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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 25 Sep 2016, 16:49

Je commande un énième verre en attendant mon assiette... Bon je sais que ça ce trouve pas comme ça mais quand même!

Je m'envoie le verre sous le regard surpris de ma descente d'une bande d'imbéciles, là, dans le coin, qui attendent que je tombe dans les pommes pour faire mumuse... C'est ça d'aller dans une taverne où on ne pose pas de question une nuit de pleine lune...

Je dit à l'autre imbécile de m'apporter la bouteille, cette fois, et il s’exécute au même moment ou l'un des bourrus perd patience et viens s'asseoir à ma table... Je suis pas d'humeur alors je grogne un peu... Mais je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que j'aurais pas à bouger le petit doigt.


Show me how to lie,
You’re getting better all the time,
And turning all against the one,
Is an art that’s hard to teach...

Another clever word,
Sets off an unsuspecting herd,
And as you step back into line,
A mob jumps to their feet...

Qu'est-ce que tu veux?

Ce que mes potes veulent aussi ma jolie.

Je fronce le nez, franchement, les mots ''ma jolie'' dans sa bouche à ce con, ça devrait être interdit... Du coup je me prépare à lui foutre ma choppe par la gueule quand il se prend un MA-GNI-FI-QUE crochet qui l'envoie valser avec sa chaise, apportant un arrêt dans les conversations en même temps que le serveur dépose l'assiette de calmar au milieu de ma table ou le propriétaire du poing, après une réplique piquante envers celui qu'il vient d'envoyer au tapis, s’assoit avec une chaise emprunter à une autre table, sa réplique fait se lever les potes de l'idiot et je souris quand je les entends approchés, mon regard dépareillé attrapant le seul autre si unique dans l'endroit.

Un regard, une phrase...


Tu m'accorde cette danse, clair-de-lune..?

Now dance, fucker, dance,
Man, he never had a chance!

And no one even knew,
It was really only you...

Je pousse ma chaise du pied en me levant d'un bon, la propulsant vers le hommes fâchés qui s'approche en attrapant un des beignets de calmar pour l'avalé en souriant, l'envoleur répliquant lui-même à une attaque sans laisser une seule chance à son assaillant et je souris en me battant tout en mangeant avec lui...

C'est mieux comme retrouvailles qu'un truc trop calme, non..?

Le combat qui s'étend au reste de la salle me fais penser que oui, c'est beaucoup, beaucoup mieux.


With a thousand lies,
And a good disguise,
Hit ‘em right between the eyes,
Hit ‘em right between the eyes.

When you walk away,
Nothing more to say,
See the lightning in your eyes,
See ‘em running for their lives...

Nous reprenons des chaises non brisées pour nous remettre à table, le serveur tremblant comme une feuille nous rapporte une bouteille et deux choppes pendant que nous mangeons tranquillement sans vraiment se parler...

Autour de nous, la salle est un champ de guerre, les gens K.O. un peu partout et les chaises et bouteilles en morceaux... Ceux qui étaient encore debout se sont tous enfuis quelques minutes auparavant devant notre duo qui bouffe en se battant.

L'assiette terminée, un sourire toujours sur les lèvres, je lève ma choppe à... Mon ami, une bagarre et un repas, plus un sauvetage et une mission! Ami!


Alors, clair-de-lune, tu te fais moins discret ou si c'est ton style habituel..?

... Dans les deux cas, j'aime beaucoup.


Je dis pas ce que j'aime, pas besoin, j'aime son style et il le sait et un instant l'idée folle de faire un pied de nez aux conventions en étant à la fois son apprentie et celle de Lib me caresse l'esprit...

Je la garde sous le bras et hoplada, me demande ce qui me vaut l'honneur de le revoir tient!

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 25 Sep 2016, 21:59

[Gniaaah, c'est partiiii ! ]




- Tu m'accordes cette danse, Clair-de-lune.. ?

Sourire.
Eblouissant.

- Avec un immense plaisir, fillette.


*


Il était retourné là-bas, parce qu'il ne pouvait pas s'en aller sans un dernier au revoir. Putains de sentiments, songea Gil en regardant le vent emporter un petit nuages de cendres et de fumée. C'était tout ce qu'il restait de la maison et, oui, il était forcément sentimental – sinon pourquoi serait-il planté là, les mains dans les poches et l'âme en vrac ? C'était sa maison qui avait disparu à jamais. Difficile de comprendre ce que cela pouvait bien remuer en lui, qui avait toujours vécu en nomade, jamais fixé nulle part. Difficile d'admettre qu'il avait de la peine, mais peut-être était-ce lié à autre chose ? D'autres liens qui s'étaient forgés ici même et qui peinaient à se déliter quand une maison avait mis seulement quelques minutes à flamber ?

I watch the city burn
These dreams like ashes float away
Your voice I never heard
Only silence

Where were you when our hearts were bleeding
Where were you when it all crashed down
Never thought that you'd deceive me
Where are you now ?

Gil s'ébroua comme s'il émergeait d'un rêve. Un cauchemar, plutôt. Il soupira, puis rabattit sa capuche sur sa tête et, drapé dans ce qui lui restait encore de dignité et de son manteau un peu roussi sur les bords, il tourna les talons.


I watch the city burn
These passions slowly smoldering
A lesson never learned
Only violence

Is your world just a broken promise
Is your love just a drop of rain
Will we all just burn our fire
Are you still there

Let it burn...


*


Dans la vie, des tas d'emmerdes vous guettent et si vous avez de la chance, vous parvenez peut-être à en éviter la plupart. Si vous êtes honnêtes, vous reconnaîtrez tout de même que vous n'y échappez pas toujours. Les emmerdes, si elles veulent vous fracasser, elle ne demande pas la permission – et encore moins pardon. Il y a alors deux cas de figure. Primo, vous descendez aux Enfers. Chute vertigineuse qui ne laisse rien au hasard et vous détruit à petit feu. Vous ne croyez plus en rien, surtout pas en vous. Vous ne laissez plus personne vous atteindre et vous vous repliez dans un monde de noirceur – le reflet de votre humeur, que vous vous amusez à écorcher chaque seconde un peu plus. Deuzio, vous commencez par prendre la cuite du siècle et puis, après ça, vous décidez que vous n'avez pas à souffrir en martyr. Vous êtes un battant. Pas un héros, ce serait bien trop beau et si les emmerdes ont pu vous trouver, c'est que vous êtes un peu con, aussi. Mais vous ne lâchez pas prise. Au contraire, vous vous affirmez, vous devenez ce que vous auriez toujours dû être. Vous changez, pour le meilleur et pour le pire. Surtout pour le pire.

Gil avait déjà exploité la première option et pour ce que ça avait donné, il décida de ne pas la tenter à nouveau. Il choisit l'autre issue, celle de la cuite et du rebond. Il ne se souvenait pas très bien de la cuite, preuve qu'elle avait été phénoménale. Apparemment, il avait mis une sacrée ambiance dans une taverne, jusqu'à ce qu'il frappe une jolie nymphe qui, selon les témoignages, « n'avait rien fait d'autre que chercher à l'allumer un peu ». Il fallait croire qu'elle avait carrément mis le feu aux poudres puis qu'il l'avait étalée d'un geste. Pas exactement comme elle l'aurait souhaité, mais ça, en réalité, c'était déjà l'indice d'une phase de changement imminente. La suite avait été plus claire et, au moins, il s'en souvenait toujours. Il avait décidé de changer. Dans tous les sens du terme. Cheveux plus courts, barbe plus soignée. Le tabard était de retour, plus classe que les précédents et porté sur une chemise d'un pourpre exquis, généralement retroussée aux manches sur des bracelets de cuir – les fourreaux de sa greffe, en quelque sorte. Elle n'allait plus servir qu'à une chose : tuer celui – ou celle – qui menaçait sa famille et qui, en faisant exploser sa maison, avait fait naître la vengeance dans les yeux de l'Envoleur.

Il ne se passait pas un jour sans qu'il se lève en pensant à Libertée, et il se levait parce que chaque jour le rapprochait de ces échéances : la fin d'une menace odieuse et permanente, et le moment où la marchombre le rejoindrait pour lui offrir sa réponse. Il l'attendait donc, et ce faisant il... comment dire ? … remettait de l'ordre dans le chaos monumental de sa vie. Il ne passait certainement pas de l'ombre à la lumière, c'était même plutôt le contraire : il faisait jaillir à la lumière l'ombre dans laquelle il se complaisait. Il envoya paître l'Ordre en renvoyant une nouvelle mission de cours accompagnée d'un « allez cordialement vous faire mettre, bisou bisou, Gil ». Il fit scandale dans les hautes sphères d'Al-Jeit, sous l'identité d'un noble horriblement charmeur et salaud, et reprit la nuit les combats de rue, défiant la légalité et la raison. Enfin, pas tout à fait... car s'il donnait l'impression de tout foutre en l'air à nouveau, c'était au contraire d'une main de maître qu'il dirigeait ses investigations secrètes. Noble ou lutteur acharné, il réunit en une dizaine de jours plus d'informations qu'en dix mois. Ces activités l'amusaient indéniablement... et l'empêchaient de se ronger les sangs en attendant Libertée.

Ce soir-là, il sortit d'un... entretien... plutôt violent avec l'un de ses indics. Le bougre s'était cru en position de renégocier son salaire et le ton avait monté, jusqu'à ce que Gil fasse passer le message de façon plus définitive. Il sortit de l'impasse, émergeant des ténèbres ; la lame qu'il tenait à la main étincela un bref instant avant qu'il la nettoie pour la rengainer d'un geste. Il redressa ensuite le col de sa chemise et, comme si de rien n'était, remonta la rue, ses bottes claquant doucement sur le pavé inégal. C'était aussi ça, le nouveau Gil : moins hésitant, plus expéditif. Efficace. Il était en train de réfléchir au surlendemain – jour où Erwan et Voëlle devaient le retrouver sous la porte d'Améthyste – quand quelque chose, son instinct probablement, lui fit soudain lever les yeux. Les fenêtres d'une taverne jetaient des flaques de lumières dans la rue, laissant voir tout ce qu'il se passait à l'intérieur. Il y avait du monde, de la musique, des chansons dont les paroles auraient fait rougir le plus dévergondé des hommes, de l'alcool coulant à flot, des gens plus ou moins sobres, Tsukia, des serveuses juste assez vêtues pour que l'imagination fasse le reste, des plats gargantuesques, des... Une minute. Le regard de Gil s'attarda sur la jeune fille qui pensait avoir reconnue. Il la vit tirer la langue à quelqu'un avant de vider son verre d'une traite et d'une manière bien particulière, effaçant toute trace de doute en lui. Son demi-sourire lui creusa la joue.

Voyez-vous ça...


*


- Qu'est-ce que tu veux ?
- Ce que mes potes veulent aussi ma jolie.


L'affreux bonhomme qui s'y prenait comme un manche pour séduire la gente féminine fut sauvé avant de se ridiculiser davantage : un poing jaillit de nulle part et l'envoya directement au tapis. Ce fut bref et magnifique. Les regards surpris se tournèrent vers celui qui en était l'auteur, et Gil agita doucement les doigts, un sourire aux lèvres.

- Je pense que tes potes et toi, vous pouvez aller jouer à la poupée ailleurs...

Le séducteur incompris gémit, le nez en sang, et ses comparses s'agitèrent, prêt à le venger noblement. Mais Gil n'en avait cure. Il avait accroché un regard aussi dépareillé que le sien et le reste importait peu.

- Tu m'accordes cette danse, Clair-de-lune.. ?

Sourire.
Eblouissant.

- Avec un immense plaisir, fillette.



So it's go, fare thee well
With a too da loo ra loo ra doo de da
A too ra loo ra loo ra doo de da
Me rikes fall too ra laddie-o, there's whiskey in the jar !



Une chaise vola, puis deux, puis trois. La table suivit, avec ce qui se trouvait dessus, et Gil attrapa un beignet avant que l'assiette ne s'envole. Un délice ! songea-t-il en se léchant les doigts puis en se servant de l'assiette pour fendre le crâne d'un copain à Nez-Cassé. Il n'utilisa ni lames ni aiguilles, se contentant de disloquer des mâchoires et de briser des os à tours de bras. Une vraie bagarre de taverne ! Elle ne s'éternisa pas – à deux, ils étaient bien trop efficace – et le calme finit par revenir. Les plus malins faisaient mine de discuter dans un coin, le maître des lieux était sagement planqué derrière son comptoir. Gil se laissa tomber sur une chaise à peu près droite et, les bras croisés sur le dossier qu'il avait placé devant lui, il regarda Tsukia s'installer elle aussi. Rien à voir avec la loque qu'il avait ramassée des mois plutôt ! Cette fille-là était plus lumineuse. Et plus malicieuse. Sa boutade lui tira un rictus amusé.

- Seuls les idiots ne changent pas, dit-il en portant la chope que le pauvre tenancier venait de déposer d'une main tremblante devant lui. Et les nullards, ajouta-t-il d'un ton plus fort à l'adresse de Nez-Cassé et ses potes qui gémissaient sur le sol.

Il s'essuya la bouche du dos de la main et pencha la tête sur le côté. D'ici dix minutes à peu près, la garde de la ville allait leur tomber dessus. Le temps de papoter un peu, non ?

- Alors, comment va la vie ?

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 25 Sep 2016, 22:33

Il connaissait une loque et il connaissait Talia...

Mais il ne connaissait pas -vraiment- Tsukia, la vraie moi que je cache un peu quand même en cours question de ne pas non plus brisé l’atmosphère éducative, je crois que Lib aimerait pas beaucoup!


Oh tu sais la vie elle déconne tout le temps, je crois que je l'ais laisser en plan, elle doit encore me chercher, trop sérieuse à mon goût cette vieille loque!

Je souris en prenant une gorgée et nous continuons de papoter un moment dans la paix et le calme bien doucement, puis le cliquetis d'armures retentit dans la rue et nous échangeons un regard en finissant nos chopes de concert et en les posant au moment même où le premier garde passe la porte...

Rock 'n' roll, clair-de-lune.


Let the wind and the rain and the breeze blow high,
And the snow come traveling through the sky,
She's as sweet as apple pie.

She'll get her own lad by and by,
When she gets a lot of her own,
She won't tell her ma when she gets home...

Let them all come as they will.

Je me lève de concert avec lui, nos pieds levant la table sur le côté au même moment, lui il tourne pour agripper sa chaise et la lancer au garde qui tente de charger dans le tas, le propulsant par terre et ma chaise viens finir le travail en volant droit vers son casque pour l'assommer.

Nous pivotons tout deux derrière la table et nos pieds cueillent chacun un côté de celle-ci, l'envoyant de deux puissants coups de pieds droit sur la porte, repoussant les hommes en armure.

Sans attendre nous courrons vers la fenêtre du fond et il passe le premier alors qu'un homme cris ''AU NOM DE L'EMPEREUR ARRÊTEZ!''

Je me retourne en sautant pas la fenêtre pour lui faire un clin d'oeil et lui envoyer un baiser volant, il est jeune et plutôt mignon... Surtout qu'il rougis quand il me vois.

Dommage que son intellect soit celui d'un garde, c'est à dire que toute son unité combinée a un QI plus bas que celui du capitaine.


She is handsome, she is pretty,
She is the belle of Al-Jeit city,
She is courting one, two, three,
Please would you tell me who is she..?

Nous courrons dans la noirceur de la nuit sans regarder derrière nous, évitant les rues principales où des armures cliquettent pendant la recherche.

Côte-à-côte, nous grimpons une tour plutôt haute et je suis de nouveau impressionner par sa façon de marcher à la verticale...

Du coup nous arrivons tout en haut et regardons doucement le paysage de nuit depuis notre perchoir, bientôt les recherches serons abandonnés, persuadés que nous avons quittés la ville.


Alors et toi, Clair-de-Lune, ça va la vie? Pas trop d'ennemis? Je te préviens, si oui je veux leur noms, pas le droit de te laisser faire tuer avant que je t'ais fait payer l'empoisonnement..!

Et puis ce serait une sacré perte, nous faisons une bonne équipe et je l'aime bien, ce type... Je suis sûre que Qark et lui s'entenderais bien tient!

Cela dit son regard a changé, ce mec il a un but précis, une mission...

Et qu'il aime ça ou non, me dis-je, je veux en être..! Une révélation murmuré m'échappe au moment où je pense à ça.


Tu sais, j'ai souvent penser à courir te retrouver à cette maison, t'attendre au besoin, pour t'emmerder jusqu'à ce que tu m'apprenne à être envoleuse...

J'y pense encore.


Peut-être que j'aurais dut me taire...

Mais c'est pas mon fort.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 25 Sep 2016, 23:42

Le cliquetis des armures résonna, chassant la douceur de la nuit et le silence qu'ils avaient créé, mais Gil ne se départit pas de son demi sourire. La vie déconne tout le temps. Enfer, Tsu était encore si jeune... elle n'avait pas idée !

Les dernières chaises volèrent alors que le premier garde n'avait pas franchi le seuil.


*


Debout au bord du vide, Gil reprit calmement son souffle. Le vent faisait claquer les pans de son tabard. Il secoua la tête. C'était pas exactement comme ça qu'il avait envisagé de passer la soirée, mais finalement, il n'était pas déçu ; cette vue en valait la peine. Cette fille aussi. Elle était différente des personnes qu'il avait l'habitude de croiser, comme si... Comme si aucune comparaison n'était possible. Elle était Tsukia, une fillette un peu paumée mais fichtrement têtue, un rien tarée et pleine de dents. Une gamine capable de semer une pagaille monstrueuse dans une taverne, puis de semer la garde et de grimper en haut d'une tour vertigineuse. Et de ne pas tout ruiner en ratant une prise et en s'écrasant quelques mètres plus bas. Il baissa les yeux, sonda la profondeur du gouffre à ses pieds. Sacrée chute. Il finit par s'asseoir et laissa ses jambes se balancer doucement dans le vide. A côté d lui, Tsukia repartait déjà d'un ton joyeux. Il se demanda si l'assommer suffirait à la faire taire.

- Alors et toi, Clair-de-Lune, ça va la vie? Pas trop d'ennemis? Je te préviens, si oui je veux leur noms, pas le droit de te laisser faire tuer avant que je t'ais fait payer l'empoisonnement..!

Il eut un petit rire.

- Quoi, tu m'en veux encore pour ça ? C'était même pas un véritable empoisonnement. Je t'ai juste fait croire que tu étais malade et ton cerveau a fait le reste...

Il secoua la tête en repensant à ce trait de génie qui lui avait permis, non sans mal, d'ouvrir les yeux à cette gamine entêtée. Si elle n'avait pas réussi à affronter ses propres démons, il l'aurait vraiment empoisonnée. Histoire de l'achever correctement. Des ennemis, hein... Gil laissa son regard glisser sur les lumières de la ville. Il s'en rapprochait considérablement. Enfin. Ses poignets le brûlèrent légèrement sous les bracelets de cuir. Tout doux, lança-t-il à ses aiguilles, pressées d'en finir elles aussi.

- Tu sais, j'ai souvent penser à courir te retrouver à cette maison, t'attendre au besoin, pour t'emmerder jusqu'à ce que tu m'apprenne à être envoleuse... J'y pense encore.

Cette fois, Gil haussa les épaules.

- La maison n'existe plus, elle a été soufflée par une explosion.

Il avait dit ça presque distraitement, encore plongé dans ses sombres pensées, mais soudain le véritable sens des paroles de Tsukia le frappa et il haussa un sourcil avant de lui jeter un coup d'oeil. Vraiment ? Il soupira. Il se souvenait parfaitement de cet instant, lorsque cette idée folle avait traversé son esprit. Voler son élève à Lib. La plaisanterie du siècle. L'occasion de la mettre échec et mat en seulement un coup... L'idée s'était évaporée dans la façon d'être de Tsukia. Indéniablement chaotique, elle dégageait une telle lumière qu'il était difficile de ne pas l'imaginer en train de suivre Libertée.

- Je t'aurais flanquée dehors si tu avais fait une chose pareille, bougonna-t-il.

Et puis quoi encore ? Il ne s'était pas débarrassé de tous ses apprentis pour s'en coltiner une autre ! Elle mord en plus, se souvint-il en se frottant machinalement le bras. Qui voudrait enseigner quoi que ce soit à ce piranha – exceptée Lib ?

- Et puis j'ai pas le temps de pouponner.

Pas alors qu'il était sur le point de mettre au point sa vengeance...

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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Lun 26 Sep 2016, 00:51

T'es un idiot, Gil...

T'es un loup qui pense être solitaire parce qu'il cherche une meute mais repousse les gens par peur de s'attacher...

Mes surtout, t'es un idiot...


Je sais pas trop pourquoi mais ça m'as fait un pincement au coeur quand il a dit qu'il me foutrait à la porte... Je tente de chasser ces pensées parce que je sens qu'une larme n'est pas loin et je réussis de peine et de misère à repousser tout ça en inspirant profondément. Je sais qu'il doit s'en être rendu compte mais au moins il ne dit rien.

Du coup la prochaine voix à retentir est un peu cassé mais se reprend vite et c'est la mienne.


Alors, hum...

Tout ça mis-à part, je crois deviner que t'as une autre mission hein, c'est pour ça que t'es là..?

Je veux en être, et c'est pas une demande, si tu dis non je ferais de ta vie un cauchemars et de ton bras des lambeaux, alors voilà.


Il ne semble d'abord pas emballer par l'idée mais, après une petite joute verbale et un claquement de dents significatif, il prend la voie de la raison et accepte mon aide en me donnant cependant très peu de détails en disant qu'il élaborerait mais ''Demain'' avait il précisé en baillant avant de descendre tout en disant de le retrouver sur ce même toit à l'aube...

Du coup je suis seule, sur un toit quelconque et la ville en contrebas...

La tête en miettes.

Comment va la vie hein? La bonne blague...

Moi, la vie, elle m'aime pas, elle complique tout, voilà mon problème bon sang. Je repense à Syndrell, que j'aime, à Aivy, que j'aime aussi...

Les gens normaux ils aiment une seule personne non..?

Je suis pas normale donc... Si quelqu'un me disais ça en public je lui rirait au nez mais seule avec moi même, cette triste réalité qui me pend au nez me fais frissonner alors que je prends mes genoux entre mes bras, le regard dans le vague.

Le vague en question, c'est une rue un peu plus loin et j'aperçois un mec qui porte un tabard que je reconnaîtrais entre milles même d'ici qui aère sa chambre dans une auberge.

Mon regard fixe cette fenêtre longtemps après qu'il l'ais quitter sans même regarder dans ma direction...

Et si...


Restez calme et surtout, surtout n'ayez pas peur,
Je ne vous blesserais pas et n'suis pas une voleuse,
Déséquilibrer, un peu, mais inoffensive,

Je ne resterais ici que quelque heures...

La chambre est sans bruit quand je m'y glisse par cette fenêtre rester ouverte et le clair de lune éclaire son homonyme endormis.

Heureusement pour moi, le bruit de gens profitant encore des dernières heures d'alcool en bas camoufle mon entrée et il ne bouge pas d'un cil, son souffle reste régulier et je réussis à m'approcher tant bien que mal sans qu'il ne réagisse...

Et maintenant, je suis à côté du lit d'un envoleur qui me tuerais sûrement sans hésité s'il me voyait là... Encore plus rapidement, me dis-je, s'il s'éveillait en me trouvant comme ça, c'est évident, me cris mon cerveau alors que je me couche dans l'espace vide à ses côtés sans le réveiller, même s'il grogne un instant et bouge légèrement dans son sommeil, ce qui me fait frôler la crise cardiaque.

La logique me dit que mon odeur de vanille fraîche, dans cette chambre qui sent le renfermé, devrais le réveillez... Mais voilà, pour une raison que je ne connais pas, ça n'as pas d'effet.

Juste quelque minutes, comme ça, à ses côtés comme si de rien n'était ne peut pas faire de mal, si..?

Après tout il est beau gosse et puis... Et puis il me trouve sûrement trop jeune pour me regarder comme une femme, me dis-je, de nouveau au bords des larmes.

Syndrell, Aivy... Et maintenant voilà qu'un imbécile dont je ne connais même pas le vrai nom me fait de l'effet au point où je crois que si je passe un peu plus de temps à ses côtés je pourrais bien tomber amoureuse une troisième fois...

Je vais bientôt sortir par la fenêtre pour me barrer de nouveau de toute alors je peux bien profiter un peu, non..? Et puis faut que je me trouve une chambre aussi, j'ai so...mme...il...


Avoue!
J'avoue tout...
Elle est folle!
Pas si folle, non, non...
Corde au cou!
Je m'en fou.
Haut et court!

Pauvre amour...

Gniah, lumière... J'ouvre les yeux et prend un instant pour me remettre de l’assaut lumineux puis mon souffle s'arrête alors que mes yeux s'écarquillent.

Oh.
Pu.
tain.

Je suis tombé endormie dans son lit!

Pire encore, il s'est retourner dans son sommeil, son bras est autour de moi, je peux pas m'éclipser sans le réveiller!

Il bouge légèrement et je prie pour qu'il bouge sans s'éveiller, qu'au moins il me fasse ce petit cadeau...

Ses paupières vibre un instant, moment décisif entre l'éveil et le simple retournement dans le pays des rêves, mais moi je prie déjà pour qu'il se dise simplement que c'est un rêve, ou un cauchemars, et qu'il se rendorme...

Je suis mal...


J'en pouvais plus de te croiser dans la rue,
Sans un regard comme si tu ne m'avais pas vue...

C'est un attentat, un acte de désespoir!

C'est un rêve en réalité mais pour un soir...

Mais ta beauté glacé,
Ton indifférence!

Pourtant si près de ton inaccessible absence!
Moi j’espérais, hier, à minuit un quart...

Que tu m'laisserais pantelante sur c'te connerie de toit!

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Lun 26 Sep 2016, 07:15

- T'es un idiot, Gil...

Tremblement. Surpris, Gil tourna la tête mais déjà la larme coupable s'était envolée. Il demeura silencieux. Vraiment... ? Et puis elle se mit à lui parler de loup et de meute, et il se renfrogna. Bien sûr qu'il était solitaire, c'était sa nature. Et il avait bien envie de lui expliquer que c'était la seule façon de ne pas souffrir, mais... elle le savait déjà, n'est-ce pas ? Il se rappelait bien de son état, la dernière fois, quand il lui était tombé dessus. Elle avait choisi l'option numéro un. S'il l'avait laissée, pas sûr qu'elle aurait survécu à cette nuit-là. Il n'avait pas prolongé un sursis, cependant : il lui avait montré une autre façon de voir les choses. Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. C'est exactement ce qu'il faisait, bon sang, et il n'y avait pas à tortiller sur une meute ou quoi que ce soit d'autre !

- Alors, hum...Tout ça mis-à part, je crois deviner que t'as une autre mission hein, c'est pour ça que t'es là..? Je veux en être, et c'est pas une demande, si tu dis non je ferais de ta vie un cauchemars et de ton bras des lambeaux, alors voilà.

Il soupira franchement, cette fois. Tu m'emmerdes. Il tenait toutefois trop à ses bras pour tenter le piranha et c'est d'un ton léger qu'il répondit, le regard toujours dans le vague.

- Ouais. Ça bouge de mon côté. J'ai de quoi mettre la main sur celui qui me pourrit la vie depuis des années.

Il hésita. Entrer dans les détails ? Nan. Pas assez bu pour ça.

- Et ça tombe bien que tu en parles parce que j'ai besoin d'aide, figure-toi.

Oui, moi, le « loup solitaire », et bien il me faut une meute, tu vois ? Pour aller chasser ma proie...

- Mais il est trop tard pour que je t'explique tout ça maintenant, dit-il en bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Semaine chargée. Je vais m'pieuter.

Il se leva, lui jeta un coup d'oeil. Elle n'avait pas l'air de vouloir le suivre, cette fois, et elle avait un air si tristoune qu'il leva les yeux au ciel. Avant de lui donner un tout petit coup de poing sur le sommet du crâne.

- On se retrouve ici même, au petit jour. Dors bien.

Il s'éclipsa dans la seconde. Qui sait ce dont elle était capable pour lui tirer les vers du nez si elle le désirait ??



*



Allongé sur sa couche, un bras replié derrière la tête, l'autre pendant dans le vide, Gil fixait les lattes du plafond sans parvenir à trouver le sommeil. Il était épuisé mais les pensées se bousculaient sous son crâne. Il fallait faire un peu de rangement. Résolument, il mit de côté celles qui, nombreuses, concernaient Libertée et Suviyo. Pas maintenant. Puis il tria les dernières informations récoltées : celles qui avaient un rapport avec Aile de Corbeau mais aussi des nouvelles concernant un certain Rogan Twinn. Et puis il y avait Tsukia. Elle s'incrustait dans ses pensées comme dans sa vie, sans gêne et avec mille soucis. Du coup, il était partagé entre l'agacement et l'amusement, un drôle de sentiment qu'il mit sur le compte de la fatigue. Exaspéré, il soupira et ferma les yeux pour finalement s'endormir. Son sommeil fut agité. Il se sentit remuer jusqu'à cogner quelque chose de chaud. Il marmonna quelque chose, chercha l'odeur de pêche, trouva de la vanille et dans son rêve, cela le surprit sans l'éveiller toutefois.

Il se débattait dans les dernières bribes d'un songe particulièrement tordu – un calmar qui lui tapait dessus en criant avec une voix qui ressemblait étrangement à celle de Libertée – quand le truc chaud bougea contre lui. Il eut d'abord le réflexe de resserrer son étreinte pour ne pas le laisser s'échapper. Puis il battit des paupières, ouvrit les yeux et...

- Oh non.

Tsukia le dévisageait en silence, ses grands yeux contrastés fixés sur lui dans l'attente. Elle avait l'air d'une biche surprise par un loup. Il la lâcha aussitôt, se redressa, voulut reculer et tomba du lit. Il s'écrasa lourdement sur le parquet, s'emmêla dans les draps et une bordée de jurons lui échappa. Quand il se redressa, ébouriffé, essoufflé, ses yeux lançaient des éclairs et il espérait bien qu'ils allaient la griller.

- Mais qu'est-ce que tu fous là ?!

Il réfléchissait à toute allure, le cœur battant ; avait-il... Lui avait-il... ? Il secoua énergiquement la tête. Non ! Il se souvenait bien s'être couché seul, et il était assez sobre pour ne pas s'être relevé par la suite. Il avait dormi comme une masse. C'était elle qui était venue le rejoindre, mais... pourquoi ? Il se passa une main dans les cheveux avec la sensation un peu bizarre d'avoir raté une marche. Il avait bien dû manquer quelque chose. Un signe ? Avec cette fille il fallait carrément un interprète ! Il se passa une main sur le visage et baissa machinalement les yeux. Merde. Visiblement, son corps avait apprécié cette chaleur vanillée contre lui et il se sentait fichtrement à l'étroit dans son pantalon. Encore heureux qu'il se soit endormi avec ses vêtements...

- Tu pouvais pas me demander d'abord ? grogna-t-il en s'approchant de la bassine d'eau pour s'asperger le visage. J'aurais pas dit non, tu sais.

Il leva la tête et chercha son regard dans le reflet du miroir accroché au mur.

- Je te fais quand même pas peur ?

Il n'en était plus certain, en vérité. Elle ne bougeait pas, elle avait l'air d'une petite souris piégée et elle n'avait même pas osé lui demander un endroit où dormir... Il se retourna et lui envoya une petite gerbe d'eau à la figure. Avant de lui tirer la langue.

Bien fait pour toi.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mar 27 Sep 2016, 03:26

Article numéro un, il m'a pas -encore- tuée.

Article numéro deux, il a pas l'air d'être -trop- dérangé par ce réveil après sa seconde craquante de panique.

Article numéro trois, ferme là, Tsu. D'acc Tsu.


C'est toi qui m'as dis de bien dormir...

J'avais dis la ferme Tsu, tu vois, c'était pour ça, maintenant tu viens carrément de dire que dormir à ses côtés et bien dormir sont synonymes... Je vois un de ces sourcils se soulever alors qu'il se passe une serviette sur le visage pour en éponger l'eau et je n'attends pas qu'il ais finit sa phrase...

Quand il se retourne, je ne suis plus là.


Lucky that my lips not only mumble,
They spill kisses like a fountain.

Lucky that my breasts are small and humble,
So you don't confuse them with mountains.

Lucky I have strong legs like my mother,
To run for cover when I need it.

And these two eyes that for two others...

The day one leave will cry a river.

T'en as pris du temps, on avais dis à l'aubeuh!

Il grimpe en grognant, je crois deviner qu'il supporte de façon étrange que je fasse comme si je l'attendais sur ce toit depuis longtemps et pas comme si je venait à peine de me lancer de sa fenêtre pour y courir en ne laissant qu'un trajet vanillé comme traces...

Seulement voilà, rester là bas pour me faire dire, encore une fois, qu'il voulait me ficher à la porte... Ben j'avais pas la force, quoi.

Cela dit quand il monte, il ne parle pas, se contente de s'asseoir à côté de moi, juste assez loin pour que nos ''bulles'' se touchent sans vraiment entrer l'une dans l'autre et il regarde la ville à nos pieds comme moi...

... J'avais oublier qu'il était un genre de maître, lui aussi... Forcément, il sait que je ne suis qu'à moitié là et qu'expliquer un plan quelconque ne servirait à rien... Et ça me fait tout drôle... Je ne crois pas avoir déjà rencontrer quelqu'un qui lit vraiment en moi de cette façon, pas simplement par chance mais par véritable observation et poof, il sait.

Pas le choix, c'est à moi de parler, je suppose...


Dit, Gil..?

Léger grognement, franchement y'a de quoi ce demande ce que je lui trouve, hein! Pas loquace, le mec!

Quand tu disais que tu me foutrais à la porte et quand...

...Quand tu disais que tu aurais pas dis non...

...C'était vrai..?


Je le sens tourner la tête vers moi plus que je ne le vois, sens son regard me transpercer comme s'il voulait lire le véritable sens de mes questions dans mon âme elle même...

Et ça me trouble...

Du coup pas le choix, faut se camoufler.


Alors hum... Cette mission... Tu as dis un truc à propos de gens te faisant la vie dure..?

Ouaaais... Très subtil, le changement de sujet... Enfin bref, faut faire avec, parce que y'avait pas vraiment d'autre choix et c'est un peu de sa faute...

* C'est à cause de toi que je ne pourrais pas survivre à un autre refus, clair-de-lune...

À cause de toi qui m'as sauver la vie en me ruinant la mort. *

Thereover, hereunder,
You'll never have to wonder.

We can always play by ear,
But that's the deal my dear.

Thereover, hereunder,
You've got me head over heels.

There's nothing left to fear,
If you make me feel the way I feel...

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mar 27 Sep 2016, 21:18

Gil secoua la tête et rentre sa langue – elle était partie. Forcément. Mi-figue, mi-raisin, il acheva sa toilette et fut soulagé de constater que ses ardeurs s'étaient calmées. Il pensa à Libertée. Si jamais elle entendait parler de cette nuit, sauterait-elle en conclusion qu'il n'était pas fiable pour un sou ? Certainement. Il avait perdu sa confiance depuis bien longtemps. Dans un soupir, il se dit qu'au moins il était honnête avec lui-même... Et en toute honnêteté, Tsukia était une jeune fille diablement tentante mais qui ne le tentait pas. Pas de cette manière-là. Elle était jolie, oui, et brillante, percutante même, elle avait du répondant comme personne, elle se battait et buvait comme un homme, avait le génie des femmes et possédait un culot extraordinaire. Le culot de se glisser dans son lit pendant la nuit et de ne rien faire. Alors oui, Gil souriait à demi lorsqu'il quitta l'auberge dans a lumière frémissante du petit jour.

Il souriait encore lorsqu'il la rejoignit au sommet de la tour, et accueillit sa boutade en silence. Assise là, à la place de Kaünis... elle ne détonnait pas. Il s'assit près d'elle – pas trop près quand même, au cas où elle aurait envie de se coller à lui encore une fois – et contempla la ville qui s'éveillait doucement mais sûrement à ses pieds.

- Dis, Gil...

Adieu, silence.

- Quand tu disais que tu me foutrais à la porte et quand... Quand tu disais que tu aurais pas dit non... C'était vrai... ?

Il la regarda sans répondre – c'était pas le moment de déconner. Tsukia avait un air sérieux qu'il lui connaissait bien sans pourtant la connaître vraiment ; c'était celui qui se foutait bien d'une réponse évasive et qui avait besoin de quelque chose de tangible. Du concret, voilà ce qu'elle voulait. Mais parce que c'était un moulin à paroles qui s'entendrait bien avec Syles, spécialiste en la matière, elle enchaîna sans le laisser retomber sur ses pattes et il la laissa faire... Une lueur amusée traversa son regard. Joli changement de sujet, fillette. Bon, il lui avait demander de le retrouver pour ça, mais rien que sa mine la trahissait ; elle marchait un peu sur des œufs, là. Et puis zut, tu vas pas me lâcher avec cette histoire si je ne réponds pas, hein ? Ou bien elle allait finir par lui arracher un bras avec les dents et ça, c'était absolument hors de question ! Alors...

- J'aurai peut-être laissé la porte entre-ouverte, marmonna-t-il en haussant les épaules. Pas la peine d'en faire tout un plat. Et si tu m'avais demandé de partager ma chambre, j'aurai dit oui. Je ne suis pas...

Un monstre ? ironisa la bête.
Un connard ? ironisa Super Conscience.

Je vous emmerde, les filles.

-... un enfoiré.

C'était ainsi qu'il s'était qualifié lorsqu'ils s'étaient rencontrés et il réalisa que c'était ce qui lui allait le mieux. Bon. Estimant qu'il avait... hum... éclairci la situation (non ?) il se concentra sur les plans de la journée.

- C'est moi qui suis sur le point de rendre la vie dure de certains. Il y a un moulin pas très loin d'ici... Je vais aller y faire un tour. Histoire de rappeler à quel point je peux être irritable quand on me cherche de trop près.

Il s'interrompit, croisa le regard de Tsukia... et soupira. Du concret. D'accord...


*


- Voilà, fin de l'histoire.

Il lui avait fait un résumé succinct mais bien plus précis que tout ce qu'il avait pu lui raconter jusqu'ici ; un exploit pour lui, alors si ça ne lui convenait pas, tant pis ! Elle avait reçu l'essentiel. Vilain Mystérieux Méchant avait franchi une limite en détruisant sa maison. A lui de répliquer maintenant. Il calma ses poignets en frottant ses bracelets et ajouta, le regard perdu au loin :

- Dans quelques heures, je dois retrouver des amis sous la porte d'Améthyste.

Il grimaça – Erwan, un ami ? Cette blague... Mais nuancer reviendrait à expliquer et il en avait marre de parler. Alors il se redressa, fourra ses mains dans ses poches et baissa les yeux vers elle.

- Tu peux venir. Deux têtes de mule valent mieux qu'une.


*


La porte d'Améthyste. Gil ne comprendrait jamais pourquoi Al-Jeit était à ce point attachée à ses couleurs. Ville des illusions, elle tentait d'embellir un monde qui était quand même bien sombre... Il secoua la tête. Pas le moment de se morfondre ; Erwan et Voëlle allaient bientôt arriver. Il s'appuya donc contre un mur et regarda l'eau violine ruisseler à quelques pas de lui. Son regard finit par dériver vers Tsukia. Sans doute n'aurait(il pas dû l'entraîner là-dedans, mais après tout, elle avait écouté son histoire ; elle savait qu'elle risquait gros. Si elle l'accompagnait c'était de son plein gré. Le sien. Il n'était pas en mesure de lui dire quoi que ce soit. Il l'avait peut-être sauvée, mais selon lui, il lui avait surtout ouvert les yeux... Il lui avait montré que la vie vaut la peine d'être vécue tant qu'on en tient les rênes. Et il la préférait combative plutôt que dépressive.

Ça lui allait mieux.



[Lib, 'Rwan, à vous de jouer ! mrred]

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mar 27 Sep 2016, 23:52

[ Du coup je continue ici.... Et Lib en fait encore qu'à sa tête... Accrochez-vous, et restez assis ! ]






Elle allait essayer, en tout cas, de parler à Gil.
Parce que malgré tout, elle tenait à lui, vraiment. Et elle l'aimait. Profondément. C'était peut-être étonnant que ça soit si limpide, mais c'était vrai. Même si elle avait eu besoin d'aller voir ailleurs. Et sans culpabilité, en plus. Ce n'était pas comme si elle le trompait, pour elle, de toute façons. Parce que déjà, il avait commencé.
Ensuite, parce que… ben, en réalité, c'était dans l'ordre des choses. Elle ne culpabilisait pas de faire ce qu'il fallait pour se retrouver elle-même, parce qu'elle allait bien mieux que depuis des mois et des mois. Elle n'allait pas regretter ça, ni s'excuser pour ça !

Elle avait vraiment envie de le revendiquer, en fait.
Pour montrer à Gil que sa demande en mariage avait été parfaitement malvenue au moment où il l'avait formulée. Pour montrer aussi qu'il devait être cohérent. Décider quelque chose et le faire, avec lui, il y avait toujours un océan entre les deux. Un océan si profond que le dragon aurait pu s'y cacher !

Secouant la tête, elle vit l'expression d'Erwan changer et fronça les sourcils un instant.
Avant de voir sa mère arriver… Et de pousser un soupir exaspéré.

- T'es sérieuse ? Tu crois pas qu'on peut faire sans toi ? C'est un peu bizarre là, maman.
Elle vit l'envoleuse jeter un coup d'oeil à Erwan et capta une étincelle dans ce regard qu'elle ne connaissait pas. De l'admiration ? Secouant la tête, Libertée prit une inspiration, mais Voëlle la prit de vitesse.
- Je vais te renvoyer ton beau discours à la tête, Lib, et te dire que je fais ce que je veux de ma vie. Et si je veux sauver ma fille, mon gendre et… leur couple, je fais de mon mieux pour y parvenir !
Libertée grogna mais ne protesta pas…
Cependant, elle décida d'ignorer royalement sa mère pour attraper la main d'Erwan.

Pur esprit de provocation.


♥ ♥ ♥


Ils parvinrent à Al-Jeit en temps et en heure.
Voëlle avait laissé la plupart du temps Libertée et Erwan seuls. Elle n'était pas stupide, et avait vite compris que sa fille avait besoin de parler… Et pas à sa mère.
Oh, il ne s'était rien passé mais…
La marchombre ne pouvait toujours pas s'empêcher de toucher l'homme. De chercher son regard, son soutien, de sentir sa présence. En fait, c'était infiniment rassurant.

La porte d'Améthyste se dressait, magnifique et fière, avec ses mille couleurs, à quelques dizaines de mètres.

Libertée reconnut la silhouette qui était appuyée contre le mur près de la cascade : elle aurait pu la reconnaitre parmis dix mille autres. Gil.
Mais…
Elle reconnut également la seconde silhouette, fine et féminine….
Tsukia !

Surprise, Libertée se mit à courir à petites foulées jusqu'aux deux personnes qu'elle connaissait. A quelques mètres d'eux, elle fronça les sourcils, avant de s'arrêter à la hauteur de Tsukia, lui lançant un regard interrogateur : que faisait-elle là ? Est-ce qu'elle était là par hasard ?


- Tsu ? demanda-t-elle doucement… Avant de s'approcher de Gil.
Elle le fixa plusieurs secondes, plongeant son regard dans celui, dépareillé, de l'envoleur. Puis, elle franchit les quelques pas qui la séparait de lui, et déposa la paume de sa main droite sur son coeur à lui,, tapotant quelques secondes.

- Je t'aime, Gil. Tu avais raison. J'ai besoin d'être rassurée. Si tu es prêt à être un peu plus investi… Je dis oui.

Elle avait lâché le début dans un murmure, avant de dire sa dernière phrase à voix haute et forte.
Déterminée.
Rayonnante, et sûre d'elle.
Se penchant vers lui, elle déposa délicatement ses lèvres sur les siennes, affleurant son torse de ses seins.

- Oui… murmura-t-elle contre sa bouche.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mer 28 Sep 2016, 01:15

Le ''Liblib! Smouak sur le nez!'' part en fumée.

Le ''Ah ouais je comprends maintenant pourquoi ce serais marrant, sa tête...'' aussi.

Même le simple ''Ah oui je comprends''

Parce que le mec que j’aperçois derrière me fais caché ma gourde plus rapidement qu'un Gilounet cachant sa liblib!

Ce... Cet espèce de... Ce grand, sale, petit avorton de..!


VILAIN CHAT!

Le cris s'est échappé de mes lèvres avant même de passer par mon cerveau alors que je le pointe en protégeant ma gourde de tout mon corps.

Pas cette fois, emmerdeur, je la garde, celle là!

Du coup je me retourne vers le mignon petit couple Qui me pète un peu ma bulle du coup et je m'adresse à Gil directement En me disant qu'il a raison au fond, Lib aussi est mignonne


Alors pour Liblib je suis d'accord mais LUI!? C'est LUI ton ''Ami'' !? Alors là t'as pas tord mec, t'es pas un enfoiré, C'EST LUI L'ENFOIRÉ!

Je t'aide mais alors il reste loin de moi ou bien je le mords et vous êtes tous prévenus!


Naméoh, faudrait pas exagérer hein! MOUA! Tsu! La Tsu! L'illustre Tsu! Amante de loutres et de feu follet! Coopérer avec...

Avec...

ÇA!?!

Sérieux quoi, c'est quoi la prochaine, boire du sable..? Alors là non en, je préfère mille fois un concours d'archerie avec un faël! En plus j'aurais une chance de gagner ou au moins d'arriver ex-aquo alors!

Mais lui... Qu'il se tienne loin, je l'aime pas! Et quand Tsu aime pas, gniap gniap elle toujours faire ça!

...ET KCHAP LE BRAS!

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mer 28 Sep 2016, 03:53

Il ne pouvait pas décemment dire qu’il ne s’y attendait pas. Il avait senti les pensées et jugements de Libertée s’infléchir jour après jour depuis leur départ du Lac Chen, et il savait, au fil des conversations, que cela mènerait à ce point.
Ce petit oui qui change une vie.
Mais…
Il ne pouvait pourtant qu’être heureux pour elle, pour eux, pour leur fille. Un sourire approbateur étira ses lèvres, avant que son attention ne se porte sur le hamster en furie un peu plus loin, qui venait de cracher comme un chat. Le jaguar, dans son ventre, était plus amusé qu’autre chose par cette petite chose qui s’agitait et tentait de montrer les dents.

Erwan, quand à lui, n’était pas extrêmement à l’aise non plus. D’ailleurs, d’où l’appelait-elle vilain chat au juste ? Elle ne savait rien du Jaguar – absolument rien – donc ça devait être une insulte ou quelque chose dans le genre… Et il ne prit pas la mouche. Après tout, il pouvait la comprendre : balancer son précieux liquide, la dernière et première fois où ils s’étaient vus, n’avait pas été l’idée du siècle.

C’était apparemment bien l’apprentie de Libertée, et elle connaissait Gil. Est-ce que Gil savait que Tsukia était l’apprentie de sa Marchombre bien-aimée ? Et ce que cela impliquait ? Connaissait-il l’existence de l’Académie ?
Soudain méfiant, Erwan respira longuement.
Si Gil voulait faire un sale coup, il avait eu dix mille occasions de le faire.

Alors que Tsukia était en train de faire une petite crise de nerfs sur Gil, Erwan s’avança vers elle, les deux paumes levées.

- Tsukia… Je suis désolé pour la dernière fois, j’ai eu une réaction complètement disproportionnée. Écoute, nous sommes à Al-Jeit, je peux peut-être remplacer le contenu ? Et même t’acheter la réserve dont tu as besoin ?
Il comptait bien réparer sa bourde.
Parce que certes, il détestait l’alcool, mais il reconnaissait volontiers qu’il y était allé beaucoup trop fort, et avec une impulsion qu’il n’aurait pas dû avoir car elle ne l’avait forcé en rien, et c’était sa vie à elle.

D’autant qu’apparemment Libertée s’en était accommodée.
Poussant un soupir, le Marchombre se passa une main dans les cheveux, et son regard se tourna vers Voëlle, restée un peu en retrait, qui observait la scène avec de grands yeux surpris – autant par la réaction de Tsukia que l’annonce de Libertée, apparemment.

- Je veux bien rester loin de toi, mais ça risque d’être compliqué en situation…

Il n’avait pas relevé le « enfoiré » car cela n’avait pas lieu d’être.
Et peut-être qu’au fond, à avoir succombé à l’appel sirénien de Libertée, il en était un… Au moins pour cela.
Pour l’instant, il préférait rester calme. Le jaguar était suffisamment à fleur de peau comme ça, il n’avait pas envie qu’il se manifeste à un moment impromptu…

Coulant un regard d’excuse vers la jeune fille aux cheveux noirs, il poussa un petit soupir.
Tout cela s’annonçait…
Épique.

Mais pas chevaleresque.

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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Ven 30 Sep 2016, 06:56

[Désoléééée pour l'attente, je suis overbookée cette semaine, alors je poste ça un peu en coup de vent ! Dites si quelque chose vous dérange. Je ne suis pas là ce weekend mais de retour pour vous jouer un mauvais tour à partir de lundi (si tout va bien) !]



Trois silhouettes arrivaient dans leur direction et Gil se redressa, perplexe. Trois ? Pourquoi t... son regard changea. Ce fut bref, presque imperceptible au milieu de toute cette foule et de tout ce bruit, mais pendant un instant qui lui parut une éternité, son cœur fit la galipette du siècle. Il se recomposa illico une expression impassible et accueillit Erwan, Voëlle... et Libertée d'un simple signe de tête. Mais la marchombre avait autre chose en tête. Elle se détacha du groupe et accourut vers lui, l'obligeant sans le savoir à se rencogner dans le mur. Mine de rien, il protégeait ses arrières. Et il réalisa, alors, qu'il se méfiait d'elle presque autant que de Tsukia : qui avait bien pu lui apprendre à mordre comme un piranha ?

- Je t'aime, Gil.

Vlan. Ça, c'était un direct du droit et Gil fut bien content d'être appuyé contre un mur. Il encaissa et la laissa continuer, parce que de toute façon, ce n'était clairement pas à lui de parler. Pour être honnête il ne l'écoutait pas vraiment : elle avait posé la main sur sa poitrine et ce léger contact était assez puissant en soi pour le distraire. Il ne retint qu'un seul mot.

Oui.

Déconnexion des neurones. Oui quoi ? Oui je suis un idiot ? Oui j'ai bien fait de m'en aller un peu ? Oui je peux aller me faire fffff... frotter le dos ailleurs ? Oui je suis un mec irrésistible ? (Conscience ? La ferme.) Oui je dois rester loin de Suviyo et de toi ? Oui tu choisis Erwan ? Oui tu...

Oui ?

Avec moi ?


Reconnexion des neurones. Gil cligna des yeux, sursauta presque – parce qu'elle était en train de l'embrasser délicatement. Libertée ne s'était pas montré aussi délicate avec lui depuis... depuis... Il voulut reculer, se cogna la tête contre le mur, grogna. Puis il lui saisit le menton et l'embrassa à son tour – mais beaucoup plus sauvagement. Plus brièvement aussi. L'instant d'après, il la serrait contre lui, fort, une main dans ses cheveux pour maintenir sa tête dans le creux de son cou, et fusillait Voëlle du regard. Vous vous foutez de ma gueule ?? Pourquoi n'est-elle pas restée avec Miïn ?! La mère de Libertée leva les mains d'un air exagérément innocent et il soupira. Il n'avait pas envie d'emmener Libertée parce qu'il ne supportait pas l'idée qu'elle se retrouve encore blessée. Sa main glissa dans les boucles folles de la jeune femme et effleurèrent l'endroit où elle s'était coupée lors de l'explosion de leur maison. Il frémit, mais surtout parce qu'elle était contre lui, son odeur de pêche lui envahissant les narines avec délice. Il ne décela pas celle d'Erwan et fronça les sourcils. Il n'était pas sûr que... Il n'osait pas croire... mais...

- VILAIN CHAT !

Tsukia était hors d'elle. C'était assez curieux à voir ; on aurait dit un chaton qui crachouillait pour impressionner un adversaire beaucoup, mais alors beaucoup plus impressionnant que lui. Erwan donnait l'impression de pouvoir l'écraser d'un revers du bras. Mais celui-ci semblait aussi «innocent » que Voëlle quelques secondes plus tôt et Gil se mordit la joue pour ne pas éclater de rire. Toi non plus tu ne l'aimes pas ? Super, bienvenue au club, fillette !

- Ce n'est pas mon ami, nuança-t-il aussitôt. C'est juste un gros vilain chat (il regarda Erwan – parce que moi je sais de quoi je parle, hein!) qui aime bien fourrer ses moustaches un peu partout. Mais il a accepté de me donner un coup de main, alors... Fais avec.

Il la laissa poser ses conditions sans l'écouter. En fait, à partir du moment où il baissa les yeux pour croiser le regard de Libertée, tout ce qui se trouvait autour d'eux s'effaça. N'existait plus que le rose piqueté d'étoiles dans lequel il se perdit, corps et âme. Je suis à toi. Il tressaillit à cette pensée qu'il n'avait pu retenir et qui avait surgi de nulle part. Balancée par Conscience ou non, elle le troubla plus que de raison ; appartenir à quelqu'un, lui, l'ours maussade et solitaire ? Seren lui-même n'avait pas réussi à apprivoiser complètement le petit démon qu'il était. La bête s'étira fièrement dans son ventre à cette idée. Il la renvoya se coucher d'un violent coup de pied mental. C'était entre Lib et lui, cette fois. Rien qu'entre deux. Il n'avait besoin que d'une poignée de secondes – pour l'instant.

- Je suis prêt, murmura-t-il.

Prêt à quoi, exactement ? Lui-même n’était pas certain de pouvoir l’affirmer. Il s’était planté chaque fois qu’il avait tenté de prédire l’avenir alors, pour ce que ça lui en coûtait, il préférait se focaliser sur le présent, déjà bien assez mouvementé comme ça.

- Mais avant, il faut que j’ailler dérouiller les Méchants. Tu viens avec moi ?

Est-ce que tu viendras toujours avec moi ?


*


Gil lâcha la main de Libertée. Il n'avait pas pu s'empêcher de lui tenir les doigts pendant le trajet, comme s'il craignait qu'elle ne soit qu'une image de son esprit un peu cabossé – une image prompte à disparaître aussi brusquement qu'elle était arrivée. Mais non. La marchombre était bien là, Erwan et Voëlle aussi, et puis un petit moucheron passablement ronchon. Tsukia lui ressemblait un peu, des fois. Ça lui tira un bref sourire et, parce qu'il connaissait bien la ronchonnade et ses effets, il envoya un petit coup de poing dans l'épaule de l'apprentie.

- Rumine pas tes pensées maintenant, fillette.

Ils étaient arrivés.

Le moulin se dressait à quelques mètres d'eux, ses ailes tournant paresseusement dans un grincement qui, allié à la structure branlante de l'édifice, imposait les termes « vieux » et « fatigué ». C'était un vieux moulin fatigué. Gil observa les alentours. Personne en vue, mais il en était sûr : Aile de Corbeau se trouvait là. Sans quitter le moulin des yeux, Gil détacha ses bracelets de cuir.

- Alors ?
- Alors rien, Voëlle. Je ne suis pas le chef de cette expédition même si c'est pour moi qu'on est là. J'ai envie de casser la baraque. Chacun fait ce qu'il veut. Tout ce que je demande... c'est qu'Aile de Corbeau soit à moi. C'est elle que je suis venu débusquer dans ce trou à rats.

Il joua machinalement avec une boucle des cheveux de Libertée.

- C'est à cause d'elle que notre maison a explosé.

Pouvait-on être plus clair ? Il n'allait pas faire de quartier.

- Elle est à la tête d'un petit groupe de tueurs. Quelques assassins de première main, mais aussi des mercenaires du sud – d'anciens pirates dont elle s'est offert les services.

En d'autres termes : faites gaffe à vos fesses. Surtout toi, le moucheron qui grogne.

Ils s'apprêtaient à se mettre en mouvement lorsque Gil attrapa Libertée par la taille afin de la ramener contre lui. Il pressa rapidement ses lèvres contre les siennes.

- Pour la chance, marmonna-t-il dans un haussement d'épaules en réponse à l'interrogation qu'il put lire dans ses yeux.

Ils allaient en avoir besoin...


*


Gil balança son pied dans la porte qui s'ouvrit à la volée. Il avait dégainé son épée et la fit tournoyer au bout de son bras.

- Toc toc ! Y'a quelqu'un ? Livraison de gnons !

Il s'avança au milieu de la pièce et tourna sur lui-même. Personne. L'âne faisait tourner le moulin tout seul. Gil fronça les sourcils, soudain assailli par un doute énorme. Il ne pouvait pas s'être trompé ! Aile de Corbeau se trouvait forcément ici, il fallait...

Il plongea et bouscula Libertée avant que le liquide lâché depuis l'étage ne l'atteigne. Quelques éclaboussures firent grésiller puis fumer un petit bout de son tabard, ne laissait aucun doute quant à la toxicité du produit qu'on leur avait envoyé. Gil grogna entre ses dents et bondit sur ses pieds.

- Descends de là, vilain garnement, que je te tire les oreilles !

Les garnements ricanèrent. Gil en compta quatre là-haut. Il en vit passer un cinquième dehors, par la fenêtre, avant de voir un éclair blanc filer à sa suite. Allez minou, attaque ! Puis ce fut la cohue. Une jolie mêlée naquit pendant que l'âne, imperturbable, continuait de faire tourner les ailes du moulin. Gil se battait presque distraitement. Il cherchait Aile de Corbeau mais aucun des hommes qu'ils affrontaient ne correspondait à sa description. Il se baissa, sectionna une artère fémorale, se redressa, brisa une mâchoire, et pivota pour plaquer son dos contre celui de Libertée.

- Ton élève s’accroche à moi comme une sangsue, cria-t-il pour couvrir le bruit de la lutte. J’ai eu de la chance de lui tomber dessus par hasard il y a quelques mois. Elle s’apprêtait à faire une grosse bêtise.

Il perça une garde, transperça un homme, envoya son talon dans la gorge d’un autre, et recula pour retrouver la chaleur de la marchombre dans son dos.

- Et par « tomber dessus » j’entends simplement « croiser », crut-il bon de préciser.

Il n’avait rien à se reprocher, pour une fois. Même cette dernière nuit. Tsukia était venue d’elle-même se fourrer dans son lit et y avait dormi comme un bébé. Alors, si Libertée voulait se mettre en rogne pour une raison ou pour une autre, ce ne serait pas celle-ci !

__________________________________________

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Sam 01 Oct 2016, 18:10

Le mouvement de recul de Gil n’était pas vraiment ce à quoi elle s’attendait, et elle dut faire un effort pour ne pas le prendre personnellement… Avant qu’il ne l’embrasse lui aussi, et alors son estomac fit un saut périlleux dans son ventre.
Son étreinte, rapide et forte, la rassura et elle posa une seconde sa joue contre le torse de l’envoleur en soupirant. Il sentait bon. Terriblement bon. Ca lui avait manqué, là, alors qu’il était pourtant resté loin d’elle par le passé beaucoup plus longtemps que ça… Fermant les paupières la marchombre prit une inspiration.

Avant que la voix de Tsukia ne la fasse sortir de sa bulle.

- VILAIN CHAT !

Se détachant de Gil, Libertée se tourna vers la jeune fille avec une mine amusée. Vilain chat ? Savait-elle qu’elle avait parfaitement juste ou alors ce n’était qu’une coïncidence ? La jeune fille avait cette habitude surprenante de trouver des insultes à tour de bras, ce qui était quelque chose d’assez hilarant.
Mais quand elle vit la tête d’Erwan, et entendit ses excuses, Libertée ne put s’empêcher de froncer légèrement les sourcils. Parce qu’elle comprenait plus ou moins ce qui avait pu se passer.

Levant les yeux au ciel, elle allait s’adresser à son apprentie quand Gil attrapa son regard.

- Je suis prêt.
Un long frémissement remonta le long de son échine, et elle se plongea dans le regard bicolore de son compagnon. Elle sentit de manière très diffuse qu’il pensait ce qu’il disait, sans savoir ce que cela pouvait impliquer. Bon, et alors ? Il était prêt à faire des concessions. Ca ne voulait pas dire qu’il y parviendrait, et cela ne voulait pas dire qu’elle devait lui en vouloir s’il n’y parvenait pas.

C’était juste une promesse.



♥ ♥ ♥


Alors qu’ils marchaient, Libertée jeta un coup d’oeil à Tsukia. Fronçant très légèrement les sourcils, elle lança un regard à Erwan, qui avait l’air un peu… maussade lui aussi.
Quand Gil demanda à Tsu de ne pas ruminer, Lib ne put s’empêcher d’ajouter son grain de sel.

- Est-ce que quiconque t’avait déjà proposé de réparer ses dégats, Tsu ? Ne pas laisser de seconde chance, c’est s’abaisser à ce qu’on a déjà pu te faire…
Elle parlait bien évidemment de la Citadelle, telle que la jeune fille l’avait dépeinte durant leur premier cours, avec son bannissement.
Elle sentait un changement dans l’apprentie, une noirceur de plus qui donnait un nouveau contraste à la personne qu’elle était. Et surtout… Elle n’avait pas encore pris de rasade d’alcool.

Elle fut ramenée à la réalité par Gil qui expliquait ce qu’il savait. Aile de Corbeau, c’était moche comme surnom. La personne qui l’avait choisie aurait pu trouver quelque chose de plus ténébreux, ou au moins original !
En tout cas… Si c’était vraiment elle qui avait fait explosé la maison, Libertée ne savait pas comment elle allait réagir en la voyant.
Prise de court pa r le baiser de l’envoleur, Libertée ne put empêcher un petit sourire d’étirer ses lèvres.

La chance hein ?
Au fond, c’était une vieille amie.


♥ ♥ ♥


Aussi légère et courte qu’un soupir, Libertée se baissa pour passer sous une garde et frapper du coude et du genou. Bondissant en arrière, elle asséna un nouveau coup sur la nuque de son assaillant, avant de se redresser pour chercher Tsukia des yeux.
Elle n’était pas extrêmement rassurée pour son apprentie.

Non pas qu’elle ne savait pas se battre, mais que ces mercenaires pouvaient être bien plus redoutables qu’ils n’y laissaient paraître. Pour l’instant, c’était gérable même pour une apprentie, mais si d’autres venaient à arriver, elle voulait avoir l’opportunité de couvrir les arrières de Tsukia.
Pas nécessairement de l’aider, mais en tout cas gérer la difficulté de l’affrontement. Même si avec son Zui Qan, Tsukia était redoutable, elle avait encore beaucoup de choses à apprendre.

Rompant d’un pas, la marchombre se retrouva dos à dos avec Gil et cela lui tira un sourire. Levant les yeux au ciel, elle se mordit l’intérieur de la lèvre quand il jugea bon de préciser ce qu’il entendait par “tomber dessus” et faillit lâcher un grognement de scepticisme. Avait-il quelque chose à se reprocher ? Dans le ton de sa voix, non et pourtant.

- Elle est drôlement canon et… fascinante, hein ? lâcha-t-elle avec un sourire. Avant de se séparer de lui et de plonger en avant pour éviter un coup, et faucher une cheville.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 02 Oct 2016, 15:34

J'ai rien dis du trajet et je le sais, je sais aussi que j'aurais pus prendre la main du vilain chat pour accepter qu'il me repaye la gourde au lieu d'y foutre une claque pour la repousser...

Et je sais que Lib réfère à la fois à Erwan et à la citadelle... Le truc c'est qu'elle ne comprends rien, elle ne sais rien, même Aivy, Syndrell et Qark ne connaissent pas toute la vérité à ce sujet alors comment pourrait-elle comprendre..?

Elle ne peut pas, ne sait pas, comme tout les autres, j'ai juste l'air d'une nana bien bourré en permanence, personne ne se le demande jamais, personne ne pose jamais la bonne question.

''Pourquoi bois-tu, Tsukia..?''

Personne ne me le demanderas plus jamais, voilà. Personne ne sauras.

Et je grogne en réponse au commentaire de Libertée.


This is the story of a girl,
Who cried a river and drowned the whole world.

And while she looked so sad in pictographs,
He absolutely loved her...

...When I smiled

Un regard et un grincement de dents.

Voilà, je te remercie pas pour m'avoir jeté par terre hors de porté du liquide, monsieur poils blancs, j'aurais pus y arriver toute seule...

Les connards en haut rient comme des cons...

... Jusqu'à ce qu'une flèche à l’empennage noir ne se retrouve à sortir de l'arrière de la gorge d'un d'eux qui écarquille les yeux en levant les mains avant de tomber en bas, mort sans sembler comprendre, et que les autres ne se taisent.

Tout les regards sont sur moi, je les sens. La crevette, comme dirait Qark, à qui personne ne faisait vraiment attention vient de frapper le premier coup et il est grand, le coup.

Je sens aussi d'autres regards... Celui de Gil, qui me semble approbateur, forcément il est un type d'action, il me l'as prouvé la dernière fois.

Celui de la femme que je ne connais pas, aussi, qui semble tout aussi approbateur mais au fond j'en sais rien, difficile à lire et puis si même Gil ne peut la déchiffrer, elle doit être aussi indéchiffrable que moi...

Erwan et Liblib, eux, me regardent avec un regard différent de celui des deux autres, un regard plus grave. Bon je comprendrais jamais le mec mais celui de Liblib la Lib semble presque... Inquiet..?

Pourquoi s’inquiéter voyons...

Nous allons juste bientôt être à 30 contre quatre... Enfin trois vu que chaton viens d'en poursuivre un dehors...


Curse

Of the wicked

Creeps

Into my frame

And the blood

Is a guide

Time is cold, forlorn.

And the rage

Smothers all

In a molten scorn...

Enfoiré de crétin de fils de goule d'ami de brûleur à deux balles de petit emmerdeur de..!

MAIS TU VA TOMBER!

Ah, tout de même!

Je me retourne alors que mon assaillant d'un instant plus tôt laisse enfin tomber sa planche dont il se servait comme d'un bouclier, je le transperce d'une épée volé à un de ses comparses.

Tous des petits bandits, je suis déçue... Bon, d'accord, ils sont assez doués pour que j'ai à les tués parce que j'ai été séparer du groupe un peu, Gil et Lib sont dos à dos un peu plus loin mais je pourrais pas les rejoindre de toute et l'autre, il est dans son propre coin.

Un autre des hommes m'encerclant vient pour m'attaquer et je bloque son coup d'épée de la mi--

Merde.

C'était pas une épée, mais une dague, un brise lame.

Je remarque cela trop tard alors qu'avec un sourire carnassier il fait tourner la dague violemment dans sa main, brisant ma lame en deux d'un coup et s'élançant vers moi...

Pour se prendre un arc en pleine gueule.

Crétin, c'est pas que pour la résistance supplémentaire que les frontaliers renforcent leurs arcs de métal! On s'en sert au corps à corps aussi!

Je domine assez bien la situation... Alors pourquoi est-ce que Gil, Lib et Erwan ont soudain arrêter de se battre, pourquoi est-ce que leurs assaillants souris? Pourquoi me regardent-ils horrifier, me dis-je un instant avant de sentir la lame sur ma gorge et de voir de longs cheveux qui ne m'appartiennent pas tomber sur mes épaules, se mêlant dans les miens...

Merde.


Broken blade,
Black blood falling...

Elle donne ses conditions, blablabla rendez-vous et elle meurt pas... Mon cul oui. Elle a fait une légère entaille dans ma gorge juste pour perler une goûte de sang, prouver sa détermination...

Elle a oublier quelque chose, me dis-je, une flamme dans les yeux.


Wings
Of the crows,
Hair
Of women.

Je vois Lib et Gil, ils me connaissent mieux qu'erwan qui comprends seulement bien trop tard, me regarder horrifiez en mode ''Mais t'es folle!?''

Bah ouais.

Je suis folle.

Et je vais mourir folle, aussi, voilà...


Yipee... Kai Yay... ESPÈCE D'ENFOIRÉE!

Et je souris tout en faisant le mouvement décisif, surtout qu'elle doit se demander ce que je dis et fais, la connasse.

Quand même putain que ça fait mal.


Through rubble, rock and stone,
The ashes are my home...

The silver sting of hatred,
It creeps into my bones.

Elle cris derrière moi et sa garde se baisse une seconde sous la douleur, alors je lui mords méchamment la main et elle lâche la dague en rageant et en pestant contre moi...

Ah quoi, tu me croyais pas assez taré pour carrément me planté une flèche droit dans l'épaule pour t’atteindre, derrière moi?

Je ne suis pas si inoffensive, connasse! Et Pan la tête par en arrière dans ses dents, mais ça fait quand même mal putain!


Broken blade,
Revenge is calling!

Savage shade,
In the dark I dash!

L'instant de surprise qui suit la démonstration de crocs me suffit pour réussir à me tirer vers l'avant en cassant l’empennage de ma flèche et je réussis à rejoindre Lib et Gil dans la confusion, qui ont déjà repris leurs armes, Erwan aussi...

Et je ne peux m'empêcher de blaguer un peu en direction de Gil tout en me supportant de mon mieux sur le mur, avec les deux tourtereaux devant moi. J'entends vaguement une question qui ressemble à ''Ça va..?'' Avant de cracher ma touche d'humour.


Tu vois... Gil... Ah...Ah... J'ai fais plus de dommage... En trois secondes... Que toi en - Gnarg - En trois mois...

Bon me suis fais pas mal de dommages, aussi, mon épaule saigne pas mal, c'est douloureux c'est fou et en plus je suis sûr qu'il y as du bois dans la blessure...

Une autre visite aux rêveurs pour me faire dire de profiter de ma jeunesse par une bande de vieux croulants s'annonce.

Seulement voilà, du coup j'ai créer une ouverture, petite, mais une ouverture...

Tu vois, clair-de-lune, c'est à ça que ça sert, une meute... Je suis blesser, mais toi tu comprends pourquoi je l'ais sonner, je le sais puisque par ta façon de te tenir, il est clair que t'as compris...

Elle est prise au piège, les seules issues sont de notre côté...

Alors à moins qu'elle ne sache volé, c'est ici et maintenant que ça se termine.

D'une manière ou d'une autre.


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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mar 11 Oct 2016, 02:24

Erwan poussa un long soupir à la réaction de Tsukia, et ne put s'empêcher de lever un sourcil quand Libertée s'adressa à la jeune fille. Cela était frustrant pour lui d'avoir enfoncé ce clou si profondément dans l'esprit de l'apprentie Marchombre : il l'admettait à haute voix que cela avait été un réflexe stupide.

A vrai dire, tout rapport à l'alcool le ramenait à cette nuit-là…
Miss qui l'avait mis dehors, lui qui s'était enfui à Al-Chen et avait un peu trop bu, Syndrell qui l'avait récupéré dans un état lamentable et au petit matin… La nouvelle.
La terrible nouvelle.
Il pouvait encore sentir le petit, minuscule corps d'Ylléna tout tremblant contre lui, leur tristesse se liant dans une énorme boule sentimentale, dans des émotions inextricables. Le choc avait été terrible ; il ne voulait plus rater quoi que ce soit à cause d'un cerveau brumeux, il voulait pouvoir empêcher que cela arrive à d'autres. Personne ne devrait avoir à subir ce genre de traumatisme.

Et puis…
Tsukia était encore jeune. Elle agissait comme une adolescente, même si la profondeur de son regard dépareillé soulevait ce qu'elle avait dû vivre par le passé et les blessures que cela avait engendré. De quoi se protégeait-elle ?

Secouant la tête, le Marchombre prit une inspiration, alors que le petit groupe avait déjà commencé à s'éloigner. Il ne put s'empêcher de caresser des yeux la silhouette de Libertée et la courbe de ses hanches, le roulis de sa démarche… Se secoua une seconde fois, avant de leur emboîter le pas.


*


C'était un vieux moulin.
Les pâles tournaient difficilement, et le poids des années faisait s'effriter les planches et les poutres les plus anciennes du bâtiment. L'odeur d'humains envahissait ses narines, alors que tout le monde rentrait à l'intérieur. La fumée du liquide et son goût âcre dans le fond de la gorge dispensaient de toute réflexion : le premier assaut était lancé.
Quelques rires éclatèrent à l'étage et le jaguar dans le ventre d'Erwan bondit alors qu'une silhouette passait par la fenêtre. Fallait-il laisser s'échapper ces personnes, au risque qu'ils ne s'arrêtent jamais d'en vouloir à Gil et Libertée, et qu'ils recommencent encore et encore ? Mais s'ils étaient tous tués, est-ce que cela n'enflerait pas non plus la chose ?

Il y avait moins de chance que ça prenne de l'ampleur si le commanditaire mourrait.
Comme pour les enfants quelques semaines plus tôt.
Dans un soupir, Erwan se glissa à la suite de l'homme, par la fenêtre.  La lutte fut brève et le Marchombre laissa le corps sur le sol, se vidant de son sang, avant de se réintroduire dans le moulin fatigué.

Les adversaires avaient donc révélé leur présence et les trois partenaires du Marchombre étaient aux prises avec ces derniers. L'un d'entre eux se précipita sur lui et Erwan laissa ses réflexes l'emporter dans le combat. Ils étaient nombreux, et a priori assez bien entraînés…
Pas suffisamment.
Se coulant le long d'un bras armé, Erwan désengagea la lame du poignet, s'en saisit pour la retourner contre son propriétaire et la planter proprement dans l'aine gauche de ce dernier et l'y laisser. Un second voulut s'en prendre à lui par derrière et il fit une volte serrée pour éviter son coup et le rendre.

Un seul geste, un seul souffle.


*


Silence.
Assourdissant.
Une seconde avant que Tsukia n'entame son geste, Erwan avait compris ce qu'elle voulait faire…
Et dans un flash, il eut l'impression de voir Ylléna à la place de l'apprentie Marchombre, ce qui lui donna une sueur si froide que le Jaguar fondit dans son ventre alors qu'un feulement terrifiant faisait trembler toute la pièce.

Laissant Gil et Libertée s'occuper de cette femme, gardant un oeil dessus alors que le Jaguar se débattait pour tenter d'aller se battre, le Marchombre s'approcha de la jeune femme en arrachant son haut.
Levant son regard vers Tsukia pour croiser le sien - dépareillé, comme celui de Gil ou presque - il posa son doigt sur les lèvres de la blessée.

La lame de sa Greffe glissa hors de l'intérieur de son poignet et il coupa l'empennage de la flèche proche de la peau de la jeune femme, avant de faire un rapide bandage pour la lui maintenir et endiguer suffisamment le sang qu'elle perdait.
Elle allait avoir besoin d'un Rêveur, mais il ne fallait surtout pas sortir le bout de bois de la peau, sinon cela saignerait encore plus…
Même si la jeune fille faisait de l'humour - encore.

Soudain, le Jaguar jaillit dans sa poitrine, dans son dos, et cela poussa son corps - comme dans la maison - dans celui de l'humain, recouvrant ses épaules de la fourrure de l'animal en danger.
Faisant volte-face, Erwan ne put empêcher un profond grondement s'échapper de sa gorge.

Qu'est-ce qu'il se passait, encore ?

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mar 11 Oct 2016, 21:11

Gil hocha la tête à la remarque de Libertée… avant de lui jeter un regard soupçonneux. Soupçonneux de ses soupçons. Que s’imaginait-elle ? Qu’il se l’était tapée ? Il allait ouvrir la bouche pour rétorquer quelque chose mais un coup de dague dans sa direction l’en empêcha. Heureusement ! La moindre réplique l’aurait indubitablement entraîné sur une pente déjà franchement glissante – Kaünis serait revenue sur le tapis et, puisqu’il n’avait rien de plus à dire sur ce sujet, il préféra se taire, pour une fois. Ha ! Petit couillon devient grand… Gil pivota et envoya son pied droit dans une mâchoire qui fit un bruit ignoble. L’instant d’après, une aiguille jaillissait de son poignet gauche pour s’enfoncer dans l’œil du type qui s’apprêtait à prendre Libertée par le revers. C’était la cohue et plus le temps passait, moins il était certain de trouver sa cible : ces caricatures d’assassins semaient la pagaille pour couvrir sa retraite ! Il faut que je retourne dehors. L’Envoleur n’eut que le temps de faire un pas en avant. Tout se déroula très vite, comme si le temps s’était brusquement accéléré, alors que, paradoxalement, le mouvement des longs cheveux sombres lui parut incroyablement lent. D’un geste sûr et précis, il ouvrit la gorge de l’homme en face de lui. Lorsque celui-ci s’effondra dans un râle, Gil fit danser sa lame au bout de son bras. Un sourire se dessina lentement sur son visage.

- Aile de Corbeau, je présume ?

En face de lui, la femme hocha la tête.

Et appuya plus fermement sa lame contre la gorge de Tsukia.


*


Aile de Corbeau pensait avoir bien joué en s’en prenant à la plus jeune du groupe – et dans un sens, c’était le cas : la tension monta immédiatement d’un cran, voire même de trois ou quatre, tandis que chaque personne s’immobilisait dans la pièce. L’on n’entendait plus que le « flip-flop » des pâles du moulin grinçant à l’extérieur, tandis que l’âne se remettait à tourner autour de sa roue comme si de rien n’était. Oui, c’était un joli coup, le plus incroyable étant que cette femme ne savait probablement pas qu’elle était en train de menacer une apprentie marchombre. Mais voilà, c’était aussi une erreur monumentale, parce que…

… c’était une apprentie marchombre.
Dont le maître se trouvait tout près.
Dont les amis – ou presque – se tenaient là aussi.
Et une apprentie qui savait mordre.

Le sourire de Gil s’élargit.

- Rassure-moi fillette, tu ne vas pas te laisser manquer de respect de la sorte, quand même ?

La réponse de Tsukia fut claire, nette, précise… et à la hauteur de toutes les espérances possibles. Elle avait compris depuis le début qu’elle était la seule capable de se tirer d’affaire, toute tentative extérieure étant vouée à l’échec par la proximité de l’arme contre sa carotide ; son geste fut aussi fou que grandiose. Elle se planta une flèche dans l’épaule, atteignant Aile de Corbeau par surprise. Un coup de tête en arrière lui permit de se libérer toute seule, comme une grande… Gil avait déjà bougé. Riant par devers lui à la boutade fort bien ajustée de la fillette complètement tarée, il l’attrapa d’un bras énergique et l’éloigna fermement de toute menace. Pour se jeter sur celle qu’il avait traquée depuis des mois. Son ressentiment était palpable, sa puissance destructrice – la bête se déploya en lui, décupla sa rage – et il sentit Libertée près de lui, accompagnant son geste. C’était tout ce qu’il lui fallait, au fond : Voëlle, Erwan auprès de Tsukia, amis, ennemis, tous avec lui. Lorsque la tête d’Aile de Corbeau roula au sol, il baissa lentement sa lame dégoulinante de sang.

C’était fini.

- Pour l’instant, murmura-t-il.

Il savait très bien que cette femme n’était qu’une exécutante et que la menace venait de plus haut encore. Mais le pas qu’il venait de faire en avant était tel que ses jambes en tremblaient. Il retrouva contenance dans le regard éblouissant de Libertée, secoua la tête, vaguement désabusé, et lui désigna son apprentie d’un geste du menton.

- Vas-y… Elle est complètement cinglée mais je crois qu’à ta place, je serais très fier de l’avoir pour élève.

Il pensait réellement ce qu’il disait : Tsukia avait la force et le tempérament de Kaünis ainsi que l’ingéniosité instinctive et délurée de Syles. Un mélange étonnant qui aurait fait d’elle une brillante Envoleuse… qui faisait d’elle une sacrée Marchombre. II croisa le regard de la tarée en question, porta deux doigts à son front pour la saluer silencieusement. Bien joué, fillette. Puis il se détourna, prêt à faire le tour du propriétaire afin de vérifier qu’il ne restait pas de tueur embusqué quelque part.

C’est alors qu’il se figea, glacé, pétrifié.

Aile de Corbeau était là.


*


La vraie Aile de Corbeau – il en avait l’intuition, il le sentait comme si l’évidence sautait soudain aux yeux. Pourtant la femme qui se tenait devant lui était différente de la première : plus âgée, la soixantaine bien tassée, elle avait de courts cheveux noirs tranchés d’argent, encadrant un visage anguleux ; petite et mince, elle était vêtue d’une tunique de cuir brut, sobre et pratique. La poignée de son sabre était patinée par l’usage et, à sa façon de se tenir, on devinait qu’elle avait combattu toute sa vie. Mais ce qui frappa Gil, ce fut son regard d’encre, véritable trait de feu qui le transperça jusqu’à l’âme et lui tira un long frisson tandis que le malaise d’une sensation extrêmement gênante grandissait en lui : il connaissait cette personne. Et il était incapable de dire comment.

-Qui es-tu ? gronda-t-il.
- Je ne suis pas ton ennemie, Gil.

Sa voix était rauque, familière elle aussi, et Gil sentit son souffle s’accélérer. En lui, la bête remua, terriblement inquiète. Quelque chose clochait ! Il en mettrait sa main à couper, et plus encore s’il le fallait, pourvu qu’on l’aide à savoir quoi !

- C’est drôle, railla-t-il d’un ton vaguement dangereux, parce que chez moi, ceux qui s’en prennent directement à ma famille sont mes ennemis…
- Tu te trompes !
coupa-t-elle en faisant un pas en avant.

Elle jeta son arme à terre et releva la tête pour planter son regard dans celui de Gil :

- Regarde ! Je ne te veux aucun mal, je suis là pour…

Trop tard. Il avait bougé. Si vite qu’elle eut à peine le temps de ciller avant de sentir les doigts se refermer sur sa gorge. Il la souleva de terre pour rapprocher son visage du sien et feula, une lueur assassine au fond de ses yeux dépareillés :

- Tu m’as fait bien assez de mal. Il est temps de payer la note.
- Non…


Elle pouvait à peine parler, ses jambes s’agitait faiblement – elle posa une main sur le poignet de l’Envoleur, et il fut surpris de ne sentir aucune force dans ses doigts. Elle ne cherchait à pas l’empêcher de la tuer. Juste à gagner un peu de temps pour lui parler.

- Tu… dois m’écouter… ma… Manaël… !

Coup de tonnerre dans l’esprit de Gil. Sidéré, il lâcha prise et sa captive tomba à genoux devant lui, luttant pour retrouver son souffle. Il resta là, les bras ballants, la bouche ouverte comme un con, incapable de comprendre – de digérer l’effet que ce simple nom surgi du passé – non, d’une autre vie – venait de créer. C’était la tempête en lui, l’orage du siècle, à tel point qu’il n’entendait plus rien que le souffle erratique de cette femme. Il ne voyait plus que son regard noir, brillant d’une infinie tristesse. Le souvenir profita de cet instant d’égarement pour l’assaillir, flou mais puissant, lointain mais percutant…


- Je te présente Laïze. C’est ma meilleure amie.

Devant la réserve qu’elle devinait chez l’enfant, Laïze retint la remarque ironique qui lui brûlait les lèvres. Elle posa son verre, sauta du comptoir et vint s’accroupir devant Manaël pour planter son regard noir charbon dans le sien.

- Salut mon grand, dit-elle dans un sourire. Quel âge as-tu ?
- Neuf ans.
- Wahou, c’est beaucoup !
s’exclama l’Envoleuse tout en jetant un coup d’œil furtif à Sinéad…


Gil secoua lentement la tête, incrédule.

- Laïze… murmura-t-il.

Elle lui sourit, mais soudain son regard changea. Il fronça les sourcils, déjà elle se jetait sur lui, le faisant basculer et l’entraînant dans sa chute. Il heurta le sol avec une dureté qui lui coupa le souffle et lui fit voir deux, trois étoiles avant qu’il ne repousse machinalement le poids qui pesait sur lui. Laïze roula sur le dos. Il jura en découvrant le manche de la dague planté dans son ventre.

- Non, grogna-t-il en se penchant sur elle.

Il eut vaguement conscience qu’on se chargeait de l’assassin derrière lui mais il s’en fichait complètement : toute son attention était concentrée sur l’arme fichée dans le corps de Laïze, autour de laquelle un cercle vermeille s’élargissait à vue d’œil. Il tendit des doigts tremblants dont elle s’empara aussitôt – et cette fois il sentit sa vigueur alors qu’elle les serrait entre les siens.

- Laisse-le.
- Mais…
- Je préfère que… que tu écoutes ce que j’ai à te dire pendant que je le peux encore,
proposa-t-elle dans un sourire crispé.

Gil réprima ses émotions et serra les poings. Voilà. Il était prêt à l’entendre.

- Je ne… je n’ai jamais souhaité ce qui t’est arrivé. J’ai été… trompée…
- Par qui ?
rugit Gil. Qui veut ma peau, Laïze ?
- Fais attention, il… Il est plus puissant que toi désormais.


Ne pas la secouer pour lui arracher un nom était un calvaire, d’autant que ses forces déclinaient à vue d’œil : une bulle de sang se forma à la commissure de ses lèvres. Elle tendit une main hasardeuse et attrapa son manteau. Il se pencha vers elle.

- Ton père… est vivant.

Quoi ??

- Tu dois… le retrouver, Manaël…

Retrouver mon père…

Mon père est…


Les doigts de Laïze lâchèrent le manteau, sa main retomba. Elle eut un sourire plein de sang, voulut ajouter quelque chose, fut agitée d’un spasme – le dernier. Son regard s’éteignit en même temps que son souffle.


*


- Hé… ça va aller ?

La main de Voëlle, sur son épaule, força Gil à quitter Laïze des yeux pour se redresser. Il était si pâle que la mère de Libertée fronça les sourcils, mais il balaya ses craintes d’un haussement d’épaules.

- Allons-nous en, décida-t-il.

Ils avaient un Rêveur à trouver.

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 23 Oct 2016, 19:53

[ Désolée pour ce retard, j'étais overbookée ! ]





Un soupir contrarié passa les lèvres de Libertée quand elle distingua Tsukia immobilisée par la lame de la femme. Aile de Corbeau.
Elle vit venir le coup une demi-seconde avant que l'apprentie ne se plante cette flèche dans l'épaule… Et ne put rien faire pour l'arrêter. Elle n'avait rien pu faire juste avant pour sortir la jeune fille des serres de ce sale rapace, et son sang bouillait littéralement dans ses veines. Tant à cause de son impuissance que parce qu'elle en avait marre d'hériter des emmerdes de Gil, au fond.
Mais enfin, elle n'avait rien à dire, c'était elle qui avait choisi de venir pour ne pas laisser Erwan et l'Envoleur dans les emmerdes. Et sa mère aussi. Pourquoi Tsukia s'était retrouvée là, déjà ? Elle ne le savait pas, mais elle s'en serait bien passée. Finalement, même avec ses coups surprenants, elle restait une cible plus facile que chacun d'entre eux - à cause de son inexpérience, même si en soi elle avait eu des expériences de vie.

Elle ne l'avait pas assez entraînée. En même temps, il n'y avait eu qu'un seul cours, qui avait duré la journée complète, certes mais.. Cela ne suffisait pas. Largement pas. Même si la jeune femme savait se battre et qu'elle venait de la Citadelle. Pas contre des combattants expérimentés en tout cas.

Alors que Gil se précipitait sur la femme blessée, Libertée ne put s'empêcher de se frotter le visage d'une main, puis de l'autre. Puis des deux en même temps.

- Tu vois... Gil... Ah...Ah... J'ai fais plus de dommage... En trois secondes... Que toi en - Gnarg - en trois mois…
Un soupir exaspéré franchit les lèvres de la marchombre… et contre toute attente, ce fut un sourire qui éclaira son visage. Cette fille était dingue. Mais Gil avait raison : elle était génialement dingue !

- Ton père… est vivant.
Si Libertée n'avait pas tout écoutée, captivée par la manière dont Erwan s'était occupé et avait pris en charge Tsukia, cette phrase eut l'effet d'un coup de tonnerre qui la fit sursauter et faire volte-face.

- Tu dois le retrouver Manaël…
Abasourdie, Libertée resta figée plusieurs secondes. Jusqu'à ce que sa mère entre dans son champ de vision et pose sa main sur son épaule et celle de Gil en même temps.
- Hé, ça va aller ?
La marchombre secoua la tête, cherchant le regard de Gil. Impossible de le croiser, il avait les yeux baissés… Se mordant l'intérieur de la joue, Libertée s'approcha de lui, voulut poser sa main sur son avant-bras…

- Allons-nous en.

Elle suspendit son geste…
Avant de récupérer ses doigts. Une boule dans la gorge.

Là, tout de suite, elle n'était plus certaine de sa décision.


♥ ♥ ♥


Comme ils étaient près d'Al-Jeit, trouver un Rêveur ne fut pas compliqué.
Tsu était allongée sur une paillasse, à peu près d'aplomb. Elle avait eu droit au sermon habituel concernant ses muscles et sa rééducation, et Libertée se promit d'y faire attention à sa place, et surtout de vérifier le bon fonctionnement de son articulation lors de leur prochain rendez-vous pour un cours.
Et surtout, elle prévoyait un sacré voyage. Long, difficile, et intense.

Assise sur le côté de la pièce, Libertée ne pouvait s'empêcher de lancer des regards vers Erwan et d'admirer le mouvement de ses muscles sous sa peau. Mais c'était près de Gil qu'elle s'était postée… Et c'était la main de l'Envoleur qu'elle serrait.
Papillonnant des paupières, elle porta toute son attention sur son compagnon.

- Comment c'est possible ? demanda-t-elle dans un murmure. Il savait très bien de quoi elle voulait parler.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Lun 24 Oct 2016, 20:23

Comme ça, voilà tout, la vie et ses emmerdes.

Oui, je sais, la question était pas pour moi, la blessée du jour, et encore moins alors que le rêveur qui est encore là vient de me dire de me taire ''pour garder des forces'' mais il se bouffe la serviette qu'il avait foutu sur mon front, c'est gelé ce truc et j'aime pas ça, fièvre ou non. Voilà.

Il tente de répliquer mais un regard suffit à faire passer la message et il sort de la petite pièce, moi je m'assoie avec difficulté dans le lit, Erwan tente de m'aider, mais je tends la main pour l'en empêcher.

Disons que je te pardonne la gourde, minet, mais j'ai quand même pas besoin d'aide pour l'instant, merci quand même...

Du coup je regarde un instant par la fenêtre à côté du lit avant de tourné un regard un peu plus dur que celui qu'ils me connaisse tous vers Lib et Gil... Ouais, finit, de jouer la gamine, avec vous, ça m'as amener dans ce lit. Je ne voulais pas que quelqu'un ici ne me connaisse ce regard, mais tant pis...


La vraie question c'est qu'est-ce qu'on fais, maintenant... Et avant que quelqu'un proteste, je m'y suis mise toute seule, dans ce pétrin, enfin, avec l'aide de Gil, mais j'ai insister pour l'aider alors c'est ma faute...

Et j'ai promis d'aider, j'aide jusqu'au bout, je suis quand même frontalière entraînée...

Alors que vous aimiez ou non, je reste, de toute façon que ça vous plaisent ou non, à trois, vous avez peu de chance, je ne vaut pas l'un de vous trois, mais je suis au moins capable de servir d’appât, dans le pire des cas, Gil peut confirmer.

Oh et Lib...


Je tourne mon regards vers mon maître, elle me fixe en attendant, bien que je vois la protestation dans son regard, elle attends, comme les deux autres, la fin de mon discours pour m'en foutre plein la gueule... C'est déjà ça.

Je n'ais pas coucher avec Gil, si tu te demandais, ton mec est un vrai connards, c'est vrai...

Mais un connard loyal et un très bon ami.


Seul compliment que je te donnerais pour l'instant, clair-de-lune, je parle pas d'empoisonnement et tu ne parle pas de coucouche panier, d'acc? D'acc.

Du coup j'inspire puis expire profondément...

Je suis presque sûr que quelqu'un va protester...

Maintenant il s'agit de voir qui va protester en premier.

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mer 02 Nov 2016, 18:23

Un prénom inconnu - bien loin de celui de Gil.
Manaël.
Erwan fronça les sourcils un instant. Toujours penché sur Tsukia, il laissait pourtant ses autres sens capter le maximum d'informations sur ce qui se passait autour de lui - notamment parce que le Jaguar avait exprimé encore une certaine angoisse en se projetant dans son corps humain.

C'est sans doute pour cela qu'il repéra l'assassin qui planta la dague dans le ventre de la femme qui avait parlé à l'Envoleur.
Bondissant sur le côté, l'homme se jeta sur l'assaillant et lui brisa la nuque d'un mouvement précis et net.

- Ton père… est vivant.
Un frisson remonta dans l'échine du Marchombre qui prit une inspiration tremblante en s'immobilisant.
Il venait de capter l'impulsion suspendue de Libertée qui aurait voulu réconforter Gil, mais ce dernier ne le vit pas, tout empêtré dans ses émotions.

- Allons-nous en.

Une pulsion tentait de le pousser à prendre la Marchombre dans ses bras, mais il la retint de toutes ses forces mentales.
A la place, il chargea Tsukia sur ses épaules.



*


Assis sur la paillasse, proche de Tsukia - mais le plus éloigné possible de Libertée - Erwan respirait lentement pour évacuer la tension dans son corps.
Alors, quand Libertée posa sa question, et que son apprentie répondit, il ne put s'empêcher de pousser un petit soupir.
Incorrigibles.


- Et j'ai promis d'aider, j'aide jusqu'au bout, je suis quand même frontalière entraînée…
Frontalière entrainée ? Il n'aurait pu qualifier son style de Frontalier, dans tous les cas, c'était certain. Cette jeune fille recelait de bien des surprises, au delà de sa personnalité pétillante, apparemment. Un petit sourire étira les lèvres d'Erwan mais il se retint de faire une quelconque remarque : ce n'était pas son rôle.
Même s'il ne pouvait s'empêcher, en voyant cette jeune fille de dix-huit ans tous mouillés, d'avoir des réactions impulsives de protection.

- Alors que vous aimiez ou non, je reste, de toute façon que ça vous plais ou non, à trois, vous avez peu de chance, je ne vaux pas l'un de vous trois, mais je suis au moins capable de servir d’appât, dans le pire des cas, Gil peut confirmer.
Un court soupir exaspéré franchit les lèvres d'Erwan, et il secoua imperceptiblement la tête de gauche à droite. Incorrigible, c'était le cas de le dire.


- Je n'ai pas couché avec Gil, si tu te demandais, ton mec est un vrai connard, c'est vrai… Mais un connard loyal et un très bon ami.
Surpris par cette déclaration incongrue, le Marchombre fronça les sourcils un instant. Avant de voir de la surprise mais aussi du doute sur le visage de Libertée.

Donc, c'était bien ça.
Gil avait sûrement déconné dans le passé. Mais en même temps, ne lui reprochait-elle pas ce qu'elle avait fait elle-même, par la suite, avec lui ? Ou alors s'était-elle laissée aller suite à une telle découverte ? Comme une vengeance.

Un instant, il sentit une émotion insidieuse s'emparer de lui, blessant son ego.
L'avait-elle utilisé ?
Mais la bouffée émotive s'évapora aussi vite qu'elle était arrivée : Non, il savait que ce n'était pas le cas. Rien qu'à croiser son regard brillant, il pouvait le dire, le percevoir.

Il fronça les sourcils cependant : cela faisait bien longtemps que son ego n'avait pas ressurgit brutalement, insidieusement ainsi. Apparemment, suffisamment de conditions étaient réunies pour que ce pseudo-masque tente une nouvelle apparition. Mais comme cela faisait longtemps qu'il n'avait pas tenté de refaire surface, Erwan fut capable de s'en débarrasser immédiatement.
Il nota cependant ce à quoi il venait de faire face dans un coin de son esprit. Ce n'était pas habituel, et il ne prenait pas les choses personnellement. La pulsion qui l'avait amené à se débarrasser de l'alcool de Tsukia venait du Jaguar, pas de lui-même.

Secouant la tête pour se défaire de ses pensées, il leva le menton pour observer Libertée et Gil. Elle lui tenait la main, mais il pouvait sentir comme une dissonance.
Se redressant, il étira doucement son dos vers le haut, avant de hausser les épaules.
Parce qu'il luttait contre les images qui l'assaillaient de Libertée dans son plus simple appareil…

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Jeu 03 Nov 2016, 17:45

« Les Marchombres, Manaël... trouve les Marchombres ! »

La même rengaine, encore et toujours. Elle tournait en boucle dans l'esprit tourmenté de Gil, aussi acharnée que les oiseaux qui, parfois, se jettent contre les fenêtres. C'étaient les derniers mots d'un mourant... du moins le croyait-il jusqu'à maintenant. Il lui avait fallu des années pour se reconstruire, pour tourner la page sur le drame de sa vie, et ce travail titanesque venait d'être balayé en une ridicule poignée de secondes par Laïze. Laïze... il ne l'avait pas reconnue, n'avait rien pu faire pour empêcher... et puis après tout, que savait-il d'elle ? Si c'était bien Aile de Corbeau, n'était-elle pas celle qui l'avait traqué, blessé, menacé ? Ne lui devait-il pas deux ans de peur, un baiser fatal de la Silencieuse et une maison en cendres ? Ne devrait-il pas plutôt se réjouir qu'elle soit passée de vie à trépas aussi brusquement ? Tellement de questions, de doutes, et si peu de réponses...

- Comment c'est possible ?
Comme ça, voilà tout, la vie et ses emmerdes.

Gil haussa les épaules. Ils se trouvaient dans une maison de soins, au nord de la ville ; à leur arrivée, des gens s'étaient occupés de Tsukia en attendant qu'on aille trouver le Rêveur du secteur. Celui-ci s'était montré discret mais efficace. Une fois son rêve déroulé et ses conseils fournis à l'intrépide jeune fille, il avait filé sans demandé son reste, déjà demandé ailleurs. Gil observa le visage de la gamine, rassuré d'y retrouver des couleurs et cette fièvre un peu sauvage dans son regard dépareillé. Elle soutint son regard et se lança dans un discours énergique qui le laissa silencieux. Il ne savait pas quoi lui répondre. Il ne savait pas quoi leur dire... Pourtant ils attendaient tous quelque chose : Libertée le scrutait avec attention depuis qu'ils avaient quitté le moulin, Tsukia babillait à tort et à travers qu'elle voulait se lancer à l'aventure encore une fois... seul Erwan demeurait muet et presque invisible, mais même son silence agaçait Gil. Il soupira. La vie et ses emmerdes, hein...

- Mon père était un Marchombre.

Il avait lâché ça sans réfléchir, un peu brusquement, mais en levant les yeux il comprit pourquoi il l'avait fait : trois Marchombres se trouvaient dans cette pièces, plus une Envoleuse qui venait d'entrer et que sa soudaine intervention avait fait s'immobiliser un instant, la main sur la poignée de la porte. Puis Voëlle s'appuya contre le battant et, voyant que Gil ne semblait pas pressé de continuer, elle décida de le relancer.

- En es-tu sûr ?
- Certain. Il voulait que je rejoigne l'Académie.


Gil secoua la tête, désabusé ; et s'il l'avait écouté ? S'il était devenu un Marchombre, comme son père l'avait souhaité ? Son regard se posa sur Libertée et son cœur se serra. Tout aurait été tellement plus simple... Oui, mais il n'aurait pas eu la chance de rencontrer Kaünis, Syles et Naïs. Parfois, le hasard ne faisait pas si mal les choses, en fin de compte. Il leva la tête et croisa le regard de la marchombre. A l'inquiétude qu'il lut dans ses prunelles, il répondit par son éternel demi sourire :

- Mon esprit de contradiction m'a poussé dans la direction inverse. Manaël était un enfant sage, mais Gil est devenu un vrai con !
- A qui le dis-tu ?
murmura Voëlle, vaguement amusée.

Ce qu'elle apprenait la laissait songeuse. Elle regardait Gil avec l'impression soudaine de mieux le comprendre. Gil se passa la main dans les cheveux, puis s'étira comme Erwan un peu avant, et s'ébroua.

- Bon ! Je bouge. Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis pressé de quitter cet endroit. Chaque fois qu'une soigneuse me croise, j'ai l'impression qu'elle n'a qu'une idée en tête : me faire une piqûre...

C'était une feinte, une porte de sortie qui n'échappa à personne dans la pièce, mais Gil n'avait plus envie de parler de lui. Il sentait certains souvenirs affleurer à la surface de sa mémoire et cela le hérissait ; il fallait qu'il se change les idées avant de devenir complètement dingue. Enfin, plus qu'il ne l'était déjà, du moins... Une fois dehors, il lui apparut qu'ils avaient tous mérité de boire quelque chose. La bataille avait été brève mais rude, en particulier pour Tsukia ; elle paraissait heureuse de marcher un peu mais, la connaissant, elle avait besoin d'un remontant ! Il les fit entrer dans une auberge à l'aspect accueillant. Lorsque son regard croisa le bleu limpide de celui d'Erwan, il lui fit signe, d'un geste du menton, de se joindre à eux.

- Ton coup de patte nous a été bien utile, murmura-t-il quand le marchombre passa devant lui.

C'était un message personnel, adressé à nul autre qu'à Erwan ; Gil savait ce qu'il avait vu quand sa maison avait explosé – quand cet homme avait protégé Liberté de son corps, faisant fi des flammes et de la chaleur. Il comprenait que c'était à la fois formidable et impossible, tout comme il se souvenait de la transformation de Krämur... Pas impossible, rectifia-t-il pour lui-même. Improbable, à la rigueur... Et secret. L'évidence même, quand il s'agissait d'un don aussi incroyable ! Un simple regard en direction d'Erwan scella sa promesse, muette mais solide. Il ne dirait rien ni ne poserait la moindre question. En échange, il attendait qu'Erwan s'asseye à leur table. Il ne le portait pas particulièrement dans son cœur mais, parce qu'il avait sauvé Libertée, parce qu'elle souriait plus volontiers lorsqu'il était dans les parages et parce qu'il avait accepté de l'aider dans cette drôle d'histoire, Gil admettait qu'il avait largement mérité son verre.

- Bien ! Et maintenant ?

Gil regarda Voëlle, installée entre Erwan et Libertée, et soupira.

- Il semble que ma quête ne soit pas encore terminée. Laïze... hum, Aile de Corbeau, a été doublée.
- Par qui ?
- Si je le savais, je ne serai pas en train de me prélasser sur une terrasse...

L'Envoleur jeta un regard à la ronde, dévisageant ses compagnons ; il était preneur de toute hypothèse, même complètement folle !

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Jeu 03 Nov 2016, 19:45

Libertée eut toutes les peines du monde à retenir un caquètement de désapprobation quand Tsukia prit la parole. D'abord parce qu'elle avait répondu à la place de Gil - et qu'il fallait pas plus pour qu'il se taise et ne dise juste rien - et ensuite parce qu'elle voulait venir - ou plutôt continuer à se lancer la tête baissée dans leurs emmerdes.
Et ça, la marchombre ne voulait pas.

Quoi qu'elle en dise, elle avait peut-être un entraînement frontalier, elle avait peut-être un style de combat particulier, elle pouvait sans aucun doute surprendre n'importe quel assaillant, les lignes qu'ils enfonçaient unes à unes étaient composées de personnages de plus en plus puissants. Et redoutables.
Elle n'était pas de taille à lutter contre cela. Pas encore, en tout cas, quoi qu'elle tente de défendre.

Et Libertée ne voulait pas prendre le risque de l'utiliser.
Hors de question.

Mais Tsukia la surprit encore une fois.

- Je n'ai pas couché avec Gil, si tu te demandais, ton mec est un vrai connard, c'est vrai… Mais un connard loyal et un très bon ami.

Libertée ne put s'empêcher de ricanner en lâchant la main de l'Envoleur.

- Un très bon ami et un connard, je suis d'accord. Loyal par contre, pas du tout, fit-elle abruptement.
Mais Gil et sa mère étaient déjà en train de discuter, et elle poussa un soupir. Elle ne savait pas trop quoi faire de plus, et une furieuse envie de filer la traversa de part en part.
Une nouvelle saturation s'empara d'elle.

- Il semble que ma quête ne soit pas encore terminée. Laïze... hum, Aile de Corbeau, a été doublée.
- Par qui ?
- Si je le savais, je ne serai pas en train de me prélasser sur une terrasse...


Prise d'une pulsion, Libertée bondit sur ses pieds. Dans un réflexe, elle passa une mèche trop courte derrière son oreille droite, avant de faire quelques pas gracieux vers Tsukia.

- Tu as envie d'aider, et tu peux te débrouiller, mais tu ne fais pas le poids, Tsu. Pas encore. J'ai pas envie de te perdre parce que je ne t'aurais pas prévenue. Tu fais ce que tu veux, je te dis ce que je pense, c'est tout.

Elle tourna le regard vers Gil, et planta ses yeux roses dans les siens.
Une seconde.
- Je ne suis pas sûre d'arriver à passer l'éponge cette fois, finalement, lâcha-t-elle sèchement…
Avant de détourner la tête en poussant un long soupir exaspéré.

Et de prendre la porte.
Quand elle eut refermé le battant d'un coup qui ébranla la planche de bois, elle se mit à courir dans le couloir pour s'éloigner de cette pièce.
S'éloigner de Gil.
Toute cette histoire la tourneboulait littéralement. Elle n'en pouvait plus. Elle avait juste besoin d'un endroit où elle pourrait être seule…

Ouvrant une porte de la bâtisse un peu au hasard, elle tomba sur un petit boudoir avec un fauteuil… Se mussa sur le tissus, ramenant ses jambes contre son torse, plongeant son nez dans ses genoux.

Elle ferma les yeux.
Juste une seconde.  Avant qu'un bruit n'attire son attention à l'entrée de la pièce.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Ven 04 Nov 2016, 06:26

Quand Liberté part en courant, je vois les mecs et la nana tous sembler prêts à réagir, mais je suis plus rapide qu'eux, je suis déjà debout dans le temps que ça leur a pris réaliser qu'elle partait, bon je tombe presque et les trois se retournent en entendant le son, Erwan et Gil me retenant chacun d'un bras, mais je relève mon regard vers la porte et je fait un pas, puis un autre.

Toujours faible..?

Pas important. Pas besoin non plus de dire où je vais...

Je vais parler à mon maître.

Et avoir une conversation qui ne regarde que nous.


Momma never told me how to love,
Daddy never told me how to feel,
Momma never told me how to touch,
Daddy never showed me how to heal...

Momma never set a good example,
Daddy never held momma's hand,
Momma found everything hard to handle,
Daddy never stood up like a man...

I've walked alone, broken,
Emotionally frozen,
Getting it on,
Getting it wrong.

L'élève Hamster que je suis passe la porte et la referme pour aller m'asseoir juste à côté de Liblib la lib...

Et je reste là, dans le silence avec elle, pendant un sacré moment.

Puis, alors qu'il semble que si personne ne parle l'une de nous va partir, j'ouvre la bouche... Je déteste parlé de moi, encore plus au gens que je connais bien, mais bon...


T'ais-je déjà dis... Pourquoi j'ai commencé à boire tout les jours..?

Malgré l’atmosphère pas vraiment propice à l'histoire, malgré son bouleversement, je sens au plus profond de moi que cette petite étoile, chez mon professeur, qui la distingue des êtres humains normaux, sa curiosité et sa joie de vivre, est un peu éveillée.

Parce qu'au fond, elle sait bien que, pour tout ridicule que l'essai de la réconforter soit, ce moment, cette conversation, ne viendras plus jamais.


Le Zui Quan, l'art martial que je pratique saoule, m'as été appris pas ma mère, mais il est très possible de le pratiquer sobre, en fait je suis plus efficace sobre.

J'ai quitter la citadelle peu de temps après avoir terminer l'entraînement frontalier.

Normalement, cela prends plusieurs années additionnelles de service militaire pour être reconnu comme guerrière, mais j'ai quitter avant cela, avide d'aventure, avec trois autres élèves...

... Ils sont morts en moins d'une semaine, tués par des brigands, je...


Je prends une grande inspiration... Comment expliquer l'enfer aussi brièvement que possible...

Les brigans m'ont capturer, m'ont traînée jusqu'à un endroit nommé le ''Bar du norvégien coulé''. Un repère de marchands d'esclaves.

J'ai été gardée là pendant plusieurs mois, en préparation d'une vente... Le marché pour une jeune frontalière vierge est plutôt profitable, semble-t-il...


Je repousse une bouffé d'émotions et de souvenirs. Pas le temps d'arrêter, sinon ça ne sortiras jamais et ce n'est pas ça, la fin de mon histoire...

J'ai réussis à m'échapper grâce à un Thül, esclave en attente aussi, et à un autre homme qui avait été enchaîné près de nous, ainsi qu'avec l'aide d'un homme plus vieux qui est arrivé alors que nous perdions notre bagarre de liberté et a facilement mis tout le monde dans l'endroit hors d'état de nuire...

L'autre esclave, le Thül et moi, nous avons formés un groupe et sommes restés ensemble un sacré moment.

Qark, le Thül en question, est un homme bon et un peu bourru, un bon ami très loyal...

L'autre homme fut mon premier amour et, à ce jour, mon seul amour masculin...

Nous avons jurer de ne plus nous revoir par peur de nos sentiments, parce que cela devenait trop sérieux selon nous, parce que même si l'on voulaient prétendre ne pas s'aimer nous ne pouvions pas...

Parce que nous avions peur d'avoir mal, peur du futur.


Je fixe mon regard bicolore dans celui tout rose peluche de mon maître.

Je sais que ce n'est pas à moi de te dire cela Lib, surtout que je n'ais pas de regrets, sans tout ça je ne serais pas là, je ne serait pas apprentie marchombre, ne te connaîtrais pas, ni Gil, ni Erwan, ni même Aivy et Syndrell, deux marchombres qui se partagent tant bien que mal mon coeur...

Mais ne fait pas mon erreur, Lib, ne va pas croire qu'il est possible d'aimer sans se blesser...

Crois moi, même entre marchombres, c'est impossible...

...Et plus on aiment, plus ça fait mal...


Je me lève pour repartir par la porte mais m'arrête dans le cadrage pour lâcher une dernière remarque à mon maître, mon amie...

Assure toi de faire le bon choix, et pas seulement le plus facile...

...Et merci, Lib, pour tout ce que tu a fais et feras encore pour moi...


Puis je passe la porte sans demander mon reste, sans plus de détails ou de cérémonie, pour aller retrouver les autres et, une fois la troupe entière réunie, aller vers l'auberge pour ensuite m'asseoir en face de gil-gil et pensé au dilemme qui se présente... Puis une idée me viens.

Mais oui... Gil! Je--

Et on ne m'écoute pas...

Gil...

Toujours rien, même qu'on m’interrompt pour parler d'idées...

Giliwyn...

Toujours rien même en utilisant le nom complet, il est temps de me retrousser les manches.

Giliwyn..!

Comme il me porte attention une seule seconde avant de retourner aux autres je frappe la porte violemment avant de crier son nom.

GILIWYN!

Le grand ''QUOI!?'' énerver de l'interruption ne se fait pas attendre et je lève un ustensile, contente de mon idée si farfelue...

Cuillère...

Il me regarde comme si j'était folle un instant, puis fixe mon sourire, et la cuillère, et mon sourire... Et d'un coup ses yeux s’agrandissent en comprenant...

Je l'ais dis que je faisais un très bon appât...

Un appât aux cheveux noirs, assez grande, au corps fin et élancé, avec une musculature féline à peine visible...

...Un peu comme une certaine assassin qui est morte avant de rapporter avoir tuer Laize...

...Un peu comme la nana à qui j'ai piquer le parchemin que j'ai lever et qui a fait écarquiller les yeux de clair-de-lune...

...Parchemin qui détaille un lieu de rendez-vous pour avoir la seconde partie du paiement une fois que le travail est fait.

Franchement, et dire que je l'ais ramasser devant les yeux d'Erwan! Un Maître marchombre! Et il ne l'as pas vu! Incorrigible!

Du coup je regarde les autres... Alors les potes, on tente le coup de la cuillère? De faire tordre un peu la vérité à notre faveur pour en ramasser la soupe qui nous donneras une piste..?


I was always the chosen child,
The biggest scandal I became,
They told me I'd never survive,
But survival's my middle name...

I've walked alone, hoping,
Just barely coping,
Getting it on,
Getting it wrong...

How do you love someone...

...Without getting hurt?

How do you love someone...

...Without crawling in the dirt..?

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Sam 05 Nov 2016, 19:52

Erwan ne put s’empêcher de hausser un sourcil quand Gil avoua que son père avait été Marchombre. Cela aurait pu être intéressant, voire pertinent pour plusieurs choses.
Déjà parce que malgré les apparences, le Marchombre avait bien compris que Voëlle n’était pas non plus une Marchombre, mais bien plus qu’une simple combattante. Son regard perçant transperçait les gens et elle semblait se méfier de beaucoup de choses, notamment quand elle avait été avec son compagnon, Miïn. Et puis, lorsqu’il les avait rencontrés la dernière fois, Erwan n’avait pas été dupe, il avait vite compris la complémentarité, autant que les opposés, qui unissaient leur famille.

Etait-ce pour cela que, inconsciemment, Libertée s’était rapprochée et entichée de Gil ?

- Chaque fois qu'une soigneuse me croise, j'ai l'impression qu'elle n'a qu'une idée en tête : me faire une piqûre...
Erwan eut un petit sourire en coin. La piètre tentative de Gil pour changer de sujet fut cependant suffisante pour que chacun tente de se lever et quitter la pièce.

- Ton coup de patte nous a été bien utile.
Fronçant les sourcils, le Marchombre prit une profonde inspiration. Si Gil avait compris, il pouvait faire encore remonter l’information chez les Envoleurs, et une nouvelle peur insidieuse s’empara de lui. Cependant, tant que l’on ne s’en prenait qu’à lui, cela lui allait : Simplement, il devait faire plus attention pour ne pas mettre le doute sur la nature de sa propre fille, et qu’elle soit encore en danger.

- Un très bon ami et un connard, je suis d'accord. Loyal par contre, pas du tout,
La voix claquante de Libertée le tira de ses pensées et à nouveau, il se trouva à froncer les sourcils sans comprendre exactement ce qui venait de se passer. Mais avant qu’il n’ait pu intervenir – car le visage de Libertée montrait clairement que quelque chose n’allait pas et surtout qu’elle était en colère. Et que la rancœur était toujours présente – trop présente.
- Je ne suis pas sûre d'arriver à passer l'éponge cette fois, finalement.
A la fois surpris et gêné, Erwan se mordit l’intérieur de la joue. Pourtant, il lui semblait que lors de leurs discussions, c’était assez clair, non ? Qu’est-ce qui venait de changer, dans la donne, pour que la Marchombre retombe dans ce shéma précisément ?
Était-ce l’intervention de Tsukia, sur le fait qu’elle n’avait pas couché avec Gil ? Ou le fait qu’elle veuille les suivre ?

Tournant le visage vers Gil, il vit la Marchombre partir en coup de vent et Tsukia se lever, bien décidée à la suivre.
Ces femmes…
Poussant un soupir, Erwan s’avança vers le cadrant de la porte et appliqua lentement son poing sur son arrête pour maîtriser ses émotions. Il avait très envie de suivre Libertée, lui aussi.
De la prendre dans ses bras.

Secouant la tête, il se tourna vers Voëlle et Gil.
Et il se retrouvait seul Marchombre face à ces deux-là, maintenant. Voëlle, la mère de Libertée. Gil, son… compagnon. Cela faisait beaucoup, même pour lui. Se râclant la gorge en se redressant, il fit jouer ses épaules avant de plonger son regard dans celui de Gil.

- Je suis là pour aider. Mais si quoi que ce soit filtre, et qu’il arrive quelque chose à ma fille, tu en seras responsable, le prévint-il calmement mais fermement, une étincelle dangereuse dans le regard. C’était dit, et le Marchombre savait que Gil comprendrait qu’il parlait également du Jaguar.


*


Ils étaient assis autour d’une table de l’auberge quand Tsukia revint, et Erwan porta immédiatement une grande partie de son attention sur la jeune femme – qui passa presque inaperçue tant le débat entre Voëlle et Gil était virulent.
Poussant un soupir, il leva les yeux au ciel quand elle sortit – enfin ! – le parchemin de sa poche. Il l’avait vue le prendre, mais s’était bien gardé de faire un quelconque commentaire : autant la laisser faire son petit effet.

- GILIWYN ! Cuillère !
Un franc sourire étira les lèvres d’Erwan, et il laissa les trois personnes à leur nouveau débat – il aviserait ensuite – pour se lever sans leur accorder un regard de plus, qu’on ne tente pas de l’arrêter.
Lui aussi, il voulait voir Libertée.

Suivant un instinct étrange, il sortit de la pièce de l’auberge pour s’avancer dans les couloirs et trouver Libertée dans l’encadrement d’une porte.
Clignant des paupières, il s’approcha d’elle doucement, pour ne pas la brusquer.
Se plantant à quelques centimètres, il tendit les doigts vers la peau de son bras pour l’effleurer à peine, dans un petit soupir.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé, Lib ? demanda-t-il du bout des lèvres…
Avant de céder à sa pulsion et de faire le dernier pas qui les séparer et la serrer.

La serrer.
Fort.
Emplir son être de son parfum de pêche en noyant son nez derrière son oreille.

L’étreindre.
Plus fort encore.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Dim 06 Nov 2016, 10:36

Libertée bougea soudain ; un pafrum de pêche flotta dans son sillage et envahit les narines de Gil. Il la regarda s'approcher de Tsukia et fronça les sourcils, surpris par le ton qu'elle employait avec elle. Mais après tout, c'était son élève, et celle-ci s'était quand même plantée une flèche dans l'épaule. Toute seule. Comme une grande. Gil ferma les paupières un instant, intimement persuadé que Kaünis et Syles auraient bien été fichus de faire un truc aussi dingue. Soit c'était typique des Envoleurs, auquel cas Tsukia était décidément très étonnante, soit la jeunesse était synonyme de folie pour cette génération. Les deux options n'étaient pas incompatibles... Il rouvrit les yeux, mû par un brusque pressentiment, et croisa le regard de Libertée. Rose, lumineux, implacable. Comme les paroles qu'elle prononça.

- Je ne suis pas sûre d'arriver à passer l'éponge cette fois, finalement.

Quoi ?

Elle tourna les talons avant de lui laisser le temps de formuler sa piètre question à haute voix, et disparut sous les regards étonnés de chacun. Gil écarquilla les yeux, sidéré. Mais... mais quoi ? Il ne comprenait plus rien, si tant est qu'il y avait quelque chose à comprendre ! Perplexe, il analysa rapidement les dernières secondes, puis les dernières minutes ; il fallait remonter le temps, déceler le moment où il avait dû commettre un impair, mais il eut beau chercher, il ne vit rien. Tsukia se leva alors, chancela, et suivit la trace de son maître. Nul n'essaya de l'en dissuader. Gil se demanda si sa volonté de l'aider n'avait pas fait tiquer la marchombre. Il fronça les sourcils. Tu penses que je veux te la prendre, c'est ça ? Tu as peur qu'elle vire Envoleuse ? … bon, l'idée m'a traversé l'esprit. Une fois ou deux. Mais cela ne veut strictement rien dire ! Enfer ! Erwan choisit cet instant-là pour se lever à son tour. Gil plissa les yeux. Le marchombre semblait se faire violence pour juguler une vive émotion, son poing serré en témoignait tout autant que le filet de voix qu'il laissa siffler entre ses dents.

Une menace. Une jolie, une très belle menace qui se planta comme une flèche parfaitement ajustée dans la poitrine de Gil. Celui-ci dut également faire appel à toute sa volonté de ne pas laisser libre court à la fureur qu'il sentait le gagner. Il soutint le regard d'Erwan. Parler ? Qui le croirait de toute façon ? Ce qu'il avait entre-aperçu était trop improbable pour qu'on accorde du crédit à ses anecdotes. Et Gil était bien plus loyal que Libertée semblait le penser. Il avait compris que ce don était un secret précieux qu'il valait mieux préserver plutôt que divulguer. Il n'avait même pas songé à ébruiter cette information. Qu'on puisse le penser le blessa. Il croisa les bras et s'enferma dans un mutisme que Voëlle fit voler en éclats d'un simple regard.

- Quoi ? grogna-t-il.
- Tu sais très bien ce qu'il y a.
- Ben voyons ! Première nouvelle ! Je suis parfaitement au clair avec cette histoire et je m'amuse comme un petit fou !
- Gil, joue pas au con pour une fois et écoute-moi bien. Ça te pendait au nez. Ce qui t'arrive, tu l'as cherché. Maintenant, à toi de trouver le moyen de réparer les dégâts.
- Pardon ? J'ai mérité tout ça ? J'ai mérité de perdre Lib alors que je ne vois pas ce que...
- Tu pensais pouvoir vivre avec insouciance et la laisser de côté éternellement, sans que tout ne te revienne en pleine figure ? J'en suis épatée !
- Hé ! J'ai déjà tiré un trait sur... cette période de ma vie. J'ai déjà abordé ce sujet avec elle, je sais où j'ai merdé et pourquoi je l'ai fait. Mais vous savez quoi ? Lib est paumée. Complètement paumée.
- A qui la faute ?
- Je passe ! J'ai demandé sa main. Elle a refusé, c'est terminé. On n'en parle plus. Mais je croyais qu'on allait pouvoir repartir du bon pied, elle et moi, jusqu'à il y a cinq minutes. C'est ça que je ne comprends pas...
- Gil...


Tsukia était revenue mais Gil, emporté dans sa discussion avec Voëlle, ne lui accorda pas un seul regard.

- Elle change d'humeur plus vite que je ne change de chemise ! Comment je suis supposé la suivre ?
- Mïin ne s'est jamais posé la question, lui !
- Tant mieux pour vous ! Et moi, je fais quoi ?
-Giliwyn...
- Tu es assez grand pour te débrouiller tout seul, bon sang ! Va la voir, pour commencer !
- Ah non, j'en ai ma claque. C'est toujours à moi d'aller m'excuser. Cette fois-ci, elle peut toujours courir, je ne bougerai pas.
- Giliwyn.. !
- Oh si, tu vas bouger, parce que si tu ne le fais pas je vais t'envoyer mon pied au c...
- GILIWYN !
- QUOI ?
- Cuillère.


Un mot. Un simple mot hors de propos eut le pouvoir de souffler la colère de Gil aussi efficacement que l'on souffle sur la flamme d'une bougie. Incrédule, vaguement inquiet, il fixa Tsukia sans comprendre. Il commençait à craindre qu'elle n'ait reçu un coup sur la tête, que le Rêveur ait pu manquer quelque chose de crucial, et s'il fallait la ramener ? Voëlle et Erwan dévisageaient la jeune fille, eux aussi, et le silence s'éternisa, lourd. Lourd de sens... car, tandis que Tsukia jouait innocemment avec l'ustensile en question, la lumière se fit brusquement dans l'esprit de Gil. Il se frappa le front – c'était évident ! Tellement évident qu'il ne l'avait même pas vu venir. Elle brandit un petit bout de papier qu'il arracha sans un mot et parcouru des yeux avant d'esquisser un sourire.

- Tsu, dit-il en glissant le papier dans sa poche, tu es abominablement géniale.

Il se leva, contourna la chaise de la jeune fille et referma les bras sur elle pour la serrer dans une brève étreinte.

- Je t'aime ! … mais ne le répète pas à Lib. Par pitié.

Voëlle secoua la tête, partagée entre le rire et le désespoir... le rire l'emporta. Elle se leva à son tour et s'approcha de Gil pour le considérer un instant. Lorsqu'elle leva la main, il eut un infime mouvement de recul et elle se mordit la lèvre. Cet homme, c'était un écorché vif... elle effleura sa joue du bout des doigts.

- Ne gâche pas tout parce que tu souffres, murmura-t-elle. Elle a mal aussi et, parfois, souvent même, la douleur provoque des réactions qui n'ont pas de sens. Ni d'explication.
- Pourquoi est-ce que tu t'accroches à moi ? J'ai blessé ta fille, tu devrais me détester toi aussi.


Voëlle soupira.

- Je ne te déteste pas. Je te comprends.
- Moi ?
- Non, l'Empereur... Gil, va la voir, s'il te plait. Elle a un fichu caractère, tout comme son père. Ne la laisse pas faire la même erreur que toi.

Gil lui saisit le bras alors qu'elle s'éloignait et planta son regard dépareillé dans le sien.

- Et si c'était vraiment terminé, Voëlle ? Si s'acharner ne rimait plus à rien ?
- Qu'est-ce qui, selon toi, peut rimer avec Suviyo ?


Un instant, Gil fixa l'Envoleuse sans rien dire. Puis il hocha doucement la tête et la lâcha. Oui. Il allait retrouver Libertée. Ils allaient s'engueuler, puis faire l'amour et ensuite... Il l'emmènerait quelque part, là où il allait bâtir leur nouvelle maison. La suite viendrait plus tard. L'idée de Tsukia, phénoménale, pouvait bien attendre un peu, n'est-ce pas ? Ragaillardi par l'espoir qui brûlait en Voëlle, Gil se retourna. C'est alors qu'il remarqua l'absence d'Erwan. Où est-ce qu'il... Le doute s'insinua en lui, serpent glacé qui glissa, insidieux, le long de son échine. Il se précipita hors de la salle.


*


Elle était là. Assise dans un fauteuil, les genoux ramenés contre la poitrine dans une posture presque enfantine, et elle avait un regard à damner à saint. Il n'en était pas un. Lorsqu'il la vit dans les bras d'Erwan, son sang ne fit qu'un tour dans ses veines et donna un violent coup de poing dans le mur, les faisant sursauter.

- Tu as raison, lâcha-t-il en croisant les yeux de Libertée. Ne passons pas l'éponge. Tu as trouvé ce que tu voulais, et moi...

ET moi, je cesse de chercher. Il tourna les talons, croisa Voëlle, ignora la tristesse qui transfigurait sur son visage, regagna la salle où Tsukia se trouvait toujours. Il se laissa tomber devant elle.

- Tu te sens d'attaque pour une nouvelle aventure, fillette ?

Ses phalanges écorchées disaient ce que ses lèvres refusaient de laisser filtrer. Il avait perdu Libertée et, puisqu'il était vain de croire à un miracle, il allait tout faire pour qu'elle puisse être heureuse. Si c'était loin de lui, tant pis pour lui. Et tant mieux pour elle. Il allait annihiler la menace qui pesait sur Suviyo et elle, puis disparaître de leur vie. La suite n'était pas encore écrite.

Quelque part, la pointe d'une plume était en suspend au-dessus d'une page vide...

__________________________________________

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MessageSujet: Re: Show me how to lie, you're getting better all the time (PV Gil)   Mar 08 Nov 2016, 17:23

[ Bon, j'ai une Lib très très cassée qui tente de s'enfuir, à vous de voir si vous voulez la retenir ou pas ! ]




Un soupir agacé franchit les lèvres de Libertée quand elle reconnut la respiration de Tsukia qui entrait dans la pièce. Cependant, elle releva le menton pour pouvoir observer la jeune fille. Oh, elle s'était encore affinée, et son regard dépareillé était une porte ouverte sur sa personnalité aussi imprévisible que colorée. Mais ce ne fut pas ce qui intrigua la marchombre, là.
Plutôt une étincelle, dans le fond de ses yeux.

Elle laissa donc son apprentie lui raconter son histoire, ou en tout cas une partie de son histoire. Parce que Libertée savait très bien, à l'entendre parler ainsi, que ce n'était pas tout ce qui avait pu se passer. Elle pouvait percevoir la souffrance passée dans le ton de Tsukia, autant que ses regrets bien camouflés, qu'elle cachait derrière quelque chose que la marchombre ne parvint pas à identifier.


- Ne va pas croire qu'il est possible d'aimer sans se blesser… Assure toi de faire le bon choix, et pas seulement le plus facile.

Levant le regard vers la jeune femme, Libertée ne put s'empêcher de pencher la tête sur le côté.
Elle laissa Tsukia s'en aller sur ces paroles, alors que la phrase tournait encore dans sa tête. Le choix le plus facile, le plus cohérent, était de rester avec Gil. Parce que oui, elle l'aimait, même si ça faisait mal. Mais, au fond, elle souffrait de la situation bien au delà des mots ou des émotions. Elle n'était qu'un grain de sable, et elle s'accrochait à l'existence de Gil alors que ce dernier avait finalement tenté beaucoup de choses pour la faire sortir de la sienne. Pour se débarrasser d'elle.
Son épopée à Al-Vor, déjà, mais ensuite tous ses "dérapages" avec d'autres nanas… Naïs, Kaünis, peut-être d'autres.  Alors oui, elle pouvait voir dans son regard qu'il aimait Suviyo de tout son coeur, et cela rendait sans doute la décision plus difficile encore. Mais la petite pouvait bien avoir son papa et sa maman, simplement pas ensemble. Elle ne serait ni la première, ni la dernière.

Parce que oui, la décision facile c'était finalement de rester accrochée à Gil en croyant que tout pourrait s'arranger. Qu'elle pouvait arrêter de souffrir ou arrêter de se cacher de ses propres émotions et sentiments. Parce qu'il était là, parce que ses parents l'aimaient malgré tout beaucoup, parce qu'ils avaient une fille, parce que malgré tout ils étaient toujours attirés l'un par l'autre ; parce que finalement c'était plus simple de rester dans une routine que de s'en extirper, car même si on est malheureux, on sait à quoi s'attendre.
Si elle le quittait, son monde risquait de s'effondrer, oui. Ses parents de lui en vouloir. Suviyo aussi, à long terme. Elle devait déjà faire face à la destruction de leur maison. N'était-ce pas un signe, au fond ? Elle devrait repenser la vie qu'elle menait actuellement, changer ses habitudes pour en trouver, en créer, de nouvelles.
Recommencer à vivre.

Et en fait, ça l'effrayait, car elle se rendait compte qu'une partie d'elle avait peur de construire tout ça. Peur de devoir tout détruire pour ne pas être capable de reconstruire quoi que ce soit derrière tout ça. Pouvait-elle vraiment être capable de reprendre sa vie en main, pour de bon ? Pour elle-même, pas pour les autres ? De ne plus s'oublier, et de faire face à ses propres questionnements, ses propres incohérences, pour ressortir d'une telle épreuve grandie ?
Elle avait peur.

Elle avait peur, et ça formait une boule compacte dans sa gorge.
Elle avait peur, parce qu'en fait, la décision était prise depuis longtemps, dans son inconscient. Mais sa raison la repoussait, cette décision : ce n'était pas assez sécurisant comme environnement pour Suviyo. Mais préfèrerait-elle vivre avec une maman malheureuse qui se serait oubliée ou avec une maman heureuse et un peu moins stable, mais inspirante ? Elle ne voulait pas apprendre à sa fille à se résigner à la vie.  
La vie devait être croquée. Dévorée !
Parce qu'on en a qu'une seule.

Mue par une pulsion soudain, Libertée se redressa sur son fauteuil, mais au moment où elle allait se relever, des bras se refermèrent sur elle sans qu'elle ne les ait vus arriver, toute concentrée qu'elle était sur ses pensées.
Ce fut l'odeur d'Erwan qui l'enveloppa alors que son coeur accélérait dans sa poitrine. Fermant les yeux, elle laissa ses lèvres effleurer la peau de la clavicule du marchombre, prenant une petite inspiration.
Elle ne savait pas quoi répondre à sa question. Elle ne savait même pas si elle avait une vraie réponse, en fait.
Se laissant aller dans l'étreinte chaude du marchombre, ses mains remontèrent autour de son cou pour qu'elle puisse se presser un peu plus contre lui.

Un bruit sourd et mat lui fit relever la tête, et elle croisa le regard de Gil.

- Tu as raison. Ne passons pas l'éponge. Tu as trouvé ce que tu voulais, et moi…
Elle avait soutenu son regard, une lueur de défi dans les yeux. Mais il avait fait volte-face, et s'était enfui. Alors, elle repoussa doucement Erwan des deux mains, et prit la suite de l'envoleur.

Le rattrapa alors qu'il retrouvait Tsukia.

- Tu as tort, Gil. Je n'ai pas trouvé ce que je voulais. J'ai trouvé ce que je ne voulais pas. Je ne veux plus de ça. Te courir après, c'est trop facile. Vouloir le meilleur pour ma fille - notre fille - c'est trop facile. Ce n'est pas moi, et je ne veux surtout pas lui faire croire que son bonheur dépend de celui des autres en donnant le mauvais exemple. Je suis restée, je t'ai cherché, suivi, retrouvé, reperdu, un nombre incalculable de fois. Même si je ne suis pas heureuse, c'était plus facile que de remettre en question mes sentiments, mon mode de vie, tout ce qui fait que je me voilais la face à croire que c'était le nouveau-moi. Ce n'est pas ça.
Elle était à bout de souffle, alors elle prit une courte inspiration. Avant de continuer.

- Alors oui, Gil. Tu t'en vas, je m'en vais, peu importe. On se quitte. Je te souhaite bonne route, parce que je t'aime toujours. Essaye de ne pas trop esquinter mon apprentie, qu'elle revienne entière. Je peux te faire confiance pour ça ?
Sa question était sincère, et une lueur brillait dans son regard.
Mais elle n'attendit qu'à moitié la réponse.

Faisant demi-tour, elle passa devant un Erwan qui la suivit du regard, lui adressa un sourire triste.
Avant de s'élancer à l'extérieur de l'auberge en courant. A toute allure.
Pour croire que ces larmes, sur ces joues, c'était l'air piquant qui giflait son visage.
Pour croire que les grondements dans son coeur, dans son corps, ce râle dans sa bouche, ce n'étaient que des réponses à son effort.

Parce que non, ce n'était pas facile.
Mais c'était nécessaire.

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