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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Le besoin d'un vrai mâle [Pan]

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Naïs Jol
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MessageSujet: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mar 19 Avr 2016, 16:29

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Clignant doucement des paupières, je lève le menton vers Pan tandis qu’il se lève pour faire quelques pas en rond un peu plus loin. Exactement comme l’aurait fait un lion en cage en colère. Sauf que l’Envoleur ne semble pas en colère, mais terriblement inquiet. Ramenant mes genoux contre ma poitrine, je me mords la lèvre inférieure. Si seulement je pouvais trouver une façon de le lui dire ; je ne voulais pas cela, lui faire autant de mal. Au bout de quelques secondes, l’homme aux cornes vient se rassoir sur le bord du lit et je n’attends même pas qu’il passe un bras autour de mes épaules pour me blottir contre son torse. Lâchant un petit soupir d’aise, j’inspire son odeur profondément entêtante et rassurante à la fois. Là, pour la première fois depuis de longues semaines, j’ai enfin l’impression d’être à ma place.

Alors que la voix de Pan s’élève à nouveau dans l’air, chargée d’émotion, je me maudis intérieurement de le mettre aussi souvent dans un tel état d’inquiétude. Sentant une boule de culpabilité se former au fond de ma gorge, je retiens un instant ma respiration alors que chaque phrase, chaque mot, me faisait l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. Mais comment le rassurer ? Comment le lui dire qu’il était en réalité le seul qui me faisait renaître ? Qui me rendait vivante ! Et en qui je voue une confiance sans limites. Appréciant le contact hésitant de ses lèvres sur mon front, je dessine du bout des doigts le contour de sa mâchoire volontaire, piquetée d’une barbe naissante. Avant de pousser un léger soupire pour me laisser le temps de chercher mes mots.

- « C’était la dernière chose que je voulais, t’inquiéter » soufflais-je, d’une petite voix, en tournant soudain la tête vers Soahary qui venait de se mettre à babiller gaiement « Tu avais juste l’air tellement heureux après la naissance de la petite. Je ne voulais pas briser cette bulle aussi brusquement, c’est bête hein ? »

Oui, c’était complètement stupide même ! Parce qu’au final, à chaque fois que Pan m’entourait de ses bras puissants, tout paraissait beaucoup plus simple. Plus limpide. Moins dur. Secouant la tête toute seule, je glisse mes pieds sur le sol froid pour me redresser avec grâce. Prenant ma fille, sur le lit voisin, je viens la caler dans le creux de mon bras. Avant de retrouver la chaleur et le contact de l’Envoleur aux cornes. Le dos contre son torse, je laisse reposer ma tête contre son épaule gauche tandis que je découvre mon sein pour l’offrir au bébé. L’attrapant dans ses petits poings, Soahary se met à téter avec force, comme si elle n’avait littéralement pas mangé depuis trois jours. Une vraie petite ogresse ! Les yeux grands ouverts, elle semble braquer toute son attention de bébé sur son père, penché par-dessus mon épaule. Ce qui me tire un sourire attendri. Le premier depuis longtemps.

- « Pan ? » soupirais-je toutefois « J’ai besoin de partir d’ici. Mais j’ai surtout besoin de toi, là… » ajoutais-je alors que ma voix de brise dans le fond de ma gorge.

Rien que nous deux ! Non, nous trois ! C’était vital, je le sens au fond de mon ventre. Au plus profond de moi. Il fallait que j’enterre le souvenir de Sen dans cette ville, et que jamais je n’y retourne. Que je tourne cette page. Et beaucoup d’autres encore. Mais sans Pan, je ne suis pas certaine de pouvoir y arriver. Parce qu’il est le seul qui me comprend qui me voit exactement telle que je suis ! Parce qu’il est le seul qui sache me dompter. Parce qu’il est le seul avec qui j’ai envie de me reconstruire. De me construire.


Cela faisait déjà plusieurs jours que nous avions quitté Al-Far, sans savoir vraiment où aller. Comme Pan s’occupait quasiment exclusivement de sa fille, cela me faisait tout bizarre de voyager sans Makeno du coup. Le petit garçon avait suivi Gil, qui, il avait fallu que je me rende à l’évidence, l’avait pris avec lui alors qu’il était en chemin pour retrouver sa marchombre. Je n’osais pas trop y croire, mais en même temps, cela m’angoissais un peu ce soudain revirement de la part de Gil. Parce que c’était tout nouveau, ça ! Malgré une certaine inquiétude nichée tout au fond de mes entrailles, je savais très bien que Makeno ne pouvait être plus en sécurité qu’avec Gil en ce moment. Et puis, qui sait, on parviendrait peut-être à trouver plus de compromis à l’avenir ! Secouant toute seule la tête, les pleurs de Soahary me tirent brusquement de mes pensées.

Faisant ralentir mon cheval, je le laisse naturellement se mettre à la même allure que Chaombre. Il n’est pas super tard ; le soleil vient tout juste de disparaître à l’horizon. Pourtant, la petite est clairement fatiguée par les voyages incessants que je lui impose depuis quelques semaines. Pan avait raison, il lui fallait de la sécurité. De la stabilité. A Makeno aussi – même s’il pourrait toujours passer quelques jours avec son père biologique à l’avenir. Ils le méritaient ces deux petiots. Seth avait été privé de cette enfance heureuse, mais ce n’est pas pour cela que Makeno et Soahary ne devaient pas connaître non plus la simplicité d’une vie en famille. D’avoir un endroit bien à eux. Et leur propre chambre. Rien que d’effleurer cette idée me fait soudain réaliser que cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu de chez-moi non plus. De maison où je puisse me ressourcer avant de laisser les choses déraper comme cela avait été le cas ces derniers mois.

- « Tu sais… » fis-je en déglutissant avec difficulté « En y réfléchissant bien, je crois que ça me ferait du bien de me poser. Je veux dire, dans une maison. Avec un jardin et puis peut-être avec trois chiens et dix chats – ou pas. Enfin, surtout avec toi » annonçais-je maladroitement.

Sans trop savoir si je suis très claire dans mon propos, j’entortille nerveusement une mèche sombre autour de mon index. C’est la première fois depuis la mort de Morgan et de mes parents que j’envisage une chose pareille, alors forcément ça me fout un peu la trouille. Mais Pan, est-ce qu’il en a envie, lui, de tenter cette nouvelle aventure ?

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Pan Hilibiaskiiyai
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mar 19 Avr 2016, 18:56

A chaque fois elle lui disait qu’elle ne voulait pas l’inquiéter, mais à chaque fois, pourtant, elle le poussait dans ses retranchements. Elle pensait à elle, c’était normal en soi, d’être égocentré, mais… c’était que désormais, elle n’était plus seule. Il y avait Soahary, il y avait Makeno, et Pan s’inquiétait autant pour eux que pour Naïs.
Non, il s’inquiétait bien plus pour eux que pour l’Envoleuse. Parce qu’en théorie, elle était capable de se défendre, elle, mais pas les enfants. Et certains choix pour défendre seule des enfants pouvaient plus traumatiser les petits qu’autre chose.
Preuve en était, non ?

- Tu avais juste l’air tellement heureux après la naissance de la petite. Je ne voulais pas briser cette bulle aussi brusquement, c’est bête hein ?
- Oui…

Il n’avait pu s’empêcher d’appuyer cette évidence, pour que l’Envoleuse se rende peut-être un peu mieux compte de ce qu’il s’était passé. Ce n’était pas une question de bulle, et puis si elle avait des emmerdes, elle devait lui en parler ! C’était tellement plus simple !
Un long soupir franchit ses lèvres alors que Naïs se levait pour aller récupérer Soahary qui s’était réveillée…

Pan ne put faire autrement que de rester en contemplation devant la petite qui tétait, Naïs contre lui. C’était fascinant cette manière qu’elle avait de sucer le bout du sein de l’Envoleuse, avec ses yeux grands ouverts qui le fixaient lui. Ça faisait trop longtemps qu’il ne l’avait pas vue, et cette constatation lui serra le cœur, alors qu’il glissait l’un de ses doigts dans la minuscule main de la petite. Elle serra si fort qu’il sourit doucement.
- Ça faisait longtemps, ma beauté, hein ?
Soahary se contentait de téter goulument, sans le lâcher de ses grands yeux à la nuance presque jaune.

- Pan ? J’ai besoin de partir d’ici. Mais j’ai surtout besoin de toi, là…
L’Envoleur poussa un soupir, avant de déposer un léger baiser sur le crâne de Naïs, dans ses cheveux, en inspirant son odeur. Oui, lui aussi, il avait besoin de les retrouver toutes les deux. Avec Makeno, cela aurait été mieux, quand même…


§§



Le regard perdu à l’horizon, Pan laissait ses pensées voguer au rythme de la marche de son cheval. L’étalon était tranquille, gardant son rythme malgré le pas plus rapide de la monture de Naïs.
Il cherchait une solution, une vraie, pour les enfants. Parce qu’ils avaient besoin d’une vie stable et plus tranquille pour laisser libre-court à toute leur innocence enfantine, à toute leur curiosité ingénue, sans risquer de provoquer une catastrophe nationale à chaque bêtise.

La voix de Naïs le tira de ses pensées.
- En y réfléchissant bien, je crois que ça me ferait du bien de me poser. Je veux dire, dans une maison. Avec un jardin et puis peut-être avec trois chiens et dix chats – ou pas. Enfin, surtout avec toi.
Fronçant les sourcils, l’Envoleur tourna la tête vers la jeune femme, qui avait ralenti pour se mettre à ses côtés. Une maison ?

Pan n’avait jamais eu de vraie maison. Les tribus de Gazalawmahqj n’étaient pas sédentaires, loin de là, elles ne cessaient de bouger dans les grandes plaines. Il y avait bien les tipis, mais ils étaient souvent troués, changés… Non, c’était la sécurité du groupe et de l’environnement qui amenait une stabilité aux plus jeunes, et non pas le fait d’avoir quelque chose qui pouvait se rapprocher d’un point fixe où s’installer de manière récurrente.
Que Naïs veuille se poser, en soi, c’était impressionnant pour Pan. Parce que cela voulait dire qu’elle avait ouvert les yeux… Mais il ne pouvait pas acquiescer sans rien dire, parce que la vie des petits était en jeu. Avoir une maison, cela ne servait à rien si elle la détruisait tous les mois dans un excès de colère ou pas débordement d’émotions.

- Tu sais, Naïs, la stabilité dont les enfants ont besoin n’est pas nécessairement une stabilité physique. C’est surtout psychologique. Ils ont besoin de solides remparts sur lesquels s’appuyer, d’un cadre ferme et invariable, pas de changement d’avis, de règles éphémères ou d’explosions d’émotions.
Je crois…
Il déglutit un instant, décida de prendre la main de Naïs dans la sienne, avant d’inspirer légèrement et de planter son regard dans celui de la femme.
- Je crois que si tu veux une maison, je peux t’en construire une. Je n’ai aucune idée de comment on fait ça mais… Je veux que tu te rendes compte qu’un toit, ça ne suffit pas. Je veux que tu te rendes compte que je t’aime, mais que Soahary est à la fois la prunelle de mes yeux et le sang dans mes veines. Je veux que tu te rendes compte que si tu te remets à partir dans tous les sens sans m’avertir, je veux la petite. Et je la prendrai. D’accord ?

Il l’avait fixée bien en face, même si elle ne pouvait pas le voir il savait qu’elle le sentirait, et qu’elle mesurerait la portée de ses propos. Il faudrait qu’elle se cache bien, cette fois, si elle ne voulait pas qu’il retrouve sa fille.
Parce que c’était sa fille !
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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mar 19 Avr 2016, 22:09

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Est-ce que c’est possible, ça ? Autant de gravité et d’espoir à la fois dans la voix de Pan. Une boule d’émotions se forme au fond de ma gorge, me coupant un instant la respiration. La stabilité, c’est tout ce qu’Atal avait pu offrir à Seth alors que j’en avais été incapable. C’est ce que je ne parviens pas à donner à Makeno, ni à Soahary. C’est entièrement compréhensible que l’Envoleur veuille les protéger de mes sautes d’humeur : après tout, il s’occupe de Nono comme s’il était son propre fils et Soa reste son sang et sa chair. Sa fille ! Quoique, cela me fait encore tout bizarre, par moments, de savoir qu’il sera toujours là pour s’occuper d’eux et les aimer. Ces gamins, au moins, ils ont un père. Ce que Seth et Morgan n’ont jamais eu. Me mordant la lèvre inférieure, je hoche la tête doucement en laissant Pirate s’arrêter complètement à côté du cheval de Pan. Ma main dans celle de mon compagnon, j’inspire profondément en cherchant mes mots.

- « Des solides remparts, hein ? » soupirais-je en réalisant que je ne savais même pas comment reconstruire les miens, de remparts « Comme une famille, tu veux dire ? Tu sais, si Seth est devenu le jeune homme qu’il est aujourd’hui, c’est grâce à Atal. Moi, je n’ai pas su lui offrir cette stabilité dont il avait besoin. C’est à peine si j’arrive à me reconstruire, à recoller tous ces petits morceaux de moi, brisés il y a des années ! Alors être un pilier… Tu crois que j’en suis capable ? »

Un peu perdue, je passe une main sur mon visage en serrant un peu plus la main de Pan dans la mienne de l’autre. C’était sans doute complètement décousu ce que je venais de raconter ; mais dans ma tête, ça l’est tout autant. Je suis à peine capable de maîtriser mes accès de rage et de colère, de cacher ma détresse et mon désespoir, alors être une mère pour Soahary et Makeno ? Ce n’est pas un peu trop demander ? Ce n’est pas un peu trop illusoire ? Déjà que je n’avais pas su en être une pour Seth ! Tandis que je m’assène une baffe mentale, mon étalon reprend un pas tranquille sur l’étroit sentier de montagne, qui serpente le long d’une vallée longeant les rives du lac Chen.

- « On l’installera où cette maison ? » souris-je à demi en me retournant sur ma selle pour faire face à l’Envoleur aux cornes.

Alors que la nuit étire son voile de ténèbres sur les Dentelles Vives, je scelle d’un sourire une promesse silencieuse avec Pan. Celle de me reposer un peu plus sur lui. Celle de ne jamais plus disparaître comme cela, pas avec ses deux enfants. Celle de le laisser être là pour moi. Le laisser m’aider. Parce que beaucoup de choses auraient pu être évitées, si je l’avais retrouvé plus tôt.


Gémissant dans mon sommeil, je me réveille soudain en sursaut. Le feu crépite encore et la lune est haute dans le ciel. Tremblante, et littéralement en nage, j’enfouis ma tête dans le creux de mes deux mains. Sen n’avait pas fini de me hanter ! L’impression de sentir ses mains, enfoncées dans mes hanches, me tiraille toutes les nuits depuis que nous avons quitté Al-Far en ne laissant derrière nous que des décombres. Rien que de penser à mon ancien mentor, je peine à retrouver une respiration normale. Ample et profonde. Refluant une vague de nausée, je me démêle de mon épaisse couverture de laine pour contourner le feu de camp et me glisser doucement sous celle de Pan. Jusque à maintenant, j’avais refusé farouchement de me laisser approcher de trop près, ou de dormir avec l’Envoleur. Mais ce soir, je m’avoue vaincue.

J’ai trop besoin de sa chaleur protectrice. De ses bras musclés, car quand il me serre contre lui je me sens pratiquement invincible. De sa peau contre la mienne. De son souffle dans mon cou, faisant voler quelques mèches rebelles. Posant ma tête contre l’épaule de mon compagnon je fais glisser doucement une main sur son torse, en dessinant le contour de ses muscles puissants. Je me sens bouillir de l’intérieur, alors que tout mon corps réclame d’être possédé. Qu’il me prenne ! Maintenant ! J’ai terriblement besoin d’oublier cette chambre miteuse à Al-Far et les mains de Sen sur mon corps. Je veux me perdre dans la chaleur de Pan, dans la sécurité de ses bras. Retrouver ma stabilité. Mon pilier à moi.

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Pan Hilibiaskiiyai
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mar 19 Avr 2016, 23:02

Pan écoutait Naïs, et il sentait aussi son hésitation. Il percevait dans sa voix toute son incompréhension d’elle-même et toute sa frustration de ne pas être à la hauteur. Non, elle n’était pas stable, elle ne pouvait pas être un pilier pour ses enfants si elle ne s’aimait pas elle-même, pour commencer, et l’Envoleur le savait. Si elle ne se respectait pas elle-même, comment les enfants pouvaient comprendre l’importance du respect ?

Si elle en était capable ? Pas dans l’état actuel des choses, en tout cas. Mais il ne voulait pas la blesser, alors il se contenta de poser un baiser sur le dos de sa main.
- Pour être un pilier pour tes enfants, il faut que tu commences par te respecter toi-même, Naïs. Mais tu y arriveras, j’en suis sûr.

Un silence passa, et Pan poussa un petit soupir.
- On l’installera où, cette maison ?
Il ne put s’empêcher de répondre au sourire de Naïs par un autre sourire. Timide.
- Je ne sais pas, tu préfères où ?


§§


Allongé sur le dos, Pan avait les yeux fermés.
Il ne parvenait pas à trouver le sommeil, comme toutes les nuits depuis qu’ils avaient quitté la ville. Il dormait peu, certes, mais cela ne le dérangeait pas plus que cela. Parce qu’il ne cessait de réfléchir. Tenter de trouver de vraies solutions pour que Naïs sorte de sa spirale infernale.

Il comprenait totalement qu’elle ne veuille pas dormir avec lui, et rester de l’autre côté du feu. Et il ne lui en voulait pas une seule seconde pour ça.
Cependant, quand il entendit sa respiration haletante, prouvant qu’elle s’était réveillée, il dut lutter contre lui-même pour ne pas se lever et aller la rassurer. Il ne pouvait pas s’empêcher de vouloir la prendre dans ses bras pour lui murmurer que ce n’était rien, que tout ça c’était du passé, que c’était fini.

En entendant ses pas, l’Envoleur aux cornes s’immobilisa. Il la sentit s’installer à côté de lui, avant que ses doigts ne se posent sur son torse, lui tirant un petit frisson.
Le dessin des doigts de Naïs est bigrement agréable, sur sa peau, mais il n’y répond pas. Ou à peine, d’un soupir de confort.
Il se contenta de poser ses doigts sur la main de la jeune femme pour l’immobiliser, avant de glisser son autre bras autour de ses épaules pour la serrer contre lui.

Juste là.
Sentir son odeur, sa chaleur, mais rien de plus.
Il ne s’en sent pas la force. Pas le courage. Il ne veut pas la briser encore plus. Il ne fera rien, même si elle le supplie… Parce qu’il sent, quelque part au fond de lui, que ce n’est qu’une manière de repousser la douleur, plutôt que de la panser, là tout de suite.

Il faut attendre encore.


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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mer 20 Avr 2016, 15:34

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Un léger soupir franchit mes lèvres lorsque les doigts de Pan se referment sur les miens avec une extrême douceur et, que de son bras, il me serre tout contre son torse. Sans rien faire de plus que de m’entourer de sa chaleur protectrice. Troublée, alors que je sens clairement que mon corps réclame plus, je m’ébroue quelques secondes. En me collant un peu plus contre l’Envoleur aux cornes, je presse mon front contre ses lèvres. , dans les bras de cet homme, je suis bien. Vraiment bien. Mieux que je ne l’ai été depuis longtemps ! Lui seul parvient à me faire autant d’effet : son odeur musquée et sauvage m’enveloppe toute entière et m’apaise, le contact de sa peau contre la mienne me rassure et lorsque ses doigts se perdent dans mes cheveux sombres, les battements de mon cœur se calment lentement. , mussée contre le torse de mon homme, je relève le menton pour chercher son regard du mien. Traçant les contours de sa mâchoire du bout des doigts, je me mords la lèvre inférieure.

- « S’il te plaît, embrasse-moi… » murmurais-je, presque suppliante, en attrapant l’Envoleur derrière la nuque.

Ses lèvres chaudes, pressées sur les miennes avec une tendresse infinie, me tirent un puissant frisson qui remonte le long de ma colonne vertébrale pour exploser sous mon crâne en une pluie d’étoiles filantes. Le souffle coupée, le cœur battant, je ne peux m’empêcher de lâcher un petit soupir de satisfaction. Toute cette douceur et cette tendresse, alors que j’avais cherché la violence et la destruction ces dernières semaines, ne sont pas pour me déplaire. Au contraire, c’est agréable et j’ai envie de m’y rouler en boule. Quoiqu’un peu frustrée, là, au creux de mon ventre, je parviens à contrôler les réactions de mon corps – réactions qui m’avaient profondément révulsée, dégoûtée, alors que Sen m’avait…

Rien que de penser à mon ancien mentor, une violente vague de nausée manque de me submerger littéralement. A moitié tremblante, j’enfouis mon visage dans l’épaule de Pan en laissant refluer lentement les souvenirs encore un peu trop vifs. Trop réels. Douloureux ! Fermant les yeux durant de longues minutes, je ne les rouvre brusquement que lorsque Soahary se met grincher, toute seule dans le porte-bébé. A trois mois, la petite ne fait pas encore tout à fait ses nuits, ce qui peut être parfois un peu épuisant ! Pendant un instant, je laisse ma fille couiner en attendant de voir si elle allait se rendormir d’elle-même. Mais ses pleurs se font plus aigus, résonnant plus fort dans l’obscurité de la nuit. Presque à regret, je me détache de Pan pour aller chercher Soahary dont les sanglots se calment quasiment instantanément alors que je la cale confortablement contre ma poitrine, dans le creux de mon bras. Avec un sourire distrait, je reviens me glisser sous la couverture pour m’installer le dos contre le torse de l’Envoleur. Poussant un soupir d’aise, je laisse reposer ma tête sur son épaule tout en découvrant mon sein gauche, pour le présenter à la petite.

- « Est-ce… Est-ce qu’elle te ressemble ? » demandais-je soudain, alors que les petits doigts de ma fille se referment sur le galbe de mon sein.

La question résonne encore dans l’air tandis que je songe à Makeno, puis à Seth. Mes deux garçons ont tous deux un père différent : si Seth me ressemble beaucoup physiquement, en revanche Makeno est le portrait craché de Gil. C’est en grande partie grâce à Atal que je peux imaginer le sourire de mes fils, leur regard pétillant, leurs cheveux indisciplinés. Bien sûr, je reste tout de même très tactile ; j’ai besoin de les toucher, de les sentir. Toutefois, en trois mois, je n’ai pas encore véritablement eu l’occasion de faire connaissance avec fille. D’imaginer la couleur de ses yeux et son sourire espiègle. Et cela me tire un douloureux pincement au cœur.

- « Je crois qu’elle te regarde » souris-je en caressant doucement le crâne de Soahary.

La petite se met soudain à bailler longuement et il ne me faut pas moins de trois secondes pour l’imiter et de sentir mes yeux se fermer, sous l’effet de la fatigue. Du voyage. Tout en laissant le sommeil m’envelopper doucement, je rêve déjà de lendemains meilleurs. Entourée de ceux que j’aime. De ma famille. De Pan. Dans une maison, mais pas n’importe laquelle. Notre maison.

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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mer 20 Avr 2016, 19:55

- S’il te plait, embrasse-moi...
Un baiser, ça il pouvait le faire. Le lui accorder. Se l’accorder à lui-même, aussi. Se penchant sur l’Envoleuse, Pan s’empara doucement, tendrement, de ses lèvres, les pressant contre celles de Naïs. C’était chaud, délicat. Il y mit tous ses sentiments, toutes ses émotions. Sans la brusquer, sans s’emparer de ses lèvres, juste en pressant les siennes légèrement contre la bouche de la jeune femme. Il fit glisser ses doigts dans ses cheveux, lui massa légèrement le bas de la nuque pour la détendre un peu plus.

En expirant dans sa bouche, il échangea avec elle son souffle alors que soudain, l’attitude de Naïs change brusquement.
Voilà exactement pourquoi il ne voulait pas aller plus loin. Parce que c’était beaucoup trop vif dans sa mémoire, dans son corps. Il ne voulait pas lui faire revivre ça, pour rien au monde. Il ne voulait pas subir une colère impossible à prévoir alors qu’il était en elle, qu’il voulait échanger un moment de plénitude avec elle.

Il regarda Naïs se lever finalement pour aller chercher Soahary qui commençait à protester, plus loin, seule et enroulée dans sa petite couverture. Apparemment, elle ne faisait pas encore ses nuits, et Pan ne put s’empêcher de la contempler avec adoration alors qu’elle jetait son dévolu sur le sein de sa mère.
Elle était tellement jolie ! Tellement parfaite, avec ses grands yeux à la couleur indéfinissable, tirant presque sur le jaune. Son regard glissait du visage de sa mère à lui, et il lui semblait qu’elle sondait son âme.

- Un peu, oui, je crois. Elle a mon nez, il me semble.
Il ne se regardait quasiment jamais en face, alors il était bien incapable d’émettre une quelconque affirmation sur à qui ressemblait la petite. Mais elle avait quand même quelque chose de Naïs. Peut-être l’ourlure de ses yeux, et la forme du menton, il ne savait pas, il n’était pas habitué à chercher des ressemblances entre les gens en général.

- Je crois qu’elle te regarde.

Pan sourit, réponse à Naïs autant que réaction à sa caresse si délicate sur le crâne de leur fille. Venant poser ses doigts sur ceux de l’Envoleuse, caressant aussi la tête de Soahary avec une infiie délicatesse.
- Oui. Elle a des yeux tellement… magnifiques. Ils sont entre le doré et le jaune. Comme du doré dilué…

Souriant encore plus alors que le bébé baillait, Pan se pencha sur le côté de Naïs pour déposer un baiser sur son front, et inspirer son odeur sucrée, presque miellée, mélangée à celle du lait maternel.
Serrant un peu plus fort Naïs, Pan cala l’angle de sa mâchoire sur le haut de sa tempe, pour respirer son odeur, à elle aussi.


§§


Ils continuaient de laisser les chevaux marcher en direction du Sud, longeant l’immense crête des Dentelles Vives.
Les collines de Taj s’étendait à leur droite, et Pan laissait son regard voguer sur l’horizon, jusqu’à ce qu’un renfoncement dans la roche des pics abrupts n’attire son attention.

Froncant les sourcils, il demanda à Naïs de s’arrêter et amena Chaombre près de cet endroit… Contournant un rocher plus haut que lui sur son cheval, l’Envoleur fit avancer ce dernier avec méfiance.
Mais il tomba simplement sur une petite combe cachée, où l’herbe était si verte qu’elle en semblait émeraude.

- Non, il n’y a rien, tu peux venir, dit-il dans un sourire.
Il attendait une réaction, quelconque. Parce que ça pulsait, là, dans sa tête et dans son coeur.
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Jeu 21 Avr 2016, 19:35

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Pirate et Chaombre marchaient d’un pas tranquille, côte à côte le long du sentier de montagne qui longeait la chaîne des Dentelles Vives. Ni Pan, ni moi n’avions la moindre idée de notre destination. Ni ne savions ce que demain nous réserverait. Mais ces moments rien que tous les deux, avec notre fille, me redonnaient le sourire. Et la force d’avancer, pour tourner une sombre page qui s’était refermée dans une chambre miteuse à Al-Far. Parce qu’au final, c’était ça la vie : tomber, se relever. Toujours ! Tout le temps ! Parce que vivre est une formidable aventure ! Une vraie, belle aventure ! Qui valait la peine qu’on en profite pleinement ! En tout cas, l’idée me séduit car je suis fatiguée de ne faire que survivre, jour après jour.

La voix de Pan me tire soudain de mes pensées et je relève le menton vers lui, avec un haussement de sourcil interrogateur. La méfiance de l’Envoleur réveille la mienne, tapie au fond de mon ventre telle une panthère prête à jaillir au moindre danger. Hochant légèrement la tête, je passe instinctivement un bras au-dessus de ma fille, protégeant son crâne de ma main. Juste au cas-où. Bien réveillée depuis au moins une petite heure, Soahary s’amusait à faire des bulles en babillant gaiement. Toutefois, alors qu’elle braque son regard si particulier sur moi, elle s’arrête presque aussitôt de discuter toute seule. A sa façon, elle venait probablement de comprendre que quelque-chose n’allait pas. Elle sentait cette tension dans l’air.

De l’autre côté d’un énorme rocher, la voix de mon compagnon s’élève à nouveau. Plus calme, cette fois. Moins tendue. Et je ne peux m’empêcher de pousser un petit soupir de soulagement, en relâchant d’un seul coup mes épaules. Ce qui fait rigoler Soahary aux éclats, alors qu’elle se remet à babiller joyeusement. Laissant mon cheval s’avancer tranquillement, je rejoins Pan au cœur d’une petite combe. Bien protégée, à l’écart du sentier, elle sent bon la végétation et la rosée du matin. L’air y est frais, mais le soleil reste généreux offrant sa lumière sur les deux versants de la vallée tout le long de la journée. Un peu plus haut, je peux même percevoir le coulis apaisant d’un petit ruisseau, serpentant entre les roches. Un sourire ravi sur les lèvres, je mets pied à terre, bientôt imitée par l’homme aux cornes. Je suis complètement charmée par ce petit havre de paix.

- « Je ne sais pas ce que tu en pense, mais… » commençais-je en m’approchant doucement du père de ma fille « Je l’imagine très bien là, notre maison. Juste, là, au pied du ruisseau. Qu’est-ce que tu en dis ? » souris-je « Et Soahary a plutôt l’air d’être du même avis » plaisantais-je tandis que la petite riait toute seule.

Me blottissant contre la chaleur du torse de Pan, je me hisse doucement sur la pointe des pieds pour piqueter son menton de baisers papillons. Avant de glisser une main derrière sa nuque pour capturer ses lèvres des miennes. Sentant s’allumer un véritable brasier dans mon ventre, j’enfouis mon visage dans le creux de l’épaule de mon compagnon. Juste pour inspirer son odeur. Et sentir ses bras se refermer autour de moi, ce qui me tire de délicieux frissons à chaque fois. Sans me détacher de son torse, je cherche un instant son regard du mien.

- « Tu sais comment on construit une maison, toi ? » demandais-je, à moitié rieuse « Parce que, franchement, moi j’en ai pas la moindre idée ! » fis-je, en me mordant la lèvre inférieure.


Cela faisait déjà trois jours que nous n’avions quitté cette petite vallée et de solides fondations étaient déjà presque entièrement posées à proximité du ruisseau. Ça me fait tout de même étrangement bizarre de savoir que, bientôt, j’aurais mon petit cocon bien à moi. Un endroit où me ressourcer. En y réfléchissant bien, cela m’avait beaucoup manqué toutes ces années qui avaient suivies la mort de mon père et de Louanne. A toujours être sur les routes, je crois que j’ai finalement très vite perdu mes repères, puisque je n’avais plus rien à quoi me rattacher. Plus d’une fois, pourtant, j’avais songé à me prendre un appartement – mais c’était plus pour le côté pratique que réellement un besoin vital d’avoir un endroit où je pourrais me sentir protégée.

Passant le dos de ma main sur mon front perlé de sueur, je continue de couper un épais rondin de bois à la force de mes bras, qui commençaient un peu à faiblir en cette fin de journée. Tirant une gourde d’eau de ma ceinture, j’avale quelques goulées d’une eau fraîche et minérale. Avant de la lâcher brusquement, tandis que le liquide se répand dans l’herbe grasse, prise d’une crampe. Là. Dans le bas du ventre. Me mordant la lèvre inférieure jusqu’au sang, je passe la main sur mon ventre en retenant de justesse un gémissement. Le souffle coupé, quasiment pliée en deux, je sens déjà les mains de Pan me saisir les épaules avec inquiétude. Alors que je me raccroche comme à une bouée de sauvetage à la nuque de l’Envoleur, une espèce de chose visqueuse et poisseuse s’écrase sur le sol. Et un peu de sang coule le long de mes cuisses. La gorge nouée, je relève le menton en sentant le regard de Pan se poser avec gravité sur ce tout petit machin sur le sol. Mon cœur rate un battement tandis que je réalise ce que cela signifie. Sen…

Malgré moi, je pousse un léger soupir de soulagement en comprenant que ce truc, petit haricot insignifiant, n’avait même pas eu le temps de vivre vraiment. Mais quelque-part, le choc reste dur. Violent. Probablement aussi violent que d’avoir senti Sen me pénétrer avec sauvagerie. Tremblante, frissonnante, je me mords la lèvre inférieure pour tenter de contenir ces larmes qui me brûlent les yeux. Mais, mussée au creux de l’épaule de l’Envoleur aux cornes, je ne résiste pas longtemps. Je ne les retiens pas. Je ne les retiens plus.










[Oui, Naïs a la poisse, mais bon c'est pas nouveau xD]

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Pan Hilibiaskiiyai
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Mer 27 Avr 2016, 19:33

Tournant doucement la tête dans la direction de l’Envoleuse qui s’approchait avec leur fille dans les bras, Pan l’observa presque à la dérobée… Avant de laisser son regard s’enivrer de cette scène presque délicate. Parce que Naïs était belle, parce que Soahary dans ses bras, petit tas de tissus entremêlé, babillait doucement et joyeusement.
L’endroit était paisible. Agréable, et regorgeait de quelque chose qui s’approchait presque pleinement d’une sérénité infaillible.

- Je ne sais pas ce que tu en pense, mais… Je l’imagine très bien là, notre maison. Juste, là, au pied du ruisseau. Qu’est-ce que tu en dis ? Et Soahary a plutôt l’air d’être du même avis.

L’Envoleur aux cornes sourit un instant, alors que le petit rire tintant du bébé résonnait dans l’air. S’approchant des deux femmes de sa vie, il fit glisser ses doigts sur le crâne tiède de sa fille alors que ses lèvres se déposaient doucement sur celles de Naïs.
S’imprégnant de son odeur, de leur odeur, et de ce sentiment qui ne cessait de faire des bonds dans sa poitrine, Pan poussa un soupir qui se perdit dans une inspiration de l’Envoleuse.

- Tu sais comment on construit une maison, toi ? Parce que, franchement, moi j’en ai pas la moindre idée !

Se redressant, l’homme balaya un instant l’endroit du regard, cherchant un endroit relativement plat où poser de bonnes bases. De solides fondations, pour une maison. Un sourire étira ses lèvres quand il repéra un tel emplacement tout près du petit ruisseau qui tintinnabulait gaiment.

- Je sais construire un tipi, mais construire une maison ça demande certainement juste un peu de bon sens. On devrait pouvoir se débrouiller !

Sa voix était grave mais une note de bonheur s’y était soudain invitée.
Parce que soudain, un nouveau futur se dessinait. Il espérait simplement que Naïs ne tenterait pas de l’effacer une nouvelle fois avec la gomme magique de son caractère si entier.


[center] §§[/b]


Un rondin de bois, puis l’autre.
Pan était en train d’arranger la position d’équilibre des premiers murs, alors que les fondations de la maison semblaient solidifiées et prêtes à supporter vents et tempêtes désormais. Il était fier de se dire que cet endroit serait le fruit de leur travail à tous les deux, collaboratif et plus, avec Naïs.
La sueur luisait tellement sur ses épaules qu’il avait l’impression de prendre un bain à l’eau tiède salée. Cependant, il restait parfaitement concentre dans sa tâche, s’éloignant de la base de la maison pour récupérer d’autres troncs d’arbre à tailler pour compléter le véritable puzzle qu’étaient les murs d’une maison.

Il voyait déjà dans sa tête le plan intérieur de cette dernière. Oh, il n’en avait pas encore parlé exactement à Naïs, mais il comptait bien le faire… Quand cela serait tout justifié, dans sa tête. Après tout, ils montaient les murs, donc il fallait déjà réfléchir à l’emplacement des portes et des fenêtres. Ceci dit, le toit n’était pas encore exactement terminé, et ils devaient s’y atteler sérieusement avant de monter les murs et de faire une bêtise due au manque de soutien des plafonds.

Soudain, l’instinct aiguisé de l’homme le poussa à jeter un coup d’œil en direction de Naïs… Qui venait de lâcher brusquement sa gourde en se tordant en deux. Lâchant immédiatement sa hache de fortune, Pan se précipita sur elle pour la rattraper par les épaules, inquiet de l’état de Naïs.
Il voit, en même temps qu’elle, le liquide sur ses cuisses, et cette texture presque granuleuse et visqueuse à la fois. Il n’y avait pas de doute sur la nature de cette chose, et Naïs se blottit contre lui avec tellement de détresse qu’il referma ses bras sur son corps pour la serrer lui aussi.

Fort.
Il la berça longtemps, jusqu’à ce que ses pleurs se tarissent. Jusqu’à ce qu’elle cesse de trembler de tous ses membres. Jusqu’à ce qu’elle relève d’elle-même son menton vers lui, et qu’il dépose un léger baiser sur ses lèvres.

- Je sais que c’est bête à dire, mais c’est du passé. Tournons-nous vers le futur, Naïs. D’ailleurs, tiens…

Il attrapa des brindilles un peu plus loin, et commença à les agencer sur le sol tout près d’eux pour que l’Envoleuse puisse y faire glisser ses doigts et se rendre compte de ce à quoi cela pouvait ressembler.
- J’ai pensé à ça, là, ça serait notre chambre, puis celle de Soahary juste là. A côté, celle de Makeno. Je pensais mettre la salle d’eau près du ruisseau, avec la cuisine pas loin, qu’on ait une belle vue d’une fenêtre. Et un foyer dans la pièce principale. Il faut que ça reste un peu pratique pour toi aussi, alors dis-moi ce que tu en penses !


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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Le besoin d'un vrai mâle [Pan]   Dim 21 Aoû 2016, 13:01

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Ce ne fut qu'au bout d'un très long moment que les larmes finirent par se tarir, même si elles me piquaient encore les yeux. Une boule douloureuse s'était formée au fond de ma gorge, m'empêchant presque de respirer correctement. Le souvenir de Sen planait encore sur moi, et continuerait sans doute de me hanter pendant quelques temps. Après tout, il avait été mon maître et avait guidé mes premiers pas sur la voie du Chaos. Je lui vouais une confiance sans faille, jusqu'à ce qu'il ne la fasse éclater en millions de petits morceaux minuscules. Cet homme hors du commun avait contribué à me construire, m'avait vu évoluer. Grandir. M'envoler. Pour ensuite tout envoyer en l'air. Il m'avait brisée. Une fois de plus, je n'étais plus rien. Juste une minuscule chose fragile dans les bras de Pan.

Le contact de sa peau contre la mienne était si chaud, si intensément agréable. Là, mussée au creux de son épaule, j'ai soudain l'impression que plus rien ne pourrait m'atteindre. C'était à la fois rassurant et terriblement effrayant ! Parce que cette bulle protectrice aussi forte qu'extrêment fragile. Elle pouvait tout-à-fait s'envoler en fumée en un quart de millième de seconde. Déglutissant avec difficulté, je relevais le menton avec les yeux rougis et frissonnais un instant en sentant les lèvres de l'Envoleur aux cornes se poser sur les miennes avec une certaine délicatesse. Hochant doucement la tête, je me mordis la lèvre inférieure presque jusqu'au sang. Pan avait raison : il était grand temps que j'en finisse une bonne fois pour toute avec les fantômes de mon passé.

M'agenouillant en silence sur le sol, je suivis du bout des doigts la disposition des brindilles sur le sol tout en écoutant les explications de mon compagnon. Sa voix semblait teintée d'une note de bonheur à l'état brut. Telle que je l'imaginais, cette maison ressemblerait à un vrai chalet, adossé à un flan de montagne. Un vrai cocon à l'abri des routes et des regards. A l'écart de la civilisation. Un véritable havre de paix. Toutefois, il ne manquait qu'une seule chose dans cette future maison : une chambre supplémentaire – notamment pour Seth. Mais si Atal ou Ainhoa passaient nous rendre visite, nous pourrions ainsi les accueillir sans problèmes. Mais cette seule perceptive suffit à effacer un peu les problèmes. La tristesse. La douleur. Qui avait désormais presque disparue tout au fond de moi. Levant le menton vers Pan, je lui adresse un petit sourire presque timide, avant de me redresser en passant ma main sur mon visage pour me redonner un minimum de contenance.

« Il faut que j'aille me rincer » murmurais-je en enroulant une mèche de cheveux autour de mon doigt.

Un étrange sentiment d'apaisement s'était emparé de moi depuis quelques minutes. Et sentir le regard de l'Envoleur aux cornes posé sur moi tandis que je laissais glisser mes vêtements au sol me donnait l'impression d'être invincible. Et de pouvoir affronter toutes les tempêtes à venir. Avec lui, je me sentais plus forte. Unique. Arrêtant mon mouvement quelques secondes à peine, je tourne la tête par-dessus mon épaule. Comme une incitation à venir me rejoindre. Le ruisseau était un peu plus profond que je ne l'imaginais : c'était carrément une petite rivière dont l'eau, au plus profond, m'arrivait tout de même juste en-dessous de la taille. Frais mais agréable, le contact de l'eau sur ma peau me tira un léger frisson. Plongeant totalement dans l'onde fraîche, je ne m'y attardais pas et revins rapidement sur la rive d'une démarche assurée et complètement revigorée. Sensuelle même.

Pan ne m'avait pas quittée des yeux, je pouvais presque sentir son regard brûlant réchauffer littéralement ma peau. Et mon âme. D'un pas lent, parfaitement mesuré, je me rapproche de l'Envoleur jusqu'à ce que nous nous trouvions à quelques centimètres, à peine. Dans une tension primaire clairement palpable. Soahary chouina un instant dans son porte-bébé, ce qui nous fit tourner la tête pratiquement en même temps. Immobiles. Retenant notre souffle. Puis soupirant lorsque la petite finit par se rendormir, bercée dans ses rêves de lumière. Pendant quelques secondes encore, je n'osais bouger. De peur de réveiller ma fille, et de laisser retomber le désir brusquement.

Et puis, soudain, je me hissais sur la pointe des pieds pour emprisonner les lèvres de mon compagnon des miennes avec une envie sauvage. Bouillante. Pressante. Pendant quelques secondes, je lui mordillais la lèvre inférieure avec gourmandise tandis que tout mon corps se plaquait carrément contre celui de l'Envoleur dans un réflexe devenu vital. Dans mon ventre, un véritable volcan s'était embrasé et demandait à être assouvi. Je voulais le sentir en moi. Sentir que j'étais sienne et qu'il me désirait toujours aussi fort. Sentir sa passion se déverser dans nos échanges. Je voulais l'aimer, jusqu'à en mourir de plaisir. A la fois parfaitement dans le contrôle mais brûlante de fièvre je couvrais la peau de son torse de baisers affamés, en y plantant parfois les dents. Et descendais lentement, mais sûrement vers son membre déjà tendu à en exploser à travers son pantalon de toile, avant même que je ne m'en empare. Cela me tira un vrai sourire attendri. Et décupla la force de ce brasier qui m'enflammait toute entière. Qui me dévorait. D'instinct, je vins frotter mon bas-ventre tout contre le sien tandis que je m'attaquais aux boutons de son pantalon presque frénétiquement.

Lorsque enfin le tissu glissa sur les jambes de l'Envoleur aux cornes, je manquais de laisser échapper un petit cri de victoire. Je m'accrochais à sa nuque tandis que nous basculions dans les herbes hautes, incapables de nous retenir plus longtemps. Son corps pesait sur le mien, bouillant, palpitant. D'une main je guidais son sexe à l'orée de mon intimité tandis que de l'autre, je m'agrippais presque aux muscles saillant de son dos. Lorsqu'enfin, il plongea au fond de moi, y restant plusieurs longues secondes, tout mon corps se détendit d'un seul coup. Comme libéré de toute la tension accumulée de ces derniers jours. Le bassin soulevé pour venir à la rencontre du sien, le buste cambré et la gorge offerte, j'étais sienne.








[Eh bien on dirait enfin que Naïs se lâche dans le bon sens du terme xD]

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