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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]

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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Dim 13 Nov 2016, 17:25

- Allez ma belle, on y est presque... !

Galvanisée par l'empressement joyeux de sa cavalière, la petite jument alezane qui répondait au doux nom de Lilune bondit à travers les hautes herbes asséchées par un été qui s'était étirait plus que nécessaire. Elle galopa à travers la plaine, n'hésitant pas à couper à travers champ pour éviter la circulation qui régnait sur la piste principale ralliant Al-Chen et Al-Jeit ; bifurquant vers l'ouest, elle fonça tout droit en direction d'un bois planté de hêtres et d'érables qui, avec l'automne, avaient viré à l'orange vif. Elle s'engagea sur un sentier qui sinuait entre les troncs couverts de mousse, évita sans peine les pièges des ornières et des rochers traîtres et déboucha dans une clairière immense et ensoleillée.

Un village y était blotti, au cœur d'un écrin de verdure et de lumière ; il était minuscule et, à mi-chemin entre deux des plus grandes cités de l'empire, ne devait sa survie qu'au domaine du noble dont on ne distinguait pas encore les murs à travers les arbres. Les gens qui vivaient là étaient pour la plupart des bergers et des bûcherons. L'un d'entre eux partait justement au travail, sa lourde hache posée sur l'épaule tandis qu'il se mettant en marche en sifflotant un petit air qui lui trottait dans la tête ; avisant la cavalière sortie du bois, il leva une main pour la saluer et se figea en reconnaissant la longue tresse blonde qui virevoltait allègrement dans son dos.

-Lou ! cria-t-il, et il se retourna vivement pour attirer l'attention des villageois, regardez, Lou est rentrée !

Aussitôt hommes, femmes et enfants se pressèrent à l'orée du village, le visage fendu d'un sourire qui en disait long sur leur joie de retrouver la jeune femme. Celle-ci sauta à terre avant même que son cheval se soit arrêté et couru à leur encontre. Elle n'eut que le temps d'ouvrir les bras pour se retrouver ensevelie sous une marée d'enfants. Le souffle coupé, elle les serra comme elle le put contre sa poitrine, avant de lever la tête ; ses yeux d'un vert profond croisèrent ceux, intensément noisette, du bûcheron qui l'avait reconnue.

- Je suis de retour, murmura-t-elle.

Il se contenta de hocher la tête, la gorge trop nouée pour laisser filtrer un seul mot.


*


- Combien de temps vas-tu rester ici ?
- Je l'ignore...


Willan posa sa hache au coin de la table et l'observa attentivement. Lou avait changé. Oh, c'était toujours la fille pleine de vie, lumineuse au point de l'éblouir davantage que le soleil, qui était entrée dans sa vie un soir d'automne pareil à celui-ci, mais quelque chose, soupçon imperceptible et pourtant évident, avait transformé son amie. Ce n'était pas l'anneau scintillant entre son corsage, témoin des plus grands bouleversement de sa vie, qui était à l'origine de ce que le bûcheron percevait. Non, il y avait chez Lou une énergie nouvelle, une... sagesse scintillant dans le vert émeraude de ses yeux qui impressionnait Willan. Et l'effrayait en même temps. Lou était le plus grand mystère de toute son existence. Elle avait disparu pendant près de cinq ans et il devinait qu'elle n'était que de passage...

Lou, de son côté, goûtait pleinement au bonheur de son retour après une si longue absence. Rougebois était resté tel que dans ses souvenirs, village simple mais heureux et accueillant ; c'était un endroit où l'on se sentait chez soi au bout de quelques minutes, qui laissait dans le cœur une impression saisissante, indélébile. Vivifiante. La jeune femme glissa une mèche blonde derrière son oreille et sourit.

- Vous avez terminé la maison des Vivelins, remarqua-t-elle en laissant son regard errer sur le village animé.
- Il y a trois ans ! Mais ça tempête pas mal, là-bas, m'étonnerait pas que Savien quitte le nid pour aller s'en bâtir un autre d'ici peu... !
- L'accouchement de Méline s'est-il bien déroulé ?
- Tellement bien qu'elle a renouvelé l'expérience trois fois depuis.
-Non... quatre enfants ?
- Le cinquième est en route...


Ils rirent, retrouvant d'instinct leur complicité d'autrefois, et Willan puisa dans ce lien la force de lui saisir la main.

- C'est bon de te revoir, murmura-t-il.

Elle lui offrit un sourire qui fit battre son cœur de façon totalement désordonnée et rapide, mais avant qu'il ait eu le temps de le lui dire, elle retira ses doigts des siens et se leva. L'inquiétude brilla immédiatement dans les yeux noisettes du jeune bûcheron.

- Où vas-tu ?
- Au manoir,
répondit simplement Lou.

Quelques minutes plus tard, alors qu'elle resserrait un lien sur la selle de Lilune, Willan l'observa attentivement. Il cherchait toujours à comprendre ce qui était à l'origine de ce changement si subtil et si flagrant. Il n'aimait pas vraiment les deux épées qui se croisaient dans son dos ni le manche de la dague attachée à son côté, cependant il était rassuré qu'elle possède de quoi se défendre. Consciente du regard qui pesait sur elle, Lou se retourna et attrapa doucement son visage entre ses mains.

- Je reviens vite, promit-elle en le fixant dans les yeux. Dis à Nella de mettre son chaudron sur le feu !
- Déjà fait. Ce soir, ce sera la fête à Rougebois.
- Parfait !


Elle l'embrassa sur la joue et il resta tout chose tandis qu'elle se hissait souplement sur le dos de sa jument. Il la regarda s'éloigner au galop, suivant des yeux sa longue tresse blonde jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière un rideau de verdure.


* * *


Lou leva les yeux, avisant la haute bâtisse d'un air songeur, puis elle ôta son manteau et, abandonnant le vêtement au milieu de l'allée gravillonneuse, commença à escalader le mur. Les pierres qui le constituaient étaient larges et solides ; c'étaient des prises idéales qui lui permirent d'atteindre la fenêtre choisie en un rien de temps. Le soleil joua un bref instant dans le blond changeant de ses cheveux avant qu'elle ne se glisse par la mince ouverture de la vitre entrouverte. Elle s'accroupit dans la pièce, ferma les yeux pour humer le parfum familier des meubles fraîchement cirés, se faufila jusqu'au fauteuil placé devant la cheminée. Les braises rougeoyaient doucement, diffusant une tiédeur agréable dans la pièce.

Dans le fauteuil, un homme lisait. Il n'était plus tout jeune... c'était même un très vieux monsieur qui, s'il avait toujours l'esprit vif, passait de plus en plus de temps à se reposer dans son endroit favori : une immense bibliothèque aux étagères chargées de livres qui témoignaient d'une curiosité à peine assouvie au cours d'une longue vie. Il était en train de feuiller un ouvrage volumineux aux pages écornées lorsque des mains se plaquèrent brusquement sur ses yeux. Il n'eut pas le temps de crier ni d'avoir peur : Lou éclata de rire et apparut dans son champ de vision.

- Au nom du ciel, s'étrangla-t-il, une main sur le cœur pour en calmer les battements affolés, te rends-tu compte que tu aurais pu me tuer ?
- Seul un dragon pourrait réussir cet exploit,
affirma-t-elle avant de l'embrasser sur la joue. Bonjour, Archie.

Il l'empêcha de reculer en la serrant dans ses bras mince, mais pourvus d'une force insoupçonnée.

-Oh, Lou... murmura-t-il, plus ému qu'il ne souhaitait le montrer.

Il la libéra pour la regarder : toujours ce sourire éblouissant, ces deux émeraudes pétillants de malice, cette fraîcheur qui donnait du baume au cœur... Ses cheveux avaient poussés, ses muscles étaient plus nettement dessinés sous la tunique où différents tons de vert s'affrontaient. Elle rayonnait autant que lors de leur première rencontre... non, bien davantage. Seule une ombre qu'il connaissait bien subsistait au fond de son regard. Il possédait la même dans le sien.

- Tu aurais dû m'avertir de ta venue, grommela-t-il en sonnant sa petite cloche qui alertait son personnel, j'aurais fait préparer ta chambre ! D'ailleurs... par où es-tu entrée ? Je ne t'ai pas entendue arriver.
- La fenêtre était ouverte.
- La fenêtre ? Mais nous sommes au troisième étage !


Le vieil Archie regarda, interloqué, ce brin de femme qui haussait les épaules comme si cela allait de soi. Cela... une ascension jusqu'à sa fenêtre. Il ouvrit la bouche, faillit faire émerger à haute voix l'incongruité d'une telle entreprise... se tut. Cette façon de le surprendre était celle de Yoran, c'était d'ailleurs pour lui que la fenêtre avait toujours été ouverte. Etait-ce vraiment surprenant que Lou fasse la même chose ? Le vieux noble sentit son cœur se serrer, comme chaque fois qu'il pensait à son petit-fils ; il avait appris sa mort par une lettre de Lou, deux ans plus tôt, et il se souvenait parfaitement des quelques mots qui avaient ouvert une plaie toujours douloureuse.

Lou traversa le salon et il la suivit des yeux. Il la regarda virevolter d'un mur à l'autre, s'extasiant sur telle babiole qui ne se trouvait pas là durant son passage dans cette maison, tel meuble qu'on avait changé de place... Archie était sidéré. Non pas qu'elle s'extasie d'un rien – Lou était ainsi et il avait appris à ne plus s'étonner de la voir apprécier un bête fauteuil placé sous la lumière du soleil – mais que la mort de son époux n'ait pas altéré cette aura lumineuse, éternellement joyeuse. Quand il avait perdu Elinéor, sa peine avait été telle qu'il était devenu acariâtre, bougon en permanence, et dur avec quiconque se trouvait dans les parages, depuis les domestiques qui oeuvraient dans le manoir jusqu'à son propre petit-fils.

Mais Lou était toujours Lou.

- Quelle vue ! soupira-t-elle en observant le jardin depuis la fenêtre. Dites-moi que vous n'avez pas laisser mourir les rosiers cette année !

Archie s'apprêtait à répondre que, en dépit de son aversion pour ces fichues plantes qui demandaient un entretien considérable pour quelques boutons à la fin de l'été, il n'avait pas eu le cœur de perdre l'une des seuls traces de la présence de Lou en ces lieux – lorsque la porte du salon s'ouvrit à la volée sur un jeune homme essoufflé, les joues rouges et le cheveu en pétard.

-Excusez-moi... Monsieur, j'ai entendu le galop d'un cheval alors je suis venu voir, et j'ai trouvé ça, alors je me suis dit...

Il tenait à la main le manteau de Lou mais, tout à sa course et ses excuses, n'avait pas encore remarqué la présence de celle-ci. Comme le vieux maître persistait à rester silencieux, son regard glissa vers la gauche, comme attiré par un aimant, et ses yeux s'écarquillèrent.

- Lou ! Par les couilles de Merwyn, je savais que c'était toi !

Archie sursauta mais se garda de reprendre le garçon, pour une fois. Il contempla d'un air amusé les retrouvailles entre les deux jeunes gens – Tom était encore un adolescent mais il avait tellement grandi en cinq ans qu'il dépassait désormais Lou d'une tête, ce qui n'empêcha pas cette dernière de lui sauter au cou. Ils rire et parlèrent en même temps jusqu'à ce que le vieil homme ordonne, d'un ton sévère que son regard adoucissait beaucoup, que soit servi le thé. Une heure plus tôt que d'ordinaire...

… Lou avait toujours eu le don de chambouler son monde.


*


Le soleil frôlait l'horizon et avait enflammé la forêt : une lumière vive, presque irréelle, éblouissait le sous-bois tandis que, dans les rayons obliques qui se glissaient entre les troncs, des petites étoiles de poussières scintillaient. Certains ici disaient que c'étaient les traces du passage des fées. Lou y croyait volontiers même si, en ce monde, la magie était au moins aussi discrète que dans celui qui l'avait vu naître.

Elle marchait tranquillement sur le sentier bordé de feuilles mortes, Lilune à ses côtés ; elle se sentait apaisée. Revoir Archie, Tom, Willan n'était en rien comparable à tout ce qu'elle avait pu imaginer. Ils ne l'avaient pas oubliée. Au manoir, on lui avait reproché d'avoir mis trop longtemps à revenir ; au village, on l'attendait avec impatience pour fêter son retour. Pourtant Lou prenait son temps, allant même jusqu'à faire un détour pour emprunter un chemin familier. Cinq ans plus tôt, elle avait suivi Yoran jusqu'à cette clairière baignée de lumière. Là, au milieu d'un tapis de bruyères sauvages, il lui avait offert une raison de rester dans son monde. Un mot, soufflé à la tombée du jour, à l'heure où dansent les fées comme le vent dans les branches des arbres...

Marchombre.

Lou s'arrêta au centre de la clairière. Elle avait suffisamment versé de larmes pour que son cœur, désormais, soit gonflé de bonheur à la simple idée de se trouver là où tout avait commencé. Elle ferma les yeux, prit une profonde inspiration dans la caresse d'une brise qui joua dans les quelques mèches s'échappant de sa tresse...

Pivota sur elle-même, les yeux bien ouverts et les sens en alerte. Des sens bien plus aiguisés que ceux des gens normaux. Des sens qui lui permettaient de voir, d'entendre, de percevoir, de surprendre une présence, même dans un tel endroit. Lilune s'agita à son tour, soudain nerveuse, et confirmant la présence d'un individu dans les parages.

- Jouer à cache-cache n'est pas juste si tout le monde n'est pas au courant que le jeu a commencé !

Lou avait une voix chaleureuse où pointait presque toujours l'amusement.
Et deux épées dont elle savait se servir les yeux fermés.
Elle était prête à rencontrer celui ou celle qui se dissimulait encore dans les fourrés.

Qui que cela puisse être.

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« C'est impossible », dit la Fierté.
« C'est risqué », dit l'Expérience.
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Ven 19 Mai 2017, 04:39

En haut!

La tête blonde se leva d'un coup pour le fixer, assis sur une branche, les pieds dans le vide, et il sourit devant tant de vivacité...

...Il ne s'était donc pas trompé.


By traitor's hand, secret passage, to their land...
...Know his name, know his shame will last forever.

Narek sortit de la maison en se passant une main dans les cheveux, troublé.

Il avait crut en avoir finit avec les meurtriers de Lyra il y avait de ça longtemps, mais depuis son escapade avec cet envoleur, Giliwyn, et son combat avec le tueur, il en doutait... Du coup il avait rendu visite à certains de ses informateurs les plus assidus,
vieille habitude de barde que de toujours avoir un réseau d'information, ça pouvait être utile de savoir qui ne pas mentionner dans un chant à un certain noble pour garder sa tête...

...Et il avait eu des nouvelles accablante.

Son contact le croyait mort, ça ce n'était pas étonnant, il ne l'avait pas revu depuis... ''L'incident''...

... Mais celui-ci avait étudié le dit incident et avait découvert que quelqu'un avait donné à ses assaillants l'endroit où trouver le jeune couple, ce qui donnait du sens à toute l'histoire, comment les auraient-ils trouver sans savoir leur itinéraire..?

... Le problème, c'était que seul trois personnes connaissaient son itinéraire, ce jour là.

Danir et sa soeur, bien sûr...

...Et son ancien maître.

Normalement, il aurait dit ''au diable ce vieux fou'' et n'aurait pas chercher plus mais...

S'il avait participer à tenter de le tuer, à tuer Lyra, alors il pouvait recommencer. Narek n'avait pas peur pour sa vie...

...Mais jamais, JAMAIS il ne permettrait que l'homme ne tente quelque chose qui aurait put blesser Syndrell.

Le garçon quitta Al-Chen, une cape à capuche sur la tête et camouflant son visage, pour aller là où celui-ci se dirigeait aux dernières nouvelles...

... Un petit village adorable, où lui et Lyra avaient souvent faits de cours arrêts pour chanter à des bûcherons amochés par des jours entiers de travail...

...Le petit village du nom de Rougebois.


There's a foe of a thousand swords,
They've been abandoned by their lords...

...Their fall from grace will pave their path, to damnation.

L'apprenti se délectait tranquillement d'une soupe servie par une des dames du village, qui offrait apparemment de la nourriture et parfois même une chambre aux rare voyageurs, pas le grand luxe, les chambres, mais la soupe, elle, était délicieuse... Ça lui manquait un peu, cette atmosphère de petit village, même s'il était un peu déçu que personne n'ais vu le vieil homme qu'il cherchait dans le coin.

Vous savez, jeune homme, vous me rappeler quelqu'un, un barde qui passait avec sa petite amie parfois, il y as de ça des années... Bien sûr il ne portait pas de capuche, par contre, il avait de merveilleux cheveux noirs et des yeux inoublia--

Narek avalait le bouillon dans sa cuillère quand la femme fut interrompue et attirée par un cris disant ''Lou est revenue!''

Le garçon, lui, fut bien le seul de tout le village à ne pas bouger d'un pouce, finissant tranquillement sa soupe avant de se lever,
griffonner un ''merci'' sur un bout de papier qu'il laissa sur la table, ayant payer à l'avance pour le repas, et se prépara à repartir sur son chemin... Avant d’apercevoir la dite ''Lou'', ainsi que quelque chose, un genre d'aura, qui lui parla immédiatement.

Le jeune homme se rassit et sortit quelque pièces qu'ils tendit à la femme, quand elle revint, la surprenant autant par l'argent que par son regard perçant, sous sa capuche, qui capta le sien.


J'en prendrais un autre bol, s'il-vous-plais...

Undetected,
Unexpected.

Wings of glory,
Tell their story.

Ascension,
Deviation.

Undetected,
Stealth perfected...

Le garçon observait la cavalière, en contrebas, qui passa droit sous son arbre... Elle devait être drôlement perdue dans ses pensées, pour ne pas remarquer, à moins qu'elle ne fasse qu'attendre le moment opportun...?

Le jeune homme, curieux, observa une des feuilles de l'arbre, plus loin sur la branche, et la jeta dans les fourrés en contrebas,
ne créant que le plus petit remous non naturel...

...Ce qui eu l'effet qu'il recherchait puisqu'elle se retourna d'un seul geste.


En haut!

La tête blonde se leva d'un coup pour le fixer, assis sur une branche, les pieds dans le vide, et il sourit devant tant de vivacité...

...Il ne s'était donc pas trompé...

...C'était bien une marchombre.

Il souleva les paumes pour montrer qu'il n'avait pas d'intentions mauvaises, même si quelqu'un d'autre n'aurait rien vu au travers du feuillage, une marchombre verrait très bien...

Après un instant ainsi, il se laissa tombé, crocheta une autre branche, descendant rapidement jusqu'à mettre pied à terre.


Moi je trouve que cache-cache c'est toujours plus drôle quand il y as des invités surprises...

...Mais c'est sûr que c'est pas très gentil quand ils ne se présentent pas..!


L'apprenti fit une petite révérence, pour s'amuser, en se présentant.

Narek, à votre service, me tromperais-je en supposant que je m'adresse à celle qui as causer l'excitation à Rougebois par le simple nom de ''Lou''..?

Il lui sourit le plus naturellement du monde.

C'était parfait comme rencontre, non..?

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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Sam 20 Mai 2017, 14:03

[Très très court, désolée ! Mais je suis tellement contente que tu pointes le bout de ton nez dans ce Rp !!! *câlin*]



- En haut !

Lou avait déjà levé les yeux pour scruter l’épais feuillage avec attention. Elle ne tarda pas à découvrir la silhouette perchée sur une large branche. La ramure de l’arbre dissimulait le haut de son visage, laissant seulement paraître un sourire espiègle, mais un rayon de soleil éclaira les mains ouvertes, paumes pacifiques auxquelles elle décida d’accorder sa confiance. Lilune s’agita un peu quand la silhouette les rejoignit avec l’agilité d’un singe. S’apaisa quand Lou lui murmura quelques mots rassurants au creux de l’oreille.

- Moi je trouve que cache-cache c’est toujours plus drôle quand il y as des invités surprises…

Lou leva la tête pour croiser le regard du garçon. Jeune, beau comme nul autre, il était très grand et plutôt mince ; sa musculature se dessinait finement sous une peau brunie par le soleil et le grand air. Il avait de longs cheveux d’un noir brillant, aussi foncés que ses yeux qui se paraient d’étonnants reflets rouge sang. Des yeux que Lou avaient l’impression de connaître, mais comme de coutume, sa mémoire lui faisait défaut…

- Narek, a votre service, me tromperais-je en supposant que je m’adresse à celle qui as causer l’excitation à Rougebois par le simple nom de « Lou »… ?

Narek Liam ! Le visage de Lou s’éclaira : c’était un apprenti qui était formé à l’Académie ! Toutefois, elle ne connaissait que son nom, affiché dans l’entrée sur le panneau des groupes. Peut-être l’avait-elle croisé dans un couloir, mais elle en doutait fortement. Non, elle connaissait ce garçon ailleurs qu’au sein de l’école. Allez ma vieille, fais un effort, souviens-toi !

Des yeux noirs striés de rouge.
Des cheveux longs.
Et une voix à couper le souffle.

- Lou, et tout le plaisir est pour moi, fit la marchombre en exécutant une courbette à l’image de celle du garçon. J’espère ne pas faire d’erreur en croyant m’adresser au jeune barde qui enflammait Rougebois il y a quelques années et qui, désormais, arpente une voie secrète ?

Bien sûr que c’était lui ! Lou avait passé assez de soirées à écouter ses chansons pour se rappeler de ce garçon à la voix extraordinaire. Elle le détailla de nouveau, remarqua sa cape de voyage et ses bottes poussiéreuses.

- Tu es revenu nous enchanter de ton art ? demanda-t-elle en caressant l’encolure de sa jument.

Rougebois s’apprêtait à faire la fête, pourvu que Narek accepte de rester afin d’y participer !

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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Sam 20 Mai 2017, 19:25

Le jeune homme souleva les sourcils, surprit d'être reconnu, mais une ombre passa dans son regard avant qu'il ne réponde.

Je... Je ne croyais pas chanter, non... Disons que je ne suis que de passage, aux dernières nouvelles, et... Et bien disons que je ne pourrait pas faire de duo tout seul...

Pas besoin de préciser, elle comprendrait, se dit-il... Avant d'avoir une idée folle.

À moins, bien sûr, que je n'ais une autre partenaire de chant..?

Éclair taquin dans le regard... S'il y avait fête pour son retour, autant qu'elle en fasse vraiment partie, non..?

Voices joined will never tire,
Brothers all are we.

My heart was thorn by blood and fire,
The price of liberty...

Le garçon s'étira longuement, le village était secoué par les préparatifs de la petite fête, surtout depuis qu'ils avaient appris qu'ils auraient de la musique.

Lui, il appréciait le silence relatif d'un arbre pas trop loin, il avait appris à apprécier plus que jamais le calme et le vent, léger, qu'on ressentaient ainsi en hauteur, depuis le début de ses cours.

Ça permettait de penser, tranquille.

Enfin, jusqu'à ce que quelqu'un vous trouvent et s'installe non loin comme un petit animal qui se demanderait ce que vous faites...

...Ou une marchombre qui as réussit à s'éclipser d'un village en effervescence.


C'est fou ce qu'ils sont énergiques, au village,
on pourraient croire qu'ils n'ont pas travailler de la journée, à courir comme ils font pour tout préparer..!


Coucher, les jambes croiser et les bras derrière la tête, sur sa grosse branche, l'apprenti observait le ciel un instant... Puis se dit que, puisqu'il s'agissait d'une marchombre, il pouvait bien lui poser la question qui le taraudait depuis un moment.

Dis, tu crois que le Rentaï décide de la greffe à nous accorder à cause de notre passer, de notre futur, ou simplement sur un coup de tête..? Enfin, un coup de sommet.

Question un peu stupide, personne ne connaissait vraiment la réponse, bien sûr, mais il ne pouvait pas s'empêcher de se demander...

Pourquoi faire de lui un fantôme vivant..?


They took my peace,
They took my name,
My family...

In a pallid robe,
And cryptic code,
My destiny...

Secret sign,
Shadows in the moonlight.

Clandestine,
Flashes of a pale white...

...Climb the highest peaks of history.

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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Sam 20 Mai 2017, 23:40

La surprise du garçon n’échappa guère à Lou, ni l’ombre qui traversa son visage. Elle devina le problème alors qu’il n’avait pas prononcé la moindre parole et se mordit la lèvre. Ce qu’elle pouvait être douée pour commettre ce genre de bourde… Elle songea d’abord à s’excuser, balaya cette hypothèse en réalisant que cela ne servirait à rien, réfléchit à toute vitesse, et décida finalement qu’il n’y avait pas de problème.

Seulement des solutions.

- Qui te parle de chanter seul ?
- A moins, bien sûr, que je n’ais une autre partenaire de chant.. ?


Ils avaient parlé ensemble. Une synchronisation qui les laissa figé d’étonnement quelques secondes… avant de partager leur premier fou-rire.


*


Rougebois était en effervescence. On accrochait des lampions, on montait l’estrade, on installait tables et chaises, on s’agitait à grand renfort de cris et pourtant, la moindre initiative, le moindre geste était redoutable d’efficacité. Tant et si bien que Lou se fit gentiment repousser quand elle proposa son aide. Têtue, elle alla trouver Willan ; son ami était en train d’attacher une guirlande.

- Je veux me rendre utile, ronchonna-t-elle en posant la main sur un barreau de l’échelle.
- Laisse-moi deviner : Méline t’a envoyé promener ?
- Oui, arguant que je suis l’invitée d’honneur… C’est ridicule ! Je ne suis pas une invitée mais une revenante.
- Bien vivant, le petit fantôme !
se moqua le bûcheron, concentré sur sa tâche. Et zut !
- Un problème ?
- Mmh.


Il descendit de son perchoir, la guirlande dans les mains, et palpa son pantalon à la recherche de son couteau. Lou tira le sien d’un geste vif et le fit tournoyer entre ses doigts avant de le lui mettre sous le nez.

- Heuuu… merci.
- Pas d’quoi !
- Dis, Lou…


Il hésita, remonta sur son échelle et batailla un instant avec sa guirlande.

- Qu’est-ce que tu fais, au juste ?
- Quoi ?
- Dans la vie,
précisa-t-il.
- Oh ! Je voyage. Et j’enseigne. J’habite à Al-Chen.

Il lui jeta un coup d’œil avant de reprendre son travail.

- La grande ville, hein…
- Pas si grande que ça quand on la connaît bien.


Willan acheva de fixer la guirlande et descendit. Il plia l’échelle, la glissa sous son bras et fit quelques pas aux côtés de Lou. Il sentait qu’il y avait plus, qu’elle ne disait pas tout, qu’un mystère encore plus grand l’habitait mais il ne trouvait pas le courage de lui poser la question… une autre vint. Plus facile.

- Tu ne m’as pas raconté ta visite au manoir. Comment va Archie ?
- Il vieillit.
- Non, c’est seulement un genre qu’il se donne.
- Sans doute… Il ne vient plus ici ?
- Pas souvent. C’est Tom qui se déplace. Il vient deux fois par semaine environ.
- Et toi ?
- Quoi, moi ?


Lou lui balança un petit coup de poing dans l’épaule.

- Toujours pas de jolie compagne aux yeux clairs, ni d’enfants qui courent partout comme chez Méline ? Allez, raconte, combien de cœurs as-tu brisés ? Ne me dis pas que le charme du bûcheron torse nu et trempé de sueur ne fait plus effet sinon je ne croirai plus en rien ! Et la fille du brocanteur, celle qui te dévorait des yeux chaque fois que tu passais devant sa boutique, elle a renoncé à te mettre le grapin dessus ? Et…

Inutile. Willan n’écoutait déjà plus. C’était tellement difficile de suivre Lou dans son joyeux délire alors que lui… il soupira. Se passa une main un peu tremblante dans les cheveux. Ouvrit la bouche, prêt à franchir le pas…

- Willan !

Son ami Rekon l’appelait depuis l’estrade. On avait besoin de lui là-bas. Le bûcheron se façonna un sourire et trouva le courage de se pencher pour déposer un baiser sur la joue de Lou.

- On discutera de mon désastre sentimental plus tard, dit-il avant de filer.

Lou caressa pensivement sa joue, puis fit la moue. On la plantait encore une fois ! C’était à croire qu’ils s’étaient tous passés le mot ! Plus amusée que véritablement excédée, la marchombre déambula dans les rues du village, sans but précis, attendant qu’on l’interpelle à son tour. Il n’en fut rien, bien sûr. C’est alors qu’elle reconnut Narek ; un peu à l’écart des dernières maisons, le garçon se reposait à l’ombre d’un platane. Comme si l’agitation rougeboise ne le touchait pas. Intriguée, elle le rejoignit. Il était allongé dans l’herbe, les mains croisées derrière la tête. Tranquille. Lou préféra se hisser sur la première branche de l’arbre. Elle s’y accrocha avec les genoux et se laissa pendre, la tête en bas. Juste au-dessus du visage de l’apprenti, que l’extrémité de sa longue tresse blonde venait presque chatouiller.

- C’est fou ce qu’ils sont énergiques, au village, on pourraient croire qu’ils n’ont pas travailler de la journée, à courir comme ils le font pour tout préparer !
- Energiques et bornés !
affirma Lou en remontant à la force des abdominaux, plus par habitude que par réelle nécessité.

Son côté hyperactif l’empêchait de rester immobile. Elle descendit et remonta vingt fois avant que la voix de Narek brise le silence dans lequel ils s’étaient mutuellement plongés.

- Dis, tu crois que le Rentai décide de la greffe à nous accorder à cause de notre passer, de notre futur, ou simplement sur un coup de tête.. ? Enfin, un coup de sommet.

La tête en bas, Lou le regarda. Elle n’avait aucun moyen de savoir s’il avait déjà sollicité la greffe ou non, et rien, absolument rien ne la poussait à lui poser la question. C’était contraire aux traditions. En revanche, elle avait une assez bonne idée de ce qu’elle pouvait lui répondre. Elle tendit les mains et attendit qu’il les ait attrapées pour se laisser tomber, utilisant la force de ses bras lorsqu’il les contracta pour atterrir en douceur. Sur lui. A califourchon, exactement comme avec Daos. Tout sourire, elle lui pinça le nez.

- Le Rentaï décide seulement d’accorder la greffe ou non. Pour le reste, il s’agit essentiellement de toi, petit singe ! La greffe n’est pas un ajout mais une extension de ta personne. Un petit bout de ton âme que le Rentaï matérialise à sa façon. C’est que cette montagne n’en fait qu’à sa tête… enfin, à son sommet !

Elle rit et fit une roulade pour se dégager.

- Bon, eh bien puisque personne ne semble avoir besoin de moi, je vais en profiter pour aller me changer ! Je vais me fondre dans la peau d’une barde ce soir, je ne veux pas décevoir ni mon public, ni mon partenaire !

Un souffle de vent doublé d’un rire cristallin.
Lou n’était déjà plus là.


*


Il y avait longtemps que le village n’avait pas été aussi joyeux. La place où avait été édifiée l’estrade était illuminée par les lampions colorés, et animés par les rires, la musique et la danse ; assis à l’extrémité d’une table, un verre entre les mains, Willan réalisa soudain que Lou était arrivée au bon moment pour égayer une atmosphère que les récents affrontements avec des pillards avaient tendue.

Lou.
La jeune femme était au cœur de l’attention. Chacun était heureux de la retrouver, preuve qu’il s’agissait d’une personne peu ordinaire, de celles qu’on ne peut oublier. Elle était en train de danser avec une petite fille affublée de jolies couettes – l’une des filles de Méline – et il ne pouvait pas la quitter des yeux. Ce n’était pas à cause de sa robe, simple mais d’un parme tendre qui soulignait le vert de ses yeux, ni de ses longs cheveux pour une fois complètement détachés, cascade blonde entre ses épaules qui tournoyait au gré de ses mouvements. Non. C’était parce qu’il avait trop peur de voir se lever le soleil et de découvrir qu’elle n’était plus là. Il n’y survivrait pas…

A mille lieux d’imaginer le trouble de Willan, Lou s’amusait comme une folle. Elle dansait à en perdre haleine, ivre de joie, de vie et de liberté. D’amour et de tendresse envers tous ces gens qui lui avaient manqué. La musique s’acheva, sa jeune cavalière la salua pour filer retrouver son père, et Lou chercha Narek des yeux : c’était à eux de prendre la suite, à présent !

En réponse à sa pensée, une main se posa sur son épaule.

__________________________________________



« C'est impossible », dit la Fierté.
« C'est risqué », dit l'Expérience.
« C'est sans issue », dit la Raison.
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Dim 21 Mai 2017, 01:27

J'avoue ne pas te connaître - Willan, ton nom, je crois? - mais je n'ais qu'une chose à te dire...

... Écoute très bien ma première chanson, ce soir.

Elle est pour toi.


Énigme qu'il ne précisa pas, le bûcheron sembla hésitant, se demandant ce qu'il voulait dire.

N'eut pas le temps de parlé, Narek était déjà partit et avait posé sa main sur l'épaule de Lou avec un sourire...

...L'homme ne put s'empêcher de se demander s'ils se connaissaient bien...


Je sais qu'il est un peu tard, mais laisse moi te corriger sur quelque chose que tu as dis plus tôt, tu ne dois pas te ''mettre dans la peau d'une barde''...

...Ouverture.

Un mot marchombre, un mot barde.

Ne fait pas que t'ouvrir au monde... Ouvre le monde à toi, laisse simplement tes émotions prendre le contrôle. Si tu en es capable,
alors, peu importe ta voix ou tes notes, personne ne sera déçu...


Sourire, puis il s'écarta légèrement, un silence presque écrasant s'empara des gens, tout autour, Narek accrocha le regard de la femme qui lui avait servit une soupe, puis de Willan...

... Et frappa des mains d'un rythme continu, égal, en faisant un petit signe de tête à l'audience, qui reprit le mouvement.

Il leur fit un signe pour dire que c'était parfait et de continuer, puis apporta sa guitare devant lui, voyant que Willan portait une attention particulière à la chanson qu'il commençait, un air qu'il avait étudié avec Lou pour s'assurer qu'ils soient d'accords.


Listen boy,
I don't want to see you
Let a good thing slip away.

You know I don't like watching
Anybody make the same mistakes
I made ...

She's a real nice girl,
And she's always there for you.

But a nice girl wouldn't tell you what you should do ...


Listen boy,
I'm sure that you think you got it all
Under control.

You don't want somebody telling you
''The way to stay in someone's soul''

You're a big boy now,
And you'll never let her go...

...But that's just the kind of thing
She ought to know..!

L'apprenti sourit, elle avait réussit, elle chantait avec une pleine ouverture, qui absorbait entièrement la conscience des spectateurs de l'air enjoué...

...Et il piqua un clin d'oeil à Willan quand ce fut son tour de nouveau.


Tell her about it,
Tell her everything you feel...

Give her every reason,
To accept that you're for real.


Tell her about it,
Tell her all your crazy dreams!

Let her know you need her,
Let her know how much she means.

La vie avait reprit dans le village, certains dansaient désormais et les autres frappaient toujours des mains. Un seul restait interdit, semblant en intense réflexion.

En tout cas, se dit Narek, si Willan ne comprenait pas, ça ne serait pas de sa faute à lui, ni à Lou, même si elle ne savait pas pour le message diriger au bûcheron de la chanson.

Bientôt, il invita une gamine à les rejoindre sur la scène improvisée, dansant une seconde avec elle puis la passant à Lou,
entraînant chez la fillette un rire cristallin.


Listen boy,
It's not automatically a certain guarantee.

To insure yourself,
You've got to provide communication constantly.


When you love someone,
You're always insecure...

And there's only one good way
To reassure :

Tell her about it !
Let her know how much you care ..!

When she can't be with you,
Tell her you wish you were there!

Voilà, se dit le garçon, elle s'appropriait la chanson, cette connexion avec le publique l'avait ouverte au monde du barde, bientôt peut-être qu'elle réaliserait que la musique était vraiment partout, dans les noms, les arbres, la terre, les roches, la vie, les couleurs, etc.

Enfin, pas autant que lui, se dit-il, mais ça, c'était normal, il avait compris il y avait longtemps qu'il voyait le monde de façon différente, ce qui lui permettait de goûter un nom, une note, ainsi de suite, de sentir un histoire... Un rêveur lui avait dit, il y avait de ça longtemps, qu'il s'agissait de ''Synesthésie'' un genre de phénomène où deux sens se croisaient, et que c'était une condition rare.

Il lui avait demander, adolescent qu'il était, si c'était aussi rare, qu'il se mêle de ses affaires.

Le rêveur avait commencer une bagarre des mots qui avait presque viré au poings.

Puis une jeune femme était venu calmer son frère à grand coups de serviette de table.

C'était ainsi qu'il avait rencontrer Danir, Carian et Lyra.


Tell her about it,
Every day before you leave...

Pay her some attention,
Give her something to believe..!

Narek tira un jeune garçon qui fixait la fillette qu'il avait tiré sur scène depuis un moment avec des joues légèrement empourprés et posa un genoux en terre, prenant ses épaules dans un de ses bras en l'approchant comme s'il lui parlait directement pour le prochain couplet.

'Cause now and then,
She'll get to worrying...

Just because you haven't spoken
For so long.

Though you may not have done anything,
Will that be a consolation when she's gone..?

Listen boy,
It's good information from a man
Who's made mistakes...

Le jeune homme poussa le garçonnet légèrement, vers la fillette, et au même moment, Lou se penchait auprès de la fillette pour reprendre le flambeau avec un naturel presque troublant, puisque rien de toute cette situation n'était prévue...

...Elle devait être une marchombre d'exception, car elle aurait été une barde excellente.


Just a word or two,
That he gets from you,
Could be the difference that it takes...


She's a trusting soul
He's put his trust in you
But a girl like that won't tell you
What you should do

Les deux marchombres poussèrent les gamins dans un baiser sur la joue qui les firent rougirent et prirent exactement la même pose derrière, créant une scène coquasse qui en fit rire plus d'un dans l’assistance... Et c'était le moment de finir en beauté, se dit le garçon en faisant signe à la foule de joindre sa voix à celle de lui et de sa compagne de chant.

Tell her about it!
Tell her everything you feel
Give her every reason
To accept that you're for real

Tell her about it !
Tell her all your crazy dreams
Let her know you need her !
Let her know how much she means!


À peine la dernière note sortie de sa guitare, les applaudissements retentissaient et l'apprenti fit une petite révérence avec la marchombre aînée...

... Avant de reprendre de plus belle un air de guitare pour continuer, après tout, il avait promis de la musique pour toute la soirée..!

Cela dit il commença un rythme beaucoup plus calme, question de laisser un peu de repos à tout le monde, si le chant était quand même rapide, c'était une balade de sa composition et, cette fois,
bien que toujours aussi enjouée, ce fut avec une voix relaxante,
calmante, presque comme si elle était une petit feu un jour d'hivers, réchauffant les cœurs, que Lou entreprit de prendre les devants, le laissant faire les chants de fond...

...Cette chanson, personne à part Lyra, avant elle, ne l'avait chanter.

Il l'avait composer lui même, parfait écho à son coeur... Et il se rendit compte qu'il n'avait pas eu tord, car elle fit justice à la chanson.


I grew up seeing things a little differently, appearing,
disappearing, hardly innocent, nor
tied down to the ground.

I learned to roll and tumble with the punches,
glory in my stripes and spots,
walk by invisible and never make a sound.

But heavy is the crown that's always hidden

Tender is the heart you never see

__________________________________________


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Dim 21 Mai 2017, 15:00

Tous les regards s’étaient braqués sur eux. Lui, le jeune barde dont le timbre et la justesse avaient laissé un souvenir impérissable dans les esprits. Elle, qui les avait marqués à sa façon et sans y prêter attention. Ils ignoraient que ces deux-là étaient liés par quelque chose d’invisible mais de puissant. Pont secret aux reflets de l’âme, direction univoque…

Arpenteurs de la Voie.

Lou s’efforça de respirer doucement. Curieux comme le regard unanime d’une foule pouvait être aussi déstabilisant que celui d’un ennemi ! Ce n’est pas le nombre qui importe vraiment mais la force de ce regard, et l’attente que l’on peut y lire, réalisa-t-elle tandis que Narek accordait sa guitare avec une aisance née de l’habitude.

Habitude. Voilà qui expliquait la sérénité du jeune homme : il était habitué à affronter le regard de la foule, contrairement à elle qui sentait son cœur s’emballer. Elle avait le trac ! Proposer d’accorder sa voix à la sienne était plus facile à dire qu’à faire…

« Ouverture. Un mot marchombre, un mot barde. »

Narek lui avait offert ce murmure tout à l’heure, lorsqu’il l’avait rejointe sur l’estrade. Les danseurs l’avaient désertée et ils étaient seuls, désormais. Seuls avec une guitare et la promesse d’une soirée riche en émotions. Le barde leva soudain les mains devant son visage et frappa ses paumes l’une contre l’autre.

Une fois.

Deux fois.

La troisième mesure fut reprise par une petite partie des villageois et la quatrième, par la foule toute entière. Bam ! Bam ! Bam ! Un frisson parcourut Lou des pieds à la tête. Ce rythme, c’était celui d’un cœur qui bat.

D’un monde qui prend vie.

« Ne fais pas que t’ouvrir au monde… Ouvre le monde à toi, laisse simplement tes émotions prendre le contrôle. »

Listen boy,
I don't want to see you
Let a good thing slip away.

You know I don't like watching
Anybody make the same mistakes
I made ...

She's a real nice girl,
And she's always there for you.

But a nice girl wouldn't tell you what you should do ...


La voix de Narek était aussi mélodieuse que dans son souvenir. Oubliant son appréhension, Lou se concentra pleinement sur cette chance qui lui était donnée d’accompagner une personne aussi douée. Elle ouvrit la bouche et, à son tour, commença à chanter.

Listen boy,
I'm sure that you think you got it all
Under control.

You don't want somebody telling you
''The way to stay in someone's soul''


Sa voix à elle, plus légère que celle de Narek, s’envolait. Elle comprit qu’il avait vu juste, qu’ouverture était bien plus qu’un simple terme, c’était une note de musique… une note de vie.

You're a big boy now,
And you'll never let her go...

...But that's just the kind of thing
She ought to know..!


L’air était enjoué, les doigts de Narek grattaient sa guitare, rythme repris par les villageois qui se mirent à danser. Lou aussi. Sans cesser de chanter, elle se mit à virevolter, désormais parfaitement à l’aise. Elle sauta de l’estrade pour attraper quelques mains, Narek l’imita et, bientôt, ils mirent en scène leur chanson. Sans se concerter, sans préparation, sans que rien de tout cela n’ait été élaboré en amont.

Rougebois dansait.
Rougebois chantait.
Rougebois vivait.

Quand les dernières notes de guitare moururent dans le cri de joie et les applaudissements des villageois, Lou referma les doigts sur son alliance. Tu aurais adoré, dit-elle à l’attention de Yoran. En réponse à sa pensée, un souffle de brise caressa sa joue avec tendresse. Elle ne remarqua pas le regard brûlant dont la gratifia Willan, ni celui, fier et complice, de Narek. Mais lorsqu’il entama un deuxième morceau, plus doux et plus serein, elle ferma les yeux et laissa sa voix devenir le reflet de ses émotions.


*


Au cœur de la nuit, la fête battait toujours son plein mais les plus fatigués commencèrent à rentrer. Méline était de ceux-là, portant dans ses bras un petit bonhomme endormie et suivie par deux autres qui tenaient à peine debout tant ils étaient épuisés. Le plus grand de la fratrie avait le privilège de s’attarder encore un peu avec son père et il s’extasiait justement devant la guitare que Narek était en train de lui passer en bandoulière pour qu’il puisse l’essayer. Une scène qui n’échappa guère à Lou. Assise sur un banc, en tailleur, comme d’habitude et en dépit de sa tenue, elle observait tout ce petit monde avec délice ; elle se dit que Narek Liam était un bien étrange personnage. Il n’avait sans doute pas encore achevé sa formation, pourtant il possédait la force d’un sage ; solitude et mystère l’enveloppaient mais, comme en cet instant, il était très proche des gens. C’était à la fois un marchombre et un barde. Qui saurait jamais ce que cachait encore ce cœur si secret ?

- Lou ?

Elle leva les yeux et sourit en découvrant Willan.

- Tu as une minute ? J’aimerais que tu m’accompagnes.
- Bien sûr !

La marchombre déplia ses jambes et se leva. Souple et légère, elle se glissa à la suite de son ami dans les ombres de la nuit. Avisant qu’il s’éloignait du village, elle lui demanda où il avait l’intention de l’emmener mais il resta silencieux. Somme toute, la balade était agréable : après plusieurs heures passées dans le bruit, les rires, les chants, ce calme et cette fraîcheur étaient les bienvenus ! Willan était loin de se sentir aussi bien mais, poussé par l’étrange conseil du barde et la chanson que Lou et lui avaient interprétée, il entraîna la jeune femme jusqu’au petit lac dans lequel la lune, ou plutôt son reflet, se baignait en compagnie de quelques étoiles. Il s’engagea sur le ponton de bois et fixa l’eau, soudain figé par une peur terrible. Il était loin d’imaginer que Lou avait ressenti un trac similaire quelques heures plus tôt !

- Qu’est-ce que c’est joli, fit celle-ci en le rejoignant de son pas silencieux.

Elle s’assit les pieds dans le vide, tout à fait à l’extrémité du ponton, et regarda, fascinée, le ballet des lucioles au-dessus du tranquille miroir d’eau.

- Assieds-toi, Will, et dis-moi donc pourquoi tu m'a emmenée dans cet endroit magique !
- C’est pas facile,
avoua-t-il en s’exécutant. J’ai besoin que tu me promettes quelque chose, s’il te plaît.
- Je t’écoute,
dit-elle en lui jetant un coup d’œil surpris.
- Ne m’interromps pas. Je vais parler beaucoup.
- Plus que moi ?
s’amusa la jeune femme, mais alors elle croisa son regard plus sérieux que jamais, et elle hocha la tête. D’accord. Je me tais et je suis tout ouïe.
- Merci.


Willan leva les yeux. Il ne cherchait pas ses mots puisqu’il les connaissait déjà par cœur, mais il avait besoin de puiser son courage dans l’immensité de la nuit et sa plénitude bienveillante. Listen boy… tell her about it ! Tell her everything you feel, give her every reason to accept that you’re for real !

- Je voudrais que cette nuit ne s’achève jamais. Que demain ne soit jamais, parce que je te connais : au moment où le soleil sera levé, tu seras déjà loin, et il est très possible que tu ne reviennes pas ici pendant cinq longues années. Je voudrais te donner une bonne raison de rester. Il y en a plein : Rougebois ne t’a jamais oubliée. Il suffit de regarder tous ces gens qui se sont réunis ce soir pour toi. Nous sommes loin des grandes villes mais cette terre est grande, belle et riche. Sans être nomades, nous sommes libres. Sans voyager, nous croisons la route de centaine d’itinérants qui font escale entre nos murs. Nous sommes libres, mais menacés par les pillards qui s’en prennent à nos fermes et volent nos biens. L’Empire nous promet des troupes qui, en réalité, sont envoyées au nord pour repousser les Raïs, ou bien au sud pour contrer les pirates Alines. Nous sommes libres, mais nous sommes seuls et incapables de nous défendre efficacement. J’ai vu tes épées, Lou. Je t’ai vue jongler avec ce couteau tout à l’heure et je t’ai vue bouger. Tu as suivi Yoran Ril’Fairy, il y a cinq ans, et tu es revenue sans lui… mais comme lui. Marchombre.

Lou ferma les yeux et musela les mots qui s’apprêtaient à franchir la barrière de ses lèvres.
Elle avait promis.

- Je n’en sais pas beaucoup plus que les rumeurs à ce sujet, je suis juste certain que tu es spéciale. Mais ce n’est pas ce qui te rend spéciale à mes yeux, Lou. Ce que je vois, moi, c’est une femme aussi jolie qu’un rêve et aussi inaccessible qu’une étoile. Une femme qui donne parfois – souvent – l’impression de venir d’un autre monde, complètement différent de celui qu’elle s’amuse à découvrir sous toutes les coutures. Une femme que rien ne semble effrayer. Une femme capable de surgir du passé et de chambouler le quotidien d’un village tout entier, de le réveiller, de l’animer pour lui rendre vie. Une femme dont je suis tombée amoureux.
- Will…


Elle avait promis, mais…

- S’il te plaît, dit-il en posant un doigt sur ses lèvres. Laisse-moi finir, j’ai peur de ne jamais y parvenir sinon… Lou, je suis tombé amoureux de toi dès l’instant où nos routes se sont croisées. Je t’ai perdue il y a cinq ans, mais jamais je n’ai cessé de penser à toi. De t’attendre, convaincu que nous nous rencontrerions à nouveau. Et te revoilà. Aussi belle, non, plus belle encore… Je… Je veux que tu restes avec moi. Moi, Willan Rémier, un simple bûcheron qui n’a jamais quitté Rougebois mais qui a la certitude de pouvoir te rendre heureuse. Si tu veux bien de moi.

… mais c’était trop dur.

- Je ne peux pas, Will.

A son tour de fermer les yeux quand elle ouvrit les siens pour regarder les étoiles. Inaccessibles ? C’était faux, il suffisait de savoir leur parler… un peu comme Willan, ce soir.

- Ce que tu me proposes, c’est vraiment très beau. C’est un cadeau inestimable, né d’un courage qui force le respect et, cette nuit, tu as conquis le mien. Définitivement.
- Mais tu ne peux pas rester avec moi.
- Non, Will.
- Pourquoi ?
- Parce que nos chemins sont faits pour se croiser, pas pour se mêler.
- Qu’en sais-tu ? Comment peux-tu en être aussi sûre ?
- Ouverture.


Désemparé, Willan rouvrit les yeux et croisa son regard.

- Je… je ne comprends pas.
- Je sais, et je ne te demande pas de comprendre, Will. Seulement de respecter, à ton tour, le courage que je dois réunir pour refuser ton cadeau.
- Ce n’est pas un cadeau, c’est un souhait. Un simple souhait.
- Ton souhait, oui. Pas le mien.
- Je vois.


Non, c’était faux, il ne voyait pas grand-chose parce que des larmes noyaient ses yeux. Willan les essuya d’un revers du bras. Curieusement, même si son cœur était en miettes, il avait l’impression de respirer plus facilement.

- Est-ce que c’est à cause de Yoran ?
- A cause ? Non, c’est grâce à lui si je peux te répondre avec franchise, Will. Tu vois, grâce à lui, j’ai découvert ce que c’est que tomber amoureux. D’aimer une personne de tout son être, au point de ne plus vouloir faire qu’un avec elle.
- Tu n’es pas amoureuse de moi…
- Non.
- Je comprends… oui, ça je comprends. Plus que ce mot, « ouverture ».


Lou sourit.

- Je t’aime énormément mais tu es mon ami, et je veux continuer à t’aimer de cette façon… si tu le souhaites.
- Amis ?


Il la regarda et sourit à son tour.

- C’est un beau cadeau, ça aussi… et ça me convient.
- Oui ?
- Oui.


Rassurée de sentir sa sincérité dans sa voix, Lou ouvrit ses bras et l’étreignit. Fort.

- Merci, souffla-t-elle.
- De quoi ? s’étonna-t-il en reculant assez pour l’observer avec perplexité.
- De m’attendre. D’incarner ce que j’ai dû abandonner dans un autre univers…

Voilà, c’était Lou, ça : mystérieuse jusqu’au bout des ongles. Et facétieuse. Parce qu’elle balaya son interrogation d’un rire joyeux et, l’instant d’après, se laissa tomber dans l’eau.
En l’entraînant avec elle.



*



Ombre silencieuse et furtive, elle se glissa dans l’entrebâillement de la fenêtre et se faufila jusqu’au lit. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il dorme, et ne fut pas surprise de le voir parfaitement réveillé. Guère plus qu’il ne le fut de la voir s’introduire dans sa chambre avec autant de facilité, et sans prévenir.

- J’ai besoin de ton aide, dit-elle en se redressant doucement.

La lumière de la lune éclaira son visage serein mais décidé, la tresse blonde qui serpentait dans son dos, entre les deux épées dont la poignée dépassait de ses épaules, la tunique de cuir et les poignards glissés à sa ceinture.

- Quelques pillards à effrayer pour les dissuader de s’en prendre à Rougebois… ça te tente ?

Un sourire dansait sur les lèvres de la jeune femme, tandis que le vent qui s’engouffra dans la pièce par la fenêtre entrouverte murmurait trois mots.

Ouverture.
Respect.
Marchombres.

__________________________________________



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« C'est risqué », dit l'Expérience.
« C'est sans issue », dit la Raison.
« Essayons.. », murmure le Coeur.

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Narek Liam
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Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Dim 21 Mai 2017, 20:22

Until I'm six feet under,
Baby I don't need a bed.

Gonna live while I'm alive,
I'll sleep when I'm dead.

'Til they roll me over,
And lay my bones to rest...

...Gonna live while I'm alive,
I'll sleep when I'm dead...

Silence.

Enfin, si on pouvaient appeler ce VACARME que ces pillards menaient un silence.

D'accords ils se préparaient à attaquer le lendemain, mais de là à le faire en autant de bruit, autant sonner une trompette et crier à la charge!

Le jeune homme, dans un arbre qui bordait le campement de fortune, observait le brouhaha... Patientait.

Puis un éclair, vif, sans nom, invisible.

Une simple petite boule de bois qui tomba dans un baril d'eau.

Le garçon jeta immédiatement à bout de bras une petite boule de papier et de tissu, qui entourait un contenu et, quand elle toucha par terre, l'envoya valser dans les airs dans un nuage épais de fumée acre et légèrement verte.

L'apprenti sourit, dire qu'il utilisait encore les trucs trouvés dans son vieux livre sur les plantes comestibles...

Bientôt, les hommes sortant du nuage en toussant commencèrent à regarder autour avec de grand yeux un peu paniquer, puis vint le signal.

Il ne savait pas comment elle faisait, mais Lou avait réussit à perfection à recréer le son d'un lion... Ou du moins assez parfaitement pour que ce soit crédible.

Il cria tout seul dans son coin pour rajouter à la chose.


UNE CHIMÈRE! C'EST IMPOSSIBLE! ÇA N'EXISTE PAS UN TRUC COMME ÇA! AU SECOUURGLARG!

Il se tût dans un bruit ressemblant à un gargouillement et les hommes qui n'avaient pas étés affectés par la fumée sortirent leurs armes, prêts à voir qui se moquait ainsi d'eux...

...Se firent attaquer par leur propres amis qui les traitaient de monstres, se battaient contre des queues de serpents invisibles...

L'un d'eux eu l'idée d'aller s’arroser le visage d'eau, ce qui empira les visions avec un mal de coeur presque instantané.

Évidemment, ils comprirent que l'eau était contaminer... Mais leur esprits crurent qu'ils l'étaient aussi et, bientôt, il n'y en avait plus un capable de se battre.

Narek attrapa un tube de bois vide qu'il avait préparé pour ce moment précis et y parla d'une voix grave, créant un écho effrayant.


VOUS AVEZ ÉTÉS JUGÉS! COUPABLES! VOUS ÊTES COUPABLES! VOUS BRÛLEREZ À MES CÔTÉS! AHAHAHAHAHAHAHAH!

Un adulte as beaucoup de ressemblance à un grand enfant.

Particulièrement quand l'adulte en question pleur en courant et en demandant se maman, se dit le barde en se mordant la lèvre pour ne pas rire.

Les quelques un qui ne se sauvèrent pas étaient aussi effrayer que des gamins dans une maison ''hanté'' et le jeune homme retrouva la marchombre un peu plus loin pour lui tendre la main pour un bon coup de célébration.


Très réussis, ce lion! Tu fais pas les choses à moitié..!

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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Sam 03 Juin 2017, 20:24

Lou éclata de rire quand les pillards prirent la poudre d’escampette à toute allure. Elle rit tant et si bien que, lorsque Narek se planta devant elle, son tube de bois à la main, elle se plia en deux, incapable de résister à l’hilarité qui la tenaillait. Il avait été parfait ! Elle n’avait jamais douté de son imagination puisqu’elle l’avait sollicité pour cette folle entreprise mais, au bout du compte, elle devait reconnaître qu’il avait dépassé ses attentes. De très, très loin.

- Très réussis, ce lion ! Tu fais pas les choses à moitié.. !

Peinant à reprendre son souffle, Lou claqua sa paume contre celle du jeune marchombre.

- Sans ton aide, aucun lion n’aurait pu faire fuir ces imbéciles ! Je te dois une fière chandelle.

Lou pensait vraiment ce qu’elle disait et l’espace d’un instant, son regard de jade accrocha celui, noir et sang, de Narek. Il possédait ce petit brin de folie, si rare chez les adultes, qui faisait de lui un enfant lorsqu’il souriait ou lorsque ses yeux se mettaient à pétiller de malice. A nouveau agitée par un fou-rire en approche, elle le serra brièvement dans ses bras, avec sa spontanéité naturelle. Avant de se laisser gagner par le souvenir de la panique que leur stratagème avait créée.

- Bon sang, je crois que je vais littéralement mourir de rire…



*

En fait, non. Ce ne fut pas l’hilarité qui eut raison d’elle, mais une forte dose d’alcool et d’émotions. Elle dansa toute la nuit et avec tout le monde, y compris avec Willan, qui semblait plus ou moins remis de son refus ; elle discuta joyeusement avec des gens qu’elle appréciait beaucoup, se paya un ou deux fou-rires supplémentaires avec Narek, manqua de faire un massacre en découpant un gâteau, déclencha une bataille de crème… Bref. Ce fut une excellente soirée.

Jusqu’à ce qu’elle s’effondre, épuisée, dans le lit que Willan lui avait cédé. Elle n’avait pas eu voix au chapitre, même quand elle lui avait affirmé qu’elle pouvait dormir à la belle étoile, comme elle en avait l’habitude ; son ami avait insisté pour qu’elle occupe sa chambre tandis que lui était allé s’installé dans son canapé.

Enroulée dans les draps, Lou remuait sans parvenir à fermer l’œil. Ça tournait un peu trop et les pensées se bousculaient dans sa tête. Si ce n’était que ça ! Elle avait l’habitude, hyperactive comme elle était… mais c’était plus compliqué lorsque des souvenirs s’en mêlaient. Elle se tourna, ferma les yeux…


*


- Madaaaame ? J’y arrive pas…
- Pas de panique, je suis là.


Lou s’accroupit pour se mettre à la hauteur d’Aurélie. C’était une petite fille toute rousse, couverte de taches de rousseur et timide comme personne ; cette séquence sur le théâtre lui donnait son lot de sueurs froides. Sauf quand Madame Dusselier était près d’elle.

- J’arrive pas à faire le lion.
- Montre-moi.

Une lueur de tendresse unique dans les yeux, Lou observa attentivement son élève. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Je crois que je sais ce qui ne va pas, dit-elle en plaçant sa main devant l’abdomen d’Aurélie. Il faut que ton rugissement parte d’ici.
- C’est trop dur…
- Non. Essaie.


Lou faillit éclater de rire devant le pauvre petit miaulement qui échappa des lèvres de la fillette, mais elle se retint et appuya deux doigts sur le ventre de son élève.

- Encore. Donne tout ce que tu as !

Cette fois-ci elle sentit quelque chose. Là, juste sous ses doigts.

- C’est presque ça… allez Simba, je veux entendre un vrai rugi…

Tout le monde, dans la classe, s’interrompit lorsque l’élève la plus timide poussa son cri. C’était celui de la victoire et Lou, ravie, rugit à son tour. Très vite, la classe devint une savane dans laquelle lionne et lionceaux donnaient de la voix à tout-va…


*


Lou repoussa le drap d’un geste décidé. Pas question de tourner et virer comme un… lion en cage. Consciente qu’elle fuyait ses souvenirs à la manière d’une autruche cachant sa tête dans le sable, elle quitta la chambre sur la pointe des pieds, descendit l’escalier que son pas léger ne fit pas grincer et traversa le salon. Willan la vit arriver puisque lui non plus ne parvenait pas à trouver le sommeil. Il s’étonna alors de trois choses.

1) Pourquoi est-ce que la vie était aussi injuste avec lui ? Etre amoureux d’une femme aussi belle et être incapable de pouvoir être aimé d’elle ?
2) Lou était complètement, parfaitement, follement nue.
3) Lou se pencha, empoigna le col de son t-shirt et l’embrassa à pleine bouche.

Alors seulement, il cessa de s’étonner.


*


- … Lou ?
- Mmmh ?
- Je crois que tu as raison. Ça ne marchera pas.


Alors que le sommeil l’emportait enfin, la marchombre lutta pour ouvrir les yeux. vaguement inquiète, elle se redressa, manquant de peu de se cogner la tête : leurs ébats les ayant fait tomber du canapé depuis longtemps, ils avaient élu domicile sous la table à manger.

- J’étais si nulle que ça ?
- Non ! AÏE !!!!!


En se levant trop brusquement, Willan venait de se fracasser le crâne. Il retomba sur leur lit improvisé, en se tenant la tête entre les mains, plus mort que vif. A moitié morte de rire, Lou se pencha pour vérifier qu’il allait bien. Alors, il l’attrapa et la serra dans ses bras.

- Cette nuit restera sans doute la plus belle de toute ma vie, mais… je nous préfère quand on est amis. Juste amis.

C’était trop vrai et trop spontané pour que Lou puisse déceler une quelconque déception dans la voix de Will. Il avait simplement fallu qu’ils fassent l’amour pour qu’il réalise à son tour qu’il n’était pas amoureux d’elle. Juste totalement fasciné par sa façon d’être.

- Ça me va, dit-elle en se blottissant contre lui.


*


Le jour affleurait à peine à l’horizon quand Lou quitta son ami. Il ouvrit un œil endormi, reconnut ce petit pincement au cœur, comme la dernière fois qu’elle était partie, mais contre toute attente, c’est un sourire qui naquit sur ses lèvres.

- A bientôt, chuchota-t-il avant de se rendormir.

Confiant.

Lou l’embrassa sur le front et roula pour émerger de sous la table. Elle ne mit pas longtemps à s’habiller mais se prépara un bon petit-déjeuner, refusant de voyager le ventre vide. Elle en profita pour griffonner un mot à l’attention de Will, puis quitta la maison tout en tressant ses longs cheveux blonds. Son regard tomba immédiatement sur Narek.

- C’est vraiment un truc de marchombre alors, cette manie de se lever à l’aube !

Elle acheva sa tresse en quelques gestes, la fit valser dans son dos d’un mouvement de la tête et se planta devant le jeune homme, les mains sur les hanches.

- Alors, on va où ?

Oui, elle avait bien dit « on ».

Comme si de rien n’était.

__________________________________________



« C'est impossible », dit la Fierté.
« C'est risqué », dit l'Expérience.
« C'est sans issue », dit la Raison.
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Le bonheur, c'est simple comme une boîte de chocolats [Libre]   Mar 22 Aoû 2017, 17:45

Un truc de barde, un truc de marchombre, un truc de gamin le matin de son anniversaire...

Un truc de lion dans la savane, aussi.

Au final, l'important, c'est de savoir apprécier ce spectacle...


On auraient puent se demander de quoi le garçon parlait, il fixait l'horizon, sur Caradoc, sans bouger, rien ne se produisit pendant quelque secondes très longues...

...Puis une lumière rosée, à peine orange, illumina le ciel de derrière une montagne, au loin, et balaya le paysage d'une clarté presque surnaturelle.

L'apprenti resta muet pendant un moment, appréciant ce spectacle aussi magnifique que cours, puis sourit et se retourna vers sa compagne de voyage qui avait sûrement apprécier le paysage, elle aussi.


Ça dépends beaucoup de toi, mais si tu te dirige dans le coin d'Al-Chen je connais un endroit merveilleux où ils servent des crêpes maison fraîches sorties du four, il parait que le patron as une recette secrète...

Le jeune homme lui lâcha un clin d'oeil malicieux...

...Puis une grimace.


Le dernier hors des bois est une tête de brûleur!

S'élança sans attendre de réponse, en riant...

...Suivit de près par une marchombre aux cheveux d'ors qui riait dans l'aube.


I'm coming home,
I'm coming home,
Tell the World I'm coming home.

Let the rain wash away all the pain of yesterday,
I know my kingdom awaits and they've forgiven my mistakes.

I'm coming home,
I'm coming home,
Tell the World that I'm coming...

En temps normal, le Zoanne était plein de rire et de joie, c'était la réputation de l'établissement et son héritage de la marchombre qui lui avait donné son nom qui voulait ça...

...Mais quand Narek passa la porte, il compris tout-de-suite que quelque chose n'allait pas...

...D'abord parce que la porte n'était pas ouverte pour attirer par les chants et les danses, ensuite parce qu'il y avait au moins deux problèmes, dans la pièce, qui rendait l'endroit très silencieux.

Il fit signe à Lou de prendre une table, peu désireux d'entraîner qui que ce soit dans... Quoi que ce soit.

Le jeune homme s'approcha d'abord du problème le plus visible... Un homme franchement déplaisant qui criait pour être servi alors que le service était foutrement rapide et n'arrêtait pas de se plaindre.


Monsieur, s'il vous plais, je vous demanderais de baisser le volume...

Fou moi la paix petit con ou bien je vais te faire foutre à la porte! Je connais le patron, tu sauras, c'est mon frère! Il va entendre parler de ce service, je vous jurent!

Le jeune homme leva d'abord un sourcil, ce type n'avait aucune manière, puis eu un début de sourire sur les lèvres... Ah le patron était son frère, hein..?

Cela change tout! Je suis désolé de vous avoir opportunés, permettez moi de vous informer d'un petit détail, cela dit...

L'homme s’apprêtait à répliquer quand Narek l'attrapa par la chemise, au niveau de la nuque, et le souleva pour le tirer vers la porte et le flanquer dans le mur juste à côté.

Le patron est fils unique et toute sa famille est morte, imposteur..!

Ah ouais!? Et comment tu le saurais espèce de petit--

Patron!?

La serveuse, que Narek connaissait très bien pour l'avoir embauché lui même, déposa son plateau et sauta carrément sur le jeune homme pour le prendre dans ses bras, ce qui déclencha un léger fou rire dans la pièce.

Il était temps que vous reveniez, patron, on as PLEIIIINS de trucs qui requiert votre attention!

Narek se défit de l'étreinte sur-excitée à grande peine, puis se retourna pour remarquer que l'homme était partit.

Il se dirigea donc vers Lou, à sa table, puis s'arrêta une seconde et souleva un sourcil en regardant autour... Et sauta sur une table non occupé, juste à coté.


Alors quoi, le chat a mangé votre langue!?

Je comprends pour certaines, dont la langue est tentante, mais je croyais que vous voudriez toutes la gardée!


Un nouveau petit rire s'élança dans la salle, puis le jeune homme décida d'en finir avec le second problème.

Ce type avait raison sur un point, le service laisse à désirer... Parce qu'il aurait dut être foutu à la porte bien avant..!

Pour m'en excuser, tout ceux qui sont ici auront un cadeau d'excuse...

...Aller, les trois prochaines tournés sont pour moi, bande de moussaillons!


Un grand cris d’approbation retentit, puis un des habitués se leva et apostropha Narek, sur sa table.

Allez patron, fais nous une chanson!

Allez quoi, fais nous celle du violoniste! Allez!


L'homme lança un chant criant ''NA-REK! NA-REK! NA-REK!'' qui pris tout le monde dans l'auberge et le jeune homme aperçu un homme commencer à jouer de la guitare pendant que d'autres frappaient sur leurs tables pour le tempo, un homme joua de la flûte... Puis il aperçu ce coquin de Sefan qui envoya Mira, la serveuse qui l'avait apostropher plus tôt, lui apporter son violon d'un blanc parfait, avec ses détails dorés.

Et le garçon sourit malgré lui, se tourna une seconde vers Lou et haussa les épaules alors qu'un homme commençait la chanson qui avait, avec le temps, passé de simple composition du garçon à chanson thème de l'endroit... Puis il déposa son violon sous son menton et commença le morceau rapide et joyeux en marchant vers le bord de la table, ou des gens en poussèrent une autre, lui créant un pont qui lui permit d'aller et de venir dans la salle comme sur une scène mouvante.


Now he's the one who sings,
While the lubber scrubs the floor,
Oh my, oh my, oh my...

And he's the one who loves,
When the storm begins to ROAR!

Oh my, oh my, oh my...

When the fiddle starts to play,
Better hide away,
If you don't want to die..!

He is the one to blame,
When a mate goes over board,
Oh my, oh my, oh my...

He's the fiddler,
He's the fiddler,
He's the fiddler on the deck,
Better take care and be aware,
He's like a cutlass in your back.

He's the fiddler,
He's the fiddler,
He's the fiddler on the deck,
Better take care,
He's everywhere,
He's like a needle in your neck...

...He's the fiddler on this Wreck...

I'm the fiddler on the deck..!

La chanson continua jusqu'à sa fin, puis un autre rythme pris la place de celle-ci et Narek sourit, l’atmosphère étant de nouveau à la fête, puis sauta en bas de sa table en redonnant le violon à Mira, pour qu'il soit mit en sécurité de nouveau, et s'assit devant Lou au moment même où l'on déposaient une énorme assiette de crêpes accompagnés de sirop sur la table et déposaient deux assiettes, une pour lui et une pour elle.

Il attrapa une des crêpes de sa fourchette et la porta à son assiette en clignant d'un oeil malicieux.


Et bonne appétit..!

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