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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Out of breath [PV Narek]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Out of breath [PV Narek]   Mar 20 Sep 2016, 13:06

Le froid qui enveloppait Syndrell lui donnait du rouge aux joues et formait un petit nuage au bord de ses lèvres entrouvertes. Elle avançait d'un pas vif et souple, ses bottes claquant sans bruit sur le sentier parsemé d'ornières gelées. Celles de Dil'Duran lui manquaient, non pas à cause de la lame qui s'échappait de la pointe mais des loutres esquissées sur le cuir. Tout comme lui manquait terriblement le poignard de Miss.

Ainsi vêtue et munie, elle se sentait étrangère à elle-même, privée de repères. Voilà pourquoi cette quête dans les montagnes du Poll était nécessaire. C'était là que la menait le chemin de la guérison : il fallait qu'elle renoue avec son passé pour comprendre son présent et affronter l'avenir. Ici, elle devait trouver la force et le courage de retourner dans le désert des Murmures.

« Tu n'y arriveras pas, ma jolie... », susurra Juko dans son esprit. « Tu es bien trop douce pour réussir ton coup. Je le sais. Je l'ai senti quand je t'ai... »

Syndrell s'arrêta. Elle haletait alors que la pente était douce. Elle ôta ses gants et dénoua le lacet qui fermait son col, puis se pencha sur la source vive et clair qui cascadait entre des roches et remplit ses mains d'une eau glacée. Elle but à petites gorgées jusqu'à ce que l'ombre de la crise de panique ait totalement reflué.

Essuyant sa bouche et son menton d'un revers de bras, la marchombre observa les alentours. Cette sérénité... Hièlstan aimerait un tel endroit. C'était bien trop loin de l'océan qu'il aimait tant, mais aussi paisible que sa demeure, davantage même, et elle se promit de le lui dire un jour. Les Rêveurs devaient bien pouvoir s'offrir quelques vacances, non ? Lui, il les avait chèrement méritées.

Elle reprit sa route à une allure plus tranquille. Le murmure insidieux de Juko avait pris le large et son cœur battait désormais du souvenir de ces derniers jours passés en la compagnie de Narek. Elle repoussa fermement les images de ses poignets ouverts pour se concentrer sur ses exploits. Il avait tellement progressé en l'espace de quelques jours ! Un sourire se dessina sur ses lèvres comme elle franchissait les premiers arbres d'une pinède.

Zoanne serait fière de lui. Elle se surprenait à espérer que, d'une manière ou d'une autre, la malicieuse marchombre parvenait à suivre les aventures du jeune homme. Peut-être même veillait-elle sur lui ; après tout, il avait frôlé la mort un nombre incalculable de fois au cours de cette semaine, s'en tirant toujours d'un demi-cheveu. Le sourire de Syndrell s'élargit. Si Zoanne était réellement son ange gardien, alors les ennemis que Narek affronterait auraient bien du souci à se faire...

Dans l'après-midi, le sentier devint plus raide et le vent plus vif. Syndrell avançait sur du givre qui craquait sous ses pas. Elle avait rabattu sa capuche pour protéger ses oreilles du froid et savourait l'air piquant des hauteurs. Il lui avait manqué, là-bas, dans la chaleur étouffante du désert. Ici, elle avait la sensation extraordinaire de respirer de nouveau. Juchée sur un promontoire, elle écarta les bras et pris une profonde inspiration, gonflant ses poumons d'air pur et glacial avant de souffler doucement.

Elle croisa quelques bûcherons qui la saluèrent joyeusement ; trois frère qui se ressemblaient énormément. Le plus jeune resta bouche bée devant la couleur de ses yeux tandis que le plus âgé jugea bon de la prévenir qu'une tempête s'annonçait dans les hauteurs. Elle les remercia dans un clin d'oeil lumineux et s'éloigna, amusée par les plaisanteries que les deux plus vieux lancèrent au benjamin rouge pivoine de la fratrie.

Syndrell trouva un abri pour passer la nuit au sec. Elle connaissait cet endroit ; une combe rocheuse, cerclée de pins immenses et protégée du vent, au cœur de laquelle était nichée une bergerie inhabitée en cette saison. La porte était ouverte. Elle la poussa et balaya la seule et unique pièce de vie attenante à l'étable : de taille moyenne, elle était meublée simplement, conçue pour répondre aux besoins les plus évidents. Deux bols, quelques couverts, une petite table branlante, un lit couvert d'une paillasse...

Elle ôta son manteau et le suspendit à une patère, puis frappa ses bottes pour en faire tomber la neige et fit quelques pas dans la pièce. Question confort il y avait mieux, mais c'était amplement suffisant pour passer la nuit à l'abri du vent qui, déjà, commençait à forcir dehors. Avisant la maigre réserve de bois, elle sortit avant de n'en avoir plus ni le courage ni la possibilité et réunit ce qu'elle estimait suffisant pour une nuit au chaud.

Elle effectuait un dernier voyage, vers le ruisseau cette fois pour remplir un seau d'eau, lorsqu'un mouvement attira son attention. Le vent faisait voler la neige et les ombres dansaient dans la combe, mais elle le reconnut la silhouette sans avoir besoin de distinguer son visage. Certitude calme et douce au fond de son cœur. Sans un mot, elle ouvrit la porte et le laissa entrer à l'intérieur.

Elle referma le loquet, posa le seau sur le plancher et s'adossa au battant clos. Ses yeux restaient fixés sur ses bottes. Elle ne le regardait pas encore. Pourtant son souffle s'emballait déjà, mû par une urgence et un désir impétueux, trop longtemps refoulé pour ne pas éclater bientôt dans une gerbe de feu.


- Tu m'as manqué.

Curieuse remarque si l'on considérait qu'ils s'étaient quittés très tôt le matin même. Elle savait pourtant qu'il l'avait comprise. Il ne s'agissait pas d'une leçon, cette fois-ci. Elle n'était plus son maître et il n'était plus son élève - ce n'était pas du moins ce qui primait. C'était plus simple encore : elle était là, le cœur affolé comme celui d'un oisillon prêt à s'envoler, il attendait, aussi frissonnant qu'elle.  

Syndrell leva enfin les yeux. Ils s'agrandirent légèrement lorsqu'elle rencontra le regard de noir et de rouge, si profond qu'elle se sentit entraînée dans un gouffre vertigineux, si brillant qu'elle plongea sans hésiter. Alors, l'envie de le sentir contre elle prit le dessus. Elle tendit les bras, attrapa le col de son manteau et le t'attira à elle, pressant ses lèvres contre les siennes avec une vigueur étonnante.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 21 Sep 2016, 02:14

Grab the glory,
All the way to victory...

All the way, Keep on a-dancin'
All the way, Keep on a-flyin'!

Le jeune homme, les joues rougies par le froid du sommet, se frotta les mains un instant, ce qu'il allait tenter, il n'était pas sûr que ce soit sage.

Il avait entendu parler de ce moyen de transport devenu sport avec le temps, dans le nord, pratiqué par certains frontaliers. Une simple planche au bouts légèrement arrondis sur laquelle on s'attachait les pieds et zou, on descendait une pente enneigée...

Cela dit, c'était très à pique et il sourit en se disant qu'il risquait une fois de plus sa vie pour une folie. Seulement voilà, il avait toujours besoin de repousser ses limites, de les tester, de se tester...

D'aller toujours plus loin.


It's continuing mission : To boldly go where no man has gone before...

La neige déplacée par la planche volait dans tout les sens pendant que l'apprenti prenait de la vitesse comme un fou, évitant parfois une grosse roche ou un arbre d'un cheveu. Il aperçu un rocher qui formait un genre de triangle rectangle et un sourire étira le visage du barde...

Un rocher ou une rampe..?


Il suffit d'apprendre à tomber en ratant le sol...

La sensation du vent fouettant son visage, faisant voler ses cheveux, était grisante, le temps sembla ralentir alors qu'il savourait chaque seconde en préparant l'atterrissage.

Celui-ci ce passa beaucoup mieux qu'il ne l'avait prévu et il se dit qu'il devrait faire tenter cette expérience à Syndrell si jamais ils allaient dans une montagne en cours... Ou hors cours...

Cette pensée ramena le rouge à ses joues et il arrêta sa planche puis secoua la tête pour en chasser les images, il devait se trouver un endroit où s'abriter, le ciel ne mentait pas au voyageur d'expérience qu'il était, une tempête se préparait...

Se dirigeant vers un abris qu'il avait aperçu en montant, il remarqua qu'il semblait désormais occupé. Il décida de vérifier malgré tout, au cas où il se tromperait, puis si ce n'était pas le cas, de se dépêcher de rejoindre le prochain plus bas.

La porte s'ouvrit et il la passa sans réfléchir, se disant que ce serait mieux pour parler à quiconque y était de toute façon et se déneigeant rapidement.

L'odeur fut la première chose qui trahit l'identité de celle qui lui avait ouvert. Le bleu que ces yeux longèrent furent la seconde, les puits d'or dans lesquelles toute son âme voulait se perdre la troisième et sa voix la quatrième...

Ses lèvres, enfin, la cinquième et dernière alors qu'il la prenait dans ses bras, attrapant sa nuque pour pouvoir mieux l'embrasser...

Et au diable l'hésitation.


I kissed a girl and I liked it,
The taste of her cherry red lips...

I kissed a girl just to try it,
I guess my dead love wouldn't mind it...

It felt so wrong,
It felt so right,
I think I'm in love tonight...

I kissed a girl and I liked it...

Il ne quitta ses lèvres qu'une fois à bout de souffle et avec un effort de volonté immense. Lui qui avait dit à tout ses amis qu'il était immuniser aux ''choses compliqués comme l'amour'' depuis Lyra...
Voilà qu'il semblait tomber corps et âme pour son propre maître.

Il fallait croire qu'il n'était pas si immuniser... Ou alors ce n'était pas si compliqué.
Et il réalisa que ce ne l'était pas. Ça ne l'avait jamais été. Il l'aimait, voilà tout...
Et si une part de lui était très contente de la retrouver, une autre partie, elle, redoutait plus que tout cette rencontre...

Chaque rencontre était une possibilité d'être rejeter...

Ou une possibilité d'être accepter, se dit-il en retournant à ses lèvres, la conversation devrait attendre l'une ou l'autre des possibilités, parce qu'il lui était impossible de s'arrêter par logique à lui seul afin de mettre les choses au clair...

Syndrell était beaucoup trop désirable à ses yeux pour cela.


God, girl, you're magical,
Soft skin, red lips, so kissable.

Hard to resist, so touchable,
Too good to deny it...

__________________________________________


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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 21 Sep 2016, 15:39

What would I do without your smart mouth 
Drawing me in, and you kicking me out


Les joues et le nez de Narek étaient glacés mais ses lèvres aussi chaudes et sucrées qu'un bonbon. Après un premier baiser impatient et fiévreux, elle prit le temps de les goûter du bout des siennes et son souffle se mêla au sien, rapide comme après une course folle. Aimer c'est courir, avait dit Eonard, un jour qu'il soufflait le verre d'un air particulièrement rêveur. C'est à la fois épuisant et excitant, comme si chaque cellule de ton corps était sur le point de prendre feu.

Got my head spinning, no kidding, I can't pin you down
What's going on in this beautiful mind ?

Syndrell était déjà hors d'haleine. Elle sentait dans son dos le bois dur de la porte close et s'y appuyait pour ne pas tomber, tout en continuant de cramponner le col de Narek ; il avait glissa une main derrière sa nuque et se penchait à nouveau pour l'embrasser. Il n'avait rien dit, n'avait posé aucune question ni commenté les paroles qui lui avaient échappé quand il était entré.

I'm on your magical mystery ride
And I'm so dizzy, don't know what hit me, but I'll be alright

C'était dans le silence que tout avait commencé. Le silence d'une rose de papier. Pourtant, chaque détail en cet instant était une musique aux oreilles de Syndrell, depuis le frôlement des vêtements du jeune homme contre les siens jusqu'au murmure de son souffle qui lui chatouillait la peau lorsqu'il reprenait sa respiration contre ses lèvres, et la tempête qui grondait dehors rendait plus belle encore cette bulle de silence qui n'appartenait plus qu'à eux.

My head's under water
But I'm breathing fine
You're crazy and I'm out of my mind

Ils étaient coupés du monde, coupés du temps, coupés de tout. Il n'y avait pas de place ici pour les tracas, les peurs, les soucis. Pas de place non plus pour les questions qui taraudaient leur esprit. Doutes, certitudes, tout s'évaporait dans la chaleur glacée de cet instant. Sans cesser de l'embrasser, Syndrell délaça le col de Narek. Ses doigts descendaient lentement, ouvraient les boutons, écartaient le cuir mouillé, remontèrent – elle sourit, il avait de la neige dans les cheveux.

'Cause all of me
Loves all of you


Loves your curves and all your edges
All your perfect imperfections

Give you all to me
I'll give my all to you

Les vêtements tombèrent à leurs pieds et Syndrell glissa enfin ses mains sur la peau de son compagnon, suivant du bout de ses doigts le dessin de ses muscles fins dans son dos, effleurant ses hanches, ses épaules avant de venir se poser sur son torse. Elle soupira. Là, sous sa paume, les battements rapides du cœur de Narek nouèrent sa gorge d'une émotion vive et indescriptible. Elle leva la tête pour cacher son trouble d'un baiser plus fougueux et trouva sur ses lèvres le courage de le laisser la déshabiller à son tour.

Your my end and my beginning
Even when I lose I'm winning

Elle n'avait pas peur de lui montrer son dos mais elle ne put s'empêcher de se raidir en sentant ses mains frôler les fines cicatrices qui s'entrecroisaient sur la peau fine, vestige des coups de fouet qui l'avaient mise en lambeaux. Quand il s'approche de sa marque, elle appuya son front contre son épaule. Cet endroit qui l'avait fait souffrir pendant des semaines s'enflammait désormais sous les doigts de Narek, mais ce n'était pas douloureux.

'Cause I give you all... of me

Au contraire.

And you give me all... of you

Fiévreuse, elle attrapa la ceinture du marchombre et la déboucla d'un geste. Le désir la faisait frissonner d'impatience et d'inquiétude tout à la fois ; elle le connaissait, elle avait déjà fait l'amour avec cet homme et pourtant, quelque chose de neuf la rendait toute chose, l'étourdissait même, et l'effrayait juste assez pour qu'elle ressente le besoin de se blottir contre lui dès qu'elle le put.

How many times do I have to tell you
Even you're crying you're beautiful too

Le sentir trembler tout autant qu'elle la rassura. Il sentait bon le pin, la sueur et la pomme qu'il avait dû manger dans la journée. Enveloppée dans son odeur et sa chaleur, Syndrell noua ses jambes fuselées autour de ses hanches et se laissa entraîner dans une passion langoureuse et sauvage, et le chaos qui hurlait dans son dos, derrière la porte, n'était qu'une brise vaporeuse comparée à l'ouragan qui l'emporta toute entière et la laissa pantelante.

The world is beating you down, I'm around through every move
You're my downfall, you're my muse

Elle ne le laissa pas reprendre ses esprits. Un rire caché au fond des yeux, elle le fit trébucher d'un balayage de la cheville sur le lit et lui atterrit dessus. Là, elle s'immobilisa, captivée par la force de son regard et le monde qu'elle y découvrait. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, se ravisa et se pencha pour l'embrasser, doucement d'abord, puis de plus en plus férocement, allant jusqu'à mordre sa lèvre inférieur tandis qu'elle imposait à leurs ébats un rythme plus rapide, plus fougueux.

My worth distraction, my rhythm and blues
I can't stop singing, it's ringing in my head for you

Elle cria à s'en casser la voix, cette voix qui était revenue pour lui, à cause de lui, grâce à lui ; et, lorsqu'elle s'effondra sur son corps brûlant, agitée de spasmes et d'émotion, elle nicha son visage dans le creux de son cou.

- Narek, je...


My head's under water
But I'm breathing fine
You're crazy and I'm out of my mind...

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Jeu 22 Sep 2016, 03:00

J'ai défait le vent,
Inverser le temps,
pour retrouver tes pas...

Le jeune homme sentit la femme se tendre quand, doucement, ses mains longèrent sa cicatrice.

En traça les contours un instant avant d'enfin se permettre un toucher d'une infinie douceur qui y glissa. Comme si même ses doigts insistaient sur le fait que cette marque ne voulait plus rien dire.


Tuer mes démons,
Braver mes tourments,
Pour arriver à toi...

Doucement, il enfonça son nez dans sa nuque pour venir y déposer de petits baiser du bout des lèvres, appréciant son odeur si douce et sa peau qui le rendait fou.

Et cette folie, il s'y abandonna corps et âme, car il ne voulait rien de plus...


J'irais changer tes larmes en perles d'or,
Je veux penser au delà de nos corps,
J'irais danser jusqu'à briser le sort...

Pour t'aimer à mort.

Elle le repoussa sur le lit et, haletant, il suivit la mouvement sans protester, la fixant dans les yeux tout en gardant ses mains en actions sur son corps, tout comme sa bouche qui, doucement, déposait des baisés ici et là sur sa peau pour la titiller de son mieux.

Plus que son propre désir, même, il voulait s'occuper de celui de Syndrell... Même quand elle lui faisait tourner la tête dans un nuage de bonheur et plaisir.


Y'as quelque chose de magique,
Entre toi et moi.

C'est comme un champ magnétique,
Qui ne s'explique pas...

Y'as quelque chose de physique,
Qui défit les lois...

Un charme ésotérique...

...Entre toi et moi.

La voix de la jeune femme commença à parler au creux de son oreille et, en passant une main dans la mer de bleu, doucement, il chuchota à son tour pour la couper...

Shh, ne dit rien... Ne disons rien...

Si nous parlons maintenant, nous ne pourrons pas retirer quoi que ce soit et la relation en cours ou à l'extérieur pourrait devenir étrange, voir gênante parfois... Je ne veux pas ça...

Alors ne parle pas, Syndrell, et attendons...

Le jour où je deviendrais marchombre... Ce jour là, je l'attendrais avec impatience pour parler.

Je n'ais pas le droit de te demander d'attendre, toi, et je le sais...

Mais sache que même si tu ne m'attends pas, même si tu ne veux plus me dire quoi que ce soit que tu voulais me dire, même ce jour là, moi...


Il lui tourna la tête pour la fixer un instant dans les yeux puis l'embrasser...

Laissa son corps tout entier, son âme, lui transmettre son message.


Moi, je t'aimerais toujours et je t'attendrais le temps qu'il faudra, Syndrell...

Même si je doit attendre l’éternité.

__________________________________________


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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Jeu 22 Sep 2016, 07:12


- Shh, ne dis rien...

Sa main vola dans ses cheveux, lourde d'épuisement et d'abandon. Elle l'écrasait de tout son poids et il devait avoir des fourmi dans le bras du coup, mais Syndrell n'avait ni la force ni l'envie de bouger. Il était encore en elle. Elle aurait voulu se fondre en lui. Nichée dans son cou, elle l'écouta murmurer des paroles qui glissèrent sur elle aussi doucement que la caresse de ses doigts dans sa courte chevelure. Un détail, toutefois, la fit tiquer et elle réussit à se redresser sur un coude.

- Tu es un marchombre.

En doutait-il encore ?? Elle sonda son regard ténébreux. Non, c'était... sa manière d'évoquer la fin de son apprentissage, voilà tout. Elle cligna des yeux. Narek lui demandait d'attendre, mais elle n'était pas certaine de comprendre ; attendre pour officialiser leur relation ? Pour la faire évoluer davantage ? Elle tenta de réfléchir à la question mais son cerveau était complètement embrumé. Elle était épuisée et lui, il somnolait déjà.

Alors elle se redressa juste assez pour lui permettre de se retirer, et modifia sa position, glissant sur le côté en le poussant un peu contre le mur. Le lit était étroit et grinçait énormément. Ce bruit avait rendu leurs ébats plus excitants et un peu de rouge s'attarda sur ses joues lorsqu'elle il songea, avant de se musser contre le corps chaud et alangui de Narek.

Dehors, le vent soufflait toujours. Syndrell s'endormit sans crainte, ni de la tempête ni des rêves qui l'attendaient, rassurée par les bras du marchombre autour d'elle et par les lents battements de son cœur contre son oreille.




*



Elle sursauta et ouvrit les yeux, incertaine quant à ce qui l'avait tirée du sommeil ; ce n'était pas un cauchemar puisqu'elle n'était ni haletante, ni tremblante et aucune image difficile ne s'acrochait à sa mémoire. En outre, elle devina à l'obscurité qu'il faisait toujours nuit. Elle avait dû s'assoupir une paire d'heure seulement. Alors quoi... ?

Elle leva les yeux et regarda Narek dormir. Ses traits apaisés étaient presque enfantins dans la pénombre malgré la barbe qui couvrait ses joues. C'était peut-être dû à l'imperceptible sourire qui flottait sur ses lèvres... Incapable de s'y soustraire, Syndrell les effleura des siennes. Baiser léger, plus encore que la caresse d'un papillon d'été. Elle reposa sa tête sur sa poitrine et écouta le silence avant de réaliser, enfin.

C'était le silence qui l'avait réveillée. Le vent ne sifflait plus. La tempête ne mugissait plus. Un silence pesant enveloppait la bergerie, d'une façon unique et évidente ; elle voulut vérifier tout de même et se coula hors des bras de Narek puis du lit afin de s'approcher de la fenêtre. Elle souleva un coin de rideau, essuya la buée sur la vitre.
Et sourit.

Il y avait de la neige partout. Une épaisse couche qui devait d'ailleurs bloquer la porte – mais tant pis ! C'était de la neige et son cœur bondit dans sa poitrine. La neige avait ce pouvoir de rendre heureux n'importe qui, petit ou grand ! Elle laissa retomber le rideau et frissonna. Sans faire de bruit, elle ramassa les vêtements de Narek et les étendit pour qu'ils sèchent, passant simplement chemise afin de se réchauffer un peu.

Elle y prenait goût, à ses chemises, se dit-elle en s'accroupissant devant le poêle pour relancer le feu. A son odeur qui imprégnait le tissu. A lui. Les mains tendues devant les flammes qui naissaient,Syndrell tourna la tête vers le lit, pensive. Lui revenaient en mémoire les paroles du jeune homme. Elle frissonna de nouveau, mais pas de froid ; c'était autre chose, comme une prise de conscience, un murmure qui prenait vie, hésitant.

Qu'importe la nature de leur relation pourvu qu'il la laisse l'aimer comme cette nuit. Et qu'importe l'avenir ! Elle n'était pas prête à bâtir des projets – ils avaient en partie détruit le monde que Dolce et elle s'étaient créés, il n'était pas question qu'un hypothétique futur brise la complicité qui vibrait entre Narek et elle.

Elle tenait à lui bien plus qu'elle ne l'avait imaginé.
Assez pour se contenir tant qu'elle le guiderait sur la Voie, si c'était là ce qu'il avait eu en tête en lui parlant tout à l'heure. Trop pour envisager de faire marche arrière... et pour s'embarrasser de questions inutiles. Délaissant les flammes qui prenaient leur temps pour réchauffer la pièce, elle retourna se blottir contre Narek.

Il bougea un peu, probablement gêné par son mouvement, mais cela le plaqua contre elle et Syndrell retint sa respiration quand son corps tout entier fut parcourut d'une décharge électrique. Il y avait des papillons dans son ventre et des étoiles dans ses yeux. Sans réfléchir, elle glissa sa main vers son entrejambe et l'embrassa.

Un peu plus fougueusement que prévu, sans doute.
Elle n'y pouvait rien, elle avait envie de lui comme si sa soif ne s'était pas étanchée ; le feu qui brûlait dans ses veines allait la tuer si elle ne faisait pas quelque chose, maintenant.
Tout de suite.

Elle le sentit se réveiller entre ses doigts et sourit contre ses lèvres.


- Il neige, murmura-t-elle.

Dans son cœur, les flocons dansaient déjà.



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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 23 Sep 2016, 14:19

The snow glows white on the mountain tonight,
Not a footprint to be seen.

A kingdom of isolation,
And I love that she's my queen...

Il neigeait.

La belle affaire, se dit-il.

La neige ne l'importait pas, pas plus que le feu qui brûlait gentiment ou que le lit qui craquait au moindre mouvement...

Elle seule comptait à ses yeux.

Et il s'y raccrochait, à son corps, à ses sensations et à celles qu'elle lui apportait comme si sa vie en dépendait...

Et d'une certaine façon, il avait l'impression que c'était le cas.

Ses doutes, ses espoirs, ses rêves et ses cauchemars...

Tout perdait son sens devant Syndrell.


The wind is howling like this swirling storm inside...

I couldn't keep it in, didn't really want to try...

Don't let her in,
Don't let her see,
Be a good boy,
you always have to be!

Conceal don't feel,
Don't let her know.

Well now she knows...

Let it go.

L'ombre tâché de rouge rencontrait l'or alors que, cheveux en batailles, ils se fixaient un instant, haletants, dans une genre de pause d'un instant devenu éternité pour le simple bonheur de se voir...

Bon dieu qu'elle était belle...

Sa tête se baissa pour l'embrasser une fois de plus et tout son corps se remit en mouvement.


My love flurries through the air into the ground,
My soul is spiraling in frozen fractals all around,
And one thought crystalizes like an icy blast...

...I'm never going back...

...The past is in the past!

Un petit grondement s'échappa de sa bouche alors que leur rythme avait atteint son apogée, comme pressés de ne pas se presser, ils s'imposèrent un ralentissement même si leur approche en duo de leur relâchement final et de leurs limites du moment.

Dehors, ils entendaient la tempête qui avait repris comme pour les camoufler au monde se calmer...

La nature elle-même savait que sa tempête ne pouvait pas espérer être plus forte et intense que leurs ébats.


Let it go,
Let it go,

And I'll rise like the break of dawn.

Let it go,
Let it go,

That perfect boy is gone...

...Here I stand, in the light of day.

Let the storm rage on...

...The cold never bothered me anyway.

S'écrasant aux côtés de sa partenaire, Narek souffla un instant en se retenant de briser sa propre demande à Syndrell pour lui avouer ses sentiments...

Puis lâcha un petit soupire, désespérer de lui même, surprenant apparemment un peu Syndrell dont il attrapa la main pour la poser sur son coeur. Voilà, c'était bien comme ça. Ça le calmait tout en étant un message plutôt clair. Du genre ''Je le dirais pas, mais ça, là, cette petite chose qui envoie du sang un peu partout, il bat pour toi.''

Façon de garder sa propre demande/promesse intacte tout en la fissurant.

Au fond, il n'avait pas besoin de mots pour le dire, voilà.

Les mots, les phrases, c'était le moyen de communication de toutes les personnes normales qui étaient dehors...

...Ils n'étaient ni des gens normaux ni dehors...

Ils étaient marchombres.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 23 Sep 2016, 18:30

Quelque chose avait changé, comme si… Comme si soudain, Narek s’abandonnait vraiment. Il lâchait prise ! Syndrell le devinait à sa façon de la tenir, de s’accrocher à elle, enfonçant ses doigts dans ses hanches pour accompagner le moindre de ses mouvements. Avait-elle cédé elle aussi ? Difficile à dire, surtout dans un moment pareil, mais peut-être que, dans cette ivresse nouvelle et frémissante, les dernières empreintes de Dolce s’évaporaient doucement.

Devenaient des souvenirs murmurés.

Ce n’était pas à l’Envoleur qu’elle pensait en entraînant Narek dans un rythme plus vif. Ni à Tsukia, qui n’était pourtant jamais très loin de ses songes. Il n’y avait plus que lui, son souffle, sa voix, sa peau, sa sueur, ses muscles, ses gestes, ses caresses, ses baisers, ses morsures, son cœur. Et ses yeux. Si sombres et si profonds qu’elle s’y noyait sans cesse et sans peur, appréciant la pointe de vertige, le pincement qui précédait chaque plongeon.

Syndrell avait l’impression de rêver. Sa peau était un feu soyeux et liquide sur celle de Narek. Elle était incapable de formuler une pensée correcte – de parler, de prononcer son nom. Chaque fois qu’elle était sur le point de sombrer, il modulait son rythme et augmentait d’un cran son plaisir. Et puis soudain, lui-même franchir une limite et il laissa échapper un grognement qui la fit frissonner de la tête aux pieds. Et qui lui arracha un orgasme aussi brusque que violent.

Elle s’effondra contre lui, à bout de souffle et le cerveau à l’envers. Quand les tremblements de son corps cessèrent, elle garda les yeux fermés mais parvint à froncer les sourcils.


Nom.
D’une.
Chiure.
De.
Mouche.


- Je…

Plus de souffle. Elle se concentra sur sa respiration et sur les mouvements de sa cage thoracique – de celle de Narek aussi. Haut, bas. Haut, bas. Haut, bas.
Voilà.


- Je saigne du nez ? demanda-t-elle, trop lasse pour seulement vérifier.

Non, ce n’était pas le cas, mais elle était tellement sonnée que cela ne l’aurait pas étonnée. Comme Narek ne répondait pas, elle ouvrit les yeux afin de s’assurer qu’il était toujours en vie ; mais il lui prit la main comme pour lui prouver que oui, et la posa sur sa poitrine, pile sur son cœur. Ça tambourinait encore vite là-dedans. Syndrell sourit et se redressa juste assez pour poser les lèvres à l’endroit où se trouvaient ses doigts.

Il n’avait pas besoin de le formuler avec des mots. A sa manière à elle, Syndrell comprenait, et cet aveu-là était immense pour un homme comme Narek ; écorché dans ses sentiments jusqu’aux tréfonds de son âme, il avait soigneusement appris à les éviter. Elle s’en était rendue compte dès leur première rencontre, à sa manière de rester silencieux ou bien de tomber dans une exubérance qui ne servait à détourner l’attention de sa propre personne. De ce qui se trouvait à l’intérieur de lui.

A Al-Jeit, ils avaient cédé à une attirance qui était née d’une danse joueuse, effrontée ; ils n’avaient pas pu – ou bien pas voulu – éviter de se retrouver dans le même lit et la suite s’était déroulée de façon logique. Belle, mais logique. Cette fois…

Cette fois, Syndrell avait l’impression que Narek s’était accordé à elle. Ou bien elle à lui, ce qui revenait au même : ils étaient liés, et pas uniquement parce qu’elle était son maître et lui son apprenti. Quelque chose vibrait entre eux, si puissant qu’elle pouvait le sentir physiquement. Il avait apposé une marque invisible, mais plus prégnante que celle qu’un tison ardent avait dessinée pour toujours sur son omoplate.

Il avait brûlé son cœur, réalisa-t-elle en le regardant dans les yeux, et ça ne faisait pas mal. C’était simplement troublant au point de lui donner les larmes aux yeux. Elle battit des paupières, chassant les petites étoiles qui s’y accrochaient, et offrit à son compagnon un sourire lumineux.
Celui qu’elle ne destinait qu’à lui.

- J’ai une énorme envie d’hiverner toute la saison ici. Ça te dit ?

Plaisanterie extrêmement alléchante : la perspective de passer l’hiver dans ce lit à ses côtés colorait les joues de Syndrell. Elle secoua la tête et, mue par une pulsion soudaine, approcha sa main du visage de Narek. Elle dégagea une mèche qui lui tombait devant les yeux, effleura la ligne de son nez, caressa sa joue.

- Tu es si beau…


Le murmure lui avait échappé.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 24 Sep 2016, 14:56

Moins que toi...

Murmure réponse... Lui aussi il aurait bien passer l'hivers et peut-être un peu plus ici, avec elle... Mais il se contenta de la serrer contre lui pour éterniser ce moment magique autant que possible.

Le temps ne passait plus, le monde entier était au ralenti et il se noya dans sa douce odeur, perdant compte du nombre de fois où ils se regardèrent, où ils se sourirent, où ils s'embrassèrent, où ils s'assoupirent...

Où ils...


She's takes the singer by the hand,
And leads him to her chamber.

She's given him some wine to drink,
And his love it flared like tinder.

Bonnie lassie, will you gang with me...

Bonnie lass, will ye lie near me..?

Narek fut surpris de se rendre compte qu'il s'était réveiller le premier, mais sourit en voyant l'air tranquille et paisible de Syndrell, la tête sur son torse.

Plusieurs auraient quitter le lit à ce moment là et se serait enfuis dans la neige en laissant un souvenir et un aveu silencieux comme seules traces, tentant de recréer une scène de poème ou de chanson...

Cette idée ne lui passa pas par la tête, parce que plus que tout, il voulait profiter de chaque secondes avec elle.

De toute façon, cela prendrait encore sûrement quelque jours avant qu'on le contact pour l'Ahn-Ju alors il n'était pas presser...

S'abandonnant à la chaleur de son corps contre lui, il se dit que le réveil arriverait bien assez vite... Il n'avait qu'à dormir, s'abandonner à ça puis si elle, elle partait...

Étrangement ça ne le dérangeait pas, puisque cela voudrait dire qu'elle serait contente, heureuse... Et ça lui apportait plus que tout.

C'était presque ridicule, se dit-il en s'endormant à nouveau.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 24 Sep 2016, 15:42

La réponse de Narek troubla Syndrell. Elle s'empourpra et fut ravie qu'ainsi blottie contre lui, il ne puisse pas s'en apercevoir. Se sentir belle, ce n'était plus à l'ordre du jour depuis qu'elle était revenue du désert. Voilà des semaines qu'elle s'attachait simplement à retrouver force et vigueur. Reprendre du poids était une lutte qui l'empêchait de se soucier de son reflet dans le miroir.

Il y avait tant d'émotion dans la voix du marchombre, pourtant, qu'elle décida de le croire. Narek était capable de voir la beauté cachée des gens et des choses, c'était un don qu'il possédait naturellement et qui ne cessait de la surprendre alors qu'elle commençait à bien le connaître. Elle attrapa sa main, noua leurs doigts, ferma les yeux.

Et s'endormit avec l'agréable pensée qu'il la trouvait jolie.



*



Coup de fouet.
Coup de poing.
Et toujours, cette voix...


« Tu m'appartiens. Crier ne sert à rien, personne ne peut t'entendre ici... Seulement moi. Je te suffis. Et je vais te faire absolument tout ce qu'il me vient à l'esprit. Si tu savais l'imagination que je possède, ma jolie... »

Elle ne peut s'empêcher de trembler. Comme elle déteste ces larmes qui roulent sur ses joues ! Et cette voix déchirante qui brise ses cordes vocales à chaque hurlement ! Elle ne veut pas se taire, elle ne lui fera jamais ce plaisir.

« Pourtant tu as perdu ta voix après ça. »

L'autre Syndrell... celle qui observe la scène, bras croisés sur la poitrine, et qui sourit d'un air tranquille. Est-ce vraiment elle, cette fille qui ne fait rien, qui ne bouge pas ?

« Je suis toi et tu es moi, oui. Mais il y a une sacrée différence entre nous deux, pourtant. »

Laquelle ?

« Moi, je peux revenir ici quand je veux. Alors que toi, tu es terrorisée. Tu n'es pas assez forte. »

Elle veut répliquer, lui affirmer qu'elle est forte, qu'elle ne craint ni cet homme, ni la mort. Mais lorsque Juko referme la main sur ses cheveux, c'est plus fort qu'elle...

… elle hurle de terreur.




*



Le cri résonna dans la tranquille chaleur de la pièce. Syndrell cligna des yeux, sidérée. Elle avait littéralement bondi hors du lit, s'arrachant des bras de Narek pour se réfugier de l'autre côté du lit. Le souffle court et le cœur galopant comme un fou, elle regarda le jeune homme émerger du sommeil. Quand elle croisa son regard surpris, elle sentit les larmes poindre, essaya un vague instant de les retenir...

… se jeta dans ses bras. Elle faillit le faire tomber du lit mais qu'importe, elle avait besoin de lui, de sa chaleur, de son odeur, de sa voix. Un pas en avant, deux pas en arrière... Hièlstan avait raison. Le chemin était long. Quant à la Syndrell de son rêve, son ton plein de reproche s'accrochait encore à sa mémoire. Tu n'es pas assez forte.

- Je... je...

Elle sanglotait, le visage enfoui dans son cou, l'agrippant de toutes ses forces comme s'il risquait à tout instant de disparaître – comme si elle risquait à tout instant de se réveiller là-bas, sous le sable, dans le Trou, réalisant que tout ceci n'était qu'un rêve...

- J'ai peur, lâcha-t-elle enfin.

Peur de reprendre du poil de la bête pour retourner là-bas !
Peur de se perdre à nouveau !
Peur de ne pas s'en sortir, cette fois !

Syndrell tremblait si fort que ses dents claquaient. Les mots se bousculaient, l'envie de parler à Narek était réelle, mais tant qu'elle ne se calmait pas, impossible de faire quoi que ce soit...


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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 24 Sep 2016, 16:15

They say we are what we are,
But we don't have to be...

I'm bad behavior but I do it in the best way.

I'll be the watcher of the eternal flame.
I'll be the guard dog of all your fever dreams.

Le cris le réveilla, puis Syndrell s'éjecta de ses bras, tremblante comme une feuille, pour le fixer un moment et sauter de nouveau sur lui.

D'autres aurais demander ce qu'elle avait...

...Lui, se contenta de passer une main rassurante dans ses boucles bleues en lui chuchotant de petits commentaires rassurants à l'oreille.


Shh, je suis là, Syndrell, tout va bien, c'était un cauchemars, c'est finit, c'est ça, viens là, je ne laisserais personne te faire de mal...

Personne.


Son regard désolé flamboyait de mille feux, s'il avait put s'infiltrer dans ses rêves, là, de suite, il l'aurait fait au risque d'y perdre son âme pour protéger la sienne, se serait sacrifié au besoin pour qu'elle puisse retrouver le calme et la joie de vivre pour le restant de ses jours...

Mais comme il en était incapable, il se contenta d'être là pour elle et de doucement lui caresser les cheveux, comme si ce simple geste pouvait retirer les images de son crâne.

Son souffle se calma légèrement, toujours un peu affolé mais, déjà, elle respirait plus régulièrement.


Je suis là, je suis bien réel, tout va bien, accroche toi à moi, c'est ça, tu vois, je suis là, c'est ici la réalité, tout va bien maintenant...

Quand son emprise se desserra un peu, comme pour montrer qu'elle se calmait, il lui leva doucement le menton noyer de larmes d'un doigt léger mais assez ferme pour ne pas qu'elle résiste et la fixa droit dans les yeux, laissant son propre regard faire le travail mental que le reste de son corps ne pouvait faire.

Sometimes the only pay-off for having any faith,
Is when it's tested again and again everyday...

I'm still comparing my past to your future.

It might be your wound but they're my sutures.

Un regard pouvait faire beaucoup et il le savait, avait maîtriser l'art de captiver d'un coup d'oeil et celui, plus subtil, de passer une émotion, un message, dans ses yeux.

Ce regard là, il n'était que pour elle et elle seule. L'enrobant complètement dans une galaxie d'étoiles rouges, un endroit ou rien ne pourrait jamais lui faire de mal car chaque petit point rouge la protégeait...

Un regard amoureux.


I try to picture me without you but I can't...

'Cause we could be immortals, immortals,
Just not for long, for long.

And you'll live in me forever now,
I'll pull the blackout curtains down...

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 24 Sep 2016, 17:16

Elle avait fermé les yeux. Narek parlait doucement tout en la serrant aussi fort qu'elle. Syndrell prêtait moins attention toutefois au sens de ses paroles qu'aux vibrations qu'elle produisaient contre son oreille. Résonance à la fois mystérieuse et apaisante qui se fraya un chemin parmi les pleurs et la peur, lumière d'amour qu'un regard suffit à transmettre.

Un seul regard.



*



Ils étaient descendus du lit pour se blottir devant le poêle.
Syndrell regardait les flammes dévorer le petit bois. Les bras de Narek autour d'elle et son souffle dans ses cheveux, elle trouva les mots. Des mots durs, souvent, qui la ramenaient à une réalité plus dure encore ; mais là, contre cet homme, elle ne craignait pas de les laisser filer.

Elle lui parla des métamorphes. D'Erwan et d'Ylléna. De Kunst, la maman de Lyke, assassinée pour avoir percé un secret trop sombre. D'Ezadrah, où des gens crevaient sous les coups et les expériences, simplement parce qu'ils étaient différents. De l'endroit sous la terre d'où peu d'entre eux revenaient. Du fer chauffé à blanc sur sa peau, de la morsure des coups de fouet.

De Juko.

Il ne disait rien, l'écoutait sans l'interrompre, mais elle le sentait se raidir et à chaque fois, son cœur s'emballait. Quand elle termina son récit, elle était épuisée. Sans doute davantage que lorsqu'elle avait écrit ces mots pour Hièlstan. Elle laissa aller sa tête en arrière, contre Narek.


- Je suis désolée de t'avoir réveillée aussi brusquement, murmura-t-elle dans un sourire fatigué. Il aurait mieux valu que je te prévienne avant, mais...

… ils avaient eu d'autres occupations en tête. Elle soupira, remua un peu entre ses bras pour tourner la tête et le regarder. Elle leva la main pour frôler sa mâchoire serrée.

- Hé, appela-t-elle doucement. Je vais bien, maintenant...

C'était à elle de le rassurer.

- J'ai peur de retourner là-bas, mais quand je suis avec toi, c'est comme si j'étais invincible. Comme si rien ne pouvait m'atteindre. Mes cauchemars eux-mêmes s'inclinent. C'est toi qui leur fait peur, Narek.

Elle le fixa un instant.

- Viens avec moi...

La poussière d'or se mêla aux étoiles rouges.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 24 Sep 2016, 23:17

Aller avec elle était une idée folle, après tout si elle avait été marquée à ce point que pourrait-il faire de plus selon toute logique? Rien, selon la logique...

Narek n'était pas logique.


C'est quand tu veux.

Et il était pleinement sérieux, n'avait pas le moindrement peur d'aller dans cet endroit infernal...

Il n'aurait put dire pourquoi... Seulement voilà, il savait pleinement que même s'il y avait été seul, personne n'aurait put le briser, plus maintenant...

Il avait la meilleure raison du monde de résister à tout...

L'amour.


I'll be the guard dog of all your fever dreams...

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'Cause we could be immortals.

Le jeune homme déposa un petit baiser dans le cou de la marchombre puis enfonça sa tête dans celui-ci un instant en marmonnant doucement, un sourire sur les lèvres.

Tu me donne une seconde cela dit, faut que je fasse passé l'envie d'hiverner, moi aussi...

Et surtout, l'envie de juste rester là, avec elle. Oh il savait qu'il devait rejoindre l'académie éventuellement, question d'être trouvable pour l'Ahn-Ju et tout...

Mais là, l'Ahn-Ju, les griffes de Syndrell... C'était pas si important, à ses yeux.

Pas qu'il ne suive pas la voie, il suivait simplement sa voie, voilà tout.

La voie des marchombres et celle de l'amour sont parfois si bien superposées qu'on ne les distingues pas l'une de l'autre, se dit-il.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 25 Sep 2016, 21:17

Cinq mots.

Cinq mots que Syndrell savoura en silence. Il ne lui avait pas posé de question, n'avait demandé ni où ni quand, n'avait pas cherché à savoir ce qu'elle attendait de lui, au juste. Il lui laissait le temps, l'occasion de se remettre, de trouver la force nécessaire pour retourner là-bas. Simplement, il était prêt à y aller avec elle.

Le baiser qui effleura son cou lui tira un long frisson qui la réveilla pour de bon. Elle rit quant à sa remarque, mais elle en profita pour se retourner dans ses bras. Elle voulait le regarder dans les yeux, chercher ce regard qui la troublait à chaque fois – voilà. C'était celui-là. Elle n'était même pas sûr qu'il s'en rende compte, et ce n'était pas grave. Elle aimait ce regard.

Elle aimait ce garçon.

- L'hiver n'est même pas encore là, souffla-t-elle en attrapant son visage entre ses mains. On a un peu de temps devant nous. Ce serait dommage de le gâcher, tu ne crois pas ?

Elle l'embrassa, doucement d'abord, joueuse et mutine. Très vite pourtant le désir la frappa d'une vague puissante, et elle le fit tomber sur le dos pour le plaquer contre le sol ; elle s'empara de ses lèvres avec une intensité folle, certaine de ne plus être en mesure de raisonner tant qu'il bougerait contre elle de cette manière.

- Comment... haleta-t-elle entre deux baisers qui la désarçonnèrent complètement. Comment fais-tu pour...

Elle ou il se cogna contre le lit – difficile à dire étant donné qu'ils s'empêtraient littéralement dans les couvertures et – par la Dame ! - l'un dans l'autre. Elle rit, roula sur lui, se retrouva sous son ventre la minute d'après, l'embrassa encore, tenta de poursuivre. Cette idée l'intriguait.

- Bon sang, Narek ! Comment fais-tu pour me mettre dans un état pareil ??

Sa jolie bouille ? Oui mais pas seulement. Sa voix, si chaude et excitante quand il murmurait toute sorte de choses dans le creux de son oreille ? Indubitablement... mais pas que. Elle s'accrocha à lui, entendit quelque chose tomber – la seule et unique chaise de la pièce, sans doute. Il ne valait mieux pas qu'ils heurtent le poêle, au risque de mettre le feu à la bergerie !

En un sens pourtant, c'était déjà le cas. Syndrell avait l'impression de n'être plus qu'une flamme entre les doigts de Narek. Même épuisée après une nuit mouvementée et un cauchemar terrible, elle arrivait encore à se jeter contre lui, brûlante, dévorante. Affamée. Toutefois, il ne s'agissait pas seulement de se consumer ; attentive à la moindre réaction de son compagnon, elle poussa ce dernier jusqu'à sa limite, joua avec un instant, puis noua ses doigts avec les siens et c'est ensemble qu'ils franchirent la ligne...




*



- Mmmh...

Ils étaient étalés par terre et la pièce était sens dessus-dessous. Couché en travers sur elle, Narek écrasait Syndrell de tout son poids mais elle n'envisagea pas un seul instant de lui demander de bouger. Qu'il reste jusqu'à la fin de l'hiver si ça lui chantait ! Elle était bien...

- Je trouve toujours que l'hivernation reste notre meilleure option, soupira-t-elle lorsque ses fonctions vocales fonctionnèrent de nouveau.

Un ventre gargouilla. Elle ne chercha pas à deviner lequel.


- Il va falloir faire des provisions, par contre. Dès que je peux bouger, je vais tenter une sortie.

Une envie lointaine fit battre ses paupières, tandis que le souvenir de sa chasse nocturne en compagnie de Darwen sous sa forme de loup lui revint en mémoire. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Qui m'aime me suive, lâcha-t-elle sans réfléchir.

Elle réalisa après coup et se mordit la lèvre.

Hum...


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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 26 Sep 2016, 03:58

Je l'aime je suis.

Voilà ce qui passa par la tête du jeune homme qui se ficha une claque mentale en mode ''Attends la fin des cours mon vieux'' puis déposa un baiser sur le crâne bleu avant de se lever en soupirant légèrement, il était bien tout contre elle...

Enfin bon, quelque minutes à peine plus tard, il préparait son équipement de chasse d'hiver, un gris clair moucheté de blanc avec de la fourrure aux endroits clef, tel les poignets et le cou, gardait chaud sans restreindre ses mouvements et la capuche aidait aussi à le protéger de la neige...

Un peu prématuré pour l'époque mais dans la montagne, c'était nécessaire, se dit-il en prenant son arc au passage puis en passant ses multiples flèches dans une genre de bandoulière qu'il avait imaginer à cet effet, ce qui lui permettait d'être plus libre et silencieux qu'un carquois traditionnel.

Attachant ses cheveux sur son crâne pour les garder dans sa capuche bien chaude, puis se retourna vers Syndrell.


Pas trop clown, comme look..?

Danir lui avait dit qu'il avait l'apparence d'un chasseur des montagnes, ainsi vêtu, quand il lui avait montré, Carian avait, elle, préférée une comparaison à un animal sauvage.

Il se disait cependant que ces deux idées venaient de l'esprit de bardes alors forcement...

Descendant sa capuche sur sa tête, il fit tourner son arc un instant en souriant à la marchombre devant lui.

Il était prêt...

Et impatient de voir ce qu'elle dirait en voyant l'effet de la couleur de ses habits dans la neige, car c'était cet effet qui l'avait charmer et avait, à ses yeux, bien valut le prix de rachat supposément provenant de la citadelle et faite par un expert qui ne travaillait désormais plus.

Les petites tâches jouait des tours avec les yeux de tous, rendant flou la silhouette du porteur pour le ou la rendre presque invisible. Il avait été septique quand le vendeur le lui avait expliquer...

Avait acheté le vêtement au prix fort après une petite excursion en montagne pour faire la preuve de celui-ci avec le dit vendeur.

Il avait un peu hâte de voir ce que Syndrell en penserait, elle qui devait en avoir vu de toute sortes en matière de camouflage. Tout souriant, il ouvrit la porte, il était temps de trouver le dîner, se dit-il en laissant le chemin à la jeune femme, sourire toujours sur les lèvres.


Les dames d'abord..!

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mar 04 Oct 2016, 02:27

[Voilààà - et désolée pour l'attente... !]




Syndrell n'était apparemment pas la seule personne affamée et motivée par une partie de chasse dans cette bergerie... En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, Narek s'habilla, couvrant rapidement et efficacement son corps souple et élancé par des vêtements que la marchombre ne connaissait pas. S'ils semblaient ternes au premier regard, un coup d'oeil plus approfondi permettait de déceler des nuances étonnantes dans le gris et le vert du tissu.

- Une tenue de camouflage, murmura-t-elle en s'approchant pour toucher la tenue de son compagnon. J'en ai entendu parler par des marchands lors d'un voyage vers le nord, mais je n'en avais encore jamais vue !

L'on prêtait différents pouvoirs à ce vêtement, selon les rumeurs et les personnes qui les véhiculaient ; certains affirmaient par exemple que les Faëls seuls étaient en mesure de réaliser pareil tissage, tandis que d'autres soutenaient que de jeunes dessinateurs d'Al-Jeit auraient mis cette tenue au point afin d'en vêtir les Sentinelles. Syndrell se moquait bien de trouver l'origine d'une telle merveille. Elle était fascinée par les reflets changeants du vêtement et n'avait qu'une seule envie : voir Narek à l'oeuvre !

- Tu es une bille de clown, répondit-elle à sa question dans un sourire, mais une bille de clown qui a du style !

Elle garda pour elle que le gris accentuait par contraste le regard sombre du jeune homme et faisait battre son cœur un peu plus vite que la normale. Lorsqu'elle fut prête à son tour, ils se mirent à deux pour ouvrir la porte coincée par la neige et entreprirent de déblayer un passage afin de ne pas devoir faire la même chose au retour.

Le temps était clair, l'air vif et sec ; il ne neigeait plus mais un épais manteau blanc couvrait la montagne, pesant sur les branches des grands pins dans un silence cotonneux. Syndrell fit quelques pas : ses jambes s'enfonçaient jusqu'à mi-mollet dans la poudreuse. Elle se pencha, ramassa un peu de neige qu'elle tassa grossièrement en une boule innocente. Son tir fut rapide et sa cible, l'arrière de la tête de Narek, frappée avec justesse. Ce fut le déclenchement d'une bataille qui dura quelques longues minutes au terme desquelles ils durent reprendre leur souffle, les joues rouges et le regard brillant.

Ils se mirent en route sous un soleil malicieux qui réchauffait juste un peu. Pas l'ombre d'une queue de rongeur au début – ils avaient fait bien trop de bruits pour que les plus patauds se soient mis à l'abri à temps – mais les deux marchombres appréciaient le simple fait de suivre un sentier escarpé qui s'enfonçait dans la montagne ; autours d'eux, les pics enneigés semblaient vouloir crever le ciel tandis que les torrents qu'ils croisaient dévalaient au contraire la pente jusque dans la vallée – pour ceux qui n'étaient pas gelés.

La glace qui s'accrochait aux branches formaient des rideaux de stalactites scintillants sous l'éclat du jour, oscillants comme sur le point de se briser et de chuter. Syndrell ne put s'empêcher de sourire face à la splendeur d'un tel décor. En dépit de ce qu'elle y avait traversé, elle avait été sensible à la beauté surnaturelle du Désert des Murmures mais, comme lors de son retour des îles du sud, elle était émue de retrouver les montagnes du nord. La rudesse du climat, les sentiers accidentés, le silence feutré lui avaient manqué.

Elle n'avait pas d'arc ni de flèches, mais cela ne l'empêcha pas, lorsqu'ils eurent franchi une certaine hauteur, de se faufiler à pas de loups derrière Narek. Il ne s'agissait pas d'un cours, et cependant il lui était difficile de ne pas observer la façon dont son compagnon – et apprenti ! – se mouvait souplement, comme si la neige n'était pas un obstacle. Elle s'apprêtait à l'interpeler pour le taquiner à ce sujet lorsque soudain, son regard se trouva attiré par un détail. Elle attira l'attention de Narek en lui tapotant l'épaule et s'accroupit devant un lit de hautes herbes qui émergeaient de la neige.

Qu'elles soient piétinées de la sorte prouvait une chose : une bête, voire même plusieurs, étaient passées par ici quelques heures plutôt. Guère plus d'une, détermina Syndrell en observant les traces avec attention. Des petits cercles dans la neige, assez profonds et resserrés...

-Des biches, murmura-t-elle.

C'était plus que la queue d'un petit lapin ! Mais cela signifiait aussi une longue traque pour retrouver le troupeau et, s'ils avaient de la chance, abattre une bête avant la tombée de la nuit. En appui sur les talons, Syndrell réfléchit quelques secondes, puis se décida :


- Retournons à la bergerie prendre nos sacs. Si nous devons passer quelques nuits dehors, autant avoir de quoi nous protéger sous la main !

Il ne leur fallut guère de temps pour rebrousser chemin jusqu'à la bergerie et récupérer leurs affaires : l'excitation de la chasse leur donnait littéralement des ailes et ils « s'envolèrent » sur les traces de leurs proies, rapides et efficaces. Repérer la direction du troupeau était délicat mais le temps jouait en leur faveur et la neige conservait des traces de plus en plus belles, au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient.

La nuit les rattrapa la première. Elle tomba comme la chape de brume qui l'accompagnait et il ne fut bientôt plus possible de suivre une quelconque trace. Considérant qu'ils n'étaient sans doute plus très loin de leur but, Syndrell n'était pas déçue pour autant : elle avait hâte de s'enrouler dans une couverture et de grignoter un morceau !

Ils s'installèrent sous les épaisses racines d'un arbre imposant. Syndrell ouvrit son sac et en sortit du pain et du fromage, ainsi qu'une petite flasque de liqueur de myrtilles sauvages : il y avait là de quoi les contenter de trois gorgées chacun, mais c'étaient trois gorgées qui allait leur tenir sacrément chaud ! Une seule lampée colora les joues de la jeune femme. Elle s'essuya les lèvres et décocha un clin d'oeil à Narek avant de lui tendre la précieuse boisson.


- Les montagnards n'oublient jamais d'emporter ce qu'il faut d'alcool pour se réchauffer...

Ce n'est donc pas à cause du froid que la marchombre, une fois son repas terminé, se blottit contre son compagnon ; elle aimait sentir ses bras autour d'elle, solides et rassurants. La nuit était silencieuse, le vent qui avait hurlé la nuit précédente n'existait plus – tout juste un léger frémissement dans les branches au-dessus de leurs têtes. Il ne manquait qu'un bon feu et un peu de musique, mais Syndrell eut soudain une idée. Ou plutôt, une envie. Elle tourna la tête, respirant au passage l'odeur de Narek, et l'embrassa dans le cou.

- Chante-moi quelque chose, demanda-t-elle en se rappelant la fois où il avait chanté pour Ylléna.

Elle avait le souvenir d'une voix claire et juste...

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mar 04 Oct 2016, 22:48

We play the game, we pay the price, with luck that comes and goes...

No matter what the Gods decide, we always spoil their show.

Just like when you are finally near the lover of your dreams,
And as she stands there waiting...

You turn and walk away.

Référence à cette fameuse fois où il l'avait un peu laisser en plan sur la place par peur des sentiments...

Sa voix, douce, ajustée, allait à merveille avec le son de sa guitare, il avait toujours le goût de l'alcool dans la bouche, peut-être que c'était ça qui lui donnait l'impression d'être plus sobre que jamais... Il n'était pas sûr, seulement voilà, il s'en fichait. Le barde avait les idées plus claires que jamais alors qu'il entamait le refrain.


And you discover that timing is everything,
You've got to get it right.

Timing is everything in life...

Il ouvrait son coeur par la musique, c'était comme ça qu'il pouvait faire passer les messages de son choix, mais également comme ça qu'il savait qu'elle pourrait deviner ses craintes et ses incertitudes simplement en écoutant.

C'était là le prix à payer.


We break apart when world's collide, as everybody knows, we know it.

You hear she'll be somebody's bride, and just can't let her go.

So run down to the church, and let her see you once again...

Before you know it she's kissing you...

And throws the ring away.


Il rougit un peu malgré lui en se disant qu'elle réaliserait probablement qu'il avait eu peur, pendant un moment, qu'elle tombe amoureuse de quelqu'un et qu'il ne découvre qu'il n'avait été qu'une aventure...

C'était un peu stupide, mais il n'y pouvait rien alors bon.

Et puis il n'avait pas envie de se cacher, pas de raisons de se cacher.

Il l'aimait et même s'il ne l'avait pas dit officiellement, elle le savait.

Voilà.


And then she whispers to you :
''Timing is everything, you finally got it right...
Timing is everything in life, timing is everything in life.''

Sooner or later all good things come to your heart, in life.

It's a waiting game...


Le feu commençait à descendre légèrement, la nuit et la fatigue étendaient leurs draps sur les deux voyageurs et se fut les bras autour d'elle, la guitare plus loin dans un sac prévu à cet effet, qu'il finit la chanson en murmure devenu berceuse, s'endormant lui-même par la même occasion...

Il aurait voulu que le moment dure à jamais.


We play the game, we pay the price, timing is everything,
No matter what the Gods decide, timing is everything,
We break apart when worlds collide, timing is everything...

... In life.

Se réveilla le lendemain devant deux grands yeux dorés endormis qui se réveillaient à peine au dessus du plus resplendissant des sourire.

S'il avait été possible de fondre sur place, il n'aurait rester de l'apprenti marchombre qu'une flaque.

La voix encore un peu endormie, il chuchota à sa compagne, content de savoir qu'elle ne semblait pas hanter par ses cauchemars pour le moment.


Bon matin belle endormie...

T'as faim..?


Il devait avoir l'air bien endormi lui aussi parce que passé le coup d'adrénaline de la veille il aurait bien dormis une ou deux heures de plus avec cette créature de rêve...

Mais on lui avait dit de ne pas abuser des bonnes choses.



Quel dommage, quand même.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 31 Oct 2016, 20:40

Il faisait chaud sous sa cape de voyage et sa couverture, mais Syndrell frissonna dans son sommeil et ouvrit les yeux. Elle comprit ce qui l'avait réveillée en voyant Narek rouler sur le dos ; il dégageait une telle chaleur que lorsqu'il s'éloignait d'elle, elle sentait la morsure du froid sur sa peau. Un sourire dansa dans ses yeux dorés.

Bon matin belle endormie...T'as faim..?

Syn ne répondit pas immédiatement. Elle s'assit sur sa couche et s'étira comme un chat avant de bâiller, puis elle se blottit dans la chaleur de Narek et lui mordilla innocemment le menton.

- Tu n'as pas idée... murmura-t-elle, consciente qu'il faisait un froid de canard, qu'ils étaient entourés de neige, en pleine montagne, et que le troupeau allait leur filer entre les doigts s'ils perdaient du temps.

Sauf que le temps passé avec Narek n'était jamais perdu.

Mais soudain, Syndrell jaillit hors des couvertures – et de l'étreinte de son amant – pour se tenir droite, une lame dans chaque main, le regard rivé sur les fourrés devant elle. Flamboyant.

- Tu te caches par timidité ou perversité ? lança-t-elle.

Son ton n'était pas belliqueux, simplement curieux, toutefois la façon dont elle se tenait prouvait qu'au moindre danger elle n'hésiterait pas à passer aux choses sérieuses. Un bref instant de silence accueillit sa question. Elle resserrait les doigts sur le manche de ses couteaux lorsqu'une voix jaillit de la brume matinale.

- Paix ! Je me montre, attendez.

Trois secondes plus tard, une silhouette émergea en pleine lumière. C'était un homme d'une trentaine d'année à peu près, grand et mince, emmitoufflé dans un épais manteau de fourrure dont la capuche masquait presque entièrement le visage, à l'exception de sourcils sombres et d'un regard bleu vif.

Syndrell le regarda faire un pas dans la neige. Il avait écarté les mains pour prouver ses intentions mais elle nota l'arc et les flèches attachés dans son dos, et échangea un coup d'oeil avec Narek ; pour l'instant, mieux valait rester sur ses gardes.

- Qui es-tu et pourquoi te cachais-tu ?
- Damian Soufflevent. Je suis un chasseur. Je me suis caché pour ne pas être repéré.
- On dirait bien que c'est raté,
ironisa Syndrell.
- Qui te dis que vous étiez mes proies ?

La marchombre pencha la tête sur le côté ; il n'arrivait pas souvent qu'elle se fasse moucher de la sorte, mais c'était de bonne guerre et elle acceptait volontiers l'idée de ne pas être la seule personne à sillonner cette montagne – et à chasser. Les poignards disparurent dans ses manches, comme par magie, et elle se redressa légèrement. Seul Narek, à côté d'elle, aurait pu deviner la garde discrète qu'elle avait adopté.

Avant de renontrer Miss, Syndrell était la méfiance incarnée. Une enfance passée à surveiller la foule pour éviter qu'un idiot, fou de superstition, ne l'attaque à cause de ses cheveux, avait ciselé la prudence au point qu'elle en avait oublié le vrai sens du mot « confiance ». Il avait fallut des mois à la marchombres aux yeux violets pour apprivoiser son apprentie, et lui apprendre que si prudence est mère de sûreté, l'Empire était hureusement peuplé d'âmes généreuses et absolument pas dangereuses.

Etait-ce le cas de Damian Soufflevent ? Six mois plus tôt, Syndrell n'aurait même pas sortit ses lames. Aujourd'hui, elle conservait une distance et maintenait sa garde haute. La traîtrise de Juko brûlait toujours en elle.


- Le troupeau de biches ?
- Exact. Je le suis depuis trois jours, déjà. Je ne pensais pas avoir de la concurrence...


Syndrell étudia les traits couverts d'une mince pellicule de glace en quête d'un signe de colère, mais l'homme éclata de rire.

- C'est si rare de croiser du monde ici ! Vous venez de loin ?
- La plaine.


Rester évasif était le meilleur moyen de ne pas trop en dire. Cela sembla convenir à leur interlocuteur ; il hocha la tête, puis regarda autour de lui et écarquilla les yeux.

- Vous avez dormi ici ? Nom d'un glaçon ! Vous devez avoir sacrément froid.

Syndrell coula un regard en direction de Narek ; si Damian était arrivé quelques minutes plus tard, il se serait rendu compte par lui-même qu'il n'en était rien ! Ses joues se colorèrent à cette idée et elle se concentra sur le nouveau venu.

- Nous allions nous remettre en chasse. Tu nous accompagnes, ou bien c'est chacun pour soi ?
- Tu veux rire ? Trois chasseurs pour le prix d'un, ça ne se négocie même pas !


La jeune femme soupira doucement. Sans le savoir, Damian venait de lui fournir une bonne réponse. Un assassin qui feindrait d'être un chasseur n'aurait pas forcément accepté la proposition tandis qu'un chasseur, un vrai, ne pouvait résister à l'appel du groupe ; il fallait se serrer les coudes, c'était ce qu'elle avait appris en grandissant dans la région.

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle interrogea néanmoins Narek du regard, parce qu'il avait son mot à dire dans cette équipée.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mar 01 Nov 2016, 02:31

Le garçon sortit la main de sous son oreiller...

Révélant la lame qu'il tenait depuis qu'il avait repéré l'intrus, un peu avant que Syndrell ne l'interpelle. Il la fourra dans un étui camoufler dans ses habits et se leva d'un bond pour s'étirer un moment et ramasser sa couverture d'un coup de pied, mouvement qui dévoilait qu'il était habitué de dormir à la belle étoile, puis la roula et ramassa aussi son oreiller pour en faire un rouleau qu'il hissa sur son dos grâce à une sangle n'obstruant pas ses mouvements tout en superposant le rouleau à son sac.

Puis il sourit à ses compagnons de voyage... Voilà qui donnait une bonne raison de ne pas -trop- s'éterniser avec Syndrell et son corps... Et sa voix... Et ses yeux... Et--

Bref.


On bouffes ici ou en chemin..?

De toute façon les traces sont encore assez fraîches et les biches se seront arrêter pour la nuit aussi...


Il releva sa capuche et sourit malgré lui en voyant même le chasseur expérimenter sembler surpris par l'effet troublant du vêtement.

La chasse était ouverte, se dit-il en se coulant sans bruit aux côtés de Syndrell et du chasseur pour commencer à se déplacer en s'écartant lentement des autres pour couvrir un éventail de possibilités avec leurs arcs.


Live like you wanna,
Let yesterday burn and throw it in a fire...

In a fire...

In a fire...

Live like a warrior...

Il avait eu raison, ça faisait moins de trois heures depuis le départ du matin et les traces se précisaient, ils approchaient du but.

Ses pensées furent confirmés quand il aperçu, en contrebas de la butte qu'ils venaient de passé, le troupeau et il leva le poing doucement pour le signifier à ses partenaires alors qu'ils se baissaient tous pour garder un profil bas... Ils n'avaient qu'un essai.

S'ils rataient leur coup, cela pourrait prendre des jours pour retrouver le troupeau, ils devaient faire une prise, deux si possible, lui et Syndrell pouvaient se contenter d'une mais le chasseur avait peut-être une famille à faire vivre...

Bref s'ils le pouvaient, deux prises, ce serait idéal, se dit-il en se rapprochant doucement, une corde encocher à son arc.

Une des biches leva la tête, à l'alerte, ils ne pouvaient pas se rapprocher plus...

C'était maintenant ou jamais.

__________________________________________


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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Jeu 03 Nov 2016, 16:46

Syndrell avancait à pas feutrés, un exploit avec toute cette neige , mais elle était si légère... Son calme apparent dissimulait l'excitation de la traque qui faisait battre son cœur à tout rompre dans sa poitrine, tandis qu'elle progressait sur les traces du troupeau aux côtés de Narek. Et de Damian. Si l'arrivée du chasseur avait modifié l'harmonie de leur duo, elle n'en était pas dissonnante pour autant ; elle devait bien avouer, en l'observant à la dérobée, qu'il était aussi discret et efficace que possible.

Mais pas aussi invisible que Narek. L'ingénieuse combinaison de celui-ci lui permettait de se fondre complètement dans le décor et l'effet était désarmant tant l'illusion était parfaite : la lumière glissait sur la teinte changeante du vêtement comme sur les rochers qu'ils croisaient. Mais l'habit ne fait pas le chasseur et sans une discrétion absolue, jamais Narek n'aurait pu aussi bien se camoufler. Fière de lui, Syndrell reporta toute son attention sur la piste qu'ils suivaient depuis une vingtaine de minutes.

Et le troupeau fut là. Une quinzaine de têtes, jolies biches au poil ébourrifé de l'hiver qui léchait la sève gelée de quelques troncs malingres. Syndrell s'accroupit près des garçons et plissa les yeux, cherchant ce que son regard affûté avait décelé en pistant le groupe... là ! Un peu à l'écart, une biche s'appuyait plus lourdement sur trois pattes pour soulager la dernière, blessée. C'était elle qu'il fallait viser !

La marchombre effleura le coude de Narek pour lui désigner sa cible. Déjà il bandait son arme, prêt à tirer, lorsqu'une flèche siffla dans l'air vif du matin. Damian ! Il visait une biche à deux pas de celle qui était boiteuse et son tir, superbe, fit mouche ; mais le troupeau prit peur et se mit à bondir dans tous les sens. Syndrell ne perdit pas son sang froid. Elle bondit à son tour pour se rapprocher, tira un couteau des replis de son manteau et le lança. Il se planta dans le tronc d'un arbre, obligeant la biche blessée à changer de direction.

Une direction tout à fait appropriée pour un tir.
Les doigts de Narek se détendirent...




*



- Je ne suis pas mécontent que cette traque s'achève, croyez-moi !

Damian avait un sourire jusqu'aux oreilles et celui-ci était particulièrement communicatif : Syndrell sourit à son tour. Ils rentraient ; chacun des garçons portait sur ses épaule la biche qu'ils avaient eue. Celle de Damian était plus grosse, mais Narek avait fait preuve d'une sacrée maîtrise en atteignant la sienne au milieu de la débandade !

- Tu as beaucoup de bouches à nourrir ? s'enquit la jeune femme.
- Tout un clan... d'une dizaine de personnes, soit l'équivalent de trois familles qui ont décidé de ne plus en former qu'une afin d'affronter l'hiver.
- Alors tu vas faire des heureux : nous n'avons besoin que d'une part raisonnable pour nous deux, le reste sera pour toi et les tiens.


Damian tourna la tête vers Syndrell. L'espace d'un fol instant, ce qu'elle lut dans son regard étrangement brûlant la troubla, mais la seconde suivante il souriait tranquillement, tout heureux de cette éventualité, et elle se dit qu'elle avait dû rêver.

- Merci beaucoup !
- De rien beaucoup...


Damian s'arrêta le temps de réajuster le poids de sa prise sur ses épaules, puis il leur proposa de l'accompagner.

- Mon clan s'est établi dans des grottes, à mi-hauteur. Ce n'est qu'à deux heures de marche. Si vous venez, vous partagerez un bon repas avec nous et pourrez dormir à l'abri cette nuit !

Syndrell tourna la tête vers Narek et quêta son approbation avant de répondre, un sourire ravi sur les lèvres.

- C'est d'accord !



*



Ils apprirent que Soufflevent était en fait le nom symbolique du clan de Damian. Avec lui, ils étaient six adultes plus ou moins jeunes, et quatre enfants âgés de cinq à douze ans. Taem, le fils du chasseur blond, avait les mêmes yeux bleus que son père. Du haut de ses neuf ans il se situait au milieu de la tribu des gamins, une position qui lui permettait de jouer au petit comme au plus grand selon ce qui l'arrangeait le plus.

Les trois familles s'étaient installées dans les immenses grottes qu'abritait la montagne. D'après Damian, le réseau de galeries était tel qu'ils n'en avaient exploré qu'une infime partie ; ils craignaient, en s'enfonçant trop profondément dans les ténèbres, de faire de mauvaises rencontres et se contentaient donc de l'espace qui s'ouvrait dans la falaise, au bord d'un précipice vertigineux. Elever des enfants dans un tel lieu paraissait étrange, mais il suffisait d'observer les petits pour se rendre compte qu'ils avaient apprivoisé le danger. Ils jouaient sans s'approcher trop près du vide, conscient qu'une chute leur coûterait assurément la vie...

Les chasseurs avaient été acceuillis en liesse. Le bonheur était simple pour qui vivait chichement ou dans des conditions difficiles : de la nourriture et de nouveaux compagnons, il n'en fallait guère plus pour que la soirée s'annonce heureuse ! Un grand feu fut nourri, autour duquel chacun prit place une fois que la viande fut préparée et mise à cuire. Les hautes flammes projetaient leurs ombres sur la paroi tandis que dehors, quelques innocents flocons dansaient dans le vent du soir.

Assise en tailleur, son genou droit frôlant celui de Narek, Syndrell se régalait de la viande autant que des histoires d'Ocellin ; âgé d'une cinquantaine d'années, c'était un conteur doublé d'un pitre qui ornait ses récits de mimiques destinées à faire rire petits et grands. Narek prit le relais et assura une ambiance festive du son de sa voix et de sa guitare, ce qui ne manqua pas de lui attirer l'admiration sans borne des gosses.

C'était visiblement à celui qui épaterait le plus le public de son don ; mise au défi, Syndrell se leva et accorda ses mouvements à la chanson de Narek. Elle avait fermé les yeux et dansait dans la lumière éclatante du feu, sa mince silhouette ployant comme une liane sous les yeux émerveillés des membres du clan. Elle sentit soudain des doigts attraper les siens et, pensant qu'il s'agissait de Narek, esquissa un sourire ravi.

Mais lorsqu'elle ouvrit, elle découvrit Damian. Il dansait bien et, encouragée par les cris des enfants, Syndrell se résolut à achever leur danse ; toutefois elle s'écarta un peu du chasseur blond et lorsque les dernières notes moururent dans la nuit étoilée, elle retourna s'asseoir près de Narek, qu'elle gratifia d'un baiser à la commissure des lèvres. Il n'en fallait pas plus pour que le plus petit – et le plus curieux – de la tribu intervienne.

- C'est ton amoureux ?
- Oui
affirma Syndrell, incapable de résister à une question posée par une petit bonhomme aussi mignon.
- Il t'a construit une maison ?
- C'est inutile parce que, tu vois, j'habite ici...


Elle avait posé sa main sur la poitrine de Narek, à l'endroit du cœur, et les adultes assis autour du feu couvèrent le jeune couple d'un regard infiniment tendre. Tous, sauf Damian, demeuré en retrait, mais Syndrell n'y prit pas garde. Elle était bien, le repas avait été excellent, la voix d'Ocellin avait repris un conte passionnant et son auditoire l'écoutait avec attention. Une petite fille s'était installée entre les jambes de Narek pour suivre l'histoire. Elle s'endormit avant la moitié. Lorsque même les plus grands commencèrent à bâiller de fatigue, Ocellin acheva son récit d'une pirouette que seuls les conteurs les plus habiles pouvaient à ce point maîtrise, et expédia tout le monde au lit.

Syndrell était en train de déplier sa couche matelassée lorsque Damian s'approcha d'elle.


- Tu veux bien m'aider à ramener de l'eau pour la nuit ?
- Bien sûr ! Sauf si tu me dis que pour ça nous devons descendre tout en bas de la montagne...
- Rassure-toi, nous avons simplement quelques mètres à faire,
dit-il en souriant.

La marchombre délaissa son paquetage pour le suivre. Elle chercha Narek des yeux et le vit en train de raccompagner la fillette endormie jusqu'à son lit. Elle sourit, puis emboîta le pas à Damian ; ensemble, ils s'engagèrent dans l'obscurité de la grotte. Le chasseur avait pris soin d'emporter une torche avec lui. Dans le boyau qui s'amincissait, la lumière dansait, dessinant leurs ombres sur les parois.


- Tu as passé une bonne soirée ?
- Excellente ! Il fait bon vivre chez les Soufflevent... Est-ce tout le temps ainsi ?
- Chaque soir la même histoire ! Enfin, non. Tu connais Ocellin désormais, tu as vu de quoi il est capable...


Leur rire résonna étrangement dans la galerie, puis Syndrell tendit l'oreille ; Damian, qui ne la quittait pas des yeux, la laissa deviner l'origine du bruit sourd qu'elle percevait.

- Une rivière ?
- Plus gros !


Et, plein de fierté, il s'effaça pour la laisser entrer dans une salle plus grande, dotée d'une voûte immense et ronde. Syndrell écarquilla les yeux : devant elle, un torrent jaillissait, furieux et puissant ! Il traversait de part en part la grotte et disparaissait dans un tunnel.

- Incroyable...

Damian lui tendit une outre et elle s'accroupit près de l'eau pour la remplir. Il y avait un courant formidable à cet endroit. Renversée par le pouvoir et l'imagination de la nature, Syndrell eut bien du mal à s'arracher à la contemplation du torrent. Il fallut que la brûlure d'un regard la tire de sa rêverie et elle tourna la tête. Le souffle de Damian rencontra le sien. Il s'était rapproché et la jeune femme se raidit ; sans le savoir, il venait de faire éclater la bulle de son espace personnel...

- On rentre ? proposa-t-elle, impatiente désormais de rejoindre le clan.

Mais Damian ne sembla pas l'entendre.


- Tu es si jolie, murmura-t-il.

Il tendit la main pour lui effleurer la joue... ne rencontra que du vide. Syndrell s'était coulée hors de sa portée.


- Dors avec moi cette nuit.
- Non, Damian.


Il sursauta. Elle avait parlé d'une voix douce, mais ferme.

- Tu...
- Reste ici aussi longtemps que ça te chante, mais moi, je vais me coucher.


Elle tourna les talons et s'éloigna, tendue, prête à réagir au cas où... Dans son dos, Damian resta immobile quelques secondes avant de la suivre à pas plus lents. La lumière de sa torche n'éclairait pas le chemin de Syndrell, qui avait pris de l'avance, mais elle n'en avait pas besoin ; une main sur le mur, l'autre sur son cœur, elle suivit la route qu'ils avaient empruntée à l'aller et retrouva la grotte occupée par le clan. Juste à temps... sous ses doigts, son cœur s'était mis à palpiter ; ce trajet dans la semi obscurité ressemblait trop à celui qu'elle avait dû réaliser dans le ventre du désert.

Elle fut soulagée de croiser Ocellin, à qui elle remit l'outre d'eau qu'elle portait en bandoulière, mais baissa les yeux en dépassant Azylie, la jeune épouse de Damian. Il était peu probable qu'elle soit au courant des agissement de son mari, toutefois Syndrell estima que ce n'était pas à elle de lui en parler. Elle souhaita une bonne nuit à la cantonnade et fila retrouver Narek.

Sans lui laisser le temps de faire ou dire quoi que ce soit, elle se mussa contre lui et enfouit son visage dans son cou. L'odeur du marchombre, sa chaleur et son calme l'apaisèrent instantanément.


- Il y a un torrent dans la montagne, souffla-t-elle dans un sourire.

Une révélation éblouissante, mais moins que les étoiles qu'elle vit briller dans les yeux de son compagnon.

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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 04 Nov 2016, 17:00

La soirée c'était bien passé, dans le calme et la sérénité, et, au même moment où Damian et Syndrell allaient quelque part dans les sous-terrains, le jeune homme bordait la fillette qui l'avait adopté comme chaise parlante et chantante pendant toute la soirée.

Il s'assit par la suite dans son coin afin d'accorder son instrument de musique, la jeune amoureuse de Damian s'assaillant à ses côtés un instant plus tard.


Tu joue très bien...

Oh tu sais, avec autant de pratique que moi, tu en ferais autant.

Je n'en suis pas si sûre... Après tout, je ne suis pas comme toi...

Le jeune homme souleva un sourcil en arrêtant son accord, prêt à demande ce qu'elle voulait dire, mais déjà elle se levait pour partir un instant avant que Syndrell ne revienne.

Quand celle-ci se blotti contre lui, des étoiles s'allumèrent dans ses yeux en la fixant, un sourire sur les lèvres...

Elle était si belle et il l'aimait tellement...

Tellement qu'il rata presque le regard jaloux de Damian...

Presque, mais pas tout à fait.

D'un coup l'idée d'avoir eu comme réflexe de déposer une dague sous son oreiller comme tout les soirs lui parut beaucoup plus sensée.

Un moment plus tard, cela dit, la chaleur de sa partenaire bleue contre lui le réconforta un peu, lui permettant de rejoindre le sommeil avec elle...


Let's try to make it right,
Don't want to start a fight,
And we're so sorry if we give you all a little fright,

We're not so scary if you see us in the daylight,
You'll be so happy...

...As long as you survive the night...

Il faisait noir.

Ou du moins il ne détectait pas de lumière derrière ses paupières fermées...

Il se demanda un instant ce qui l'avait réveiller... Et ce qui l'avait éloigner de Syndrell puisqu'il n'était plus aussi proche d'elle.

Un instant plus tard il réalisa que quelqu'un était à califourchon au dessus de lui et ses réflexes agirent les premiers, tirant la lame de sous son oreiller pour la poser juste sous une gorge en ouvrant les yeux.

Un instant à peine avant de reconnaître la silhouette d'Azylie, toute tremblante avec une dague levé au dessus de la tête et un air plus qu'apeuré...

Syndrell avait été réveillée par le mouvement, mais au moment ou elle avait tenté de bouger, quatre mains lui avait pris les bras et les jambes pour l'empêché de bouger...

Narek reconnu, tenait les bras, Damian et l'observa avec plus de colère que jamais... Il avait fait confiance à cet homme.

Certes, Syndrell aurait pu se sortir de là toute seule, l'imbécile tenait ses poignets, première erreur vu un certain secret de la marchombre, et en plus les tenais de façon plutôt ridicule...

Cependant personne n'eu le temps de voir la chose venir qu'elle était libre.

La vue de Syndrell dans une position semblable à celle de Lyra, à l'époque, avait éveiller en Narek quelque chose de primaire, de... Bestial.

Et ce fut en un seul mouvement qu'il projeta la jeune femme au dessus de lui droit sur l'homme avec qui elle était en couple, lui plantant la lame de celle-ci dans l'épaule par la même occasion, tirant un cris qui finit de réveiller la caverne.

Se levant immédiatement, le jeune homme lança sa lame qui se planta dans le bras du second homme qui avait attrapé les jambes de sa partenaire...

Et les deux hommes furent aussitôt attraper par d'autre membres de la tribu qui ne semblaient pas contents du tout de leurs agissements...

Mais Narek n'en avais cure, il se contenta de prendre Syndrell dans ses bras et de lui chuchoter à l'oreille.


Tu va bien..? Ils ne t'on pas fais mal..?

Si elle disait que oui, il les étranglerais, ces animaux.

Il ne voulait même pas savoir pourquoi, ni comment ils s'étaient ainsi approcher sans se faire repérer, ni pourquoi la jeune femme les avaient aider, apparemment contre son gré.

Il voulait seulement que Syndrell aillent bien, voilà tout.


HRP:
 

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 05 Nov 2016, 22:10

[Pour la peine moi aussi je fais bouger des tas de trucs - dont Narek, un peu, alors si ça ne te va pas, tu le dis, d'accord ?]



Narek ne bougeait pas. Sentant la peur planter ses crocs dans son ventre, Syndrell lui inclina la tête en arrière et pressa ses lèvres contre les siennes pour lui offrir son souffle. Elle s'interrompit, plaqua ses mains sur sa poitrine, commença à masser avec l'énergie du désespoir.

- Narek ! cria-t-elle avant de reprendre le bouche à bouche.

Il ne réagissait pas. Il ne l'entendait pas !

- Réveille-toi, bon sang ! Allez !


Le marchombre resta immobile.



*



Tirée du sommeil, Syndrell ouvrit les yeux. Elle n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait : deux mains puissantes s'abattirent sur elle, deux autres lui saisirent les jambes et elle se retrouva prisonnière. Il faisait noir comme dans un four et le cœur de la jeune femme se serra affreusement. Juko ! Il était revenu pour la tuer, cette fois-ci ; glacée par une peur énorme, elle se débattit mollement.

C'est alors que la réalité se fit jour, au moment où Syndrell reconnut Azylie. Celle-ci vint percuter l'homme qui cherchait à la bâillonner – il la lâcha, entraîné par ce poids imprévu. Celui qui entravait ses jambes poussa un cri de douleur et recula, une dague plantée dans le bras. Syndrell sursauta quand une poigne la fit se mettre debout, mais elle reconnut immédiatement l'odeur de l'homme qui la serra contre sa poitrine. Narek !


Tu va bien..? Ils ne t'on pas fais mal..?

Syndrell resta silencieuse, trop choquée encore pour répondre. Elle tremblait comme une feuille et se blottit davantage dans les bras de son compagnon. Mais lorsqu'elle croisa le regard de Damian, la colère prit le pas sur la terreur. Elle se détacha de Narek et s'approcha du chasseur. Il tenait le couteau toujours fiché dans son épaule et ne bougeait pas.

- Un simple non ne te suffisait pas ? Il fallait que tu en arrives-là ?
- Tu mérites mieux que cet...
- Tais-toi !

Syndrell avait crié.

- Tu n'es qu'un type égoïste qui ne pense ni à sa femme, ni à son enfant et encore moins à son clan. Ce sont eux qui méritent mieux, Damian.

Elle avança, si près que leurs visages n'étaient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre.


- Je décide seule de ma vie, murmura-t-elle en détachant chaque syllabe.

C'étaient des mots durs, puissants, inébranlables.
Elle ne s'attendait pas à ce que Damian sourit en retour.


- Comme un papillon de nuit qui s'approche d'une flamme, répliqua-t-il sur le même ton.

Sans lui laisser le temps de réagir, il retira le poignard de son bras et le lança.
Droit vers Narek.

Le cri de Syndrell resta bloqué dans sa gorge.

Mais alors Ocellin jaillit comme une flèche et s'interposa entre le marchombre et l'arme. C'est lui qui s'effondra. Syndrell se précipita vers lui et Damian profita de la confusion qui régnait pour se libérer, lui et les hommes qui l'accompagnaient. Ocellin se mourait. Il attrapa la main de Syndrell.


- Le fleuve, souffla-t-il. Vite...

Elle tourna la tête, incapable d'abandonner les Soufflevent maintenant, mais les hommes de Damian se rassemblaient – plus nombreux et mieux armés, cette fois. C'est à eux qu'ils en voulaient. Il fallait partir... Rassemblant son courage, Syndrell se redressa vivement et attrapa le poignet de Narek.

- Viens !

Elle s'élança dans le tunnel. Ils couraient à en perdre haleine, affrontant l'obscurité tandis que sur leurs talons, Damian et ses hommes vociféraient. Ils étaient si proches... Syndrell redoubla de vitesse. Elle avait l'avantage d'être déjà venue une fois et avait mémorisé chaque tournant – un réflexe qui lui permis de ne pas se prendre de mur ni de se tromper.

Le fleuve était là, juste devant eux, serpent d'eau monstrueux qui jaillissait entre la roche et disparaissait dans un gouffre sans fond. Si peu d'options quand il fallait faire un choix vital... Syndrell fit le seul qui, bien que totalement insensé, pouvait leur sauver la vie. Elle saisit la main de Narek dans la sienne et la serra. Fort.


- Quoi qu'il arrive, laisse-toi aller, murmura-t-elle. Ne résiste pas.

Elle perçut sa question muette, n'y répondit pas. Plus le temps. Damian et ses hommes étaient là. Il jaillit comme une flèche du tunel, cria son nom, tendit la main... ses doigts frôlèrent les cheveux bleus de Syndrell et se refermèrent sur du vide.

Ils avaient sauté.



*


- Narek, je t'en prie, respire !

Elle criait, martelait sa poitrine, le suppliait d'ouvrir les yeux. Il fallait qu'il vive ! Ils n'avaient pas sauté dans l'eau glaciale puis affronté une descente vertigineuse pour que l'un d'entre eux seulement s'en sorte ! Il n'avait pas le droit de l'abandonner, il avait juré...

- Je ne t'ai pas encore libéré de ton serment, stupide apprenti à la noix ! Cervelle de moineau ! Triple idiot ! Respire, ou je te promets de...

Elle se tut lorsqu'il se mit brusquement à cracher de l'eau. Ses yeux s'arrondirent, son cœur se fendit, la poussa dans les bras du jeune homme. Elle le renversa, l'écrasa, l'étouffa sous son étreinte, pleurait et riait tout à la fois, elle se moquait bien qu'il soit en train de lutter pour retrouver son souffle, qu'il soit sonné, il était en vie et c'était la seule et unique chose qui comptait à ses yeux.

Il était sain et sauf...

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 13 Nov 2016, 20:31

Tout se passa vite.

Trop vite.

Il n'eu ni le temps de comprendre, ni le temps de prendre son souffle qu'il était dans l'eau.

Pas assez d'air.

Il sentit ses poumons se remplir d'eau son corps voulu luter...

Les mots de Syndrell lui revinrent en tête...

Et il sourit malgré lui, se laissant aller.

Comme ça, au moins, s'il mourrait vraiment, elle, elle serait saine et sauve.

C'était ça qui importait vraiment, au fond.


Just close your eyes,
The sun is going down...

You'll be alright,
No one can hurt you now...

Come morning light,
You and I'll be...

Safe

And

Sound...

C'était drôle, tout ce noir... Le jeune homme se demanda un instant s'il était mort... Si c'était ça, le paradis, dieu était un vrai connard, c'était pas joli du tout, et si c'était l'enfer...

Ben il avait connu pire, comme endroit, en plus il faisait juste bon, pas trop chaud, pas trop froid... Ah, non, en fait il ne sentait juste pas la chaleur ou le froid, se rendit-il compte.

Donc il devait bien être mort.

Il aurait préférer revoir sa vie en accélérer, il aurait put revoir Syndrell une dernière fois au moins... Qui sais, peut-être même sentir ses lèvres en mémoire une dernière fois.

Dire qu'il ne lui avait jamais jouer cette berceuse qu'il s'était tué à tenter d'écrire pour elle depuis qu'il avait appris pour ses cauchemars...

Il allait s'asseoir dans cet endroit si sombre quand, d'un coup, ses mains se portèrent à sa tête dans un genre de coup de tonnerre dans son corps. Alors c'était l'enfer et la torture commençait, se dit-il un instant en entendant la voix de Syndrell l'appeler...

C'était ça, la torture donc... Revivre infiniment la tristesse de ceux qu'on laissaient derrière nous...

Dieu, tu es un sadique, se dit l'apprenti en sentant une brûlure dans son torse.

Il cracha quelque chose, les sensations redevenant réelles un instant.

Puis une quinte de crachement et de toux s'en pris à lui et il ouvrit les yeux en sentant Syndrell tout contre lui...

C'était le paradis donc...

Faudrait se décider, hein..!


No matter how many deaths that I die,
I will never forget...

No matter how many lives that I live,
I will never regret...

There is a fire inside of this heart,
And a riot about to explode into flames.

Cela lui prit un moment à comprendre qu'il n'était pas mort... Et que Syndrell était vraiment là.

Elle le regardait avec des yeux ronds, un air surpris et entre le pleur et le rire... La voix un peu rauque, il tenta de relaxer un peu l’atmosphère.


Je préfère quand les jeunes femmes ont un sourire sur le visage...

Le dit sourire craqua son masque d'incertitude et elle se lança contre son torse entre les larmes et le rire, le prenant un peu au dépourvu, le souffle toujours court. Il la prit dans ses bras et l'embrassa...

Puis ouvrit les yeux et aperçut, derrière elle, le seul assez fou pour les avoir suivis...

Il se leva malgré ses jambes encore branlantes, Syndrell ne l'avait pas entendu, trop concentrer probablement.

Narek chancela un instant puis se tint droit, avança un moment, les poings serrés, vers l'homme qui venait de sortir de l'eau en le regardant avec haine.


Tu veux en arriver là et ne rien comprendre, très bien alors, finissons en, Damian...

L'homme eu un sourire, certains qu'il gagnerait contre ce jeune insolent à moitié mort...

Narek savait que Syndrell n'interviendrait pas.

Pas parce qu'elle n'en avait pas envie... Pas parce qu'elle n'en voulait pas à cet imbécile, elle aussi...

Simplement parce que son élève commençait à dessiner sa propre voie. Et Damian en était le premier jalon.

Ils lui avait offert d'abandonner, de leur foutre la paix, mais il ne voulait rien savoir...

Un vrai jalon, du genre dont il s’échappait par le passé en courant, loin, très loin.

Fini de courir pour se sauver de la haine, la mort, la peur, l'adversité...

L'amour...

Il ne courrait plus.

L'heure était venue de faire face.


He was broken and tired,
Wouldn't take a hand,
Our kindness was simple but he couldn't understand...

See it's hard to have faith in something so new,
When your loyal to no one,
NO-ONE BUT YOU.

You said we die alone,
In this case you were right,
No friends by your side or family in sight...

There'll be no talking your way out this time,
So don't count the cash cause you'll leave it behind.

Narek avançait, au côtés de Syndrell, sans regarder derrière lui.

Rien à y voir, rien à y faire, derrière. Ce qui comptait, c'était ce qu'il y avait devant.

Il attrapa néanmoins la jeune femme au cheveux bleus pour la prendre dans ses bras, l'embrasser longuement...

Trop de fois, il avait failli la perdre...

Trop de fois...


Je t'aime, Syndrell Ellasian... Je t'aime plus que tout au monde.

Et au diable la promesse d'attente, au diable tout le reste, au diable Damian qu'il avait laissé attaché sur le bords de l'eau aussi, et qui ne se sortirait sûrement pas de ses attaches avant la fin du jour qui débutait à peine...

Elle était si belle...

Et le levé de soleil, cet entre chien et loups aux reflets rouge rosées lui allait si bien.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 14 Nov 2016, 07:09

[Aïe aïe aïe... Rolling Eyes]



Dans les bras de Narek, Syndrell sentit le jeune homme se raidir et devina, le cœur lourd, que Damian les avait suivis. Il aurait été si simple qu'il n'en fasse rien... elle recula à regret, sachant parfaitement comment cet affrontement entre Narek et lui allait se terminer. Cela ne pris guère de temps. Epuisé, son élève parvint à prendre le dessus avec une facilité qui laissa Damian totalement déconcerté. Et rouge de colère.

Mais il eut beau se débattre, rien n'y fit et il lorsqu'il se débarasserait enfin de ses liens – s'il y arrivait – les deux marchombres seraient loin.
Inaccessibles.




*



Ils marchaient vite sous les arbres recouverts de neige. Syndrell connaissait bien ce climat et ses dangers : plus redoutable que tout, le froid risquait de les tuer s'ils ne se dépêchaient pas d'ôter leurs vêtements mouillés et de se réchauffer ! Elle grelottait, secouée par ce réveil brutal et la peur panique que lui avait fait Narek en mettant si longtemps à se réveiller...

Les bras serrés le long du corps dans un piètre effort pour se tenir chaud, elle sursauta lorsqu'il l'attrapa soudain dans ses bras. Son baiser était fiévreux, impérieux, neuf ; frôler la mort donnait des ailes, et Narek s'était soudain envolé. Elle devina ses paroles en les lisant dans ses yeux juste avant qu'il ne les prononce.

Des paroles magiques, si simples et pourtant si souvent muselées par la peur, la honte et d'autres barrières imaginaires encore... Des paroles qui troublèrent Syndrell. Qui ouvrirent une porte familière dont elle ne parvint toutefois pas à franchir le seuil. Toute tremblante, elle resta là, dans ses bras, incapable de réfléchir et encore moins de lui répondre.

C'était trop tôt.
C'était trop tard.

C'était trop douloureux.


- Il faut faire un feu, murmura-t-elle.

Il n'insista pas, il savait lui aussi que c'était la meilleure chose à faire – la principale pour l'instant, celle qui pouvait leur sauver la vie à tous les deux. Elle ne l'avait pas sauvé de la noyade pour qu'il meure de froid une heure plus tard ! En vitesse et en silence, ils réunirent du bois et quelques herbes sèches, protégées de la neige par des rochers ; leur détermination à se réchauffer leur donna toute l'ingéniosité et la force nécessaires pour allumer un feu.

Rassurée par les flammes qui grandirent rapidement sous leurs yeux, Syndrell tourna la tête vers Narek. Il fallait passer à l'étape suivante, à présent. Leurs vêtements détrempés étaient déjà raidis par le froid. S'ils ne s'en débarrassaient pas très vite, ils risquaient au mieux de perdre l'usage de leurs orteils et de leurs doigts... au mieux.

Sans rien dire, elle tendit les mains vers la tunique de Narek et commença à en défaire les lacets. Ses gestes étaient lents à cause du froid qui engourdissait ses doigts. Elle ne le quittait pas des yeux, noyée dans les ombres de son regard, rassurée par les éclats rouges qui pétillaient dans la lumière du jour – et d'amusement.

Elle s'empourpra en réalisant ce qu'ils étaient en train de faire. Elle n'était pourtant pas si prude ! Mais ils se déshabillaient mutuellement, dans le silence cotonneux qui les enveloppait dans sa gangue glaciale et sauvage, et tout à coup le cœur de Syndrell se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Nue, elle s'allongea sur les vêtements secs qu'ils avaient pris soin de subtiliser à Damian une fois celui-ci entravé, et se pressa contre un Narek qui tremblait et claquait des dents.

Elle passa ses bras et ses jambes autour de lui pour le réchauffer. Ils demeurèrent immobiles un certain temps, laissant les flammes et leurs corps lutter contre le froid qui les menaçait sournoisement. Dans cette position, un nouveau risque apparaissait : l'engourdissement qui pouvait à tout moment les faire basculer dans un sommeil trompeur et mortel. Ils devaient absolument rester conscients.

- J'ai toujours perdu, commença-t-elle alors. Chaque fois que le bonheur était là, à portée de mes doigts, j'ai à peine eu le temps de l'effleurer avant de le perdre définitivement. La mort m'a pris énormément, c'est certain...

Leif.
Blood Light.
Cal.


- J'ai appris à trouver mon bonheur dans la simplicité de mon train de vie et surtout, l'extraordinaire liberté que m'offre la Voie que j'ai choisi d'empreinter. Et sur laquelle tu as décidé de me suivre. Je suis libre, libre de dire oui, libre de dire non, d'aller où bon me semble. Cette liberté m'a été ôtée pour un temps dans le désert des Murmures et je...

Sa voix se brisa, elle déglutit, reprit son souffle et son courage.

- J'ai compris que cette liberté me maintient en vie. Sans elle je ne peux pas exister, Narek. Même pas à moitié.

Dolce lui avait offert cette semi-liberté avant de se rendre compte de son erreur – trop tard, puisqu'elle s'était déjà éloignée de lui, effrayée par ces liens qu'elle avait senti se resserrer autour d'elle. Les barreaux d'une cage, même forgés dans l'affection et la tendresse, restaient une barrière infranchissable.

Petit à petit, les deux jeunes gens se réchauffaient ; blottie contre Narek, Syndrell parlait et il l'écoutait comme il savait si bien le faire, dans ce silence mêlé de respect et d'amour qui lui donnait la force de continuer, d'ouvrir son cœur, de lécher ses plaies.
Il y en avait beaucoup.


- Je t'aime depuis que tu as plié cette fleur de papier pour moi, avoua-t-elle enfin, incapable de nier des sentiments qui lui donnaient les larmes aux yeux. Je t'aime et j'ai peur chaque fois qu'il t'arrive quelque chose.

Elle revoyait ses poignets ouverts, son immobilité lorsqu'elle l'avait hissé hors de l'eau un peu plus tôt. Narek était un marchombre ! Un marchombre prometteur et bientôt capable de se débrouiller sans elle pour le guider... il était audacieux et têtu, prompt à se fourrer dans les ennuis comme personne. Bien sûr qu'il allait risquer sa vie en permanence. Bien sûr qu'elle risquait de le perdre à tout moment.

Etait-elle seulement capable de faire ce choix une nouvelle fois ?

Elle se redressa légèrement pour croiser son regard.


- Je t'aime, Narek Liam... murmura-t-elle, et ses yeux flamboyèrent sous l'éclat du soleil et de ses sentiments. Mais je ne perdrai plus jamais ma liberté. Le jour où je te rendrai la tienne, tu t'en iras d'un côté et moi, de l'autre.

Une larme roula sur sa joue.
Elle la laisser s'enfuir.
Préféra sourire.


- Enfin, étant donné que tu es un stupide apprenti incapable de respirer sous l'eau, il va se passer un petit moment encore avant cela ! Tu en es quitte pour me supporter un bout de temps.

Un bout de temps. C'était tout ce qu'elle était capable de lui offrir.
Accepterait-il cette échéance ? Pouvait-il l'aimer en sachant qu'il devrait la laisser partir, au bout du compte ? Elle tremblait contre lui, non pas de froid mais d'inquiétude. S'il décidait de partir maintenant...

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 14 Nov 2016, 20:00

Feel like the world don't love you,
They just wanna push you away...

Some days people don't see you,
You feel like you're in the way.

Today you feel, as if everyone hates,
Pointing their fingers, looking at your mistakes,
You do good, they want great,
No matter what you give they still want to take.

Give your love and they throw it back,
You give your heart they go on attack...

When there's nothing left for you...
What can you say,
What can you do..?

Un murmure.

Une promesse.

Une échéance...

...Une fatalité.

Voilà ce qu'elle lui donnait.

Narek eu envie un moment de lui foutre ses propres mots au visage en lui disant que la liberté, si elle était pratiquée sans espoir de la revoir, n'était rien de mieux qu'une cage dorée. Que s'il n'était pas libre d'aimer alors il n'était pas libre du tout...

...Que si c'était pour se faire foutre à la porte il préférait partir avant de revivre l'au revoir d'avec Lyra, ou du moins quelque chose d'aussi douloureux.

Une petite partie de lui eu aussi envie de se pendre.

Il restait là, sans bouger, respirant machinalement, sans parler.

Au point où Syndrell semblait inquiète qu'il ne réagisse pas et il se décida à réagir...
...Mais il portait alors un masque pour donner l'impression qu'il comprenait et qu'il acceptait cela sans problème.

Il n'avait jamais utilisé de masques avec elle, lui laissant apercevoir son âme entière...

...Mais là, de toute façon, derrière le masque il n'y avait rien à voir.

Des morceaux d'âme éparpillés, ça ne valait pas la peine d'être vu.

Il l'embrassa, mais ce n'était déjà plus pareil... Ce n'était pas les baisers de passion et de vie qu'il lui donnait, ce n'était plus cet échange si complice au gout d'amour sucré...

... Ce baiser là avait le goût amer de la fatalité et de la solitude...

C'était le genre de baiser qu'on aurait reçu d'un condamné à mort par lèvres empoisonnées.

Et même quand elle se colla contre lui comme pour retrouver les anciens baiser, même quand son corps réagit à la présence de Syndrell, avec si peu de vêtements et si près de lui, il avait légèrement envie de vomir...

...Le goût de solitude en tranche d'abandon dans sa sauce de trahison sentimentale, ce n'était pas le meilleur mets du monde...


They say ''wounds heal'' but it never does...

That's 'cause you're at war with love,
You're at war with love, yeah...

These battle scars don't look like they're fading,
Don't look like they're ever going away,
They ain't never gonna change...

These battle...

Never let a wound ruin me,
But I feel like ruins wooing me,
Arrow holes that never close from cupid on a shooting spree,
Feeling stupid 'cause I know it ain't no you and me...

''Un coeur cicatrisé peut-il encore aimer?''

Il s'était pauser cette question si souvent depuis qu'il l'avait rencontré.

Il s'était dit que oui, mais seulement les endroits non cicatrisés en étaient capable.

Et alors qu'ils marchaient, ayant laisser depuis une petite heure le froids des montagnes derrière eux dans un silence plein de sens, un silence qui était marqué par le son presque audible de leur deux cerveaux.

Deux cerveaux qui ne pensaient sûrement pas à la même chose.

Même quand le soir arriva et qu'ils montèrent leur campement pour la nuit, il y eu à peine un ou deux mots échangés, mots sans grand sens...

Et quand ils se couchèrent, Narek tourna dans sa couverture sans pouvoir fermer l'oeil...

...Il se leva donc sans bruit et pris place en tailleur non loin pour la regarder dormir, son visage détendu était si joli...

...Si joli que les larmes se mirent à couler toutes seules alors qu'il pliait en silence...

Si seulement...


I wish I never looked, I wish I never touched,
I wish that I could stop loving you so much...

'Cause I'm the only one that's trying to keep us together,
When all of the signs say that I should forget her...

I wish you weren't the best, the best I ever had,
I wish that the good outweighed the bad,
'Cause it'll never be over, until you tell me it's over...


I wish I couldn't feel, I wish I couldn't love,
I wish that I could stop 'cause it hurts so much...

And I'm the only one that's trying to keep us together,
When all of the signs say that I should forget her...

I wish you weren't the best, the best I ever had,
I wish that the good outweighed the bad,
'Cause it'll never be over, until you tell me it's over...

These battle scars don't look like they're fading,
Don't look like they're ever going away...

They ain't never gonna change.

Le papier plié avait pris une apparence légèrement plissée à cause des larmes qui y était tombé.

Les mots gravés sur une pétale de la rose avaient presque coulés à cause de ce traitement aussi.

Et une trace de larmes fut tout ce que le jeune homme laissa quand il quitta le campement, un peu avant que le soleil ne perce les nuages, un peu avant qu'elle ne se réveille.

Elle n'avait pas fait de cauchemars l'éveillant cette nuit et autant il aurait voulu s'assurer qu'elle n'en fasse pas en restant, il ne pouvait pas rester ainsi une journée encore, ne pouvait pas, ne pouvait plus endurer le poison de sa présence en connaissant la fin approchant...

La fin d'eux...

La fin de lui...

La fin de tout.


Syndrell...

Je ne peux mentir, je ne peux te dire que ça ne change rien...

La vie sans toi est une cage beaucoup plus cruelle qu'une cellule en sachant que tu est dehors quelque part, et que je te reverrais peut-être.

Je t'aime...

J'en suis désolé.

Mais je t'aime.

Quand il entendit un bruit non loin derrière lui, il crut un instant reconnaître la voix appelant son nom dans sa direction, le jeune homme courut.

Aussi vite que possible.

En laissant une traînée de larmes derrière lui, sans même savoir où il allait, se dirigeant vers la ville par réflexe...

Un trou béant à la place de l'âme.


I feel numb,
I can't come to life,
I feel like I'm frozen in time...

Living in a world so cold,
Wasting away.

Living in a shell with no soul,
Since you've gone away.

Living in a world so cold,
Counting the days...

Since you've gone away...

...You've gone away...

HRP:
 

__________________________________________


Spoiler:
 

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 16 Nov 2016, 16:04

Il resta blotti contre elle et Syndrell se détendit. Un peu. Narek n'était pas très bavard et, si elle avait appris à lire dans son silence, celui qu'il lui offrit demeura trop mystérieux pour qu'elle puisse en saisir le sens. Il se contenta de l'embrasser, elle se contenta de lui répondre avant de basculer dans un sommeil profond.
Sans cauchemars.

Ni rêves.



*


Quelque chose la réveilla en sursaut. Elle se frotta les yeux, observa sans comprendre les timides rayons de soleil qui jouaient entre les branches nues des arbres dans un scintillement de cristal et de glace. Il lui fallut une bonne minute pour réaliser ce qui l'avait extirpée aussi efficacement d'un sommeil réparateur.

Le froid.

Elle tremblait de froid parce que Narek n'était plus là. Il l'avait enveloppée dans la cape de Damian, mais elle avait dormi toute la nuit dans la chaleur de leurs corps et son absence était plus rude encore que le vent qui mordait sa peau nue. Elle jeta seulement un rapide coup d'oeil autour d'elle : elle savait qu'il était parti.

Vraiment parti !

Ça tambourinait dans sa poitrine et une soudaine vague de colère la submergea - elle envoya valser la couverture. C'était trop lâche ! C'était injuste ! Pourquoi avoir pris la mouche de la sorte, pourquoi s'en être allé sans rien lui dire ? Elle s'était montrée honnête avec lui en redéfinissant les contours de leur relation...

Ses vêtements étaient à peu près secs mais froissés, raidis par le froid. Elle enfila son pantalon et choisit de garder la tunique de Damian, certes trop grande mais sèche et souple ; elle serra sa ceinture autour de sa taille encore trop mince, enfila ses gants, ses bottes, sa cape, et c'est alors qu'elle le vit. Un message, quelques mots jetés sur le papier avec la force du cœur et de l'âme.

Syndrell...

Je ne peux mentir, je ne peux te dire que ça ne change rien...

La vie sans toi est une cage beaucoup plus cruelle qu'une cellule en sachant que tu est dehors quelque part, et que je te reverrais peut-être.

Je t'aime...

J'en suis désolé.

Mais je t'aime.


Une larme roula sur la joue de Syndrell, accrocha la lumière du soleil, emporta sa colère, son chagrin et sa peur. Surtout sa peur.

- Quelle idiote, murmura-t-elle.

D'un geste vif, elle essuya sa joue puis fourra le papier dans sa poche.
Et dévala la pente enneigée.


*


Le vent a chassé les nuages vers la vallée, dégageant les sommets sous un éblouissant soleil. Là-haut la neige étincelle, feu blanc sous le bleu céruléen. Un rêve éveillé pour qui a soif d'aventure et ne craint pas de monter.

Syndrell descend.


All along it was a fever
A cold sweat-hot-headed believer
I threw my hands in the air, said show me something
He said, if you dare come a little closer

Rond and around and around and around we go
Oh now tell my now tell my now tell my now you know

Elle se laisser porter par la descente, glissant dans la poudreuse comme sur un coussin moelleux ; ses cheveux sont humides, ses joues rougies par la course, l'émotion et le froid, pourtant elle ne ralentit pas. C'est une course contre la montre qu'elle entreprend. Seul compte son objectif : le reste n'est que détail.

Not really sure how to feel about it
Something in the way you move
Makes me feel like I can't live without you
And it takes me all the way


I want you to stay

Son cœur bat à vive allure, ses muscles brûlent, tout comme sa peau mordue par l'air glacé.

Plus vite...

Encore plus vite.


It's not much of a live you're living
It's not much something you take, i'ts given
Rond and around and around and around we go
Oh now tell my now tell my now tell my now you know

not really sure how to feel about it
something in the way you move
makes me feel like I can't live without you
and it takes me all the way


I want you to stay
- Narek !

La porte s'ouvre à la volée, claque contre le mur, résonne dans le silence de son absence. Le souffle court, elle laisse son regard vaguer sur le lit défait, le poêle éteint, la chaise renversée, les couvertures en boule sur le sol, uniques traces de leur passage – et de leur insouciance...
Tourner les talons, abandonner l'abri de bergers.

Reprendre sa course.


Oh the reason I hold on
oh 'cause I need this hole gone
Funny you're the broken one but I'm the only one who needed saving
'Cause when you never see the light i'ts hard to know which one of us is caving

Le soir est tombé sur la ville mais, sous terre, la nuit n'est pas vraiment la nuit : partout des lumières, des passants, du mouvement. Al-Poll ne s'endort jamais vraiment.

Syndrell déambule dans les galeries. Depuis des heures elle le cherche sans relâche, incapable de se résoudre à le laisser partir pour de bon. Elle questionne, observe, guette, espère. De tout son cœur.

Et puis.

Une silhouette sombre, voûtée par le poids du chagrin. Il marche à grands pas vers l'incertitude qui menace la fondation de progrès réalisés en plusieurs semaines. Il ne l'a pas remarquée, ne l'attend sans doute plus, elle se faufile à sa rencontre, surgit dans son dos...

… referme le poing sur son manteau.

Ils se figent.
Le monde se fige.
Attente qui enferme l'éternité en une poignée de secondes.

Jusqu'à ce que...


- Reste...

Un souffle à peine plus audible qu'un murmure brise le silence, l'éternité, l'immobilité. Autour d'eux les gens déambulent, rient, parlent, se disputent, s'aiment, hurlent.
Ils ne les entendent pas.
Ils sont dans leur bulle.

- Reste avec moi...

Inspiration.

- Toujours.



*


Not really sure how to feel about it
Something in the way you move
Makes me feel like I can't live without you
And it takes me all the way


I want you to stay...

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Out of breath [PV Narek]
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