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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Sam 05 Mar 2016, 21:48

Les cheveux de Libertée s’essorèrent dans son dos, et elle poussa un soupir.
Parce qu’elle fulminait peut-être un peu moins, à cause de son bain chaud, mais quelque chose dans son ventre la mettait de mauvaise humeur. Quoi exactement ? Elle n’en était pas sûre.
Peut-être que c’était simplement que fait qu’elle ai vu que Gil était repassé par leur maison – traces de pas, un truc déplacé sur la table – mais ne s’était pas arrêté avant de repartir. Pas un mot, rien. Alors qu’elle s’inquiétait quand même !

Qu’est-ce qu’il fuyait, encore, hein ?

Le corps encore dégoulinant de gouttelettes, la marchombre sortir de leur salle d’eau, et se dirigea vers le berceau de leur fille. Cette dernière dormait toujours à poings fermés, et la jeune femme fit glisser délicatement un doigt sur le haut de son crâne tout doux. Ses cheveux commençaient à être plus longs, et s’ils étaient toujours blonds, ils prenaient quelques couleurs plus foncées.
Elle avait également remarqué en revenant de son cours avec ses trois apprenties que la teinte de ses yeux avait également évolué, de rose pastel ça tirait plus sur le bleu violine désormais…

Toujours parfaitement nue, la marchombre se glissa dans leur pièce à vivre et commença à ranger les biberons qu’elle avait laissés à ses parents le temps qu’ils s’occupent de la petite. Ses seins lui faisaient un peu mal, et il allait falloir que Suviyo tète, ou qu’elle stocke son lait, car cela devenait vraiment douloureux, au bout de plusieurs jours comme ça.
Et elle n’avait pas vraiment envie d’arrêter d’allaiter sa fille, c’était un fait.

Après sa vaisselle, elle prit place dans le fauteuil devant la cheminée ainsi qu’un bouquin – elle avait le temps de lire maintenant, mais elle ne tenait absolument pas en place – et prit les instruments qu’elle avait acquis des semaines plus tôt pour dégonfler sa poitrine douloureuse.
Quand elle se sentit mieux, elle délaissa le canapé pour s’adonner à des exercices de renforcement musculaire et d’assouplissement.

Elle n’avait pas encore récupéré toutes ses capacités physiques et s’astreignait à ne pas laisser passer une occasion de renforcer son corps. Elle l’avait bien vu, avec Milo et Seth, la dernière fois, qu’il fallait qu’elle travaille plus. Alors certes, elle était à peine remise de son accouchement à ce moment-là, mais cela n’était qu’une raison de plus de travailler avec plus de détermination.

Libertée était en train de faire des crunches sur la barre installée entre deux pans de murs quand la porte de la maison s’ouvrit.
Elle sauta à terre presque immédiatement, toujours dans son plus simple appareil : elle n’allait pas prendre la peine de s’encombrer d’habits dans sa propre maison ! De toutes façons, cela ne pouvait être que trois personnes pour qu’ils entrent dans frapper : Son père, sa mère ou Gil. Elle se fichait bien d’être nue devant eux, c’étaient ses parents et son amant.

Quand elle reconnut l’envoleur, elle redressa le menton et planta ses poings sur ses hanches. Son regard rose chercha celui de Gil, mais elle pinça les lèvres.
La petite dormait.
Alors, elle s’approcha de lui de sa démarche féline, ses cheveux flottant dans son dos, et le poussa d’un unique index sur son sternum. Pas fort, mais suffisamment pour lui montrer son mécontentement.


- J’ai le droit de savoir où tu étais ?

Sa voix vibrait, mais pas que de colère. Au contraire. Elle était vraiment inquiète, et son regard se figea quand elle vit qu’il avait perdu du poids. Levant les yeux vers son regard, elle poussa un soupir. Blottit sa tête contre son torse.

- Tu m’as manqué.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Sam 05 Mar 2016, 23:50

Violence.

Tout en lui n’était que violence. Elle était longtemps restée sous la surface et, à cause de cela, elle explosait littéralement. Il était redevenu cet homme solitaire et sauvage, aux instincts primaires, bestiales, immoraux.
Profondément immoraux.

Violence, et rage.
Rage d’avoir attendu si longtemps, trop longtemps. De n’avoir pas su attendre convenablement.

Violence, rage et chaos.
Dans tout son être alors que tout son être était révulsé par ce concept. Chaos des sens et de la pensée. Chaos total.

Violence, rage et chaos.



Douleur.



*



Il ne se rendit pas compte qu’elle était rentrée. Gil était plongé dans ses pensées lorsqu’il atteignit la maison. Il s’occupa de Chante-Brume et la rabroua lorsque, joueuse, elle essayer de le chiquer. Elle finit par lui tourner le dos et il soupira. Très bien, si tu veux bouder, boude. Vieille carne ! Il jeta l’étrille et passa par-dessus la barrière de l’enclos. Et plissa les yeux en voyant enfin le mince filet de fumée qui sortait de la cheminée. Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines. Il contourna la maison, ouvrit la porte et débarqua dans le salon. Il faisait bon : un feu crépitait joyeusement dans l’âtre, la pièce sentait bon les braises chaudes et la pêche. Il y avait des vêtements un peu partout, des biberons vides, d’autres remplis, des livres – de la vie.
Et elle était là.
Libertée.

Gil sentit sa bouche s’assécher d’un seul coup. La marchombre était nue et incroyablement jolie. Il avait l’impression de la rencontrer pour la première fois. Son cœur rata un battement, puis s’emballa. Rata un autre battement lorsqu’elle marcha droit vers lui, féline, séductrice au possible. Ses longs cheveux cascadaient dans son dos, sur sa poitrine. Il avait envie plonger les doigts dans les mèches blondes aux reflets roux pour en éprouver la douceur. Son parfum sucré l’assaillit de plein fouet lorsqu’elle se planta devant lui. Il ne prêt pas attention à ce qu’elle disait. Trop compliqué. Cela supposait que ses neurones s’activent et là ils étaient… en mode veille. Déconnectés. Le peu de réactivité qui lui restait encore se situait bien plus bas. D’ailleurs, son corps réagit immédiatement lorsqu’elle se lova contre lui.

Il referma les bras sur elle en grognant. Les mots ne franchissaient plus la barrière de ses lèvres et pour cause : il l’embrassait à pleine bouche. Mêla sa langue à la sienne et enroula son poing dans ses cheveux pour lui tirer la tête en arrière. Il aurait voulu lui demander comment elle allait, il aurait voulu voir Suviyo, il aurait… Il…
Il perdit la tête.

Délaissant les lèvres de la jeune femme, il laissa les siennes glisser le long de son cou. Goûta le sel de sa peau de la pointe de sa langue, mordilla son épaule. Ses mains descendirent dans le dos de la marchombre et passèrent sous ses fesses ; il la souleva sans effort et la plaqua contre le mur.
Violemment.



*



Violence.
Tout en lui n’était que violence. Elle était longtemps restée sous la surface et, à cause de cela, elle explosait littéralement. Il était redevenu cet homme solitaire et sauvage, aux instincts primaires, bestiales, immoraux.
Profondément immoraux.

Violence, et rage.
Rage d’avoir attendu si longtemps, trop longtemps. De n’avoir pas su attendre convenablement.

Violence, rage et chaos.
Dans tout son être alors que tout son être était révulsé par ce concept. Chaos des sens et de la pensée. Chaos total.

Violence, rage et chaos.



Douleur.


Libertée...

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Dim 06 Mar 2016, 00:27

Est-ce qu’il l’avait écoutée ? Entendue ?
Libertée n’en était pas sûre. Mais à vrai dire, là tout de suite, elle s’en fichait comme d’une guigne : quand il grogna en refermant ses bras sur elle avec possessivité, elle sentit un véritable brasier s’enflammer dans son ventre. Ses seins s’écrasèrent contre le torse de l’homme, lui tirant une douleur aiguë qui se diffusa rapidement. Sa langue au fond de sa gorge, elle se laissa guider par les lèvres de Gil qui glissèrent sur son corps encore humide de sueur de son exercice, avant que l’envoleur ne la saisisse sous les fesses pour la plaquer contre un mur.
Violemment.

Le noeud dans le ventre de la marchombre se désagrégea instantanément quand elle sentit qu’il voulait la posséder là, sur-le-champ, sauvagement. Elle attrapa sa lèvre de ses dents, tira dessus, le déshabilla comme elle le put…

Retint un cri de libération quand il fut en elle.
Ferma les yeux devant la bestialité de leur union, voulut se laisser emporter…
Quelque chose l’en empêcha. C’était quoi cette lueur dans le regard de Gil ? Il semblait… Complètement perdu, en fait.
Pas avec elle, mais juste avec lui-même.
La marchombre fronça les sourcils… Elle voulait qu’il soit avec elle ! Là ! Qu’est-ce qui clochait ? Elle avait terriblement envie de lui, lui tout entier, pas juste ce bout qui traînait là… Mais son rythme lui faisait perdre la tête, elle se mordait les lèvres pour ne pas crier, pour ne pas réveiller Suvyio.

- Gil !

Elle enfonça ses doigts dans le torse de l’homme, le repoussa brusquement avec ses pieds et ses bras. Mais elle n’avait pas autant de force qu’elle l’aurait voulu et ne parvint pas à le faire tomber en arrière, juste à le décoller d’elle. Son inconscient et la partie émotionnelle de son cerveau étaient clairement frustrés, ils voulaient plus, ils voulaient enfin pouvoir avoir accès au plaisir.
Non ! Ça attendrait.

Elle attrapa le visage de Gil entre ses mains, et planta son regard rose dans celui vairon de l’envoleur. Il était toujours en elle, mais peu importait, à vrai dire. Elle posa un léger baiser sur son front, puis sur l’arrête de son nez.


- Doucement… Hé, hé… Je suis là.

A l’aide de ses cheveux, elle se souleva un peu pour glisser ses mains derrière la tête de Gil et la fourrer dans son cou. Son pouls palpitait en elle, et elle avait qu’il la prenne, mais d’abord… Cette lueur-là, au fond des yeux.


- Je t’aime, Gil.

Elle déposa un baiser sur ses cheveux, se remplissant de son odeur. Il lui avait tellement manqué ! Est-ce que c’était le manque qui avait généré de la frustration, qui avait généré de la colère ? Elle ne savait pas, mais là, c’était de la détresse pure qu’elle sentait.

Et cela lui faisait une boule dans la gorge.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Dim 06 Mar 2016, 02:51

Il s’était emparé d’elle avec brutalité.
La possédait comme si elle n’était pas réelle. Parce que si elle avait été réelle, elle aurait eu mal, non ? Et ce n’était pas ce qu’il voulait… Sauf qu’il ne savait pas ce qu’il voulait, en fait. Il était dans un état second. Non ! Il était ce qu’il avait toujours été : un parfait connard, doublé d’un cabot misérable et sans foi ni lois. Connard, cabot… cabochard. Le grand Giliwyn SangreLune, qui prenait sans se poser de questions et ne regrettait jamais ses actions. Une petite part de lui, murmure insidieux, lui souffla qu’il allait peut-être regretter quelque chose, là. Mais il le chassa comme l’on chasse une mouche. Et chassa avec l’appel vaguement inquiet de sa compagne.

Quoi ? Chui occupé, là…

Occupé à exprimer toute sa fureur. Il avait lâché trop tard la bride, c’était évident ! Impossible de contrôler tout ça. Il sentit que Libertée essayait pourtant. Aah, c’est vrai… Impossible ne faisait pas partie de son vocabulaire.

- Doucement… hé, hé… Je suis là.

Ouais ? Moi aussi ! Il dégagea sa tête et reprit là où il en était. On n’interrompt pas ces choses-là. Pas après tout ce temps. Pas alors qu’elle était comme ça – si désirable avec ses cheveux longs, son corps parfait… Il était fou d’elle. Fou. Il pinça. Mordit. Griffa. C’était bon.
Plus que bon.

Soudain, il se figea. Réveillée par leur tapage, Suviyo pleurait. Ce fut comme un électrochoc. Bam ! Gil vit carrément des étoiles. Il crut un instant que Libertée l’avait frappé. C’était bien possible, du reste. Il la lâcha et recula. Qu’est-ce qu’il était en train de faire, là ? Son regard glissa sur les marques profondément empreintes dans la peau délicate de Libertée. Traces de doigts. Griffures. Morsures. Un animal n’aurait pas fait mieux.

- Je…

Il serra les dents. Non ! Ne t’excuse pas ! Ce n’est plus ton tour. Tu agis et tu assumes, point ! Gil fixa encore Libertée dans les yeux un moment, puis il tourna les talons et sortit de la maison. Il avait encore mal, là. Juste là. Alors il fit le tour de la maison et entreprit de… terminer. Seul.

Il ne se rendit compte des larmes sur ses joues que lorsque le vent se leva, lui rafraîchissant le visage. Il les essuya d’un revers du bras, sentit soudain les vannes s’ouvrir… glissa le long du mur et s’effondra.

En sanglots cette fois.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Dim 06 Mar 2016, 07:42

Bon. Il la fixa, mais apparemment elle n’avait pas atteint son cerveau, ou en tout cette facette rationnelle dans sa tête. Libertée se mordit la lèvre, mais Gil décida que c’était à lui de la mordre.
Quelque chose, en la marchombre, balaya les restes de conscience qui lui restait. Elle ne voyait pas qu’il en avait besoin, là ? Et elle, quand elle en avait eu besoin, il l’avait fait aussi. Elle savait ce qu’elle voulait, et lui aussi ! Alors, et ben… Elle se donna, oui. Parce qu’elle en avait autant envie que lui.
Au moins.

Mais alors que Libertée ne pouvait retenir un nouveau cri qui la prenait en même temps qu’une vague de plaisir, tout s’arrêta brutalement. Quoi ? Non, pas comme ça !
Cependant, un bout de cerveau à la marchombre analysa que Suviyo pleurait, et elle fronça les sourcils. Ils avaient fait trop de bruit !
Ce n’était pas grave en soi, la petite s’habituerait. Mais par contre, ce qui était grave, c’était que Gil la laissa là, pantelante, l’enflement de son orgasme coincé dans son ventre.

- Je…

Suviyo commençait à pleurer avec entrain, et Libertée ne parvint pas à mettre tous les morceaux ensemble, à tout de suite. Elle vit que Gil la fixait quelques secondes, débraillé, mais il s’enfuit par la porte de la maison l’engin à l’air tirant un froncement de sourcil contrit à Libertée.

Le souffle court et encore tremblant, la marchombre laissa une ou deux secondes filer, histoire de remettre de l’ordre dans ses pensées. Mais que se passait-il ? Purée, elle n’aurait jamais du essayer de l’arrêter, comprendre ce dont il avait besoin.. Mais finalement, ce n’était pas elle qui l’avait arrêtée, mais la petite ! Elle grogna toute seule, et se précipita dans la chambre du bébé pour faire bouger son berceau. La petite se calma presque instantanément et la marchombre posa un baiser sur son front, avant de sortir de la maison. Où était Gil ?

Elle entendit un bruit sur la gauche, s’avança… Se figea.
Quoi, il faisait vraiment ça tout seul ? Il finissait ça sans elle ? Ce fut comme si elle venait de prendre un coup de poignard dans les cotes, perçant ses poumons. Une énorme boule de nerf se forma dans sa gorge, résultante de sa frustration passée et actuelle, et elle prit une inspiration tremblante.

Elle était juste là, pas loin, mais derrière le recoin de la maison. Elle vit les larmes naitre dans les yeux de l’envoleur, glisser sur ses joues.. Il glissa le long du mur, et un nouveau nœud se forma dans son ventre. Elle voulut avancer, se rendit compte qu’elle était toujours nue… Réfléchis une seconde.
Non, pas le temps de retourner en arrière.

Lib prit une inspiration et s’avança d’une démarche légère vers Gil. Est-ce qu’il l’avait vue ? Entendue ? Elle se laissa glisser sur les genoux, et passa ses doigts sur les jambes de l’homme, sur ses avant-bras, sur ses bras, pour enlacer ses épaules. Ses seins se plaquèrent contre le dos des mains de l’envoleur, et elle posa son front contre le sien.


- Je suis désolée. Tu en avais besoin et je ne l’ai pas vu à temps.

Elle le serrait. Fort.
Parce qu’elle aussi en avait besoin.

Mais son ventre tremblait d’envie.
Elle avait aussi besoin d’être possédée. Encore. Brutalement.  

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Dim 06 Mar 2016, 10:50

Il pleurait à chaudes larmes. Il savait qu’il avait l’air d’un môme, d’un pleurnichard mais c’était plus fort que lui, les larmes roulaient toutes seules, aussi grosses que le chagrin qu’il avait sur le cœur. Et puis il y avait ces bras autour de lui, solides.
Aimants.

- Là, là… Tout va bien, mon chéri. Tu es tombé ?
- Je me suis pris le pied dans une racine…
- Ce n’est pas grave.


Blottit contre sa mère, le petit garçon hoqueta.

- C’est idiot et ça fait mal.
- Idiot ? De trébucher sur une racine ?
- Oui…
- Ça m’arrive tout le temps. Tu ne me crois pas ? Demande donc à ton père !


Il demanderait. Mais la douleur persistait et il n’arrivait toujours pas à arrêter de pleurer. C’était pénible. Sinéad sourit et pressa son front contre le sien.

- Voyons…
- Tu lis dans mes pensées ?
- Oui. Et bien dis donc, c’est un sacré remue-ménage là-dedans. Encore pire que ta chambre.


Il rougit légèrement et renifla.

- Tu as mal au genou et… aux mains.
- Non, ça va,
marmonna-t-il en espérant conserver sa dignité intacte.
- Tu es sûr ? Pas de bisou magique alors ?
- Ben…


Sûr, non. Il voulait un bisou magique, il n’y avait que cela qui fonctionnait lorsqu’il était triste ou malade, mais… Il craignait de passer pour un bébé s’il demandait. Alors il se tut. Et laissa Sinéad lire la réponse dans ses pensées. Quand elle pressa les lèvres contre ses paumes meurtries, il sentit un puissant sentiment d’amour et d’apaisement le submerger.



*


Le cœur au bord des lèvres, Gil plaqua les mains sur ses tempes et ferma les yeux. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas eu ce genre de souvenir en tête, vestige d’une autre vie, bien différente de celle-ci. Dégage ! ordonna-t-il à Manaël. Cet enfant était mort en même temps que ses parents. Le Giliwyn qui lui avait succédé était un homme. Solide, impassible, inaccessible. Le genre d’homme qui ne se laisse pas atteindre par les sentiments pour la simple et bonne raison qu’avec les sentiments, on s’exposer à être blessé un jour ou l’autre. Et à blesser, aussi. Gil se recroquevilla davantage, dévasté par la honte, la colère et le dégoût. Il ne valait pas mieux que l’ordure qui avait posé ses sales pattes sur Kaünis !

Caresses. Il tressaillit et se mordit la langue : le goût ferrugineux du sang envahit sa bouche et son cœur. Va-t’en, songea-t-il en essayant de la repousser. Laisse-moi, je ne suis pas… Quoi ? Il n’était pas quoi ? Se pouvait-il qu’il lui ait menti tout ce temps ? Que leur bonheur, cette maison, cette relation ne soit qu’une illusion derrière laquelle il s’était caché ? A laquelle il avait cru ? A la mort de ses parents, il s’était juré de ne plus jamais s’attacher à quelqu’un, ni laisser quiconque s’attacher à lui. Seren avait parfaitement saisi le concept et ne s’était pas gêné pour lui faire subir toutes sortes d’humiliations qui avaient contribué à entretenir cette haine étrange entre eux. Il avait séduit quantité de femmes sans jamais se laisser séduire. Il était devenu maître dans l’art de jouer avec les sentiments des autres. Puis il s’était lassé. Ou bien s’était laissé prendre à son propre jeu, mais il avait cessé d’être ce connard fini pour réparer les cœurs au lieu de les briser.

Il aurait dû deviner que cela ne durerait qu’un temps. Cette vie-là ne lui était pas destinée. Aimer ? Etre aimé ? A quoi bon ? L’on pouvait vivre sans amour, sans l’affection des êtres de son entourage, non ? Je peux, moi. Je l’ai déjà fait. Oui mais… Puisque c’était aussi facile à faire, pourquoi cette douleur persistait-elle au fond de lui ? Pourquoi avait-il mal rien que de songer à l’idée de partir d’ici ? Libertée l’enlaça. Elle était toujours nue et instinctivement, il sentit son sang bouillonner dans ses veines. Il se raidit. Va-t’en, sinon je vais encore te faire du mal… Il avait son sang sur les ongles ! Qu’est-ce qu’elle voulait de plus ! Qu’il la viole sans plus de manières ? Qu’il anéantisse pour de bon cet espoir dont elle ne se débarrassait jamais ? Il s’énerva, remua pour essayer de… s’immobilisa. Parce qu’elle avait posé son front contre le sien.

Tu lis dans mes pensées ?



*


- Je suis désolée. Tu en avais besoin et je ne l’ai pas vu à temps.

Le temps s’écoulait lentement dans un silence étourdissant. La nuit tombait, les recouvrait d’un voile léger et paisible tandis que le sourire blafard de la lune se dessinait entre deux nuages. Gil ne bougeait plus. Il écoutait la respiration profonde et rassurante de Libertée. Réapprenait à écouter. Ce son lui avait tellement manqué… Il ne pouvait pas lutter contre ça. Il ne pourrait jamais lutter contre la puissance d’un son aussi simple et léger. Les battements de son cœur, le parfum de sa peau, la fraîcheur lumineuse de sa présence, tu peux toujours essayer, raillait sa conscience avec insolence et félicité, tu peux toujours essayer de te passer d’elle mais tu as déjà perdu ce combat ! Il soupira. Les larmes s’étaient taries. Son souffle s’était calmé. Il tremblait encore, mais moins de colère que d’excitation. Parce qu’elle était là, contre lui.
Pour lui.

- Libertée…

C’était la première fois qu’il prononçait son nom et le murmurer fit céder quelque chose, en lui. Une petite digue qui avait supporté sans broncher les assauts de son humeur. Un murmure ! Un simple et murmure et tout s’envola. Son cœur, son âme, son chagrin. Oh, ce n’était  pas très loin, tout ça. Juste remisé dans un coin de son esprit tandis que les sens prenaient le pas sur la pensée. Le sexe, c’était comme l’alcool : dès lors que le cerveau n’était plus aux commandes, le cœur arrêtait de faire mal. Au contraire. Celui de Gil se mit à battre plus vite tandis qu’il glissait les mains sur le corps de la marchombre. Il éprouva la pression de ses lèvres, frissonna. Il ne serait pas tendre. Ce n’était pas dans sa nature. Il avait juste terriblement besoin de plonger en elle pour se sentir vivant.

Pardonne-moi…

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Lun 07 Mar 2016, 07:48

Combien de temps restèrent-ils ainsi ?
Libertée avait cessé de compter à la seconde-même où elle avait posé son front contre celui de l’envoleur. Quand on aime, on ne compte pas. Un sourire s’était glissé dans ses pensées, alors que leurs souffles s’accordaient lentement, mais sûrement. Les sanglots de Gil se tarissaient, et elle pouvait entendre son coeur tambouriner dans sa poitrine.
Si proche.
Si loin, pourtant.
Elle avait envie de se lover contre lui, de s’emplir de son odeur, de s’en faire une cape pour que toujours elle puisse en profiter, l’enfiler quand cela n’allait pas, quand elle avait besoin de lui.
Tout le temps quoi.
Elle avait finalement toujours un peu besoin de lui. Sinon, il manquait un truc. Un truc.

La nuit était tombée profondément autour d’eux, et quelques chants de batraciens retentissaient dans l’air. C’était surtoutl le vent qui, instrument de début des temps, glissait dans les feuilles, bruissait dans les branches, faisait résonner la forêt et le marais autour d’eux.

Elle sentit le changement, imperceptible pourtant, quelques secondes avant que Gil n’ouvre la bouche. Est-ce qu’il allait lui expliquer ce qu’il se passait ?
Il se contenta de prononcer son nom. En entier.
Libertée ouvrit les yeux et cligna des paupières pendant plusieurs secondes. L’avait-il déjà fait ? Elle ne savait pas, elle ne se souvenait pas.

La marchombre poussa un soupir de soulagement quand les mains de Gil se glissèrent sur son corps. Oui, c’était ça qu’elle voulait, elle aussi. Elle voulait qu’il soit brutal, suffisamment primal en tout cas. C’était comme ça aussi qu’elle aimait le sentir, parce qu’elle était incapable, elle aussi, de s’y prendre avec douceur. Le sexe est une drogue, aussi saisissante que n’importe quelle autre substance.
Un échappatoire.



♥ ♥ ♥


Reprenant doucement son souffle, sa joue au creux de l’épaule de Gil - il avait maigri ! Libertée laissait ses sens prendre le dessus sur sa vue, car il faisait nuit presque noire sous les frondaisons des arbres entourant la maison.
Le couinement des branches était presque symphonique, et Suviyo ne s’était apparemment pas réveillée, cette fois-ci.

Elle se retrouvait pleine de bleus, de griffures, d’égratignures. Elle s’en fichait. Au moins autant que du fait que de la terre s’était logée dans le plis de ses coudes et de ses genoux.

Se redressant sur un coude, la marchombre déposa un léger baiser sur l’épaule de Gil, avant de se relever complètement. Elle tendit une main à l’envoleur… Il n’avait pas besoin d’elle pour se relever, en soi, mais avait-il besoin d’elle tout court ?
Elle pinça les lèvres un instant, se demanda si cela avait une réelle importance, au fond.

Quand enfin ils rentrèrent dans la maison, toujours silencieux, elle se glissa dans la salle d’eau juste après avoir planté son regard dans celui du père de sa fille. Leur fille.


- Tu m’a manqué… Ne pars plus si longtemps, s’il te plait.

Elle s’était contentée d’une petite moue asymétrique, avant de se glisser dans l’eau pour se nettoyer après leurs ébats sur la terre et contre le bois de la maison.
Elle était en train de s’occuper d’enlever des bouts de feuilles et de branches de ses cheveux quand la porte de la salle d’eau s’ouvrit, et elle tourna le regard vers Gil.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Lun 07 Mar 2016, 19:23

Allongé dans l’herbe, Gil tentait de remettre un peu d’ordre dans ses pensées. En vain. Ça tournait dans tous les sens là-dedans, et pas seulement parce qu’il venait de se laisser emporter par un véritable typhon. Il n’arrivait pas à se fixer sur une idée ou un projet. Et, alors même que Libertée pesait de tout son poids sur lui, il était incapable de savourer l’instant comme il l’avait imaginé pendant des semaines. Trop de colère en lui. Trop de colère dans le cœur. Pas assez de place pour tout contenir. Ni assez de forces… Elle finit par remuer contre lui, sans doute lasse d’attendre un mot, une attention, un geste. Il ne chercha pas à le retenir. Sa main tendue le surprit, il l’accepta sans vraiment savoir comment réagir : n’aurait-elle pas dû être en colère, elle aussi ? Après ce qu’il avait fait, ce qu’il aurait pu faire si… ?

La maison était plongée dans la pénombre et le silence. Suviyo s’était rendormie. Seule pensée encore cohérente dans son esprit qui poussa Gil à la chercher des yeux. Mais la voix de Libertée le rattrapa dans son envie de douceur, et elle emprisonna son regard :

- Tu m’as manqué… Ne pars plus si longtemps, s’il te plaît.

Il resta interdit, soufflé par tant de… Non ! Elle ne pouvait pas lui balancer tout cet amour au visage, pas comme ça, pas après ça ! Il secoua la tête, se passa la main dans les cheveux tandis qu’elle disparaissait dans la salle d’eau, se mit à faire les cent pas comme un lion en cage. Il était frustré. Nerveux. Il y avait cette boule dans son estomac, cette rage qui n’en finissait pas de le ronger à l’intérieur, de le pousser à s’engager sur la mauvaise pente… Il jura soudain, frappa du poing contre le mur, ouvrit la porte de la salle d’eau, trouva Libertée dans son bain. Comme si de rien n’était. Bon sang !

- C’est tout ?

Elle n’avait pas l’air de comprendre, il se prit la tête entre les mains, les enfonça dans ses poches, incapable de rester immobile une minute.

- Je te saute dessus comme le dernier des obsédés et tu me déclare ta flamme une heure plus tard ?

Ça grondait, ça pulsait, ça mordait en lui. Toujours plus violemment et avec une avidité extraordinaire. Il se pencha soudain et lui attrapa le poignet, mais il le lâcha presque aussitôt ; il avait peur de perdre le contrôle. Alors il se contenta de plonger son regard dépareillé au fond du sien.

- Qu’est-ce que tu attends pour me foutre dehors, comme les autres ?



[Eeet non. La bombe n'est toujours pas désamorcée. Désolée xD]

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Lun 07 Mar 2016, 19:45

Le bruit de coup de poing qui fit vibrer la maison aurait sans doute dû l’alerter. Elle ne fit que lui faire pousser un petit soupir.
Elle attendait que Gil se rende compte lui-même de ce qu’il faisait. Mais finalement, peut-être s’en était-il déjà rendu compte et essayait de la pousser dans ses derniers retranchements ? La marchombre se sentait étrangement détachée de la situation pourtant…

Elle était inquiète. Vraiment.
Elle ne voulait pas se battre avec Gil, c’était certain, alors quand il se planta devant elle les mains dans les poches, elle ne fit que lever les yeux vers lui. De grands yeux roses scintillants.
Il était beau, surtout avec toute cette colère et cette violence qui se dégageait de lui. Son ventre gronda encore. Elle aurait bien voulu lui sauter dessus une seconde fois, là tout de suite, mais elle continuait d’enlever délicatement les bouts de plantes de ses cheveux.


- C’est tout ? Je te saute dessus comme le dernier des obsédés et tu me déclare ta flamme une heure plus tard ?

Quoi ? Le foutre dehors ? Mais pourquoi elle ferait ça ? Il lui avait manqué. Beaucoup trop. Hors de question qu’il se barre comme ça à cause d’elle. S’il en venait à partir, cela ne serait pas à cause d’elle.
Elle ne fit donc que hausser les épaules.


- Qu’est-ce que tu attends pour me foutre dehors, comme les autres ?

Cette fois-ci, elle fronça légèrement les sourcils.
Les autres ? Quels autres ? De qui parlait-il ?
Un nœud se forma dans son ventre. Elle sentit une peur insidieuse remonter le long de sa colonne vertébrale, et relâcha ses bras et ses doigts pour fixer Gil un instant.
Se glissant dans le bain pour que l’eau lui monte jusqu’aux aisselles, elle poussa un petit soupir.


- Je ne sais pas de quels autres tu parles. Je ne veux pas savoir.

Mais avant qu’il n’ait pu répliquer, elle avait levé une main hors de l’eau.

- Je ne veux pas que tu partes, Gil. Pas à cause de moi. C’est chez nous ici. Notre fille est dans la pièce à côté. Tu peux être en colère, mais ce n’est pas contre moi que tu l’es…

Si sa voix était claire et forte au début, elle se transforma en murmure au fur-et-à-mesure qu’elle parlait. Prenant une grande inspiration, la marchombre se passa les deux mains sur la tête pour plaquer ses cheveux en arrière.
Une moue provocatrice passa sur ses lèvres, alors qu’elle se redressait dans le bain, pour sortir de l’eau sensuellement. Elle attrapa Gil par le col et emprisonna ses lèvres dans les siennes. Un grognement s’éleva de sa bouche.

Elle avait encore envie de lui ! Là, maintenant !

- Si moi je te saute dessus, tu en dis quoi ? Que je suis une obsédée aussi ?

Si son ton était légèrement amusé, la flamme dans son regard était à la fois emplie de désir et mortellement sérieuse. Elle attendait, le bout de ses seins à quelques centimètres de la poitrine de Gil, ses lèvres à quelques millimètres.

Etaient-ce des kilomètres à franchir ?

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 00:45

Il ne savait pas quoi faire pour la mettre en rogne. Elle qui d’ordinaire était capable de changer d’humeur en un claquement de doigts semblait se faire un malin plaisir de lui opposer un mur de douceur et de féminité. Enfer, quelle féminité… Il frémit et recula légèrement, s’éloignant du bain – et de la femme qui se trouvait dedans. Tu ne veux pas savoir et tu as bien raison, songea-t-il en pensant à Naïs. Kaünis. Naïs, encore. Qui lui hurlait de s’en aller et de sortir de sa vie. Il n’avait même plus mal, en fait. Perdre sa meilleure amie ? D’accord. Et sa compagne ? Ah, mais toi tu ne me connais pas encore, hein ? Tu n’as jamais vu ce qu’il y avait sous le masque… Tu connais Gil, pas Giliwyn, le traqueur de marchombres, celui qui tue sans réfléchir – et qui aime ça…

- Je ne veux pas que tu partes, Gil. Pas à cause de moi.

Il ricana, désabusé. A cause de toi. Si seulement, Lib…

- C’est chez nous ici. Notre fille est dans la pièce à côté. Tu peux être en colère, mais ce n’est pas contre moi que tu l’es…

Non.
Si.

Gil serra les poings. Son murmure lui laissait les nerfs à fleur de peau. Il avait tressaillit quand elle avait mentionné Suviyo. Leur fille… sa fille. Il sentit son cœur flancher, et puis l’image de Makeno lui jetant un regard horrifié avant de s’en aller à toutes jambes s’imposa à lui, et il secoua la tête. Il était en colère contre le monde entier, là. Et il voulait qu’on lui fiche la paix. Est-ce que c’était trop demander ? Visiblement, oui. Parce que Libertée émergea soudain de l’eau avec la grâce qui l’habillait même quand elle était aussi nue qu’à présent. Nue et pleine d’idées en tête. Il connaissait ce regard, la lueur de défi qui y scintillait. Il fut tenté un bref instant de s’y soustraire pour aller broyer du noir. Mais lorsqu’elle s’empara de ses lèvres, joueuse et provocatrice, il sut.
Il allait être violent.

Et il allait apprécier.



*


- Tu es encore pire que ça…

Il l’avait saisie par la taille pour l’attirer contre lui d’un geste vif. Elle ne pouvait pas ignorer l’effet qu’elle lui faisait, là. Electrisé par la texture de sa peau mouillée, il chercha son regard.

- Je vais te faire du mal.

Crainte ou promesse ? Il ne savait même pas s’il parlait de la situation en générale ou de l’envie affolante qu’il avait de rajouter des marques sur sa peau délicate. C’était diffus. Il réalisa soudain que, plus elle était proche de lui, plus la douleur s’estompait. Une lampée de Libertée valait mieux que dix lampées d’eau de vie. Il n’eut qu’à y songer pour avoir besoin d’y goûter. Il franchit les kilomètres en une seconde, lui. Il se laissa tomber à genoux sur le sol et souleva la jambe gauche de la marchombre pour la caler sur son épaule. Déjà sa langue s’activait, non pas douce et taquine comme il en avait l’habitude, mais autoritaire et indécente. Très, très indécente. Ses doigts vinrent se prendre au jeu et il arracha non pas un, mais deux orgasmes dévastateurs à la jeune femme. Mais juste avant le troisième, il la lâcha. Et recula en léchant ses doigts.

- Si je décide de partir maintenant, qu’est-ce que tu fais ?

Là encore, mieux valait ne pas s’attarder sur le double sens de la question. Gil n’avait en outre pas l’air de quelqu’un qui est sur le départ. Le souffle cout, les joues rouges et les cheveux en bataille, il tira un peu sur sa chemise avant de s’immobiliser.
Jusqu’où peux-tu aller ?

Il appuya son dos contre le carrelage du mur et attendit la suite.
Les étranges glyphes laissés par la Silencieuse marquaient toujours la peau de son cou.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 02:18

Oui !
Un cri de victoire intérieur, qui se mua en plaisir. Gil savait appuyer sur les bons boutons, c’était un fait, et il la connaissait un peu maintenant, même si le corps d’une femme est toujours difficile à appréhender. Elle ne comprit pas ce qu’il lui dit, submergée par les sensations, les pulsions qui éclatèrent dans sa tête.

Quand sa langue s’immisça en elle, Libertée rejeta la tête en arrière.

Le plaisir fut violent, lui aussi. Il se pointa d’un coup, comme une vague rugissante qui s’élançait à pleine vitesse contre des falaises abruptes. Il la remplit une première fois, et alors que les remous ne s’étaient pas encore éteints, une seconde vague, plus puissante, plus haute que la première, revint s’écraser.

Peinant à retrouver son souffle, alors que tout son corps était tendu, Libertée essaya de se retenir aux épaules de Gil car leur position lui tirait également sur les muscles. Elle n’avait pas récupéré toute sa souplesse non plus, apparemment, et elle se maudit un instant pour ça, avant qu’un nouvel enflement commence à se faire une place dans son ventre, juste là.
Elle gémit, voulut pousser son bassin pour aller à la rencontre des doigts de Gil. Elle ne voulait pas que ses doigts, elle le voulait lui, son membre tendu, et ses cheveux avaient déjà défait les boutons de son pantalon, le faisant tomber sur ses chevilles.

Vide.
Immense. Comme s’il ne pouvait pas être comblé.
Reprenant difficilement pied avec la réalité, Libertée papillonna des paupières un instant, voyant que Gil glissait les doigts qu’il avait en elle dans sa bouche pour les lécher. Elle eut du mal à déglutir tout à coup, et son regard s’assombrit brusquement.


- Si je décide de partir maintenant, qu’est-ce que tu fais ?

Elle voulut répliquer, ou lui donner le change, alors qu’il avait son désir dressé. Le prendre dans sa bouche, faire rouler sa langue sur son gland, le titiller juste là, où cela lui faisait tellement d’effet qu’il ne savait jamais s’il aimait ça ou si c’était désagréable. Attraper ses testicules pour les sucer comme des bonbons, s’amuser avec lui dans sa bouche, le faire devenir dingue…

Mais elle l’observait, là, alors qu’il tirait sur sa chemise pour pouvoir respirer, et qu’il la regardait avec détachement.
Avec détachement !

Libertée sentit la boule dans sa gorge se liquéfier.
Elle serra les dents, mais tout son corps se mit à trembler. Non, pas ça ! Elle cligna des paupières pour en chasser les larmes qui se pointaient dans ses yeux et passa à toute vitesse à côté de lui sans un mot. Un ouragan.
Il voulait vraiment jouer au plus con ? Elle allait vraiment le laisser gagner ? Ses cheveux se ramenèrent dans une tresse décoiffée dans son dos.

Entrant brusquement dans la chambre de Suviyo, Libertée la réveilla et elle poussa ce petit cri de bébé contrarié. Prenant une inspiration pour calmer son pouls qui s’était emballé dans son cou, la marchombre saisit sa fille avec délicatesse, et elle cessa de chouiner.
Elle pinça les lèvres durement.
Sortant de la pièce, elle se planta devant Gil qui avait sûrement voulu la suivre – ou partir – et lui planta la petite dans les bras.


- Très bien, tu veux jouer au plus con. Ma foi !

Elle saisit un short et un débardeur sur le dos d’une chaise pour les enfiler rapidement, et le planta là. Avec leur fille dans les bras. Avec SA fille dans les bras.

Libertée s’enfuit dans les arbres qui bordaient le marais où se trouvait la maison.
Pas juste derrière la maison, mais plus loin. Elle courut d’abord jusqu’à ne plus pouvoir respirer et voir où elle allait à cause des larmes qui envahissaient ses yeux et traçaient des sillons d’acide sur ses joues. Les essuyant rageusement de l’avant-bras, elle grimpa dans un arbre efficacement, mais sans en profiter vraiment.

Désespoir. Détresse.
Détresses.

Quand elle arriva à la cime, elle ferma les yeux pour sentir le vent du dessus des arbres venir sécher l’eau sur son visage.
Caresse rassurante.
D’une infinie patience.
Elle finit par sourire.



♥ ♥ ♥



Quand elle revint dans la maison, tout était calme.
Où était Gil ? Suviyo ?

Poussant un soupir, la marchombre s’avança vers l’âtre de la cheminée pour relancer le feu qui était sur le point de s’éteindre. Quand les flammes dansèrent enfin dans la pénombre de la pièce, Libertée s’assit devant le foyer, sur l’épais tapis qui habillait la pièce, et posa son menton sur ses genoux.

Un livre ouvert retourné attira son attention, et elle le saisit au vol.
Elle se sentait vide. Juste vide.
Elle feuilleta quelques pages, un instant. Sourit en voyant certaines phrases soulignées. C’était le livre que sa mère lui avait laissé avant de partir. L’écriture de son père paraît parfois la marge, mais ce furent deux passages écris à la main encadrés trois fois qui attirèrent son attention.


Personne ne quitte jamais totalement les chemins sombres. 
Les fouler laisse des traces indélébiles, au mieux des cicatrices, au pire des plaies qui jusqu'à la fin resteront ouvertes. Et la guérison est longue. Très longue...
~
La vérité est amour tout le reste est illusion.


Elle fronça les sourcils. Attrapant le plaid jeté par dessus l’accoudoir du canapé pour s’en faire une cape chaude, elle lut à voix haute ce à quoi faisaient référence les notes de son père.

- Je voudrais continuer à me recroqueviller, devenir une coquille de diamant autour d'une douleur si violente qu'elle m'émiette. Je voudrais disparaître. Je voudrais… Par le sursaut d'une volonté que j'ignorais posséder, je me lève. Tu es vivante, blessée, meurtrie, amputée mais vivante ! Tu es vivante, qu'elle que soit la douleur qui te taraude, tu vas continuer à vivre. Et d'abord tu vas bouger.

Libertée se mord la lèvre pour tenter de ravaler les larmes silencieuses qui se sont remises à couler sur ses joues.
Elle ferme les yeux.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 09:18

Il ne s’était pas attendu à cela. Il avait pensé que… Happé par les vertiges de Libertée, il avait voulu créer un effet d’attente. De douleur mêlé de désir, d’intense frustration pour qu’elle ressente quelque qui se rapproche de ce qui lui ressentait en ce moment. Mais elle prit enfin la mouche. Elle aurait facilement pu le blesser sévèrement avec ses cheveux – le projeter contre le carrelage, le plonger dans l’eau et l’y laisser juste assez pour le priver d’oxygène, l’étrangler… - et quand elle passa près de lui il se tendit. L’espace d’une seconde. Rien. La marchombre fila sans demander son reste. Et Gil grogna d’insatisfaction. Il remonta son pantalon et la suivit, déterminé à remporter cette bataille qu’elle venait d’entamer, ou plutôt qu’il avait démarrée avant même de pousser la porte de la maison. Il fronça les sourcils en la voyant rentrer dans la chambre. Ils étaient mieux dans la salle d’eau. Il n’avait pas envie de faire ça dans un lit, il voulait l’emmener partout ailleurs ! La prendre sauvagement contre un mur, sur une table, le tapis, n’importe où mais pas dans un lit. Il voulait…

… il arrêta de penser correctement lorsque, sans prévenir, elle lui colla un bébé à moitié endormi dans les bras. Instinctivement ses muscles se tendirent et il se figea. Terriblement maladroit. , réagit-il sans bouger en voyant Libertée s’habiller prestement. Tu fais quoi, là ? Il ne posa pas la question à voix haute. La fonction de ses cordes vocales n’était pas disponible. Alors il la regarda s’en aller. Ce fut elle qui prit la porte et qui disparut sans se retourner. Il resta interdit un bref instant puis se sentit frustré. Furieux, même.

- C’est moi qui pars, bon sang ! C’est mon boulot, ça !

Un simple petit couinement réussit à souffler sa colère en un battement de cœur. Sidéré, il baissa les yeux et vit Suviyo éternuer, puis ouvrir les yeux. Ses paupières papillonnèrent quelques secondes et puis son regard se fixa sur lui. Il eut l’impression de s’envoler. Cette légèreté n’était pas réelle, tout était dans la tête. Et dans le cœur. Mais il s’en moquait parce que la seule chose qui comptait, c’était qu’elle le regarde. Sa fille le regardait. Elle avait des yeux magnifiques ! Violine, chuchota quelqu’un dans son esprit, et il se dit que c’était la plus belle couleur du monde. Suviyo prit une profonde inspiration et soupira ; il réalisa qu’il avait cessé de respirer et l’imita. Il latenait toujours un peu à bout de bras, dans une position franchement désagréable qui lui tirait les muscles du dos et des épaules, mais il ne savait pas comment… il avait peur de… T’es chiante, Lib.

Il ne se rendit pas compte que c’était la première pensée « normale » qui lui traversait l’esprit depuis son retour.

- Salut, murmura-t-il en se noyant dans les nuances improbables des yeux de Suviyo.

Elle ne lui répondit pas mais cligna des paupières, et là, Gil sentit son cœur se briser en un million d’étoiles. Il s’assit par terre, le dos contre le mur de la chambre, et installa son enfant contre son cœur. Il ne savait pas d’où lui venait une si grande délicatesse alors que, cinq minutes plus tôt, il aurait été capable de tout détruire, tout casser, y comprit le corps de Libertée. Fasciné autant par ses propres réactions que par la petite chose qu’il tenait dans les bras, Gil enroula une mèche souple autour de son doigt. Effleura une joue satinée, un tout petit nez bien dessiné.

- Tu as grandi…

Et tu lui ressembles, songea-t-il. Cette délicatesse dans les traits, ce profil, cette douceur dans le regard, c’était Libertée. Il leva la tête un instant. Où était-elle allée ? Elle ne pouvait pas s’être trop éloignée, pas en laissant Suviyo derrière elle alors qu’il…

Tressaillement. Elle avait attrapé son doigt pour le porter à ses petites lèvres délicatement ourlées. Gil perdit le fil de ses pensées et lui accorda de nouveau toute son attention. Elle tétait son doigt, l’air vaguement agacé qu’il n’en sorte rien de bon, et il sentit le renflement de ses gencives sensibles. Sans savoir pourquoi, il se mit à les caresser doucement. Suviyo se laissa faire un moment, avant de se mettre à remuer et à gémir. Il ressentit sa douleur de plein fouet. Inquiet, il retira son doigt barbouillé de salive ; elle se mit à pleurer. Oh non ! Il leva la tête, désemparé. Libertée ! Au secours ! Si elle se trouvait dans le coin, elle lui fila le plus grand vent de toute sa vie. Il soupira. Mérité ? Sûrement. Il n’arrivait plus à se mettre en colère. Suviyo était une résistance qui l’empêchait de s’emporter. D’exploser.

- Du calme, p’tite chose. Je suis là, d’accord ? Je ne sais absolument pas quoi faire de toi et je suppose que tu ne vas pas me donner le moindre indice alors je vais me débrouiller tout seul, comme un grand. Mais tu peux me faire confiance. Je vais trouver. Hein ? Pari tenu ? Ho, tu m’écoutes, p’tite tête ?

Elle l’écoutait. Ce n’était pas un timbre de voix qu’elle entendait souvent et pourtant, il avait un écho familier qui l’apaisait et l’intriguait tout à la fois. Elle se calma, curieuse, et il comprit.

- Sans blague ? J’ai juste besoin de parler ? Tu me charries là, non ? Je vais engager Syles comme nourrice ! Il parle encore plus qu’il respire… Tu l’apprécierais. Si si, je te jure, même moi j’ai fini par le supporter, ce gosse. Mais tant qu’à faire, j’aimerais que tu ne fréquentes pas de garçons. Pas avant tes dix-huit ans au moins. Ça te va dix-huit ans ? Hein ? Oui, c’est bien, c’est… loin.

Elle se taisait, il s’épanchait.
Ne comprenait probablement pas, alors il disait n’importe quoi.
Ou bien comprenait tout et alors c’était un moment merveilleux. Il ne vit pas le temps passer. Sans cesser de babiller – Syles avait déteint sur lui, ce n’était pas possible autrement – il se leva, l’emmena dans la cuisine, trouva un biberon plein, le lui donna. Ne s’arrêtait que pour la dévorer du regard tandis qu’elle buvait goulûment. Il ne comprit pas tout de suite qu’une fois repue elle avait besoin de faire son rot. Episode dramatique pendant lequel il courut dans toute la maison, désemparé, jusqu’à que, légèrement secouée par son pas de course, elle se libère enfin de cette pression qui la gênait. Il parlait encore lorsqu’elle commença à s’endormir. Et toujours quand il s’installa dans le grand lit, la petite au creux de son bras. En fait, s’il s’interrompit, c’est parce qu’il s’endormit lui aussi.

Une main sur le ventre de sa fille.



*


Il ouvrit les yeux dans un sursaut. Hagard, il chercha l’origine de ce réveil brutal : il y avait du bruit dans le salon. J’ai dû m’assoupir, pensa-t-il en se passant la main sur le visage. Il baissa les yeux et observa Suviyo. Elle dormait comme une bienheureuse, ses petits poings fermés de chaque côté de sa tête. Il aurait pu rester des heures comme ça, à écouter son souffle tranquille, mais il y avait ce bruit… Il effleura de ses lèvres le front du bébé et se coula hors du lit avec mille précautions pour ne pas la réveiller. Se faufila comme un chat hors de la chambre et s’approcha du salon. Libertée avait ravivé le feu dans la cheminée. Dehors, la nuit était calme. Est-ce qu’elle avait pleuré ? Gil s’arrêta sur le seuil du séjour et s’appuya contre le mur, indécis. Il ne savait pas quoi faire. Il était las. Dormir ne l’avait pas reposé – pas mentalement en tout cas ; il était fatigué et un peu triste, aussi. Il se savait sur le point de franchir une ligne de non retour. Et pour une fois, ce n’est pas entièrement sa faute.

Pouvait-il encore continuer à absorber les chagrins des autres, leurs plus vives émotions ? Il n’était pas une éponge et il regrettait qu’on ait pu lui penser ce rôle. Qu’on ait pu lui faire confiance pour encaisser sans broncher. Il avait tenu longtemps finalement. Il avait simplement fallu que Kaünis plante ses crocs dans son cœur pour qu’enfin il réagisse. Et quelle réaction… Il serra les dents. Il avait le droit de vivre, non ? Il s’était forgé pièce par pièce une nouvelle existence après avoir abandonné son père à une mort lente et douloureuse. Il avait fait des choses bien. Beaucoup d’erreurs, certaines plus lourdes que d’autres mais, au fond, il s’était bien débrouillé, non ? Il avait permis à Kaünis et Syles de s’envoler. A Naïs de rester en vie. A Libertée d’avoir une maison. Pourtant, chaque fois qu’il se prenait en pleine figure leurs problèmes, il perdait un peu de lui-même.

Je voudrais continuer à me recroqueviller, devenir une coquille de diamant autour d’une douleur si violente qu’elle m’émiette. Je voudrais disparaître, je voudrais… Par le sursaut d’une volonté que j’ignorais posséder, je me lève. Tu es vivante, blessée, meurtrie, amputée mais vivante ! Tu es vivante, quelle que soit la douleur qui te taraude, tu vas continuer à vivre. Et d’abord tu vas bouger.


Et d’abord tu vas bouger.



*


Il s’est assis derrière elle. Juste derrière. Sans un mot, il a passé les bras autour de sa taille et posé le menton sur son épaule. Il lit ce qu’elle est en train de lire, ou ne de plus lire parce qu’elle a fermé les yeux. Il prend la suite. Accepte de le faire.
Accepte de bouger.

- Le premier pas s’avère le plus difficile à effectuer, les autres suivent, dociles à défaut d’être énergiques…

S’interrompt, incapable de poursuivre avec les mots. Parce que le premier pas s’avère le plus difficile à effectuer. Il enfouit son visage dans son cou, cherche son odeur de pêche et de femme, la trouve, ne la lâche plus. S’y accroche avec désespoir.
Ou plutôt un espoir nouveau.

Je t’aime.
Libertée.
Je…




*


- Un point partout.

Devant son air interrogateur, il se fit un devoir de préciser sa pensée.

- Tout à l’heure, quand je suis parti, je t’ai laissée frustrée. Ensuite tu es partie toi aussi, et c’est moi qui suis resté planté avec mon désir au fond  des tripes. On est à égalité, là.

Il sortit la langue et effleura son oreille.
Frisson.

- Pourtant je suis certain que j’aurais gagné cette manche, souffla-t-il.

Il tremblait, non plus de colère mais d’amour. D’envie. Et cette fois il n’utilisait pas son désir pour noyer son chagrin. C’était plus que cela, c’était…

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:13

Un mouvement. Léger. Juste derrière elle, et des bras qui passent de chaque côté d’elle.
Une bouffée de gratitude enfle dans le ventre de Lib, avant que Gil ne prenne la suite.


- Le premier pas s’avère le plus difficile à effectuer, les autres suivent, dociles à défaut d’être énergiques…

Sa voix s’éteint, mais la flamme dans les yeux de Libertée, elle, s’avive. Au delà de la barrière de larmes, qui coulent sur ses joues, glissent sur son menton pour former quelques points humides sur les pages du livre. Il a enfoui son visage dans son cou, et un frisson s’empare d’elle, lui faisant reprendre son souffle un peu précipitamment, ravaler ses larmes, dissoudre la boule dans sa gorge.

Elle soupire doucement, et son regard se fixe sur le feu qui brûle devant eux.
Presque aussi fort qu’en elle.
Pourtant, quand Gil parla, elle ne comprit pas immédiatement à quoi il faisait référence, avant qu’il ne l’explique. Oh, il était frustré ? Elle aussi, hein ! Elle n’était pas partie parce que ça allait, non, justement. Elle n’était pas partie contre lui, mais pour elle. Elle ne voulait pas subir ça.
Elle ne voulait plus le subir. Plus comme ça.


-  Pourtant je suis certain que j’aurais gagné cette manche

Il effleura son oreille, et un long frisson parcourut tout son corps, de la racine de ses cheveux au fond de son sexe. Une bouffée de tendresse explosa dans le ventre de Libertée, qui tourna légèrement la tête pour embrasser Gil.
Un baiser doux, un peu salé de ses larmes, un baiser tendre. Rempli d’amour.

Pourtant, elle ne répondit pas immédiatement au désir tendu contre elle, à son désir flamboyant. Elle allait sans doute tout gâcher, encore, mais elle se contenta de se musser contre le torse de l’envoleur, et respirer son odeur.
Juste ça.
Sa peau contre la sienne, leur corps l’un contre l’eau, et si le désir grondait, elle le retenait d’une main ferme. Un petit soupir contrarié passa ses lèvres.


- Je t’aime, Gil. Mais je ne veux pas subir ta colère si je n’ai aucun rapport avec elle. Qu’est-ce que j’ai fait ?

Elle attendait que la bombe explose, agrippant sa chemise pour ne pas qu’il la prenne et l’écarte de lui. Non, il ne la ferait pas se reculer, elle ne se laisserait pas faire, elle s’accrochait à lui, à sa chaleur, au battement de son coeur. Elle se fichait qu’il la regarde dans les yeux ou pas en lui répondant. Elle n’était même pas certaine de vouloir la vraie réponse à sa question, mais maintenant elle était posée, en suspension entre eux….

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:23

- Je...

(Il prend une inspiration)

C'est compliqué. Tu n'as rien fait d'autre que je manquer et m'accueillir dans le plus simple appareil. Tu ne pouvais pas savoir que...

(Sa voix se brise)

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:26

- Que ?

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:31

(Soupir agacé)

- Est-ce qu'on est vraiment obligés de faire ça maintenant ?

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:35

[ d'une toute petite voix ]


- Oui... S'il te plait, Gil.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:44

- Tu...

(Il secoue la tête et enfoui son visage dans ses cheveux)

Raaah, tu ne vas pas me rendre la chose facile, hein ?

(Long soupir)

C'est dur à expliquer, Lib. J'étais en colère en venant ici, c'est vrai, mais c'était plutôt... C'était contre moi. J'ai dégusté ces derniers temps. Je crois que je suis arrivé à saturation. Et avec moi c'est toujours un peu... hem... violent.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 20:46

- Raconte. Tu vas voir, ça fait du bien. Et je suis là. Je t'écoute. Je t'écoute, et je t'aime.

[ Dépose un léger baiser dans son cou mais ne redresse pas la tête ]

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 21:06

- Du bien, je ne sais pas. Mais je te dois bien ça... Je... Je suis toujours traqué, Lib. Ce n'est pas terminé. Celui qui me menace depuis deux ans maintenant se rapproche toujours un peu plus sans jamais se dévoiler. Je le cherche. Je ne sais pas combien d'heures j'ai pu passer à le chercher. Il a toujours un coup d'avance. Et...

(Il recule légèrement, se passa la main sur le visage)

Le jour de la naissance de Suviyo, je suis tombé dans un piège. Des assassins qui travaillaient pour lui. Ils m'ont empoisonné. La Silencieuse. Je ne t'ai rien dit parce que tu étais avec la petite et... bon sang, j'avais peur ! Peur qu'ils ne vous tombe dessus, peur qu'ils ne mettent leur menace à exécution ! Alors je suis parti. Il fallait que je me soigne. Je suis allé jusqu'au fin fond du pays Faël. Ensuite, tout est allé très vite. Ou trop lentement, faut voir. Mes apprentis m'en ont fait baver. Naïs m'en a fait baver. Et moi, j'en ai eu marre, tu comprends ? De me soucier de tout et de tout le monde pour qu'au final on m'envoie balader une fois que tout est réglé. De mette mon coeur à nu pour qu'on le piétine sans état d'âme.

Je suis pris au piège avec mes propres émotions depuis quelques jours et ça fait mal, Lib ! Plus ça fait mal, moins je me sens... humain.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mar 08 Mar 2016, 22:10

Si, ça fait toujours du bien de parler. Même un peu. Ça aide à partager le fardeau. Libertée se fait écoute. Elle ne dit rien, ne l’interrompt pas, calque sa respiration sur le rythme du coeur de Gil.
Oui, il était toujours traqué, mais cela ne l’étonnait pas plus que cela. Pas plus que l’envoleur recherche celui qui était à l’origine de tout ça.
Elle ne comprenait pas comment on pouvait autant en vouloir à l’envoleur, en réalité. Que s’était-il passé dans sa vie pour qu’il soit suivi et qu’on tente de l’éliminer à ce point ?
Ses parents étaient ensembles, et c’était su, quand ils avaient commencés à être traqués. Leur relation, à elle et Gil, était plus récente que tous ces événements.

Elle se souvenait du jour de la naissance de leur fille comme si cela s’était passé la veille. Angela était là, et Gil était parti pour retrouver son apprentie… Il n’était pas revenu alors qu’elle, si. Ils s’étaient mis à sa recherche avec l’apprenti marchombre Darwen, sous sa forme de loup.
Elle se souvenait de l’état dans lequel elle avait trouvé Gil, de l’adrénaline dans ses veines qui avait contribué à ne pas lui faire sentir que quelque chose n’allait pas dans son propre corps, des Rêveurs…

La Silencieuse.
Un poison mortel ! Elle croyait d’ailleurs qu’il n’y avait pas d’antidote et pourtant l’envoleur était là. Contre elle. Il allait bien.
Elle pouvait comprendre qu’il protège Suviyo et par extension qu’il ne lui ai rien dit. Cela ne voulait pas dire qu’elle l’acceptait cependant…

- Mes apprentis m'en ont fait baver. Naïs m'en a fait baver. Et moi, j'en ai eu marre, tu comprends ? De me soucier de tout et de tout le monde pour qu'au final on m'envoie balader une fois que tout est réglé. De mette mon coeur à nu pour qu'on le piétine sans état d'âme.

Libertée poussa un petit soupir et enfonça son nez un peu plus dans le cou de l’envoleur. Respirant son odeur, elle laissa filer. Il avait besoin qu’elle l’écoute, et elle l’écoutait. Elle enregistrait même chaque changement d’intonation, le rythme de sa respiration, quand il perdait son souffle, quand il hésitait sur les mots.


- Je suis pris au piège avec mes propres émotions depuis quelques jours et ça fait mal, Lib ! Plus ça fait mal, moins je me sens... humain.

La marchombre ferma les yeux un instant.
Contre toute attente, elle sourit. Lovée contre le torse de l’envoleur, à la naissance de ses poils, contre ses poumons et son coeur, elle sourit, et ses lèvres esquissèrent un baiser sur la peau de l’homme.
Se redressant lentement, elle prit une grande inspiration et planta son regard rose dans celui, bleu et marron, de l’homme. Qu’elle aimait ces yeux ! Qu’ils lui avaient manqué !
Elle posa le bout de son nez contre celui de l’homme, et lui sourit malicieusement.


- Si je comprends bien, tu en as marre de donner sans reconnaissance. C’est normal. Justement, c’est humain.

Elle fit un léger baiser sur le nez de l’envoleur, avant de plonger vers ses lèvres.
Baiser papillon.


- Je t’aime.

Murmure vibrant d’émotion.
Se passant la langue sur les lèvres, Libertée l’embrassa encore une fois tendrement. Presque affectueusement. Avant de prendre ses lèvres avec passion.


- C’est à moi de tout te donner, alors ?

Son ton était à la fois grondant et ronronnant, et elle partit dessiner une ligne de baisers du menton de l’envoleur jusqu’au dessus de sa chemise, qu’elle commença à déboutonner très lentement. Elle attrapa les mains de l’envoleur avec ses cheveux pour l’immobiliser : Non ! Elle allait le rendre fou. Voilà, c’était ce qu’elle voulait, maintenant. Que seule elle décide d’où elle le touchait.

Elle se remit à déboutonner sa chemise avec application, le bout de ses doigts effleurant à peine sa peau, par contre ses lèvres suivaient toujours le chemin du sillon de poils de l’envoleur, toujours plus bas. Quand elle arriva à son pantalon, elle souffla doucement sur sa pilosité juste sous le nombril, dégraffa lentement l’unique bouton, fit glisser doucement le tissus alors que ses dents commençaient une délicieuse torture sur le bas-ventre de l’homme.

Elle le sentait se tortiller, demander plus, là, plus bas…
C’était délicieusement lent.
Merveilleusement sensuel.
Ses lèvres attrapèrent les bijoux de famille de Gil, esquivant avec savoir-faire son membre tendu, pour les sucer doucement, alors que ses doigts massaient ses cuisses et ses aines doucement. Ses mouvements commencèrent à devenir plus profond, et lorsqu’elle lâcha les bonbons qu’elle savourait, elle prit d’un coup le sexe de Gil dans la bouche, jusqu’à son point de limite avant que ses amygdales ne protestent.
Elle resta là plusieurs secondes, immobilisant Gil de ses cheveux et de son poids, avant d’entamer son va-et-vient.
Affreusement lentement.

Mais alors qu’elle sentait et entendait les grognements de Gil, elle ne put s’empêcher d’accélérer le rythme, de glisser sa langue sur son prépuce, de jouer avec la peau de son pénis dans sa bouche, découvrir légèrement les dents, et continuer sa délicieuse torture…
Jusqu’à ce qu’il explose dans sa bouche.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mer 09 Mar 2016, 00:03

Donner sans reconnaissance ? C’était un peu ça, mais… Est-ce qu’il attendait quelque chose en retour, au fond ? Est-ce qu’il ne préférait pas plutôt qu’on ne le sollicite qu’avec une réelle envie, un réel besoin de le voir ? Gil soupira. Il voulait surtout qu’on lui fiche la paix, là. Qu’on le laisse tranquille avec ces histoires. Terminé, pfuit ! Page blanche. Nouvelle donne. Recommencer à zéro. Avec toi, songea-t-il quand Liberté plongea son regard dans le sien. Un si joli regard… et pas l’ombre d’un reproche. Ni même une once de colère. Il aurait fallu un mur d’acier pour opposer une résistance à la fureur qui l’animait quand il était entré dans cette maison. Au lieu de cela, il y avait eu Libertée. Un petit bout de marchombre qui pesait quoi, trente kilos tous mouillés ? Comment tu fais ça ? Comment…

- Je t’aime.

Séisme émotionnel.
Si puissant que Gil eut l’impression de s’être mangé un coup de poing. Il voyait des étoiles de la même manière – mais dans le regard de Libertée, et s’il se sentait tout drôle, c’était à cause des papillons dans son ventre. J’ai des papillons dans l’ventre. Au secours.

- C’est à moi de tout te donner, alors ?
- Heu…


C’était d’une éloquence monstre, mais ses fonctions langagières venaient de se faire la malle. Ses fonctions tout court, en fait. Et il n’avait suffit que d’un baiser. Cette fille pouvait dominer le monde ! Elle avait conquis son cœur, déjà. C’était un exploit.
Une victoire qu’il lui accordait sans discussion.

Il se redressa légèrement et chercha à lui attraper la nuque pour l’embrasser à son tour, mais les longues mèches de Libertée s’enroulèrent autour de ses poignets et bloquèrent ses mouvements. Souplesse et solidité. Il allait avoir beaucoup de mal à s’en défaire. Et beaucoup de mal à résister… Car son amante avait de la suite dans les idées. Profitant du fait qu’il ne pouvait pas la toucher, elle se mit à lui retirer sa chemise. Bouton. Après. Bouton. Et ce fut long.

Il se tendit lorsqu’elle posa les lèvres sur sa poitrine. Il ne la quittait pas des yeux. La regarder faire était presque aussi électrisant que ressentir physiquement ce qu’elle lui faisait. Quand elle s’attaqua à son pantalon, il se mordit la lèvre et remua les hanches afin de l’aider. Plus vite… ! Il voulait qu’elle le touche là où il avait besoin d’être touché, qu’elle se laisse emporter, comme tout à l’heure, sans attente ni attention !

Elle prit tout son temps. Sa fichue greffe ne cédait pas quand il essayait de se débattre pour libérer ses mains. Il avait besoin de ses mains parce que là, c’était… Il eut un hoquet au moment précis où elle le prit dans sa bouche. Pour un peu, il faillit jouir dans la seconde. Enfeeeeeer. Il parvint à se dominer mais de peu et, alors qu’elle suçait avec application son membre douloureux, il sentit son cœur bondir dans sa poitrine. A lui en briser les côtes. Lib, arrête. Il se tortillait sous elle, en vain, elle n’était pas prête à cesser son petit manège, encore moins à le libérer. Lib, je vais… Elle jouait ! Avec sa langue, ses dents, elle jouait et il en tremblait, objet de son désir, de ses envies, de ses lubies. Le plaisir enfla comme une vague qui déferla et emporta tout sur son passage. Chagrin, peur, doute, colère. Tout.

Elle dut relâcher son attention quand il jouit dans sa bouche, parce qu’il sentit soudain ses liens se desserrer. Et il en profita aussitôt. Le souffle court, il lui attrapa le menton et l’embrassa. Son propre goût le surprit mais il n’était plus capable de s’arrêter désormais. Il voulait donner aussi. Sans vergogne. Il tendit la main, attrapa sa ceinture et s’en servit pour lui attacher les poignets au-dessus de la tête. Elle était là, allongée sur le tapis… Contrôle-toi. Il s’astreignit au calme. Il fallait qu’il lui démontre qu’il en était capable. Qu’il ne faisait pas ça pour lui, pour éteindre sa colère et noyer son chagrin. Il fallait qu’elle comprenne, qu’elle sache…

- Je t’aime, souffla-t-il en se penchant sur elle.

Parfois, il suffisait de ces trois petits mots.


*


Il tremblait de nouveau, mais elle aussi. Il la sentait se tendre, se tordre sous lui tandis que sa langue explorait la moindre parcelle de son corps. Juste sa langue. De la pointe, il joua avec ses tétons. Eprouva la douceur de son ventre. La moiteur de ses cuisses. L’humidité de son intimité. Elle était trempée, prête à l’accueillir, mais il se contenta de lécher doucement son clitoris. Tout doucement. Douuuuuucement. Il sourit lorsqu’elle jouit contre ses lèvres et leva la tête pour la regarder. Ouais ? En douceur, alors ? C’était nouveau, autant pour lui que pour elle, car ils avaient plutôt l’habitude de se jeter l’un sur l’autre… cette fois, Gil avait envie de repousser les limites de son plaisir. Il voulait qu’elle en finisse par le supplier d’aller plus vite, plus fort, plus loin. Il ne savait pas s’il en était capable, mais il fallait bien essayer, non ? Alors il se plaça au-dessus d’elle et s’immobilisa. Il pressait son érection contre son sexe sans chercher à la pénétrer. Pas encore.
Pas tout de suite.


Il se mit à remuer légèrement, attentif à la moindre de ses réactions. Il se fiait à la régularité de son souffle et à l’intensité de son regard pour deviner ce qu’elle attendait de lui. Il se mordit la lèvre, luttant contre son propre désir. Attends… Sa volonté contre la sienne. Son sexe contre le sien. Gil frémit soudain. Il se redressa légèrement et, d’un coup de bassin, la pénétra. Il s’immobilisa, se retira lentement, le souffle court… pour plonger à nouveau en elle. Profondément.
Il parvint à garder le contrôle quelques minutes.
Puis son regard s’assombrit.

- Lib…

Murmure tendu.

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mer 09 Mar 2016, 07:12

Trois petits mots.
Quand il les prononça, contre sa bouche, elle sentir son ventre devenir tout léger, son coeur accélérer brusquement, son souffle se couper.
Cela lui faisait cet effet à chaque fois ; parce qu’il ne les prononçait pas si souvent que ça. Surtout quand il était en colère ; il rentrait ça en dedans et ne pouvait plus l’exprimer avant que tout le reste foute le camps.

Tout le reste avait foutu le camp, vraiment ?

Libertée cligna des paupières. Elle avait les mains attachées au dessus de la tête, et elle savait qu’elle allait subir la même torture que celle qu’elle lui avait prodigué un instant auparavant. Elle se tortilla, parce qu’elle n’était pas certaine d’apprécier de se retrouver les poignets pris dans une sangle de ceinture. Ça ressemblait trop à de…
Toute pensée cohérente déserta son cerveau alors qu’une décharge de plaisir se déployait en elle.

Gil s’amusait à son tour, avec sa langue… Elle en voulait plus, beaucoup plus que ça. Elle tremblait de tous ses membres, de désir qui ne pouvait pas trouver de délivrance, d’envie tellement puissante que ça faisait mal. Elle ne résisterait pas longtemps. Avait-elle envie de résister, après tout ?
Pas vraiment. Elle le voulait, lui, fiché au plus profond d’elle !

Elle tenta de bouger son bassin quand elle sentit la chaleur de son membre contre son sexe. Basculer un peu comme ça. Pour tenter d’attraper son gland entre ses lèvres… Il ne tenait trop à l’orée de son vagin pour qu’elle puisse suffisamment manœuvrer…

Ce fut lui et lui seul qui soudain la pénétra, lui arrachant un cri de plaisir et de soulagement.
Cri qui se mua en gémissement alangui alors qu’il se retirait.
Cri qui ressurgit quand il revint en elle. Encore et encore. Ça montait, ça descendait. Par toutes les crottes de Ts’Liches, mais qu’il reste ! Qu’il reste, qu’il se lâche ! Comment pouvait-il garder le contrôle ?

Noyée dans ses sensations, Libertée mit quelques secondes à comprendre que Gil venait de lui poser une question. Une question cachée.

Elle sentait des gouttes de transpiration glisser dans son décolleté, entre ses seins. Son souffle haché lui brûlait les lèvres.
Plantant son regard dans celui de Gil, elle murmura, suppliante.


- Vas-y. À fond !

Au fond ? À fond ?
Les deux à la fois. Elle voulait sentir la primalité, la bestialité. Qu’il y aille de toutes ses forces ! De tout son désir ! Qu’il aille imprimer cette rotation tout au fond de son vagin, sur ce point encore plus sensible que les autres ! Qu’il s’y frotte encore et encore, qu’il ne pense qu’à lui pour qu’elle puisse se sentir prise, forte, animale elle aussi.
Pour qu’elle ai enfin l’impression d’être au centre de son univers…

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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mer 09 Mar 2016, 14:54

Elle lui répondit dans un gémissement mais il fut plus attentif à la dilatation de ses pupilles et à la manière dont son corps se tendit tout autour de lui. Ce qu’elle voulait vraiment, il le ressentait. De la brutalité, de la force, de la bestialité. C’était ce qu’il aimait, ce qu’il faisait d’habitude et il comprit qu’elle souhaitait qu’il soit lui-même. Sans masque ni précautions, sans crainte de s’égarer, d’être rejeté ; Libertée s’offrait à lui tout entière comme elle l’acceptait, lui, tout entier. L’émotion lui noua brusquement la gorge et il lui donna un bon coup de reins, ivre de désir et d’amour. Il se laissa tomber en avant, bras tendus, une main de chaque côté de son visage, et entama quelques va-et-vient puissants. Et profonds. Chaque fois qu’il plongeait c’était pour aller plus loin. Plus fort, aussi. Il ne se bridait plus. N’était pas tendre. Il sentait son cœur marteler contre sa poitrine, son souffle se précipiter ; la chaleur du feu et celle de Libertée avaient fait naître une mince couche de sueur qui brillait sur sa peau.

Plus fort, suppliait le regard intensément rose et lumineux.

Gil grogna. Il modifia légèrement sa position pour changer d’angle et frémit lorsque son sexe s’enfonça plus profondément encore. La marchombre était étroite, il savait qu’il devait être en train de lui faire mal alors qu’il la pénétrait sauvagement comme s’il espérait pouvoir trouer le tapis. Il le savait et cela ne faisait que l’exciter davantage. A ce rythme-là il n’allait pas tenir très longtemps, elle encore moins. Mais s’arrêter ? Ralentir maintenant ? Il en était incapable ! Il ne pouvait pas la lâcher. Il voulait juste la baiser, encore, et encore, et toujours plus fort. Il plongea le visage dans son cou, s’imprégna de son odeur sucrée, féminine, cette odeur dont il ne pouvait plus se passer. Il laissa courir sa langue, puis ses dents le long de son cou. Finit par la mordre. L’orgasme qui secoua Libertée faillit l’emporter aussi. Il ne se maîtrisa que par une extrême volonté, celle de continuer jusqu’à voir encore une fois sa poitrine rougir, entendre son plaisir, sentir son extase.

Il la fit basculer sur le ventre et glissa un bras sous son abdomen pour lui relever le bassin. Elle tremblait encore, il devait la soutenir ; de sa main valide, il guida son sexe tendu et mouillé, caressa un bref instant ses fesses avant de s’enfoncer vigoureusement. Immédiatement son sang se mit à bouillir dans ses veines. C’était plus qu’une image, ça lui donnait du rouge aux joues et ça lui coupait littéralement le souffle ; fou de désir, fou d’elle, il agrippa ses hanches, enfonçant ses doigts dans la peau tendre, et se mit à aller et venir. Il projetait son bassin contre ses fesses et cela produisait un claquement qui l’étourdissait. Son dos mince et doux le fascinait. Ses longs cheveux l’affolaient. Il enroula son poing dans les mèches folles et d’une pression, il la fit se redresser, se presser contre lui. Il avait accéléré le mouvement, acceptant enfin de se laisser emporter par son propre désir et, au moment où il jouit, il hurla son nom.

Ils retombèrent sur le tapis, à bout de souffle et tremblants encore de la passion qu’ils venaient de vivre. Il pesait de tout son poids sur elle, en elle. Un feu d’artifice dans le ventre et dans la tête, une impression de légèreté euphorisante. Tout en cherchant à respirer plus régulièrement, il frotta son front contre l’épaule de Libertée. Sentit ses propres cheveux humides coller à ses tempes. Il faisait si chaud… Dans un dernier effort, il se redressa légèrement pour se retirer en douceur, puis il roula sur le côté et entraîna la marchombre avec lui. Elle se retrouva dans ses bras, blottie contre sa poitrine. Là où il aimerait la sentir en permanence. D’une main tremblante, il effleura sa joue, dégagea une mèche trempée.

- Ça va ? souffla-t-il.

Son regard dépareillé glissa sur son corps qui frémissait toujours.

- Tu as des marques partout…

Griffures, morsures, rougeurs. Une petite part de lui était désolée. Une grande part de lui, quoiqu’épuisée après cette longue et puissante chevauchée, sentit l’excitation poindre alors qu’il détaillait les traces de sa passion sur sa peau délicate. Il n’y avait pas été de main morte. Mais toi aussi tu as aimé ça, hein ?
Il ne dit rien, laissant l'interrogation flotter dans le silence à peine troublé par les craquements du bois dans la cheminée.

__________________________________________

"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: [-18] Le mâle est fait ! [ Gil ]   Mer 09 Mar 2016, 19:44

Encore. Plus fort. Comme ça. Oui, là, plus fort !
Libertée n’était plus que sensations. Sensation du sexe de Gil en elle, se glissant contre les parois de son vagin, venant affleurer son pubis à chaque mouvement, stimulant son clitoris à chaque impulsion. Elle le sentait glisser contre le col de son utérus, voulait qu’il aille encore plus loin que ça. Qu’il s’y cogne, qu’il l’emplisse tellement qu’elle se sentirait remplie en totalité…

Elle ne savait plus, en fait.
Complètement happée par le plaisir, ivre de jouissance, elle ne pouvait plus prononcer autre chose que des cris inarticulés, et elle eut l’impression d’être comme une poupée de chiffon quand Gil la retourna pour la prendre en levrette. Que c’était bon !
Se cabrant pour l’accueillir dans un angle adéquat, elle eut un hoquet incontrolable quand il la pistonna soudain, ferma les yeux…
Ses bras ne voulaient plus la tenir, elle tenait de suivre le rythme de l’envoleur sans y parvenir tout à fait, à cause de toutes les sensations, de ses mains sur ses hanches qui la tiraient à lui pour la posséder encore plus, toujours plus, toujours plus fort, plus profondément. Il la redressa en l’attrapant par les cheveux, et rien que ce mouvement avec lui toujous en elle lui tira un nouvel orgasme… Qui s’éternisa.

C’était comme si cela n’allait plus jamais s’arrêter, ça montait plus haut, plus fort, tout son corps se tendait de plus en plus, tous ses muscles se contractaient. Elle manquait de souffle, n’arrivait même plus à respirer, ne pouvait que lâcher ce gémissement de jouissance absolue. Elle sentait le pénis de Gil continuer, continuer plus fort, accélérer, et son propre orgasme rugit plus fort, accompagnant les mouvements de l’homme dans des contractions incontrôlables des muscles de son vagin, alignant le sexe de Gil avant le fond de ce dernier, l’autorisant dans cette tension à taper contre la dernière parois, alors qu’il était fiché plus profondément que jamais… Elle ne le sentit même pas se contracter pour la dernière fois tant ses muscles étaient tendus.

Elle n’en pouvait plus.
Elle était en train de s’endormir sur le tapis épais quand la voix de Gil la tira de son demi-sommeil.


- Tu as des marques partout.

- M’en fous.


Elle avait répondu abruptement, sans réfléchir, totalement spontannée. Et pour cause : elle s’en fichait. Non, mieux, elle aimait ça.
Elle sourit malicieusement, les paupières fermées, avant de planter son regard dans celui de son amant.


- Tu sais, c’est un peu comme des trophées pour moi, ces marques. Alors arrête de culpabiliser quand tu m’en fais. J’aime ça.

Libertée se demanda un instant comment Suviyo n’avait pas pu se réveiller avec leur tapage, mais en fait, cette pensée s’éteignit bien vite alors qu’elle se lovait contre le torse de l’envoleur et sombrait dans le sommeil hormonal d’après l’amour.



♥ ♥ ♥


Ce fut justement le petit soupir contrarié de Suviyo qui réveilla Libertée en sursaut.
Ouvrant brusquement les yeux, la marchombre prit une petite inspiration… Ne put s’empêcher de fourrer son nez dans la nuque de Gil pour s’imprégner de son odeur. Déposant un baiser sur sa tempe, elle se dégagea de son bras enroulé autour d’elle et se leva pour aller dans la chambre de la petite…

Elle n’était pas là !
Pourtant, elle entendait très bien ses petits soupirs contrariés qui promettaient des hurlements si elle ne mangeait pas rapidement.
Passant dans sa chambre, Lib vit alors que sa fille – leur fille – était lovée entre deux oreillers, serrant et desserrant ses petits poings pour protester de sa position et faire savoir que son estomac était vide. Un sourire tendre étira les lèvres de la marchombre qui s’approcha pour déposer un léger baiser sur son front, appréciant l’odeur sucrée de sa fille.
La prenant dans ses bras, elle sortit de la chambre et alla s’installer dans le canapé pour tendre son sein encore marbré des marques de Gil à la petite bouille de Suviyo qui gémissait d’envie.

Quand la petite commença à téter, Libertée poussa un petit soupir de soulagement car ses seins trop tendus lui faisaient mal.
Elle se mit à apprécier la vue de Gil toujours allongé sur le tapis, dévorant son corps des yeux.

Oui, il avait maigri, et les marques dans son cou étaient les dernières traces de la Silencieuse dans son organisme. Mais… par le slip de l’Empereur, qu’il était beau !

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