendresse.

- Tu me cherchais ? Vraiment ?
- Roh, ça va hein ! Mais t’as vu, je suis pas si mauvaise que ça, moi. J’ai quand même réussi à te trouver.
- Non, ça c’est juste parce que t’as un radar à frère dans la tête, histoire de pouvoir toujours m’embêter.
- Aha, tu as raison !


Plantant un baiser sur sa joue, Tendrese se tourna et vit soudain Gracieuse. Se détachant de son frère avec un sourire malicieux sur le visage, elle détailla l’Envoleuse en penchant légèrement la tête sur le côté.

- Bonjour ! Euh… Bonsoir ? On pourrait même dire bonne nuit en fait ! ria-t-elle, avant de tendre une main vers Gracieuse. T’es une amie de Dolce ?

- Non, Tendresse… C’est plutôt une… collègue.

- Oh, enchantée ! Tu n’es pas avec Syndrell ?


Dolce plissa les yeux, ne les leva pas vers Gracieuse. Hors de question que cette femme comprenne qui était Syndrell, parce que sa dulcinée était Marchombre.

- Oh, tu sais, c’est une aventurière dans l’âme. Toujours à chercher les emmerdes, comme toi.

Adressant un sourire d’excuse à Gracieuse, Dolce prit Tendresse par les épaules.

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

- J’allais chez… un… euh, un ami ? [/b] fit-elle comme si elle cherchait la bonne réponse. Mais tu n’as qu’à venir : Filean sera très content de te rencontrer !

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mer 18 Juin 2014, 20:43

Mais oui, bien sûr, comme il disait.
Un sourire narquois naquit sur les lèvres de Gracieuse, qui secoua légèrement la tête de gauche à droite : en tout cas, elle semblait l’avoir perturbée avec sa question, et la manière dont il venait de prononcer son nom, elle avait peut-être une chance.

S’appuyant un peu plus le haut du dos contre le mur, elle fit ressortir son ventre plat entre son débardeur et son pantalon, en une pause avec les hanches tendues. Le message devait passer, là, non ?
Ah ben non.


Oui, ça m’arrive souvent. Si je peux aider, je n’hésite pas… Et non, je n’attends en retour. En plus, en l’occurrence, tu n’avais pas besoin de mon aide.

Fronçant les sourcils, Gracieuse adopta un visage frustré, cette fois.
Elle en avait marre de se faire éconduire, quelle que soit sa stratégie ! Il y avait toujours anguille sous roche, et là elle ne comprenait plus rien. En plus, il se mettait à bâiller aux corneilles, comme si elle m’ennuyait au plus haut point  


- Tu devrais peut-être aller chez ton ami.

Alors là, elle venait de toucher le fond. Il la repoussait pour l’envoyer dans les bras d’un autre, littéralement.
Agacée par la tournure que prenaient les choses, Gracieuse eut soudain envie de se jeter sur lui, comme ça il ne pourrait plus faire semblant de ne rien comprendre à son jeu : la subtilité ne fonctionnait pas ? Et bien, elle ferait du rentre-dedans !

Mais l’apparition d’une femme la coupa radicalement dans son élan, et encore plus quand elle vit la manière de cette fille de s’accrocher à Dolce.
Elle grinça des dents.
Apparemment, le rentre-dedans fonctionnait bien, puisqu’il venait de la serrer dans ses bras et d’entamer la conversation avec elle. Comme si elle n’était pas là ! Ils n’avaient qu’à se payer une chambre, tous les deux… Oh, mais non, il en avait déjà une ! Et bien, qu’ils débarrassent le plancher !

Elle entendit soudain parler de frère et de sœur, et elle haussa les sourcils : oh, elle s’était trompée, c’était sa sœur. Gracieuse comprenait encore moins, dans ce cas : elle haïssait tellement son frère et sa sœur qu’elle ne pouvait pas comprendre que d’autres fratries soient unies par la tendresse et la complicité.


- T’es une amie de Dolce ?

Fronçant les sourcils,  Gracieuse hésita un instant avant de répondre, et l’Envoleur le fit à sa place, à son soulagement. Et il trouva exactement les bons mots. Mais après, la femme parla d’une certaine Syndrell, et vu l’attitude de Dolce, il avait quelque chose à se reprocher : il était en train de fuir son regard.
Un petit sourire triomphant étira les lèvres de Gracieuse.


- Oh, tu sais, c’est une aventurière dans l’âme. Toujours à chercher les emmerdes, comme toi.

Fronçant les sourcils, Gracieuse se fit la réflexion à elle-même : elle avait les hormones beaucoup trop en ébullition ! Soudain, elle eut l’impression d’être une écolière en chaleur à se demander si oui ou non elle pouvait interpréter les réactions comme ci ou comme ça. S’exaspérant elle-même, elle poussa un long soupir, quand soudain, quelque chose attira son attention.

- J’allais chez… un… euh, un ami. Mais tu n’as qu’à venir : Filean sera très content de te rencontrer !

Filean ?
SON Filean ?
Enfin, non, il ne lui appartenait pas, mais ils couchaient ensemble depuis des années.  Elle avait eu à faire à lui quelques semaines plus tôt, et elle voulait le retrouver pour lui rendre l’argent qu’il lui avait prêté. Elle avait pensé passer la soirée dans le lit avec lui, mais cette effrontée les aurait de toutes évidences dérangés !

Serrant les poings, Gracieuse prit une grande inspiration.


- Filean ? Filean Ger ?

- Oui, c’est ça, tu le connais ?

- Ouais. On couche ensemble,
asséna Gracieuse avec une moue de délectation purement méchante sur le visage.

Et elle ne fut pas déçue du résultat : la femme perdit instantanément son sourire et pâlit brusquement. Un petit sourire satisfait passa sur les traits de Gracieuse, et elle releva le menton.

- Oh, mais si tu veux, on peut lui demander des explications. Il ne m’a jamais parlé de toi, t’es dans le coin depuis longtemps ?

Enfoncer le clou et les portes ouvertes.
Oh, que ça faisait du bien !

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Jeu 19 Juin 2014, 12:04

Dolce fronça les sourcils quand sa sœur l’invita à la suivre chez son… Ami. Ami ? Amant ? Autre ? Il ne parvenait pas à le définir réellement parce que la jeune femme semblait elle-même perdue soudain, comme si elle ne savait pas elle-même. Bon… elle était venue en Gwendalavir pour trouver un homme, et elle semblait en avoir trouvé un, il ne pouvait que s’en réjouir, non ?

En l’occurrence, la réponse à cette question ne tarda pas à se faire entendre.

- Filean ? Filean Ger ?

Il fronça les sourcils, et porta son attention sur Gracieuse, qui venait d’avoir une attitude assez étonnante. Elle semblait connaître ce Filean, mais elle avait comme un air de supériorité en demandant cela, et il sentit quelque chose de pas clair dans son jeu.

- - Oui, c’est ça, tu le connais ?

Et soudain, Dolce redouta la réponse à cette question. Pour sa sœur. Parce qu’il ne voulait pas qu’elle entende ça…

- Ouais. On couche ensemble,

Et voilà. Il l’avait sentie arriver à des kilomètres, celle-là !
Poussant un soupir qui en disait long, il observa Gracieuse, et nota l’air de délectation qui passa sur son visage. Elle l’avait fait exprès, car elle avait deviné elle aussi que l’ « ami » en question était un peu plus ambigu que ça.
Mais apparemment, elle ne voulait pas s’arrêter. Alors, Dolce attrapa sa sœur par le bras pour l’empêcher de s’écrouler, car elle avait perdu un ou deux tons.

- Oh, mais si tu veux, on peut lui demander des explications. Il ne m’a jamais parlé de toi, t’es dans le coin depuis longtemps ?

- Je…

- Ca suffit, Gracieuse.

- Non non, Dolce. Elle a raison. Je suis en Gwendalavir depuis un an environs. Je connais Filean depuis… six mois ? Quelque chose comme ça.

- Tendresse, t’as pas à te justifier.

- Moi non. Mais Gracieuse a raison : j’aimerais aller lui demander des explications. Tu fais quoi, tu viens avec nous ou tu restes là ?


Dolce planta son regard dans celui de sa sœur, et comprit qu’elle ne plaisantait pas.
Un long soupir franchit ses lèvres. Il n’avait aucune envie de les accompagner, il sentait que cela allait dégénérer, mais en même temps il n’allait pas laisser Tendresse seule avec Gracieuse, vu le regard de pure méchanceté qu’elle avait à son encontre. C’était passé, d’ailleurs, mais elle avait apprécié la souffrance de Tendresse, comme une vengeance personnelle.

- Bon, d’accord, je viens.

Se redressant, il attrapa sa sœur par le poignet, et posa sa main finalement sur son épaule. Elle s’était redressée pour épousseter sa robe.

- Très bien. Allons-y.

Dolce se laisse entraîner par les deux femmes, avec cette impression de foncer tête baissée dans les ennuis.

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Jeu 19 Juin 2014, 16:24

Lorsque Dolce lui demanda de se taire, Gracieuse ne fit qu’afficher ce petit air supérieur qu’elle aimait arborer quand elle détenait le contrôle de la situation. Parce que c’était exactement le cas, non ?
Cette fille – Tendresse – ne connaissait pas Filean, pas assez. Six mois ? Ce n’était rien face aux années depuis lesquelles Gracieuse partageait la couche de Filean.


- Tu fais quoi, tu viens avec nous ou tu restes là ?

Un sourire moqueur prit place sur les lèvres de l’envoleuse, qui observait le frère et la sœur. L’hésitation de Dolce était palpable, mais elle sut une seconde plus tard qu’il les accompagnerait, rien que pour protéger sa soeurette chérie ! Rien que l’idée donnait envie à Gracieuse de sortir la langue de dégoût.  Peut-être aussi de vomir, un peu.


- Bon, d’accord, je viens.

Retenant un ricanement malsain, Gracieuse venait de retrouver le moral. Elle retrouvait le contrôle, et elle allait bien s’amuser avec ces deux guignols.

- Très bien. Allons-y.

Bon, apparemment, cette femme était loin d’être sportive, en tout cas elle n’escaladerait pas les toits pour aller plus vite. Ils devaient donc passer par les rues.
Poussant un soupir, Gracieuse fit volte-face pour s’aventurer dans une rue adjacente.
L’endroit où logeait Filean était petit, mais douillet. Pas de grande maison ou de luxe inconsidéré : non, juste un appartement d’un homme de classe moyenne, et qui n’avait pas de femme fixe.

Ils arrivèrent un quart d’heure plus tard devant la bâtisse à cinq étages qui abritait l’appartement de Filean, et Gracieuse ouvrit la porte avec facilité, avant de monter au cinquième étage, justement, le plus haut.
Devant la porte de Filean, elle se tourna vers Tendresse et Dolce, un sourire provocateur et très sûr de lui sur le visage. Puis, elle toqua, trois fois.


- Putain, mais qui débarque à une heure pareille !

- C’est moi.


Il y eut un bruit de surprise, puis une chaise se déplaça et enfin la porte s’ouvrit sur un Filean qui arborait un immense sourire joyeux.

- Je ne suis pas seule, figure-toi !

Le regard de l’homme quitta son visage pour tomber sur Dolce en premier, et il eut un mouvement de recul… Avant de se rendre compte de la présence de Tendresse également, et alors il plissa les yeux.


- Qu’est-ce que tu me ramènes comme embrouilles encore ?

- Oh, pas grand-chose. Tu nous laisses entrer ?


Il s’écarta pour laisser passer les trois personnes, et leur offrit une chaise et un verre à chacune.

- Tendresse, mais que fais-tu avec Gracieuse ? Et qui êtes-vous ?

Un petit sourire infiniment satisfait étira les traits de Gracieuse, qui sirota tranquillement son verre, attendant de voir.
Et elle savait qu’elle allait beaucoup s’amuser !

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Lun 07 Juil 2014, 14:15

Il suivit les deux femmes dans les dédales de ruelles.
L’Envoleur repéra qu’ils allaient plutôt du côté nord de la cité, sans connaître réellement cet endroit. Bien sûr, il connaissait Al-Far, mais pas dans les moindres détails non plus ; il avait mieux à faire que d’apprendre une ville par cœur. Il se souvenait des endroits qu’il avait côtoyés ou qui lui étaient utiles, des gens qu’il pouvait apprécier, et c’était tout.

Ils marchèrent quand même un bon quart d’heure avant que Gracieuse et Tendresse ne s’arrêtent devant une grande bâtisse à plusieurs étages. Apparemment, le logement de ce Filean était au dernier étage, ce qui signifiait qu’il était dans les hautes sphères du modeste, même s’il restait modeste. Sinon, il aurait eu une de ces grandes maisons dans le quartier pompeux de la ville.

Dolce comprit parfaitement le sourire supérieur qui passa sur les lèvres de Gracieuse, avant que cette dernière ne toque contre la porte de l’homme qu’ils étaient venus voir : elle voulait montrer à Tendresse qu’elle avait raison, et que c’était elle qui possédait ce Filean. Même si elle ne semblait pas plus perturbée que cela à l’idée que cet homme avait sans doute couché des dizaines de fois avec sa sœur. Rien que cela, c’était le plus étrange, dans l’histoire, en réalité. Dolce avait l’habitude des femmes possessives, tout simplement parce qu’il avait grandi au milieu de telles créatures. Si Gracieuse n’était pas perturbée, même pas surprise, pourquoi cherchait-elle à provoquer Tendresse ? L’envie de vengeance était quelque chose que Dolce pouvait comprendre, mais la méchanceté gratuite lui était bien plus difficile à appréhender.

Un homme finit par ouvrir la porte, après quelques bruits indistincts derrière cette dernière. Il semble à Dolce que des meubles sont poussés, ou déplacés, avant que le battant ne finisse par faire filtrer un peu de lumière.

- Putain, mais qui débarque à une heure pareille !

Le juron de l’homme tire un sourire à l’Envoleur, qui se contenta de croiser ses bras sur son torse, attendant de voir la suite. Quelle surprise leur réservait réellement Gracieuse, hein ?
En tout cas, le sourire de Dolce s’étira un peu plus quand Filean eut un mouvement de recul lorsqu’il croisa son regard. Le plissement de paupières tira une mine curieuse à l’Envoleur, qui prit une inspiration lente.

- Tu nous laisses entrer ?

Ce qui semblait certain, c’était que l’Envoleuse ne connaissait pas la notion de politesse, ou alors elle s’en foutait royalement. Ils entrèrent donc dans l’appartement de Filean, assez bien rangé et à l’ambiance relativement cossue. L’homme, encore endormi et ne portant qu’un boxer en guise de vêtement, les fit asseoir et leur servi un verre à chacun et chacune.
Avant de poser la question qui fâchait.

- Tendresse, mais que fais-tu avec Gracieuse ? Et qui êtes-vous ?

Dolce haussa les épaules face au regard interrogateur que lui lança sa soeur : qu’elle se débrouille ! Il était là pour la protéger, au cas où quelque chose dérape avec Gracieuse, et c’était tout. Il n’allait pas non plus parler à sa place, en tout cas pour la première partie de la question.

- Figure-toi qu’elle était en train de discuter avec mon frère, et que l’on s’est rendues compte que l’on te connaissait toutes les deux… enfin, intimement je veux dire.

L’homme sembla mal à l’aise, et coula un regard vers Gracieuse.

- Filean ? Je croyais que tu ne voyais personne d’autre que moi ?

Le regard de son interlocuteur se fit clairement fuyant. Mais l’attitude de Dolce, les bras toujours croisés et le regard dur qu’il lui adressa, semblèrent l’ébranler, et le décider.

- Et bien… Je connais Gracieuse depuis des années. On ne se voit pas souvent, mais… On se voit.

Dolce vit clairement Tendresse se renfrogner, et baisser le menton. Ses mains se mirent à trembler, et elle serra les doigts autour de son verre. L’Envoleur posa sa main sur le poignet de sa sœur doucement.

- Et lui c’est qui ?

Le concerné sourit tranquillement devant Filean : il semblait se méfier de lui. Tant mieux. Mais s’il devait lui taper dessus, il ne le ferait pas parce qu’il était amoureux de Tendresse, juste parce qu’il était son frère. C’était aussi simple que ça, mais encore plus efficace qu’un petit ami grognon.

- Je suis le frère de Tendresse. Dolce.

L’homme avala difficilement sa salive.

- Donc tu as menti à Tendresse ? Et à Gracieuse ?

- Je n’ai jamais menti à Gracieuse.

- Ca ne répond pas à la première question.

- Oui.


Sa sœur se prit la tête entre les mains, qui tremblaient toujours. Elle se leva brusquement, et sortit à grands pas de la pièce, claquant la porte de l’appartement derrière elle.
Dolce poussa un soupir : il savait que Tendresse n’était pas loin, et qu’elle allait bientôt revenir. Basculant sur les deux pieds arrières de sa chaise, il posa son regard sur Gracieuse et Filean.

- T’es contente de toi ?

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mer 09 Juil 2014, 09:50

Assise sur sa chaise, les jambes et les bras croisés, Gracieuse se délectait du spectacle et n’en perdait pas une miette. Elle jubilait intérieurement, alors que cette Tendresse semblait être en train de se décomposer. Elle ne pouvait pas – et surtout n’avait pas envie – de retenir ce petit sourire sur ses propres lèvres, et ne cessait de toiser la jeune femme aux cheveux verts pour lui faire sentir le fond de sa pensée.

- Filean ? Je croyais que tu ne voyais personne d’autre que moi ?

Gracieuse ricana.
Elle était certaine que l’homme n’avait jamais dit une chose pareille. Ou alors, avec d’autres mots, qui avaient été clairement interprétés. Filean était incapable de mentir, elle le savait parfaitement, et elle savait aussi que du coup, la Tendresse allait en prendre pour son grade, très rapidement.
Décroisant les bras, elle posa son menton sur ses points, les coudes sur la table, pour observer tout ce petit monde. Elle exultait. Elle se sentait comme la reine du monde, là tout de suite, et cette sensation était enivrante. Elle avait tout sous contrôle.


- Et bien… Je connais Gracieuse depuis des années. On ne se voit pas souvent, mais… On se voit.

Un sourire satisfait et supérieur étira les lèvres pleines de l’envoleuse, il se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Se passant la langue sur les lèvres, elle laissa son regard vagabonder sur la nuque et le profil de Filean, alors qu’il discutait avec Dolce.

- Et lui c’est qui ?
- Je suis le frère de Tendresse. Dolce.  Donc tu as menti à Tendresse ? Et à Gracieuse ?
-  Je n’ai jamais menti à Gracieuse.


Le sourire de Gracieuse s’étira en coin. Décidément, elle aimait de plus en plus cette conversation. Ce spectacle, véritable confrontation.

Mais Filean avait menti à Tendresse.
Cette déclaration fit froncer les sourcils à Gracieuse, qui ne réalisa qu’avec un petit temps de retard ce que cela signifiait. Clignant des yeux, elle resta immobile, surprise, à fixer Filean.

Il ne lui avait jamais menti. Sans doute parce qu’il savait qu’elle le saurait, non ? Il connaissait ce qu’elle était, ce qu’elle faisait, et savait parfaitement à quel point elle était sensible et perspicace. Cela devait être la raison pour laquelle il ne lui avait jamais menti.
Non ?
L’attitude de l’homme lui mit justement la puce à l’oreille. Il avait redressé le menton, et regardait droit devant lui, vers Dolce, sans vraiment fixer l’envoleur.

Gracieuse ne réalisa que quelques secondes après que la porte ait claqué que la jeune femme était sortie en trombe à la suite de la déclaration de Filean.
Elle cligna des paupières, encore une fois.


- T’es contente de toi ?

Elle ignora superbement la question, pour planter son regard dans celui de Filean.

- Fil ? Tu as quelque chose à me dire ?
- Rien que tu ne saches déjà, Gracieuse.


Une claque.
Monumentale.
Gracieuse resta interdite quelques secondes, avant de se lever brusquement elle aussi.


- Non ! Tu n’as pas le droit !
- Gracieuse attends !


Mais elle ne l’entendit pas. Ou plutôt, ne voulut pas l’entendre.
Repoussant sa chaise vivement, elle sortit en trombe elle aussi, trouva Tendresse dans le couloir, avachie contre le mur. Leur regard se croisèrent, et la sœur de Dolce vit certainement la peur-panique qui s’était emparée des prunelles de l’envoleuse. Avant qu’elle ne disparaisse dans les escaliers, qu’elle dévala à toute vitesse et dans un parfait silence.

Elle entendit des cris derrière elle, mais ne se retourna pas.
Non !
Fil ne pouvait pas être amoureux d’elle. C’était impossible. Elle ne voulait pas : ça compliquait trop les choses. Beaucoup trop. Elle avait été claire dès le début, et ils s’entendaient plutôt bien tous les deux. Elle ne voulait pas perdre cette amitié améliorée, mais en même temps apparemment c’était déjà le cas.

Elle le savait depuis un moment, en fait, mais n’avait jamais voulu le reconnaître. Elle se disait qu’en fermant les yeux et en niant l’évidence, cela garderait l’homme à distance, et il comprendrait. Elle ne s’attendait pas à être prise de court ainsi, à ce qu’il mette en évidence ses sentiments devant des gens, en plus. Encore moins devant une maîtresse à lui !

Elle courait, elle tournait, et soudain, elle se cogna contre un corps puissant.
Levant les yeux, elle croisa un regard vert clair…

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Jeu 10 Juil 2014, 12:45

[ S'il y a un truc qui ne te va pas, MP ! ]




La réaction de Gracieuse tira un froncement de sourcils à Dolce.
Non pas parce qu’elle l’ignora – il s’y était attendu – mais parce qu’elle semblait soudain perdue. Et sa réaction farouche face à la réponse que lui donna Filean – une réponse neutre et calme – tira un sourire à l’Envoleur.
Oh, ainsi elle voulait narguer Tendresse mais en ne gardant que les côtés positifs ? Apparemment, elle s’était fourré le doigt dans l’œil, et jusqu’au coude.

- Non ! Tu n’as pas le droit !

Dolce ne put retenir un petit ricanement face à ce rejet plus qu’enfantin. On aurait même pu qualifier cette phrase de gamine et capricieuse, c’était le cas de le dire.
Elle s’était déjà rendue compte que l’homme était amoureux d’elle, elle comptait même dessus, mais elle se mentait à elle-même. Joli paquetage, cela dit en passant.

Cette femme était vraiment étrange.
Elle était pleine de contradictions, dans le fond comme dans la forme. Comment une Envoleuse, qui devait saisir tous les détails, qui aimait apparemment mener ses petites vengeances et se servir des autres, pouvait se voiler la face à ce point ? Il y avait quelque chose de pas net dans son attitude. Quelque chose qui semblait prendre racine dans les tréfonds de sa personnalité…

La jeune femme se leva brusquement pour s’enfuir littéralement par la porte. Elle ne se retourna pas une seule fois et dévala les escaliers de l’immeuble dans lequel ils se trouvaient.
Dolce poussa un petit soupir, et ne put s’empêcher de lancer un regard compatissant à Filean.

- Et ben, bonne chance vieux.

- Tu veux pas m’aider à la rattraper ?


Dolce jeta un coup d’œil vers la porte d’entrée qui était ouverte, et vit que Tendresse s’était blottie contre le mur, juste à côté. Elle venait de passer sa tête par l’ouverture et fronçait les sourcils. Voyant la mine dépitée de Filean, elle se releva souplement pour venir les rejoindre, alors que ses longs cheveux lisses voletaient autour d’elle.

- Qu’est-ce qu’il se passe ?

- Tendresse, je…

- Non, ne t’excuse pas. Tu es amoureux d’elle, je comprends. Tu as sans doute voulu tourner la page sans vraiment y arriver, je comprends aussi. Mais… qu’est-ce que tu attends ?

- Hin, comme si c’était si facile de la rattraper…


Tendresse releva la tête vers Dolce, qui haussa légèrement les épaules. Mais quand le regard de sa sœur se durcit, il capitula en levant les mains.

- D’accord d’accord. Je vais t’aider.

Il poussa un soupir, et se dirigea vers la porte en indiquant aux deux anciens amants de le suivre à distance, qu’il leur donnerait des indices, et il s’élança dans la rue.


§§


C’était qu’elle était particulièrement douée, la bougre !
Mais Dolce ne lâcha pas sa trace, et quand elle commença à ralentir, il la prit à revers pour l’arrêter. Il savait que Tendresse et Filean n’étaient plus très loin, alors il passa devant l’Envoleuse pour se planter au milieu de la rue.

Il s’attendait à ce qu’elle s’arrête, à ce qu’elle l’esquive, même qu’elle essaye de passer par les toits pour lui échapper…
Elle s’écrasa littéralement sur son torse, parce qu’elle ne regardait pas – et ne faisait pas attention – où elle allait. Surpris, Dolce eut un petit mouvement de recul, mais il se reprit très rapidement, el saisissant la jeune femme dans ses bras musculeux pour l’immobiliser comme il le pouvait. Si elle voulait vraiment se débarrasser de lui, le combat serait très serré, mais elle était emportée dans un tourbillon d’émotions qui donnait clairement l’avantage à Dolce.

- Gracieuse, s’il te plait, écoute-moi. Je suis amoureux de toi depuis les premiers mois, et je ne voulais pas te le dire parce que je savais que tu aurais cette réaction. Tu m’as dit que tu ne voulais pas plus, et je le respecte, j’ai même essayé de faire comme toi mais… en vain. Je me fiche que tu ne m’aimes pas, mais s’il te plait, dis-moi que tu ne vas pas me fuir…

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Sam 12 Juil 2014, 11:41

Elle percuta un buste, et des bras se refermèrent sur elle sans aucune sommation, ni hésitation.
Par réflexe, l’envoleuse, passa ses mains entre ses seins et la poitrine de l’homme qui venait de la saisit, pour essayer de se dégager. En vain. Les muscles étaient parfaitement verrouillés autour d’elle, et elle n’avait pas assez de force pour lutter, car la seule manière qu’elle avait de s’en sortir était d’utiliser la force.
Pathétique, mais redoutablement efficace.

Relevant le menton vers le visage de Dolce – parce que oui, c’était l’envoleur qui venait de la bloquer contre lui – elle lui adressa un regard noir qui aurait pu le transformer en cendres s’il avait été un éclair.
Mais cela ne sembla pas perturber l’homme, qui la retourna sur sa poitrine pour qu’elle fasse face à Filean, qui venait d’arriver. Pinçant les lèvres à se les faire blanchir, l’envoleuse baissa le menton et le regarda par en dessous ses cils, et sentit son corps commencer à trembler de rage.

Et ça, c’était avant qu’il commence à parler.


- Gracieuse, s’il te plait, écoute-moi.

Mais elle ne voulait pas l’écouter. Surtout pas ! Sauf que Dolce lui tenait les coudes, en ayant croisé ses propres bras sous ses articulations de sorte que si elle forçait le mouvement, elle se démettrait les épaules ou se casserait un coude.
Pourquoi était-il si efficace hein ?


- Je suis amoureux de toi depuis les premiers mois, et je ne voulais pas te le dire parce que je savais que tu aurais cette réaction.

Elle ferma les yeux et essaya de se projeter autre part. N’importe où, mais autre part, tout simplement. Elle essaya de retourner dans le Domaine par la pensée, de voir Alaya, n’importe quoi, pourvu qu’elle n’entende pas Filean en train de lui déblatérer des insanités.
Mais elle ne pouvait pas empêcher à ses oreilles d’entendre…


-  Tu m’as dit que tu ne voulais pas plus, et je le respecte, j’ai même essayé de faire comme toi mais… en vain. Je me fiche que tu ne m’aimes pas, mais s’il te plait, dis-moi que tu ne vas pas me fuir…

Ca, c’était le mot de trop, la phrase de trop.
Jouant des épaules, Gracieuse parvint à se dégager de l’étreinte de Dolce, peeut-être parce que ce dernier avait relâché ses prises. Elle s’en foutait.
Elle fit quelques pas vers Filean, à grandes enjambées, les lèvres pincées, la mine très en colère. Non, ce n’était même plus de la colère, c’était de la rage, peut-être même de la haine.
Une monumentale gifle s’abattit sur la joue de l’homme, le faisant chanceler. Et si la paume de la main de Gracieuse lui chauffait, elle s’en fichait totalement.


- Tu peux rêver ! Tu ne me reverras plus jamais. Plus jamais tu m’entends !
- Gracieuse s’il te plait.
- La ferme !


Elle planta son regard dans celui de Filean, un instant, avant de le détourner rapidement : elle avait vu les larmes dans ses yeux. Et elle préférait mettre ça sur le compte de la douleur de la gifle.
Gracieuse ne regarda même pas Tendresse, et se contenta de tourner la tête vers Dolce.


- Toi tu ne payes rien pour attendre !   cracha-t-elle, avant de faire volte face, faisant voler sa queue de cheval dans son dos.

Elle se ramassa un instant, avant de se propulser vers le haut, et escalada rapidement le mur d’une maison, pour se hisser sur un toit et partir en courant.
Elle courait, elle courait.

Elle courait pour oublier les mots de Filean.
Elle courait pour oublier les flots de larmes qui suintaient sur ses joues.
Elle courait, pour oublier.








[ Wawh, c'était court comme RP, mais très intense ! Là, ma Gracieuse ne se laissera pas rattraper, elle veut juste se barrer, donc tu peux répondre une dernière fois pour clore le RP.
En tout cas, faudra se remettre ça ! Very Happy ]

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes pas des chiens-loups [PV Gracieuse]   Mer 16 Juil 2014, 09:59

[ Court pour une fin, désolée !  Et aucun soucis pour se remettre ça  Wink ]





Si Dolce avait dans l’idée que quelque chose se passerait, mais certainement pas que Filean fasse une telle déclaration. Il échangea un regard avec Tendresse, qui avait une expression faciale entre la surprise et l’attendrissement.

Et la réaction de Gracieuse fut simplement… inimaginable.
Combien de femmes auraient adoré ce genre de déclaration ? Auraient sauté dans les bras de l’homme qui l’avait prononcée ?
Non, l’Envoleuse, elle, le gifla.
Une gifle monumentale qui résonna dans la ruelle vide, avant qu’elle ne lui lance dans un cri :

- Tu peux rêver ! Tu ne me reverras plus jamais. Plus jamais tu m’entends !

Dolce ne put s’empêcher de soulever ses deux sourcils dans une réaction surprise. Surtout ahuri, en réalité, l’homme ne comprenait pas du tout le comportement de la jeune femme.
Il voulut échanger un regard avec Filean, mais l’Envoleuse le prit entre quatre yeux en lui certifiant qu’il ne payait rien pour attendre… ce qui lui tira un sourire moqueur. Il se demandait bien ce qu’elle pouvait essayer de lui faire !

Mais elle disparut presque immédiatement, se faufilant dans la ruelle avant de s’évanouir dans le noir.

Resté parfaitement immobile, Dolce poussa un soupir avant de se passer la main sur son crâne aux cheveux coupés de très près. Il chercha le regard de Tendresse, qui haussa les épaules : apparemment, elle ne comprenait pas non plus la réaction de Gracieuse. Si même une femme ne la comprenait, cela rassurait un peu Dolce, ce n’était pas lui qui avait perdu ses compétences, c’était simplement que l’Envoleuse était incompréhensible, ou alors pas dans une logique normale.
Ce qu’appréciait Dolce, habituellement. Sauf quand ces personnes le menaçaient, et qu’elles faisaient du mal à sa famille.

Filean n’avait pas bougé non plus, les épaules affaissées et le menton baissé.
Dolce fit claquer sa main dans le dos de l’homme, qui sursauta un instant, avant de lever les yeux vers lui. On pouvait voir la souffrance sur ses traits, et l’Envoleur ne pouvait pourtant rien faire de plus que lui serrer l’épaule : il ne connaissait pas cet homme.

Tendresse s’approcha d’eux, et les prit dans ses bras, doucement. Pour les serrer.
Fort.

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