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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Lun 04 Avr 2016, 08:16

[ Âmes sensibles s'abstenir, ce fil de RP contient (va contenir) des scènes de violence poussées ]





Un long soupir franchit les lèvres de Kaünis, alors qu’elle passait sa main dans ses cheveux pour les ramener en arrière. Elle avait chaud. Sa transpiration glissait à grosses gouttes dans son dos, sensation vraiment pas du tout agréable, d’autant que sa peau poisseuse de sueur se collait de manière déplaisante contre le cuir de son faux-corset.
Elle ne lâcha toutefois pas prise – sinon, elle était bonne pour tomber de dix mètres et se prendre sans aucun doute une branche dans le dos ce qui suffirait à la tuer simplement.
Elle ne voulait pas mourir empalée stupidement par un arbre !

Regardant vers ses pieds, l’Envoleuse se dit que décidément, il était particulièrement haut, ce tronc. Et l’arbre en lui-même ! La cîme se dressait à encore bien dix mètres au dessus de sa tête, et les branches étaient toujours aussi larges que ses cuisses réunies. Mais elle voulait monter tout là-haut…
Parce que déjà, c’était l’arbre de son enfance avec Nana. Cela faisait littéralement une éternité qu’elle n’était pas revenue là. Ensuite, parce qu’elle n’était jamais montée tout en haut… Et enfin, parce que quelque chose d’indéfinissable la poussait à monter tout là-haut, une force puissante à l’intérieur d’elle, et qu’elle n’avait pas envie d’y résister.

Elle était revenue dans son village natal après avoir croisé Soroïl et Aeterna dans la forêt Ombreuse, près du Domaine. Pourquoi éprouvait-elle ce besoin de revenir à cet endroit ? Franchement, elle n’avait pas l’impression qu’il représentait quoi que ce soit pour elle. Alors, pourquoi, hein ? Les parents de Nana savaient que c’était elle qui l’avait tuée. Cela s’était passé bien trop vite, certes, mais elle savait qu’un jour ou l’autre il allait falloir que cela arrive ; et elle ne laisserait pas sa vie au détriment de celle de son ancienne amie. C’était exactement ce qu’il s’était passé, mais finalement… Elle n’avait même pas gagné à la loyale.
Haussant les épaules alors qu’elle grimpait toujours, Kaünis se hissa sur une branche fine qui s’élançait vers le ciel. Au bout de cette dernière, un oiseau plus petit que son poing sembla lui râler dessus en thrillant.
- Quoi ? Il est pas à toi c’t’arbre ! Dégage ! fit-elle brusquement en le chassant de la main. Le volatile s’envola en piaillant, donnant l’impression d’être vexé. Tant pis pour lui hein !

Enfin, elle arriva à la dernière fourche de l’arbre, et se hissa dessus en poussant sur sa jambe gauche. Son regard balaya l’horizon, et soudain son souffle se coupa.
C’était magnifique.
Le soleil se couchait lentement par dessus les Montagnes de l’Est, alors que le sillon du Loutoubre reflétait sa lumière devenue presque orange. Devant elle, la jungle d’Hulm se découpait doucement, semblant enflammée un instant, alors que les feuilles des arbres prenaient des teintes de feu. Un peu plus loin, les premières maisons de son village semblaient sortir de terre comme des champignons avant de se densifier doucement pour devenir quelques rues où on pouvait trouver une auberge, une écurie et un forgeron.

Le regard de l’Envoleuse glissa sur les maisons pour chercher la sienne. Enfin, celle de ses parents. Elle finit par la trouver, dans le léger creux d’une combe, et sourit alors qu’elle était nimbée d’or et d’orange. Et puis, quelque chose attira son attention. Un point noir bougeait dans la combe contre laquelle se trouvait la maison, ce qui fit froncer les sourcils à Kaünis : c’était clairement un humain. Qui faisait quelque chose. Et ce n’était ni son père, ni sa mère : ils étaient tous les deux au Domaine pour plusieurs jours et l’avaient prévenue la veille. Elle avait donc normalement la maison pour elle toute seule, avec toutes les protections nécessaires… Elle avait même demandé à ce que si quelqu’un rentrait avec elle, cela ne posait pas de problème.

Prenant une inspiration, elle décida sur-le-champ de descendre de son arbre pour aller voir qui était cette personne qui traînait si proche de la maison. Une fois les pieds au sol, elle s’élança dans une course rapide pour la rejoindre rapidement, mais se glissa derrière souplement et silencieusement…
Il n’y avait même pas de traces de pas sur le sol.
Fronçant les sourcils, l’Envoleuse se redressa lentement, passant les quatre angles de la maison, avant de se diriger vers la combe rocheuse. Lorsqu’elle était jeune, un ours avait élu domicile dans la grotte, ce qui empêchait toute tentative d’exploration de ce côté. Un sourire carnassier passa sur son visage quand elle pensa qu’elle pourrait bien geler ce nounours pelucheux, cette fois… Enfin, à condition qu’il y soit toujours.

Un bruit dans son dos lui fit faire volte-face à une vitesse sidérante, alors qu’elle avait eu le temps de degainer ses deux lames blanches pendant à sa ceinture de cuir… Lames qui entrechoquèrent une épée courte à une main, tirant un froncement de sourcils à la jeune femme. Le temps qu’elle cligne des yeux pour bondir en arrière pour esquiver une potentielle attaque, elle se redressa pour faire face à un homme.
Son visage et ses cheveux clamaient ses soixante ans, alors que toute son attitude et la tonicité de son corps disaient qu’il en avait vingt de moins. Une lueur glacée mais scintillante brillait dans ses prunelles, et Kaünis eut l’impression vivace qu’elle l’avait déjà croisé.

Toujours en garde, elle releva le menton. Salua l’homme en crachant, venimeuse :
- T’es qui ? Qu’est-ce que tu fous là ?
Elle serra les dents quand l’homme abandonna sa garde en éclatant de rire, avant de plonger son regard d’un bleu de nuit dans le sien. Quelque chose remua dans sa mémoire, mais le souvenir fugace fut balayé par la réponse de l’inconnu.
- Kaünis ! La dernière fois que je t’ai vue, tu étais grande comme ça, fit-il en montrant de la main droite une hauteur qui lui arrivait au nombril. L’Envoleuse grogna. On peut dire que tu as grandi ! Et que tu es devenue plus redoutable que ta mère à ton âge !
- T’es qui ?
- Hé, tu ne te souviens donc pas de moi ? On a passé de bons moments ensemble, pourtant...

Kaünis fronça les sourcils. Non, elle ne savait pas qui était ce mec, et ça la gonflait royalement qu’il ne réponde pas à sa question. Redressant le menton, elle leva sa lame gauche et fit un pas en avant, glissant le côté plat contre le menton de l’homme qui la regardait avec un regard amusé. Comme s’il pensait qu’elle ne pourrait pas lui faire de mal ! Elle n’avait qu’une envie : laisser sa Greffe glisser le long de sa lame pour se ficher dans son menton de mec dédaigneux, là. Lui faire ravaler sa connerie !
- Si je répète encore une fois ma question, je te fais avaler ta langue ! lâcha-t-elle en grognant. Il dut comprendre qu’elle était sérieuse, car il leva les mains vers le ciel.
- D”accord d’accord ! Je suis Shun. Ta mère a dû te parler de moi, non ?

Kaünis se figea.
Ouais, le nom de Shun lui disait quelque chose : il lui semblait que c’était l’ancien Maître de sa mère. Elle fronça les sourcils, incertaine de sa conclusion, et gronda.
- Précise.
- Je sais que tu reviens du Domaine, arrête ton char.

La colère de Kaünis enfla d’un coup, et elle la poussa le long de ses lames, ce qui refroidit la peau de l’homme au contact de ces derniers et le fit déglutir avec difficulté. Soudain, la lueur dans ses yeux n’était plus du tout amusée, mais clairement méfiante avec une ombre ténébreuse.

Contre toute attente pourtant, l’Envoleuse ôta sa lame de contre le menton de Shun, soufflant doucement pour contrôler son élan de rage.
- Qu’est-ce que tu fous là ?
Il se gratta le menton, l’observant avec attention. Elle vit clairement ses yeux glisser de ses pieds, pour remonter sur ses hanches, sur sa taille, glisser dans son décoletté pour détailler son tatouage, avant de se poser sur son visage.
- Tu ressembles vraiment à ta mère.
- J’m’en tape. Ça paraît logique en même temps. Qu’est-ce que tu fous là ?
demanda-t-elle une troisième fois en plantant ses poings sur ses hanches.
Quelque chose, dans sa mémoire, la titillait dangereusement. Elle avait l’impression de marcher sur un fil, en discutant avec ce mec. Ce Maître Envoleur.

Soudain, un bruit attira leur attention à tous les deux et Kaünis tourna le regard sans bouger la tête…
Avant de reconnaître Syles.
Qu’est-ce qu’il foutait là ?
Clignant des paupières, la jeune femme lança un regard noir en direction de Shun, avant de s’avancer vers l’Envoleur.
Pour planter un baiser sur ses lèvres. Sans réfléchir.
Mais rien que ce contact enflamma sa bouche, sa langue et son ventre tout entier. Se détachant du jeune homme, elle eut du mal à reprendre son souffle alors que son coeur tambourinait dans sa poitrine.
Un sourire était apparu sur son visage. Flamboyant.

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Lun 04 Avr 2016, 16:11

Soupirant, le jeune homme déposa sa choppe. ''Le regard d'autrui'' était, somme toutes, une auberge comme les autres, une taverne avec quelques chambres à l'étage...

Mais très peu de personnes avaient accès au ventre de la bête, le sous-sol. Ici, assassins, voleurs et autre criminels de la pire espèce trouvaient du calme. Ce soir là, cependant, tout le monde était à cran. Un frontalier qui entrait dans ce lieu, c'était rare, alors un frontalier qui semblait connaître Marik l'écureuil, le meilleur de tout l'empire quand il s'agissait de trouver quelqu'un ou quelque chose? C'était une première.

Encore plus rare, Marik semblait avoir non seulement peur de lui, mais en plus il disait ne PAS avoir réussi à trouver quelqu'un. Syles soupira, de l'autre côté de la table de l'homme dont les yeux ne cessaient d'aller et de venir dans toute la salle, avant de reprendre la parole malgré le silence inconfortable de la pièce.

Très bien, si tu ne l'a pas trouvé, ce ''fantôme'' comme tu l'appelle, où diable a tu perdus sa trace, je trouverais seul, à partir de là.

Ce n'est, ce n'est pas si simple, tu vois, c'est que, c'est que je n'ais pas ''perdus sa trace'' autant que, autant que je préfère ne pas m'approcher d'un tel, d'un tel homme.

Sa trace, sa trace comme tu dis disparais non loin, non loin des plateaux et des montagnes, des montagnes de l'est. Je te le montrerais, montrerais sur une carte, une carte si tu en as une.


Cette façon de l'homme de s'humidifier les lèvres de la langue à tout les deux mots et d'ensuite répéter ce qu'il venait de dire donnait de sérieuses envies de meurtres à l'envoleur, qui se contenta de dérouler sa carte sur la table et de noter l'endroit que ce sale rat lui indiquait. Vidant sa choppe d'un coup, il s'éloigna de la table puis quitta l'enceinte du bâtiment... Avant d'avaler un anti poison contenu dans une fiole. Juste l'odeur de la bière lui avait mit la puce à l'oreille, c'était un poison assez violent, qui y avait été introduit, mais il connaissait l'endroit, aussi avait-il avalé une dose d'une concoction qui visait à retarder l'effet de n'importe quel poison standard avant d'y entrer.

Les deux liquides avaient un goût de chiotte et des effets secondaires incluant les vomissements, mais juste pour avoir vu la tête de ces connards surpris qu'il ne meure pas sur le champ en finissant sa chope, ça en valait le coup.

Le jeune homme enfourcha sa monture pour prendre la route, bien qu'il dut redescendre une dizaine de minutes plus tard pour vomir ses tripes et toute la bière empoisonnée au passage. S'essuyant la bouche du revers de la main, il se rinça la bouche avec l'eau de sa gourde, lava le dos de sa main, puis se remit en route tout en passant les nouveaux gants que Dil'duran lui avait confectionné sur ses doigts...

Il détestait vraiment ces effets secondaires des antidotes.


~~~

Feels like your life is over,
Feels like all hope is gone,
You kiss it all away.

Maybe, maybe...

This is a second coming,
This is a call to arms.

~~~


Sourcil arqué, Syles se dit que peut-être que le poison avait eu raison de son antidote, après tout, et qu'il délirait.

D'abord parce qu'il venait de tomber sur un village dont il n'avait jamais entendu parler en suivant les traces de son père, ensuite parce qu'en y arrivant, il était tomber sur Kaünis, qui avait sauter à ses lèvres...

Bon ben si le poison avait pour effet de le faire retrouver ces lèvres là, il en achèterait pour en prendre des doses de temps en temps...

Hors donc, étudiant la scène, il observa l'homme avec qui l'envoleuse papotait un instant plus tôt, l'étudiant un instant. Soixantaine, souple et dangereux... Il rappelait presque Dil'duran, s'il avait eu une bouteille à la main et une attitude un peu trop familière avec tout ceux qu'il tentait d'abord de tuer pour avoir entré dans sa partie de la jungle.

Son éternel sourire entre carnassier et joueur sur les lèvres, le jeune homme bailla aux corneilles un instant avant de chuchoter un ''Tu m'as manqué'' à l'oreille de Kaünis, s'assurant que l'autre ne puisse pas entendre, puis de prendre la parole.


J'interrompt la conversation, peut-être? Désolé si c'est le cas, mes lèvres sont un peu un aimant...

Blague directement liée à sa greffe que personne sauf Kaünis pouvait comprendre qui fit grandir un peu le côté carnassier de son léger sourire...

Après tout, si son père était passé dans le coin, autant établir de ''bon contacts'' avec les résidents, non?

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Lun 04 Avr 2016, 21:05

Le sourire flamboyant de Kaünis se para de moquerie et de malice alors que le jeune homme glissait ses lèvres contre son oreille. Son murmure tira un long frisson à l’Envoleuse. Il venait vraiment de dire qu’elle lui avait manqué ? Levant les yeux vers le regard de Syles, elle se mordit la lèvre. Elle ne savait pas trop si elle appréciait qu’il l’ait dit ou pas. Elle ne savait pas trop si elle voulait lui répondre ou pas. Parce que sa réponse, c’était clairement « toi aussi ». Mais c’était vraiment bizarre de dire ça.
Alors, elle se contenta de lui sourire presque timidement. Ce qui ne lui arrivait vraiment rarement.

- J’interromps la conversation, peut-être ? Désolé si c’est le cas, mes lèvres sont un peu un aimant...

Kaünis éclata de rire, lançant un regard malicieux à Syles. Un aimant hein ? La petite référence à sa Greffe amusait beaucoup l’Envoleuse, mais elle se demanda un instant si justement ces lèvres si tentantes avaient aimanté beaucoup d’autres lèvres que les siennes, depuis qu’ils s’étaient séparés à Al-Chen…
La jeune femme cligna des paupières plusieurs fois pour reporter son attention sur l’homme en face d’eux. Le Maître Envoleur. Mais Shun ne savait pas qui était Syles, qu’il faisait aussi partie du Domaine… Enfin, c’était ce que supposait Kaünis.

D’ailleurs l’homme s’approcha de Syles en lui tendant la main pour le saluer. La jeune femme put contempler quelque chose de très bizarre dans le regard de Shun alors qu’il s’adressait au jeune Envoleur.
- Je m’appelle Shun, fit-il dans un sourire qui n’atteignit pas vraiment ses yeux. Hien sait pour tout ça ? continua-t-il en les désignant tous les deux du menton, ce qui tira un froncement de sourcils à Kaünis.
Ça quoi ? Pour Syles ? Pourquoi il demandait un truc pareil ? Il voulait faire du chantage peut-être ? De toutes façons, elle s’en tapait royalement : déjà, elle fréquentait qui elle voulait. Et ensuite, ses parents connaissaient Syles. Donc qu’il la ferme.
- Ouais, pourquoi ça te pose un soucis ? cracha l’Envoleuse à l’adresse de Shun.

Ce dernier se contenta de lui sourire bizarrement. C’était entre le sourire dur et le sourire mystérieux, et ça ne faisait pas briller ses yeux.
Une nouvelle fois, son coeur fit une embardée alors qu’une émotion proche de la panique la traversait sans qu’elle ne sache pourquoi. Fronçant les sourcils, elle sentit un souvenir affleurer à nouveau les bords de sa conscience sans parvenir à le rattraper.

L’attitude de Shun, pourtant, la maintint dans la réalité. Il était bizarre, et son regard ne cessait de s’assombrir et de s’éclairer. Il se passait quoi dans sa tête sérieusement ? Il arrêtait pas de la regarder en la fixant, observer Syles, et la regarder encore une fois à la dérobée. Quelque chose n’allait pas. Quelque chose, mais elle ne savait pas quoi, et elle avait l’impression qu’elle aurait dû savoir. Qu’au fond, elle savait, mais qu’une partie des choses se dérobaient à elle.
Levant les yeux vers Syles, la jeune femme le fixa un instant avant que Shun ne s’adresse à lui.

- Ça va, elle est pas trop… dérangée ? Il avait dit ça sur un ton un peu trop suggestif, clairement pas seulement pour parler de sa personnalité mais aussi de potentielles prouesses sexuelles.
Kaünis serra les dents, voulut répliquer.
Le regard de Shun l’en empêcha. Cette fois, le souvenir poussa sur sa conscience, mais il fut repoussé encore une fois par Syles qui répondait vertement.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Lun 04 Avr 2016, 22:18

Le sourcil gauche de Syles s'éleva, puis un sourire en coin apparut sur ses lèvres...

Et si je le suis autant voir plus, tu en fait quoi...

À moins que tu ne demande ça pour avoir une démonstration, évidemment...


Toujours provocateur et amusé, l'envoleur se pencha pour déposer ses lèvres dans le cou de Kaünis... Et mordiller une seconde au passage, à la fois pour la titiller elle et pour fermer le clapait de l'autre mec, là.

Non mais franchement, il se prenait pour qui, le père de Kaünis? Mauvaise nouvelle, mon vieux, elle en a déjà un, père, et il se nomme Voïmakas. Une envie presque irrésistible de foutre une claque à l'homme, question de lui refoutre les yeux en face des trous, passa au travers du jeune homme.


* Non mais t'énerve, là, t'es qui d'abord... J'vais te mettre les points sur les ''i'' ou bien mon poing sur la gueule, moi... *

Syles, pour le nom.

Et fait de ton mieux avec ça, parce que t'auras pas plus d'infos, se dit le garçon. Nah mais oh, il voulait peut-être demander si Kaü était un bon coup en passant? Qu'il ais une vraie raison de lui foutre son poing dans la tronche, pour voir.

Prenant son mal en patience, le jeune homme observa Kaünis, qui semblait un peu... Ailleurs. Comme perdue dans ses pensées ou un truc du genre.

Il avait manqué un truc ou..? Enfin bref, il avait presque rit à la mention de Hien, l'envoleuse était assez grande pour ne pas demander à sa mère la permission de fréquenter un mec, hein... C'était quoi ces conneries, non mais franchement...

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 00:28

- Et si je le suis autant, voir plus, tu en fais quoi… Kaünis leva son regard vers Syles, un petit sourire en coin sur les lèvres. Elle ne serait pas allée à dire qu’il était plus dérangé qu’elle, mais bon, en même temps elle n’était pas non plus dans sa tête. A moins que tu ne demandes ça pour avoir une démonstration, évidemment…
Le baiser de Syles dans son cou tira un frisson à l’Envoleuse, alors quand ses dents entamèrent très légèrement sa peau, elle eut du mal à contenir le gémissement de plaisir qui voulut franchir la barrière de ses lèvres.

Shun avait croisé ses bras sur sa poitrine. Il observait les deux jeunes gens avec une lueur indéfinissable dans le regard, qui tira un frisson de dégoût à Kaünis. De dégoût, et de peur. Pourquoi elle avait peur ? Elle fronça les sourcils, incapable de répondre à cette interrogation intérieure. Normalement, elle n’avait jamais peur pour rien. Ça la définissait un peu quand même, justement, le fait qu’elle soit complètement inconsciente, même si elle ne s’en rendait pas nécessairement compte.
- Syles, pour le nom.
- Et, bien, Syles…
Shun avait tout à coup une voix susurrante. Kaünis fronça les sourcils alors qu’un nouveau frisson la traversait de part en part. Une douleur naquit dans son ventre. Elle voulut fermer les yeux…
N’aurait pas du.

Le souvenir explosa dans sa conscience à cet instant précis.

    - Je dois te laisser ma puce, c’est Shun qui va te garder. Ne fais pas trop de bêtise, d’accord ?
    La fillette, d’une dizaine d’années, fronce le nez dans une expression malicieuse.
    - Je peux essayer, dit-elle d’un ton bourru, mais qui fit éclater sa mère de rire. Hien lui tapota sur la tête, avant de couler un regard bizarre vers Shun.
    Il était vieux, ce monsieur. Encore plus que sa mère. Et son regard était un peu effrayant. Il la regardait vraiment trop bizarrement. Elle avait pas envie de se retrouver avec lui, mais sa mère avait été intraitable. Pourtant, elle avait un bien mauvais pressentiment.

    Quand l’Envoleuse fut partie, Kaünis s’installa devant les canapés pour plonger dans un bouquin de forge le nez le premier. Elle se fichait bien de ce mec, là. Elle faisait ce qu’elle voulait, de toutes façons.
    Mais une heure plus tard – peut-être un peu plus – il vint s’asseoir à côté d’elle pour lire par dessus son épaule. Quand il posa ses doigts sur sa peau, sur l’épaule opposée, la gamine frissonna et bougea pour sortir d’un piège qu’elle sentait se tendre. Comme une toile d’araignée.
    - Dégage. Sa voix avait claquée dans l’air silencieux de la maison, mais Shun n’avait pas bougé. Son regard était indéfinissable.
    - Hé, je voulais juste lire avec toi. C’est pas des bouquins pour des fillettes de 10 ans ça.
    Kaünis haussa les épaules.
    - M’en fous, j’aime bien moi.
    - Il y a d’autres choses qui ne sont pas de ton âge qui te plairaient, crois-moi...



La bulle du souvenir éclata, alors que soudainement une avalanche d’images lui tombaient dessus. Elle tituba, lança un regard vers Shun, puis vers Syles.
Les yeux écarquillés, elle peinait à respirer.
Ce… Cette enflure… Serrant les dents, l’Envoleuse tenta de contrôler le flot d’émotions qui la submergea brusquement. D’images.
Dix ans. Onze ans. Douze ans. Treize ans…
Autant d’années, beaucoup trop d’images enterrées. Oubliées. Déterrées soudain. Elle ne se souvenait même pas de ce mec quand elle l’avait croisé ! Comment c’était possible ? Elle aurait dû…

Ses jambes se mirent à trembler violemment, alors qu’elle levait les yeux vers Shun.
Une lueur de satisfaction brûlait dans ses prunelles, et Kaünis hésita un instant entre lui sauter à la gorge pour l’étriper ou se recroqueviller sur elle-même et mourir sur place.
Dans un immense effort de volonté, elle lui lança son plus noir regard. Cela eut pour seul effet de le faire rire presque grassement.

- Tiens, t’as retrouvé la mémoire, gamine ?
Le frisson qui lui arracha la peau eut raison de sa volonté. Sans un regard en arrière, Kaünis s’enfuit en courant. Elle contourna deux angles de la maison, avant d’entrer dans la maison de ses parents en claquant la porte derrière elle.
Elle espéra un instant que les protections de son père avaient été vraiment montées contre tout le monde cette fois.

Le tambourinement contre la porte la rasséréna.
Il ne pouvait pas rentrer.
Elle lâcha un long soupir de soulagement. Les images ne cessaient de la traverser en vague, bloquant l’air dans ses poumons, faisant monter les larmes à ses yeux, construisant une énorme boule dans sa gorge.
Elle avait envie de hurler. De pleurer.

De mourir.

I don't wanna feel like this tomorrow
I don't wanna live like this today
Make me feel better
I wanna feel better


Et puis, les éclats de voix attirèrent son attention, et elle tendit l’oreille.
Putain, elle avait oublié Syles !
Les souvenirs lui rappelèrent la Greffe de Shun. Tétanisation des muscles au moindre contact.
Ouvrant brusquement le battant de la maison, soudain plus effrayée pour Syles que pour elle-même, elle posa son regard sur l’Envoleur.
Une seconde.

Ouais.
Elle voulait mourir.
Là.

Make me feel better
You make me feel better
You make me feel better
Put me back together

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 01:59

Il avait vraiment envie de lui en coller une, parce qu'il n'avait rien compris à ce qui c'était passé mais le regard et la réaction de Kaünis l'avait ébranlé. Il aurait bien tester ses nouvelles lames liées par des chaînes sur cette ordure, mais Kaünis importait plus. Il s'élança à sa poursuite, se frappant à la porte fermée...

Tambourinant un moment pour qu'elle le laisse entrer, le jeune homme entendit le rire derrière lui et eu une soudaine envie de meurtre. Si la porte ne s'était pas ouverte, il n'aurait pas put se retenir de courir pour aller frapper cet emmerdeur de première.

Mais comme la porte s'ouvrit, il entra en claquant la dite porte derrière lui avant que l'homme n'entre. La phrase qu'il prononça fut un murmure à peine, il ne s'était même pas retourné, encore face à la porte, les mains sur le morceau de bois.


Tu m'explique..?

Ou pas, il s'en fichait. Parce que là, il avait un plan qui se formait dans son crâne pour faire payer peu importe ce que ce mec avait fait à Kaünis. Une fois Shun capturé, il n'avait besoin que de trois choses pour que son plan soit complet. Une connaissance, un ami et un endroit isoler qu'il pourrait avoir pour lui tout seul au besoin.

Un rêveur, le sous-sol de Dil'Duran...

Et Gil.

Il avait crut que l'envoleur viendrait le trouver en premier, pour récupérer ses lames, mais cette fois, Syles avait besoin d'aiguilles. Et puis il était sûr qu'une fois qu'il aurait les détails il pourrait convaincre Gil de l'aider. Quant-à Dil'Duran... Ce n'était pas une question. L'homme était le genre à considérer Kaünis comme de la famille parce qu'elle était l'amoureuse de Syles, donc il fournirait le sous-sol et participerait peut-être même.

Prenant une grande inspiration pour calmer son pouls de son mieux, le jeune homme tenta sans grand succès de faire disparaître ses envies de torture de son visage... Puis se tourna vers Kaünis, ce qui fit revenir ses envies de meurtres.

Ce salopard l'avait rendue vulnérable. Elle avait l'air petite, dépressive... La Ts'liche était devenu une sourie, et ça donnait envie à Syles de mettre l'empire entier à feu et à sang. Le monstre, sentant le barrière de son inconscient faiblir, donna un coup, ne sachant pas ce qui se passait...

Pris le contrôle, la vit là... Elle l'avait accepté, elle était la seule qui l'avait jamais accepté... Sa voix, rauque, s'éleva dans les airs dans un murmure devenu promesse l'espace d'un instant, il savait que cette fille comprendrais de qui ça venait.


Je m'en occuperais personnellement.

Pas de précision sur le sujet de sa phrase, une simple promesse reflétée par ses yeux rouges de haine...

Il retourna de lui même dans sa cage. C'était de Syles, qu'elle avait besoin, pas de lui.


* Lynx. *

* Pardon? *

* Tu voulais un autre nom que ''le monstre''... Je me disait que comme tu est notre instinct, Lynx, comme le chat sauvage, ça t'allais bien. *

* ...Merci. *

Syles regarda Kaünis avec tendresse... Elle l'avait complètement conquit, pour de bon... Et il se devait de l'aider comme il le pouvait. S'approchant d'elle, il la prit dans ses bras et se laissa glisser vers le sol en la gardant collée contre son torse... Qu'elle pleure, qu'elle rit, qu'elle reste silencieuse, qu'elle parle...

Il était là.

Pour elle.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 02:48

Une seconde.
Il entra en coup de vent dans la maison et Kaünis referma brutalement la porte derrière lui. Si violemment que les gongs grincèrent un peu trop fort et que les planches bougèrent sous ses doigts. Elle s’en fichait.
- Tu m’expliques?

Non.
Là, elle n’avait pas la force. Pas le courage. Alors que son regard glissait sur l’intérieur de la maison, les souvenirs ne cessèrent de l’assaillir de plus en plus violemment. Plus seulement des bribes, mais des actes complets. Dans des endroits qu’elle visualisait encore mieux, alors qu’elle était à l’intérieur. Qu’elle avait le mobilier sous les yeux.
Les frissons ne cessaient de lui déchirer la peau. Les images de lui arracher le cerveau. De lui brûler la mémoire.

S’asseyant par terre, Kaünis posa son dos contre l’arrière du dossier du canapé pour ramener ses genoux contre sa poitrine.
Sa respiration était encore saccadée. Chaotique. Elle ne savait plus si elle devait garder les yeux ouverts pour voir moins de détails ou les fermer pour éviter de voir les souvenirs dans la pièce dans laquelle elle se trouvait… Dans toutes les pièces de cette fichue maison ! Son corps, parcouru de spasmes, ne lui répondait plus comme elle le voulait. Elle sanglotait doucement, essayant de retenir les hurlements de terreur pure qui tentaient de sortir de sa gorge.
La voix qui s’éleva n’était pas exactement celle de Syles, ce qui surprit suffisamment l’Envoleuse pour qu’elle lève le menton.
- Je m’en occuperai personnellement, fit-il avec le regard si noir que Kaünis comprit que ce n’était pas vraiment lui qui parlait, mais… cette chose, en lui. Ce monstre. Ce monstre, qui n’était finalement pas tant un monstre que ça.
Elle ne put s’empêcher de sourire.
Un sourire triste, désœuvré, timide et effrayé.

Quand l’Envoleur la prit dans ses bras, son premier réflexe fut de se tendre à l’extrême.
Un tremblement terrible se propagea dans tous son corps, et elle le repoussa de toutes ses forces en hurlant.
- NE ME TOUCHE PAS ! Sa voix se brisa, lui arrachant le fond de la gorge. Ne me touche pas... répéta-t-elle dans un gémissement murmuré. Presque un gargouillement, alors que les larmes envahissaient sa bouche.
Que personne ne la touche ! Surtout pas… Surtout pas lui.

Les convulsions contractaient son corps comme un énorme séisme intérieur. Elle ne savait pas comment gérer ça. C’était tout trop désordonné. Les souvenirs oubliés étaient devenus trop vifs, comme découpés au couteau dans sa chair, dans les bouts sanguinolents de son cerveau.
Ça faisait trop mal.

Se roulant en boule, Kaünis ferma ses bras sur elle-même, attrapant ses coudes avec les avant-bras autour des genoux, se laissant glisser sur le côté en position fœtale extrême.
Plus de rage. Plus de colère.
Juste un vide immense.
Aussi grand que sa détresse.

Elle ne savait même plus ce qu’elle faisait. Qui elle était. Ce qu’elle était. S’enfonçant dans son monde de noirceur, d’ombre et de ténèbres, de souffrance et d’angoisse, Kaünis laissa échapper un gargouillement dans ses larmes et sa morve dégoulinantes.
Elle se leva d’un coup, d’un bond. Son regard balaya la pièce à vivre, ne s’arrêtant même pas sur Syles.

Dégainant ses lames combinables, elle cria en les abattant brutalement sur le canapé, le coupant en deux, avant de s’acharner dessus. Des bouts de bois volèrent en éclat, et elle le réduisit en charpie en quelques secondes.
Canapé : fait.
Maintenant, il restait… La cuisinière, la table, les chaises, le tapis, le lit, le bureau, les tapis d’entraînement, la salle d’eau. Tout ça.
Tout détruire. Là maintenant.
Effacer les souvenirs à coup de lames blanches.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 03:11

* Putain il faudrait Hien, Voïmakas, Gil, quelqu'un... Je... Je sais pas quoi faire, moi, les émotions c'est pas mon truc, quoi! *

Se mordant l'intérieur de la joue devant le spectacle destructeur, le jeune homme observa l'envoleuse détruire le canapé, après l'avoir repoussé violemment, puis se diriger vers un table et faire de même...

L'avait elle repoussé pour qu'il se barre? Ou au contraire l'avait-elle repoussé pour autre chose? Il ne comprenait plus rien, mais il avait l'impression, au fond de lui, qu'il devait tout faire pour arrêter Kaünis.


Kaünis..?

Kaünis, parle moi, arrête, ça ne sert à rien...


Le regard triste, l'envoleur regardait la jeune femme tout détruire sans sembler l'entendre... Une rage noire monta dans son coeur alors qu'une autre table volait en morceaux et, sans s'en rendre compte, il dégaina ses anciennes lames, celles familiales, et intercepta l'une des attaques de Kaünis, qui fit apparaître une légère couche de glace sur son arme...

La jeune femme l'observa, sembla enfin le voir... Puis commença a frapper. Elle frappait vers lui sans cesse, comme si elle tentait vraiment de le tuer, et le frontalier dut repousser par la violence de l'assaut.


PUTAIN KAÜNIS C'EST MOI, C'EST SYLES! ARRÊTE UN PEU!

Rien n'y fit, elle continua d'attaquer... Finalement le jeune homme abandonna, tenta la dernière solution qu'il lui restait, laissant tomber ses armes complètements gelés qui se brisèrent en frappant le sol... Vit la lame blanche s'approcher, ne bougea pas, se contenta de fixer l'envoleuse dans les yeux avec un léger sourire sur les lèvres. Si elle avait besoin de sang pour s'éveiller, pour pouvoir continuer, alors il serait la mer sanguine qui érigerait sa vie.

Ouverture.


~~~

And tonight,
In the darkness.
I find my love for you
To be worth more then my life...

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 03:38

Eyes wide open
Still blind to see
Heart wide open
Still too cold to feel

Destruction.
C’était tout ce qui lui restait. Tout ce qu’elle pouvait faire.
Tout ce qu’elle voulait faire.
Détruire.
Détruire les souvenirs, détruire cette maison, détruire ces objets sans valeur à part celle du viol. Même consentant. Elle avait dix ans bordel ! C’était pas consentant ! C’était…

- Kaünis, parle moi, arrête, ça ne sert à rien...
Une voix d’homme.
L’Envoleuse se tourna dans un volte-face impressionnant de vivacité.
Sa lame blanche en rencontra une autre, métallique, et elle déversa son incompréhension dans ses paumes, dans ses doigts, dans ses armes.
Un homme !
Sa détresse prit un nouvel essor, alors qu’une rage incommensurable se déversait en elle. Rage contenue dans les souvenirs, dans cette mémoire qui lui avait faite défaut. Dans tous ces moments que son cerveau avait décidé d’oublier ; la rage était restée, s’était amplifiée depuis toujours.
Elle atteignait son paroxysme.

Un homme, qui l’avait possédée, lui opposait ses lames…
Elle frappa. Aussi fort, aussi puissamment qu’elle le pouvait. Avec toute la force de cette fureur colossale qui l’habitait depuis tout ce temps.
Elle devait le tuer. Elle allait le tuer !
Lui faire mordre la poussière, comme toute la souffrance qui irradiait de chaque particule de son corps, mémoire trop vive d’un temps lointain. Souvenir qui se teinte de blanc et de rouge. Noyer sa détresse dans le sang.

That's all what's left of me
A frozen mind
A shade of who I could be
That's all I can be today

- PUTAIN KAÜNIS C’EST MOI, C’EST SYLES ! ARRÊTE UN PEU !

Il pouvait bien dire ce qu’il voulait pour l’entourlouper.
Il n’avait que ça, la tromper, lui faire croire des mensonges, pour toujours la piéger ! La prendre à revers ! Lui mentir pour la piéger encore plus !
Elle s’acharnait. De toutes ses forces, de toute sa puissance.

Soudain, sa lame percuta une fois de plus les armes ennemies, qui descendaient vers le sol. Tombèrent bruyamment, éclatant en morceaux scintillants dans la pièce.
Elle se mordit la lèvre, levant les yeux du sol vers le visage de l’homme.
Elle allait lui sauter dessus, lames en avant, jusqu’à ce qu’enfin, son cerveau réalise.

Le sourire.
Les yeux.

- C’est pas du jeu ! cria-t-elle, lâchant ses lames qui rebondirent sur le parquet de la maison. Elle se jeta sur lui, ongles en premier, pour lui lacérer le torse, les épaules. Le frapper. Aussi fort qu’elle le pouvait putain ! Jusqu’à ce que l’odeur du sang monte à ses narines, enfin, calmant presque instantanément ses envies de meurtre.
Son regard tomba sur le torse ensanglanté de Syles, remonta le long de son cou pour trouver son regard.
Regard qui lui coupa le souffle.
Elle ne put que murmurer dans un nouveau sanglot.
- C’est pas du jeu…

Frozen
Closed down
Demons won't recede
Doubtful
Fearful
I must face them all

Ses lèvres s’écrasèrent sur celles de Syles.
Elle pressa ses seins contre les plaies du torse de l’Envoleur, sentant son sang couler sur sa peau. Cela devait être douloureux…
Son baiser s’était fait désespoir.
Elle voulait juste sombrer dans quelque chose.
N’importe quoi.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 04:06

Douleur.

Le jeune homme sentit les poings frappés, les ongles griffés, sa peau se déchirer puis son sang couler sur son torse, sur sa lèvre tuméfier...

Qu'elle frappe, qu'elle déchire... Qu'elle laisse sa rage et sa haine couler. Les yeux dans le vague, son sourire toujours sur les lèvres avec un air étrangement calme, le frontalier laissait l'envoleuse le détruire manuellement sans bouger.

Il était là pour elle, si elle avait besoin d'un sac de frappe, alors il serait un sac de frappe.

Un frisson le traversa quand elle arrêta puis déposa ses lèvres contre les siennes. Elle ne l'avait pas rater, il était sacrément amoché.

Malgré la douleur, il la serra dans ses bras en l'embrassant de nouveau, avec toute la passion dont il était capable... Remplacer la haine par l'amour.

Ses mains glissèrent sur la peau de la jeune femme... Puis se levèrent et giflèrent la jeune femme alors que des larmes remplissaient les yeux de leur propriétaire, qui la serra de nouveau dans ses bras après coup.


Ne fait plus jamais ça... Promet moi... Toute cette auto destruction, Ne fait plus ça, si tu doit tué quelqu'un pour continuer à vivre tue moi, mais ne te tue pas toi même de l'intérieur.

Sa voix n'était que murmure alors qu'il la serait contre lui de toute ses forces. Il ne voulait jamais plus la revoir comme ça, aurait voulu tout oublier...

Mais quelqu'un, au fond de son crâne, avait fait une promesse.


* Tu me trouve Gil et le rêveur, je m'occupe de capturer ce salopard et de le traîner chez Dil'Duran. C'est quand tu veux. *

Sans plus un mot, l'envoleur embrasse son homologue féminin... Pour s'abandonner à elle, oublier pendant un moment qu'ils avaient eu des enfances difficiles, qu'ils étaient monstrueux...

Tout oublier.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 04:27

La gifle fusa contre sa joue, la surprenant. Hébétée un instant,  Kaünis porta sa main à sa joue alors que les larmes quittaient ses joues, incontrôlables.  
Il la serra contre lui.
Poussant un petit soupir tremblant, la jeune femme posa sa joue meurtrie contre la peau déchirée du jeune homme. L’adrénaline refluait dans ses veines, et soudain elle se sentait comme une petite chose fragile. Elle se désespérait, et ça lui donnait encore plus envie de pleurer.

- Si tu doit tuer quelqu'un pour continuer à vivre tues-moi, mais ne te tues pas toi même de l'intérieur.

Elle secoua la tête. Non, elle ne pouvait pas promettre ça.
- Je peux pas… C’est des moments où je suis plus moi-même, Syles. Je contrôle rien. Je… Sa voix se brisa. Je suis faible. * Et je pourrai pas vivre si tu meurs. Si je te tue. Je veux pas vivre sans toi quelque part en Gwendalavir. *
Elle serra les dents.
Pourtant, il l’embrassa.
Il l’embrassa, et elle se jeta désespérément dans ce baiser.
Ses doigts glissèrent sur la peau de son torse qui n’avait pas été ouverte en plaie.
Elle voulait oublier, oui.

Dresser de nouvelles barrières.
Construire de nouveaux souvenirs.
Effacer ceux, sanguinolents, qui blessaient son âme et l’avait autant creusée.
Presque pourrie.

Kaünis se pressa brutalement contre Syles, débouclant les lannières de son faux corset pour écraser ses seins contre son torse, saisir ses lèvres dans les siennes, entre ses dents, glisser sa langue sur ses blessures.
Pour les panser.
Elle les piqueta de baisers, elles aussi.

Elle le voulait. Là, maintenant.
Elle se fichait bien qu’il dégouline de sang. C’étaient des griffures, et ça s’était un peu arrêté de perler de liquide rouge.
- Syles ? sa voix n’avait été qu’un murmure, mais il attira l’attention du jeune homme. J’ai besoin de toi. Pas que là, mais aussi… En moi. On fait quoi, tu veux te nettoyer avant ?
Murmure devenu son fluet, alors qu’elle baissait le menton.
Mais tout son corps irradiait de besoin.
Primal.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 04:36

Suspendu par les jambes à la branche d’un énorme chêne vert, la tête en bas, Gil exécutait une série d’abdominaux à la faveur de la nuit. C’était totalement incongru comme endroit, comme exercice… et comme horaire, mais pour une fois, il n’y était pour rien. Suviyo ne faisait juste pas ses nuits. Voilà pourquoi il se retrouvait à calmer ses nerfs en pelote – un premier cours avec deux nouveaux élèves ne l’avait pas apaisé – alors qu’il aurait plutôt dû être dans son lit. Il n’était pas un gros dormeur pourtant, mais enfer, dormir, quoi… Il manquait tellement de sommeil qu’il n’arrivait plus à dormir, justement. Encore une raison pour justifier cette série d’abdos particulièrement soutenue. Il montait, redescendait, remontait sans interruption et le décompte qu’il faisait frôlait l’indécence. Complètement fou mais il était seul, au beau milieu de nulle part et de la nuit : qui pouvait bien le surprendre dans un tel moment ?

SangreLune.

- Yaaaaah !

Totalement pris de court par la voix qu’il aimait le moins sur cette terre, Gil oublia qu’il était suspendu à un arbre. La tête en bas. Il lâcha prise, rata sa tentative de rattrapage et ne réussit qu’à freiner vaguement sa chute avant de s’écraser lourdement sur un lit de feuille. Aïe. Il fallut une éternité à Gil pour arriver à s’assoir en grognant. Ignorant la voix de Hien qui retentissait dans son crâne, il entreprit de vérifier qu’il n’avait rien de cassé. Lalalaaaa, songea-t-il pour lui couper le sifflet. Je ne t’écoute pas, sale…

Syles et Kaünis ont besoin de toi. Et d’un rêveur.


Il se leva précautionneusement. Pas de casse mais il allait sentir chacun de ses muscles dans les jours qui allaient suivre. Et pouvoir compter ses bleus. Idiote. Elle l’a fait exprès, j’en suis sûr. Probable, mais curieusement, Gil fut tenté d’ouvrir son esprit pour écouter ce que la femme qu’il détestait foncièrement avait à lui dire. Il n’était pas idiot, lui ; il se doutait que, si elle prenait la peine de jouer avec ses pensées, c’était parce qu’il y avait urgence. Il se demandait bien laquelle. Voïki avait-il brûlé un de ses caleçons ? Kaünis avait congelé une ville entière et tous ses habitants ? Elle avait adopté un bébé Raï et avait décidé de le garder ? Les images se succédaient dans son esprit, toutes plus cocasses les unes que les autres. La voix doucereuse de Hien les chassa aussi efficacement qu’un relent de souffre. Gil frissonna malgré lui. Elle savait conserver un ton neutre dans n’importe quelle situation, sauf qu’il savait lire entre les lignes, lui. Et un message qui contenait les mots « Syles, Kaünis et rêveur », ça lui fichait déjà la migraine.

Mais qu’est-ce que vous avez encore fait, bon sang ??



*



Enfeeer de bordeeel de…

Gil lâcha le rêveur, qu’il tenait jusqu’alors par le col de sa soutane, et mit les mains sur les genoux pour se pencher en avant. Il inspira profondément dans le but de calmer la violente nausée qui lui tordait les trippes. Il n’était vraiment pas fait pas ce genre de chose. Il sentit plus qu’il ne vit le dessinateur disparaître sans demander son reste. Ouais, merci, hein… Il l’avait payé assez cher pour faire tous ces aller-retour, mais la question du transport étant réglée alors il n’avait pas envie de s’éterniser dans une situation qui lui avait semblée douteuse dès le départ. Gil ne pouvait pas l’en blâmer. A sa place il en aurait fait autant. Lorsqu’il fut certain qu’il n’allait pas rendre le contenu de son estomac, Gil se redressa et empoigna à nouveau la tunique du rêveur. Celui-ci paraissait incroyablement chétif et peureux. Ses traits anguleux et son teint blafard lui donnaient l’aspect d’un mort vivant et ses yeux presque entièrement noirs effrayaient toujours au premier abord. Albinos et rêveur. T’as pas gagné au change, mon vieux.

- Par là.

La maison était devant eux. Mais Gil marqua une hésitation. Il ne savait vraiment pas ce qu’il fichait là. Il avait encore abandonné les siens pour… Pour quoi ? Filer un coup de main et se faire jeter à nouveau ? Essuyer la froideur et le détachement d’une gamine qu’il n’arrivait pas à comprendre ? Risquer de tout foutre en l’air avec Syles ? Le rêveur s’agita près de lui, et il secoua la tête, chassant ces pensées moroses de son esprit. Ils avaient besoin d’un rêveur ? Bien ! Il le leur livrait à domicile. Point barre. Après ça, il n’avait qu’à s’en aller. Pour… il se figea de nouveau, réalisant soudain que le dessinateur était parti. Le laissant ici. A des lieues de chez lui. Ooooh, j’en ai déjà marre, moi, pesta-t-il en se pinçant l’arête du nez. Sans blague, il allait faire demi-tour. Mais c’est alors qu’un mouvement attira son attention. Il plongea en avant, entraînant le rêveur dans son élan, et se faufila pour se tapir dans les fourrés. A plat ventre dans l’herbe, il observa la drôle de ronde de l’homme qui cherchait à entrer. Bon, c’est qui ça encore ?

Rayon de lune. Shun ! Gil cligna des yeux et hésita : se relever pour aller voir l’Envoleur ? Rester ici et attendre de voir ce qu’il se passait ? Il tergiversa quelques secondes avant de noter un détail important. Shun ne pouvait pas rentrer dans la maison. On l’avait fichu dehors et on refusait de le laisser venir à l’intérieur. "On", ce devait être une certaine Kaünis – et probablement un certain Syles. Génial. Je rentre comment, moi, du coup ? Il jeta un coup d’œil au rêveur. Galavien, qu’il s’appelait. Disons Gal parce que ça me gonfle déjà, en fait. Il ne pouvait pas compter sur lui pour l’aider, c’était clair. Il soupira, puis se redressa légèrement alors que Shun disparaissait à leur vue pour faire le tour de la bâtisse. Maintenant ! Il empoigna de nouveau le rêveur et l’entraîna à sa suite tandis qu’il traversait l’espace le séparant du mur de la maison. Il y avait une fenêtre. Plaqué contre le mur, Gil jeta un coup d’œil à l’intérieur. Il vit des meubles fracassés. Des chaises fracassées. Un canapé fracassé. Un Syles fracassé. Une table fraca… Héééé là, minute. Syles. Et Kaünis. Gil les distingua à travers la vitre. Lui avait l’air de s’être pris un Ts’Liche dans la tronche et elle… était en train de lui lécher le torse.

S’il n’y avait pas eu Shun qui rôdait dans les parages, Gil en aurait craché tous les jurons qu’il connaissait. Vertement. Mais Il réprima sa colère quelques secondes encore, et tapota sur le carreau.

Qu’ils lui ouvrent, bon sang ! Et vite !

__________________________________________

"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



[Absent du 25/08 au 28/08]
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 04:54

La réaction au tapotement ne se fit pas attendre, Syles se leva d'un bond, toujours avec ses réflexes et ses sens en alertes... Et son regard devint étrangement détendu quand il reconnut Gil, à qui il s'empressa d'ouvrir la fenêtre pour le laisser entrer... Et soulever un mec en habits de rêveurs au travers de la fenêtre par la même occasion...

Mais ne réussit même pas à ouvrir la fenêtre. Elle ne bougea pas et l'envoleur arqua un sourcil en fixant Gil, derrière, qui semblait désespéré et lui pointer Kaünis... Ah elle pouvait ouvrir, elle?

Il se retourna vers l'envoleuse avec un regard qui disait ''Tu le lance entrer ou...?''... Mais elle ne semblait pas être la plus grande fan de l'idée, sur le moment, avec son regard qui disait ''Oublie le et vient t'amuser avec moi.'' Du coup, en la regardant avec un sourcil arqué, il lui indiqua le rêveur, puis ses propres blessures... Qu'il puisse au moins se guérir, quoi... Et qu'il s'entretienne avec Gil au passage. Celui-ci ne savait peut-être rien pour le moment, mais le regard que son ancien apprenti lui avait offert ne laissait aucuns doutes... Il devait lui parler, et c'était sérieux, plus sérieux même que l'hors de leur dernier cours...

C'était vital.

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 05:12

Elle ne s’attendait pas à entendre un tapotement sur le carreau de la fenêtre de la cuisine. Surprise, Kaünis tourna la tête vers cette dernière en fronçant les sourcils.
Quoi ? Gil ? Sérieusement ?
Mais qu’est-ce qu’il foutait là encore ? Et qu’est-ce qu’il voulait ?

Le regard de l’Envoleuse s’assombrit.
Mais Syles semblait vouloir ouvrir à leur ancien Maître, et elle se renfrogna. Croisant les bras sous sa poitrine nue, elle lança un regard noir à l’adresse de son compagnon. Quoi ? Il troquait vraiment son besoin contre celui de Gil ?
Une bouffée de frustration à l’état pur la traversa, avant que Syles ne lui montre qu’il y avait un Rêveur avec Gil, et qu’il pourrait le soigner.
Moais.

Se rendant soudain compte des réflexions de son cerveau, Kaünis serra les dents.
Le désespoir qui s’était diffusé dans la chaleur de son besoin de sexe venait de s’en extirper dans un froid glacial. La rage, en elle, lui répondit en écho.
Dégoût.
Se cachant soudain derrière ses mains, Kaünis se détourna de la fenêtre, de Syles, pour s’avancer dans le salon et récupérer son faux-corset et l’enfiler efficacement. Non, ça ne suffisait pas.
Son regard se posa un instant sur Syles, elle ne put s’empêcher de se mordre la langue à sang.

- Deux secondes.
Elle monta les marches d’escaliers trois par trois pour passer dans sa chambre. Les souvenirs se jetèrent sur elle comme autant de lames et d’aiguilles parfaitement ajustés, au tranchant acéré. Elle ne put s’empêcher de lâcher un gémissement de terreur, alors qu’elle pénétrait dans la pièce pour saisir un pull gris ouvert par une fermeture sur l’avant, l’enfilant par dessus son corset.

I can feel it grow
Starting like a little storm
Itching in my toes
But it's will to take over
Ain't quite that small
I can feel it grow
I can hear it moan
I can hear it's bitter cries
In my viens it crawls
Underneath my tongue it hides
I'm in control

Ça cassait les courbes de son corps, cachait son décolleté et son tatouage, montait jusqu’à son cou, couvrait ses bras et tombait sur ses hanches. C’était exactement ce qu’elle voulait.
Respirant à peine mieux, elle sortit de la chambre en trombe, courant presque, alors que les larmes incontrôlables débordaient de ses yeux. Elle dévala les escaliers, manquant de tomber la tête la première, se rattrapant de justesse à la rambarde, pour arriver finalement dans la pièce à vivre.

Elle jeta un coup d’oeil par la fenêtre, évitant le regard de Syles.
D’un signe de tête, elle désigna à Gil la porte d’entrée pour s’y diriger elle aussi.
Ouvrant à peine assez le battant pour que son ancien Maître et le Rêveur entrent, elle jeta des coups d’oeil affolés à l’extérieur, avant de claquer la porte.
Quand le battant se referma brutalement dans un bruit sec, elle se laissa glisser le long de ce dernier, fermant les yeux.

* Non ! *
Nouvelles bribes de mémoires qui l’attaquèrent violemment.
Les larmes coulaient sur ses joues, et elle renifla bruyamment, s’essuyant le nez de la manche de son pull trop grand.
Son regard se leva vers Syles.
Brutalement, elle se fit submerger par un besoin de tendresse, se releva avec difficulté, avant de se précipiter dans ses bras.
Lâcher les écoutilles.
Pleurer de tout son saoûl.

Don't you know
In the end you're no stronger of hand
You are no stronger of heart
Don't you know
In the end, we'll be tragically torn apart
If we can't control the storm

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 05:40

« Vite » était un terme visiblement inconnu du répertoire de ces deux andouilles. Gil vit d’abord Syles s’avancer. Il avait pris un certain nombre de coups. Shun ? Il se passait quelque chose avec ce type, c’était sûr et certain. Type qui n’était pas l’Envoleur le plus facile à vivre du Domaine. Gil le connaissait peu mais ça lui convenait très bien. Il ne voulait pas que ça change – en tout cas pas maintenant. Mais Syles n’arrivait pas à ouvrir cette satanée fenêtre ! Excédé, Gil pointa Kaünis du doigt. Elle, bon sang ! Si ses souvenirs étaient bons, la protection qui était placée sur la maison devait s’incliner devant ses propriétaires, donc devant Kaünis : elle pouvait ouvrir et le faire entrer ! Mais qu’elle se dépêche, bon sang !! Il écarquilla les yeux en la voyant se rhabiller… et partir dans l’autre sens. Bon. Elle le laissait dehors, alors. Il laissa échapper un discret gloussement désabusé puis se retourna et colla de nouveau son dos contre le mur. Tu t’attendais à quoi, sérieux ? Un tapis rouge et tout le toutim ? Dernier coup d’œil à travers la vitre. Juste à temps pour voir Kaünis lui faire signe. La porte ?

Gil se déplaça dans bruit mais Gal fit un boucan pas possible. Ils se ruèrent à l’intérieur de la maison et la porte claqua au nez d’un Shun pas content du tout. Un bref instant, Gil se demanda à quoi rimait toute cette histoire. Pourquoi Kaünis et Syles se terraient dans une maison alors qu’un homme – Envoleur, certes, et pas des plus tendres – essayait d’entrer. Puis son ancienne élève se laissa tomber le long de la porte. Elle était si pâle ! Gil la connaissait, il savait que quelque chose de grave – encore – s’était produit. Elle avait le même regard que la dernière fois qu’il… Non. C’est pas vrai. L’hypothèse qui se frayait un chemin dans sa conscience était trop dure pour qu’il lui laisse le champ libre, aussi lutta-t-il contre elle tandis que Kaünis se précipitait dans les bras de Syles. Ils ne valaient pas mieux l’un que l’autre dans leur état mais en les voyant accrochés de cette façon, Gil leva les yeux au ciel. Il sentait qu’il avait interrompu un moment intime et d’une certaine façon il s’en félicitait. Bien fait, hein… Sauf que l’état de Kaünis l’ébranlait, alors qu’il pensait ne plus rien ressentir. Il avait fait en sorte de se couper de toute émotion de ce genre, bon sang ! Terminées, les émotions inutiles, les effusions, les sourires. Ce n’était plus son rôle. Il poussa Gal vers eux.

- Soigne-les.

Le rêveur s’exécuta sans mot dire. Il était tellement spécial… Il réussit à faire asseoir Syles sans que celui-ci ne lâche Kaünis. Gil se détourna et s’approcha d’une fenêtre pour regarder dehors. Les ombres de la nuit l’empêchaient de voir si Shun était encore dans les parages ou non. Il voulait repartir. Mais cette histoire ne lui disait rien qui vaille. Et… il se retourna,  s’appuya le long de la fenêtre, regarda Kaünis, blottie comme un petit chaton apeuré dans les bras de Syles. Il ne pouvait pas la laisser comme ça. Il pouvait mentir à tout le monde, mais pas à lui-même : il tenait trop à elle. Même s’il mourrait d’envie de lui tordre le cou, là. Il se contenta de le faire en pensée. Il leva les yeux et détailla le visage de son app… ancien apprenti. Syles était encore contusionné mais là encore, il ne parvint pas à ignorer le minuscule tressaillement de son cœur. Il ne l’avait pas vu depuis qu’il l’avait laissé s’envoler. Ce n’était pas rien, au fond. Gil serra les dents et, sans un mot, adressa un signe du menton au jeune homme.

Vas-y, sale gosse. Explique-moi.

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 05:59

Syles se laissa faire quand le rêveur le guérit, puis le laissa travailler sur les écorchures de Kaünis, qu'il serra imperceptiblement plus fort avant de doucement s'extirper de ses bras pour aller aux côtés de leur ancien maître et soupirer avant de lui murmurer le fond de sa pensée et ce qu'il avait deviné de l'histoire faisant de son mieux pour que Kaünis ne l'entende pas.

Ce salopard, Shun, dehors... Il a abusé d'elle quand elle était gamine. À plusieurs reprises. Oh elle n'a rien dit, mais j'ai compris...

Je vais avoir besoin de ton aide, Gil.


Demande sérieuse, le regard du jeune homme frappa celui de l'autre envoleur avec violence... Cette fois, il embrassait son monstre intérieur.

Je me fous de savoir qui il est, je veux lui faire payer. Je connais un endroit où personne ne nous dérangeras...

Mais, pour mes plans, j'aurais besoin d'un rêveur sans scrupules et de tes aiguilles... Si tu veux un truc en échange, t'a qu'a demander.


Ce n'était pas de la blague, il n'avait en fait jamais été aussi sérieux. Le gamin taquin que son maître avait connu laissait place à un être sans morales, qui voulait voir cet homme, ce moins que rien, souffrir comme personne n'avait souffert. Ses yeux ne laissaient aucuns doutes sur ses intentions. Il allait torturé ce salopard jusqu'à ce qu'il ne connaisse même plus son nom et là, à ce moment là, quand toute trace d'espoir aurait disparue de la vie de l'individu, à ce moment là seulement, il lui ferait penser qu'il le libérerais... Pour lui tranché la gorge afin de tout lui reprendre.

Plus qu'un meurtre et que du sang, il voulait tout détruire. C'était la première fois qu'il sentait une telle rage en lui et il laissa chaque once de celle-ci paraître dans son regard, savait que Gil comprendrait...

À un moment, il avait failli le tuer pour protéger les siens. Il savait donc de quoi un homme était capable, dans une situation extrême.

N'attendant qu'un instant pour s'assurer que Gil avait tout compris, Syles se retourna vers Kaünis à nouveau et la reprit dans ses bras, passant d'un point à un autre, de rage et haine à tendresse et amour, comme s'il s'agissait là de la chose la plus normale au monde...

Syles et Lynx.

Lynx et Syles.

Un seul corps, deux personnalités, deux êtres...

Qui étaient en accord complet l'une avec l'autre pour la première fois de leur vie. Shun allait regretter d'être né.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 06:36

Elle pleurait.
Elle laissait les larmes lui brûler les joues, crâmer ses rétines, dévaler ses joues et plonger dans sa bouche. Le goût salé des gouttes attaquait la courbe de ses lèvres séchées par l’émotion, alors qu’elle ne retenait plus aucun sanglot. Ses épaules se soulevaient et s’affaissaient à un rythme phénoménal, alors qu’elle ne contrôlait plus rien.
Elle se fichait bien de Gil, de ce mec avec sa toge de Rêveur.
Tout ce qui importait, c’était la chaleur du corps de Syles. Elle voulait s’y vautrer. S’y noyer. S’enrouler dedans comme on s’enroule dans une couette chaude, envelopper ses pieds pour empêcher le monstre sous le lit de se saisir de ses chevilles, se recroqueviller comme une chenille en détresse dans une crysalide épaisse.
Peut-être renaître un jour.
Pas tout de suite…

Pourtant, elle fut arrachée à son cocon de chaleur.
Elle n’avait pas senti le Rêveur s’occuper de Syles, trop omnibulée par ses larmes brûlantes et ses sanglots intarissables. Par contre, elle sentit les mains de ce dernier sur ses épaules, la repoussant, et tituba un instant. Se recroquevillant instantannément sur elle-même, elle serra si fort ses genoux contre sa poitrine qu’elle s’en fit blanchir les articulations.
Elle entendait à peine les mots que Syles adressait à Gil.
-.. Abusé d’elle quand elle était gamine… Coup de pied dans le ventre, elle lâcha un sanglot désarticulé. … Plusieurs reprises… Elle se mordit la langue si fort que le goût du sang se mêla à celui de la morve et des larmes, dans sa bouche. … rien dit, mais j’ai compris... Elle ferma les yeux si fort que des points noirs dansèrent sous ses paupières et que sa tête lui fit mal. Douleur entêtante qui se diffusa dans sa rage et fusionna avec sa détresse.

Elle voulait se blottir contre le jeune Envoleur.
Encore.
Pourtant, elle était là, prostrée sur le sol, incapable de bouger.
Incapable de savoir ce qu’elle pouvait faire.
Incapable de décider quoi faire.

Si.
Elle voulait mourir.
Éradiquer cette souffrance, effacer ce désespoir, gommer cette détresse.
- … je veux lui faire payer … Kaünis cligna des paupières, tentant de lever les yeux vers Syles et Gil. Si tu veux un truc en échange, t'as qu'à demander. Elle fronça les sourcils, avant d’abandonner le cours de la conversation. Après tout, quel intérêt ?

Elle voulait mourir.
Son regard balaya la pièce à la recherche de ses lames blanches. Elles étaient encore au sol, un peu plus loin, près de la table à manger réduite en miettes. Elle voulut se lever, tituba alors que sa tête tournait brusquement, se prit le front dans la main droite pour essayer de ne pas tomber…
Syles était déjà là, il la prenait dans ses bras.

Cela souffla toute son envie d’autodestruction.
Se mussant tout contre lui, elle fourra son nez presque sous l’aisselle du jeune homme pour s’emplir les poumons de son odeur. Une douce chaleur réconfortante pénétra en elle, lui permettant de reprendre une vraie inspiration, cette fois.
Elle n’avait pas envie de parler.
Pas envie de se taire.
Juste envie de hurler.
Hurler, sa détresse, sa rage, sa haine, sa fureur.
Taper sur quelque chose, quelqu’un, de toutes ses forces. Faire couler le sang, briser des os, écorcher à vif une peau encore vivante pour pouvoir sentir la souffrance qu’elle avait provoquée. Volontairement ! Tirer des hurlements plus forts encore que ceux qu’elle avait envie de pousser, elle.

Se contenta de se recroqueviller un peu plus.
Serrer les pans de son pull pourtant déjà fermé sur son torse.
Ramener ses genoux contre son buste et plonger son visage contre ces derniers…

La nécessité de chaleur humaine reprit le dessus à cet instant précis.
Plus qu’une nécessité, c’était un besoin.
Primal et vital.
Elle leva brusquement le menton vers Syles et se jeta sur lui.
Sauvagement.
Ils basculèrent et Kaünis manoeuvra pour que le jeune Envoleur se retrouve sur le dos, et elle écrasa littéralement tout son corps sur la chaleur de celui du jeune homme, attrapant ses lèvres impérieusement. Elle se fichait bien du reste, elle avait besoin de violence. D’une bonne violence. De plaisir violent. Lui faire oublier ces violences dégueulasses. Ces scènes immondes, dans cette maison.
D’autres souvenirs.
Elle avait besoin d’autres souvenirs. Des nouveaux.
Avec Syles.

Elle se fichait bien que Gil et le Rêveur soient là, à vrai dire. Ils bougeraient, elle en était sûre.
Mais là…
Elle avait besoin de Syles.
A l’intérieur d’elle. Pour effacer ces souvenirs.

Ses doigts glissèrent sur la taille de l’Envoleur, passant sous le bord de son pantalon pour aller chercher l’objet de son désir, alors que ses dents se refermaient sur ses lèvres.
Elle voulait lui crier de la posséder, de la pénétrer, de la prendre.
Elle ne put que grogner dans un murmure, alors que son bassin basculait pour se coller encore plus à celui de Syles.
- Sauve-moi...
Murmure-besoin.
Murmure-supplique.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 12:26

[Wow *.* Quelques heures de sommeil et je ponds ça. Je n'avais encore jamais vu Gil dans cet état. Il me fait presque peur, là... !]




Gil et Syles étaient côte à côte à présent. Si près que leurs épaules se touchaient presque. Si proches que, au moment où le jeune homme prit la parole, la rage qui bouillonnait en celui-ci fonça sur l’Envoleur aux yeux vairons. Elle ne mit pas longtemps à trouver l’écho mortel et sauvage d’une colère sans nom qui animait déjà ce dernier depuis quelques mois. Libertée était parvenue à l’apaiser un peu, à lui intimer de retourner dans son panier mais, si l’on comparait cette colère à une bête, alors celle-ci s’était contentée de veiller depuis tout ce temps… Le moindre mot de Syles se planta dans son être avec violence, exactement comme les aiguilles qu’il sentait brûler dans le creux de ses poignets. Lui aussi avait compris, il lui avait suffit de poser les yeux sur Kaünis pour deviner quelles atrocités s’étaient produites ici. Le regard de Gil s’assombrit. Il regrettait d’être entré dans cette maison ! Il aurait dû rester dehors et attraper Shun !

- Je vais avoir besoin de ton aide, Gil.

Il fallait bien ça pour que l’Envoleur détache son regard de Kaünis. Ce fut pour croiser les yeux de Syles, démesurés, assombris par une folie pure qui semblait feuler au fond, tout au fond de lui. Gil pensa à un chat sauvage et frémit. La fureur bestiale qui animait le garçon était dangereuse. Il ne doutait pas qu’elle viendrait à bout de Shun s’il lui mettait la main dessus, et qu’elle le ferait lentement. Douloureusement. Salement. Sauf que la douce folie qui grondait en Gil était elle aussi dévastatrice : elle dormait depuis si longtemps ! Réveillée autrefois par les larmes et le sang d’une Envoleuse et d’un Marchombre, il lui avait fallu des années pour la dominer et reprendre le dessus. Il cligna des yeux. La porte était comme entrouverte dans son monde intérieur. S’il la poussait ne serait-ce qu’un tout petit peu, toutes ces années de relative sérénité seraient balayées en un souffle. Et rien ne garantissait qu’il parviendrait à reprendre le contrôle un jour.

- Si tu veux un truc en échange, t’as qu’à demander.

Gil faillit lui faire bouffer sa langue. Un marché ? Il lui proposait réellement un marché ? Croyait-il si peu en lui pour douter de sa décision ? Blessé, Gil ne répondit rien et laissa le jeune homme retrouver Kaünis. En les voyant s’enlacer, il pensa à Libertée. Je peux pas, balbutia-t-il intérieurement. Je peux pas faire ça, Lib ! Il se mit à trembler. Pour une fois dans toute sa chienne de vie, il ne pouvait tout simplement pas fuir. Son cœur était déchiré. D’un côté il y avait la jolie marchombre aux yeux roses et au parfum de pêche, avec leur petite fille qu’il voulait voir grandir ; de l’autre, deux jeunes Envoleurs plein d’avenir, mais rattrapés par un passé glacial et mortel. Déchiré, écartelé, Gil se retourna et frappa le mur de son poing. La douleur lui fit un bien fou. Son bras envoya valser la dernière chaise encore entière. En lui, la colère gonfla. Elle était prête à la franchir, cette putain de porte. Elle voulait la franchir. Il ne restait plus grand-chose pour atteindre la limite.

Plus que quelques sentiments encore innocents…

Et puis Kaünis, dans sa souffrance et sa folie, fut celle qui lui fit faire le dernier pas. Inconsciemment bien sûr – elle ne l’avait même pas calculé, sauf pour lui ouvrir la porte d’entrée – mais de manière brutale et sans équivoque : elle se jeta sur Syles et chercha désespérément, violemment ce qui lui avait été arraché quand elle n’était qu’une enfant. Le contrôle. Gil perdit le sien à ce moment précis. Il s’avoua vaincu, parce qu’il aimait cette gosse au regard dément, parce qu’il aimait ce gamin indomptable. Il s’avoua vaincu et la bête fracassa la porte de sa raison, emportant tout sur son passage. Absolument tout.

La douceur d’Iselle.
L’humour de Naïs.
La complicité de Juhen.
Les câlins de Makeno.
L’ironie de Seren.
Les piques de Nwëlla.
La répartie de Seth.
Les yeux de Libertée.
Suviyo.

Tout disparut en un éclair, remplacé par une seule et implacable envie qu’il ne saurait plus réfréner désormais.

Tuer.


*


And when I close my eyes tonight
To symphonies of blinding light
God bless us every one
we're a broken people living under loaded gun
Oh, like memories in cold decay
Transmissions echoing away
Far from the world of you and I
Where oceans bleed into the sky



*


Laissant Syles et Kaünis à leurs ébats sous le regard sans émotion de Gal, Gil ouvrit la porte de la maison et sortit. Il ne pourrait plus rentrer sans Kaünis mais il n’en avait rien à faire. Plus rien n’avait de sens ni d’importance. Il pourrait sauter dans le cratère d’un volcan sans la moindre hésitation si cela lui permettait d’assouvir cette soif de sang qui l’animait. Il s’enfonça dans les ténèbres glacées, sûr de lui. Se mit à courir. Comment savait-il où aller ? Le hasard agissait-il encore sur sa vie ? Improbable. Cette nuit n’était pas une coïncidence. Trois destins déjà étroitement mêlés fusionnaient pour ne former plus qu’un avenir possible. De ce qui allait se passer ce soir-là allaient dépendre beaucoup de choses, mais pour l’heure Gil ne songeait qu’à une chose. Tuer. C’était une envie primale qui décuplait ses forces, mais aussi ses réflexes : lorsque le poignard vola vers lui, il l’évita sans mal. Grogna lorsque le deuxième, caché par le premier, se planta dans son épaule gauche. Mais loin de le freiner, la douleur raviva davantage sa fureur. Il se jeta sur Shun et le plaqua au sol. L’Envoleur était habile, il parvint à se dégager et à se redresser souplement.

- Alors SangreLune, on est venu marquer son territoire ? cracha-t-il en dégaina sa lame d’un geste vif. Tu crois que cette chienne t’appartient encore ?

Dans une autre vie Gil aurait rit devant cette piètre tentative pour le blesser. Rire ? Ses lèvres se retroussèrent mais pas pour cela, non. Il voulait mordre. Enfoncer ses crocs dans la peau de cet homme et serrer, encore, et encore, jusqu’à ce que les cris d’agonie lui donnent l’envie monstre de continuer. Encore. Et encore. Il porta machinalement la main à sa ceinture, se rappela que ses deux lames n’étaient pas là ; Kaünis en détenait une, Syles avait l’autre. Et ils étaient plutôt occupés, en ce moment. Tant pis, il allait devoir faire sans. Tuer, hein… Il referma les doigts sur le poignard toujours planté dans son épaule. En face de lui, Shun se tendit. Seconde de silence et d’immobilité avant que tout s’enchaîne. Se déchaîne. Le sang gicla sur les arbres, noir dans les ombres nocturnes. Gil ne sentit même pas le coup qui lui déchira le flanc ! Ses pensées, son être tout entier se trouvait dans le poignard qui avait plongé dans les côtes de Shun. Celui-ci grogna de douleur et croyant avoir porté un coup fatal, relâcha légèrement sa prise. Erreur ! Gil retira le poignard et leva la main. La lame fusa vers la gorge qu’il voulait trancher, là, dans le sourire triste de la lune, parce qu’il devait le tuer, il fallait qu’il efface cette expression sardonique de son visage, qu’il…

La pointe du poignard piqua la peau de Shun mais n’alla pas plus loin. Paralysé par sa greffe, Gil crut que son cœur allait éclater tant la colère le submergea. C’était horrible ! Deux centimètres ! Deux centimètres et il enfonçait sa lame dans la gorge de cette ordure ! Mais Shun avait l’avantage et il le prit sans hésiter. Il se dégagea de l’étreinte mortelle de Gil, récupérant sa lame au passage. Gil tomba mollement sur le sol dur et froid. Il ne pouvait pas bouger d’un cheveu. Il sentait le sang s’échapper de ses blessures mais il n’avait pas mal du tout. La rage était plus grande encore que la douleur. Sûr de sa victoire désormais, Shun se pencha pour approcher ses lèvres de son oreille.

- Elle est à moi depuis tout ce temps, souffla-t-il. Son corps est à moi. Toi tu n’as rien.

Le fou. Ignorait-il réellement que ses paroles agissaient comme un catalyseur ? Qu’au lieu d’anéantir Gil, elles lui donnaient la force de repousser la douleur ? L’immobilité ? Il ne pouvait pas bouger. Pas tant que les doigts de ce pervers étaient posés sur sa peau. Mais sa volonté était animée par une rage monstrueuse et elle lui permit de lutter un bref instant contre la greffe de Shun. Il remua imperceptiblement la main gauche. Son poignet n’était même pas tourné vers l’Envoleur. Aucune chance de le toucher. Pourtant ses aiguilles fusèrent, brisant pendant une folle seconde l’immobilité dans laquelle Shun le maintenait. Elles auraient du se perdre dans les ombres de la nuit, dans la forêt qui les entourait. Elles firent pourtant demi-tour. Obéissant à la force d’une troisième greffe qui venait d’entrer en jeu, elles se plantèrent dans le bras de Shun, l’obligeant à lâcher Gil dans un réflexe contre lequel même lui ne pouvait pas lutter.

Gil regarda Syles. La même rage brillait dans ses yeux et le lien qui les unissait se renforça davantage, si c’était possible ; pas besoin de paroles pour se comprendre. L’envie qu’ils partageaient de tuer était remplacée par un besoin plus urgent, plus impérieux : prendre son temps. Faire souffrir, lentement, odieusement, ignominieusement. Shun n’allait pas mourir maintenant. Ce serait bien trop de clémence pour un homme qui n’en méritait pas une once. Gil parvint à se redresser sur un coude lorsque deux mains se posèrent sur lui. Galavien ne prononça toujours pas la moindre parole, se contentant de dérouler son rêve. Il s’occupa d’abord de la blessure la plus grave, celle du flanc, sans se demander comment Gil faisait pour être encore vivant après un coup pareil. Mais lorsqu’il voulut s’occuper de celle de l’épaule, la main de l’Envoleur le repoussa. Pas celle-là. C’était douloureux mais supportable, et la souffrance qu’il ressentait au moindre des gestes de son bras décuplait sa rage et sa folie. Il se leva et regarda Shun, désormais à la merci de Syles, avant que son regard ne croise celui de son ancien élève.

Voilà. Il avait le rêveur, les aiguilles et Shun. A Syles de trouver un endroit où ils pourraient passer à la suite sans être dérangés.

Pendant plusieurs jours.


*


God save us every one
Will we burn inside the fires of a thousand suns
For the sins of our hand
The sins of our tongue
The sins of our father
The sins of our young
No...

__________________________________________

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 17:04

Tapit dans l'obscurité, Lynx restait immobile, attendait son moment, le moment de l'envoleur, le moment où il pourrait capturer cette ordure... Il ne portait pas sa chaîne comme Syles, autour du bras, considérant que cela l'empêchait de bien le plié, mais autour de la gorge, comme une vraie laisse, et descendant paresseusement vers ses bras croisés, flottant à quelques centimètres de ses paumes.

Syles ne contrôlait pas très bien cet atout, il n'avait pas assez d'instinct. Mais le monstre nouvellement nommé n'était que ça, l'instinct.

Trois aiguilles fusèrent et il sourit, tendit la main devant lui.

~~~

Elle semblait fragile comme une poupée de porcelaine.

Tout un contraste avec la Kaünis habituelle. Syles avait presque envie de pleurer aussi, pour cette jeune femme qu'il aimait tant et qui avait eu une enfance bien pire que la sienne... Pourquoi le destin s'acharnait-il sur eux..?

Quand elle lui sauta dessus, lui chuchota de la sauver, il hésita un instant... Rien qu'un.

Puis il roula, se retrouvant au dessus d'elle dans une position qui était généralement utilisé par un certain monstre...

Mais son regard n'était pas celui du monstre, ni celui de Syles. Quelque part entre les deux. Ils la sauveraient. Ensembles.

La violence et la rage de ''Lynx'' se mêla à la douceur et la tendresse de Syles pour créer une tornade de sentiments, de sensations. Il la possédait avec amour, la violentait avec tendresse.

Effaçait le désespoir, la peine, les souvenirs. Son toucher, ses coups de reins, tout était unique. Son être entier, son âme, il la lui offrait...

Et ce tourbillon de sentiment fit son effet, d'ailleurs. Quand la tension, sexuelle et sentimentale, des deux amoureux se relâcha, le monde autour cessa d'exister, le temps se figea. Même les saisons ne savaient plus quoi faire, pensa un instant le jeune homme en voyant le plancher de la maison se muter en glace à une vitesse folle... Ne laissant qu'un espace non gelé autour de lui, comme si la greffe de l'envoleuse avait appris à le connaître et l'évitait.

Ce fut tellement intense que le frontalier se demanda presque s'il pourrait rester éveillé... Mais la rage et une certaine promesse refit se remplir ses réserves d'énergie et il laissa la place à son alter-ego, qui chuchota à l'oreille de leur compagne.


Je vais ouvrir la fenêtre...

Je t'ais fait une promesse et je compte la tenir... Mais promet moi... Non, promet nous une chose...

Ne te détruit pas toi même, attend nous... Et quand tout ça seras finit, Nous effacerons ton passé avec le présent et le futur...

Ensembles.


Ses muscles protestèrent, mais le corps du jeune homme se souleva, restant un instant à quatre pattes au dessus de la jeune femme... Bon dieu qu'elle était belle, pensèrent de concert ses deux personnalités. La chaîne, autour de son bras, glisse le long de son épaule, s'enroula autour de son cou, alors que la jeune femme semblait sur le point de tomber dans un sommeil post orgasmique.

Les trois mots sortirent de la bouche de Lynx sans qu'il ne s'y attende, sans qu'il ne le sache.


Je t'aime.

Les yeux de la jeune femme se fermèrent sur ce qui semblait être un demi sourire et le jeune homme chercha le rêveur du regard... Celui-ci était scotché à une vitre et observait quelque chose.

Se rhabillant au quart de tour, le monstrueux jeune homme se releva et observa autour...


* Merde, Gil! *

Sans plus attendre, il sauta par la fenêtre en tirant par la toge le guérisseur.

~~~

Tapit dans l'obscurité, Lynx restait immobile, attendait son moment, le moment de l'envoleur, le moment où il pourrait capturer cette ordure... Il ne portait pas sa chaîne comme Syles, autour du bras, considérant que cela l'empêchait de bien le plié, mais autour de la gorge, comme une vraie laisse, et descendant paresseusement vers ses bras croisés, flottant à quelques centimètres de ses paumes.

Syles ne contrôlait pas très bien cet atout, il n'avait pas assez d'instinct. Mais le monstre nouvellement nommé n'était que ça, l'instinct.

Trois aiguilles fusèrent et il sourit, tendit la main devant lui.

Les aiguilles courbèrent, se dirigèrent en vitesse vers sa paume, tournèrent complètement dans les airs et s'élancèrent de nouveaux, dans le sens opposé, pour aller se planter dans le bras de Shun avec violence.

Le regard du jeune homme croisa celui de l'homme qui avait été son maître un moment, renforçant encore plus leur lien invisible, avant qu'il n'utilise sa chaîne pour pousser un peu le rêveur vers celui-ci... Lui, il s'occupait de Shun... Qui comprit rapidement que sa greffe ne serait pas de grande utilité contre ce garçon qui était carrément entouré d'une chaîne volante, un membre métallique sur lequel une greffe n'avait aucun effet.

Il envoya deux couteaux vers le plus jeune envoleur sans que celui-ci n'ait à faire ne serait-ce qu'un mouvement, puisque la chaîne, comme un serpent volant qui voulait le protéger, les interceptèrent... Avant de s'élancer vers l'homme à toute vitesse puis s’enrobant autour de sa jambe en remontant, le transformant en véritable saucisson.

Le regard de Gil, qui s'était relevé et avait les mêmes envies destructrices dans le regard que lui, lui fit comprendre la question sans un son et, s'assurant que la chaîne ne permettait aucuns mouvements à cette ordure, Il déroula l'autre extrémité de son cou et la tendit à son ami.


Au fin fond de la jungle d'hulm, passé une demi douzaine de pièges mortels, il y a la maison d'un forgeron frontalier sans pareil nommé Dil'Duran...

Son sous-sol feras l'affaire, je vais chercher Kaünis, je te laisse le traîner à une condition...

N'y va pas de main morte.


N'attendant pas de réponse, il attrapa Kaünis, qu'il avait sortit avec lui et déposer sur le sol non loin de la fenêtre qui s'était refermer toute seule, et, la soulevant avec douceur, revint vers le rêveur et son ancien maître avant de se mettre en marche.

~~~

Le vieux forgeron ne les avaient même pas attaquer, en fait il les avaient même guider sur un unique sentier évitant tout les pièges, tortueux comme tout et les rallongeant un peu, mais idéal vu leur paquet humain enchaîner.

La vision de la jeune femme si énergétique qui lui avait demander des lames uniques pouvant transmettre le froid, devenue une petite sourie dans les larges bras de son ami de toujours fit voler le ''sale gamin'' qu'il s'apprêtait à lancer à Syles.

Il poussa lui même Shun en bas des escaliers d'un coup de pied, toujours en saucisson, puis claqua la porte sans laisser passer Gil ou Syles, vers qui il se retourna avec la même rage que la leur dans le regard.


Pas tout de suite, vous faites dur à voir. Il ne pourra pas s'échapper de toute façon... Mangez d'abord quelque chose, nous avons un long travail devant nous, pour bien s'occuper de lui...

Verrouillant promptement la porte, l'homme leur pointa la salle principale, ne prenant pas de réponses négative, pour leur servir un ragoût délicieux mais dont personne ne put vraiment apprécier le goût, sur le coup.

Une fois le repas terminer, le vieux forgeron observa les deux hommes et le rêveur... Puis leur glissa sur la table une fiole d'un liquide verdâtre et la clé du sous-sol sans un mot de plus... Qu'ils fassent payer ça à cet ordure.


~~~

La douleur ramena Shun à lui, s'étant évanoui en frappant une roche, l'envoleur prit un moment à comprendre qui diable sifflotait, devant lui, en jouant dans... Son bras.

L'homme lâcha un hurlement qui n'arrêta pas les sifflements de Syles alors qu'il travaillait sur le bras de l'homme, bougeant la peau et les muscles pour aller déposer quelques-unes des aiguilles métalliques que Gil avait produites dans les articulations de cet ordure... Le garçon ne s'inquiétait pas de la greffe, de un parce qu'il ne touchait pas directement à l'homme et de deux parce que la drogue paralysante de Dil'Duran avait fait son travail, il en était sûr... Puis il vit un truc intéressant. Un nerf. Avec un sourire carnassier, il utilisa la pince de précision fournie par leur hôte pour aller attraper celui-ci doucement, faisant déjà tressaillir le corps entier de l'homme, puis prit une des aiguilles entre les doigts de son autre main et, avec une précision chirurgicale, la planta dans ce centre de douleur, tirant un cris inhumain à l'homme qui s'évanouit presque instantanément, ce qui déçut le frontalier.

S'écartant, il laissa le rêveur refermer les plaies ouvertes le long des bras et des jambes de l'homme, où le garçon avait déposer des aiguilles métalliques qui lui donnait un contrôle total sur la douleur de l'homme. Il regarda Gil un moment et, arquant un sourcil avec un regard mauvais, eu une idée pour une question qu'il posa immédiatement au rêveur tout en enchaînant de nouveau Shun alors que le guérisseur refermait les blessures sans extraire les aiguilles.


Y aurait-il un moyen de l'empêcher de s'évanouir de douleur sans réduire celle-ci, à tout hasard..?

HRP:
 

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 19:11

Feel your every heartbeat
Feel you on these empty nights
Calm the ache, stop the shakes
You clear my mind
You're my escape
From this messed up place
'Cause you let me forget
You numb my pain
How can I tell you just all that you are
What you do to me

Oui !
Qu’il la sauve de ses propres souvenirs, de sa propre souffrance. * N’hésite pas putain, je t’en supplie ! * Le tissus de son pull formait une barrière infranchissable entre sa peau et le torse de l’Envoleur, elle voulut l’arracher, se presser contre lui…
Il la retourna, passa au dessus d’elle ; son ventre se contracta en une boule de terreur. Soudain tétanisée par la peur, Kaünis chercha le regard de Syles ; elle tomba sur ses prunelles partagées entre tendresse et violence, entre amour et possession primale…
La frayeur reflua.
Quand les doigts du jeune homme glissèrent sous son pull, elle arqua les reins pour amener ses seins dans ses paumes brûlantes. Chaleur.

Elle se vautra en lui. S’abandonna à ses caresses, à cette bestialité tendre, à cette sauvagerie amoureuse.
Oui, c’était de ça dont elle avait besoin. Exactement de ça.

Feel you when I'm restless
Feel you when I cannot cope
You're my addiction, my prescription, my antidote
You kill the poison
Ease the suffering
Calm the rage when I'm afraid
To feel again
How can I tell you just all that you are
What you do to me

Se souffle saccadé, Kaünis fixait le plafond de la maison. Elle reprenait pied avec la réalité.
Avec la souffrance irradiant de ses souvenirs. Souvenirs qui s’étaient glissés derrière une chape de brume. * Restez-y ! *
Elle se rendait compte qu’elle était allongée à même le parquet de la maison. Au milieu d’un bazard de débris de bois, d’échardes grosses comme son avant-bras ; tout était en morceaux, il ne restait presque plus rien des meubles qui avaient orné la maison. Un sourire satisfait étira ses lèvres, avant que la voix de Syles – non, ce n’était pas sa voix exactement, c’était celle de l’autre – se ne glisse dans le creux de son oreille, dans un souffle chaud.

- Ne te détruis pas toi-même, attends-nous… Et quand tout ça sera fini, nous effacerons ton passé avec le présent et le futur… Ensemble.
Kaünis ferma les yeux alors qu’une boule se formait brutalement dans son oesophage, accompagnée par une deuxième quelques secondes plus tard dans son estomac.
Effacer le passé était-il possible ?
Non, elle n’était pas sûre. Mais vivre dans le présent, et être tournée vers le futur… Ouais, elle devait bien ça à Syles. A elle-même. Recontruire toutes les fondations de son être qui venaient de voler en éclat, bâties autour d’une enfance en grande partie oubliée, mensonge absolu de son propre cerveau.
- Je t’aime.
Tremblement incohercible. Se mordant la lèvre, Kaünis se contenta de chercher Syles du regard un instant. Une seconde. Avant de fermer les yeux. Est-ce qu’elle méritait vraiment ça, au fond ?

Elle entendit un bruit de tissus froissé, sentit un courant d’air frais et un hululement dans la nuit atteignit sa conscience.
Syles était parti, emportant avec lui le Rêveur, sans aucun doute.

Kaünis était toujours allongée sur le dos.
Est-ce que ses parents savaient pour Shun ? Est-ce qu’ils l’avaient deviné, alors qu’elle n’avait jamais rien dit ? Pour son père, elle en doutait. S’il avait su quelque chose comme ça, rien au monde ne l’aurait empêché de tuer celui qui lui aurait fait du mal. Pas même les autres Mentaïs. Et sa mère ?
« J’ai pas pu te protéger… »
Elle serra les dents. Quoi, ça voulait dire pour Märr seulement ? Ou pour ça aussi ? Shun était son Maître ! Elle éþait Envoleuse ! Elle n’avait jamais rien compris ? Deviné ? Ou c’était trop difficile à admettre et elle s’était mentie à elle-même en ne voulant pas voir ce qu’il y avait sous son nez ?
L’Envoleuse ferma les yeux. Les souvenirs tentèrent de la blesser encore, de la piquer, de la griffer.
« Je t’aime. »
Elle déglutit difficilement, se redressa sur un coude en balayant la pièce du regard.
Saisissant le pull roulé en boule un peu plus loin, elle l’enfila rapidement… Observa son pantalon de cuir moulant et frissonna toute seule. Passant sa culotte, elle se leva et attrapa le bas du bout des doigts, montant dans sa chambre pour fouiller ses placards et en sortir un pantalon de tissus épais, bouffant, qu’elle passa sur ses jambes, avant de redescendre.

C’était vraiment le bordel dans la pièce principale.
Et elle se sentait soudain étrangement détachée de tout ça.
Traversant le salon pieds nus, zigzaguant entre les déchets jonchant le sol, Kaünis se dirigea vers la porte d’entrée. Elle voulait retrouver Syles.

You're better than drugs
Your love is like wine
Feel you comin' on so fast
Feel you comin' to get me high
You're better than drugs
Addicted for life
Feel you comin' on so fast
Feel you comin' on to get me high


Une silhouette se découpa sous la clarté de la lune, lui tirant un frisson d’angoisse avec que son estomac faisait une pirouette de frayeur dans son ventre.
Puis, la silhouette se nimba d’argent, et elle reconnut Syles. Respira mieux.
Il lui attrapa la main pour l’emmener avec lui, et elle ne posa pas de question, se contentant de le suivre.
Sa paume, dans la sienne, était étrangement chaude.
Rassurante.


* *


Frissonnante, Kaünis s’était assise sur ses talons dans un coin de la pièce.
Enfin, du sous-sol.
Parce que là, au milieu, Shun était attaché à une chaise, les avant-bras vers le haut. Il avait été inconscient jusqu’alors ou presque, ce qui avait permis à l’Envoleuse se juguler un peu la panique sans nom qui tentait de s’emparer de chacune des cellules de son corps dès qu’elle posait son regard sur lui.

Mais là, son regard était aimanté – sans mauvais jeu de mots – sur les doigts de Syles qui tenaient une sorte de pince, enfoncée dans les chairs du Maître Envoleur aux yeux bleus. D’ailleurs, la douleur le réveilla, et Kaünis plongea son menton dans ses genoux pour ne pas croiser son regard.
Le cri inhumain qui s’éleva dans l’air tira Kaünis de sa détresse intérieure presque vide désormais, lui faisant lever les yeux vers Shun qui plongeait encore une fois dans l’inconscience à cause de la douleur.

Un sourire carnassier passa sur les lèvres de la jeune Envoleuse.

- Y aurait-il un moyen de l'empêcher de s'évanouir de douleur sans réduire celle-ci, à tout hasard..?
Elle leva les yeux vers Syles, une lueur à la fois admirative et luciférienne dans le regard.
Elle avait tellement envie de participer que ses muscles tendus par la peur, puis puissante que le désir de le faire souffrir, lui faisaient mal.
La voix du Rêveur s’éleva enfin, alors qu’elle ne l’avait pas entendu depuis qu’il était arrivé.
- Ça devrait être possible, mais il va me falloir un peu de temps.

Kaünis leva les yeux vers Shun, à nouveau inconscient.
Un tremblement la secoua à nouveau. Elle fronça les sourcils, serra les dents, se mordit la langue. Tenta de se lever… Ne parvint qu’à s’appuyer sur le mur du sous-sol, à peine équilibrée. Sa tête tournait affreusement et des étoiles noires s’invitaient dans sa vision, mais elle tint bon.
Volonté.
Celle qui avait guidé sa vie.

Elle mit un pied devant l’autre. Un pas, puis un second.
S’approchant de Syles, elle posa sa mains sur son épaule pour rattraper son équilibre précaire, se colla contre son dos pour regarder par dessus sa clavicule ce qu’il faisait. Les yeux écarquillés, les lèvres entrouvertes, elle voulait apprécier le spectacle de plus près.

Le voir souffrir. Supplier. Pleurer. Crier.
Voir une lueur d’espoir.
La tuer dans l’oeuf.
Encore souffrir. Toujours plus.
Qu’il croie que la mort était une délivrance.
Ne pas lui accorder ce privilège.
Le faire souffrir. Encore.
Le tirer sur le fil invisible qui mène à la folie pure.
Encore. Ne pas le tuer. Le laisser croire. Espérer.
Toujours.

Que son monde devienne souffrance.
Souffrance, et désespoir.

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 20:28

Le monde semblait avoir suspendu son souffle. Celui de Gil, en tout cas, avait cessé de tourner depuis plusieurs heures déjà. Il n’avait pas vraiment conscience du temps qui s’écoulait, de la distance qu’ils parcouraient, de la fatigue qui succédait à son récent combat. Ses combats. Celui qu’il avait mené contre la folie rageusement enfouie au plus profond était de loin celle qui lui avait demandé le plus d’efforts. Il ne se sentait pas perdant pour autant. Incapable de se dire qu’il venait de franchir un point de non retour, parce qu’aucune pensée cohérente n’habitait plus son esprit : c’était la tempête, là-dedans. Un véritable ouragan qui se passait de mots et de raison, uniquement nourrie par un seul besoin : faire payer Shun pour ce qu’il avait fait. C’était en fait le seul élément limpide qui s’accrochait encore à lui. Il savait, par exemple, que rien n’était pire que ce que cette ordure avait pu commettre. Il savait aussi que Syles et lui allaient trouver quand même.

Traîné sans ménagement pendant tout le trajet, Shun n’était pas en bon état quand ils arrivèrent à destination. Il était si bien enroulé dans la chaîne de Syles que seul son visage avait dégusté, mais il était à peine conscient quand ils le balancèrent dans le sous-sol de l’imposante bâtisse. En d’autres circonstances, Gil aurait apprécié la forge et ses fortifications, ses multiples pièces dérobées, les armes qui tapissaient les murs et même les plafonds. Il aurait sans doute aimé échanger quelques mots avec le maître des lieux, Dil’Duran. Cela ne lui traversa même pas l’esprit. Il mangea presque voracement ce qu’on lui servit, aussi affamé de nourriture que des cris de Shun. Nul ne prononça la moindre parole pendant le repas. Chacun savait, autour de cette table, que les prochaines heures allaient les pousser dans leurs derniers retranchements. Inutile d’en discuter maintenant.



*



- Y aurait-il un moyen de l’empêcher de s’évanouir de douleur sans réduire celle-ci, à tout hasard… ?
- Ça devrait être possible, mais il va me falloir un peu de temps.


Gil leva les yeux vers le rêveur. C’était la première fois qu’il entendait le son de sa voix. Hien lui avait demandé de trouver celui-là et il s’était exécuté sans poser de questions. Il Avait d’abord pensé que cet être famélique et peu loquace était un pleutre qu’ils pourraient utiliser en menaçant un petit peu. Il s’était ensuite demandé s’il n’était pas muet, raison pour laquelle Hien avait pensé à lui – il ne pourrait rien dire à personne. Mais Gil commençait à comprendre. Galavien n’était ni pleutre, ni muet. Il était impassible. Il n’avait pas d’émotions ! Comme nous, songea-t-il en jetant un coup d’œil vers Syles, puis Kaünis. Le premier avait commencé à « s’amuser ». La seconde ne bougeait pas de son coin. Gil, lui, décrivait lentement un cercle autour de Shun et Syles. Il ne l’avait pas approché pour le moment, laissant le jeune Envoleur lui administrer la potion et l’attacher à la chaise. Il savait que, dès lors qu’il poserait les mains sur les instruments, plus rien ne l’arrêterait.

Alors, il prenait son temps. Il bougeait très lentement, à la manière d’un loup qui analyse soigneusement la situation avant de passer à l’action. Il passa plusieurs fois devant Kaünis sans s’arrêter à sa hauteur ; elle ne le voyait pas, il n’avait pas envie de s’approcher d’elle lui non plus. Autant le lien s’était renforcé entre Syles et lui, sans doute parce qu’ils se retrouvaient à agir ensemble pour une même cause, autant celui qui existait entre Kaünis et lui était devenu impalpable. Il était là, forcément. Gil n’aurait abandonné son humanité pour personne d’autre, finalement. Sauf que, s’il l’on devait trouver une image pour décrire ledit lien, ce serait un fil très mince et agité par les vents. Le consolider n’était pas prévu au programme pour l’instant. D’ailleurs, Kaünis n’avait pas besoin de lui mais de Syles ; elle bougea pour aller se coller à lui. Derrière lui. Il était le rempart qui la protégeait de Shun et lui permettait de tout voir. Gil ne se demanda pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose qu’elle soit là. Non pas qu’il s’en fichait, c’était plus qu’il n’avait plus une once de sensibilité, de raison à pourvoir.

Gal déroula-t-il un rêve ? C’était son art et Gil n’avait jamais vraiment compris à quoi celui-ci se tenait. Le dessin, le rêve… Ce n’était pas pour lui, ces choses-là. Mais le rêveur n’était pas là pour rien et Gil prit son mal en patience. Ce fut long. Dil’Duran venait de les rejoindre quand Gal se redressa enfin pour se reculer dans l’ombre dans la pièce. Shun était inconscient. Gil décrivit encore un arc de cercle avant de passer près de lui… et de le gifler à toute volée. Son bras blessé picota un peu sur les bords, mais enfer, qu’est-ce que ça lui fit du bien ! La rage planta ses crocs dans son ventre et il gifla Shun à nouveau.

- Debout, belle au bois dormant. Ça va commencer alors tu ne dois rien manquer.

T’es aux premières loges, mon pote, songea-t-il en se plaçant dans le dos de l’Envoleur. Celui-ci avait les yeux injectés de sang. Entre sa propre folie, la mixture de Dil’Duran et ce qu’il redoutait à présent, il n’était pas dans le meilleur état psychique. Il ne pouvait pas bouger. Il ne pouvait pas s’évanouir. Oooh, que c’est bon. Gil posa presque délicatement les mains sur les épaules de Shun. Il glissa les doigts vers sa carotide et chercha son pouls. Emballé. Ils pouvaient commencer.



*



Le système nerveux est un univers fascinant. Cent cinquante mille kilomètres de sensations qui parcourent le corps humain, véhiculant des informations tellement précieuses et sensibles que le moindre effleurement est immédiatement, instantanément transmis au cerveau. Gil fit tourner une de ses aiguilles entre ses doigts, presque pensivement alors que son esprit était vide et son regard absent. Soudain, il la planta dans le bras de Shun. La pointe frôla un nerf… le souleva légèrement. Comment décrire le cri que poussa Shun ? L’éclat qui traversa le regard de Gil ? La sensation qui le traversa quand, du bout de ses doigts, il sentit le pouls de l’Envoleur s’emballer à nouveau ? Syles et lui travaillaient en même temps. Ou s’amusaient, selon le point de vue. Gil avait beau ne plus rien ressentir, chaque fois qu’il plantait une aiguille, il sentait la jouissance parcourir son corps avec puissance. Le système nerveux de Shun était devenu leur terrain de jeu.

Il voyait tout. Il sentait tout. Il s’arrachait les cordes vocales à hurler sa souffrance. Puis Gal refermait ses blessures. Pas toutes, et le corps de l’homme était dans un état épouvantable désormais. Mais il ne mourrait pas ni ne perdrait conscience avant longtemps. Gil délaissa le bras pour s’attaquer à sa main. Il posa son aiguille, attrapa une pince, et sans quitter Shun des yeux, lui arracha l’ongle du pouce. Méticuleusement.
Jouissance, encore.

Il aimait ça.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 21:38

Syles sifflait toujours un rythme constant, assez rapide. Cette mélodie, sa mère la jouait sur un violon dans son enfance, pour le calmer...

Cette mélodie qui représentait pour lui un bonheur deviendrais le symbole de la torture pour Shun. Son travail délicat sur le torse de l'homme prenait forme, continuant de déposer des aiguilles ici et là... Et, par moment, d'attraper un nerf entre ses pinces pour tirer un bon grand cris. Dil'Duran, à ses côtés, avait eu une idée... Merveilleuse? Affreuse?

Il plaçait de petites pinces métalliques autours des nerfs, sans que celles-ci ne cause vraiment de douleur... Sauf que ces pinces nerveuses avaient de petites épines qui bougeaient en mouvement de vas et vient au besoin... Un autre outil pour la greffe de Syles.

Celui-ci termina d'ailleurs son travail principal et, question d'être bien sadique, attrapa un verre de jus d'orange qu'il avait demander à Dil'Duran, qui s'était sérieusement demander comment le jeune homme savait qu'il se gardait des oranges pour faire des cocktails alcooliques, et il en prit une grande gorgé dans sa bouche, le vaporisant ensuite grâce à ses lèvres à l'intérieur du torse de l'homme, qui commençait à avoir de la mousse aux lèvres, les yeux révulsés.

Il laissa ensuite la place au rêveur, qui s'en occupa avant de prendre la parole.


Il ne sent plus rien, malgré ce que je lui ais fait son cerveaux à simplement bloqué la douleur, il faudrait faire une pause de quelques heures, pour qu'il sente tout ça...

Le frontalier n'avait pas envie de s'arrêter, mais s'il ne sentait rien...

Reniflant de dédain, il remit ses outils sur un plateau de Dil'Duran, qui fit de même avec les siens, puis celui-ci prit la parole.


Je vais préparé le repas et quelques outils... Nous reviendrons quand votre rêveur le diras.

Si vous avez des demandes d'outils, dites, je forge.


L'homme bourru sortit du sous-sol puis ferma la porte une fois qu'il n'y restant plus que Shu, la verrouillant avec un énorme cadenas.

Il n'avait pas le temps de préparer grand chose, mais le steak de siffleur qu'il servit à ses quatre invités fut quand même excellent... Le silence étant toujours de mise à table.

Le forgerons s'éloigna ensuite, il avait plusieurs idées, certaines plus inhumaines que d'autres. Attrapant son marteau, il commença son art, frappant à un rythme régulier l'acier rouge. D'abord, le plus humain... Un pique dont la taille grandissait vers la base d'une dizaines de centimètres de long... Ce mec n'avait aucunes couilles pour s'en prendre à une fille comme Kaünis à ce point, mais il devait avoir le reste pour pisser, non?

Ensuite, le plus compliqué. Il attrapa des aiguilles faites le matin même et les attachèrent à un petit moulinet à main qui lui permettait de forer avec... Une foreuse à nerfs, quoi.

Il allait s'installer pour penser à autre chose que quelqu'un, entrant dans la partie atelier de la maison, attira son regard...

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 22:11

Elle s’était approchée, mais elle ne se sentait pas d’intervenir.
Pour l’instant, les cris de souffrance de Shun suffisaient à son esprit pour en tirer un plaisir pervers et psychopathique.
L’homme sentait tout. Elle pouvait le voir dans son regard. Et pourtant, le Rêveur nettoyait, pansait, soignait. Pour que Gil et Syles puissent recommencer. Installer leurs engins de torture dans le corps de l’Envoleur aux yeux exorbités, explosés par les vaisseaux sanguins, séchés par des canaux lacrimaux complètement vides.

Kaünis observait Syles glisser des aiguilles sous la peau de Shun, écartant avec application ses tissus, titillant dangereusement ses nerfs, le faisant hurler à chaque mouvement. Même minuscule.
Quand le jeune Envoleur prit du jus d’orange pour le cracher dans les plaies à vif de Shun, la jeune femme frémit. Pas de douleur. Pas de compassion. Pas de pitié.
De jouissance.
Parce que Shun en bavait tellement que ça moussait, que tout son corps demandait une délivrance de la douleur. Qu’ils ne lui donneraient pas ce privilège.

Ils s’éclipsèrent tous de la pièce, et Kaünis resta là.
Immobile, face à Shun dont la poitrine se soulevait de manière désordonnée et chaotique. Qui bavait. Qui était dans un état lamentable.
Pourtant, quand il posa son regard sur elle, quelque chose y passa.
Quelque chose qu’elle ne voulut pas interpréter, mais qui lui tira un long frisson de dégoût alors que la panique se contractait dans son oesophage.
Elle sortit en courant.


* *


Elle n’arrivait rien à avaler. Comme la veille.
Son plat termina froid, sur la table silencieuse, mais personne ne songea à l’obliger à manger quoi que ce soit. Heureusement, sinon elle aurait sans doute faite quelque chose qu’elle aurait regretté.

Kaünis ne savait pas trop ce qu’il se passait, en elle. Des pièces de puzzle se mettaient en place, et parfois elle passait à quelques millimètres de l’hilarité avant de plonger dans une dépression sans nom deux secondes plus tard.

Les coups de marteau de Dil’Duran, d’une régularité mortelle, l’attiraient sans qu’elle ne sache pourquoi.
Enfin, si, elle savait pourquoi.
Soudain déteminée, le regard de l’Envoleuse s’assombrit alors qu’elle se dirigeait vers la force sans un regard pour Syles ou Gil. Ses yeux balayèrent l’endroit du regard, notant avec une légère surprise que beaucoup d’armes étaient désormais entreposées sur les murs autour d’elle. Elles n’étaient pas là la dernière fois qu’elle était venue pour ses lames blanches.

Dil’Duran s’était arrêté de travailler, et venait de se tourner vers elle, sans doute car il l’avait entendue rentrer dans son domaine. Son regard se posa sur l’homme, elle ne put s’empêcher de se mordre la lèvre supérieure. Ses yeux sombres se plantèrent finalement dans ceux du forgeron, et elle leva le menton.
- Je veux lui faire ce qu’il m’a fait... commença-t-elle, empêchant sa voix de flancher. Expliquant son idée avec une redoutable efficacité, d’abord doucement puis presque avec effusion, Kaünis laissa la rage reprendre sa place dans sa tête.
Chassant le désespoir.


* *


Galavien vint les chercher une heure plus tard, ou quelque chose comme ça.
Kaünis sentait une énergie déterminée traverser chacun de ses muscles, et sa volonté de fer lui fit serrer les dents.
Dans sa main, elle tenait l’engin de torture qu’elle avait demandé à Dil’Duran. Enfin, la combinaison d’engins de torture, pour être exact.

Elle ne comptait pas l’utiliser tout de suite.
Elle attendait patiemment.
Froide vengeance.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mar 05 Avr 2016, 23:31

Gil essuya distraitement le sang sur son pantalon. Ce qui était curieux, c’était la manière dont il procédait à ce lent et minutieux travail de torture : il était complètement détaché, déconnecté de ce qui se déroulait sous ses yeux, sous ses doigts qui ne tremblaient pas, mais à chaque fois que Shun tressaillait en dépit du produit qui courait dans ses veines, à chaque fois que son corps était agité de spasmes, à chaque fois qu’il criait, Gil exultait. C’était une pointe de plaisir aussi brève qu’intense, mais il aimait la guetter, la provoquer, l’anticiper. Il était silencieux. Syles, en revanche, semblait incapable de faire quoi que ce soit sans faire du bruit, et il sifflait, preuve qu’il était incroyablement détaché lui aussi. On aurait pu croire qu’ils étaient réellement en train de travailler un matériau, du bois par exemple, si seulement il n’y avait pas eu tout ce sang…

Gal ne disait rien lui non plus. Pour changer. Il faisait son travail sans poser de questions. Qui y aurait répondu de toute façon ? Les deux Envoleurs étaient occupés, Kaünis déconnectée à sa manière… Dil’Duran ? Le forgeron n’était pas en reste, mais lui non plus n’était pas du genre caustique. Les cris de Shun et l’air sifflé par Syles étaient les seuls bruits qui occupaient la pièce. Aucun moyen de savoir combien de temps s’était écoulé depuis qu’ils avaient commencé. Mais lorsque les cris de Shun diminuèrent en intensité, Gal décréta une heure de « pause ». Le temps que le supplicié retrouve le sens de la douleur. Gil remonta dans la pièce de vie sans s’inquiéter du fait que Kaünis était restée avec Shun. Il constata que le jour s’était levé, et depuis longtemps déjà puisque Dil’Duran avait fait le déjeuner. La viande était en meilleur état que le corps de Shun, en bas. Ils mangèrent en silence, encore une fois… Que pouvaient-ils seulement se dire ? « C’était bien, quand on a pincé ce nerf tout à l’heure, hein ? Et quand le jus a coulé dans les plaies, vous avez vu ? Est-ce que je peux avoir le sel ? » …

Bientôt, il ne resta plus dans la pièce que Gil et Syles. Dil’Duran était parti travailler dans son atelier et Kaünis s’était éclipsée. Gil faisait tourner un couteau entre ses doigts. Ces dernières heures étaient bien trop étranges pour que le silence ne s’éternise pas, mais il avait besoin de parler, tout à coup. A la seule personne dont il savait pouvoir obtenir des réponses.
Une réponse, en fait.

- Tu l’aimes ?

Inutile de préciser davantage, Syles n’était pas idiot même s’il se donnait beaucoup de mal pour faire semblant de l’être, parfois. Gil n’était pas du tout en train de retrouver sa sensibilité, toutefois ; sa question était plutôt d’ordre pratique. Parce qu’il réfléchissait déjà à la suite. De la réponse de Syles dépendait ce qu’il pouvait encore faire avec Shun, et aussi ce qu’il ferait quand il en auraient terminé. Il fallait qu’il sache, au fond. Le couteau qui dansait entre ses doigts finit par se planter dans le bois de la table, durement. Dans son esprit, c’était le corps déjà bien abîmé de Shun qui venait de prendre un coup.


*



Une foreuse à nerfs… C’était tellement odieux que Gil se l’accapara aussitôt. Shun devait être en état de ressentir à nouveau ce qu’ils allaient lui faire. Du coin de l’œil, il vit ce que Kaünis tenait entre ses mains, et il frissonna de plaisir. Cette session allait être intéressante. Particulièrement jouissante. Mais quelque chose le gênait. Il mit le doigt dessus en posant les yeux sur Shun. Levant les yeux, il observa un instant les poutres du plafond. Et prit sa décision. Il attrapa la corde que Dil’Duran avait posée avec les instruments mis à leur disposition et la lança pour qu’elle passe sur la poutre. Il prit ensuite les poignets de Shun et les attacha ; la corde frottait contre ses blessures. Une minute plus tard, Shun avait la pointe des pieds qui touchaient à peine le sol. Les bras tendus au-dessus de la tête, il avait désormais une position qui était des plus intéressantes… pour la suite.

La foreuse à nerfs prit du service.

__________________________________________

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 01:03

Tu pose vraiment la question..? Et toi, t'aime Libertée?

Bon ben qu'est-ce que tu ferais si c'était elle, à la place de Kaünis?


Il n'attendait pas de réponse, il ne connaissait pas libertée, sauf de nom, mais il connaissait justement ce nom à cause des sentiments de son ancien maître.

~~~

Ne sifflant plus, le jeune homme fredonnait désormais à un rythme régulier un morceau classique, du genre qu'on endenterait à la cours de l'empereur ou à un bal frontalier...

Ce qui faisait un grand contraste avec les cris de douleur de Shun, pendu les bras au dessus de la tête, surtout lorsque le jeune homme frappa la mesure avec une aiguille tachée de sang en laissant de minces coupures en formes de ''L'' sur le torse de l'envoleur torturé.

Il finit par planter l'aiguille en profondeur, atteignant un nerf directement avec la pointe. Gil, quant-à lui, avait décidé de profiter de l'ingéniosité de leur hôte et avait commencer à forer sur les nerfs des bras de l'homme. Shun sembla avoir les globes oculaires sur le point d'exploser sous la sensation, ce qui tira un léger sourire au jeune envoleur, qui ouvrit la bouche de l'homme, vide puisqu'ils lui avait couper et cautériser la langue pour l'empêcher de se suicider en la mordant pendant une pause, et y enfonça une autre aiguille pour lui percer les joues juste à la naissance des lèvres.

Fredonnant toujours d'un ton calme, le jeune homme contourna cet ordure pour se retrouver dans son dos et effleurer ses omoplates... Sa colonne vertébrale...

Glissa une lame sur celle-ci question d'uniquement laisser couler un peu de sang sans pour autant avoir d'effets permanents sur le corps de l'homme. Ouvrant son épaule gauche par l'arrière, il titilla un des nerfs de celui-ci au rythme de sa chanson fredonner.

Dil'Duran s'approcha alors en fredonnant à son tour, un air de mineur dans son cas, et attrapa son marteau avec les mains pour l'envoyer valser de toute ses forces dans l'entre jambes de l'homme plusieurs fois avec un rythme régulier, ayant surement fait exploser les testicules de l'homme, s'il en avait, pensa le forgeron avant de lui enlever ses pantalons pour confirmer, découvrant une genre de pâte de sang et de peau écraser au dessous du pénis de l'homme, qu'il attrapa avec une pince pour y insérer le pic qu'il avait confectionner à cette intention et frapper celui-ci avec le marteau, l'enfonçant dans la partie la plus sensible de l'anatomie de l'homme comme un énorme clou... Puis il regarda Kaünis, qui tenait toujours l'outil qu'il avait créer, une genre d'énorme poire qui, si elle appuyait sur le manche, laisserait sortir une centaine de pics tout du long...

Un membre inhumain, fait pour causer toute la douleur possible, mais de toute façon cet ''homme'' n'était pas un humain. Le forgeron s'approcha d'elle pour lui parler malgré les cris.


Tu veux faire ça maintenant, ou si tu préfère qu'il soit guérit d'abord?

Il se doutait que ni Syles ni cet autre homme ne voulaient s'arrêter là, mais elle aussi, elle avait droit de se venger...

Après tout, c'était elle la principale intéressée...

Et il savait que le plus jeune, au moins, s'arrêterait si elle le demandait. Et puis c'était pas comme ci la fête serait finie ensuite... Il restait encore des parties intouchés de l'homme, son crâne, sa colonne... Et ces deux là ne s'arrêteraient pas avant qu'il soit complètement détruit et mort... Juste la façon dont ils avaient coupés ses tendons, le transformant en poupée inarticulée, le disait bien.

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