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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]

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Aivy Sil'Lucans
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Citation : « Trompe-toi, sois imprudent. Tout n'est pas fragile. N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie. Parce que le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être. »
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MessageSujet: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 04 Sep 2016, 22:08

Une épine glacée lui transperça le cœur.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »  

Elle repoussa l’idée le plus loin possible, tenta de la contourner, essaya vainement de l’oublier. Mais la phrase revenait encore et encore, implacable. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle était écrite juste sous ses yeux.

Prenant son courage à deux mains en même temps que la lettre, Aivy fit soudainement face à la vérité de son être.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Elle rassembla ses affaires en quelques minutes, fourrant son sac de cuir d’une tenue de rechange et d’une gourde déjà remplie d’eau. En moins de temps qu’il ne fallait pour dire « Raï », la porte de sa chambre claquait derrière elle.


- Méryna…

Si elle voulait enfin avoir la paix, elle devait réparer le mal qui avait été fait à sa famille.

Ramener sa sœur à la raison.


***

- Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à épouser le plus bel homme de tout Val’Kor ! J’étais la femme la plus heureuse du monde, et aussi la plus comblée, si tu vois ce que je veux dire !
- C’est une jolie histoire, rétorqua Aivy à la cuisinière, un sourire aux lèvres et la tête posée de manière nonchalante contre la paume de sa main. Mais dis-moi, comment se fait-il que tu te sois retrouvée ici sans lui ?
- Ça par contre, c’est autre chose ! Zoltan avait beau être un sacré charmeur, il n’en avait pas une dans la cervelle, mais je ne l’ai compris que plus tard.

La jeune femme tiqua.

- Une minute. Tu as bien dit Zoltan ?
- Zoltan, oui, c’est son prénom. Et le melon qui lui servait de cervelle ne passait plus les portes, à force d’avoir toutes les filles à ses pieds !


Lâchant un soupire, Aivy balaya l’idée d’un revers de pensée. C’était sans doute une coïncidence, « Zoltan » devait après tout être un nom très répandu. Et puis, la chance pour qu’il existe un lien entre l’ex-mari de Seya et le mystérieux vieillard de la plage devait avoisiner le zéro…

- Que s’est-il passé, ensuite ?
- Ce salaud s’est barré sans plus de cérémonies !,
cria presque son interlocutrice, manquant de lâcher la marmite qu’elle tentait de faire rentrer dans un placard visiblement bien trop petit. Deux semaines après notre mariage ! Il s’est évaporé, pouf ! C’était il y a quinze ans. Et depuis, plus rien, pas une seule nouvelle, pas une seule carte. Ça m’apprendra à faire la maline et à tomber amoureuse du premier venu !
- Eh bien, drôle d’histoire…
- Ensuite – par la Dame, mais tu vas rentrer, saleté ! – ensuite, j’ai décidé de partir moi aussi. J’ai voyagé quelques semaines, mais ça ne m’a rien apporté de spécial. Je me suis ensuite échouée à Al-Chen, où j’ai fait par le plus grand des hasards la connaissance d’un couple de notables qui cherchaient quelqu’un pour entretenir leur maison et faire la cuisine. C’était pas le grand luxe, mais au moins, j’avais quelque chose à faire de ma vie, j’étais payée et – ça va rentrer, je te dis, ça va rentrer ! Y a vraiment pas de budget pour la cuisine, ici !
- Tu devrais peut-être trouver un autre endroit ?,
tenta l’apprentie, jetant au passage un coup d’œil à l’extérieur par curiosité. Mince, le soleil est déjà couché ?
- Depuis bien deux heures, gamine ! Tu dormais, ou quoi ?
- Non, j’écoutais !
- Tu devrais aller te reposer un peu, si tu veux mon avis. Avec les journées d’entraînement que tu as dans les pattes…
- Et la suite de ton histoire ?
- Une autre fois. De toute façon je ne vais pas tarder non plus. Allez, au lit, et que ça saute !


Aivy roula des yeux et se leva, renonçant à argumenter sur le fait qu’à dix-sept ans, elle n’avait en aucun cas besoin d’une mère de substitution. Seya était, de plus, une amie chère depuis son arrivée à l’Académie et son attitude maternelle lui permettait parfois de lâcher prise.

Après lui avoir dit bonsoir, la jeune femme s’engagea hors de la cuisine et entreprit de monter les escaliers jusqu’à l’étage des dortoirs, sa chambre en vue. Quand elle en franchit la porte, elle retrouva avec bonheur le petit nid qu’elle s’était appliquée à créer au fil des mois. Les murs de la pièce étaient presque entièrement couverts de croquis, d’esquisses et d’exercices accrochés à des fils qui en recouvraient la surface.

Le bureau, totalement submergé par les boîtes de pigments et les crayons, abritaient également bon nombre de pinceaux négligemment posés là où il restait un peu de place. Dans le coin de mur adjacent se trouvaient une réserve de toile en rouleau et quelques planches de bois qui servaient à monter des châssis. Les tableaux achevés, quant à eux, étaient alignés les uns sur les autres à côté de la porte.

Son monde s’étalait devant elle, et elle souriait, incapable d’autre chose.

Elle referma la porte, et fit quelques pas dans sa chambre pour aller trouver une petite enveloppe posée sur son lit le matin même avant de partir passer la journée à s’entraîner à cheval. Que ce fut son assiette, son équilibre à l’obstacle ou même sa relation avec Uranie, tout était encore perfectible, et nécessitait quelques heures d’entraînement de temps en temps. Qui savait sur quel imprévu elle pouvait tomber dans le futur ? Elle avait donc posé la lettre sur la couette et remis sa lecture à plus tard.

La jeune femme attrapa donc l’enveloppe tout en s’asseyant sur le bord du lit, et l’ouvrit pour en sortir une lettre signée de la main d’Altan. Sourire aux lèvres elle en attaqua la lecture, et se laissa bercer par l’écriture fine de son frère, qui lui racontait son quotidien au manoir.

A la lecture d’une phrase, cependant, son souffle se coupa.

« Si les informations que j’ai eues de la part d’Altaïs sont exactes, Méryna se trouve à Al-Chen. C’est à peu près là où tu es, non ? »

Une minute, est-ce que j’ai bien lu ?

Elle ferma les yeux l’espace d’une seconde, prit une grande inspiration, les rouvrit et relut.

Une épine glacée lui transperça le cœur.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »  

Elle repoussa l’idée le plus loin possible, tenta de la contourner, essaya vainement de l’oublier. Mais la phrase revenait encore et encore, implacable. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle était écrite juste sous ses yeux.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Prenant son courage à deux mains en même temps que la lettre, Aivy fit soudainement face à la vérité de son être.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Elle rassembla ses affaires en quelques minutes, fourrant son sac de cuir d’une tenue de rechange et d’une gourde déjà remplie d’eau. En moins de temps qu’il ne fallait pour dire « Raï », la porte de sa chambre claquait derrière elle.


- Méryna…

Si elle voulait enfin avoir la paix, elle devait réparer le mal qui avait été fait à sa famille.

Ramener sa sœur à la raison.

Ramener sa sœur à la maison.

***

Al-Chen était une ville de plus en plus superbe.

Le jeu des courbes et contre-courbes qui animaient les toits de certains bâtiments en bois se mêlaient audacieusement à une architecture parfois plus traditionnelle, entre colonnes et grands escaliers de marbre. La fête de l'été venait de finir, mais entre les rues centrales et les quartiers commerçants, l’agitation était toujours omniprésente, et la foule nombreuse. Comment retrouver Méryna dans ces conditions ? Autant cherche une aiguille dans une meule de foin !

Le signalement qu’elle pouvait donner était de plus tout à faire banal : une jeune fille d’une quinzaine d’années, cheveux noirs et courts, certainement accompagnée d’une femme d’une quarantaine d’années à la peau hâlée et aux longs cheveux noirs... Peut-être même n’étaient-elles pas ensemble ? Dépitée, elle se rendit compte qu’elle ne savait pas quoi dire exactement. Elle prit malgré toute sa volonté à deux mains et décida d’avancer, se fondant entre les passants.

Il fallait bien commencer quelque part.
Et elle savait exactement où aller.




***



Une moue dubitative peinte sur le visage, Aivy observa la modeste pancarte qui ornait l’entrée d’une échoppe qui n’en avait pas vraiment l’air. Entre les vitres qui semblaient ne pas avoir été nettoyées depuis dix ans et les planches constituant le mur elles aussi profondément négligées, les quelques bibelots mis en valeur ne trouvaient pas leur place et avaient bien du mal à attirer qui que ce soit.

Sur le panneau, d’une écriture noire et lourde, était inscrit l’intitulé « Chez Zoltan », sous-titré un peu plus bas d’un : « Cabinet de Voyance et Informations en Tous Genres » presque effacé par le temps. La jeune rousse se contenta d’un lourd soupire. Comment diable Altaïs avait-il remonté la trace d’un tel endroit ? De plus, la coïncidence du nom était trop belle pour n’être qu’un simple hasard.

Prenant une grande inspiration comme pour se donner du courage face à un tel endroit, elle poussa finalement la porte, et pénétra dans l’espace confiné du cabinet.

Si l’endroit ne payait pas de mine de l’extérieur, l’intérieur se déroulait en un contraste fulgurant avec sa façade. Le cabinet, petit mais bien arrangé, était décoré de multiples étagères derrière lesquelles trônaient de grandes tentures colorées. Sur les commodes et les étagères se trouvaient des bibelots en tous genres, miroirs décorés d’inscriptions, bijoux anciens, restes d’os qui avaient tout l’air de reliques, et autres bibelots gravés de runes semblant dater d’un autre âge.

Dans un coin se trouvaient deux riches canapés bordeaux, et une petite table avec une théière encore bouillante, donnant l’information que l’endroit était bel et bien habité. Une petite porte, au fond, était recouverte d’un rideau de toile et donnait probablement accès à une partie plus privée.

Les bottes d’Aivy firent craquer le plancher, mais elle ne s’en préoccupa guère, absorbée par les éléments de collection. Ses yeux et ses doigts se baladèrent rapidement entre les étagères.


- Je peux faire quelque chose pour vous ?

La voix la fit sursauter et, quand elle se retourna, elle ne put que constater que le destin joueur venait encore de frapper un coup.
Devant elle, le regard toujours aussi pâle, et portant le même manteau gris sombre, se trouvait Zoltan, l’enchanteur de la plage qui les avait tirées, Tsukia et elle, d’un mauvais pas en leur offrant de l’alcool.


- Euh… Bonjour ? tenta-t-elle, soudainement tendue.

Le vieil homme perçut visiblement sa crispation, car un rire souple et franc sortit de ses lèvres.

- Allons, répondit-il d’un ton qui n’avait rien de menaçant, ne vous formalisez pas pour si peu. Et reposez ce crâne, je vous prie.

La jeune femme se rendit compte seulement à cet instant qu’elle serrait dans sa main droite le crâne de pierres précieuses qu’elle avait sorti de son étagère par pure curiosité. L’étrange objet retrouva sa place suite à un geste énergique de sa part, tandis que Zoltan venait s’asseoir sur l’un des canapés du coin de la pièce, l’invitant à faire de même.

- Alors, en quoi puis-je vous aider ?

L’homme n’avait en apparence rien d’un entourloupeur. Il l’avait déjà aidée une fois, et pouvait bien recommencer, surtout s’il y avait quelques espèces sonnantes et trébuchantes à la clé. Cependant, le doute subsistait tout de même en Aivy : quelle garantie avait-elle qu’il ne la roulerait pas dans la farine cette fois-ci ?

Elle décida finalement de prendre son courage à deux mains :


- Je suis à la recherche de ma sœur.
- Hélàs, j’ai bien peur de ne pas pouvoir vous aiguiller, si je n’ai pas plus d’informations.
- Elle a tout juste quinze ans. Ses cheveux…, hésita l’apprentie avant de décider de se laisser guider par la vision de son dernier rêve, plus par instinct qu’autre chose, sont mi-longs, et noirs charbon. Elle paraît plus que son âge, et ne me ressemble pas vraiment. De loin, en tous cas. Elle est peut-être accompagnée d’un groupe de personnes à l’air plutôt dangereux, le genre qui se remarque dans une foule, mené par une femme d’une quarantaine d’années au teint basané.

La lueur vive qui s’alluma dans le regard du vieillard fut tellement brusque que le cœur d’Aivy s’emballa. En moins d’une seconde, le doute qui planait jusqu’ici dans la pièce se fit certitude.

Il avait quelque chose.




***



Aivy quitta le cabinet dans un ouragan d’espoir, et s’engagea sur le chemin dallé portée par un horizon d’attente inespéré.

« La famille Til’Kowarn. Des gens affreux, sympathisants des Mercenaires du Chaos que je soupçonne d’être mercenaires eux-mêmes.
- Encore eux… Zoltan, c’est impossible, ma sœur n’a pas pu se laisser enrôler par une bande de… De vulgaires tueurs sans foi ni loi !
- Il semblerait pourtant que si. Tout, du détail de votre histoire aux informations rapportées par mes oisillons, me lance sur cette piste.
- Vos… ?
- Une flopée de gamins des rues qui me rapportent la moindre information à propos de la cité. Que le moindre renseignement sur Al-Chen m’échappe, et je perds mon travail !
- Je vois.
- J’aurais un dernier conseil pour vous, Aivy, et un seul : prenez garde. Les Mercenaires n’ont pas pour habitude d’être tendres avec les personnes comme vous. Ne vous jetez pas dans la gueule du loup pour une cause perdue ».



La cause était sans aucun doute perdue d’avance, mais la jeune femme n’en avait cure. Pour l’instant, elle se fichait autant de savoir ce que le vieil homme avait voulu dire par « personnes comme vous » que de trouver comment elle allait infiltrer cette demeure.

Quand elle lui avait demandé pourquoi il acceptait de l’aider sans lui demander d’argent en retour, Zoltan s’était contenté de sourire, et de répondre qu’il avait un compte à régler avec une certaine Envoleuse. Devinant qu’il s’agissait d’Iké, elle était sortie en trombe et était partie à la recherche de son destin. Au milieu d’une course frénétique entre les passants, qui devaient s’écarter rapidement au risque de se retrouver en compagnie de la demoiselle au niveau des vaches, elle ne pensait désormais qu’à une chose : trouver l’endroit à l’aide des maigres informations qu’elle avait comprises.

Elle ne sentit pas sa cheville la trahir, et se retrouva brutalement le nez dans la poussière sans réellement comprendre pourquoi. Ignorant ses membres qui lui envoyaient des signaux de douleur dus au choc, elle se redressa sur ses avant-bras, et réalisa qu’elle avait entraîné dans sa chute un petit groupe de personnes, qui grognait désormais de mécontentement.

S’excusant comme elle put, l’apprentie laissa glisser son regard au milieu de la foule, le cœur au bord des lèvres, avant de se relever, déçue de n’avoir reconnu personne. Epoussetant ses bas tout en continuant à se confrondre en excuses, elle se laissa gagner par l’idée que l’espoir avait après tout ses limites, et que si elle commençait à s’emballer pour un rien, elle n’était pas sortie de l’auberge.

A moins que… ?

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Dernière édition par Aivy Sil'Lucans le Mer 07 Sep 2016, 14:40, édité 1 fois
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Syles Agarest
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Citation : ''Je prie sans la foie pour que le temps efface cette rage qui ronge mon esprit...'' ~Florent Mothe (Roi Arthur) Le légende du roi Arthur, Quand l'amour change le cours de l'histoire.~
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Lun 05 Sep 2016, 00:34

Révolution dans les rues, je vois le chaos en dessous. La justice est une rivière rouge, je te cherche, où es-tu..?

Tu pourrais me dire un peu ce que tu chante en permanence, comme ça?

Oh rien de bien spéciale, une chanson que j'ai écrite à une autre époque, quand je te cherchais sans savoir où regarder.

Syles soupira. Son père et lui se promenaient sur les toits d'Al-Chen attirant assez peu de regards, ce qui aurait pu être surprenant si les êtres humains n'avaient cette tendance à ne jamais regarder en haut. Ils avaient chercher pendant un sacré moment celui qui semblait traquer le jeune homme, mais personne ne semblait le connaitre ou être prêt à avouer le connaitre, du moins.

C'est à ce moment que son père pointa un point, en contrebas, une chevelure rouge feu qui courrait en évitant tant bien que mal l'agitation.


Cette fille est dans la merde, elle va heurter ces mecs, là, et je les connais, la bande un peu plus loin est avec eux, ce sont des voleurs qui font ce numéro, et elle va heurter leur groupe de guetteurs... Au moins on auras un truc à observer.

Le frontalier observa le point que son père avait indiquer, remarqua les hommes... Et sourit sous la capuche qu'il portait quand il voyageait ainsi sur les toits en public, rendant son identification, s'il était vu, carrément impossible. Son paternel avait adapté une tenue semblable, abandonnant son masque beaucoup trop voyant. Une capuche, ça cachait très bien le visage sans sembler étrange.

L'envoleur s'élança sans prévenir, immédiatement suivit de Rybris, sautant de toit en toit pour s'approcher puis sautant dans le vide, attrapant une des rares banderoles encore présentes pour s'en servir afin de réduire sa chute, un des voleurs s'approchait de la fille qui ne voyait rien venir, il lui mit la main sur l'épaule, elle tourna la tête vers l'homme qui se préparait à la frapper...

Homme qui se prit un Syles en pleine gueules, tout pieds dehors, tombant à la renverse sous le choc pendant que l'envoleur aînée, de son côté, avait descendu de façon moins spectaculaire pour s'occuper des autres de sa greffe, entrant en contact avec eux un instant à peine du bout des doigts pour lâcher une décharge contrôler qui leur bloqua le contrôle de leurs nerfs et muscles, les rendant parfaitement incapables de bouger.

Les renforts de la bande de voleur, un troisième groupe, s'élança vers eux et, n'échangeant qu'un hochement de tête avec l'autre homme, le garçon attrapa la main de la fille et se mit à courir, entrant dans une ruelle puis en empruntant plusieurs autres pour s'échapper.

Quand il fut sûr d'être assez loin, il s'arrêta enfin et, comme si tout était prévu, son père descendit d'un toit à ce moment en retirant sa capuche, geste que son fils imita immédiatement.


C'était quoi ça!? Tu crois qu'on as du temps à perdre à aider la première venue!? On aurais pus nous reconnaitres!

Calme toi et pense, nous avions le visage camoufler, la seule qui pouvait être reconnue c'était elle! Et puis c'est toi qui demandait un peu d'action!

Je-- Oh et puis merde...

L'homme abandonna, s'adossant au mur alors que Syles, un sourire sur les lèvres, content de gagner cette joute verbale, tendit la main à la fille aux cheveux de feux.

Moi c'est Syles Agarest et ce vieux bougon, c'est mon père, désoler d'avoir intervenu sans demander, mais je crois que tu avais bien besoin d'un peu d'aide...

Et voilà que Rybris, les bras croisées, recommençait à chanter... Franchement... Et puis en plus il ne pouvait pas dire qu'il n'aimait pas la chanson, bien au contraire.

Révolution dans les rues,
Je vois le chaos en dessous.

La justice est une rivière rouge.

Je te cherche, où es-tu..?

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

Corrupting all.
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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mer 07 Sep 2016, 15:33

Aivy hocha la tête d'un petit geste nonchalant.
Non, ce n'était pas lui.

Elle avait cru reconnaître Altaïs de loin, pris au milieu des passants qu'elle venait de bousculer, mais il ne s'agissait en réalité que d'une vague ressemblance. Se relevant comme elle le put, la jeune femme se confondit en excuses dans tous les sens, aidant une petite fille à se relever, s'assurant qu'elle n'avait rien. Elle vérifia rapidement qu'elle-même n'était pas blessée, et en constatant qu'elle ne souffrait de rien d'autre que d'une légère douleur à la cheville - sans doute due au choc, il ne s'agissait à première vue pas d'une entorse -, entreprit de reprendre son chemin.

Fut coupée en plein élan par l'arrivée brutale, véritable ouragan, d'une silhouette longiligne qui se positionna à sa gauche d'un geste souple.
Et balaya d'un seul geste de jambes un ennemi auto-proclamé qu'elle n'avait pas encore vu.

La scène fut brusque, prenant l'apprentie de cours, mais les actions qui suivirent le furent plus encore ; l'inconnu se battait efficacement contre un groupe d'individus armés jusqu'au dents qu'Aivy reconnut au premier coup d'oeil comme faisant partie des personnes qu'elle avait malencontreusement bousculées. Coup après coup, l'étrange garçon réduisait à néant le potentiel d'attaque de la petite troupe, défiant la gravité plus d'une fois, créant une tornade de chaos autour d'eux.

Au milieu de la tourmente, alors qu'elle aurait dû profiter de l'aubaine pour s'enfuir, l'attention de la jeune rousse fut captée par un fait étrange qui se reproduisit plusieurs fois de suite. Le combattant du moment ne faisait pas que dévier la gravité à coup de sauts et de coups de pieds bien placés ; il défiait aussi la physique. Une chose étrange se produisait lorsqu'il approchait sa paume du corps de ses adversaires, comme si une force cachée au cœur de ses mains les repoussait au niveau du sol sans qu'il ait besoin de les toucher. A la fois surprise et tétanisée par ce qu'elle voyait, Aivy ne parvenait plus à bouger, trop absorbée par le combat qui prenait des allures de mirage.

Elle n'eut pas le temps de s'interroger outre mesure. Une fois tous les ennemis à terre, le garçon à la capuche se retourna vivement, et attrapa son bras pour l'entraîner dans une course folle qui ne prit fin que lorsqu'ils atteignirent une petite ruelle isolée. La jeune femme dégagea d'elle-même son bras de la poigne du combattant, intimement sur ses gardes.

*Il ne m'aurait pas aidée pour me faire du mal après, mais comment être sûre qu'il ne se passera rien ? S ça se trouve, il avait seulement un compte à régler avec cette bande.*

En choisissant le silence, Aivy fit le bon choix, car elle aurait de toute façon été coupée par l'arrivée d'une autre personne portant le même type de vêtements que le garçon. Tous deux enlevèrent la capuche qui couvrait leur visage, et l'apprentie put détailler un peu plus celui qui l'avait sauvée, pour l'instant sans rien demander en retour.

Il n'y avait pas que sa technique de combat qui était étrange. Ses cheveux aussi, véritable bataille entre le noir et un blanc-bleuté peu commun, semblaient venir tout droit d'un autre continent. Son visage permettait de l'identifier comme une personne plutôt jeune, au contraire de l'autre homme qui s'approchait, qui avait quelques dizaines d'années de plus, et il sembla à Aivy qu'un petit air de ressemblance les unissait.


- C'était quoi ça !? Tu crois qu'on as du temps à perdre à aider la première venue !? On aurais pus nous reconnaître !

Ah, ça commençait bien.

En quelques mots, le plus âgé venait de donner à la jeune femme autant d'informations que nécessaire pour le cerner à peu près, et insuffler en elle l'idée qu'il ne fallait définitivement pas rester là. S'il n'avait pas de temps à perdre, c'était qu'ils étaient probablement trop occupés à fomenter un coup mal famé au vu de la manière dont ils se déplaçaient. S'ils ne souhaitaient pas être reconnus, c'était qu'ils avaient certainement fomenté un tas d'autre mauvais coups et étaient connus de la garde ou des mauvaises personnes.

- Calme toi et pense, nous avions le visage camouflé, la seule qui pouvait être reconnue c'était elle ! Et puis c'est toi qui demandait un peu d'action !

La remarque sembla piquer juste car l'homme se calma instantanément et se mit à l'écart, fredonnant un petit air aux tons mélancolique. Le garçon, lui, prit un air étonnement engageant et tendit une main à la responsable de ce chahut. Son regard ne portait plus aucune trace d'agressivité. Ce fut à ce moment seulement qu'elle remarqua qu'il arborait un étrange tatouage sous l’œil droit.

- Enchantée, Syles, répondit-il elle à ses présentations en serrant sa main, encore un peu sur ses gardes. Je m'appelle Aivy. Merci pour le coup de main. Vous aviez un compte à régler avec ces gens ?

Jetant un rapide coup d’œil au père de l'intéressé - car c'était bien ainsi qu'il lui avait été présenté -, une idée un peu folle lui traversa l'esprit, porteuse d'un désespoir qui devenait de plus en plus réalité au fil des minutes qui passaient.

- A tout hasard, tenta-t-elle en s'adressant au dénommé Syles, vous ne sauriez pas où se trouve la demeure d'une certaine famille Til'Kowarn ? J'ai..., elle se mordit légèrement la lèvre, cherchant les mots qui attireraient le moins l'attention, quelqu'un à voir, là-bas.

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mer 07 Sep 2016, 16:41

Les deux hommes se dévisagent... Conversation silencieuse... Sourire d'un, écarquillement des yeux de l'autre, puis éclat de rire en duo...

Qu'est-ce que t'en dis, gamin, tant qu'à chercher des informations autant se jeter direct dans la gueule du loup non..?

Pardonne le vieux bougon, je crois qu'il a besoin de l'exercice qu'infiltré une demeure bourrée d'envoleurs de seconde zone apporterait...

Syles sourit et, au grand damn de son père, tendit sa main à nouveau vers la dénommé Aivy qui semblait un peu surprise qu'il connaisse les envoleurs, cette fois avec un tout autre type de présentation et un sourire étrange sur les lèvres... Après tout, quel meilleur moyen de trouver celui qui les cherchaient que d'emmerder un autre groupe d'hors la loi secret...

Pardonne moi aussi les secrets, je crois qu'il faut un autre type de présentations...

Je me nomme bien Syles Agarest, mais il y a un détail...

Lui et moi, nous sommes envoleurs.


~~~

A hunter is switching his prey...

All alone, a man with his sword,
Wanders into the wild.
Tracks you down,
You cannot hide,
Once he is onto your trail.

Enter the night,
A flash in the darkness,
White Death is heading your way...

The fear of his foes, a noble at home,
Hundreds will fall by his steel.

~~~

Et bien ça avait été rapide, à peine le mot ''envoleur'' avait-il traversé ses lèvres que la fille avait tout à coup monté un véritable mur comme garde autour d'elle, bon un mur troué ici et là mais quand même, et était devenue méfiance.

Hey oh, on se calme, on te veux pas de mal, aller, quoi...

On va même t'aider.


Méfiance toujours, mais au moins elle semblait surprise et curieuse... Forcément avoir l'aide de deux personnes expérimentés aurait été très utile pour une telle tâche.

Bon alors je fais vite pour l'explication, lui il - était - maître envoleur et il a foutu le camp parce qu'il n'en a rien à faire, des buts du chaos et blahblahblah.

Moi, je suis envoleur - bien que je crois que je pourrais bientôt devenir maître si je le souhaitais, ce qui n'est pas le cas - mais j'ai été l'élève du plus grand cabochard du monde, résultat, rien à foutre non plus.

Donc tu vois, les envoleurs ne sont pas très lié comme groupe et je ne vois pas pourquoi on ne pourraient pas s'amuser un peu à aider une apprentie marchombre.


C'était un jeu de chance auquel il aurait pu perdre, mais il eu la confirmation qu'il avait taper en plein de le mille à la lueur qui brilla dans les yeux de la jeune femme.

Elle était marchombre, comme Létoile.

Et lui il était envoleur et lui proposait une alliance, certes pour l'instant temporaire, mais quand même...

Comme quoi les préjugés n'avaient pas toujours raison... Mais elle se méfiait toujours, donc il soupira.


À gauche dans trois rues en sortant de cette ruelle vers la rue principale, puis à droite et tu devrais l'apercevoir avant bien longtemps, avec la taille qu'elle a...

Puis il se mit à marcher doucement, bientôt suivit par son père qui soupirait en continuant de siffloter.

Il avait tendu la main, maintenant c'était elle qui devait refuser de la prendre et les laissez partir ou bien les appeler... Et là, LÀ ils s'amuseraient tous.

Bon, moins qu'avec le palais impérial, Gil et Kaünis, quand même, mais c'était une jolie distraction malgré tout, une énorme baraque emplie d'envoleurs!

Il espérait quand même qu'elle dise oui, se dit-il en caressant distraitement la bande de cuir du sac qui contenait son arc démonté de façon sécuritaire dans son dos...


You are in the sniper's sight,
The first kill tonight,
Time to die!

You are in the arrow's way,
The White Death's prey,

Say goodbye!

__________________________________________


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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Jeu 08 Sep 2016, 20:43

Suspendue entre deux secondes, accrochée à ce seul mot, Aivy sentit son cœur s'arrêter de battre.
Son instinct lui cria de s'enfuir. Sa raison nagea rapidement à contre-courant, bien décidée à tirer la situation au clair, prisonnière de l'éclat du temps qui s'était littéralement arrêté autour des trois présents. Immédiatement sur la défensive, l'apprentie choisit le silence.

Envoleur.
Envoleurs.

Danger.

Ils n'étaient pas simplement un père et son fils se chamaillant pour des broutilles, ni deux vulgaires voleurs préparant un quelconque coup mal famé dans les environs. Captive de sa terreur, la jeune femme reprit son souffle. A quel moment s'était-elle arrêtée de respirer ?

Il fallait rester sur la défensive. Ne laisser passer aucune émotion, aucun signe de faiblesse. Puis passer son chemin. Il n'y avait aucune raison que les deux tueurs acceptent de l'aider, ils étaient de la même trempe que ceux qu'elle recherchait. De la même espèce.



- Bon alors je fais vite pour l'explication, lui il - était - maître Envoleur et il a foutu le camp parce qu'il n'en a rien à faire, des buts du chaos et blahblahblah. Moi, je suis Envoleur - bien que je crois que je pourrais bientôt devenir maître si je le souhaitais...

Pour une raison étrange, la suite ne parvint pas à son esprit. Aivy se contenta de rester sur ses gardes, à défaut de pouvoir se transformer en statue de pierre sur le champ. Syles se voulait rassurant. Peut-être n'était-il pas aussi dangereux qu'il prétendait l'être, ou en tous cas ne le serait-il pas avec elle. Sa technique de tout à l'heure apparut alors dans la mémoire de la jeune rousse, et elle décida de garder sa question pour plus tard. En attendant, elle devait savoir si traîner avec ces deux personnes était réellement une bonne idée.

Après tout, Iké le lui avait dit elle-même : les Envoleurs sont des tueurs sans vergogne.


- ... Je ne vois pas pourquoi on ne pourraient pas s'amuser un peu à aider une apprentie Marchombre.

Les derniers mots du garçon frappèrent l'apprentie en question de plein fouet qui, loin de se transformer à nouveau en poupée vivante, se sentit piquée au vif. Comment avait-il su ?! Des hypothèses toutes plus folles les unes que les autres traversèrent son esprit : l'avait-il espionnée ? Avait-il découvert l'Académie, eu une relation avec un ou plusieurs Marchombres ?

Peut-être possédait-il une capacité spéciale qui pouvait lui permettre de reconnaître les apprentis. Bien que celle-ci fut la plus tirée par les cheveux, Aivy la retint comme la plus probable, notamment à cause de cette capacité étrange qu'il possédait et qui l'avait peut-être aidé à la reconnaître. Peut-être avait-il simplement entendu parler d'elle, de Libertée, bien que les chances soient minces...

Et la suite de son discours, contre toute attente, était encore plus à son avantage et à celui de l'éventuelle alliance temporaire qui se profilait. Il connaissait bel et bien l'emplacement de la demeure et, au nom de cette information précieuse, la demoiselle estima juste de lui accorder une partie de sa confiance.

Une partie seulement.


- Très bien. Je vous suis. Mais je vous préviens, à la moindre entourloupe, je mords. Je sais me défendre.

Et sur ces mots, elle dépassa les deux hommes d'un pas énergique, glissant vers la direction indiquée. Les quatre derniers mots étaient plus du bluff qu'autre chose face à deux guerriers de leur trempe, mais ils avaient au moins le mérite de lui apporter une sorte de protection au cas où les choses tourneraient mal. De toute façon, elle avait fait des progrès fulgurants depuis qu'elle connaissait Libertée, alors peut-être que ce n'était pas si faux...

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mer 14 Sep 2016, 02:03

Les deux hommes se regardèrent, sourirent un instant puis haussèrent les épaules pour suivre la jeune femme. Au pire, la menace les faisaient rires.

Au mieux, ils trouveraient un peu d'info dans cette tanière de loups.


~~~

Continue à avancer vers la porte, en ligne droite, ne t'arrête pas, n'accélère pas, ne ralentit pas. Peut importe ce qui ce passe autour de toi, regarde droit devant et marche...

Tu diras peut-être que c'est une idée folle voir insensée, mais fait le... Ne tente pas de te battre, je ne veux pas t'insulter mais eux, ils n'hésiterons pas une seule seconde à l'idée de te tuer, les trois gardes sont des envoleurs... Pas très doués, mais des envoleurs.

Tu a surement entendu une de ces conneries, du genre les envoleurs sont tous des tueurs sans pitié, des armes vivantes... Et bien pour cette fois, permet-nous d'être tes armes, entrer la dedans sans se faire repérer c'est impossible.


Elle n'en ferait sûrement qu'à sa tête... Et il appréciait cette idée. Qu'elle se foute dans le pétrin contre l'un des gardes, ça rendrait la chose plus divertissante.

~~~

Putain de connerie de dessinateur à deux balles de lapin tueur faisant des pas sur le côté...

C'était qui cette fille!? À peine sortie de l'ombre que les TROIS s'étaient jetés dessus et que deux autres sortaient de la maison pour venir aider.

Heureusement que son père était là, car il avait réussit à en mettre un K.O. très rapidement pendant que son fils en tuait un autre et évitait, avec un peu d'aide invisible de sa greffe, un couteau de lancer.

Ils se retrouvèrent bientôt tout les trois en formation en triangle, pour se couvrir, avec trois hommes armés jusqu'au dents et pas content du tout...


Plan B...

B..?

Ouep, B pour Baston, c'est le temps de me foutre la honte pour avoir osé te dire de rester à part, la flamme.

À peine sa phrase terminer, tout se mettait en marche, les hommes fonçant vers eux, Syles et Rybris tournoyant vers leur adversaire respectif...

Ça ne leur prendrait pas bien longtemps vu le niveau qui laissait à désiré de ces envoleurs, mais la fille, si elle n'était pas assez rapide et douée, avait le temps de mourir 5 fois dans ce petit moment...

Syles espérait qu'elle lui en mette plein la vue...

Il adorait être surprit par le niveau des combattants, particulièrement des marchombres.

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 18 Sep 2016, 13:10

Comme prévu, la maison était bourrée d'ennuis. Si elle ne faisait pas un minimum attention, l'apprentie risquait d'y laisser ses ailes, plumes et tout ce qui dépassait. Ses cheveux la rendaient particulièrement repérable, et elle ne s'aperçut qu'au dernier moment qu'elle aurait mieux fait de les camoufler sous un chapeau ou un foulard, au risque d'avoir l'air d'une idiote.

Non, se corrigea-t-elle. Le meilleur moyen de ne pas être vu est de faire comme si de rien n'était. Elle n'était pas Envoleuse, encore moins Mercenaire ; même un aveugle aurait pu le voir. Le pas peu assuré, elle avançait dans la demeure comme elle pouvait, accrochée à l'espérance de trouver Méryna quelque part en ces lieux.

Que se diraient-elles, une fois face à face ? Les deux sœurs ne s'étaient pas vues depuis pratiquement un an, et sans doute que la cadette était devenue suffisamment indépendante pour que personne ne lui manque. Un pas après l'autre, Aivy continuait son chemin derrière les deux combattants chevronnés qui lui ouvraient la route. Ce que Méryna lui avait envoyé le jour où elle s'était sauvée avec cette bande de tueurs tournait en boucle dans sa tête.

Être quelqu'un. C'était sa recherche.
Avait-on besoin de tueur pour devenir quelqu'un ? L'acte de prendre une vie était-il si grisant ? Au contraire de sa sœur, restée de marbre face à son propre geste, l'idée de tuer faisait frissonner la jeune femme d'horreur. Elle ne voulait pas avoir à le faire, et espérait que l'occasion ne se présenterait jamais. Apprendre à se défendre était essentiel, mais Libertée n'avait jamais mentionné une quelconque légitimité dans le meurtre pour un Marchombre.

C'était sa Voie, et elle ne pourrait probablement rien y faire.
Et pourtant...


- Plan B...
- Ah ?


Tirée de ses pensées, Aivy écouta avec attention ce que le garçon avait à soumettre, et l'idée de mettre si tôt en pratique ce qu'elle avait appris la fit frissonner. Les brutes qui se jetèrent sur eux ne lui laissèrent pas le temps de se poser de question. En moins de temps qu'il ne fallait pour dire "Raï", ils se retrouvèrent tous trois en position de défense, prêts à donner du poing.

Les coups plurent dans tous les sens instantanément. La fille apparue devant eux, accompagnée de gardes du corps armés jusqu'au dents, n'avait pas surpris la jeune femme outre-mesure. Elle savait peu ou proue à quoi ressemblait un pas sur le côté - et remercia mentalement cent fois sa grand-mère pour ses enseignements à ce sujet - sans avoir eu besoin qu'on lui dise qu'il s'agissait d'une telle manifestation.

Choisissant de ne pas se laisser envahir, au risque de se faire dominer, Aivy bondit sur l'un des géants qui marchaient vers eux, tandis que Syles et son père s'occupaient des deux autres. Foutre la honte à l'Envoleur serait un plaisir trop grand pour qu'elle se refuse à le prendre, et il n'y avait de toute façon pas d'autres options.

Sa dague trouva rapidement le chemin de ses doigts, et le bruit de l'acier chuintant lui donna le courage nécessaire à une première attaque face à la montagne qui se dressait devant elle. Rapide, elle enchaîna sur un autre coup, se propulsant vers le haut à l'aide de sa jambe gauche pour que la droite vienne toucher au niveau du talon. Forte de son élan, elle voulut en profiter pour attaquer son adversaire directement au bras, mais fut parée à temps par une main immense qui la balaya sans autre forme de procès.

Son dos heurta le mur douloureusement. Aivy grimaça, et évita de justesse un coup de sabre destiné à lui trancher l'épaule. Elle ré-évalua un instant l'adversaire, qui n'avait pas l'air idiot mais qui semblait bien moins dangereux que les personnes accompagnant sa sœur la fois dernière. Tenter un balayage était impossible au vu de la masse musculaire du type. Mais elle était plus rapide que lui, et aurait tôt fait de l'agacer en attaquant de tous les côtés. Il lui suffisait simplement d'éviter ses attaques et elle ne risquerait pas de perdre un membre en chemin...

Contre toute attente, sa stratégie parut marcher. Forte de son endurance et de sa souplesse, la jeune femme attaqua de tous les côtés tandis que ses deux camarades de combat terminaient de terrasser leurs adversaires respectifs. Au détour d'une roulade, sa dague vint trouver le talon gauche du géant, et sectionna d'un coup sec le tendon d’Achille.

L'homme perdit l'équilibre dans un grognement, lui laissant le champ libre pour un nouveau coup de pied sauté dont elle ne retint pas la puissance. Sa plante vint frapper directement contre le plexus solaire, juste comme Libertée le lui avait appris. Force, souplesse et contrôle : l'attaque devait être précise, où elle n'aurait servi à rien.

Le choc accentua la perte d'équilibre de l'homme, qui tomba à la renverse, sa tête venant violemment frapper le mur de béton qui se trouvait à une trentaine de centimètres derrière lui. Il ne s'en releva pas.

Fatiguée par ses mille pirouettes et attaques furtives, l'apprentie prit le temps de reprendre son souffle et de calmer son rythme cardiaque. Tournant la tête, elle constata avec soulagement que la masse de muscles respirait encore, et était juste profondément sonnée. Il ne faudrait qu'un peu de temps avant qu'il ne se réveille et donne l'alerte. Il fallait faire vite. Se redressant droite, la jeune femme se tourna vers les deux Envoleurs, prête à leur emboîter le pas.


- Eh bien, c'est du beau, dites donc... Et ça se prétend Mercenaire. On aurait dû s'en débarrasser il y a un moment.

Fut coupée dans son élan par un frisson glacial qui lui parcourut l'échine.
Cette voix...


- Je n'ai pas de temps à perdre. Vous n'êtes pas ici par hasard, quelqu'un vous a donné l'adresse. Je veux savoir qui. Je me fiche de qui vous êtes, vous allez bientôt mourir.

Bruit de l'acier qui chante.
Le chant de ses pas, comme une mélodie cinglante...

Aivy se retourna brusquement. Fit face à un fantôme.
Elle ne s'était pas trompée.


- Oh ?

La femme, elle aussi, avait tiqué. Ses grands yeux noirs qui lui mangeaient une bonne partie du visage avaient été traversés, l'espace d'une seconde, d'une lueur de doute à la vue de la jeune femme.

- On se connaît, non ?

Mais pas un doute de peur. Le genre de doute d'une personne qui cherche loin, loin dans sa mémoire sans parvenir à trouver.
Alors, mue par un élan insensé, Aivy s'interposa et lança d'une voix claire :


- Je cherche ma sœur, Iké. Où est Méryna ?!

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 18 Sep 2016, 15:28

Rybris


L'homme en aurait presque soupirer, le type qui l'avait attaquer était un envoleur, certes mais... Et bien un envoleur de bas, très bas niveau. Bon, il aurait donné du fil à retordre à un envoleur tout frais sortant de son dernier cours, mais voilà, contre un maître envoleur qui avait depuis longtemps compris qu'il y avait plus, à la liberté, que le chaos ou l'harmonie..?

C'était un moucheron au mieux. Ainsi l'homme aînée put observer cette apprentie marchombre - parce que si son niveau était décent pour une apprentie, pour une marchombre ce serait désolant - tout en évitant les attaques maladroites de son adversaire. Il ne put s'empêcher de sourire quand elle l'assomma et, comme Syles en finissait avec son adversaire, beaucoup plus doué que ses comparses, il en finit une bonne fois, plantant son genoux dans le ventre du moucheron puis lui donnant un bon coup derrière la nuque. Une demie seconde et bam, K.O.

Iké, Méryna... L'envoleur se gratta pensivement la barbe, ces noms lui disaient quelque chose. Les deux filles échangèrent un ou deux mots, l'autre ne semblait pas d'humeur à répondre ou même à parler et passa bientôt à l'attaque...

Tenta de passer à l'attaque.

Rybris, ayant vu venir le coup, avait décider d'utiliser une fois de plus sa greffe de façon dangereuse, pour lui comme pour son entourage.

Il maîtrisait à perfection les autres utilités de son contrôle sur l’électricité, mais il ne put retenir un grincement de dents en sentant cette douleur l'envahir quand l'énergie se concentra dans ses muscles et ses nerfs.

Chaque fois c'était pareil, comme se prendre un éclair par la tronche et il n'avait que quelque secondes...

Plus qu'assez avec l'augmentation de sa vitesse et de ses réflexes, déjà extraordinaire, particulièrement pour son âge, que ça lui donnait. La femme se figea dans son mouvement pour aller chercher sa dague, à sa taille, et attaquer, probablement en utilisant dans l'autre main son sabre.

Ses comparses étaient morts sans rien voir et elle se retrouva avec une main déposé nonchalamment entre son épaule et son cou, point de pression redoutable qui, si appliquer comme il le fallait, gelait complètement la personne visé à l'exception des yeux et de la bouche. Appliqué de la mauvaise façon, il tuait, c'était un point souvent utilisé, à l'époque, pour la torture.

L'envoleuse bougea les yeux pour regarder le vieil homme avec un mélange de peur et d'incompréhension, elle ne comprenait sûrement pas comment il l'avait rendu prisonnière de son propre corps.

Pour toute réponse, il tourna son regard vers la rousse en essuyant la goutte de sang qui coulait d'une de ses narines du revers de l'autre main, impact de son usage ''abusif'' de son corps.


Nous ne sommes pas là pour nous battre ni pour tuer qui que ce soit je me trompe..?

Pose tes questions et prends tout ton temps, elle n'ira nulle part.


Tant qu'à aider quelqu'un, autant ne pas le faire pour rien!

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 18 Sep 2016, 16:37

Menaçante, la silhouette d'Iké se dressait au-travers du couloir comme une barrière entre Aivy et ses souvenirs. Si elle voulait retrouver sa sœur, il fallait en passer par là. Le danger était omniprésent -autant qu'il pouvait l'être dans une maison remplie de Mercenaires, hébergés par une famille elle-même acquise à la cause du Chaos -, et la femme au teint hâlé qui se tenait en face des trois combattants était une véritable allégorie de tout ce qui existait de repoussant au monde.

Tueuse sans vergogne. Voleuse d'enfants. Briseuse de famille. L'apprentie aurait pu énoncer coup par coup tout ce qu'elle lui reprochait, mais choisit le silence autant par confort que par protection. Peu lui importait ce que l'autre pensait d'elle du moment qu'elle obtenait des réponses.

Et elle ne semblait pas du tout prête à lui donner quoi que ce soit.

Son attaque fut semblable à un éclair. Aussi vive et agile qu'un chat, elle bondit sur eux, toutes lames dehors, un air agacé sur le visage. Son ennui prodigieux ne trouvait écho qu'en la colère grandissante que nourrissait la jeune rousse à son propos. Ses mouvements, à elle, furent rapides et prêts à la défense. Une nouvelle fois, sa dague fétiche trouva le chemin de ses doigts.

N'eut pas le temps d'aller à la rencontre du sang.

Le plus âgé des deux hommes, dont elle ignorait toujours le nom, s'était déjà jeté sur Iké. Par un procédé tout aussi étrange que celui employé par son fils quelques minutes auparavant, il avait immobilisé le danger, qui ne ressemblait plus vraiment à un danger ainsi maintenu. Une main fermement posée entre sa gorge et son omoplate, l'autre en réserve prête à servir, il avait immobilisé l'Envoleuse aussi facilement que s'il s'était agi d'un chat.

Aivy n'était pas sotte. Elle avait bien senti le changement de température, ou plutôt d'ambiance que l'utilisation de telles techniques suscitait. Ce n'était pas une chose dont on pouvait parler, pas une chose que l'on pouvait décrire, mais... Le changement était bien là, aussi perceptible que la chaleur et le froid. Intrinsèque, et profond.

Qu'avaient-ils donc en eux qui ne nécessitait pas d'être caché ? La question au bord des lèvres, la jeune femme se réserva au dernier moment et se promit de la garder pour plus tard. Pour l'instant, elle avait d'autres questions... D'autres doutes. Elle remercia silencieusement le combattant, lui offrant le regard sincère qu'elle lui avait refusé dans cette ruelle, trop intimidée par leur posture et leur nature de tueurs.

Entra dans le vif du sujet, espérant que sous la contrainte, la dénommée Iké allait finalement lui répondre.


- Je répète donc. Je cherche Méryna Sil'Lucans. Ma sœur. La gosse que tu as pris avec toi il y a un an, dans cette arène d'Al-Vor. Après l'avoir obligée à tuer une personne innocente.

Le tutoiement avait fusé, appuyé par une voix presque haineuse et clairement dégoûtée. L'évocation de cette scène, si elle avait d'abord effrayé Aivy, la rebutait désormais au plus haut point.

- Ne me dis pas que tu l'as coursée jusqu'ici comme un gentil petit toutou ?, se contenta de répondre l'intéressée un sourire sarcastique sur le visage, qui fut vite remplacé par un gémissement de douleur sous une nouvelle pression, invisible mais bien présente, de l'Envoleur aux mains d'acier. Elle est plus avec moi, continua-t-elle d'une voix contrite, mais qui n'avait rien perdu de sa verve. Mais elle est toujours en ville.
- Où ça ?, insista Aivy d'une voix incroyablement calme.

L'Envoleuse sourit à nouveau, et désigna Syles du bout du menton.


- Je l'ai envoyée nettoyer le terrain chez Alibert. Une ou deux personnes un peu trop curieuses dont il fallait se débarrasser. Ces deux-là connaissent forcément.

Toujours prise entre colère et calme, la jeune femme toisa la femme de haut en bas, jaugeant sa réponse. Elle n'avait aucune idée de ce que pouvait être "Alibert", et peu lui importait, au fond. Elle avait l'information qu'elle désirait. Méryna était toujours ici, et elle savait exactement où la trouver. Restait à savoir si les deux compères décidaient de la suivre. De toute façon, elle avait encore besoin de leur aide...

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mer 21 Sep 2016, 02:56

Les deux hommes se regardèrent, puis grognèrent légèrement de concert... Alibert! Sérieux! Il fallait que ce vieux schnock d'Alibert soit attaquer LE jour où ils auraient put utiliser ses services! Et avec une marchombre en compagnie!

Syles prit les devants, soupirant alors que son père assommait promptement l'autre envoleuse et lançant un couteau qui vint se planter dans la cheville de celle-ci, atteignant clairement le tendon, ce qui tira un regard surpris de son père.


Comme ça elle ne kidnappera plus jamais d'enfants... Je hais ce genre d'imbéciles.

L'homme plus âgé sourit malgré lui en se disant que bien des envoleurs l'aurait tué au lieu de lui voler sa capacité de marcher sans béquilles, puis se dit qu'il s'agissait, au final, d'une bien plus grande punition comme cela... Et puis elle devait sûrement prendre ses ordres quelque part, la personne les lui donnant ne serait surement pas très contente de la trouver ainsi.

Sans demander son reste, le frontalier le plus jeune tourna un coin pour prendre un chemin qui les mèneraient dans une ruelle d'un quartier très mal famé après un moment... Rencontrer Alibert, le plus grand informateur, vendeur de choses diverses et cartographe du marché noir voire même de tout l'empire n'était pas chose aisé...


As the countless numbers hunger for worldwide renown,
All the pimping sons of plunder will roll up their sleeves,
All searching for the answers they don't even care to know...

Le jeune homme regarda autour en arrivant au milieu de la ruelle pour s'assurer que personne ne regarde puis se pencha pour ouvrir ce qui semblait être une bouche d'égouts, laissant passer son père puis faisant signe à la jeune femme qui semblait sarcastique de le suivre avant de descendre également et de refermer derrière lui...

Cela dit, sous terre, le tunnel n'était pas du tout ce qu'il semblait, large, propre, il laissait un large escalier descendre longtemps jusqu'à ce qu'ils atteignent enfin un couloir donnant sur une très grande pièce. Pendant le chemin, Syles se permit de donner un peu d'information à leur récente compagnie.


Alibert est un des hommes les plus puissants du marché noir... Et également l'un des plus méconnus, ça fait partit de son job, puisqu'il sait presque tout sur presque tout le monde.

C'est une des rares personnes à part de l'empire à connaître l'existence des marchombres et des mercenaires, même si, même avec ses moyens, il en sait très peu sur les deux groupes...

En fait, Alibert lui même est impossible à rencontrer, à la place il faut rencontrer un de ses représentants dans les endroits secrets des différentes villes de l'empire qui eux détiennent l'information sur les services du grand chef dont la localisation n'est connue que de ses représentants et de ses plus proches confidents.


La salle, circulaire, qui aurait dut être vide à l'exception des gorilles d'Alibert et son représentant fit soulever un sourcil aux envoleurs accompagnant la marchombre.

Devant eux, le dit représentant, un homme plutôt vieux, tenait en respect, à lui seul, la bande dont ils venaient, semblait-il, récupérer la chef... Qui semblait en aussi mauvaise posture que ses acolytes...

Ils se retournèrent vers leur nouvelle amie... Après tout, c'était à elle de décider quoi faire!

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 25 Sep 2016, 23:27

Aivy écarquilla les yeux de surprise face au geste inattendu de l'Envoleur, et ses pupilles se dilatèrent aussi efficacement que celles d'un chat lorsqu'il lâcha purement et simplement la femme à terre, désormais prisonnière de son talon coupé au bon endroit. Il fallait y penser, à ce genre de technique. Elle ne retiendrait sans doute pas la leçon de cette manière - et ne retiendrait sans doute aucune leçon de toute sa vie à propos d'une quelconque morale -, mais la tuer aurait été trop simple.

Et, seule dans le trou béant qui lui servait de réservoir de peine, face à cette femme au caractère insupportable et aux agissements impardonnables, l'apprentie se sentit soudainement basculer. Tout s'enchaîna dans son esprit comme un rêve décousu. Sa famille brisée, ce soir de septembre, sa propre décision de faire confiance à une Voie inconnue, Al-Vor, l'Arène, Altaïs Les Cauchemars La Voie Méryna Marchombre Sa mère en larmes Libertée Vengeance Méryna Liberté Chaos Méryna  


Méryna Méryna
MÉRYNA.

La lame trouva le chemin de ses doigts par réflexe, et elle avança d'un pas décidé vers la responsable de tout ce bordel.


***


- Je comprends bien le tableau, mais en soi, comment va-t-on trouver ce type ?

Elle n'avait même pas daigné dire "personne". Pour elle, un individu assimilé d'une manière ou d'une autre à un être aussi avilissant qu'Iké ne pouvait être qu'une raclure sans autre intérêt que de servir à un projet. En outre, celui de combler un besoin de plus en plus urgent : retrouver sa sœur.

Les canalisations prenaient des allures de dédale et, plus elle avançait, plus la jeune femme doutait du bien fondé de cette recherche. Si Méryna était réellement devenue comme eux, comment pouvait-elle espérer la ramener ? Le doute la submergea alors, véritable vague de chaos. Que diraient ses parents si elle acceptait de rentrer avec elle ? Ils ne la voyaient plus de la même manière, elle en était certaine.

Aivy avait beau haïr la construction familiale imposée chez les Sil'Lucans, elle aimait chaque membre de cette construction en tant qu'individu suffisamment fort pour vouloir tenter le tout pour le tout, quitte à risquer sa vie. Une plaie béante avait remplacé sa présence dans la maison. Toute indépendante qu'elle avait toujours été, elle restait une gosse aimée par un peu tout le monde, particulièrement par sa grande sœur qui, même si elle ne le montrait jamais, avait pris l'habitude de veiller sur elle à chaque instant. Alors la savoir seule dans la nature, embobinée par une bande de tueurs sans vergogne...
Cela avait de quoi sacrément retourner l'estomac.

Les trois compères du moment arrivèrent quelques minutes à peine après leur entrée dans les souterrains à une sorte de pièce circulaire ressemblant fortement à une arène, et Aivy eu un haut-le-cœur quand son cerveau fit malgré elle le rapprochement avec celle d'Al-Vor. Elle focalisa son attention sur ce qui se passait, faisant jouer sa mémoire sur les paroles du dénommé Syles. "Alibert est l'un des hommes les plus importants du marché noir", avait-il répondu.

Il semblait donc parfaitement logique qu'en lieu et place de l'homme qu'ils recherchaient se trouve deux énormes gorilles aussi grands que des Thüls, et un homme au bas mot d'une soixantaine d'années qui les tenait en respect sans avoir besoin de lever le petit doigt.

Impressionnée par ce qu'il dégageait - ce n'était pas tous les jours que l'on voyait un vieillard aussi imposant sans parler de taille de pantalon -, Aivy attendit une petite seconde puis, voyant que les deux Envoleurs à ses côtés ne pipaient mot, comprit que c'était à elle de parler. Mais qu'allait-elle avoir à leur dire, elle, petite apprentie Marchombre cernée par une marée de contacts à la solde du Chaos ?

Elle s'avança malgré tout, un pas après l'autre, d'une démarche souple et qui ne laissait en rien filtrer le doute qui l'animait.


- Nous souhaitons voir Alibert.

*Merci ma vieille, c'est une évidence. Il va falloir faire mieux que ça...*

- C'est de la plus haute importance, se reprit-elle rapidement.

Quitte à se faire coincer comme Marchombre ou moustique, elle aurait au moins tenté le tout pour le tout. Devant le silence de l'homme, elle se permit de continuer d'une voix qui trahissait très légèrement son malaise :

- Nous sommes à la recherche d'une personne envoyée chez lui récemment, pour faire un peu de "nettoyage". Pouvez-vous au moins nous mettre sur sa piste ?

L'apprentie se mordit violemment la lèvre à ces mots. Rien de ce qu'elle avait dit ne lui semblait approprié mais, en réfléchissant un peu, rien d'autre ne l'aurait plus été. Elle s'étais mise dans un pétrin sans nom en acceptant l'aide de Syles et son père - qui ne se privait pas pour rigoler sous cape, ce qui avait le don de fortement agacer la jeune rousse. Le pacte était cependant très alléchant en matière de survie, et lui éviterait peut-être de se retrouver accrochée au bout de la lame d'un Mercenaire peu scrupuleux.

Le vieil homme en face d'eux eut un sourire verve, et claqua simplement des doigts.
Aussitôt, les deux gorilles fondirent sur eux.



***


Un coup, puis deux, et puis un formidable souffle d'énergie.
Le combat ne fut pas long, en grande partie grâce aux étranges pouvoirs des deux Envoleurs.
Le combat ne fut pas long, et le vieillard sembla ravi.

Alors, Aivy s'avança vers lui une nouvelle fois, lame à la main.




***


Le rire mauvais d'Iké emplit le couloir d'une atmosphère tordue.

- Qu'est-ce que tu comptes faire avec ça, petite chose ? Me tuer ?

Silence.
Un pas après l'autre, Aivy avance vers elle, le regard déterminé.

Elle va le faire.
Venger Iphène. Venger sa sœur.
Venger sa peine.

Mettre un terme au conflit.

Sa main se lève, et ses yeux plongent dans ceux de l'Envoleuse, impassibles.


- Tu peux le faire, je ne vais pas t'en empêcher. Mais après moi, d'autres prendront ma place.

Son poignet se fige.

- Ce que tu n'as pas l'air de comprendre, c'est que ta chère sœur a choisi sa Voie. Contrairement à ce que la plupart des personnes qui sont au courant de notre existence semblent penser, nous ne sommes pas un ramassis de brutes épaisses prêtes à tuer sans but précis. La véritable différence avec le commun des mortels, c'est que nous vivons, nous.

Sa lame reste suspendue un instant. Chaque mot est comme un coup de poignard dans son âme. Elle parle bien, étonnamment.
Méryna a choisi. Il est peut-être trop tard.


- Alors, gamine ? Ça vient, ou quoi ?

Immense hésitation.
Bouillonnement intense.


Ça vient, ou quoi ?


Non.

Sa dague retrouve brutalement le chemin de sa botte, alors que la jeune femme semble reprendre ses esprits. Rapidement, elle retrouve Syles et Rybris, qui l'avaient distancée de quelques mètres.

Elle avance au pas de course, sans se retourner.
Seul le rire hystérique d'Iké la rarroche encore à la réalité.



***


Le combat ne fut pas long, et le vieillard sembla ravi.

Alors, Aivy s'avança vers lui une nouvelle fois, lame à la main.

Mais avant qu'elle ait eu le temps d'ouvrir la bouche, celui-ci se mit à parler :


- Joli combat, vous trois. Vous avez gagné le droit de rencontrer Alibert.
- Alors quoi, c'était aussi simple ?! Ne te moques pas de nous ! Et n'envisages pas de nous rouler dans la farine !
- On est pas dépourvue, à ce que je vois ! Ça manque, de nos jours...


Le vieil homme ne semblait pas se soucier plus que cela des deux gardes du corps qui avaient visiblement rencontré le sol avec un certain plaisir au vu du somme qu'ils piquaient dessus. Il tira un morceau de parchemin de son sac, et un bâton de charbon d'une petite boite qui semblait en ivoire. Puis il invita les trois individus à le rejoindre d'un petit signe de main.

- Voici, dit-il en fourrant le papier sans ménagement dans la main d'Aivy. L'adresse exacte où vous pourrez le trouver. Vous avez prouvé que vous êtes méritants et prêts à aller jusqu'au bout, mais je compte sur vous pour ne pas le déranger inutilement...

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mar 11 Oct 2016, 23:06

C'est louche.

Premières paroles prononcés depuis qu'ils avaient quitté le repère souterrain... Ouais, c'était louche, ils le savaient tous... S'il suffisait d'entrer sans frapper et de tuer quelque personnes pour rencontrer Alibert, il ne serait plus en vie depuis longtemps... Mais ils n'avaient pas trop le choix, c'était la seule piste.

Bah avec un peu de chance, c'est un test de plus et non un piège...

Ou bien alors les deux à la fois.


Ils se foutaient tous dans un gros pétrin, mais ils avaient tout trois des questions pour Alibert donc, pas le choix...

Syles regarda un fois de plus par dessus l'épaule de la rousse pour voir la carte griffonnée sur un vieux bout de papier... Ça représentait un endroit de la ville plutôt mal famé alors ça ne promettait rien de bon.

Il se demanda un instant si la marchombre se rendait compte de ce dans quoi elle s'embarquait...

Ce n'était pas pour rien qu'il était rare qu'un marchombre ou qu'un envoleur ne contacte Alibert... S'il découvrait qui ils étaient, il pouvait très bien tenté de les capturé pour les tuer...

Et ainsi en apprendre plus sur leurs organisations respectives.

C'était bien plus dangereux que de se battre contre quelque pseudo envoleurs, voilà.

Il espérait surtout qu'elle était assez déterminée pour faire ce qu'il faudrait quand il le faudrait, même s'il s'agissait de tuer quelqu'un à qui elle tenait peut-être.

Il ne fallait pas qu'elle croit que ce serait facile, ou bien elle mourrait très vite.

Et ce serait dommage, elle était quand même mignonne, quand elle sortait les crocs un petit peu, pour menacer.

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mar 01 Nov 2016, 14:34

Spoiler:
 



[Plonge le regard sur la carte, un soupire franchit ses lèvres]

- Je ne sais pas. Ce serait sans doute trop facile de nous livrer une information pareille, même à priori gagnée dans les règles. Les Envoleurs ne respectent pas vraiment les règles, je me trompe...?

[Tourne la tête pour fixer Syles et Rybris, puis leur tend la carte. Se mordille légèrement la lèvre inférieure, hésitant à leur faire totalement confiance]

- Vous aviez l'air de connaître cet... Alibert. Vous savez où c'est ?

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Ven 04 Nov 2016, 05:38

Les deux hommes grognèrent de concert au commentaire sur les envoleurs avant que Syles ne réponde à la question

Alibert est un emmerdeur, un mystère et bien loin d'être un envoleur, si ce type sais ce que tu es et ce que nous sommes il va tenter de nous garder comme animaux de foire...

Pas pour rien qu'on t'as dis d'être prête à tout, c'est un salopard de la pire espèce, un meurtrier sans vergogne, avare de premier ordre, sadique sans vergogne et, comme si ce n'était pas assez, un des seuls marchands d'esclaves à couvrir tout l'empire de ses opérations...

Alors si on a une chance de lui planter un couteau dans le dos, et pas de façon métaphorique seulement, on la prendras sans problèmes et sans remords.


Le jeune homme soupira avant de dépasser la jeune femme et de la fixer dans les yeux, le regard un peu dur et glacer...

Il savait la réputation des envoleurs...

Mais il savait aussi qu'ils n'étaient pas tous des monstres, ou du moins pas le genre de monstres que l'on pensaient trop souvent...


''Il y a, dans le chaos, une liberté absolue.''

C'est une phrase de celui qui m'a formé comme envoleur, un enfoiré de premier, cabochard comme pas deux...

Mais un ami fidèle, un frère d'armes et un maître, qu'on me pardonne de l'admettre, qui n'a son égal nulle part au monde.

Je ne te demande pas de devenir envoleuse, Aivy, bien au contraire, reste comme tu es et ne change pour rien au monde, je ne te demande même pas de nous faire totalement confiance, tout comme tu ne nous le demande pas, tout ce que je veux, ce que je te demande, c'est de ne pas nous jugés sur des idées pré-faites...

Après tout je pourrais croire que tu es une voleuse, une escroc, une assassin sans vergogne, comme tout les marchombres---


La réaction, qu'il avait cherché exprès, ne se fit pas attendre et lui tira un profond sourire...

Forcement, les marchombres n'étaient pas comme ça, mais voilà le piège justement, certains le croyaient plus que tout... Et en réagissant à la provocation, Aivy venait d'avouer que les idées pré-faites étaient erronées.

D'un coup, il comprenait un peu pourquoi Gil aimait tellement le faire réagir pour lui faire réaliser ses erreurs, à l'époque, c'était grisant...


Dis moi, si cela t'indigne à ce point que je traite les marchombres de voleurs et d'assassins, réputation qu'ils ont pourtant, alors pourquoi diable base tu toute ta confiance et tout ce que tu pense des envoleurs sur les idées des autres..?

Avais-tu déjà rencontrer des envoleurs?

Je ne dirais pas que nous sommes des enfants de coeur, loin de là, mais peux tu me jurer sur la tête de la personne à qui tu tiens le plus au monde, peut importe c'est qui, qu'il n'y a pas un seul marchombre au monde qui soit un voleur ou un assassin?

Non.

Tu ne le peux pas.

Pour une simple raison, un tel groupe est impossible à contrôler parfaitement, et puis comment savoir où la liberté de l'un s'arrête pour laisser place à celle de l'autre..?


[Le frontalier agrandit son sourire malgré lui avant de finir sa petite leçon sous le regard approbateur, bien qu'impatient, de son père]

Il est impossible de faire la distinction, voilà.

La différence fondamentale entre un marchombre et un mercenaire vient de là.

Un marchombre place l'harmonie et le groupe au dessus de l'individu, en général.

Un envoleur place sa propre liberté au dessus du reste.

Ne me demande pas qui a raison car, dans cette équation, tout le monde a tords.


Sans précisé sa pensée, il reprit la tête du petit groupe sans même regarder si elle suivait, bien qu'il savait que oui.

Elle devait pensé, maintenant.

Une activité dangereuse, mais souvent lucrative qui lui permettrait peut-être de comprendre qu'il n'y avait pas que marchombres blancs et envoleurs noirs, mais bel et bien une énorme zone grise au milieu.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Ven 04 Nov 2016, 11:39


Troublée, Aivy plongea son regard d'onyx dans celui, tout aussi sombre, de l'Envoleur. Existait-il une réelle différence entre eux ? On ne lui avait dit et redit, et les faits s’était montrés plus efficaces que de simples mots : les Envoleurs sont des tueurs de Marchombres. Des êtres sans vergogne, sans foi ni loi. Il n’y avait qu’à prendre l’exemple de Kaünis pour le comprendre. Cette fille semblait capable du pire, et l’apprentie espérait de tout cœur qu’un malin hasard ne jouerait pas à nouveau à les relier dans une situation gênante. Après tout, elle avait manqué de se faire tuer par sa faute, cette nuit-là à Al-Chen…

Pourtant, malgré tout le trouble qu’ils pouvaient provoquer en elle, les mots de Syles semblaient plus justes que n’importe quelle doctrine que l’on avait pu lui enseigner. Libertée ne lui avait jamais présenté les Marcenaires comme de sombres assassins incapables du moindre sentiment et, en côtoyant ces deux-là, la jeune femme constatait chaque seconde un peu plus qu’elle avait eu raison.

Une liberté absolue dans le chaos, vraiment ? En y réfléchissant un peu, le chaos se rapprochait quelque peu de l’anarchie. En ce sens, l’affirmation se révélait possiblement vraie. Au-delà même d’une explication logique, Aivy commençait doucement mais sûrement à comprendre que cette Voie, tout autant que celle qui avait un jour résonné en elle grâce aux mots de son père, était sans doute et tout simplement un autre mode de vie. Mais Méryna… ?


- Je ne te demande pas de devenir Envoleuse, Aivy, bien au contraire, reste comme tu es et ne change pour rien au monde, je ne te demande même pas de nous faire totalement confiance, tout comme tu ne nous le demande pas, tout ce que je veux, ce que je te demande, c'est de ne pas nous juger sur des idées pré-faites... Après tout je pourrais croire que tu es une voleuse, un escroc, un assassin sans vergogne, comme tous les Marchombres ---

Piquée au vif, l’apprentie faillit rétorquer d’une réponse cinglante qui l’aurait fait taire.
Faillit, seulement.

Le sourire qui prit possession des lèvres de Syles l’en empêcha.
La suite de son discours fit le reste.

Il n’existait pas que de bons Marchombres, comme il n’y avait pas que de mauvais Envoleurs. La possibilité que chacune de ces deux voies, profonde remise en question de ses principes, lui semblait pourtant évidence maintenant que l’on venait de la lui expliquer. Pourtant, le doute subsistait en elle. Oui, elle avait déjà rencontré des Mercenaires. Non, ils n’avaient jamais rien eu d’enfants de chœur devant elle. Plutôt l’inverse, sans aucun doute ! La présence de Syles et Rybris près d’elle, qui l’avaient aidée sans poser de questions, contredisaient fortement ces « idées préconçues » telles que décriées par les deux hommes.

Et puis, encore heureux qu'il n'essaie pas de la convertir. Cette idée la révoltait plus qu'autre chose, et elle l'aurait sans doute envoyé sur les roses avant de tourner les talons.

Pourtant…


- Il est impossible de faire la distinction, voilà. La différence fondamentale entre un Marchombre et un Mercenaire vient de là. Un Marchombre place l'harmonie et le groupe au-dessus de l'individu, en général. Un Envoleur place sa propre liberté au-dessus du reste. Ne me demande pas qui a raison car, dans cette équation, tout le monde a tort.

Les pensées d’Aivy s’accentuèrent à nouveau, et son esprit prit le chemin de pérégrinations qu’elle aurait sans doute préféré ne pas connaître. Complexe, cet argument. Mais tellement juste…


- Je ne sais pas, se contenta-t-elle de répondre. Puis, après un petit temps, elle ajouta simplement : Sans doute que je ne sais rien.


***


Aivy n’était pas préparée à cela. Dans aucune des possibilités qu’elle avait explorées, que ce soit dans le monde réel ou dans les dizaines d’images qu’elle avait en tête et qu’elle créait au fil de ses crayons, elle n’avait pensé qu’un jour, on pouvait se retrouver face à une telle situation.

Le silence s’était abattu sur le petit groupe, qui progressait dans les rues vers une destination connue des seuls Envoleurs. L’apprentie ignorait totalement où ils allaient. Plus ils avançaient, plus le paysage changeait : les bâtisses s’effondraient peu à peu sur elles-mêmes et, loin de l’architecture majestueuse du centre-ville, ce qu’ils voyaient désormais avait tout de quartiers délabrés et des bas-fonds d’une ville que l’on chercherait à cacher.

La jeune femme suivit les deux hommes sans mot dire, se fiant à leur expérience, toujours plongées profondément dans ses pensées.

Et, bientôt, se présenta la bâtisse.
Immense, elle brillait comme un phare au milieu de la crasse ambiante. L’écriteau indiquant « Chez Alibert » lui rappela fortement celui de la boutique de Zoltan.

Aivy tourna les yeux vers ses deux compagnons, le cœur au bord des lèvres.


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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Mar 06 Déc 2016, 15:33

Ne pas savoir, ne rien savoir, voilà qui était difficile à admettre... Mais très vrai, très peu de gens savaient vraiment quelque chose mais presque tous prétendaient qu'ils avaient de grandes connaissances.

Avouer ne rien connaître, c'était ce mettre en marge, c'était dire que malgré ce que l'on croyait savoir, il n'y avait aucune certitudes.

Alors il se contenta de sourire pendant que son père, un sourire sur les lèvres, donnait une petite tape amicale sur l'épaule d'Aivy.


Hep, pas de problème, lui aussi c'est un grand ignorant...

Tout comme moi. Mais le monde est mille fois plus beau quand on n'en connais rien, non..?


~~~

''Chez Alibert''... Ça faisait un peu... Voyant, quand même.

Sur leurs gardes, les deux envoleurs observèrent Aivy un moment comme pour demander silencieusement si elle était prête. Rybris aurait préféré trouvé une fenêtre non verrouillée pour entrer en douce, mais se séparé chacun de leur côté pour cela était possiblement un peu trop risqué...

Alors voilà qu'ils s'apprêtaient probablement à se jeter dans la gueule du loup tête première...

Syles, quant-à-lui, se demandait comment on auraient pu encore le surprendre vu tout ce qu'il avait vu avec Kaünis et Gil...

... Puis ouvrit doucement la porte.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 11 Déc 2016, 12:48

- Hep, pas de problème, lui aussi c'est un grand ignorant... Tout comme moi. Mais le monde est mille fois plus beau quand on n'en connais rien, non..?
- Peut-être. Je n'en sais rien, après tout.



***

La porte était massive. Insolente et bardée de graffitis, elle rappelait fortement à Aivy celle que l'on pouvait trouver au manoir de sa famille, à Al-Vor, et qui permettait une exposition aussi inutile qu'ostentatoire.

Les deux Envoleurs s'étaient tus depuis leur arrivée, et il sembla à la jeune femme que dix ans s'étaient écoulés en l'espace de quelques heures. En peu de temps, et grâce à un hasard pour une fois relativement complaisant, elle avait retrouvé la trace de sa sœur - qui se trouvait peut-être à l'intérieur de cet établissement à l'apparence peu ragoûtant. Alibert était une crapule, de ce qu'elle avait entendu. Mais peu lui importait.

Aujourd'hui, elle ramènerait Méryna chez eux.
C'était tout ce qui comptait.

Le doute n'avait plus d'importance. Qu'elle se trouvât ou non derrière cette porte, Aivy avait assumé son chemin et fait son maximum. Libertée aurait sans doute approuvé sa démarche, et rajouté dans un clin d'oeil malicieux qu'il existe parfois des choses auxquelles on ne peut rien changer.

*Mais aucune cause n'est perdue tant qu'il reste quelqu'un pour y croire, pas vrai ?*

Le cœur au bord des lèvres, l'apprentie regarda Syles s'avancer vers la porte.
Au moment où elle s'ouvrit devant eux, elle retint son souffle.



***


Perchée sur une des poutres du plafond, j'observe ce qui va advenir avec attention. Je n'ai pas le droit à l'erreur. Alibert a été prévenu juste à temps par ce type louche à la cape brune. Une fois de plus, c'est à moi qu'on refile le sale boulot. Iké avait raison, les hommes ne sont qu'une bande de loups affamés entre eux. Et moi, je suis leur Alpha. Ma lame a déjà frappé de nombreuses fois, par caprice de mon maître ou par nécessité. Me débarrasser d'une bande de gêneurs, greffés ou non, ne posera aucun problème.

Ils entrent. La pénombre rassurante est perturbée par un rayon de soleil qui passe à travers la porte. Je retiens mon souffle ; ils trouvent l'échoppe vide. Evidemment, Alibert est parti depuis longtemps. J'ai accompli ma mission, et personne ne doit venir en perturber la finalité.

Ils sont trois. Je ne distingue pas bien leur sexe. Mes yeux se plissent, je tente de capter le peu de lumière qui provient de l'extérieur - ils n'ont pas fermé la porte pour parer au manque de lumière handicapant. Au fur et à mesure de leurs pas prudents, ils se révèlent un peu plus à moi. Enfin, je comprend qu'ils sont deux garçons et une fille. Ils observent les alentours comme des rats pris au piège, étonnés de ne trouver personne. Ils ne m'ont toujours pas remarquée ; les ténèbres remplissent leur office.

Doucement, le chuintement d'une lame se créé entre mes mains. Imperceptible, mais bien réel. Je dois rester sur mes gardes, l'informateur a dit que les deux types sont deux Envoleurs confirmés. Quant à la fille, elle ne semble présenter aucun danger immédiat. Elle mourra la première.

Katana en main, je saute souplement jusqu'au centre de leur petit groupe. La surprise se lit sur leurs regards ; je dois agir vite. Immédiatement, je lance un premier coup vers la fille, juste avant de croiser son regard onyx.

Ma main se fige, mes yeux s'agrandissent subitement.
Comment...?


***


Figée comme une statue, Aivy regarda fixement la gosse qui la tenait en joue avec sa lame trop fine.
Son coeur battait la chamade, et un filet de sueur perlait le long de sa tempe. Syles et Rybris, eux, manquèrent de peu de se jeter sur leur assaillante.

Ils comprirent au regard de l'apprentie qu'il valait mieux ne rien faire.

Les deux femmes se dévisagèrent longtemps, aussi surprises l'une que l'autre. Finalement, après quelques minutes qui lui semblèrent une éternité, la jeune rousse fit un pas en avant, ce qui eut pour effet de faire vivement reculer l'autre.
Enfin, les mots se décidèrent à sortir.


- Méryna...?
- Qu'est-ce que tu fous là ?!
, fut la seule réponse qu'elle obtint, emplie de rage et d'incertitude.

Sans qu'elle ne puisse le contrôler, le doute la gagna à nouveau de manière affolante. Qu'était-elle censée faire ? Lui sortir un discours mielleux pour essayer de lui faire comprendre que ses actions étaient mauvaises ? Non, la traiter comme une enfant était la dernière des possibilités. La ramener de force ? Affronter sa petite sœur en combat singulier ne lui inspirait aucune sympathie.


- Qu'est-ce que tu fiches ici ?, répéta Méryna, décontenancée. Avec eux ?!, précisa-t-elle en désignant les deux Envoleurs du doigt.
- Ils m'ont aidée à te retrouver.

Les mots sortirent le plus naturellement du monde, porteurs d'un combat depuis longtemps poursuivi. Une fois de plus, ils créèrent la surprise chez celle à qui ils étaient adressés.

- Me retrouver ? Et je peux te demander pourquoi ?

La question était presque moqueuse. Méryna avait baissé sa lame, les traits toujours tendus.
Et à son interrogation, Aivy fut incapable de répondre.


*Parce que tu es ma sœur. Parce que le chemin que tu as choisi est mauvais - l'as-tu vraiment choisi ? -. Parce que je suis persuadée que tu ne pensais pas ce que tu as dit ce jour-là.*

Elle allait ouvrir la bouche pour tenter de formuler quelque chose de cohérent, mais elle n'en eut pas le temps.
Méryna s'était retournée comme une furie, et pointait désormais son arme sur les deux Envoleurs. En moins d'une seconde, véritable ouragan, elle se jeta sur eux.



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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 11 Déc 2016, 20:38

La conversation était finie.

Ou du moins c'est ce que croyait cette gamine.

Car si oui, elle avait un niveau très décent en matière de camouflage, le chuintement de lame avait révélé sa présence au deux envoleurs qui avaient joué aux imbéciles qui n'ont rien entendus.

Ils avaient patientés le temps de la causette.

Cela dit, quand elle s'élança vers Syles, celui-ci ne put retenir un soupir blasé.

C'était quoi cette attaque? Du vrai brouillon! De la rage, okay, plein de haine, une bonne dose de force, mais niveau technique, nada! Putain-ment rien quoi!

Aucune vraie expérience non plus, réalisa-t-il en évitant les coups avec une facilité déconcertante.

Cette fille n'était pas prête à se battre contre un frontalier, encore moins un envoleur formé par Gil...

Le jeune homme se contentait d'éviter les attaques de plus en plus rageuses alors que son père observait...

Il ne voulait pas la tuée, cette gamine, même si elle l'attaquait, de toute évidence Aivy n'aurait pas aimé, alors...

Il se contenta d'utiliser une faille pour lui piquer son arme, faire deux pas vers l'arrière et la lui relancer.

Quand elle l'attrapa, des points d'interrogations dans les yeux, il se contenta d'un mot.

Un mot qui la fit rager, qui fit ricaner son père.

Un mot que Gil avait utiliser envers lui si souvent qu'il ne se rendit même pas compte qu'il avait utilisé le même ton : Celui d'un maître.


Encore!

If you know yourself and your enemy, you need not fear the results of a hundred battles...

If you know yourself, but not the enemy, for every victory, you will suffer a defeat.

If you know neither yourself nor the enemy, you will never triumph.

Hence, to conquer and win in every battle is not supreme excellence.

Supreme excellence lies in conquering without ever needing to fight...

- Sun Tzu, The Art Of War -

Aivy avait l'air d'être prise entre deux émotions...

Rybris, lui, était carrément hilare.

La petite se démenait comme une folle sans touché Syles, qui exploitait de temps à autre une faille pour lui piquer sa lame qu'il lui redonnait à toute les fois.

Elle s'épuisait, le garçon semblait, lui, encore avoir beaucoup d'énergie.

Elle mettait trop d'énergie dans chaque coups et, en plus, faisait de grand mouvements.

Lui, il se contentait de petites esquives, de mouvements souples.

Et surtout, il restait calme alors qu'elle s'ennervait de ne pas pouvoir le toucher.

Quand Aivy le fixa un peu plus intensément, semblant demander à quoi il jouait, il se mit réellement en marche.

Trois mouvements.

Une esquive.

Un vol de l'arme.

Un retour de situation.

La jeune femme était prise au piège, à genoux, et ne pouvait pas bouger le moins du monde...

Syles avait simplement la main sur son épaule.

Un point de pression tout simple qui la rendait prisonnière de son propre corps, elle qui n'avait pas l'entraînement requis pour pouvoir se sortir d'une telle prise... En fait, elle ne pouvait que bouger légèrement la tête et pester contre l'envoleur... Idéal pour la conversation!


Maintenant, tout doux chaton et écoute un peu Aivy...

...Ça te feras du bien d'écouter quelqu'un avec un peu de cervelle..!

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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 11 Déc 2016, 21:26

Ces derniers temps, Aivy avait passé son temps à se battre.

Contre elle-même, d'abord. Puis, contre Syndrell, implicitement, qu'elle avait fini par considérer comme une véritable amie malgré leur problème commun. Contre Libertée, ensuite, parce que sa formation l'exigeait. Contre des ennemis que le hasard avait créé pour elle, également : Kaünis, Iké, d'autres Envoleurs encore moins sympathiques. Contre d'autres visages mondialement inconnus, enfin. Cette fille dans la rue. Zoltan, qu'elle n'avait croisé que deux fois et qui avait suffi à l'embêter pour toute une vie.

Combats physiques, combats verbaux.
Combats intimes.
L'apprentie était rodée, désormais.

Mais, contre sa propre sœur, elle n'avait pas envie de se battre.

Les deux Envoleurs ne lui en laissèrent pas l'occasion. Rybris resta en retrait, tandis que son fils maîtrisait la gamine - quel âge avait-elle, à présent ? Quinze ans à tout casser ? - avec une facilité déconcertante.

Méryna lui avait toujours semblé étrangère, de par ses convictions et son attitude. Des années durant, elle avait été cette petite fille en apparence modèle, parfaitement adaptée aux codes qu'exigeaient une vie de petite noblesse comme la leur. Tous s'accordaient à dire que la troisième des quatre enfants de la famille Sil'Lucans était un véritable bijou de société, sachant parler, danser, réciter maintes et maintes fois les mêmes absurdités mielleuses aux invités pour leur plaire. Aivy elle-même n'était que l'ombre misérable de sa petite sœur du point de vue de l'éducation souhaitée par leur grand-père, complexée par tout et douée en rien.

Du moins, c'était ce que l'on pouvait penser en la voyant évoluer au milieu du monde. Mais personne au manoir ne lui avait fait l'affront cruel de lui envoyer cette appréciation en plein visage. Les murmures s'étaient faits plus intrinsèques, plus cachés. Sans doute grâce à cela, la jeune femme avait réussi à mettre une certaine distance avec ce mode de vie qui ne lui convenait pas, se réfugiant dans le dessin, la peinture et l'escrime, sous l’œil attentif de son père et de sa grand-mère, découvrant avec plaisir et mélancolie que trois marginaux ont toujours plus de poids qu'un seul.

Mais le cas Méryna, lui, était encore plus spécial. Comment deviner que derrière ce visage d'ange aux cheveux parfaitement noirs se cachait une enfant aussi perturbée ? Plus l'apprentie y pensait, moins cela lui semblait évident.

La voir ainsi maîtrisée ne lui procura aucun plaisir, seulement une douleur sourde dans la poitrine. En posant ses deux yeux noirs sur elle, elle constata avec tristesse que la rage lisible sur ses traits était bel et bien la même que celle qu'elle avait lue ce jour-là. En une seconde, elle comprit tout l'écart qui existait entre sa sœur et elle. Pas seulement un écart physique du à son escapade prolongé ; un écart bien plus profond, qui prenait jour après jour l'apparence d'une véritable fracture.


- Je t'ai demandé ce que tu foutais là, commença Méryna sur un ton de reproche adressé à la rousse. Mais je commence à comprendre. Crois-moi, tu fais erreur. Une grossière erreur. Tu n'as absolument aucune raison de vouloir me retrouver.
- Pourtant je crois le contraire,
affirma l'apprentie en se baissant pour être à son niveau, rassurée par la présence de Syles qui la tenait toujours en joue avec sa paume.
- Et je parie que tu ne peux même pas expliquer pourquoi, renchérit la gamine, moqueuse. Tu ne peux jamais rien expliquer, de toute façon. C'est pour ça que j'avais plus de succès que toi.
- Tu crois vraiment que je t'en veux pour ça ?
- Attends, ne me fais pas dire ce que j'ai pas dit ! Si tu es partie toi aussi, c'est que tu as compris qu'ils ne sont qu'une bande d'idiots qui n'ont rien compris à rien.


Aivy se figea. Les mots de sa sœur avaient beau être cruels, elle savait pertinemment qu'ils étaient porteurs d'une part de vérité. Pourtant...

- Peut-être. Mais qu'est-ce qui te dit que, toi, tu as compris ?

Pourtant son cœur lui dictait d'essayer de croire le contraire.
Elle glissa un regard vers Syles, le remerciant silencieusement de son intervention.


- Tu sais, je crois sincèrement que tu te trompes de voie. Attends, laisse-moi finir. Je te connais, Méryna. Mais toi, connais-tu seulement le chemin que tu as embrassé ? Cette femme, Iké, t'a bardée de mensonges et de fausses promesses, je crois savoir lesquelles. Je ne dis pas que tous les Mercenaires sont de mauvaises personnes, la preuve en est juste derrière toi, je te demande seulement de bien réfléchir. Te crois-tu capable de poursuivre une vie de meurtre et de trahison ?

Elle laissa planer un petit silence, avant de reprendre :

- Est-ce que tu sais au moins pourquoi tu as tué Iphène ?

Elle avait lancé ces mots comme des bombes, pour tenter de la faire réagir. Mais, contre toute attente, Méryna se contenta de pousser un profond soupire.

- Je l'ai fait parce qu'Iké me l'a demandé. De toute façon, elle était inutile. Faible. Fragile. Sais-tu que dans notre monde, seuls les forts survivent ? Honnêtement, Aivy, regarde-toi un peu au lieu de parler comme une enfant de cinq ans. Tu crois vraiment détenir la vérité ? La vérité, c'est que ta justice n'est pas la mienne, et que personne n'a le droit d’entacher ma liberté. Le Chaos est une voie comme une autre. Maintenant, dis-leur de me lâcher, j'ai un travail à terminer !
- Parce que tu te crois vraiment capable de nous supprimer tous les trois ?!


Aivy n'avait pas crié, mais sa voix s'était levée comme un bouclier face à la dernière affirmation de Méryna. Comment sa propre sœur pouvait-elle parler de ces choses de manière aussi insignifiante ? Elle n'avait même pas cillé !

- Méryna, je suis toujours là, je peux t'aider si tu le veux ! Rentres à la maison, papa et maman... Ils sont morts d'inquiétude pour toi !
- Parce que tu crois vraiment que tes deux phrases larmoyantes vont m'éloigner de mon destin ?! Ma place n'est pas avec vous, elle ne l'a jamais été ! Dis à l'autre de me lâcher, et tout de suite !


Atterrée, la jeune rousse sentit son regard se voiler subitement. Les mots de sa sœur, comme autant de coups de poignard, venaient de l'achever. Elle n'avait jamais été douée en matière de communication, mais il fallait avouer que cette entreprise-ci était un fiasco... En face d'elle, Méryna commençait à sérieusement s'agiter.

Alors Aivy leva à nouveau les yeux vers Syles, découragée. Comme si toute volonté l'avait quittée, elle se retourna simplement, laissant derrière elle trois ennemis potentiels qui n'avaient jamais été censés l'être.

Elle fit un pas en avant dans l'objectif de quitter la pièce.
Une douleur fulgurante au niveau de son bas-ventre l'empêcha d'aller plus loin.

Comme un véritable coup de lame acérée, la douleur la fit tomber à terre dans un gémissement sourd, et se replier sur elle-même dans un cri étouffé.

La dernière chose qu'elle sentit en posant ses mains contre son ventre fut le toucher poisseux du liquide rouge qui traversait ses vêtements.




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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 12 Fév 2017, 05:50

Le regard d'Aivy lui avait dit de relâcher la furie... Et elle en avait profiter pour lancer un couteau juste comme Aivy se retournait.

Syles l'avait reprise au piège au même instant, son père avait attraper la rousse alors qu'elle tombait. Le frontalier observa un instant sa prisonnière... Qui souriait.

Il eu envie de lui foutre un poing à la figure, mais se contenta d'insister sur son point de pression, le gelant complètement et lui causant une douleur si vive qu'elle ne put même pas crier, se contenta d’agrandir les yeux.


Une brebis.

Tu parle comme une louve... Mais finalement, tu n'es qu'une petite brebis égarée qui tente de jouer dans la cours des grands.

Regarde celle qui dit être ta soeur, car ce que tu vois, c'est ce qui arrive quand une petite créature sans défense décide d'aller faire joujou dans la cours des VRAIS envoleurs.


Elle grogna, autant de rage que de douleur, et le jeune homme pensa un instant avant de se pencher à son oreille pour parler.

Déteste moi, déteste là, mais tu n'y arriveras jamais comme ça, à la vaincre.

Si jamais tu es fatiguée de jouer à la poupée, de faire semblant d'être la prédatrice...

...Va à ombreuse, tu devrais connaître l'endroit dont je parle, et cherche moi...

Contrairement à la personne que tu suis, personne qui risque de ne pas vivre longtemps si elle me cherche des noises, je te montrerais ce qu'est le vrai chaos.

Si, en revanche, tu veux jouer à la poupée toute ta vie, ne te montre plus jamais devant moi ou je jure de t'écorcher vive après avoir laissé le plus grand rassemblement de criminels et de sadiques en tout genres s'amuser avec toi...

...S'il reste quelque chose à écorcher.


Son regard, véritable éclair d'or, la fit frissonner alors qu'il passait la langue sur ses lèvres.

Ouais, il était bien pire que ce qu'elle pensait... Mais c'était comme ça que Kaünis l'aimait après tout.

Quand il la relâcha, elle tenta de bouger sans succès. Le jeune homme parti de la salle avec la rousse et son père. L'autre serait gelée sur place un bon cinq minutes... Juste le temps de se barrer, pas assez longtemps pour qu'elle ne se fasse prendre.

Son père, lui, s'était contenter d'emporter quelque rouleaux qui pourraient contenir de l'information utile avant de partir avec son fils et de se diriger chez un ami qui pourrait réunir quelque rêveurs sans questions... Ils laisseraient la jeune femme à leur bon soin, autant partir avant qu'elle ne se réveille, elle aurait besoin de temps de réflexion.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: The last few leaves waiting to fall seems Fortune's frozen for us all. [Libre]   Dim 12 Fév 2017, 11:34

Le couteau l'avait traversée comme un éclair.
Elle ne l'avait pas senti venir.

Pourquoi ?

Agenouillée sur le sol, Aivy contint un nouveau gémissement alors qu'elle esquissait le mouvement de se relever. La douleur était supportable une fois diffuse dans l'ensemble de la zone. Son coeur, lui, était meurtri à jamais. L'écart entre les mots et les actes venait d'être franchi, et l'apprentie Marchombre ne savait pas si elle s'en remettrait.

Le fait que Méryna vienne d'attenter à sa vie tournait en boucle dans son esprit, véritable flèche empoisonnée. Elle aurait dû comprendre. Elle aurait dû s'y attendre. Elle n'avait pas anticipé, et elle ne s'était pas retournée pour éviter une lame dont elle ne connaissait pas l'issue. Une autre question, plus vive encore, prit possession de sa tête comme un mystère : comment cette gosse à l'allure si frêle avait-elle pu se libérer suffisamment de l'emprise de Syles pour effectuer son lancer ?

Elle avait de la ressource. Et un sacré entraînement derrière elle, qui commençait à porter ses fruits.
Mais pas encore assez pour dominer un Envoleur expérimenté.

L'Envoleur en question dut resserrer sa poigne car Aivy, toujours tournée et la main désormais posée sur son bas-ventre droit, serrant les dents pour tenter de se relever malgré une plaie qui grandissait de manière évidente et inquiétante, entendit sa petite sœur gémir de douleur derrière elle. Sans doute s'était-il rendu compte que sa technique avait été un peu trop leste l'espace d'un instant.

Puis, plus rien.
Seulement le silence percé par Syles, au bout d'un temps qui lui sembla étrangement long alors qu'elle luttait contre un tremblement qui envahissait peu à peu le bras qui la soutenait.


- Tu parles comme une louve... Mais finalement, tu n'es qu'une petite brebis égarée qui tente de jouer dans la cour des grands. Regarde celle qui dit être ta soeur, car ce que tu vois, c'est ce qui arrive quand une petite créature sans défense décide d'aller faire joujou dans la cours des VRAIS envoleurs.

Une brebis égarée. La métaphore fit sourire Aivy alors qu'elle luttait de toutes ses forces pour maintenir son appui désormais bardé de tremblements, le souffle court, le bas de la tunique désormais complètement rouge. Son coeur s'emballa à nouveau alors que l'Envoleur reprenait la parole sur un ton à glacer le sang.

La jeune rousse écouta avec peine ce qu'il raconta à Méryna. Chaque parole lui fit l'effet d'un coup de poignard plus douloureux encore que celui planté dans son bas-dos. La crise à laquelle ils faisaient tous face resurgit alors des profondeurs de sa souffrance, et elle appuya une ultime fois sur son bras pour, enfin, parvenir à se relever. Puis sa main gauche vint trouver la lame à l'origine de sa plaie, et l'arracha d'une traite, lui tirant un nouveau gémissement sourd de douleur. Portée par un élan de fierté, elle se battit pour retenir ses larmes et son regard se posa alors sur le couteau ensanglanté qu'elle tenait dans sa main, qui avait traversé une bonne partie de son corps.

Une sensation d'urgence s'empara d'elle tandis que le sang achevait de tremper une partie de ses vêtements. Syles, derrière elle, continuait son discours. Inlassablement diabolique.


*J'ai... J'ai besoin d'aide, là...*

Il fallait parler, alors il ne venait pas l'aider. Rybris, tapi dans un coin, observait sans doute la scène d'un œil amusé. Il fallait parler, alors elle resterait là à saigner, une plaie béante lui barrant le bas de l'abdomen. Résignée, Aivy ferma les yeux et esquissa un pas en avant.

Tremblante.

Elle ne regarda pas sa soeur lorsqu'ils quittèrent enfin la pièce, autant par déni de ce qui venait de se produire que par incapacité. Au niveau de son bas-ventre, la douleur, quoi que supportable par habitude, irradiait de plus en plus.


- Syles...?, demanda-t-elle d'une voix peu assurée lorsqu'ils furent enfin dehors. J'ai... J'ai besoin d'un Rêveur...

La jeune femme baissa les yeux, invitant l'Envoleur à constater lui-même les dégâts grandissants de cette attaque traîtresse qu'elle n'avait pas cherchée à éviter, persuadée que Méryna ne chercherait jamais à réellement l'attaquer.

Sa tête lui tourna brusquement, et elle ravala difficilement sa salive.
Son dernier réflexe fut de s'accrocher à l'épaule de Syles, comme un dernier rempart de secours.

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