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Le Pacte VS L'Ordre
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 Un pied à terre, un oeil à l'horizon [Lacrya]

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MessageSujet: Un pied à terre, un oeil à l'horizon [Lacrya]   Sam 09 Mai 2015, 22:40

« Le chaos n’est pas un gouffre mais une échelle ! Beaucoup en tombent et sont brisés par la chute. D’autres ont l’occasion d’y monter mais s’y refusent préférant s’accrocher  aux mythes et aux sentiments. Ceux qui ont conscience que ces chosent ne sont qu'illusions savent que seule l’échelle est réelle et qu’y grimper est tout ce qui compte. »

Livre II



J’atterris souplement sur le sol dur et pavé de la ruelle, et je regarda autour de moi : elle était déserte. Déserte, et sombre. Aucunes possibilités de m'échapper : d'un coté, il y avait un mur, assez haut pour m'empêcher de le grimper, et de l'autre, la foule. Je souris en pensant que cet endroit serait parfait pour une embuscade. A peine cette pensée avait fini de traverser mon esprit, que je refermais ma main sur la poignée de ma machette qui était fermement attaché dans le bas de mon dos. Avec de lents gestes de la tête, j'analysais le moindre signe d'une présence hostile. Les villes étaient dangereuses, pour tout le monde, surtout dans les temps de trouble. Je commençais à peine à avancer, quand un bruis de porte s'ouvrant, et claquant contre le mur, ainsi que le bruis d'un corps qui tombe a terre, me força à me retourner.
Je m'approcha du corps inerte, et je me baissa : l'homme respirait à peine, et ne semblait nullement blessé. Il était juste éraflé en quelques endroits. Soudain, une odeur monta à mon nez. L'odeur acre de l'alcool, de la fumée, et de la transpiration : l'odeur d'une taverne.
Je me releva avec précaution, et je m'avança vers la porte, et je m'immobilisa : la salle était carré, et il y avait un grand nombre de tables, où des hommes avinés jouaient aux dés, ou dormaient paisiblement dans leur ivresse. D'un coté, il y avait le comptoir, et c'est cette direction que je pris.
De plusieurs mouvements d'épaules, je me fis un chemin jusqu'au tavernier. Je posa une petite pièce d'or sur le comptoir et je dis, bien fort, afin de couvrir le bruis :


« Bonsoir, serait-il possible de vous parler, dans un endroit plus discret ? »

L'homme me dévisagea, avant d'exploser de rire. Il rigola de longue minute, et, en essuyant une larme qui perlait au coin de son œil, il me dit :

« Certainement pas ! Maintenant casse toi, et reviens à la fin du service, je serais peut être libre !
-Mais.. 
-Tu as entendu le patron ? Tire toi avant que je te fasse sortir ! »


Une main s'était posé sur mon épaule. Je me raidi, et je me retourna, malgré la force de l'homme, qui essayait de me maintenir en place. Je me retrouva face à un homme, qui devait avoir quelques années de plus que moi. Il me dépassait d'une bonne tête, et était deux ou trois fois plus large que moi. Sa carrure aurait impressionné n'importe qui. Moi même, dans mon enfance, j'aurais pu avoir peur de lui. L'homme était muni d'un impressionnant coutelas, qui pendait à sa ceinture. Je soupira, et je planta mes étranges yeux dans les siens. Il sembla déstabilisé pendant quelques secondes, et il relâcha sa prise. Toujours en le fixant dans les yeux, je souris : un sourire franc, et rassurant. Dans un même temps, je saisi son poignet, et je pivota vers l'extérieur : un craquement se fît entendre, et l'homme, au bord de l'hystérie, se mit à crier en regardant l'os légèrement entailler sa peau.
Comme souvent dans ses moments là, un cercle se forma autour de l'homme et de moi. Ce dernier perdit son sang froid, et commença à sortir son coutelas. La pointe n'eut jamais l'occasion de sortir du fourreau. D'un mouvement simple, et rapidement, j'avais dégainé ma machette, et je l'avais lancé sur l'homme. Elle était rentré dans son plexus solaire jusqu'à la garde. Dans un gargouillis incompréhensible, l'homme tomba a terre, faisant vibrer le sol tans il était gros. Je m'avança lentement, et je tira la lame du corps inanimé. Je l'essuya avec un pan de la veste de l'homme, et je déclara, d'un ton dénué de toute sympathie :


« Quelqu'un d'autre ? Non ? Bien »

Je me retourna, et, retrouvant un sourire qui semblait franc, je déclara, en gardant le même ton:

« Bien, a présent que je vous ai montrer ma détermination et mon empressement, allons parler »

L'homme balbutia quelque chose, et je sauta de l'autre coté du comptoir. Je le saisi par le col, et je l'amena avec moi dans une pièce, qui semblait être la réserve. Je planta l'homme devant moi, et dis, avec un regard froid, et ton menaçant :

« Je cherche une femme. Une trentaine d'année, petite, qui paraît frêle, et des cheveux blancs, ça te parle ? »

L'homme me regardait avec des yeux exorbités, empli d'interrogation, d'incompréhension, et de terreur. Il tenta de dire quelques choses, mais ses mots restaient bloqués dans sa gorge. Il se mit a respirer fort, et il commença a trembler.. L'homme savait visiblement quelque chose au sujet de la jeune femme que je recherchais. Je le frappa, et subitement, il se calma, et articula lentement :

« Je ne la connais pas »

Je soupira. L'homme ne comprenait pas. L'homme ne comprenait pas que ses efforts étaient, et allaient être vains. Je saisi une de mes dagues recourbées, et je posa le tranchant sur le cou de l'homme, et je dis :

« Mauvaise réponse. Peut être fait-il que je te rafraîchisse la mémoire avec ton propre sang. J'appuya légèrement la lame, et un mince filet de sang se mit à couler le long de son cou et de ma lame. Donc, je te répète, une femme, trente ans, petite, maigre, cheveux blancs. Est-elle ici ? »

L'homme fit non de la main. Je commença a appuyé un peu plus fort, et il poussa un gémissement avant de dire :

« Attend, attend ! Elle.. Je l'ai vu.. Enfin, on m'a dit que quelqu'un l'avait vu.. Arghhh ! Dans l'autre partie de la ville ! Pas ici ! Ailleurs ! Dans... Dans le centre ! Un client m'a parlé d'une femme.. »

Pathétique.. L'homme me disait tout ce que je voulais savoir. Je retira la lame de son cou, et d'un signe de la main, je lui demanda de continuer :

« Je ne suis sûr de rien, mais la femme qu'il m'a décrit semble correspondre. Il passa une main sur l'entaille qui ornait désormais son cou, et il reprit. Elle observe une maison.. »

L'homme ne put finir sa phrase. La lame de ma dague venait de s'enfoncer profondément dans sa gorge : il me regarda, étonné, et il essaya d'articuler quelques mots. Il n'en fût rien. Il tomba a terre, se noyant dans son propre sang. Je nettoya  la lame de ma dague, et je sortis de la pièce : les gens me dévisageaient, et reculaient a mesure que je me dirigeais vers la sortie.
En sortant de la taverne, je regarda le ciel : le soleil commençait à se lever. La journée commençait bien.

Je déambula dans Al-Far le reste de la journée, achetant de quoi manger, m'arrêtant de temps en temps pour observer la foule. En déambulant dans la rue principale, je mettais arrêté face à un panneau d'affichage : la femme que je recherchais avait une affiche rien que pour elle : un avis de recherche.
Je passa une longue semaine, à explorer la ville, m’interrogeant sur les différents endroits où la jeune femme pouvait être. J'avais plusieurs alternatives, mais je choisi celle qui me semblait évidente. Mon instinct me poussait à aller dans un quartier calme.
En arrivant dans ce quartier, je fis plusieurs allez et retour, et observant les ruelles, et les toits. Je repéra rapidement ma « cible », et je a chaque fois, je continuais ma route. Le crépuscule arriva rapidement, et la femme était toujours en place, perché, observant une maison.
Je grimpa rapidement la façade d'une habitation, et, sautant de toit en toit, je me retrouva rapidement derrière la jeune femme, qui resta assise, les bras entourant ses genoux. Je m'assis à coté d'elle, et je dis, en fixant droit devant moi :


« Lacrya Sil' Morna je suppose. Je suis Ossë Turambar. L'Ordre m'envoie pour te ramener au Domaine »
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Un pied à terre, un oeil à l'horizon [Lacrya]   Dim 10 Mai 2015, 00:15

Amère.

Je tire une petite grimace alors que je repose ma chope de bière sur la table.

Trop amère.

Je repousse la chope avec un petit soupire. Même plus capable de servir une bonne boisson… En plus de trois mois dans la ville, je n’avais pas trouvé de bonne taverne à proximité qui ne lui serve autre chose que de la pisse sous pression. Mais bon… Au moins ici les repas son chaud et pas trop dégarnie. Les chambres possèdent des serrures pas encore bouffées par la rouille. Et la vue est parfaite.

- Bah alors ma petite, ça te plait pas ?

Un homme sale, puant et affreusement laid vient s’assoir en face de moi et me crache son haleine putride à la figure. Effluve d’alcool et de poisson pourri. Merveilleux mélange.

- Dégage.

Ordre simple.
Efficace.
Mordant.

Pas assez pour l’énergumène en face de moi qui fronce les sourcils et se sent obligé de bonder le torse contre cette attaque. L’information met du temps à monter à son cerveau au vu des longues secondes qui s’écoulent.

- Mais tu te prends pour qui sale face de Raï !

Je le regard longuement. Face de Raï ? Vraiment ? C’est à croire que cet insecte ne s’est jamais vu dans un miroir car de nous deux, c’est bien lui qui a une belle tronche de porc.

Mais cet homme ne mérite même pas mes paroles.

Sans plus lui offrir qu’un léger ossement de sourcil, je me replonge dans ma bière qui, bien que dégelasse, présente encore bien plus d’attrait que lui. Mais je n’ai pas le temps de la porter à mes lèvres que l’autre crétin la fait valser contre un mur.

- Oh regarde-moi sale catin. Et dégage cette capuche que je vois ta sale gueule.

Il tend une nouvelle fois la main vers moi pour y retirer ma capuche. Il n’a pas le temps d’approcher qu’un craquement sourd s’élève dans le silence qui règne maintenant dans la taverne, toute l’attention étant tournée vers nous. L’homme recule en hurlant. Je me lève, viens déposer quelques pièces sur le comptoir et la clé de ma chambre.

- Bonne soirée.

Et je quitte la taverne sous la stupéfaction de tous. Lorsque les portes claquent derrière moi, j’entends des hurlements de rassemblement et trois armoires à glasses défoncent les deux panneaux de bois. Ils me foncent dessus alors que je disparais dans une rue et s’arrêtent net quand ils me voient, mes deux épées courtes à la main. Lentement, je porte un doigt à mes lèvres.

- Chut, vous allez la réveiller.

- Mais on va…

Sa phrase finie dans un gargouillis de sang, sa tête roulant sur le sol. Les deux autres lourdauds n’ont pas le temps de prendre leurs jambes à leur cou. Mes deux lames viennent se planter dans leur gorge dans un silence absolu.

Je pousse un long soupire et lève les yeux au ciel. Une lune parfaitement ronde se nappe de fins traits nuageux. Mes paupières se ferment un instant.

Nuhadu

Je prends une grande inspiration, l’odeur du sang faisant naitre en moi un doux frisson n’excitation. Mes poils s’irisent légèrement. Un spasme me prend violement et d’un coup rapide, je décapite froidement les deux cadavres encore en possession de leur tête.

Pur barbarie.
Besoin primaire.

Mon corps se détend. J’essuie mes lames sur leurs vêtements crasseux et les range. Les pleure d’un enfant déchire alors le silence.

Ils l’ont réveillé…
Les enfoirés.

Grimpant rapidement sur le toit de la taverne, je m’approche du rebord. Une lumière branlante apparait derrière une fenêtre. Une jeune femme pose sa bougie sur une petite table et sort du berceau l’enfant en pleure.

Nodélie.

Je m’assoie, mes bras entourant mes jambes et je reste là, gargouille immobile à regarder une inconnue bercer ma fille et la calmer.

Notre fille…

~~~~~

Le crépuscule approche.

J’ai aujourd’hui trouvé une nouvelle taverne, encore plus crasseuse que la dernière. Mais beaucoup moins fréquentée. Un avantage indéniable quand à ma mise à prix. Bien qu’on commence à m’oublier.

Du moins j’espère.

Les jambes recroquevillées contre mon torse, j’observe les ombres chinoises jouant sur les rideaux de la petite fenêtre. Les cheveux de Nodélie ont incroyablement poussé. Ils forment maintenant une petite boule sur sa tête.

Réplique exacte de son père.
Peut-être portera-t-elle les nattes aussi bien que lui.

Poussant un profond soupire, je blotti ma tête entre mes genoux et décortique comme chaque soir la scène du couché.

Un bout d’histoire.
Une chanson.
Un bisou sur le front.
Et le noir.

Le théâtre s’éteint devant moi. A ce moment-là je sens une présence s’immiscer derrière moi. L’aura de Chaos qui vient caresser la mienne me fait rester immobile, les yeux rivés sur la fenêtre sombre. L’inconnu s’assoit à mes côtés.

Mais d’où ?

« Lacrya Sil' Morna je suppose. Je suis Ossë Turambar. L'Ordre m'envoie pour te ramener au Domaine »

Je tourne vers lui un regard mauvais. Je déteste que l’on vienne interrompre mon nouveau rituel.

C’est un maître, au vu de sa façon d’être. Mais un que je ne connais pas. Nouveau venu ? Je laisse mon regard glisser sur sa silhouette féline.

Banale.

- Qu’est qui te fait croire que je vais te suivre ?

Secouant la tête, je me relève avec lenteur. Je n’aime pas la façon dont il m’a abordé. On aurait dit une arrestation.

Un ordre.

Je déteste les ordres. Lui lançant un regard de dédain, je commence mes étirements quotidiens sans plus lui prêter de grande attention. Depuis l’expulsion du Parasite, j’ai réussi à reprendre mon ancienne musculature et sa vivacité. Cela m’a valu de longs mois d’entrainement. Les étirements restent cependant nécessaires pour réhabituer mon corps.

Du coin de l’œil j’observe ce fameux Ossë.

- Tu comptes rester planter là encore longtemps ? Je n’ai jamais trop apprécié la compagnie, merci.

Et je tourne les talons, me dirigeons vers le rebord, prête à sauter pour rejoindre ma nouvelle chambre.

__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
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