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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Lun 26 Jan 2015, 23:52

L’homme évita un coup de taille en se tordant littéralement en deux, et laissa son élan entraîner son pied, qui s’écrasa sur une pommette. Sentant l’os exploser sous l’impact, il se servit de ses mains pour lancer son second pied vers le plexus solaire d’un second assaillant, qui recula précipitamment, lui laissant le temps de se relever.
Le premier se tenait la mâchoire, qui avait dû être sacrément amochée ; il crachait du sang et un filet de ce dernier dégoulinait de son nez, tirant un plissement de sourcils à Dolce. Se ramassant sur lui-même, genoux pliés prêts à agir, il sauta vers sa droite, et le tranchant de sa main rencontra le haut de la nuque du premier homme, celui à la pommette explosée, qui s’écroula sur le sol comme un pantin dont on vient de couper les fils.
Son acolyte profita de cet instant de déconcentration de Dolce pour se précipiter sur lui, la lame de son sabre en avant. Dans un réflexe ahurissant, l’Envoleur effaça ses épaules ce qui lui permit de ne récolter d’une estafilade profonde mais pas grave. Son adversaire redressa sa lame et lui donna un coup en estoc, qu’il esquiva en récoltant une nouvelle estafilade qui déchira son pantalon en lin et lui brûla la cuisse. Serrant les dents, Dolce se fendit sur le côté, passa sous sa lame et la récupéra d’un mouvement sec du poignet. Il distingua très bien le visage de ce dernier qui vira au livide, et ne rata pas non plus son léger pas en arrière. Jouant avec le sabre, l’homme se rapprocha de son adversaire, passa sous sa garde et enfonça profondément son sabre dans sa poitrine, transperçant son cœur d’un coup d’un seul.

Se redressant, Dolce passa le dos de sa main sur son front pour essuyer les gouttes de sueur qui y perlaient.
Cette mission n’était pas de tout repos, mais en même temps il avait besoin de cela, en ce moment ; il avait besoin de voir que les choses bougeaient, qu’il était toujours capable de venir à bout des plus difficiles des tâches qu’on lui confiait.

Cela faisait plus de deux ans et demi qu’il n’avait plus eu d’apprentis. En même temps, cela ne le dérangeait pas forcément, car il sentait beaucoup de choses qui évoluaient en lui ; notamment sa conception des choses, et de la vie. Et du futur. Et son rapport à son environnement, aux autres, aux éléments.
Était-il vraiment un Envoleur, ou simplement un guerrier ?
Il ne répondait plus des Mentaïs depuis longtemps. Il avait tué tellement de personnes de son ordre qu’il se posait la question. Il avait tué son Maître, sa camarade, et même le Mentaï qui lui avait accordé sa Greffe. Était-ce ainsi que les Mentaïs envisageaient les Envoleurs ?

Du coup, cela faisait un certain temps que Dolce s’était mis à observer encore plus les gens, et la société en général. Il s’était installé dans un quartier d’Al-Chen, parce que Syndrell n’était pas souvent très loin de là, et parce que comme Ciel y habitait, il savait aussi qu’elle y venait régulièrement. Grâce à ses économies depuis des années, il avait même pu acheter l’appartement, et en avait fait un véritable nid. Il avait tout fait pour concilier la profonde nature de la Marchombre – être libre et ne dépendre de personne – et son besoin d’être près d’elle.
Il s’intéressait de plus près aux groupes, au comportement humain. Cela l’intriguait, et lui permettait aussi de faire une certaine introspection, pour être plus objectif par rapport à lui-même.

Se dirigeant vers le cadavre de son premier adversaire, il le fouilla en se rendant compte qu’il s’était leurré un certain temps. Il avait été très attiré par la vision des choses de Syndrell, par la voie des Marchombres. Mais il se rendait compte que ce n’était pas pour lui : il accordait certes de l’importance à la vie, et même un profond respect, mais son caractère impulsif et colérique, qu’il ne voulait surtout pas renier, lui avait fait comprendre qu’il ne pourrait jamais vraiment comprendre ce point de vue ; il en était arrivé à la conclusion qu’on grandissait Marchombre, et non pas qu’on le devenait comme on pouvait devenir Envoleur. Il y avait tout un état d’esprit derrière cela qui ne lui convenait pas, même si c’était tentant.

Saisissant l’amulette à la ceinture de l’homme, il la fit tournoyer dans ses doigts, avant de la ranger à sa propre ceinture pour se diriger vers l’habitation de son employeur. Il ressortit de la maison avec une bourse bien pleine, et un petit sourire satisfait sur les lèvres, alors que le soleil se levait à peine derrière les toits d’Al-Chen.
Le marché grouillait de gens, déjà, à cette heure matinale. Des adultes, des enfants, des voleurs et des marchands. Dolce repéra une jeune fille d’une quinzaine d’années qui jetait des coups d’œil autour d’elle, avant de voler une pomme, pour la glisser dans sa besace. A côté, un garçon attirait l’attention d’un marchand alors qu’un second attrapait une poignée de pièces triangulaires dans sa caisse d’étalage.

Un sourire sur les lèvres, l’Envoleur acheta une demi-douzaine de pommes, autant de poires, et un gros morceau de jambonneau à un marchand, qui récupéra les pièces avec un large sourire, ayant sans doute fait son chiffre de la journée avec ça. Puis, Dolce se dirigea dans une ruelle sombre, croisant alors une bande de jeunes voleurs qui étaient en train de compter leur butin pour le séparer.

- Tenez. Et filez, ne vous faites pas attraper ! dit-il en leur tendant la moitié des provisions qu’il venait d’acheter. Les gamins ne se firent pas prier, et filèrent à toutes jambes loin de la ruelle. Mais alors que Dolce allait faire demi-tour pour retrouver sa maison et dormir un peu, il repéra dans l’ombre, entre deux tas d’ordures, une petite silhouette recroquevillée sur elle-même. Fronçant les sourcils, il s’avança pour découvrir une fillette d’une huitaine d’années, le visage noir de crasse, les cheveux emmêlés et ternes, les yeux bouffis. Mais ce n’était pas ce qui le choqua le plus : non, c’était plutôt qu’elle ne respirait qu’à peine, dans un râle de douleur, et surtout effondrée au milieu d’une mare de sang. Quand il baissa les yeux sur ses jambes, il comprit, et ne put retenir une exclamation de surprise et de dégoût à la fois.

Il ne savait pas si elle l’avait vu, mais lui, il ne pouvait pas se résoudre à la laisser ainsi – avec une jambe en moins !
Escaladant rapidement le mur le plus proche, il parcourut la ville aussi vite qu’il le put par les toits, pour atteindre les écuries et récupérer son étalon Singa, qu’il amena sur les lieux, entre les deux tas d’ordures.

Il avait hissé la fillette devant lui, et avait talonné son cheval pour rejoindre le plus rapidement possible une confrérie. Singa, sentant sans doute l’urgence de la situation, n’avait pas protesté et s’était élancé de toute la longueur de ses jambes, même dans la ville, lui qui détestait la foule.


§§


Singa entra au grand galop dans la cour de la confrérie, et Dolce ne prit même pas le temps de l’arrêter. Il sauta en cours de marche, la fillette entre les bras. Elle respirait à peine, et sa tête dodelinait sur ses épaules, sans aucune tenue ni force.

- S’il vous plait, aidez-la !

Il ne la connaissait pas, mais c’était inenvisageable pour lui de la laisser ainsi. Il avait l’âme généreuse, et les enfants étaient une chose qu’il ne pouvait pas laisser dans des problèmes. Combien en avait-il tiré de mauvais pas sur le marché, en payant les marchands, en leur achetant à manger, en leur donnant quelques pièces ? Trop pour qu’il puisse les compter.

Heureusement, les Rêveurs ne posèrent pas de question, comprenant immédiatement l’urgence de la situation. Ils emmenèrent la fillette dans une salle, et firent sortir Dolce pour s’en occuper.


§§


Il marchait de long, en large, en travers, dans la cour.
Incapable de se calmer.
Mais qui avait pu faire une chose pareille ?! Couper une jambe d’une fillette… Il connaissait la tendance qu’avaient les marchands à vouloir couper les mains des gamins chapardeurs, ou même certains clans à le faire pour les gamins les moins doués, mais cela dépassait son entendement.

S’asseyant sur un banc en pierre, il passa sa main dans la crinière de Singa, qui était venu contre lui quémander une pomme et des caresses.
C’est alors qu’une silhouette entra à son tour dans la cour de la Confrérie.

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Dim 08 Fév 2015, 18:38

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Fait attention à toi surtout continuait de murmurer la voix douce et tranquille de Miin dans ma tête. Evidemment, j’avais levé les yeux au ciel dans un vieux réflexe et il m’avait fallu une pirouette audacieuse pour éviter que Voëlle ne s’en prenne à mon oreille – c’est vraiment une habitude que je ne suis pas certaine d’apprécier ! Sale gamine va, s’était exclamé l’Envoleuse d’un ton mi-figue mi-raisin, tandis que je hochais la tête avec un demi-sourire. Tous les deux avaient profondément soupiré parce qu’au fond, ils savaient pertinemment qu’être enceinte ne m’empêcherait pas de faire ce que je voulais. C’était comme cela. C’était dans ma nature. Et je n’allais pas changer. Mais au fond, cela me rassurait de savoir que, sans m’avoir connue, ni élevée, j’avais retrouvé un père qui s’inquiétait constamment pour moi. Qui m’aimait. Comme l’avait fait Thiméo qui m’avait vu grandir.

Nos chemins s’étaient séparés un peu plus tôt dans la matinée tandis qu’avec Voëlle ils remontaient un peu plus au nord, vers Al-Chen. Parce qu’ils avaient promis à leur fille de passer la voir avant de retourner dans les Alines. Leur fille, ma demi-sœur. Libertée. Tout dans l’attitude de cette m’agace et m’énerve carrément même. Si seulement elle avait été juste naïve, niaise et gamine, j’aurais encore pu la supporter, mais la marchombre était en plus hypocrite et donneuse de leçon. Par-dessus le marché, elle avait le chic pour toujours se balader à moitié à poil, comme si cela allait la rendre plus intéressante ! Je me demande encore parfois ce que Gil peut bien lui trouver – il aurait pu tomber amoureux de n’importe quelle autre fille dans l’Empire, mais non, il faut que ce soit celle-là. Le pire de tout c’est que je vais devoir composer avec elle si je voulais apprendre à connaître Miin. Parce qu’il est le père de la marchombre autant que le mien.

Soupirant, je balaye cette pensée d’un revers de main avant de pousser la porte d’une modeste auberge. Nwëlla m’avait envoyé une missive quelques jours plus tôt. Mon amie m’attendait au Repaire du voyageur, un petit établissement tranquille qui se dresse au cœur d’un village situé à quelques encablures de Fériane, ce qui ranime en moi de nombreux souvenirs. Aussitôt, la voix de Nwëlla m’interpelle. Souriant, je rejoins l’Envoleuse attablée dans un coin de la pièce. Bondissant de sa chaise, mon amie de toujours me serre un instant dans ses bras, sans même que Makeno ne remue dans son sommeil.

- « Ça fait tellement longtemps ! Je suis contente de te revoir ! » s’exclama-t-elle en se rasseyant.
- « J’ai cru comprendre qu’Yzalys occupe pas mal de ton temps… » plaisantais-je en lançant un clin d’œil espiègle à l’Envoleuse.

Croisant les bras sur sa poitrine, Nwëlla hoche la tête en soupirant. Mais je peux deviner le sourire qui étire légèrement ses lèvres.

- « Je ne te le fait pas dire, avec ses grands yeux dorés et sa crinière blonde, elle mène son monde par le bout du nez ! » expliqua mon amie « J’ai comme l’impression qu’elle a un tout petit peu hérité de sa chère tata » ajouta-elle d’un ton faussement exaspéré.
- « Brave petite » souris-je.

M’appuyant confortablement sur le dossier de ma chaise, je me défais de ma cape d’hiver pour la caler sous la tête de Makeno qui avait rendu les armes quelques heures auparavant, après une longue journée. Prodiguant une douce caresse sur le front du petit garçon, je pose mon autre main sur mon ventre qui s’était quelques peu arrondi depuis que j’avais complètement et totalement accepté la présence de cette petite chose qui me contrôlait pratiquement de l’intérieur depuis tout juste six mois – ou peut-être six-mois et demi. Les plis de ma robe mettent en valeur cette réalité dont je ne m’étais dans un premier temps pas aperçue du tout, d’abord parce que j’avais été convalescente pendant près de trois semaines, puis j’avais eu d’autres soucis en tête. Du coup, quand Moryqane m’avait annoncé que j’étais déjà enceinte de près de quatre mois, sans que je ne le sache, tout s’était éclairci : mes sautes d’humeurs plus régulières et prononcées qu’à l’accoutumée, mes coups de fatigue, cette explosion d’hormones qui faisait que j’avais constamment envie de sexe.

- « Alors, c’est un futur petit cornu ? » demanda Nwëlla en cachant mal son excitation.
- « Aucune idée… » fis-je en haussant les épaules.

Ma meilleure amie observa le silence un instant. Atal lui avait probablement parlé de ce qu’il s’était passé dans la capitale plusieurs semaines plus tôt – même deux mois plus tôt en vérité. Elle n’en laissait rien paraître, mais elle était inquiète. Et je la connais trop bien pour ne pas le sentir. S’accoudant sur le rebord de la table, Nwëlla soupira.

- « Pourquoi tu ne m’as rien dit ? » demanda-t-elle sans détours.
- « Je ne voulais pas t’inquiéter »
- « Naïs » soupira l’Envoleuse en posant sa main sur la mienne « T’es comme ma sœur, je ne veux pas que tu me cache ce genre de chose »

Baissant la tête, je me mords un instant la lèvre inférieure. Que puis-je donc bien répondre à cela ? Elle a raison ! Gil et Pan aussi avaient raison ! Je pensais les épargner en gardant de dangereux secrets. Je pensais pouvoir me débrouiller seule alors que j’ai plus que jamais besoin de ceux que j’aime. Je m’étais tellement barricadée et protégée derrière des murs hauts et solides, pendant des années pour rester debout, et continuer à vivre même après la mort de Thiméo, Louanne et Morgan. Mais aujourd’hui, même alors que mes dernières défenses étaient tombées définitivement, il reste difficile de réapprendre à m’ouvrir et à m’exprimer, même pour rassurer ceux que j’aime. Une voix douce et timide me tire soudain de mes réflexions.

- « Hem, ce sera quoi pour vous ? » questionna la serveuse, crayon en main.
- « Un bouillon de légume et des galettes de niam » décidais-je à l’instant.
- « Et pour le petit ? » hésita la jeune fille
- « Il a déjà mangé… »
- « Oh, d’accord. Je vous ramène ça dans un instant »

La jeune serveuse fila à la vitesse de l’éclair, dans une envolée de cheveux bouclés. Me tournant vers Nwëlla, je croise les bras au-dessus de mon ventre, attendant ce qu’elle allait me dire. Parce que je la sens parfaitement qui brûle de questions auxquelles je ne suis même pas certaine de pouvoir répondre.

- « Je ne te laisserai pas mourir » souffla l’Envoleuse « On ne te laissera pas mourir, va falloir que tu t’y fasses ! » ajouta-elle d’un ton à la fois très sérieux et amusé.
- « Il va pourtant falloir que vous vous y prépariez » soupirais-je « Un jour ou l’autre, cette maladie m’emportera »
- « C’est certain » opina la jeune femme « Mais tu as intérêt de t’arranger pour cela soit le plus tard possible ! »

La remarque de Nwëlla me tire un léger éclat de rire tandis que je hoche tout de même la tête en silence, ne serait-ce que pour rassurer ma meilleure amie. Mon estomac commence à grogner sévèrement lorsque la serveuse revient nous apporter nos assiettes. Attrapant le bol chaud entre mes doigts, j’inspire longuement l’odeur appétissante du bouillon. Une bonne soirée s’annonce.



La nuit est déjà largement avancée lorsqu’un bruit quasiment imperceptible trouble mon sommeil léger. Fronçant d’abord les sourcils, je finis par ouvrir un œil, puis l’autre. Avant de me redresser tout simplement sur un coude. Nwëlla aussi s’était réveillée, guettant le moindre bruit suspect. Même si Makeno dort toujours à point fermé, j’en suis certaine à présent, je n’ai pas rêvé. Quelqu’un est en train d’essayer de crocheter la serrure de notre porte. Agissant dans un seul et même mouvement, nous quittons la chaleur du grand lit pour nous poster chacune d’un côté de la porte. La clé que nous avions laissée sur la serrure finit par tomber sur le plancher dans un bruit mat, sans pourtant réveiller mon fils. La poignée de la porte tourne lentement dans un grincement aigue. Tous mes muscles bandés, je suis prête à bondir, telle une panthère.

Lorsque la porte s’ouvre, l’intrus n’a même pas le temps de voir arriver mon coude le cueillir avec force au niveau du plexus solaire. Profitant de ce que l’homme se plie en deux, le souffle littéralement coupé, je l’envoie voler contre le mur d’un coup de pied, lui brisant une côte au passage. Puis je l’achève, en abattant mon poing sur sa joue qui explosa sous l’impact. Reculant vivement, il me faut quelques secondes pour retrouver une respiration normale tandis que Nwëlla s’approche doucement. Elle s’agenouilla près de l’homme et saisit son menton entre deux doigts pour tourner sa tête dans les deux sens. Mon amie de toujours émet un petit sifflement.

- « C’est malin, on aurait pu le faire parler » chuchota-t-elle pour ne pas achever de réveiller nos voisins de chambrée « On va devoir l’amener à Fériane maintenant » ajouta-elle en commençant à le trainer jusque dans la chambre.
- « Ça va, il n’est pas mort non plus » répliquais-je tout bas avant de rejoindre Nwëlla dans la chambre où Makeno est toujours endormi.



- « Qu’est-ce que t’as encore fait ? » s’exclama Nwëlla tandis qu’elle parcourt du regard le papier qu’elle avait trouvé dans la poche du brigand.
- « Rien, pourquoi ? » répondis-je en haussant un sourcil étonné.
- « Il y a quelqu’un qui veut ta tête en tout cas ! » affirma la jeune femme « Et en échange d’une belle somme en plus… »
- « Qui ça ? »
- « Je n’en sais rien, l’affiche a été déchirée. Je n’ai pas toutes les informations… » expliqua l’Envoleuse en haussant les épaules.

Et voilà, c’est reparti ! A peine ai-je tourné une sombre page de mon passé que les ennuis me rattrapent de nouveau ! Alors que l’homme était toujours inconscient, nous nous étions débrouillée pour le hisser sur la scelle de Pirate. N’ayant qu’une courte distance à parcourir jusque Fériane, Nwëlla avait décidé de laisser son cheval au village mais s’était proposé de porter Makeno de temps à autre, s’il ne voulait plus marcher. Evidemment, j’avais accepté, ravie de pouvoir épargner à mon dos quelques douleurs inutiles. Je commençais à trouver le temps un peu long lorsque les murs de la Confrérie s’étaient finalement découpés dans le paysage. Je n’avais pu m’empêcher de lâcher un soupir de soulagement en massant légèrement mon ventre, pourtant pas encore trop lourd à porter – de toute façon, je n’avais jamais eu à me plaindre d’arborer un ventre trop proéminant, même lorsque j’étais enceinte de jumeaux.

Alors que nous pénétrons dans la cour de la Confrérie, immédiatement un Rêveur vient à notre rencontre d’un pas tranquille. Nous serrant la main, l’une et l’autre pour nous saluer, il nous dévisagea longuement, avant de sourire.

- « Que puis-je faire pour vous ? » demanda-t-il d’un ton bienveillant.
- « J’ai deux, trois questions à poser à ce type, mais ça risque d’être compliqué dans l’état où il est… » en désignant l’homme inconscient sur mon cheval d’un simple signe de tête.
- « Je vois » fit le Rêveur en restant parfaitement impassible « Que s’est-il passé ? »
- « C’était un vilain monsieur » expliqua Makeno d’une voix très convaincante.

Le Rêveur paraît surpris un instant, surtout que Nwëlla ne peut pas s’empêcher d’éclater de rire joyeusement. Mais il finit très vite par se détendre, lui aussi gagné par l’hilarité communicative de ce petit bonhomme de trois ans. Sans chercher à comprendre quoi que ce soit de plus, le Rêveur embarqua mon cheval et l’homme toujours inconscient en précisant qu’il me ramènerait Pirate dans un court instant, ce à quoi j’acquiesce en silence. Posant délicatement Makeno sur le sol, mon amie de toujours se laisse entraîner de bon cœur par mon gamin, incapable de tenir en place plus de deux minutes – après tout, les chats ne font pas des chiens ! Secouant toute seule la tête, je fais quelques pas en rond dans la cour, me massant la nuque avant de m’asseoir sur un banc en pierre, à côté d’un homme qui bouillonne tellement de l’intérieur qu’il parvient presque à me communiquer son stress et son inquiétude, sa colère. Et je n’ai franchement pas besoin de cela ; ces quelques kilomètres à pieds m’ont suffisamment fatiguée pour la journée.






[Tadaaaam ! Je me suis un peu emballée x) Et non, ce n'est pas Naïs qui cherche les ennuis, ce sont les emmerdes qui lui courent après mrred ]

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I experienced that seeking feeling you get when you know you have conned yourself into doing something difficult and there's no going back




 

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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Jeu 23 Juil 2015, 00:03

[ Je suis rouillée ! ... u_u ]



Alors que Singa avalait goulument la pomme que lui proposait Dolce – ou plutôt alors que la pomme se faisait dévorer par l'étalon qui avait harcelé son cavalier pour l'avoir – un cheval et trois silhouettes à pied entrèrent dans la cour de la Confrérie et l'Envoleur releva la tête pour détailler le petit groupe.

Le cheval était un beau frison, et il portait sur sa selle un homme qui semblait salement amoché. A côté, deux femmes et un enfant marchaient, presque tranquillement. Il fallut un moment à Dolce pour se rendre compte qu'il connaissait le visage des femmes : s'il n'avait jamais rencontré la blonde, la brune avait évalué Papillon lors de son Ahn-Ku et il l'avait également croisée lors de l'examen de l'apprentie de Gil.

Cependant, il n'était pas assez serein pour leur parler. Et surtout, la vue du petitou accompagnant la blonde – alors qu'il avait le hâle de peau de Naïs et de magnifiques yeux vairons lui tordit l'intérieur du ventre en lui refaisant penser à la gamine qu'il avait amenée à la Confrérie.
Un autre Rêveur était sorti du bâtiment pour récupérer l'homme sur le cheval, aussi Singa n'avait-il pas trop dit. Mais le cheval n'aimait pas spécialement les autres étalons en général, même s'il se tenait quand Dolce levait la voix.

Puis, alors que la blonde – qui devait être aussi une Envoleuse – s'éloignait avec le petit, Naïs s'assit à côté de lui sur le bord de la fontaine, et Dolce prit une grande inspiration. Singa lui donna un coup de tête, et il repoussa l'étalon en appuyant sa main sur sa joue et sa ganache. Le cheval renâcla un instant, avant de s'éloigner un peu dans le but de trouver peut- être un brin d'herbe quelque part.

Dolce se demandait si Naïs l'avait reconnu, lui.Il ne lui semblait pas, et il sentit son égo le titiller un instant : il n'était donc pas remarquable ? On l'oubliait si facilement ? Ou peut- être était-ce la fatigue et l'émotion qui faisaient cela. Ou pas.
Décidant d'en avoir le coeur net, l'Envoleur se tourna vers la femme et il tenta de lui sourire, mais il sentit bien que son visage se contracta dans quelque chose qui ressemblait plus à une grimace.

- C'est ton fils?

Il désignait le garçonnet en même temps, du menton.
Mais avant que la femme ne puisse lui répondre, un Rêveur sortit du bâtiment pour se diriger directement vers lui, et il se leva brusquement pour aller à sa rencontre.

- Alors ?
- Elle va s'en sortir. Mais il va falloir prendre soin d'elle et trouver un forgeron qui voudra bien lui faire une autre jambe. Dans son malheur, on ne la lui a coupé qu'en dessous du genoux, donc elle pourra déambuler. Vous voulez la voir?
- Je...
Dolce hésita un instant : il ne connaissait pas la gamine, et il n'avait pas envie qu'elle prenne peur. Son doute dut se voir sur son visage, car le Rêveur le rassura.
- Elle est réveillée et a compris où elle était. Elle semble perspicace pour son âge et voulait savoir comment elle était arrivée ici, et nous lui avons expliqué que quelqu'un l'avait trouvée et amenée. Elle sera heureuse de rencontrer son sauveur.

Dolce eut une moue contrariée, mais finit par acquiescer. Il jeta un coup d'oeil à Naïs et cligna des yeux, avant de prendre la suite du Rêveur dans la Confrérie.

Quand il arriva dans la chambre de la fillette, cette dernière était redressée dans son lit et il croisa son regard opalescent et très étonnant. Son œil droit était bleu dans sa moitié inférieure et verte dans sa moitié supérieure, tandis que son œil gauche était d'un vert forêt parsemé de tâches rondes et marron. Une rare anomalie génétique qui rendait son regard à la fois magnifique et presque effrayant.
Dolce comprit soudain pourquoi cette gamine avait perdu une partie de jambe. Les gens détestent la différence, et les gamins y sont encore plus intolérants par nature.

- Salut.
- C'est toi qui m'a sauvée?


Dolce prit une inspiration en soulevant les épaules avant de relâcher son souffle et son dos.

- Je t'ai aidée, oui.
- Merci. Je m'appelle Mélisendre, et toi?
- Dolce.


Soudain, un cri fit sursauter toutes les personnes dans la pièce et les deux Rêveurs qui étaient là sortirent en trombe de la chambre pour comprendre ce qu'il se passait…

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Dim 01 Nov 2015, 01:34

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Qui pouvait bien m’en vouloir, cette fois, au point de mettre ma tête à prix ? Voilà bien deux ans que je vivais dans une relative tranquillité – depuis la mort de Samoan notamment mais ce fut également la même année que mes collègues Mentaïs, dont certains sont très influents à la cour impériale, avaient consenti à lever toutes les charges dont ils m’accusaient, à plus ou moins juste titre. Fermant les yeux, je me masse les tempes doucement. Par la sainte culotte de l’Empereur, tout ça n’a aucun sens ! Deux ans que je me tiens à peu près à carreaux. Dans ma tête défilent toutes les situations possibles : de la femme noble, vexée que j’eusse pu séduire son mari au puissant marchand qui m’en voudrait encore de l’avoir ruiné. Mais aucune hypothèse ne tient véritablement la route.

Une voix familière me fait brusquement relever la tête. Dolce Ysil. J’avais déjà eu l’occasion de croiser l’Envoleur à plusieurs reprises et notamment au cours de l’Ahn-Ku de sa propre apprentie qui l’avait réussi avec brio. Sa réputation au Domaine n’est donc plus à faire ; ayant mené la formation de son premier groupe d’apprenties à son terme, Dolce Ysil enchaînait les missions pour l’Ordre, ce qui lui avait valu autant de considération. Plongée dans mes pensées, je ne l’avais donc pas reconnu immédiatement. Hochant légèrement la tête, je soupire imperceptiblement. Toutefois, je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche pour lui répondre qu’un jeune Rêveur vient trouver l’Envoleur, l’invitant à le suivre.

Haussant toute seule les épaules, je passe une main sur mon ventre tendu. Nous n’avions pas marché très longtemps avant d’arriver à la Confrérie, pourtant j’ai l’impression d’avoir couru toute la journée, sans m’arrêter une seule seconde. En plus de cela, il m’arrive parfois d’avoir des moments de faiblesse soudaine, que rien n’annonce. C’est clairement un signe que la maladie qui me rongeait de l’intérieur avait pris un nouveau tournant. Si je m’y étais résignée, en revanche Pan refuse de me laisser m’éteindre à petit feu sans rien faire. Nwëlla et Atal s’échinent également depuis plusieurs semaines à recueillir le témoignage d’hommes et de femmes atteints, eux aussi, de cette mystérieuse maladie. Miin fait également son possible pour m’empêcher de baisser le bras, alors que nous apprenions encore à nous connaître. Et Gil… Et bien c’est Gil ! Comme d’habitude, il s’est volatilisé dans la nature après nos retrouvailles à Al-Jeit. Et depuis, plus de nouvelles. Malgré tout ce que nous avions vécu ensemble, il continue de faire des promesses qu’il ne tient jamais. Pourtant, l’amour que je lui porte est inconditionnel, ce qui avait le don de faire fulminer Sen.

- « Naïs ! » m’appelle brusquement ma meilleure amie.

Relevant le menton, je réalise soudain la présence du vieux Rêveur qui nous avait accueillies un peu plus tôt. Sans me faire prier plus, je me lève d’un bond pour m’approcher d’un pas tranquille de Nwëlla et du vieil homme. Aussitôt Makeno s’accroche à ma jambe, tout hilare et joueur. Frottant les cheveux de mon fils, j’interroge le Rêveur de mon regard aveugle.

- « Alors ? » le pressais-je, d’un ton peut-être plus abrupt que je ne l’aurais voulu.
- « Il est conscient, mais complètement désorienté » annonça l’homme avec douceur.
- « Très bien, je veux le voir » exigeais-je aussitôt.

Le Rêveur se racle la gorge, laissant filer quelques secondes de silence.

- « Ce n’est peut-être pas très raisonnable, vous savez… » commença-t-il, sans avoir le temps de finir sa phrase.
- « Ecoutez, à cause de ce type, j’ai vraiment passé une sale nuit. » l’interrompis-je « En plus, je viens de me taper dix bornes à pied ; j’ai mal partout, je suis crevée et je suis d’une humeur de chien. Alors vous allez me laisser voir… » continuais-je avant qu’une main amicale ne se pose sur mon épaule.
- « Vous ne voulez pas mettre en rogne une femme enceinte plus qu’elle ne l’est déjà ? » blagua Nwëlla « Soyez gentil, laissez-nous lui poser quelques questions. On s’en va après, c’est promis ! »

Tétanisé le vieil homme hocha vivement, nous invitant à le suivre dans les couloirs de la Confrérie. Makeno, tout joyeux, trottine à côté de moi. Il commence tout juste à comprendre, à la vue de mon ventre qui s’arrondissait de jour en jour, que de grands changements allaient se produire. Le petit garçon sent bien que je me fatigue beaucoup plus et demande donc beaucoup moins à être pris dans les bras. En fait, il semble adorer cette nouvelle indépendance.

Au bout de longues minutes, une porte s’ouvre soudain sur une petite chambre. L’homme qui avait tenté de s’introduire dans notre chambre la nuit précédente, ne remarque pas immédiatement notre présence. Echangeant un signe de tête entendu avec Nwëlla, je décide finalement de le confronter seule à seul. Fermant la porte sans un bruit, je m’approche du chasseur de prime en trois pas aériens. Dès qu’il m’aperçoit, l’homme se redresse brusquement sur ses coudes en émettant de petits geignements apeurés. Affichant un air impassible, je toise l’homme de toute ma hauteur.

- « Qui t’envoie ? » demandais-je froidement.
- « Les affiches parlent d’elle-même non ? » se risqua-t-il à plaisanter en se redressant un peu plus.
- « Justement, non ! » rétorquais-je « Alors ? Je t’écoute ! »

Le rire mauvais de l’homme s’élève un instant dans l’air, tandis que je sens monter la colère, bouillonnant lentement dans mes veines. L’envie de figer son sourire dans le sang me démange soudain.

- « Ha ha ! Ça veut dire que j’ai un avantage sur toi ! » s’amuse-t-il en prenant plus d'assurance « Quoique si je te le dis maintenant, tu faciliterais sans doute la tâche de celui qui veux ta tête »
- « Un conseil ! Ne joue pas avec moi ! » menaçais-je en saisissant l’homme à la gorge.
- « Oh mais je ne joue pas ! Si tu veux des réponses, tu en trouveras à Al-Vor » susurra-t-il.

Arquant un sourcil inquisiteur, je desserre légèrement ma prise autour de la gorge de l’homme qui en profite aussitôt pour m’asséner un coup de boule formidable. Sonnée, je vacille un instant en essayant vainement de retrouver une certaine emprise sur le chasseur de prime. D’un crochet du droit, il achève de m’envoyer au sol. Crachant un mince filet de sang, je n’ai pas le temps de de reprendre mon souffle que l’homme me balance plusieurs coups de pied dans les côtes. Me roulant en boule pour protéger mon ventre du mieux que je peux, je serre les dents en attendant que la pluie de coups ne cesse. Au bout de longues secondes, l’homme s’agenouille pour m’agripper à la gorge. Voilà qu’en moins de trois minutes nos rôles viennent de s’inverser et je me maudis un instant d’avoir surestimer ma force et ma capacité à le maîtriser seule.

- « C’est dommage, je te tuerai avant que tu n’aies tes réponses. Une somme pareille, ça ne se laisse pas passer ! » murmura-t-il à mon oreille.

Ce que ce mec ignore toutefois, c’est que je n’ai pas dit mon dernier mot et dans un ultime réflexe je sors les griffes et les plantes dans la jugulaire de l’homme qui n’a que le temps d’émettre un dernier râle de surprise avant de s’écrouler mollement, lourdement… sur moi. Au même moment, la porte s’ouvre en grand fracas. Et tout doucement, je me sens glisser dans un état semi-conscient. Tout doucement, je me sens glisser ailleurs. Loin. Mais quelque-chose me raccroche à la réalité. Une voix...












[Sorry pour le retard. J'ai vraiment pas vu passer le temps, avec mon boulot cet été, la rentrée, mon déménagement... Sinon, Naïs, reine des emmerdes ? Non, non, pas du tout ange ]

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Lun 02 Nov 2015, 12:29

[ Très court, mais je ne voulais pas faire réagir Nwëlla plus précisément, j'ai aucune notion de ce qu'elle pourrait faire Wink ]


Le cri ressemblait clairement à un cri d’agonie, et Dolce bondit sur ses pieds dans un incroyable réflexe et tourna vivement la tête vers la porte de sa chambre. Echangeant un regard avec la petite, il prit le temps de se mettre à genou devant elle pour lui dire d’une voix parfaitement calme :

- Ne bouge pas, s’il te plait. Je vais aller voir

Il ne vit même pas le hochement de tête nerveux et précipité de la gamine car il se retourna rapidement pour trouver la porte entrouverte d’en face, et de la pousser d’un brusque mouvement d’épaule tandis que les Rêveurs hésitaient à prendre une décision et à entrer dans la pièce : pourtant, c’était chez eux, alors pourquoi n’intervenaient-ils pas ?

Dolce eut sa réponse en entrant dans la pièce en question.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour reconstituer la scène, en voyant des griffes se rétracter doucement des doigts de Naïs, écrasée par l’homme presque décapité.
L’Envoleur bondit en avant pour pousser le cadavre de la femme enceinte et l’attrapa par les épaules pour la redresser doucement.

- Naïs ? Tu m’entends ?

Ses pupilles avaient des réflexes, mais ses paupières étaient lourdes. La femme avec laquelle était arrivée Naïs entra en trombe dans la pièce en maugréant, les Rêveurs la suivant de près. L’un d’entre eux poussa un soupir à la fois dépité et résigné qui fit froncer les sourcils à Dolce. Voyant qu’ils ne pouvaient rien faire pour l’homme les deux guérisseurs se penchèrent sur Naïs et la dégagèrent de l’appui de l’Envoleur, qui se redressa légèrement.

- Pourquoi elle était seule avec ce mec ??

Sa voix était furieuse, mais ce n’était pas spécialement contre l’Envoleuse blonde, juste de la colère parce qu’il en avait marre que tout se déroule toujours mal autour de lui. Il ne s’était pas rendu compte que le son de sa voix, très basse, avait résonné dans le couloir, ni que deux petites têtes étaient apparues dans l’encadrement de la porte…

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Ven 12 Fév 2016, 16:56

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Une voix. Mais pas n’importe laquelle. Dolce ! Gémissant doucement, je papillonne un instant des paupières avant de porter une main tremblante à mon arcade sourcilière ensanglantée. Oh par la sainte culotte de l’Empereur ! C’est certain, ce type savait cogner ! Et dire que je me suis faite avoir comme une débutante devant son attitude d’abord apeurée. Une autre voix familière résonne soudain dans l’atmosphère, teintée d’un brin d’agressivité. Alors que Nwëlla lance une réplique cinglante, la douleur me vrille le crâne qui semble se fendiller en mille petits morceaux. Dépitée, je tente de me redresser un peu, en vain. Une paire de mains froides courent le long de mon visage, inspectant d’autres traces de blessures.

- « On se calme Joli-Cœur ! » grogna Nwëlla, clairement sur la défensive « Déjà, Naïs est assez grande pour ne pas avoir besoin de nounou ! Ensuite, essaye un peu de la contredire lorsqu’elle une idée en tête, qu’on en rediscute un peu ! » continua-t-elle d’un ton sec, limite agressif.
- « Ça suffit vous deux » s’exclama soudain le jeune Rêveur penché sur moi « Sortez d’ici immédiatement ! » ordonna-t-il d’un ton autoritaire.

L’emportement du Rêveur eut pour effet de calmer quasiment instantanément les ardeurs des deux Envoleurs. Soupirant un instant, je me laisse glisser doucement dans une espèce de semi-inconscience étonnamment agréable.


Peu à peu, le monde reprend consistance autour de moi. La fraîcheur de la pièce me fait frissonner un instant tandis que je salive à cette bonne odeur de thé chaud, parfumé au rougeoyeur. Bien que j’aie la curieuse impression d’émerger littéralement d’un nuage de coton, ma tête ne me fait plus souffrir : ce jeune Rêveur a fait du bon boulot apparemment. Ouvrant doucement yeux, je reste allongée encore de longues secondes avant de me redresser prudemment sur un coude.

- « Hé, comment tu te sens ? » s’enquit Nwëlla qui vint immédiatement s’asseoir sur le rebord du lit où je suis allongée.
- « Pas trop mal… » répondis-je d’un ton calme « Je suis restée inconsciente longtemps ? » demandais-je aussitôt.
- « Pas trop non, à peine une heure ou deux » me rassuras mon amie « Je crois qu’on aura du mal à repartir, Makeno s’est fait une nouvelle amie ! » ajouta-t-elle en plaisantant.

Alors que je fronce imperceptiblement les sourcils sans trop comprendre les paroles de l’Envoleuse, je me redresse un peu en m’asseyant au bord du lit. Mes pieds effleurant le carrelage froid me tirent un nouveau frisson. Puis, secouant la tête toute seule, je cherche le regard de mon amie dans un vieux réflexe. Cette dernière soupire un instant avant de s’éclaircir la gorge.

- « Une gamine dans la chambre voisine qu’Ysil a ramené à la Confrérie presque morte » précisa Nwëlla « Elle vient de perdre sa jambe sans doute suite à une histoire de règlement de compte entre gamins des rues… » crut-elle bon d’ajouter.
- « Oh » fis-je, à la fois horrifiée par les explications de Nwëlla et attendrie en imaginant mon petit bonhomme en train de jouer avec une fillette que la vie n’avait vraiment pas gâtée.

Passant une main sur mon visage pour me redonner un minimum de contenance, j’achève de me relever complètement. Me passant un filet d’eau fraiche sur la tête pour me redonner meilleure mine, je me tourne un instant vers ma meilleure amie qui rumine entre ses dents. Surprise, je hausse un sourcil inquisiteur.

- « Ça ne te dérange pas si je ne t’accompagne pas ? Pas très envie de voir Ysil » marmonna l’Envoleuse d’une voix boudeuse.

Eclatant de rire, je secoue la tête toute seule et me glisse hors de la chambre, aussi légère qu’un courant d’air. Puis, frappant trois petits coups sur la porte de la chambre voisine, j’ouvre doucement la porte en bois qui grince sinistrement. Les rires des deux enfants emplissent la salle, me tirant un sourire attendri. Dès qu’il m’aperçoit, Makeno saute littéralement de joie.

- « Maman ! Youpi ! » s’exclame-t-il en bondissant du lit pour venir s’accrocher à mes jambes.

Gagnée par l’hilarité du petit garçon, je m’agenouille délicatement devant lui et lui ébouriffe un instant les cheveux – une véritable touffe aussi indisciplinée que celle que Gil arbore. Après avoir planté un gros bisou, bien baveux, sur ma joue, le petit garçon repart en courant retrouver sa nouvelle amie. Haussant un sourcil, un sourire en coin sur mes lèvres, je m’approche d’une démarche tranquille vers Dolce.

- « Ça va ? Il ne t’embête pas trop ? » soupirais-je.








[Trois mois d'attente et en plus c'est nul...]

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Sam 20 Fév 2016, 19:39

[ Nul, et je fais rien avancer... Décidément, pas une pour rattraper l'autre Wink ]



Quand Nwëlla lui grogna dessus, Dolce dut vraiment se retenir de ne pas gronder à son tour. Mais c'était vrai, la femme avait raison : il ne connaissait pas Naïs, ne l'avait croisée que très brièvement lors de plusieurs Ahn-Ku, et c'était tout. Il ne savait rien d'elle, et ni de à quel point elle pouvait provoquer les emmerdes. Alors, il se contenta de hausser les épaules quand la blonde s'adressa à lui avec agressivité.
Il n'allait pas non plus entrer dans son jeu, ce n'était pas le but.
Il s'était juste inquiété pour Naïs, parce qu'il était comme ça. Il avait tendance à trop prendre soin des gens, même quand ils en avaient pas besoin. Au risque d'aller contre leur volonté aussi, d'ailleurs...

Il ne fit donc pas d'histoire quand le Rêveur les foutut littéralement tous les deux à la porte, et eut même un sourire d'excuses vers l'Envoleuse qui semblait vraiment énervée. Oh, mais il ne fallait pas qu'elle le prenne comme ça, il avait juste voulu aider ! C'était quoi son soucis à celle-là ? Elle était aussi inquiète pour son amie, il fallait croire, et bien plus qu'elle ne le laissait paraître par son attitude presque hautaine.

Finissant par hausser les épaules, l'Envoleur poussa un petit soupir et reprit la direction de la chambre de la fillette sans hésitation.
Quand il ouvrit la porte, il la découvrit assise sur son lit, en train de faire une grimace vraiment... impressionnante à un petit garçon. Il ne fallut pas plus de quelques secondes à Dolce pour faire le rapprochement entre le caramel de la peau de l'enfant et celui de Naïs. C'était donc son fils.

Mélisendre leva les yeux vers lui, soudain alerte.
Mais quand elle le reconnut, elle lui adressa un sourire timide et un peu perdu, aussi. Il voyait dans son regard les ombres dansantes de ce qu'elle avait subi, et elle essayait de ne pas y penser. D'ailleurs, elle avait tiré un pan du drap sur sa jambe amputée pour ne pas la montrer au petit.

- Salut toi !

Cela eut pour effet de faire se tourner le petit, et Dolce lui adressa un sourire chaleureux. Il s'approcha de lui, et s'accroupit devant l'enfant pour être plus à sa hauteur.

- Tu t'appelles comment ? Moi, c'est Dolce.

L'Envoleur jeta un coup d'oeil à Mélisendre, qui l'observait avec attention. Elle devait être en train de décider si elle lui ferait confiance ou pas, se débattre peut-être avec son instinct qui lui disait qu'il était dangereux malgré les apparences... Elle avait raison, mais l'homme décida de la laisser débattre avec elle-même seule. Qu'elle se fasse sa propre opinion sur lui.

- J'm'appelle Makeno !

Devant l'enthousiasme du garçonnet, Dolce ne put s'empêcher de littéralement craquer et fondre.

- Content de te connaître, Makeno ! Alors, tu penses quoi de Mélisendre ?

Du coin de l'oeil, il vit la fillette tiquer, et le petit garçon froncer le nez sous le coup de la réflexion. Mais avant qu'il n'ait pu répondre, la porte de la chambre s'ouvrit, lui ôtant la gêne de répondre, enfin... Surtout la gêne de Mélisendre en fait, qui se tortillait sur son lit.

S'approchant de la fillette, l'Envoleur s'assit à son côté en lui donnant une légère bourrade affectueuse sur l'épaule.

- Ça va ? Il ne t’embête pas trop ?

Dolce sourit à l'encontre de l'Envoleuse aveugle, et haussa les épaules.

- Pas du tout. J'adore les enfants.

Il sentit un regard interrogateur se poser sur lui, celui de la fillette à ses côtés, et lui sourit à son tour. Une envie de la couver le prenait tout entier, quand il voyait toute la souffrance passée dans ses yeux. Souffrance physique, mais pas seulement, car cette lueur si particulière, tout au fond de son regard, cela voulait tout dire. Les gamins de la rue ne sont jamais tendres entre eux – les gamins, quels quíls soient, ne sont jamais tendre avec les autres. Surtout pas ceux qui sont différents. Et le regard de Mélisendre était suffisamment différent pour qu'elle soit sans aucun doute l'objet de moqueries et méchancetés.

- Ils viennent d'où, les yeux de Makeno ? C'est la première fois que je vois des yeux comme ça en vrai.

Dolce se tendit malgré lui, pas certain que la question soit la bienvenue, mais de toutes façons... Que pouvait-il faire ?

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Jeu 03 Mar 2016, 22:39

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Je secoue la tête toute seule tandis que Makeno file s’asseoir sur le lit de la petite malade en hurlant de rire. Du haut de ses trois ans, mon fils avait une sacrée énergie à revendre, et rien que de penser aux années à venir – notamment à ses futures bêtises – je ne peux m’empêcher de pousser intérieurement un gémissement de bête blessée. C’est sûr, ce gamin avait de qui tenir ; quelque part, je m’en veux un peu de l’imposer à Pan, qui n’avait rien demandé de tout ça, lui non plus. Certes, il l’adore et s’en occupe comme de son propre fils, mais cela doit forcément être plus difficile d’élever un enfant qui n’est pas le sien biologiquement parlant, surtout pour un homme. Pourrait-il toujours avoir la même patience lorsqu’il ferait ses premières bêtises ? Soupirant un instant, je repousse cette idée d’un revers de main.

Coulant mon regard aveugle vers Dolce, je lui souris d’un air espiègle – un vrai sourire, celui qu’Atal trouvait toujours rayonnant ! Là, comme cela, au contact de Makeno et de cette petite gamine salement mutilée, l’Envoleur paraît littéralement aussi doux qu’un agneau. Mais c’est étrange de savoir que ce n’est qu’une seule facette de sa personnalité. C’était un Envoleur accompli et reconnu, donc par définition quelqu’un de dangereux. De fort. Quelqu’un capable de tuer sans même sourciller. Un Voleur de vie. Jusque-là, je ne l’avais uniquement croisé que lors d’examens, et impossible alors de me douter qu’il était capable de s’attendrir pour une petite bouille d’enfant. Quelque part, c’est plutôt mignon, d’autant plus que je peux clairement sentir ce désir brûlant de fonder une famille. C’est vraiment tout au fond de lui, mais perceptible surtout à travers cette tendresse qui émane de lui en cet instant.

Un coup sous ma paume me tire soudain un petit gémissement. Massant un instant mon ventre rebondi, je me mords un instant la lèvre inférieure. Ah ! Je dois bien avouer que je n’aime pas particulièrement cela ; toute la nuit, cette petite chose avait gigoté tant et plus, m’empêchant ainsi de trouver le sommeil. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je n’avais jamais aimé être enceinte – même lorsqu’il s’agissait de Seth et Morgan. Les courbatures, les insomnies, les nausées, et cette sensation d’être habitée par un étranger n’a rien d’enthousiasmant. Vraiment ! La voix de la gamine me tire brusquement de mes pensées tandis que je me fige imperceptiblement sous la surprise. Je sais pourtant bien que les gosses sont toujours très directs dans leur manière d’interagir avec les gens. Mais si je m’attendais à une telle question ? Soupirant imperceptiblement, je rejette une mèche sombre et rebelle derrière mon oreille. Alors que j’inspire longuement, Makeno me prend littéralement de cours.

- « J’ai les mêmes yeux que mon père, pas vrai Maman ? » s’exclama-t-il fièrement.

Clignant des yeux un instant, je reste un instant interdite, incapable de savoir quoi répondre. Au bout de longues secondes, je passe une main sur mon visage pour me redonner un minimum de contenance. Me mordant l’intérieur de la joue, je finis toutefois par lâcher un petit sourire moitié amusée, moitié dépitée. Si Dolce avait déjà rencontré Gil, il ne tarderait sans doute pas à faire le lien et j’espère très fort qu’il ne se montrerait pas trop curieux de ce côté-là, car je risquerais fort de m’exprimer en des termes très amers. Certes, Gil est mon meilleur ami, mais je n’avais jamais compris en quoi cela l’empêchait d’être un père pour ce gosse. Au fond, je ne l’ai pas encore pardonné de s’être complètement débiné, même si je sais bien que Pan fait un bien meilleur père pour Makeno que Gil. M’asseyant à mon tour à côté de la fillette, je prodigue une douce caresse sur sa joue tout en cherchant mes mots.

- « C’est vrai » souris-je « Makeno a les yeux vairons, comme son père. C’est très rare et spécial. Mais les gens n’aiment pas beaucoup les enfants aussi spéciaux que toi et Makeno. Ils sont jaloux et tu sais pourquoi ? » la fillette secoua lentement la tête, subjuguée « Parce qu’ils aimeraient vous ressembler »

La fillette paraît un instant impressionnée, mais son attention se reporte très vite sur Makeno qui bondit sur elle, de tout son poids plume, pour se lancer dans une partie de chatouilles qu’il adore tant ! Soupirant imperceptiblement, je me tourne vers Dolce avec un sourire alambiqué sur les lèvres. Lui adressant une légère bourrade sur l’épaule, je plaisante joyeusement.

- « Dis-donc, t’as pas l’air comme ça, mais tu ressembles à un vrai papa-poule ! »

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Ven 11 Mar 2016, 21:41

[ sourit ]

- Il faut croire. Mais tu as l'air pas mal non plus dans ton genre !







[ Purée, désolée pour cette réponse qui veut tout et rien dire x) ]

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Ven 11 Mar 2016, 22:25

- « Je suis pourtant loin d'être une mère exemplaire… » [petite moue moitié amusée, moitié sérieuse]

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Ven 11 Mar 2016, 22:44

- On fait toujours du mieux qu'on peut, de toutes façons. C'est ce qui est important, je crois.

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Ven 11 Mar 2016, 22:54

- « Hélas, parfois ça ne suffit pas. Surtout quand on est tout seul pour affronter les problèmes »

[Avec une pointe d'amertume en songeant à Samoan, puis à Gil]

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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Ven 11 Mar 2016, 23:19

[ Court, mais je voulais pas faire qu'un dialogue vu l'envie de Dolce de faire un câlin à Naïs x) ]


Dolce perçut l’amertume et un peu de désespoir dans la réponse de Naïs et leva les yeux vers elle pour la détailler. Elle semblait soudain perdue dans ses pensées, et il eut une féroce envie de la prendre dans ses bras pour la réconforter.

Il se retint de justesse, se contentant de passer son bras autour des épaules de la jeune femme dans une accolade amicale, avant de la relâcher doucement.
Avec ça, s’il ne passait pas pour un gros nounours… Mais bon, il s’en fichait, elle l’avait déjà traité de papa-poule. Un peu plus ou un peu moins, cela ne faisait pas de différence, et puis il était quand même majoritairement dans le soin aux autres quand il ne se retrouvait pas acculé et obligé de se défendre ou de défendre ceux qu’il aimait.

Il le savait, et c’était d’ailleurs pour cela qu’il avait autant douté de sa Voie, cette dernière année. Il ne savait plus où il en était avec lui-même, avec le Chaos, avec l’Ordre. Avec tout ce qui l’intéressait dans le monde, dans la société. Tout cela.
Poussant un long soupir, l’Envoleur leva les yeux vers Mélisendre et Makeno qui s’amusaient à se faire des chatouilles, et ne put s’empêcher de sourire tendrement.

- Affronter les problèmes, hein ?

Reportant son attention vers Naïs, Dolce se frotta les avant-bras.

- A deux ou seuls, les problèmes ne sont pas les mêmes. Ça aide pas nécessairement, je pense.

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]   Mar 16 Aoû 2016, 22:03

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Un instant complètement perdue dans mes pensées, je ne remarquais pas immédiatement que Dolce se rapprochait de plus en plus de moi. Jusqu'à passer un bras autour de mes épaules, avec une hésitation presque timide. D'abord surprise, je hausse un sourcil d'un air inquisiteur, secouée d'un tressaillement quasiment imperceptible. Toutefois, ce simple geste eut pour effet de me détendre peu à peu, tandis que je posais doucement la tête au creux de l'épaule de l'Envoleur. Ses paroles semblaient teintées d'un certain vécu ; peut-être était-ce la raison pour laquelle je sentais au fond de moi que je pouvais lui faire confiance. Quelque peu apaisée, je finis par pousser un petit soupir d'aise alors que Dolce ramenait son bras vers lui pour rompre cette étreinte purement amicale.

Des éclats de rires espiègles et enfantins me firent tourner la tête en souriant distraitement. Makeno s'amusait comme un petit fou ; cela n'arrivait pas exactement très souvent, mais dans ces moments-là, il redevenait un petit garçon normal. Oubliant qu'il n'avait pas été un enfant désiré. Oubliant toutes les disputes à son sujet – sa naissance avait divisé son entourage. Et cela, il commençait à le comprendre très bien, malgré son jeune âge. Alors, de l'entendre rigoler ainsi dans une partie de chatouille phénoménale, cela eut le don d'illuminer ma journée. Littéralement. Et l'Envoleur, à côté de moi, restait silencieux depuis plusieurs minutes. Son attention était tournée vers la gamine, qu'il couvait de manière presque paternelle depuis qu'il était arrivé dans cette confrérie de Rêveurs. Secouant toute seule la tête, je passais une main sur mon ventre rebondi pour mieux sentir ces petits coups du petit être qui grandissait en moi depuis quelques mois.



Lorsque Makeno et Mélisandre s'étaient endormis à la fin de la journée, épuisés d'avoir tant rigolé, tant joué, les Rêveurs décrétèrent qu'il était grand temps que nous sortions de cette chambre pour laisser les gamins récupérer. Le retour au calme était même une nécessité pour que la gamine puisse guérir rapidement – enfin, du moins, pour que les Rêveurs l'autorisent à sortir de la confrérie en toute sécurité. L'un d'entre eux, étonnament jeune, avait informé Dolce que la fillette risquait sans doute de faire face à des douleurs fantômes, liées à l'amputation de sa jambe. Par conséquent, elle ne sortirait pas de cet endroit avant plusieurs jours. Pure précaution.

« Qu'est-ce que tu dirais d'aller manger un bout ? » proposais-je à l'Envoleur « Je meurs de faim ! Et le réfectoire est au bout du couloir... » ajoutais-je « Ou alors on peut aller manger dans le village en contrebas, mais je ne me sens pas vraiment de faire le trajet »
« Ouais, et cela serait plutôt imprudent ! » renchérit soudain Nwëlla qui arrivait à son tour dans le couloir d'un pas tranquille.
« Hé ! Mais je ne suis pas en porcelaine non plus ! » rétorquais-je, d'un air railleur.
« Peut-être mais tu es enceinte jusqu'aux yeux » fit mon amie, sans toutefois perdre son sérieux.
« Certes, mais ce n'est pas ça qui va m'empêcher de te mettre une pâtée ! » plaisantais-je en tirant la langue.

Complètement dépitée, Nwëlla soupira en haussant les épaules, ce qui manque de me faire éclater de rire. Alors que je peinais à contenir mon hilarité, ma meilleure amie finit par grogner d'un ton agaçé – sans doute la présence de Dolce était-elle pour beaucoup dans sa mauvaise humeur. Elle ne l'appréciait pas vraiment, et l'idée de partager un repas avec lui ne semblait pas la réjouir. Loin de là ! Mais c'était surtout son côté rancunier qui s'exprimait ; en fait, d'ici quelques heures, elle serait sans doute beaucoup plus détendu envers l'Envoleur, sans même s'en rendre forcément compte. Il n'y avait bien qu'Atal qui savait supporter une fille comme elle au quotidien !

« Bon, alors ? On va manger oui ou non ? »








[Tadaaaaam, me revoilà ! Désolée du retard, promis je serais plus rapide la prochaine fois]

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Ah l'aventure, ce joli mot romanesque pour dire galère !

Life sucks when you're ordinary !

I experienced that seeking feeling you get when you know you have conned yourself into doing something difficult and there's no going back




 

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Ces injustices qui pourrissent l'humanité [PV Naïs]
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