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Le Pacte VS L'Ordre
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 Out of breath [PV Narek]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 16 Nov 2016, 16:04

Il resta blotti contre elle et Syndrell se détendit. Un peu. Narek n'était pas très bavard et, si elle avait appris à lire dans son silence, celui qu'il lui offrit demeura trop mystérieux pour qu'elle puisse en saisir le sens. Il se contenta de l'embrasser, elle se contenta de lui répondre avant de basculer dans un sommeil profond.
Sans cauchemars.

Ni rêves.



*


Quelque chose la réveilla en sursaut. Elle se frotta les yeux, observa sans comprendre les timides rayons de soleil qui jouaient entre les branches nues des arbres dans un scintillement de cristal et de glace. Il lui fallut une bonne minute pour réaliser ce qui l'avait extirpée aussi efficacement d'un sommeil réparateur.

Le froid.

Elle tremblait de froid parce que Narek n'était plus là. Il l'avait enveloppée dans la cape de Damian, mais elle avait dormi toute la nuit dans la chaleur de leurs corps et son absence était plus rude encore que le vent qui mordait sa peau nue. Elle jeta seulement un rapide coup d'oeil autour d'elle : elle savait qu'il était parti.

Vraiment parti !

Ça tambourinait dans sa poitrine et une soudaine vague de colère la submergea - elle envoya valser la couverture. C'était trop lâche ! C'était injuste ! Pourquoi avoir pris la mouche de la sorte, pourquoi s'en être allé sans rien lui dire ? Elle s'était montrée honnête avec lui en redéfinissant les contours de leur relation...

Ses vêtements étaient à peu près secs mais froissés, raidis par le froid. Elle enfila son pantalon et choisit de garder la tunique de Damian, certes trop grande mais sèche et souple ; elle serra sa ceinture autour de sa taille encore trop mince, enfila ses gants, ses bottes, sa cape, et c'est alors qu'elle le vit. Un message, quelques mots jetés sur le papier avec la force du cœur et de l'âme.

Syndrell...

Je ne peux mentir, je ne peux te dire que ça ne change rien...

La vie sans toi est une cage beaucoup plus cruelle qu'une cellule en sachant que tu est dehors quelque part, et que je te reverrais peut-être.

Je t'aime...

J'en suis désolé.

Mais je t'aime.


Une larme roula sur la joue de Syndrell, accrocha la lumière du soleil, emporta sa colère, son chagrin et sa peur. Surtout sa peur.

- Quelle idiote, murmura-t-elle.

D'un geste vif, elle essuya sa joue puis fourra le papier dans sa poche.
Et dévala la pente enneigée.


*


Le vent a chassé les nuages vers la vallée, dégageant les sommets sous un éblouissant soleil. Là-haut la neige étincelle, feu blanc sous le bleu céruléen. Un rêve éveillé pour qui a soif d'aventure et ne craint pas de monter.

Syndrell descend.


All along it was a fever
A cold sweat-hot-headed believer
I threw my hands in the air, said show me something
He said, if you dare come a little closer

Rond and around and around and around we go
Oh now tell my now tell my now tell my now you know

Elle se laisser porter par la descente, glissant dans la poudreuse comme sur un coussin moelleux ; ses cheveux sont humides, ses joues rougies par la course, l'émotion et le froid, pourtant elle ne ralentit pas. C'est une course contre la montre qu'elle entreprend. Seul compte son objectif : le reste n'est que détail.

Not really sure how to feel about it
Something in the way you move
Makes me feel like I can't live without you
And it takes me all the way


I want you to stay

Son cœur bat à vive allure, ses muscles brûlent, tout comme sa peau mordue par l'air glacé.

Plus vite...

Encore plus vite.


It's not much of a live you're living
It's not much something you take, i'ts given
Rond and around and around and around we go
Oh now tell my now tell my now tell my now you know

not really sure how to feel about it
something in the way you move
makes me feel like I can't live without you
and it takes me all the way


I want you to stay
- Narek !

La porte s'ouvre à la volée, claque contre le mur, résonne dans le silence de son absence. Le souffle court, elle laisse son regard vaguer sur le lit défait, le poêle éteint, la chaise renversée, les couvertures en boule sur le sol, uniques traces de leur passage – et de leur insouciance...
Tourner les talons, abandonner l'abri de bergers.

Reprendre sa course.


Oh the reason I hold on
oh 'cause I need this hole gone
Funny you're the broken one but I'm the only one who needed saving
'Cause when you never see the light i'ts hard to know which one of us is caving

Le soir est tombé sur la ville mais, sous terre, la nuit n'est pas vraiment la nuit : partout des lumières, des passants, du mouvement. Al-Poll ne s'endort jamais vraiment.

Syndrell déambule dans les galeries. Depuis des heures elle le cherche sans relâche, incapable de se résoudre à le laisser partir pour de bon. Elle questionne, observe, guette, espère. De tout son cœur.

Et puis.

Une silhouette sombre, voûtée par le poids du chagrin. Il marche à grands pas vers l'incertitude qui menace la fondation de progrès réalisés en plusieurs semaines. Il ne l'a pas remarquée, ne l'attend sans doute plus, elle se faufile à sa rencontre, surgit dans son dos...

… referme le poing sur son manteau.

Ils se figent.
Le monde se fige.
Attente qui enferme l'éternité en une poignée de secondes.

Jusqu'à ce que...


- Reste...

Un souffle à peine plus audible qu'un murmure brise le silence, l'éternité, l'immobilité. Autour d'eux les gens déambulent, rient, parlent, se disputent, s'aiment, hurlent.
Ils ne les entendent pas.
Ils sont dans leur bulle.

- Reste avec moi...

Inspiration.

- Toujours.



*


Not really sure how to feel about it
Something in the way you move
Makes me feel like I can't live without you
And it takes me all the way


I want you to stay...
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 18 Nov 2016, 15:37

I remember tears streaming down your face,
When I said, "I'll never let you go."
When all those shadows almost killed your light,
I remember you said, "Don't leave me here alone,"
But all that's dead and gone and passed tonight...


Just close your eyes
The sun is going down


You'll be alright
No one can hurt you now


Come morning light
You and I'll be safe and sound...

Il marchait sans buts dans la ville, incertain de quoi faire et d'où aller maintenant...

Il devrait probablement prendre la direction de l'académie, tenté de voir s'il y avait une façon de finir sa formation sans souffrir plus que nécessaire...

...Mais marchombre, harmonie, liberté...

Si ses sentiments n'étaient pas libres, pouvait-il l'être, lui?

Si son coeur et sa vie n'étaient pas en harmonie, pouvait-il la comprendre, lui..?

Si son amour n'était pas marchombre...

Quelqu'un attrape sa manche, il sait qui avant de se retourner, avant de voir, il le sent...

Le temps se glace, ralenti, arrête presque.

Que faire maintenant..?


I'm just the boy inside the man, not exactly who you think I am,
Trying to trace my steps back here again, so many times.

I'm just a speck inside your head, you came and made me who I am,
I remember where it all began, so clearly...

I flee a million miles away, still you connect me in your way,
And you created me, something I would've never been,
When I can only see the floor, you made my window a door,
So when they say they don't believe, I hoped that they'd see you and me...

After all the lights go down, I'm just the words you are the sound,
A strange type of chemistry, how you've become a part of me.

And when I sit alone at night...

Your thoughts burn through me like a fire.

You're the only one who knows who I really am.

Étrange comment cinq mots, à peine une poignée, pouvait faire vibrer le monde assez pour briser cette glace qui gèle le temps.

Mais plus que tout faire surgir une poignée de questions... Restez?
Mais elle lui a dit qu'ils partiraient chacun de leur côté!

Et toujours, c'est un bien grand mot pour...

Les yeux du jeune homme s’écarquillent un moment quand tout le sens de ces mots le frappe...

... Et toute ses questions tourmenteuses s'évaporent comme neige au soleil.


You keep trying to get inside my head,
While I keep trying to lose the words you said...

Can't you see I'm hanging by a thread?
To my life, what I know,
Yeah, I'm losing control and...

...Oh no...

My walls are gonna break,
So close...

...It's more than I can take.
I'm so tired of turning and running away,
When love just isn't safe

Est-ce qu'elle se rendait compte de ce qu'elle disait..?

Faisait-elle exprès de jouer ainsi de ses sentiments..?

Il se retourna de façon un peu brutale, la vit sursauter un peu... Remarqua son regard qui le fixait avec cette appréhension.

Il aurait dut crier, être fâché, s'enfuir, vouloir lui foutre une baffe pour oser jouer avec lui comme ça...

Mais ce ne fut pas le cas.

En fait, il se contenta de tomber dans ses bras.

Et de laisser couler des larmes trop lourdes pour rester à l'intérieur.

Tout ça en la serrant contre lui avant de l'embrasser à en perdre le souffle, jusqu'à ce que leurs poumons à tout les deux réclament de l'air en se foutant bien de savoir si on les observaient.

Puis quand il décolla ses lèvres, il déposa son front sur le sien pour la fixée droit dans les yeux.

Il lui prit la main pour la déposée sur son coeur...


Il est à toi, entièrement, aussi longtemps que tu en veux bien...

C'était tout ce qu'il avait à lui offrir et la seule chose qui compte.

Pas besoin de maison ou de supposée ''stabilité''

Leur maison, c'était le monde, leur stabilité était aussi changeante que les nuages dans le ciel.

Et lui ça lui allait très bien, même s'il se rendait compte que si elle lui avait demander un château, il lui aurait bâtit de ses propre mains si nécessaire...

...Mais ce n'était pas important, ça, il n'y avait qu'une chose qui importait...

...Elle l'aimait.

__________________________________________


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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 19 Nov 2016, 10:51

Syndrell croyait connaître la douleur, pourtant ! Elle l'avait suffisamment éprouvée au cours des dernières années pour en connaître même un rayon, mais ce qu'elle découvrit dans les yeux de Narek, cet éclat de souffrance pure qui étincela dans les paillettes sanguines... C'était une énorme leçon de vie. Qui lui permit de retrouver sa place, dans les bras du marchombre – là où se trouvaient toutes les réponses...

Il n'était pas Juko.
Il n'était pas Dolce.
Là, il était seulement un homme en train de pleurer contre elle, plus vrai qu'il ne pourrait l'être. Syndrell s'accrocha à lui, l'agrippa comme s'il risquait de disparaître et le serra fort. Existait-il plus grand trait de sincérité qu'un homme en larmes ? Les siennes roulaient sur ses joues mais elle les ignora. Seule comptait la personne qu'elle tenait dans ses bras.

Doucement, elle lui caressa les cheveux. Elle était en train de réaliser ce qu'elle avait manqué de faire et son cœur battait la chamade à cette idée. Narek était un être excpetionnel de simplicité : il n'imposait pas, il se contentait d'accompagner, voilà tout ! Il ne fermait pas les portes, comme elle l'avait craint un bref instant – au contraire, il les ouvrait en grand.

Mais il était sans doute plus sensible que la plupart des gens. C'était à la fois une force et une faiblesse, la frontière qui existait entre les deux était bien trop fine pour le protéger efficacement. Ce n'était pas une armure, c'était une fleur de papier... Une fleur de papier qu'elle avait écrasée. Involontairement certes, pourtant le mal était fait.

Elle l'avait blessé.


- Je suis tellement désolée, murmura-t-elle avant qu'il ne pose ses lèvres sur les siennes.

Un baiser fiévreux, intense, salé de larmes et de désespoir.
Un regard brûlant, amoureux, brillant d'espoir.
Et un cadeau.

- Il est à toi, entièrement, aussi longtemps que tu en veux bien...

La gorge serrée, Syndrell l'imita : elle attrapa sa main et la pressa contre sa poitrine.

- Aussi longtemps qu'il battra.

Promesse.



*


La chambre était plongée dans l'obscurité et le silence. Seule la lueur vacillante d'une torche à l'extérieur se glissait à travers la mince ouverture du volet pour diffuser un murmure de clarté dans la pièce. Animé par cet éclat improbable, l'or des yeux de Syndrell étincelait dans la pénombre, feu liquide et sauvage. Indomptable.

Elle était allongée sur le flanc, enveloppée dans la chaleur rassurante des bras de Narek. Il ne bougeait pas mais elle sentait qu'il ne dormait pas. Depuis leur arrivée ici, ils étaient restés ainsi, muets et immobiles : ils apprenaient à apprécier différemment le silence qui les liait. Du bout des doigts, la marchombre caressait la main de l'homme posée contre son ventre.

Il n'y avait pas besoin d'autre chose.
Rien n'était plus nécessaire que cette bulle de tranquillité et d'absolu qui les maintenaient hors du temps et du monde. Il ne fallait pas la faire éclater, cette bulle.
Plus jamais !


- Merci, souffla soudain Syndrell.

Elle devina sa surprise et éclata de rire, un rire léger et pétillant.


- Pour ton message, précisa-t-elle. Pour avoir trouvé les mots justes. Pour avoir laissé la porte entrouverte...

Sans doute ne comprenait-il pas tout – ou bien peut-être comprenait-il ces paroles mieux que quiconque – mais Syndrell s'en moquait bien : elle les pensait de tout son cœur.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 20 Nov 2016, 07:22

HRP:
 

I'm wasted away.
I made a million mistakes.
Am I too late?

There's a storm in my head;
it rains on my bed,
when you're not here.

I'm not afraid of dying,
but I am afraid of losing you...

Narek respirait doucement, appréciant l'odeur de la jeune femme quand elle le surprit à le remercier... Et son rire cristallin fit vibrer son âme tout entière.

...Maybe I'm addicted.
I'm out of control,
But you're the drug that keeps me from dying.

Maybe I'm a liar,
But all I really know,
Is you're the only reason I'm trying.

Amour, une douce mélodie.
Séparation, une horrible tragédie,
Qu'est ce qu'un barde sans sa plus douce poésie...
Merci.


Il ne savait pas pourquoi il avait écrit cela du bout du doigt sur la peau de la jeune femme, mais une partie de lui chuchotait qu'il ne pouvait pas prononcer des quatre lignes...

Il se contenta ensuite de la serrer contre lui.

Car c'était à lui de la remercier, en revenant...

...Elle l'avait sauver.


~~~

Le vieil homme, le bras sur sa béquille, un simple morceau de bois en ''Y'' pour le bras, avançait lentement sur la route quand il fut arrêter par cinq hommes, armés jusqu'aux dents, souriants en le voyant et que l'un ne s'approche.

Alors, vieil homme on fais une balade pour se laver les poumons..?

T'aurais dut rester chez toi grand père, maintenant ça va te coûter ta bourse!


Le vieil homme sourit, relevant sa tête légèrement pour dévoiler un oeil hagard qui observe rapidement la situation, ce qui irrite les hommes presque autant que sa toute petite phrase, cinq mots à peine.

Je ne crois pas, non...

Le premier homme dégaine trop lentement, le second lance son couteau trop tard.

L'homme n'est plus où il était avant, il n'est plus sur sa béquille...

À la place il s'en sert comme d'une arme, défonçant des mâchoires et laissant une traînée de douleur derrière lui dans un éclair d'efficacité pure et simple.

Un mouvement, une geste fluide...

...Une danse.

Il rit un peu quand il reprend sa démarche boiteuse sur son chemin, laissant derrière lui une bande d'ex bandits qui abandonnent cette vie un peu plus tard pour devenir des travailleurs normaux...

Rien de mieux pour vous remettre dans le droit chemin qu'un coup de pied dans le derrière..!


~~~

Narek sourit malgré lui devant l'hésitation de Syndrell.

Elle qui est si sûre d'elle dans tout, elle hésitait sur la quantité de farine pour les crêpes!

Derrière elle, tenant les bras de la jeune femme dans ses mains pour la guider, il lui chuchotait de suivre son instinct comme en musique, qu'il s'agissait seulement de la mélodie des ingrédients...

...Mais il fallait dire que sa recette était loin d'être accessible à tous..!

Trop de farine et c'était trop granuleux, trop de miel et c'était trop sucré, au contraire trop de sel et ça devenait presque immangeable.

Il la guidait ainsi pour lui dévoiler sa recette secrète, créer après des années à préparer sa nourriture lui même, puis stoppa soudain pour lui dévoiler son plus grand secret...

...Sortant quelque feuilles de laurier de ses affaires.


Une feuille, si ingérer peux tuer un Thül dans la force de l'âge...

...Mais ajouter pendant le mélange puis retirer avant la cuisson ou l'ingestion, le poison devient quelque chose de tellement... Plus.


Alliant parole et gestes, il combina les feuilles au mélange et brassa puis les retira en les secouant pour ne pas perdre du mélange et les jeta, puis se dirigea vers la poêle pour chauffer le tout...

Ça promettait d'être très goûteux.


~~~

Le vieil homme sourit en entrant dans l'auberge... Une des rare de l'empire a encore avoir le droit de tenir des combats en toute légalité, puisque l'armée impériale vient ici pour recruter les talents potentiels... Et pour trouver les problèmes potentiels aussi.

Quand il entre, cela dit, ce n'est pas la combat du moment qui attire son attention, mais bien celui qui se prépare hors de l'arène. La tension monte, ce gamin devrait réagir...

Mais malheureusement il le connait, ce garçon.

Toujours à courir au lieu d'affronter les problèmes.


~~~

HEP JE TE PARLE CONNARDS! QUAND JE PASSE TU TE TASSE COMPRIS!?

Narek ne réponds pas, continuant de marcher au côtés de Syndrell, c'est la meilleure solution, il vaut mieux...

C'est ça connards, barre toi avec ta pute et que je te revois pas dans ma ville, si elle je la revoie je m'la roule AHAHAH!

... L'apprenti marchombre s'arrête devant la porte fermée et voit le regard de Syndrell dans la vitre...

...Elle s'en fiche, elle, de ces conneries.

Mais lui, il a finit de courir, se dit-il en bloquant les verrous de la porte.


''Ce sont les manières qui font un homme.''

C'est une phrase très prisé chez plusieurs groupes.


... Tu veux que je te défonce, gamin..? FOU MOI LE CAMP!

Excuse toi à Syndrell...

AH! Je vais m'excuser ouais, t'as raison, m'excuser avec les couilles bien profond! AHAHAHAH!

Le jeune homme inspire pour calmer son coeur tambourinant et ses pensées en fusions...

Ceci ne doit pas atteindre les sphères affectives.

Primo, utiliser l'effet de surprise pour donner un coup de pied dans la table en se retournant pour le forcer à reculer avec ses deux comparses.

Déstabiliser, ils reculeront de trois pas et non deux avant de se stabiliser, profiter du moment additionnel pour lancer la bouteille qui sera désormais à ma droite. Atteinte du premier comparse à la tête, s’assomme en tombant, deux restant.

Le second charge le premier, les hommes de mains attaquent toujours d'abord, mais sa charge ne prends pas en compte le sol glissant à cause de l'alcool qui est tombé de la table, il n'est pas stable du tout.

Coup de poing en se baissant pour atteindre l'os iliaque, il se plis en deux sous l'effet du choc, uppercut en se relevant pour fragiliser la mâchoire, l'attraper avant qu'il ne tombe à la renverse et le tirer vers l'avant, profiter de l'élan pour terminer de disloquer la mâchoire, le laisser tomber par terre, commotion en frappant le sol avec la force ajoutée du coup, K.O.

Plus que un.

Le plus habitué, sait se battre et est méfiant de moi désormais, va tenter une feinte du poing pour que je m'y concentre pendant qu'il attaque des jambes, sauter pour éviter le coup et suivre d'un coup de pied à l'articulation maxillaire.

Dans la surprise et la douleur, va tenter un coup de sa main droite, léger tremblement, atteint de spasmes musculaires à l'articulation de l'auriculaire. Appliquer blocage latéral puis évité la gauche qui suit. Tourner sur moi même pour attraper le plus petit doigt et le tordre, l'articulation mouvante augmente la douleur et paralyse le corps, terminer par un atemi au centre du cartilage costal, tombe à la renverse trop sonné pour se relever.

En résumé;

Le premier se réveille légèrement blessé dans une dizaine de minutes avec un mal de crâne, étonné et effrayer de l'état de ses compagnons. Guérison physique complète: trois jours, guérison psychologique entière : trois mois, développe une peur du bruit des loquets de porte.

Le second a une commotion, ne se souvient plus de m'avoir ne serait-ce que vu, amnésie partielle, la mémoire lui reviendra. Os iliaque fragilisé, douleur à la hanche pendant un sacré moment. Mâchoire cassé, cicatrice au crâne. Guérison physique complète : trois mois, guérison psychologique : deux ans, associe son état à l'odeur de l'alcool trop présent l'hors de son réveil, capacité à se battre près de breuvages : neutralisée.

Le chef de la bande, quant-à-lui... Trois côtes fragilisées, muscle remit en place par le choc, spasmes guéris, mais conserve une douleur à cette articulation pendant quelque mois, deux semaines si un rêveur intervient. Épaule douloureuse et presque disloquer. Associe la bagarre à sa vraie cause, l'insulte, et au trait le plus frappant, les cheveux de Syndrell.

Guérison physique totale : six mois, plus s'il ne laisse pas son auriculaire et son épaule se placés sans problèmes. Guérison psychologique : cinq ans, développe une association à la chose qui a le plus attiré son attention : les cheveux bleus et cette couleur, développe un inconfort devant cette couleur.

~~~

Le vieil homme lève un sourcil... Pourquoi diable Narek reste-t-il ainsi figé, croit-il vraiment qu'ils vont s'excu--

Nom d'une Ts'liche végétarienne..!

Le gamin n'as plus rien à voir avec celui qu'il connait. C'est un homme désormais et sa rapidité dévoile quelque chose de très important...

C'est un homme qui protège celle qu'il aime, c'est un acte d'amour et non une bagarre.

Souriant, il croise le regard doré de la jeune femme, justement, qui semble presque le percer à jour d'un coup d'oeil...

Elle doit être spéciale, et c'est le cas de le dire, pour ainsi faire agir Narek.

Il rit doucement en se retournant pour aller demander une chambre...

De toute façon le combat est déjà terminé.

Il a apprit à ne plus être si émotif en combat, finalement, le gosse... C'est bien.


~~~

Narek se retourne sans vérifié, il connait l'état des trois hommes, et offre à Syndrell un regard interrogateur...

La marchombre semblait scruter l'endroit comme quand elle avait vu quelque chose ou quelqu'un qui l'intriguait.

Il se contenta de s'approcher un peu pour lui murmurer la question.


Qu'y a-t-il..?

HRP:
 

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 20 Nov 2016, 11:23

Les doigts de Narek dansent sur sa peau, écrivent une poésie unique, plus belle encore qu'un songe.
Syndrell s'endort.
Paisible.

*

- Bien.

D'abord, analyser la situation : le détail est le raccourci du marchombre, il ne s'agissait pas de faire l'impasse sur quoi que ce soit. Ensuite, évaluer les risques et ses chances de s'en sortir : les premiers étaient nombreux car elle n'était malheureusement pas à l'abri d'une maladresse, mais si elle restait parfaitement concentrée sur son objectif, tout irait bien.

- C'est parti !

Syndrell brandit sa spatule et se lança dans le plus grand défi de toute sa vie : faire des crêpes. Non, les faire était plutôt facile, ce qui l'était moins, en revanche, c'était de les réussir ! La cuisine n'avait jamais été son fort... Qu'à cela ne tienne, Narek dormait encore mais il ne tarderait pas à s'apercevoir de son absence et à la rejoindre, elle n'avait que très peu de temps pour relever le défi.

Elle avait retroussé les manches de la chemise qui descendait jusqu'à mi-cuisses et noué un tablier pour la protéger – c'était celle de Narek, neuve de leurs achats de la veille, pas question de la salir ! Le tablier était trop grand et elle trop mince, les liens faisaisaient deux tours complets autour de sa taille, mais du moment que le vêtement était maintenu correctement, elle se moquait bien de ressembler à un drôle d'épouvantail...

Un épouvantail tout ébouriffé, ses cheveux courts aynt tendance à se rebeller contre toute forme d'autorité, surtout au réveil... mais un épouvantail plus radieux que jamais. Si Hièlstan avait pu la voir en cet instant, en train de s'activer courageusement pour vaincre son inexpérience, il aurait été franchement surpris. Et heureux. Ce matin-là, Syndrell était plus proche qu'elle ne l'avait été de la Syndrell malicieuse et pétillante que le rêveur avait rencontrée.

Les ennuis pointaient toutefois le bout de leur vilain nez lorsque le visage de la marchombre s'illumina, comme par enchantement ; elle sourit une seconde avant que Narek referme les bras sur elle et laissa aller sa tête en arrière, contre son épaule.

- Tu tombes bien, j'ai besoin de toi...

Maintenant et toujours, réalisa-t-elle alors que, sans un mot mais dans un sourire complice, il posait ses grands mains sur les siennes. Elle avait besoin du jeune homme, besoin de sentir sa présence, de savoir qu'il allait bien, qu'il n'était pas triste, qu'il la désirait. Cette dépendance l'avait l'avait effrayée par sa puissance et sa simplicité presque naturelle, pourtant, alors qu'elle cuisinait, guidée par les gestes doux mais assurés de Narek, Syndrell n'éprouvait plus aucune crainte.

Elle avait trouvé sa place.


*


Une place cependant bien singulière, et cette réalité fut soulignée par un petit geste du hasard alors que les deux marchombres s'apprêtaient à quitter l'auberge. Il y avait foule en ce milieu de journée, pour la simple et bonne raison que l'établissement offrait ce que nul autre n'était en droit de proposer : des combats. Lieu stratégique pour les guerriers qui souhaitaient louer leurs talents, c'était également un carrefour où se réunissaient des individus plus ou moins respectables.

Ceux qui les invectivèrent, par exemple, semblaient incapable de prononcer une phrase sans qu'elle soit entâchée d'une flopée de jurons et d'insultes. Syndrell ne s'en formalisa pas. Elle n'avait aucune envie de leur voler le ridicule alors que quelques regards courroucés se tournaient dans la direction de ces grossiers personnages. Narek non plus, et il se dirigeait résolument vers la porte lorsqu'une provocation de trop l'arrêta en plein mouvement.

Il se retourna lentement, toisa l'homme qui lui souriait d'un air torve, ravi d'avoir réussi à faire réagir sa proie. Syndrell fronça d'abord les sourcils, sa nature et sa force la poussant à penser qu'elle n'avait pas besoin qu'on la défende contre ce genre d'individu, mais très vite un fin sourire se dessina sur ses lèvres : c'était faux, elle n'était pas agacée mais flattée que Narek s'interpose.

En elle, deux personnalités fortes et singulières s'affrontèrent un instant : d'un côté l'amante, éternellement inquiète et très envieuse de se jeter dans la mêlée aux côtés de celui qu'elle aimait ; de l'autre, le maître confiant et conscient que la situation était l'occasion de mettre à l'épreuve celui qu'elle guidait. C'est finalement cette deuxième facette qui l'emporta et Syndrell recula d'un pas. Elle serait spectatrice, cette fois. Narek allait-il se souvenir qu'un marchombre est finesse ? Que ces balourds, en dépit de leur insolence et des muscles qui jouaient sous leur peau, ne faisaient pas le poids ?



Confiance, absolue et irrésistible
Entre celui qui guide et celui qui grandit
Harmonie


La bagarre fut brève mais, pour ceux qui étaient venus en visiteur, elle fut jugée plus intéressante que celle qui avait lieu au milieu de la petite arène, et une foule de curieux s'étaient massée autour d'eux. Un seul regard, toutefois, attira l'attention de Syndrell, car il était plus brillant que les autres.

- Qu'y a-t-il..?

Syndrell désigna le vieil homme qui n'avait pas bougé.

- Et si tu nous présentais ?




[Oui je sais, je ne fais rien avancer du tout mais je n'ai pas osé anticiper, de peur d'aller à l'encontre des idées que tu as peut-être en faisant intervenir ce personnage. A toi de jouer !]

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 20 Nov 2016, 21:41

Narek se retourna, aperçut à peine l'homme qui se retourna pour partir.

Le jeune homme tenta de le rattraper... Se retrouva bientôt devant une fenêtre ouverte et une ruelle vide.

Syndrell, qui l'avait suivit, l'observa un moment et le jeune homme se tourna vers elle un instant.


Je t'ais déjà dit comment j'avais appris la musique..?

Boom, boom, boom,
That’s how it goes,
Everybody get your hands up, come close...

We gonna dance the day and the whole damn night,
Rock, rock your body alright.

Raconter toute cette histoire, comment il s'était sauver de chez lui et comment il avait rencontrer le vieux barde qui lui avait apprit à se battre et à jouer, puis l'avait guider pendant un moment avant qu'il ne soit meilleur que lui et gagne sa liberté, puis comment il l'avait perdu de vue complètement jusqu'à ce jour lui prit un bon moment, ce qui tombait bien puisqu'ils avaient ainsi pus avoir un sujet de discussion pendant qu'ils terminaient leurs courses de la veille.

Cela dit, ils se retrouvèrent ainsi à avoir tout ce dont ils avaient besoin en ville sans pour autant avoir fait de plans particuliers.

Et le plus drôle, se dit Narek, c'est que ça ne le dérangeait pas le moins du monde.

Il ne put cependant pas put retenir une petite boutade sur ses propres origines.


Alors, pas trop déçue, je veux dire au lieux d'un chevalier frontalier en armure brillante, comme certaines voudraient, tu te retrouve avec un marchombre ex-fermier en cuir usé..!

L'éclat dans ses yeux qui semblait dire ''C'est mieux encore'' le fit ricaner un peu et il l'embrassa doucement...

Ils avaient payer pour la chambre pour deux nuits, il en restait une, autant la passé dans ses bras...


A knight in shining armor is a coward ; For no man may come out a fight so unscathed even his metal stays as new.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 20 Nov 2016, 23:53

Comment Narek avait appris la musique... Syndrell se régala de cette histoire, comme chaque fois qu'il entreprenait de lui raconter quelque chose. Il avait ce don si rare qui, allié au son grave et mélodieu de sa voix, rendait la moindre anecdote plus jolie, plus incroyable qu'aucune autre. Celle-ci lui ressemblait tellement qu'à la fin de sa diatribe, la marchombre ne put s'empêcher de sourire.

Elle aimait ce mystère dont il semblait douter en permanence. Cette simplicité qui lui venait de sa naissance, de son enfance, de sa nature. Elle l'aimait, lui. Il avait passé un bras autour de ses épaules, elle se blottit contre lui.

- La gamine des rues craque pour cet ancien fermier au cuir usé.

Elle faillit ajouter que, sans titre de noblesse, il était plus intimidant qu'un prince à ses yeux, mais elle choisit finalement de rester silencieuse et entremêla ses doigts aux siens. C'était un geste plus fort que des mots et il traduisait si bien sa pensée qu'elle sourit de le voir sourit. Il l'embrassa, elle lui répondit avec fougue, amusée d'entendre une exclamation étouffée non loin de là – les passants n'approuvaient pas nécessairement ce genre de démonstration en public !

Qu'importe. Le regard des autres lui semblait insignifiant quand le sien la dévisageait de cette manière, avec malice et... quelque chose qui enflamma soudain ses sens. Syndrell se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser à nouveau. Le désir la transperça comme une flèche. Elle gémit contre ses lèvres, incertaine de parvenir à se maîtriser avant qu'ils n'aient atteint leur chambre.


- Je...

Un cri déchira l'air et les fit sursauter tous les deux. Réagissant avec sa vivacité coutumière, Syndrell s'élança, talonnée par son compagnon. Ils débouchèrent dans une impasse sordide et crasseuse. Un affrontement était en cours non loin du mur du fond, entre les caisses éventrées et les amas d'ordures. Trois hommes provoquaient violemment un quatrième que Syndrell reconnut immédiatement. Cinq autres se tenaient en retrait, prêts à intervenir.

- Pas d'arme, jeta-t-elle en se ramassant sur elle-même. Juste de l'élégance, du style et de la finesse !

Sans attendre la réponse de Narek, elle bondit, prit appui sur le mur et vrilla son cors en une courbe parfaite pour se retrouver derrière un premier lascar ; il se retourna... voulut se retourner, mais trop tard : elle avait planté son talon dans la pliure de ses genoux. Lorsqu'il trébucha, elle pivota sur elle-même et, d'un coup de pied fouetté, l'envoya au pays des songes.

L'homme qui se trouvait juste à côté se prit un coude dans le nez, un genou dans le bas-ventre et un atémi sur la nuque. Avant d'avoir dit « aïe », il avit rejoint son compagnon dans la catégorie des blessés. Déjà Syndrell s'ataquait au suivant. Celui-ci riposta plus efficacement ; passée la surprise de les voir débarquer, puis la stupeur d'assister à une telle démonstration de force, les malfrats passèrent à l'action.

Ils étaient doués. Et bien armés.
Sans ralentir le rythme, Syndrell évita une, puis deux étoiles de jet qui se perdirent dans la ruelle ; elle esquiva ensuite la courbe dangereuse d'une lame et se coula contre le bras de son adversaire pour lui ôter toute possibilité de mouvement. Moins de trois secondes plus tard, il s'écroulait, la mâchoire déboîtée, le nez cassé et quelques dents déserteuses.

La jeune femme bondit par-dessus le pauvre bougre et atterrit souplement devant le vieil homme. Il s'était débarrassé de deux de ses agresseurs avec une efficacité surprenante pour son âge et sa stature, mais Syndrell savait passer outre les champs du possible et de l'ordinaire. Elle sourit.

- Derrière vous.

Il se retourna juste à temps pour éviter un coup de lame. Toujours accroupie, Syndrell prit appui sur ses poignets et faucha les jambes du tueur qui cherchait à prendre le vieil homme en tenaille. Elle pirouetta souplement pour se retrouver à califourchon sur lui et il commis l'erreur de la fixer dans les yeux ; subjugué par leur couleur flamboyante, il marqua un temps d'hésitation. Elle en profita pour s'assommer.

Lorsqu'elle se redressa, Narek venait de régler son compte au dernier homme. Le silence revint dans l'impasse. Le vieux barde hocha la tête et salua les deux jeunes gens avant de tourner les talons. Les doigts de Syndrell se refermèrent sur son poignet.

- S'il vous plaît... ne partez pas tout de suite.

Il la regarda dans les yeux. Lui aussi tomba sous le charme de cet éclat singulier, rehaussé par le bleu unique de ses cheveux. Il n'hésita qu'un instant.

- Après tout, j'ai juste assez de temps pour un verre !

Le sourire lumineux de Syndrell le convainquit qu'il avait fait le bon choix.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mar 22 Nov 2016, 03:35

L'homme était plus pitre qu'autre chose, racontant histoires et blagues les unes après les autres...

Sans se rendre compte qu'il ne bernait ni Syndrell ni Narek avec cette façon de changer de sujet. Le jeune homme s'apprêtait d'ailleurs à lui poser une question sérieuse quand le vieillard le devança encore pour le faire taire.


Alors! Vous deux, les tourbillons noirs et rouges et les disques d'ors, le bleu et le noir, c'est quand le mariage, que je me pointe pour profiter du buffet gratuit?!

L'apprenti ne put empêcher sa propre main de venir cueillir son front, on auraient dit qu'il présentait ses parents à Syndrell... Enfin, son père bourré et complètement désillusionner, si l'homme avait été son père... Ou bourré.

En plus Narek n'était pas sûr de vouloir voir Syndrell faire face à une telle question, de un parce qu'un mariage, c'était que de la paperasse et des anneaux, de deux parce qu'il n'avait besoin d'aucune cérémonies si elle l'aimait et de trois parce qu'il avait failli la perdre une fois en brusquant les choses un peu...

...Et que cet imbécile aurait put faire plus de dommage qu'il ne le pensait avec sa ''blague'' sur le mariage.


Tu peux parler, toi qui arrête pas de dire qu'à ton âge tu es trop vieux pour cette vie et devrait t'installer avec une famille...

JUSTEMENT! Il me faut bien calculer mon temps restant avant le mariage pour pouvoir te la chiper!

Le vieil homme croyait piquer les émotions de Narek... Le faire réagir.

À la place, celui-ci le regardait comme s'il ne comprenait pas vraiment puis déposa un léger baiser sur la joue de sa compagne.

ÇA c'était nouveau! De la VRAIE assurance! Il fallait dire que voir Narek l'homme à la place de Narek l'enfant perdu... C'était tout un choque! Pas que le gamin semblait certain de ''garder'' cette fille... Non, il semblait plus... Simplement en acceptation avec elle, deux âmes vibrant d'un seul rythme.

Pas qu'il doute du fait qu'elle puisse un jour partir, plutôt du fait que tant qu'elle était heureuse, qu'elle soit loin ou proche, il s'en foutait. C'était plutôt poétique se dit le vieil homme...

...Cela dit, la réponse à sa question blague qui sortit de la bouche de la femme eu un effet inattendu : elle le surprit tellement qu'il se figea dans sa chaise avec son verre à mi-chemin vers ses lèvres...

...Et Narek semblait surpris de sa verve ou de ses termes, lui aussi...


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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Dim 27 Nov 2016, 16:53

-Je vous épouserais volontiers si seulement je vous méritais...

(Clin d'oeil doré, infiniment malicieux)

-... et puis d'abord, je ne connais même pas votre nom. Je suis Syndrell Ellasian, et vous ?

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 02 Déc 2016, 00:19

Ah! Je suis un vieil ivrogne! Un vieux schnock du dernier ordre et le seul homme qui peut se vanter d'être payé pour massacré les morceaux de musique! Mais si vous voulez, vous pouvez m'appeler Miran!

[Le vieil homme rigole, semblant toujours prêt à la blague.

Narek, lui, ne put s'empêcher de se corriger lui même dans ses impressions.

Présenter Syndrell à son père aurait été moins étrange..!]

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 07 Déc 2016, 22:07


- Ivrogne peut-être, quoique, si je devais parier, je miserais une certaine somme sur mes chances de remporter un duel alcoolisé... mais vieux schnock, là, je ne suis pas d'accord. Vous avez flanqué une belle raclée à ces types tout à l'heure !

(lève son verre à la santé de Miran, boit une gorgée et se laisse aller contre son dossier)

Qu'est-ce qu'ils voulaient, d'ailleurs ?



[Désolée, je réponds enfin et c'est pas brillant... ! Mais tu sais quoi ? Miran je l'aime déjà Very Happy]

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Jeu 08 Déc 2016, 16:40

HRP:
 

À moi? Rien.

Manquerait plus que cela, tient, vous m'avez vu un peu, je n'attire pas les brigands, contrairement à cet idiot de Narek!


L'exclamation fit soulever un sourcil au jeune homme... Lui, attiré les brigands..?

Oh ne fait pas ces yeux là! Ils te cherchaient toi et s'en prenant à tout le monde pour avoir de l'information, j'ai simplement plus de mordant que les autres!

Bon, ils avaient peur d'un bonhomme qui les avaient mis sur tes traces, un... Comment ils disaient? Un mental ou peut importe, bref tu attire les fous!


Mentaï.

La scène où il se moquait de l'homme, dans le magasin d'armes, lui revint en mémoire... Et il compris qu'il s'était fait un ennemi puissant... Qui connaissait trop bien le type d'armes dont il se servait.

Il aurait dut être terrifié d'être ainsi pourchassé, pire encore il aurait dut se réfugier derrière ses armes et se pratiquer à s'en servir sans cesse pour mieux se défendre...

À la place, Narek serra légèrement la main de Syndrell sous la table, qui avait très bien compris elle aussi, et se promit intérieurement d'abandonner ses estocs.

Pour se battre contre un tel adversaire, il aurait besoin d'être une arme, et non d'en utiliser.

Et puis il n'avait aucune raisons d'avoir peur...

Seulement une raison de ne PAS avoir peur :

Syndrell l'aimait.


No more appologies,
It's all I can take.

No more regrets for the choices that I make..!

Say you love me,
You love me..?

It's all I care about today.

Les pensées volaient dans la tête de l'apprenti... Il n'avait pas beaucoup pensé à l'Ahn-Ju depuis un sacré moment, mais maintenant...

Maintenant il y pensait, parce que voilà, le jour où ce mentaï le trouverait, il ne voulait pas mettre quelqu'un d'autre en danger pour lui et surtout, surtout, s'il recherchait Syndrell aussi comme à l'époque...

...Il voulait pouvoir se battre à ses côtés.

Et l'Ahn-ju ne lui donnerait, selon lui, rien de tangible, qu'il le passe ou non... Seulement c'était une étape non négligeable et il se devait de passer par là.

Il se corrigea immédiatement, cela dit.

La réussite n'était pas une possibilité.

L'échec, pas une option.

Il était marchombre.

Un marchombre ne pouvait que réussir, même dans l'échec, cela aurait été une réussite ; Celle de faire face à ses limites et de tenté de les repoussés.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 02 Jan 2017, 21:34


- A moi ? Rien. Manquerait plus que cela, tient, vous m'avez vu un peu, je n'attire pas les brigands, contrairement à cet idiot de Narek !

Syndrell eut un sourire en coin ; si seulement Miran savait à quel point elle-même pouvait les attirer, les ennuis... ! L'air intrigué de Narek l'amusa mais déjà le vieil homme enchaînait, et ses paroles résonnèrent comme un coup de fouet, effaçant le sourire de la marchombre et faisant naître une ombre dans ses yeux dorés.

Mentaï.

La main de Narek se raidit dans la sienne, et Syndrell caressa doucement de son pouce la paume calleuse et chaude contre la sienne. Il avait compris, lui aussi : si un Mentaï était à sa recherche, ce ne pouvait qu'être celui qu'il avait mené en bateau, quelques mois plus tôt, afin de permettre à la marchombre de s'échapper de la boutique de Rellie.

La jeune femme ferma brièvement les yeux. C'était trop tôt. Beaucoup trop tôt ! Elle était encore loin d'être entièrement remise de son traumatisme, preuve en était ces derniers jours, où elle avait failli perdre Narek ; une confrontation avec un Mentaï les mettrait à coup sûr en péril. Il fallait fuir. Couvrir leurs traces.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, le regard déterminé de Narek la rassura et l'effraya en même temps, paradoxe incroyable et pourtant bien réel : rassurée parce que ce regard-là donnait l'impression de pouvoir soulever des montagnes. Qui ne se serait pas senti en sécurité aux côtés d'une telle volonté ? Effrayée, parce que le jeune homme était encore trop peu avancé sur la Voie pour défier un Mentaï qui avait la ferme intention de le tuer.

Le souvenir de Narek immobile et sans souffle la tenaillait encore, celui de ses veines tailladées ne la quitterait jamais vraiment. Comment envisager de le perdre maintenant ? A son tour, Syndrell serra la main du marchombre dans la sienne ; elle ne comptait pas le laisser tomber.
Jamais.


- Cet homme est un Mentaï, expliqua-t-elle d'un ton empreint d'inquiétude. Et il ne doit surtout pas nous trouver !

Nous.
Elle avait dit nous.
Elle qui avait déjà vaillamment combattu ces puissants guerriers capables d'arpenter les Spires, elle qui en avait même déjà tué pour sauver la vie de Ciel et la sienne, elle admettait à haute voix sa faiblesse et cela fit palpiter son cœur d'angoisse...


- Du calme, jeune fille ! On les a mis hors course cette fois-ci et puis, comme vous m'avez donné un p'tit coup d'main sur la fin, considérez que je vous couvre. Ils vont revenir à la charge, mais je vais les lancer sur une fausse piste.
- Ne jouez pas les héros, Miran. Surtout, ne sous-estimez pas la force et la cruauté d'un tel homme.
- La sienne non, mais celle de ses chiens de garde, je m'en fiche comme de ma première couche-culotte ! Dis-moi, t'es un peu trop jeune pour t'inquiéter des plus sages, toi, non ?


Le vieux barde avit adopté le ton de la plaisanterie mais le regard de Syndrell se voila. Une part de sa jeunesse reposait à tout jamais au cœur du désert des Murmures, désormais. Elle avait cependant recouvré sa verve légendaire et c'est avec une douce ironie qu'elle répliqua :

- Et vous trop sage pour laisser aveugler par l'insouciance !

Miran cligna des yeux, soufflé, puis éclata d'un rire tonitruant qui fit sursauter les clients de la table voisine.

- Par Merwyn, maudit soit ce Narek Liam qui m'empêche de te demander ta main, ici et maintenant !

Syndrell rit à son tour, de ce rire un peu éraillé qui, à lui seul, témoignait de l'enfer dont elle s'était échappée de justesse. Et qui ne lui rendrait jamais tout ce qu'il lui avait volé.



*



- Dis...

La chambre est plongée dans la pénombre, seul un rayon de lune, audacieux, trace un rai de lumière chiche qui éclaire à peine le lit défait. Syndrell en a quitté sa chaleur pour se rafraîchir un peu. Assise sur le rebord de la fenêtre, elle a posé le menton sur ses genoux et, plongée dans ses pensées, décide de s'ouvrir à son compagnon.

L'éclat pastel de la lune joue avec les ombre et dessine son corps nu, traçant l'esquisse d'une silhouette presque irréelle tandis qu'un souffle de vent agite le rideau transparent.

- Pourquoi es-tu sur tes gardes avec Miran ?

Des questions, encore – parce qu'elle sait que Narek y répondra. A sa manière, certes, mais avec plus de sincérité qu'une autre personne. Et puis, à travers ce vieil homme qui fait partie du passé de Narek, elle a l'impression de mieux comprendre le jeune homme...





[Bon, j'ai rien fait avancer et puis Syn est sans doute en train de s'imaginer des choses, mais tu sais quoi faire si quelque chose te déplaît ! Et pour Miran, du coup, j'ai utilisé la couleur de ton avant-dernier post Wink]

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 04 Jan 2017, 16:42

Le garçon soupira un instant, c'était fou, elle lisait en lui comme dans un livre ouvert, pire, comme dans un livre si facile qu'il était écrit pour des gamins de quatre ans.

La broche qui tient sa cape...

... Les assaillants de Lyra avaient la même.


Lui qui s'était juré que c'était une coïncidence pendant des années, qui avait repousser cette hypothèse autant que possible...

... Il ne se sentait quand même pas la force de mentir à Syndrell, qu'il serra un peu plus contre lui en lui déposant un baiser sur la tête.

S'il pouvait guérir de Lyra, il ne guérirait jamais de Syndrell...

Peut importe le temps, les obstacles ou tout le reste.

Même si un jour elle ne voulait plus de lui et qu'il devait la laisser seule...

... Lyra était une cicatrice. Une grande cicatrice sur son coeur, sur son cerveau, certes, mais une cicatrice.

Syndrell était son coeur, son existence le faisait battre, elle était dans son cerveau, la seule pensée cohérente dont il avait besoin.

Lyra avait été un amour de jeunesse, certes intense, mais tout de même.

Syndrell n'était pas un amour, de jeunesse ou d'adulte...

...Elle était sa raison de vivre, tout simplement.


~~~

Le jeune homme s'étira, franchement, se glisser hors du lit d'une maître marchombre sans la réveiller, c'était tout un exercice!

Cela dit, c'était pour la bonne cause, se dit il en fermant les yeux... Oui, c'était cela, oui, le piano... Ensuite, les vocalises secondaire, oui, voilà, puis le tambour, maintenant les vocalises d'effets et enfin l'acapela principal.

L'apprenti hochait la tête et tapait doucement du pied de l'air que lui seul entendant puisqu'il résonnait dans son crâne et, souriant, ouvrit les yeux sur le spectacle à peine éclairé d'une chandelle.

Il était tôt, très tôt, et s'il aurait bien pris cinq minutes minimum de sommeil encore, il aurait quelque chose valant beaucoup plus en retournant dans la chambre, se dit-il en se retroussant les manches de chemise.


Kind friends and companions,
Come join me in rhyme.
Come lift up your voices, in chorus with mine,
Come lift up your voices, all grief to refrain.
For we may or might never all meet here again...

Here's a health to the company,
And one to my lass!
Let us drink and be merry,
All out of one glass.
Let us drink and be merry,
All grief to refrain...

...For we may or may never all meet here again...

D'abord, le réflexe, ensuite la surprise puis enfin le sourire le plus radieux du monde avec de grands yeux de gamine à noël.

Tant d'émotions sur le visage de Syndrell, qui était assise dans le lit - elle venait sûrement de se réveiller, lève tôt qu'elle était -, en le voyant passé la porte...

...Avec un plateau sur lequel reposait une assiette remplie de victuaille, des crêpes jusqu'au petit gâteau au fraises en passant par les petites tranches de siffleur grillés, les oeufs, le tout fait main par lui même, bon, sauf la tranche de pain, il l'avait piqué au cuistot qui était entré dans la cuisine comme lui il partait, tel qu'ils l'avaient convenus l'hors des négociations entre cuisiniers.

Et, à côté le tout, juste au nord des ustensiles, il y avait un petit pot à fleur dans lequel aucune eau ne reposait, la fleur qui y était n'en avait pas besoin, il s'agissait d'une de ces fameuses roses en papier.

Sur le pot, il avait enroulé un petit bout de papier avec une pensée pour elle...


Tu es, de bien des façon comme cette rose.
Fortes, le temps ne vous feras jamais fanés.
Délicates, une pression trop forte vous écraseraient.

Mais jamais une main ne t'écraseras à nouveau.

Je suis là.

Une simple note.

Une note qui voulait dire plus qu'un discours.

Il était là, qu'elle ais besoin de lui pour faire le petit déjeuner ou pour la suivre en enfer aller rire au nez de satan, il serait là.

Et il lui sourit quand elle releva les yeux de la note...

...Parce qu'il ne voulait penser ni au désert, ni aux mentaïs, ni à Miran, en ce moment.

Il ne voulait penser qu'à elle.

Elle serait à jamais sa plus belle pensée.


Bon appétit...

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Mer 04 Jan 2017, 21:30

La broche de Miran... Syndrell plissa les yeux, laissant sa mémoire retrouver les subtils entrelacs délicatement ouvragés sur l'accessoire qui retenait la cape du vieux barde. Elle réalisa aussitôt l'ampleur d'un tel détail et frissonna : Narek avait perdu sa compagne dans une tragédie qui avait marqué sa vie de manière indélébile. Sa complicité évidente avec Miran pouvait-elle demeurer intacte en sachant qu'une broche le reliait à ce drame ?

Elle se demanda s'ils avaient déjà évoqué la chose. Le silence de Narek lui affirma que non. Pourtant les questions étaient là, douloureuses et inévitables ; Syndrell les balaya en songeant que, sous son air sympathique, Miran était un homme infiniment mystérieux et troublant. Elle avait trouvé Narek méfiant mais elle-même n'avait jamais réellement baissé sa garde.

La marchombre renversa la tête en arrière, contre la poitrine de Narek. Bercée par les battements de son cœur et le mouvement de son souffle, elle ferma les yeux et s'endormit doucement.


*

Un mouvement, léger.
A peine plus grand qu'un frémissement.
Syndrell remue, éveillée sans parvenir à quitter vraiment le sommeil.
Caresse de papillon sur sa joue, puis sur ses lèvres.
Elle se rendort.



*

Pour se réveiller en sursaut, une heure plus tard, alors que la nuit s'estompait à peine ; elle s'assit, le cœur battant et le souffle court, et comprit qu'elle était sur le point de faire l'un de ses cauchemars lorsque quelque chose l'avait sortie de son sommeil troublé. Quelque chose ? Non. Quelqu'un.
Narek.

Il se tenait sur le seuil de la chambre, un plateau garni dans les bras et un air amusé sur le visage. Le cœur de Syndrell, déjà éprouvé par un réveil brutal, accéléra de nouveau la cadence. Qu'y pouvait-elle, alors qu'il la dévisageait de la sorte, les cheveux en bataille et le regard malicieux ? Elle passa une main dans les sien, ébouriffés eux aussi, et bâilla à s'en décrocher la mâchoire.

Narek en profita pour déposer le plateau sur ses genoux. Il n'avait pas chômé : des œufs, des tartines grillées qui embaumaient l'air, des tranches de siffleur juteuses, des pâtisseries à la fraise et, comble du bohneur, des crêpes ! Ravie, Syndrell tendit la main pour en chiper une. Elle s'arrêta dans son élan en découvrant la fleur de papier, symbole inoubliable de leur première rencontre, et saisit délicatement le pliage entre ses mains.

Ce qui était écrit sur les pétales s'imprima dans son esprit, son cœur et son âme.
Des mots simples, jolis, tracés dans un élan d'amour et de sincérité qui la bouleversa au point de faire briller une larme au coin de ses yeux. Elle les essuya, puis leva la tête et croisa le regard tout aussi brillant de Narek.

- Bon appétit...
- Je t'aime.


Les mots avaient fusé.
Simples.
Jolis.
Murmurés dans un élan d'amour et de sincérité.

Synthèse parfaite d'une fleur de papier.



*

Plus tard, alors que le jour se levait enfin sur la ville, éclairant la pièce d'une lumière douce et chaude, Syndrell prit une décision importante.

Elle était allongée à plat ventre sur le lit sens dessus-dessus, dans un nuage de plumes qui s'étaient échappées d'un ou deux oreillers, et contemplait pensivement la fleur de papier lorsqu'une pensée avait traversé son esprit : Ciel. Elle ne l'avait pas vu depuis son retour. Une fois ou deux, elle avait tenté de le contacter par la pensée, en vain. Le Dessinateur demeurait silencieux. Inaccessible ?

Elle devait le retrouver.
Elle devait rentrer.

Il était temps.


- Je vais partir pour l'Académie, dit-elle d'un ton léger.

Narek s'affairait dans un coin de la chambre mais elle devina qu'il s'était tourné vers elle, aussi tourna-t-elle la tête pour croiser son regard.


- Dans le désert, j'ai découvert qu'un des Faucheurs, ces hommes qui m'ont capturée, était un marchombre. Je ne connait pas son visage ni ne sais son nom, mais il a probablement annoncé ma mort à l'Académie. J'ai pu prévenir Lyke. Il saura me désigner le traître.

Syndrell reprit son souffle, ignorant la peur qui vrillait son être tout entier à la simple perspective de croiser un souvenir vivant, en chair et en os, de son passé traumatisant.

- Je n'ai pas contacté l'Académie dans le seul et unique but de laisser croire à cet homme que je ne m'en suis pas sortie. Il va falloir conjuguer prudence et efficacité pour le confondre au bon moment...

Narek n'était pas obligée de l'accompagner.
Mais elle ne lui posa pas la question.
Elle connaissait déjà la réponse.


« Je suis là. »

- De plus, tu as un examen à passer ! ajouta-t-elle d'un ton guilleret en roulant sur le dos, soulevenant quelques plumes qui voletèrent paresseusement autour d'elle. En fait, je me demande ce que tu fiches encore ici !

Elle lui tira la langue, un tic de Miss qu'elle avait repris sans s'en rendre compte – et qui l'avait quittée depuis plusieurs mois. Cette boutade, son air détendu... C'était un nouveau pas vers la guérison de l'âme, un progrès qu'elle devait à la présence bienveillante de Narek.

- Dis-moi qu'il te reste encore des crêpes, pria-t-elle en serrant les doigts, qu'on en emmène pour la route !




[Gnaaah je fonds littéralement là :3 Bon, au point où on en est, deux solutions : soit on fait le voyage et le retour à l'Académie dans ce Rp, soit on se réserve un autre Rp. Avec peut-être d'autres gens, comme Vyvy et/ou Rilend par exemple. Moi je sais qui est ce fameux traître, et je sais à peu près comment le mettre en scène. A toi de voir, donc ! Very Happy Et vive les crêpes !]

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 06 Jan 2017, 18:08

J'admire la plus jolie marchombre du monde...

Voilà ce qu'il fichait ''encore ici''...

Et ça valait bien du retards à son examen, du temps avec elle...

Parce qu'il l'aimait.

Tout simplement.


A Christmas song from behind the wire,
Auld Nick patron saint o thieves, murderers & sailors.

Strike these shackles from me,
Slide the bolt from out the door & tear down all the wire,
My babys growin cold & im on fire...


The aind that whistles off the hills & carries her perfume,
Carries too a lonely carol badly out of tune.

For just tonight beyond them walls id lay a mountain low,
And sing to her like only i know how...

Ils s'étaient préparés sans vraiment se consulter, un balais parfait dans la chambre où ils s’effleuraient sans se toucher le temps de préparer leurs bagages. Narek passa son large manteau de cuir noir et rabattit ses cheveux dans son dos pour les passer par dessus et, voyant Syndrell dans le miroir devant lui, se retourna en sortant quelque chose de sa poche.

Quelque chose qu'il lui passa au cou sans s'expliquer malgré son air surpris.

Quelque chose qu'il avait gardé sur lui depuis si longtemps qu'il l'avait presque oublié jusqu'à récemment.

Il lui piqua un clin d'oeil et se retourna sans préciser ce qu'il y avait au bout de la fine chaîne...

...Et ne dut qu'au même miroir que plus tôt de voir ce merveilleux regard brillant.

Une simple médaille.

D'argent, certes, avec un tout petit diamant, qui avait vu le monde dans la poche d'un barde, incruster comme s'il était en pendentif lui même au cou d'une figure un peu spéciale... Saint patron des marins, des juges, des marchands, des voyageurs, mais aussi des voleurs et des meurtriers...

Il avait longtemps cru être le seul être au monde capable d'apprécier cette dualité, le fait qu'on puisse être deux choses fondamentalement opposé sans pour autant se mentir à sois même sur ce que l'on est vraiment, ni en étant mauvais.

Puis il avait rencontrer les marchombres et avait douté.

Enfin, il avait rencontrer Syndrell...

...Et il ne doutait plus.

Elle comprendrait toute la beauté du cadeau.

Il fallait dire, aussi, qu'il avait quelque chose de spécial, ce cadeau... Crudement sculpté, on voyaient que c'était le travail d'un joaillier très amateur, un premier essai un peu raté dont on ne se débarrasse pas pour se rappeler à sois même que l'échec est toujours une option...

Même la fonte du métal avait été faite sans connaissances, puisque, plus que l'argent qui plaquait le bijoux d'origine, l'on voyaient des bouts de l'acier sous jasent qui avait été fondu bien piètrement, créant un drôle d'entrelacs de motifs caractéristiques de l'acier de damas, mais sans la même égalité, sans le savoir faire.

Un ''S'' avait été récemment gravé, apparemment avec les outils du bord puisque le métal avait été égratigner par ceux-ci, tout en bas du bijou.

Une pièce faite main par un artisan en herbe dont la signature un peu difficile a lire figurait au dos...

Un simple ''N'' un peu arrondis comme si on avaient tenté de lui donné un style.

''N'', justement, frissonna en se rappelant l'histoire un peu macabre du bijou... Parce qu'il s'agissait de la broche qui avait causer la mort de Lyra, il l'avait faite fondre par un artisan pour en faire une bague qu'il avait voulu offrir à celle-ci...

Puis il l'avait transformé en médaillon parce qu'il n'en pouvait plus de voir la bague et les souvenirs.

Donné une telle pièce aurait put paraître étrange, voir macabrement dérangé...

...Mais c'était un peu donné une partie de lui à Syndrell, une partie de son histoire, ainsi qu'une promesse...

Il serait toujours avec elle et personne ne leur voleraient leur bonheur.


Auld Nick patron saint o' merchants, pawnmen & the judges,
Who barter with the lives o men the battlers & the bludgers.

Go haunt the dogs awhile they sleep & thrash em round to sense,
Theres to many good bkys this side of the fence...

L'air du matin leur fouetta le visage, l'apprenti se retourna vers sa compagne...

...Et éclata de rire devant la scène, une crêpe entre les doigts à la grignoter comme un drôle de petit animal, en petite bouchées rapides, la scène était si coquasse qu'il en oublia le reste du monde.

Syndrell la loutre en avait encore beaucoup pour le surprendre.

Et il adorait ça, se dit-il un instant avant de l'embrasser quand elle termina sa pâtisserie en le fixant d'un regard un peu intérogateur. Au diable ce que les passants en pensaient!

Il était libre, Ils étaient libres...

Et...


Moi aussi, je t'aime.

Chuchotement pour elle uniquement, des mots d'un coeur pour un autre.

Il se sentait bien.


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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Jeu 19 Jan 2017, 11:28

Les bras croisés dans l’air frais du matin, la femme au long manteau brodé observait les couleurs du ciel se refléter dans l’eau calme du fleuve. Tout était tellement tranquille, apaisé à cette heure de la journée… C’était le seul et unique moment de paix qu’elle s’accordait avec bonheur, loin de l’agitation pourtant appréciée de son quotidien.

Pensive, elle tirait sur sa pipe et savourait un tabac rare et précieux qu’elle conservait dans une petite boîte. Souvenir des pillages de sa jeunesse. Une autre vie… Celle-ci ne lui déplaisait pas, en particulier lorsque le soleil se levait sur le monde, révélant un trésor de détails vraiment jolis pour qui savait voir. Une toile d’araignée perlée de givre et scintillant sous l’éclat d’un rayon audacieux. Un éclat entre deux vagues contre la coque du navire. Le dessin de la brume entre les voiles du port. Unaang était belle, ce matin.
Très, très belle.

Soudain, un détail peu commun attire son attention, une couleur qui se démarque dans celles du levant et qui, pourtant, réchauffe son cœur aussi sûrement que l’astre en train de s’élever doucement. Elle ôte sa pipe de ses lèvres, souffle un nuage de fumée.
Et sourit.



*



Les retrouvailles avec l’équipage de la
Dormeuse furent animées. Les marins crièrent et sifflèrent, Wog serra brièvement Narek dans ses bras, Uhlan décida d’offrir une tournée de bière générale, tout ceci sous l’œil attentif de Dame Yuna. Au milieu de cette cohue joyeuse, Syndrell sentit son cœur se gonfler d’espoir.

Mais, alors que la Dormeuse fendait les flots du Pollimage, vers la mi-journée, elle se perdit dans de sombres pensées. Appuyée au bastingage, la marchombre observait d’un air fermé les voiles lointaines des navires qui croisaient au large de l’immense fleuve. Sans s’en rendre compte, elle jouait avec le pendentif que Narek avait noué autour de son cou, juste avant leur départ d’Al-Poll. Elle n’entendit pas Dame Yuna se faufiler dans son dos et sursauta lorsque celle-ci prit la parole.


- Tu as l’air d’aller mieux.

Syndrell hocha la tête.

- En même temps, on dirait que tu t’apprêtes à affronter une armée de Ts’Liches en colère.
- C’est un peu ça.
- Alors pourquoi tu fais la grimace ? Si j’avais la chance de participer un une telle bataille, nom de nom, j’irais avec le sourire, tu peux me croire !
- C’est que je préférerais affronter une horde de Ts’Liches plutôt que… ce qui m’attend là où je me rends.


Une ombre traversa l’or pur du regard de Syndrell. Jamais encore il ne lui était arrivé de redouter son retour à l’Académie ; l’école était un phare pour elle, une lumière qui, désormais, la guidait sur un chemin qu’elle savait sûr sous ses pas. Envisager qu’un traître puisse y séjourner la rendait malade. Imaginer qu’il s’agisse de l’un de ses tortionnaires lui nouait le ventre de peur.
Et de rage.

Dame Yuna tira sur sa longue pipe. Elle demeura silencieuse un moment, puis jeta un coup d’œil à Syndrell.


- Tu veux savoir ce que j’en pense ?
- Oui.
- Tu dois arrêter d’essayer de refouler ta peur. Pour ce que j’en sais, c’est une arme primitive mais redoutable. Sers-t’en contre ton ennemi.
- Que je me serve de ma peur ?
- Mmh mmh.


Un marchombre jugule sa peur, songea Syndrell, il l’empêche d’interférer dans ses choix et ses actions… L’utiliser pour se battre ? Etait-ce une solution ?

- Après tout, c’est ta peur de perdre ton ami qui l’a sauvé. Et qui t’a rendu tes cordes vocales, par la même occasion.

Syndrell cligna des yeux. C’était vrai.

- Mais si cette peur est… immense ? A tel point qu’elle m’immobilise dans une gangue d’angoisse et m’empêche d’agir, de réagir ?
- Transforme-la en force. Deviens la peur.
- Je ne comprends pas…
- Je crois que si, mais là encore, tu as peur. Peur de comprendre.

Un mince sourire étira les lèvres de Dame Yuna.

- Laisse-moi t’expliquer, continua-t-elle de sa voix cassée. Les autres, ils font ce qu’ils veulent de tes mots et de tes actes alors que, si tu y fais bien attention, tes silences les affolent. Il n’y a rien de plus perturbant que le silence. Tiens ta langue, laisse la peur te museler, et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
- Et ce que je ne dis pas, c’est… ?
- Que tu es terrifiée.

Sidérée, Syndrell regarda la vieille femme. Il lui sembla un instant reconnaître la force moqueuse de Zoanne à travers ses traits malicieux. Puis un sourire étira ses lèvres et la lumière revint dans son regard mordoré. Elle serra le pendentif de Narek dans son poing.

- Ça se tente !

Un feu nouveau vibrait dans ses paroles et Dame Yuna acquiesça dans un nuage de fumée.



*



La traversée du Pollimage fut plus calme qu’à l’aller. Désormais unis par des liens d’amitié indéfectibles, Syndrell, Narek, Uhlan et Wog s’entraînèrent jour après jour sur le pont de la Dormeuse, chacun exploitant ses ressources et travaillant de nouvelles techniques avec une curiosité mêlée de respect et d’admiration.

Les deux marchombres mirent pied à terre avec la pleine mesure de ce qu’ils avaient appris, l’un et l’autre, de ce voyage dans le nord de l’Empire. Ils promirent à l’équipage de la
Dormeuse de les revoir un jour, puis disparurent dans le port animé d’Anlem. Jugeant inutile d’acheter un cheval pour rallier Al-Chen, ils s’élancèrent dans une course endurante et rythmée.

Syndrell apprécia ce retour à la terre ferme. Ici, il ne neigeait pas mais une fine couche de givre recouvrait le sol, les faisant parfois déraper légèrement s’ils n’y prenaient pas garde. Le ciel était clair, l’air vif et les paroles de Dame Yuna dansaient dans sa mémoire. Elle courait la peur au ventre mais cette fois, elle était prête à s’en servir pour affronter ce qui l’attendait.

Profitant d’une pause bien méritée, au détour d’un bosquet un peu déplumé, Syndrell expliqua à Narek ce qu’elle comptait faire, une fois arrivée.


- Je ne vais pas me cacher. Je vais rester en pleine lumière et attendre de voir comment cet homme va réagir en s’apercevant que je ne suis pas morte. Je doute qu’il tente quoi que ce soit à l’intérieur de l’Académie, au beau milieu d’une poignée d’hommes et de femmes capable de lui ôter la vie en un souffle, mais… Si jamais un combat débutait, j’aimerais que tu éloignes Lyke.

Elle ne cherchait pas à protéger Narek en lui demandant une telle chose et elle espérait qu’il le comprenne : bien qu’encore jeune, son élève filait sur la Voie telle une flèche faëlle décochée avec toute l’adresse de ce peuple. Elle avait confiance en lui plus qu’en aucune autre personne en Gwendalavir. Mais elle craignait que Lyke voit une opportunité de venger la mort de sa mère.
Et Lyke n’était pas un marchombre.


- Assure-toi juste qu’il ne prenne pas de risques inconsidérés, nuança-t-elle pour signifier à Narek qu’elle ne l’évinçait pas d’un éventuel combat. Avec un peu de chance, notre traître prendre la fuite et nous n’aurons qu’à le suivre pour lui régler son compte…

Elle regarda son compagnon, triturant machinalement son pendentif, et attendit son avis sur la question.




[Tu m'dis si quelque chose te dérange, oki ?]

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Ven 20 Jan 2017, 08:46

HRP:
 

Bon sang Lyke, écoute moi, dégèle putain!

Franchement tout ça c'était plus la merde qu'il ne l'aurait jamais crut... Et il détestait ce qu'il lui passait par la tête, mais bon sang, il n'avait pas le choix, il fallait qu'il... Non, qu'ils interviennent..!

PUTAIN MAIS SORT DE TA SALOPERIE DE TRANCE!

Le jeune homme sort enfin de son inaction, sa gorge encore légèrement entailler, juste en surface, par l'arme qui a bien faillit avoir raison de sa jeune vie déglutit doucement quand ses yeux vont d'un coup vers l'apprenti marchombre qui, il ne le cachait pas, était plutôt paniqué et grinçait des dents à chaque tintement de lame sur lame qui retentissait dans la salle sous terraine.

Écoute moi et écoute moi bien Lyke, je ne le dirais qu'une fois et si tu ne m'écoute pas, si tu ne m'aide pas...

Si tu ne m'aide pas, Syndrell mourra, moi aussi et peut-être toi aussi, tu comprends?


Le jeune homme, totalement terrifié, hoche lentement la tête, les yeux grands ouverts et le coeur battant la chamade.

Narek se dit que ce moment serait celui où il deviendrait un homme...

...Ou bien ils mourraient tous.


They're talking for just talking,
But meaning they got none,
None of 'em come proper,
They talk like a shotgun,
But how many got bred with integrity,
Not one...

So no, I'm not afraid to see these suckers hold a blade to me,
Ain't a way to shake the ground I built before you came to be,
Take it how you take it, I'm the opposite of vacancy,
And this is not negotiation, y'all can hate and...

...And wait and see...

Dit moi Syndrell... Connais-tu la différence entre un simple soldat et un héro de guerre..?

Question étrange vu ce qu'elle demandait, de protégé son ami... Mais, comme toujours, elle ne releva pas l'étrangeté, se contenta de le fixé un moment de ses grands yeux, ces yeux de gamine qui attendait la suite d'une histoire...

Un homme que j'ai rencontré, une fois, un frontalier qui était un merveilleux combattant, je dois l'avouer, m'as dit ce qu'il en pensait.

''Le soldat comme tout les autres, l'homme qui as de bonne chances au combat, a peur de tout. Peur de mourir, peur de perdre sa famille, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas esquiver à temps, peur de ne pas voir la lame arriver... Et il finit décapiter.

Le héro de guerre, celui qui survit à tout, qui revient toujours, que tout le monde applaudit, lui, il n'as pas peur de tout cela, pas même d'une seule de ces choses...

...Non, lui, il en est terrifié.''


Le silence de la pensée suivit, ce silence qui laissait les neurones s'occupés de tout démêler, de prendre ce qui était important en laissant ce qui ne l'était pas.

Le jeune homme ne le brisa pas pendant un moment.

Puis quand Syndrell l'observa un moment de plus avec un ''Et toi, tu en pense quoi..?'' Dans les yeux, il repris enfin la parole.


Je crois qu'il avait raison, après tout, si l'on n'avaient peur de rien, il n'y aurait aucune raison d'esquiver les coups dans une bataille...

Mais surtout, surtout, je crois que nous allons nous sortirent de ce pétrin ensemble, sais-tu pourquoi..?


Il lui donna un instant, un moment qu'elle utilisa pour établir une hypothèse, surement.

J'ai peur de ce type qui nous pourchassent, Syndrell. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, peur de mourir, peur de te laissé seule, de t'abandonner, si je rate mon coup et peur de regretter de m'embarquer ainsi dans une telle aventure...

Peur, Syndrell.

Si j'étais seul, je perdrais cette bataille, je mourrais en ne laissant derrière moi qu'une résistance bien futile...

Mais pas avec toi.

Car la seule chose capable de me geler le coeur, de l'arrêter, de me faire trembler, de me rendre au point où je ne sais plus si ma vie est importante...

La seule chose qui puisse jamais me terrifier totalement, en entier, c'est l'idée de te perdre.


Phrases macabres selon certains.

Promesse éternelle selon d'autres.

Discours éloquent selon les érudits...

Poème plein de sens selon les marchombres.


In the wastelands of today,
When there's nothing left to lose,
And and there's nothing more to take,
But you force yourself to choose.

In the wastelands of today,
When tomorrow disappears,
When the future slips away,
And your hope turns into fear...

...And your hope turns into fear.

Qu'elle idée, non mais qu'elle idée! Pourquoi avait-il insisté pour qu'ils tentent de passé la nuit en dehors de l'académie..?

Il avait crut qu'ils n'avaient pas été repérés, avait crut qu'il était plus sage de se cacher dans la salle souterraine de cette ruine que le barde avait découvert, surtout qu'ils avaient rencontré Lyke sur le chemin et qu'ils avaient pensés qu'il serait plus simple de tout lui expliquer dans un endroit externe à l'académie pour ne pas attirer les soupçons...

...Ils n'avaient pas pensés être suivis.

N'avaient pas calculé la présence d'un apprenti de ce satané Mentaï dans un endroit si proche de l'académie...

...N'avait pas réalisé la perfidie de leur adversaire, du traître.

Narek se maudit lui même en se tournant vers Lyke.

Syndrell arrivait difficilement à garder l'adversaire occupé, lui qui avait pris Lyke en otage un moment plus tôt, sans prendre en compte les crocs déjà bien aiguisés de ce jeune prédateur...

Il s'en était sortit, mais une petite ligne de coupure perlant d'une goûte de sang démontrait à quel point il était passé près d'une mort atroce.

Narek soupira un instant quand il courut hors de la cave à toute jambes... Soupir de soulagement.

Même ce garçon si explosif avait compris que s'il ne faisait pas comme Narek lui disait, le danger serait bien réel. Et il avait compris aussi qu'il était trop loin de l'académie pour y trouver de l'aide appropriée.

L'apprenti sortit les gants plutôt lourds qu'un des marins lui avait préparé selon ses demandes et les passa, le métal sur ceux-ci formant des genres de griffes sur le bout de ses doigts et, bien que limitant un peu la mobilité totale, le laissant contrôler suffisamment ses articulations... Du moins il l'espérait.


L'homme chaotique qui repoussait lentement la marchombre avec des attaques sortant à la fois de sa lame et de l'imagination jubilait. Son maître avait eu bien raison, seul, une marchombre, même du calibre de cette fille, était lentement écrasée par le poids de l'imagination. Il n'avait plus qu'à porter le coup décisif et--

...Et il marqua un instant d'hésitation.

Le gamin...

Le gamin aux cheveux longs avait arrêter sa lame avec sa main, un étrange gant de métal transformant ses mains en griffes à glacé le sang.

Mais plus que tout, ce qui surpris l'homme fut ces yeux.

Pas qu'ils étaient dénués de peur, bien au contraire, ce gamin était tremblant de terreur, même son sourire semblait de désespoir...

...Mais plus que tout, il y avait de la détermination dans ces yeux.

Et bien que cela ne dura que cinq millièmes de secondes, cette détermination le fit presque reculer.

Ce type était fou, il regardait la mort dans les yeux...

...Et bien qu'il avait peur, il l'accueillait ..!


In the wastelands of today,
When there's nothing left to lose,
And and there's nothing more to take,
But you force yourself to choose...

In the wastelands of today,
When tomorrow disappears
When the future slips away,
And there's nothing left to fear...

...And there's nothing left to fear.

Narek, pantelant, blessé, se colla un peu plus contre Syndrell. Putain, ce gamin avait à peine son âge et il avait le niveau, en dessin, de certains maîtres de l'art, pire encore, il se servait du don en combat comme s'il s'agissait d'un bagatelle.

Le garçon la regarda dans les yeux un moment de plus, une excuse dans les prunelles...

...Il était, après tout, la raison pour laquelle ils perdraient.

Elle avait intercepté un coup qui lui aurait été fatal, s'était blessé par la même occasion... Et la bataille avait dérapé. Ils perdaient.

Pire, il n'avait même pas réussis à la sauver.

Une larme coula sur sa joue quand l'homme chaotique, fatigué et un peu blessé aussi, leva son bras et sa lame avec un sourire torve.

Narek embrassa tendrement sa compagne... Au moins, il mourrait dans ses bras, se dit-il en se décollant d'elle pour lui offrir un sourire.

Il ne pouvait demander mieux, pensa-t-il en entendant la lame s'abattre, puis en fermant les yeux dans l'attente de la mort...

... Rouvrit les yeux de surprise quand ce fut un léger coup donner par un bouquet de fleur qu'il ressentit au lieu de la douleur à laquelle il s'attendait.

Même l'homme qui l'avait porté observa ce qui était sa lame un instant avant avec de grands yeux, un instant avant qu'une voix ne perce la noirceur en même temps que le bruit de pas sur la roche de la salle.


Dans un combat standard, plusieurs facteurs entre en compte et le perdant d'un instant peut soudain devenir le gagnant, il ne faut jamais baisser sa garde car l'on ne sait jamais ce que l'ennemi prépare vraiment...

Devant un esprit humain adverse, il n'y a qu'une façon de s'assurer la victoire...


Narek sourit en reconnaissant la voix de son ami. Lyke avait été juste assez rapide, que les dieux bénissent ce gamin..! Il leva la tête un instant, en même temps que Syndrell tournait légèrement la sienne dans une légère grimace de douleur vu la méchante plaie qui barrait son torse et prenait source à son épaule, qu'elle ais put se battre si longtemps avec ça était un miracle, et il fut soulagé de voir Danir, dans ses habits élégants et blancs comme neige.

Avec ses cheveux blonds, on auraient dits un prince sortit de nulle part.

Il se remercia intérieurement d'avoir penser à envoyer Lyke le chercher... Et il le fit une fois de plus en voyant cinq épées majestueuses apparaître, volant dans le vide, au côtés de son ami... Et se projeter vers l'adversaire à une telle vitesse que celui-ci ne put qu'éviter physiquement l'attaque.

Puis il se jeta dans l'imagination à son tour et la partie commença. Personne ne bougeait, n'osait bouger, alors que les deux artistes se combattaient d'une façon qu'eux seuls connaissaient.

Puis certains dessins commencèrent à apparaître, créer par l'un puis par l'autre, pour ensuite disparaître, contrer par l'adversaire.

Il était cependant clair que Danir était moins habitué à ce genre de combat et, lentement, il commençait à ne pouvoir que se défendre.

Narek savait que ça ne sentait pas bon, Danir était un dessinateur d'attaque, s'il commençait sur la défense, il perdrait vite, il gagnait les duels en ne donnant aucun espoir à l'adversaire...

... Et le jeune homme ferma les yeux à son tour, pris une inspiration, puis se souvint de la vieille rime, celle qui permettait à Danir de se concentrer sur son offense en tout temps. Un vieux poème de forgeron...


Je suis les os de mon épée...

Cette simple phrase détendit les épaules du dessinateur et, d'un coup, sa défense devint moins régulière, il attaquait pour riposter en continuant de réciter le poème commencer, lentement, reprenant du terrain.

Mon corps est d'acier, le feu est mon sang...

J'ai créer plus d'un millier de lames...

Inconnu de la mort, inconnu de la vie...


Doucement, l'offense de l'homme se rapprochait de son adversaire, chaque phrase semblait faire perdre du terrain à l'agent du chaos, comme un chant de mort.

Endurer la douleur, pour créer plusieurs armes...

Pourtant ces mains n'en tiendrons jamais une.

Ainsi je prie...

Pour des armes à l'infini.


Le garçon ouvrit les yeux en prononçant sa dernière phrase alors que son adversaire se retrouvait complètement entourer d'épées sorties de nulle part.

Il n'eut pas le temps de regretter son inaptitude pour la défense contre une attaque soutenue avant de mourir.


I am the bone of my sword...
Steel is my body, and fire is my blood...
I have created over a thousand blades...
Unknown to death, nor known to life...
Have withstood pain to create many weapons...
Yet, those hands will never hold anything.

So as I pray...

Unlimited Blade Works.

La spectacle macabre de l’empalement de l'assassin, ainsi que le cris étouffé, ne dura qu'une seconde avant qu'il ne s’effondre et que les armes ne disparaissent, ne laissant, de leur passage, que les plaies béantes sur le corps du mort.

Aussitôt cela terminer, le garçon en blanc se rapprocha pour commencer à vérifier les blessures, puis s'agenouilla et ferma les yeux, mettant la magie de son rêve à l'oeuvre pour s'assurer que sa vie ne serait pas en danger immédiat, puis il rouvrit les yeux pour parler.


Vous n'êtes pas en danger de mort immédiat, ni l'un ni l'autre, mais il vous faut du repos, tout au moins. Ici cette nuit, nous n'avons pas le choix, demain nous allons à Al-Chen, c'est dans la direction opposé de celle où vous alliez selon ce que j'ai compris, mais ce n'est pas important. Vous aurez besoin de vrais soins, et non de ce qu'un ex-rêveur fatigué pourrait vous offrir. J'ai un ou deux amis en ville qui feront l'affaire.

Narek voulut remercier son ami pour tout. Les yeux de celui-ci l'en empêchèrent. Fatigué comme il était, il n'osa même pas bougé.

Il s'endormit auprès de Syndrell, écrasé en partie contre le mur.


HRP:
 

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Sam 21 Jan 2017, 21:50

Comme toujours, Narek répondit à sa question… par une question. C’était sa marque de fabrique et Syndrell se demanda un bref instant s’il réalisait seulement à quel point cela le rendait craquant. Et un petit peu chiant, aussi. Plus amusée qu’ennuyée, elle haussa un sourcil, lui indiquant que, non, elle ne voyait pas ce qui différenciait un soldat d’un héros.

- Un homme que j'ai rencontré, une fois, un frontalier qui était n merveilleux combattant, je dois l'avouer, m'as dit ce qu'il en pensait. Le soldat comme tout les autres, l'homme qui as de bonne chances au combat, a peur de tout. Peur de mourir, peur de perdre sa famille, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas esquiver à temps, peur de ne pas voir la lame arriver... Et il finit décapiter. Le héro de guerre, celui qui survit à tout, qui revient toujours, que tout le monde applaudit, lui, il n'as pas peur de tout cela, pas même d'une seule de ces choses...
...Non, lui, il en est terrifié.


Bon conteur, Narek ménagea l’effet en laissant le silence s’installer. Syndrell était surprise de retrouver les mots de Dame Yuna dans le discours de son compagnon. Suspicieuse, elle le regarda en plissant les paupières – et s’il les avait espionnées ce matin ? Une plaisanterie typique de Darwen, mais également à la portée de Narek et de sa malice… Le souvenir du jeune homme suspendu dans les haubans en compagnie de Wog lui revint en tête. Comment oublier les audacieuses acrobaties du jeune homme, torse nu de surcroît ? Non, il n’avait pas écouté leur conversation.

La coïncidence était belle, la leçon évidente : la peur qui lui tordait le ventre ne devait pas empêcher Syndrell d’aller jusqu’au bout. Au contraire, elle serait sans doute un moteur essentiel dans la mission qui s’esquissait dans son cœur. A son tour, elle dévisagea Narek, attendant qu’il lui propose son propre point de vue sur la question – exactement comme lorsqu’elle était le maître et lui, son élève. S’ils étaient assez responsables pour séparer l’intime de la discipline, certaines habitudes leur revenaient sans prévenir, et sans qu’ils en soient conscients…


- Je crois qu'il avait raison, après tout, si l'on n'avaient peur de rien, il n'y aurait aucune raison d'esquiver les coups dans une bataille...Mais surtout, surtout, je crois que nous allons nous sortirent de ce pétrin ensemble, sais-tu pourquoi..?
- Le talent ? ironisa Syndrell, consciente que la gravité de leurs propos méritaient une pause plus légère.
- J'ai peur de ce type qui nous pourchassent, Syndrell. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, peur de mourir, peur de te laissé seule, de t'abandonner, si je rate mon coup et peur de regretter de m'embarquer ainsi dans une telle aventure...

Elle se mordit la lèvre, désolée de sentir Narek aussi déboussolé et peu sûr de lui, rassurée de l’entendre évoquer à haute voix les craintes qu’elle murmurait tout bas, éblouie par le courage dont il faisait preuve en s’ouvrant d’une manière aussi simple et nette.

- Peur, Syndrell. Si j'étais seul, je perdrais cette bataille, je mourrais en ne laissant derrière moi qu'une résistance bien futile...

Syndrell secoua la tête. Ça, c’était faux : elle connaissait Narek et, si elle l’avait vu toucher le fond plusieurs fois, elle savait désormais qu’il ne lâcherait plus jamais prise. Il avait appris la rage de vivre, il brûlait de cette envie de survivre.
Jamais il n’abandonnerait.


- Mais pas avec toi. Car la seule chose capable de me geler le coeur, de l'arrêter, de me faire trembler, de me rendre au point où je ne sais plus si ma vie est importante... La seule chose qui puisse jamais me terrifier totalement, en entier, c'est l'idée de te perdre.

Silence.
Syndrell regardait Narek et il se taisait – lui qui n’était pas bavard, il venait probablement de parler pour les deux ou trois jours à venir ! Alors, elle l’attrapa par le revers de sa tunique, l’attira à elle, se hissa sur les pieds et déposa un baiser sur ses lèvres.


- Est-ce que ça t’arrive de répondre normalement à une question ?

Sourire, tendresse, reconnaissance, il y avait beaucoup de choses dans la boutade de Syndrell et plus encore dans le regard flamboyant qu’elle lui lança. Elle ne voulait pas qu’il change, elle ne voulait pas qu’il se mette à répondre comme tout le monde, elle aimait ses histoires, ses exemples, sa façon de lui montrer ce qu’elle valait à ses yeux, à son cœur, sa manière de lui dire qu’il l’aimait.



*



Cela ne les empêcha pas de ne pas être d’accord. Elle voulait rejoindre directement l’Académie, il insista pour passer la nuit dehors. Et il eut gain de cause, en dépit des grognements de la marchombre. Pour sa défense, elle avait beaucoup de mal à argumenter sérieusement quand il la regardait comme s’il allait lui sauter dessus pour…

- …rell ! Tu m’écoutes, dis ?
- Mmh ? Aïe ! Hé, mais pourquoi est-ce que tu…
- Crotte de Ts’Liche puante !
s’exclama Lyke en la fusillant du regard tandis qu’elle frottait son bras à l’endroit où il venait d’écraser méchamment son poing. On ne s’est pas vus depuis des mois et tu fais même pas attention à moi !
- Désolée, j’étais en train de… aïheu, mais quoi encore ??
- Depuis quand tu t’excuses quand c’est moi qui te tape dessus ?


Lyke s’apprêtait à tenter sa chance une troisième fois mais, désormais bien attentive, Syndrell esquiva souplement l’attaque et en profita pour le coincer contre elle. Il se débattit pour la forme, elle le serra plus fort. Enfouit son visage dans son cou, s’imprégna de tout l’amour qu’elle avait pu emporter dans le Désert et qui lui avait permis de ne pas sombrer totalement. Bouleversé par cette démonstration unique, Lyke se figea et sentit ses yeux le piquer.

- Fiche-moi la paix, vilaine, ronchonna-t-il en s’essuyant rapidement les yeux avec sa manche.

Il jeta un coup d’œil furtif en direction de Narek, espérant que celui-ci n’avait pas vu cet instant de faiblesse, et s’éloigna un peu de Syndrell pour observer les lieux. La salle était immense et plongée dans l’ombre que l’éclat des quelques torches qu’ils avaient allumées ça et là perçait d’une façon peu rassurante. Il n’avait pas peur, c’était même le genre d’endroit qu’il mourrait d’envie de faire découvrir à Ylléna, mais quelque chose lui donnait froid dans le dos.

Il s’éloigna un peu, sa curiosité naturelle servant d’heureux prétexte pour éviter de regarder Syndrell en train de passer la main dans les cheveux de Narek. Ses treize ans le maintenaient en équilibre entre la gêne et l’intérêt pour ce genre de marque d’affection et il préférait encore prendre la fuite, même si une foule de question se bousculaient sous son crâne. Il avait vu Syndrell avec Tsukia. Il s’était même comporté comme un nul en la croyant capable de mentir à Dolce.

Narek, il l’aimait bien. Il ne le connaissait pas vraiment, mais on sentait instantanément que c’était un homme bien. Le genre d’homme capable d’aimer et de protéger Syndrell tout à la fois. C’était suffisant pour qu’il laisse une jalousie enfantine mais typiquement masculine de côté, même alors qu’il venait juste de retrouver la marchombre. Elle lui avait tellement manqué que la sentir à ses côtés lui donnait des ailes.

Pourtant, lorsque les bras puissants jaillirent de l’obscurité pour se serrer autour de lui, il ne parvint pas à s’envoler. Trop surpris.
Trop choqué.

- On ne bouge plus.

Lyke déglutit et s’écorcha légèrement la gorge sur le fil mortel de la lame qui était dangereusement pressée contre sa peau.



*



Syndrell tourne la tête et la peur referme les griffes sur son cœur. Lyke, son Lyke, est entre les mains d’un tueur. Tout se passe en une fraction de secondes : elle envisage de lancer le couteau suspendu à sa ceinture, réalise qu’elle n’aura jamais le temps de devancer la lame de l’homme, ouvre la bouche pour l’invectiver, gagner du temps, comprends instantanément que ses paroles n’atteindront pas une lâcheté aussi grande, et puis…



« Les autres ils font ce qu’ils veulent de tes mots, alors que tes silences les affolent. Il n’y a rien de plus perturbant que le silence. »



Ses lèvres se scellent. Syndrell ne dit rien.
Devient muette.

Et aussi…




« …après tout, si l’on n’avait peur de rien, il n’y aurait aucune raison d’esquiver les coups dans une bataille. »



Elle ne dit rien et elle ne bouge plus, laissant simplement la peur briller dans ses yeux d’or. Une peur indicible.

Et une formidable confiance.

En face d’elle, Lyke croise son regard et s’emparer de cette lueur qui n’existe que pour lui. Il saisit son courage à deux mains et, d’un geste brusque, balance son coude en arrière, en plein dans l’abdomen de son agresseur.




*



Surpris par une réaction qu’il n’avait pas prévue, l’homme accusa le coup dans un grognement de douleur et d’étonnement. Il éloigna aussi légèrement sa lame de la gorge de Lyke, permettant à celui-ci de glisser vivement sous son bras. Syndrell avait déjà lancé son poignard. L’arme vola en tourbillonnant sur elle-même et se planta dans l’épaule de l’homme.

Il bondit en arrière et jeta un coup d’œil à Lyke qui rejoignait Narek. Un instant d’hésitation plus tard, il se jeta sur Syndrell. C’était elle, sa cible, même s’il se jura de tordre le cou – littéralement – au gamin plus tard… D’un geste vif et puissant, il dégaina les deux épées croisées dans son dos et attaqua de front.

Syndrell ne tergiversa pas une seule seconde. Ses lames secrètes jaillirent de ses bras dans un chuintement furtif, l’acier brilla dans la lumière des torches. Le combat commença. Désormais certaine que Lyke était en sécurité puisqu’avec Narek, la marchombre mit toute son énergie à mettre son adversaire hors d’état de nuire.

Un instant, elle crut y parvenir.
L’homme qu’elle affrontait était imposant mais moins rapide car plus lourd, et s’il n’avait pas retiré le poignard fiché dans son épaule afin de ne pas perdre trop de sang, il souffrait visiblement. Syndrell virevoltait, ses lames frôlant chaque fois un peu plus près le visage et le torse de son adversaire. Surprenant une ouverture, elle se fendit, l’acier chanta, près à…

Quelque chose se prit dans ses pieds et la fit trébucher. Quelque chose qui n’était pas là une seconde plus tôt. Quelque chose qui se noua autour de ses chevilles, sournoisement. L’homme abaissa les bras pour porter un coup fatal et Syndrell, bien que sonnée par la chute, roula sur le côté pour échapper d’extrême justesse à la mort.

Dans le même temps, elle ramena ses genoux contre son ventre et trancha les liens qui étaient mystérieusement apparus pour la faire tomber. Mystérieusement ? Non.
Parce que cet homme était un…

- Mentaï ! cria-t-elle en se redressant d’un bond pour échapper à une nouvelle attaque foudroyante.

Il fallait que Narek et Lyke s’échappent de cette prison souterraine ! Ils ne pouvaient pas affronter un tel guerrier et espérer le vaincre. Elle-même commençait à reculer tandis qu’en face d’elle, l’homme enchaînait les parades dans un rictus mauvais. Il était capable de se servir de l’Imagination pour la tuer, ou tout du moins la capturer. Il n’en fit rien. Il préférait nettement s’amuser !

Un pas en arrière. Syndrell pesta contre son manque de réactivité et redoubla de férocité, ses gestes désormais flous tant ils étaient rapides. Elle tourbillonnait comme un feu follet endiablé. Son corps s’était presque entièrement remis de sa captivité dans le Désert des Murmures – bien mieux que son esprit, en tout cas. Souple et agile, fluide et furtive, elle bondissait, plongeait, pivotait sans laisser les épées ennemies la transpercer. Jamais.

Pourtant, une estafilade finit par apparaître le long de sa main droite. Une autre fleurit sur sa cuisse un instant plus tard, une troisième se dessina sur sa joue gauche, juste sous l’œil ; Syndrell fatiguait. Elle dérapa, crut qu’il fallait attribuer ce faux pas à l’épuisement qui la gagnait, se reprit en voyant le sourire amusé de son adversaire : il était en train de dessiner ! Après avoir lâchement pris en otage un enfant, il se battait à présent en utilisant ses lames et son Don !

Elle dérapa à nouveau sur le dessin d’une petite plaque de givre, leva les yeux vers les épées qui descendaient inexorablement vers elle…

Ecarquilla les yeux lorsque, du bout de ses doigts gantés, Narek repoussa les lames ennemies.




*



L’intervention de Narek sema le trouble dans la fureur chaotique du Mentaï. Quelques secondes volées que Syndrell employa à reprendre son souffle. Elle rejoignit son compagnon dans la bataille un instant plus tard, rassurée de le sentir à ses côtés, portée par sa rage de vaincre et partageant la même peur que lui : elle ne voulait pas le perdre.

Leur adversaire était coriace. Il était jeune et Syndrell ne l’avait encore jamais vu auparavant. Ce n’était pas lui, le marchombre véreux. Ce n’était pas lui mais il était forcément lié au traître, d’une manière ou d’une autre, sans quoi il ne serait pas ici… La jeune femme grinça des dents : comment espérer capturer un homme pareil ? L’idéal serait de pouvoir lui soutirer les informations nécessaires sauf que, dans l’état actuel des choses, vouloir s’en sortir vivant était déjà un bien grand espoir !

Un espoir de fou, songea-t-elle lorsque Narek trébucha à son tour. Déjà rôdée, Syndrell réagit avant que le Mentaï ne frappe le marchombre : elle passa devant lui et parvint à réduire la force du coup avec l’une de ses lames. Au lieu de l’éventrer, l’épée déchira sa chair depuis l’épaule jusqu’à la hanche et lui tira un gémissement de souffrance pure. Sans Narek pour parer l’attaque suivante, elle aurait été tuée.

Ils étaient en train de perdre.
Narek recula, sérieusement touché, Syndrell jura en sentant le mur dans son dos, trembla lorsque le Mentaï leva ses bras, se calma quand son amant l’embrassa, hurla sa frustration en silence au moment où les lames s’abattirent…

Non, pas des lames.
Des fleurs.



*



La première pensée de Syndrell fut que Ciel les avait miraculeusement trouvés, mais à la place de son meilleur ami, c’est le visage inoubliable de Danir qu’elle découvrit. Sa deuxième pensée fut donc qu’il était vraiment incroyable pour se trouver là au bon moment. Et puis la main de Lyke la tira en arrière, et elle cessa de réfléchir.

- Lyke ! Tu n’as rien ? Tu n’es pas blessé ?

Elle se mit à le palper fiévreusement, il la repoussa doucement – elle saignait trop pour qu’il se permette de la rudoyer comme d’habitude.

- Non mais tu t’es regardée ? marmonna-t-il avant de l’entraîner un peu plus à l’écart du combat qui faisait rage.

Rassurée, Syndrell passa un bras autour de ses épaules, aussi bien pour profiter de son soutien que pour le sentir sain et sauf contre elle. Un peu plus loin, Danir déployait ses talents avec tellement de puissance qu’elle en eut le souffle coupé. Elle laissa échapper une exclamation lorsqu’une multitude de lames vinrent à bout du Mentaï.

C’était fini.




*


- Danir…
- Vous n'êtes pas en danger de mort immédiat, ni l'un ni l'autre, mais il vous faut du repos, tout au moins. Ici cette nuit, nous n'avons pas le choix, demain nous allons à Al-Chen, c'est dans la direction opposé de celle où vous alliez selon ce que j'ai compris, mais ce n'est pas important. Vous aurez besoin de vrais soins, et non de ce qu'un ex-rêveur fatigué pourrait vous offrir. J'ai un ou deux amis en ville qui feront l'affaire.

Syndrell était têtue et elle ouvrit la bouche pour questionner le dessinateur, mais il la fit taire d’un seul regard, implacable et sans appel. Elle aurait osé s’y frotter au moins une fois si seulement Narek ne s’était pas soudain appuyé plus lourdement sur elle. Il était épuisé et elle ne valait guère mieux. Elle soupira.

- Merci… murmura-t-elle simplement avant de se laisser tomber sur sa couche.

Danir répondit par un grognement. Il s’occupa de panser sommairement sa blessure puis celle de Narek. Juste avant de perdre connaissance, blottie contre le jeune homme, Syndrell sentit une main passer doucement dans ses cheveux.


- Dormez. Je suis là, maintenant.



*



C’était un rêve qui lui était familier. Pas celui où elle se perdait dans le labyrinthe de la peur, au cœur du désert, mais celui où elle chevauchait dans la nuit, sous l’éclat scintillant de la lune et le sourire moqueur des étoiles en compagnie de Miss.
Rêve ou bien souvenir ?


- Réveille-toi ! lança la marchombre aux yeux violets.
- Pourquoi ? Je n’ai pas envie de…
- Ne discute pas, jeune fille, c’est important !

Syndrell ouvrit les yeux dans un sursaut. Le souffle court, elle resta immobile un moment ; ses pensées se mettaient difficilement en place, comme si on l’avait assommée avec un bon coup de poêle sur le crâne. L’idée que Mia ait pu mettre en œuvre ses sempiternelles menaces lui traversa l’esprit, juste avant qu’elle se souvienne des derniers événements.

Elle se demanda ce qui l’avait tirée du sommeil, en dehors de Miss. Un rêve n’était qu’un rêve, même si depuis quelques temps, elle y accordait davantage d’importance. Narek dormait contre elle. Il était tellement fatigué qu’il ne s’éveilla pas lorsqu’elle remua, pas même quand elle frémit de douleur, sa blessure se rappelant à son bon souvenir dans un élancement terrible.

Elle se leva pourtant. Danir était assis un peu plus loin. Il lui tournait le dos et somnolait sans s’endormir complètement – il montait la garde. Mais Syndrell était une marchombre. Plus légère qu’un souffle, elle se faufila dans l’ombre, contournant Lyke qui s’était assoupi près d’elle, et quitta les ruines pour sortir à l’air libre.

Il faisait nuit noire. La lune n’était pas aussi belle que dans son rêve ; réduite à un mince croissant blafard, elle était un sourire pincé qui lui fit froid dans le dos. C’est alors qu’elle devina sa présence, puis distingua sa silhouette.

Il se tenait près d’un arbre, immobile, puissant. Empreint d’une aura qu’elle n’avait jamais pu oublier. La gorge de Syndrell se noua, elle vacilla. Il pencha la tête sur le côté.


- Toujours en vie, alors…

La marchombre réprima un haut-le-cœur au son de cette voix qui invoqua dans sa mémoire les pires images. Elle se revit bondissant au-dessus des dunes de sable, sûre de son coup, droit sur l’homme qu’elle s’était jurée d’abattre afin de sauver ses compagnons et tous les esclaves d’Ezadrah. Un homme qui avait simplement levé les yeux vers elle. Un homme qui avait sourit à la mort. Sûr, lui, de ne pas mourir. Un homme qui se tenait à présent devant elle.

Onku.

- C’est toi, le traître… souffla-t-elle, surprise d’avoir encore la force de prononcer un mot.
- Traître ? J’étais déjà un marchombre que tu n’étais encore qu’une lumière dans les yeux de ta mère.

Syndrell serra les poings. Pourquoi ? Pourquoi ne l’avait-elle jamais croisé jusqu’ici ? Pourquoi n’avait-elle jamais lu son nom quelque part ?

- Onakaïl Kuhemu. C’est ainsi que je me nomme, bien qu’Onku soit mon diminutif depuis des années…
- Qu’est-ce que tu me veux ?
- A toi ? Rien. Rien du tout. Tu ne m'es d'aucun intérêt. Enfin, je reconnais que ta pugnacité m’a intrigué. Je me suis dit que le désert avait eu raison de ta pauvre carcasse, j’ai eu tort…


Il ne lui voulait rien ? Alors pourquoi… Syndrell eut un mouvement de recul en voyant Onku plonger la main dans les replis de sa cape blanche. Il n’en sortit toutefois pas une arme, mais un bocal. Il y avait quelque chose à l’intérieur… Onku tapota le récipient du bout des doigts. La chose remua. Et Syndrell pâlit. Cette chose, c’était un serpent.

C’était Ylléna.




*



- Tu vois, j’ai tout ce dont j’ai besoin. Tant pis pour le jaguar, je suppose que la prochaine fois sera la bonne.

Syndrell n’était pas une métamorphe et encore moins un jaguar, mais lorsqu’elle se jeta sur Onku, elle feulait comme un félin sauvage. Sans paraître surpris, il prit le temps de ranger le bocal avant de laisser la marchombre venir à lui. Pas d’arme, songea-t-elle alors que sa greffe jaillissait de ses bras. Elle pouvait l’avoir, cette fois. Elle allait le…

Elle vola en arrière et s’écrasa sur le sol dans un bruit sourd. Sonnée, le corps en miettes, elle regarda avec stupeur le bras d’Onku – un bras qui n’avait plus rien d’humain puisqu’il s’agissait d’une patte d’ours. Un ours ? Cet homme ? Impossible ! Il ne pouvait pas être lui-même un métamorphe quand il menait de macabres expériences sur les gens, hommes, femmes et enfants qui possédaient une telle faculté !

C’était trop difficile à accepter. Trop dur à avaler. Désespérée, Syndrell attaqua de nouveau, consciente que sa vue se brouillait et qu’elle n’allait pas tenir debout très longtemps dans cet état. Onku leva son autre bras. Cette fois ce fut la patte d’un lion qui déchira la poitrine de la marchombre et la projeta au sol. Elle roula dans l’herbe gelée, cracha un jet de salive mêlé de sang, se redressa sur ses avant-bras en serrant les dents.


- Tu peux encore bouger ? Je suis surpris, vraiment… Tu es quelqu’un d’unique, Syndrell Ellasian. Mais hélas pour toi, ce ne sera jamais suffisant !

Des cornes se mirent à pousser sur la tête d’Onku. Syndrell les reconnut immédiatement : c’étaient celles d’Armorin, le taureau vaillant, l’ami fidèle qui avait sacrifié sa vie pour qu’elle puisse s’échapper de l’enfer d’Ezadrah. Malade de peur et de tristesse, elle parvint sans savoir comment à se lever encore une fois. Ses jambes tremblèrent. Son regard flamboya.

- Tu vas payer cher pour tout ça, jura-t-elle.

Onku éclata de rire dans la nuit.
Puis il l’encorna. Plaquée contre un mur de pierre gelé, Syndrell hoqueta.

- Un jour, peut-être ! En attendant, tu restes là et moi, je m’en vais. Adieu, Syndrell Ellasian.

Lorsque les cornes quittèrent sa chair, Syndrell glissa le long du mur et bascula sur le côté. Elle regarda Onku se pencher en avant. Elle vit les ailes qui déchirèrent sa tunique et jaillirent de son dos. Elle le suivit des yeux lorsqu’il s’envola. Attendit qu’il ait disparu pour serrer les poings et hurler sa colère. Il avait emmené Ylléna.

Là-bas…




[3745 mots. Ta faute, si tu n'avais pas écrit autant... siffle Bon, maintenant que c'est fait, je te suggère de me signaler toute chose qui te gênerait. Laisse Onku partir, on le retrouvera plus tard, dans un autre Rp ! Oh, par le string de l'Empereur, cette histoire mets mes nerfs à rude épreuve, hein !!]

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 23 Jan 2017, 04:00

SYNDRELL!

Réveil en sursaut.

Le jeune homme aurait put se rendormir simplement, mais c'était impossible, quelque chose n'allait pas, il le sentait, le savait.

L'apprenti se leva sans réveiller Lyke, miracle d'ailleurs vu le bruit qu'il avait fait en se réveillant, mais Danir, lui, ouvrit les yeux, haussa les sourcils et les refermas quand son ami se dirigea vers la sortie, bonne idée mon vieux, va t'aérer les neurones, se dit-il en refermant les yeux pour se rendor--


Danir! DANIR! DIT MOI QUE C'EST PAS TROP TARDS, AIDE LÀ FAIT QUELQUE CHOSE, PITIÉ!

Et puis quoi enco---

Putain de merde de fiente de Ts'liche d'enfoirée de Thül à gueule de raï!

Il attrapa la jeune femme sans attendre, la déposant sur le sol.

Et lui qui comptait se reposer, il avait repris des forces, mais à ce point... Le dessinateur palpa les contours de la plaie du bout des doigts, la jeune femme était entre l'inconscience et l'éveil, et tant mieux, ça aurait fait un mal de chien. Il aurait presque soupirer de contentement en comprenant qu'aucun organe n'avait été sérieusement touché.

Presque.

Parce qu'une artère n'avait pas été ratée, elle.

La jeune femme n'était sur le sol que depuis un moment que déjà certaines de ses mèches se tintaient de rouge.

Lyke et Narek le déconcentrait, il ne pouvais pas...


ASSEZ!

Le cris déchira l'air, une cage en verre insonorisé apparue de nulle part, la cloche entourait Danir et Syndrell, ne laissant passé que l'air mais ne laissant pas passé les sons.

L'homme ferma les yeux, à genoux aux côtés de la marchombre.

Il déroula son rêve.


It starts with pain,
Followed by hate,
Fueled by the endless questions no one can answer...

A stain covers your heart,
And tears you apart,
Just like a sleeping cancer.

I don't believe men are born to be killers,
I don't believe the world can't be saved,
How did you get here and when did it start..?

An innocent child with a thorn in her heart...

What kind of world do we live in?

When love is divided by hate...

Losing control of our feeling,
We all must be dreaming this life away...

...In a world so cold...

Elle n'est plus en...Danger... Immédiat...

La cage de verre laissa passé les mots un instant avant de disparaître.

Un instant avant que le rêveur ne s’effondre d'épuisement...

...Droit dans les bras prévenants de Narek qui le déposa sur le sol en douceur. Il avait, en une nuit, sauver la vie de Syndrell par deux fois, dette que le jeune homme ne pourrait jamais repayer.

Le garçon observa Lyke un instant. Les deux se fixaient, seconde durant une éternité pendant laquelle le silence les liaient mieux que tout... Ni l'un ni l'autre ne pourrait se rendormir après une telle émotion... Puis une question.


Tu sais cuisiner..?

Question qui fit hausser un sourcil. Évidemment cuisiner, ici, maintenant? Pourquoi..?

Puis la réponse s'imposa d'elle même.

Pour elle, pour lui...

...Pour eux...


They say we are what we are,
But we don't have to be,
I'm bad behavior but I do it in the best way...

I'll be the watcher of your eternal flame,
I'll be the guard dog to all your fever dreams,
I am the sand in the bottom half of the hourglass...

...I try to picture me without you but I can't...

'Cause we could be immortals.

Le jeune homme ne connaissait, somme toute, pas plus la cuisine que Syndrell... Mais en apprenant qu'elle adorait les crêpes, sembla dix fois plus déterminé d'apprendre à lui cuisiner cette spécialité de Narek pour qu'elle y goûte en s'éveillant...

...Et semblait un peu contrarié de ne pas arriver au même résultat, au même goût, que le barde même s'il suivait les instructions de celui-ci à la lettre.

Le barde en question passa son bras sur son front, chassant la sueur qui y coulait à cause de la chaleur du feu... Au moins, en laissant l'entrée à la cave ouverte, ils avaient puent faire le feu sans réveiller ou intoxiqué leurs amis, mais, surtout, sans les quitter des yeux.

Cela dit, l'odeur de la nourriture chaude chatouillait les narines alors que le soleil se levait doucement... Ce fut d'ailleurs ce qui bougea en premier : Les narines de Syndrell.

Comme un petit mammifère qui aurait senti l'odeur, elles se dilatèrent une seconde avant de se refermer, répétant ce manège à environ trois reprises sous le regard quelque peu rieur de Narek et de son jeune compagnon de cuisine.

Puis ses yeux s'ouvrirent doucement et elle tenta évidemment de se lever pour faire une grimace atroce et décider de rester là un peu plus longtemps.

Danir avait fait un travail remarquable, digne d'un groupe de rêveurs et non d'un seul homme épuisé, mais de là à enlever la moindre douleur... Elle avait frôler la mort par hémorragie, tout de même, il lui faudrait un moment pour remplacer tout ce sang, pour reprendre des forces et des couleurs.


Ne bouge pas, reste comme ça encore un peu, tu as bien failli y rester, il vaudrait mieux--

Il vaudrait mieux arrêter de se foutre dans de tels pétrins tout seul! Je vous jurent, un instant ça ce bat contre un dessinateur, l'instant d'après ça faillit mourir! J'aurais dut amener Carian au moins, ses prouesses pour foutre des poings sur la tête auraient étés bien utiles, tient!

Non mais sérieusement..!


L'homme soupira en s'agenouillant au près de Syndrell, fermant les yeux pour vérifier son état de façon plus précise, déroulant un petit rêve de plus question d'aider la réparation de la blessure, ignorant une fois de plus la présence de lames dans les bras de la jeune femme. Ce n'était pas dans ses intentions de questionner quoi que ce soit, tient.

Il n'avait d'ailleurs aucune raison de le faire.

Il aida cependant sa patiente à s'asseoir, ça lui tira une petite grimace, mais ce n'était que la douleur normale de solliciter ses muscles ainsi après un tel choc. Aussitôt assise, une assiette se retrouva sous son nez, des pancakes et des crêpes plus minces s'empilant dedans... Danir sourit malgré lui. Les pancakes et les crêpes de Narek, ça valait tout de même le détour depuis Al-Chen...

Aussi prit-il une assiette lui aussi pour s'asseoir avec les trois amis et manger doucement.

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MessageSujet: Re: Out of breath [PV Narek]   Lun 23 Jan 2017, 07:14

Flap. Flap. Flap.
Onku s’envolait et il emportait… Syndrell serra les poings – non, tenta de les serrer… mais… quelque chose lui échappait…
… sa vie.


- Ylléna, souffla-t-elle.

La douleur reflua. Les yeux mi-clos, la marchombre voyait à peu près et entendait sans ressentir quoique ce soit. Elle crut entendre Narek, le perdit un instant, le retrouva étonnamment près d’elle ; il dut la soulever dans ses bras puisque le monde se mit à tournoyer.


*Ylléna…*

Des cris. Pourquoi est-ce qu’ils criaient comme ça ? C’était épuisant et… ah, Danir leur coupa le sifflet, à Narek et Lyke. Elle ne comprit pas comme il s’y prit mais qu’importe : c’était efficace. Le silence. Et le froid. Très bien.
Syndrell ferma les yeux.


*Ylléna !*



*



Une délicieuse odeur vint chatouiller les narines de la jeune femme. Ce parfum lui était familier ! Elle se concentra. Difficile, mais pas impossible. Voyons voir. C’était doux… c’était chaud et sucré… c’étaient des crêpes !

- Na… rek ?

Il était là, elle pouvait sentir son odeur, à lui, mais les yeux ouverts elle ne voyait pas très bien : le monde était flou. Gênée, elle remua pour au moins s’asseoir, renonça lorsqu’une douleur monta dans chacun de ses muscles – y compris ceux de l’abdomen. Une main se posa doucement sur son épaule.

- Ne bouge pas, reste comme ça encore un peu, tu as bien failli y rester, il vaudrait mieux--
- Il vaudrait mieux arrêter de se foutre dans de tels pétrins tout seul! Je vous jurent, un instant ça ce bat contre un dessinateur, l'instant d'après ça faillit mourir! J'aurais dut amener Carian au moins, ses prouesses pour foutre des poings sur la tête auraient étés bien utiles, tient!

Non mais sérieusement..!


Il fallut plusieurs secondes à Syndrell pour reconnaître Danir et, lorsqu’il posa sa main fraîche le long de sa joue, tout lui revint brusquement en mémoire. Le Mentaï. Onku.
Ylléna.

Cette fois, aucun des deux hommes ne l’empêcha de bouger ; Danir l’aida même à s’asseoir, une entreprise douloureuse mais qui lui permit soudain de mieux voir. Lyke se tenait un peu plus loin. Rassuré par l’état de Syndrell, il dévorait ses crêpes avec un appétit d’ogre. Syndrell sentit une boule se former dans sa gorge.

- Lyke…
- T’en veux ? C’est moi qui les ai faites ! Elles sont pleines de trous et un peu épaisses des fois mais…


Il jeta un coup d’œil en direction de Narek : mais avec un bon maître, les résultats étaient là ! Syndrell ferma les yeux un instant. Lorsqu’elle les rouvrit, ils brillaient tellement que le garçon cessa soudain de manger.

- Syn… ?
- Ylléna a été enlevée.


Silence.
Lourd et douloureux.


- Elle a été emmenée dans le Désert des Murmures… à Ezadrah.

Comme si l’évocation de ce simple nom était un signal, sa marque, sur son épaule, la brûla fugacement.

Syndrell se mit à trembler – non pas de peur, mais de colère : on l’avait dupée, on l’avait blessée dans sa chair et dans son âme en s’en prenant à sa famille ; Ylléna était une sœur pour elle. Désormais, la peur de retourner là-bas avait fait place à une rage immense et indomptable. Sa décision était prise.

Elle allait à Ezadrah.
Elle irait chercher Ylléna.
Et elle reviendrait avec la jeune fille, ainsi que tous les autres.

Ou elle ne reviendrait pas.




*


- Tu es sûre que ça ira ?

Syndrell leva les yeux pour croiser le regard inquiet de Danir.

- Ça ira, oui. Grâce à toi. Je ne l’oublierai pas, Danir.

Sans lui, ils seraient tous morts et nul n’aurait peut-être jamais su pour Ylléna. La vie décidait de lui offrir une seconde chance, la marchombre ne devait pas la gâcher ! Appuyée contre Lyke, elle eut un pâle sourire. Danir soupira. Cette fille était encore pire que Narek, parfois. Ils s’étaient bien trouvés même si, du coup, ils passaient leur temps à courir après les ennuis.

- Tu n’es pas rétablie. Il faudrait te rendre dans une Confrérie ou bien voir un Rêveur.
- Si tu accomplis la mission que je t’ai donnée, j’en verrai un bientôt,
promis Syndrell.

Une nouvelle fois, elle formula le vœu silencieux que Hièlstan ne soit pas parti à l’aventure au moment où elle avait le plus besoin de lui. Avec un peu de chance et grâce à ses indications, Danir trouverait le Rêveur chez lui, dans sa maison près du lac Chen…

Syndrell prit une profonde inspiration. Elle pouvait se déplacer sans aide désormais, même si elle se sentait encore faible et avait besoin, à l’arrêt, de s’appuyer contre quelqu’un ou quelque chose. Deux jours passés dans la grotte avaient à peine suffit à lui redonner un peu de couleurs sur les joues. Entre temps, Narek était passé à l’Académie. Il avait récupéré les affaires de Syndrell et répandu la nouvelle : elle était en vie. Blessée, mais en vie.

Azur en avait pleuré. Mia aussi. Elle avait envoyé le marchombre avec assez de provisions pour tenir un siège pendant six mois et celui-ci avait tout lâché pour serrer Syndrell dans ses bras. Longtemps. Avant de lui apprendre que Ciel était parti.
Lui aussi…

- On y va ?

Syndrell tourna la tête et croisa le regard déterminé de Lyke. Elle hocha la tête.

- On y va.




[Eeeeet ben ! Si j'avais su qu'il se passerait tout ça dans un seul et unique Rp !! Tu peux répondre encore si tu veux, Na ; après quoi, on se lance dans l'opération "Tempête de sable" xD - et merci merci MERCI pour ce joli Rp en ta compagnie (merci pour les crêpes, aussi !)]

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Out of breath [PV Narek]
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