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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 [Libre] L'appel de la Montagne

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Aivy Sil'Lucans
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Citation : « Trompe-toi, sois imprudent. Tout n'est pas fragile. N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie. Parce que le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être. »
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MessageSujet: [Libre] L'appel de la Montagne   Dim 24 Avr 2016, 19:23

Une main devant l'autre. Un pas après le second. Son pied fonça directement dans une encoche naturellement taillée sur la montagne, alors que sa main gauche allait trouver une racine profondément enfoncée dans la roche. Détendant ses muscles l'espace d'un instant tout en tenant fermement ses prises pour éviter de tomber, Aivy expira.

Inspira.

Tourna son regard vers le paysage qui la laissa sans voix.

Le printemps était là. La lumière inondait la clairière que surplombait la montagne, et des milliers de fleurs parsemaient désormais les tapis d'herbes et les feuillages qu'elle avait autrefois vus prisonniers du verglas. Il ne neigeait traditionnellement pas dans cette région de Gwendalavir, et ceci avait été un bon prétexte pour sortir le nez dehors même en plein hiver. L'apprentie Marchombre n'avait cependant pas calculé qu'à la fin du mois de janvier, neige ou pas neige, il ne faisait pas assez chaud pour se promener sans sa cape fétiche ornée de fourrure. Le sérieux rhume qui avait résulté de cette escapade et harcelée pendant près de trois semaines, à grand renfort de quintes de toux interminables et d'un teint à faire pâlir la grand-mère de l'empereur, dixit Libertée, l'avait convaincue de ne pas remettre un pied dehors avant les beaux jours.

Nouvelle expiration. Elle reprit doucement son chemin.

L’appel avait été irrésistible. Ce n’était plus une montagne, mais un vaste terrain de jeux qui la ravissait autant qu’il l’éprouvait physiquement. A force de s’éloigner du lac Chen, les collines s’étaient faites de plus en plus rares, et le passage qui menait à Sérylès, cette petite ville près de Fériane, était uniquement composé de chemins plats qui ne représentaient aucun réel intérêt pour une jeune femme en plein apprentissage. Pas d’opportunités d’exercice en perspective, à priori.

Sauf si l’on connaissait déjà l’endroit qui permettait, de plus, un gain de temps considérable par rapport au chemin traditionnel qui serpentait entre les plaines.

***

« Un voyage ? Ça ne pourra pas te faire de mal, si tu savais le nombre de personnes que je vois partir entre deux cours et revenir des mois plus tard !
- Sauf que moi, je vais partir à pieds !
- A pieds ? Et Uranie ?
- C’est une jument géniale, mais elle n’est pas à moi. Et puis, j’aimerais me dégourdir un peu les jambes.
- Et où comptes-tu aller ? Al-Chen ?
- Trop près.
- Al-Jeit ?
- Trop loin ! J’ai pas autant de temps jusqu’à notre prochain rendez-vous avec Libertée. J’irais à Fériane.

- A Fériane ? Il n'y a rien à voir à Fériane, tu sais. C'est un confrérie de Rêveurs, rien de plus. Si tu veux faire un peu de tourisme, je connais une petite ville pas trop loin, avec de superbes marchés en semaine...
- Merci du conseil ! Mais ça ne change rien à ce que je voulais te demander : un voyage sans nourriture, c'est toujours un peu compliqué...
- Ah, c'est finalement ça ! Tu viens vraiment me voir que quand ça t’arrange, hein ! Et dire que je te croyais mon amie, gamine ! Je fais déjà la cuisine pour toute l’académie, tu ne vas pas en plus me rajouter du boulot ? »



***


Une main devant l’autre. Pas après pas.
Bientôt, le haut de la montagne s’offrit à elle.
Aivy n’eut qu’à tendre le bras.



***


Les rues de Sérylès semblaient recouvertes de cette ambiance typique et presque fraternelle qui caractérise les grands marchés. Partout s’agitaient des hommes, criaient des femmes, jouaient des enfants. Le bruit des caisses qui s’écrasent joyeusement contre le sol se mêlaient aux senteurs de sucre et d’épices venues de contrées lointaines. Partout où l’apprentie posait les yeux, tout n’était qu’émerveillement ; des dizaines de tissus de cent couleurs différentes parfois brodés de fils dorés côtoyaient sur les étals des sacs de cuir d’une rare finesse, des bijoux aux pierres flamboyantes et des bottes à la finition aussi travaillée que solide.

Aivy regarda tout, redevenue enfant l’espace de quelques minutes. Elle savait bien qu’elle ne possédait sans doute pas assez d’argent pour acheter d’aussi belles étoffes ou des chaussures de cette qualité, mais poser son regard sur d’aussi belles choses lui suffisait. Une agitation saine comme celle-ci la faisait constamment frémir de bonheur, elle qui semblait se perdre un peu plus dans la foule à chaque seconde jusqu’à en devenir l’habitante. Quelque part, un oiseau chanta, à moins que ce ne fût ce vieux joueur de flûte qui cernait le coin de la rue. Sautillant presque dans sa marche, les deux pierres noires qui lui servaient d’yeux perdus entre les étals, la jeune femme souriait.
Son attention fut soudainement captée par un étal sur la droite, qui alternait sa présentation entre foulards colorés et bourses de cuir. Si elle n’avait pas de quoi se payer un tapis – dont elle n’avait de toute façon pas l’usage – ou de nouvelles bottes, elle avait sans doute assez pour s’acheter un petit souvenir, utile qui plus était ! Elle engagea donc tout naturellement la conversation avec le vendeur, un petit homme souriant qui devait faire une bonne tête de moins qu’elle :


- Excusez-moi, demanda-t-elle d’un ton qui se voulait joyeux combien pour cette bourse-ci ?
- La noire ? Cinquante !
- Pour une bourse ? Vous ne trouvez pas que c’est un peu exagéré ?


Le petit homme eut cette grimace qu’Aivy identifia bien vite comme répétée des dizaines de fois tant elle n’avait pas l’air naturelle, et reprit :

- C’est du cuir de très grande qualité ! Touchez vous-même, la finesse n’a rien à voir avec ce que vous pourrez trouver sur un marché bas-de-gamme.
- J’avais effectivement compris qu’ici, on ne lésine pas sur la qualité…
répondit la jeune femme en attrapant la bourse, appréciant au passage la finesse du cuir entre ses doigts. C’est vrai que c’est réussi.
- Ah, vous voyez !
- Mais ça ne vaut toujours pas le prix de départ ! Je vous la prends pour trente pièces.
- Vous êtes dure en affaire…
- Et j’ai encore tout mon temps.


Elle lui rendit la bourse et croisa les bras, sourire aux lèvres. S’il fallait négocier…

- Bon, reprit le vendeur après quelques secondes d’hésitation. C’est vraiment du très beau cuir, mais vous avez l’air d’une connaisseuse. Et puis vous, au moins, vous prenez le temps de discuter. Pas comme ces espèces de bourges qui passent en coup de vent et ne nous adressent pas un regard. Je vous la laisse pour quarante…
- Hep, n’essayez pas de m’arnaquer !
- … Et je vous offre un foulard de votre choix. Comme ça, cadeau ! Réfléchissez bien, c’est vraiment du beau tissus.


Nouveau sourire.

- Trente-cinq.
- Mais c’est qu’elle lâche rien, la demoiselle ! Allez, va pour trente-cinq. Quelle couleur, le foulard ?

Aivy observa un moment l’étalage, se mordillant au passage la lèvre inférieure, et promena son regard sur l’ensemble des modèles proposés. Elle opta finalement pour un foulard bleu turquoise.

- Très bon choix, reprit le marchand. Vous avez de la chance, c’est mon dernier. Je vous emballe le tout ?
- Non merci, je vais m’en débrouiller !


L’apprentie sortit de son sac le petit pochon en toile qui lui servait de bourse depuis qu’elle avait quitté la maison, et qui tombait en ruines plus qu’il n’était utile pour conserver son argent. Elle en sortit quelques pièces triangulaires caractéristiques de l’Empire, et récupéra ensuite ses achats, toujours sourire aux lèvres.

- Vous savez, des clientes comme vous, j’en ai pas eu beaucoup, continua le petit homme qui avait baissé le museau sur son registre pour inscrire ses dernières recettes. On ne dirait pas comme ça, mais c’est toujours un plaisir de voir des gens qui apprécient, négocient et… Mademoiselle ?

Quand il releva la tête, elle avait disparu.


***


Aivy marcha longtemps entre les rues de Sérylès, s’éloignant peu à peu de l’agitation du marché pour partir à la recherche d’une auberge peu chère – et de préférence avec un bon restaurant – afin d’y passer la nuit. Elle avait attaché le foulard à la lanière de son sac de cuir fauve, et transvasé sa monnaie dans la nouvelle bourse. La fatigue commençait à se faire sentir, non seulement à cause des quelques jours de voyage qu’elle avait dans les pattes mais aussi à cause de son escalade matinale. Le poulet rôti qu’elle avait englouti à midi dans un petit restaurant du cœur de la ville ne suffisait plus à tenir la faim éloignée de son estomac. C’était donc dans une optique double que la jeune femme parcourait les lieux, guidée par les besoins les plus primaires qui pouvaient exister.

Elle trouva finalement son bonheur sous le nom du « Chat endormi », heureusement sous-titré « Nuitées et Restauration ». Avec son architecture discrète et ses quelques fenêtres aux volets déjà clos malgré la soirée qui venait à peine de débuter, l’endroit ne payait pas de mine, mais suffirait amplement à quelques nuits au cœur de la ville. Et puis, un peu de discrétion de temps en temps n’était pas une mauvaise chose. Aivy poussa donc la porte de l’auberge, pour se retrouver face à ce qui semblait être une salle de restauration. Quelques personnes buvaient déjà çà et là, mais l’heure et le jour encore apparent contribuaient sans doute au fait qu’il restait un grand nombre de tables disponibles. La jeune apprentie s’approcha du comptoir et, la voyant arriver, une femme à la forte musculature, torchon à la main, traça tout droit sa route jusqu’à l’autre côté de la planche de bois.


- Bonsoir madame, c’est pour ?
- Mademoiselle. Et, ce serait pour savoir s’il vous reste une chambre de libre.
- Chambre simple ? Combien de nuits ? Vous prenez les repas avec ?
- Chambre simple, oui, quatre ou cinq nuits, et je pense prendre les repas du soir avec.


Avec un sourire approbateur, la femme sortit un gros livre de derrière une étagère et l’ouvrit avant de lui tendre, accompagné d’une plume et d’un encrier.

- Inscrivez votre nom là, et signez là. C’est dix pour chaque nuit, mais avec les repas compris, ça passe à huit, ce qui nous fait un total de quarante si vous restez vos cinq nuits.
- Ça marche. Et, dites, vous n’auriez pas une petite bière en stock ?
- Ici, on fait pas de petites bières. C’est la bière du patron, ou rien !
- Va pour la bière du patron, alors !
- Ça marche. HUREL, UNE BIERE, ET QUE CA SAUTE !


Aivy sursauta presque face au cri inattendu, avant d’éclater purement et simplement de rire, suivie de près par la serveuse.

- Paraît que je crie fort, en effet ! Mais vous savez, mes fils, si on les secoue pas… Alors, voyons voir ça, dit-elle tout en récupérant le registre, Aivy Sil’…Lucansse ?
- Ca se dit « ou » et « A.N. », en fait… J’ai si mal écrit que ça ?
- Ah, pardon ! Loucane ?
- Euh, non, pour le « s » vous aviez raison !
- Roh làlà, il est bien compliqué, votre nom.
- Retenez juste Aivy, ça ira très bien.
- Enchantée, Aivy !,
argua-t-elle en fermant le registre d’une main, lui tendant la seconde. Moi, c’est Mia ! Et ça, c’est votre bière qui arrive !

Elle désigna le dénommé Hurel qui arrivait en effet de derrière les étagères, une grosse pinte de bière entre autres choses sur un plateau de bois. La pinte atterrit droit devant elle, en même temps que quelques gouttes qui giclèrent. Attrapant l’imposant récipient à deux mains, la jeune femme entreprit de goûter. Lorsque l’alcool traversa son système digestif pour finalement lui envahir l’estomac, elle ne put retenir un frisson de plaisir.

- C’est une tuerie, votre bière ! D’ailleurs, je commence à avoir faim, moi… Qu’est-ce que vous faites à manger pour ce soir ?
- Rôti de veau avec une sauce maison. Ça vous tente ?
- Et comment !
- Et c’est parti pour un rôti de veau ! Hurel, Alban, en cuisine !


Les yeux rivés sur sa bière, Aivy sourit une nouvelle fois. La soirée commençait décidément très bien !

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Mer 27 Avr 2016, 23:33

Se frottant les yeux avec force, Kaünis lâcha un profond soupir avant d’ouvrir les paupières. Elle se redressa dans son lit, se mordant l’intérieur de la joue au passage alors qu’à côté d’elle roupillait encore le mec de la veille. Elle avait envie de le pousser pour qu’il tombe du lit et se réveille d’un coup, mais elle se retint. Préféra se lever souplement, silencieusement, pour enfiler son pantalon de cuir et son faux-corset ouvert sur son tatouage. Elle fourra son pull dans la sacoche la plus large de sa ceinture, avant de se glisser hors de la chambre telle une ombre.

Le soleil faisait pâlir la nuit, dehors, et elle descendit les escaliers de l’auberge sans se presser, attrapant deux pommes dans un panier d’osier, avant de sortir de là pour retrouver sa jument.
Voyage l’accueillit avec emphase, mais Kaünis se contenta de lui caresser doucement le chanfrein comme réponse, avant de la seller et de lui monter dessus.

Elle quitta le petit village dans un trot souple.
Al-Jeit était à une journée de cheval au Sud de là, et elle était bien contente de s’en être sortie. Pas envie d’y repenser pourtant, alors bon. Flattant doucement l’encolure de sa jument, l’Envoleuse prit une grande inspiration.

Seule.
Elle avait besoin d’être seule. De penser, surtout, étonnamment.
Alors qu’elle arrivait en haut d’une petite colline, qui donnait une jolie vue sur la confrérie de Fériane, Kaünis descendit de cheval pour laisser sa jument la suivre au pas.

En fait, elle s’éloigna même du chemin principal qui ondulait entre les monts comme un serpent endormi. Trouvait une sorte de bosquet un peu plus loin, elle y laissa Voyage brouter pour monter dans un arbre.
Ça faisait du bien d’escalader, et elle prit tout son temps. Ses mains cherchaient les prises, ses orteils poussaient. Ses hanches ne la tiraient presque plus, même si certains mouvements étaient modifiés à cause de ça. Elle devait réapprendre son corps, et était sur le bon chemin. Elle touchait du bout des doigts une nouvelle harmonie avec elle-même.

Atteignant la cime de l’arbre, la jeune femme poussa une dernière fois sur ses cuisses pour se hisser plus haut que la dernière branche et sentir le vent sur son visage.
Le courant d’air amena mille questions. Son expiration les chassa toutes.
Toutes, sauf une.
Où je vais, maintenant ?
Elle laissa couler les assauts de l’air tantôt frais, tantôt tiède, contre elle. Sur elle. Glissant sur son visage et se perdant dans sa nuque. Faisant claquer ses cheveux, avant de les enrouler autour de ses traits, les engouffrant entre ses lèvres. Peut-être qu’il avait une réponse, le vent ?
Plus rationnellement, elle avait encore et toujours envie de retrouver Syles. Et ça commençait à l’agacer, d’ailleurs, ce désir sous-jacent, ce but qui ne cessait de revenir pour tenter de prendre toute la place sous son crâne. Elle voulait être libre, et elle avait l’impression que ses pensées l’aliénaient elle-même. Qu’elle s’enfermait en elle-même, dans des schémas qu’elle commençait à connaître mais dont elle ne voulait pas vraiment.
Son cœur avait même accéléré alors qu’elle pensait à tout ça. Ça, c’était chiant. Et grave.

Prenant une inspiration, l’Envoleuse ferma les yeux.
Où elle allait, maintenant ? Qu’est-ce qu’elle voulait faire, au-delà des petits objectifs de la vie ? Est-ce qu’elle avait besoin d’un gros objectif, finalement ? Une sorte de but ultime ? Ce n’était pas justement se fermer des portes et s’enfermer dans un nouveau schéma vital, que de chercher un sens à sa vie ? Elle avait déjà la direction, et elle pouvait prendre ce qu’elle voulait au passage. Le Chaos coulait en elle sans une once d’hésitation, c’était comme son sang, comme son oxygène, elle ne pouvait pas vivre sans.

En fait, tout ça, ça ressemblait à un immense labyrinthe. Un labyrinthe d’émotions et de sentiments.
Poussant un soupir, la jeune femme haussa les épaules toute seule, descendant de son perchoir. Elle se contenta de s’asseoir contre le tronc d’arbre, sur l’herbe, en bas… D’attraper la première fleur qui passait pour décortiquer chacun de ses pétales.


* *


Quand elle s’arrêta, le soleil passait derrière l’horizon et un grand cercle autour d’elle était dépourvu de toute couleur florale. Un long soupir franchit ses lèvres, alors qu’elle levait le menton pour contempler quelques secondes l’immensité du ciel qui se parait d’orange et de rose.

Se redressant difficilement parce que ses hanches protestèrent, l’Envoleuse haussa les épaules toute seule. Avant de monter sur Voyage, qui se remit en marche droit sur les lumières de Fériane.

Pas besoin d’aller voir des Rêveurs, mais elle avait besoin de quelques provisions.
Alors, elle laissa Voyage aux écuries pour entrer dans la première auberge qui passait. Le Chat endormi. Elle allait les réveiller, tiens ! Poussant la porte d’un coup d’épaule, la jeune femme laissa son regard balayer l’assemblée qui mangeait et buvait dans la bonne humeur.
Roh, non, en fait, elle avait faim.

S’approchant du comptoir, elle y posa les coudes tout en sautant souplement sur un tabouret pour se pencher par-dessus le bois brut.
- Vous avez une chambre et de quoi manger un bout ? fit-elle alors que son regard tombait sur la femme qui semblait gérer tout ça.
- Combien de temps ?
- Juste cette nuit.
- J’te sers quoi ?
- Une bière. Et un ragout de siffleur, si vous avez.


La nana hocha la tête en invectivant ses cuisiniers avec audace, ce qui tira un sourire à Kaünis, qui posa son menton dans sa main, alors qu’elle était accoudée au bar.
Son regard tourna plusieurs fois dans la salle, s’attardant deux fois sur la fille à côté d’elle. Elle avait de très longs cheveux roux, et en réalité, l’Envoleuse avait envie d’essayer d’en couper une longue mèche juste pour voir la réaction que ça pouvait tirer à la nana.

Elle se contenta d’un geste vif pour tirer sur les cheveux en refermant ses doigts sur une large portion de la tignasse, et tirer d’un coup. C’était peut-être pas des vrais !

Quand elle vit que la nana criait de surprise et basculait sur sa chaise, Kaünis lâcha tout en éclatant d’un rire grinçant.
- Rah mais c’est des vrais ! provoqua-t-elle la fille dans une grimace à la fois amusée et moqueuse.

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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Jeu 28 Avr 2016, 00:21

Pour la première fois depuis des mois, Aivy n'était plus troublée par le passé. Sa tentative de retrouver Méryna avait été un splendide échec, et s'était soldé par une rencontre de plus étranges - qui avait, de plus, manqué de la tuer, mais qui avait néanmoins débouché sur quelque chose de très intéressant. Une première rencontre hors de l'Académie plutôt réussie, en somme, si l'on excluait le fait qu'elle avait été provoquée par une curiosité presque malsaine et complètement désespérée. La jeune femme commençait à se faire à l'idée que sa sœur pouvait bien être partie pour de bon, qu'elle ne la reverrait sans doute pas avant d'être en mesure de la traquer puis de la menacer directement, une lame sous la gorge.

D'enfoncer cette lame sans se poser de questions, mettant ainsi fin à des années de tourment à venir.

Elle se connaissait avec suffisamment de justesse pour prédire quelle serait l'exacte évolution de la situation. L'ombre de cette gamine allait la ronger, la vision de son acte barbare et injustifié lui causerait des cauchemars qu'elle ne pourrait pas chasser à moins d'éradiquer la source du mal. Même s'il lui coûtait de l'admettre, elle ne pourrait sans doute jamais ramener Méryna à la maison.

Et elle ne pourrait pas la laisser vivre non plus.

Pourtant, pour la première fois depuis tant de mois, Aivy n'était plus troublée par le passé. Était-ce l'alcool, l'ambiance chaleureuse palpable dans l'atmosphère, la présence de cette tavernière au franc-parler rassurant ? La question effleura son esprit, juste avant d'en être chassée à coup de pieds par sa volonté. Elle n'avait pas besoin de nouveaux tracas. Elle boirait, mangerait, danserait sous la lune si l'envie lui prenait, mais en aucun cas elle ne laisserait la sérénité et la bonne humeur qui l'avaient envahie depuis le début de la soirée être chassées par ses démons. Puisque les cauchemars arrivaient la nuit, elle n'avait qu'à rester éveillée jusqu'au lendemain !


- Mia ! Ressers-moi encore !

L'hôtelière opina du chef et repartit en cuisine, alors que les tables se remplissaient peu à peu. L'apprentie n'était désormais plus seule au bar : sans qu'elle ne s'en rende réellement compte, deux personnes étaient venu se poser près d'elle. Pensif, son regard alla se perdre dans les façades de bois qui cernaient l'entrée de la cuisine, et elle sourit en remarquant les décorations à l'air ancien qu'elle arboraient. Ce lieu était probablement chargé d'histoire. Il faudrait qu'elle demande le pourquoi d'un tel nom à la propriétaire, lorsqu'elle reviendrait avec sa bière.

Elle n'eut que quelques minutes à attendre, et Mia reparut avec une seconde choppe d'alcool qu'elle posa devant une Aivy ravie. Cette dernière eut à peine le temps de la remercier ; la personne assise à sa droite, dernière arrivée au compteur, avait pris la parole pour demander le gîte et le couvert. Forte de cette nouvelle demande, la tenancière repartit en cuisine en secouant une fois de plus ses fils verbalement. Travailler ici ne devait vraiment pas être de tout repos... Tenir un commerce en famille semblait donc bien plus complexe que travailler à son propre compte.

L'apprentie allait attraper sa choppe dans le but de la porter à ses lèvres, mais fut stoppée dans son élan par une gêne au niveau du crâne, qui s'intensifia soudainement et si fortement qu'elle en devint une vive douleur. La surprise prit le dessus, et elle en tomba presque à la renverse en lâchant un cri, avant de tourner la tête pour tenter d'identifier l'origine de l'agression.

L'origine en question se trouva être une jeune femme extrêmement jolie. Un rapide coup d’œil permit à Aivy de repérer un visage fin, des cheveux noirs à l'aspect soyeux et des yeux d'un vert étrange, presque troublants. L'inconnue portait des vêtements de voyage relativement similaires aux siens, à ceci près qu'elle était vêtue d'une espèce de corset qui laissait entrevoir une sorte de dessin à la naissance de sa poitrine. La grimace railleuse qu'elle arborait ne permettait pas de savoir si son attaque capillaire était un simple jeu ou une véritable provocation.


- Rah, mais c'est des vrais !
- Pardon ?


Une minute. Des vrais ?

La jeune femme fut soudainement prise d'un intrinsèque sentiment de vexation. Evidemment qu'ils étaient vrais ! Comment pouvait-on ne serait-ce que se poser cette question ? Elle ignorait si cette inconnue se jouait d'elle et s'en moquait, piquée au vif dans ce qu'elle avait de plus intime. Ses cheveux étaient une véritable part d'elle-même et, habituée à ne recevoir que des compliments les concernant depuis son enfance, elle ne comprenait pas le moins du monde comment pouvait-on se permettre de l'attaquer sur ce terrain.

Ne sachant pas exactement comment réagir, Aivy décida de simplement se laisser guider par ce qu'elle ressentait, estimant qu'elle ne pouvait pas risquer grand-chose. Son regard incrédule se mua alors en colère, alors qu'elle répliquait :


- Non mais qu'est-ce qui te prend ?!

Le tutoiement avait fusé, presque hargneux.

- Primo, déranger les gens en plein milieu d'une bière de cette qualité-là, ça ne se fait pas. Deuxio, comment peut-on sortir une absurdité pareille ?! Evidemment qu'ils sont vrais, personne trouverait une fausse tignasse aussi réaliste, n'en déplaise à mademoiselle ! Et quand on a pas le savoir-vivre d'un vieux Raï puant, le minimum est de s'excuser. J'attends donc !

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Jeu 28 Avr 2016, 00:42

Oho. Ça fonctionna encore mieux que ce qu’elle pensait, et un sourire fier étira les lèvres de Kaünis, qui se redressa en laissant son regard s’attarder sur le visage de la jeune femme qui se tournait vers elle. Elle semblait à la fois vexée et incrédule, et cela tira une grimace totalement moqueuse à l’Envoleuse qui ricana.

Juste avant que la fille en question ne lui réponde avec hargne. Elle voyait même briller un peu de colère dans ses yeux, et un petit frisson de jubilation naquit dans son dos pour remonter dans ses cheveux.

- Primo, déranger les gens en plein milieu d'une bière de cette qualité-là, ça ne se fait pas. Deuxio, comment peut-on sortir une absurdité pareille ?! Evidemment qu'ils sont vrais, personne trouverait une fausse tignasse aussi réaliste, n'en déplaise à mademoiselle ! Et quand on a pas le savoir-vivre d'un vieux Raï puant, le minimum est de s'excuser. J'attends donc !

Kaünis éclata de rire.
C’était qu’il avait de la répartie, le petit chien roux, dis donc ! Vieux Raï puant, pourtant, c’était un peu dépassé comme insulte. Elle aurait pu trouver mieux.

- Roh, vieux Raï puant, t’es sérieuse ? Va falloir que tu trouves plus original pour réussir à me vexer. Désolée, mais un petit caniche roux qui m’agresse, moi ça ne me fait que rire. Un sourire mauvais étira ses lèvres, alors qu’elle ne s’était même pas encore levée de sa chaise. Pas besoin. Cette nana avait l’air aussi redoutable qu’un caniche, c’était le cas de le dire. Qu’un caniche amputé d’une jambe. Ça gueule fort, ces bestioles, mais ça ne fait pas mal.
Oh, Kaünis ne sous-estimait pas la fille, juste elle s’amusait beaucoup.
C’était tellement distrayant les gens qui réagissaient au quart de tour, comme ça !

- Tu peux attendre que Merwyn ressuscite, si tu veux, t’auras plus de chances que ça arrive. C’est vrai que lui, il a surement plus de savoir-vivre que moi. Essaye de l’appeler pour voir, peut-être qu’il rappliquera illico, qui sait ?

Ouais, elle se foutait ouvertement de sa tronche, et ça faisait un bien fou. Surtout après que Gil se soit foutu d’elle, quelques jours plus tôt. Fallait bien qu’elle passe sa hargne sur quelqu’un, non ?
La sérénité des précédentes heures avait de toute façon volé en éclat quand elle était rentrée dans l’auberge. Ou alors non, elle s’était enfouie sous les autres mécanismes de défense et de distraction de la jeune femme.

Tirant son poignard de sa ceinture d’un geste souple et efficace, elle joua avec un instant en le faisant piquer entre ses doigts sur le comptoir, avant de s’amuser avec son centre de gravité du bout des doigts de la main gauche.

- Tout ça pour des cheveux, franchement ! Fais gaffe alors, si tu t’approches trop, je te les coupe, jolie pucelle rousse. Son ton était agressif, hargneux et infiniment moqueur et provocateur. Elle voulait voir jusqu’où la fille pouvait aller, si elle avait peur d’une lame ou pas, comment elle allait bouger. Un petit combat, ça lui ferait du bien, ça aussi. Mais bon, elle poserait son poignard dans ce cas. Et elle tenterait de ne pas utiliser sa Greffe, juste pour voir si elle était toujours capable d’un peu de technique.

Oh, elle avait hâte.

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Jeu 28 Avr 2016, 11:42

Pleine d'assurance et sans aucun scrupule, l'inconnue sourit.

Un sourire railleur, mauvais, qui ne laissa aucun doute quant à ce qu'elle pensait d'Aivy. Elle devait sans doute la considérer comme un jouet passager, un amuse-gueule tout au plus. La jeune femme fut incapable de dire si cela la vexait encore plus ou si cela la rassurait.

Elle n'avait aucune envie de s'attirer des problèmes.

La provocation continua. Verbale, acérée. Les poings de l'apprentie se serrèrent malgré toute sa volonté de rester calme. Ah, elle la faisait rire ? Tant mieux, au moins le sentiment était partagé. L'attitude de cette femme était en effet totalement risible. Attaquer de la sorte le premier venu sans aucune raison apparente et continuer alors que la personne visée demandait des excuses relevait d'un niveau de sans-gêne qui dépassait largement tout ce qu'elle avait pu expérimenter.


- Ta petite personne ne suffit pas à ta défense, tu en appelles aux morts, à présent ?

C'est con que je n'y connaisse rien en nécromancie, j'aurais pu ranimer ton cadavre, faillit-elle continuer.

Au lieu de cela, elle se mordit violemment la lèvre inférieure dans une tentative de se contrôler, et perdit pied au même moment. Par la Dame, que lui arrivait-il ? Elle ne se serait jamais comportée ainsi au temps du manoir. Elle n'aurait même pas répondu à une telle provocation, aussi futile qu'enfantine. Plus encore, elle n'aurait jamais, ô grand jamais eu ce type de pensées dignes tout au plus d'une raclure qui méritait la potence.

C'était donc ça, le monde ? Un nid de problèmes à tous les coins de rue ? D'abord Méryna qui apparaissait puis disparaissait comme par enchantement, ensuite cet énergumène qui avait failli lui sauter dessus pour la tuer à Al-Chen, et maintenant cette femme qui l'attaquait dans la gratuité la plus absolue et refusait de s'excuser, reniant au passage la politesse la plus élémentaire avec la franchise d'un enfant. Une enfant, c'était probablement ce qu'elle était. Et la suite de son discours ne fit que confirmer la pensée d'Aivy.

Cependant, lorsqu'elle tira son couteau et se mit à jouer avec entre ses doigts, la jeune femme comprit. Cette fille était une guerrière. Habile, à en voir sa démonstration avec l'arme blanche. Ce qui aurait pu paraître un amusement anodin était en réalité un signal qui, conscient ou inconscient de la part de son émettrice, énonçait clairement le combat et l'envie de prouver sa supériorité. "Essaie de m'approcher, tu verras comme je suis forte. Plus forte que toi." La provocation était en réalité une défense. Contre quoi, l'apprentie ne le savait pas encore, et n'avait aucune envie de creuser plus loin. Elle resta néanmoins sur ses gardes, au cas où l'inconnue déciderait de l'attaquer.


- Effectivement, tout ça pour des cheveux, c'est un peu exagéré, tu ne crois pas ? J'accepte l'inexistence de tes excuses, puisque apparemment tu ne daigneras pas en chercher. J'ai assez de magnanimité pour pardonner un vieux Raï puant
, déclama-t-elle en insistant bien sur les trois derniers mots.

Son regard croisa alors celui de l'inconnue, brillant d'une lueur amusée. Aivy se rétractait pour cette fois, mais si elle tentait de l'engager physiquement, elle ne se retiendrait plus.

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Jeu 28 Avr 2016, 20:39

Kaünis se délectait des réactions de la fille. Littéralement. C’était comme autant de bonbons sous la langue, acidulés mais enrobés de douceur. Miam.
Elle rit d’ailleurs encore quand l’autre lui dit que sa personne ne suffisait pas à sa défense. Rola, quelle formulation de bourgeoise ! Elle n’en appelait pas aux morts, elle s’en tapait comme de sa première culotte, mais il y avait plus de chance que Merwyn ressuscite  qu’elle s’excuse alors bon… C’était comme elle voulait, l’autre !  

Jouant toujours avec sa lame en la faisant tourbillonner entre ses doigts, Kaünis observait avec attention les changements chez la fille. Elle était énervait mais s’évertuait au calme, c’était beau à voir, ce combat contre elle-même. Et drôle. Parce que l’Envoleuse sentait qu’il en fallait juste un peu plus pour la pousser dans ses retranchements. D’ailleurs, la fille le lui fit clairement comprendre par son langage du corps, qu’elle tentait de détendre comme elle pouvait. Elle était sur ses gardes, bien, mais c’était loin d’être parfait tout ça.
Ça manquait de pratique.

- Effectivement, tout ça pour des cheveux, c'est un peu exagéré, tu ne crois pas ? Kaünis ricana doucement, mauvaise et provocatrice. Oh, elle voulait la jouer à l’amiable ? Raté pour elle, l’Envoleuse n’était pas franchement du genre amicale.
Bon, alors certes, c’était sans doute pour cela que Syles avait été poussé dans ses retranchements, aux limites de lui-même, et que le monstre avait pris toute cette place. Mais… C’était tellement amusant de provoquer les gens ! En fait, ça la rassurait de voir qu’elle n’était pas la seule à manquer de contrôle sur toute sa rage intérieure. C’était exactement ça.
En réalisant cela, la jeune femme ne put s’empêcher d’incliner légèrement la tête sur le côté.

Est-ce que le contrôle, ça passait aussi par le fait d’accepter qu’on ne contrôlait pas tout ?
Elle en était presque persuadée, en fait, que oui. Pourquoi avait-elle besoin d’être rassurée ? Ça voulait dire qu’au fond, elle se considérait toujours comme un monstre, mais qu’elle ne l’acceptait pas entièrement ? Toujours pas ? Ou alors c’était son côté impitoyable qui faisait qu’elle adorait voir d’autres se débattre avec leurs propres démons ? Que finalement, chacun avait en soi un monstre plus ou moins gros, qui se cachait sous le lit.
- J'accepte l'inexistence de tes excuses, puisque apparemment tu ne daigneras pas en chercher. J'ai assez de magnanimité pour pardonner un vieux Raï puant. Les paroles de la fille exaspèrent Kaünis autant qu’elles l’amusèrent. Levant les yeux au ciel, l’Envoleuse eut un petit sourire presque malicieux.
- Olala, madame la bourgeoise, s’il vous plait ! Vous êtes déjà sortie de votre cage dorée ? cracha Kaünis d’un ton haut perché qui ne lui allait pas du tout. Elle remua un peu le buste d’une façon maniérée beaucoup trop exagérée, avant d’éclater de rire à gorge déployée.

- Magnanimité…. Wahou, tu dois l’utiliser souvent ce mot ! Comme cela ne semblait pas faire suffisamment d’effet, Kaünis se pencha légèrement en avant et appuya son index sur le bout de l’épaule de la fille. Mince, j’ai contaminé Damoiselle Caniche ! Bon, tu fais qu’aboyer ou tu passes à l’action des fois ?

Elle avait cessé de jouer avec son poignard, mais elle le tenait toujours dans sa main gauche. Elle avait une envie folle de couper une mèche de cheveux… D’abord, elle attendait de voir si la fille était suffisamment énervée.
Une bonne bagarre de taverne, ça c’était cool !

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Jeu 28 Avr 2016, 23:50

La gestuelle de l'inconnue se faisait de plus en plus agaçante au fil des minutes. Et cela ne plaisait pas du tout à Aivy. D'abord les provocations, ensuite le couteau, pour terminer avec une imitation déplorable qui lui fit plus penser à sa grand-tante sénile qu'à une véritable insulte.

Malgré toutes ses tentatives pour paraître calme, l'apprentie ne pouvait se défaire de la colère qui montait à petit feu. Bon sang, que cherchait-elle donc ?! Elle ne lui avait rien demandé, s'était contenté de siroter sa bière en savourant la plus grande tranquillité du monde, n'avait de comptes à rendre à personne, et il fallait qu'elle se dérange pour la pomme de cette fille qui n'avait apparemment rien d'autre à faire de sa vie ?


- Magnanimité…. Wahou, tu dois l’utiliser souvent ce mot !
- Mon vocabulaire, à présent... Dis-moi, tu manques d'inspiration à ce point-là ?
, se contenta de répondre la jeune femme dans un souffle plus qu'agacé.

Si elle n'était pas spécialement patiente lorsqu'il s'agissait des affaires de la vie quotidienne, elle se révélait néanmoins capable de beaucoup d'écoute et de compréhension à propos des relations humaines. Elle avait déjà écouté, conseillé, réconforté un nombre incalculable de fois des heures durant. A tel point qu'un jour, elle avait avoué à ses parents qu'elle voulait devenir Rêveuse, pour "Soigner les corps et les esprits" - espoir qui s'était très vite heurté à l'indignation du patriarche de la famille et à son refus le plus total. Le rêve était avorté, mais Aivy avait continué de jouer les psychologues auprès des divers membres de sa famille et de ses connaissances avec plaisir, jusqu'à ce qu'elle finisse par comprendre qu'elle existait aussi et qu'il faudrait peut-être qu'elle s'occupe de son propre être intérieur un jour. Elle avait donc cessé d'entendre pleurs et jérémiades et de gérer toutes les maladies et dépressions du quartier pour se recentrer sur elle-même, et de cela en avait découlé un sacré bazar.

Mais un bazar foutrement coloré, tout de même.

Ecouter était son fort, encaisser aussi. Mais à trop tirer sur la corde, quelle que soit sa solidité, on finit toujours par la casser.

Et c'est exactement ce que fit l'intruse.

Son doigt eut à peine le temps d'effleurer Aivy qu'elle le repoussait déjà avec force en l'attrapant comme si elle voulait le jeter au loin. Elle leva le genou gauche dans le même temps et attrapa le poignard fiché dans sa botte, juste avant de tenter un coup droit devant.

Seul le vide s'offrit à elle.

Son instinct prit rapidement le dessus, alors qu'elle tenta de se mettre en garde comme Libertée le lui avait enseigné. A gauche ! Sa lame vint s'entre-choquer avec celle de l'inconnue aux cheveux de jais, et le coup ripa dans l'atmosphère. A quelques pas de là, la tenancière restait comme figée près des étagères, un plateau à la main, et ne tenta même pas de les arrêter. L'ensemble de l'auberge retenait son souffle, attendant de voir si le combat devenait sérieux ou s'il s'agissait d'un simple avertissement.

Aivy, elle, le prenait très sérieusement. Son honneur avait été mis à mal, et il était temps de réparer l'offense. Rester aussi concentrée que possible était la meilleure option tant qu'elle ne connaissait pas en détail la vitesse, la réactivité, la... Et merde, pas le temps de penser.

L'autre frappa à nouveau. Plus fort, cette fois. Plus vite. L'apprentie eut un peu plus de mal à encaisser, et comprit qu'elle devrait se donner à fond pour arriver à tenir la distance. Elle para l'attaque de justesse, et bascula son équilibre sur sa jambe gauche pour glisser rapidement la droite derrière elle, lui permettant de riposter en pivotant son corps dans le même temps. Son adversaire esquiva l'attaque avec une facilité déconcertante, ce qui eut pour effet d'accentuer l'énervement de la jeune femme. Les battements de son cœur accélérèrent brusquement alors que les coups reprenaient de plus belle, portés par une rage grandissante.

Pourquoi ne la touchait-elle pas ? La différence de niveau était-elle si grande ? Déconcentrée par la panique, Aivy ne vit pas la lame arriver vers elle, et l'effleurer très près du torse.

Trop près.
L'acier rencontra sa chemise blanche et vint directement tracer une ligne de feu le long de ses côtes, lui tirant une grimace de douleur.

Elle retint un gémissement, glissa rapidement ses doigts à l'endroit visé, alors que son adversaire s'amusait purement et simplement de la facilité avec laquelle elle l'avait touchée. Relevant ses doigts, l'apprentie constata qu'elle saignait. Elle aurait dû être plus prudente. Les exercices qu'elle pratiquait avec Lib et Tsukia n'avaient rien à voir avec ce genre de combats, beaucoup plus réels et dangereux. Elle qui ne comptait à l'origine pas lever la main sur cette fille se rendait compte qu'elle ne connaissait même pas ses réelles intentions... Et si elle s'était engagée, sans le vouloir, dans une lutte à mort ? Non, cela ne pouvait pas être aussi sérieux. Considérant le niveau de cette femme, si elle avait réellement voulu l'abattre, lassée de son jouet, elle l'aurait fait bien avant. A moins qu'elle ne se réserve encore un peu d'amusement et ne décide de trancher net lorsqu'elle en aurait assez.

Relevant la tête, Aivy soupira. Il fallait relativiser. Tout ceci n'était qu'une bagarre de taverne, comme il y en avait tous les jours. A la différence près que cette fois, elle était actrice de la chose. L'idée lui tira un sourire, et elle se remit en garde, une lueur de détermination au fond des yeux.

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Dernière édition par Aivy Sil'Lucans le Sam 30 Avr 2016, 11:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Ven 29 Avr 2016, 02:35

Kaünis ne put s’empêcher de ricaner quand la fille voulut repousser son doigt. Mais l’Envoleuse vit son mouvement de genou, devinant aisément qu’elle tentait d’attraper son poignard… Elle ne fit que bouger sur sa chaise, sans même lever les fesses, pour éviter le coup de lame vers l’avant. Oh quoi, elle pensait vraiment la toucher avec son cure-dent et sa lenteur de limace ?
La jeune femme aux cheveux noirs ricanait toujours, ses épaules se secouant au rythme de son rire à peine contenu. Elle fit tournoyer son poignard dans sa main gauche, et l’autre crut qu’elle allait l’attaquer avec sa lame. Non, mais sérieusement ? Elle n’allait pas prendre le risque d’effiler sa lame avec une fille aussi lente. Et qui attaquait précisément pour rien.

Du coup, Kaünis fit tourbillonner son poignard dans sa main dans un mouvement ample, avant de le rengainer précisément dans le même geste. L’autre s’était trop approchée, parce que sa lame entailla la peau de ses côtes, ce qui exaspéra l’Envoleuse.

Elle leva les yeux au ciel.
La fille en face d’elle ne savait pas se battre correctement. Oh, elle avait quelques bases, ça se voyait dans son positionnement, mais tout le reste… Ça manquait clairement de technique. Et de pratique. En plus elle se touchait ses blessures, ça c’était bien digne d’une grosse débutante.

Kaünis n’avait toujours pas levé les fesses de sa chaise.
Elle prit même le luxe de boire une autre gorgée de sa bière, un sourire sur les lèvres… Avant de faire tourner la chaise, poussant sur ses bras pour partir en équilibre sur un pied. Elle utilisa l’énergie de son geste pour glisser son talon sous le pied avant-droit de sa chaise qui tourbillonna. Elle attrapa le dossier dans sa paume, tourna sur elle-même pour ne pas avoir à soulever le mobilier d’une seule main sans élan, et le bout de bois se fracassa contre le crâne du mec qui était en train de s’approcher par derrière elle. Ce dernier s’attrapa le visage entre les mains dans un grondement, et Kaünis se glissa le long de son coude pour éviter un autre coup.

Les quelques hommes qui se trouvaient à moins de deux tables des deux jeunes filles s’étaient levés. Sans doute croyaient-ils que ceux qui s’en sortiraient à la fin auraient le droit de possession de leur corps. En fait, si la fille rousse n’était pas capable de se défendre, sans doute y passerait-elle.

Kaünis, elle, cherchait juste un peu de baston. Une manière comme une autre de se distraire, non ?
Se jetant à terre pour éviter un coup qui lui aurait arraché la tête, la jeune femme roula sur le côté pour saisir une cheville et la tirer à elle, déséquilibrant l’homme assis, qui n’avait rien demandé. Elle donna un coup de talon précis dans un pied de chaise, qui s’écroula sous le poids de son possesseur combiné au coup.
En utilisant son énergie cinétique, l’Envoleuse se redressa sans effort passa dans un dos pour frapper du poing dans les reins d’un colosse immense qui beuglait comme un dérangé.

Son regard tomba sur la fille rousse, qui tentait de se débattre face à quatre hommes. Elle en avait déjà foutu un à terre, mais les quatre contre lesquels elle se battait semblaient suffisamment coordonnés pour l’immobiliser.
Kaünis ne put s’empêcher de pousser un soupir désabusé. Les hommes qui n’avaient pas encore pris part au combat observaient les quatre colosses qu’elle avait mis au tapis en moins d’une minute, comme s’ils hésitaient à se lancer dans la bataille…

Tant pis pour eux.
S’avançant d’une démarche féline et sensuelle vers l’un des hommes qui était en train de menacer l’autre fille, elle lui tapa nonchalamment de l’index sur l’épaule.
- Salut toi ! Tu veux voir… mon poing ? demanda-t-elle d’abord d’une voix voluptueuse en terminant d’une voix rauque alors qu’elle lui lançait une bonne droite en pleine poire. Elle sentit clairement la pommette de l’homme se fracturer sous son coup, mais alors qu’il hurlait sa douleur en perdant l’équilibre en arrière, Kaünis attrapa une assiette juste à sa portée et l’explosa sur le haut de sa tête. Elle virevolta pour éviter des poings qui tentèrent de l’atteindre avec une rapidité fulgurante et attrapa une fourchette qu’elle planta dans une épaule.

Passant sous une garde, elle s’amusa un instant à échanger des baffes avec le troisième mec, avant de l’envoyer voyager seul d’un coup de pied retourné.
La fille rousse était toujours aux prises avec le dernier mec, et Kaünis se contenta de s’arrêter de bouger, en croisant les bras sous sa poitrine, pour la regarder se dépatouiller toute seule.

Un coup d’œil en direction du reste de la salle lui indiqua que beaucoup s’étaient barrés et que le reste continuait à manger en les surveillant de près. Elle garda un bout d’attention de ce côté, avant de reporter son regard sur la rousse. Bon, alors, elle allait devoir l’aider ou pas ?

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Sam 30 Avr 2016, 14:06

Cette fille était une chieuse.
Aivy ne trouvait pas d'autre mot.

Elle faisait visiblement partie de ce genre de personnes insupportables qui font passer leur satisfaction personnelle avant le respect dû à autrui - si tant est qu'il y ait une place pour le respect dans leur mosaïque impudente. Une combattante certes pleine de réflexes, mais qui restait une emmerdeuse profonde. Jamais elle n'aurait pensé tomber sur quelqu'un comme ça dans une taverne à l'apparence si banale et si innocente. Elle n'était entrée que dans le but de se restaurer, pas pour déclencher une bagarre avec qui que ce soit...

Ce qui n'était apparemment pas le cas de cette agaçante inconnue qui souriait toujours, un rire mauvais collé à la peau. Elle rengaina son poignard, comme si la jeune femme ne valait pas la peine qu'elle s'acharne. Piquée au vif, cette dernière ne sut pas exactement comment réagir et, dans un sursaut de conscience, tenta de calmer la rage qui lui tenait le ventre. Elle avait pris la provocation verbale bien trop au sérieux, et ne s'était pas assez concentrée sur la fille aux cheveux de jais, n'anticipant aucun mouvement, ne captant aucune de ses intentions. La différence de niveau n'était plus une excuse, à ce stade ; elle s'était simplement laissé emporter, comme une simple débutante. Libertée n'aurait sans doute pas été ravie de la voir agir de la sorte.

Tentant de retrouver sa concentration, elle se remit en garde. Peu importait que l'inconnue l'affronte à mains nues ou avec une arme, elle se devait d'être sur ses gardes. Et prouver, au moins à elle-même qu'elle pouvait faire mieux que quelques gestes d'oiseau apeuré. L'apprentie banda son bras lorsque son ennemie du moment fit de même, prête à riposter...
Et offrit au monde un regard abasourdi en voyant la chieuse aux cheveux noirs envoyer purement et simplement son tabouret dans la tête d'un homme qui arrivait par derrière.

La jeune femme écarquilla les yeux, estomaquée devant une telle facilité à faire preuve d'une violence aussi vive et écrasante - pour le coup, littéralement écrasante. Un rapide coup d'oeil vers la droite pour identifier l'origine d'un bruit de chaise lui permit de constater que plusieurs hommes s'étaient levés de leurs tables. Aivy voulut croire un instant que ces personnes arrivaient avec l'objectif de s'interposer entre elles, peut-être gênées d'avoir été perturbées dans leur repas, et était même prête à ranger son arme et expliquer qu'elle ne souhaitait pas s'éterniser. Mais leur regard lubrique et leurs bouches qui se muaient en sourires malsains tandis qu'ils posaient leurs affaires à terre suffit à lui faire comprendre qu'ils n'étaient porteurs d'aucune intention honorable.

Elle replaça donc ses jambes correctement, comme enseigné par son maître, et se tint prête. les images de ce type un peu trop collant à qui elle avait cassé le bras sur la plage, après qu'il ait tenté d'abuser de Tsukia et d'elle, lui revinrent soudainement. Si elle s'était déjà occupé de ce genre de lascars une fois, elle pouvait bien recommencer !

Le premier coup de poing partit droit vers sa tête, et l'apprentie l'évita en se courbant légèrement vers l'arrière juste avant de riposter. Les coups suivant ne furent pas plus complexes à écarter, et Aivy réussit même à entailler profondément le bras droit de l'assaillant. Voyant le sang couler, les trois autres, restés jusqu'ici à l'écart en espérant profiter d'un affrontement rapide et qui se solderait sur la mise au tapis de la jeune rousse, bougèrent à leur tour et l'encerclèrent rapidement.

*Et merde.*

Les coups fusèrent bien trop rapidement, et bien trop nombreux pour qu'elle puisse rivaliser. Eviter, frapper, sauter, n'avait rien de sorcier, si l'on excluait le fait qu'elle perdait beaucoup trop d'énergie à parer deux bras en même temps et esquiver dans la foulée un pied venant cueillir son abdomen. Elle eut rapidement l'impression d'être une petite souris entourée de lions qui s'amusaient avec elle, attendant le bon moment pour l'achever. Son endurance n'avait pas grand-chose d'exceptionnel, et elle connaissait ses mouvements parasites. Elle n'avait pourtant pas le choix, ayant bien compris ce qui l'attendait si elle abandonnait.

Dès qu'une ouverture se présenta, elle se rapprocha du bar, espérant trouver une ou deux opportunités de mettre définitivement à terre l'un des hommes. Glissant sa main contre la surface de bois, elle tomba sur sa choppe de bière encore pleine. Le temps d'un pincement au cœur, et la pinte volait déjà en direction de l'assaillant en face d'elle, qui la reçut droit sur la tête. Le verre frappa entre ses deux yeux, déversant l'alcool le long de sa tunique et un peu partout autour de lui, tandis que le récipient se fracturait en lâchant quelques morceaux çà et là. Sonné, l'homme se prit le crâne entre les mains dans un gémissement de douleur.


- Mes salutations les meilleures, monsieur ! A qui le tour ?, déclara la jeune femme, un grand sourire aux lèvres.

Mais les trois autres attaquants ne semblaient pas le prendre avec autant d'amusement. Loin de là, ils se jetèrent sur elle, cherchant à l'attraper. Aivy évita de justesse un poing qui lui aurait brisé la mâchoire, sauta en tourbillonnant pour esquiver un coude entre les côtes, frappa un genou dans le but de faire tomber la personne - sans grand succès. Bientôt, elle isola l'un des hommes avec la ferme intention de s'en occuper avant de passer aux autres, mais fut rapidement stoppée dans ses mouvements par une violente pointe de douleur au niveau des lombaires. Le coup lui coupa presque le souffle, et elle se retourna pour faire face au quatrième homme qui s'était pris la bière dans la tête, visiblement peu ravi de la situation, la main encore fermée. Elle n'avait pas prévu qu'il revienne si rapidement...


- Se prendre une pinte aussi grosse en pleine poire et se remettre si vite... Umf, t'es en acier ou quoi, tête de gland ?
- C'est un autre genre de gland que tu vas te prendre dans le derrière quand on en aura fini avec toi, ma belle...
- Merci de la proposition, mais je me vois dans l'obligation de... Hey ?


Aivy eut à peine le temps de voir débarquer la chieuse, qui attira l'attention de l'homme en question avant de le frapper avec toute la violence du monde.

L'homme s'affaissa soudainement sous l'effet d'un coup de poing à pleine puissance dans la pommette. Le bruit d'un os qui se brise résonna clairement dans toute la pièce, et l'assaillant fut projeté quelques mètres plus loin.

- Joli coup, espèce de chieuse auto-centrée., cracha la jeune femme entre énervement et gratitude.

La fille provoqua alors les deux hommes restant qui se jetèrent sur elle, et l'apprentie sauta sur l'occasion pour aller s'occuper du dernier de la bande, qui semblait décontenancé par la tournure que prenaient les événements. Elle para un énième coup de poing, glissa sur le côté, et prit appui sur sa jambe gauche pour s'élancer dans l'atmosphère dans un coup de pied aérien qui alla directement toucher la mâchoire de l'homme, la brisant au passage, et contraignant son possesseur à abandonner la partie dans un grognement.

Quand elle se retourna, elle constata que l'inconnue s'était occupée avec une facilité déconcertante des deux assaillants restants. Elle fut alors prise d'une envie irrésistible de la provoquer à son tour, à moitié par jeu et à moitié avec une idée bien précise en tête.


- D'abord tu m'emmerdes, et maintenant tu te bats avec moi ? Est-ce que tu sais au moins ce que tu veux, la chieuse, ou est-ce que tu es bipolaire au point de ne plus savoir dans quel camp tu joues ? A moins que tu ne préfères les tarifs de groupe ? Mince alors, tu aurais dû me le dire, je t'en aurais laissé deux ou trois...

Sur ces mots, elle fit tourner son poignard entre ses doigts, et lui fonça dessus sans autre forme de procès. La partie n'était pas terminée, elle avait encore quelque chose à se prouver. Avec un échauffement comme celui-ci et son bouleversement remplacé par une réelle envie de vaincre, il aurait été un crime de ne pas tenter de réparer son honneur.

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Sam 30 Avr 2016, 21:50

Just one spark is all it takes
I tried so hard but it all goes up in flames
This is not the way that I thought
I would turn out to be
Tried to get but all that I got
Was more insanity
Broken everything that I touched
Just gone against me

Kaünis n’eut pas à aider la fille rousse, mais elle put observer son style un peu, alors qu’elle se débarrassait du dernier homme. Un joli coup de pied qui manquait cependant de panache et d’efficacité, de l’avis de l’Envoleuse.
Toujours les bras croisés, la jeune femme fronça légèrement le nez quand l’autre la fixa soudain. Oho, ça.. Kaünis savait ce que ça voulait dire.
Elle voulait se battre.

- D'abord tu m'emmerdes, et maintenant tu te bats avec moi ? Est-ce que tu sais au moins ce que tu veux, la chieuse, ou est-ce que tu es bipolaire au point de ne plus savoir dans quel camp tu joues ? A moins que tu ne préfères les tarifs de groupe ? Mince alors, tu aurais dû me le dire, je t'en aurais laissé deux ou trois... Contre toute attente, un immense sourire étira les lèvres de Kaünis une seconde avant qu’elle n’éclate de rire. Oh, elle voulait jouer de provocation, elle aussi ?

Kaünis évita son attaque au poignard en effaçant des épaules, tournant sur elle-même dans un soupir d’exaspération, insaisissable.
- Pourquoi, si je te dis que je suis bipolaire tu seras plus indulgente, fiente de Raï ? ricana-t-elle, avant de se mordre la lèvre inférieure. Son regard passa sur les hommes un peu plus loin, puis sur ceux qui étaient hors de combat, sur le sol, et elle haussa les épaules avec nonchalance.
L’autre tentait toujours de l’attaquer, elle était audacieuse, mais Kaünis se contentait d’éviter ses attaques sans contre attaquer. Pour l’instant.

Elle s’amusait beaucoup trop pour casser son nouveau jouet.
Oh, tu sais, les groupes c’est drôle aussi. Ça fait découvrir de nouvelles… sensations ! ajouta-t-elle avec une grimace suggestive, en se baissant pour éviter un coup. Elle attrapa la jambe qui fusa vers sa tête  en tendant sa paume, y imprimant une torsion qui déséquilibra son attaquante. Tu devrais essayer, tu m’en donneras des nouvelles !
Sa voix était infiniment moqueuse, affreusement narquoise.
Tout comme l’expression sur son visage.

Lâchant un bâillement ennuyé alors que la fille tentait encore de l’atteindre avec son cure-dent, leva les yeux au ciel… Évita une nouvelle attaque en se tordant  vivement.

From the fire that burns inside, consuming
I fight to stay alive but I can't breathe
The voices scream, the enemy takes over everything
This is the madness in me

Mais à éviter des coups manquant de precision, de force et de vitesse, elle finit par rapidement s’ennuyer…
Alors, elle se mit en mouvement. Elle passa à quelques millimètres du poing qui était censé sans doute lui exploser la pommette, se faufila le long du bras de la jeune femme pour la saisir par la gorge tout en tournant dans son dos pour ne pas se prendre un coup de genou, lui bloquant le bras en hauteur alors que sa seconde main enfonçait ses doigts dans le creux de son coude pour pincer le nerf à cet endroit-là et l’empêcher d’utiliser son deuxième bras.

Collée contre son dos, Kaünis glissa sa tête près de son oreille, le menton contre le bord de sa nuque pour pallier au coup de tête en arrière et elle murmura dans un susurrement menaçant et glacial.
- Tu commences à me lasser, désolée petite souris. Pas assez rapide.
Remontant son genou droit, elle poussa directement dans le bas des reins de sa victime pour l’envoyer s’étaler par terre un peu plus loin, saisissant le verre de bière en même temps, elle avala cul-sec avant de sortir de l’auberge comme un courant d’air.

Derrière elle, elle ne laissa que l’écho de son rire dément.


* *


Bon, elle n’avait pas de lit tranquille pour dormir… Du coup, elle retournait voir sa jument.
Oh, elle avait bien senti que quelqu’un la suivait, elle attendait juste de voir quand elle se manifesterait.

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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Dim 01 Mai 2016, 11:29

[When this began]
I had nothing to say and I get lost in the nothingness inside of me
[I was confused]
And I let it all out to find that I’m not the only person with these things in mind
[Inside of me]
But all what they can't see, the words revealed
Is the only real thing that I’ve got left to feel
[Nothing to lose]
Just stuck, hollow and alone
And the fault is my own, yeah the fault is my own


Sur ces mots, elle fit tourner son poignard entre ses doigts, et lui fonça dessus sans autre forme de procès.

La première attaque fut vive, mais pas assez pour atteindre la fille, qui l'évita avec une facilité toujours aussi déconcertante. Si elle avait bien perçu la différence de niveau, Aivy s'obstinait à attaquer encore et encore. Peu à peu, la rage du départ et l'envie de laver la souillure avaient laissé place à une étrange envie de se battre purement et simplement, sans raison apparente. L'adrénaline s'était instillée dans ses veines, délicieux poison, et ce qu'elle était en train de découvrir la mettait face à une chose qu'elle n'aurait jamais pensé d'elle-même.

Elle aimait se battre.
Combattre pour combattre, parce que combattre pour une raison fixe était bien trop compliqué et déconcentrait. Combattre comme un réflexe, une échappatoire, une réponse à la pulsion qui grimpait le long de ses entrailles.
Combattre pour vivre.

Son père avait beau l'avoir formée uniquement dans l'optique de la défense, elle comprenait peu à peu qu'elle ne pouvait pas lutter contre elle-même et contre cette envie grandissante - mais dénuée de sauvagerie - de se mesurer à quelqu'un. Peu importait le niveau, la carrure ou le sexe. Son corps réclamait, et elle allait donner.

Elle s'était de toute manière totalement fourvoyée depuis le début de l'affrontement. Son honneur ne serait pas lavé, la chieuse aux cheveux noirs ne s'abaisserait pas à lui faire des excuses et elle finirait sans doute par la mettre au tapis sans sommation. Tant que la jeune femme attaquerait, l'autre riposterait.
Et c'était tout ce qui l'intéressait.



I wanna heal, I wanna feel like I’m close to something real
I wanna find something I’ve wanted all along
Somewhere I belong


- Pourquoi, si je te dis que je suis bipolaire tu seras plus indulgente, fiente de Raï ?, avait craché l'inconnue d'un air des plus moqueurs tout en évitant une nouvelle attaque d'Aivy.
- C'est beau de rêver, la chieuse., rétorqua-t-elle en glissant légèrement sur la gauche pour envoyer un coup supplémentaire.

Elle envoyait les coups comme elle pouvait, parfaitement consciente de l'inutilité de ses tentatives. Une apprentie Marchombre ne rivalisait pas avec une guerrière entraînée. Mais peu lui importait de connaître la fin de l'histoire ; la seule chose qui l'intéressait était de bouger. De plus, se battre contre quelqu'un de plus faible que soi n'apportait jamais rien. Tentative après tentative, la jeune femme repéra un placement, une défense, une esquive qu'elle enregistra pour les mettre à profit plus tard.
Elle n'était même plus énervée.

Si l'on se fiait à la démonstration de force et de vivacité à laquelle cette femme s'était prêtée en combattant leurs agresseurs, elle était effectivement en mauvaise posture. Pourtant, Aivy sentait qu'elle ne lui ferait pas trop de mal. Elle n'avait rien d'un colosse dangereux, et n'était sans doute que de passage dans sa vie. Et puis, si elle avait voulu sérieusement l'amocher, elle en avait eu la possibilité une trentaine de minutes plus tôt, lors de sa première provocation.

Elle ricana purement et simplement lorsque l'autre, dans une nouvelle esquive de son propre coup, renchérissait, infiniment moqueuse :


- Oh, tu sais, les groupes c’est drôle aussi. Ça fait découvrir de nouvelles… sensations !

La jeune femme haussa un sourcil, un sourire sur les lèvres. Ah, et en plus, elle avait touché juste ?

- Tu devrais essayer, tu m’en donneras des nouvelles !, continua-t-elle juste après avoir attrapé le coup de pied en vol de l'apprentie, la déstabilisant au passage et la forçant à reprendre appui sur ses mains avant de basculer ses jambes sur le côté dans une roue souple pour ensuite se relever d'une traite.
- Ben tiens, renchérit son interlocutrice une fois l'action terminée, j'allais t'en parler !

Le rire l'attrapa sans prévenir, et elle songea à ce qu'aurait dit Altaïs de la situation. Sans doute considérerait-il déjà qu'elle l'avait trompé avec Tsukia, ce qui n'arrangerait pas son cas, mais coucher avec plusieurs personnes en même temps... Il ne laisserait jamais passer un tel affront. Aivy continua de rire un peu, non pas tant à cause de la suggestion de cette fille qu'à cause de la scène qu'elle avait en tête. Un "tarif de groupe", en effet, ne lui aurait pas déplu, à elle. Ce garçon était décidément bien trop attaché à ses principes...
Et elle, au regard de l'éducation qu'elle avait reçue, s'en éloignait de plus en plus.

Quand l'inconnue décida finalement de se mettre en mouvement, elle se prépara à parer à son tour, tout en sachant qu'elle n'avait pas grande chance de la stopper bien longtemps. Peu lui importait, au fond. Elle voulait simplement continuer l'affrontement le plus longtemps possible, perdu d'avance ou non.

Les premières attaques fusèrent si vite qu'elle n'eut pas le temps de répliquer.

La fille esquiva gracieusement le poing qu'elle avait envoyé dans son visage, pour glisser sa main le long de son bras et lui attraper la gorge. Elle évita ensuite le coup de genou qu'avait tenté de lui envoyer Aivy dans le but de la faire lâcher, passant derrière elle. L'apprenti pesta mentalement. Elle n'aimait pas ça du tout, et devait la faire lâcher. Dans une dernière tentative, elle bascula vivement sa tête en arrière avec l'objectif de frapper celle de son ennemie du moment et l'inviter à lâcher l'affaire. Peine perdue, cette dernière avait déjà posé sa propre tête contre l'épaule de la jeune femme en prévision du coup. Alors elle se mit à parler, et sa voix était plus glaciale que le vent du nord :


- Tu commences à me lasser, désolée petite souris. Pas assez rapide.

Le temps pour l'apprentie de se retourner, elle avait déjà levé le camp.
Son rire emprunt de folie résonnait encore dans l'air.

La jeune femme rangea son arme dans sa botte gauche, et constata, dépitée, le désastre qu'avait provoqué leur affrontement. Une table retournée dans un coin, deux chaises brisées à terre, des morceaux de verre et d'assiette partout sur le sol, une demi-douzaine d'hommes à moitié sonnés près du bar. Sans compter la bière qui trônait sur le parquet, et Mia qui jurait par tous les dieux qu'elle ne tolérerait plus jamais ce genre de comportements, que "Les emmerdeurs, c'est dehors !".


- Toi, là !, cria-t-elle en direction d'Aivy, oubliant ses précédentes formes de politesse sous la colère. Tu as intérêt à tout me remettre en ordre ! Sinon, c'est DEHORS !

La jeune femme dut se confondre en excuses et promettre de tout nettoyer pour garder le droit de rester. Elle fit ceci rapidement, ayant une autre idée en tête. Quand elle s'approcha de la porte, elle fut stoppée net par la tenancière rouge de colère, qui ne savait plus où donner de la tête.

- Je reviens, c'est promis, j'ai seulement une affaire à régler !, lança-t-elle en guise de réponse avant de s'élancer dans les rues de la ville.

Elle ne comptait certainement pas laisser filer cette chieuse aussi facilement. Elle aussi, devait se racheter auprès de l'établissement. Même si Aivy doutait profondément qu'elle fasse le moindre effort, elle avait quelque chose qui lui trottait en tête : elle ne lui avait même pas donné son nom ! Chose anodine pour la plupart des personnes, mais pas pour elle. Le nom était une chose essentielle, qui offrait parfois une réponse à ce qu'était l'individu. Et puis la curiosité, encore et toujours. Elle n'avait pas envie de rester là-dessus, de terminer la journée ainsi.

Elle prit donc la fille aux cheveux de jais en chasse, et ne mit pas bien longtemps à la retrouver, postée à une petite de là près d'un cheval qui lui appartenait sans doute. Elle s'arrêta à quelques mètres, histoire de garder un peu de distance au cas où, et lança dans un sourire :


- Eh, la chieuse, depuis quand on se tire comme ça après avoir laissé un bazar pareil ? Tu as une idée du temps qu'il va falloir pour tout remettre en ordre ?

Elle croisa ensuite les bras, une lueur amusée dans le regard.

Cette fille l'intriguait. Comment pouvait-on agir de la sorte ?
Comment pouvait-elle, Aivy, aimer se battre contre une chieuse pareille ? Qui était-elle ?
Qui étaient-elles ?


- Donne-moi au moins ton nom, histoire que je me casse la prochaine fois que je l'entendrais.

La question fusa alors, comme un miroir de celle qu'elle se posait à elle-même.

- Qui es-tu ?

And I’ve got nothing to say
I can’t believe I didn’t fall right down on my face
[I was confused]
Looking everywhere only to find
That it’s not the way I had imagined it all in my mind
[So what am I ?]

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Dim 01 Mai 2016, 20:26

[ Un peu court mais bon Razz ]



Encore la souris ?
Sérieusement, pourquoi elle la suivait ? Et elle se prenait pour qui à lui demander son prénom ? Comme si l’Envoleuse avait envie de le dire. Pas question. Franchement, plus on lui demandait son identité et moins elle avait envie de la donner, alors qu’elle aille se faire voir.

-  Depuis quand ? Depuis toujours. Et j’en ai strictement rien à foutre du temps pour tout ranger, sérieux quoi. Kaünis avait craché sa réponse tout en continuant de brosser sa jument. Un dernier coup de bouchon, et Voyage tourna sa tête vers elle. La jeune femme repoussa sa tête doucement mais fermement, avant d’attraper la selle pour la jeter délicatement dans un mouvement de hanches par dessus le dos de sa monture qui se redressa pour encaisser l’énergie.

Mais la fille l’exaspérait, et quand elle lui demanda “qui es-tu” en mode grand sage, Kaünis poussa un long soupir désabusé avant de faire volte-face à une vitesse ahurissante pour se retrouver face à la fille aux cheveux roux. Elle chercha un instant dans les poches de sa ceinture, avant d’en sortir un bout de papier complètement froissé qu’elle lança avec précision vers le front de la fille.

C’était l’avis de recherche sur elle. Oh, il n’y avait pas son nom, dessus, juste un dessin un peu grossier, ses vêtements – ceux de sous son pull – et comme quoi on la cherchait vive pour… Celle-là, c’en était une qu’elle avait trouvé dans les rues d’Al-Jeit, et elle annonçait 20 000 pièces d’or. Comme quoi son prix ne cessait de monter. Heureusement qu’elle avait pu sortir des geôles de l’Empereur, sérieusement. Elle voulait des réponses, mais c’était quand même un peu flippant qu’on la veuille vivante pour autant d’or.
Surement pour la torturer, au final, en plus… Non ?
Elle haussa les épaules toute seule, se retournant vers sa jument qu’elle sangla efficacement, avant de lui passer son bridon.

Ajustant les sacoches de voyage à la selle, la jeune femme rééquilibra les vivres sans plus accorder d’attention à la fille qui était là.
Elle finit cependant par se retourner quand tout son fratras fut prêt.

- Bon, tu te pousses ou je te pousse ? grogna-t-elle. Moi j’m’en fous de qui tu es. Allez, bouge ! l’agressa-t-elle plus vivement alors que Voyage faisait un petit pas derrière elle, dans l’intention de la suivre.
La jument avait l’habitude des sautes d’humeur et de l’agressivité constante de sa cavalière. Elle avait surtout rapidement appris que ce n’était jamais contre elle qu’elle s’énervait vraiment, alors elle ne la craignait pas vraiment. Elle se méfiait toujours un peu, mais elle avait appris à être courageuse aussi.

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Lun 23 Mai 2016, 18:41

[Court aussi et avec du retard, donc bon Razz]

Froideur.

Rien d'étonnant au vu de la personne, maintenant qu'elle en connaissait un peu la surface. Ce qu'il y avait en-dessous, en revanche, resterait secret pour le moment. Aivy comptait bien découvrir qui était cette mystérieuse chieuse qui, malgré son apparent sadisme et sa fantastique capacité à s'énerver pour un rien, commençait à lui plaire.
Elle n'avait jamais aimé les gens emprunts de banalité.

Hargne ?

La jeune femme soupira. Pourquoi crachait-elle cette fois-ci ? Elle n'avait fait que lui demander son nom, ne l'avait pas attaquée ni injuriée.
Quoi qu'au vu du personnage, elle aurait peut-être plus apprécié. Ou peut-être se serait-elle simplement lassée plus vite encore. La patience n'était visiblement pas son fort, mais l'apprentie la classifia rapidement comme non dangereuse pour sa propre vie. Elle ne lui ferait visiblement pas de mal, du moins si son caractère n'était pas lunatique. Aivy n'aurait pas su dire si c'était parce qu'elle ne l'intéressait pas ou simplement par exaspération.

Curiosité.

Elle attrapa au vol le morceau de papier que la chieuse lançait vers elle en levant la main droite d'un geste souple, et le déplia minutieusement. Sur la feuille délavée, abîmée et déchirée par endroits se trouvait un dessin grossier mais suffisamment ressemblant pour qu'elle reconnaisse la tête de la fille. Aucun nom au-dessus, mais une inscription en lettres capitales : "Recherchée Vive - 20 000 pièces d'or".
Ben merde alors. Pour toute réponse à une énième agression verbale la sommant de dégager le passage, la jeune femme émit un petit sifflement admiratif, un sourire au coin des lèvres. Elle n'en démordrait pas.

- Alors comme ça on est recherchée ? Je sais pas ce que tu as fait, mais je n'aimerai pas être à ta place. Ça ne me dit toujours pas ton nom, d'ailleurs.

La chieuse ouvra les lèvres pour répondre, sans doute de manière acérée. Aucun son ne sortit de sa bouche.

D'un rapide pas sur le côté, elle esquiva avec souplesse une flèche à la pointe acérée qui vint se planter juste aux pieds d'Aivy entre deux pavés de route.

Cette dernière releva brusquement la tête, prise de panique, et constata avec effroi qu'une silhouette se tenait quelques mètres plus haut, perchée sur le toit d'en face, un arc bandé à la main. Son corps se découpait difficilement dans l'obscurité ; elle semblait porter une sorte de longue cape noire et sa tête était couverte d'une capuche de sorte qu'il était impossible de déterminer s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Par réflexe, l'apprentie augmenta son champ de vision en glissant rapidement son regard sur les toits voisins. Ses yeux rencontrèrent deux autres silhouettes, elles aussi anonymes.


- Bouge !

Elle avait crié instinctivement, guidée par son instinct, et évita de justesse une seconde flèche qu'elle avait vu partir en effectuant une roulade sur le côté. Le cheval de l'inconnu renâcla, lâchant un hennissement de panique. Par la Dame, que leur voulaient ces types ?! La pensée qu'ils étaient peut-être envoyés par la tenancière pour se venger traversa Aivy un instant, mais s'évanouit aussi vite qu'elle était arrivée. Mia n'était pas rancunière, et cela ne semblait pas être son genre de se venger de la sorte. Étaient-ils là pour l'autre chieuse, dans ce cas ? Faisaient-ils parti des personnes qui la recherchaient ?

Les pensées se confrontèrent les unes aux autres dans la tête de la jeune femme, et une seule en émergea soudainement alors qu'une goutte de sueur descendait le long de sa tempe : il fallait se tirer, et vite.

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Lun 23 Mai 2016, 19:38

Kaünis ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel quand la rousse demanda si elle était recherchée… Non non, elle s’amusait juste à faire de fausses affiches pour voir comment ça faisait ! Sérieusement, quoi. Et puis, elle avait pas envie de lui donner son prénom, merde quoi, l’autre elle exigeait ça comme un truc normal, alors qu’elle n’avait même pas dit le sien – ceci dit, l’Envoleuse en avait de toutes façons rien à cirer de son prénom, hein. Et même si elle l’avait donné, ça ne l’aurait pas incitée à  le faire non plus.

Mais alors qu’elle allait répliquer vertement, elle capta le léger sifflement de la flèche qui se planta dans les pieds de la fille. Poussant un soupir, Kaünis lâcha les rênes de Voyage qui recula précipitamment dans un box ouvert alors que sa cavalière bondissait sur le côté.
Elle grogna quand la fille lui lança de bouger. Sérieusement ? Franchement, elle avait repéré le trait qui filé avant elle alors, qu’elle se taise, franchement !

Kaünis jeta un coup d’œil vers l’extérieur pour voir la silhouette sur un toit, un peu plus loin. Pas facile à distinguer, mais elle était bien là, accompagnée de deux autres un peu détachées d’elle. Bon.
L’Envoleuse modula un sifflement et Voyage releva la tête pour se coller contre le bord du box. La jeune femme attrapa son arc et quelques flèches, attachés sur sa selle, et encocha une première. Les genoux souples, en appuis sur ses hanches, elle jeta un coup d’œil vers l’extérieur alors que l’autre fille ne bougeait pas. Oh, elle pouvait bien se tirer, sérieusement. Là, elle n’était pas d’une très grande utilité de toute façon.

Elle n’avait aucun doute sur le fait que c’étaient potentiellement des gens qui la cherchaient pour la mise, hein.
Repérant une première silhouette, elle banda efficacement son arc et laissa sa flèche trouver sa place dans la gorge d’un premier tireur….
Ce qui engendra une sorte de panique sur le toit, poussant les deux autres tireurs vivants à se glisser au bas des toits pour se précipiter vers elle. Elles. Bref.

Sortant de derrière l’angle du mur, Kaünis balaya les environs du regard alors que le premier des deux attaquants passait un angle de rue et relâcha son trait qui se planta pile entre ses deux yeux. Désarmant immédiatement son bras, alors que le dernier bandait le sien pour lancer quelque chose – une étoile de jet, qui brilla sous le clair de lune un instant  et qu’elle évita en se baissant vivement – elle se précipita sur lui pour lui donner un coup d’arc circulaire dans la tempe, ce qui l’envoya valser contre un mur que sa tête percuta. Il s’écroula sur place, et Kaünis poussa un long soupir.

- Voyage ?

La jument renâcla un instant, avant de la rejoindre en tendant le bout de son nez. Kaünis lui dispensa une rapide caresse sur le chanfrein, avant de ranger son arc et les flèches qui lui restaient.
Elle se tourna alors vers la fille qui était restée plantée là.

- Et après, tu dis de bouger ?
Mais elle savait aussi que si trois personnes l’avaient repérée, c’était que d’autres pouvaient le faire aussi. Elle pouvait bien se barrer, même si elle aurait bien dormi un peu, quand même.

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Jeu 02 Juin 2016, 20:24

Le temps suspendit son vol l'espace d'une seconde, et une lueur de panique traversa fugacement le regard d'Aivy alors que la chieuse aux cheveux de jais grognait une fois de plus. L'avait-elle énervée pour de bon, cette fois ?
Peu importait.

Elles étaient toutes les deux en très mauvaise posture, et l'apprentie sentait comme une évidence qu'elle n'y était pour rien. L'avis de recherche qu'elle avait attrapé quelques secondes plus tôt lui avait donné un énorme indice : la coupable se trouvait à deux pas d'elle. La question du pourquoi de sa recherche n'avait évidemment pas trouvé de réponse, et avait provoqué pour toute réaction un énième crachat exaspéré. Bon sang, cette fille ne savait-elle que s'énerver, emmerder son monde, et s'énerver à nouveau ?

Un éclair de lucidité frappa son cœur alors qu'un nouveau tir partait vers elles.
Pas le temps de penser, il fallait agir.

L'inconnue ne lui en laissa pas le temps.

Bondissant dans la nuit, éclair furtif aux prunelles sombres, elle glissa vers le cheval qui était parti se cacher dans un box non loin, mû par un instinct de survie certain. L'arc et les flèches furent attrapés au vol et, bientôt, la menace n'exista plus, balayée par un torrent de colère et de précision.

Impressionnée, Aivy ne put s'empêcher de laisser partir un petit sifflement d'admiration. Une flèche, un mort. Mais les deux autres avaient disparu, sans doute paniqués par l'attaque trop redoutable pour être contrée. Prise entre la volonté d'intervenir et l'espoir qu'ils fussent définitivement partis hors du pâté de maison, la jeune femme resta sur ses gardes, prête à bouger si quelque chose de nouveau se passait.

Une fois de plus, elle n'eut rien le temps de faire. En moins de temps qu'il ne fallait pour dire "Raï", l'autre avait abattu les deux autres assaillants apparus au coin de la rue, le premier d'une nouvelle flèche et le second d'un coup d'arc si bien placé qu'il propulsa sa victime contre le mur de derrière.

Voyant cela, l'apprentie eut soudainement l'impression que ses neurones se reconnectaient, et baissa instinctivement le regard sur ses mains, celles qui n'avaient pu agir. La stupeur l'envahit quand elle s'aperçut qu'elles étaient si crispées qu'elles auraient pu exploser. Décollant immédiatement ses doigts de leur paume, elle releva le regard vers l'inconnue, une myriade de questions en tête, et la réponse se présenta rapidement à elle comme une évidence : elle avait eu peur. Plus encore, elle avait craint pour sa vie.

Révolte.

Le coup de poing partit comme l'une des flèches d'il y avait quelques minutes, et alla se ficher droit dans le mur à sa gauche, seule échappatoire à la colère qui l'envahissait. Son visage resta stoïque, mais son cœur bouillonnait. Comment avait-elle pu avoir peur ?! Comment pouvait-elle ne pas se blâmer elle-même après ce qui venait de se passer ? Son impuissance face à cette fille et son incapacité à bouger en cas de danger eurent le goût amer d'une triste réalité. Elle avait eu entièrement raison, ce jour où elle s'était accusée de la plus grande des faiblesses devant son père. Elle n'était encore qu'une novice, ni combattante, ni Marchombre.

Pourtant, même vainement, elle avait aimé se battre. Plus qu'aimé, elle avait même adoré. Retrouvé l'impression d'exister, l'espace d'un instant. Loin des fantômes et des cauchemars, loin des meurtres et des remontrances interminables qui passaient en boucle dans sa tête. Loin de la culpabilité créée et voulue par sa famille.

Peut-être était-ce simplement un début de réponse.

Ignorant les ecchymoses qui venaient de se dessiner sur ses phalanges, Aivy descendit son bras, et se contenta de sourire.
Faire comme si ce débat intérieur n'avait jamais eu lieu, comme elle faisait à chaque fois, et garder la recherche et la Réponse pour plus tard.


- Que je sache, je dis encore ce que je veux, lança-t-elle d'un ton qui n'avait rien d'agressif.

Elle fit une pause de quelques secondes, cherchant quoi ajouter. Ne trouva rien, et décida de lever le camp.

- Sur ce, bonne chance pour la suite, continua-t-elle en une référence directe à l'avis de recherche. Au fait, que tu en aies quelque chose à carrer ou non, moi c'est Aivy !

Sur ces mots, elle se retourna sans se départir de son sourire. Il était temps de rentrer seule à l'auberge, puisque l'autre chieuse ne comptait pas bouger le petit doigt pour réparer les dégâts dont elles étaient plus ou moins à l'origine.

Elle avait du pain sur la planche.




[All the writers keep writing what they write,
Somewhere another pretty vein just dies.
I've got the scars from tomorrow and I wish you could see,
That you’re the antidote to everything except for me.]



[Eeeeeet je pense que ce sera bon pour moi ! Une rencontre explosive dis donc, Aivy est pas prête d'oublier Kaü Razz]

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MessageSujet: Re: [Libre] L'appel de la Montagne   Ven 03 Juin 2016, 02:30

[ Court pour terminer, pardon ! Very Happy Mais je me suis bien amusée moi aussi xD
Peut-être à une autre fois en RP alors Razz ]



La réponse de la fille fit doucement ricanner Kaünis, qui se contenta de hausser les épaules. Heureusement qu’elle disait ce qu’elle voulait ! Mais elle aussi, du coup, elle avait le droit de se moquer. Voilà.
Se passant une main dans les cheveux, l’Envoleuse poussa un petit soupir. Elle avait envie de retourner à Al-Jeit pour toquer à la porte de l’Empereur, mais son instinct la poussait à s’en éloigner pour l’instant. Encore un peu, pas longtemps, mais… Elle décidait d’écouter cette voix, là-haut, dans son crâne. C’était même pas une voix en fait, juste un sentiment bizarre qui la prenait aux tripes.

- Sur ce, bonne chance pour la suite !
Kaünis tourna la tête vers la fille pour vérifier qu’elle ne se moquait pas trop. De la chance ? Non, elle n’en avait jamais vrai eu, si ? Elle s’en fichait, et surtout elle ne voulait pas compter dessus car ça pouvait toujours tout faire foirer au dernier moment. Ou au mauvais moment. Surtout au mauvais moment.
- Au fait, que tu en aies quelque chose à carrer ou non, moi c'est Aivy ! Cela fit hausser un sourcils à Kaünis, qui se contenta d’un petit signe du menton. Elle se barrait donc ? Elle avait la tête de ceux qui ont quelque chose à régler avec eux-mêmes, et puis elle avait eu une expression qui n’avait pas échappé à l’Envoleuse.

Enfin, c’était son soucis hein.
Elle se tapait de sa vie comme de sa première culotte.

Observant Aivy rentrer dans l’établissement où la bagarre avait éclaté, Kaünis eut un petit sourire torve.
Mais bon, elle devait partir, parce que d’autres allaient lui coller aux basques sinon. Enfin, c’était déjà sans doute le cas, mais elle pouvait prendre un peu d’avance pour éviter de tomber dans un piège comme une bleue.

Montant sur Voyage, elle mit sa jument au trot en se demandant dans quelle direction elle voulait partir. Sa monture choisit à sa place en secouant la tête et en prenant directement la route du village qui partait directement vers le Nord.
Bon, ben ça serait le Nord.
Jusqu’à où ?

Aucune idée.
Fermant les yeux, elle apprécia la carresse du vent sur son visage et dans ses cheveux, un sourire sur les lèvres.
En fait, avec une bagarre et une petite montée d’adrénaline, elle se sentait bien.
Vraiment bien !

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
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