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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Mar 03 Nov 2015, 11:19

Libertée s’étirait doucement. Son corps se remettait à peine de son accouchement, quelques semaines plus tôt, et de ses complications. Mais elle avait la détermination de se remettre sur pied, et si elle était loin d’avoir recouvré ses capacités, elle était sur le bon chemin : après tout, ce n’était pas l’objectif qui comptait, mais ce qu’on parcourait pour y arriver.
Suviyo dormait dans son berceau, au creux de la maison, et la marchombre avait développé un sixième – ou septième – sens très affuté pour savoir quand sa fille était en train de se réveiller, donc elle était certaine que cette dernière était encore prisonnière du royaume merveilleux des rêves.

Jour après jour, elle ne cessait de s’étonner de l’étendue de son amour pour sa fille. Elle pouvait l’observer des heures et des heures dormir, blottie dans ses songes lumineux, ses petits poings fermés et son petit corps recroquevillé sur lui-même en position fœtale.
Elle comme Gil s’étaient découverts parents, tout simplement. Jusque dans le fond de leur âme. Suviyo était bien entourée…

Enfin, quand son père ne décidait pas de filer pour accomplir un soi-disant cours.
Libertée n’était pas dupe, elle avait très bien senti que l’envoleur lui cachait quelque chose. Elle ne savait pas quoi exactement, mais il fallait que ce soit suffisamment grave pour qu’il lui mente ainsi… Elle essayait de ne pas montrer son angoisse par rapport à ça, parce qu’il déployait des efforts immenses pour la, les, protéger – elle ne voyait que ça – et qu’elle ne voulait pas l’angoisser lui… Qu’elle pouvait être stupide des fois !

Décidant qu’elle lui en toucherait un mot dès qu’il reviendrait, Libertée relâcha ses muscles qui soupirèrent de soulagement sous sa peau, et elle roula doucement des épaules. Se préparant une tisane, elle s’affala sur le canapé, se demandant combien de temps elle mettrait à ne plus être épuisée juste par quelques étirements…


♥ ♥ ♥


Cela faisait une semaine, et Gil n’était pas encore rentré.
Libertée essayait de ne pas s’inquiéter, mais elle ne pouvait pas faire taire la petite voix de son instinct qui lui disait que tout pouvait arriver et que l’envoleur s’était encore fourré dans les ennuis la tête la première. Elle n’y pouvait rien, certes, mais cela ne l’empêchait pas d’être en colère dès qu’elle y pensait.

N’en pouvant plus de rester enfermée, la Marchombre saisit le harnais qu’elle avait fabriqué la veille, l’enfila et glissa sa fille dedans, sur sa poitrine et son buste. La petite leva ses grands yeux vers elle, et elle lui déposa un léger baiser sur le haut du crâne.


- Ça va ma chérie ?

Suviyo babilla un instant, et cela tira un sourire à Libertée.
Passant sa main sur le crâne de sa fille, la Marchombre la couvrit d’une petite couverture avant de sortir et de fermer sa maison à clefs. Une fois passé le ponton, les roseaux cachaient toujours aussi bien son entrée malgré l’entrée dans l’hiver.

Elle devait bouger. Ce n’était pas très raisonnable, mais elle n’allait pas non plus courir. Juste marcher, prendre l’air, bref, sortir de cette maison, même si elle l’aimait beaucoup cette cabane dans les marais.
Lib essayait de ne pas penser à Gil, et donc prit la direction de l’académie. C’était le meilleur moyen de ne pas trop y penser.

Mais alors qu’elle marchait tranquillement, son sixième et son septième sens hurlèrent soudain, et elle se figea instantanément. Tendant l’oreille, elle entendit des bruits de buissons pas du tout naturels, et l’adrénaline gicla littéralement dans ses veines quand quatre brigands apparurent.
Prenant une inspiration, la marchombre tenta de repérer tous les petits détails des quatre hommes. Celui-là boitait imperceptiblement du genou droit, l’autre tenait son épée bizarrement. Les deux derniers semblaient plus sûrs d’eux…
Se ramassant légèrement sur elle-même, prête à toute éventualité, Libertée respira lentement.


- Hé vous avez vu, la cocotte elle a un mioche dans les bras !
- Allez, pose ton gosse, qu’on s’amuse un peu. Si tu coopères, il ne lui arrivera rien !
- D’accord d’accord. Attendez que je la mette derrière l’arbre s’il vous plait, je vous en prie !


Apparemment Libertée convainquit très bien les assaillants car ces derniers pouffèrent et l’un d’entre eux l’accompagna jusqu’au pied de l’arbre en question, et elle y déposa très doucement Suviyo, qui lâcha un son contrarié. La marchombre lui caressa tendrement la tête, la stabilisant emmitouflée dans le harnais sur les racines proéminentes.
Puis, elle se redressa et déjà l’homme qui l’avait accompagnée glissa sa main sous son haut, ce qui tira un frisson de mauvaise augure à la marchombre.

Sentant une lame contre sa peau dans son dos, Libertée se contenta de reculer d’un pas pour se coller à l’homme, qui lâcha un grognement d’anticipation. Il la saisit par le bras et elle se laissa faire, se jetant sur le sol à plusieurs mètres de sa fille pour en éloigner les quatre brigands.

L’un d’entre eux se jeta alors sur elle et la fraicheur de l’air lui piqua la peau alors que son haut se faisait découper d’un coup de lame tranchante sur toute sa longueur.

Libertée ferma les yeux.
Encore trois secondes.

Les doigts de l’homme lui arrachèrent littéralement ce qui lui restait de vêtement sur le buste, glissèrent sur son ventre pour attraper un sein.

Deux secondes.
Un deuxième s’avança et s’attela à enlever son short qui résista un instant.

Une seconde.
Le boiteux et le débutant semblaient figés dans l’observation du spectacle, ne prêtant pas attention aux débuts de pleurs de Suviyo. Le premier homme lui saisit les poignets qu’il bloqua dans le bas de son dos, la redressant sur les genoux dans le même mouvement.


- C’est bien, reste tranquille…

Maintenant.
Se désaxant sur ses genoux, Libertée se laissa tomber à droite et d’un mouvement sec parvint à récupérer ses deux mains. Ses cheveux s’enroulèrent brusquement autour de la gorge de l’homme qui avait tenté de l’immobiliser pour l’étrangler tandis que le second dégainait son sabre.
Trop lent.

Libertée avait beau ne pas avoir recouvré ses capacités physiques, sa greffe elle était toujours aussi efficace et elle se rapprocha de l’homme en ondulant des hanches, faisant rebondir ses seins sur son buste, ce qui le déconcentra une seconde. Une éternité. Les tentacules blonds de sa chevelure se fermèrent sur son cou, et Libertée se colla contre lui pour qu’il ne puisse pas l’atteindre avec sa lame.
Quand il s’écroula sur le sol, mort étranglé, les deux hommes qui étaient restés à l’écart l’entouraient, la tenant à distance avec leurs longs sabres.

La marchombre voulut jeter un coup d’œil à Suviyo.
Même s’ils étaient affaiblis, ils avaient l’avantage car elle n’avait plus assez de condition physique pour résister très longtemps. Elle ne voulait pas laisser sa fille sans personne, sans protection…

Ils se jetèrent sur elle et elle redressa le menton en signe de défi. Elle allait vendre chèrement sa peau !

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Milo Sahid
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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Dim 08 Nov 2015, 14:27

Mon amour,

Je pars à Al-Jeit pour six semaines, le directeur de l’Académie Impériale de Danse m’a demandé d’intervenir dans les cours. Je suis déçue de ne pas t’avoir vu avant de partir... mais j’espère que l’on pourra se rattraper quand je reviendrai !

Je t’embrasse fort <3

Ta Svetlana qui t’aime.

PS : il fallait aussi que je te dise une chose importante... mais j’aurai préféré te voir pour te le dire... Il n’y en aur Je ne suis pas enceinte. Je suis J’ai fait une fausse couche. Le Rêveur On en reparlera. Je t’aime...





Le papier était posé sur la table en bois massive de notre petite cuisine. Je venais de revenir de l’Académie, après plusieurs semaines d’absences, et je l’avais trouvé là. La déception d’avoir raté ma danseuse préférée n’avait été que les prémices du torrent d’émotions qui se déchaîna en moi quand j’eus fini de lire son mot. Mes yeux ne se détachaient pas des dernières lignes, raturées, couvertes de tâches d’encre et de larmes séchées. Des sentiments contradictoires se livraient bataille dans mon cœur. Étais-je triste ? Effondré ? Ou soulagé ? Les trois en même temps probablement...
Quand Svetlana m’avait annoncé qu’elle était enceinte, j’étais resté sous le choc, hanté par l’image de Nina. Mais bien sûr, avec ses mots réconfortants, ma femme avait réussi à apaiser mes craintes. Nina était morte et le fait d’avoir un autre enfant n’était pas la trahir. Une bouffée de bonheur m’avait ensuite envahi à l’idée d’être père à nouveau.
En lisant ces lignes, tout s’écroulait et une petite voix au fond de moi me murmurait que c’était mieux ainsi. Nina avait été, était et serait toujours la seule. Cela ne m’empêchait pas de voir tous mes espoirs d’un nouveau départ s’éffondrer.

Six semaines... je ne reverrais ma danseuse avant six semaines... Comment allait-elle ? Comment avait-elle pris la nouvelle ? Quels effets cette fausse couche avait eu sur elle ? J’hésitai à lui envoyer un oiseau... puis me ravisai. Elle était certainement très occupée et à Al-Jeit, elle serait très bien entourée au cas où quelque chose n’irait pas.
Je poussai un profond soupir, saisi la feuille maculée et en fit une boule que je jetai dans l’âtre avant d’aller me coucher.

~ * ~

Le lendemain, je décidai d’aller me promener sur les rives du Lac Chen pour me changer les idées. Je vivais dans une petite maison en pierre à l’extérieur d’Al-Chen et proche de l’immense lac. C’était Svetlana qui avait choisi cette maison. Elle disait toujours que si elle quittait la capitale, ce n’était pas pour vivre dans une tour en plein centre-ville. Elle préférait de loin le calme qui régnait dans ce coin, où seul les chants des oiseaux et le murmure du lac résonnaient dans le vent et je partageais son point de vue. Nous n’étions pas non plus totalement isolés : un forgeron vivait avec sa famille à quelques minutes de chez nous.

Je n’avais pas fait deux pas dehors qu’un bruit furtif retint mon attention. Je tournai la tête et reconnu justement Trystan - le dernier fils de mon voisin forgeron - au loin, toujours avec son bâton long qui l’aidait à se déplacer. Je souris. Ce n’était pourtant pas son pas léger que j’avais entendu mais un jeune chien qui se jeta littéralement sur moi en aboyant et en remuant la queue pour montrer à quel point il était content de me voir. Je le caressai en jetant un œil sur Trystan. Le garçon avait bien changer. Il avait grandi et prit de l’assure. Son bâton était presque de trop.

- Milo !
- Bonjour Trystan, il est à toi ce chien ?
- Oui, mes parents me l’ont offert comme guide... Comme chien d’aveugle, sauf qu’il est un peu jeune et pas encore très bien dressé alors pour le moment c’est plus moi qui le guide que lui !


Le sourire du garçon était contagieux. Ai-je déjà dit que je l’adorais ce gamin ? Il avait quatorze ans et était aveugle de naissance. N’importe quel gosse aurait pu être triste, mélancolique, mais pas lui. Il avait toujours un sourire sincère qui illuminait son visage d’adolescent. Il avait compris très rapidement que le monde n’était pas accessible que par la vue uniquement et il le voyait avec tous ses autres sens.

- Il s’appelle Lasko. Il est un peu fou fou, mais il n’est pas méchant. Lasko au pied !

Le chien - un golden - courut aux pieds de son maître.

- Il est déjà bien éduquer pour un chiot, fis-je remarquer.
- Oh, mais il a déjà deux ans. Je ne l’ai depuis quelques mois, mais les ordres “de base”, il les connait déjà. Après, je pense que mes parents sont juste plus tranquille de savoir que je ne ma ballade pas tout seul, mais je n’ai pas vraiment besoin de lui pour me déplacer... Je suis quand même content d’avoir un nouveau compagnon !
- Je te comprends. Je vais me promener au bord du lac, tu viens avec moi ? Enfin vous venez avec moi ?


Un immense sourire me répondit et nous prîmes la route du lac.
En chemin, on parla de tout et de rien. Je lui demandais des nouvelles de sa famille et lui de Svetlana. Je ne réussis pas à lui taire la fausse couche de ma femme et il en fut désolé.

- Mais moi je suis là ! Tu sais, mon père a déjà beaucoup d’enfants, je suis sûr qu’il serait d’accord pour que tu m’adoptes !
- Ben voyons !


Il éclata de rire et je ne pus que le suivre. Mais, soudainement, il s’arrêta et se tourna face à moi avec une expression sérieuse que je ne lui connaissais pas.

- Milo... Je... Tu ne m’as jamais caché que tu étais marchombre. Tu m’as raconté toute ton histoire et... En fait, ça me trotte dans la tête ces derniers temps... J'ai beaucoup réfléchi... Je...

Sa mine confuse me désarçonna. Je fronçai les sourcils... Que voulait-il dire ?

- Que veux-tu me dire Trystan ? l’encourageai-je d’une voix calme.

Il prit une inspiration et débita sa phrase d’une traite, comme si il avait peur de ma réaction.

- J’aimerais devenir marchombre.

Je restai interdit pendant quelques secondes le temps d’accuser l’information, puis mon visage se détendit.

- Et bien, pourquoi fais-tu cette tête ? C’est plutôt une bonne nouvelle non ?

Il ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. Il avait l’air un peu déstabilisé et je me repris donc.

- Je serais ravi te t’amener à l’Académie Trystan...
- À l’Académie ? Tu ne pourrais pas me prendre comme élève ?
me coupa-t-il.
- C’est... compliqué. Déjà, ce n’est pas l’élève qui choisit le Maître, mais le Maître qui choisit l’élève. De ce côté, j’avoue que je serais prêt à te prendre comme élève Trystan, et pas seulement parce que je te connais bien, je sais ce qui brûle à l’intérieur de toi et je sais que la Voie t’irait comme un gant. J’en ai toujours été persuadé. Par contre, maintenant que je suis Maître à l’Académie, j’ai des élèves à ma charge et je ne peux pas les laisser. Et puis, surtout, tu es encore un peu jeune. Réfléchis encore. La formation d’un marchombre est longue et durant toutes les années que tu passeras avec ton maître, tu lui devras une obéissance absolue. On dit souvent : “parfois dans la douleur, souvent dans la difficulté, toujours dans le doute”. Si tu veux vraiment te présenter à l’Académie, tu as encore deux ans pour bien peser tout cela et prendre une décision.

Il hocha la tête d’un air grave.

- D’accord, j’ai compris. Merci Milo.
- De rien,
lui dis-je en souriant, on continu ?

Il retrouva d’un coup son sourire et nous nous remîmes en marche. Mais soudain, un bruit de combat attira mon attention. Je retins Trystan et lui demanda de tenir Lasko et de se taire. Je me glissai silencieusement derrière un buisson pour découvrir une scène qui me glaça le sang.
Une jeune femme à la chevelure dorée, à moitié nue, était aux prises avec un homme et ses cheveux s’enroulaient de manière pas naturelle du tout autour de son coup. Un autre homme était au sol, inconscient. Peut-être mort... Deux autres observaient la scène du coin de l’œil. Un cri retentit. Un bébé qui pleurait. Mon regard se porta dans la direction des pleurs. Un bébé était en effet emmitouflé à quelques pas de là au creux des racines d’un arbre. Des frissons d’horreur me parcoururent quand je compris ce qu’il s’était passé.

Le premier homme gisait désormais sur le sol avec son compagnon et la jeune femme faisait face aux deux derniers. Mon regard allait de la femme au bébé, du bébé à la femme.

- Trystan, ne bouge pas !

Mon ton n’admettait aucune réplique et je savais que le garçon ne bougerait pas d’un pouce, qu’il avait compris que la situation était grave.

Je bondis. J’aurais voulu éloigner le bébé de la bataille, mais si je devais d’abord sauver sa mère. C’est en courant vers elle que je la reconnus. Libertée. Une maître marchombre de l’Académie, je ne l’avais croisée que deux fois, lors de deux Anh-Ju, et à cette époque elle était encore enceinte jusqu’au dents.

Quand j’arrivai sur le champ de bataille, Libertée était déjà aux prises avec les deux hommes. Trop occupée avec la marchombre, ces derniers ne m’entendirent pas arriver et je pus assommer le premier sans difficulté. Le deuxième releva la tête sous l’effet de surprise et Libertée lui régla son compte.

Elle avait certainement accouché peu de temps auparavant car elle était encore affaiblie et, après l’effort de la bataille, son souffle était court. Je la retins alors qu’elle perdaient l’équilibre.

- Est-ce que ça va aller ? lui demandai-je d’une voix calme avant de l’emmener retrouver son enfant.

~ * ~

Trystan n’avait pas obéi à Milo. Il avait senti au ton de sa voix que quelque chose de grave se passait, mais il avait entendu ces pleurs et il avait senti Lasko frétiller contre sa jambe. Lui aussi sentait que quelqu’un avait besoin d’eux...

- Guide-moi Lasko. Trouve le bébé.

Se fiant au bruit des sanglots et guidé par son chien, Trystan arriva au pied d’un arbre où un petite fille était installée. Le garçon lui prit la main en tâtonnant pour essayer de la rassurée et Lasko s’était allongé près d’elle mais rien n’y faisait... Ses pleurs ne cessaient pas. C’est alors qu’il entendit des bruits de pas proches d’eux, à l’opposé des bruits du combat qui faisait rage. Trystan se tourna vers la source du bruit, sur ses gardes. Il resserra ses doigts autour de ceux de l’enfant, ne sachant pas si celui ou celle qui arrivait avait de bonnes intentions envers lui et le bébé. Il espéra secrètement que dans le cas contraire, Lasko serait capable de le défendre.

~ * ~

J’aidai Libertée à s’asseoir au pied de l’arbre, à côté de sa fille. Trystan était là, accompagné d’un jeune garçon à peine plus âgé que lui. Trystan ne m’avait pas obéi, mais je ne pouvais lui reprocher d’avoir veillé sur l’enfant de la marchombre avec ce jeune homme. Un léger soupir de soulagement franchit mes lèvres et je pris la petite pour la déposer dans les bras de sa mère, regrettant de n’avoir rien pris à manger avant de partir de chez moi.

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Seth Jol
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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Ven 27 Nov 2015, 16:43

Seth tapota le flanc de Tornade avec tendresse et la superbe jument renâcla gaiement, ce qui fit sourire l’adolescent. Le vent soufflait par bourrasques le long du Pollimage ; il avait forcit encore forcit depuis qu’il avait quitté les contreforts la capitale. Après avoir laissé les contreforts des Dentelles Vives quelques semaines plus tôt, il avait passé plusieurs jours à Al-Jeit dans l’espoir d’y retrouver sa mère, Makeno, Pan. Et sa petite sœur. Il avait lu et relu de dizaine de fois la courte lettre qu’ils lui avaient envoyée. Le jeune garçon avait presque immédiatement reconnu l’écriture de l’homme aux cornes, dont il pouvait clairement sentir la joie et la fébrilité. Soahary. Sa petite sœur s’appelait Soahary. Et elle avait apparemment pointé le petit bout de son nez un peu plus tôt que prévu. Mais peu importait : Seth avait hâte de faire sa connaissance. De la tenir dans ses bras. De la regarder dormir. Il adorait être un grand frère et prenait son rôle très à cœur. Du coup, c’était avec un large sourire aux lèvres qu’il avait fait le voyage jusqu’à Al-Jeit, lorsque sa mère avait précisé qu’elle y passerait sans doute quelques jours.

Plissant les yeux, l’adolescent réajusta le tissu sur son visage. Son regard s’éclaira lorsqu’il aperçut enfin la silhouette imposante de la ville d’Al-Chen à l’horizon. Très inquiet pour sa mère, qui n’avait pas donné signe de vie depuis qu’il avait appris la naissance de Soahary, Seth espérait trouver Atal et Nwëlla dans leur modeste appartement. Il savait parfaitement que sa mère avait l’habitude de courir les routes de l’empire, alors ce n’était pas tellement pour cette raison qu’il se faisait du souci. Non, en fait, un mauvais pressentiment l’avait assailli depuis qu’il avait quitté Al-Jeit, sans nouvelles de Naïs. Il espérait donc que son oncle puisse le rassurer.

Secouant tout seul la tête, le jeune garçon lança sa jument au galop dans la plaine. Le vent froid s’engouffrait dans ses cheveux en bataille, sifflait à ses oreilles avec force, lui brûlait les poumons. Toutefois, ces sensations étaient carrément grisantes. Seth adorait sentir la foulée longue et puissante sa jument alors qu’elle atteignait une vitesse étonnante. Fulgurante.



- « Tu sais, elle est peut-être encore en train de se remettre doucement de la naissance de Soahary » soupira Atal en réajustant la position d’Yzalys sur ses genoux.

Seth hocha la tête. Croisant le regard mordoré de son oncle, il décroisa les bras et se pencha en avant pour saisir à pleine main sa tasse thé. Perdu dans ses sombres pensées, il inspira à fond la bonne odeur de rougeoyeur qui émanait du liquide chaud. Il lâcha un petit soupir d’aise avant de hausser les épaules de manière un peu nonchalante.

- « Mouais, t’as sans doute raison » maugréa-t-il.

Un long silence s’en suivit pendant lequel sa petite cousine chouina un instant sans toutefois se réveiller. L’observant quelques secondes, l’adolescent sourit, attendrit par ce spectacle : la petite fille avait désormais deux ans. Avec ses grands yeux dorés expressifs et sa belle chevelure blonde, elle le faisait fondre littéralement. D’ailleurs, comme elle était très futée, elle menait son petit monde par le bout du nez.

- « Bon, dit moi plutôt » sourit Atal en cherchant à distraire son neveu « Comment t’as réussi à te mettre l’Ordre du Chaos à dos ? » demanda-t-il, une lueur à la fois dépitée et amusée dans le regard.

Seth éclata de rire.

- « Ah ! Ah ! » ricana l’adolescent « Nwëlla t’as raconté ? » demanda-t-il, hilare.
- « Forcément ! » affirma Atal en resserrant ses bras autour de sa fille.
- « Bah, tu sais, j’ai pratiquement grandi au Domaine. Tu connais les Mentaïs, ils sont un peu parano sur les bords » avoua Seth le plus simplement du monde « Tu sais, ils risquent de garder un œil sur moi pendant un moment… » ajouta-t-il d’un ton résigné « … on sait jamais, je pourrais bien révéler l’emplacement secret de leur repaire » ironisa-t-il enfin.
- « C’est vrai que tu as tout l’air d’une terreur ! » gloussa Atal avec un petit air moqueur.


Les quelques jours passés avec son oncle avaient au moins eu pour effet d’apaiser un peu son inquiétude et Seth décida donc de retourner tranquillement vers l’Académie en attendant de retrouver Erwan pour son deuxième cours. Il avait quitté la ville assez tôt ce matin-là et la rosée humidifiait encore le sol en profondeur. Les routes étaient encore désertes. Il était seul au monde. Juste lui et Tornade. Le vent était retombé la veille, ce qui rendait plus agréable la fraîcheur de l’atmosphère et les rayons du soleil le réchauffaient doucement. Le lac Chen semblait s’étendre à l’infini à l’horizon. Le sable moelleux était propice à une petite course de vitesse. Flattant l’encolure de sa jument, l’adolescent donna une petite impulsion et Tornade partit au galop en hennissant joyeusement.

Ce fut plusieurs silhouettes sur le sentier qui firent ralentir le jeune cavalier. Glissant prudemment au sol, il s’avança à pas lent, plissant les yeux pour tenter d’analyser la situation le plus rapidement possible. A mesure qu’il se rapprochait, il distingua une femme. Quatre hommes – non deux gisaient déjà au sol, morts étranglés par de longs tentacules blonds. Seth tiqua. Libertée ? Il aurait mis sa main à couper, c’était bien la Marchombre. Il ne l’avait vu très souvent, mais l’adolescent aurait pu la reconnaître entre mille. Ses longs cheveux blonds ne passaient pas inaperçus – et encore moins ses yeux roses. La dernière qu’il l’avait vu remontait à plusieurs mois et elle était alors enceinte jusqu’au cou. Comprenant l’urgence de la situation, le jeune garçon se mit à courir – Tornade le suivit au petit trot.

Mais un mouvement sur sa droite le fit s’arrêter. Un homme, plutôt grand, et à la peau presque aussi sombre que celle de sa mère, venait de bondir vers l’un des deux hommes qui tenait encore Lib en joue avec sa longue épée. Une deuxième silhouette sortit des fourrés. C’était un garçon cette fois. Plus jeune que lui et à sa démarche Seth nota presque immédiatement qu’il était aveugle – en attestait le chien qui guidait ses pas. L’adolescent le suivit du regard jusqu’à un arbre où s’aperçut enfin de la présence d’un bébé. Il sentit soudain sa mâchoire se décrocher et réalisant ce que cela signifiait, il sentit une vague de joie et d’excitation l’envahir. Reprenant sa course, il parvint aux côtés du garçon aveugle et de la petite fille, dont les pleurs s’élevaient dans l’atmosphère avec force.

Saluant le chien, qui vint aussitôt lui faire la fête pour se présenter, Seth prodigua une caresse à l’animal avant de se relever et sourire à l’attention du garçon. Avant de se raviser, parce que ce dernier ne pouvait pas le voir.

- « Salut, je m’appelle Seth » se présenta-t-il d’un ton amical « T’as rien à craindre » ajouta-t-il d’une voix rassurante.

Avant même que le garçon ne lui réponde, l’adolescent s’était tourné vers le bébé qui cessa presque aussitôt de pleurer lorsque Seth se pencha au-dessus du porte-bébé avec un large sourire aux lèvres. Son regard doré brilla un instant et il tendit son doigt à la petite fille qui l’attrapa l’espace de quelques secondes entre ses petites mains, comme subjuguée. Le jeune garçon sentit les battements de son cœur s’accélérer imperceptiblement tandis qu’une douce chaleur l’envahissait. Comme à chaque fois qu’il avait découvert la petite bouille de ses autres cousines. Alors, c’est toi ? Ma nouvelle petite cousine…

- « Salut toi… » murmura Seth, hypnotisé par la petite fille qui l’observait avec une curiosité intense.

Complètement gaga, eut du mal à détacher son regard du bébé. Mais lorsqu’il y parvint, il planta son regard dans celui de l’homme, hocha la tête en silence, puis croisa celui de Libertée. Et son sourire s’élargit.

- « On a des ennuis, tata Lib ? » lança-t-il d’un air espiègle.

Pratiquement certain de la réaction de la Marchombre, il se mordit la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire.

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Lun 30 Nov 2015, 15:36

Menton levé en signe de défi, un sourire déterminé et ambigu sur les lèvres, la marchombre était prête au combat, même si finalement elle savait qu’elle avait encore peu de chance de s’en sortir.
Elle n’était pas défaitiste et croyait en sa bonne étoile, qui l’avait toujours guidée hors des situations périlleuses dans lesquelles elle se fourrait toujours la tête la première habituellement. Comme elle l’avait dit un jour à Gil, les ennuis la fuyaient toujours, c’était plutôt elle qui les cherchait… et finissait toujours par s’en sortir, elle ne savait pas comment ni pourquoi.
Mais elle ne s’appuyait pas là-dessus, car elle donnait toujours le meilleur d’elle-même :  elle détestait même l’idée que sa vie et sa survie puisse dépendre d’une autre personne qu’elle-même.

Concentrée sur ses adversaires, elle entendit quelques paroles dans son dos et se tendit vivement, sans lâcher des yeux les deux brigands qui attendaient une ouverture pour lui fondre dessus.
Les seins à l’air, le short tombant à moitié sur ses hanches, elle avait parfaitement l’air d’une sauvageonne, et ses cheveux tendus en tentacules devaient donner un tableau atypique.
Mais une ombre s’ajouta au tableau, et un brigand tomba à terre, déconcentrant le deuxième. La marchombre profita de cet instant pour fondre sur lui et lui briser la nuque sous un coup de la tranche de la main parfaitement calculé. Alors que son adversaire s’effondrait, elle tangua un instant alors que l’adrénaline refoulait dans ses veines…
Avant d’avoir un brusque pic quand elle aperçut un chien tout près de Suviyo.

Parfaitement alerte, elle ne répondit même pas au marchombre qui l’avait aidée – Milo si elle se souvenait bien – et bondit vers le chien pour le saisir par la peau du coup et l’empêcher de s’approcher trop près de sa fille. Il était certes allongé, mais cela ne l’empêchait pas d’être un animal potentiellement dangereux pour un tout petit ! Et même si un autre garçon l’avait prise dans ses bras, elle était trop paniquée pour réfléchir de manière raisonnée.
Saisissant Suviyo à pleines mains pour la pelotonner contre sa poitrine – et calmer ses pleurs quasi instantanément – elle fit un bond en arrière et à ce moment-là seulement son cerveau reprit son cours normal.

L’action n’avait duré que deux secondes tout au plus. Deux secondes de pur instinct.

Le chien eut un mouvement de recul et un léger couinement, qui la ramenèrent à la réalité. Couplés d’une voix familière.

- On a des ennuis, tata Lib ?
Elle ne put s’empêcher de grimacer et de lui tirer la langue vivement, à ce gaminou de Seth. Mais ceci dit, elle était plutôt contente de le voir.
A moitié à poil, poitrine dehors, mais bon. Libertée n’avait jamais – ô grand jamais – été pudique, mais plutôt toujours eu une tendance à l’exhibitionnisme.

Et contre toute attente, un sourire moqueur étira les lèvres de la marchombre.


- C’est les confréries qui se foutent de la charité, dis donc… Comment tu vas ? Qu’est-ce que…

Elle s’interrompit soudain, se tournant vers le marchombre qui l’avait aidée et le garçon au chien. Une grimace d’excuse étira ses traits.

- Désolée, merci Milo. Et pardon pour ton chien, j’ai eu vraiment très peur pour ma fille. Tu t’appelles comment ?

Se tournant vers Seth, elle lui donna une petite bourrade d’épaule – il était largement plus grand qu’elle donc cela faisait un peu disproportionné. Elle vacilla soudain, alors que l’adrénaline refluait dans ses veines, et elle sentit des bras la rattraper pour l’asseoir contre l’arbre.
Papillonnant des paupières pour reprendre des forces et ses esprits, la marchombre observa les trois hommes autour d’elle, et ne put s’empêcher de murmurer à Suviyo.


- T’as vu ça comme on est bien entourées ?

Elle tenta de se redresser, peina à soulever son buste mais y parvint seule, se cala de manière plus confortable.

- Qu’est-ce que tu fous là, Seth ?

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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Mar 22 Déc 2015, 12:01

Si Trystan avait imaginé une seconde que Lasko le défendrait en cas d’agression il s’était leurré. Le jeune chien, tout content d’une nouvelle présence, bondit sur ses pattes pour aller faire la fête à l’inconnu qui s’approchait.

*Tu parles d’un chien pour guider les aveugles... *

- Salut, je m’appelle Seth. T’as rien à craindre.

Au son de sa voix, Trystan devina qu’il s’agissait d’un jeune homme plus âgé que lui mais pas de beaucoup. Seth donc. Son ton était amical et il ne semblait pas avoir de mauvaises intentions. Le jeune garçon sentit l’inconnu bouger à côté de lui. Les pleurs du bébé cessèrent presque instantanément.

*Et beh, il a un truc avec les gosses lui... En tout cas, il la rassure, heureusement qu’il est arrivé !*

Trystan tourna son visage en direction de l’adolescent et lui adressa un sourire.

- On dirait qu’elle t’aime bien. Moi c’est Trystan.

Le jeune aveugle n’attendit pas de réponse, des bruits de course affolée détournèrent son attention. La course était presque silencieuse et ressemblait beaucoup à la démarche de Milo. Il sentit l’air bouger tout autour de lui et les gémissements de Lasko parvint à ses oreilles. Il sentit aussi qu’on saisissait la petite qui ne se remit pas à pleurer. Peu de temps après, il entendit la démarche souple de Milo. En comprenant que la personne qui venait de débouler n’était autre que la mère du bébé et que tout le monde semblait plus ou moins se connaître, il se sentit soulagé.

~ * ~


Le dernier homme n’était pas encore au sol que Libertée bondit. Elle sauta presque sur Lasko pour le retenir et saisit sa fille. Je la suivis plus tranquillement jusqu’à l’arbre où un petit groupe s’était assemblé. Libertée tenait sa fille dans ses bras, Trystan avait tous les sens en alerte et essayait de comprendre ce qui était en train de se dérouler et un jeune homme se tenait près de lui, un immense sourire plaqué sur son visage.

- On a des ennuis, tata Lib ?

“Tata Lib” ? L’appellation me fit sourire et je me retins de justesse d’éclater de rire. Mon regard glissa sur la jeune marchombre. Les seins à l’air, le short lui tombant sur les fesses, elle était presque nue et pourtant elle semblait très à l’aise. Voilà une femme qui n’était pas pudique ! J’avais l’habitude avec Svetlana, en tant que danseuse, elle avait peu de pudeur et cela lui arrivait souvent d’aller ouvrir à un inconnu vêtue uniquement d’un débardeur et d’une culotte... Mais Libertée battait des records.

- Désolée, merci Milo. Et pardon pour ton chien, j’ai eu vraiment très peur pour ma fille. Tu t’appelles comment ?
- Trystan madame. Et ne vous en faites pas, Lasko s’en remettra, je suis désolé qu’il vous ait fait peur...


J’adressai un sourire à Libertée tandis que Trystan lui répondait. Je ne pouvais lui en vouloir de sa réaction, j’aurais agi de la sorte moi aussi. En les observant, elle et sa fille nichée au creux de ses bras, je me mis à penser à Nina, à Svetlana, à sa fausse couche... Est-ce que je connaîtrais de nouveau ce bonheur de tenir mon enfant dans mes bras ? Retrouverais-je un jour cette étincelle qui brille au fond du regard de Libertée quand elle plonge ses yeux dans ceux de sa fille ? Ma Nina...
Je me revis le jour de sa naissance... Elle était si petite, toute rouge et toute fripée, blottie dans mes bras. Et moi, je la voyais enfin, après neuf longs mois d’attente. Je me rappelle l’émerveillement qui m’avait saisi quand ma femme l’avait déposée dans mes mains, le bonheur que j’avais ressenti en me disant que j’étais à l’origine de cette petite chose toute rose... Mais, à peine un mois plus tard, on devait retourner chez les Rêveurs parce que Nina se trouvait très mal... Deux jours. Ils l’avaient gardée deux longs jours, sans qu’on puisse l’approcher. Ce furent les deux jours les plus longs de notre vie. Je revois encore le Rêveur revenir enfin vers nous, la mine sombre pour nous annoncer que notre fille était née avec un défaut génétique, une maladie qui la tuait lentement et à laquelle ils ne pouvaient malheureusement rien changer.

- Elle n’a que quelques années devant elle, nous avait-il dit, faites que ce soit les plus merveilleuses possible, qu’elle meure heureuse.

Perdu dans mes pensées, je n’avais pas suivi le fil de la conversation. J’avais toujours le regard fixé sur la petite fille que Libertée tenait dans ses bras. J’étais jaloux. Svetlana et moi allions bientôt devenir trop vieux pour avoir un autre enfant - si ce n’était déjà pas le cas - et la mort de Nina pesait toujours dans mon cœur...

- T’as vu ça comme on est bien entourées ?

Je souris. En effet, les deux filles avaient trois hommes pour elles seules ! Néanmoins, la marchombre était très affaiblie, cela se voyait dans ses mouvements. Elle peina à se redresser, mais y parvint tout de même.

- Qu’est-ce que tu fous là, Seth ?

Seth... Pourquoi ce nom me disait-il quelque chose ? J’observai mieux le jeune garçon. Un peu plus âgé que Trystan, il était grand et bien bâti. Sa peau hâlée, ses cheveux noirs en bataille et ses yeux dorés lui donnait un certain charme, mais c’était sans conter son sourire. Il devait faire tomber les filles avec ce sourire là. L’avais-je déjà vu quelque part ? Ses traits ne me disaient rien... Pourtant son nom, peu commun, me rappelait vaguement quelque chose... J’attendis qu’il réponde à Libertée avant de proposer :

- J’habite tout près d’ici et j’ai de quoi restaurer tout un régiment ! Si un peu de confort vous tente pour vous remettre de vos émotions, vous êtes les bienvenus !









[désolée pour le retard x) ]

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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Lun 08 Fév 2016, 15:36

Seth ne put s’empêcher d’éclater de rire lorsque Libertée lui tira la langue vivement en lançant une joyeuse pique. Sa fille bien calée tout contre sa poitrine, il n’était pas étonné de la réaction quelque peu excessive de la marchombre. Pour l’avoir déjà côtoyé plus d’une fois, il savait qu’elle était comme cela : entière et passionnée, elle laissait son instinct la guider. Encore une fois, il s’étonna de son étrange ressemblance avec sa mère – ressemblance qui avait trouvé son explication plusieurs mois plus tôt à Al-Jeit, puisque les deux femmes n’étaient autres que des demi-sœurs. Mais au fond, cette découverte n’avait pas changé grand-chose pour l’adolescent car il avait adoré Libertée dès le moment où il l’avait rencontrée. La femme respirait tellement la bonne humeur et la joie, que le gamin l’avait immédiatement adopté. En revanche, il ne pouvait pas en dire autant de Naïs et il trouvait cela dommage, car même si elle ne le montrait pas spécialement plus par méfiance – les cicatrices de son passé étaient tenaces – derrière sa carapace, elle avait besoin de se sentir entourée, aimée, protégée. Comme toute personne normale en somme. Or, quelle meilleure confidente, quelle meilleure protectrice qu’une sœur ?

L’adolescent prêta enfin attention à l’autre homme alors que Libertée s’excusait précipitamment auprès de lui. Milo donc. Et apparemment la marchombre lui faisait confiance. A vrai dire, il eut été difficile qu’il en soit autrement. Grand, bien bâti, la peau presque aussi sombre que sa mère et ses grands yeux mauves inspiraient la sympathie. En plus, tout dans sa manière de bouger et de se déplacer lui rappelait ces grands prédateurs solitaires de la forêt de Barail. Il possédait la même tranquille assurance qu’Erwan. Seth hocha la tête en souriant alors qu’il croisait son regard avant d’observer un peu plus longuement Trystan. Le garçon était un tout petit peu plus jeune que lui, mais pas de beaucoup. Il avait presque immédiatement remarqué qu’il était aveugle – parce qu’il était tellement habitué à cette petite étincelle brillant dans le vide dans l’or du regard de sa mère qu’il saurait le reconnaître partout.

Le regard du jeune garçon brilla quelques secondes lorsque Libertée finit par lui demander la question qui lui brûlait les lèvres. Passant la main dans ses cheveux – en les emmêlant encore plus qu’ils ne l’étaient déjà – Seth se racla la gorge. Ses yeux, profondément dorés, étaient illuminés d’une petite lueur indicible et parlaient pour lui en cet instant.

- « Ahem… » bégaya-t-il sans trop savoir par où commencer « C’est une longue histoire » se contenta-t-il de résumer parce qu’il savait que Libertée connaissait déjà la réponse au fond d’elle « En tout cas, je suis sûr que tu aurais bien rigolé en voyant la tête de maman : j’ai cru qu’elle allait faire une attaque quand je le lui ai dit » ajouta-t-il en étouffant un ricanement.

A peine Seth eut-il fini sa phrase que Milo leur proposa de se mettre au chaud et de profiter du confort d’un bon fauteuil et d’un feu de cheminée. Hésitant un instant, le jeune garçon échangea un regard indécis à Libertée. Il lui faisait une confiance aveugle – sans mauvais jeu de mots – c’est pourquoi, il se fierait à sa décision. Aussi la proposition du marchombre restât-elle en suspens quelques secondes.





[Désolée, c'est court et en plus je ne fait rien avancer...]

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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Mer 10 Fév 2016, 21:46

[ Court désolée ! ]




Le visage de Libertée se décomposa littéralement quand le garçon – qui semblait être aveugle en fait, à sa façon de fixer elle ne savait quoi et de changer son regard de place sans raison – l'appela madame. Se mordant la lèvre, elle ne put s'empêcher de le couper en plein milieu de sa phrase.

- Ah non hein ! Pas de tata, pas de madame non plus, faut pas abuser !

Sentant qu'elle avait rendu confus le dénommé Trystan, elle éclata de rire car cela pouvait semblait un brin agressif... Ce qui n'était pas l'intention, mais sa spontanéité avait de quoi surprendre quand même.
Elle vit cependant dans le regard de Milo que celui-ci c'était plus vraiment là, et fixait Suviyo intensément. Fronçant imperceptiblement les sourcils, la marchombre reporta son attention sur Seth.

- En tout cas, je suis sûr que tu aurais bien rigolé en voyant la tête de maman : j’ai cru qu’elle allait faire une attaque quand je le lui ai dit..

Pouffant toute seule, Libertée tenta d'imaginer la scène... Eclata de rire.

– Aha, oui rien que d'imaginer ! Hihi, j'aurais bien aimé être là !

Riant encore, Libertée secoua la tête à l'attention de Seth mais Milo prit les devant en leur proposant d'aller chez lui, pas trop loin de là, pour manger.
Manger...
Le regard de la marchombre s'illumina promptement, et elle adressa un large sourire à son collègue.


- Oh oui ! Je meurs de faim ! Tu es pas loin d'ici ?

A vrai dire, elle ne se faisait aucun soucis, sans doute un peu naïve mais surtout parce que son instinct n'était pas en train de tirer la sonnette d'alarme.


- C'est par où ? demanda-t-elle avec entrain.

Ils se mirent en marche, et la marchombre ne put résister au titillement de sa curiosité dans un coin de sa tête. Tenant tendrement sa fille dans ses bras, elle aurait bien voulu sautiller sur place mais n'avait plus vraiment d'énergie, et elle savait que manger lui ferait le plus grand bien !
Épuisée mais pas non encline à en savoir plus.


- Tu es arrivé quand, Seth ? Tu sais qui te guidera ?

Elle savait que ce n'était pas elle, puisqu'elle avait déjà Rilend, et un bébé dont elle devait s'occuper, et qu'elle n'était pas prête à reprendre d'apprentis tout de suite, mais elle était intéressée de la réponse !

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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Lun 29 Fév 2016, 11:03

- Ah non hein ! Pas de tata, pas de madame non plus, faut pas abuser !

À cette remarque, les joues de Trystan rougirent.

- Je... euh... désolé ma... euh... désolé...

Je souris devant l’embarras du garçon. Je jetai un coup d’œil à Libertée qui éclata de rire. Trystan en rougit de plus belle. Je secouai le tête amusé. Libertée était donc du genre très spontanée et plutôt de bonne humeur et Trystan devait se sentir un peu à part au milieu de tout ce petit monde qu’il ne connaissait. Je posai une main rassurante sur son épaule et je le sentis se détendre un peu.

Tout le monde accepta ma proposition de venir manger un bout chez moi, je leur fis donc signe de me suivre. Sur le chemin, Liberté et Seth discutait. Je compris rapidement que Seth était à l’Académie. Libertée lui demanda qui était son Maître, je n’avais pas le souvenir d’avoir vu son nom sur le panneau d’affichage et de toute manière, je ne me serais pas souvenu du groupe auquel il avait été attribué. En tout cas, il ne faisait pas partie de mes élèves... En pensant à eux, un soupir franchit mes lèvres. Kaïm et Kassindra... Fineys et Elthiane... Desteith, Dust et Narek... Sept. Sept élèves que j’avais eu en peu de temps et il n’en restait aujourd’hui que deux. Kaïm et Kassindra n’avait pas finit leur premier cours, pareil pour Fineys et Elthiane. Pour Desteith c’était un peu différent. J’avais repris leur groupe après le départ de leur Maître, Hope, qui était partie pour une mission urgente. Je ne l’avais pas vu longtemps, il s’était éclipsé discrètement lors d’un exercice. On m’avait prévenu que beaucoup d’élèves qui arrivaient à l’Académie repartaient rapidement, mais je n’avais jamais imaginé qu’il y en aurait autant en si peu de temps... J’espérais au moins qu’ils finiraient par trouver leur Voie, mais au fond de moi une petite voix me disait que c’était de ma faute. Que je n’avais pas été à la hauteur. Nouveau soupir. On arrivait chez moi.

Un sourire s’esquissa sur mes lèvres. Elle était jolie ma petite maison en pierre. On remarquait bien que je vivais avec une femme : il y avait des fleurs de toutes les couleurs sur tous les bords de fenêtres. Nous n’étions vraiment pas loin du lac, l’Académie était plus proche que je ne le pensait et Al-Chen aussi était à deux pas de là. C’était un endroit très tranquille où seuls les chants des oiseaux venaient rompre le silence. La maison était entourée d’arbres feuillus qui nous offraient leur ombre l’été. Nina aurait adoré cette maison. Je lui aurais appris à grimper aux arbres, à tirer à l’arc... Svetlana lui aurait montré comment on s’occupe des fleurs...

*Ah ! Chut Milo. Ce n’est pas le moment de partir dans tes délires nostalgiques.*

Après cette claque mentale, je me tournai vers le petit groupe qui me suivait en souriant.

- Bienvenus chez moi !

Ponctuant ma phrase d’un clin d’œil et souriant fièrement, je conduisis tout le monde dans la cuisine. Notre maison n’était pas très grande et comportait peu de pièce, nous n’avions donc pas de salle à manger dans les règles, mais notre petite cuisine convenait parfaitement : la table de bois massif pouvait accueillir jusqu’à dix personnes en se serrant bien.
J’installai mes invités, les mettant à l’aise, puis mit de l’eau à chauffer.

- Que voulez vous boire ? J’ai du thé, des infusions, du lait, de l’eau, de la bière...

Trystan répondit le premier, mais je connaissais déjà sa réponse : un verre de lait. Je le lui apportai et servit tout le monde avant de commencer à faire à manger. J’avais de la chance, Svetlana avait fait le marché avant de partir, le frigo était donc plein ! Bon, je n’étais pas un grand cuisinier, je me contentai donc d’un repas simple et rapide à préparer. Au menu donc, ce serait steaks de siffleurs et pommes de terres au beurre, avec une petite sauce aux champignons. Je mis rapidement la table et servis le repas. Trystan, affamé, se jeta sur son assiette, ce qui me fit sourire.

- Bon appétit ! N’hésitez surtout pas si vous avez besoin de quoi que ce soit.
- Merci Milo !


Je ponctuais ma phrase d’un sourire et nous commençâmes à manger. Le silence tomba d’un seul coup. Tout le monde avait vraiment faim ma parole ! Il fallait sire que les récents évènements nous avaient ouverts l’appétit. Au bout de quelques minutes, je finis par le rompre.

- Au fait, Trystan est au courant pour les marchombres et l’Académie. Pas besoin de surveiller nos paroles, précisai-je en leur adressant un clin d’œil, il sait garder un secret et puis... qui sait, peut-être qu’un jour vous le retrouver dans les couloirs de l’Académie ?

Souriant malicieusement, je jetai un coup d’œil à l’intéressé qui était devenu aussi rouge qu’une tomate. Il m’avait annoncé le matin même qu’il souhaitait devenir marchombre. Dans d’autres circonstance, je l’aurais pris sous mon aile, mais j’avais des responsabilités désormais vis à vis de l’Académie, donc je l’y emmènerais dès qu’il aurait l’âge d’y entrer, si il ne change pas d’avis d’ici là bien sûr... Mais honnêtement, j’en doutais.

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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Ven 29 Avr 2016, 22:13

Lorsque Libertée accepta la proposition de Milo avec un enthousiasme non feint, Seth soupira un instant. Il venait tout juste de remarquer qu’il avait retenu son souffle pendant tout ce temps. Il fallait vraiment qu’il se détende ! Soupirant imperceptiblement, le jeune garçon fit rouler les muscles de ses épaules, juste à la base de sa nuque, afin d’évacuer un peu cette tension qui s’était emparée de lui. Haussant tout seul les épaules, il fit deux ou trois bonds de cabri pour ne pas se laisser distancer par les deux Marchombres et il adressa un sourire lumineux à la femme à l’impressionnante chevelure blonde. Il était ravi de pouvoir partager ses premières impressions avec elle – comme il pouvait le faire avec Miin dans les longues lettres qu’il lui envoyait régulièrement. Il se sentait étrangement proche de Libertée, il aimait sa joie de vivre qui l’embaumait et le réchauffait tout entier. Alors qu’il caressait distraitement Tornade, l’apprenti prit une grande inspiration.

- « Je viens tout juste de terminer mon premier cours, avec Erwan » dit-il avec un large sourire, en plantant son regard doré, dans celui de sa tante. Ou sa demi-tante. Bref, dans celui, rose profond, de Libertée « Erwan Narcos » précisa-t-il encore.

Parce qu’il guettait sa réaction, Seth remarqua immédiatement la lueur qui brilla un instant dans le fond des yeux de la jeune femme. Apparemment, elle le connaissait ; Seth en aurait mis sa main à couper. Bon, il pouvait très bien s’agir d’un autre homme mais tout de même : un type immense, avec des cheveux blancs et des yeux d’un bleu profond qui ne s’exprimait quasiment que de façon énigmatique, impossible de le confondre ! Ou ne serait-ce que de l’oublier ! Le sourire de l’adolescent s’élargit un peu plus alors qu’il glissait ses doigts dans ses cheveux rebelles qui avaient déjà poussés des quelques centimètres depuis qu’il avait rejoint l’Académie. Il allait bientôt falloir qu’il se les coupe, sinon, il serait obligé de les attacher.

- « Tu sais » commença-t-il à nouveau avec un air mutin « Je crois que j’aurais trouvé très drôle que tu sois mon maître ! » avoua-t-il en éclatant de rire tout seul « Je ferai sans doute la blague à ma mère un de ces jours, rien que pour voir sa tête »

Rien que d’imaginer la scène le jeune garçon partit dans un fou-rire absolument incontrôlable. Et contagieux aussi, puisque le rire de Libertée se mêla bientôt au sien. Il riait tellement qu’il en avait mal aux abdominaux et les larmes aux yeux. Mais cela faisait du bien et lorsque leurs regards se croisèrent à nouveau, cet instant de complicité pure se scella définitivement dans le cœur de l’adolescent. Qui réalisa soudain que cela faisait bien longtemps qu’il considérait la Marchombre comme l’un des membres de sa famille – bien avant qu’il ne sache qu’elle était en réalité la demi-sœur de sa mère.



Le petit groupe ne marcha pas plus de quelques minutes avant d’apercevoir, entre les fourrés, une jolie maison de pierres. C’était un endroit tranquille, petit havre de paix sur le rivage du lac Chen, et en même temps pas trop éloigné de la ville qui donnait son nom au lac. D’ailleurs, il y régnait une atmosphère calme et sereine. Et l’odeur des fleurs aux mille et une couleurs offrait une sensation agréable. C’était un lieu vivant ! Plein de douceur ! Mais curieusement un peu triste aussi, mais Seth se faisait peut-être des idées là-dessus. Lorsque Milo se retourna vers eux pour les inviter à entrer à l’intérieur de la maisonnette, l’apprenti lui sourit en hochant doucement la tête. Emboîtant le pas de Libertée et Trystan, l’adolescent les suivit en découvrant, tout ébahi, une jolie cuisine rudimentaire mais accueillante et chaleureuse. Il s’installait à peine à table lorsque le Marchombre proposa quelque-chose à boire, alors le jeune garçon répondit machinalement – de la bière – avant de se rétracter et préférer une bonne tasse de thé au rougeoyeur.

Lorsque l’homme présenta une assiette généreuse devant lui, Seth réalisa soudain qu’il avait très faim et que son estomac gargouillait méchamment ! Cela pouvait sans doute paraître très impoli mais il se jeta sur la viande se Siffleur sans attendre et parvint à articuler un vague merci, la bouche à moitié pleine. Il lui fallut moins de cinq minutes pour engloutir l’intégralité de son plat, comme s’il n’avait pas mangé depuis hier – quoi, à dix-huit ans révolus, il était encore en pleine croissance ! Littéralement repu, le jeune homme finit par pousser un petit soupir d’aise. Juste avant de bondir dans un réflexe incroyable pour rattraper un ballon qui manqua de s’écraser sur la table : la catastrophe avait été évitée de justesse, la nourriture était sauvée ! Sidérée par sa propre réaction, l’apprenti observa un instant les morceaux de verre brisé sur le sol. Le projectile rond avait traversé la fenêtre aussi Seth s’avança-t-il pour apercevoir non pas un, mais deux garnements. Deux garnements qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Les doigts du garçon se crispèrent autour du ballon et il sentit son cœur rater un battement. Avec un mouvement un peu tremblant et pas très précis, il renvoya le ballon aux deux gamins. Des jumeaux, sans aucun doute possible !

Lorsqu’il revint s’asseoir à table, Seth était blême. Encore plus pâle qu’un mort même ! Il ne se sentait pas bien du tout. La vision de ces deux petits garçons avait fait remonter des souvenirs profondément enfouis. Des souvenirs teintés de sang, qui lui causait parfois des crises d’angoisse impressionnantes, très difficiles à gérer et que seule la présence de sa mère parvenait à calmer avant qu’elles n’empirent. Mais Naïs n’était pas là, il ne pouvait pas chercher son contact, ni respirer son odeur apaisante et familière. Une douleur invisible lui comprimait la poitrine. Il avait de plus en plus de mal à respirer. Ses ongles s’enfonçaient profondément dans le bois de la table, jusqu’à le faire saigner même. Il n’entendait quasiment plus les voix qui résonnaient comme un écho lointain autour de lui. Il était juste prisonnier de son corps, de ses souvenirs.








[Sorry du retard, j'ai eu du mal à récupérer Seth, il s'était caché dans son trou. Mais voilà qu'il me fait une grosse crise d'angoisse... Il me l'avait encore jamais faite celle-là x)]

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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Jeu 05 Mai 2016, 19:09

Oh c’était Erwan le maître de Seth ?
Libertée ne put s’empêcher d’avoir un petit mouvement d’épaules vers le haut pour montrer sa bonne humeur. Elle ne doutait pas un seul instant que le garçon soit propulsé par le marchombre sur la voie. Il terminait donc juste son premier cours, et ça c’était une bonne nouvelle ! La plupart du temps, les choses ne chômaient pas à l’académie, c’était le cas de le dire, et elle était vraiment ravie de voir que Seth s’était glissé dans une nouvelle existence.
Et puis Erwan ! Libertée se souviendrait sans doute longtemps de sa rencontre avec l’homme aux cheveux blancs… Un petit air malicieux étira ses lèvres, mais elle le repoussa en se mordant la langue dans un sourire.


- Ça aurait pu être drôle… Heureusement ce n’est pas le cas ! T’imagine comme je t’aurais torturé ?

Éclatant de rire elle aussi, Libertée sentit Suviyo s’agiter contre elle et la serra un peu plus. Et puis, visualiser la tête de Naïs si son fils lui disait qu’elle était son maître ? La marchombre n’en pouvait plus. Oh, qu’elle aurait aimé être là !



♥ ♥ ♥


Ils arrivèrent relativement vite à une petite maison de pierre, très cossue et drôlement jolie, avec des fleurs un peu partout. Rien à voir avec la maison dans le marais de Libertée, mais cela mettait quand même à l’aise et en confiance les potentiels visiteurs ! La marchombre pensa à son ponton au milieu des roseaux, caché en grande partie par leur longueur et leur densité. De toutes façons, leur but, avec Gil, était de ne pas trop se faire repérer – avec un envoleur et une marchombre dans la même maison, ils pouvaient avoir bien des soucis – du coup ça lui convenait parfaitement. Et puis, faire pousser des fleurs ? Elle n’avait pas la main verte pour un sou, et cela ne l’intéressait pas du tout.

Ça sentait bon, en tout cas, et Libertée en avait l’eau à la bouche. Suviyo toujours plaquée contre elle, s’était endormie à poings fermés dans son porte bébé, et la marchombre en profita pour savourer un instant de socialisation.
Une énorme assiette avec des steaks de siffleur, des pommes de terre et un jus aux champignon qui embaumait la pièce, arriva juste devant elle et… Elle avait tellement faim qu’elle se précipita dessus, sans même prendre la peine de prendre une fourchette pour les premières patates.

Se rendant compte de son manque de civilité au bout de cinq ou six bouts, elle faillit éclater de rire et distribuer des bouts de pomme de terre en cracha autour d’elle, se retenant à peine d’une main sur la bouche.

- Ch’est dwolement bon !
Elle ne pouvait pas articuler tant elle avait de nourriture dans la bouche, mais elle ne s’en formalisa pas alors qu’un silence gourmand se glissait autour de la table à manger.

- Au fait, Trystan est au courant pour les marchombres et l’Académie. Pas besoin de surveiller nos paroles, il sait garder un secret et puis... qui sait, peut-être qu’un jour vous le retrouver dans les couloirs de l’Académie ?
Libertée eut un sourire vers le jeune homme aveugle, avant de tenter d’échanger un regard avec Seth. Elle ne put s’empêcher d’élargir son sourire, avant de se pencher vers Trystan.

- On peut aller très loin, même en ne voyant rien. Il faut juste voir avec le cœur ! Si on peut te retrouver par chez nous, ça sera avec plaisir, Trystan !

A cet instant précis, le projectile passa à travers la fenêtre et Libertée s’écarta de la table en voyant Seth bouger. Il y eut quelques éclats de plat, mais pas grand-chose. Par contre, Lib avait senti presque immédiatement que quelque chose n’allait pas alors que l’apprenti marchombre se dirigeait par la fenêtre pour renvoyer le ballon.
Alors qu’il avait fait peur d’un beau réflexe, il tremblait pour renvoyer l’objet du délit. Fronçant les sourcils, la marchombre l’observa un instant alors qu’il changeait de couleur.
Échangeant un rapide coup d’œil avec Milo, elle se redressa un instant, se levant de sa chaise pour s’approcher de Seth. Quelque chose n’allait pas, et il était clairement en train de faire une crise de panique. Il avait eu peur du ballon ? Non, ça ne pouvait pas être ça. Alors quoi ?

Peu importait.
La marchombre se glissa à côté de lui pour s’accroupir avec précaution, alors qu’il enfonçait ses ongles dans le bois de la table. Par réflexe, elle passa sa main gauche dans les cheveux du garçon pour tenter de le ramener à la réalité. Comme cela ne fonctionnait pas suffisamment, elle se redressa et s’assit sur le bord de la table en attrapant les deux mains de Seth pour les placer dans les siennes.

- Hé, Seth ? Reviens, je ne sais pas à quoi tu penses, mais ce n’est pas la réalité là maintenant. Regarde, on est tous là…
Elle lui parlait d’une voix douce. Ses doigts glissaient sur ses avant-bras, sur ses tempes, dans ses cheveux pour tenter de le rassurer comme elle pouvait…

Jusqu’à ce que Suviyo commence à se réveiller et à pousser ce soupir contrarié de bébé.

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Milo Sahid
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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Lun 16 Mai 2016, 15:58

Seth et Libertée se jetèrent sur leur plat avec autant d’appétit que Trystan une seconde plus tôt. Un sourire fier étira mes lèvres : je devais avoir pas trop mal réussi mon plat pour avoir autant de succès !

Libertée se pencha vers Trystan, l’encourageant à suivre le chemin qu’il avait décidé d’emprunter. Ce dernier rougit mais n’eut pas le temps de répondre. Un ballon traversa la fenêtre avec violence, répandant des débris de verres sur le sol et interrompant le repas. Mu par un incroyable réflexe, Seth réussit à intercepter le ballon avant qu’il n’explose le plat où il restait encore un peu de pommes de terre et de siffleur. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre pour renvoyer le ballon à ses propriétaires, mais il blêmit soudain et son lacer fut tremblant, loin du niveau d’agilité dont il avait fait preuve deux secondes plus tôt. Je fronçai les sourcils, interceptant le regard inquiet de Libertée. Seth se rassit, blanc comme un linge, en sueur, le regard dans le vide. La marchombre se leva pour le rejoindre.

- Hé, Seth ? Reviens, je ne sais pas à quoi tu penses, mais ce n’est pas la réalité là maintenant. Regarde, on est tous là…

Je jetai un coup d’œil à Trystan, qui n’avait suivi l’histoire que grâce à ses oreilles. Il avait le sourcils froncés et tentait de comprendre ce qu’il se passait.

Je détournai brièvement le regard, me penchant par la fenêtre pour voir qui était le coupable de cette attaque soudaine de ma cuisine. En apercevant deux garçons identiques qui observaient ma fenêtre avec culpabilité, je laissai échapper un soupir en secouant le tête. Évidemment. Edwin et Rëho, les deux cousins de Trystan, réputés pour leur maladresse. Habitant en plein centre ville, ils passaient beaucoup de temps chez leur oncle.

- Faites attention les garçons avec votre ballon. Aujourd’hui ce n’est qu’une vitre, ce qui est déjà pas mal ! Mais vous auriez pu blesser quelqu’un. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive n’est-ce pas ? Il serait peut-être temps de faire quelque chose vous ne croyez pas ?

Ils hochèrent tous les deux la tête, intimidés ou apeurés je ne pourrais le dire, mais ils partirent en direction de la forge de leur oncle en courant. Je soupirai. Je passerai chez le père de Trystan, mais plus tard, il y avait plus urgent.

Je me tournai vers Seth, toujours agité, toujours aussi pâle. Trystan s’était levé et se tenait à côté de lui, une main posée timidement sur son épaule. Je m’approchai doucement.

- Il y avait les deux cousins de Trystan dehors, dis-je d’une voix calme à Libertée, des jumeaux, huit ou neuf ans. Tu crois que cela pourraient être eux qui aient déclenché cette crise ?

Seth allait bien jusqu’au moment où il s’était retrouvé devant la fenêtre, juste avant de renvoyer le ballon aux deux garnements. Il avait forcément vu quelque chose à ce moment là qui avait déclenché la crise... Je ne voyais pas qui, ou quoi d’autre, à part les deux garnements, aurait pu affecté le jeune homme à ce point... Mais pourquoi deux enfants le mettaient-ils dans un état pareil ?

Trystan laissa échapper un soupir, comme pour dire "mes cousins, forcément... C'est toujours eux qui créer les ennuis de toute manière..."









[Désolée, c'est vraiment très court, mais je ne savais pas vraiment quoi dire de plus xD ]

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Seth Jol
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MessageSujet: Re: Enchaîne-moi à un goût de liberté [Milo & Seth]   Dim 14 Aoû 2016, 13:32

Respirer ! Il fallait qu'il respire ! Mais Seth n'y parvenait plus ; chaque goulée d'air lui brûlait violemment les poumons. Cela lui causait une souffrance atroce, presque à en hurler. Pourtant aucun son ne sortait de sa bouche. Il n'avait plus conscience de son environnement. Il tremblait de tout son corps, ses mains étaient moites, et il avait l'horrible impression que son crâne allait exploser. Tout ce sang... Entre ses doigts, partout autour de lui, il voyait une effusion de sang. Celui de son frère. Mon frère... Une moitié de son âme qui lui avait été arrachée sans le moindre remord. Là, maintenant, il était prisonnier de ses souvenirs terriblement réaliste. Prisonnier de son corps. De sa souffrance. Morgan !

Se débattre ! L'adolescent luttait contre lui-même. Se battre ! Il gémissait par moments des choses incompréhensibles. Il continuait de trembler comme le petit garçon blessé qu'il était encore tout au fond de lui. Qu'il n'avait jamais cessé d'être. Il tentait d'appeler son frère jumeau alors qu'il inspirait de plus en plus difficilement, à mesure que les minutes s'écoulaient. Dans ses prunelles dorées, on pouvait voir tout ce sang, qu'il avait l'impression de sentir sur ces mains, ses genoux – comme quand il s'était effondré à genoux à côté du corps sans vie de Morgan, des années auparavant. On pouvait lire une détresse immense. La douleur.

Reprendre pied ! Le jeune garçon les entendait, ces voix, un peu lointaines. Il sentait ces mains sur les siennes, douces et compréhensives. Familières. Rassurantes, parce que cette présence parvenait malgré tout à le garder dans la réalité. Libertée. Elle appelait son nom pour essayer de le faire sortir de sa torpeur, de le faire revenir à lui. Depuis combien de temps cela durait ? Il n'en savait rien ; mais soudain, il referma ses doigts autour de ses poignets et releva le menton. Pour croiser son regard d'un rose profond. Et s'y plonger. Se concentrer uniquement sur cette couleur étonnante. Essayer d'effacer tout le reste de son esprit. Ne plus penser à rien. Jusqu'à ce qu'il s'effondre littéralement dans les bras de celle qu'il avait immédiatement adoptée comme un membre de sa famille.


Son souffle était quasiment revenu à la normale, mais Seth ne bougeait plus depuis de longues minutes maintenant. Il se sentait complètement vide. Vide d'émotions. Vide de force. Vide de volonté. Vide de tout. Cette crise de panique qui l'avait secoué l'avait complètement épuisé. Et les larmes, qu'il avait versé comme un enfant, l'avaient achevé. Purement et simplement. S'il se levait maintenant, il pourrait tout aussi bien s'écrouler, inconscient. Mais là, la tête contre l'épaule de Libertée, il était bien. Il ne pensait plus à rien. Des crises aussi violentes, cela lui arrivait rarement. Mais c'était toujours très impressionnant, surtout pour quelqu'un qui n'en connaissait pas la cause. Qui ignorait le traumatisme profond qu'il avait subi, et qui lui faisait toujours aussi mal après tant d'années. Le gamin attendit encore quelques secondes, avant de se décider à se redresser un peu. Le regard sombre, il croisa celui de Libertée, encore un peu inquiet, puis celui de Milo, un peu sous le choc de la situation. Lasko, le jeune chien de Trystan, avait posé sa grosse truffe sur ses genoux et le regardait avec de grands yeux interrogateurs. Croisant ses bras sur le rebord de la table en bois, le jeune apprenti eut un bref regard pour le reste de son assiette qu'il repoussa, sans appétit.

« Désolé... » bredouilla Seth en relevant à peine le menton.

Le jeune garçon avait très envie de s'enfuir, ne serait-ce que se retrouver un peu seul, avec lui-même. Eviter ces regards moitié interrogateurs, moitié compatissants. Mais il savait parfaitement que ni Libertée ni Milo ne le laisserait partir dans un état pareil. Un lourd silence s'était un installé depuis de longues secondes, toutefois Trystan fut le premier à le briser. Avec une certaine candeur d'ailleurs.

« Tu n'as pas à t'excuser, mes cousins n'auraient jamais dû venir jouer par ici » expliqua le jeune aveugle.
« Ce n'est pas de leur faute » les défendit Seth, presque immédiatement « C'est juste que, les voir tous les deux, a ravivé... » le jeune garçon hésita un instant « ... des souvenirs que j'aurais voulu garder enfouis » avoua-t-il en sentant une boule se former au fond de sa gorge.

Libertée avait probablement déjà deviné la raison pour laquelle il venait de céder à cette crise d'angoisse phénoménale. Cependant, le jeune homme n'avait pas exactement envie d'en dire plus à ce propos. En fait, il avait surtout besoin de s'aérer. De sentir l'air frais sur son visage. Cela lui ferait le plus grand bien. Cela l'apaiserait. L'apprenti marchombre se leva presque d'un bon, mais l'épuisement se rappela à lui d'une façon extrême. Des points noirs dansèrent devant ses yeux juste avant qu'il ne vacille dangereusement. Et tombe lourdement sur le sol. Inconscient.

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