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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Give me something to get rid of it [ Libre ]

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Ven 04 Mar 2016, 21:02

- Non !

Elle hurla. Recula à toute vitesse, entrainant avec elle la couverture, trébuchant du coude. Elle tenta de se tourner, se relever, réussit à mettre ses pieds sous son centre de gravité pour se redresser..

Ça tirait. Ça faisait mal.

Mais elle parvint à sortir de leur abri de fortune, et la pluie torrentielle se déversa sur ses plaies à vif. C’était froid, c’était mouillé, ça calmait un peu sa douleur…
Elle fit un pas dans la boue, glissa, se rattrapa in extremis, recula encore.

- Ne me touche pas !

Est-ce qu’elle avait crié ? Murmuré ?
Elle ne savait pas, mais sa voix se brisa quand elle releva ses avant-bras devant elle pour se protéger… Écarquilla les yeux en voyant sa peau partir en lambeaux juste sous son nez.
* Putain de bordel… *

Elle s’était vraiment faite ça toute seule ?
Elle n’eut pas vraiment le temps d’y réfléchir, car soudain, parce que son cerveau venait de réaliser l’état dans lequel elle était, la douleur éclata dans tout son corps, et elle vacilla.
Sombra, la tête la première, dans une autre flaque de boue.


* *


Quand elle se réveilla, elle était au chaud.
Sur un lit.
Cette odeur, elle la connaissait. C’était celle de sa maison.
De sa chambre.

Clignant des paupières, elle jugula une vague de douleurs… Il n’y avait que des résidus de la souffrance, en fait. Elle voulut tendre l’oreille… Est-ce que c’était Gil lui l’avait soignée ?
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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Ven 04 Mar 2016, 21:08

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

- « Maman ? » gémit doucement Makeno « On est bientôt arrivés ? »

Le petit garçon remue un instant sur l’avant de la scelle, essayant de trouver une position plus confortable. Clairement, il en avait marre et je ne peux que le comprendre. Il pleuvait sans discontinuer depuis le début de l’après-midi et nous sommes tous les deux trempés jusqu’aux os. Il n’y a que Soahary que la situation ne semble pas trop déranger. Bien à l’abri dans le porte-bébé, ajusté tout contre ma poitrine, la petite babille joyeusement depuis quelques heures. Passant une main dans mes cheveux mouillés, je maudis intérieurement Nwëlla et ses idées à la con ! Mais qu’est-ce qu’il m’a pris de l’écouter cette fois-ci ? Voyager avec deux enfants en bas âge ! Par la sainte culotte de l’Empereur, encore une idée bien pourrie ! Soupirant imperceptiblement, caresse un instant le haut du crâne de mon fils.

- « Je te le promets, ce soir on dort dans un vrai lit » murmurais-je pour tenter de le rassurer.

Enfin, je l’espère ! Pour une fois que j’avais une bonne excuse pour rester tranquille, non, il avait fallu que j’écoute ma meilleure amie ! Cela faisait déjà deux jours que je m’étais lancée sur la route à la recherche d’un certain Gall le Fourbe. Un nom qui ne me dit rien qui vaille ; toutefois, selon Nwëlla, il pourrait bien avoir des informations précieuses sur celui – ou celle – qui s’en était pris à Makeno à Al-Jeit quelques semaines plus tôt. Alors que je secoue la tête toute seule, le petit garçon pousse soudain un cri de joie, qui se perd dans le crépuscule.

- « On y est M’man ! » s’écria-t-il en levant les deux bras en l’air en signe de victoire « Je vois le village ! »


Oh ! On peut difficilement appeler Tal’Avac un village ! Avec ses quelques dizaines de maisons, le patelin est à peine plus grand qu’un hameau. Pas bien compliqué donc, de dénicher la seule et unique auberge du coin. L’étoile noire ne semble pas bien grande et plutôt calme. Mais il y fait plutôt bon à l’intérieur, et l’atmosphère y est chaleureuse. Ainsi, c’est là que se terre ce rat de Gall le Fourbe. Tenant fermement la main de Makeno dans la mienne, je sonde la salle, tous mes sens en alerte. Quelques voyageurs solitaires sont attablés en ce début de soirée, rien qui ne retienne mon attention plus que ce petit groupe de vagabonds – ou pillards devrais-je dire. Enfer, mais dans quelle histoire je m’embarque encore ?

Me mordants la lèvre inférieure, je me fraie un chemin entre les tables. M’arrêtant à hauteur des brigands, je leur adresse un sourire alambiqué tandis que je m’assoie au milieu du groupe d’hommes. Un instant ils restent perturbés, et leurs conversations s’évaporent instantanément dans le silence. Hissant Makeno sur mes genoux, je pose mes deux mains sur la table en bois. Ravie de l’effet que je viens de provoquer ! Un léger air de défi se peignant sur mon visage, je glisse une mèche rebelle derrière mon oreille, avant de me racler la gorge.

- « Gall ? Gall le Fourbe ? »
- « Qu’est-ce que tu lui veux ? » répondit aussitôt l’intéressé.
- « Discuter… » annonçais-je le plus simplement du monde.

L’homme, d’une quarantaine d’années environ, eut un léger mouvement de surprise. Soupirant un instant, il reste silencieux pendant de longues secondes. Il doit sûrement être en train de se demander quelle mauvaise blague on lui faisait. Une femme, seule – non, avec deux enfants – qui vient l’aborder lui, et sa bande, c’est forcément louche non ? Mon regard doré brille d’une lueur fugace tandis qu’il me dévisage avec méfiance. Et puis, soudain, ses yeux se posent sur Makeno, il commence à comprendre. Sans savoir toutefois si ma présence est une bonne ou une mauvaise chose pour lui.

- « T’es cette fille hein ? » soupira Gall en avalant une longue gorgée de bière.
- « Quelle fille ? » souris-je, en laissant planer le doute.
- « Fait pas l’innocente ! Tu sais très bien que tu es un très bon moyen de pression sur SangreLune ! » lança-t-il, pas dupe du tout.

Ah ! Nwëlla avait donc raison ! Gall le Fourbe était donc lié à toute cette histoire : l’empoisonnement de Gil. De Makeno. Et aussi apparemment la raison pour laquelle la veuve Vil’Ancrasy veut ma tête. Me mordant un instant l’intérieur de la joue, j’inspire longuement.

- « Un moyen de pression pour qui ? » demandais-je, d’une voix grave.
- « Sais pas… » soupira l’homme en secouant lentement la tête « C’est un vrai fantôme ce type, personne ne sait vraiment qui il est, mis à part qu’il en veut vraiment beaucoup à SangreLune ! Mais je suis désolée ma mignonne, je ne travaille plus pour lui alors je ne pourrai pas t’en dire plus ! » ajouta-t-il d'un ton faussement innocent.
- « Mouais » grognais-je, pas certaine soudain de vraiment le croire.

C’est comme si, brusquement, mon instinct de prédateur se réveillait d’un seul coup. Juste pour m’alerter. Quelque-chose clochait ! Gall le Fourbe dégage un truc profondément faux – en même temps, avec un nom pareil ! Les battements de mon cœur s’accélèrent imperceptiblement à mesure que je sens monter une certaine tension. Et si Nwëlla s’était fait avoir ? Envoleuse accomplie, elle n’est pas à l’abri d’une erreur. Alors que je me lève lentement, je prends soin de garder Makeno tout près de moi. Mais c’est aussi à ce moment précis que je perçois enfin sa présence. Là. A quelques mètres à peine. Juste là. Derrière moi. Faisant volte-face avec vivacité, je contiens difficilement cette colère qui grandissait en moi depuis quelques semaines.

- « Sen » sifflais-je.

Quelques semaines plus tôt


Non ! Il fallait que je me rende à l’évidence : Sen n’était plus lui-même. Il continuait lentement son exploration, dévorant ma gorge avec passion, et plus je me tentais de me débattre de toute la force qu’il me restait encore, plus il s’excitait, se pressant contre moi. C’est littéralement terrorisée que je sens son membre se durcir à travers son pantalon de toile. C’était évident ! Il n’allait pas s’arrêter là et j’étais impuissante à l’en empêcher. Des larmes de rage creusaient maintenant de longs sillons le long de mes joues tandis que sa main plongeait dans mon short avec autorité. De dépit et de colère je décidais finalement d’arrêter de me battre, cela ne rendrait la chose que plus douloureuse. Mais l’Envoleur ne l’emporterait pas si facilement ! Je te tuerai pour ça Sen ! Promesse silencieuse. Deux de ses doigts vinrent titiller mon intimité et mon seul réflexe fut de serrer les dents, très fort. Je te faisais confiance merde ! T’étais comme un frère pour moi ! Et puis, il s’y infiltra brusquement. Je te tuerai Sen !


Ces sensations horribles me reviennent, me frappant de plein fouet avec une force stupéfiante. Qui me fait littéralement vaciller. Makeno lève un instant un regard interrogateur vers moi, avant de se blottir contre ma jambe. Pinçant les lèvres d’un air furieux, je serre les poings de rage. Mon corps se souvient encore de ses mains autoritaires qui me parcouraient avec avidité. De ses doigts s’infiltrant sauvagement en moi. De son membre durci, frottant contre mon bas-ventre. Qu’est-ce que j’avais bien pu faire pour qu’il pense une seule seconde que je le désire de la sorte. Il m’avait forcée. Ouvert une plaie béante en moi. Renouvelant ma méfiance envers les autres – enfin, surtout envers les hommes !

- « Qu’est-ce que tu fiches ici ? » grondais-je, clairement sur la défensive.
- « Oh, Nwëlla n’est pas bien dure à convaincre quand il s’agit de sa fille » répondit-il, d’un ton amusé.
- « Espèce de sale fils de Raï ! » sifflais-je entre mes dents.
- « Ecoutes, je veux juste parler » soupira mon ancien mentor en s’avançant d’un pas.
- « Ne t’avise pas de m’approcher ! » criais brusquement.

M’effaçant légèrement sur le côté, ne serait-ce que pour m’éloigner de Gall le Fourbe et de ses comparses, j’adopte une position de garde parfaite. Prête à en découdre, je suis déterminée à ne pas laisser Sen s’approcher. Même si je dois le tuer pour cela. Relevant le menton fièrement, j’affronte silencieusement l’Envoleur de mon regard aveugle. Il allait falloir que je sois plus subtile qu’à l’accoutumée, vu qu’il me connaît presque par cœur. Saloperie ! Tandis que je jure entre mes dents, à voix basse, l’un des pillards balance une claque sur mes fesses. Mon sang ne fait alors qu’un tour et je réagis si rapidement que ce porc n’a même pas le temps de comprendre ce qu’il lui arrive. Pivotant sur moi-même à une vitesse fulgurante, je m’empare du poignard qu’il porte à sa ceinture et le plante dans sa gorge offerte.

Instinctivement, j’éloigne Makeno d’une bourrade tandis que le Gall et ses comparses se lèvent d’un bond, visiblement très en colère. Rejetant une mèche sombre derrière mon oreille, je laisse mes réflexes reprendre le dessus. Le temps d’un combat, je laisse la panthère au fond de moi sortir et se glisser sous un coup qui aurait dû l’éventrer. Virevoltant au milieu de mes adversaires, je savoure un instant cette puissance et cette force que je retrouve tout juste. Toutefois, contre cinq hommes, dont un Envoleur, quelles chances ai-je de m’en sortir vivante ? Bien peu en réalité. Mais je garde cependant une détermination de fer comme meilleure alliée.


Laissant un autre village derrière moi, je sens clairement la fatigue de Makeno qui lutte cependant vaillamment pour ne pas s’endormir. Mon épaule blessée me fait un mal de chien ; pourtant, il faut que je continue. Que je trouve un endroit pour nous mettre à l’abri de cette pluie froide. Juste pour y rester une nuit. Et ensuite mettre le plus de distance possible entre mon ancien mentor et moi. Retrouver Pan, me réfugier dans ses bras. Essayer d’oublier ça : ses mains sur mon corps, ses lèvres s’emparant des miennes, sa brutalité quasiment animale. Son plaisir évident à me posséder. Le pire, c’est que je n'avais rien pu faire pour l'en empêcher. J'avais été comme une petite chose fragile et sans défense. Ca me donnait juste envie de vomir !

Me retournant un instant pour vérifier une fois de plus que j’avais bien semé les hommes de Gall, je prodigue une douce caresse sur le flanc de Pirate. Passant au pas, l’imposant étalon ralentit son allure. Heureusement, Soahary s’était endormie mais Makeno, lui, grelote littéralement de froid. Toutefois, le gamin est encore suffisamment alerte pour me prévenir silencieusement. Là, à quelques centaines de mètres à peine, se dresse un abri de fortune. Soupirant de soulagement, je mets pieds à terre. Puis, attrapant le petit garçon sous les aisselles, je le pose au sol à son tour. Epuisé, mais heureux d’avoir trouvé nous avoir trouvé un toit, il bondit en avant sans m’attendre.

Pestant toute seule, j’en profite pour examiner les dégâts : une épaule en sang, probablement une côte cassée et quelques ecchymoses. Au final, je ne m’en tire pas trop mal. Non ? Même si je sens bien que je pourrais m’évanouir d’une minute à l’autre. Laisse Pirate paître librement, je m’infiltre à mon tour à l’intérieur de l’auberge, sans même imaginer la surprise qui ne manque pas de me saisir. Makeno ne semble soudain même plus fatigué. Au contraire, il paraît soudain très excité ! Et pour cause ! Vacillant dangereusement, je réalise que nous ne sommes pas seuls à avoir élu domicile dans ce misérable abri…

- « Gil ? » fis-je, interdite « Kaünis ? »








[Tadaaaaaam ! Oui, comme promis, je viens ajouter mon petit grain de sel ! Pour ma défense vous m'avez tentée hein mrred Bon si ça va pas, mp ^^]

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Life sucks when you're ordinary !

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Ven 04 Mar 2016, 22:23

[Naïs, ta réponse est parfaite ! Raah j'suis contente de te voir ! Kaü, c'est à toi de jouer/foutrelebordel/martyriserGil/etNaïsjustepourleplaisir !]



- Au moins, toi, je peux te toucher…

Gil se mordit la langue et s’asséna une claque mentale.

- Te soigner. C’est ce que je voulais dire, rectifia-t-il en jetant un rapide coup d’œil vers le visage de Naïs.

Elle était assise sur une table et il était penché sur ses côtes. Il avait terminé de s’occuper de son épaule et déjà pas mal râlé mais là, il sentit son sang s’échauffer un peu.

- Raah, y’a de la casse. Sérieusement, tu le fais exprès ? Tu te fixes des objectifs bien précis quand tu mets un pied dehors ? « Aujourd’hui, voyons, on explose les côtes et on se charcute une épaule, avec quelques bleus de bonus ! » ?

Il soupira, agacé, et appliqua une pommade miracle qu’il avait dérobée dans les affaires de Dùnhild. Puis il déroula une bande de tissus et s’employa à l’appliquer autour de la taille menue de Naïs. Chaque tour que faisait le tissu le rendait désagréablement nerveux. Il ne savait même pas pourquoi, en fait. Que Naïs soit là ne le dérangeait pas… vraiment. Elle débarquait un peu au milieu d’une histoire un peu tendue et personnelle, mais c’était du Naïs tout craché, ça. Et puis il était content de la revoir.

- Ça va ?
- SangreLune !


Zut.

Gil pinça affectueusement le nez de Naïs, puis il se retourna et vit Voïmakas faire irruption dans la cuisine.

- Je peux te parler ?
- Ben…


Sans attendre de réponse le Mentaï fila, et Gil leva les yeux au ciel. C’était pas une question, alors ! Il contourna la table et passa dans le salon. Jeta instinctivement un coup d’œil vers la silhouette pelotonnée dans le canapé. Makeno dormait encore à poings fermés. Et dans le large fauteuil crapaud, Soahary aussi. Gil arriva dans le couloir, et…

… se retrouva plaqué contre le mur. Alors que Voïmakas ne le touchait même pas. Il se tenait appuyé contre le mur opposé et se retenait visiblement de fondre sur lui pour lui arracher les yeux. Avec les ongles. Gil déglutit difficilement, à cause de la… poigne ? … invisible mais néanmoins bien solide qui le maintenant contre le mur. Il avait les pieds qui touchaient à peine le tapis. Merveilleux.

- C’est la deuxième fois que ma fille est à deux doigts d’y passer. Et la deuxième fois que je te trouve à ses côtés. Tu as intérêt à avoir une bonne explication, SangreLune, parce que je sens que sinon, je ne vais pas réussir à me retenir.

De ?
Me torturer ? Me tuer ?
Un peu de précisions, quoi…


- Je t’écoute.
- Ahem… s’étrangla Gil. Je… C’est un peu serré, là. On ne peut pas… ?
- Non.
- Ah.


Bon, et bien, si on peut pas…

Y’a plus qu’à.




*



- Non !

Hurlement désespéré, geste désespéré.
Et très con.

- Bouge pas, râla Gil, tu es…
- Ne me touche pas !
- D’accord !
s’exclama-t-il en levant les mains, paumes tournées vers elle en signe d’apaisement. Pas touche ! J’ai compris ! Mais tu…

Eeeet voilà, songea-t-il en se précipitant pour la rattraper. Trop tard, elle s’était littéralement écrasée dans une flaque boueuse – comme si ça ne suffisait pas. Mais quelle plaie ! s’énerva-t-il en la prenant dans les bras. Il pleuvait toujours, parce que ça ne pouvait pas lui arriver sous un ciel bleu et ensoleillé, non. Il choisissait toujours ses emmerdes avec un soin tout particulier.

Et avec le temps il était devenu très doué.

Là, c’était clair, il n’allait pas réussir à la réchauffer. Mais voyager par ce temps ? Gil s’assit et serra KaPunis contre lui dans le maigre espoir de lui transmettre un peu de chaleur. Il était coincé, là. Je fais quoi ? Le village. C’était pas loin, il pouvait toujours… mais… la laisser comme ça ? Elle était méconnaissable. Couverte de boue et de sang, molle comme une poupée de chiffons. Il avait envie de pleurer. C’était vraiment n’importe quoi. Allez Gil, remue-toi, mince ! Trouve quelque chose et…

- Coucou, Gil !
- Salut.

Il avait répondu par pur réflexe. La réaction vint après.
Il écarquilla les yeux.
Sidéré.

- Mak ?

Mais… si t'es là, ça veut dire que…

- Naïs ?!

Elle était là aussi, bien sûr. Jamais loin de son fils. Et… Bon sang, mais dans quel état tu es, toi aussi ? Vivacité, efficacité. Gil songea immédiatement à ce que la présence de Kaünis pouvait changer dans la situation présente. Elle pouvait aller au village et chercher de quoi…

Attends une minute…

Et si…

« Voïki ? Tu m’entends ? J’ai comme qui dirait un pépin, là, et je me demandais si tu pouvais… »



*


Voïmakas s’était mis à faire les cent pas dans le couloir. Il réfléchissait tandis que Gil se débattait pour tenter de trouver un peu d’air. C’était un peu mesquin, en fait. Après tout, à part cogner Kaünis pour son bien, il n’avait rien fait de mal ! Il avait rapporté les faits au Mentaï sans s’épancher sur les coups trop violents. Et il avait choisi de passer le baiser sous silence. Un baiser ? Quel baiser ?

- Voïmakas…

Les cent pas. Encore et toujours. Il allait finir par creuser une tranchée dans le tapis, là. Ou bien une tombe.

- Voïki…
- Oh, la ferme.

Comme par magie, la pression qui écrasait la gorge de Gil disparut. Il vacilla sur ses jambes et se retint au mur pour ne pas tomber devant lui. Ce serait vexant. Non mais. Il tira sur le col de sa chemise et retourna dans le salon. S’arrêta devant les escaliers, jeta un coup d’œil vers l’étage. Kaünis dormait dans sa chambre. C’était ce qu’elle voulait, non ? Sa maison. Son père. Il soupira. Il n’avait plus rien à faire ici, alors…

__________________________________________

"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Sam 05 Mar 2016, 01:17

- Ça y est ma chérie, tu tu réveilles ?
Kaünis sentit le poids sur son lit juste après que sa mère ai parlé d’une voix basse, murmurée. Elle essaya d’ouvrir les yeux, cligna des paupières plusieurs fois car ses yeux ne voulaient pas faire le focus sur le visage de l’Envoleuse. Elle y parvint finalement, fit une petite grimace qui lui tira la peau du visage.
Levant sa main droite, elle l’amena jusqu’à sa joue, et sentit la sensation de brûlure sur cette dernière. Découvrit tous les bandages qui recouvraient ses bras. Sa mère répondit avant même qu’elle pose la question.
- C’est moi qui t’ai soignée. Tu t’es salement amochée.
La jeune Envoleuse haussa les épaules.
- Ouais.
- Tu veux pas me dire ce qu’il s’est passé ?
demanda Hien doucement. Elle serrait les doigts de sa fille un peu trop fort, et dans ce geste pourtant insignifiant, Kaünis comprit qu’elle s’inquiétait. Vraiment. Alors, allait-elle laisser cet épisode influer autant sur sa vie ? Elle se sentait un peu moins… lourde. Un peu moins sale. Est-ce que c’était parce qu’elle avait commencé à en parler ? Parce que Gil lui avait certifié que ce n’était pas sa faute ? Parce qu’elle était juste elle-même, et que malgré tout… c’était comme ça. Elle ne pouvait pas changer ce qui s’était passé. Comme pour les jumeaux. Elle se devait juste d’aller en avant, toujours. Ça ne voulait pas dire que ça ne faisait pas mal. Ça ne voulait pas dire que cela n’existait pas. Ça voulait juste dire que la vie continuait.
- Je sais pas, murmura-t-elle du bout des lèvres, ce qui surprit sa mère. Elle échangea un long regard silencieux, et poussa un petit soupir, en reprenant ses mains. C’était un Marchombre, Maman. Il m’a… Non, elle ne pouvait pas le redire. Elle devait reléguer ça dans une case de son passé.
Elle vit sa mère qui serrait les doigts très fort, emportant dans son poing une partie du drap, et leva un regard interrogateur vers cette dernière.
- Je… J’ai pas pu te protéger… Kaünis fronça les sourcils.
- T’aurais rien pu faire.
- Si, j’aurai pu le tuer.
- Comment au juste ?
La question était sortie, mais Kaünis regretta immédiatement de l’avoir posée quand elle croisa le regard de sa mère. Serra les dents.
- Quand il était en train de me baiser.
- Tu avais déjà les informations ?
- Une partie seulement, c’est pour ça que j’ai attendu…
- C’est pour ça qu’il a pu rentrer dans la maison ?
- Oui.


Kaünis prit une grande inspiration. Ça faisait beaucoup de choses à digérer, mais soudain elle se sentit plus légère. Pourquoi ? Peut-être justement parce que ce n’était pas sa faute. Que sa mère aussi faisait des erreurs. Qu’elle compatissait, qu’elle était là, pour elle. Plus qu’elle ne l’avait jamais été, en vrai.
Une bouffée de gratitude la traversa, et elle se redressa sur les fesses pour attraper sa mère par les épaules. Poser sa joue meurtrie sur sa peau. Elle avait la peau fraiche, et cela lui fit du bien, c’était agréable…

Quelques coups légers se firent entendre contre la porte de sa chambre, et Kaünis redressa légèrement le menton. Son père se glissa dans la pièce, se passant une main dans ses cheveux poivre et sel. Il les fixa toutes les deux, elle et sa mère, avant de pousser un soupir et de venir s’asseoir de l’autre côté de Kaünis.
Il la prit avec autorité dans ses bras, pour la serrer contre lui.
* Mm, je suis bien, là. *
Hien leur avait fait de la place dans un soupir, mais Kaünis tendit son bras droit vers elle. Un sourire illumina le visage de sa  mère, et ils s’enlacèrent tous les trois.
Forts.

Volonté et Rage, hein ?
Elle avait oublié Famille et  Amour.

Même si c’était pas vraiment les mêmes concepts...


* *


- Vous croyez que Gil est toujours là ? demanda-t-elle en ouvrant les yeux. Combien de temps étaient-ils restés là, tous les trois.
Elle sentit son père grogner, sa mère ricaner, et leva les yeux au ciel.
- Sans doute, mais plus pour longtemps. Il y aussi Naïs et ses enfants en bas.
- Quoi ?


Kaünis se détacha fermement de l’étreinte de ses parents, qui se prirent la main sur ses draps. Elle poussa un soupir.

- Je veux aller les voir. Mais d’abord, j’ai une question : Papa, tu t’en fous que Maman couche ailleurs ?

Elle devait avoir touché un point sensible… Ou pas. Voïmakas et Hien échangèrent un regard complice, ce qui fit froncer les sourcils à sa fille. Oui, c’était comme ça qu’elle les avait vus toute son enfance : complices, tactiles, s’aimant l’un et l’autre… Rien n’avait changé, à part sa propre percetion.

- Tu sais, Kaünis, l’amour ne se confine pas à restreindre ses besoins. Si d’autres comblent les désirs et besoins de ta mère mieux que moi, pourquoi l’empêcher d’aller voir ailleurs ? Si elle est avec moi, si on t’as eue, c’est que l’on s’aime. Il serait égoïste de se contraindre à être malheureux si l’on s’aime. Elle ne peut pas combler tous mes… besoins non plus. Cela ne veut pas dire que l’on s’aime moins. Cela veut juste dire que ces besoins ont toujours besoin d’être remplis...
- Ce serait mettre du poids ou changer la personne que l’on aime pour ce qu’elle est dans son entièreté. Je ne suis pas prête à faire certaines choses, ton père non plus. Est-ce que ça veut dire qu’il doit se priver de ce que je ne peux pas donner ? Est-ce que cela veut dire que je dois me priver de ce qu’il ne peut ou veut pas donner ? Non. Les sentiments sont les mêmes. C’est comme si tu ne mangeais que du niam alors que tu as aussi besoin de viande, tu n’irais pas bien. Ça ne rend pas le niam jaloux de la viande.
- Ouais, enfin, c’est de la bouffe… Mais oui, je crois que je comprends. Et que je suis d’accord avec vous.


Elle cligna des yeux, et fit claquer un baiser sur la joue de son père, puis de sa mère.
- Je sais que je ne vous le dis pas souvent mais… J’vous aime.
Ils sourirent, et répondirent en coeur que eux aussi.
Une bulle naquit autour de Kaünis, qui prit une grande inspiration. Elle voulait voir Gil, maintenant. Et même Naïs, d’ailleurs.

Elle descendit avec précautions les escaliers qui menaient à la pièce de vie, et quand elle y arriva, elle trouva bien Naïs et Gil. Cela faisait vraiment bizarre de les voir là, mais ce qui fit encore plus bizarre à Kaünis, ce fut les deux enfants qui dormaient plus loin.
Un petit garçon, et une toute petite fille. Un bébé.

L’Envoleuse fronça le nez. Elle détestait les gosses. Décidant de les ignorer, elle s’avança vers les deux Maîtres Envoleurs. Son père et sa mère étaient restés en haut, les laissant seuls.

- Merci de m’avoir emmenée ici, Gil, son regard glissa sur l’Envoleuse aveugle, et elle lui adressa un sourire en coin. Tu fais quoi ici, Naïs ? Étrangement, il n’y avait pas d’agressivité dans sa voix, juste elle était un peu trop rauque d’avoir autant crié….J'ai vu ton fils Seth y'a pas si longtemps...

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Sam 05 Mar 2016, 21:37

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

- « Aouch » protestais-je tandis que Gil applique une pommade sur mes côtes meurtries.

Me mordant la lèvre inférieure presque jusqu’au sang, je frissonne au contact des doigts de mon meilleur ami. Il se montre pourtant très doux, mais la douleur reste lancinante. Pas insupportable, mais bien réelle. Me toucher ? Haussant un sourcil d’abord inquisiteur, je lève le menton vers l’Envoleur qui s’emmêle soudain les pinceaux dans ses propres mots. Sentant son regard se poser sur moi, je laisse un sourire légèrement moqueur étirer mes lèvres. Avant de secouer la tête toute seule, ce qui passe clairement pour un : laisse tomber, tu t’enfonces là !

Depuis que nous étions arrivés chez les Gil’Ozh, il ne cessait de pester, tout bas dans barbe, à mesure qu’il découvrait les hématomes fleurissant sur ma peau. Mais au fond, il le sait bien ! Qu’il ne se passe pas une seule journée sans que je n’attire les ennuis, à des kilomètres à la ronde ! C’est juste dans ma nature. J’ai bien essayé d’y remédier plus d’une fois, cependant les emmerdes finissent toujours par me rattraper malgré moi. Il y en a qui préfèrent une vie bien rangée, calme et rythmée par les mêmes habitudes, jour après jour. Moi, ma vie, c’est cela : je ne sais jamais ce qui m’attend le lendemain. Et quelque-part, cela procure une sensation particulièrement grisante. Celle d’être vivante ! Incroyablement vivante ! Douloureusement vivante !

Je glousse un instant alors que Gil s’emporte encore une fois – moitié dépité, moitié en colère. Mais mes côtes douloureuses me rappellent très vite à l’ordre, me coupant littéralement la respiration pendant quelques secondes. J’attends donc de retrouver mon souffle avant d’assener une tape amicale sur le haut du crâne de l’Envoleur.

- « Bien sûr ! Tu sais bien que j'adore ça ! » ironisais-je « Ce que tu peux être con des fois ! »

Avant que je ne puisse rassurer Gil, la voix de Voïmakas s’élève dans l’air tel un grondement de tonnerre. Menaçante. Pinçant les lèvres en une moue contrariée, je tourne la tête vivement en direction du Mentaï. Il semblait plutôt énervé, je peux le sentir par tous les pores de ma peau. Cela ne présage rien de bon pour le maître de Kaünis, que ses parents avaient récupéré dans un sale état. Hochant légèrement la tête, je m’appuie légèrement sur le rebord de la table en laissant Gil s’éloigner dans le couloir. Toutefois, alors que je serre les dents, je dois me retenir de ne pas me lever pour intervenir dans leur altercation.

Soupirant imperceptiblement, je me masse un instant les tempes du bout des doigts. Tandis que je réfléchis à toute vitesse, je me remémore cette confrontation avec mon ancien mentor. Cet homme en qui j’avais une confiance absolue. Cet homme qui se rapprochait le plus d’un frère. Lui qui m’avait tout appris. Et qui avait été si près de me violer sans sourciller. Rien que de penser à lui, cela fait remonter des sensations encore trop réelles et qui me réveillent parfois la nuit. Glissant mes pieds sur le sol, je commence à faire les cents pas dans la pièce. Hier soir, il semblait clairement être de mèche avec Gall le Fourbe et sa bande. Ces types qui bossaient apparemment pour l’homme qui en voulait à Gil, mais qui n’était jamais sorti de l’ombre. Au final, l’idée que Sen puisse travailler pour cet homme de l’ombre ne m’étonne pas ! Cela pourrait même expliquer un certain nombre de choses, et notamment ces embuscades auxquelles nous avions été confronté en pays Faël. Au fond, cela ne peut pas être un hasard ! Non ?

Un bruit de pas interrompt brusquement le fil de mes pensées. Roulant des épaules pour évacuer un peu de cette tension accumulée depuis un peu trop longtemps, je m’assoie doucement dans le large canapé. Avec un sourire distrait, je caresse le front de Makeno qui remua quelques secondes avant de se rouler en boule sur lui-même. Dans le fauteuil crapaud, Soahary chouine sans se réveiller. M’adossant un peu plus contre le dossier du canapé, je commence à sentir le poids de la fatigue peser lourdement sur mes épaules. Cela faisait deux ou trois nuits que je n’avais que peu dormi. Du coup, mes muscles endoloris protestent méchamment. Tandis que je replie une jambe contre ma poitrine, je lève la tête vers Gil. Avant de couler mon regard aveugle vers Kaünis qui s’avance tranquillement, elle aussi.

- « C’est une longue histoire, mais pour faire court, je suis tombée sur vous deux par hasard » expliquais-je en haussant simplement les épaules « Ah ? Tu as croisé Seth ? Il ne t’a pas trop fait tourner en bourrique ? » plaisantais-je avec un sourire alambiqué.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Sam 05 Mar 2016, 23:02

Il esquissait déjà un pas, prêt à mettre les voiles, lorsqu’un léger bruit attira son attention. Il devina qui en était l’auteur avant même de tourner la tête et soupira. Puis leva les yeux et, alors que Voïmakas arrivait dans la pièce, il leva les yeux vers Kaünis. Il n’était pas étonné de la voir debout alors que n’importe quelle autre fille serait restée allongée au moins trois jours. Il n’était pas étonné de voir étinceler son regard alors qu’une autre aurait eu une tête affreuse. N’était pas étonné de la voir jeter un regard noir en direction des gamins qui dormaient. Parce que Kaünis n’était pas n’importe quelle fille, c’était… Kaünis. Il n’y en avait pas deux et en un sens, c’était tant mieux. Trop épuisant. Hien descendit les marches à son tour. En la voyant, Gil sentit son sang bouillonner. Il avait envie de lui encastrer la tête dans un mur. Stimulée par cette pensée la colère enfla en lui. Trouva son apogée lorsque Kaünis s’arrêta devant lui pour le remercier.

Le remercier.

Le…

Il serra les poings. Hors de question de la frapper à nouveau. Mais il ne lui répondit pas et se contenta de hocher légèrement la tête. Ouais. Parce que c’est à ça que je sers, hein. Il était là pour réparer les gens. Il les abîmait un peu parfois – souvent – mais au final, il parvenait à les remettre sur pieds. Et lui ? Qui le réparait, lui ? La colère augmenta encore d’un cran. Il ne faisait pas ça contre récompense mais merde, il en avait assez qu’on tolère sa présence juste assez longtemps pour aller mieux et pour mieux le jeter. Marre de n’être qu’une main tendue. Marre de devoir sans cesse d’expliquer. D’être finalement rejeté. Pour être mieux rappelé. Il cligna des yeux, soudain traversé par un étrange sentiment de détachement. Naïs et Kaünis s’étaient lancées dans une conversation dont il se moquait éperdument. Il les interrompit donc sans prendre de gants :

- J’abandonne.

Il n’avait pas parlé bien fort, mais sans doute que le choix de ses mots était le bon, parce que toute l’attention se focalisa sur lui. Pour une fois qu’on faisait attention à son cas, il fallait en profiter !

- J’abandonne, répéta-t-il – et bon sang, ce que ces deux mots faisaient du bien ! – Kaünis, je t’aime mais je suis fatigué de subir les revers de ton chaos intérieur.  

Fatigué de chercher à rétablir un lien qui, de toute façon, n’existait que lorsque ça l’arrangeait.
Il leva les yeux et fusilla Hien du regard.

- A l’avenir, ne m’appelle plus pour régler les problèmes de ta fille. Assume et fous-moi la paix.

Ou je décalque ta jolie petite tête sur un mur.

- Et ce n’est pas la peine de penser à me coller d’autres novices dans les pattes, dit-il à l’attention de Voïmakas. D’ailleurs, tu peux transmettre mes amitiés à l’Ordre. Ça aussi.

Ça, c’était un doigt d’honneur.
Oh, que la colère était jouissive… Si c’était ce que Kaünis ressentait, il comprenait qu’elle s’emporte aussi souvent. Mais pourquoi est-ce qu’il avait si mal, tout au fond de lui ? Tout allait de travers. Depuis un moment déjà. Comme s’il n’avait pas déjà des problèmes de son côté, il fallait que tout le monde vienne l’emmerder avec les siens ! Il passait son temps à risquer sa vie pour eux. Naïs. Kaünis. Syles. Et puis merde. Débrouillez-vous tout seul, maintenant. Moi je me retire !

Il tourna les talons, dévisagea Naïs, assise dans un fauteuil. Son regard se durcit. Pour une fois, c’était ses plaies à lui qu’il allait panser. Et il n’avait besoin de personne.
Il n’avait jamais eu besoin de personne.

- Allez tous vous faire voir, marmonna-t-il en quittant le salon à grands pas.

Il sortit de la maison sans claquer la porte.
Même ça, c’était au-dessus de ses forces.

Il abandonnait.

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Sam 05 Mar 2016, 23:25

Lorsque Naïs lui répondit, Kaünis parvint même à lui adresser un léger sourire. Mais elle vit que Gil, à côte, n’était pas dans son assiette. Elle fronça les sourcils, recula d’un pas. Le souffle de son ancien Maître lui parvint comme un grondement de tonnerre.

- J’abandonne. Kaünis, je t’aime mais je suis fatigué de subir les revers de ton chaos intérieur. 

Elle haussa les épaules. Remarqua le manège de Gil vis-à-vis de sa mère, et fronça encore les sourcils. Elle lui avait demandé de l’aider ? Kaünis poussa un long soupir, se passant une main sur le… arrêta son geste en repensant qu’elle avait la peau à vif. Se contenta de soupirer longuement.
Gil s’adressait aussi à son père, et la jeune Envoleuse leva les yeux au ciel, avant de croiser le regard aveugle de Naïs.

Bon, ben…
Elle ne savait juste pas quoi faire. Et elle avait envie de hurler sur Gil, encore.
Ah ben en tout cas, il était en colère, et elle jubilait un peu. Est-ce qu’il comprenait ce qu’elle avait sans interruption au fond du crâne maintenant ?

* Chaos intérieur hein ! Si c’était si simple ! Ça serait bien… *

Elle prit une inspiration qui lui fit mal aux côtes, voulut se frotter les avant-bras mais ses bandages l’en empêchèrent… Elle grogna, car elle ne pouvait plus faire que ça. Elle faillit louper le marmonnement de l’homme.

- Allez tous vous faire voir.

La jeune Envoleuse leva les yeux au ciel, et haussa les épaules.
Soit ! Bah tant pis pour lui. Elle avait rien demandé, elle. C’était sans doute la faute de sa mère, tout ça, mais à vrai dire elle en avait rien à faire. Elle, ça n’allait pas – mieux mais ce n’était pas encore ça.
Elle ne voyait pas ce qu’elle pouvait faire pour Gil.

Alors bon, ben qu’il sorte, qu’il se barre.
Il attendait quoi au juste ? Que quelqu’un lui courre derrière ? L’attrape par le bras pour lui faire un câlin ? Lui dise qu’il était cool et fort ?

En tout cas, cela ne serait pas elle qui le ferait hein.
Elle tourna son regard vers Naïs, une question muette dans les yeux.

- J’lui courrai pas derrière hein, grogna-t-elle du bout des lèvres. Elle entendit le soupir exaspéré de sa mère, et le gémissement retenu de son père, et se tourna vers eux.   Quoi ?
- Tout le monde a besoin de réconfort, jeune fille !
Kaünis serra les dents.
- Raah vous faites chier !
Elle sortit à son tour en courant de la maison, passa devant celle de Nana en secouant la tête. Des larmes de rage palpitaient dans ses yeux mais elle ne tenta pas de les essuyer, elle allait se faire encore plus mal.

- Gil ! lança-t-elle, à peine essouflée. Bordel mais arrête toi. Ouais, je sais, je ne sais pas me gérer. Personne ne peut me gérer. Je t’ai pas demandé de m’aider, et je me fous de si ma mère l’a fait ou pas. Je…
Elle cherchait ses mots, et s’arrêta en s’appuyant sur ses genoux. Tous ses bras irradiaient de douleur, et les larmes qui glissaient sur ses joues étaient des cristaux d’impuissance qui traçaient des sillons d’acide sur sa peau à vif.
Y”a personne pour te réparer, toi. Je sais même pas ce qui pourrait te réparer. Elle baissa le menton brusquement, prenant une inspiration. Et … ta nana ? Elle avait du se retenir de prononcer le nom de Lib. Trop d’oreilles indiscrètes.

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Dim 06 Mar 2016, 01:55

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Haussant un sourcil inquisiteur, je reste interdite pendant de longue seconde. Sans bouger d’un pouce, je garde les lèvres scellées. Apparemment, Gil avait besoin de déverser sa colère. De lâcher toute la tension qui pèse sur ses épaules. Une tension énorme compte tenu du tsunami qui se fracasse sur Kaünis. Sur moi. Et aussi sur Voïmakas et Hien, les parents de la jeune Envoleuse, qui venaient de débouler à leur tour dans la pièce. T’abandonne ? Mais t’abandonne quoi au juste ? Question silencieuse. Question rageuse. Tes responsabilités ? Ouais, ça ce n’est pas nouveau ! J’ai soudain furieusement envie de me lever et de lui balancer ses quatre vérités à la figure. Mais je le laisse parler. Se battre avec lui-même. Délirer tout seul ! Ou peut-être qu’il ne délirait pas vraiment, qui sait ! Mais après tout, je m’en fiche ! Parfait ! Fiche le camp, comme tu sais si bien le faire ! Et qu’il aille donc passer tes nerfs sur quelqu’un d’autre ! Il n’a pas son idiote de copine pour ça ?

Soupirant imperceptiblement, je lève les yeux au ciel dans un ancien réflexe. Sentant le regard interrogateur de Kaünis se poser un instant sur moi, je hausse les épaules dans un geste parfaitement nonchalant pour lui signifier le fond de ma pensée. Gil voulait bouder ? Qu’il boude tout seul ! Et qu’il nous fiche la paix. Cependant, Hien comme Voïmakas exprimèrent clairement leur désapprobation. Evidemment ! Et depuis quand ils se soucient de Gil ces deux-là ? Alors que Kaünis claque la porte de la maison à son tour, en hurlant rageusement, je secoue la tête toute seule. Oh, par la sainte culotte de l’Empereur ! Les regards des parents de la jeune Envoleuse se trouvent soudain braqués sur moi, teintés de reproches.

- « Ah ! Ne me regardez pas comme ça hein ! » grognais-je.
- « Je dis comme ça, mais si il y en a bien une qui peut l’aider, c’est toi » soupira le Mentaï, sans agressivité.

Pinçant les lèvres en une moue contrariée, je déplie lentement la jambe. Avant de passer une main sur mon visage pour tenter de me calmer un minimum. Laisser retomber la colère doucement. Parce que tous s’emporter d’un seul coup, cela n’aiderait personne. Ces dernières semaines avaient été tendues. Et pas qu’un peu ! Rien que d’y repenser, cela me donne des frissons de frayeur. Makeno qui avait été empoisonné par la Silencieuse. J’avais également failli mourir – cette fois, c’était vraiment passé à un cheveu. Et puis, non seulement je n’avais pas pu retrouver Pan mais j’avais aussi manqué Seth à une journée près ! Par la sainte culotte de l’Empereur, j’en ai marre !

- « Mouais, ça se voit que tu le connais pas ! » répliquais-je.
- « Maman ? » s’éleva soudain la petite voix de Makeno « Qu’est-ce qu’il se passe ? » s’enquit-il en se redressant sur ses fesses.

Caressant un instant le front du petit garçon dans un geste devenu presque naturel, je me masse un instant les tempes du bout des doigts. Oh bon sang ! Mais qu’est-ce que je fiche encore ici ? Je ne peux quand même pas laisser partir mon meilleur ami dans cet état. Pas après tout ce que nous venions de traverser ensemble, à travers notre périple en pays Faël ! Alors que je me lève un peu trop brusquement, mes côtes endolories protestent méchamment. Le souffle coupé, je reste un instant pliée en deux. La petite main de mon fils se pose sur la mienne doucement.

- « Il est où Gil ? » demanda-t-il en sondant l’environnement autour de lui avec une certaine méfiance.
- « Il est triste » murmurais-je.
- « Mais il faut aller le consoler alors ! » s’exclama le gamin avec un air très sérieux.
- « Qu’est-ce que tu dirais qu’on aille le chercher tous les deux ? » proposais-je en ébouriffant les cheveux du petit garçon.
- « Oh oui ! Il faut se dépêcher ! »

Courant vers la porte, Makeno ne prend même pas la peine de m’attendre. Secouant la tête toute seule, je m’agenouille quelques secondes pour passer ma main sur le crâne de Soahary encore endormie. Hésitant de longues secondes, j’adresse finalement un signe du menton aux parents de Kaünis. Ce n’est pas que je leur fais confiance, mais je ne tiens pas à réveiller ma fille alors qu’elle dort si profondément. Faisant volte-face, je me glisse à mon tour hors de la maison des Gil’Ozh.


Rattrapant bien vite Gil, que Kaünis et Makeno avaient rejoint, je m’arrête à un mètre de lui. Juste un mètre. C’est si peu ! Fermant les yeux pendant de longues secondes, je ne sais pas trop quoi faire. Je reste planté là, comme une idiote. Je m’étais souvent targuée de pouvoir me débrouiller toute seule. Sans personne. Parce que j’avais trop souvent été blessée. C’était ma manière de me protéger. Mais j’avais tort ! Sur toute la ligne ! Et je commence à peine à comprendre cela. D’habitude, c’était moi qui me réfugiais derrière ces barrières-là ! Etonnement, les battements de mon cœur sont calmes et dans mes veines pulsent quelque-chose de profondément nouveau. Et troublant aussi. Rouvrant les yeux, je laisse mon instinct me guider.

Posant doucement une main sur l’épaule de Kaünis, je la cherche du regard et hoche imperceptiblement la tête. Puis, glissant ma main derrière la nuque de l’Envoleur, je le force à croiser mon regard aveugle du sien.

- « Je persiste à dire que tu sais parfois être très con, Giliwyn SangreLune ! » soupirais-je avec une pointe d’humour, pour essayer de détendre l’atmosphère « Mais tu sais, c’est toi-même qui me l’a dit un jour : j’ai besoin de toi. Et je ne suis pas la seule… » continuais-je en ne prenant même pas à garde à la réaction de Kaünis « Alors abandonne tout si tu veux – et franchement, ce n’est pas faute de l’avoir déjà fait ! – mais que tu le veuille ou non, on est là pour toi. Je suis là pour toi »
- « Moi aussi ! » intervint Makeno en se pendant soudain au bras de Gil « Je peux te faire un câlin pour que tu ailles mieux si tu veux ? » proposa-t-il ensuite avec entrain.

Soufflée par l’élan du petit garçon, mes mots se perdent au fond de ma gorge. Tu veux partir Gil ? Bien ! Mais tu sais très bien, au fond de toi, que je suis là. Toujours ! Tu t’es enfui, tu m’as blessée ! Mais je suis là ! Parce que t’es mon meilleur-ami, mes deux yeux ! Alors part, abandonne tout encore une fois ! Mais souviens-toi bien de ça !

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Dim 06 Mar 2016, 02:13

- Gil !

Il enfonça les mains dans ses poches mais poursuivit sa route.

- Bordel mais arrête-toi.

Non.

- Ouais, je sais, je ne sais pas me gérer. Personne ne peut me gérer. Je ne t’ai pas demandé m’aider, et je me fous de si ma mère l’a fait ou pas. Je… Y’a personne pour te réparer, toi. Je sais même pas ce qui pourrait te réparer. Et… ta nana ?

Me réparer ? La bonne blague ! Gil s’arrêta enfin et laissa échapper un rire, bien différent de ceux dont il avait l’habitude. Celui-là était ironique et faisait presque froid dans le dos. Il ne se retourna pas. N’en avait pas envie, de toute façon. Mais il rejeta la tête en arrière et ferma les yeux. Me réparer…

- Voilà. Il n’y a personne pour me réparer. Et ma nana n’est pas là, comme tu peux le constater. De toute façon, elle ne…

Il s’interrompit, incertain. Que ferait Libertée si elle était là ? Elle commencerait sans doute par emmerder Naïs. Puis Kaünis. Au bout du compte, il serait encore là pour les regarder se bouffer le nez pendant qu’il cherchait le meilleur moyen de satisfaire tout le monde. Et il en avait marre. C’était terminé. Fini, le gentil Gil qui reste tranquillement dans son coin. Kaünis ne pouvait pas se gérer ? Il n’allait plus essayer. C’était même idiot d’avoir pensé qu’il pourrait… Il secoua la tête. Réveille-toi, crétin. Elle n’a plus besoin de toi depuis longtemps déjà. Il tressaillit lorsque quelque chose frôla sa nuque et se retourna vivement pour saisir le poignet de…

- Naïs.
- Je persiste à dire que tu sais parfois être très con, Giliwyn SangreLune !


Et alors ?
Il se contenta de l’écouter sans rien dire – et sans la lâcher. Il ne comptait pas changer, si c’est ce qu’elle attendait. Au contraire. Il allait renouer avec sa personnalité. Le véritable Giliwyn SangreLune. Celui qui se fichait éperdument du monde, pourvu qu’il puisse mener celui-ci à sa guise. Peu lui importait que Kaünis s’y retrouve avec des parents comme les siens. Il se foutait de ce que l’Ordre allait pouvoir dire quant à sa démission. Il s’en allait, point barre. Et toi… Il baissa les yeux, dévisagea Naïs. Si jolie. Il lui avait fait du mal, c’était certain. Mais elle aussi. Et ça continuait. Elle ne pouvait pas comprendre. Elle ne savait pas…

- Je peux te faire un câlin pour que tu ailles mieux si tu veux ?

Innocence à l’état pur. Grandis pas trop vite, Mak. Parce que crois-moi, ça craint… Gil ne répondit pas au petit garçon mais fronça les sourcils. Ben oui, c’était ça ! Il avait raison ! Un câlin et hop, fini soucis ! Non ? En l’occurrence, il allait plutôt tenter un bisou magique. Et, sans crier gare, il embrassa Naïs. Pas timidement, non. Franchement.
Sauvagement.

Il lui mordit même la lèvre, tiens.

- Maintenant je suis con, affirma-t-il en reculant.

Il ne souriait pas.

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Dim 06 Mar 2016, 02:26

Il ne voulait pas s’arrêter, et elle ne savait pas quoi dire de plus. Alors bon, ben merde hein. Tant pis pour lui.
Elle allait faire demi-tour sans même lui répondre, pour retourner chez elle. Bah ouais, Libertée était pas là. A la place, il était face à deux Envoleuses !

Kaünis ne put s’empêcher de hocher vivement la tête à la première phrase de Naïs, avant de grimacer immédiatement après. Elle n’était pas certaine d’avoir besoin de Gil. Mais bon, il faisait aussi partie de sa vie, c’était comme ça, et elle l’avait accepté.
C’était juste parfois drôlement pratique.

- Je peux te faire un câlin pour que tu ailles mieux si tu veux ?

Roh, il pouvait pas la fermer ce gosse ?
Kaünis fut prise d’une violente envie de baffer ce gosse, le saisir par la peau du cou pour l’envoyer valser plus loin.

Ah. Ben merde.
Peut-être qu’elle aurait du le faire en fait… Parce que Gil venait d’embrasser Naïs.
Kaünis ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en poussant un soupir.

- Hé bah quelle merde, fit-elle en baissant le regard vers le fils de Naïs. Ta mère a raison, il est vraiment con Gil. J’espère que t’as pas hérité de ça mon pauvre gosse.

Elle se passa une main dans les cheveux, haussa les épaules.
Bah pour la peine, qu’ils y restent, à se bécotter ! Ce n’était elle qui allait leur faire la morale de toutes façons, hein. Faisant volte-face, elle laissa même le gamin sur place pour retourner chez ses parents.

Elle ne peut accorda même pas un regard, monta dans sa chambre, et claqua la porte. Elle s’habilla de ses nouveaux vêtements, enfila sa ceinture de cuisse et ses sacoches de taille, et descendit.

- J’m’en fous, je vais au Domaine, moi.

Voilà, c’était dit.
Elle se fichait bien qu’il y ai un bébé dans le salon, que Gil soit en train de baiser Naïs devant leur fils, tout ça.
Elle voulait s’en aller de là. Ça commençait à la gonfler sérieusement, et la colère était exquise.

Elle se sentait entière, avec ça qui grondait au fond de son ventre.
Personne ne l'arrêterait, et surtout pas un mort !

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Dim 06 Mar 2016, 13:59

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Prise d’un puissant frisson, qui remonte lentement tout le long de ma colonne vertébrale, je reste figée dans le temps. Incapable de réfléchir ! Incapable de penser ! Incapable de réaliser vraiment la situation ! Les yeux écarquillés de surprise, j’ai littéralement le souffle coupé. Cette fois-ci, ce ne sont pas mes côtes meurtries qui me rappellent à l’ordre, mais les lèvres de Gil plaquées sur les miennes. S’emparant des miennes avec violence et sauvagerie ! Cela avait été si soudain ; je n’avais même pas eu le temps d’esquisser un mouvement de recul. Evidemment, ce simple contact réveille des sensations enfouies au plus profond de moi. Mon corps tout entier réagit, tendu vers le corps de l’Envoleur. Mais moi, je suis juste perdue. Un goût de ferrugineux envahit ma bouche, presque irréel. Clignant plusieurs fois des yeux, je porte deux doigts à ma lèvre inférieure, comme déconnectée de la réalité. Egarée dans un épais nuage de brume.

Maintenant je suis con !

Soudain, survient cet électrochoc ! Violent ! Il résonne dans ma tête pendant de longues secondes. Encore et encore. Brutal et douloureux ! Reculant d’un pas, je sens des larmes de colère me monter aux yeux. Toutefois, je les essuie d’un revers de bras rageur. Je ne lui ferai pas ce plaisir : pleurer pour lui, pleurer à cause de lui. Ça, ce n’est pas Gil ! Ça, c’est juste un type qui veut jouer les gros durs, insensible au monde qui l’entoure ! Et qui ne semble pas vouloir entendre raison ! Kaünis choisit cet instant précis pour réapparaître – tient, je l’avais presque oubliée celle-là – équipée et prête à partir. Et lorsque sa voix rageuse s’élève dans l’air, là, s’en est trop ! Parfait ! Ils veulent jouer à ça tous les deux ? Soupirant d’un air exaspéré, je pointe un doigt menaçant en direction de la jeune Envoleuse.

- « Toi ! Ne t’avise pas de faire un pas de plus ou ça sera la dernière chose que tu feras ! » grondais-je, d’un ton qui ne souffrait pas de réplique. Lourd de menaces « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre vous deux, mais vous commencez à me gonfler sérieusement avec vos conneries ! » ajoutais-je en haussant encore un peu la voix, d’une rage contenue.

Alors que je laisse quelques secondes de silence filer, Makeno esquisse un mouvement de recul. Brusquement effrayé par autant de violence contenu, le petit garçon hésite un instant avant s’enfuir en courant en sens inverse. Tout droit vers la maison des parents de Kaünis. Grinçant des dents, je me tourne alors vers Gil, avant de pointer un index rageur sur son torse. Si près d’exploser, quitte à tout détruire dans ma colère ! Alors tu veux jouer au con ? Très bien !

- « Et toi ! » criais-je cette fois-ci, sans pouvoir me retenir « Tu veux jouer au con ? Très bien qu’est-ce que tu attends alors ? » hurlais-je à m’en arracher la gorge.

Les poings serrés, je relève fièrement le menton pour obliger l’Envoleur à m’affronter du regard. Et bien quoi ? Il ne dit plus rien d’un seul coup ? Là, tout de suite, je veux mon meilleur ami et pas cette espèce de pâle reflet de lui ! Je sais qu’il se terre quelque part derrière cette façade ! Et s’il fallait que je le pousse dans ses derniers retranchements pour le faire sortir dans la lumière, soit ! En plus, cela permettrait d’apaiser la colère qui fait bouillir mes veines dangereusement. Libérant cette violence à l’état brut qui menace de me submerger, j’assène un formidable coup de poing dans la mâchoire de Gil. Avant de hurler à nouveau en le poussant d’une bourrade sur l’épaule.

- « Tu veux faire le con ? Je suis là ! » le provoquais-je, en ouvrant les bras.

Là, je ne parviens même plus à réfléchir. Là, c’est la rage, la colère et l’amertume qui me consument toute entière. C’est quelque-chose qui n’arrivait que rarement, vraiment rarement ! Mais là, je suis complètement hors de moi. Incapable de contrôler mes paroles ! Incapable de contrôler mes gestes ! Incapable de me contrôler ! Poussée en avant par une force invisible, je m’empare des lèvres de l’Envoleur des miennes à mon tour. Sauvagement ! Brutalement ! Une main dans ses cheveux rebelles et l’autre amenant celle de Gil sur ma poitrine, gonflée par un désir primaire. Toutefois, avant que cela ne puisse aller plus loin, je romps la première cette échange d’une rare bestialité.

- « Bah quoi ? » grondais-je « Ce n’est pas ça que tu veux ? Tu veux être con ? Assume jusqu’au bout pour une fois ! Vas-y fais-le et dégage ! » explosais-je en défiant Gil de mon regard aveugle.








[Euh, je crois qu'elle est un peu énervée ! Punaise, je ne l'ai jamais vu aussi furieuse ! Ca s'annonce bien j'ai l'impression xD]

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Dim 06 Mar 2016, 16:00

Gil vit la confusion puis la peine et fin la colère se succéder sur le visage de Naïs, mais cela ne lui fit ni chaud, ni froid. Pour une fois. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas ressenti cet étrange apaisement intérieur alors que paradoxalement, il était ivre de rage. Contraste stupéfiant qui le laissa songeur. Il en avait oublié la saveur et cette impression qu’il était soudain capable du pire comme du meilleur ; alors qu’il aurait dû être horrifié par son geste, il passa sa langue sur ses lèvres. Vas-y, mets-toi en colère toi aussi, pensa-t-il en voyant Naïs fulminer. Tu vas voir, ça fait du bien… Il fut presque déçu qu’elle ne le frappe pas. Une part de lui espérait sans doute qu’elle le fasse pour lui permettre de se réveiller. Il la balaya en un haussement d’épaules. Quoi ? lança-t-il silencieusement et avec ce qu’il avait de provocation dans le ventre. Du coin de l’œil, il vit Kaünis ressortir de la maison. Elle s’était changée et semblait déterminer à les planter là. Preuve évidente qu’elle allait mieux. Il ne chercha pas à la retenir.

Mais Naïs, si. Et Gil laissa échapper un petit rire dangereux. Si elle pensait qu’un ordre aussi faible pouvait faire changer d’avis cette gamine, elle se fourrait le doigt dans l’œil. Il n’était pas surpris que Kaünis prenne le large. N’avait pas pensé une seule seconde qu’elle lui avait couru après de son plein gré. Elle s’en fichait pas mal, qu’on puisse le réparer ou pas – qu’il ait seulement besoin de l’être, même. Dans un état lamentable, elle s’apprêtait à faire ce qu’elle faisait toujours : vivre sa vie sans se préoccuper du reste du monde. Dont il faisait partie. Il se contenta de la suivre des yeux jusqu’à ce que Naïs se plante devant lui. Elle était hors d’elle. Et lui balança son poing dans la figure – enfin. Il l’avait vu venir mais ne fit rien pour l’éviter. Un coup pour un coup. Au moins, cette fois, il méritait ses reproches. Il ne demandait rien de plus. Qu’on s’énerve après lui pour de bonnes raisons et qu’on lui fiche la paix. Pour de bon, cette fois.

Le coup résonnait encore dans sa tête lorsqu’elle se jeta sur lui pour l’embrasser à son tour. Son baiser était à l’égal du sien : rude, violent, dévastateur. Elle lui transmit un peu de sa colère, de son désir aussi, mais Gil n’en était pas là. Il n’avait rien d’autre en tête que de lui faire mal, aussi fort qu’elle avait pu le blesser lui aussi. Quand elle le repoussa, il se rendit compte que Makeno avait disparu. Un pincement au cœur, et puis…

- Peut-être que c’est toi qui n’assume pas, dit-il d’un ton calme, mais dur. Regarde-toi. Toujours à chercher les ennuis. Toujours en train de me reprocher mes erreurs sans jamais penser aux tiennes. D’accord, Naïs.

Il enfonça ses mains dans ses poches.

- Continue comme ça si ça te chante. Moi je me retire. Je suis fatigué de toutes ces histoires, de passer pour un con pendant que toi tu vas sans arrêt au-devant du danger. Fatigué d’avoir peur pour toi, d’essuyer tes sautes d’humeur et de te remettre sur pieds pour que tu ailles te faire massacrer par le premier venu dès que j’ai le dos tourné.

Gil tourna les talons et se mit en route. Il allait retrouver sa jument, ses affaire et quitter cet endroit.

Prendre le large à son tour.

Se retirer.

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Lun 07 Mar 2016, 03:08

[ Alors je tiens à préciser : 1. Kaünis est impossible. 2. Cette fois elle s'est vraiment barrée. 3. Putain mais elle m'emmerde Razz ]



- Toi ! Ne t’avise pas de faire un pas de plus ou ça sera la dernière chose que tu feras !

Naïs venait de la menacer explicitement, et tout ce que fit Kaünis ce fut hausser un sourcil. Non, mais elle se prenait pour qui sérieux ? Sa mère ? Elle faisait ce qu’elle voulait, et c’était pas cette Envoleuse à la noix qui allait lui dire comment elle devait vivre. Non merci !

La jeune Envoleuse n’écouta juste pas la suite des déblatérations de Naïs. Lui accorder de l’importance ? Et puis quoi encore, lui faire un bisous aussi ?

Haussant les épaules, elle secoua la tête et se mit à courir.
Naïs semblait ne pas en avoir fini avec Gil… Et cela la fit sourire. Tant pis pour lui, hein, là il l’avait clairement cherché. Qu’est-ce qu’ils allaient faire ? Se rabibocher en se bécottant ?
Elle s’en fichait.

Elle traçait son chemin, sans un regard en arrière.
Quand elle arriva au village suivant, elle récupéra Voyage qui était toujours dans les écuries de l’auberge, et la pansa rapidement.
Retourner au Domaine, oui, c’était ce qu’elle voulait faire. Elle se demanda si Syles y serait déjà ou pas… Finit par hausser les épaules. Au moins, elle se donnait un but, pour le moment. Après, elle chercherait la raison du pourquoi elle était recherchée, et pourquoi on lui avait lancé quelqu’un d’aussi… Non, stop.
Pourquoi des mecs surqualifiés pour une telle somme lui courraient derrière également, hein ?

Elle le saurait bientôt.
Mais pas tout de suite.

Déterminée, elle mit sa jument au galop d’un léger mouvement des mollets, et laissa le vent faire claquer ses cheveux dans le dos.
Un sourire en coin sur les lèvres.

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Lun 07 Mar 2016, 17:23

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

- « Je sais parfaitement qui je suis ! Je n’ai pas besoin qu’on me le rappelle ! » répliquais-je d’une voix rageuse.

Alors que Gil tourne les talons sans plus tergiverser, j’hésite un instant à l’imiter. Récupérer mes enfants ! Et partir ! Loin d’ici ! Passer mes nerfs sur quelque-chose, là c’est devenu vital ! Puis retrouver Pan, me réfugier dans ses bras et lui faire l’amour pendant des jours et jours ! Juste pour oublier, et évacuer toute la tension de ces dernières semaines. Toutefois, je laisse la colère prendre une fois de plus le contrôle et parler à ma place. Durement ! Plus durement que jamais ! Tu veux partir, SangreLune ? Très bien, vas-y ! C’est ce que tu sais faire de mieux de toute façon !

- « T’aurais peut-être dû me laisser crever, comme ça tu aurais été tranquille pas vrai ?! » lançais-je amèrement « C’est ça dégage ! Fuis ! C’est tout ce que tu sais faire, de toute façon ! Et tant qu’à faire, sors de ma vie ! » hurlais-je, hors de moi.

Avant que l’Envoleur ne puisse répliquer quoi que ce soit, je fais volte-face et m’éloigne à grands pas. Déterminée ! Faisant intrusion dans le salon des parents de Kaünis, je soulève Soahary avec précaution et ajuste le porte-bébé contre ma poitrine avec une douceur, qui contraste fortement avec la colère bouillant dans mes veines. Puis, attrapant Makeno par la main, je sors à nouveau sans même dire un mot. Le petit garçon, un peu surpris et effrayé de me voir dans cet état de fureur, ne bronche pas et trottine à côté de moi. Retrouvant mon étalon, je me hisse souplement sur la scelle, Makeno bien calé devant moi. Essuyant les larmes qui commencent à perler à mes yeux d’un revers de bras, je lance Pirate au galop sans me retourner.


Après une longue journée de chevauchée, je parviens enfin à retrouver sa trace. La rage et la colère continuent de grandir au plus profond de moi. A tel point que c’en est vraiment inquiétant. Effrayant ! Et tout ce que j’ai trouvé pour l’épancher c’est de le trouver. Lui ! Il était là, et ne dit rien alors que je tire une chaise en arrière pour m’asseoir à sa table. Il se contente de m’observer en silence. De me déshabiller du regard – exactement ce dont j’ai besoin ! Mon corps réclame plus que jamais une bonne dose de violence bestiale. Et là, j’ai surtout besoin d’autre chose ! Oublier que je n’avais pas pu retrouver Seth près du Lac Chen. Oublier que Pan me manque atrocement. Oublier que j’avais failli mourir. Oublier Gil.

- « Tu me veux, je suis là ! »








[Bon, voilà, je tenais quand même à poster une dernière fois ^^ Conclusion : mais qu'est-ce qu'elle est chiante quoi ! Et puis, tout ce qu'elle trouve à faire pour passer sa colère, c'est des conneries... Bref, je me suis bien amusée de ce tout petit bout de chemin avec vous deux, c'est à refaire hein ^^]

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MessageSujet: Re: Give me something to get rid of it [ Libre ]   Lun 07 Mar 2016, 18:47

Hurlement de rage dans son dos. Gil ne se retourna pas.

- T’aurais peut-être dû me laisser crever, comme ça tu aurais été tranquille pas vrai ?!

Il sentit son cœur se serrer. Voilà ! C’était ça qui n’allait pas. Qu’on lui reproche d’avoir sauvé des vies. Elles avaient peut-être été mises en péril par sa faute mais, jusqu’à preuve du contraire, il n’avait pas fui ces batailles. Il les avait même menées dignement, lui qui n’aurait pourtant jamais dû s’en préoccuper en tant normal. Il avait donné, encore, et encore. Pour ça ? Pour qu’on ne le comprenne pas alors qu’il n’attendait que cela ? C’était trop facile. Trop cruel. Trop injuste !

- C’est ça dégage ! Fuis ! C’est tout ce que tu sais faire de toute façon ! Et tant qu’à faire, sors de ma vie !

Il aurait voulu se retourner. Enfer, qu’est-ce qu’il aurait souhaité trouver la force de lui faire face, de la prendre dans ses bras et de la consoler ! Il lui suffisait d’oublier que, quelques heures plus tôt, Kaünis l’avait repoussé. Que sa seule présence mettait ses proches en danger. Et que, quoi qu’il fasse, Naïs lui en voulait toujours. Comme la quasi-totalité des gens vivant dans cet empire. C’était si simple ! C’était trop tard… Temps révolu. Terminée, la passivité. Terminée, la docilité. Il s’appelait Giliwyn SangreLune et il avait une famille à retrouver. A aimer. A protéger. Il n’avait pas le temps de s’embarrasser l’esprit avec ce genre de crise. N’avait même pas envie de s’attarder. J’aurais dû m’en aller plus tôt, songea-t-il. Mais mieux vaut tard que jamais, non ? Un bruit de galop lui répondit. Il tourna la tête pour voir Naïs s’en aller à bride abattue.

Il savait qu’il avait été dur. Odieux, même. Pouvait-on lui reprocher d’avoir besoin de se protéger lui aussi ? Il haussa les épaules, reprit sa route. A pieds. Hors de question qu’il retourne voir Voïmakas pour lui demander un petit pas sur le côté. Moins il verrait ce type, mieux cela vaudrait. Il sourit en se rappelant son doigt d’honneur, puis laissa échapper un petit rire en imaginant la réaction de l’Ordre. Encore une fois, il faisait désordre… et c’était bien. Vraiment bien ! Il y avait longtemps qu’il ne s’était sentit si euphorique. La colère bouillonnait encore en lui, mais son cœur cognait contre sa poitrine à lui en briser les côtes et il avait le souffle court. Sans avoir couru. Merde, mais qu’est-ce qu’il m’arrive ?

La liberté, souffla-t-on au creux de son âme.
Il sourit dans la lumière changeant du ciel.
Sa liberté, il la reprenait.

Enfin.



[Ouch... ! C'est un rp qui fait mal, ça ! Je vais employer un affreux euphémisme mais sachez que j'ai adoré. C'était vraiment bien. Je crois qu'on à intérêt à se revoir pour arranger tout ça. Ou empirer les choses, vu comment on est douées pour ça xD]

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