AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
Erwan Narcos
Admin


Nombre de messages : 3450
Date d'inscription : 18/10/2008

Feuille de personnage
Age: 35 ans
Greffe: Lames dans le prolongement du cubitus et du radius
Signe particulier: Se tranforme en jaguar ; A une fille avec Miss : Yllena

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Dim 25 Sep 2016, 18:49

Mal à l’aise, Erwan avait les yeux baissés sur sa tasse de thé alors que Libertée répondait avec vivacité à sa mère. Il ne pouvait empêcher l’ombre d’un sourire d’étirer ses traits, parce que la Marchombre était claire et concise, mais pas agressive… Et surtout, c’était ainsi qu’il la voyait : libre de sa propre vie, de ses choix, et prompte à les revendiquer.
Pas comme quelques dizaines de jours plus tôt, à Al-Jeit, où il avait du mal à la reconnaitre tant ce qu’elle dégageait était différent. Rien que là, le changement était subtil mais clair, et surtout lumineux. Tout dans sa posture, dans ses expressions, changeait la perception que l’on pouvait avoir d’elle.

Malgré son bandage sur la tête, elle était rayonnante, et tellement belle.
Clignant des paupières, Erwan ramena son regard sur son thé. Une boule se forma dans son ventre alors que Libertée prenait sa fille dans ses bras, et il eut soudain très envie de rentrer à l’Académie pour voir sa fille. Sa propre fille. Cela fit comme une bouffée émotionnelle dans sa gorge, et il prit une inspiration tremblante.

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas profité de cette dernière. Enfin, longtemps, quelques semaines. Mais elle grandissait, elle prenait en autonomie mais surtout… Elle demandait en autonomie, en indépendance. Et plus elle grandissait, plus il voyait sa mère, comme une réplique en miniature malgré la différence subtile mais réelle entre la couleur de leurs yeux.
Oh, il ne pourrait jamais oublier Miss. Elle faisait partie de lui, il l’avait dans la peau depuis trop longtemps, et puis il ne voulait pas oublier les plus belles années de sa vie ; c’était tout cela à la fois, tous ces bonheurs simples, toutes ces divergences d’opinion, qui rendaient un couple fort et intense.
Cela ne pourrait être pareil avec personne d’autre, et il le savait. La boule de sentiments qu’il éprouvait pour Libertée…

Il ne voulait pas détruire son couple, ou être à l’origine de tout ça.
Pourtant, il venait encore de coucher avec elle, au nez et à la barbe de tous. N’était-il qu’un animal ? Incapable de résister à ses pulsions ? Secouant la tête pour lui-même, il sentit son regard se durcir de détermination.
Non, cela ne se reproduirait plus.
Parce que si Libertée avait besoin de réfléchir, ce n’était pas en faisant l’amour qu’elle le faisait le plus – au contraire. C’était certes un laisser-aller qui permettait parfois à l’inconscient de travailler dans son coin et seul, mais il n’était pas prêt à s’enfoncer encore plus. Il pouvait aider Libertée de bien d’autres façons, aucun besoin de plonger physiquement en elle pour qu’elle se sente bien… Certes, elle se sentait alors dans les vagues du plaisir, mais cela n’était pas une fin, ni un moyen.

Redressant la tête en percevant un mouvement devant lui, il vit deux silhouettes et un cheval s’approcher et se redressa complètement.
Lib tituba une seconde, avant de se précipiter contre Gil.

Les voir ainsi, avec le bébé entre eux, affermit la volonté d’Erwan, qui serra les poings.
Puis, Gil s’éloigna et le Rêveur – Hièlstan – prit Libertée pour la soigner dans une chambre de la maison.

Mais alors qu’Erwan allait s’éclipser, une main se posa sur son bras et il tourna le regard vers Miïn qui venait de l’arrêter.

- Gil te demande de le rejoindre dans dix jours devant la porte d’Améthyste.
Le Marchombre hocha la tête.
- J’y serai.
- Fais attention à Lib, s’il te plait. Elle est perdue mais… Je sais que c’est compliqué.

Erwan secoua la tête. Ce n’était pas si compliqué que cela, mais cela pouvait vraiment le devenir. Oui, il avait des sentiments pour Libertée… Mais il était trop concerné par ce qui la rendait heureuse, elle, sur le long terme, pour tenter de faire plus dans sa vie.

- Je ne veux que son bonheur. Et pas juste sur quelques heures ou jours, mais sur du long terme. Je suis prêt à m’éloigner moi aussi pour ça.
- Non, ne pars pas maintenant. Viens à l’intérieur plutôt, elle a besoin d’un pillier et apparemment je ne suffis plus.


Erwan cligna des yeux, avant d’accepter en hochant légèrement du menton.


*


- Vous pouvez ouvrir les yeux.
Poussant le battant de la porte de la pièce du bout des doigts, Erwan laissa son regard se poser sur la bure du Rêveur qui s’adressait à Libertée. Cela faisait un moment qu’il travaillait et déroulait son Rêve, et cela les inquiétait, autant lui que Miïn et Voëlle.
S’avançant doucement, il alla se placer près de la couchette et déposa sa main sur l’épaule de la Marchombre.

- Comment tu te sens ? demanda-t-il d’une voix douce, aussi légère qu’un murmure.
Il avait envie de lui caresser la joue et de passer ses doigts dans ses cheveux, mais se retint avec volonté. Non, ça suffisait. Il se contenta de sourire avec tendresse.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Libertée Iuaskallaphun
Maître Marchombre
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 712
Date d'inscription : 03/02/2012

Feuille de personnage
Age: 33 ans
Greffe: Cheveux contrôlables
Signe particulier: Attire les hommes comme des aimants

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Dim 25 Sep 2016, 19:18

- Je t’aime.
Les larmes bondirent dans les yeux de Libertée, et quand elle leva les yeux elles roulaient déjà sur ses joues. Mais alors qu’elle aurait voulu s’accrocher à Gil, elle le laissa s’éloigner avec une boule dans la gorge. Elle ne voulait pas qu’il parte. Elle avait besoin de lui, elle le savait. Elle ne savait pas pourquoi, mais c’était quelque chose qu’elle sentait… Non ?
Suviyo se mit à chouiner dans ses bras, et la marchombre la serra un peu plus contre elle pour la calmer, alors qu’une voix tranquille s’adressait à elle.


- Madame, je suis Hièlstan Filsèvres. Je suis rêveur. Je vais m'occuper de vous.
Sa main était ferme mais douce, et Libertée poussa un petit soupir. Un rêveur, hein ? Secouant la tête, elle le suivit dans la maison, jusqu’à ce qu’il l’allonge sur une couchette.

- Gil m'a dit que vous aviez subit un choc, et que vous avez maintenant un problème de vue. Dites-moi où vous avez mal exactement, essayez d'évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix, dix étant la douleur la plus forte.
Elle avait envie de dire qu’elle avait mal au cœur. Comme s’il s’effritait doucement et qu’une partie prenait le large dans sa poitrine. Elle avait l’impression de suffoquer, et pourtant elle savait que c’était parfaitement psychologique. Et à part en dessous de la ceinture à cause du matin, elle n’avait pas vraiment mal quelque part.

- Je n’ai pas vraiment mal, c’est juste que c’est très désagréable. Enfin, je commence à avoir mal à la tête car j’essaye de distinguer les choses, mais sur dix… je dirais que c’est trois ou quatre.
- Vous n'avez pas de blessure grave sur le corps. Certains muscles et os ont été traumatisés par la chute. On va les aider à s'en remettre, il n'y aura pas de séquelle. Maintenant, décrivez-moi ce que vous voyez. Décrivez moi ce que vous voyez de cette pièce, et de moi.
- Des formes floues. Je vois un peu de contraste, ça fait des bulles vraiment indéfinies avec quelques nuances de couleur, mais rien de défini.


Elle se laissa soigner, parce que de toutes façons, elle n’avait pas grand-chose d’autre à faire – et elle était sans doute incapable de faire quoi que ce soit d’autre pour le moment.
A part courir derrière Gil, mais elle sentait que ce n’était pas la bonne solution. Il venait de prendre une vraie décision, de celles qui faisaient mal, en s’éloignant. Est-ce que c’était bon signe ? N’allait-il pas aller noyer sa peine dans une autre nana ? Ou dans l’alcool ? Ou les deux ? Une boule se forma dans son estomac, et elle ferma les yeux pour juguler ses émotions.
En fait, elle ne doutait même pas que sa blessure n’était pas grave. Elle le sentait, c’était temporaire, mais ça pourrait prendre du temps à s’en aller. Et le rêveur confirma cette sensation intuitive.

Elle laissa Hièlstan intervenir une seconde fois pour résorber l’hématome. Elle devait fermer les yeux… Et ses pensées s’emballèrent. Parce que Gil était parti, est-ce qu’Erwan avait filé aussi ? Il avait l’air tellement mal à l’aise tout à l’heure que c’était largement possible… Et rien qu’à cette pensée, Libertée sentit une boule se former dans sa gorge, à la limite du sanglot.
Elle était stupide, elle aussi. En fait, elle ne vallait pas mieux que Gil, non ? Elle avait fini par faire ce qu’elle lui reprochait depuis trop longtemps. Était-ce un esprit de vengeance qui l’avait guidée ? Non, elle n’avait pas fait tout ça dans le but de le faire souffrir, ni même dans le but qu’il réfléchisse sur ses agissements, à la base. Elle l’avait fait… pour elle-même. Pour se retrouver. Quelque chose la guidait dans cette direction, et elle ne voulait pas rater le coche, cette fois.
Elle ne voulait plus côtoyer les ténèbres d’aussi près, tout simplement. C’était douloureux, mais surtout elle avait beaucoup de mal à s’en dépêtrer. Cela n’était pas ce pour quoi elle était faite.

Et à chaque fois que quelque chose était lié à Gil, ça faisait des nœuds dans son cerveau, et dans son ventre.
Peut-être s’était-elle endormie, mais en tout cas quand le rêveur lui dit qu’elle pouvait ouvrir les yeux, elle les garda résolument fermés quelques secondes.

Le bruit de la porte attira son attention et son cœur accéléra. Le rêveur touchait toujours sa peau, sans doute pour voir comment son corps réagirait quand elle ouvrirait les yeux.
Alors, sans doute sentit-il l’effet de la main sur son épaule dans tout son corps, dans toute sa chair. Un long frisson, et son ventre se réchauffa presque violemment.

- Comment tu te sens ?

Prenant une inspiration, Libertée ne répondit pas.
Elle se contenta d’ouvrir les yeux.
Le visage d’Erwan était encore un peu flou, mais ça se stabilisa et il fallut encore une seconde pour que son œil puisse faire le point sur ses traits. Elle eut le souffle coupé par son expression, cette lueur dans son regard cobalt, la beauté de son visage et sentit son ventre faire un saut périlleux.

- Je te vois… murmura-t-elle en levant la main vers le visage d’Erwan pour l’effleurer du bout des doigts. La texture de sa peau appelait ses caresses mais elle prit une inspiration et réussit à détacher la pulpe de ses doigts pour tourner la tête vers le rêveur.
Il fallut encore quelques secondes pour que son regard se focalise correctement sur les traits de ce dernier. Mais elle le voyait, et pas flou non plus.

- Merci.
Elle lui adressa un sourire lumineux, et voulut se redresser sur la couchette, au moins pour s’asseoir. Secouant la main gauche, elle désigna Erwan au rêveur.

- Erwan aussi doit avoir pas mal de blessures, il était dedans avec moi quand ça a explosé. Vous devriez vérifier son dos. dit-elle, cherchant le regard du marchombre.
Parce que c’était lui qui s’était pris le souffle d’air brûlant, et qu’elle avait senti, ce matin, une sacrée brûlure dans son dos même s’il ne se plaignait pas…

__________________________________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hièlstan Filsèvres
Rêveur
avatar

Nombre de messages : 196
Date d'inscription : 10/04/2016

Feuille de personnage
Age: 35
Greffe: Non
Signe particulier: Porte une bure de Rêveur

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Dim 25 Sep 2016, 23:01

Elle n'ouvrit pas tout de suite les yeux. Craignait-elle de n'avoir pas retrouvé la vue ? Ou peut-être, simplement, ne désirait-elle pas revenir dans cette pièce... Il avait remarqué qu'elle était fatiguée et tourmentée. Il n'avait rien compris au rôle que les autres personnes présentes ici jouaient, mais il se doutait que l'explosion qui les avait blessé, elle et son compagnon, n'était pas le seul problème, pour eux. Entre eux.
Il était parti, après tout ; dans un moment où elle aurait eu besoin de lui.

Il frémit en sentant l'autre homme à ses côtés. Il ne l'avait pas du tout senti approcher. Ca arrivait, lorsqu'il était plongé dans sa bulle avec un patient...
Le grand type glissa une main sur la joue de Libertée. Ca, même aux yeux d'un Rêveur qui n'y connaissait pas grand-chose en relations humaines, ce n'était pas un geste purement amical ou fraternel. Il retira sa propre main de la tête blonde, leva un instant les yeux vers le géant -mais comment était-il possible d'atteindre une taille pareille- et y lut beaucoup de choses.


"Comment tu te sens ?"

Il avait une voix profonde, et une intonation... cela expliquait pas mal de choses, mais des choses qui ne regardaient pas le Rêveur. Il se leva pour préparer quelques herbes à remettre à Libertée, détournant pudiquement le regard de ce second couple.
Il entendit juste ce qu'il voulait entendre : son Rêve avait fonctionné.


"Erwan aussi doit avoir pas mal de blessures, il était dedans avec moi quand ça a explosé. Vous devriez vérifier son dos."

Il se figea sur place. Il était tourné, aussi ne virent-ils pas son expression.
Erwan.
Etait-ce une coïncidence ? Cet homme immense et fascinant, avec des cheveux blancs, parmi tous ces gens au moins aussi... Et ce qu'il avait senti en Rêvant Gil et Libertée...
Ce n'était pas une coïncidence.
Certainement pas.

Il se tourna lentement vers l'intéressé. Il devait avoir à peu près son âge. Il essaya d'imaginer cet homme en compagnie de Syndrell, qui avait dit être son amie, et ça marchait bien. Il imagina cet homme en compagnie d'Inwëlle, qui avait dit bien le connaître, et ça fonctionnait très bien aussi.
C'était lui.
Mais là, maintenant, il n'oserait jamais... C'était trop... Ce n'était pas le bon moment.

Autant faire comme si de rien n'était, pour l'instant.

Il leur adressa un sourire à chacun.


"Très bien, on va faire ça. Mais d'abord, Libertée, j'aimerais vous revoir une fois. Ce sera rapide, et ça vous fera du bien. Après ça, ce sera à vous... Erwan."

Il n'avait pu s'empêcher de marquer une hésitation en prononçant ce nom. Des mois qu'il était ici, et voilà qu'il le rencontrait par hasard ! Il avait toujours pensé que Syndrell le lui présenterait...
Mais finalement, les jeunes femmes avaient eu raison : Al-Chen était la ville des rencontres, et Erwan et Hièlstan se trouveraient bien assez vite. C'était juste étrange de lui parler, comme ça, après tant de temps passé à l'imaginer... Et s'il ne ressemblait à rien à quoi il eut pu s'attendre, il ne décevait pas du tout son imagination.

Il se reprit, et alla vers Libertée. Il s'agenouilla devant elle, quêta son approbation et prit ses mains dans les siennes. Comme il avait fait pour son compagnon, ou ancien compagnon, il parcourut son corps de la pointe de son Rêve, et fit courir une chape apaisante sur la colonne vertébrale, sur ses épaules nouées, sur ses muscles crispés. Comme il l'avait prédit, cela ne prit guère de temps.
Il vit quelques traces de brûlures sans gravité, sur lesquelles il intervint. Tout semblait en ordre, et il remarqua que maintenant qu'il ne Rêvait plus au niveau de sa tête, la présence de ce qu'il supposait être une greffe Marchombre se faisait moins forte. Il n'avait pourtant pas vu de lames ; il ne les avait pas non plus cherchées, mais chez Syndrell et chez le premier Marchombre qu'il avait ausculté, elles lui avaient sauté aux yeux. Encore un mystère...

Il appliqua sur ses blessures un pommade pour les brûlures, qu'il avait pris soin d'emporter en apprenant pour l'explosion, puis avec un gentil sourire, la laissa tranquille et se tourna vers l'homme -sans doute Marchombre, lui aussi- qui les observait. Il l'invita à s'asseoir aux côtés de Libertée, et à enlever sa chemise.

La brûlure n'était pas belle, mais elle était propre. Hièlstan la massa avec soin de la même pommade qu'il avait utilisée sur Libertée, et tendit son Rêve vers la surface de la peau pour aider les tissus à se cicatriser. Il sentit un frémissement, sans doute dû au choc qu'avait subi le corps d'Erwan la veille.


"Bien. Je vais vous laisser la pommade ; vous pouvez en appliquer deux fois par jour sur la blessure. Ca va diminuer la douleur, et accélérer la guérison. Maintenant si vous voulez bien, je vais examiner le reste de votre corps, comme je l'ai fait pour Libertée et Gil. Un choc de cette violence laisse souvent des séquelles qu'on ne sent pas tout de suite... Vous avez mal quelque part en particulier ?"

Et, sur la réponse d'Erwan, il posa sa main qui semblait assez ridicule tout-à-coup, sur son épaule musclée. Il plongea son Rêve en Erwan, et aussitôt il sut que quelque chose n'allait pas. Quand il Rêvait, il y avait le corps du patient, la conscience du patient, et son Rêve à lui. Il avait, jusqu'à maintenant, connu deux exceptions : la présence d'un autre corps vivant dans celui du patient, comme c'était le cas pour une femme enceinte ou un patient abritant un parasite. La deuxième exception était cette étonnante greffe Marchombre, qui créait une présence supplémentaire mêlée au corps, et d'une nature qu'il ne connaissait pas.
Là, il y avait le corps d'Erwan, la conscience d'Erwan, son Rêve à lui, la greffe qu'il reconnut de suite parce qu'il s'y était attendu, bien qu'elle fut diffuse car il n'était pas focalisé sur la partie du corps où elle se situait, et en plus de ça une quatrième chose. Pas une chose, une vie. Quelque chose qui vibrait, qui s'agitait, comme une conscience enfouie.
Il se retira aussitôt du Rêve, et jeta un regard bouleversé à Erwan. Celui-ci ne semblait pas vraiment inquiété. Il ne semblait pas le repousser, pas en colère, pas vraiment surpris.

Hièlstan y retourna, prudemment ; il se rendit rapidement compte que cette quatrième présence ne troublait en rien son Rêve. Il le déroula un peu plus profondément ; toujours rien. Il alla glisser sur un muscle un peu contracter pour le détendre...  Tout alla bien. Alors, il prit confiance, affirma un peu son Rêve, et parcourut le corps entier du Marchombre. Il était moins abîmé que celui de Gil et Liberté, et il y trouva bien moins de vieilles cicatrices que sur celui de Gil, surtout, mais la colonne vertébrale avait pris un sacré coup, comme pour les autres. Il répéta ce qu'il avait fait deux fois auparavant, passa par dessus les lames des avant-bras sans s'y arrêter, et ramena le Rêve en lui.
Il sourit calmement à Erwan.


"C'est tout bon. Un peu de repos ne vous fera pas de mal non plus... Ménagez votre nuque et votre dos, et ce ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir."

Il s'écarta de lui pour revenir à son sac. Il remit la pommade entre les mains d'Erwan, car c'était lui qui en aurait le plus besoin, et un paquet d'herbes diverses à Libertée, chaque sorte étant nommée par une petite étiquette sur laquelle il avait apposé son écriture soigneuse. Il lui expliqua comment les prendre, et lui nota leurs effets respectifs sur un bout de papiers.
Il demanda à l'homme et la femme plus âgés s'ils n'étaient pas blessés, et comme ils lui assurèrent qu'ils n'étaient pas présents lors de l'explosion, il annonça que son travail parmi eux était terminé.

___


C'était l'homme, qui s'appelait Miïn, qui l'avait raccompagné. Il lui avait d'abord offert un verre d'eau, et Hièlstan lui avait parlé un peu de l'état de sa fille. Il avait été rassuré. Il avait, par la même occasion, était présenté à la petite Suviyio, qui était bien l'enfant de Gil et Libertée. Ils avaient de la chance ; son cœur s'était serré.
Et puis, sur le perron, ils s'étaient chaleureusement serré la main, en guise d'au revoir.

Hièlstan demeura un instant sur le perron, à contempler la maison. Il était hébété ; c'était beaucoup. Il soupçonnait fort d'être sorti d'une maison pleine de Marchombres, et un instant, une pensée stupide lui traversa l'esprit : ils sauraient ce qu'il avait vu, et ils allaient le tuer car il avait découvert trop de secrets sur eux.
Mais non ! Ils avaient semblé sympathiques. Secoués, mais sympathiques.

Il se demanda si Erwan allait venir. Il avait tenté de lui jeter un coup d'oeil qu'il avait voulu éloquent, en sortant de la chambre ; cet homme semblait de ceux qui prêtent attention aux coups d'oeil éloquents. Avec un peu de chance, il aurait aussi remarqué le trouble du Rêveur, et...
Et le voilà.

Même la porte semblait plus petite qu'une porte habituelle, lorsqu'il s'encadrait dedans. Pourquoi était-il venu, Hièlstan n'en savait rien. Il s'avança vers lui.


"Je ne veux pas vous retenir. Retournez auprès d'elle, elle en a besoin... Elle ne va pas bien, mais ça, vous le savez. Ecoutez, je... Je dois vous avouer, j'ai vu votre greffe. Je sais de quoi il s'agit, enfin, pas en détail, mais... Bref. Je n'en parlerai pas. J'ai aussi..."

Aussi quoi ? Vu l'autre chose ? Senti la présence ? Il secoua la tête.

"Non, ce n'est pas le moment. Ecoutez, Erwan... Accepteriez-vous de venir me rencontrer, quand vous aurez un moment ? J'habite un peu au nord d'ici, le long du lac. la cinquième à gauche, en prenant la route d'Al-Chen. Les gens du coin sauront vous renseigner. C'est que..."

Lui dire pour Inwëlle, là, maintenant ? Non, cet homme avait trop de soucis en tête, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure... Inutile de lui rajouter une préoccupation en tête.

"J'ai quelque chose pour vous. Rien de pressant, ça attendra le temps qu'il faudra. Alors, à la prochaine, j'espère."

Il lui tendit la main et lui adressa un sourire encourageant. Il leva les yeux pour chercher le regard... Cobalt, le regard cobalt d'Erwan. Loin là-haut. Loin là-bas, un peu perdu dans les fantômes...
Il lui adressa un "ça va aller" muet.

Un sourire qu'on aurait dit immuable aux lèvres, Hièlstan se tourna pour aller se jucher sur le dos de Flèche, qu'il fit partir au petit trot.
Ca va aller...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erwan Narcos
Admin
avatar

Nombre de messages : 3450
Citation : L'amour c'est l'Harmonie des sentiments
Date d'inscription : 18/10/2008

Feuille de personnage
Age: 35 ans
Greffe: Lames dans le prolongement du cubitus et du radius
Signe particulier: Se tranforme en jaguar ; A une fille avec Miss : Yllena

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Lun 26 Sep 2016, 01:52

Elle le voyait, mais lui dut fermer les yeux quand les doigts de Libertée effleurèrent son visage.
Jugulant ses émotions, Erwan se redressa en soupirant, avant de sourire à la Marchombre. Elle n’allait pas si mal, dans ce cas, et c’était le plus important… Enfin, elle n’allait pas mal physiquement.
Il fronça les sourcils quand elle dit au Rêveur qu’il était blessé dans le dos.

Ça tirait un peu, mais franchement cela ne faisait pas vraiment mal. Erwan se contenta de hausser le menton quand le Rêveur expliqua qu’il voulait s’occuper de Libertée d’abord : ça lui allait. Elle avait priorité, largement.
Puis, quand il s’occupa de lui, le Marchombre ferma les yeux et laissa tomber sa tête en avant, étirant sa nuque. Ça faisait du bien, rien que ce petit mouvement.

- Vous avez mal quelque part en particulier ?
Il secoua la tête doucement, laissant l’homme faire son travail. Il croisa son regard surpris et méfiant, comprenant qu’il avait dû voir des choses qui ne le mettaient pas à l’aise dans son corps – entre sa Greffe et le Jaguar, il y avait de quoi, et après tout il ne s’était fait soigné qu’une seule fois dans une Confrérie mais ils étaient plusieurs Rêveurs à travailler – il lui adressa un sourire rassurant.

Hièlstan reprit son travail, et Erwan sentit ses muscles se détendre et quelques petites blessures se résorber. C’était étrange comme sensation, à la limite du désagréable, comme une chatouille trop insistante.

- C'est tout bon. Un peu de repos ne vous fera pas de mal non plus... Ménagez votre nuque et votre dos, et ce ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir
Erwan hocha la tête doucement.
- Je vais essayer, merci.

Le Marchombre regarda le Rêveur sortir de la pièce et capta son regard juste avant de passer la porte. Fronçant les sourcils, Erwan referma ses mains sur le contenant de l’onguent que Hièlstan lui avait donné.  Il devait lui parler, apparemment…
Mais d’abord, il devait discuter avec Libertée.

Se tournant vers la Marchombre, l’homme posa son onguent sur le côté et chercha le regard rose de Libertée. Quand il le trouva, il ne le lâcha pas.

- Écoute, Libertée… Je ne veux pas être à l’origine de problèmes graves entre Gil et toi. Je serai toujours là pour toi mais… Plus dans ton lit.
Il ne put s’empêcher de replacer une petite mèche blonde derrière son oreille, et de lui caresser la joue avec tendresse.

- Je t’attendrai pour qu’on rentre à l’Académie, si tu veux. D’accord ?
Se relevant, il lui adressa un sourire.
- Je crois que Hièlstan voulait discuter. Je serai dehors.


*


En effet, apparemment le Rêveur voulait discuter, ou il l’attendait…
Dans tous les cas, il était devant la porte quand Erwan la franchit. Lui adressant un sourire encourageant, le Marchombre s’avança vers Hièlstan.


- Ecoutez, je... Je dois vous avouer, j'ai vu votre greffe. Je sais de quoi il s'agit, enfin, pas en détail, mais... Bref. Je n'en parlerai pas. J'ai aussi... Erwan fronça les sourcils, mais le Rêveur se ravisa. Non, ce n'est pas le moment. Ecoutez, Erwan... Accepteriez-vous de venir me rencontrer, quand vous aurez un moment ? J'habite un peu au nord d'ici, le long du lac. la cinquième à gauche, en prenant la route d'Al-Chen. Les gens du coin sauront vous renseigner. C'est que... J'ai quelque chose pour vous. Rien de pressant, ça attendra le temps qu'il faudra. Alors, à la prochaine, j'espère.

Hièlstan venait de piquer la curiosité d’Erwan, et ce dernier fronça légèrement les sourcils.

- Je n’ai pas de problème avec ma greffe. Et je suis soulagé qu’il ne vous ai pas posé de problème. Je passerai, dans tous les cas, dit-il d’un ton rassurant.

Il observa l’homme se hisser sur sa jument alezane, un peu plus loin, et partir au trot.
Clignant des paupières, il se demanda ce qu’il pouvait bien avoir pour lui, et d’où il pouvait avoir quelque chose en fait. Mais dans son dos, une présence attira son attention et il se tourna pour découvrir Libertée…

__________________________________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Libertée Iuaskallaphun
Maître Marchombre
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 712
Date d'inscription : 03/02/2012

Feuille de personnage
Age: 33 ans
Greffe: Cheveux contrôlables
Signe particulier: Attire les hommes comme des aimants

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Lun 26 Sep 2016, 06:44

- Écoute, Libertée..
La marchombre se figea à ces deux petits mots. Elle avait peur de la suite… Et ne put s’empêcher de sentir son ventre faire un nœud de frustration, alors que son esprit lui poussait un soupir de soulagement… Erwan ne partait pas, il posait simplement une condition. Est-ce qu’elle avait besoin de sexe ou de lui ? Elle avait envie de dire les deux à la fois. Mais en fait, c’était surtout la manière dont il interéagissait avec elle qui était importante.
Oui, il était affreusement attirant et elle ne pouvait pas empêcher son corps d’avoir des réactions quand il la touchait ou la regardait. Mais elle pouvait bien s’en accomoder, s’il ne courait pas. S’il ne s’en allait pas.

Là, elle avait autant besoin de lui que de Gil.
Comme les deux faces d’une même pièce, ils la guidaient sur un chemin entre ombre et lumière, entre chaos et harmonie. Et pour l’instant, elle ne savait pas vraiment où elle mettait les pieds. Elle avançait pas à pas, et il y avait l’ombre, juste là… Et la lumière, au bout de la courbe. L’ombre la poussait en avant, la lumière lui montrait le chemin.

Ramenée à la réalité par ce petit geste tendre, Libertée ne put s’empêcher de cligner des yeux et ses joues de rougir.

- Je t’attendrai pour qu’on rentre à l’Académie, si tu veux. D’accord ?
Elle hocha la tête. Il ne partait pas, et ne partirait pas sans elle.
Un poids se souleva de ses épaules, et elle s’autorisa à respirer quand il franchit la porte… Avant de laisser encore quelques larmes glisser sur ses joues.

Son monde tombait en miettes.
C’était le cas de le dire.



♥ ♥ ♥


Les dernières paroles de Gil tournaient en boucle dans sa tête.
Il ne s’était même pas retourné en partant. Il n’avait fait que partir. Partir, alors qu’elle avait encore besoin de lui. Qu’elle n’allait pas si bien que ça.  
En fait, il avait la fâcheuse tendance à réagir exactement de la manière opposée à celle dont elle avait besoin. Partir quand il aurait fallu rester. Rester quand il aurait fallu partir. La regarder sans la réconforter. Ne pas essayer d’être en accord avec ses besoins vitaux, à elle. Même pas essayer, surtout.

Au final, à qui était-il attentif ?
Même pas à lui-même. Il se perdait, lui aussi. Il pensait se connaître, mais Libertée restait persuadée qu’il se construisait sa personnalité, qu’il la subissait, plutôt que de l’embrasser et la développer.

Poussant un soupir, Libertée laissa ses doigts glisser sur les murs en bois du couloir.
Une silhouette apparut devant elle et elle dut encore attendre quelques secondes avant de le voir plus précisément. Son père.


- Lib…
- Papa…
- Ne le laisse pas comme ça…
- Parce que moi, il ne m’a pas laissée comme ça pendant des semaines, des mois ?
- Tu veux vraiment descendre si bas pour lui rendre la monnaie de sa pièce ?

Libertée pinça les lèvres un instant, avant de secouer la tête.
- Non, ce n’est pas ça. C’est que je le sens comme ça. Et cette fois, plutôt que d’écouter ce que les autres feraient à ma place, je vais faire ce que moi je pense juste, et normal, et en accord avec moi-même. Nous avons tous les deux besoin de prendre du recul.
- Je te connais Lib. Je sais que tu ne fais que ressasser ce qui ne va pas chez lui, ça se voit dans ton regard. Tu te trouves des excuses pour…
- C’est faux.
Elle avait lancé ça avec tant de détermination que ça avait claqué dans l’air. S’adoucissant, elle reprit cependant. C’est faux et tu le sais très bien. Je ne me trouve pas des excuses, j’analyse mes émotions et mes sentiments. Je me remémore les faits. Pas les paroles, les faits. Les actions. J’ai peur d’être tombée amoureuse d’un idéal de Gil, même si j’aime son côté sombre…
- C’est dur ce que tu es en train de dire, Libertée…
- Je ne vais pas bien, Papa. J’ai besoin de plus d’attention que Gil n’est actuellement capable de m’en donner. J’ai sans doute besoin de plus d’attention qu’habituellement aussi. Je ne veux pas renoncer à tout ça, mais si je veux que ça marche, si on veut que ça marche, il faut que je me retrouve. Et Gil n’est pas suffisant pour ça. Toi non plus.
- Et Erwan…

Libertée secoua la tête.
- Erwan comble ce qui manque. Remarquablement bien, même. J’en ai besoin. Je ne veux pas l’utiliser et le jeter…Et j’en serai de toute façon incapable. Mais dans l’état actuel des choses, je ne peux pas m’en passer.

Miïn secoua la tête quelques secondes.
- C’est vrai que tu étais rayonnante, quand tu es rentrée… Et ce matin encore… Et à chaque fois que…
- A chaque fois que Gil arrive, il fout tout en l’air. Pas que pour lui, ou pour moi, mais pour nous. Ce n’est pas sa faute, pas entièrement, c’est la mienne aussi. Je n’ai pas su gérer. Mais maintenant, c’est ainsi. Chacun doit panser ses blessures, Papa. Je n’ai pas envie de vous laisser Suviyo encore, mais… Il faut que je retrouve – qu’on retrouve – Gil avant qu’il ne se lance dans la gueule du loup. Je ne veux pas le perdre, pas pour ça, pas comme ça.

Une ombre de sourire étira les traits du marchombre, qui hocha la tête, avant de déposer un baiser sur le front de Libertée qui poussa un petit soupir.


♥ ♥ ♥


Erwan était dos à elle, dans l’encadrement de la porte. Même encore flou, elle savait que c’était lui : il était trop grand et large pour que ce soit quelqu’un d’autre… Et puis, son corps réagissait.
S’approchant de lui, elle lui sourit quand il se retourna.

Elle se planta à une cinquantaine de centimètres de lui, mutine, mais ne le toucha pas… Même si c’était difficile.

- On a qu’à essayer comme ça, oui. Je ne te garantis pas de ne pas te sauter dessus, par contre. Tu es très… perturbant ! fit-elle dans un clin d’œil.
- Mais on ne rentre pas. On va à Al-Jeit.



♥ ♥ ♥



- Comment tu peux dire à quelqu’un qu’il ne t’aime pas correctement ? Est-ce que c’est moi qui ai un problème ? J’ai l’impression qu’un immense précipice s’est creusé entre lui et moi. Et qu’il se développe continuellement. J’ai tellement essayé de lancer des cordes, des ponts… J’arrive à bout de forces.
Elle ne savait pas trop ce qu’elle cherchait, à raconter tout ça à Erwan. Sans doute simplement du réconfort. Aussi…
Il était un homme, il pouvait peut-être mieux comprendre les réactions de Gil… Non ?

__________________________________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erwan Narcos
Admin
avatar

Nombre de messages : 3450
Citation : L'amour c'est l'Harmonie des sentiments
Date d'inscription : 18/10/2008

Feuille de personnage
Age: 35 ans
Greffe: Lames dans le prolongement du cubitus et du radius
Signe particulier: Se tranforme en jaguar ; A une fille avec Miss : Yllena

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Mar 27 Sep 2016, 15:40

[ Très court, mais je ne voulais pas faire un dialogue de suite ! ]




Il ne put s'empêcher de sourire quand Libertée lui avoua qu'elle essayerait de ne pas lui sauter dessus… Pour lui renvoyer sa remarque : il était aussi perturbant pour elle.
Étonnament, cela le rassura un peu. Parce que non, cela n'allait pas être facile.
Mais Libertée voulait aller à Al-Jeit… Poussant un soupir, Erwan n'était pas exactement d'accord avec ça mais après tout… Qui était-il pour lui dire ce qu'elle devait faire ? Ce qu'elle avait à faire ? Elle assumait ses actes, et elle voulait retrouver Gil, c'était tout à son honneur…


*


Les questions de Libertée étaient légitimes, mais Erwan ne savait pas trop comment y répondre en réalité.
Il n'y avait pas de réponse toute faite, en y réfléchissant.
Secouant la tête, le Marchombre poussa un petit soupir.


- Ce n'est pas qu'il ne t'aime pas correctement, Libertée. C'est qu'il t'aime avec ses moyens, son histoire, son caractère. On ne peut pas donner ce que l'on n'a pas. On ne peut pas deviner ce que l’on n’a jamais reçu, également.

Il ne put s’empêcher de tourner ses yeux vers ceux de Libertée pour s’y plonger.

- Tu devrais aussi te demander ce qui fait que cela ne te suffit plus, si cela t’allait par le passé. Qu’est-ce qui a changé, chez toi ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ? Et pourquoi cet élément vous a-t-il affectés à ce point ?

__________________________________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Libertée Iuaskallaphun
Maître Marchombre
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 712
Date d'inscription : 03/02/2012

Feuille de personnage
Age: 33 ans
Greffe: Cheveux contrôlables
Signe particulier: Attire les hommes comme des aimants

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Mar 27 Sep 2016, 20:11

- Je crois que j'ai les réponses à tout ça... Enfin non. Je ne sais pas ce qui a changé chez moi... J'en attends peut-être simplement plus. Et puis... Mon corps a changé aussi. Je crois... Je crois que j'ai besoin d'être rassurée. Et Gil ne me rassure pas, en étant allé voir ailleurs. Le problème vient peut-être de moi ? Je ne suis plus aussi attirante pour lui ?

[ Fait une pause en se rendant compte de ce qu'elle dit ]

- Désolée... Je ne devrais pas te parler de tout ça.

__________________________________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Erwan Narcos
Admin
avatar

Nombre de messages : 3450
Citation : L'amour c'est l'Harmonie des sentiments
Date d'inscription : 18/10/2008

Feuille de personnage
Age: 35 ans
Greffe: Lames dans le prolongement du cubitus et du radius
Signe particulier: Se tranforme en jaguar ; A une fille avec Miss : Yllena

MessageSujet: Re: Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]    Mar 27 Sep 2016, 22:45

Erwan ne put s'empêcher de sourire doucement.
Un sourire tranquille, surtout rassurant. Parce que c'était donc Libertée avait besoin, et elle venait de le confirmer. Pas nécessairement sur son physique, d'ailleurs, mais elle avait besoin d'un repère et le Marchombre avait comme l'impression que ceux qu'elle avait eus jusque là n'était justement plus suffisant.
Prenant son temps pour répondre, mais pas trop non plus pour ne pas qu'elle ait le temps d'être effrayée, l'homme poussa un petit soupir.

- Tu sais ce que j'en penses… Tu es magnifique, Libertée, et plus que la beauté physique, c'est ce qui rayonne en toi qui est attirant. Et éblouissant. Tes ailes sont magnétiques, et tu recommences à les cacher car tu as peur qu'on t'en arrache les plumes - si la métaphore est bonne.
Faisant une petite pause, le Marchombre chercha quelques secondes ses mots.

- Dis-le à Gil. Mais pas "tu ne me rassures pas", plutôt "j'ai besoin que tu me rassures". Ne rejette pas les mots sur lui, formule ta pensée avec un "je". C'est ce que tu ressens que tu veux exprimer,, non pas extrapoler sur ce que tu crois qu'il pense.

Il s'interrompit soudain, parce que le Jaguar venait de le prévenir d'une présence dans son dos.
Se retournant, Erwan reconnut Voëlle, la mère de Libertée, qui s'approchait d'eux en courant d'une foulée déterminée et souple. Il était vrai qu'elle avait dit qu'elle voulait aider Gil, elle aussi.

Un sourire sur les lèvres, le Marchombre la salua d'un signe de tête. Il n'était toujours pas à l'aise, mais n'allait pas s'éclipser non plus.
Lui aussi, il avait une parole.

__________________________________________




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Éclat diurne et rayon de lune [Erwan & Gil]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
 Sujets similaires
-
» LUNA — et un rayon de lune éclairait son visage, à travers les barreaux de sa prison.
» Un soir de pleine lune
» Les taches de la lune
» Comprendre la lune
» Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.[Alfred]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Sud :: Lac Chen-
Sauter vers: