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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Ven 08 Avr 2016, 01:17

[Désolée désolée désolée de t'imposer le blanc quasi invisible de Ciel, mais... C'est parti mon kikiiiii mrred trinque]



- Et tu dis que ce type vit tout seul au fond des bois ? Tu es sûr qu’il a vraiment toute sa tête ? Par Merwyn, c’est absolument magnifique ! On dirait un dessin tellement c’est joli ! Comment il a fait pour le changement de couleur ? Sans assistant ? Cet homme est un génie !
- Et toi un homme mort si tu ne me rends pas mes bottes. Tout de suite, Prof.


Ciel laissa Syndrell récupérer ses chaussures et la regarda les enfiler, subjugué. Il n’en revenait toujours pas. Elle avait débarqué comme à son habitude, c’est-à-dire en rentrant par la fenêtre du deuxième et en le surprenant alors qu’il allait prendre son bain. Heureusement qu’il mettait un peignoir. Et qu’il s’était habitué à ce genre d’entrée complètement décalée.

- Pourquoi la loutre ?
- Parce que les cheveux.


Syndrell sourit en voyant l’incompréhension se dessiner sur les traits extraordinairement expressifs de son ami. Elle haussa les épaules.

- Oui, un garçon que j’ai rencontré là-bas a trouvé que je faisais très loutre, avec mes cheveux. L’idée n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd et maintenant, il y a des loutres sur mes bottes. J’ai faim. Qu’est-ce qu’on mange ?

Au tour de Ciel de sourire. Oubliant pour un temps les jolies bottes, il s’approcha de Syndrell et posa le menton sur son épaule.

- Tu m’as manqué…
- Toi aussi,
répondit-elle en tournant la tête pour l’embrasser sur le sommet du crâne.




*




Ça avait été long et laborieux, mais Syndrell avait réussi à convaincre son colocataire de sortir avec elle. Dolce était absent, probablement parti donner un cours, et Mélisendre était chez Tendresse. Considérant qu’elle avait besoin de se retrouver un peu avec son meilleur ami, la marchombre conduisit donc le dessinateur à travers la ville.

Le soir tombait et les lumières s’allumaient. Il faisait frais en ce début de printemps, mais les promeneurs étaient nombreux à s’attarder dans les rues de la cité.

Syndrell dénicha une taverne engoncée dans une ruelle,
Le Chat Pardeur. Séduite par le nom autant que par l’aspect de l’établissement, elle entraîna Ciel à l’intérieur. Il y avait foule, c’était bon signe ! La jeune femme s’accouda au comptoir et attira l’attention d’un serveur.

- On peut boire quelque chose ?
- C’est même une question de vie ou de mort ! Qu’est-ce que j’vous sers ?


Ils passèrent commande, puis trinquèrent lorsqu’on leur servit les boissons. Mais Syndrell n’avait pas encore porté son verre à ses lèvres qu’un raclement de chaises, suivit d’une série de jurons colorés, retentit dans la pièce. Ciel rougit, choqué par certains termes. La marchombre, elle, sourit. Certaines expressions étaient sacrément bien trouvées !

Elle s’appuya contre le comptoir et décida d’observer la scène.
La soirée s’annonçait pimentée !

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Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Ven 08 Avr 2016, 02:01

Allez, une autre tournée par la barde de Merwyn! On attendras pas toute la soirée!

Le cris de joie de mes nouveaux amis du moment résonnent dans la taverne alors que je jette de l'or sur le plateau de la serveuse que j'ai interpeller... Ce soir, tout le monde m'adore, ici.

Tout le monde sauf un, apparemment, qui vient me dire de baisser le ton en me traitant de... Ah bon, alors j'ai l'air d'être une fille de raï et d'avoir... De l'eau salé dans le visage?

Pardon? J'ai bien entendu, là? Éclatant de rire devant cette insulte assez originale, je vois l'homme devant moi devenir rouge de colère alors même que je saute sur la table qui nous séparent.


Alors, les amis! Que ceux qui veulent mettre fin à notre petite fête et que je rentre chez moi sans payer d'autre tourné disent ''boo!''

Mais si vous voulez que je reste et que je vous paies tous une tournée pour vous remerciez et qu'on s'amusent jusqu'à ce que le soleil ne soit plus qu'un souvenir lointains, alors criez ''AYE!''


Le son, retentissant, des ''AYE'' m'assourdit presque alors que je saute de la table en disant ''Le peuple a parlé!'' Et que je me baisse juste à temps pour éviter la bouteille que l'homme qui n'aime pas faire la fête me lance... Et qu'elle aille frapper un gros Thül, au fond de la pièce de plein fouet... Oh oui, une bagarre!

~~~

Whale, oil, beef, hooked! I swear upon the holy book,
The only 'craic' you'll get is a slap in the ear...

Whale, oil, beef, hooked! I'll up & burst yer filthy mug,
If you draw one more shamrock in me beer!

~~~

En une seconde le Thül, qui attendait une excuse pour le faire depuis près d'une heure, lança un tabouret par la gueule d'un frontalier avec qui il avait un combat de grognements mécontents et les potes de l'un comme de l'autres se dirigèrent vers l'autre groupe, causant le chaos et des baffes sur leur chemin.

Le chaos, c'était le cas de le dire. Tout le monde se frappait et l'homme qui m'avait ''insulté'' tenta de m'attraper par mes vêtements alors que je prenait une bouteille pour lui foutre en pleine gueule, l’assommant sur le coup. Évitant un tabouret lancer à l'aveugle d'un cheveux, je me fait plaquer par une des thüls qui doit avoir remarquer que je suis frontalière d'origine et il me fait foncer droit dans le bar, dos le premier, me plaquant contre pour pouvoir mieux me frapper. Je prends une choppe non loin et la frappe sur le crâne vide de l'homme, remarquant que je l'ais prise des mains d'une femme, puis frappe le géant avec plusieurs claques avant d'enfin trouver une bouteille sur le bar à tâtons et de la casser également sur son crâne, le faisant en fin tomber dans les pommes devant moi. J'attrape une choppe laisser seule, non loin, en prend une large gorgée, puis la donne à la fille aux cheveux bleues avant de lui mettre un bisou sur le nez et de lui dire un petit ''madame.'' et de m'éclipser pour sauter de nouveau dans la baston, désormais assez saoule pour utiliser le Zui Quan tout en m'amusant énormément...

Ça faisait trop longtemps que je n'avais pas participer à une bataille de taverne. Volant un coup ici et là, frappant comme une démone, je me retrouve bientôt à frapper la joue droite d'un homme alors que quelqu'un d'autre lui frappe la gauche... Et en me retournant j’aperçois la fille aux cheveux bleus.

Bah on a frapper le même mec dans une bagarre, on est comme des soeurs, quoi! Je la tire vers moi pour lui éviter un coup par derrière et frappe son assaillant de mon talon avant de me coller le dos contre le sien, un énorme sourire sur le visage, et de crier pour qu'elle m'entende malgré le vacarme.


Mon nom c'est Tsukia, beauté bleue, heureuse de faire ta connaissance!

Ouais, j'étais dans mon élément, là. Vraiment.

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Ven 08 Avr 2016, 11:00



- Alors, les amis! Que ceux qui veulent mettre fin à notre petite fête et que je rentre chez moi sans payer d'autre tourné disent ''boo!''
Mais si vous voulez que je reste et que je vous paies tous une tournée pour vous remerciez et qu'on s'amusent jusqu'à ce que le soleil ne soit plus qu'un souvenir lointains, alors criez ''AYE!''

- AYE !!

Ciel lui jeta un regard mi-surpris, mi-inquiet mais Syndrell l’ignora. Elle ne quittait pas des yeux la jeune fille qui venait de grimper sur une table pour clamer son petit discours. Elle n’était pas épaisse.

Certains des hommes attablés autour d’elle étaient capables de la faire voler d’une pitchenette et pourtant, il émanait de cette fille une telle énergie, une telle lumière qu’elle les aveuglait tous. Littéralement.

La métaphore était parfaite, et Syndrell continua de la filer en mettant sa main en visière : alors que tout le monde se focalisait sur ce petit bout de femme, elle vit très nettement la bouteille brisée décrire un arc dangereux vers son visage. La marchombre porta deux doigts à ses lèvres et siffla. La fille aux cheveux noirs et à la langue bien pendue évita le coup en s’effaçant souplement sur le côté…

… la bouteille se prit un Thül. Qui ne chercha pas à chercher le pourquoi du comment : d’ailleurs, si on lui avait posé la question, il aurait répondu « c’est le parce que du comme ça ». Et le parce que du comme ça, c’était très simple : envoyer son tabouret dans la tête d’un homme qui, malgré la pinte pleine qu’il tenait à la main, bougea incroyablement vite et efficacement afin de ne pas finir avec un tabouret dans la figure.

La bagarre était officiellement ouverte. C’était comme une traînée de poudre : chacun passait à son voisin et, en un rien de temps, la salle était dans un désordre monstre : les coups pleuvaient, les bouteilles volaient, les tables se renversaient, les chaises se brisaient. Ciel s’accrocha au bras de Syndrell, paniqué.


- C’est ça, « une soirée tranquille » pour toi ?!
- Baisse-toi !


La main sur sa nuque, elle le força à plier les genoux et à s’accroupir pour éviter une chaise qui vola au-dessus du comptoir. L’instant d’après, la chope que Syndrell tenait encore dans sa main gauche disparaissait. Happée dans le vortex de la bagarre qui enflait lentement, mais sûrement.

- Sors-nous de là ! cria Ciel, atterré.

Syndrell se redressa sans lâcher son ami mais, alors qu’une ouverture lui aurait permis de se faufiler à travers les joyeux drilles qui se tapaient dessus en chœur, elle chercha une personne du regard. Une fille aux cheveux noirs qui était à l’origine de tout ce bazar. Echo parfait de ses pensées, l’interpelée se dressa soudain devant Syndrell.

Celle-ci resta stupéfaite devant la couleur, improbable, dépareillée et pourtant si bien assortis de ses yeux vairons : l’un était d’un bleu presque aussi vif que ses cheveux, l’autre noir comme de l’encre.

Perdue dans son regard brillant d’une espièglerie sans bornes, Syndrell ne bougea pas lorsque, sans prévenir, la fille lui glissa une chope pleine dans la main. Avant de déposer un rapide baiser sur le bout de son nez.


- Madame.

Elle disparut dans les cris barbares et les coups qui fusaient à droite et à gauche. Syndrell cligna des yeux et porta deux doigts à son nez. Elle avait l’impression de rêver. Cette soirée était bien trop irréelle pour exister ! Mais alors, elle se rappela sa visite chez le plus grand forgeron de l’Empire, et elle balaya la théorie du rêve. Cette joyeuse bagarre était bien réelle.
La fille aussi.


- Ciel, cache-toi derrière le comptoir et ne bouge pas avant que je te le dise, d’accord ?
- Heu, Syn ? Tu vas quand même pas… eeeh ben si,
soupira le dessinateur, incrédule, en voyant son insupportable meilleure amie foncer dans le tas, sa longue tresse bleue se détachant au milieu d’un enchevêtrement de couleurs et de sons inhumains.

Il plongea par-dessus le bar pour éviter d’être la proie d’une montagne de muscles, et se retrouva assis le dos contre une caisse de bouteilles. Mais ça ne lui convenait pas. Avec le temps, et surtout à force de côtoyer une marchombre écervelée comme Syndrell Ellasian, Ciel était devenu plus courageux.

Il jeta un coup d’œil prudent au-dessus de sa cachette, balaya la salle du regard, prit une profonde inspiration… et se lança dans l’Imagination.





*




Il y avait un moment que Syndrell ne s’était pas dépensée dans une rixe de taverne, mais ce genre de chose ne s’oubliait jamais vraiment ! Elle se coula le long d’un bras, frappa une mâchoire, utilisa son élan pour entraîner son adversaire avec elle et faucha deux autres hommes qui l’avaient repérée.

Elle plongea ensuite sur le sol, passa entre les jambes d’un Thül et frappa à la pliure des genoux. Lorsqu’il tomba, elle avait déjà bondit à plusieurs mètres de là. Vive, agile.
Insaisissable.

Son poing s’écrasa sur la joue d’un pauvre homme qui sentit probablement toutes ses dents résonner douloureusement : le poing de la fille aux cheveux noirs et aux yeux vairons avait eu la joue gauche, exactement au même instant.

Le rire de Syndrell se perdit dans les cris et le bruit sourds des corps s’entrechoquant. Hilare également, la jeune inconnue la tira vers elle pour régler son compte à un type qui cherchait à la prendre à revers ; dans le même temps, Syndrell lança sa jambe vers la femme au moins aussi épaisse qu’un Thül qui voulut abattre un tabouret sur elles.

Elles pivotèrent, se collèrent dos à dos. La connexion qui s’était faite à l’instant où la jolie bagarreuse avant planté son regard dans celui de Syndrell devint soudain évidente. Complicité mutuelle, début d’une amitié qui naissait dans la bière et les gnons mais qui dessinait, sur le visage de l’une et l’autre, le même sourire ravi.


- Mon nom c’est Tsukia, beauté bleue, heureuse de faire ta connaissance !
- Moi c’est Syndrell, et tout le plaisir est pour moi !


La bouteille qui aurait dû s’abattre sur sa tête se transforma en ours en peluche. Syndrell tourna la tête vers le comptoir, croisa le regard de Ciel et lui lança un clin d’œil de remerciement, avant de riposter en frappant son adversaire à la tempe.

Il était sonné, plus qu’à le dégager ! Nouant ses bras à ceux de Tsukia, elle prit appui sur celle-ci et envoya ses deux pieds sur la poitrine de l’homme, lequel vola en arrière et s’écrasa sur une table.

Un autre prit sa place, et Syndrell songea alors que Ciel avait tort.

La soirée était parfaite.





*




Tsukia était réellement étonnante. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas réaliser qu’une sacrée dose d’alcool coulait dans son sang… et il aurait fallu être fou pour admettre qu’ainsi, elle se battait mieux que n’importe qui dans la pièce. Folle jusqu’au bout des ongles et fine observatrice, Syndrell réussit à se battre tout en regardant évoluer sa compagne de bagarre.

Elle la vit vaciller dangereusement, puis entraîner un homme dans son déséquilibre et en frapper un autre avec agilité. Feinte ? Illusion ? Tsukia tanguait comme une ivrogne mais bougeait avec une vivacité étonnante. Un instant, elle donnait l’impression qu’elle allait s’effondrer. La seconde suivante, deux hommes s’écroulaient à ses pieds. Quel était ce nouveau style ?

Distraite, Syndrell faillit se prendre un coup particulièrement violent. Elle ne l’évita que d’extrême justesse, mais elle se rattrapa en faisant passer son adversaire par-dessus son épaule. Il s’écrasa lourdement sur le sol jonché de verres et de bois fracassé.

Un cri de Ciel lui fit lever la tête. Sans perdre de temps, elle courut, sauta sur une table, bondit, attrapa le lustre qui se balança sous son poids, et atterrit sur le comptoir ; son genou remonta vers le visage de l’homme qui tentait de s’en prendre à Ciel. Elle le projeta en arrière et, malheureusement pour lui, il heurta Tsukia.

Ouch.


- Qu’est-ce que tu fabriques ?
- Et toi, qu’est-ce que tu fabriques ?
- Je suis en train d’empêcher ces guignols de te refaire le portrait ! Tu me dois une soirée, espèce de… d’andouille !
- Allons, Prof !
s’exclama Syndrell, toujours juchée sur le comptoir, en tourbillonnant pour envoyer une jambe, puis l’autre en pleine face d’un homme. Avoue que c’est la meilleure soirée de ta vie !
- Tu as dû confondre avec toi !


Il s’énervait, mais il ne quitterait cet endroit pour rien au monde. Pas sans elle. Syndrell finit par sauter sur le plancher, mais avant de partir, elle se pencha par-dessus le comptoir recouvert de débris, attrapa Ciel par les deux oreilles et l’embrassa… sur le nez.

Il se le frotta, rouge comme une pivoine, tandis qu’elle se jetait à nouveau dans la mêlée. Qu’est-ce que c’était que cette manie d’embrasser le nez des gens, enfin ??


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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Lun 11 Avr 2016, 19:21

Un poing se tend vers moi, enfin non, vers l'endroit où j'étais avant de m’effondrer. Sur le sol, je m'approche de la jambe de l'homme qui a tenté de me frapper, lui remonte la jambe de son pantalon et le mord au mollet, lui tirant un cris surpris de douleur.

Me relevant d'un bon, je saute pour me retrouver assise sur ses épaules les pieds croisés derrière sa tête, et je lui fou quelque baffes. Me laissant retombé sur le sol, un sourire toujours sur les lèvres, je me fait bousculer par un homme qui, en me reconnaissant, lève les mains... Ah monsieur ne veux pas se battre? Bah c'est dommage...

Parce que mon poing viens lui cueillir la fraise, c'est à dire lui défoncer la tronche, et l'envoie valser vers le comptoir où il s'écrase. Courant vers un homme qui semble être sur le point de tenter de prendre ma nouvelle amie bleue par surprise, je lui cris un beau ''HEP!'' avant de sauter pour lui envoyer mes deux pieds dans la tronche.

Il s'écrase, K.O. et moi je m'écrase sous l'effet de la gravité... Pour me relever en poussant sur mes bras pour augmenter la force d'un mouvement de torse et de jambes qui me fait atterrir sur celles-ci... Droit devant un mec qui tient deux bouteilles pleine, se préparant à me les casser sur la tête. L'aveuglant en lui poussant de deux doigts sur les yeux, le faisant lâcher les bouteilles, je les attrapes au vol puis lui fou mon pied sur le torse, l'envoyant s'écraser sur le sol à mes pieds et découvrant mon amie bleu, derrière lui. Débouchant les bouteilles avec mes dents, je recrache les bouchons et...


Santé!

Me les envoies toute les deux à la fois, avalant l'alcool à une vitesse folle, je pourrais presque m'y noyer...

L'homme, incrédule, reste par terre à me regarder une fois que j'ai finis les bouteilles et que je semble sur le point de m'écrouler, complètement saoule... Parfaite, quoi! Je m'écroule bien, en lâchant les bouteilles, mais c'est tout coudes sortis sur l'homme au sol pour me relever ensuite et, perdant l'équilibre à tout les pas, frapper un homme qui venait pour m'attaquer une demie douzaine de fois au torse avant de me laisser tomber sur le sole, lui glisser entre le jambes et me relever en lui tenant les pieds, le faisant finir sur ses mains et l'obligeant à marcher sur les mains, ses pieds sur mes épaules. Devant le regard un peu surpris de la fille bleue, je m'approche pour lui parler un peu sans m'arrêter.


Regarde, regarde! C'est une brouette humaine!

Trouvant tout à coup cela barbant, je lui place un bon coup de pied dans le torse, le faisant tomber aussi, puis je me laisse tomber sur lui aussi pour bien m'assurer qu'il soit K.O. puis de rouler sur le côté pour me retrouver sur le sol et non sur l'homme, regardant le plafond comme s'il s'agissait du ciel et criant dans la taverne dévastée, couverte de corps mi inconscients.

Ah... C'est une superbe soirée... Pas vrai les gars!?

La seule réponse qui vient des corps étendus est sous forme de grognements mécontents de douleur.

Quand je me relève, je vois un mec derrière le comptoir faire de même... Une peluche! Avec ses habits qui ont l'air tout doux il a l'air d'une peluche!

Je m'élance à la course, me fichant bien que cela puisse sembler être une attaque, saute par dessus le comptoir en prenant appuis sur le gros Thül toujours au sol... Et lui tombe carrément dessus pour le serrer dans mes bras.

Il est tout douuuuuuux!

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Lun 11 Avr 2016, 23:26

Syndrell n’avait pas besoin d’alcool pour se battre et faire des ravages. Mais l’engouement de Tsukia était fichtrement communicatif, et elle se trouvait dans une taverne ou la boisson coulait à flot – surtout depuis que la plupart des tonneaux avaient été éventrés ; elle s’autorisa donc quelques gorgées par-ci, par-là, profitant de quelques secondes de répit offertes par sa compagne de bagarre ou bien pendant une brève accalmie.

Elle était euphorique. Plus que d’ordinaire. Son rire résonnait entre le bruit des coups, du verre brisé, des tables massacrées. C’était un joyeux bazar, une pantomime sans fin. Syndrell se régalait. Dès qu’elle le pouvait, elle regardait dans la direction de Tsukia, fascinée par ses mouvements totalement aléatoires et pourtant incroyablement efficaces.

Elle était très agile et ses réflexes, loin d’être émoussés par l’alcool, lui permettaient toujours de sortir de situations délicates… en se fourrant dans des situations pires encore. Elle compensait sa maladresse par une créativité, une spontanéité hors normes. Cette fille avait de la suite dans les idées et en plus, elle avait de l’allure. Comment ne pas tomber sous le charme ?

Toujours à l’abri derrière son bar, Ciel n’était pas spécialement convaincu. Il ne cessait de se demander comment les choses avaient pu déraper à ce point. D’accord, se défouler faisait un bien fou. Joignant le geste à la pensée, il se leva et, d’un violent coup de bouteille, assomma un homme qui avait visiblement déjà fait les frais de Syndrell ou de Tsukia.

Mais quand même, la situation était en train de dégénérer : il ne restait plus grand monde debout. Ils allaient avoir des ennuis ! Et s’il avait des ennuis, ça allait se répandre comme une traînée de poudre. Et si ça se savait au Dôme, il était fichu. Et s’il était radié de son ordre, c’était plus que fichu. Et s’il était emprisonné ? Si…

Il ne réalisa pas ce qui lui était arrivé avant de se retrouver sous une boule chaude, remuante et qui empestait l’alcool et la sueur. Avec un soupçon de vanille. Un cocktail étrange qui lui tourna la tête au moins autant que le coup lié à la chute. Tétanisé, il ne put que laisser la folledingue aux cheveux noirs le serrer dans ses bras. Elle le prenait pour une peluche, ou quoi ?


- Syn, balbutia-t-il d’une voix étouffée, avant de se racler la gorge pour hausser le ton. SYN !!! AU SECOURS !!!

Hilare, Syndrell s’assit sur le comptoir en faisant attention de ne pas se couper sur les débris de verre. C’était un peu lâche de sa part, mais voir Ciel se faire bécoter par une fille comme Tsukia, ça valait le détour ! Elle le regarda se débattre maladroitement – il ne savait pas où poser les mains – et leva les yeux au ciel, avant de finalement sauter à terre pour lui venir en aide.

- Doucement, fit-elle, tout sourire, en attrapant la main de Tsukia pour l’aider à se relever. Le Ciel Kern est un modèle particulièrement sensible et à manipuler avec une extrême précaution !
- Hilarant,
marmonna l’intéressé en s’asseyant et en se massant le crâne. Sérieusement, vous êtes complètement barges, hein.
- Oh, moi je trouve qu’on est restées raisonnables…


Syndrell balaya la salle du regard. Nom d’une chiure de mouche, il y avait de sérieux dégâts. Elle eut une pensée compatissante envers le gérant, qu’elle espérait parti plutôt que dans le tas de corps inertes au milieu de la pièce, lorsque des cris se firent entendre. Du genre pas très engageant pour les fauteurs de trouble qu’ils étaient devenus en une soirée.

- Je suggère de mettre les voiles, et vite ! s’exclama la marchombre en attrapant Ciel par le bras.

Elle tenait également Tsukia, qui semblait trop vacillante sur ses jambes pour arriver à marcher droit. Ils sortirent par l’arrière de l’établissement et débouchèrent dans une petite cour fermée. Syndrell évalua le muret qui les séparait de la rue. Ciel suivit son regard… et secoua la tête.


- Alors là, pas question.
- Prof…
- Sans moi, les filles. Je veux bien jouer de la bouteille pour vous filer un coup de main, mais jouer au march… au chat sauvage, ça, pas question !


Syndrell avait froncé les sourcils. Bon sang ! Ciel avait bien failli trahir un secret si bien gardé qu’il devait s’estimer heureux d’être encore en vie tout en l’ayant en sa possession depuis autant d’années. Espérant que Tsukia n’avait pas les idées assez claires pour avoir perçu la rectification du dessinateur, elle soupira et joignit les mains pour faire la courte échelle à son ami.

Ciel soupira à son tour – et plus fort, tant qu’à faire, tiens. Il se hissa sans mal grâce à Syndrell, se retourna, tendit une main pour les aider… à… il cligna des yeux. Elles étaient déjà l’une et l’autre à ses côtés.


- Plus vite, monsieur grognon ! murmura Syndrell en lui donnant un petit coup de poing dans l’épaule.

Il se laissa tomber avec moult précautions de l’autre côté du mur, en pestant intérieurement. Les deux jeunes femmes se fondirent dans les ombres et il les suivit en essayant d’imiter leur discrétion.

Tout en courant, Syndrell jeta un coup d’œil interrogateur en direction de Tsukia. Maintenant que la bagarre était terminée, qu’allait-elle faire ? Trouver une autre taverne où semer la pagaille ? S’endormir dans un fossé ? Elle avait bu une sacrée dose d’alcool, mais elle tenait toujours debout. Une sacrée fille.


- Tu habites dans le coin ? demanda-t-elle, soudain curieuse.

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 00:47

Ma nouvelle amie m'attrape pour me tirer de monsieur délicat... Dommage, j'aurais bien fait un somme, moi, il est super doux, comme un gros oreiller.

M'ébrouant pour reprendre un peu mes esprit je sens mon corps se débarrasser de l'alcool par habitude alors même que mon rythme cardiaque augmente lentement le temps de combattre la fatigue...

Et je retrouve mon rythme, ma danse. Mes idées s'éclaires de plus en plus alors que nous quittons la taverne et passons un mur avec la peluche qui marmonne un truc sur des marchats sauvages.

Sans prendre le temps de me poser plus de question, je m'élance pour grimper le mur, sautant de l'autre côté avec souplesse. Prenant une course avec un rythme respectable, Syndrell à mes côtés, j'ai toujours un sourire sur le visage... J'adore ça, je me sens fraîche, vivante... Libre.


On pourraient dire ça, je suis originaire de la citadelle, mais je l'ais quitté pour de bon, je fais des études dans une académie, non loin.

C'était pas un mensonge et ça n'en disait pas trop pour autant! Parfaite, comme phrase, quoi! Le délicat nommé Ciel commence à ralentir et, préférant ne pas m'attarder pour l'attendre, je lui attrape la main droite dans ma gauche, lui pique un clin d'oeil quand il semble me regarder comme pour dire ''Mais lacheu moi!'' et je le tire derrière nous sur une distance additionnelle avant que ma nouvelle soeur ne ralentisse et ne s'arrête, auquel moment je le laisse aller... Et il tombe dans l'herbe, à bout de souffle. Aucune résistance, ce mec... Mais il me fait rire par ses réactions et sa gêne, alors je me dis que j'aimerais bien être son amie quand même!

Et vous deux, vous venez du coin?

Parce que, si oui, je veux être là quand vous retournerez dans cette taverne!


J'éclate de rire. Une autre baston? Oh oui s'il vous plait! Je suis toujours partante pour du sport, particulièrement avec une partenaire aussi énergétique! Franchement ce bleu me passionne, j'adore! C'est aussi pétillant que sa personnalité semble l'être et du coup moi je suis intrigué... J'adore les gens énergiques! En plus elle se bat bien! Si elle fait la cuisine en plus, je la marie! Ou je l'adopte, un des deux!

Et si elle fait pas la cuisine... Bah moi je suis pas trop mal, alors je lui apprendrais, tient! Et après hop, adopter! Elle est plus vieille mais je m'en fou.


Alors, peluche et beauté bleue, j'avais pas prévu finir ma journée si tôt, vous avez des propositions d'activité?

Je suis pas là pour faire du tourisme, mais ces deux là sont BEAUCOUP trop intéressants pour que je les abandonnes déjà!

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 02:30

La Citadelle, hein ? Syndrell évalua de nouveau la jeune femme. Encore une Frontalière qui n’en avait pas l’allure. Du tout. Du coup, elle se demanda si elle n’idéalisait pas les protecteurs des frontières du nord. Entre Syles et Tsukia, il fallait avouer que l’idée qu’elle se faisait des Frontaliers était un peu… bousculée. Mais dans le bon sens ! Car l’un comme l’autre lui plaisait.
Enormément.

Ciel était toujours mitigé, lui. Il se doutait qu’ils venaient de quitter les ennuis pour aller en chercher d’autres. Cette fille, là, Tsukia… elle n’était pas nette. C’était une gamine ! Il s’étonnait presque de ne pas voir ses parents débarquer pour lui rappeler l’heure du couvre-feu. Elle n’était pas mauvaise, d’ailleurs, quand elle lui prit la main pour l’entraîner dans son rythme de cinglée, il lui en fut reconnaissant.

Il n’aurait jamais pu tenir, sinon. Mais il ne voulait surtout pas aller en prison. Alors il ignora son point de côté et sa méfiance, et il courut sans protester.

Syndrell savait ce qu’elle faisait. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait semer la garde de la ville… Souriant à cette idée, elle bifurqua dans une petite ruelle, passa sous un pont, prit un raccourci à peine visible, et certainement pas identifiable pour ceux qui ne le connaissaient pas.

Ils arrivèrent dans un petit parc qui jouxtait le Dôme. Ciel tiqua en reconnaissant les lieux mais il était bien trop occupé à cracher ses poumons pour protester.


- Et vous deux, vous venez du coin ?

Le dos plaqué contre un petit mur en pierre, Syndrell jeta un coup d’œil furtif dans la rue. Personne. Ils avaient peut-être réussi à semer leurs poursuivants…

- Je ne suis pas originaire de là non plus, mais j’y vis plus ou moins, oui, répondit-elle en souriant. Ciel et moi sommes colocataires. Et meilleurs amis. Debout, Prof. Tu vas attraper des crampes.

Alors là il s’en fichait comme d’une guigne, parce qu’il était très bien allongé dans l’herbe.

- Al-Chen regorge de tavernes, on pourra aller en tester une ou deux, le temps que celle-ci soit remise d’aplomb…
- Je le crois pas…
marmonna Ciel en posant le bras sur ses yeux.
- Alors, peluche et beauté bleue, j’avais pas prévu de finir ma journée si tôt, vous avez des propositions d’activités ?
- Ouais. On rentre. Je suis crevé.
- Allons,
sourit Syndrell. Ce n’était que l’échauffement, Ciel.
- Un échauffement pour quoi ??


Le sourire de Syndrell s’élargit. Elle avait une idée qui faisait scintiller ses yeux dorés, et Ciel gémit. L’instant d’après, un bruit de cavalcade se fit entendre : les gardes étaient là.

- On décampe !

Syndrell attrapa Ciel par la manche et l’entraîna à sa suite, si vite qu’il faillit trébucher et se retint… à Tsukia. Sursauta, voulut reculer, se retrouva épaule contre celle de la jeune fille. Rougit, perdit son souffle, crut mourir deux… non, trois fois. Il n’aimait pas courir. N’était pas fait pour ça. Il avait mal partout et chaque pas lui coûtait, mais Syndrell, qui avait pris la tête, les menait la dame savait où.

Enfin, ils arrivèrent. Ciel eut un mouvement de recul en voyant la salle pleine de monde, la lumière tamisée, les tables… Ils n’allaient pas remettre ça, si ? Mais Syndrell secoua la tête. Elle entra, ils suivirent. Le gérant sauta à bas de son tabouret et fit quelques pas dans leur direction. C’était un nain au sourire franc et à la mine joviale. Il salua Syndrell avec respect.


- Te revoilà, petite louve !
- Loutre,
rectifia Syndrell en désignant le symbole qui brillait doucement sur ses bottes. Salut, Gnar. On peut s’installer ?
- Comme toujours ma belle. Tu as besoin de matériel ?


Syndrell jeta un coup d’œil à Tsukia.

- Pour l’instant, non. Mais peut-être que plus tard…
- Je laisse l’armoire ouverte.
- Tu es un amour.
- Je sais. Je te sers un verre ?
- Deux, s’il te plait. Et un lait de chèvre.
- De l’eau, d’abord,
souffla Ciel en s’appuyant de tout son poids sur Tsukia.

Gnar éclata de rire et fila derrière son comptoir. D’un regard flamboyant, Syndrell invita Tsukia à la suivre, et traversa la salle pour se diriger vers un espace où des tapis, disposés en rectangle, formaient une zone d’entraînement. C’était toute la magie de cet endroit. Gnar avait fondé la Castagne dans sa jeunesse, désireux d’apprendre à se défendre contre ceux qui s’en prenaient à sa différence.

Il avait ensuite accueilli un garçon qui voulait pouvoir rendre les coups que son père lui donnait. Puis une fille, que son époux violentait. Il avait agrandi son espace. Multiplié les tapis. Installé des tables. Il y avait ceux qui s’entraînaient et ceux qui sirotaient un verre en les encourageant. L’ambiance était familiale, la violence réservée aux professionnels qui savaient maîtriser leurs coups.

Et chacun, débutant ou confirmé, avait sa place dans le royaume de Gnar.

Syndrell attrapa le verre que Gnar avait posé sur leur table, en face de la zone de combat, et le choqua contre celui qu’elle avait placé dans les mains de Tsukia. Langue de Feu. Une eau de vie particulièrement fruitée… et décapante. La marchombre sentit ses pommettes se parer de jolies couleurs.


- Bien ! fit-elle en se débarrassant de son haut pour rester en débardeur – au bruit qui s’ensuivit, elle comprit que Ciel venait de tomber de son tabouret – et en se dirigeant vers les tapis. A présent, montre-moi un peu comment tu bouges, ma belle.

C’était presque tendancieux comme invitation, et Syndrell ne tenta pas de préciser ou de rectifier quoi que ce soit. Elle adopta une garde peu commune, quasiment en équilibre sur une jambe, et attendit que Tsukia la rejoigne. L’équilibre. C’était l’une des clés du style de la jeune fille. Syndrell voulait en savoir plus.

Beaucoup plus.


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Vous. Moi…


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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 03:17

Je lève un doigt vers Syndrell... Elle veux voir comment je bouge, d'accord. Mais pour ça, je vais avoir besoin d'un petit remontant. Un simple signe au nain si sympathique lui fait comprendre ma pensée et je me retrouve avec un autre verre sous le regard plus ou moins crédule de certains, à d'autre tables.

Je le bois d'une traite puis attend un moment... Pour en prendre un troisième sous le regard carrément évocateur des gens, autours. Ils me pensent tous folle. Et c'est peut-être le cas, mais je m'amuse bien.

Troisième tord-boyaux au fond de l'estomac, je commence à bouger la tête et les mains sur un rythme que moi seule entend, saoule comme un pot. Me levant de ma chaise en tanguant, je me demande un instant ce que je voulais faire, déjà... Puis je vois du bleu...

Roh ce bleu...

Je veux m'amuser avec, un peu, le toucher, pour voir, le sentir, savoir quelle odeur il a... M'amuser à le découvrir! Mais quand j'essai de l'attraper je me reçois une petite tape... Rien de méchant, mais un genre de ''pas touche''... Tient, y'a une fille, au bout du bleu... Et elle veut pas que j'y touche? Mais elle est pas sympa! Sa tête me... Leur têtes me rappelle quelque chose.


Hep vous... Vous trois là... Mais arrêtez de bouger, enfin, hips, je vous, je vous, je vous.... Hips.... Je vous connais noooonnnn..?

J'aime bien le bleu mais... mais mais vous voulez p-hips- pas que j'y touche hein...

Voues.... Vouz...

VOUS-ÊTES PAS GENTIIIILLLEEEEUUUHHH!


Je m'élance vers celle du milieu, les autres semblent juste la copier, de toute façon, et je frappe à trois reprises, des avants bras interceptes au dernier moment, je tangue alors que mes pieds s'emmêles et que je lui tombe dans les bras, beaucoup trop près pour qu'elle puisse réagir, et je la chatouille... Ça lui apprendras!

Tournant sur moi même en la repoussant, je me renverse par l'arrière, lui attrapant la gorge alors qu'elle semble soudain comprendre que je ne joue pas... Je veux pas qu'elle soit dans mon chemin! naméoh! Elle se défait de ma poigne alors que je commence a resserrer celle-ci sur sa trachée. Un moment de plus et ça aurait put faire pop et là tout le bleu, quoi.

Tout à coup elle accélère, je ne peux plus la toucher. J'entend un truc qui me viens au oreilles, un truc comme ''arrête, reprends toi'' mais moi je vais bien donc ça peut pas être pour moi.

Quand même d'un coup je me rappelle un truc à propos d'une fille bleue, d'un ciel doux... Nan d'un mec nommé ciel doux je crois...

Je regarde mon adversaire et je m'approche pour l'inspecter, elle semble curieuse de voir ce que je fais... Et de plus près...

Ce nez me dit quelque chose.

Boing boing? Nan, pas boing boing alors quoi...

Hum... AH! JE SAIS!

Du coup je lui fait un bisou pour confirmer... Ouaip! C'est le nez à bisou! Le fille, la bagarre, ma soeur qui n'est pas ma soeur, la fille au bottes...

JOLIES PAPATTES QUOI!


Syndre--ll.

Elle évite mon câlin et je m'écrase par terre... Du coup je lui fauche les pieds à elle aussi pendant qu'elle est surprise, tient! Puis je la chatouille! Non mais! Et j'en profite pour toucher les cheveux tout doux aussi. Du coup je l'embrasse!

Ouaip, sur la bouche! Et je me relève et je fait de même à la peluche qui s'écrase de nouveau en tombant de sa chaise!


J'ai voler un baiser, maintenant il faut me le reprendre!

Là je suis bien, juste assez saoule... Cette fois, je me contrôle. La vrai bagarre peut commencer...

Mais elle est douée, je sais que je ne gagnerais pas, surtout qu'elle connais déjà une partie de mon secret.

Mais on s'en fout! Y'a de la boisson, de la bagarre, de la musique, si elle n'est pas dans ma tête seulement, on s'amusent, quoi!

Du coup je m'élance vers elle pour lui donner deux claques, parce que c'est ça, s'amuser!

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 04:45

Gnar leva un regard interrogateur vers Syndrell lorsque Tsukia s’enfila un, puis deux, puis trois verres de Langue de Feu. La marchombre hocha la tête. Aussi incroyable que cela puisse être, cette fille était exceptionnelle quand elle avait de l’alcool dans le sang. Là, on pouvait dire que le plein était fait…

Du coup, ses gestes étaient beaucoup plus aléatoires, si la chose était réellement possible. Syndrell avait bu elle aussi, mais moins que Tsukia et elle avait encore les idées claires ; cela lui permit d’esquiver les frappes de la jeune fille, et aussi d’observer son comportement. C’était fascinant. Tsukia bougeait comme si son instinct faisait tout le travail. Elle ne prédisait rien et laissait les choses se faire. Mais son corps parvenait toujours à se retourner, à pivoter, à se tendre, à se détendre au bon moment.

Des curieux s’étaient approchés du carré ; c’était du jamais vu, même pour Gnar qui avait délaissé son bar pour venir voir ça de ses propres yeux. Il s’y connaissait en bastogne pourtant, et il en avait vu défiler dans son antre, des guerriers qui apportaient tous un style différent. Mais jamais, jamais encore il n’avait rencontré quelqu’un comme Tsukia.

Elle était sidérante. Et séduisante. Et bourrée. Et mal barrée. Mais toujours debout, ou bien le dernier mot pour s’amuser. Un fléau d’humour et d’alcool à volonté. Une guerrière qui pourrait très bien vivre cent ans comme mourir d’un coma éthylique avant ses vingt ans. Et pourtant, elle avait l’air d’être ce genre de personne, extrêmement rare, qui laisse un jour son empreinte dans la roche du temps.

Même Ciel, cramponné à son tabouret depuis que le combat avait commencé, ne quittait pas Tsukia des yeux. Il ne comprenait pas comment elle s’y prenait. Ne savait pas comment elle faisait pour… pour arriver à se relever, et à éviter un coup pourtant audacieux de Syndrell. Un bref instant, il fut tenté de se glisser dans l’Imagination pour la piéger… mais il secoua la tête et chassa cette idée stupide à grandes gorgées de lait de chèvre.

Syndrell s’amusait vraiment. Comme dans la forge extraordinaire de Dil’Duran, lorsqu’elle se mesurait à Syles puis au sympathique artisan. Elle découvrait quelque chose de nouveau et celui lui donnait des ailes. Elle n’était cependant pas à son maximum : d’abord parce que Tsukia n’était pas assez lucide, ensuite parce qu’elle devinait, sous les capacités impressionnantes de la jeune fille, une inexpérience qui n’était pas lié uniquement à sa jeunesse.

L’alcool, toutefois, brouillait les sens… et désinhibait les cœurs les plus tendres. Tsukia devenait moins vive mais plus sérieuse dans ses attaques. A deux reprises, Syndrell dut se dégager en faisant preuve de rapidité, de souplesse… et de créativité. C’était indispensable, avec une fille pareille. Et un style de ce genre. Loin de s’en offusquer, Syndrell rayonnait. Et se mit à utiliser quelques parades de Tsukia.

D’un seul coup, ça lui sembla moins évident. Bon sang ! Il fallait être sérieusement mobile… et complètement bourré pour réussir à faire un truc pareil ! Mais la marchombre était déterminée et surtout, elle était bonne élève : après deux, trois tentatives qui s’avérèrent peu concluantes, elle finit par trouver son rythme. Et parvint à faire tomber Tsukia.

Qui avait l’air de ne plus savoir comment elle s’appelait. Attendrie par son air déboussolé, Syndrell se pencha pour l’aider à se relever. Un bisou sur le nez la fit éclater de rire. Encore ? Décidément, c’était son jour de chance ! Tsukia s’enhardit, probablement encouragée par son hilarité. Elle lui fonça dessus et chercha à l’enlacer, mais Syndrell se déroba, aussi insaisissable qu’un feu follet.

Le coup suivant, Syndrell ne le vit pas venir. Les jambes fauchées, elle s’écroula sans grâce, trop secouée par son fou rire. C’était déjà moins digne de son rang de maître marchombre, mais qu’importe ! Elle était là sans prétention, simplement pour vivre une expérience hors du commun avec une fille hors du commun. Qui fit alors quelque chose hors du commun.
Elle l’embrassa.

Sur les lèvres.





*




Ciel ne vit pas le coup venir non plus. Il était là, en train de siroter sa boisson tout en tordant le cou de Syndrell en pensées, quand la folledingue se planta devant lui pour lui coller un baiser sur la bouche. Il tomba de son tabouret pour la seconde fois et cette fois-ci, il décida de rester en bas. Plus prudent. Gnar ne put s’empêcher de rire aux éclats en le voyant frotter ses lèvres avec sa manche… alors qu’il était rouge comme une pivoine.

Syndrell, elle, n’avait pas bougé. Allongée sur le tapis, le souffle court, elle tentait de remettre de l’ordre dans le chaos qui s’était invité dans son esprit. Elle savait que ce n’était pas Tsukia qui l’avait embrassée, mais la Langue de Feu – et tous les mélanges qu’elle avait ingurgité ce soir-là. Elle avait le goût de l’alcool sur les lèvres. Mais il y avait une note de vanille qu’elle n’arrivait pas à ignorer. Et qui la laissait toute chose.


- Déjà fatiguée ?

Gnar n’était pas dupe. Il savait que Syndrell en avait encore dans le ventre. Et Tsukia aussi, visiblement, même si elle n’était plus capable de faire la différence entre un homme et une femme. Non pas que ce soit gênant ! Il sourit en voyant Syndrell bondit souplement sur ses pieds. Cette petite-là, il la suivait depuis déjà quelques années.

Elle n’était pas une simple combattante. Il y avait ce feu qui flamboyait en elle et qui semblait illuminer le regard de tous les gens qu’elle croisait. Il la pensait capable d’arrêter un tigre d’un seul geste. C’était évident : Syndrell n’était pas n’importe qui. Et cette fille, là… elle n’était pas n’importe qui non plus. Et ce type, là, qui ne tenait pas sur son siège… Gnar secoua la tête. Ce type, il avait bien de la chance de connaître deux femmes comme celles-là.

Syndrell fit face à Tsukia. Non, elle n’était pas fatiguée. En réalité, le jeu ne faisait que commencer. Elle le sentait. Alors, quand la jeune fille attaqua, elle se laissa tomber et glissa carrément entre les jambes de son adversaire pour se retrouver dans son dos. Elle lui donna une tape à l’arrière du crâne. Recula en sautillant.

- Allez viens, minette. Viens te battre !

Profitant d’une nouvelle attaque, Syndrell se coula contre le corps chaud de Tsukia. Elle sentit son cœur s’emballer et se contenta de faire passer la jeune fille par-dessus son épaule. Terminé ? Non, bien sûr ! La marchombre eut un sourire. Elle se remit à bouger. Elle avait oublié les regards qui pesaient sur elles, elle avait oublié Ciel qui s’était assis contre le bar, elle avait oublié qu’elle n’était pas…

Nouvel échange. C’était une drôle de danse, au fond. Un pas de deux qui les entraînait dans un rythme soutenu et torride. Soutenu parce qu’elles n’arrêtaient pas un seul instant. Torride, parce que l’une et l’autre étaient désormais trempée de sueur, les joues rouges à cause de l’alcool, les yeux brillants à cause du combat. Parce que leurs gestes étaient plus ou moins évocateurs.

Syndrell avait cessé de réfléchir. Elle s’amusait. Et laissait Tsukia s’amuser. Leurs lèvres se frôlèrent… s’éloignèrent. La marchombre avait déjà pivoté pour frapper du coude.
Frapper, danser, flirter…

C’était une excellente soirée.


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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 05:28

Je feinte, je frappe, je me lance par terre, dans les airs, par derrière dans des angles qui seraient trop douloureux pour être possibles si l'alcool n'inhibait pas mes sensations.

Elle évite, un véritable éclair bleu. Mais je vois bien qu'elle ne réussis pas encore à s'habituer... Tout le secret est là. C'est presque impossible de combattre le Zui Quan sauf PAR le Zui Quan...

Ce qu'elle sembla comprendre puisque, sans prévenir, elle prit une pose presque identique à celle que j'ai.

Presque parce qu'elle manque évidemment de pratique, elle ne connais pas le style... Mais il n'est jamais trop tard pour apprendre.

Du coup, je bouge lentement, la voyant me copier, puis commence à me déplacer en tombant à moitié. Au début, elle faillit s'étaler au sol mais son second essais réussit. Elle est doué, jolies papattes.

Je l'observe, et bientôt ça devient plus un entraînement qu'un combat. Je lui montre quoi faire, comment le faire, et elle est un écho à mes mouvements. Les gens autours ne se désintéresses pas malgré le changement. Certains tentes de comprendre, mais c'est impossible.

Le vieux dicton de ma mère me revient... ''Ce n'est ni le maître qui guide l'apprenti ni l'apprenti qui guide le maître, mais bien les deux qui s'entraides en symbiose parfaite le long d'un même chemin pour finalement se séparer.''

Ça décrit très bien notre évolution, puisque après un moment il semble qu'elle devine mes mouvements, ou que je devine les siens. Personne ne sais, pas même nous.

Car l'espace d'un moment, nous ne faisons qu'un. Bientôt, je lui ais appris les bases du style, bien que je ne lui ais pas donner l'entraînement intensif prérequis d'équilibre et de force dans les jambes et dans les mains, ce qui fait que ses mouvements sont légèrement moins fluides, bien qu'elle n'ais pas tant de problèmes niveau équilibre que niveau connaissance.

Peu importe, je brise le contact de façon claire, la laissant dans une garde basse, les jambes en extension, alors que je me lève sur une jambe, dans un équilibre semblant impossible vu mon état d'ivresse...

Puis je lui montre un dernier détail. Le poing. Je ressort l'index légèrement par devant, laissant mon poignet souple et elle fait de même.

Nous pouvons commencer. Zui Quan contre Zui Quan. Nous nous attaquons avec une rapidité folle, une originalité amenée par l'alcool.


We live each day like there's nothing to loose,
But a man has needs and that need is booze...

They say the best things in life are free

So give all your beer and your rum to me!

Les spectateurs ne savent même plus ce qu'ils regardent pour la plupart, mais tous restent accrochés à nos mouvements qui semblent si aléatoires. Elle est douée. Très douée. Mais ce style de combat évolue toujours, même ma mère, qui m'a tout appris, n'a pas fini d'apprendre le Zui Quan.

Mon expérience me fait voir certaines failles toutes petites... Jusqu'à ce que, pendant une attaque un peu trop originale, surement, pour son niveau d'expérience dans ce style, elle obtient un équilibre trop précaire et je la fait enfin tomber sur les fesses d'un coup parfaitement calculé malgré mon état. Lui tendant la main avec un sourire je fait une simple proposition qui était le début d'une vraiment très belle amitié.


Encore..?

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 11:44

Imperceptible d’abord puis saisissant, le changement de rythme du combat intrigua Gnar. Il haussa un sourcil en voyant Syndrell vaciller, s’effondrer… se relever et recommencer avec application. Son deuxième sourcil rejoignit le premier lorsqu’il comprit.

L’heure n’était plus au défi mais à la leçon. Il hocha la tête. C’était exactement pour ça qu’il avait créé cet endroit. Satisfait, il retourna derrière son bar, s’assurant au passage que Ciel était toujours vivant, et se mit à nettoyer quelques verres. Sans perdre une miette de la scène.

Syndrell vivait la même expérience qu’auprès de Syles, quelques semaines plus tôt : elle s’échappait de son rôle de mentor pour se glisser avec une facilité déconcertante dans la peau de l’élève, et en dépit des apparences, Tsukia s’avéra être un très bon guide !

Elle accentuait ses gestes, recommençait une action jusqu’à ce que son « apprentie » ait intégré le mouvement, se plaçait devant, à côté ou derrière elle pour lui montrer une technique, l’accompagner ou la tester.

Aucune parole ne fut prononcée. L’échange était silencieux et vivant. Chorégraphie de l’ivresse qui ouvrait un nouveau chemin pour Syndrell. Ouverture ! Harmonie ! Jamais les maîtres-mots qu’elle avait appris n’avaient eu à ce point de sens pour elle. Elle réalisa que, si Miss était son maître pour l’éternité, la vie lui offrait bien plus de mentors qu’elle n’aurait su l’espérer.

Puis, lorsque Tsukia estima que la démonstration était terminée, elle se plaça face à Syndrell, en équilibre précaire sur une jambe. La marchombre l’imita. Et tout s’enchaîna.

Alliant la puissante, la vitesse et une sacrée dose d’imagination aux techniques qu’elle venait d’apprendre, la jeune femme parvint à tenir tête à Tsukia. Elle trichait parfois, ses réflexes trop ciselées depuis des années pour qu’elle ne puisse pas s’empêcher de les utiliser, mais réussit à employer une partie du style le plus étrange qui lui ait été donné de découvrir.

Croyant se faufiler dans une faille, Syndrell plongea tête la première dans une feinte de Tsukia et se retrouva sur les fesses. Le rire de Gnar résonna dans la pièce. Le spectacle valait bien le coup d’œil !

- Encore… ?

Syndrell souffla, puis ôta une mèche rebelle qui tombait devant son visage.
Attrapa la main tendue de Tsukia.

Et remit ça.





*




Il ne restait plus grand monde dans la Castagne lorsque Tsukia vacilla pour de bon. Syndrell rompit l’échange et prit la jeune fille dans ses bras. Elle s’immobilisa et reprit son souffle. Elle était vidée. Une bagarre, une course-poursuite dans la ville et un long duel chargé de surprises avec une fille pareille, c’était presque trop pour une seule nuit ! Pourtant, Syndrell avait un sourire éblouissant. Fatigué mais aussi lumineux que ses yeux.

- Fin de la leçon de choses ?

Gnar se tenait au bord des tapis, son torchon sur l’épaule et les mains sur les hanches. Tsukia toujours appuyée contre elle, Syndrell hocha la tête.

- Pas de repos pour les braves, mais on va faire une exception…
- Vous rentrez ou vous restez ?


La marchombre jeta un coup d’œil à Ciel. Elle savait qu’il préférerait retourner chez lui, mais son appartement était au bout de la ville, or il était désormais clair que Tsukia n’était plus capable de mettre un pied devant l’autre. Ils n’allaient pas la porter jusque là-bas et elle refusait de la laisser toute seule ici.

- Tu peux nous libérer une chambre ?
- Une seule, mais elle est spacieuse…
- Ça ira !
- D’accord, suis-moi alors.


Syndrell fit quelques pas vers l’escalier mais, gênée par une Tsukia qui essayait de lui lécher le nez, elle n’arrivait pas à grand-chose.

- Un coup de main ?

Le géant qui venait de poser la question était jeune et son sourire avenant. Il avait suivi leur combat jusqu’au bout et avait encore des étoiles dans les yeux. Comme Syndrell hochait la tête, il attrapa Tsukia et la jeta en travers de son épaule, puis monta les marches sans la moindre difficulté.

Amusée, Syndrell le laissa emporter sa sœur d’arme qui marmonnait des paroles inintelligibles. Elle s’approcha de Ciel et glissa un bras autour de ses épaules.


- Ça va ?
- Mmh.
- Tu m’en veux pour cette nuit ?


Ciel tourna la tête et se perdit un instant dans l’or de ses yeux. Lui en vouloir ? Il en serait toujours incapable. Alors il tendit la main et lui pinça affectueusement le nez.

- Allons dormir. J’en peux plus.
- Moi non plus.
- Ben voyons…


Le dessinateur déchanta en découvrant le seul et unique lit de la chambre, sur lequel s’étalait déjà Tsukia. Il pivota, voulut sortir de la pièce, mais Syndrell le poussa à l’intérieur.

- Je vais peut-être dessiner un matelas pour…
- Tu ne vas rien du tout, Prof : c’est l’heure de dormir. Ce n’est pas la première fois qu’on dort ensemble, non ?


Elle ôta les bottes de Tsukia et il la regarda faire, dubitatif. A sa place, bien des hommes auraient dansé de joie à l’idée de passer la nuit en aussi charmante compagnie. Lui, il hésitait à aller s’installer sur un tapis, en bas. Encore une fois, le regard flamboyant de son amie eut raison de lui. Il soupira et s’allongea au bord du lit. Si près du vide qu’il ne prenait presque pas de place sur le large matelas.

Syndrell leva les yeux au ciel. Elle ôta ses bottes et se glissa entre eux. Batailla un petit moment avec Tsukia qui ne jurait plus que par les chatouilles, et ne put s’empêcher de jouer le même tour à Ciel. Rien que pour l’entendre bougonner. Ils s’endormir en même temps. Trois amis qui venaient de vivre une nuit de folie et qui, pour achever cette aventure fabuleuse, se retrouvait non pas dans le même bateau mais dans le même lit !






*





Réveillée par un bruit de verres qui tintaient, Syndrell ouvrit les yeux. Il lui fallut quelques secondes pour se remémorer les dernières heures et comprendre qu’elle se trouvait prise en sandwich… D’un côté Ciel avait passé un bras autour de sa taille, comme pour affirmer qu’elle était sa marchat sauvage – terme adopté, évidemment. De l’autre, Tsukia était blottie contre elle à la manière d’un chaton en quête de chaleur.

Syndrell laissa filer plusieurs minutes avant de se décider à bouger. La manœuvre lui prit du temps et de la patience. S’extirper du lit alors qu’elle se trouvait au milieu mit à contribution presque tous ses talents de marchombres. Lorsqu’enfin elle put s’échapper, elle attrapa ses bottes et, satisfaite, observa ses deux amis qui dormaient toujours à poings fermés. Le cœur gonflé de tendresse.

Elle s’habilla dans le couloir et descendit l’escalier qui menait à la salle principale. Il était encore tôt, la Castagne n’ouvrirait pas avant midi mais Gnar, en bon propriétaire, s’affairait déjà derrière son bar. Il n’avait pas entendu Syndrell arriver et sursauta quand il se retourna pour la découvrir, perchée sur un tabouret, les coudes posés sur le comptoir et le menton dans les mains.

- P’tite loutre ! s’exclama-t-il, une main sur le cœur. Déjà debout ?
- Mes camarades de chambre ronflent.
- Oh…
- Et puis j’ai faim !


Gnar sourit et se mit aussitôt à l’ouvrage. Il aimait ça, cuisiner pour combler les papilles de ses clients.

- Grande ou petite faim ? demanda-t-il en allumant ses fourneaux.
- Je serai prête à avaler un Thül et son cheval tout entier.
- Je ne fais pas dans le Thül, mais tu me diras des nouvelles de mes œufs !


Un quart d’heure plus tard, la marchombre se régalait sous le regard attentif du nain.

- Alors ?
- E’ ‘rop ‘on !
s’exclama-t-elle, la bouche pleine.
- Dis, tu tombes bien tu sais, fit alors Gnar en se penchant par-dessus le comptoir.

Son ton désormais sérieux poussa Syndrell à l’écouter avec attention.


- J’ai cherché ce que tu m’as demandé, et j’ai fini par trouver un homme, un marin qui est passé par la ville il y a trois semaines. Il connaissait Kunst.

Le regard de Syndrell étincela. C’était la première fois, en trois ans, qu’elle entendait le nom de la mère de Lyke dans la bouche de quelqu’un d’autre.

- Tu es sûr de ce que tu dis ?
- Foi de Gnar. J’ai noté son adresse. Il est remonté vers le Pollimage, mais tu pourras le trouver à la fin du mois au port, sur la rive est.


La marchombre se pencha à son tour par-dessus le bar et planta un baiser sur la joue rebondie de Gnar. Elle entendit alors un bruit de pas et se retourna.

- Salut, belle endormie ! Comment va la vie ?

Elle se retint d’éclater de rire. Tsukia au  saut du lit c’était…
Et bien…

… Tsukia.


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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 16:09

Oh putain.

Voilà les sages paroles qui me traversèrent le crâne en m'éveillant.

Des années que j'avais appris à ne pas trop boire... DES ANNÉES! Et boom, ce matin je me rend compte que hier tout ça est partit en morceaux.

Mon entraînement et l'habitude me permet de vite retrouver la mémoire sur ce qui s'est passé, l'entraînement, tout ça...

Mais bon dieu j'aurais pas dus prendre ce quatrième verre entre deux rounds. Ma tête me donne l'impression d'être une centrale nucléaire et je sais que mes cheveux doivent sembler être un oiseau en envol, en plus j'ai surement les yeux dans le beurre et l'oreiller encore imprimé sur le côté droit du visage.

Ciel semble chercher un truc dans son sommeil et, quand il commence à tenté d'agripper une forme humain non existante, je lui refile l'oreiller du milieu qui---

Qui n'as plus de marchat. Faisant de mon mieux pour ne pas réveiller la peluche endormie et pour ne pas grincer des dents quand ma tête explosera, je me lève doucement puis passe la porte trèèèès lentement...

La gueule de bois... Ma pire amie, ma meilleure ennemie. Dans mon cas c'est carrément la gueule de bois, hein, parce qu'une poutre de fer a plus d’intellect que moi, sur le coup, et je me dirige tel une zombie vers l'étage inférieur où m'attends Syndrell, ne prononçant qu'un mot.


Café...

Quand le proprio m'apporta une tasse, je lui fit signe de laisser la carafe... Et en vida trois tasses à la même vitesse de fou que mes verres de la veille, faisant ensuite la tête de quelqu'un qui attend quelque chose...

Chaque artiste du Zui Quan avait un dégivrant. Un truc qu'ils prenaient ou faisait qui avait été enregistré dans leur corps, par un entraînement très rigoureux et douloureux, comme un interrupteur. Ça permettait de passer outre une possible gueule de bois... Mais ça donnait à peut-près les effets en accéléré. Nausées, étourdissement, perte d'équilibre, sueurs froides...

Tout ça en environ une minute. Pas pour rien que je n'aimais pas les gueules de bois. Les café, c'était mon dégivrant principal... JE détestait la goût amer de cette boisson et, chaque fois, ça me faisait ça.

D'un coup je me retrouve flageolante, à me tenir au comptoir pour ne pas m’effondrer, puis la sueur me couvre alors que j'ai de la difficulté à respirer et que j'ai l'impression que je vais vomir et enfin... Enfin plus rien. Gnar et Syndrell me regardent mi inquiets mi curieux et la prochaine chose qui sort de ma bouche les fait éclater de rire tout les deux.


Il est pas trop tôt pour un verre de whisky, Si?

Après une seconde mon rire se joins au leurs... Puis une idée me viens en tête pendant le moment de silence qui s'en suit et elle sort de ma bouche toute seule.

Une Azureus Lutrinae!

Le regard de Gnar et Syndrell, qui ont l'air de dire ''Gneeeehh?'' me fait rire un moment de plus avant que je ne m'explique.

Tu as dis que t'étais une loutre, ou Lutrinae, comme sur tes bottes, mais tes cheveux son bleus, Azureus! Et elle est bleue! Donc t'es une loutre bleue! Voilà!

Nous avons devant nous le seul spécimen existant de Azureus Lutrinae au monde!

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mar 12 Avr 2016, 16:46

[Azureus Lutrinae... Rolling Eyes]



La belle au bois qui dort n’était pas du matin. Ou bien alors elle tenait une jolie gueule de bois. Sans doute un peu des deux, songea Syndrell en tapotant le tabouret près d’elle. Tsukia s’y laissa lourdement et grogna un mot. Gnar n’avait pas l’ouïe particulièrement fine, mais il avait le sens de la déduction et une tasse de café apparut devant la jeune fille.

Elle but avec la même vitesse que la veille. C’était quand même étonnant, cette descente… et c’était même une descente aux enfers ! Le teint de Tsukia vira soudain au verdâtre et elle vacilla. Perplexe, Syndrell la regarda se cramponner au comptoir. Elle n’allait quand même pas vomir, si ? Ce n’était un un drame mais quelque part, ça casserait un peu son image…

Heureusement, Tsukia savait garder sa classe folle même dans ce genre de situation délicate. Elle redressa la tête, posa ses yeux un peu trop brillants sur Gnar et, quand elle prit la parole d’un ton un brin éraillé, ce fut pour lancer la première boutade de la journée. La première d’une longue série…


- Il est pas trop tôt pour un verre de Whisky, si ?

Fou rire général. Gnar était définitivement sous le charme. Une fille qui savait boire et se battre en même temps, et qui en redemandait au petit-déjeuner, c’était un petit miracle. Celui qui partagerait un jour sa vie – ou celle, se dit-il en glissant un regard vers Syndrell – était le plus grand chanceux de cette planète.

Syndrell secoua la tête et leva sa tasse pour trinquer avec Tsukia.


- Je vais en rester au thé, moi.
- Une Azureus Lutrinae !


Surprise, Syndrell cligna des yeux. Derrière son comptoir, Gnar fit exactement la même chose.

- Heuuu…
- Tu as dit que t’étais une loutre, ou Lutrinae, comme sur tes bottes, mais tes cheveux sont bleus, Azureus ! Et elle est bleue ! Donc t’es une loutre bleue ! Voilà !


Incrédule, Syndrell regarda l’animal dessiné sur ses bottes, puis Tsukia.

- Nous avons devant nous le seul spécimen existant d’Azureus Lutrinae au monde !
- Tu es sûre d’avoir décuvé, toi ?


Syndrell leva les yeux au ciel mais en réalité, elle était ravie. Le nom lui plaisait. Il sonnait certes un peu scientifique, et elle n’était pas certaine de voir où Tsukia voulait en venir, mais cette fille avait des bulles dans le cerveau. Qui pétillaient plus vite encore que des pensées normales et qui explosaient comme un feu d’artifice. La suivre dans ses délires était un risque à prendre, assurément !

La marchombre but une gorgée de son thé qui refroidissait tout en observant le profil de sa camarade. Le goût acidulé de ses lèvres lui revint brusquement en mémoire et elle s’étrangla. Elle écarta la main secourable de Gnar qui voulait lui tapoter le dos et, des larmes dans les yeux, se leva de son tabouret. Ciel arriva à ce moment-là.


- Vous faites une de ces boucans ma parole, maugréa-t-il en les observant tous les trois.

Il avait les cheveux au moins autant en pétard que Tsukia, et il avait l’air grognon. Syndrell échangea un coup d’œil avec la jeune fille… et attrapa la carafe encore à moitié pleine.

- Un café ?

Elle avait failli lui proposer un Wisky.


*




Il y avait une salle d’eau à la Castagne. Elle appartenait à l’usage exclusif de Gnar, mais il la leur céda volontiers. Syndrell était ravie. Elle mourrait d’envie de se baigner avant de repartir. Tout en retirant sa tunique, elle se dirigea donc vers ladite salle, poussa la porte et se figea en découvrant Tsukia dans le plus simple appareil, prête à piquer une tête dans la baignoire.

- Youps ! Désolée, fit la marchombre en se retournant vivement.

Mais elle ne s’éloigna pas pour autant. Elle entendit le bruit de l’eau dans son dos et décida d’attendre son tour. C’était plus prudent. Alors elle s’assit sur les marches, ramena les jambes contre la poitrine et posa le menton sur ses genoux.


- Cette façon de te battre, dit-elle en suivant distraitement des yeux les bulles qui flottaient paresseusement dans l’air. D’où est-ce qu’elle te vient ? Et comment s’appelle-t-elle ?

Les images de leur combat tournaient en boucle dans sa tête. Elle avait besoin d’en savoir davantage.

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Mer 13 Avr 2016, 22:17

Tu peux entrer en même temps, si tu veux.

Je ne suis pas gênée, hein... Du coup j'entre dans l'eau avec un soupir de satisfaction... C'est drôlement bien, un bon bain.

La question de ma nouvelle amie bleue me fait penser un moment... Devrais-je lui dire? Après tout ma mère m'a toujours dit que c'était un secret que je ne devais pas révéler à la légère, un art que je ne devais apprendre à personne sans y avoir sérieusement pensé...


Les origines sont inconnues...

Bah voilà, j'ai commencé, le choix est fait.

Ma mère l'a appris d'un étranger sortit de nulle part quand elle avait environ 19 ans.

Il appelait ça le ''Zui Quan''. Un jour, il est disparut de nouveau en laissant à ma mère une note qui lui disait qu'elle savait tout ce qu'il pouvait lui apprendre, que le reste elle devait le découvrir seule, en s'entraînant. Il finissait sa lettre par une dernière leçon, sa plus importante selon lui. ''La seule maison du Zui Quan est le monde, ne l'oublie jamais.''

Le Zui Quan, c'est un mode de vie, une voie...


J'observe la jeune femme un instant... Marchat, hein? Je souris en me disant que c'est drôle de rencontrer une marchombre ainsi, hors de l'académie, quand j'aurais pus la rencontrer là-bas.

...Qui, dans mon cas, est parallèle à celle des marchombres.

Quand elle se tourne vers moi un instant, mon sourire s’agrandit. Elle devait bien s'en douter un peu elle aussi, non? Je lui ais donné assez d'indices, après tout.

Plongeant la tête au fond de l'eau, je me demande un moment si elle est vraiment intéressée, parce que si c'est le cas il faudrait que je lui dise que c'est très rare, comme style...

Elle ne pourra pas apprendre ça au coin de la rue, ça c'est sûr.


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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Jeu 14 Avr 2016, 01:36

[Court aussi... mais... bah voilà, quoi Rolling Eyes]


Syndrell n’avait pas besoin de regarder Tsukia pour percevoir son hésitation. Elle se mordit l’intérieur de la joue ; avait-elle – encore – mis les pieds où il ne fallait pas ? C’était devenu une seconde nature chez elle, visiblement, et elle était en train de se demander si elle allait un jour finir par perdre tout sens du tact lorsque la jeune fille répondit enfin. Et là, assise sur le carrelage de la salle d’eau, Syndrell ouvrit une nouvelle porte.

Celle du Zui Quan.





*




- Est-ce que tu seras toujours une marchombre ?

En train de brosser Vagabond, Syndrell tourna un regard interrogateur vers Lyke. Il était en train de curer les sabots de l’étalon mais elle sentait qu’il n’était pas complètement à ce qu’il faisait.

- Oui.
- Non, je veux dire… Il n’y aura jamais que ça dans ta vie ?


Le mouvement circulaire de la brosse d’arrêta.

- Est-ce que je ne me contenterai que de la voie des Marchombres ? C’est ça ?
- Et bien… ouais.


Alors ça, c’était une question sérieuse. Et toute question sérieuse appelait une réponse sérieuse. Jetant la brosse dans le seau à ses pieds, la jeune femme attrapa Lyke par le bras et l’entraîna hors du box de Vagabond.

- J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?
- Au contraire, p’tit génie.


Il la regarda avec suspicion mais, en voyant ses grands yeux dorés scintiller dans la lumière du soleil qui éclairait l’intérieur de l’écurie, Lyke se détendit. Et ouvrit grand ses oreilles. Parce que, quand Syndrell avait ce regard là, c’est qu’elle était prête à ouvrir son cœur.

- Tu sais, avant d’être marchombre, j’étais espionne. Et avant d’être espionne, j’étais serveuse. J’ai appris à souffler le verre auprès d’une Sentinelle, un homme extraordinaire devenu ermite. J’ai appris à lire sur les lèvres et à me travestir de mille et une façons pour jouer un rôle et obtenir des informations. J’ai appris à tenir un plateau sur les bras sans renverser les verres pleins posés dessus, le tout en évitant les mains baladeuses et les clients trop ivres pour marcher droit.

Lyke cligna des yeux mais ne dit rien. Il laissait son imagination l’emporter. Syndrell, serveuse ? Souffleuse de verre ? Elle devait déjà être épatante…

- Il y a des tas de portes sur mon chemin, Lyke. Un jour, une femme aux yeux violets en a entrouvert une pour moi. Je lui ai emboîté le pas, et me voilà…

Dans le regard de Syndrell, une étoile scintilla.

- Il reste encore tellement de portes à ouvrir, tellement d’autres chemins à découvrir ! Je ne cesserai jamais d’être une marchombre, mais peut-être que la prochaine porte me conduira vers des horizons bien différents. Qui sait ? Derrière l’une d’elle se cache peut-être une maman de sept enfants, avec dix chiens et douze chats pour égayer la maison !

La boutade signait la fin de la discussion, et Lyke leva les yeux au ciel.

- Alors là, impossible !
- Tu crois ?
- Des chiens et des chats ? Ensemble ! Ha !
- Ah oui, tu as raison. Les chats font la loi.
- J’ai toujours raison…




*




Syndrell se redressa soudain. Elle se débarrassa de ses vêtements et, sans un mot, se glissa dans l’eau tiède. Se pencha vers Tsukia… et déposa une léchouille tant rapide qu’affectueuse sur le bout de son nez, avant de murmurer :

- Si tu n’avais pas été une marchombre, je t’aurai proposé de venir avec moi pour le devenir.

Elle s’installa un peu mieux dans l’eau. Après une telle nuit, c’était tellement agréable !

- Je ne promets pas d’être une élève très sage, mais… si tu es d’accord, je veux bien que tu m’enseignes cet art.

C’était complètement dingue ! Mais c’était justement ce qui avait séduit Syndrell au premier coup d’œil : une fille complètement dingue, avec un style plus dingue encore. Pouvait-on rêver mieux, comme nouvelle aventure ?

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Jeu 14 Avr 2016, 02:27

Je fixe mon nez un instant... J'ai eu une léchouille de loutre! Quand même, son offre est légèrement étrange...

Moi, apprendre à quelqu'un? J'imagine pas vraiment mais...

Au fond, pourquoi pas, c'est dingue comme plan et j'aime ce qui est dingue! Du coup je m'approche, attrape une couette de ses long cheveux et les places sous mon nez pour me faire un moustache en parlant d'une fausse voix grave.


Très bien, jeune apprentie, je t'apprendrais les secrets ancestraux...

Ma phrase terminer, nous nous fixons un instant sans rien dire... Puis nos rires emplissent l'air. Un instant plus tard nous nous bagarrons gentiment dans l'eau. Autant voir comment ses muscles bougent sans ses vêtements, histoire de savoir comme marche son joli corps.

~~~

Allez, tu peux surement encore en verser deux ou trois, non?!

Syndrell était là, sur la table, en équilibre précaire sur un genre de chandelier que Gnar avait bien voulut prêté pour l'exercice, à remplir un baril d'eau avec un petit verre, gardant son équilibre tant bien que mal pendant qu'elle se penchait d'un côté pour prendre l'eau d'un baril et la vidée dans l'autre, de l'autre côté de la table.

Je supervisait l'exercice depuis presque deux heures, le baril commençait à se vider et ça testait sérieusement sa flexibilité un max. L'apprentissage du Zui Quan, c'était pas de la tarte, l'Art était dangereux, fait principalement pour mettre son ennemi K.O. plus longtemps que notre propre évanouissement à cause de l'alcool... Quand elle eu vider deux verres de plus, je lui fais signe de descendre... D'abord, je lui montre l'exercice du matin, que je lui dit de répéter tout les jours devant le soleil levant. Une série d'étirements très lents pour préparer le corps à la journée et qui aide a garder le métabolisme en forme malgré la boisson... Puis je commande rapidement de l'alcool à Gnar pour lui en donner et m'en prendre.


Rappelle toi, c'est très difficile de se battre une fois saoule, chaque seconde d'entraînement est importante...

Et la seconde partie commence! Il faut voir comment tu tiens l'alcool, déterminer la dose dont il te faut pour atteindre le bon dosage. En bref, c'est ma tournée et on bois jusqu'à ce que je te trouve assez... Originale, disons.


C'est là la principale partie du Zui Quan... L'originalité, être imprévisible... La folie, à un moindre degré. Il faut être ainsi capable de surprendre, toujours. L'exercice qui pouvait sembler extrême des trois dernières heures ne servirait presque à rien. Augmenter l'équilibre en état d'ébriété est beaucoup plus difficile que ça, et je compte bien lui faire reprendre cet exercice...

Une fois qu'elle seras bien saoule. Nous faisons la conversation, parlons de tout et de rien...

Puis je la vois tenter de se lécher son propre nez sans raisons... Elle doit être à point, me dis-je en souriant.


Allez hop, debout ma grande, on reprend. Si tu en fait cinq de plus sans tombé et sans raté le tonneau, ton entraînement de la journée est terminé!

Elle finit par remonter sur les drôles de chandeliers en chancelant à moitié... Et je sais d'avance ce qui vas ce passer, soit elle tombe, au quel cas je suis prête à la rattraper, soit elle vas, sous l'effet de l'alcool, mal mesurer ses distances et verser le verre à côté du tonneau.

Personne ne réussis, la première fois.

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Jeu 14 Avr 2016, 23:16

- Woooh…

Ça tanguait ! Droite, gauche, droite, gauche… Amusée par ce roulis qui lui rappelait celui d’un bateau, Syndrell rit et vacilla dangereusement sur son perchoir improvisé. Un chandelier renversé. Tenir debout sur cette chose en étant sobre demandait un certain sens de l’équilibre. Ivre, c’était une autre paire de manche…

… il n’y avait plus d’équilibre. Ou plutôt, c’était un équilibre tout nouveau. La Syndrell encore vaguement lucide soufflait que tout ce qu’elle allait gagner, c’était une chute ridicule et une jolie collection de bleus. La Syndrell joyeusement ivre s’en fichait comme de sa première dent de lait : elle savait comment bouger parce que, hé ! c’était son corps à elle qui faisait tout ça !


- Et de un !

Syndrell acheva de verser le verre d’eau du premier baril dans le deuxième. Elle vacilla, se redressa, tira la langue à Tsukia…
… et poursuivit l’exercice.





*




Syndrell se demanda un vague instant comment elle s’y était prise pour atterrir dans un bain avec une fille qui passait son temps à lui léchouiller le nez – et vice-versa – lorsque Tsukia attrapa une mèche de ses cheveux bleus. Pour s’en faire une moustache de maître sage et vénérable. Le silence qui ponctua sa réplique soulevait la question suivante : qu’est-ce qui, de ses paroles ou de sa moustache bleue, était le plus drôle ?

Réponse : les deux !
Elles éclatèrent d’un rire enfantin, et finalement c’était bien ça : quoique la plus âgée, Syndrell avait l’impression d’être Ylléna en train de rire des facéties de Lyke. Bien sûr, la bataille d’eau était un passage obligé lorsque deux amis se retrouvent à partager le même bain… Et là, ce n’était pas comme le Zui Quan.

Syndrell était passée maître dans le domaine de la bataille d’eau depuis qu’elle vivait avec Ciel. Il lui arrivait régulièrement de se baigner sans vouloir mouiller ses cheveux. Elle prenait alors un malin plaisir à s’inviter dans son eau sans lui demander son avis, puis à l’éclabousser jusqu’à ce qu’il crie grâce – ou finisse par lui dessiner un seau d’eau froide sur le crâne…

Du coup, Syndrell ne fut pas en reste, et cette rivalité aquatique se poursuivit jusqu’à ce que l’eau ait refroidi. Jusqu’à ce que le bout de ses doigts soit devenu tout fripé et qu’elle se mette à frissonner. Le plaisir du jeu et l’impatience de commencer sa première vraie leçon faisaient briller ses grands yeux dorés. Elle essora ses cheveux trempés et, sans une once de gêne (mais pas sans arrière pensée), elle se redressa pour sortir de la baignoire.

Le regard de Gnar était un brin suspicieux lorsqu’elles sortirent tour à tour de la salle d’eau. Ciel, lui, se contenta de tomber de son tabouret.
Pour changer.





*




Droite, gauche, droite, gauche… Oh, et puis tiens, avant, arrière aussi. C’était déjà plus difficile ! Un bout de langue dépassant de ses lèvres parce qu’elle était quand même trèèèèèèèèèès concentrée, Syndrell remplit son verre. Elle se figea en sentant le chandelier bouger. Se remit à bouger. Tout doucement. Elle tanguait toujours, bon sang, mais commençait à prendre le coup. C’était la sensation qu’elle avait, en tout cas.

- Un poussin égal deux !

Syndrell se redressa après avoir terminé de vider son deuxième verre. Gnar applaudit et donna un coup de coude à Ciel qui, légèrement renfrogné, observait la scène. Il sentait venir la catastrophe.

Il aurait dû parier.




*




- Alors, tu peux sûrement encore en verser deux ou trois, non ?!
- Non seulement je peux mais je fais ! Vise un peu ça !
fanfaronna Syndrell avant de se mordre les lèvres pour rester concentrée.

Elle qui se vantait d’avoir un sens de l’équilibre inné se prenait une jolie claque dans la figure. Un coup de bouteille sur le crâne, plutôt. C’était dans le thème. Et pour l’instant elle travaillait à jeun ! Pas une seule goutte d’alcool dans le sang. A la réflexion, c’était sans doute ce qui rendait la chose difficile.

Elle soupira presque de soulagement lorsque Tsukia commanda enfin des boissons à Gnar. Tsukia était étonnamment patiente et pédagogue – à sa manière, certes – alors que Syndrell était fébrile et excitée. Elle sauta sur le tapis, fit la roue afin de dégourdir ses muscles crispés et se redressa pour attraper un premier verre.

Le goût de l’alcool à cette heure de la journée lui fit une drôle d’impression. C’était comme prendre son petit-déjeuner à l’heure de l’apéritif. Ou l’apéritif à l’heure du petit-déjeuner, plutôt…


- Rappelle-toi, c’est très difficile de se battre une fois saoule, chaque seconde d’entraînement est importante…

D’accord. Mais pouvait-on se rappeler de quelque chose une fois complètement saoul ? Syndrell se mit à boire, donc. Difficile d’admettre, pour quelqu’un d’aussi pragmatique que Ciel, que c’était pour apprendre un art ancestral ! Syndrell lui avait proposé de rentrer chez lui, mais il avait refusé.

- Faut bien que quelqu’un veille sur ta petite tête pleine de vide, avait-il bougonné.

Pourtant, Syndrell ne se sentait pas en danger : Tsukia savait ce qu’elle faisait. Il ne s’agissait pas de boire pour boire – enfin, pas uniquement ; il fallait trouver le bon dosage, celui qui lui permettrait d’approcher la technique de son vénérable maître. Lequel n’était pas du genre à regarder sans rien faire, et buvait donc. Elles trinquèrent.

Et ziouplaboum. Quelques verres plus tard, Syndrell se mit à rire sans raison particulière. Elle était en train d’essayer de toucher son nez avec sa langue – périlleuse entreprise ! – lorsque Tsukia, qui avait les yeux brillants mais semblait encore capable d’enseigner son art, lui proposa de continuer l’exercice du verre d’eau.


- Haha, je veux bien mais seulement si Ciel accepte de s’y coller ensuite.
- Dans tes rêves,
répliqua l’intéressé en croisant les bras sur la poitrine.

Il était désormais plus curieux qu’agacé. Syndrell, ivre ? C’était une Syndrell plus joyeuse que d’ordinaire et il ne savait pas la chose possible ! Mais serait-elle capable de refaire cet exercice déjà si compliqué, maintenant qu’elle vacillait en mettant un pied devant l’autre ?





*




- Eeeeeet tr… youplà ! Trois ! Non, quatre… ? Trois ou quatre ?
- Trois,
fit gravement Gnar.
- Trois ? insista Syndrell en regardant Ciel.
- Trois, affirma-t-il en hochant la tête.
- Et ben plus que deux alors !

Et Syndrell se pencha pour remplir le verre numéro trois. Non, quatre.

Mais elle sentait le regard de Tsukia posé sur elle et ça la… déconcentrait. Elle vacilla, trouva son équilibre dans son déséquilibre, et tira la langue à la jeune fille. Avant de plonger le verre dans l’eau. Elle allait y arriver. Encore un petit effort, et…

Du bruit, à l’extérieur de la Castagne, attira l’attention de Gnar. Il délaissa les jeunes gens pour sortir sur le pas de sa porte. Ciel leva un regard curieux vers lui… et pâlit soudain. Il se jeta à bas de son tabouret, attrapa Tsukia par le bras, ainsi que Syndrell, qui trébucha et renversa l’eau sur elle.


- Raaaah, Ciel, tu m’as fait rateeeeeeer !
- Chut !
- Mais regaaaarde ce que tu as faaaaaais !
- Tais-toi ! Les gardes sont là !


Ignorant les protestations un peu trop bruyantes de Syndrell, Ciel entraîna les filles dans le dernier espace de combat. Ils se plaquèrent contre le mur tandis que Gnar avançait jusqu’au comptoir avec deux soldats. Ils discutaient tranquillement, mais Ciel, qui essayait d’écouter, perçut nettement ce qu’il ne voulait surtout pas entendre.

- Ils nous cherchent, souffla-t-il, avant de fusiller les deux jeunes femmes du regard. Je vous l’avais dit ! Vous avez fait trop de dégâts !
- Deux femmes et un adolescent, vous dites ?
répéta Gnar, visiblement confus par cette description.

Il n’était pas le seul. Oubliant toute prudence, Ciel se redressa, laissant dépasser sa tête par-dessus la mince cloison qui s’arrêtait à mi-hauteur.


- Adolescent ??

La Syndrell lucide l’attrapa par le col pour le faire redescendre.

- Fais gaffe, bon sang !
- C’est pas toi qu’on prend pour une gamine !
répliqua-t-il, vexé d’être pris pour le plus jeune alors qu’il était sensé être le plus vieux.

Mais les gardes n’étaient vraiment pas fins. L’un d’eux évoqua les cheveux colorés d’une délurée. Du coup, Syndrell lucide ET Syndrell bourrée se levèrent d’un seul et même bond pour s’indigner. Se prirent les pieds dans le tapis. S’écroulèrent lourdement. En prenant soin de bien dépasser du mur. Gnar se passa une main sur le visage et Ciel crut bien qu’il allait se faire dessus.

Syndrell, elle, était morte.
De rire.





*




- Allez, Ciel, fais pas c’te tête…
- Quelle tête ? Celle de l’innocent injustement condamné ?
- Roooh… T’as tapé ce gars avec une bouteille. Je t’ai vu faire.


Ciel inspira profondément et reposa sa tête contre les barreaux de leur cellule. Lui qui pensait qu’il ne pouvait rien y avoir de pire qu’une nuit de bagarre dans une taverne en compagnie de ces deux-là… et bien, il se trompait. Il y avait pire. Bien pire, même. Une nuit enfermé dans la même cellule que Syndrell et Tsukia. Il avait envie de se frapper le front contre les barreaux depuis deux heures déjà.

Syndrell, elle, semblait n’avoir qu’une vague conscience de ce qui se passait. Etre en prison ne la gênait absolument pas. Allongée comme un pacha sur la paillasse humide entreposée au fond de la cellule, les mains croisées derrière la nuque, elle chantonnait un petit air dans lequel il était question de nains creusant profondément sous terre.


- Détends-toi, voyons, dit-elle au bout d’un moment. On va trouver le moyen de sortir de là.
- Pour que je sois complice d’une évasion, en plus ??
- On peut te prendre en otage si ça te rassure…
- Nan. Merci.


Un brin de paille entre les dents, les yeux clos, Syndrell sourit.
Puis ouvrit un œil et observa Tsukia.


- Alors, chef ? C’est quoi la suite du programme ?

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Ven 15 Avr 2016, 01:45

Je suis là, les yeux fermés, a retenir les paroles de la chanson, entraînante, que Syndrell chante, assise sur le sol...

Jusqu'à ce qu'enfin, l'on me pose la bonne question. C'est quoi la suite. Voilà. Je le lui avait dis, le Zui Quan est partout, il est dans le monde et le monde est Zui Quan. Maintenant, elle me prouvait qu'elle comprenait. Souriante, je me lève puis m'approche des barreaux avec Ciel. Je suis sobre, ils le savent tout deux... Enfin, il n'as pas l'air sûr, le Ciel peluche, parce que faut dire que je joue bien la comédie quand je m'approche en chantant hyper fort.

La chanson de Syndrell, évidemment, mais du coup un garde se pointe pour me dire de me taire, ce que j'avais prévu... Tous pareils, ces idiots, pas foutus de tolérer le bruit. Quand je le regarde et fait semblant d'être sur le point d'être malade, il s'éloigne vivement des barreaux au cas où puis s'en va en disant un ''Sales saoulons''.

Et je me rassoie sagement, laissant un instant à Syndrell et Ciel pour comprendre avant de leur montrer les clefs que je lui ais piqué.


Personne ne se méfie de toi, si tu as l'air saoule. Personne.

S'en servir est la base même du Zui Quan, ce n'est pas assez de se battre saoule, tu dois apprendre à sembler saoule en permanence.

Ceci dit je te laisse maintenant le choix, désordre publique, je m'y connais, c'est qu'une nuit. S'échapper de prison, je m'y connais aussi, c'est un peu plus. Moi, au fond, ça me dérange pas...

Mais la prochaine étape de ton entraînement requiert que nous soyons dehors, sur ce, bonne nuit.


Je place les clefs sous mes fesses puis je prends bien le temps de m'assoupir... Voilà la véritable seconde étape. Si elle veut sortir, il faut qu'elle prenne ces clefs sans m'éveiller. Qu'elle soit originale, et surtout, qu'elle laisse tombé les restes de sa gêne.

Si elle reste gêné, elle ne pourra pas maîtriser le Zui Quan à son maximum...

Pas qu'elle semble gênée à la base, hein!

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Ven 15 Avr 2016, 12:57

Ciel jeta un regard suspicieux à Tsukia lorsque celle-ci s’approcha de lui. Il se décala discrètement. Il l’aimait bien, un petit peu, parce qu’elle lui rappelait Azur et son caractère bien trempé. Mais elle vacillait dangereusement, là, et il n’avait pas envie qu’elle lui témoigne son affection en lui vomissant dessus. Il recolla son front aux barreaux, elle en fit autant.

Pour se mettre à chanter, évidemment. Ciel grimaça sous les fausses notes et il ne fut pas le seul : un garde ne tarda guère à se planter devant la porte, l’air revêche de celui qui trouve la nuit très longue. Il ordonna à Tsukia de la mettre en veilleuse, avant de reculer précipitamment en la voyant prise de haut-le-cœur ; Ciel recula aussi mais, sitôt le garde éloigné, Tsukia reprit contenance.

Depuis sa paillasse, Syndrell eut un sourire faussement innocent. Elle avait compris le manège de la jeune fille depuis que celle-ci s’était mise à chanter en reprenant son petit air enjoué. La Syndrell lucide y avait d’ailleurs songé, mais la Syndrell bourrée était tellement bien, là, à asticoter Ciel et à se reposer, qu’elle avait balayé cette idée.

Les paroles de Tsukia amusèrent Syndrell. On sentait l’habituée des geôles, celle qui savait aussi bien y entrer qu’en sortir, et ça allait tellement bien avec son personnage ! Nonchalante, audacieuse et un peu beaucoup cinglée sur les bords. C’était un charmant mélange. Joueuse, aussi : Tsukia s’installa confortablement – enfin, le plus confortablement possible – contre le mur qui suintait d’humidité. Elle avait pris soin de coincer les clés sous ses fesses.

Le sourire de Syndrell s’agrandit. Du coin de l’œil, elle nota que Ciel n’avait pas vu ce détail, lui. Il pensait simplement que leur amie piquait un petit somme en attendant que la relève de la garde ait lieu. Ce serait alors le moment d’agir pour sortir de là. Et il leur tournait le dos. Tout en mâchonnant son brin de paille, la marchombre roula sans bruit pour se retrouver juste à côté de Tsukia.

Prendre les clés sans la réveiller, hein ?
Syndrell lucide jubila : elle adorait ce genre de défi et elle enregistra celui-ci dans sa mémoire pour le soumettre prochainement à Darwen. Syndrell bourrée eut un hoquet qu’elle parvint de justesse à dissimuler. Héhéhé. C’était déjà follement amusant.

Mais si ça c’était un simple exercice, alors Syndrell voulait bien se teindre les cheveux en rose ! C’était un jeu, débuté un peu plus tôt par une bataille d’eau et qui se poursuivait en prison. Un jeu subtil – ou pas, d’ailleurs – et carrément excitant. Guidée par son instinct, préoccupée uniquement par l’instant présent, Syndrell avait depuis longtemps vidé son esprit de toute pensée parasite.

C’était si simple… Et Tsukia dormait tranquillement. Combien de nuit avait-elle passées derrière les barreaux pour être aussi à l’aise ? Sa respiration était calme, ses traits détendus. Un léger ronflement lui échappa. Elle dormait sur ses deux oreilles, c’était certain. Tout aussi certain qu’au moindre bruit, elle se réveillerait.

Syndrell se pencha. Elle retint son souffle. Originale ?
Elle savait quoi faire.






*





Settle down with me
Cover me up
Cuddle me up
Lie down with me
And hold me in jour arms





Du bout de la langue elle trace le
contour de ses lèvres si doucement que Tsukia frémit
à peine si lentement que son ventre se tord
crampe d’impatience plus doucement encore elle
ouvre la bouche et la pose sur la sienne





And your heart’s against ma chest
Your lips pressed to my neck
I’ve fallen for your eyes
But they don’t know me yet



L’embrasse à lui en voler
le souffle à lui en donner le sien à s’en moquer comme
si soudain c’était ça la clé et non celle qui
est dans sa main





Gagné.






*




- Gagné, murmura Syndrell en plongeant un instant dans l’encrier du regard fixé sur elle.

Son audace l’avait réveillée, mais pas la main qui, vive et légère, s’était emparée du trousseau. Une barrière dont elle ne soupçonnait pas l’existence venait de tomber et la jeune femme contempla un instant Tsukia avec intensité, secouée par une puissante vague de désir. L’instant suivant, elle se redressait en faisant tourner le trousseau autour de son doigt.


- Alors, on s’évade maintenant, les copains ? J’ai envie de faire la fête !

Ciel leva les yeux au ciel et se figea en percevant un murmure. Il se sentit soudain affreusement lourd, comme si ses mains ne pouvaient pas lâcher les barreaux, comme si ses bras ne pouvaient plus bouger… Syndrell se glissa près de lui et ouvrit la porte. Le chant qui s’échappait de ses lèvres n’avait rien à voir avec celui qu’elle avait entonné une bonne partie de la soirée.
C’était le chant marchombre.

Les gardes se réveillèrent vingt minutes plus tard et ne comprirent jamais comment ils avait fait pour se retrouver les mains liées dans le dos et leur caleçon dans le bec. Enfermés dans la cellule.

A double tour.





*





- Youhouuu ! cria Syndrell en sautillant joyeusement. C’est la liberté !!!
- Moins fort,
chuchota Ciel, paniqué à l’idée d’être rattrapé et cette fois-ci, condamné à une plus lourde peine.
- Rah, je me sens en pleine forme. C’est ma limite, je crois, tenta d’analyser la marchombre en fronçant les sourcils, mais là je me sens bien. Il faut que je me batte.
- Par Merwyn, Tsukia, je crois que tu lui as détraqué le cerveau !


Cerveau détraqué ou pas, Syndrell était en joie.
Elle passa un bras autour des épaules de ses amis et les entraîna au hasard dans les ruelles d’Al-Chen.


- De l’action, de l’alcool, une prison, deux meilleurs amis, est-ce qu’on peut rêver mieux comme nuit ? Dites ?


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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Dim 17 Avr 2016, 19:02

Et bien si je lui ais détraqué le cerveau, c'est qu'il faut passer au choses sérieuse!

Il me faut du sable ou de la terre meuble.


~~~

Brasier.

Éveiller par un baiser, par un regard... La fougue de mon amie bleue était vraiment à la hauteur. Un jour, elle serait une très grande maître du Zui Quan, celle là, potentiellement plus forte que moi, me dis-je.


~~~

À l'extérieur de la cité d'une centaine de mètres, nous avions trouvés... Enfin, Ciel avait créer ce qu'on cherchaient. Une attaque de supplication entre bourrées, c'était très efficace.

À peine avait-il dessiné le sable, sur le sol, que je m'étais mise au travail, grattant légèrement le sable d'une branche que j'avais trouvé non loin pour créer un assortiment de cercles, des larges dans des plus petits, avec au centre un cercle dont la circonférence dénotait approximativement la porté des poings et des pieds de Syndrell si elle était en son centre, où je lui indique de se tenir bien droite avant de prendre la parole pour expliquer ce manège d'un ton beaucoup plus sérieux, déjà... Là, c'était du vrai entraînement.


Ceci est le cercle du maître. En ce moment, ton cercle défensif est le plus large au corps à corps comme à l'épée. Celui offensif est le plus petit.

Plus tu t'amélioreras, plus tu progresseras et plus ton cercle défensif se refermera, amenant ta garde de plus en plus proche de toi et réduisant le temps de réaction nécessaire, même saoule, tes réflexes s'affineront.

En même temps, ton cercle offensif agrandira, tu seras ainsi capable de prévoir les mouvements de ton ennemi de plus loin, pourras l'intercepter sans qu'il ne s'y attende.

Tant que tes cercles seront plus petit et plus grand que ceux de ton adversaire, il ou elle ne comprendra pas tes mouvement, qu'il s'agisse de Ciel, d'un maître d'armes ou de moi. Cependant, il en est de même de l'autre côté, si tu fait face à un ennemi dont les cercles sont plus ajustés que les tiens, tu mordras la poussière.

La consigne de ton prochain exercice est simple. Nous buvons toute deux trois gorgés de ma gourde, tu verras ça sera suffisant, et ton but est ensuite de me faire quitter ce cercle.


Le cercle que je dessine est minuscule, autour de moi, j'ai à peine la place pour déplacer un peu les pieds sans en sortir. Prenant trois grande lampés de ma gourde, je l'envoie à mon amie loutre pour qu'elle en fasse de même avant de lui faire un petit signe provocatif de la main.

Et on commences!

Elle n'a aucun vrai équilibre, là... Enfin bon, plus que la plupart des débutants au début de cette leçon, mais comparer à son équilibre sobre et au mien... C'est presque risible.

D'autant plus important de faire cet exercice, car ensuite, nous passons à l'escrime, et l'escrime bourré, c'est pas pour tout le monde... En fait, c'est complètement fou de pensée le lui apprendre aussi rapidement... Mais j'ai ce drôle d'espoir fou qu'elle va m'étonner et être à la hauteur...

Bon, je ne quitterais pas mon cercle pour au moins une heure, avec son état -aurais-je sur-estimer sa résistance à l'alcool?- mais après ça, ce sera le vrai exercice... Et là le danger seras réel.


~~~

Quand elle me pousse enfin assez fort pour me faire reculer hors de mon cercle, je souris... Surtout devant la mine déconfite de Ciel la peluche, ah il croyait que ce serait l'affaire de dix minutes maximum?

Et, en sortant du cercle, je dis quelque chose qui le fait virer au blanc nuage.


Bien! Fait pour le corps à corps, maintenant on reprend une gorgée et on passe à l'escrime!

Évidemment, il y a une petite réaction de la part de notre peluche dessinatrice, mais je l'ignore merveilleusement en prenant une énorme gorgé de ma gourde pour jeter une dague par terre et sortir mon sabre, avec la pointe du quel je vais chercher la dague, la fait valser dans les airs pour la rattraper toujours avec l'épée...

Comme si je n'étais pas la seule bourré, mais mes lames aussi, l'étaient. Une valse précise et dangereuse. Je rattrape la dague avec la main pour la ranger puis plante mon sabre dans le sol pour tendre ma gourde de nouveau à la loutre, au cas où elle en aurait de nouveau besoin.


N'en prend pas trop et n'essaie pas le coup de la dague tout de suite, c'est un truc de pro...

Pour commencer, voyons voir si tu peux tenir ce sabre droit quand tu es saoule!


Je me recule de quelque pas. Si elle le lâche par mégarde en donnant un coup dans le vide, je veux avoir le temps de réagir...

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Dim 17 Avr 2016, 22:53

Assis par terre en tailleur, un coude posé sur le genou et le menton dans la main, Ciel jouait distraitement avec le sable sur lequel il était posé. Il l’attrapait dans sa main libre et le regardait glisser entre ses doigts, jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul grain. Alors, il recommençait. Pas qu’il s’ennuyait ferme, non. Il était plutôt partagé, en fait.

Plutôt fier d’un côté, parce qu’il avait fichtrement bien dessiné, quand même. Un petit bac à sable à lui tout seul, rien de moins ! Un grain de sable ce n’était certes pas bien gros mais des milliers et des milliers… Il fallait un certain talent pour le faire, se balader assez haut dans les Spires pour faire basculer dans la réalité un dessin de ce type-là. Oui, il aurait dû être fier…

… sauf que ce bac à sable, il servait à deux ivrognes en train de se battre. Cette seule pensée renfrognait le jeune homme. Alors il boudait. Il avait pensé que ça interpellerait ces dames, mais elles étaient bien trop occupées à faire des dessins dans SON dessin pour remarquer son manège. Deux nuits. Cette petite « sortie tout tranquille entre colocataires » lui avait coûté deux nuits, une bagarre, une course poursuite, un dodo à trois dans le même lit, un passage en prison, une évasion et maintenant… ça.

Tsukia affrontait une Syndrell passablement ivre. Elles se donnaient la réplique depuis maintenant une heure, le plus étonnant étant que sa petite marchombre ne semblait pas réussir son coup. Elle vacillait bien comme il faut, bougeait comme Tsukia dans l’auberge, riait comme une baleine mais rien n’y faisait. Tsukia ne sortait pas de son cercle.

Cette fille était un roc. Elle avait une apparence bien trompeuse d’ailleurs, parce qu’à la regarder on ne la jugerait pas capable de tenir tête à une marchombre… d’accord. Une marchombre bourrée. Mais tout de même, Syndrell n’était pas une novice. Pas jusqu’à maintenant. Ciel cligna des yeux, oubliant un bref instant le sable avec lequel il était en train de jouer, et observa la jeune femme aux cheveux bleus.

Il la connaissait depuis longtemps maintenant. Il l’avait vue évoluer. Tenu au secret de sa nature, il pouvait se vanter de la connaitre mieux que personne. Mieux que Dolce, même – bien qu’il n’irait pas jusqu’à l’affirmer en la présence de ce dernier… Il avait vu Syndrell dans à peu près tous les états : heureuse, malheureuse, excitée, fatiguée, pétillante, blessée, triste, joyeuse, impatiente, concentrée… Il l’avait vue malade, terriblement affaiblie lorsqu’elle avait échappé de peu à l’embuscade tendue par Vanora. Il l’avait vue nue plus d’une fois.

Mais ivre, jamais.
Est-ce que ça changeait quelque chose, au fond ? Non, bien sûr que non. C’était son amie, sa louve, sa colocataire… sa meilleure amie. Il n’imaginait plus la vie sans elle. Qu’elle s’absente parfois pendant des mois ne l’empêchait pas de l’aimer aussi fort que lorsqu’il lui avait dessiné ce bouquet de fleurs, lors de leur première rencontre, sur les toits de cette cité.

Alors non, ça ne changeait rien. Mais Ciel était déstabilisé, il ne comprenait pas ce que Syndrell cherchait à découvrir en s’engageant sur cette voix pour le moins atypique ; il était clair qu’elle appréciait cette jeune fille, d’une manière qui l’intriguait vaguement, et cependant était-ce une raison valable pour prendre autant de risques ?

Elle mordit la poussière – ou le sable, encore une fois. Se releva, chancelante mais toujours aussi déterminée. Sobre ou non, elle avait toujours ce feu qui brûlait en elle et faisait flamboyer ses yeux, cette volonté d’acier qui l’empêchait de renoncer ; elle allait y arriver. Il en était intimement convaincu. Quand, ça, c’était une autre paire de manche.

Tsukia ne bougeait pas. Par Merwyn, existait-il seulement quelqu’un dans cet empire qui soit capable de la bousculer sans mordre la pou… le sable ? Elle était aussi coulante que l’a boisson dont elle se régalait, aussi insaisissable que le sable sur lequel elle se contorsionnait, aussi solide que la détermination de Syndrell. Elle ne bougerait pas, c’était presque…


- Ha ! J’ai réussi ! T’es sortie de ton cercle ma belle !!

Le dessinateur leva les yeux au ciel. Allons bon, la leçon de choses était terminée, peut-être allaient-ils pouvoir rentrer se coucher maintenant ! La nuit était bien entamée, il ne faisait pas si chaud et il devait se lever à l’aube pour aller travailler au Dôme. Le sable allait bientôt disparaître de toute façon. Il soupira en voyant Syndrell sautiller comme un cabri. Ça ne pouvait pas être pire.

- Bien ! Fait pour le corps à corps, maintenant on reprend une gorgée et on passe à l’escrime !

… et bien, si.





*





Syndrell secoua la tête devant la mine ahurie de Ciel. Il était bien pâle, tout à coup. Qu’est-ce qui pouvait l’effrayer autant ?

- T’inquiète, prof, je ne suis pas ivre au point d’être malade. Je connais ma limite, désormais. Waah, Tsku, ce truc arrache ! Qu’est-ce que c’est ??
- De l’escrime dans cet état ? Tu vas te faire mal !
- Mais non, voyons…


Elle se tut, le regard fixé sur Tsukia. Elle la regarda faire voler sa dague avec la pointe de son épée, et rattraper adroitement la plus coute lame. L’alcool qui courait dans ses veines et émoussait légèrement ses sens n’empêchait pas celui du maître marchombre de fonctionner. Bon sang, cette fille était douée. Son maître allait pouvoir s’en donner à cœur jouer avec elle. Qui était-ce, d’ailleurs ?

Au moment où elle allait lui poser la question, Tsukia émit une remarque qui piqua son égo. Quoi, ça ? Un truc de pro ? Un sourire espiègle sur les lèvres, Syndrell tira le poignard de Miss et le planta dans le sable. Elle allait faire un truc de dingue, là. Mais Ciel était déjà dans le secret et Tsukia était une marchombre – une sacrée marchombre en devenir…

Alors elle dévoila sa greffe. Laissa jaillir les lames de ses bras, se baissa en pivotant, ce qui fit voler du sable tout autour d’elle, se redressa en faisant voltiger le poignard, le fit voltiger de nouveau avec la lame de son autre bras, puis le rattrapa dans sa main. Et le glissa dans sa ceinture.

Son hoquet gâcha un peu l’effet de sa démonstration, mais elle s’en moquait un peu : elle avait prouvé à Tsukia qu’elle connaissait quelques trucs, elle aussi ! Un second hoquet la secoua et elle recula d’un pas. Zut, ça c’était embêtant… Soudain, Ciel se dressa devant elle. Il ouvrait de grands yeux curieux et essayait de lui attraper le menton.


- Attends, t’es vraiment bourrée ou pas ?
- Ciel ! Tu effaces les cercles !!


Après un petit intermède de joyeuses bousculades sablonneuses, Syndrell retrouva son sérieux. Bourrée, elle n’était pas loin de l’être. Son hoquet semblait être passé mais elle était plongée dans un univers de perceptions nouvelles. L’entraînement reprenait, et cette fois-ci elle avait une arme entre les mains. Un sabre. Elle le tint fermement entre ses doigts et essaya de retrouver les sensations qui… que…

… renonça. Le Zui Quan, c’était avant tout une affaire de sensations. Elle sentait que ses appuis n’étaient pas stables, que le sabre était trop lourd, qu’elle avait envie d’aller soulager sa vessie et de se gratter la main droite. Elle choisit d’attaquer Tsukia.

Ce fut vraiment très aléatoire. Le sabre ne fendit pas du tout l’air où elle l’avait escompté et elle faillit éborgner Tsukia au passage, mais au final, elle était toujours debout – son sabre en main – une fois cette frappe effectuée. Encore un ou deux moulinets un peu trop évasifs, et elle comprit comment intégrer ce nouvel élément avec son ébriété.


- Vas-y, ma jolie ! s’exclama-t-elle sous le regard effaré de Ciel. Donne tout ce que t’as, je suis prête !





*





Ciel suivait d’un œil distrait le combat des filles. Il avait piqué sa gourde à Tsukia et deux lampées de ce remontant pour morts-vivants avait suffi à le rendre un petit peu… pompette. Du coup, il était assis un peu plus loin, en train de faire un château de sable. Il avait même dessiné un seau et une pelle pour que ce soit bien fait.

Il touchait le fond.

Syndrell, de son côté, commençait à ressentir les effets de la fatigue. Elle était loin d’avoir l’endurance de Tsukia en matière d’alcool et deux nuits particulièrement mouvementées avaient pris pas mal de son énergie. Ses gestes devinrent plus saccadés, elle perdit la fluidité qui jusqu’ici lui permettait de tenir tête à la jeune fille sans trop de ridicule ni de fausses notes.

Toutefois, quand le sabre vola dans les airs pour tomber pile poile sur le donjon de Ciel, qui laissa échapper un cri déchirant, Syndrell refusa de s’avouer vaincue. Elle laissa sortir les lames de ses bras et continua de donner la réplique à Tsukia.

Triche ? Non. Zui Quan !

Les parades s’enchaînèrent, mouvements souples du corps, gestes brusques ou dérobés, audacieux ou calculés, déséquilibre total… Sentant les dernières secondes de ce duel arrivées, Syndrell tendit le bras et entoura la taille de Tsukia. L’épée de celle-ci se posa sur sa gorge, mais la lame gauche de de la marchombre glissa entre ses côtes.

Match nul.
Immobile et à bout de souffle, Syndrell planta son regard dans celui de la jeune fille. Elle haletait, elle sentait ses muscles trembler sous l’effort, son cœur tambourinait dans sa poitrine. Elle se pencha en avant, ignorant la lame qui entama sa peau et fit perler deux gouttes de sang dans son cou. Effleura les lèvres de Tsukia.


- Il faut… que je…

L’instant d’après, elle courait hors du sable.
Sa vessie allait exploser !!!






*




- Et donc, hem… Tu fais quoi, maintenant ?

Ils étaient tous les trois en bas de l’appartement de Ciel. Celui-ci somnolait à moitié, le visage enfoui dans l’épaule de Syndrell. Elle regarda Tsukia, puis leva les yeux vers l’appartement.
Fixa Tsukia à nouveau.

Et maintenant, elles faisaient quoi ?


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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Lun 18 Avr 2016, 00:10

Je regarde Ciel un instant... Il a l'air vachement fatigué, quand même... C'est vrai qu'on a tour beaucoup donné et c'est pas tout le monde qui est habituer, comme moi, à passer plusieurs jours avec ce rythme de dingue et très peu de sommeil... Cela dit, même moi je piquerais bien quelques Z.

Maintenant, on couchent la belle au bois dormants, puis ensuite c'est nous qui couchent... Enfin qu'on couchent... Enfin on dort, quoi!

Ma langue fourche, je sais ce que je dis qu'à moitié... Ouaip, j'ai besoin de sommeil aussi, parce que sinon le fard que je pique à ce moment ne seras pas le dernier.

Entrant dans la maison, je me demande à peine où m'installer... En fait un bout de tapis ferait l'affaire, juste un endroit pour me rouler en boule quelque heures, question de récupérer.

Aidant Syndrell à tirer Ciel jusqu'à son lit, je me frotte ensuite les yeux avec les mains avant de lui murmurer à moitié ma question.


Y'en un endroit où je peux pieuter pour quelque heures? Un coin de tapis ou une étagère solide?

Ou un poêle bien chaud... Ouais, je suis un chat, et alors, ça pose problème? Je suis fatigué, bourré, et toute... Bizarre. Alors oui, sur le coup, je suis un chat. Et miaou, bon.

Je lève des yeux mi fermées à mon amie bleue avec une moitié de bâillement sur les lèvres. Lèvres qu'elle a très belles d'ailleurs, comme ses grand yeux or qui contrastent avec sa chevelure et son goût subtil quand elle m'a fait un bisou et puis---

À quoi je pensait, moi, déjà? Lèvres, Syndrell, poêle, chat... Chat? Où ça un chat? Y'a pas de chat ici, je le saurais, tient, je les aimes ces petite bêtes, c'est tout mignon avec leurs papattes et leur petite têtes fatigués.

Fatigué? Ouais, je suis fatigué... À quoi je pensais, moi déjà? Ah, oui des lèvres... Quelle a fort jolies d'ailleurs, comme ses grand yeux or qui...

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Lun 18 Avr 2016, 00:52

Ciel ne serait jamais un amateur de Zui Quan.

Il ne tenait pas l’alcool.
Affalé contre Syndrell de tout son poids, il ronflait déjà à moitié. Le pauvre, il allait avoir du mal à se lever pour aller travailler au Dôme… Elle se mordit la lèvre, vaguement coupable, et se promit de se faire pardonner tout ça. Dès qu’elle serait reposée, et en état de réfléchir correctement.

Ce n’était plus le cas depuis que Tsukia s’était emmêlée les pinceaux. Tentant de chasser les émotions qui lui sautaient à la gorge, Syndrell guida Ciel jusque dans sa chambre. Tsukia et elle se débrouillèrent pour le mettre au lit, ce qui ne fut pas une mince affaire étant donné que le dessinateur se débattait dans son sommeil.

A deux, elles réussirent toutefois à le coucher et à le border. Syndrell se pencha et déposa un baiser sur le front de son ami, puis se redressa juste à temps pour voir Tsukia se frotter les yeux. Mignon. C’est le mot qui lui traversa l’esprit. Juste avant qu’un deuxième terme ne s’invite à son tour : écureuil. Elle avait l’air d’un mignon petit écureuil qui tombait de sommeil.


- Viens, murmura Syndrell.

Elles quittèrent la chambre de Ciel. Dans le couloir, la marchombre regarda Tsukia tituber de fatigue et d’ivresse. Elle glissa un bras autour de sa taille pour la soutenir.

- Pas question que je laisse mon maître d’arme dormir sur le tapis !

Sa chambre était plongée dans le noir, mais Syndrell était bien trop épuisée pour chercher de quoi allumer les bougies. Elle trouva le lit, laissa Tsukia s’y jeter avec bonheur et sans élégance, et se glissa elle-même sous les draps après s’être débarrassée de ses bottes. Elle poussa la jeune fille, qui prenait toute la place, rabattit la couverture sur elles et ferma les yeux.

S’endormit en un clin d’œil.





*




*Boom*

- Hmm…

Syndrell ouvrit un œil. Elle était à moitié endormie, mais elle réalisa quand même deux choses. La première, c’est que Ciel pestait à mi-voix dans le couloir. Il venait vraisemblablement de glisser et s’était cogné. Il avait réussi à se lever, finalement… Et il s’en aller travailler. Brave Ciel. Elle se promit de lui faire à manger pour honorer son courage.

La deuxième chose que Syndrell remarqua, ou plutôt sentit, se fut les bras qui la serraient. Les bras d’un petit écureuil qui dormait à poings fermés. Tsukia ! Syndrell ouvrit son autre œil et remua légèrement. Collée contre son dos, son amie ne bougeait pas. Sa chaleur était agréable. Sa présence, aussi. Et…

La porte d’entrée s’ouvrit puis se referma. Ciel était parti. Le silence reprit ses droits dans l’appartement. Il faisait encore sombre dans la chambre, la rue n’était pas agitée comme elle le serait d’ici une heure. Il était tôt. Syndrell prit une inspiration. Si elle fermait les yeux, elle pouvait encore dormir une paire d’heures, au moins…

Non seulement elle ne les ferma pas, mais elle se retourna dans les bras de Tsukia. Cette fois, son geste fit vaguement remuer le petit écureuil. Face à Tsukia, Syndrell s’immobilisa. Quoiqu’encore fatiguée, elle avait l’esprit plus clair qu’au cours des dernières heures. Cela ne l’empêcha pas de la regarder, de suivre des yeux le contour de son visage, la finesse de ses traits, détendus dans le sommeil, l’arc de ses sourcils, la ligne de son nez, la courbe de ses lèvres.

Hésitation.
La première, qui tira les pensées de la marchombre vers une autre direction. Dolce. Comprendrait-il seulement ce qu’elle était en train de vivre ? Il lui avait offert la liberté d’exister, lui offrirait-il celle d’aimer ? Il était bine plus possessif qu’elle ne le serait jamais, mais la présence de Mélisendre avait changé beaucoup de choses.

Doute.
Le premier. Il s’insinua dans les souvenirs de deux nuits et d’une journée formidables. Sa rencontre avec Tsukia, l’amitié qui était instantanément née de leur entente mutuelle étaient un cadeau incroyable. Elle se souvenait qu’à plusieurs reprises, certaines frontières étaient devenues floues. Elle se rappelait du goût de ses lèvres et il lui suffit d’y penser pour avoir envie de s’en emparer à nouveau. Mettre en péril une si belle entente pour un soupçon de vanille ?

Du bout des doigts, Syndrell dégagea une mèche de cheveux qui retombait devant le visage endormi de Tsukia. Elle frôla sa joue avant de reposer la main sur sa taille.
Et sa main ne bougea plus.

Un sourire au coin des lèvres, Syndrell ferma les yeux et se rendormit.

Avoir un petit écureuil pour maître de Zui Quan, c’était merveilleux.

Mais moins qu’une sœur de cœur.


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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Lun 18 Avr 2016, 06:27

HRP:
 

Je me réveille face à face avec une loutre... J'ai encore envie de me rouler en boule pour dormir une paire d'heures de plus mais...

Mais comme une idiote je suis déjà à l'embrasser. Je la sens bouger légèrement, comme sur le point de se réveiller, et en pensant un juron, je referme les yeux pour faire semblant d'avoir ainsi bouger en dormant...

Mais oui, les baisers en dormant, c'est quoi la prochaine... Et bah c'est boing boing, parce que je me suis pas arrêter attend et du coup j'ai les mains sur sa poitrine à faire un mouvement de vas et viens comme pour en tester le rebondit.

Dans ma détresse, je murmure en faisant toujours semblant de dormir, d'une voix douce et fatigué.


Boing-y-boing-y-boing... Boing...

Ça passe ou ça casse et je suis pas sûre du TOUT de quelle option je préfère.

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MessageSujet: Re: Massacrons-nous dans la taverne ! [PV Tsu]   Lun 18 Avr 2016, 08:09

[VOILA, tu l'as bien cherché !!!]


Syndrell émergea de nouveau du sommeil, mais cette fois sans savoir ce qui l’avait réveillée. Elle avait le choix entre : les lèvres de Tsukia, ses mains baladeuses ou le drôle de « boing y boing y » qu’elle était en train de marmonner pour feindre de dormir à moitié. Les trois en même temps, probablement…

Le corps de la marchombre réagit très brusquement à la caresse des mains de Tsukia sur sa poitrine. Ce fut comme un coup puissant dans le bas-ventre, une onde de choc qui se répercuta dans ses os, ses muscles, ses veines, sa peau, mordit dans son cœur et… lui lapa affectueusement le nez ? Oui, ça c’était du Tsukia. Dans tous les contrastes qui faisaient son étonnante personnalité.

Son souffle s’accéléra. Elle parvenait encore à réfléchir – lentement et de façon complètement bancale, certes – mais tout de même ; elle avait encore la possibilité de tout arrêter.

Mais pourquoi tout arrêter ?

Elle éclata de rire, cascade joyeuse qui résonna dans la chambre, avant de plaquer ses lèvres sur celles de Tsukia pour la faire taire. Qu’elle ne lui fasse pas croire qu’elle était encore sous l’emprise de l’alcool, cette fois. C’était bien pour s’amuser, pour briller au Zui Quan, pour s’évader de prison mais pour… ça, il fallait avoir les idées claires.

Syndrell avait-elle encore les idées claires lorsqu’elle renversa Tsukia sur le dos sans cesser de l’embrasser ? Et lorsqu’elle attrapa ses poignets dans une seule main pour lui étendre les bras au-dessus de la tête ? Quand elle laissa sa main libre glisser sur sa poitrine, le long de son ventre, entre ses cuisses ?

Au fond, peu importe si la réponse était oui ou non.
Peu importe si elle n’était pas sensée se laisser aller de la sorte.
Et peu importe si se laisser aller de la sorte, c’était commettre une petite folie.

Elle était libre.
Et elle avait toujours eu un faible pour la vanille.







*






… so 1, 2, 3, take my hand and come with me
Because you look so fine
And I really wanna make you mine


I say you look so fine
That I really wanna make you mine





Sauvages, insatiables, indomptables, et c’est le soleil
qui les trouva
Mais ses rayons n’étaient pas aussi audacieux
Qu’elles…




Big black boots
Long brown hair
She’s so sweet
With her get back stare


Well I could see
You home with me
That you were with an other man, yeah !
I know we
Ain’t got much to say
Before I let you get away, yeah !
I said, are you gonna be my girl ?





Les oreillers, les draps, tout s’en va.
C’est intense, c’est sans aucun sens et
sens dessus-dessous
Et aussi déluré qu’une nuit passée
à boire et à s’entraîner
Oui, aussi fou




Oh yeah. O yeah. C’mon !
I could see
You home with me
That you were with an other man, yeah !
I know we
Ain’t got much to say
Before I let you get away, yeah !


Uh, be my girl
Be my girl
Are you gonna be my girl ?
Yeah…







*






- Yeah…

Essoufflée, ébahie, Syndrell essayait de remettre de l’ordre dans l’incommensurable désordre qui régnait dans son cerveau. Difficile à faire quand son cœur battait encore la chamade, juste contre celui de Tsukia qui n’était pas mieux. Encore plus difficile à faire quand des images tourbillonnaient en vrac dans sa mémoire. Des images qui auraient fait rougir le plus dévergondé des batifoleurs de l’empire. Et qui auraient provoqué une rupture d’anévrisme chez Ciel.

Quand suffisamment de neurones se furent reconnectés, Syndrell réalisa qu’elle n’était plus dans son lit. Celui-ci n’était plus contre le mur. Il avant bougé. Elles, elles étaient à même le sol dans un univers de draps et de… plumes. Il y en avait partout. Les oreillers n’avaient pas survécu à cette aventure. Quelques livres et bibelots jonchaient également le sol, témoins de l’intensité de la tempête qui venait de tout emporter. Tout ! Absolument tout.

Sauf le sourire de Syndrell.

Elle remua vaguement, coincée sous le corps alangui de Tsukia. Ouvrit les yeux dans la lumière du jour et parvint à lever un bras étrangement lourd comme du plomb pour venir perdre ses doigts dans une masse de cheveux noirs parsemés de plumes blanches.


- Hééé… t’es vivante ?



Are you gonna be my girl ?

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