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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupes Nudii - Cours n°3

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Alaia Tendor
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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Ven 18 Mar 2016, 22:26

C'est à moi de décider si j'y participe alors... Et j'imagine qu'on ne peut pas assister à celui de quelqu'un d'autre, qu'il n'y a pas d'épreuves blanches: rien pour se faire une idée concrète quoi.
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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Ven 18 Mar 2016, 22:51

Gracieuse secoua doucement la tête de gauche à droite. Mais un sourire mystérieux venait de prendre place sur son visage.
- Non, tu ne peux pas savoir à quoi t’attendre.

Mais elle se leva, ayant terminé son repas.
Invitant son apprentie à la suivre d’un geste de la main, elle s’approcha d’un homme presque ivre mort. Un sourire aguicheur sur les lèvres, l’envoleuse posa sa main délicatement sur l’épaule de sa nouvelle proie et se pencha pour murmurer à son oreille, sensuelle.

- Avec mon amie, on vous trouve carrément à notre goût… Ça vous dit une démonstration ? Ta chambre est la 55, c’est ça ? Parfait.
Elle se redressa avec grâce, fixant le soulard avec une lueur coquine dans le regard. Ce dernier la détailla, puis Alaia, et un sourire hébété passa sur ses lèvres. Il se leva presque immédiatelent, alors que Gracieuse emmenait son apprentie dans la chambre dont elle avait parlé – pas la leur, mais celle de l’autre côté du couloir.

Elles furent à peine entrées à l’intérieur que l’homme toqua à la porte. Il parvint à frapper même trois fois, ce qui voulait dire qu’il n’était pas si saoûl que ça. Tant pis pour lui, dans ce cas. Elle avait besoin d’un cobaye pour montrer quelque chose à Alaya, et ça tombait sur lui.
Elle, elle s’en fichait.
L’invitant à venir s’asseoir à côté d’elle, sur le lit, Gracieuse fit signe à la jeune femme de fermer la porte à clef derrière elle.

L’homme s’assit, jeta un coup d’oeil à Alaia.

- Vous abordez souvent des mecs à deux, comme ça ?
- Pas tant que ça, non…


Gracieuse roucoulait, et faisait glisser ses doigts sensuellement sur l’avant-bras de l’homme. Elle jeta un coup d’oeil à Alaia, le regard infiniment sérieux.

- Tu veux que je m’en occupe d’abord ?
Question réthorique : de toutes façons, Alaia n’allait pas toucher ce mec. Elle avait pas envie que son apprentie s’empoisonne !

L’envoleuse fit glisser ses lèvres sur la courbe de la mâchoire de l’homme, qui n’hésita pas pour lui peloter les seins presque instantannément…
Puis, elle sortit sa langue pour piqueter la peau de l’homme. Jetant un coup d’oeil à Alaia, elle s’assura qu’elle regardait sa tête, son visage, plutot que le mec en train de lui malaxer les seins, et…

Elle laissa sa Greffe se déployer dans sa langue, rendant cette dernière parfaitement noire.
Les piquetis qu’elle laissa alors sur la peau de l’homme firent des tâches noires sur son épiderme, et il se rejeta brusquement en arrière, en hurlant de douleur.
Sur son visage, les tous petits points noirs s’étendaient à une vitesse allucinante, en traits à moitié concentriques, autour de leur point de départ. Sa peau commençait déjà à se nécroser sur le passage du poison, et Gracieuse saisit l’homme par la gorge pour l’empêcher de hurler, avant de l’assomer proprement.

Se dégageant, elle laissa le corps inerte de l’ivrogne sur le lit, et vint se poser à côte de son apprentie, se léchant les lèvres lentement, désactivant sa Greffe et le poison dans sa langue en même temps, alors qu’elle redevenait rose et parfaitement normale.
Sur sa victime, le poison progressait rapidement, ayant recouvert l’entièreté de son visage en une minute, peut-être un peu plus. Poussant un soupir, Gracieuse vit que soudain, la nécrose cessa… Ce qui voulait dire que l’homme était mort.

Se tournant vers Alaia, elle fixa son regard dans celui de son apprentie.

- Les Mentaïs peuvent attendre des choses de nous, mais ils nous donnent également la possibilité d’être parfaitement uniques. On parle de la greffe, car ils vont lier une arme à ton corps. La nature de cette dernière dépend complètement de l’apprenti et du Mentaï, mais l’apprenti peut l’orienter...
Elle laissa passer quelques secondes,
- Réussir l’Ahn-Ku permet d’accéder au statut de maître et de pouvoir prétendre à croiser un Mentaï. Cependant, ce n’est pas une épreuve facultative. Et je pense que tu seras bientôt prête.

L’envoleuse prit une inspiration, et sourit à Alaia, la laissant ingérer les informations. Elle s’attendait à avoir des questions, au moins.

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Alaia Tendor
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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Mar 22 Mar 2016, 22:31

[un peu court... et si tu veux faire intervenir Gracieuse je peux couper]


Avalant en quelques cuillères le reste – désormais tiède – de son repas avant de se lever, elle avait suivi Gracieuse du coin de l’œil et c’est en fronçant les sourcils qu’elle s’approcha du duo, tendant l’oreille pour tenter de saisir les paroles de son maître. Peine perdue, les mots se perdirent dans le brouhaha ambiant et elle ne put que suivre l’envoleuse en direction des chambres, adressant un petit signe rassurant à la tenancière qui, par son regard, lui avait clairement signifié son appréhension. La solide femme semblait s’être prise d’affection pour elle, ce qu’elle lui rendait bien par de petites riens qui aidaient la jeune serveuse. Lorsqu’elle vit Gracieuse ouvrir la porte d’une chambre qui n’était pas la leur, elle eut soudain un mauvais pressentiment et elle ne fit que quelques pas, veillant à rester près de la porte… et prête à tout.
Tout… sauf la comédie absurde qui se joua sous ses yeux.
Les gestes lascifs, les paroles mielleuses : elle ne regardait que Gracieuse alors que la suite du scénario apparaissait de plus en plus clairement dans son esprit. Cet homme allait mourir. Mais pourquoi ? Une onde de noirceur semblait irradier de l’envoleuse, absorbant toute trace d’humanité de son regard alors que… sa langue devenait noire. Figée par la surprise, son dégoût et sa peur ne purent sortir et restèrent tourbillonner, rageant d’être prisonnier de son ventre et sa gorge, et se vengeant en semant le chaos en elle. Chaos. Envoleurs. Mentaïs.

Sa main moite tremblait contre la poignée sans arriver à la tourner et, alors que tout son corps lui hurlait de s’enfuir, elle ne pouvait pas bouger, à peine respirer. L’air lui semblait liquide, poisseux, comme si le sang qui avait cessé de se mouvoir dans le corps du soulard sans vie avait empli sa cage thoracique pour la figer elle aussi. L’apparition de points noirs dans son champ de vision coïncida avec la prise de parole de Gracieuse et son instinct de survie reprit le dessus, emplissant ses poumons avides… et ses narines de l’odeur du sang. Un goût acide envahit sa gorge et elle hoqueta, se retenant de vomir. Devant l’horreur de la scène ou des paroles de sa maître, qui ne semblait pas se formaliser outre mesure de la présence d’un corps encore chaud à moins d’un pas d’elle.

Je n’en veux pas !

Avait-elle murmuré ? Crié ? Hurlé ? Le moindre son avait-il seulement franchi ses lèvres ?
Absurdités. Ce discours était un tissu de non-sens. Perdue, elle trouva un élan au fond de son être et claqua la porte derrière elle alors qu’elle s’enfuyait à toutes jambes. Ne voulant pas s’exposer aux regards perçants de la foule attablée, elle sortit par la fenêtre du couloir pour gagner le toit et s’enfoncer au cœur de la ville, profitant de l’architecture chaotique pour se fondre entre les ombres de la nuit naissante.

Perchée sur la plus haute tour de la ville, Alaia épanchait sa tristesse et sa peur dans de longs sanglots solitaires sous l’œil compatissant de la Lune. Glacée comme si le souffle de la Mort se glissait sous sa tunique pour se répandre tel un poison, elle grelottait sans pouvoir s’empêcher de hoqueter pitoyablement. Dans le fond de son esprit nulle voix ne s’éleva pour faire le moindre commentaire, témoigner de la plus infime présence, raviver une impossible étincelle. Elle se sentait inerte. Mercenaire du chaos… tu parles ! Elle se sentait comme une petite fille prisonnière d’un corps trop grand et jetée au milieu d’une meute de loups. Elle n’avait pas besoin de ces Mentaïs pour être unique, pour être elle-même ! Et elle refusait de laisser qui que ce soit implanter une arme en elle. Elle n’était pas qu’un bras armé, elle pouvait être une amie attentive, une sœur aimante, une femme chaleureuse… une mère peut-être. Elle n’était pas un outil.
Elle n’était pas venue au Domaine pour en devenir un.

Epuisée et frigorifiée, Alaia passa la lame de son poignard dans l’interstice entre les deux battants de la fenêtre et souleva le loquet qui l’empêchait de rentrer. Sans se faire d’illusions sur sa discrétion aux oreilles de Gracieuse, elle se coula au sol avant de refermer la fenêtre derrière elle et se dirigea vers son lit. Pas un regard. Pas une parole. Elle n’avait rien à dire à son maître, sa seule présence était un message assez parlant. Percevait-elle dans son souffle le reste de la tempête qui l’avait assaillie ? Lisait-elle dans sa démarche l’hésitation qu’elle ressentait face à la voie qu’elle arpentait ?
Une seule certitude, sous la forme de deux mots offerts par la nuit, battait à un rythme lent dans sa poitrine. Plus que quiconque c’était elle qui la faisait avancer, qui orientait ses pas.
Autonomie et Contrôle.

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Mar 22 Mar 2016, 23:41

[ Non, c'est parfait ! Very Happy ]





Alaia s’était enfuie. Et cela avait tiré un sourire à Gracieuse. Elle n’avait pas été très subtile, ni délicate, pour montrer de quoi était capable la greffe, en y réfléchissant. Mais sa greffe, à elle, sa langue, c’était quelque chose de si brutal et sensuel en même temps qu’elle ne voyait juste pas comment faire autrement. Chaque greffe est différente, finalement. Elle ne connait pas celle des autres maîtres envoleurs, ou seulement celle de ceux qu’elle a côtoyé de près… Soit vraiment très peu.

L’envoleuse finit par hausser les épaules, et laisse l’homme à la peau noircie sur place, le repoussant d’un mouvement de hanche, avant de se lever. Elle rejoignit la chambre qu’elle avait louée pour elle et son apprentie, persuadée que de toutes façons cette dernière reviendrait.
Elle reviendrait, car elle n’avait pas encore atteint l’objectif qu’elle visait. Elle s’en rapprochait, comme elle se rapprochait inexorablement de son Ahn-Ku, mais il y avait encore du chemin à parcourir.

Poussant un soupir, allongée sur le lit, Gracieuse se dit que finalement, elle a peut-être acquis une certaine connivence avec Alaia, mais cela n’a rien à voir avec de l’amitié ou de la complicité. Est-ce que cela était grave en soi ? Non, vraiment pas. Pourquoi cela la taraudait tant alors ? Elle s’imaginait peut-être que ses apprentis seraient des reflets d’elle-même – encore ?
La jeune femme serra les dents sur sa langue, et un goût de sang envahit sa bouche. Fermant les yeux, elle essaya d’analyser ce qui définissait son enseignement, finalement. Et tout ce qui en ressortit, dans son esprit, c’était qu’elle devait être vraiment mauvaise.
Mais non, pas tant que ça : Alaia était devenue autonome, elle savait se battre, avait ses propres convictions, pensait par elle-même, et elle traçait sa route. C’était tout ce qu’elle demandait, à la base, un ou une apprentie indépendante. Qui puisse s’envoler.

Et si l’enseignement du Chaos n’était pas encore totalement acquis, la jeune femme avait évolué parfaitement dans ce sens.
Pinçant les lèvres d’un air entendu, Gracieuse laissa le calme l’envahir.

Un cliquetis la tira du sommeil. Elle comprit bien vite que c’était Alaia qui revenait enfin. Alors que la jeune femme venait s’allonger dans le lit, Gracieuse sentit une dissonnance, plus forte qu’habituellement.

- Si l’Ahn-Ku est obligatoire, la greffe ne l’est pas, Alaia. C’est à la discrétion du maître d’envoyer son apprenti aux mentaïs ou non.
Son souffle se perdit un instant dans l’obscurité, avant qu’elle ne continue. Parce qu’il fallait bien que l’une d’entre elle ouvre un peu son coeur, non ?
- Je ne suis pas une maître parfaite, loin de là. Ni une femme délicate ou douce. Je te guide pour que tu sois, avant tout, indépendante et libre. J’ai aussi manqué d’indépendance, d’autonomie, et de contrôle. J’ai grandi dans une cour de gens qui portaient des oeillères, j’ai été mariée à 17 ans… Tout était tracé pour moi. Puis, j’ai fini par exploser. Tuer mon mari, fuir ma famille, mon pays, et m’embarquer dans des aventures beaucoup trop grandes pour moi. Et dangereuses. J’ai éte le mouton du Chaos, simple mercenaire suivant les ordres car c’était plus simple comme ça. Pas de responsabilité, juste des missions à enchaîner. Je me sentais à l’étroit, mais je luttais pour les idéaux…
Elle haussa les épaules, dans le lit, un instant. Sa voix s’était muée en un murmure léger.
- Et puis j’ai découvert les envoleurs, leur liberté. Jin m’a appris beaucoup de choses sur moi-même. Je ne suis pas sage, Alaia. Je ne suis pas gentille. Je suis même venimeuse, au fond. Comme un serpent. Le mentaï qui m’a accordé la greffe l’avait très bien compris. Les envoleurs se font passer pour des outils, mais au final, ils sont bien plus libres que les mentaïs. Nous sommes les seuls à diriger notre vie…

Pourquoi racontait-elle tout cela ? Elle ne le savait pas exactement. C’était surtout la première fois qu’elle en disait autant sur elle à quiconque. C’était étrangement apaisant.

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Alaia Tendor
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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Mer 23 Mar 2016, 21:23

Le regard fixé sur le plafond, Alaia écoutait.
Elle n’avait pas réalisé que quel chose avait changé dans sa relation avec Gracieuse jusqu’à ce qu’elle prenne la parole.
Confiance.
Elle ne lui faisait plus vraiment confiance, ou plutôt plus entièrement.
Ecoutant son maître se dévoiler, elle se rendit compte que seule sa perception avait changé : sa vision s’était élargie et c’était de cette Gracieuse-femme dont elle se défiait.
Comme d’un serpent.
Venimeuse. Elle dut admettre que ce Mentaï n’avait pas totalement tord… Mais de là à considérer que c’était ce qui faisait d’elle une personne unique.

Tu es bien plus que cela, cette greffe est à peine une interprétation d’un pâle reflet…

De celle que tu es, Gracieuse.

Pourquoi as-tu choisi d’être envoleuse ?
Elle avait balayé cette question lorsqu’elle s’était présentée, certaine qu’elle ne servirait qu’à écourter ce rare moment où elle acceptait de répondre à ses questions.
Finalement, tu as ta réponse lorsque tu n’en veux plus…
Je la veux toujours, mais c’est mieux comme ça. Librement, spontanément.

Je voulais être ébéniste, mais mes parents auraient préféré que je m’occupe de la ferme avec mon père, et que je prenne sa suite une fois que je me serais mariée. Aodren et moi avons persuadé un des ébénistes d’Al Vor de nous enseigner son métier. Nous travaillions deux fois plus que les autres pour payer notre place – lui aurait pu s’épargner cela mais il y tenait… pour ne pas me laisser seule. L’apprentissage, le compagnonnage… Ca n’a pas toujours été une partie de plaisir…

Sa voix, acide sur la dernière phrase, s’était éteinte mais elle se força à continuer. Gracieuse avait jeté un fil arachnéen dans sa direction, à elle de s’en saisir et de franchir la distance.
Si tu tombes de cheval, n’attends pas pour te remettre en selle.

La bouche sèche, elle prit une longue inspiration.

J’ai connu des enflures et des gens extraordinaires, des coups de déprime et des joies précieuses… Je m’en serais contentée, ça m’allait comme ça. Je m’imaginais déjà reprendre le commerce de mon mentor, je rêvais de prendre à mon tour des apprentis… Je ne cherchais pas à être libre, je prenais beaucoup de choses pour acquises. Ca m’a rendue vulnérable et je l’ai payé cher.

Alors, mon idée de la force pour être libre…
Nous n’avons pas la même conception de la force.

Maintenant que je touche du doigt cette liberté, je veux en faire quelque chose de bien. Mais je ne sais plus comment le définir… Plus j’avance, plus ma route semble s’effacer sous mes pas.

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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Mer 23 Mar 2016, 21:53

[ Whouu, méga court ! ]




Gracieuse sourit quand Alaia lui dit que la greffe n’était qu’un pâle reflet de la réalité. Elle était d’accord avec elle, mais il n’empêchait que le mentaï avait eu du nez en ce qui la concernait. Et puis, elle n’avait besoin de personne pour savoir qui elle était, au fond. Et elle n’était pas quelqu’un de bien intentionné, ça c’était certain. Mais en même temps, cela ne l’intéressait pas, d’être quelqu’un comme ça.

Alaia voulait donc être ébéniste avant d’arriver au domaine… Gracieuse écouta son apprentie attentivement. Chacune de ses hésitations en disait long sur son état d’esprit, et elle finit par hausser les épaules quand la jeune fille lui avoua qu’elle avait l’impression que sa route s’effaçait sous ses pas.

- Quelque chose de bien ?

Gracieuse se redressa sur un coude, cherchant un instant à ordonner les mots avant de les prononcer. Puis, elle finit par sourire doucement. Presque tendrement, alors qu’elle repoussait une mèche de cheveux du front de son apprentie.

- Il n’y a pas de bien ou de mal. Il y a juste le chaos et l’harmonie. La vie sinue entre ces deux entitées, tantôt attirée par l’une ou l’autre. Si tu as l’impression que ton chemin s’efface sous tes pieds, c’est qu’il n’estplus sous tes pieds. Un chemin, surtout personnel, ce n’est pas quelque chose de tracé. Il faut se donner les moyens de le fabriquer, soi-même, puis d’y mettre de quoi l’éclairer. Parfois, ça peut être un chemin de terre, parfois une route pavée, ou alors un chemin suspendu.

Elle commençait à délirer, et haussa les épaules avant de se rallonger sur le dos, dans un soupir.

- Les chemins de vie se font et se défont, comme les dunes de sable. A nous de savoir les tisser pour en faire des routes, et pour les arpenter.

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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Ven 25 Mar 2016, 12:21

Immobile et silencieuse, Alaia laissa son souffle transcrire ses émotions. Elle n’avait pas de mots pour répondre à Gracieuse et laissait son silence parler pour elle. Ces phrases qui ressemblaient tellement à des aveux de faiblesse étaient empreintes de tellement de force qu’elle les sentait vibrer au fond de sa cage thoracique.
Si c’est cela être envoleur, alors tu ne t’es pas trompée de route.
D’un certain côté il avait raison. D’un autre…
L’aube serait là dans une poignée d’heures et elle décida de ne pas négliger une bonne nuit de sommeil : ainsi épuisée non seulement elle ne penserait rien de constructif mais en plus son corps pourrait la trahir le lendemain – et avec la structure des entrainements de Gracieuse il valait mieux éviter !
Elle s’endormit sans même s’en rendre compte et…

Le seul son qu’elle arrivait à entendre était un battement sourd, régulier, à deux temps. Elle ne savait pas exactement où elle était mais cela importait peu : son regard était fixé droit devant elle, et l’Arche elle-même se fut-elle mise à marcher à ses côtés qu’elle ne l’aurait pas remarqué. Des murs clairs défraîchis, un toit de chaume percé d’une courte cheminée noircie, de petites fenêtres derrière lesquelles elle savait qu’elle allait trouver…
Des visages. Sa sœur d’abord, souriante comme toujours, dans les bras de sa mère qui lui adressa un signe de la main. Comment pouvait-elle voir tant de choses au travers d’une aussi petite fenêtre ? Et de l’autre côté, son père, la saluant dans un hochement de tête confiant. Aucun d’entre eux ne bougea, ne se précipita vers la porte pour accueillir son retour… Comme s’ils avaient peur qu’elle ne reparte s’ils ne la regardaient pas fixement.
Comme s’ils savaient qu’elle allait repartir, et qu’il fallait profiter maintenant des derniers instants où ils pourraient la revoir. Graver son image dans leur mémoire. Comme elle-même n’avait pas pu le faire.
Soudainement, descendant du ciel comme une plume, une petite flamme voltigeait en direction du toit de paille sèche si aisément inflammable. Le battement se fit compte à rebours. Elle aurait voulu crier, s’élancer pour les sortir du bâtiment avant que n’arrive…
Elle se détourna. Sans arriver à contrôler ses gestes, elle vit son champ de vision se détourner de la scène pour se parer de vert et de blanc, avant de ne plus être qu’un ensemble de tâches floues.

Agenouillée, elle pleurait sans retenue, emplie de terreur et de peine.
Le flot ininterrompu ne se tarit que lorsqu’elle sentit une vague lécher ses vêtements. Elle ouvrit les yeux et écarta les doigts avant de redresser vivement la tête : elle était face à un lac, immense et étal. Sa première pensée alla au lac Chen et elle se redressa quelque peu pour se pencher au-dessus de l’onde et tremper ses mains dans l’eau pour se laver le visage. Elle n’acheva pas son geste, restant figée au-dessus de la surface miroitante sans croire ce que ses yeux lui renvoyaient. Un visage à l’ossature fine, aux joues légèrement émaciées creusées d’un sourire – le même que celui de sa sœur, remarqua-t-elle avec un pincement au cœur – et surmonté d’une paire de corne qui s’élançait en spirale suivait ses mouvements en tout point, mis à part les yeux qui restaient fermés. Lui présentant sa main ruisselante paume ouverte, elle constata non sans frissonner quelles étaient couvertes de cals d’escalade et d’épée. Elle avait face à elle une combattante.
Elle avait en elle une combattante.
Le parallèle entre cette personne et l’être qui cohabitait avec elle depuis son second cours était si frappant qu’elle ne songea même pas à la remettre en question. Le coup parti avant qu’elle ne s’en rende compte et sa surface se troubla, effaçant ce visage rieur. Un craquement gigantesque résonna et l’onde enfla jusqu’à devenir un véritable tsunami qui l’emporta, charriant avec elle des corps rigides.

Elle se réveilla couverte de sueur, les paupières collées par des larmes, et guère plus reposée que la veille au soir. Se levant difficilement, elle s’étira avant de suivre Gracieuse… Et s’arrêta devant la porte 55. Doucement, elle poussa la porte qui n’avait même pas été fermée à clef et regarda le corps éternellement figé dans une pose avachie qui donnait la pleine mesure au ventre proéminent qu’avait trainé son propriétaire. Elle sortit un triangle d’argent de sa bourse et le lança sur le lit. Elle ne payait pas la mort de cet homme, mais la vie de la tenancière qui arriverait sans doute dans quelques heures pour changer les draps. Elles feraient mieux de ne pas s’attarder ici…
Lorsqu’elles sortirent pour seller les chevaux, quelques flocons tournoyaient dans le ciel, rejoignant leur frère qui avait entrepris la tâche ardue de couvrir le monde d’un manteau blanc. L’hiver les touchait du doigt et le froid la revigora, rendant ses sens plus perçants et son pas plus alerte, aiguisant son instinct autant qu’il adoucissait sa peine. Enfouir sous la neige les soucis et les pensées sombres, les laisser se décomposer pour, au printemps, faire fleurir les primevères. Epuré des ombres inutiles, le monde leur présentait sa face nue avec une telle humilité qu’elle sentit sa gorge se nouer.
Oserait-elle elle-même se mettre à nu aussi absolument ?
Pour renaître elle aussi, au milieu des primevères...

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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Jeu 31 Mar 2016, 23:58

Elles chevauchaient sous la neige depuis plusieurs heures quand Gracieuse finit par se secouer, ce qui fit voler quelques flocons de ses épaules. Elles avaient continué leur route vers le Nord, mais bifurquaient vers l’Est désormais, suivant une ligne qui les mènerait jusqu’aux Frontières de Glace.

Alaia commençait à grelotter sur sa monture, et la maître envoleuse eut un petit sourire mesquin sur les lèvres, juste avant de faire trotter son étalon vers la jeune fille et pousser son épaule pour la déséquilibrer.
C’était peut-être gentil, sur le coup, mais l’Envoleuse piqua les flancs de sa monture pour la lancer au galop, le temps de s’éloigner d’Alaia…
Pour faire se retourner l’animal au dernier moment et le faire se cabrer sur le cheval de son apprentie.


- Défends-toi ! lança l’envoleuse avec un sourire dur sur les lèvres, alors qu’elle attrapait son bâton en plusieurs parties dans sa sacoche de selle, pour l’enclencher et se donner de l’allonge, frappant en direction de la jeune fille en ayant un but clair : la faire tomber.


ф ф ф


Alors que le soleil atteignait son apogée derrière les nuages d’un blanc immaculé dans le ciel, Gracieuse descendit de son cheval pour faire tournoyer son bâton autour d’elle. Elle lâcha les rênes de sa monture, qui se décala suffisamment d’elle mais continua de marcher à son rythme.

- Maintenant, tu dois essayer de m’attaquer. Me mettre hors service, en restant sur ton cheval. Mets-y du nerf !

Elle faillit y arriver.
Ne passa vraiment pas loin de mettre sa maître en difficulté telle qu’en situation réelle, elle aurait sans doute été hors combat. Et contre toute attente, un large sourire avait étiré les lèvres de Gracieuse. Avant qu’elle n’inverse les rôles.



ф ф ф


- Redresse le dos, tend les épaules. Détend tes bras ! Ton genou !
L’Envoleuse ne cessait d’asticoter Alaia sur des détails de sa garde, de ses attaques, mais cela portait ses fruits : la jeune femme commettait vraiment très peur d’erreur, c’était simplement qu’elle les pointait tous du doigts pour les réduire encore.
- Ton poignet ! Tiens mieux ce poignard que ça ! Et ton pied droit là ! Attention, le talon ! Bon sang ton talon !!

Arrêtant l’exercice de combat au bout de deux bonnes heures, satisfaite des nouveaux réflexes de son apprentie, Gracieuse la fit monter en selle, lui donnant un arc et des flèches, désignant les cibles qu’elle avait postées un peu partout. Statiques ou dynamiques, au sol, cachées par des jeux de lumière ou pendant au bout d’une corde, voguant dans le vent.


- Au galop, hein, trouva-t-elle bon de préciser à l’intention de son apprentie.

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Alaia Tendor
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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Jeu 08 Sep 2016, 23:06

Le craquement de la neige à chaque pas de sa monture la plonge dans une sorte de transe, éclairée ponctuellement d’un reflet flou du paysage magnifique qui scintille doucement autour d’elle. Progressivement, elle se sent presque intégrée à cet univers, alors que chaque mètre ressemble au précédent sans être exactement le même, semblant lui offrir chaque parcelle d’une merveille éphémère dans une longue chevauchée. Ses mouvements, réguliers, répétitifs, ne sont pas pour aider son corps à se défendre contre le froid perçant, tribut naturellement versé, qui semble créer des flocons de neige sous la surface de sa peau.
Soudain, une dissonance, un élan spontané qui provoque le mouvement, une contraction des jambes qui n’est pas pour plaire à Impal mais le sort lui aussi de la répétitivité du voyage, et une torsion du buste qui semble faire exploser la bulle de neige et de vent dont elle se sentait enveloppée. A ses côtés, et bientôt face à elle, se déchainait un petit ouragan qui n’avait visiblement aucune envie de la laisser flotter au gré de l’hiver.

Alors qu’elle se faisait harceler par un ennemi qu’elle connaissait bien, différent du froid que l’effort avait chassé mais tout aussi désireux de mettre à mal son épiderme, elle se surprit à réfléchir. A penser. Divaguer, presque. Sur un thème discontinu, mélancolique et plein de force, des éclats de conscience tourbillonnaient dans l’ombre de sa boîte crânienne, comme en écho à la neige qui s’était remise à tomber. Contact. Temps. Confort. But. Confiance. Autant de mots qui revenaient, comme un refrain dans une chanson dont elle ne savait distinguer que la surface. Et alors qu’elle se faisait onde dans le chaos de la tempête, il lui semblait que son esprit, lui s’organisait, comme libéré par sa volonté de la contrainte de diriger ce corps qui virevoltait en équilibre précaire. Que chacun se mêle de ses affaires.

Le point d’équilibre a changé, tantôt colombe et tantôt ver de terre au gré de l’arme qui semble la suivre comme son ombre, aussi proche et lointaine. Mais si ce changement subtil de centre s’est effectué, ce n’est pas parce qu’une des deux protagonistes a mis pied à terre, mais bien parce que l’intention, fil de trame de la scène qui se joue, a changé. La jeune femme qui, sur sa monture mise à mal par ses acrobaties, ne faisait qu’esquiver et contre-attaquer épisodiquement s’est transformée en serpent, glissant sur les flancs, l’arme et même l’air pour venir titiller son maître implacable, inatteignable… Presque inatteignable. L’impudente reçu la promesse d’un bleu ajouté à sa collection, mais elle souriait. Elles souriaient toutes les deux.
Férocement.

Elle ne chute pas, pas vraiment. C’est simplement une prise d’élan.
Chuter implique atterrir, mais elle ne compte pas toucher terre : aérienne, elle se fait presque pareille au vent et à la poussière pour tour à tour esquiver et frapper. Une poussière que, par la sueur de ses efforts, elle parviendra à changer en pierre.
Elle a l’impression de découvrir pour la première fois l’adversaire qui lui fait face, le maitre qui lui a tout appris et qu’elle suit depuis des mois. Qu’elle suit encore maintenant dans ce voyage vers le Nord. Elle découvre la précision de ses gestes, l’expertise de son œil, le tranchant de ses remarques. Un tranchant toujours pointé vers ses faiblesses. Des blessures qui l’aident à prendre conscience de son propre corps. Elle se sent souffler, se crisper, se projeter, se détendre, avec une sorte de distance. Derrière les gestes, elle a l’intuition de l’élan, d’un rythme, d’une mélodie.
Forme dont elle essaie de tirer profit en la brisant : aux portes de la répétition elle se lance dans une attaque-éclair d’une autre forme, esquivant les attaques, elle en encaisse soudainement une pour y prendre l’élan qui lui permet de rendre un coup… Changer avant que l’on puisse la percer, l’analyser, la comprendre, rester mouvante et insaisissable au regard et à l’esprit. La fatigue pèse sur ses épaules, tend ses muscles et ses nerfs, crispe sa mâchoire le long de laquelle elle sent rouler une énième goutte de sueur qui s’écrase quelques mètres plus loin, balayée par le souffle d’une brusque pirouette.

Ses jambes peinent à la porter, elle n’en a pas besoin : Impal serra son soutien, son contact avec le sol, alors qu’elle-même doit se faire élan de l’arme aérienne qu’elle accompagne. Elle ne tend pas l’arc, ils inspirent côte à côte. Ils ont balayé ensemble le champ d’exercice, perçu ce qu’ils n’ont même pu voir, saisi cet instant comme le pilier du film qui se déroule sous leurs sens joints. D’un même élan, ils mettent leur monture au galop, l’invitant à se joindre à la danse. Du sol, monte une force relayée par les jambes puissantes de l’animal qui se réjouit de pouvoir lutter contre le froid : son souffle forme un nuage de buée qui se dissipe à leurs côtés comme une trainée de poussière. Larges respirations qui donnent le rythme de leur course mortelle. Deux élans qui se combinent par la transformation des hanches qui l’impriment en un seul mouvement au buste qui ondule. Insensé de vouloir stopper le mouvement pour le recréer ensuite : le tout n’est pas de s’immobiliser pour tirer, mais bien de saisir la fenêtre de tir, réduite à cette vitesse à un battement de cœur.
Le bruit mat du choc de la pointe de métal contre le bois semble même s’harmoniser avec l’ensemble des bruits des corps et du bois qui poursuivent leur lancée. La tâche se complexifie, mêlant analyse de l’environnement, perception éphémère et prise rapide de décision. Elle n’hésite pas à faire des détours, à prendre à revers, à faire volter sa monture, car sous ses yeux ce ne sont pas des cibles mais bien des ennemis en chasse. Qui est la proie, qui est le chasseur ? Elle n’a aucun doute à ce sujet. Sa réflexion semble dégager la fenêtre de tir pour la flèche qui parcourt l’espace, incarnation physique de sa volonté. Minimisant la dépendance d’énergie, elle tente de travailler un élan unique, une seule inspiration reprise à l’infini et déclinée en une multitude de gestes.
Soudain, la bulle éclate : elle n’a plus de flèche, et face à elle reste une cible, qui approche au rythme des larges enjambées d’Impal. Elle est l’arc, elle est aussi la flèche. Sans faire ralentir sa monture, elle attache sommairement son arme à sa selle et dégaine son poignard, s’élançant dans le même mouvement à la rencontre de ce dernier ennemi, dans lequel sa lame s’enfonce jusqu’à la limite de la rupture du bois. Déjà elle roule souplement et continue sa course : cinq pas plus tard elle est de nouveau en selle et fait ralentir sa monture. Tous les deux aussi essoufflés, ils font un dernier tour de piste avant qu’elle ne le mette au pas et commence à amasser ses traits, triant ceux qui sont en bon état de ceux qu’il allait falloir réparer. Elle a encore dans les muscles chaque flèche, et lie en pensée les sensations aux résultats, se sentant presque revivre.

Sans prévenir et alors qu'elle se trouvait à mi-chemin de Gracieuse qui l'attendait, elle piqua des deux et fit prendre un virage serré à Impal, tournant autour du cheval de son maitre, avant de recommencer jusqu'à ce que sont carquois soit désert. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, elle frôla une cible, se servant de sa force et de sa souplesse pour prendre le trait qu'elle gardait. Force et précision pour ne pas casser la flèche, souplesse et rapidité pour faire coincider le temps de la cible et celui de son cheval. Comme une inspiration. Et le trait qui vole en une expiration pour se planter à moins d'un pas du cheval de l'envoleuse. Deuxième flèche, qu'elle met dans son carquois et la troisième, qu'elle encoche à nouveau.

[désolée de cet honteux retard >>]

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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Mer 21 Juin 2017, 21:55

Un sourire étirait les lèvres de Gracieuse en creusant un peu sa joue droite.
Parce qu'Alaia était vraiment sur la bonne voix, et malgré quelques petites hésitations, elle trouva rapidement ses repères sur sa monture pour ne donner que le meilleur d'elle-même. S'élançant à nouveau alors que chacun de ses traits avait trouvé sa cible. Ses cibles, car tous avaient été tirés plusieurs fois.
Dans l'attitude de l'apprentie, quelque chose avait évolué, déclic en cours de déclenchement… débloqué. C'était comme une flamme puissante, scintillante, aveuglante ; elle irradiait de cette nouvelle énergie qui coulait dans ses veines, dans chacun de ses muscles, s'appropriant enfin son corps en entier, acceptant ses faiblesses et poussant ses forces dans leurs derniers retranchements pour en naître encore plus puissante.

L'envoleuse observait Alaia.
Elle était prête.

ф ф ф

En quelques semaines, ou plutôt quelques mois, elles avaient traversé l'Empire pour rejoindre l'extrême frontière des Royaumes Raï. Gracieuse planifiait, à la base, d'y emmener Alaia pour la mettre toujours plus à l'épreuve, mais finalement elles s'étaient déplacées plus lentement que prévu, perdant deux semaines de marge, et elle dut se rendre à l'évidence : elles n'iraient pas chez les Raïs.

Parce qu'elle avait quelque chose de beaucoup plus intéressant pour la jeune fille, et que cela avait une extrême priorité par rapport à quelques combats face à des guerriers cochons. Et elle ne doutait pas une seconde qu'elle en aurait son lot.

Alors, lorsqu'elles franchirent le dernier pic de roches qui dégageait la vue sur un lac à la surface miroitante, Gracieuse sentit un précieux soulagement l'étreindre : la caravane était toujours là.
Tournant le visage vers son apprentie, elle lui adressa un léger sourire.

- Ceci est l'Oeil d'Otolep. Tu vois le groupe de personnes là-bas ? C'est eux que nous rejoignons.

Mettant sa monture au pas d'un léger contact des mollets, l'envoleuse laissa Alaia la rattraper, racontant la légende d'Otolep.

- … Et seuls quelques rares élus ont la chance de pouvoir s'y baigner. Beaucoup ne peuvent même pas l'approcher… Elle eut un petit sourire dur. Le plus proche que je puisse m'avancer est à une vingtaine de mètres de la rive.

Et elle ne s'en approcha de toute façon pas, se contentant de suivre une ligne invisible à distance respectable de la rive du lac aussi lisse qu'un miroir. Quelques hommes les avaient repérées et s'avançaient dans leur direction, alors Gracieuse leur adressa un salut lointain.
Avant qu'ils ne se rejoignent.

- Oh, Gracieuse, c'est toi ! On t'attendait pour pouvoir repartir justement.
- Erik, je te présente Alaia. Ce n'est pas moi qui vais vous accompagner, mais elle.

Surpris mais intéressé, l'homme tourna son attention vers Alaia et la détailla plusieurs secondes avant de lui adresser un sourire engageant.
- Et bien Alaia, bienvenue parmis nous ! Tu es prête pour cette aventure ?

Gracieuse souriait tranquillement. Une aventure, c'était le cas de le dire : l'expédition montait plus au Nord pour rejoindre une première ferme fortifiée enfouie entre deux montagnes et sous la neige ; puis elle longeait toutes les Frontières de Glace en plein hiver pour échanger des vivres et des denrées sèches avec les habitants qui en avaient bien besoin durant les mois les plus rudes. Ensuite, ils passaient par Al-Poll pour recharger les stocks et descendaient dans les Plateaux d'Astariul, avant de croiser le Pollimage pour aller dans les Montagnes de l'Est et finalement terminer à Al-Jeit.

Huit bons mois d'aventure.

ф ф ф

- Quand tu sortiras de cette aventure, tu auras changé, Alaia. Veille juste à ce que tes doutes te poussent toujours en avant.
Elles s'étaient installées un peu à l'écart du groupe qui partageait le feu, le temps que Gracieuse explique à Alaia la suite. La caravane, ce qu'ils attendaient d'elle en général, mais que toute initiative était bienvenue ; elle devait les protéger, voir l'invisible, prévoir l'imprévisible. Un vrai voyage initiatique.
Un long voyage initiatique.

- La caravane termine sa route à Al-Jeit. Quand tu seras là-bas, reviens au Domaine. C'est là que t'attendra la suite des réjouissances. D'accord ?

Elle ébouriffa tendrement les cheveux de son apprentie.
Avant de la laisser aux bons soins de Erik. Et des autres.

Confiante.

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MessageSujet: Re: Groupes Nudii - Cours n°3   Dim 25 Juin 2017, 21:34

Lorsque Gracieuse se mit en mouvement, Alaia prit le luxe d’une seconde pour savourer la souplesse et la maitrise qui nimbait les gestes de l’envoleuse d’un halo de confiance. Une étrange sensation de confort, tout aussi étrangement communicative. Une sorte de résonnance qui aurait chassé en elles des fréquences parasites.
Comme un écho, un autre élan bondit dans sa poitrine comme un animal sauvage, plein de défi. La même fréquence sur une onde décalée d’une moitié de période. Exactement opposée. Parfaitement complémentaire. Emise, sans qu’aucun doute ne plane, par la moitié qui l’habitait et dont elle n’arrivait toujours pas à cerner ni la présence ni les intentions. Elle tenta un instant de la réfréner, dissiper ce mirage mais il n’était plus temps : déjà, Gracieuse était sur elle et elle talonna sa monture.
Elle allait récolter ce qu’elle avait semé.

Ce fut un beau duel.
Ce fut un bel échange.
Ce fut une belle danse.

Le temps aidant, Gracieuse avait…. Non, elles avaient sculpté le corps et la volonté de la jeune femme. Le premier en une silhouette finement musclée, réactive et souple, prête à réagir à la moindre sollicitation de sa propriétaire comme Impal lorsqu’elle s’entrainait à la monte. La seconde en un outil fin et solide, précise dans la façon dont elle commandait cette enveloppe dont elle traquait les moindres défauts. Chacun défiant l’autre, ils avaient trouvé un équilibre qu’Alaia, lorsqu’elle les percevait évoluer de concert, leur enviait. Elle avait redécouvert des gestes du quotidien dans une complexité qu’elle ne soupçonnait pas, exploré puis maitrisé ces nouveaux aspects jusqu’à ce qu’ils coulent de son corps lorsqu’elle les exécutait. Elle avait découvert des techniques, des arts, de nouvelles façons de se mouvoir qu’elle avait pratiqué jusqu’à ce qu’elles se collent à son ombre, indissociable d’elle.
Restait encore le plus difficile, le plus intéressant aussi : décider dans quel but elle manierait ces outils. Trouver qui et comment elle voulait être. Un voyage plus solitaire, celui-ci, émaillé des courts échanges qu’elles avaient parfois le soir. Le plus souvent des monologues, interrogations laissées au hasard du vent, tant son maître était avare de réponses.
Du moins à première vue, car ses gestes étaient, eux, riches d’enseignements et d’informations, comme Alaia le découvrait avec une surprise mêlé d’émerveillement, souvent là où nul ne les attendait.

Alaia, inconsciente du délai qui leur était imposé, savourait ces jours de travail acharné et de longues chevauchées, découvrant avec curiosité chacun des défis qui lui étaient imposés et leur faisant honneur, du mieux qu’elle pouvait. Toujours donner le meilleur de soi-même. Cette maxime pouvait sembler bien pieuse, inévitablement durant leur long voyage elle eut des bas, des jours où le froid semblait avoir une prise plus intime que simplement la chair superficielle. Et son maitre avait l’œil pour ces jours-là. C’étaient par une étrange coïncidence dans ces moments-là qu’elle était mise face à une situation nouvelle, inconnue, lui demandant de réfléchir différemment. Et quelques jours plus tard elle se rendait compte de la nouvelle excroissance qui s’était déployée dans le champ de ses possibles, de la présence d’une nouvelle porte ouverte à l’intérieur d’elle.
Elle était partagée entre un désespoir amusé devant cette multitude qui venait s’ajouter à un tableau dont elle ne parvenait déjà pas à décider de l’organisation, et une faim dévorante lorsque ses pensées se laissaient aller à imaginer combien pourraient encore s’ajouter, comment, quels liens pourraient-ils entretenir les uns avec les autres…
Une voie infinie et infiniment enrichissante.

A l’image des richesses de la paroi, multitude de souvenirs laissés par d’impétueuses bourrasques et de courageuses gouttes que venaient sublimer quelques fragiles pousses, derniers reliquats de l’été passé qui s’éteignaient doucement et qu’Alaia prenait grand soin à ne pas écraser. Un peu plus bas, sur sa gauche, Gracieuse menait les montures sur un chemin de rocaille, visiblement pas gênée le moins du monde que son apprentie ait décidé de trouver une voie plus personnelle et périlleuse, menant avec calme les animaux afin qu’elles puissent aller plus avant. Depuis quelques jours elle semblait pressée de parvenir à cette destination qui, la jeune femme le lisait dans les mouvements d’Azon, se trouvait non loin derrière cette crête. Elle sourit : raison de plus pour y être la première !
Guère renseignée sur la géographie Gwendalavirienne si loin de chez elle, elle fut stupéfaite autant que ravie par la vue de la surface scintillante qu’elle découvrit au milieu d’une plaine couverte d’herbe rase. Roche, eau, herbe, un tableau simple qui lui mit la puce à l’oreille concernant l’importance du lieu. Elle prit de longues inspirations pour s’imprégner de l’atmosphère du lieu, certaine de se trouver devant une force qui la dépassait et dictait à cet écosystème ce rythme épuré et millimétré, perceptible dans la simplicité du décor. Elle tourna la tête vers Gracieuse qui n’avait nul besoin d’élever la voix pour l’appeler et la rejoignit en se jouant de la pesanteur pour sauter d’un bond souple sur le dos d’Impal, pliant les jambes pour partager le choc avant de se glisser sur la selle. Elle adressa un salut désolé à la façade de roche avant de porter son attention vers son maitre qui avait entreprit de consolider son intuition de ses connaissances sur les spécificités du lieu. Tout en l’écoutant, Alaia laissait son regard parcourir le groupe que Gracieuse lui avait désigné, curieuse de cet élan de sociabilité après des semaines passées à la belle étoile sans rencontrer âme qui vive.

Visiblement ils se connaissaient, ce qui rendait l’apprenti d’autant plus curieuse au sujet de ce… Erik. Le personnage n’était pas désagréable et ne se permettait une familiarité que teintée de respect pour l’envoleuse, dont l’aura rejaillissait apparemment sur elle – ce qu’elle n’était pas forcément sûre d’apprécier. Elle lui rendit un regard clair alors qu’il la détaillait, ne se formalisant pas de ce qu’elle aurait considéré un an plus tôt – un an, déjà ! – comme une intrusion. Peut-être parce qu’il ne lui avait pas fallu plus d’un regard pour cerner, à sa posture et sa gestuelle, la confiance et la simplicité qui émanaient de lui. C’était un homme d’expérience et de responsabilité, dangereux cocktail qui pouvait rendre tyrannique ou suffisant… Torts qui ne semblaient pas présents outre-mesure chez cet homme qui attirait plus le respect que le rire.

- Et bien Alaia, bienvenue parmis nous ! Tu es prête pour cette aventure ?
- Et pour toutes celles qui s’ajouteront sans y être invitée, répondit-elle avec un hochement de tête.

Elle aurait, à ce que lui expliqua Gracieuse alors qu’ils rejoignaient la troupe, plus que le temps de le juger plus avant, ainsi que de faire la connaissance des Itinérants, puisque huit bons mois s’étendaient devant elle. Huit mois de solitude, entourée d’une soixantaine d’individus, de responsabilité, sans que personne ne puisse rien exiger d’elle, et de découverte : sur elle, sur eux, sur le monde. Les possibilités de ce voyage semblaient infinies alors même que sa route était tracée depuis des mois. Une série de paradoxes qui chatouillaient les joues d’Alaia alors même que le son des sabots d’Azon se faisait plus distant. Une sorte d’euphorie, communicative à sa monture habituellement pleine de retenue qui semblait goûter tout autant qu’elle à cette aventure qui se présentait, mêlée d’une attention sans faille portée sur les détails d’organisation du convoi. Tout était encore en ordre, les vérifications avaient été faites et refaites selon un rituel qui deviendrait quotidien et sur lequel elle garderait un œil.
Garder un œil sur tout, et sur tout ce qui se dérobait au regard une oreille, une main. Sur eux et sur ce qui les entourait, un paysage s’étendant à l’infini sur lequel elle déployait sa conscience. Elle se doutait bien qu’un retour sur terre serait nécessaire, mais pour l’instant elle embrassait tout ce qui s’offrait à elle et le découvrait avec enchantement. Savourer l’instant…


[Maiheu, je voulais des Rais moi... Bah puisque c'est comme ça je vais les chercher toute seule, nah !
Et je suis excitée comme une la gamine qui je suis et qu'Alaia est redevenue x) Merci pour ce cours ! ]

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