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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Sam 16 Juil 2016, 21:14

Une Tsu-ki-a qui se balançait sur une branche, branche, branche, de pommier, quand tout à coup...

BA!

DA!

BOOM!

Droit sur le sol avec le fessier d'écureuil en premier! Et ouch alors! Ça fait mal, mais je suis habituée, alors je me frotte les fesses un moment en me relevant. J'ai tenté de retrouvé Syn et Aivy, mais si je ne savais pas où trouver le première, elle n'était pas chez Ciel quand j'y suis passé, j'avais raté la seconde de quelques minutes à peine à l'académie apparemment, elle était partie par ici, vers l'océan, mais personne ne savait exactement où ou pourquoi elle y allait... Et bien sûr j'ai oublier d'emprunter un cheval alors je dois me contenter de faire l'écureuil.

Et j'aimeuh ça.

Tout ce vert gazon, ce vert feuille, ce bleu ciel, ce bleu loutre-- Ce bleu loutre..?

Je m'arrête dans ma branche... Mais oui, j'ai trouver la loutre! Et ce petit feu follet adorable de créature marine a trouver la flamme rouge que je cherchais! Comme c'est bien ça..!

Bon par contre on dirais que je suis tombé sur le début d'un incendie... Parce qu'elles semblent être dans ce que je qualifierais de conversation passive agressive en mode ''On a pas envie de se parler, mais qu'on le veuille ou non on comprends la situation l'une de l'autre...''

Du coup j'en profite, c'est une chance improbable, elle sont distraites! Quel meilleur moment pour calculer mon coup, prendre mon élan et...


BANZABIDABIDAAAAIIII!!

Boom.

Ouch.

Encore... Parce que je me suis jeté sur elles et leurs merveilleux réflexes ont entrés en marche, elles ont toutes deux éviter l'écureuil volant que je suis et je me serais casser le nez dans la poussière si elles n'avaient pas aussi eu le réflexe de m’attraper d'une main chacune en me reconnaissant, bien que du coups nous sommes toutes trois par terre...

Et moi, avec mon habit d'arts martiaux modifié en mode Talia, je dois être tout un spectacle, un haut trop grand pour des seins trop petits et mon pantalon qui est coupé sur les hanches... Et sur mes cuisses qui, elle aussi, sont trop petites pour emplir l'ouverture dans ma position d'écrasement météorique qui doit leur donner un spectacle... ''Tentant''.

Position que je ne corrige pas immédiatement puisque je me frotte le crâne... Aïeuh... Puis je remarque deux filles extra aux joues toutes roses! Ah oui! La position de météorique écrasement dans laquelle spectacle tentant je leur donne! J'allais oublier!

Du coup je me relève en ajustant un peu mes vêtements question qu'elles puissent ravoir une circulation normale, pas que je sois gênée, elles m'ont vues faire bien pire!

Je les aides à se relever puis je leur flanques un bisou à toute les deux une après l'autre. Oui oui, sur la bouche! Avec la langue et tout! Bon, rapide la langue, mais elle est là!

J'ai quatre yeux surpris qui me fixent alors que moi j'étudie leur réaction... Bon, déjà y'en a pas une qui a fait ''YUCK JE VEUX PAS SA SALIVE!'' ou un truc du genre, donc ça commence bien.

Remontant mes deux mains au niveau de leur visage en faisant tourner mes poignets je pose précisément un index sur chacun de leur nez, ce qui semble arrêtez leurs pensées et possiblement leurs moulins à paroles avant qu'elles ne réagissent puis j'appuie un peu plus à chaque mot qui sort de ma bouche, ponctuant mes phrases d'un boing chacune.


Vous êtes merveilleuses, je vous cherches et vous vous trouvez! Hors donc, les choses sérieuses...

Je fou une baffe à Syndrell, baffe qui me fait sauter le coeur parce que j'ai pas envie de lui faire mal mais il faut qu'elle comprenne... Elle semble se résigner à la punition pendant que je replace mon doigt sur son nez.

Tu as été une très vilaine loutre qui a menti un gros vilain mensonge. Je mentirais pas, je me suis jeté du haut d'un toit depuis la dernière fois qu'on s'est vues et si ce n'était pas d'un type qui m'a rattraper pour m'empoisonner après coup, je serais morte splat dans une rue en ce moment.

C'est pas bien, de mentir... Et toi!


Je me retourne vers Aivy en lui appuyant sur le nez un bon coup, pas pour faire mal mais assez pour qu'elle comprenne que j'ai un truc à lui dire, à elle aussi.

J'ai appris que tu avais été une vilaine peluche rouge et que tu avais été toute déprimée! Apprends que tu es beaucoup trop belle pour ça, surtout quand tu souris! Interdiction de déprimé! HEP! QU'EST CE QUE JE VIENS DE DIRE!? SOURIT! TOUT DE SUITE! SINON JE TE CHATOUILLE! HOPHOPHOP SOLDATE! UNE DEUX UNE DEUX!

C'est ça! Ce sourire là, repos, soldate!

Maintenant pour les affaires du coeur...


Je laisse leurs nez un instant, prend une grand inspiration et, alors qu'elles semblent sur le point de l'ouvrir, je fait un câlin à trois avec ces deux jolies jeunes dames devenues planches de bois tellement elles raidissent, puis je les lâches pour reculer d'un pas et leur expliquer que toutes ces histoires, ça ne passe pas!

Je suis folle!

Non, vraiment! Tarée! Folle dingue! Complètement retournée du cerveau! Vous avez pas idées! Enfin si, Syndrell aura une bonne idée du point auquel je suis folle quand je mentionnerais que celui qui m'a empoisonner était envoleur je crois, mais c'est pas ça l'important!


Le mot ''envoleur'' semble déclencher une profonde surprise chez la bleue, il avait raison, monsieur clair de lune, ça provoque des réactions marrantes!

L'important c'est que je suis dingo comme... Comme une patate dingo! Décalée, frappé du mental! Et je le sais, vous le savez, et on aimes toutes ça! Bon, maintenant que c'est réglé, comme détail, y'a une annonce importante...

Je vous aimes! Voilà! Toute les deux! Syn, tu es ma lune et mes étoiles, ma nuit! Vyvy, tu es mon soleil et ma chaleur, mon jour!

Sans les deux, mon monde arrête de tourné, voilà! Et moi je suis trop tarée pour m'occuper des conventions et dire que je vais me contenter d'une seule, voilà! Et puis si jamais l'une d'entre vous me dis qu'elle a trouvé l'homme ou la femme de sa vie et que le mariage est dans deux jours, et bien hourra pour vous mais je veux le poste de concubine, et toc!

Yippy kaï yay et sbam! Vous n'avez qu'à comprendre une chose, je vous aimes toutes les deux et je vous donnerais tout mon être que vous en faites autant ou pas!


Une épaule fragile et solide à la fois,
Ce que j'imagine et ce que je crois...

Je te donne toutes mes différences,
Tous ces défauts qui sont autant de chance.
On n'sera jamais des standards , des gens bien comme il faut...

Je te donne ce que j'ai ce que je vaux.

Des questions? Peurs? Témoignages de gratitudes? Demandes de danse? Offres crapuleuses? C'est le moment, je me tais et j'écoute...

J'écoute et je pense, parce que si une des deux proteste, je sais pas ce que je vais faire, je me suis toujours dis qu'elles seraient d'accords mais... Y'a aucune garanties qu'elles ne disent pas ''NOPE!''...

Surtout que je sors comme ça de nulle part et je leur déballe ça sans prendre de réponse, ça fait un peu autoritaire, quand même, mais bon, si l'une m'avait arrêter, je crois pas que j'aurais trouver le courage de finir de tout dire plus tard... Pas ma faute si je suis amoureuse de deux filles superbe, si..?


Il fait roi l'esclave,
Et peut damner les saints,
L'honnête ou le sage...

Et l'on n'y peut rien.

Si..? Bon bah d'accord, c'est ma faute, j'avais qu'à me caser, m'empêcher d'être comme je suis, mais ce serait me trahir moi même alors au diable tout ça, je suis qui je suis, elles sont qui elles sont, je les aimes toutes deux...

Et je n'y peut rien.


Il nous laisse vide,
Et plus mort que vivant,
C'est lui qui décide,
On ne fait que semblant.

Lui, choisit ses tours,
Et ses va et ses vient.

Ainsi fait l'amour,
Et l'on n'y peut rien.

__________________________________________



HRP:
 
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Sam 16 Juil 2016, 22:03

Les bras tendus au point de sentir ses os gémir, Syndrell fixe le sang qui mouille le sable à ses pieds. Tout est rouge ici, comme si le trou ne connaissait que cette couleur…

Elle cligne des yeux et pense au rouge qui brille dans ceux de Narek. Aux gouttes vermeilles qui défient la nuit de ses prunelles sombres. Que fait-il ? Joue-t-il d’un instrument ou d’une arme ? Danse-t-il au son d’une mélodie joyeuse ou au rythme d’un maître le guidant plus en avant sur la Voie ?

La gorge sèche, la marchombre déglutit lentement, elle a soif. Terriblement soif. Mais il ne faut pas penser au goût de l’eau maintenant. Alors elle laisse son esprit s’évader encore un peu, s’éloigner de ce présent sordide, quitter les corps sans vie qui gisent sous ses yeux pour s’envoler vers des souvenirs plus légers.

Le chant du vent dans ses cheveux, la caresse du soleil sur sa peau,
* ton rire, Tsukia*, cette soirée mémorable dans une taverne paumée d’Al-Chen…

Un sanglot réprimé, une larme accrochée aux cils – captive. Mieux vaut se rappeler de son amie pétillante de vie et d’énergie plutôt que du dernier regard échangé, lourd de douleur et d’incompréhension ; mieux vaut ne pas imaginer Tsukia ici, à sa place, écartelée par de lourdes chaînes, affamée, assoiffée, battue jour après jour, nuit après nuit dans le ventre du désert des Murmures…

La porte qui grince sur ses gonds la fait sursauter malgré elle. Ce bruit la hantera pour toujours, elle le sait, tout comme elle ne pourra plus supporter la morsure du fer sur la chair tendre de ses poignets, ni celle du cuir dans la peau de son dos. La nuit est devenue synonyme de terreur, mais rien ne peut qualifier l’émotion vive et puissante qui la saisit à la vue des torches.

Ils sont là. Juko et les autres, avec leurs outils de torture, prêt à lui arracher encore un peu de son âme, et elle se débat dans ses fers, et les chaînes crient, hurlent dans la geôle, pauvre petit papillon bleu emprisonné pour l’éternité dans un tombeau de sable et de vent…



*



Allongé sur le dos, Sacha écouta la respiration de la fille devenir plus rapide, plus saccadée. Il n’intervint pas. Il savait que c’était nécessaire, un passage obligé, essentiel vers la guérison – mais lent. Terriblement lent… Et douloureux. Depuis deux semaines, il veillait sur elle comme il le pouvait, sans savoir parfois comment combler la détresse qu’il pouvait lire dans l’or de ses yeux.

Il l’avait reconnue : c’était la marchombre que l’on disait avoir été assassinée, le maître de certains de ses amis, une femme qui respirait la joie de vivre et donnait envie, tout simplement, de connaître le secret d’un tel sourire…

Mais, de Syndrell Ellasian, il ne restait plus qu’une ombre. Un fantôme qui luttait chaque nuit pour affronter ses démons et qui, chaque matin, lui paraissait plus fatigué encore. Elle était maigre, décharnée même. Ses blessures cicatrisaient lentement. A l’intérieur, ça saignait, ça foutait le camp. Complètement.

Il se releva sur un coude quand elle se mit à appeler dans son sommeil. Toujours les même noms. Toujours les mêmes monstres… Il lui avait fallu un moment pour comprendre que cette femme revenait de l’enfer. Il avait vu la marque encore neuve sur sa peau, les zébrures dans son dos… il avait renoncé à son ascension pour lui venir en aide.

Mis le Rentaï entre parenthèses.

Il ne savait pas si la chose était possible, mais Syndrell lui prouvait qu’impossible n’était pas un terme familier des marchombres. Elle n’abandonnait pas. Son regard était vide, sa voix muselée par le traumatisme, il lui faudrait des années pour se remettre d’une telle épreuve… il savait que seulement quelques mois lui suffiraient.

Parce qu’elle marchait déjà. Elle se levait déjà. Chaque matin, son regard se posait à l’ouest, vers les montagnes. Sacha n’était pas idiot : il savait qu’elle allait partir. Demain ? Insensé. Impensable.
Incroyable.

Mais…


*



- … mais je suppose que je ne peux pas t’empêcher de partir, n’est-ce pas ?

Syndrell ne dit rien. Les mots n’avaient plus franchi la barrière de ses lèvres depuis seize jours, sauf la nuit, dans son sommeil. Ils tourbillonnaient pourtant dans son cœur et toute l’estime qu’elle avait pour ce garçon à peine plus âgé qu’elle, elle la déposa dans le creux de sa main. Main qu’elle posa sur son cœur.

*Merci.*

- D’accord. Prends soin de toi, alors, et rentre saine et sauve à l’Académie. Il y en a qui t’attendent, tu sais…

Sacha s’attarda encore un peu dans l’or de ses yeux. Il aurait voulu l’accompagner, veiller sur elle encore un peu… un Murmure l’appelait. Il se détourna et reprit sa route.
Elle s’en allait déjà vers les montagnes.




*



Un pas après l’autre, doucement. Forcer le corps à tenir la distance. Le laisser demander grâce et l’ignorer. Céder, dans la souffrance et la terreur que tout ne soit qu’un rêve éveillé. Et, chaque matin, recommencer.

Un pas après l’autre.




*




Immobile, elle fixait le sac et le ressac de l’eau sur le sable. Ne savait pas pourquoi mais ces petits grains désormais familier lui avaient manqué. Comme si une part d’elle était restée là-bas, dans le désert. Comme s’ils étaient ses plus grands alliés.

Dans son dos, les montagnes se déployaient et elle se tenait là, debout à la frontière entre deux mondes, ignorant quoi faire à présent : avancer ? Reculer ? Elle finit par s’asseoir dans le sable. L’eau montait sans parvenir à lécher le bout de ses bottes, usées et trop grandes pour elle.

Sacha lui avait donné une tunique pourpre dans laquelle elle nageait. Elle l’avait serrée à la taille à l’aide d’un foulard rouge. Pas trop fort. Juste assez pour que le vêtement ne lui donne pas un air trop cloche, tout en soulignant sa maigreur extrême. Le soleil réchauffait sa peau diaphane. Elle s’allongea doucement sur le dos et ferma les yeux pour les rouvrir aussitôt, effrayée à l’idée de s’endormir, de replonger dans les souvenirs du trou.

Le ciel était bleu. Il avait la couleur de la liberté.




*




Et puis soudain, le feu. Tout une chevelure qui enflamma son champ de vision et projeta de l’ombre sur son visage. Syndrell se redressa sans quitter Aivy des yeux.



*




Comment dire les choses lorsque l’on n’a plus de voix ?



*



Elle aurait aimé lui dire qu’elle était désolée.
Désolée d’être à l’origine de son chagrin d’amour.
Elle se contenta de la regarder.
Muette.




*




« BANZABIDABIDAAAAIIII ! »

Une créature échevelée et complètement ahurissante vint s’écraser dans leur sable, à leurs pieds.

Tsukia avait toujours su soigner ses entrées.




*




Le baiser crispa Syndrell, parce que la dernière fois, Cal lui avait offert la liberté du bout de ses lèvres.

La claque la fit chanceler.

Parce qu’elle n’était plus d’acier. Et le discours de Tsukia acheva de la glacer. Mensonge… Oui, c’était cela qui l’avait forcée à planter Tsukia ici. Cela encore qui l’avait menée à bercer les ezadrans d’illusions. Cela enfin qui l’empêcher de tenir sa promesse.

Elle recula.

Non. Elle n’était l’amoureuse de personne, parce que personne ne pouvait, ne devait tomber amoureux d’elle : c’était dangereux ! La mort frappait ceux et celles qui l’approchaient. Impossible de défier une telle malédiction et Syndrell ne pouvait s’y résoudre encore une fois. Alors elle regarda Tsukia, puis Aivy, puis Tsukia encore…

… et tourna les talons.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 20/10 au 03/11]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 17:48

[Eeeeeet c'est reparti ! xD Par contre, j'ai juste une question... D'où c'est un -16 ?! o.o]



Je suis venu pour te rejoindre
Toi, tu n'as pas voulu me voir
Pour ce marin sur son navire
Il sera vieux le port ce soir
Tant pis nos amours échouées,
Quelle ironie ce jour de septembre
L'amour est juste à accepter,
Pas à comprendre



***


Les yeux désormais secs, Aivy soutint son regard.
A l'intérieur de ses prunelles noires comme la nuit brillaient le calme et la compassion qu'elle n'aurait jamais pensé éprouver face à une telle situation.
Les mots glissèrent dans l'air comme une délivrance.



***


Vingt-quatre heures, déjà.

Le temps passait à une vitesse folle. L'apprentie avait à peine eu le temps de se remettre à manger. Ren et l'Académie étaient loin, désormais. Trop loin pour qu'elle soit à l'heure à son prochain rendez-vous avec Libertée.

Il avait fallu du temps, mais au moment où Aivy s'était rendue compte que son cœur n'avait pas encore cessé de battre, elle avait décidé de s'en aller. Son apprentissage devrait attendre. Elle doutait de pouvoir mettre la Voie entre parenthèses plus d'une journée, cependant l'irrépressible élan qui l'attirait vers le sud sonnait bien plus libérateur que n'importe quel exercice imposé par son maître. Peut-être se trompait-elle. Sans doute aurait-elle mieux fait de ne pas bouger.

Ou sans doute pas. Elle l'ignorait. Toute volonté éteinte mise à part celle de survivre au tsunami psychologique qu'avait été Tsukia, la jeune femme s'en était allée vers le sud.

Jusque-là, à quelques pas des océans.
Jusqu'au lieu de leur première aventure.



***


La nuit s'agite
On est pas quitte
L'horreur des injures, je te jure
On aurait du passer tout ça,
Recoudre un peu nos déchirures
Mais la mémoire, non, n'est pas neuve
Et ma violence n'est pas nouvelle
Ces écorchures au fond de moi,
Ont goût d'enterrement parfois



***


L'océan n'est plus très loin. Le soleil frappe, le vent s'est tu. Là-bas, un peu plus loin, il y a le Désert.
Une pensée insensée traverse fugacement son esprit. Non, elle n'aurait rien à y faire.
Quoi que.
Pourquoi pas ?

De toute façon, rien ne pourra venir l'arrêter.
De toute façon...



***


- Syn... Drell ?

La vérité éclate, amère boule de tension prisonnière dans son cœur qui se remet à crier sous la douleur lancinante.

C'est bien elle, étalée au milieu de la plage, ses cheveux étonnement bleus posés en bataille contre le sable. Le corps flottant au milieu d'une tunique sombre beaucoup trop grande pour elle malgré un effort apparent pour la faire paraître convenable, les traits creusés, elle est méconnaissable. Au moment où ses yeux d'or s'ouvrent pour faire face au monde, Aivy manque de fondre en larmes.

Tsukia ne lui en laisse pas le temps.



***


Le soleil s'incline en silence
Il me dit que tu manqueras
Je sais qu'à l'autre bout du monde
Il doit s'incliner devant toi


***


Un baiser, puis une claque. L'espace d'un instant, Aivy fut heureuse de ne pas avoir été à la place de Syndrell.
L'instant suivant, elle la plaignait. Il était évident qu'elle n'était pas en état de subir ce genre de choses. Dans quel jeu absurde le hasard s'était-il encore perdu pour les réunir à nouveau ? L'apprentie voulut s'interposer, stopper le flot de paroles incessant de sa compagne de cours, dire à l'une de se calmer, à l'autre que rien n'était grave...

Elle se contenta de buter sur trois mots.
Trois petits mots qui avaient en eux tant de force. Trop de force.
Trois mots puissants qui, pourtant, ne comblaient toujours pas ses attentes.

"Je vous aime", assurait Tsukia entre deux bêtises. Toutes les deux, hein...? La jeune femme eut un sourire amer. Evidemment, tout ne pouvait pas être aussi simple. Son attitude et ses paroles débordaient d'énergie comme au premier jour, comme si rien ne s'était passé. Seuls ses vêtements avaient changé, et semblaient même trop amples, trop grands. Aivy, elle, ne s'était encombrée que de peu de tissus au vu de la chaleur grandissante qui envahissait le Sud de l'Empire depuis quelques temps. Une fois de plus, la manière d'agir de la pratiquante du Zui Quan dépassait toute logique.

Elle écouta le discours de son amie de but-en-blanc, prise entre le soulagement de la revoir et le doute. Tsukia était Tsukia et ne pouvait être quelqu'un d'autre, alors son discours était peut-être vide de tout sens profond. Les sentiments qu'elle éprouvait pour les deux femmes étaient sans aucun doute réels, mais la manière qu'elle avait de présenter les choses... Non, cela faisait beaucoup trop mal.

Elle faisait beaucoup trop mal.

Aivy lui offrit pourtant le sourire qu'elle demandait, motivée par son énergie positive. Au fond d'elle, pourtant, son cœur ne souriait pas. Elle sentit même quelque chose se déchirer quand elle vit la Marchombre aux cheveux bleus tourner les talons sans un mot. Un sentiment d'urgence puissant la pris alors aux tripes, et elle la rattrapa avant qu'elle n'ait pu faire un pas, pour attraper son poignet dans un mélange de douceur et de fermeté.

Après une seconde qui sembla une éternité, Syndrell se retourna, et ses pupilles dorées croisèrent celle de l'apprentie.

Les yeux désormais secs, Aivy soutint son regard.
A l'intérieur de ses prunelles noires comme la nuit brillaient le calme et la compassion qu'elle n'aurait jamais pensé éprouver face à une telle situation.
Les mots glissèrent dans l'air comme une délivrance.

Les mots glissèrent dans l'air comme une évidence.


- Je ne t'en veux pas.

Elle chercha quoi ajouter l'espace d'un instant, prise dans le tourbillon de la détresse de la Marchombre, dans un mur de souffrance qui avait d'une manière ou d'une autre fait écho à la sienne. Puis, elle reprit d'une voix plus douce, portée par l'émotion :

- Je n'en veux à personne. Ni à toi, ni à Tsu - elle glissa un rapide coup d'oeil vers la concernée avant de focaliser à nouveau son attention sur la femme aux cheveux bleus.

*Je suis brisée, mais je tiens encore debout, moi.*

- Alors s'il te plaît, ne t'en va pas... Ce n'est pas à toi de le faire.

Parce que j'ai peut-être interrompu votre histoire, n'osa-t-elle pas ajouter.
Parce que c'était peut-être elle qui avait trop pris les choses à cœur.
Parce qu'elle n'avait aucun droit ni sur l'une, ni sur l'autre.

Alors pourquoi, maintenant qu'elle les avait toutes les deux en face, les marques sur ses avant-bras prenaient-elles un sens ?
Pourquoi, à présent qu'elle pouvait enfin régler la situation, son cœur semblait-il sur le point de s'arrêter ?



***


Allez je saute, j'en peux plus
Et que les goélands m'emmènent
Où les poètes sont les dieux,
Où les adieux sont les je t'aime
Voir un peu les villes d'en haut
Comment ça brille un peu la Terre
Me dire que toi, là où tu es,
Tu es une de ces lumières

__________________________________________

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 18:26

Even if I say it'll be alright...
Still I see you want to keep thinking your lies...

Now and again I try...
To just stay alive.

Maybe we'll turn it all around cause...

It's not too late...

It's never too late.

Elle tourne les talons...

Elles tournent les talons.

Parce que oui, bon Aivy l'a arrêter, mais je vois son regard, j'entends le son de sa voix... Elle dit ''ne part pas'' et pense ''C'est à moi de le faire.''

Pas question.

Je refuse.

Il n'en est pas quest--

Non... Je dois me tromper ça ne peux pas...

Je reste sans voix, un air horrifier sur le visage, j'ai dus me tromper, le vent a fait bouger le vêtement dans un motif étrange et j'ai inventer, ça ne peut qu'être ça... Je m'approche presque à la course de Syndrell et use de ma main droite pour découvrir un peu son épaule... Sur la fin de son omoplate je peux voir une horrible brûlure, une marque éternelle, dégoûtante, le genre de marque, je le reconnais, mais je ne veux pas le croire. Elle n'est pas du bétail! Même marqué du bétail je trouve ça inhumain alors là..!

Les larmes coulent toutes seules des mes yeux alors que je la regarde puis regarde Aivy aussi... Elles sont maigres, les yeux à moitié dans le néant et les corps en vrac... Qui leur a fais ça? Non, qui lui a fais ça, à Syndrell, je sais pour Aivy et ça me frappe en plein coeur. Je suis... J'ai... C'est moi...


Ne... Ne partez pas... S'il vous plais...

Ma voix est déjà à moitié sanglotante et éteinte, je le sais, mais je peux rien y faire, je veux pas qu'elles me repoussent, je peux pas endurer ça, l'une d'elles a été... Je préfère ne pas l'imaginer, ne pas mettre de mots dessus, et l'autre, je l'ais lâchement abandonner...

Respiiiiiire.... Ouf... Aller, une deux, une deux et que j’essuie mes yeux, puis j'attrape Syndrell par les épaules, la retourne pour la fixer dans les yeux en lâchant un ''je m'occupe de toi après'' à Aivy... Parce que je vais prendre mes responsabilités, pour une fois. Je peux pas simplement brisé sur place, trop de travail par Gil pour ça. Faut que je règle tout, maintenant. Le hamster prend des vacances et Talia aussi un moment, il faut que je sois Tsukia Til'Werin, pour une fois dans ma vie, pas Tsukia on se fout des noms de familles. Frontalière.


Si tu ne veux pas parler écrit le dans mes paumes, ça ne m'importe pas... Mais Syndrell... Dit moi... Qui. T'as. Fait. Ça.

Ma voix est sans équivoque et si je n'avais pas arrêter les autres émotions un moment je partirais me cacher moi même, trop de rage contenue de peine et de misère dans cette voix, une chose que je ne pensais jamais entendre dans ma propre bouche... Une envie de vengeance sanglante, de s'assurer que cette pauvre petite créature, cette pauvre loutre marquée à jamais ne tomberas plus jamais dans ce genre de piège, dans ce genre de chose.

Je voudrais m'écrouler avec elles et pleurer des heures mais... Mais elle ne parle pas... Et je ne sais pas si c'est parce qu'elle ne veut pas ou parce qu'ils... Non, j'ai sentit sa langue en l'embrassant, ils n'ont pas été jusque là... Au moins...

Mais je ne peux pas pleurer avec ces deux là, surtout pas avec Aivy, je n'en ais pas le droit, c'est moi la responsable. Si elles ne répondent pas et s'en vont, je ne les arrêterais pas. Je demanderais un changement de cours pour épargner à Aivy de me revoir et c'est tout... Je continuerais... La mort dans l'âme et dans le corps, mais je continuerais. Ma vie, elle n'est plus qu'à moi, je ne peux plus m'en débarrasser, pas sans avoir demander à Clair-de-lune la permission de gâcher son travail d'abord...

Donc je finirais les cours, pour ce que ça vaudra... Ne serait-ce que pour servir d'exemple aux futurs marchombres. Être celle qu'on pointe du doigt pour dire ''Ne finit pas comme ça.'' mais je n'arrêterais pas...

Je n'en ais plus le droit...

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 19:15

Il suffit de peu de choses, parfois…
Un coup de vent, un battement de cil, un battement de cœur, et puis, soudain… Soudain, des doigts entourèrent son poignet trop fin, l’arrêtèrent, l’empêchèrent d’aller plus loin. Syndrell ne savait pas à qui appartenait cette main qui ne voulait pas la laisser partir. Elle voulait savoir, alors elle se retourna.


- Je ne t’en veux pas.

Aivy était si jolie dans cette lumière ! Le soleil enflammait sa chevelure et lui rappelait le ciel du désert. Il y avait deux vérités dans les puits sans fond de ses yeux. Elle ne lui en voulait vraiment pas… et elle était amoureuse de Tsukia. Au point de s’effacer pour elle !

Elles ne se connaissaient pas… Elles n’avaient échangé que quelques mots mais leur cœur appartenait à une seule et même personne, un petit bout de marchombre qui se tenait à quelques pas seulement et qui les regardait sans vraiment comprendre. Alors, quand Aivy fit mine de se dégager, ce fut au tour de Syndrell de garder sa main dans la sienne.

Pression légère pour un regard échangé.
Et une discussion silencieuse.


*Non Aivy, tu dois rester parce que, sans toi, Tsu sera…*

- Ne… ne partez pas… s’il vous plait…

Il y avait des larmes dans la voix de Tsukia, mais la jeune fille les retenait avec la force qui la caractérisait. Elle s’approcha de Syndrell et celle-ci eut un mouvement de recul, un réflexe qui ne s’effacerait qu’avec beaucoup de temps et de tendresse. Elle sentit la tunique glisser sur son épaule, voulut empêcher Tsukia de voir, trop tard…

… la réalité, dure et imprimée dans sa chair, se dévoila aux deux marchombres alors que le soleil, impuissant, disparaissait derrière un voile de nuages. Syndrell baissa les yeux pour ne pas croiser le regard de Tsukia. La honte lui étreignait le cœur. Une esclave… Oui, on lui avait volé sa liberté et il lui avait fallu se battre pour l’arracher à ses bourreaux. Mais à quel prix !

Tsukia exigeait des réponses. Elle voulait savoir. Pour la venger ? Syndrell redressa la tête. Non ! Il ne fallait plus mourir pour elle ! Plus jamais ! Elle ouvrit la bouche, tenta l’impossible, les mots se cabrèrent dans sa gorge et refusèrent de franchir la barrière de ses lèvres. Devant elle, Tsukia avait un air tellement blessé, et Aivy s’était éloignée. Il fallait faire quelque chose.

Alors Syndrell s’agenouilla. Elle attrapa une branche cassée dans sa main et, guidée par les battements de son cœur mêlé au chant des vagues, traça quelques lignes dans le sable mouillé. Les mots que ses cordes vocales ne parvenaient pas à délivrer. Les mots qui restaient encore prisonniers.

Une minute plus tard, elle se releva, chancela à cause d’un vertige qui l’assaillit parce qu’elle avait bougé un peu trop vite, repris son équilibre en attrapant la main de Tsukia et chercha celle d’Aivy. Voilà. Toutes les trois liées par une poignée de main et par autre chose, timide petite étincelle – non, poésie.

Poésie marchombre.



Fulgurance dans la nuit captive
Mélange d’alcool et de feu
Espoi
r


L’alcool… Syndrell resserra ses doigts sur ceux de Tsukia.
Le feu… elle regarda Aivy.
Et pour la première fois depuis des mois…

… elle sourit.




*


Syndrell s’assit. La tête lui tournait, elle avait besoin de calme et de repos… Elle ramena ses jambes contre sa poitrine et posa la tête sur ses genoux. Perdit son regard sur l’océan qui scintillait, immense et limpide. Elle ne savait pas quoi faire, à présent… pas quoi faire de plus. Elle ne pouvait pas écrire son aventure dans le sable, ni dans les paumes de Tsukia. Elle ne pouvait pas réparer le cœur d’Aivy.

Seulement espérer qu’elles apprennent à se dire les choses.
Elles avaient encore une voix.


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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 19:45

- Ne… ne partez pas… s’il vous plait…

Murmure lancinant.
Voix tremblante.

Tsukia les suppliait presque, écourtant la conversation silencieuse qu'entretenaient les deux femmes aux chevelures si opposées dans leur couleur et leur lumière.

Dans le regard de Syndrell, Aivy avait compris. Elle ne devait pas s'en aller. Elles ne devaient pas s'en aller. Chacune d'elles avait sa place auprès de Tsukia. Chacune d'elles avait sa place dans le monde et sur la Voie.

Il n'avait fait aucun doute pour l'apprentie que la femme aux cheveux peu communs et aux bottes-loutre était une Marchombre accomplie. Traîner près de l'académie comme si on y avait toujours été à sa place était un premier signe, mais ce qui frappait encore plus lorsque l'on regardait Syndrell-la-loutre pour la première fois était cette puissance tranquille, teintée d'un subtil mélange entre liberté et harmonie, qui se dégageait de sa personne.

Alors quand elle vit leur amie commune se précipiter vers elle, mue par une étrange intuition, et soulever le tissus qui camouflait son épaule, la jeune femme vacilla. L'explication de l'état de la Marchombre tenait en une marque gravée dans sa chair, juste au niveau de son omoplate. Le dessin était grossier, affreux, porteur d'une immense souffrance. Autant celle du monstre qui l'avait créée que celle du malheureux qui la recevait.

La malheureuse.
Syndrell, libre, était marquée.

L'antithèse était trop grande pour ne pas complètement déstabiliser Aivy. Voilà pourquoi elle semblait si épuisée, si... Cassée. Alors que Tsu se changeait en rage pure, exigeant des explications et des réponses, la jeune rousse, elle, se contenta de serrer la main que la Marchombre brisée - mais néanmoins toujours Marchombre, indubitablement - avait gardé contre la sienne. Fort.

Un minuscule alizé de vent vint secouer doucement les vagues de l'océan à quelques mètres d'elles. Un peu plus à gauche, il y avait cet arbre sous lequel Aivy et Tsukia avaient partagé leurs premiers moments vraiment ensemble. Ces moments où elles n'avaient été plus qu'une seule et même personne, liées par des sentiments encore timides mais bien présents. Quelques instants volés entre deux cours, à la source de toute une histoire rocambolesque, riche en pleurs, en coups, en voyages et... En réparation ?

L'idée tira un léger sourire à la jeune femme. Ren avait fait de son mieux. Elle n'était pas encore tout à fait remise, mais son corps avançait tout seul. Elle recommençait à bien manger. Ce matin, pour la première fois de ce qui lui semblait une éternité, l'idée de prendre un petit déjeuner ne l'avait pas écœurée. Les marques laissées sur ses avant-bras par la dague, bien que lourds de sens, sonnaient comme un avertissement et un soulagement profond. Son cœur, lui, pulsait toujours au rythme de la crise qui secouait son âme. Il aurait besoin de temps pour se remettre.

Syndrell lâcha finalement sa main dans une tentative infructueuse de placer quelques mots. Alors, quand elle vit qu'elle n'y arrivait pas, elle se pencha vers le sable, ramassa un morceau de bois aussi brisé que pouvait l'être son corps, et traça quelque chose sur la plage. Aivy sentit un long frisson lui parcourir l'échine quand elle reconnut le même type de poésie que Libertée leur avait offert lors de leur dernière rencontre.



Fulgurance dans la nuit captive
Mélange d’alcool et de feu
Espoir


Trois petites lignes d'images et de symboles. Une infinité d'interprétations. Un seul sens profond.
L'aventure n'était pas terminée.



***


Alors que Syndrell s'asseyait finalement ce fut Aivy qui, la première, rompit le silence qui s'était installé.

- Je suis désolée.

Commencer par des excuses alors qu'elle n'avait rien fait de particulier lui ressemblait beaucoup.
Son regard, pourtant, ne montrait aucune trace de culpabilité, mais une sincère empathie.


- Je suppose que j'aurais dû attendre. Je n'ai pas..., commença-t-elle, refoulant les larmes qui lui montaient aux yeux, je n'ai pas menti, Tsu. Je t'aime vraiment. De tout mon cœur.

La référence à ce jour où elle avait fait ses aveux était trop lourde à porter.
Elle n'avait pas même osé croiser son regard.

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 20:09

T'as pas à t'excuser, je...

J'aurais pas dus répondre si rapidement comme ça, sans penser... Je t'ais blessée parce que j'ai été idiote...


Je me lève et me rassoie entre mes deux amies pour les prendre chacune dans un bras légèrement... La vie est compliqué et je le suis encore plus, que voulez-vous...

Je ne mentais pas non plus quand je vous aimes toutes les deux... Je dois être la pire égoïste du monde, mais je n'y peux rien, j'aime deux femmes merveilleuses à la fois.

Rien de plus à ajouter, tout est dit. J'y peux rien, que voulez vous, elles y ont mis du temps, du talent et des pleurs, et au final elles ont changés ma vie.

Du coup je reste simplement là, comme ça, à les tenir dans mes bras, pour guérir les cicatrices de chacune par de la tendresse. Ça marche mieux que le poison, la plupart du temps...

Cette pensée me tire un léger sourire. Nos vies ne font que commencer, nous devrons peut-être réapprendre à marcher, à respirer, à parler... Mais nous serons ensembles.

Une vie comme ça, je n'en ais pas peur.

Pas le moins du monde.


Fulgurance dans la nuit captive
Mélange d’eau et de feu

Futur...

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 21:24


- Je suis désolée.
- T’as pas à t’excuser, je…


Syndrell ne dit rien.
Mais elle écoute.




*



Plus tard, lorsque Tsukia les serra toutes les deux, la marchombre ferma les yeux et s’endormit.



*




Si mal… Si peur ! Elle est terrorisée d’être seule ici, terrorisée à l’idée de mourir sans que personne ne sache jamais… Le sang coule le long de ses bras, sur sa gorge, entre ses seins. Elle n’en peut plus. A quoi bon lutter encore ? C’est ici que tout se termine. Les esclaves d’Ezadrah avaient raison : nul ne peut sortir du trou.
Jamais.

Une larme roule sur sa joue, brûle les meurtrissures qui marquaient sa peau. Elle se dit qu’elle a eu tort de venir seule ici. Elle aurait dû venir avec Dolce. Mais l’aurait-il suivi dans cet enfer, lui qui l’avait quittée ? Elle ferme les yeux. Non, non.. ne pas penser à ce qui aurait pu être, il est trop tard à présent. Il faut affronter son choix.

Et puis soudain, la porte s’ouvre. Elle se raidit, ouvre les yeux, ne veut pas voir Juko entrer avec son sourire, ce terrible sourire qui barre son visage et la hante déjà… mais ce n’est pas Juko. C’est Cal ! Syndrell relève la tête. Elle ne comprend pas. Elle a peur. Pour lui…


- Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Chut… Je n’ai pas beaucoup de temps.


Il se penche vers elle, l’embrasse. Ses lèvres sont chaudes et douces comme la caresse d’un rayon de soleil. Il s’est moqué d’elle à son réveil. Ne l’a jamais prise au sérieux, sauf cette fois-ci, lorsqu’elle a voulu s’en prendre à Onku. Il l’a suivie dans un délire trop grand pour elle et maintenant il est là, au fond du trou. Pour elle.

- Souviens-toi que tu as promis…

Front contre front.

Elle pleure, elle veut lui dire qu’elle ne tiendra pas sa promesse, qu’il est trop tard pour elle, qu’il peut encore s’en sortir, mais les mots restent coincés dans sa gorge et ne veulent plus sortir. Son cri reste silencieux lorsque le jeune homme s’effondre. Elle ferme les yeux.

Juko éclate de rire.




*




La bouche ouverte sur un cri qui ne veut toujours pas sortir, Syndrell se redressa vivement sur sa couche. Haletante, désorientée, elle regarda autour d’elle, ne reconnut pas les lieux, paniqua. Elle se précipita hors du lit, tituba, se retint à la porte, l’ouvrit, se rua dans le couloir…

… et heurta Aivy de plein fouet.


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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 22:00

Deux femmes merveilleuses, hein.

Aivy ne put s'empêcher de sourire. Si elle n'avait pas l'exclusivité du cœur de Tsukia, elle pouvait au moins se targuer d'être sincèrement aimée. Ses pensées volèrent un instant vers Altaïs. Que dirait-il s'il apprenait tout ce qui venait de se passer en ces quelques jours ? Cela faisait quelques semaines déjà qu'elle ne lui avait plus écrit ou donné des nouvelles par chuchoteur. Le cœur toujours serré mais plus en paix, la jeune femme se fit une promesse pour le bien de tout le monde.
Il ne l'apprendrait pas.



***


Elles étaient rentrées.

Pas tout à fait à l'Académie, et avec une Syndrell endormie sur les bras - ou plutôt, tantôt sur le dos de l'une, tantôt sur celui de l'autre - mais elles avaient au moins un toit sur la tête pour la nuit. Il était techniquement impossible de rallier le lac Chen à pieds d'ici demain après-midi avec la Marchombre dans un état de fatigue aussi avancé. Il faudrait sans doute louer un cheval ou quelque chose dans le style pour arriver à être à l'heure à leur rendez-vous avec Libertée... Ou peut-être rien du tout. Peut-être ne seraient-elles pas à l'heure, et c'était aussi bien comme ça.

L'auberge - "Au repos du siffleur" - ne payait pas de mine et se trouvait à l'entrée d'un minuscule village dont la sortie donnait sur la passe de la goule. Les deux filles n'avaient pas pu aller bien loin et n'avaient marché que quelques kilomètres, mais la fatigue avait laissé place à un saut de joie lorsqu'elles étaient tombées sur cette aubaine inespérée.


- Donnez-nous une... Deux...? avait hésité Aivy en glissant un regard vers Tsukia, ne sachant pas combien de chambres il était préférable de payer au vu de la situation.
- De toute façon j'en ai plus qu'une de libre, s'était empressée d'arguer la tenancière, une femme forte entre deux âges au léger accent méridional. Avec un grand lit dedans. Fines comme vous êtes, ça vous ira très bien.
- Eh bien, pourquoi p...
- C'est 30 pièces la nuit.


Syndrell endormie et Tsukia ne possédant qu'une petite quantité de piécettes sur elle, ce fut donc Aivy qui se dévoua pour combler la majeure partie du paiement, tout en maugréant dans sa barbe que ce n'était pas donné. Satisfaite, l'aubergiste les avait alors conduites jusqu'à une petite chambre à l'étage, au fond d'un couloir éclairé par seulement une bougie au mur, dans laquelle ne se trouvait effectivement qu'un grand lit et une armoire de bois brut. Ce n'était pas la suite royale, mais cela suffirait bien pour une nuit.

Après avoir déposé la Marchombre aux cheveux bleus dans le lit et l'avoir bordée avec un grand soin, les deux compagnes de cours étaient sorties admirer le coucher de soleil qui frappait les murs de ses rayons.

Main dans la main.
Sans un bruit.

Ce fut après un long moment d'échanges de regard, de sourires timides agrémentés d'un ou deux baisers volés qu'une fois la nuit tombée, l'apprentie décida de retourner jusqu'à la chambre, histoire de prendre elle aussi un peu de repos. Tsu, quant à elle, avait décidé de rester un peu. Sans doute allait-elle trouver d'ici peu un tas de nouvelles choses Tsuesques à fabriquer autour de l'auberge. Cette pensée tira un soupire amusé à Aivy, vite rattrapé par la douleur sourde qui palpitait toujours au rythme de son cœur.

Elle marcha dans un couloir, grimpa un escalier, et retrouva le chemin de la chambre. Une étrange onde de positivisme guidée par une sorte d'instinct de survie purement psychologique la gagna soudainement, et elle se surprit à penser que si elle-même ne faisait pas d'efforts pour voir les choses sous un meilleur jour, la situation n'évoluerait jamais... Elle devait se reconstruire. Petit à petit, et en douceur.

La douceur n'était visiblement pas l'humeur du moment de Syndrell qui déboula littéralement dans le couloir, percutant Aivy de plein fouet.

La jeune femme vacilla mais se reprit vite en comprenant que la Marchombre devait avoir paniqué en se réveillant sans reconnaître l'endroit. Seulement, il y avait son regard, ses grands yeux dorés étirés et la sueur qui perlait contre sa tempe qui lui indiquaient qu'il y avait eu quelque chose de plus.

Sans réellement chercher à savoir, la jeune rousse se contenta d'attraper Syndrell et de la serrer contre elle dans un geste qui se voulait réconfortant. Elles resta ainsi de longues minutes, le temps de sentir sa respiration s'apaiser et le rythme de son cœur ralentir. Un son faillit franchir la porte de ses lèvres, celui d'une parole douce, mais elle se retint en croisant à nouveau le regard d'or, se souvenant que sa propriétaire était incapable de parler. Elle préféra alors la communication silencieuse qu'elles entretenaient depuis cet après-midi. Ses yeux parlèrent pour elle, lui sommant de ne pas s'inquiéter.


*Je ne sais pas ce que tu as vécu. Mais c'est terminé.*

Toujours sans bruit, elle la raccompagna jusqu'à la chambre. L'aida à se recoucher puis, dans un élan couplant fatigue, compassion et besoin de chaleur physique, s'allongea près d'elle, sur les draps.
Puis doucement, comme l'avait fait sa mère des années auparavant dans leur petite maison des collines, elle se mit à chanter une vieille berceuse à mi-voix.
Une berceuse magique.

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 22:23

Soupire... Puis sanglot dès que la porte se ferme derrière moi. Je ne suis pas si forte que je le semble et voir les deux femmes de ma vie comme ça, dans un tel état, m'a anéantie.

Je reste dehors, à pleurer seule, un moment puis me décide enfin à essuyer mes yeux doucement et à rentré également. Arrivant dans la porte, je n'entends que la fin de la berceuse d'Aivy et je prends une énorme inspiration en camouflant encore ma fragilité pour entré, avec un peu de chance l'ombre de la nuit cache mes yeux rougis par les pleurs.

Elles ont bien plus soufferts que moi... Pleurer, tout ça tout ça, je n'ais plus le droit...

Alors je me colle à elles dans cet énorme lit qui donne envie d'y sauter puis je les berces toutes les deux de ma voix... Il est rare que je chante mais...

Elles le méritent.


Belles qui tiennent ma vie
Captive dans vos yeux,

Qui m'as l'âme ravie
D'un sourire gracieux...

Je m'endors doucement alors que je chante toujours un peu, j'espère qu'elles dorment déjà et qu'elles vont rester... Je ne veux pas qu'elles me quittent déjà, je suis la plus grande hypocrite de la terre mais...

Elles en valent la peine.

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 23:17

Aivy surprit Syndrell en l’attrapant brusquement pour la serrer contre elle. Mais au lieu de la repousser instinctivement, comme elle avait pu le faire avec Sacha, elle agrippa la jeune marchombre.

La vie… C’était la vie qu’elle sentait, cette chaleur, ces battements de cœurs – et elle n’était pas seule ! Elle ne savait pas où elle se trouvait, pourtant le simple fait de voir un visage connu la rassurait. Il lui suffisait simplement de ça.
Rien que ça.

Le regard d’une amie qui comprend. Qui n’essaie pas de communiquer inutilement. Syndrell ne savait pas encore comment retrouver les mots qu’on lui avait volés mais, dans le regard calme et plein d’étoiles d’Aivy, elle trouva la force de sourire à nouveau ; un sourire pâle, fatigué, parce qu’il fallait se réhabituer à faire ce geste autrefois si spontané.

Elle se laissa reconduire à la chambre. La vue du grand lit la figea. La présence d’Aivy l’apaisa. Plus seule… C’était tout ce qui lui importait. Elle s’allongea, déjà à moitié endormie, lutta pour ne pas fermer les yeux, les images qui se cachaient sous ses paupières étaient trop dures…

… la voix d’Aivy l’enveloppa, douce, fluide, sereine.
Incroyablement belle. Syndrell sentit l’émotion nouer sa gorge. Elle ferma les yeux.
S’endormit et, pour la première fois depuis des semaines, ne bascula pas immédiatement dans un cauchemar.



*



"Belles qui tiennent ma vie…"


Paupières qui papillonnent.
Troisième souffle qui vient se joindre aux deux premiers.
Moins sage, plus mystérieux.

Tsu…




*



Il faisait chaud. Syndrell ouvrit les yeux en se demandant si Kiali avait pensé à rentrer le bol de bouillie à l’intérieur de la case. Puis elle réalisa que s’il faisait si chaud c’est qu’il faisait déjà jour, et elle se réveilla en sursaut – elle était en retard ! Elle allait écoper de cinq ou six coups de fouet pour un tel oubli ! Il fallait…

Il faisait encore nuit, et elle était bien loin de la case qu’elle partageait avec Kiali. Elle ne dormait pas sur une natte à même le sol mais dans un lit bien trop grand pour elle toute seule.
Elle n’était pas toute seule.

Quelqu’un était collé contre son dos – Aivy. Et tout contre elle, roulée en boule comme un petit écureuil, Tsukia ronflait doucement. De nouveau, l’émotion saisit Syndrell et l’empêcha de faire le moindre mouvement pendant au moins cinq minutes ; elle avait tellement peur que tout cela ne soit qu’un rêve…

Et puis, enfin, elle osa faire un geste. Tout petit. Infime, et pourtant si grand ! Elle leva la main et la posa sur la joue de Tsukia. Syndrell la regarda à travers ses larmes. Elle pleurait, oui, parce que…

*… parce que j’ai tellement imaginé faire ça là-bas ! Chaque fois qu’il venait, je pensais à toi, Tsu. J’espérais que tu ne soies pas trop en colère après moi. Que tu pensais un petit peu à moi. Que tu ne m’oubliais pas.*

Du bout de ses doigts, elle repoussa une mèche de cheveux sombres. Tsukia avait maigri. Moins qu’elle, c’était certain, mais elle aussi semblait avoir vécu des moments difficiles. A cause d’elle ?

*Oui… Ce n’était pas ta faute, Tsu, mais la mienne. Tu sais, ce jour-là, j’avais peur que tu me suives. Et à présent j’ai peur de te quitter.*

Comme c’était ironique ! Elle soupira. Remua vaguement dans le lit. Elle avait chaud et soif, mais elle était coincée entre les deux filles et ne pouvait pas faire le moindre mouvement sans les éveiller. Elle bougea encore, simplement pour modifier sa position, et sentit Aivy se rapprocher davantage dans son sommeil. Zut ! Maintenant, elle avait une envie pressante et…

Son instinct lui souffla soudain de tourner la tête.
Ce fut pour croiser le regard de Tsukia.


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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Dim 17 Juil 2016, 23:42

Réveil.

Avec Syndrell entre moi et Aivy, elle a roulée dessus dans son sommeil ou bien...

Ou bien son... ''Séjour'' l'aurait-elle marqué de cauchemars aussi..?

La deuxième option, surement, puisque quand j'ouvre les yeux elle m'observe en se tournant et je lui fait un sourire minime, son drôle de gigotement me fais comprendre mais je ne dis rien. Elle est ma nuit... Et si ma nuit est muette, je ne peux donc pas parler jusqu'au jour.

Sans plus dire, je me lève doucement pour ne pas réveiller Aivy et attrape la main de Syn entre mes doigts pour y déposer un petit baiser timide, comme pour tenté d'en retirer cette maigreur à coup d'amour, puis je la suit, vais avec elle où qu'elle aille en prenant soin de fermer la porte à clef et d'emporter l'un des dites clefs, pour ne pas qu'Aivy soit dérangée, je ne veux pas laisser Syndrell seule, je sais qu'elle ne veut plus être seule, je comprends parce que l'esclavage, je...


We're going out tonight,
To kick out every lights,
Take anything we want,
Take everything in sight...

We're going 'till the world stops turning,
While we burn it to the ground at night.

Au final nous n'avons pas tout de suite retourner à la chambre pour dormir, parce que Syndrell avait l'air de ruminer de trop noires pensées et, du coup, je l'ais entraîner dans une ascension un peu dangereuse dans son état vers le toit. Une fois en haut, je lui tend la main pour l'aider vers la fin et, un peu tremblante, elle me rejoins l'air un peu curieuse de savoir pourquoi je l'ais ainsi amener avec moi, alors je prends ma main, la dépose sur mon coeur, puis la bouge pour la poser sur le sien, parler son langage avec mes yeux.

Tu as pris le manteau de l'élève une fois avec moi par le passé... Prends le encore, juste pour un instant, que je te rappelle pourquoi tu souriait tellement, avant...

Coeur cicatrisé,
Beauté oubliée,
Élan de liberté.

Une pensée transmise, graver dans un geste... C'était différent de ce qu'elle avait vue avant mais c'était clair.

C'était quelque chose qu'elle n'avait jamais fait avant, elle n'était pas assez habile... Mais elle ne pouvait pas lui dire tout ça...

Car la poésie marchombre perds sa valeur quand énoncer.

Doucement, dans un clair de lune qui lui rappela les gestes et l'homme à qui elle les devaient, la jeune femme commença à bouger, lentement, en harmonie avec son amie, en harmonie avec le monde.

Pour lui rappeler pourquoi elle souriait, riait, parlait, blaguait, buvait, s'amusait et tant d'autre choses...

Pour lui rappeler qui elle était vraiment.

Pas une esclave, pas une pauvre petite esclave chétive...

Mais une femme extraordinaire qui revenait de l'enfer... Non, plus qu'une femme.

Une marchombre qui pratiquait la gestuelle.

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 00:27

Jusqu’à quel point me suis-je perdue ?

Elle ne voulait pas y penser.
Ne voulait pas s’en souvenir.
Mais plus elle luttait, plus les images revenaient.
Vives.


Quand ai-je baissé les bras ?

Lors de cette attaque manquée ?
Il y avait un dessinateur. Etait-elle supposée défier l’Imagination ?



Quand ai-je baissé les bras ?


Dans cette geôle, sous le sable ?
Dans le noir et le froid ?
Pendue par les bras, prisonnières du fer et d’une peur sans nom ?
Du regard de Juko ?


Quand ai-je baissé les bras ?
Quand ?
QUAND ?
QUAND ?



*



Mais ce cette nuit-là, si je suivis Tsukia tout là-haut, si je ne faiblis pas malgré la douleur, si je forçai mes muscles à dépasser leurs limites, c’était parce que je ne voulais plus baisser les bras.

N’est-ce pas ?



*



En nage, Syndrell attrapa la main tendue de son amie et se hissa doucement sur les larges tuiles. Les mains sur les genoux, elle reprit son souffle. Comme une débutante… Elle ferma les yeux. Son corps avait besoin de récupérer, c’était évident. De réapprendre.
Pouvait-elle réellement réapprendre ?

S’envoler de nouveau ?

Une main, sur son bras. Elle ouvrit les yeux et regarda Tsukia. Celle-ci n’avait pas prononcé une seule parole depuis son réveil ; comme Aivy, elle bannissait les mots qui fuyaient Syndrell et inventait un nouveau langage, plus grand et plus beau. Langage du corps et des sentiments. Du cœur et de l’âme.

La jeune fille posa la main sur sa poitrine puis sur celle de Syndrell, et celle-ci était dans ses yeux, et elle comprit… Elle comprit le message qui, comme un secret chuchoté, se déposa lentement sur ses blessures. Une proposition. Non, une invitation. Celle d’un maître pour son élève. Miss la lui avait offerte si souvent… elle l’avait transmise à Eole, Darwen, Lynn. Le secret était dans le partage.

Partage des émotions, des mots qui ne sauraient être prononcés.
Partage des souvenirs, un rire, une danse, un défi. Une fille un peu saoule dans une prison un peu trop grande.
Partage des images, des sons, des couleurs.
Partage d’une vie.
D’une amitié.
D’un amour.

Et…



*



Le cœur de Syndrell s’emballa soudain. Elle connaissait ces gestes. Elle regardait Tsukia avait un drôle de sentiment. Ces mouvements… Sacha avait effectué les mêmes sous ses yeux, elle avait détourné la tête.

Baissé les bras.

Lentement, très lentement, comme si toute forme de brusquerie pouvait briser leur bulle, Tsukia s’immergea dans la gestuelle marchombre.

Invitation.

Et si…



*



Et si, l’espace d’un instant, j’oubliais absolument tout ? Qui j’étais, qui je suis, qui je serai ? Si je fermais les yeux, si j’essais moi aussi ? Quand Miss le fait, j’ai l’impression que je peux le faire moi aussi. J’ai l’impression que je peux m’envoler. Est-ce que les hommes peuvent voler ? Je ne sais pas, je ne crois pas.

Mais les Marchombres, eux, oui.

Assurément.



*



Le toit, la nuit, la lune et les étoiles.

Toi.

Syndrell ferma les yeux. Oublia qui elle avait été, qui elle était, qui elle serait. Se fit mouvement geste et fluide, léger et précis. Doux. Lent. Ses muscles tremblèrent un peu au début, se calmèrent. Acceptèrent l’effort, reconnurent son allure. Retrouvèrent le rythme.
Le rythme.


Et toi.

Doucement, timidement, de plus en plus franchement, Syndrell se mit à bouger elle aussi. Elle rouvrit les yeux et découvrit que ses gestes s’étaient calqués sur ceux de Tsukia. Qu’elles se croisaient, s’entrecroisaient en silence, danse unique, combat imaginaire.
Gestuelle marchombre.


Avec toi.



*



La gestuelle marchombre épuise, non, elle vide complètement. A bout d’énergie, Syndrell tomba dans les bras de Tsukia. Elle s’accrocha à elle et, sous la lune d’argent, la trouva jolie. Eut envie de le lui dire, ne trouva toujours pas les mots, l’embrassa.

Tout simplement.


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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 02:11

Poof, une loutre dans mes bras.

Elle a bien raison, moi aussi ça me vide, ce truc... Mais c'était nécessaire. Je sais pas pourquoi ni comment, mais je le sentait au fond de ma poitrine. Elle en avait besoin. Je sais même pas si elle connaissait ça, probablement pour avoir si peu hésité, mais peut importe.

Parce qu'elle me fait moua moua, avec la langue et tout, et que c'est un retour d'affection dont je m'emplis et qui me redonne un peu de forces.

Parce que ce baiser là avait un truc filant que je reconnais, la liberté façon loutre, preuve que cette petite créature est bien là, au fond de ce corps meurtri par des épreuves impossibles à imaginer. Et elle sort parfois le museau pour me léchouillé un petit coup, me signaler que ce n'est pas pour rien que je fais ça...

Et qu'au moins un peu de la chaleur que je lui donne traverse cette couche autour d'elle. Tant mieux, car je veux l'aider à se retrouver elle même.

Notre baiser terminer, je me perds dans ses yeux un instant pour lui transmettre une promesse de l'aider à surpasser tout ça... Et je me rends compte que je le ferais même si pour ça je devrais la perdre...

Parce que quand j'y pense, son bonheur est plus important que le mien...

Putain je peux plus me voilée la face, je suis dingue de cette fille.

Et je descend la même chose pour Aivy...

PUTAIN! JE SUIS DINGUE DE CES FILLES!

Je lui demande en signes si elle veut retourner dormir, maintenant, et je lui souris...

Ma nuit...

Avec deux lunes dorés...

Et un ciel toujours bleu sans nuages.

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 02:33

"Rappelle-toi, jeune fille, que nous sommes là pour toi. N’essaie pas de nous éloigner car plus tu tenteras de le faire, plus nous nous rapprocherons de toi. Parce que nous t’aimons. Nous t’aimons et nous ne te laisserons jamais seule…"

Les bras autour du cou de Tsukia, ses lèvres contre les siennes, Syndrell comprenait enfin ce que Miss avait voulu dire, une poignée d’années plus tôt. C’était un puzzle qui se mettait doucement en place, et chaque pièce était une personne qui comptait énormément pour elle : Miss, Dolce, Erwan, Ylléna, Lyke, Ciel, Tsu, Narek, Hièlstan, Darwen, Eole, Aivy, Dil’Duran, Leif, Eonard, Cal, Ma, Jadriane, Armorin…

Un puzzle. Sa vie.

Et cette fille, ce rayon de lune pour qui rien ne semblait impossible, était le premier jalon de sa liberté retrouvé. La première étape de sa guérison. La plus importante. Il restait tant à faire que cela l’étourdissait… et puis non, c’était simplement l’odeur de vanille qui lui avait tant manqué. Voilà pourquoi Syndrell embrassa Tsukia jusqu’à en perdre son souffle.

Souriante, la jeune marchombre lui demanda si elle voulait retourner se coucher. Syndrell hocha la tête. Ses yeux se fermaient déjà. Il fallut pourtant redescendre. Mobiliser ses forces et son énergie encore une fois. Tsukia la portait presque dans le couloir qui menait à la chambre, mais qu’importe, ce n’était pas un échec : c’était un pas en avant.
Un vrai pas en avant.

Aivy dormait toujours profondément. Syndrell se glissa sous les draps et ne put s’empêcher de déposer un baiser sur son front tant elle la trouva mignonne avec sa couronne flamboyante. Tsu se recoucha dans son dos, remua un moment puis s’immobilisa. Elles ne bougeaient plus. Le silence était toujours là. La nuit, les rêves, les cauchemars… le cœur de Syndrell s’emballa.

Sans réfléchir, elle tendit la main dans son dos, attrapa le bras de Tsukia et le posa sur sa hanche, puis entremêla ses doigts avec les siens. Ferma les yeux, rassurée.
Et s’endormit dans l’instant.


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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 08:46

Si la berceuse n'était destinée qu'à Syndrell, Aivy s'endormit pourtant dans l'instant. Elle bascula au cœur d'un sommeil profond, lourd et sans rêves. Un sommeil réparateur qui lui avait manqué depuis des mois.

Était-ce la présence d'une personne dont la détresse avait les mêmes échos de traumatismes que la sienne près d'elle qui la réconfortait ? Ou encore de savoir que Syndrell-la-loutre n'était pas un aussi grand danger que son inconscient avait pu l'imaginer ?

Elle eut l'impression de dormir une éternité quand une voix très douce vint légèrement troubler son sommeil. Instinctivement, elle vint se coller contre la première source de chaleur présente, et son dos heurta celui de la loutre alors qu'elle percevait à peine la nouvelle chanson. Tsukia ? Oui, c'était bien elle qui chantait, et sa voix avait la couleur de l'apaisement.

Elle se rendormit aussitôt.



***


Elle se retrouva coincée dans une bulle quand sa conscience l'avertit qu'elle venait de plonger dans un rêve.

La bulle n'était pas très grande, juste assez pour tenir assise dedans, les genoux repliés contre le torse, et semblait flotter dans une sorte d'océan géant. En regardant autour d'elle, la jeune femme aperçut de nombreuses autres bulles translucides avancer à ses côtés vers une destination inconnue. Son regard se balada tantôt vers l'une, tantôt vers l'autre, et constata qu'il ne s'y trouvait pas des personnes, mais que d'étranges faits dont elle n'avait aucun souvenir se déroulaient en leur sein, semblables à des images automatiques.

Elle tenta de se relever, échoua à garder l'équilibre, retomba sur ses fesses. Ses yeux furent attirés par les bulles autour d'elle qui continuaient d'avancer à un rythme de plus en plus rapide. Un rai de lumière particulièrement puissant frappa d'un seul coup l'ensemble du décor, semblant venir de l'endroit vers lequel l'ensemble des bulles à souvenir se dirigeaient. Il fallut un instant à Aivy pour s'habituer à la lumière presque aveuglante et, quand elle put enfin apercevoir d'où elle semblait émaner, elle vit une silhouette familière se dessiner au cœur de l'océan.
Le dragon papillon...

Et puis, soudainement, elle apparut à son tour. Les traits durs, trop durs pour ses quinze ans, une épée fine en main, hors de toute bulle et ne semblant en aucun cas affectée par le courant de l'eau. Ses cheveux noirs avaient poussé d'une dizaine de centimètres, désormais ramenés derrière sa tête en une fine tresse. Ses vêtements étaient restés semblables à ceux qu'elle portait le jour où l'apprentie avait vu sa sœur pour la dernière fois, avant qu'elle ne tue Iphène sans aucun scrupule et qu'elle ne parte avec ces... "Envoleuses".

La jeune femme voulut l'appeler, lui crier que rien n'était grave, qu'il fallait qu'elle revienne à la maison. Aucun son ne sortit de sa bouche.
Sans la moindre expression sur le visage, Méryna leva son épée, et l'abattit directement sur la bulle, qui se perça sur le coup et propulsa Aivy jusqu'au fond de l'océan.



***


Elle se réveilla en sursaut.

La sueur perlait contre sa tempe, mais pas de peur. Elle était trop habituée à ces cauchemars qui mettaient en scène sa traîtresse de sœur pour se permettre d'avoir peur encore une fois. Non, elle avait simplement reçu trop d'informations d'un coup. Un profond sentiment de confusion envahit son esprit alors qu'elle ramenait une main contre sa tête comme pour apaiser le flot de pensées. Encore ce maudit dragon. Que faisait-il dans un océan ? Que faisait Méryna dans un océan ? Cette fois, le rêve avait dépassé toute logique, et s'était mué en une suite d'énigmes qui n'avaient absolument aucun sens.

Avec toute la douceur du monde, Aivy se releva sur ses fesses en espérant ne pas réveiller Syndrell. Syndrell et Tsukia. L'écureuil les avait visiblement rejointes. La jeune rousse se sentit littéralement fondre en croisant son visage sous l'emprise du sommeil, et sa main vint directement trouver sa joue, qu'elle caressa du bout des doigts. Elle était tellement... Tellement tout.

Essayant de faire preuve du plus de discrétion possible, l'apprentie se glissa ensuite hors du lit avec l'intention d'aller chercher dans ses affaires, négligemment posées avec celles des autres filles près de la porte, de quoi calmer son anxiété. Elle sortit du sac de toile un ensemble de petits rouleaux de papier enclavés les uns dans les autres pour gagner de la place, une mine de plomb, et usa de la lumière lunaire qui transperçait la fenêtre pour commencer à croquer à même le sol.

Elle dessinait rarement avec modèle, préférant imaginer d'autres mondes ou reproduire ce qu'elle avait trouvé beau à travers un exercice de mémoire qui lui semblait très important pour un artiste. Cette fois-ci, pourtant, elle fit une exception. Sur sa feuille se dessinèrent peu à peu deux visages souriants, et elle pensa au portrait de Tsukia qu'elle avait laissé dans sa chambre, à l'académie. Elle n'aurait peut-être pas le temps de fignoler ceux-là aussi biens, mais...
Mais il lui tenait tout de même très à cœur de coucher sur papier ses émotions du jour.
Et puis, il fallait reconnaître que Syndrell et Tsu faisaient d'excellents modèles !

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 16:00

ALLEZ BANDE DE TRAÎNE SAVATES! TOURNEZ MOI CES VOILES!

85 DEGRÉS À DROITE BANDE D'IMBÉCILES! PAS 35 À GAUCHE! APPRENEZ À COMPTER BON SANG! FEU ET PLUS VITE QUE ÇA!

Où suis-je donc? Et c'est qui ces deux hommes? Qu'est-ce que je fais sur un bateau? Tant de questions que je m'apprête à demander à un matelot quand un bruit à ma droite attire mon attention, le bruit d'un gouvernail, et quand j'observe qui le dirige-- C'EST SYNDRELL! ... Euh... Syndrell..? Avec... Un... Tricorne..?

Un rêve donc... Ça explique les mecs inconnus comme celui aux yeux dorés qui passa juste à côté pour se prendre à une corde tendue alors que le navire approche. La capitaine tourne un regard vers moi et, je ne sais pas pourquoi, mais je comprends ce que je dois faire.


SORTEZ LES FUSILS! TOI! PRÉPARE LES ÉPÉES! SONNEZ LE RASSEMBLEMENT LES GARS, ON VA AVOIR DU RHUM À FLOTS CE SOIR!

Un cri à l'unisson de l'équipage viens répondre et Syndrell a l'ai contente, à mes côtés, puis je vois Aivy arriver à grands pas tout en criant qu'il y a apparemment deux autres navires arrivants du nord, la capitaine loutre pense un instant puis me fait un signe de la tête, je l'embrasse ainsi qu'Aivy en disant ''Pour la chance!'' Puis je saute sur le pont en contrebas pour attraper un sabre qu'un homme me lance et un pistolet également, chaque arme est merveilleuse et semble avoir une loutre quelque part dessus puis le navire s'approche d'un autre, tiré par des grappins qu'une partie de l'équipage tire et c'est seulement là que je remarque que tout les membres d'équipages n'étant pas des matelots semblent porter des bottes similaires à celle de Syndrell avec différents emblèmes - Les miennes c'est un hamster! - alors que j'attrape une corde et m'élance en criant.

À L'ABORDAGE!

Tout l'équipage me suit en sautant sur le pont opposer et j'entends vaguement des ''Ce navire! C'est la loutre bleue! Nous sommes damnés!'' avant d'entendre une autre voix que je reconnais qui se dirige vers moi suivie du chuintement d'une lame.

CALMER VOUS BANDE D'INCAPABLES!

Je pare le coup de sabre du mien et souris en voyant l'homme qui tient l'autre, lui aussi a un drôle de sourire carnassier.

Clair-de-Lune...

~~~

Poof! Réveil! Ah, dommage, c'était bien comme rêve... Et puis faut que je l'avoue, pour tout emmerdeur qu'il soit, il avait la classe, en capitaine pirate, Gil! En fait tout le monde avait la classe, et c'est bien comme ça, ce n'en est que mieux!

Je papillonne des yeux un instant, le jour s'est levé, je vois le soleil du matin aux travers des volets, et je baille légèrement, ne décollant pas ma joue de l'épaule de Syndrell pour autant, c'est bien comme ça, puis je clignote un moment entre le réveil et le début de sommeil qui ne vient pas quand je sens la loutre remuer un peu dans son début de réveil - Et se frotter contre moi par la même occasion, ça donne envie de ronronner - puis elle se tourne vers moi semblant à moitié fuir le jour et deux disques d'ors font ''toc'' dans mes yeux dépareillés alors, je lui souris en chuchotant.


Salut beauté bleue, bien dormis..?

Je lui fait un petit clin d'oeil en hésitant entre me lever et rester là, même si je sais qu'il faudrait se lever et aller manger avant de partir...

Mais aller quoi j'ai deux jolies filles dans mon lit alors je peux bi--

Aivy...

Où est Aivy..?

Je soulève un peu la tête et je la trouve là, en train de ranger ce qui semble être un croquis.


Beauté bleue et beauté de feu, que demander de mieux..?

Je me lève d'un bon du lit, youplah, et je dépose mes lèvres sur le front de Syndrell comme pour lui chatouiller les sens afin de la réveiller, j'ai pas grand argent sur moi, le reste étant dans ma bourse qui est dans ma chambre à l'académie et encore, c'est pas énorme, mais j'en ais assez pour payer trois très bon déjeuners! En mode brunch! Avec les oeufs, les crêpes, le pain, le ou les fruits disponibles, jambon, saucisse... De quoi se préparer à une vraie belle journée quoi! Une chance encore que la tenancière m'ais informer sur le pris des repas quand je lui ais demander, si ça coûtait aussi cher que la chambre je serais incapable de faire ça, mais il semble que soit ma tête de hamster l'ais attendrie, soit la bouffe coûte moins cher avec une chambre!

Les deux me vont!


Allez, zou, j'ai pas grand chose mais je vous invites à déjeuner! Faut manger pour être en forme!

Et pour retrouver des couleurs, parce que je sais pas pour moi mais elles n'ont pas l'air très en forme... Enfin, surtout Syndrell, ce qui est normal vu les circonstances, mais je compte régler ça! Manger un peu, ça va aider!

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 17:21

Le léger mouvement de Tsukia réveilla Syndrell. Son sommeil était devenu aussi léger qu’une feuille de papier. Elle reconnut la chambre, cette fois, et le murmure de la jeune fille empêcha son cœur de s’emballer. Ou plutôt le fit s’emballer, mais uniquement parce que ce chuchotement-là éveilla un souvenir frémissant, pétillant de malice et de vanille – l’écho d’un autre murmure, plus ancien et plus vivant, suivi d’un rire.

Bulle d’énergie dès le réveil, Tsukia bondit, l’embrassa sur le front, disparut de son champ de vision. Syndrell se dressa sur les coudes et découvrit Aivy, assise au fond de la pièce, en train de dessiner. Elle ignorait que la jeune fille possédait ce talent. Repoussant les images du carnet à croquis de Kunst encore tâché de sang, Syndrell regarda tout autour d’elle.

Le lit défait. La chambre, spacieuse, illuminée par un rayon de soleil. Trois filles. Elles auraient pu s’aimer cette nuit… Tsukia aurait pu approfondir son baiser sur le toit, emporter Syndrell dans ses bras et lui faire l’amour sous les étoiles. Elle n’aurait pas eu la force de se défendre, de repousser ses avances. N’aurait peut-être pas voulu le faire…

Et le matin était là. Tsukia avait faim. Syndrell porta la main à son ventre. Faim ? Cela avait été le cas pendant des semaines, elle avait l’impression qu’elle pourrait dévorer un éléphant à elle toute seule… et… il lui fallait quelque chose de solide. Vite. La tête lui tournait un peu. Elle s’assit, jeta ses jambes hors du lit, voulut se lever, retomba sur le lit.

Vidée.

Son regard doré implora alors Tsukia, puis Aivy.

*J’ai faim…*



*



La tenancière l’avait dit : ce serait cinq pièces de supplément pour avoir souhaité monter un plateau dans la chambre. Mais Syndrell avait cessé de l’écouter édicter ses règles pour se mettre à manger. Elle ne se goinfra pas, elle n’en était pas capable, mais elle goûta un peu à tout ; son ventre se tordit au début, puis se fit plus calme au fur et à mesure qu’elle retrouvait des saveurs presque oubliées.

Lorsqu’elle tendait la main pour prélever quelque chose sur le plateau, ses manches dévoilaient les marques des fers sur ses poignets, là où les chaînes avaient mordu sa peau. Elle avait besoin d’un bain mais, soudain, Syndrell sentit deux paires de regards sur elle… elle repoussa le plateau, disparut sous les draps.

Roulée en boule, elle s’enferma dans sa bulle. Qu’elles y aillent, si elles le souhaitaient ! Aivy et Tsu avaient en outre sans doute besoin d’un peu d’intimité… elle resterait là. A penser. A savourer sa liberté encore fragile, mais pourtant bien réelle. Le soleil jouait dans ses courts cheveux bleus. Elle avait envie de le sentir sur sa peau. De sortir.

Tout à l’heure…


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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 18:39

Le temps avait passé à une vitesse folle. Aivy avait à peine eu le temps de terminer son croquis que Tsukia se levait déjà, en même temps que le soleil. Ne souhaitant pas spécialement que ses deux compagnes du jour voient son oeuvre, elle rangea le dessin qui les représentait dans sa besace alors que Syndrell s'éveillait à son tour et y jetait un bref regard.

Si Tsukia était déjà au courant de sa passion pour les arts, la Marchombre aux cheveux bleus, elle, n'en savait rien jusqu'à ce moment précis. Peut-être aurait-elle l'occasion de tomber sur ses toiles par hasard à l'académie. Sans doute même leur donnerait-elle le dessin au bout d'un moment, car il leur appartenait bien plus qu'à elle. Sans doute, oui. Mais pas maintenant.

Un sourire vint se poser sur ses lèvres fines. Il devait être à peine huit heures, mais leur hamster national débordait déjà d'énergie, réclamant nourriture et bonne humeur. Être en forme n'était pas une option au vu de ce qui les attendait. Elles devaient toutes trois rejoindre l'Académie au plus vite, tant pour le cours des apprenties que pour la santé et la sécurité de Syndrell, tout juste rescapée d'elle ne savait quoi. Elles ne seraient jamais à l'heure pour leur rendez-vous avec Libertée, et cette pensée tira un soupire à Aivy, avant qu'elle ne se résigne. Tant pis, elle comprendrait bien. Il y avait un temps pour tout.

Son regard croisa alors celui, plein de détresse, de la loutre bleue. Ce n'était pas un appel à l'aide ou une profonde souffrance comme elle avait pu le voir quelques heures auparavant, mais une demande plus saine, presque à la limite de la guérison : elle avait faim. Et cela tombait fichtrement bien, ses deux compagnes de chambre aussi !



***


- C'est cinq pièces de plus pour monter ça là-haut.
- Pardon ?! Vous vous moquez de moi peut-être ? Vous n'allez pas me faire croire que vous allez nous faire payer pour monter un simple plateau ?
- Dans la vie ma cocotte, tout se paie, y compris les déplacements de nourriture. Qu'est-ce que je fais, moi, si vous tâchez les draps ? Qui va payer le service de nettoyage, hein ?!
- Espèce de vieille morue !
- Eh, attention, le prenez pas sur ce ton-là, sinon je vous mets dehors à coup de grands coups de pieds au cul !


Après un silence qui semblait interminable aux deux camps, Tsukia avait fini par sortir les pièces.
Résignées, les trois filles étaient remontées avec leur petit déjeuner en main.
Sans un bruit.



***


La peau de vache n'avait vraiment lésiné sur rien. Mais peu importait : les trois Marchombres s'étaient littéralement jetées sur la nourriture, chacune à leur façon. Tsukia, comme à son habitude, engloutissait son plateau sans faire la fine bouche. Syndrell, elle, mangeait de manière plus posée, mais n'hésitait pas à toucher à tout avec cette manière de faire qu'on les gens qui ont eu tant faim à un moment de leur vie. Aivy, de son côté, avalait sans compter, histoire de rentabiliser le paiement et de son propre appétit.

La loutre n'avait toujours rien dit, mais son corps parlait pour elle. En glissant un rapide coup d'oeil dans sa direction pour s'assurer qu'elle n'avait besoin de rien, l'apprentie avait remarqué les marques sur ses poignets, et choisi le silence. Il y avait des choses qui ne se commentaient pas. C'était à elle de cicatriser en même temps que ces brûlures qui ressemblaient à de lourdes marques de liens. En se permettant une remarque, la jeune femme n'aurait fait que créer une situation de malaise qu'elle ne souhaitait en rien.

Et puis, soudainement, l'or rencontra l'ébène, et Syndrell disparut sous la couette sans aucune raison apparente. Prise par l'étonnement, Aivy tourna la tête vers Tsukia, qu'elle trouva aussi ahurie qu'elle. Que lui arrivait-il ? Avait-elle assez mangé ? Était-elle simplement trop fatiguée pour continuer à tenir debout ? Non, il n'y avait pas que cela. Cela ressemblait plutôt à de la gêne, ou à une envie de s'effacer...

La rousse s'approcha doucement, glissant une main le long du corps recroquevillé sous les draps.


- Syndrell ? Est-ce que tout va bien ?

Ne voyant pas de réponse arriver, elle leva le regard vers Tsu, une pointe de désespoir au fond de ses yeux.

- Qu'est-ce qu'on peut faire...?

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 19:49

Vieille ruminante créature à la sauce dijon...

Faire payer pour porter un plateau, sérieux, je devrais lui faire renifler ses chaussettes. Enfin, j'ai payé, j'ai mangé et il ne me reste qu'un peu de-- Ah, la loutre a fait zioup sous les couvertures en boule... Et Aivy demande ce qu'on devrais faire. J'avale un morceau de pain tranquillement avant de répondre entre deux bouchés plus calmes que mon rythme naturel de malade.


Rien.

On ne peut rien faire sauf être là quand elle aura de nouveau besoin de compagnie... Besoin de nous... Si tu veux, tu peux partir rejoindre Lib mais... Je crois que je vais rester encore un peu.


On ne peut rien faire contre ça. C'est une marque trop profonde, trop enfouie... Permanente. La marque de l'esclavage, ça ne part pas, ça reste. Au fond de l'âme. Elle sera changée à jamais, ne pourras que l’atténuer mais ça ne disparaîtra jamais. Comme ça ne disparaîtra jamais pour...

“De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître... Si l'esclavage n'est pas mauvais, rien n'est mauvais.”

Je finis de manger lentement, Syn ne sort pas de son trou et je ne lui dit pas de sortir, ne lui demande pas si ça va... Elle est là, elle n'a pas besoin de moi pour l'instant, il lui faut penser, continuer le travail de la nuit. Une fois terminer je dépose les plateaux sur mes genoux et attends en pensant, la vieille folle vient bientôt voir si elle peut récupérer ses plateaux mais je les gardes fermement en souriant.

J'ai payé pour ces plateaux, madame, et j'ai peur de ne vouloir m'en séparer... Mais pour cinq pièces...

Elle commence à crier pour me demander si je blague et je reste très calme.

Dans la vie ma cocotte, tout se paie, y compris les retours de plateaux...

Elle vire au rouge, Aivy semble surprise par mon audace et cette vieille corneille rouge comme une tomate me lance mes pièces en reprenant ses plateaux avant de dire qu'elle veut récupérer la chambre au plus vite et tourner les talons, elle claque la porte alors que je finis ma seconde phrase.

La rapidité, ça coûte chère!

J'entends une file de jurons à faire rougir le diable derrière la porte et j'éclate de rire dès que je l'entends descendre les escaliers... Le coup de la chambre à prix fort, pas à moi, à d'autres! Naméoh! J'suis pas une touriste hein!

Je m'étire un moment puis je me lève... J'ai envie de courir, mais je préfère faire attendre le vieille folle, alors je décide de faire une version abréger des exercices pratiqués avec Gil d'abord puis Syn cette nuit... C'est pas aussi bien dans une chambre, trop petit et tout, mais je fais ce que je peux puis je m'écrase de nouveau sur le rebords du lit... Que faire, que faire...

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 21:54

La question d’Aivy n’obtint pas de réponse. Sous les draps, Syndrell ferma les yeux. Les rouvrit lorsque Tsukia prit la parole d’un air détaché – qui cachait bien son anxiété – et expliqua à la rouquine qu’il fallait la laisser tranquille. Oui, c’était justement ça !

Mais ni Tsu ni Aivy ne quittèrent la chambre, comme si elles avaient peur de s’éloigner vraiment. Ou bien était-ce à cause de ce lien que Syndrell ressentait à présent entre elles trois ? Immobile, elle écouta la tenancière leur faire des misères. Non. Aivy et Tsukia faire des misères à la vieille femme. C’était de bonne guerre et elles se débrouillèrent comme des chefs.

Redonnèrent un peu de lumière dans les yeux de Syndrell.

Qui finit par pointer le bout de son nez hors de son cocon. Tsukia était en train de bouger, pour changer, un genre de gestuelle à sa façon, et Aivy l’observait, sans doute habituée à ce genre d’innovation. La marchombre aux cheveux bleus en profita pour se lever. Elle désigna la salle d’eau d’un geste du menton pour expliquer ses intentions, et s’enferma dans la petite pièce – toute, toute petite pièce.

Trop petite.

L’espace réduit de sa geôle lui revint en mémoire et, adossée à la porte, Syndrell sentit son cœur bondir dans sa poitrine. D’un geste, elle entrouvrit le battant – à peine, juste assez pour laisser filer l’air… et un regard indiscret. Elle se cala dans le coin opposé de la pièce, parce qu’elle ne voulait surtout pas que les filles la voient nue. Elles avaient vu sa marque, déjà, et c’était bien assez…

Syndrell se dévêtit rapidement et fit sa toilette en un record de temps. Certaines de ses plaies n’étaient pas belles, les croûtes ne se formaient pas comme elles le devraient… Elle croisa deux fois son reflet dans le miroir craquelé, et l’image qu’il lui renvoya l’effraya. Elle se rhabilla, songea que ses vêtements lui manquaient, et ressortit les cheveux en bataille. Mais propre. Et en meilleure forme.

Elle désigna la salle d’eau du pouce pour proposer à ses amies de faire de même, et en profita pour se pencher par la fenêtre ouverte. La caresse du soleil sur son visage… Le chant des oiseaux, le ciel bleu, c’était un trésor qui se savourait lentement. Quand elle se retourna, les filles étaient là. La tenancière aussi. Qui râlait à tout va…

Syndrell réagit à l’instinct ; elle attrapa son oreiller et le jeta sur la vieille peau. Déclencha une bagarre d’oreillers monumentale, qui l’essouffla vite mais qui lui redonna des couleurs et fit résonner quelques rires dans la chambre – par-dessus les cris indignés de la tenancière. Des plumes volèrent. Elles se dépêchèrent de filer.
Plus espiègles que jamais…



*



Syndrell regarda Tsukia, puis Aivy. Ces deux-là devaient sans doute se rendre à l’Académie… mais Syndrell avait plus urgent à faire. Se trouver une nouvelle tenue, pour commencer. Sans argent, ça n’allait pas être simple. Mais… peut-être qu’avec un peu d’aide…
Son regard se fit question.


*Vous voulez bien ?*

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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 22:40

- Vous allez me payer ça ! Attendez un peu que je revienne armée, vous allez pas vous payer ma tête longtemps !

Et la vieille peau s'enfuit en claquant la porte, ne laissant derrière elle que rires et joyeuses provocations.

- Bien joué, Tsu, complimenta l'apprentie en envoyant un clin d'oeil à son amie. Elle ne reviendra pas de sitôt.

L'audace de Tsukia avait dépassé des bornes de savoir vivre et de bonne conduite et, par la Dame, comme ça faisait du bien ! L'espace d'un instant, les trois compagnes s'étaient senties revivre. A travers une confrontation innocente, quelques piques bien placées aux allures de cris du cœur, elles avaient touché la réalité du bout des doigts. Frôlé la liberté à travers leur insolence, volé quelques pièces et quelques secondes aussi vitales l'une que l'autre à la mégère.

Aivy ne cilla pas quand elle vit la Marchombre aux cheveux bleus se glisser jusque dans la salle de bains... Pour rouvrir la porte la seconde d'après. L'apprentie choisit à nouveau le silence, autant par respect que par empathie. Les espaces clos étaient difficiles pour tout le monde d'une manière générale, et encore plus pour ceux marqués par leur étroitesse d'une manière ou d'une autre. A sa façon, ne laissant que peu de temps au répit qui s’immisçait doucement dans leurs esprits, elle leur rappelait constamment que rien n'était encore joué.

Si Tsukia ne put s'empêcher un coup d'oeil en direction de l'ouverture, la rousse resta, elle, stoïque. Elle avait en mémoire ce jour où Libertée lui avait demandé de retirer ses vêtements avant qu'elle-même et sa compagne de cours ne s'exécutent, en plein entraînement et sur la plage à la vue de tout le monde. Si elle n'avait dans un premier temps pas apprécié, elle avait néanmoins gardé un bon souvenir de cette expérience, et en avait tiré une bonne leçon : un corps est un corps, qu'importe son apparence, les hommes sont tous logés à la même enseigne. Tant qu'il n'existait pas de personne avec trois bras ou quatre yeux, il n'y avait pas moyen de s'attarder sur la chose... Mais Syndrell, elle, avait profondément besoin d'intimité. Et il n'y avait rien de plus à faire.

Extirpant son esprit de ses souvenirs, l'apprentie allait ouvrir la bouche pour partager une ou deux mémoires avec Tsu, mais sa volonté fut coupée à la source par l'arrivée fracassante de la tenancière qui, non contente de faire claquer la porte à en réveiller un Thül, se posta devant les deux filles, l'air féroce sur le visage, armée d'une colonie d'insultes et... D'un balai.

Les deux accusées ne purent qu'éclater de rire tandis que la loutre sortait de la salle de bains, visiblement rafraîchie à vitesse expresse. Contre toute attente, ce fut elle qui réagit en premier, attrapant le premier oreiller qui lui tomba sous la main et le lançant sans aucune gêne en plein dans la tête de l'aubergiste. Furieuse et momentanément aveuglée, celle-ci tenta de frapper comme elle le put, sans jamais toucher personne.

Et ce qui devait arriver arriva, et les oreillers fusèrent, volant à la suite de celui envoyé sans ménagement par la loutre. La bataille dura longtemps, comme si chaque coup donné, chaque plume envolée rechargeaient un peu plus les batteries des trois filles. Les rapprochaient un peu plus de la Vie. Durant une quinzaine de minutes, tout dans la chambre ne fut plus que joyeux rires et meurtre de coussins, les cris de goret de la mamie mis à part.

Quand l'excitation retomba, Aivy se releva en époussetant sa tunique, et adressa un sourire aux deux demoiselles. Apprécia la lueur vive qui traversait les pupilles de Syndrell. Ignora un énième grommellement de la vieille femme qui menaçait d'appeler son frère - ou peut-être était-ce son cousin ? aux gros bras. Glissa un nouveau clin d'oeil complice vers Tsukia, avant de concentrer une nouvelle fois son attention sur leur amie commune. Pour acquiescer leur démarche d'un geste du menton.
Oui, il était temps de s'enfuir.




***



La route était sûre jusqu'à l'Académie. Sans cheval, elles arriveraient sans doute encore plus en retard qu'elles ne l'étaient déjà. Mais peu importait. Il fallait un temps pour tout. Seulement, faire route en ligne droite jusqu'au lac Chen ne semblait pas être dans les projets de Syndrell, qui leur signifia d'un regard qu'elle comptait aller ailleurs.

Dubitative, Aivy adressa un regard interrogatif à son amie. Pouvaient-elles réellement se permettre un autre détour ? Sa raison lui dictait que non, mais son instinct et son cœur lui soufflaient que oui. Alors, pour la première fois depuis bien longtemps, elle prit une décision sans y avoir réfléchi plus que cela, comme lorsqu'elle était enfant.

L'aventure n'était pas terminée.


- Je crois que je peux parler au nom de nous deux en te disant que c'est d'accord. On te suivra où bon te semble.

Elle laissa un petit silence, le temps aux filles d'apprécier la réponse, puis se permit une petite condition :

- Mais d'abord, on trouve un cheval.



***



Il fallut donc trouver un cheval.

Tout minuscule qu'il était, le village se trouvait à proximité de grandes plaines propices à l'élevage dont vivaient les habitants du coin, et tomber sur un vendeur ne fut pas difficile. Négocier un prix correct avec leur peu de moyens, en revanche, était une autre histoire. Aivy avait eu beau se confondre en explications sur leur situation, promettre que la bête serait bien traitée, le vieux vendeur à la barbe grisonnante ne voulait pas leur céder même son plus vieil hongre bon à la retraite.


- Y a pas moyen, mam'zelle, renchérissait-il. Une bête, ça ne se vend pas au rabais, vous comprenez ? Et puis même pour la louer, qu'est-ce qui me garanti que vous ne l'amènerez pas à l'autre bout de l'Empire au lieu de la rapporter là où je vous le demande ?
- Je vous assure que nos intentions ne sont pas mauvaises, tentait la jeune femme malgré tout. Essayez un peu de comprendre, on ne peut pas faire un si long chemin à pieds avec le passif que l'on a derrière nous.

Elle n'avait pas pointé Syndrell du doigt, mais avait vu le vieillard au regard dur faire glisser son regard sur la loutre. L'espace d'une seconde, elle avait cru apercevoir une lueur de compassion au fond de ses prunelles bleues. L'espace d'une seconde...


- Je regrette, mais c'est toujours non. Adressez-vous ailleurs.

Désespérée, l'apprentie se résigna, et tourna la tête vers ses compagnes à la recherche d'une solution. Une idée brillante de Tsukia ou un éclair de génie de la part de Syndrell auraient sans doute fait l'affaire.
Quoi que, elle n'était pas bien sûre de vouloir voir ce genre de choses... Surtout si cela venait de Tsu.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Lun 18 Juil 2016, 23:46

Tient, Aivy me cherche du regards... Ça lui prend d'ailleurs un moment, puis son regard chercheur est rejoins par celui de Syndrell et je les vois toutes les deux écarquillé les yeux en me voyant...

Jouer au hamster pendu sur le dos d'un Thül, tenue par les jambes autour de son cou alors qu'il tente de se débattre et de m'atteindre au milieu de son dos, un cercle s'est formé autour de notre drôle de spectacle et, quand toutes les deux me regardent en commençant à comprendre, je confirme en attrapant une bouteille qu'un mec de l'assemblé, mort de rire par la situation, me donne et me l'envoyer dans le gosier avant de la lancer, vide, à l'homme et hoqueter rapidement avant d'envoyer mes mains sur les côtes du géant pour lui faire des chatouilles... Et bingo! Il commence soudain à rire en me priant d'arrêter! Mais je continu et, bientôt, le géant cris pitié entre ses rires par terre et, quand j'arrête enfin, toute colère sur la petite humiliation semble l'avoir quitté... Et il se calme un instant avant d'attraper la main que je lui donne pour se relever, mais me tire sur lui pour ébouriffer les cheveux en disant ''Sale gamine va!'' puis me laisse enfin me lever et me rejoins debout toujours souriant, le petit groupe se sépare et je fais signe à Aivy et Syndrell de me rejoindre, j'ai trouver notre billet de sortie!


Aivy, Syndrell, je vous présentes un vieil ami! Grand combattant Thül respecté de tous, capable de déplacer des montagnes, grand manitou de l'art de vider un tonneau de bière plus vite que son omb--

Et maître dans l'art des tapes sur le crâne.

ET maître dans l'art des tapes sur le crâne! Le grand Qark Enhgan! Mais j'aime bien l'appeler Quarky, Quark-Quark, Quark-nouchet, Qua-- Aïeuh!

Le grand vient de me donner une gentille tape derrière le crâne, prouvant son statut de maître dans le domaine, puis coupe mes bavardages en étudiant mes compagnes. On peux voir qu'il comprends l'état de chacune d'un simple coup d'oeil, vraiment impressionnant cet homme, et aussi qu'il ne posera pas de questions. Surtout sur Syn, d'abord parce qu'il me regarde ensuite un instant et l'onde passe entre nos yeux, onde de compréhension parce qu'il a déjà vu cet état là.

Si vous cherchez des chevaux, je peux peut-être faire quelque chose pour vous, je n'ais pas grand chose à faire, je m'ennuis énormément dernièrement... Et j'ai deux chevaux dont je n'ais pas besoin en surplus, cadeau d'un marchand d'Al-chen qu'on a croisés, moi et ma troupe, alors qu'il était sur le point de se faire détrousser. Si vous nous offrez un peu de compagnie et que Tsukia a une de ses histoires rocambolesques à nous raconter, je vous les offres!

Tu as dis nous... Tu veux vraiment que toute la troupe nous suivent..?

Ah, non, tu n'as pas à t'en faire, petite mouche, la troupe est rester à Al-Chen, j'avais simplement quelques petites choses à régler, seul... En fait celui qui est avec moi c'est... Mais... Où est-il passé...

Et bien que moi alors...


Le Thül regarde autours en se grattant le crâne, moi je comprends pourquoi son compagnon ne nous a pas rejoins... Il pense encore à cette vieille promesse, alors qu'on voyageais avec Qark beaucoup plus souvent... Je reconnais le signe de sa présence devant le petit dessin que j’aperçois dans l'écorce d'un arbre juste à l'extérieur du village... La lune qui ne croise jamais le soleil, voilà comment nous sommes, moi et lui, moi et...

Y en las noches que haya luna llena,
será porque el niño esté de buenas,
y si el niño llora,
menguará la luna,
para hacerle una cuna.

y si el niño llora,
menguará la luna,
para hacerle una cuna...

HRP, Traduction (En anglais) de la citation:
 

Les chevaux sont beaux, vraiment beaux, et assez rapide, en plus ils semblent résistant... Enfin, elles, puisque ce sont des juments qui semblent êtres amoureuses de tout ce qui a les cheveux longs puisqu'elles nous câlines toute les trois, mais sinon très obéissantes et nous sommes bientôt prêtes pour partir.

J'offre un regard question à Syndrell... Quelle direction?

__________________________________________



HRP:
 
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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Mar 19 Juil 2016, 15:25

La décision d’Aivy se fit l’écho du silence complice de Tsukia, et Syndrell sentit son cœur se réchauffer. Après avoir éprouvé la peur, la solitude et une souffrance ignoble, la présence de ces deux-là était un cadeau dont elle entendait bien profiter, désormais. Il était temps de sortir de sa bulle…

Alors, elle attrapa le bras de l’une et de l’autre et se mit en route d’un pas décidé. Vers où ? Peu importait du moment qu’elles restaient ensemble ! Mais Aivy les entraîna vers un élevage de chevaux et se lança dans des négociations musclées avec le propriétaire du cheptel. Syndrell l’observa un moment, fascinée par la pugnacité de la jeune fille.

L’éleveur était toutefois trop bien campé sur sa position pour lui céder, et la marchombre s’éloigna de quelques pas pour jeter un coup d’œil à ses chevaux. La plupart paissaient tranquillement dans un pré verdoyant, agité par un vent chaud et sucré. S’accoudant à la barrière, Syndrell contempla les muscles puissants d’un étalon à la robe sombre, presque noire sous le soleil. Elle songea à Vagabond.

Il était resté là-bas, au pied des montagnes… Son regard s’assombrit. Songer à le récupérer dans son état, c’était une folie ! Elle devait d’abord reprendre des forces avant de se lancer à nouveau dans un tel voyage. Le cheval leva la tête et croisa son regard, un bref instant. Juste avant qu’un cri ne pousse Syndrell à se retourner vivement.

Elle écarquilla les yeux en découvrant la montagne de muscles qui se trémoussait sous le regard effaré de quelques passants, du vendeur et d’Aivy. C’était un Thül comme il devait en exister rarement, très, très grand, même pour les siens, et s’il dansait sur place en râlant, c’était parce qu’il avait quelque chose accroché dans le dos. Non, pas quelque chose… quelqu’un.
Tsu.



*



- Aivy, Syndrell, je vous présente un vieil ami !

Syndrell leva les yeux. Elle devait pencher la tête pour regarder cet homme immense. Il pouvait la balayer d’un simple revers du bras mais elle se tint droite, les mains sur les hanches, et le dévisagea sans vergogne. D’emblée sa bonne humeur et sa franchise lui plurent, tout comme sa façon de s’adresser à Tsukia.

Qark Enghan baissa les yeux. Il devait pencher la tête pour regarder ce petit bout de femme. Il pouvait la balayer d’un simple revers du bras mais elle se tenait droite, les mains sur les hanches, à le dévisager sans vergogne. D’emblée son aplomb et sa franche curiosité lui plurent, tout comme la couleur de ses cheveux et de ses yeux.


- Salut, grenouille !

Elle ne répondit rien. Comment le pourrait-elle, alors que les mots se refusaient toujours à elle ? Mais Syndrell n’était pas naïve. Elle avait voyagé. Découvert des horizons tellement différents et rencontré des gens pour qui les valeurs simples de la vie prenaient le pas sur une discussion animée. Alors elle tendit son poing fermé.

D’abord surpris, il y apposa le sien.
Enorme.
Et sourit.




*



Syndrell avait choisi la jument la plus calme, gris pommelé, qui répondait au nom de Miette. Elle chevauchait à une allure tranquille, appréciant de voyager à cheval et non plus à pied. Le soleil était haut, le vent dansait dans ses mèches bleues. Elle ferma les yeux, appréciant cette saveur unique qu’elle n’avait craint ne plus jamais retrouver.

Elle avait mis le cap sur Al-Jeit. C’était là-bas qu’elle allait trouver ce dont elle avait besoin, immanquablement. Et ensuite…


- Alors, que font une mouche, un feu-follet et une grenouille dans les environs ?

Qark était curieux. Il avançait entre Syndrell et Aivy, laissant Tsukia à ses tsuesqueries, et n’attendait pas une réponse particulièrement détaillée. Juste de quoi se mettre quelque chose sous la dent. Syndrell se demanda ce qu’il ferait d’une histoire de cœur.

C’était un Thül, après tout !


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MessageSujet: Re: (-16) Sometimes, love's a loaded gun... (Syndrell & Aivy)   Mar 19 Juil 2016, 18:26

Un sourire aux lèvres, Aivy laissa son regard d'ébène croiser celui emprunt de bonne humeur du Thül.
Qark Enhgan, alors.

Il était grand. Immense, même pour un membre de son peuple. Il atteignait facilement les sept pieds de haut, et sa stature musclée à l'excès n'arrangeait en rien la menace qu'il pouvait représenter.
Elles ne craignaient rien.




***



- Alors, que font une mouche, un feu-follet et une grenouille dans les environs ?

La question n'était pas inattendue de la part d'un homme qui avait accepté de les aider gratuitement, prenant leur seule reconnaissance comme satisfaction. Connaître le pourquoi d'un tel besoin d'éviter la marche à pieds était bien la moindre des choses, mais il sembla à Aivy qu'il n'était pas nécessaire de s'étaler sur la question.

- Un simple retour de bâton, une coïncidence, un jeu de hasard moqueur... commença-t-elle, les yeux rivés vers l'horizon. Et un immense besoin de penser quelques blessures.

Son regard dévia vers Syndrell, puis alla rencontrer celui de Tsukia, moqueur. Oui, pensa-t-elle avec un brin de mélancolie dans l'esprit, tu n'imagines pas à quel point j'aurais besoin de toi pour fermer tout ça.

Tout ça.
Un trou béant dans son esprit, qu'elle n'osait pas remplir de peur de ne pouvoir y mettre que de la souffrance. Son cœur était encore loin de la guérison totale, mais sa volonté suffirait pour en emprunter le chemin. Elle ne voulait pas que les choses aillent autrement. Elle pensa un instant aux marques qu'elle avait elle-même tracées dans sa peau, et un voile de tristesse traversa fugacement son regard.

Elle l'éloigna aussitôt.

- Bon, lança l'apprentie sur un ton plus joyeux, comment rejoindre Al-Jeit, d'ici ? Ça risque de prendre un moment.
- Une fois n'est pas coutume, Aivy-feu-follet, rétorqua le Thül sur un ton enthousiaste, vous pouvez bien vous attarder un peu, on vient juste de se rencontrer ! Et puis, il existe un raccourci qui nous fera gagner trois jours de voyage, ajouta-t-il comme s'il venait de dire une évidence.
- Un raccourci ? Quel genre ?
- Du genre à vous surprendre !


Cette remarque tira un nouveau sourire en coin à Aivy, qui rallongea le pas de la jument morelle qu'elle montait pour suivre le rythme, désormais plus soutenu, de ses compagnons. Le courant était bien passé, et le guerrier saurait sans doute les défendre au moindre problème. Syndrell ne serait pas en état de se battre si l'occasion se présentait, il fallait donc écarter la possibilité de compter sur une défense à trois, ce qui pouvait s'avérer problématique en cas d'attaque surprise de bandits. Mais avec Qark à leurs côtés...

- On s'arrêtera camper ce soir près d'une petite rivière à une trentaine de kilomètres. Les chevaux que vous avez ici tiennent la distance, mais ils ne sont plus tous jeunes.
- Très bien.


La présence du Thül, quoi que réconfortante et de bonne augure, coupait tout espoir de conversation plus privée entre les trois filles. Si la jeune femme en souffrit les premiers temps, sentant qu'elle aurait eu besoin de s'exprimer à son tour sur la situation, elle s'en accommoda relativement vite, adoptant la pensée qu'une petite pause dans l'ouragan de ses pensées lui ferait le plus grand bien.

Et puis, elles allaient voyager de nouveau, découvrir de nouveaux endroits, et ça, cela valait tous les efforts du monde !

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