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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)

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Syles Agarest
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MessageSujet: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Sam 02 Avr 2016, 16:24

Le jeune homme s'étira longuement.

Une nuit en pleine jungle, à dormir sur une branche, c'était pas extra... Mais bon, sachant qu'il approchait de la partie la plus éloigner de l'endroit, et donc de la demeure de Dil'duran, il n'avait pas exactement accès à une auberge.

Sautant souplement de son arbre en s'accrochant à une genre de vigne très solide qu'il avait repéré la veille, le jeune homme s'enfonça dans le spectacle vert que formait le paysage, notant cependant un truc surprenant... Les toiles d'araignées étaient brisés, devant, mais il en avait briser derrière, comme si quelqu'un sortait de nulle part pour commencer à voyager dans la jungle.

Notant qu'il n'était pas encore assez près de la maison de Dil'duran pour qu'il s'agisse de lui, l'envoleur se déplaça en restant sur ses gardes... Avant de presque tomber à la renverse de surprise.

Devant lui, en plein milieux de toute cette verdure, il vu un instant ce qui semblait être des cheveux... Bleus! Pour le camouflage, c'était zéro, hein! Se rapprochant un peu plus rapidement, il se rendit bien vite compte qu'il s'agissait d'une femme, encore, pensa-t-il, et qu'elle marchait apparemment sans buts précis, droit vers la maison de Dil'duran... Et ce vieux fou avait installé des pièges tout autour, invisibles pour qui ne les cherchaient pas.


ATTENTION!

Sa voix parcourue la jungle une seconde à peine avant que trois arbalètes, camouflées dans les arbres, ne tirent leur carreau vers la femme... Si elle ne bougeait pas, et vite, elle deviendrait un cadavre, se dit le jeune homme.

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Sam 02 Avr 2016, 18:02

Lipilip était rapide, mais Syndrell aussi. Elle talonnait le Petit, s’accrochant aux branches et bondissant d’arbre en arbre comme si elle avait toujours fait la course à plusieurs mètres du sol. En réalité, cela faisait assez longtemps pour que son ami la devance, et il riait à l’idée de lui faire mordre la poussière.

- Le dernier arrivé est un pet de Trodd !
- Tenu !


La marchombre riait elle aussi. La Forêt Maison lui avait manqué ! Se goinfrer de framboises aussi ! Le souvenir de Miss était ici plus présent que nulle part ailleurs, mais Syndrell savait vivre désormais avec cette bulle de nostalgie dans le cœur. Elle vibrait de reconnaissance envers celle qui avait eu la merveilleuse idée de lui apprendre la langue des Petits, et qui lui avait permis de rencontrer ce peuple étonnant.

Elle dépassa Lipilip un peu avant d’atteindre le charme qu’ils avaient pris pour ligne d’arrivée. Le Petit fit la moue, vexé d’avoir été vaincu par une humaine… mais en la voyant se pendre par les jambes, la tête en bas, il lui trouva un air moins humain que Petit, et il retrouva sa bonne humeur : perdre contre un pair, ce n’était pas vraiment perdre, au fond !


- Tu as grandi , fit-il remarquer en l’imitant.

Syndrell éclata de rire en le voyant rattraper son chapeau in extremis.


- Tu dis ça à chaque fois.
- Non, je veux dire que tu as grandi là-dedans,
précisa-t-il en tapotant sa tête. Tu ressembles à Lilita.
- Tu trouves ?
- Oui.  


La jeune marchombre médita un instant ces paroles, perplexe. Elle ne voyait pas tellement où Lipilip voulait en venir, et sur quoi il fondait sa remarqua, mais elle était habituée à sa drôle de manière de voir les choses et le monde. Une manière qui lui plaisait énormément.

- Pet de Trodd, lança-t-elle, plus espiègle que jamais.
- Parlant de Trodd, on va en tirer un de son sommeil ?
- D’accord !


Dans le genre bêtise, il n’y avait pas mieux ! Mais n’en déplaise à Lipilip, Syndrell avait l’impression de retomber en enfance lorsqu’elle parcourait les bois avec lui. Ils se laissèrent tomber dans un bel ensemble et atterrir souplement sur le sol, lui en s’aidant des branches et des lianes, elle en roulant sur un tapis de feuilles pour se redresser d’un bond.

Lipilip épousseta son bonnet et se tourna vers elle, prêt à lui lancer une boutade, mais il vit alors devant quel arbre elle se tenait, et s’agita en la voyant s’appuyer contre le tronc.


- Attention ! s’écria-t-il, c’est un…

… arbre passeur. Syndrell s’en rendit compte, mais trop tard : emportée par son élan, elle fila sur le premier chemin venu et atterrit dans un lit de fleurs parfumées. A plat ventre au milieu des plantes qui dégagèrent un nuage de pistils, elle éternua.

- Et zut.

Elle se redressa tout en balayant les environs du regard. Où pouvait-elle bien se trouver ? Plus dans la Forêt Maison, en tout cas ! Dans son dos, l’arbre passeur demeurait sagement immobile et innocent, comme s’il se déchargeait de toute responsabilité dans cette histoire. Syndrell sourit. Elle pouvait très bien l’utiliser à nouveau, mais elle était bien trop curieuse pour cela !

Lipilip attendrait un peu ! Elle voulait découvrir cet endroit où le hasard venait de la conduire. Cette forêt avait quelque chose de familier, mais il lui fallut cinq bonnes minutes – et la rencontre avec une enjôleuse d’Hulm – pour reconnaître la jungle luxuriante qui s’étendait à l’est de l’Empire. Elle avait fait un bout de chemin !

Tout à son exploration, emportée par les souvenir de son second cours avec Miss, Syndrell ne perçut pas la présence qui l’observait, tapie dans l’épais feuillage. En revanche, elle entendit nettement le sifflement étranger, juste avant que le cri d’avertissement ne retentisse au-dessus d’elle.

Ses réflexes lui sauvèrent la vie. Elle pivota pour éviter les carreaux qui se contentèrent de la frôler, l’un d’eux emportant une mèche bleue au passage, et bondit pour attraper la première branche venue. Elle se hissa souplement à l’abri des tirs et guetta de nouvelles répliques, mais le calme et le silence s’installèrent de nouveau dans la jungle.

Elle leva les yeux, cherchant celui qui l’avait prévenue du danger. Elle finit par distinguer sa silhouette, dans un arbre voisin. Les larges feuilles derrière lesquelles il se tenait l’empêchaient de voir son visage.


- Merci ! chuchota-t-elle, avant de réaliser qu’elle venait de s’exprimer machinalement en Petit. Est-ce que tu sais pourquoi on nous tire dessus ? ajouta-t-elle, en alavirien cette fois-ci.

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Vous. Moi…


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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Dim 03 Avr 2016, 05:00

S'approchant d'un des carreaux, dans un arbre, le jeune homme le retira de la et l'inspecta, notant un liquide un peu collant... Voilà que tiré n'était plus assez, Dil'duran empoisonnait en plus!?

Parce qu'on approche de la résidence d'un homme que peu connaissent et qui veut que ça reste ainsi...

Ce bon vieux Dil'duran n'est pas du genre à aimer la visite, je regarderait ou je marche, être toi... Particulièrement vu que ce vieux fou semble avoir prit goût au poison.


Peut-être le connaissait-elle, après tout la réputation de l'homme n'était plus à faire. Soupirant, Syles évita un coup d'épée avec un air blasé. Il connaissait l'homme mieux que quiconque et savait de mémoire quelle était sa série d'attaques préférée. Rudement efficace, presque impossible à éviter... Sauf si l'on connaissaient d'avance chaque mouvement.

Donna un coup de pied sur la lame, le métal de ses bottes frappant l'arme et l'envoyant à quelque mètres, il élança sa main vers le visage du forgeron...

Et se retrouver à lui serrer la main.


Alors tu reçois toujours tes amis à grand coup d'épée et d'arbalète, vieux fou?

D'épée, seulement, elle je la connais pas.

Prenant une énorme gorgée d'une bouteille qu'il tenait de la main gauche, l'homme observa un instant l'envoleur, puis la femme au cheveux bleus... Puis se tourna et commença à marcher en les invitants à le suivre d'un mouvement de tête et d'un grognement. Haussant des épaules avec un sourire, le jeune homme le suivit en invitant l'étrangère à faire de même... Si Dil'duran n'avait pas tenté de la tuée, c'était qu'elle avait éveillé sa curiosité. Et si elle avait éveillé sa curiosité, elle pourrait bien repartir de cette jungle avec une lame qui vaudrait son poids, voir plus, en or.

Arrivant devant la... Maison, si l'on pouvaient appelé ça ainsi, de Dil'duran, Syles remarqua immédiatement que l'ancien frontalier avait même déplacé des pierres pour faire le solage et une partie du mur... Ça ressemblait presque à un fort miniature, bien que la pierre, il le savait, était là pour que le métal chaud ne commence pas un feu.

À l'intérieur, même l'envoleur, qui s'y attendait, ne put pas retenir un sifflement admirateur. Des armes et des armures de toute sortes, toutes d'une qualité impressionnante et visible au premier coup d'oeil, couvraient les mûrs. Le jeune homme ne put s'empêcher de se demander si le forgeron avait recommencer à forger comme un hobby avant ou après la visite de Kaünis...


Alors, qu'est-ce qu'un vieux fou de forgeron un peu alcoolique peut faire pour vous... La dame d'abord.

Surprise... Il lui demandait déjà comme ça? C'était carrément une offre pour une arme, ça, et ce n'était pas exactement commun. Le forgeron eu un sourire devant le regard interrogateur de ses deux invités improvisés.

J'avais un vieil ami, souffleur de verre, qui m'avait parlé, il y a de ça des années, d'une fille aux cheveux bleus... Ça te dirais pas un truc, à tout hasard, gamine?

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Dim 03 Avr 2016, 18:28

[Tu parles ! C'est parfait Very Happy]


Syndrell écarquilla les yeux de surprise : quelqu’un vivait ici ? Au beau milieu de cette jungle ? Certes, l’endroit était magnifique, plus coloré que nulle part ailleurs en Gwendalavir mais, quand même, vivre loin des hommes, au beau milieu des enjôleuses et de créatures peu amènes… Et puis, du haut de son perchoir, elle vit le fameux Dil’Duran charger avec une énorme épée.

Et elle révisa son jugement. Cet homme était parfaitement capable de vivre ici et de se défendre dans un milieu aussi hostile ! Elle se tendit légèrement, indécise quant aux intentions de ce drôle de phénomène : les voyait-il comme une hostilité à éliminer ?

Bruissement dans les feuilles. L’inconnu s’était laissé tomber à terre. Il se précipita vers le terrible épéiste, et… lui serra la main. Ils se congratulèrent mutuellement par des gestes typiquement masculins et Syndrell haussa un sourcil mi-surpris, mi-amusé. Ces deux-là se connaissaient et s’estimaient.

- Alors, tu reçois toujours tes amis à grand coup d’épée et d’arbalète, vieux fou ?
- D’épée, seulement, elle je la connais pas.
- Vous laissez une très petite marge aux étrangers pour se présenter,
fit remarquer Syndrell du haut de sa branche.

Ce n’était pas vraiment un reproche, ou du moins était-il formulé avec assez d’amusement dans la voix pour que l’interpelé ne se sente pas agressé. Rassurée par leur attitude, Syndrell décida qu’il était temps de descendre à son tour. Elle s’exécuta d’une pirouette agile et épousseta sa tunique anthracite avant de rejeter ses longs cheveux bleus, pour une fois détachés, derrière ses épaules.

L’homme qui les avait accueilli à sa manière était assez âgé. Néanmoins, Syndrell comprit qu’à son égard il ne fallait pas s’y tromper : l’œil vif et la main habile, il semblait capable de se servir de son arme avec suffisamment d’expérience pour forcer l’admiration et le respect. Elle décida de ne pas le tenter et, lorsqu’il les invita à le suivre d’un grognement, elle lui emboîta le pas.

Et en profita pour détailler davantage le jeune homme qui marchait près d’elle. Grand et mince, il avait d’étonnants cheveux noirs tranchés par des mèches d’argent, et un visage avenant, plein de fossettes expressives. Croisant son regard juste avant qu’ils n’arrivent au domaine de Dil’Duran, elle fut frappée par la couleur de ses yeux, si proche de la sienne.

Puis elle découvrit l’endroit où leur guide s’était établi, et la mâchoire lui tomba. Ce n’était pas une maison, encore moins une forge, mais une forteresse ! Un site protégé comme si une armée s’apprêtait à déferler dans la jungle. Stupéfaite, Syndrell se demanda si leur hôte n’était pas un peu paranoïaque sur les bords. Le fait qu’il tienne une bouteille aussi sûrement que son épée ajoutait une touche de folie à cet homme qui, pourtant, n’eut pas besoin d’insister pour que la jeune marchombre le suive à l’intérieur du bâtiment.

Elle ouvrit grand les yeux tandis que, près d’elle, l’homme aux yeux clairs poussait un sifflement d’admiration. Ils se trouvaient maintenant dans un royaume ou l’arme était reine. Il y en avait partout, sur tous les murs de toutes tailles et de toutes formes. L’armurerie de l’Académie faisait bien pâle figure à côté de celle-ci !


- Alors, qu’est-ce qu’un vieux fou de forgeron un peu alcoolique peut faire pour vous… la dame d’abord.

Syndrell sourit.

- Appelez-moi Syndrell.
- J’avais un vieil ami, souffleur de verre, qui m’avait parlé, il y a de ça des années, d’une fille aux cheveux bleus… Ça te dirait pas un truc, à tout hasard, gamine ?
- Vous avez connu Eonard ?


La surprise de la marchombre était évidente ; la dernière fois qu’un tiers avait évoqué son ami, c’était le gentil rêveur de Fériane, Moryqane. Il lui avait dévoilé le véritable nom de l’homme qui lui avait sauvé la vie lorsqu’elle était jeune, et lui avait appris qu’il était en fait un dessinateur au service de l’Empereur. Une Sentinelle.

Eonard S’il Mordan avait pris sa retraite dans les montagnes du Poll, non loin des frontières qu’il avait vaillamment gardées. Sans lui, Syndrell serait morte de froid. Il l’avait ramenée à la vie dans tous les sens du terme, car la jeune fille avait alors perdu sa famille adoptive dans d’atroces conditions… Elle lui devait énormément et il ne se passait pas une seule journée sans qu’elle n’ait une pensée affectueuse pour celui qui lui avait transmis l’art merveilleux du soufflage de verre.

Dil’Duran ne prit pas la peine de répondre, mais son regard parlait pour lui. Il fallut plusieurs secondes à Syndrell pour se remettre de sa surprise. Elle en avait oublié que le forgeron attendait une réponse. Têtu, il revint à la charge.


- Alors ? Besoin de quoi ?

Mais Syndrell croisa le regard du jeune homme qui se tenait près d’elle.

- Vas-y, toi. Tu as l’air de savoir ce que tu veux.

Elle, c’était plus délicat. Syndrell n’avait pas l’impression d’avoir besoin d’une nouvelle arme. Elle possédait suffisamment de poignards sous sa veste, celui de Miss était attaché à sa ceinture, et surtout les lames de sa greffe dormaient en secret sous la peau de ses avant-bras. Pour le reste, elle considérait que son corps, du bout de ses cheveux jusqu’à la pointe de ses orteils, était sa meilleure façon de se défendre – ou d’attaquer si besoin.

Laissant les deux hommes faire affaire, elle déambula dans la salle, parcourant de ses yeux dorés les murs tapissés d’armes. Son regard tomba alors sur une dague ouvragée, entreposée dans une vitrine. Pensa-t-elle à Dolce pile poil à ce moment-là ? Ou imaginait-elle déjà l’arme entre les mains de son amant ? Elle sut, en la voyant, que cette lame si fine et si belle était pour lui.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Dim 03 Avr 2016, 19:32

Lorsque la femme laissa la place à Syles et s'écarta pour observer les œuvres de l'homme, ce dernier haussa les épaules et indiqua à Syles de parler d'un mouvement de menton.

Lame double, tu devait t'y attendre... Mais je voudrais que tu attache les manches l'un à l'autre avec une chaîne longue mais qui pourrais être ranger à l'intérieur des dits manches, pour ne pas êtres dans le chemin une fois fusionnées. Tu peux faire ça?

L'homme se gratta machinalement la barbe, qu'il avait dut couper récemment après qu'elle ais prit feu dans la fournaise, puis hocha la tête imperceptiblement avant de regarder sa seconde invitée... Qui regardait une babiole, une dague qui était certes du grand art pour une simple arme, mais loin de ses capacités maximales.

Tu veux un fourreau, pour cette babiole?

Sans même y penser plus longtemps, le forgeron sortit une grosse boite d'une étagère puis la déposa sur une large table circulaire, en plein milieux de la salle, pour en sortir des fourreaux tous plus beaux les uns que les autres, également tous très pratique, semblant d'une efficacité impossible, et fouilla joyeusement dedans avant d'arriver vers le fond et d'en sortir un plus simple de cuir souple, fermé avec des clous tout du long... Celui là, il était magnifique d'utilité. De simplicité... Un détail, imprimé dans le cuir travaillé, rappelait un entrelacs de racines d'arbre, formant un genre de noeud.

Le déposant à part, l'homme replaça les autres, déposa la boîte à sa place et, hésitant un instant en observant la femme, sortit une plus petite boite, en bois, avec un ''E'' ornemental sur le dessus. Il regarda longuement l'objet avant d'offrir une histoire à Syndrell tout en l'ouvrant, dévoilant une bague et un collier d'argent merveilleusement travaillés avec en leur centres ce qui semblait être des gemmes.


Cette vieille branche d'Eonard, un jour, m'a fait une demande très spéciale. Il voulait des vêtements légers dans lesquelles je cacherait des plaquettes de métal très résistant n'entravant pas les mouvement, une armure invisible, quoi, portable n'importe quand sans qu'il n'y paraisse.

En paiement, il m'a offert cette boite et ces bijoux, disant qu'il s'agissait là d'une de ses possessions avec le plus de valeur, faite d'un métal unique...

Cette vieille fripouille, un jouailler m'a informer que la gemme n'était que du verre, rien de plus, quand à la partie métallique, il n'avait pas menti, c'était unique, je n'ais jamais pu le fondre, le marquer... Il m'avait refiler un dessin et de la vitre en échange d'un travail de plusieurs jours.


Un sourire sur les lèvres devant les souvenirs, Dil'duran tendit la boîte à la jeune femme.

Après ce sale tour, je n'ais plus jamais accepter de vendre mes créations, tu peux demander à Syles, je les donnes et seulement à ceux qui le mérites selon moi. La traversé de la jungle est une partie d'un ''Test'' en quelque sortes, et encore, je n'en donne pas à tout le monde qui réussit à me trouver...

J'ai vu ton regard, cette arme n'est pas pour toi, n'est-ce pas?

Et bien tu ne repartiras pas qu'avec un cadeau pour autrui!


Attrapant la main de la femme aux cheveux bleus, le vieil homme y plaça la boite avec force, refermant les doigts de celle-ci sur l'objet avant de se détourner en lâchant un ''J'ai un autre cadeau si tu le veux, mais pour lui, faut attendre!''

~~~

Les coups de marteaux raisonnaient dans l'atelier-maison alors que Syles attrapait une tasse métallique, que le forgeron avait laissé là à son intention au côtés d'une pour Syndrell, et se coula un verre d'eau d'un tonneau non loin, sur lequel le mot ''Bière'' avait été rayé et remplacé par le mot ''rivière'', comme si l'homme considérait l'eau comme de peu d'importance.

Il n'avait pas préciser pourquoi il avait plus ou moins subtilement demandé à la jeune femme d'attendre et Syles se dit qu'il n'avait pas changé. Toujours aussi bourru, bavard, franc, direct... Et saoul.

Prenant une place assise à la table en prenant une gorgé de son breuvage, n'ayant rien but depuis un sacré moment, le jeune homme apprécia un instant le liquide puis l'avala avant de prendre la parole... Tant qu'à être prit ici à attendre avec cette femme aux cheveux étonnants, autant faire la conversation.


Plutôt rare, de voir des gens qui trouve cet endroit par hasard...

Ce bon vieux Dil'duran a plus ou moins vendu la mèche, mais je me nomme Syles, content de faire ta connaissance... Jolis cheveux, en passant.

Ça fait très... Loutre.


Ce mélange de bleu et d'or, sur son visage, avait quelque chose d'unique, qui donnait un air de... De...

De loutre. Il ne savait pas pourquoi il avait dit ou pensé à ça, mais ça lui rappelait l'air taquin d'une loutre qui aurait sourit, contente d'une blague qu'elle aurait faite. C'était ridicule, les loutres ne faisaient pas de blagues, elle nageait c'est tout, mais pourtant...

Enfin bon, pour ce qu'il en savait elle pouvait être sérieuse comme une tombe, cette fille, bien qu'il en doutait. Elle semblait un peu trop énergétique pour ça.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Lun 04 Avr 2016, 17:03

Les coups du marteau de Dil’Duran retentissaient avec force et régularité dans la chaleur de la forge. Voilà un moment que l’artisan s’était retiré pour travailler. Ses grognements d’ours bourru parvenaient de temps en temps aux oreilles de Syndrell qui, décidément, trouvait cet homme à son goût.

Il vivait seul, dans une forge imprenable, bien gardée par quantité de pièges plus ou moins mortels ; il ne répondait pas aux questions et semblait deviner celles qu’on n’avait pas spécialement envie de donner, ou bien il les volait sur les lèvres avant qu’elles s’en échappent… il avait toujours une bouteille à la main, mais il suffisait de l’observer deux minutes pour comprendre que sans cela, il n’était pas capable d’exprimer aussi bien son art.

Il n’en fallait pas plus pour séduire une âme aussi fantaisiste que celle de Syndrell. Assise sur la table, les jambes se balançant doucement dans le vide au gré des coups de marteau, la marchombre repensait aux paroles, curieuses mais justes, du vieux forgeron. Elle admettait tout à fait qu’il ait pu connaître Eonard, tout comme elle n’était pas surprise de savoir que ce dernier avait escroqué Dil’Duran.

Le souffleur de verre n’avait jamais rien pris au sérieux, en dehors de ses créations. Il n’avait pas toujours vécu en ermite, mais même seul il était joyeux, simplement heureux de vivre et de profiter de chaque minute, chaque seconde d’un présent qu’il chérissait tant. Il ne s’était pas contenté d’apprendre à Syndrell comment travailler le verre : il lui avait appris à regarder droit devant soi pour s’envoler vers l’avenir, et toujours avec le sourire.

La jeune femme baissa les yeux sur le fourreau qu’elle tenait toujours entre ses mains. Il était aussi beau que la dague et les subtils entrelacs rappelant des racines noueuses, imprimées dans le cuir avec beaucoup de délicatesse et de précision, la ravissaient. Elle était certaine que Dolce serait également conquis. Elle se sentait déjà impatiente à l’idée de lui raconter comment elle avait trouvé ce précieux cadeau…


- Plutôt rare, de voir des gens qui trouvent cet endroit par hasard…

Un brin moqueuse, la voix tira Syndrell de ses pensées. Elle leva les yeux et croisa l’étonnant regard du jeune homme aux cheveux clairsemés. Il s’était installé sur une chaise et savourait quelques gorgées d’eau dans un gobelet en fer.

Un récipient similaire était posé près de la jambe de Syndrell. Elle avait bu elle aussi, regrettant presque que Dil’Duran, dans sa magnanimité bien gardée, ait remplacé la bière ; dans cette chaleur étouffante, elle aurait volontiers savouré une lampée bien méritée !

- Ce bon vieux Dil’Duran a plus ou moins vendu la mèche, mais je me nomme Syles, content de faire ta connaissance… Jolis cheveux, en passant.

Sourire.
Syndrell était touchée par le compliment. Syles serait sans doute bien surpris d’apprendre qu’elle avait passé son enfance à cacher ses cheveux pour éviter qu’on lui reproche sa différence à grand renfort de coups…


- Ça fait très… Loutre.

Loutre ? Le regard de Syndrell flamboya, juste avant qu’elle ne parte dans un grand éclat de rire. Jamais personne n’avait pensé à la comparer à cet animal, elle encore moins, mais l’analogie lui plut instantanément !

- Alors ça c’est intéressant ! s’exclama-t-elle. Et fichtrement flatteur…

Elle avait croisé quelques loutres dans la Voleuse, et d’autres non loin du lac Chen. Cet animal fascinant de simplicité et d’agilité dans l’eau vive laissait Syndrell un brin rêveuse ; elle enroula une mèche de cheveux bleus autour de son doigt et sourit à Syles.

- J’avoue que je n’avais encore jamais entendu parler de cet endroit, et encore moins du maître des lieux.

Maître des lieux qui, comme s’il savait qu’on parlait de lui, se mit à jurer comme un charretier, probablement agacé par une broutille. Loin de s’en offusquer, Syndrell éclata d’un nouveau rire joyeux et leva son gobelet, trinquant à la santé du sympathique forgeron.

- Mais je suis ravie que le hasard y ait conduit mes pas ! Deux rencontres en une journée, sacrée chance !

Elle but encore une gorgée avant de laisser parler sa curiosité à son tour.

- Tu sembles t’y connaître en matière d’épées… guerrier dans l’âme ?

Syndrell avait déjà partiellement la réponse. Elle avait remarqué les paumes calleuses de Syles, sa façon bien particulière de se déplacer, et la demande qu’il avait faite à Dil’Duran était tout aussi précise qu’intrigante : oui, il savait se battre. Elle se demanda un bref instant s’il accepterait de croiser le fer avec elle.

Pour le simple plaisir de jauger mutuellement leurs capacités.


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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Lun 04 Avr 2016, 20:00

Que répondre à ça... S'il ne disait que ''oui'' elle deviendrait encore plus curieuse, mais il ne pouvait pas dire ''Envoleur'' non plus...

Frontalier, pour être précis.

Sale gamin qui voudrait bien l'être serait plus juste!

Le cris du forgeron, qui semblait avoir entendu la question et la réponse, tira un sourire à Syles qui, pour petite vengeance, se leva, retira marcha vers le coin de la salle et, piquant un clin d'oeil à Syndrell, déplaça lentement un meuble pour ne pas faire de bruit... Meuble qui se prouva n'être qu'une coquille de bois vide cachant un tonneau de bière où le jeune homme remplis sa choppe avant d'en offrir à la jeune femme.

Je sens cette bière d'ici, tu pourrais au moins demander! Referme moi ce tonneau, c'est pas pour les enfants, ça!

L'envoleur éclata d'un rire frais en s'installant de nouveau sur son siège. Il connaissais très bien l'homme, qui l'avait presque toujours traiter comme un fils, et savait que cette réplique valait un ''Prend en tant que tu veux'', venant de lui... Ou du moins c'est ce qu'il prétendrais que cela voulais dire. Sifflotant joyeusement, prenant les coups de marteau comme un rythme, l'envoleur attendit un moment et, bientôt, Dil'Duran avait commencer à chanter de sa voix bourrue une vieille chanson de mineur. Entrant dans la salle en chantant toujours, un morceau de métal rouge de chaleur entre les pinces qu'il avait dans les mains, le vieil homme traînait de l'autre main et d'un pied, poussant dessus comme s'il ne pesait rien, un large tonneau métallique bosselé de part et d'autres qu'il plaça directement à coter de la table.

Habitué à son manège, Syles se leva presque instantanément, attrapant le large tonneau d'où il avait remplit sa choppe un moment plus tôt et le soulevant avec difficulté pour le posé sur la table, au dessus de celui, plus petit, de métal. Le forgeron, concentré comme en transe, fit couler le liquide mordoré dans le tonneau ou flottait un peu d'eau, mélangeant les liquides, avant d'y lâcher la pièce de métal bouillante en lâchant un grognement avant de repartir d'où il venait avec son tonneau métallique. Replaçant le tonneau de bière, l'envoleur expliqua brièvement le drôle de spectacle, un sourire sur les lèvres.


Tout les forgerons utilisent de l'eau pour refroidir le métal, tous sauf Dil'Duran. Personne n'a jamais sut pourquoi, mais il utilise un mélange de bière et d'un peu d'eau... Je ne sais pas si c'est son secret, mais je n'ais jamais vus un autre homme capable de faire de telles merveilles avec un marteau.

Comme pour confirmer cette phrase, l'homme en question revint, attrapa les pieds de Syndrell en continuant de chantonner, le tourna pour observer la botte, en calcula la longueur, la grandeur, l'épaisseur... Puis repartit sans dire un mot.

Le regard de la femme et du jeune homme, tout deux curieux, ne le dérangeait pas. Il était habitué, mais leur expliqués aurait été trop long. Elle n'avait pas chercher d'arme, elle préférait donc se battre avec son corps comme arme? Parfait, il avait justement une petite création, très compliqué à faire, qui lui permettrait d'augmenter ses capacités en corps à corps. Une lame, dans les mains, tout le monde s'en doutait... Mais personne ne faisait attention au pieds.

Souriant devant la forge rouge et le défi que ce projet représentait, l'homme attrapa du métal et du cuir de première qualité. Il n'avait jamais eu besoins de plans, ils étaient dans sa tête. Ces bottes seraient uniques. Il lui donnerait des griffes invisibles, à cette fille.

Le volume de sa chanson augmenta encore alors qu'il se mettait au travail. Il vivait pour ce genre de défis et il avait chaque fois l'impression de retrouver ses vingts ans.


~~~

Born underground, grown inside a rocky womb.

The earth is our cradle; the mountain shall become our tomb.

Face us on the battlefield; you will meet your doom!
We do not fear what lies beneath,
We can never dig too deep!

~~~

L'envoleur arqua de nouveau un sourcil quand le forgeron revint, longtemps plus tard, avec ses lames dans des fourreaux dorsaux qui semblaient être des ailes, c'était unique et il adorait, et il avait bien compris de les chaînes étaient camouflés à l'intérieur et qu'il pouvait les détacher et les rattacher au besoin, mais ce qui l'intriguait c'était... Des bottes. Il venait de déposé, devant Syndrell, une paire de bottes magnifiques. Là ou le cuir se terminait, avant de revenir se plié sur lui même pour faire une sillon qui empêchait la boue et l'eau d'éclabousser plus haut que la botte, il y avait une empreinte, unique, sur chaque botte, d'une loutre... Comme si l'animal nageait dans le cuir. Le forgeron avait dut entendre leur conversation sur la comparaison et il prouvait encore une fois qu'il avait le don de capturer l'âme d'un être ou d'un animal dans ses créations... Parce que quand la lumière venait frapper sur l'animal, il devenait bleu!

Une loutre bleue! C'était fichtrement bien trouvé, vu les cheveux de la jeune femme... Mais des bottes? Il n'avait pas passé tout ce temps à forger en chantant pour des bottes... À moins qu'elles ne cachent un secret quelconque, qu'il devait en ce moment expliquer à la jeune femme, puisqu'il chuchotait à son oreille avec un sourire énorme sur le visage.


Je crois avoir compris que ton corps est ton arme favorite, et bien ne pense pas que ces bottes sont un simple objet d'apparat... Quand tu seras seule et que tu voudras les tester, ou que tu voudras donner un peu plus de ''oumph'' à un coup de pied, frappe l'arrière d'un des talons par terre ou conte le côté de l'autre botte et fait de même pour ranger ton jouet quand tu auras finis.

Il était vachement fier... Le mécanisme avait bien failli exploser en mille morceaux une demi douzaines de fois tellement il était complexe, mais il avait réussit... Il avait créer des bottes qui étaient une arme, le coup sur le talon activant un système de ressorts minuscule qui faisait sortir une lame très fine mais très solide d'entre la semelle et le fond de la botte, directement sous les orteils. Assez longues pour être mortelles, assez fines pour se glisser entre les joints d'une armure, assez solide pour ne pas se briser malgré tout. Un chef d'oeuvre unique.

Ça faisait des années que l'homme n'avait pas eu un tel projet, et Syles s'en rendit bien compte. Ses yeux étincelaient comme un enfant le matin de son anniversaire en découvrant un énorme cadeau. Il vivait vraiment pour sa forge, cet homme.


Et si vous testiez un peu tout ça, que je sache s'il faut que j'ajuste quelque chose? J'ai une salle vide, derrière la forge, que vous pouvez utiliser comme arène...

De toute façon vous devez restez la nuit, le soleil se couche et les créatures de la jungle deviennent plus stupides, elles s'approchent. Pour repartir, il va falloir attendre demain!


Le ton du forgeron ne laissait pas place à la réplique et l'envoleur se leva pour le suivre quand il se dirigea vers une autre salle, plus grande et complètement vide. Il n'avait pas vraiment penser, mais du coup il se demandais un peu si Syndrell était vraiment partante pour tout ça...

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Lun 04 Avr 2016, 22:48

Frontalier ? Syndrell gratifia Syles d’un regard mi-admiratif, mi-étonné. Elle ne doutait pas un seul instant de ses paroles, mais il était tellement différent des Frontaliers qu’elle connaissait… Elle ne se rappelait pas, en outre, l’avoir déjà vu à la Citadelle. Mais elle était loin d’y avoir croisé tout le monde ! Et puis, la curiosité l’emporta sur tout le reste.

Elle le suivit des yeux lorsqu’il traversa la pièce. Il avait une telle allure ! Comment la grâce pouvait à ce point se mêler à la nonchalance ? Cet homme était habillé de contrastes et il les portait bien. Elle sourit en le voyant dénicher un tonneau soigneusement dissimulé dans un meuble. De la bière ! Il lisait dans ses pensées !

Il remplit son gobelet, elle le remercia d’un clin d’œil complice, et ne put s’empêcher de rire lorsqu’un rappel à l’ordre bourru leur parvint. Dil’Duran n’avait pas des yeux dans le dos (encore heureux !) mais il semblait très bien connaître Syles. Depuis quand ces deux-là se connaissaient-ils ? Tout en savourant sa boisson, elle réalisa que cette relation lui rappelait un petit peu celle qu’elle avait connue avec Eonard.

C’était unique. Elle était là depuis une heure seulement, au beau milieu de l’endroit le plus fantasque de l’Empire… et elle se sentait aussi à l’aise que dans l’appartement de Dolce ! Elle s’étira comme une bienheureuse, et regarda Dil’Duran s’activer avec les tonneaux. Elle haussa un sourcil en le voyant mélanger la bière et l’eau pour y tremper son métal.


- Est-ce que j’ai bien vu… ce que je viens de voir ? s’exclama-t-elle, sidérée, lorsque le forgeron eut à nouveau disparu.
- Tous les forgerons utilisent de l’eau pour refroidir le métal, expliqua Syles, amusé. Tous, sauf Dil’Duran. Personne n’a jamais su pourquoi, mais il utilise un mélange de bière et d’un peu d’eau… Je ne sais pas si c’est son secret, mais je n’ai jamais vu un autre homme capable de faire de telles merveilles avec un marteau.

Syndrell secoua la tête. Dolce, Ciel, Lyke… ils ne la croiraient jamais lorsqu’elle leur raconterait cette aventure. C’était bien trop décalé, trop irréel ! Semblant vouloir confirmer ses pensées, Dil’Duran fit à nouveau irruption et attrapa les pieds de Syndrell qui se balançaient toujours. Elle tressaillit, surprise, mais le laissa faire tandis qu’il prenait toutes sortes de mesures.

Ignorant son regard stupéfait et celui tout aussi intrigué de Syles, leur hôte repartit dans son atelier en chantonnant. Les paroles étaient entraînantes et s’accordaient si bien à ce lieu, à cette atmosphère que Syndrell se surprit à entonner elle-même le refrain. Elle avait l’impression d’être entrée dans un univers parallèle. La chaleur, la bière, la voix de Dil’Duran et la cadence de son marteau…

Elle ne réalisa pas immédiatement qu’il était de retour, et qu’il n’était pas revenu les mains vides. Mais lorsqu’elle les vit, elle tomba instantanément sous le charme.

Parfaites. Elles étaient parfaite, depuis le talon jusqu’à la pointe, en passant par le retour de cuir souple. Des bottes… il lui avait fait des bottes. Incapable d’articuler le moindre son, Syndrell se laissa tomber de la table et s’accroupit pour les admirer. Elle n’osait presque pas les toucher tant elles étaient belles ! Une véritable œuvre d’art, digne du talent du plus grand forgeron de tous les temps.

Elle finit par en attraper une entre ses mains. Le cuir neuf était incroyablement doux sous ses doigts. Tournée vers l’extérieure, une loutre ondulait presque sous ses yeux écarquillés de surprise et d’émotion. Trésor de minutie et de précision qui la laissait sans voix. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises… au moment où elle bougea, s’ébrouant comme pour se tirer d’un rêve, la lumière vint caresser l’animal si joliment esquissé.

Les nuances de bleu dont il se para aussitôt étaient celles qui dansaient dans ses cheveux. Elle porta la main à ses mèches, puis posa les doigts sur la loutre qui la ravissait… et plaqua finalement la main sur son cœur. C’était le plus beau cadeau qu’on ait pu lui faire.

Les paroles qu’il lui glissa à l’oreille lui tirèrent un petit rire incrédule. Etait-ce vraiment possible que ces bottes cachent encore quelque chose, merveilleuses qu’elles étaient ? Mais Syndrell était déjà conquise ! Elle ne frémit même pas en réalisant que Dil’Duran lisait si bien en elle, au point de deviner qu’elle n’avait pas besoin d’une arme comme Syles. Au contraire, elle se sentit réellement comprise !

Elle se releva brusquement et se jeta dans les bras du forgeron. A son tour de le prendre par surprise ! Dil’Duran se raidit comme un piquet de bois mais ne bougea pas tandis qu’elle le serrait contre elle.

Il finit par toussoter puis, voyant qu’elle ne le lâchait pas, il se dégagea dans un grognement qui ne convainquit personne. Elle l’avait bien eu. Il s’empressa d’ailleurs de s’éloigner, les pommettes un peu vives – mais comme il buvait pas mal, elles étaient toujours un peu colorées… n’est-ce pas ?


- Hum… Bon… Et si vous testiez un peu tout ça, que je sache s’il faut que j’ajuste un peu quelque chose ? J’ai une salle vide, derrière la forge, que vous pouvez utiliser comme arène…

Syndrell tourna un regard interrogateur vers Syles. Elle était partante, oui ! Mais lui ? Le voyant emboîter le pas à Dil’Duran, la marchombre sourit. Elle décida de prendre ça pour une réponse positive et s’empressa d’ôter ses bottes, terriblement simples et usées comparées à celles que des mains incroyablement habiles venaient de créer pour elle.

Elle les enfila et poussa un sifflement d’admiration : elles étaient pile poil à la bonne taille. Dil’Duran avait un sacré compas dans l’œil pour que de simples mesures rapides lui aient permis de réaliser des bottes qui lui allaient aussi bien ! Elle secoua la tête et ses longs cheveux dansèrent dans son dos. Elle ne s’étonnait plus de rien, désormais, venant de lui…

Ses nouvelles bottes claquant fièrement sur le sol, Syndrell rejoignit les deux hommes. Elle tressa rapidement ses cheveux et les coinça en un chignon grossier pour qu’ils ne la gênent pas, puis elle ôta sa tunique. Il faisait chaud, même dans cette salle fort spacieuse… En dessous, elle portait une brassière noire qui s’arrêtait au-dessus de son nombril.


La cicatrice qui courait le long de son flanc nu était bien visible à la lumière tamisée de la pièce. Souvenir impérissable de Vanora qui ne la hantait plus depuis des années mais qui impressionnait toujours, et à raison : cette blessure lui aurait été fatale sans l’intervention d’Erwan. Un sourire dansa sur ses lèvres au souvenir du jaguar. Elle lui était reconnaissante de ne pas l’avoir croquée pendant qu’elle se vidait de son sang… !

Son regard tomba sur Syles, et Syndrell se concentra sur l’instant présent. Pour s’être déjà entraînée une ou deux fois avec Erlaëm, et pour avoir défié Maïeul, elle était bien placée pour savoir que les Frontaliers étaient de redoutables guerriers. Les sous-estimer était la plus belle erreur que l’on puisse commettre – la dernière, si l’on en venait à croiser le fer avec eux – mais la jeune femme avait appris l’humilité depuis longtemps !

Elle était impatiente de se mesurer à lui. Non pas dans l’espoir de le vaincre, mais parce qu’elle était certaine d’apprendre quelque chose, ce soir, en affrontant un homme aussi intriguant que Syles. Il dégageait quelque chose d’indéfinissable, une tranquille assurance qui lui était familière sans qu’elle ne sache bien pourquoi…


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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Lun 04 Avr 2016, 23:45

Un cercle s'installait. Syles et Syndrell se tournaient autour, se jaugeant l'un l'autre... Le jeune homme n'avait pas l'intention d'utiliser ses nouvelles chaînes, il aurait fallu révéler sa greffe pour ça...

Cependant elle semblait savoir ce qu'elle faisait. Sortant ses nouvelles lames, dans son dos, et les faisant tournoyer pour s'assurant de sa prise sur les manches, parfaits. Dil'Duran s'était surpassé. Cependant le jeune homme n'avait pas l'intention de passer directement au combat armé et il les replaça dans leur fourreaux avant de repenser à la dernière leçon de Gil...

La garde de l'envoleur. S'arrêtant de tourner, le frontalier prit une grande inspiration et s'élança à une vitesse fulgurante, frappant du poing gauche, coup que la jeune femme évita avec la même adresse que Gil aurait eu, et il remercia ses réflexes, développés par son ancien maître l'hors de leurs combats, qui lui permirent d'évité la réplique qui ne se fit pas attendre.

Rapidité, fluidité... Il sentit venir le prochain coup plus qu'il ne le vit, tendant un vortex de vide à la femme aux cheveux bleus pour glisser le long de son bras et tenter de frapper... Son poing fit mollement mouche, touchant à peine les côtes de son adversaire alors que le poing de celle-ci faisait de même avec son menton à lui. S'en suivit une bataille de parades à laquelle il réussit enfin à mettre fin en la repoussant d'un coup des deux paumes à la fois, se prenant un poing au passage...

Coup pour coup, il savait que ça ne durerait pas, elle était très douée, peut-être même plus que Gil. Il n'avait pas vraiment le choix, du coup, il devait se donner à fond.

Ressortant ses lames dans le même tournoiement que la première fois, Syles prit une de ses gardes favorites. Les lames vers le bas, le dos droit... Une garde invisible, parfaite. Une garde d'envoleur.

Quand le combat recommença, la donne changeait. Il était une tempête d'acier, un ouragan. Il combina enfin ses lames, créant un énorme moulinet qui faisait une danse de mort à laquelle Syndrell échappa parfois d'un seul cheveux... Elle était doué, très doué, mais ses tentatives étaient de plus en plus rare, elle n'avait pas la porté pour le frapper elle ne pouvait pas... Syles ne dut qu'à la voix de Dil'Duran qui cria un ''MAINTENANT!'' de bloquer le coup de pied attend. Il écarquilla les yeux, arrêter dans son mouvement... Sur sa lame, qui aurait dut être bien en avance sur le pied de son adversaire, il y avait une lame qui lui donnait juste assez de porté pour que les coups de pieds de la femme ne deviennent des coups d'épées.

Voilà. Elle n'avait pas besoin d'armes. Elle était l'arme. Ses jambes étaient des bâtons de combat, ses pieds des dagues...

Cela surprit tellement Syles qu'il recula, brisant la confrontation. Voilà, Dil'Duran avait trouvé le point faible du corps à corps, la porté, et l'avait annihiler. Fier de lui, l'homme se dit qu'il devrait étudier ce modèle, pour tenter de l'améliorer. Peut-être qu'il pouvait trouvé un moyen de créer un système permettant de lancer les lames d'un coup de pied, se dit-il, mais il aurait fallu pouvoir en avoir une réserve...

Se grattant la barbe, l'homme sourit devant le combat. Ces deux là méritaient vraiment ses armes. Prenant une gorgé de bière, il observa les coups de pieds de la jeune femme... C'était carrément des serpents. Mortels, agiles...

Il était vraiment admiratif, et il voyait que Syles l'était aussi.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Mar 05 Avr 2016, 02:01



- MAINTENANT !

Syndrell ne réfléchit pas. Elle n’en eut pas besoin ! Alors qu’une minute plus tôt elle ne voyait toujours pas où Dil’Duran voulait en venir avec le dernier secret de sa création, il suffit d’un cri, d’un signe pour qu’elle sache exactement quoi faire. Le talon de sa botte droite frappa le sol quand elle bondit, puis elle lança sa jambe en pivotant, fulgurante de puissance et de vélocité…




*




Syles était une anguille. Insaisissable, tantôt immobile comme une statue, tantôt plus vif qu’un éclair, il changeait de rythme et d’appuis aussi aisément qu’il respirait. Intéressée par sa technique, Syndrell le poussait à évoluer de la sorte en s’évertuant à lui voler son centre : elle pivotait sur elle-même, se coulait entre ses bras pour toujours se retrouver contre lui.

Parce qu’ils étaient tous deux d’excellents combattants, ils portaient des coups d’une redoutable efficacité mais qui ne faisaient qu’effleurer les parties du corps visées. Ainsi le poing de Syles caressa ses côtes flottantes quand elle lui frôla le menton. Ils dansaient plus qu’ils ne se battaient, chacun jaugeant l’autre et appréciant ses réflexes, les choix effectués, les parades utilisées.

Mais ce n’était qu’un échauffement, un prélude et Syndrell perçut le changement lorsque la respiration de Syles se modifia imperceptiblement. Elle bondit en arrière pour éviter le ballet des lames du jeune homme. Bondit encore pour ne pas perdre la tête, tourbillonna afin de ne pas perdre un bras, sentit une lame fouetter l’air à moins d’un centimètre de son oreille.

Le combat n’était plus égal, Syles avait l’avantage avec la portée de ses lames, et Syndrell ne doutait pas un seul instant de leur tranchant ; les mèches bleues qui étaient tombées sur le sol étaient une preuve suffisante. Il fallait qu’elle réagisse, et vite. Mais Syles adopta soudain une garde qui la fit ciller. Cette position…

Le combat reprit, plus vif que jamais. Syndrell riposta avec toute la souplesse, toute la rapidité dont elle était capable. Elle ne portait plus de coups, se contentant d’esquiver les lames qui, complémentaires et redoutables, ne lui laissaient d’autre choix que de rester perpétuellement en mouvement pour les éviter. Elle commença à reculer.

Les paroles de Dil’Duran tournaient dans son esprit et elle serra les dents. Elle devait rester concentrée ! Une seconde d’inattention pouvait être fatale ! Pourquoi le forgeron s’invitait-il de la sorte dans ses pensées ? En nage, elle plongea, passa entre les jambes de Syles et frappa à l’arrière de ses genoux.

Non.
Voulut frapper à l’arrière de ses genoux. Il n’était déjà plus là. Comment… ? Se redressant d’un bond improbable, elle parvint à se jouer encore des lames de Syles. Chaque parole de Miss se heurtait à celles de Dil’Duran dans sa mémoire. Oh, non d’une chiure de mouche, est-ce qu’il allait lui fiche la p…


- MAINTENANT !

Syndrell ne réfléchit pas. Elle n’en eut pas besoin ! Alors qu’une minute plus tôt elle ne voyait toujours pas où Dil’Duran voulait en venir avec le dernier secret de sa création, il suffit d’un cri, d’un signe pour qu’elle sache exactement quoi faire. Le talon de sa botte droite frappa le sol quand elle bondit, puis elle lança sa jambe en pivotant, fulgurante de puissance et de vélocité…

Chuintement.

La lame de Syles heurta cette qui, petite mais fichtrement efficace – et bienvenue ! – jaillit de la pointe de la botte de Syndrell. Celle-ci n’attendit pas que Syles se remette de sa surprise : profitant de son étonnement, elle se mit à tourner en lançant ses jambes. Elle avait compris comment utiliser les lames de ses bottes et, si la mécanique différait de la symbiose qu’elle connaissait avec sa greffe, l’effet était le même : extension de son corps, les lames menaient la danse.

Syndrell reprit l’avantage. Elle se jeta en avant, prit appui sur ses mains et ses jambes fouettèrent l’air. « Le corps est une arme », murmura Miss, quelque part dans ses souvenirs. Elle ne regardait pas Dil’Duran, trop absorbée par son combat contre Syles, mais elle devinait son regard ; il avait trouvé, alors… Il avait trouvé ce qu’elle-même ignorait être venue chercher.

La marchombre s’enroula autour de Syles, comme un serpent, et le cloua au sol. Une lame posée sur la gorge de Syles marquait la fin du combat, et elle aurait aussi signé sa victoire… si seulement elle n’avait pas une lame pressée entre les côtes. Egalité ! Elle songea brièvement à sa greffe, qui lui aurait permis de s’assurer le titre de vainqueur – sans savoir que Syles avait lui aussi plus d’un tour dans son sac. Mais elle choisit la discrétion et abandonna cette idée pour rouler sur le côté, libérant le Frontalier.

Allongée sur le dos, le souffle court, elle ferma les yeux pour se concentrer sur sa respiration. Elle n’avait pas encore complètement récupéré lorsqu’un petit gloussement s’échappa de ses lèvres. Devint éclat de rire.


- J’ai les meilleures bottes du monde ! cria-t-elle en levant les jambes pour les laisser retomber lourdement, épuisée.

Les lames se rétractèrent aussitôt, tirant un nouvel éclat de rire à Syndrell. C’était affreux parce qu’elle peinait à retrouver son souffle, et chaque contraction de son abdomen lui donnait l’impression que ses muscles allaient s’enflammer pour de bon ! Vautrée par terre, secouée par son hilarité, elle aurait presque donné sens à l’expression « mourir de rire » si une main secourable ne s’était pas tendue au-dessus d’elle.


- C’était génial ! lança-t-elle à Syles. Tu bouges vraiment bien ! Et ses lames…

Sans attendre son avis, elle en attrapa une et l’observa sous toutes les coutures. Splendides. Elle eut le temps de faires quelques moulinets avant, avant qu’une main impatiente ne la lui reprenne avec autorité.

- J’aime ton style ! Très inspirant ! Comment est-ce que tu fais ce truc, là…

Dil’Duran soupira tandis que les deux jeunes gens se lançaient dans une petite leçon d’escrime. Il avait déjà envie de donner naissance à d’autres merveilles.

Mais soudain, Syndrell se figea. Une image venait de lui traverser l’esprit. Elle fronça les sourcils. Pourquoi Dolce lui revenait-il encore en tête ? Certes, il ne quittait jamais véritablement ses pensées, mais il était tout même discret lorsqu’elle se battait.

Pourquoi cette association soudaine, alors qu’elle était en train de parler technique avec un Frontalier ? Syndrell cligna des yeux et fixa Syles. Elle ne voyait plus seulement un Frontalier.
Cette garde, cette puissance redoutable de fluidité et d’audace…


- Je crois bien que le hasard est joueur, avec moi, dit-elle en s’essuyant le front d’un revers du bras.

Et elle sourit de toutes ses dents à l’Envoleur.


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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Mer 06 Avr 2016, 16:32

Dil'Duran leva les yeux au ciel, cette loutre, elle était une gamine... Et ça l'amusait bien. Il pouvait bien voir pourquoi son vieil ami souffleur de verre l'aimait tellement. C'était une véritable boule d'énergie sur pattes.

Syles, quant-à lui, avait compris. Cette fille était marchombre, il en était presque sûr. Son combat lui avait rappeler la danse d'Éole... Et il se demanda encore pourquoi diable les marchombres et les envoleurs se battaient.


Si tu veux mon avis, le hasard est joueur avec tout ceux... Comme nous.

Un sourire sur les lèvres, le jeune homme se remercia intérieurement d'avoir résister à utiliser sa greffe... Puis observa Dil'Duran qui entrait dans la salle en tirant deux matelas sortis d'il ne savait trop où et quatre épées de pratique, en bois, qu'il déposa à côté des matelas en question, deux pour chacun.

Comme ça, personne ne risque de se blesser si tu veux lui montrer un ou deux trucs, Syles.

Et toi, petite loutre, si jamais tes bottes uses ou bien que la lame casse, t'as qu'à revenir. Les réparations sont gratuites, j'ai une réputation a garder, moi.


Le sourire de l'homme bourru disait tout lorsqu'il quitta la pièce en lâchant un ''Je prépare le repas!'' en chantonnant toujours.

Cette chanson rappelait à Syles son enfance, il avait passer des heures interminables à apprendre à la fois les secrets de la forge et de la bataille avec Dil'Duran. Son père adoptif voulait qu'il devienne forgeron, après tout, et qui de mieux que ce forgeron dont le seul nom pouvait faire siffler certains frontaliers d'admiration pour lui apprendre?

Personne... Et le jeune homme sentait encore le rythme du marteau dans ses muscles... Un jour, il devrait venir dans cette forge pour quelques mois, voir quelques années... Terminer son apprentissage.

Il ne se rendit même pas compte qu'il avait joint sa voix à celle du maître des lieux, et se contenta de traîner le matelas qui avait été un peu délaisser en travers la porte à son intention, vers le mur du fond. Tant qu'à dormir, autant choisir l'endroit où il s'éveillerait.

Pendant ce temps, le forgeron se demandait bien quoi cuisiner, lui... Du siffleur? Il en avait encore quelque tranches, après tout, et il avait un ou deux animaux rares dont il lui restait de quoi faire un repas pour trois.

Malgré sa réflexion, il se retourna par réflexe quand quelqu'un entra dans la cuisine...

Quoi, quelqu'un avait une proposition pour le repas?

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Mer 06 Avr 2016, 17:36

Curieusement, la réponse de Syles lui plut. Il savait qui elle était, lui aussi, elle le voyait dans ses yeux de chat. Et, tout aussi curieusement, elle décida que ce n’était qu’un détail, après tout. Un détail intéressant, certes, mais un détail tout de même, qu’elle chassa dans un coin de son esprit pour s’occuper de choses bien plus importantes : ses bottes.

Syndrell n’en revenait toujours pas. Elle n’avait encore jamais vu ça. Les yeux brillant, elle leva un pied, puis frappa le talon… sourit lorsque la lame jaillit du cuir reluisant. Elle rétracta la lame, puis exécuta le même manège avec l’autre botte. Elle était en train de sauter à pieds joints lorsque Dil’Duran entra dans la pièce avec deux matelas. Et des épées de bois.


- Comme ça, personne ne risque de se blesser si tu décides de lui montrer un ou deux trucs, Syles, expliqua-t-il avec évidence.

Syndrell regarda le jeune homme, tout sourire. Elle préférait mille fois s’entraîner avec lui plutôt que dormir ! Elle n’était pas fatiguée du tout, en dépit de l’énergie qu’elle venait de dépenser en se mesurant à Syles. Elle remercia Dil’Duran pour sa généreuse proposition, avant de lui demander où elle pourrait se laver : la transpiration collait ses cheveux à son front.


- Je vais te faire chauffer de l’eau, grogna-t-il après l’avoir menée jusqu’à une pièce qui ressemblait à des termes : la baignoire, creusée dans la roche, était immense et circulaire.

Subjuguée, Syndrell n’eut pas le temps de dire au forgeron qu’elle se contenterait aisément d’eau froide. Elle passait tellement de temps sur les routes qu’elle avait pris l’habitude de faire sa toilette à l’eau claire – mais fraîche ! – des ruisseaux. La chaleur qui envahit la pièce eut toutefois raison de sa simplicité, et lorsqu’elle se glissa dans l’eau tiède, elle gémit de bienêtre. C’était divin. Et Dil’Duran était un dieu.

Appuyée contre la roche douce et chaude, ses longs cheveux bleus flottant dans l’eau tout autour d’elle, Syndrell tourna la tête vers ses vêtements, entreposés non loin de là. Posée contre le mur, ses bottes étaient aussi belles que lorsqu’elle les avait aux pieds. Les loutres bleues brillaient doucement dans la douce lumière de la salle. Heureuse, Syndrell ferma les yeux.

Un peu plus tard, propre et revigorée par le bain, la jeune femme laissa son odorat la guider jusqu’à la cuisine, où Dil’Duran s’affairait. Elle avait annoncé à Syles que la salle d’eau était disponible et l’eau encore tiède, avant que son ventre ne se mette à grogner : elle avait faim ! Et elle ne fut pas surprise de constater que la cuisine était l’un des nombreux talents de leur hôte.

- Comment se fait-il qu’aucune femme n’ait succombé à homme aussi parfait ? s’étonna-t-elle, malicieuse, lorsqu’il se tourna vers elle.
- Il y en a eu une.
- Oh…


Syndrell s’asséna une gifle mentale : elle avait encore cette fichue manie de parler avant de réfléchir ! Dil’Duran haussa les épaules.

- Dans une autre vie. Celle-ci me convient parfaitement. Le calme, la tranquillité… Je peux travailler sans être dérangé !
- Eonard disait la même chose,
sourit Syndrell.

Elle s’assit en tailleur sur une chaise et regarda, fascinée, les mains du forgeron. Il était d’une telle délicatesse ! Pourtant, c’étaient des mains fortes et calleuses, rompues au maniement d’outils lourds et au dur travail du fer et du cuir…

- Comment vous êtes-vous rencontrés tous les deux ?
- Sur un marché, à Al-Jeit. Il vendait ses figurines de verre, moi quelques babioles en cuir.
- Il ne m’a jamais parlé de vous…
- Ouais, c’était pas un bavard. Pire que moi. Bon, tu veux bien faire quelque chose pour moi, p'tite loutre ?


Séduite par ce nouveau surnom, Syndrell posa sur lui un regard flamboyant.

- Oui ?
- Me vouvoie plus jamais. Pigé ?
- Tope-là !


Bon sang, elle était si vive qu’elle arrivait encore à le surprendre ! Amusé, Dil’Duran ferma le poing et le cogna contre le sien. Décidément, elle lui plaisait, cette petite. Presque autant que l’autre andouille. Syndrell proposa alors son aide, il voulut refuser, parce qu’elle était son invitée et il entendait bien la traiter comme telle, mais il lui apparut bien vite que tenir tête à cette fille, c’était tout simplement impossible.

Elle était nulle en cuisine. Il en fit rapidement le constat et, à grand renfort de soupirs navrés qui la firent bien rire, il entreprit de lui enseigner deux ou trois choses. Espiègle mais attentive, elle l’écouta avec attention et tâcha de reproduire ses gestes.


- Bien, marmonna-t-il lorsqu’elle eut terminé d’émincer à peu près correctement les légumes. Encore une cinquantaine d’années et tu sauras faire un repas sans te trancher les doigts ni faire brûler le repas…

Syndrell eut une grimace contrite : elle savait qu’il ne plaisantait qu’à moitié. Mais elle mit du cœur à l’ouvrage, et elle était tellement concentrée que lorsque Dil’Duran aboya un « A TABLE ! RAMENE TES FESSES SALE GAMIN, M’OBLIGE PAS A VENIR TE CHERCHER ! », elle sursauta.

- Un petit verre, sale gamin ? lança-t-elle innocemment quand l’interpelé montra enfin le bout de son nez.




*




De retour dans la salle vide, Syndrell s’assit sur son matelas, resté en plein milieu de la pièce, et croisa les jambes en tailleur. Elle n’avait toutefois pas l’intention de dormir, et jeta à Syles un regard brillant de curiosité.

- Frontalier et Envoleur, c’est un cocktail diabolique, ça ! fit-elle remarquer d’un ton léger. Tu ne dois pas avoir beaucoup d’ennemis !

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Mer 06 Avr 2016, 19:32

Avec joie, amie de la famille des mustélidés.

L'air surpris de Syndrell tira un sourire à Syles... Ah elle ne s'attendait pas à ce qu'il connaisse le nom de la famille animale des loutres?

~~~

Tu pourrait être surprise... Ou pas, c'est pas comme si les envoleurs étaient très apprécier...

Parfois je me dis que j'aurais peut-être dut les quitter pour suivre la promesse d'une marchombre, par le passé... Mais bon.


Il haussa les épaules, préférant ne pas en dire plus. Il était couché, mais plus dans une position de conversation et tout qu'une position de sommeil. Il n'était pas encore fatigué, après tout.

Attrapant l'une des épées de bois, il plaça le manche de la seconde en équilibre sur la pointe de celle-ci et tenta de faire garder l'équilibre à tout ça avec pas mal de succès, réussissant même à se lever en les tenants ainsi, une chose qu'il tentait de faire dans cet exercice depuis des années, habituellement avec de vrais couteaux, donc plus dangereusement, pour se distraire...

Une fois levé, il donna un coup de poignet et attrapa les armes de bois, une dans chaque mains, pour vérifier leur équilibre, qui était parfait, puis les firent tournoyer un moment, testant le poids en remarquant qu'il devait y avoir un centre en acier pour reproduire une véritable épée.

Parfait sur tout les points... Il entreprit de montrer à Syndrell ce qu'elle avait été curieuse à propos de, un enchaînement qui faisait une véritable tempête de lames quand il était fait rapidement...

Puis leur hôte les rejoignis... Avec une lame de bois sur-dimensionner et qui devait peser une tonne dans la main gauche, la lame reposant sur son épaule, et ce qui semblait être un marteau de guerre au manche court dans l'autre main, en bois également.


Voyons voir ce que vous avez dans le ventre...

Ça faisait peur à voir, l'homme qui utilise des armes à deux mains d'une seule comme si c'était normal... Mais l'envoleur le connaissait assez pour ne pas s'étonner devant sa force et il se demanda un instant qui était vraiment la plus grande menace, dans cette jungle, les animaux, les envoleurs et marchombres qui y passaient parfois, ou le forgeron.

La vitesse à laquelle l'homme se déplaça pour donner le coup d'envoie de cet entraînement lui donna la réponse. Cet homme était plus dangereux que les trois quarts de l'empire, peut-être les mentaïs mis à part et encore, il n'en était pas sûr.

Il évita de justesse un coup qu'il vit continuer vers Syndrell, qui l'évita également d'un cheveux et ne dut qu'à ses réflexes d'éviter le marteau qui se dirigeait droit vers son visage.

Si ils prenaient un coup, ça ferait très mal... Surtout qu'il avait déjà des sueurs froides devant l'intensité de l'entraînement et l'efficacité de son vieil ami et, pourtant, celui-ci n'avait attaqué qu'une fois. Cet homme n'avait pas de temps, ou plutôt si, mais son temps était maître de tout les autres, particulièrement dans cette maison. Si Syles perdait ne serais-ce qu'un instant le temps que Gil lui avait enseigner, le temps de l'envoleur, il serait perdu.

Cet entraînement ressemblait plus à un test d'endurance qu'un combat et le jeune homme comprit bientôt qu'il n'aurait aucune chance seul...

Mais...

Dans un souffle à peine, il se jeta au côtés de Syndrell pour bloquer un coup parfaitement ajusté puis se cala dos à elle...

Il était maître des lieux, mais ainsi positionné, il le sentit. Ils avaient créer une brèche. Il avait ressentit la même chose en se battant au côtés de Gil, mais de façon différente. Cette fois, c'était légèrement différent, ce n'était plus deux agents du chaos qui se battaient ensembles...

C'était le chaos et l'harmonie, œuvrant ensemble et au travers d'eux. C'était tellement surprenant qu'il fut surprit que les envoleurs n'ais pas une alliance avec les marchombres. Si ces deux groupes joignaient leurs forces, se dit-il, il n'y aurait rien à leur épreuve.

Et ils dansaient. Une efficacité déconcertante imprégnait leurs mouvements, Syndrell se penchant à un moment pour que Syles roule sur son dos, attaque Dil'Duran puis se glisse par terre vers l’arrière, la laissant sauter par dessus lui pour attaquer l'homme qui refusait de perdre un centimètre...

L'envoleur attrapa la jeune femme avec ses coudes dans les siens, dos à dos, et se pencha pour la soulever, puis la projeter littéralement sur le forgeron, qui commençait à peiné devant cet assaut si étrange, cette danse...

La jeune loutre bloqua le marteau de l'homme alors que Syles, à ses côtés, bloquait la gigantesque lame comme un chat sauvage avec ses griffes... Soudain l'aîné sentit ses armes être repoussés, tenta de résister, mais fut repousser vers l'arrière par les deux jeune gens.

D'un côté, il avait l'impression que Syndrell tentait d'entrer dans son temps pour l'accompagner, comme une femme imprimant une légère pression l'hors d'une valse, pour guider son cavalier sans qu'il ne se cogne sur d'autres couples.

Syles, lui, donnait l'impression de vouloir s'y introduire, dans son temps, pour le déchirer sauvagement, s'en débarrasser pour le dominer, comme un homme qui, pendant la dite valse, guide le mouvement de la danse avec force.

L'une évoluait avec lui, jouait avec lui, l'autre le forçait à le suivre, se moquait de sa force en la dominant.

Leur style était comme le bleu et le rouge, deux couleurs opposés qui, pourtant, font un effet incroyable quand elles sont réunies.

Le forgeron fut repoussé malgré lui, dut reprendre sa garde à nouveau...

Ça promettait d'être très intéressant.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Jeu 07 Avr 2016, 02:33

- Le jour où j’ai… heu… mené une petite excursion au Domaine, un maître m’a proposé de rester et de me guider, sourit Syndrell à l’évocation de ce souvenir particulièrement précieux. Mon propre maître est arrivée à son moment-là. Elle m’a laissé le choix et je ne regrette pas celui que j’ai fait, mais la coïncidence est amusante... !

L’amusement, Syles semblait bien connaître. Il fit tenir une épée en équilibre sur une autre et Syndrell éclata de rire. Elle ne chercha pas à l’imiter, préférant exécuter une pirouette agile, une roue tout en souplesse et en délicatesse pour venir poser les mains sur ses propres armes et se redresser, une épée dans chaque main.

C’était une sensation qui ne lui était pas vraiment familière. Miss lui avait appris à manier l’épée, mais elle avait davantage développé ses capacités à mains nues et au poignard. La marchombre commença donc par faire tourner doucement les lames de bois pour s’habituer à leur poids et à leur longueur. Puis Syles apparut à ses côtés et entreprit de lui montrer sa technique.

Ses yeux dorés grand ouvert, Syndrell se fondit dans la peau de l’apprentie sans mal ni frustration. Elle avait beau être un maître marchombre, elle n’avait perdu ni sa soif d’apprendre, ni sa curiosité et ce que Syles lui transmit ce soir-là, elle ne l’oublierait jamais. Ils interrompirent toutefois leur échange lorsque Dil’Duran débarqua en chantonnant. Une étincelle naquit dans le regard de Syndrell lorsqu’elle vit les armes, impressionnantes, qu’il avait avec lui.


- Voyons voir ce que vous avez dans le ventre…
- Tu veux dire, à part un excellent repas ?
plaisanta Syndrell, amusée…

… juste avant de bondir pour éviter un coup de taille phénoménal. Nom d’une crotte de goule, quelle vitesse ! Quelle précision ! Sidérée, Syndrell parvint à esquiver une autre frappe avant de jeter un coup d’œil à Syles. Elle fut presque rassurée de le voir poussé dans ses retranchement, lui aussi. Dil’Duran était un adversaire redoutable, en partie parce qu’il ne payait pas de mine ; il était la preuve qu’il ne faut jamais, jamais se fier aux apparences.

Au début, les deux jeunes gens se contentèrent de se déplacer pour éviter les attaques puissantes du forgeron. Syndrell, de son côté, tentait d’analyser la technique de Dil’Duran, ses appuis, cherchant une ouverture, une faille dans sa garde, sa position… Ne trouva rien du tout. Chaque fois qu’elle croyait avoir mis la main sur une faiblesse, le forgeron la détrompait en lui volant son action. Il savait très bien ce qu’il faisait.

Moins à l’aise que Syles avec des épées dans la main, la marchombre comptait davantage sur sa souplesse et sa rapidité ; combien de temps pourrait-elle continuer ainsi ? Dil’Duran avait l’avantage et il créait un vide à l’aide de ses deux armes, comme s’il fauchait les blés. A deux contre un, le combat restait inégal. A moins…

Syndrell ne s’étonna pas que Syles ait eu la même idée au même instant. Elle le laissa se rapprocher. Loin de la gêner, il devint soudain complémentaire de ses mouvement, et elle des siens ; ils n’accordèrent pas leurs pas mais leur rythme, et tenir tête à Dil’Duran n’était plus si difficile, brusquement.

Là, c’était déjà plus familier ! Syndrell avait l’habitude de se battre aux côtés de Dolce. Ils avaient depuis longtemps développé une façon de faire dont l’efficacité n’était plus à prouver. Avec Syles, ça y ressemblait un petit peu, et elle n’eut aucun mal à deviner, voire anticiper ses sollicitations. Elle se décala lorsqu’il eut besoin de porter une estocade, le laissa venir dans son dos et passa ses bras sous les siens afin de prendre appui sur lui et envoyer ses deux pieds vers Dil’Duran.

Celui-ci commençait à reculer. Légèrement. Il n’avait plus affaire à deux adversaires mais à un seul guerrier, mi-homme, mi-femme, qui dansait devant lui, parait ses attaques et rivalisait dans une rapidité confondante. Et sacrément intéressante. Il était fasciné par leur manière d’évoluer ensemble : quelques heures plus tôt ils ne se connaissaient pas, et voilà qu’ils exécutaient la même danse…

Une danse que Syndrell essayait imperceptiblement de mener tandis que Syles semblait s’être fait un devoir de prendre les commandes. Aussi luttaient-ils contre Dil’Duran, mais également l’un contre l’autre : c’était à qui dirigerait finalement la machine, et la marchombre, un sourire au coin des lèvres, était bien trop têtue pour céder.

Elle était de nouveau en nage. Et heureuse. Cette nuit n’était pas du tout ordinaire, mais une chose était sûre : elle ne regrettait pas de s’être appuyée involontairement contre un arbre passeur ! Eclatant de rire, en plein combat, Syndrell tourbillonna et démontra à Syles qu’elle avait bien retenu sa leçon : les lames de bois se mirent à tourner entre ses mains, devenues tempête qui empêchait Dil’Duran de prendre suffisamment d’élan pour frapper.

Elle s’enhardit, parvint à le délester de son marteau, s’enhardit encore… et se retrouva sur les fesses, sans rien comprendre de ce qui avait pu se passer. Dil’Duran avait fauché ses jambes avec son autre arme ! Elle jeta alors les siennes et, malicieuse, roula pour attraper le pied droit du forgeron. Elle parvint à lui faire perdre l’équilibre et à le faire tomber. Dès qu’il toucha terre, elle se jeta sur lui pour le soumettre à la pire des tortures.

Les chatouilles.
Bon, Dil’Duran n’y était visiblement pas sensible, mais là encore elle était parvenue à le surprendre et elle éclata de rire en voyant son expression mi-figue, mi-raisin tandis qu’il essayait de se relever.


- C’est la botte secrète de la loutre, chuchota-t-elle, tout sourire, avant de lui tendre la main pour l’aider à se relever. Sérieusement, tu es un combattant impressionnant ! Est-ce que tu t’entraînes avec toutes tes armes ?

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Ven 08 Avr 2016, 00:50

Syles sourit devant l'air surpris du forgeron...

Qui se disait que cette loutre était une grande gamine. Cette réflexion lui tira un sourire et même un petit rire quand il se releva.


Un forgeron qui ne s'entraîne pas avec chaque arme qu'il fait ne peut pas vraiment les comprendre...

Prend Syles, par exemple, il utilise ses épées comme des extensions de ses bras, pourtant il n'as même pas utiliser le style qu'il savait beaucoup plus utile...


L'envoleur tiqua, particulièrement en voyant son vieil ami prendre deux lames en bois de taille normale qu'il avait déposé prêt du cadre de porte et il sauta d'une dizaine de centimètres par l'arrière par réflexe...

Tu connais la chanson, gamin. Le premier qui se fait toucher par l'autre nettoie la forge.

Les deux hommes, comme s'ils lisaient l'un dans l'autre, firent pivoter leur lames, les inversant dans leur mains. Les épées semblaient disparaître derrière leurs bras dans une garde étrange.

Un souffle passa sans qu'ils ne bougent...

Puis ils s’élancèrent, feintant en faisant basculer les lames, frappant à une vitesse de fou, arrachant parfois des bouts de bois de leurs armes. Ne bougeant pas, les deux hommes créaient une zone morte, entre eux, ou une mouche n'aurait put voler sans mourir écraser.

Dans un effort surhumain, l'envoleur parvint finalement à avancer d'un pas, au coeur de la tempête. Il n'arrêtait pas de bouger, Duran visant chaque parcelle de son corps avec force et rapidité alors qu'il faisait également un pas...

L'intensité augmenta, sembla atteindre son paroxysme... Et ils se touchèrent du bout des doigts au même moment... Dil'Duran fixa son jeune ami dans les yeux... Il avait grandi, vraiment, pour réussir à l'atteindre en même temps et en plein milieux de ces attaques, de cette tempê-- Il écarquilla les yeux et les baissa... Un lame de bois touchait presque son ventre, juste sous l'autre...

Éclata de rire. Ce sale gamin avait vraiment mûrit.


Tu vois ce que je veux dire, petite loutre, il peut être sacrement rapide, quand il veut.

Syles, cependant, n'était pas dupe. Le forgeron n'avait pas utilisé toute sa rapidité et sa force, sinon il aurait gagner haut la main...

Mais peut-être était-il là, le véritable test.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Dim 17 Avr 2016, 14:32

[Je suis partie dans mon petit délire, tu me dis si quelque chose t'ennuie, d'accord ?]




Qui était Dil’Duran ?

La question tourbillonnait dans l’esprit de Syndrell et l’empêchait de trouver le sommeil. Du coup, elle tournait et virait sur son matelas, s’enroulait dans sa couverture, se débarrassait d’elle parce que trop chaud, la récupérait parce que trop froid…

Et pendant ce temps-là, les ronflements légers mais persistants de Syles envahissaient le calme de la pièce. Elle lui jeta un coup d’œil envieux : il s’était endormi en un clin d’œil, complètement en travers de son matelas. Syndrell soupira. Et se remit à remuer sur le sien.
Elle avait faim. N’avait pas envie de se lever pour autant.
N’avait pas sommeil. Avait envie de fermer les yeux.
Et surtout, elle voulait savoir.

Qui était Dil’Duran ?





*




Assise en tailleur, parfaitement immobile, Syndrell ne perdait pas une miette de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Impossible de suivre le mouvement des lames du regard, mais les déplacements audacieux de Syles retinrent toute son attention. Souple, agile et rapide, il se jouait de la barrière érigée par le ballet de leurs armes. Une barrière pourtant infranchissable.

- Tu vois ce que je veux dire, petite loutre, il peut être sacrément rapide quand il veut.

Dil’Duran fixait les lames qui menaçaient son ventre, et Syndrell secoua doucement la tête : rapide n’était qu’un mot. Il ne convenait pas à la manière dont Syles avait bougé pour se rapprocher du forgeron, mais elle le lui concéda néanmoins ; comment décrire, ou même envisager de décrire les capacités d’un Envoleur ?

Syndrell n’était pas idiote. Elle connaissait bien les fils du Chaos, et pas seulement parce que l’un d’eux était son amant depuis quelques années maintenant. Elle les connaissait parce qu’elle s’intéressait à leur technique, à leur appréhension des choses, des hommes, du monde. Ils étaient puissants et, si elle se savait capable de tenir tête à Syles, elle savait qu’il était sans doute plus fort qu’elle.


- Je peux essayer ? demanda-t-elle en se redressant, ses deux armes d’entraînement dans les mains.

Dil’Duran ne répondit rien mais il se mit en garde, exactement comme il l’avait fait face à Syles. Syndrell fit tourner ses lames et adopta une position différente, étonnante, unique.
Marchombre.

Ils bougèrent en même temps. Dès que le bois s’entrechoqua, Syndrell comprit que la puissance de Dil’Duran était comme une boule de feu contenue par le Dragon : dangereuse. Sa vitesse était impressionnante, ses mouvements fluides et précis. Durant quelques secondes, ils se contentèrent d’échanger des coups comme s’ils entretenaient une conversation par le seul biais de leurs armes.

Et puis Syndrell s’élança. Elle avait vu Syles suivre le mouvement des lames, elle pouvait en faire autant avant de… Le choc la projeta en arrière. Elle ne s’écrasa pas sur le sol, roulant au dernier moment pour se rattraper sur ses jambes fléchies, mais la douleur, au niveau de sa hanche, soulignait l’échec de sa première tentative.

Elle souffla pour écarter une mèche bleue qui retombait devant son visage, le regard flamboyant.
S’élança de nouveau.




*




Un moustique voletait près de son oreille. Renonçant à se donner une claque pour la trentième fois depuis le début de la soirée, Syndrell se retourna sur son matelas. Elle sentait tous les bleus que la lame de Dil’Duran avait dessinés sur sa peau. Il y en avait au moins autant que des moustiques dans la pièce. Elle n’avait pas autant dégusté depuis son dernier cours avec Miss…

… et cela l’enchantait. Sa curiosité était piquée, son intérêt éveillé par un maître d’armes sans aucun doute plus digne que celui qui entraînait les armées impériales !  Elle sut alors que c’était ce qui la maintenait trop éloignée du sommeil, et finit par se lever. Sans bruit, elle quitta la pièce, après un dernier coup d’œil amusé en direction du ronfleur.

La Forge était plongée dans l’ombre et le silence… sauf pour qui savait écouter. Guidée par ce que son ouïe fine parvenait à percevoir, Syndrell longea un couloir obscur, puis traversa une ou deux pièces en désordre organisé, avant de déboucher dans l’atelier de Dil’Duran. Les feux étaient éteints, seule une bougie éclairait faiblement deux mains patientes et incroyablement délicates.

Assis sur une chaise, penché en avant sur un établi mince et recouvert de bric à brac, Dil’Duran dessinait. Son crayon glissait rapidement sur le grain épais du papier jauni et sous la pointe apparaissait une esquisse d’épée agrémentée d’un dispositif complexe.


- J’croyais que les loutres dormaient la nuit, fit-il remarquer sans se retourner ni interrompre son travail.
- Moi aussi.

Syndrell déambulait lentement dans l’atelier. Son regard était attiré partout. Elle caressa du bout des doigts une pièce de cuir en attente d’être travaillée, puis un attrapa un soufflet qu’elle trouva particulièrement lourd. Sa curiosité amusa Dil’Duran.

- J’aurai dû taper plus fort tout à l’heure. Et sur le crâne, visiblement.
- Je n’avais jamais vu personne bouger de cette manière.
- Je pense que si.


Intriguée, Syndrell jeta un coup d’œil à l’artisan. Il souffla sur le papier, puis se remit à tracer quelques lignes.

- Qui es-tu ?

Voilà, on y était.
Dil’Duran sourit doucement dans la lumière vacillante de sa bougie.


- Un homme qui n’arrive pas à trouver le sommeil. Et toi ?
- Une femme qui cherche des réponses.
- Faut peut-être poser les bonnes questions, alors.
- Pourquoi Hulm ?
- Pourquoi pas ?


Au tour de Syndrell de sourire. Ce dialogue de sourds lui rappelait ceux qu’elle entretenait avec Miss.

- Tu forges depuis combien de temps ?
- Depuis toujours. Mais je n’ai appris le métier que sur le tard.
- De quoi te caches-tu ?
- Du monde.
- De qui te caches-tu ?
- Des gens. Je peux poser des questions moi aussi ?


Elle s’assit à l’extrémité de son établi, il prit cela pour un oui.

- Tu n’avais pas prévu de venir dans cette jungle, tu n’es pas du tout habillée pour.
- Ce n’est pas vraiment une question, ça…
- D’où viens-tu, petite loutre ?
- D’une autre forêt, bien plus calme et silencieuse lorsqu’elle n’est pas envahie par les rires d’un petit peuple.


Dil’Duran laissa échapper un sifflement d’admiration. Il ne cessa pas de dessiner mais ne put s’empêcher de jeter un bref coup d’œil à la jeune femme.

- Un long voyage.
- Tout dépend du point de vue…
- Tu ne m’en diras pas plus ?
- Et toi ?


La pointe du crayon s’immobilisa au-dessus du papier. Resta en suspend tout comme la dernière question. Il ne s’agissait aucunement d’un manque de confiance, simplement d’un mystère que l’un et l’autre protégeaient fidèlement. Au bout d’un moment, Dil’Duran posa son crayon et repoussa sa chaise. Il se leva, passa devant Syndrell avant de disparaître sans un mot.

Existait-il une invitation plus évidente ? Elle le suivit dans le même silence. Il l’attendit à l’extérieur de la forge, dans la chaleur humide et nocturne de la jungle. La reculée des arbres ouvrait une petite cour herbeuse, soigneusement entretenue par le propriétaire des lieux. Celui-ci alluma quelques torches plantées dans le sol, et bientôt Syndrell se retrouva entourée d’une lumière orange et chaude.

Il se tourna vers elle, deux lames à la main. Il s’agissait d’armes réelles cette fois-ci. Lentement, il les découvrit de leur fourreau, avant de les tendre à la jeune femme. Elle les attrapa en le regardant dans les yeux. Il y lut ce qu’il avait besoin de lire, et hocha la tête avant de dégainer ses propres armes et de se préparer.

Syndrell aussi s’apprêta de son côté. Elle planta les lames dans le sol, tressa ses cheveux, les ramena en un chignon serré qui ne laissait passer aucune mèche, ôta sa chemise et ses jolies bottes pour se sentir plus à son aise sur l’herbe, fit rouler ses muscles sous sa peau nue. Les bleus de l’entraînement de la soirée se voyaient déjà. Cette fois, si elle ne prenait pas garde, son manque d’attention lui coûterait des marques plus sanglantes.

Elle se redressa en même temps que Dil’Duran et tira les deux sabres pour les faire tourner à bout de bras. Il avait choisi pour elle des lames fines et assez légères pour ne pas fatiguer trop vite les muscles de ses bras. Retrouvant une sensation similaire à celle de sa greffe, Syndrell laissa une esquisse de sourire flotter un bref instant sur ses lèvres.

Tout à l’heure, dans la salle, Dil’Duran n’avait pas donné son maximum. Il ne lui dirait sans doute jamais qui il était réellement, mais au bout du compte, elle s’en moquait. Rien d’autre ne comptait que cette bulle de savoir qu’il était prêt à souffler pour elle. Inspirant longuement, elle détendit ses muscles et se mit en garde.

Il attaqua le premier.
Elle tourbillonna la première.

Ce fut le duel le plus impressionnant, le plus beau de toute sa vie. Cette nuit-là, Syndrell repoussa ses limites et toucha du bout des doigts ce qui lui semblait être un trait d’exception mêlé de perfection. Elle apprit la vivacité sous un autre angle, explora de nouvelles techniques et découvrit une façon de se battre sans qu’aucune parole ne soit échangée.

Le chant des lames valait tous les mots.





*




Assis sur une large caisse en bois, Dil’Duran regardait les étoiles s’éteindre une à une dans le ciel. Un vent léger s’était levé, promesse d’une tempête dans les prochaines heures – mais rien n’empêcherait le soleil de se lever et d’ouvrir les enjôleuses de ses rayons. Le forgeron soupira d’aise, et laissa son regard glisser vers la silhouette immobile, près de sa jambe gauche.

La loutre avait fini par s’endormir. Il avait fallu pour cela qu’il l’épuise, qu’il la vide littéralement de ses forces en combattant presque toute la nuit… et, tout comme elle, il n’était pas parvenu à percer son secret. Cette fille était étonnante de justesse et de simplicité. Elle avait une soif de connaissance immodérée et n’avait pas peur de se mouiller pour apprendre à nager.

Quelques coupures sans gravité striaient ses bras et ses cuisses. Il avait soigné et pansé les plus grandes. Quand elle s’était assoupie, il était resté. S’était contenté de jeter une couverture sur elle pour qu’elle n’ait pas froid. Ces gosses étaient plus fragiles qu’ils le laissaient croire. Mais il était l’heure de rentrer, et de se remettre au travail.

Il attrapa la jeune femme et la souleva sans effort dans ses bras. Profondément endormie, elle n’eut pas un frémissement et il put la conduire jusqu’à son matelas sans la tirer du sommeil. Syles était réveillé. Dil’Duran lui jeta un regard noir : qu’il ose prononcer une seule parole, si cela réveillait la loutre il le casserait en deux et se servirait de lui comme bois de chauffage.

Comme il allongeait Syndrell sur son matelas, celle-ci se roula instinctivement en boule et soupira. Il ne résista pas et glissa deux doigts légers dans le bleu unique de ses cheveux. Elle lui rappelait tellement… Il se redressa et quitta la pièce.


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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Dim 17 Avr 2016, 16:16

HRP:
 

Soupirant pour lui même, le forgeron quitta la salle pour retourner à son atelier... Mais après les loutres, maintenant c'était au tour des imbéciles, lui sembla-t-il alors que Syles entra dans la pièce et s'assit près de lui pour lui tendre une choppe. Il appréciait le garçon, mais sur le coup, il aurait bien aimé être aussi mystérieux pour lui, sur le moment.

Tu pense toujours à elles, c'est ça?

Tu connais quelqu'un qui ni penserait pas, peut-être?

Le sourire désolé de l'envoleur devant son grognement attendrit presque l'homme... Ce gamin, dans sa jeunesse, en avait vu des pas mûres et des pourries, pourtant il réussissait encore à s'en faire pour lui... Mais Dil'Duran n'était pas du genre à laisser paraître ses émotions, aussi les noya-t-il dans une gorgée avant de pointé du pouce la porte tout en continuant de chuchoter.

Si tu me l'avais amenée, elle, dans le temps, je l'aurais bien prise sous mon aile.

Une loutre aurait-elle attendrie ton coeur de fer?

Le poing léger que Syles reçu sur l'épaule le fit rire doucement. Sous toute ses couches de protection, son ami était toujours le même homme très jovial qui adorait faire la fête...

Évidemment, ''l'incident'' avait un peu tout changer... Peut-être que le fait qu'ils ais tout deux perdus tout ce qui leur tenait le plus, à une époque, les rapprochaient, au fond. Ils n'en parlaient jamais, mais si Syles avait dut choisir un endroit qu'il considérait sa maison, ça aurait été cet endroit même.


Tu lui a fais passer la détente, c'est ça?

Ça tu le sais déjà, si tu veux une réponse, alors pose la bonne question.

Tu lui donne quoi, comme rang?

Marteau.

Le frontalier dut retenir un sifflement impressionner... ''La détente'' était un test que Dil'Duran, à l'époque, faisait passé à tout les aspirants qui voulaient être son apprenti. Une bagarre jusqu'à ce que l'un tombe d'épuisement. Les rangs obtenus ne voulaient rien dire si l'on ne connaissait pas le forgeron, il les nommaient selon les choses qu'un forgeron devait toujours avoir selon lui...

Le marteau était juste sous la bière, rang suprême qu'il n'accordait jamais à personne. Avant lui, personne n'avait atteins ce niveau, puisque Dil'Duran avait une règle très stricte... Le secret. Si quelqu'un ne cultivait aucun mystère, alors il ou elle n'était pas digne d'être en apprentissage avec lui.

Tous, avant, avaient répondus à toute ses questions... Le jeune homme, lui, l'avait envoyé valser avec des réponses amusés, parfois juste arrogantes, et des retour de questions auxquels l'homme ne voulait pas répondre.

Le mystère... Syles sourit un instant. Évidemment, que Syndrell et lui avaient une bonne dose de mystère. Elle était marchombre, lui il était envoleur. Les deux groupes les plus mystérieux de tout l'empire.

Quand l'homme se leva pour lui planter un marteau sous le nez, le jeune homme arqua un sourcil.


Arrête de le regarder comme un poivron et prend le, tu croyais quand même pas que j'allais te laisser t'en sortir sans me donner un coup de main...

Souriant, l'envoleur attrapa le marteau et suivit son ami vers la table de travail, où celui-ci étala du cuir sous un dessin avec deux couteaux de travail. Retroussant leur manches, les deux hommes se mirent au travail sans se consulter.

Dil'Duran dut s'admettre que ça lui avait manqué, tout ça... Si la loutre n'avait pas dormit, il aurait chanter à s'en arracher les poumons.

Peut importe ce que Rybris en pensait, le forgeron considérait Syles presque comme son fils...

S'il avait eu un fils avec une femelle raï, pensa-t-il en riant intérieurement.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Dim 17 Avr 2016, 17:13

Syndrell s’étira doucement mais ne se leva pas immédiatement. Blottie sous sa couverture, elle prit le temps de savourer cet instant de pure félicité qui ne lui arrivait que très rarement. Ses souvenirs étaient émaillés d’images, vestiges d’un combat nocturne qui resterait pour toujours gravé dans sa mémoire. Elle ne se souvenait pas être retournée se coucher, mais sans doute l’avait-elle fait dans un demi-sommeil, épuisée par cette formidable leçon d’escrime…

Syles n’était plus là, mais les bruits de voix mêlés à ceux du marteau qui provenaient de l’atelier lui apprirent qu’il n’avait pas quitté la forge. Elle se leva et commença par étirer soigneusement chacun de ses muscles. Tout en exécutant un grand écart, elle songea que son séjour n’allait pas tarder à toucher à sa fin ; Ylléna devait l’attendre… Ou plutôt, Lilita devait s’impatienter, probablement pressée de retrouver le calme et la sérénité qu’une gamine pleine de vie et de questions était venue chambouler.

Ses étirements achevés, Syndrell fit sa toilette et s’habilla. Elle ne résista pas à l’envie de tester l’ingénieux mécanisme de ses nouvelles bottes et s’amusa à faire sortir les lames secrètes par trois fois, avant de plier sa couverture et de récupérer ses affaires.

Elle décida de se rendre utile, puisque Dil’Duran lui avait offert le gîte et le couvert, en plus d’une paire de bottes, d’une dague et d’un fourreau pour Dolce, et d’un fabuleux entraînement. La générosité de cet homme n’avait aucune limite et elle avait envie de lui rendre la pareille – à sa mesure.

Elle se faufila donc dans la cuisine et entreprit de préparer le petit-déjeuner. La matinée était déjà bien entamée, mais elle se doutait que les deux hommes ne s’étaient accordé aucune pause et qu’ils devaient avoir faim. Elle dressa le tout sur un plateau et porta celui-ci directement dans l’atelier.

- Amis du jour, bonjour ! Je sais, pas de repos pour les braves, mais si vous avez un petit creux à remplir, j’ai de quoi faire…

Une tranche de pain garnie de confiture maison à la main, elle se percha sur un tabouret et commença à manger tranquillement. Rien de tel que l’odeur du café et la vue des tartines pour susciter la faim chez les autres… Elle sourit lorsqu’ils se servirent à leur tour, et leva sa tasse de thé pour trinquer à leur santé.

- Syles, tu sais que tu ronfles ?
- Il se débrouille pour agacer son monde jour et nuit…
- Oh ! Ce n’est pas ce qui m’a tenue éveillée toute la nuit,
précisa Syndrell dans un clin d’œil amusé.

Elle avala une deuxième tartine puis se lécha les doigts avec application.


- J’aimerais faire un tour… Je ne peux pas m’en aller sans voir un peu la jungle, quand même !

Drôle de phrase… La Forge se trouvait en plein cœur de la forêt. Quelle que puisse être sa direction, Syndrell verrait forcément du paysage en repartant. Elle sourit, malicieuse et mystérieuse.

L’arbre passeur qu’elle avait emprunté n’était pas loin. Elle avait réellement envie de se dégourdir un peu les jambes avant de rentrer dans la Forêt Maison.

Syles allait peut-être être alléché par sa proposition, mais Dil’Duran ? Elle le savait solitaire comme un ours, désormais, et perpétuellement occupé ; viendrait-il aussi, ou bien était-ce le moment de se dire au revoir ?


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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Ven 22 Avr 2016, 04:57

C'est légal, de faire ça avec des loutres?

La blague du jeune homme lui valut un poing sur la tronche sans douceur qui le fit cependant bien rire. C'était du Dil'Duran tout craché ça, ne pas tiquer, juste donner la punition pour dire une telle idiotie quand il était clair qu'il connaissait ce qui avait vraiment garder la marchombre éveillée.

La question proposition de celle-ci arrêta les deux hommes dans le même mouvement, l'un avec sa choppe presque au lèvres, l'autre avec sa tartine... Syles n'avait pas vraiment compté faire une balade, mais il était au moins aussi curieux que la marchombre de découvrir les alentours.

Dil'Duran, lui, hésita plus longtemps. Il ne sortait que rarement, pour aller chercher de quoi manger, forger, etc. Jamais vraiment pour une balade. Pas le temps, trop occuper... Pas envie. Les balades lui rappelait trop--


Pas avec ces vêtements là.

Parler. Pour tenter de s'empêcher de penser. Peut-être que c'était ça, le truc de ce gamin de Syles... Se levant, le forgeron se plongea dans sa forge... Il avait prévu de donner tout ça à ses deux invités, de toute façon. Il revint avec des couvre bottes en cuir, fait pour protéger les nouvelles bottes de la loutre et celles, plus usées, de Syles, de grands manteaux plus léger qu'ils ne le paraissaient et, surtout, n’entravant pas les mouvements tout en protégeant parfaitement les vêtements de la saleté, de l'eau et même, à un moindre niveau, des attaques possibles.

Plus surprenant, il apportait aussi des outils plus étranges, pour une marche. Des armes. Beaucoup d'armes. Prenant une hache qu'il passa à la ceinture de son propre manteau, l'homme passa également deux gigantesques épées dans son dos, un couteau de chasse sur l'extérieur de sa cuisse gauche et quelque couteaux de lancer sur sa poitrine, au niveau de son coeur, dans un compartiment fait pour.

Syles l'imita, excepter pour les épées, dont il ne prit qu'une seule très longue, presque plus grand que lui avec le manche, la passant dans son dos et passant ses deux autres lames en croisé, au bas de son dos. Ce qu'il restait était... Étonnamment plus précis, léger, il était évident que Dil'Duran avait adapter pour le style de Syndrell, tout comme il avait adapté le manteau de Syles pour ses lames additionnelles. Il était également évident que s'ils devaient se couper un chemin dans la végétation, leur larges épées seraient leur principal moyen d'avancer... Surtout celle de Syles, qui pouvait couper plus d'un mètre devant d'un coup, pour la végétation pas trop dur à couper et celles de Duran pour le plus gros, puisqu'elles étaient beaucoup plus épaisses et lourdes.

Le forgeron les portaient cependant sans sembler encombrer le moins du monde et fit quelque moulinets des bras pour s'échauffer les épaules... Il avait bien quelque chose, à leur montré. Une vieille mine qu'il avait découvert, qui semblait avoir été créer en partie par le volcan... Une mine de crystal, entre autres. Une grotte magnifique, qui devait scintiller de mille feux, à cette heure.

Ça promettait de leur prouver que, même dans un endroit si loin de la civilisation, il y avait des choses bien plus intéressantes que les êtres humains des villes.


J'ai un truc à vous montrez, allez, on a pas toute la journée, et ne laisser pas tomber votre garde, les journées comme les nuits sont dangereuses, ici. Jusqu'à ce qu'on y soit et partir de quand nous sommes sortis par cette porte, c'est silence total. Une fois passer la porte dans le roc, vous pourrez retrouver votre langue, allez!

~~~

Syles n'en revenait pas. Une simple porte en bois dans une paroi de roche avait caché un spectacle à lui coupé le souffle. D'immense cristaux de tout les types, merveilleux, lumineux sous le soleil qui entrait pas un trou dans la paroi, beaucoup plus haut.

C'était beau, vraiment très beau. Dil'Duran, qui semblait habitué et légèrement amusé par leur têtes, à lui et Syndrell, se contenta de s'installer sur le sol non loin et de tirer de sous son manteau un petit paquet qu'il ouvrit, découvrant du pain, du fromage et de la viande qui l'aurait normalement fait saliver...

Mais il voulait rester là, a observer le spectacle, au moins un moment encore.

Une vraie merveille naturelle.

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MessageSujet: Re: Vamos a la playa, senor Syles! (Syndrell)   Sam 23 Avr 2016, 20:48

Quand Dil’Duran partait en balade, il ne faisait pas les choses à moitié.
En fait, Syndrell réalisa qu’avec cet homme, rien n’était fait à moitié : il se consacrait toujours pleinement à sa tâche, quelle qu’elle soit, et c’est pour cette raison que son originalité n’empêchait pas qu’on le prenne au sérieux. S’il s’était harnaché aussi consciencieusement, c’était pour une bonne raison.

Syndrell avait donc accepté de bonne grâce les couvre-bottes et le manteau. Elle n’avait pas prévu de se retrouver dans la jungle inhospitalière d’Hulm, mais elle connaissait néanmoins cet endroit et savait qu’on ne pouvait pas s’y risquer seulement vêtu d’une tunique légère. Le manteau que lui avait donné Dil’Duran était, en outre, taillé dans du cuir souple et il épousait chaque courbe de son corps à la perfection.

Mais quand ils se retrouvèrent tous les trois à l’extérieur de la forge fortifiée de Dil’Duran, Syndrell refusa de les laisser lui ouvrir un chemin dans l’épaisse végétation de la jungle. Se rappelant le cours qu’elle avait vécu ici en compagnie de Miss et de Tara, la jeune femme se hissa souplement dans un arbre et c’est ainsi qu’elle se déplaça au-dessus des deux hommes.

Tout en se déplaçant rapidement et silencieusement de branche en branche, Syndrell se demandait ce que le forgeron avait derrière la tête.


- J’ai un truc à vous montrer, avait-il marmonné avant de les presser avec sa brusquerie habituelle. Jusqu’à ce qu’on y soit et à partir de quand nous sommes sortis de cette porte, c’st silence total. Une fois passée la porte dans le roc, vous pourrez retrouver votre langue. Allez !

Une porte dans le roc ? Cela n’évoquait rien à Syndrell et pourtant, elle filait à toute vitesse d’arbre en arbre, plus vive qu’un singe élastique – et priant pour n’en réveiller aucun par mégarde. Mais leur traversée se déroula sans incident et, lorsque Dil’Duran freina sa course, Syndrell en fit autant. Elle se suspendit à une large branche et se laissa tomber souplement sur le sol, amortissant sa chute d’une roulade.

Devant eux, soigneusement dissimulée dans la végétation qui avait presque entièrement recouvert la roche, se trouvait une porte en bois. Syndrell croisa le regard surpris de Syles et emboîta le pas à ce dernier lorsqu’il suivit leur guide à l’intérieur.

Alors, Syndrell écarquilla les yeux.




*




- Cette mine est probablement née de la Grande Faille il y a très longtemps. Ici, les cristaux sont petits parce que l’air n’est pas assez chaud. Si on descend, ce qu’on fera pas pour préserver nos poumons, on peut trouver des cristaux plus grands que moi.

Bouche bée, Syndrell écoutait Dil’Duran sans quitter des yeux la myriade de cristaux blanc et violine qu’un rayon de soleil faisait scintiller sur les parois de la grotte. Difficile de décrire avec les mots la beauté d’un tel spectacle de la nature, mais Syndrell sentit sa gorge se serrer d’émotion, exactement comme lorsqu’elle portait le regard sur l’Arche.

C’était magnifique. Dire que la jungle renfermait un tel trésor… Près d’elle, Syles était tout aussi subjugué qu’elle. Il ne bougea pas lui non plus lorsque dans leur dos, Dil’Duran sortit de quoi manger.


- Comment ces cristaux naissent-ils ?
- Un mystère de la vie. Il y avait de l’eau dans cette grotte, avant. De l’eau très chaude. Mélangée à toutes sortes de choses, du souffre par exemple.


Syndrell fronça le nez et huma l’air chaud. Elle sentait une très vague odeur de souffre, tellement lointaine qu’elle n’était pas désagréable. Elle s’approcha ensuite de la paroi humide et toucha un cristal du bout de ses doigts. Il était tiède sous sa peau.

- Bon, ils ne vont pas s’en aller alors vous venez manger ?

Dans un sourire encore un peu béat, Syndrell vint s’asseoir près du forgeron et accepta la tranche de pain qu’il lui tendit. Syles s’attardait encore.

- Hé, joli-cœur ! Ferme la bouche, tu gobbes les mouches… et viens plutôt savourer un pâté de… ?
- Crois-moi, tu ne veux pas savoir.
- … un pâté terriblement suspect !


Le pâté avait un goût très prononcé d’alcool.




*




Après le déjeuner, ils restèrent tous les trois silencieux un moment et se contentèrent de remplir leur mémoire du souvenir lumineux des cristaux. Puis vint le moment de partir. Dil’Duran avait maintes choses à faire, comme il ne cesser de le répéter. Syles devait probablement avoir quelques occupations, lui aussi.

Quant à elle, il fallait qu’elle retourne dans la Forêt Maison. Alors, juste avant de quitter la grotte, la marchombre tourna vers eux un regard plus flamboyant encore que les cristaux qui brillaient dans leur dos.

- Je ne sais pas si on se reverra un jour, mais vous savez quoi ? Je l’espère sincèrement.

Prise d’une impulsion soudaine, elle se pencha et déposa une bise au coin des lèvres de Syles. Fit de même au coin des lèvres de Dil’Duran. Et s’en fut sans leur laisser le temps de réagir. Son rire résonna dans le silence relatif de la jungle tandis qu’elle s’élançait, vive et agile, passant d’une branche à l’autre comme un singe bleu.

Terriblement moqueur, et infiniment heureux.





*




- Syn !

Elle ouvrit les bras juste à temps pour recevoir Ylléna, petit boulet de canon couvert de feuilles et aux lèvres tâchées de jus de framboise.

- Où t’étais ?
- Tu ne devineras jamais.
- C’est un secret ? Mais tu me le révéleras ?
- Depuis quand sais-tu garder les secrets, toi ?
- Depuis que j’ai envie de le faire, mais… oh ! T’as de nouvelles bottes ! Elles sont jolies ! Ce sont des loutres ? Tu les as eues où ?


Dans un sourire, Syndrell passa un bras autour des épaules de la fillette.

- C’est une longue histoire, dont la loutre est le personnage principal. Mais il y a aussi un homme aux yeux dorés et un forgeron plein de ressources. Je promets de te la raconter si toi aussi tu me révèles un secret.
- Lequel ?
- Où as-tu trouvé ces framboises ?
demanda la marchombre en essuyant le rouge qui marquait les joues d’Ylléna.

Elles s’éloignèrent dans un éclat de rire joyeux tandis que, dans leur dos, un coup de vent agitait les feuilles de l’arbre passeur.

Murmure complice.





[Et bien, c'est la soirée de la fin des Rps ! Heureusement, c'est une façon de mieux se retrouver... Merci pour cette fabuleuse rencontre avec Syles et avec Dil'Duran ! Et pour les bottes ! Et pour Diddy diddy hole ! bisous]

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