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Le Pacte VS L'Ordre
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 Une vie de voleur

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Erhan Arfas
Groupe Kabay
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Nombre de messages : 81
Citation : "Je suis désabusé, fatigué. Car nos efforts semblent invariablement nous conduire vers la même chose : Le Chaos." Ezio Auditore da Firenze
Date d'inscription : 23/06/2016

Feuille de personnage
Age: 20
Greffe: Non
Signe particulier: Cicatrice près du coeur. A des visions de son amie d'enfance. Porte la chaînette de celle-ci autour du cou.

MessageSujet: Une vie de voleur   Mer 14 Sep 2016, 18:18

—Tu es sûr que c’est lui ?

—Sûr et certain, Me répondit Jaed en grimaçant. Je le reconnaîtrais ente mille.

Il serra les poings et je vis ses mâchoires se serrer derrière le rideau de pluie qui masquait en partie son visage.

—Il a tué Korem devant mes yeux, cet enfoiré.

—On est censé faire quoi, exactement ? Demandai-je sans quitter des yeux le gaillard encapuchonné qui avançait en contrebas, dans la rue déserte.

Il pleuvait à torrents. Nous étions tous les deux accroupis sur le toit d’un immeuble, trempés jusqu’aux os. J’avais suivi Jaed quand il avait demandé mon aide, mais j’hésitais encore à la lui offrir.

Qu’avais-je à gagner, et qu’avais-je à risquer ?

Jaed soupira.

—Le patron a dit que ce mec avait des documents qui l’intéressaient, chez lui. Un truc en rapport avec une caravane qui voudrait traverser les plaines d’Astariul.

—Donc on le file jusque chez lui, et on les lui vole ?

—Ouais. Ça, c’est la version officielle du rapport qu’on fera à Galok.

Je fronçai les sourcils.

—Et la version officieuse ?

—Désolé de t’emporter là-dedans, Erhan. Mais je l’ai vu tué Korem de mes yeux, et ce connard l’a pas fait de main morte. Il a foutu du sang partout. Je dois le venger.

—Tu veux le tuer ? M’étonnai-je. Lui ?

—Ouais.

—Comment tu comptes t’y prendre ? Tu as vu comment il est baraqué, ce gars-là ? On dirait un guerrier thüll ! Faudra pas te rater, sinon tu vas morfler.

—Je sais. J’avais pensé à le tuer dans son sommeil, mais j’aimerais voir son regard quand il crèvera comme un chien, alors j’hésite.

—Tu vas le regretter, Jaed.

Le jeune homme de mon âge me fixa avec sévérité et méfiance :

—M’en fous.  Faut pas regretter, dans la vie, de toute façon. Tu veux m’aider, ou je me débrouille tout seul ?

J’hésitai une seconde. Puis je me souvînt des nombreux services que nous nous étions échangés au fil des mois, Jaed et moi. Je ne pouvais pas le laisser aller au-delà du danger comme ça… Je serais passé pour une ordure à ses yeux. Et aux miens également.

Je lâchai dans un souffle, conscient que je prenais pourtant des risques inconsidérés :

—Je vais t’aider.

—Tu t’occuperas des documents pendant que je le tuerai, compris ? On aura juste à attendre qu’il soit couché.

—Compris…

—Allons-y.

Sous la pluie battante, comme des ombres, nous filâmes sur les toits pour trouver un moyen de descendre et de suivre cet homme, dans le labyrinthe formé par les rues des bas-quartiers d’Al-Far.


***


L’homme vivait dans un appartement, au premier étage d’un immeuble en partie délabré. L’endroit devait uniquement être habité par de pauvres hères qui n’avaient pas les moyens de se payer une habitation plus vivable. Ils vivaient là à cause de leurs moyens limités. C’était un risque pour nous ; ce genre de personne était parfois prêt à tout pour dénoncer des vols. Histoire de gagner un peu d’argent de la part des autorités.

Mais heureusement, notre cible vivait au premier étage, la nuit était déjà tombée, et la pluie pourrait couvrir le bruit que nous ferions s’il fallait forcer une porte ou une fenêtre. Ou si un affrontement imprévu avait lieu.

—T’es prêt ? Me demanda Jaed.

Nous étions abrités sous un recoin de l’immeuble ; la lumière d’une bougie, visible entre les rideaux d’une des fenêtres de l’appartement de notre cible, s’était éteinte une dizaine de minutes plus tôt. Je grognai :

—Quoi, déjà ? On est pas sûr qu’il se soit déjà endormi.

—Erhan, je sais bien que tu as le sommeil léger et que quelqu’un qui s’endort en cinq minutes est pour toi une personne improbable, mais… Je t’assure que c’est possible. Je te parie tout ce que tu veux qu’il dort, là.

—Mouais. Permets-moi d’en douter.

—Allez, Erhan ! Ça prendra pas beaucoup de temps.

J’acquiesçai, mais mon manque de motivation transparaissait certainement dans ma voix :

—Allons-y…

Jaed avait déjà pris soin de forcer la serrure du rez-de-chaussée.

Nous entrâmes dans un hall poussiéreux et en désordre. Des objets divers traînaient partout ; nous étions bel et bien dans des locaux à louer du pire quartier d’Al-Far, le doute n’était plus permis. Je me demandai pourquoi ce chasseur de prime colossal qui avait tué l’un des nôtres vivait là. Il devait bien avoir les moyens d’habiter ailleurs, pourtant !

Nous montâmes à l’étage sur la pointe des pieds, puis Jaed se pencha devant la serrure de la porte d’entrée du tueur. Il enfonça deux tiges métalliques à l’intérieur et entama son œuvre.

Le bâtiment, mal isolé, laissait entendre le bruit du vent et de la pluie ; Jaed n’eut pas besoin d’être discret. Tous les petits bruits métalliques étaient couverts par le fond sonore extérieur. Je le laissais faire, connaissant bien ses capacités lorsqu’il s’agissait de s’infiltrer chez un inconnu, avant qu’il ne recule enfin, après deux minutes d’effort. Il posa la main sur la poignée en dégainant une dague de l’autre, puis entrouvrit lentement le battant.

Celui-ci s’ouvrit sur un corridor baigné dans l’obscurité.

Il entra avant de se plaquer contre un mur au lambris déchiqueté.

Je me faufilai à sa suite avant de refermer la porte avec précaution.

Il pointa du doigt une porte entrouverte ; je me penchai et distinguai par l’entrebâillement de celle-ci un petit bureau mal rangé.

—Vas-y, Epela-t-il sur ses lèvres sans laisser échapper le moindre son.

Je hochai la tête et entrai dans la salle pendant qu’il allait inspecter les autres pièces. L’endroit était dans le noir, mais je distinguais suffisamment les formes environnantes à mon goût. Un bureau, une armoire, un fauteuil, des vêtements qui traînaient sur le vieux parquet. Au moins, l’assassin n’était pas là.

J’ouvris un tiroir, puis deux, puis trois. Je soulevai un épais carnet dont j’ignorais l’utilité, puis mon regard tomba sur des enveloppes cachetées. L’un des noms écrits dessus capta mon attention.

Hordegon Til’Bianos.

Un caravanier célèbre de la ville. C’était sans aucun doute ces documents que cherchaient le patron. J’étais certain qu’il s’agissait de cette expédition dans les plaines d’Astariul qui l’intéressait. Je pris les enveloppes en les fourrant à l’intérieur de ma veste.

Puis, un coup sourd me fit me retourner.

Un grognement étouffé.

Puis un autre coup, plus puissant, et un cri de douleur.

Jaed avait des problèmes.

Avant même de pouvoir faire un geste, je le vis passer comme un boulet de canon dans le couloir, j’entendis la porte de l’appartement s’ouvrir, se refermer violemment, puis…

Le chasseur de primes déboula lui aussi, le suivit et gueula des insultes dans l’immeuble.

Je me tapis dans l’ombre ; pour l’instant, le tueur ignorait ma présence. Je ne pouvais pas sortir par l’entrée, il y était encore.

Ou alors… il allait courir après Jaed à l’extérieur. Me laissant alors l’opportunité de m’éclipser…

Je fis un pas, puis un grondement proche retentit. Je restai figé.

Le tueur apparut dans l’encadrure de la porte, mécontent :

—C’est quoi ce bordel… Marmonna-t-il.

Je remarquai qu’il était torse nu et qu’une estafilade sanglante barrait son torse. Il ne semblait pas en souffrir. Quel abruti, ce Jaed ! Il avait raté un coup pareil…

Le chasseur de prime se tourna vers le bureau.

Nos regards s’accrochèrent.

Pendant une folle seconde, je gardai l’espoir que mon immobilité allait me permettre de passer inaperçu.

Non.

Un éclair féroce brilla dans ses pupilles.

Et il se jeta sur moi.
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