AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Giliwyn SangreLune
Maître Envoleur
Créateur de psychopathes


Nombre de messages : 961
Date d'inscription : 28/03/2011

Feuille de personnage
Age: 38
Greffe: Aiguilles jaillissant du dos de ses poignets, d'une dizaine de centimètres de long
Signe particulier: Son prénom est celui de son père, son nom de famille celui de sa mère. Yeux vairons.

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Ven 03 Mar 2017, 21:27

[Voilààà ! Désolée pour l'attente ! Et si quelque chose vous gêne, dites ! Wink]




« Brunette » ? Le regard de Gil revint sur Aivy mais il resta silencieux. Pourquoi une telle question, pourquoi maintenant ? Il avait commencé à la surnommer ainsi pour l’asticoter, où était le problème ? Il comprit que ce n’était pas forcément dans ce sobriquet en la voyant s’agiter ; il la regarda se tortiller sur le canapé, toucher le bas de son dos, découvrir le pansement, grimacer. Et présenter des excuses. Il leva les yeux au ciel. Après tout ce qu’elle avait fait pour lui - pour un type qu’elle connaissait à peine et qui n’était pas spécialement sympathique – elle s’excusait de leur « causer du souci » ? Il te faut un dessin alors ? Gil retint sa remarque, qu’il jugeait trop acerbe tandis qu’Aivy émergeait tout juste du coltard. Mais quand elle évoqua l’origine de sa blessure, il cilla. Une sœur ? Et c’était elle qui lui avait fait ça ? Machinalement, il porta la main à son cou, là où apparaissaient les glyphes de la Silencieuse – l’un des meilleurs cadeaux de son frère…  Aivy en profita pour s’éclipser. Mais lorsqu’elle atteignit le seuil de la pièce, Gil l’interpela enfin.

- Hé, Rouquine ? (Ouais. Ça te va bien et puis zut si ça te plaît pas, moi j’aime bien.) T’as un grand frère pour te défendre, maintenant. De cœur, pas de sang, et qui ne suivra pas la tendance « meurtre en famille ». Juré promis.

En quelques mots, il venait de se lier à elle d’une façon bien plus importante qu’il l’avait imaginé. Alors il soupira. Kaünis, Syles, Tsukia et maintenant Aivy… Est-ce qu’il ne pouvait pas ficher la paix à ces gosses, un peu ? Non, attends… est-ce qu’ils ne pouvaient pas lui ficher la paix, plutôt ? Mieux. Il grogna, parce que cette question restait sans réponse, et se leva pour rejoindre les filles à l’extérieur. Il quitta la maison en ruines sans prendre le temps de l’explorer. Pas besoin, pas envie. Le bracelet de Giliwyn était le seul objet qu’il souhaitait garder avec lui, le reste n’avait que peu d’importance. De toute façon, tout était abîmé par le temps ou par l’homme. Et si le flair de Tsukia avait trouvé à boire, il n’y avait plus rien à manger depuis longtemps, ici. Il allait devoir chasser, décida-t-il en dépassant les filles – Aivy avançait aussi prudemment qu’une tortue pleine d’arthrite ; elle avait besoin de reprendre des forces. Eux aussi. Pourtant il allait bien. Physiquement, c’était la pleine forme, même s’il redoutait à chaque seconde que toutes ses blessures réapparaissent d’un seul coup. Il était simplement un peu pâle et la tête lui tournait s’il bougeait trop vite. Il fallait qu’il mange quelque chose.

Après le bain, putain !


*


Et le bain fut apprécié. Frotter le sang qui semblait s’être incrusté dans sa peau avait demandé de la patience et de la volonté, mais Gil était parvenu à se détendre dans l’eau glaciale du lac. Il avait enfilé de nouveau son pantalon déchiré et tâché, ainsi que son tabar qui était lacéré à divers endroits, mais comme il avait pris soin d’emmener une chemise de secours, au moins, il avait quelque chose d’à peu près potable sur le dos. Impossible de laver les vêtements maintenant, il faisait trop froid et ils n’avaient pas le temps d’attendre qu’ils soient secs. Au moins, il était propre en-dessous… Cette étape cruciale achevée, les trois compagnons s’étaient mis en route. La plaine était balayée par un vent puissant qui fit grogner Gil : une tempête s’annonçait dans les prochains jours. Il fallait descendre, gagner le temps plus clément du sud de l’Empire. Ils n’avaient plus rien à faire ici. Mais il fallait procéder étape par étape, pas après pas, et la priorité absolue, là, c’était de trouver à manger. Même s’il n’était pas très chaud pour chasser, il avait empoigné son arc et talonné sa monture pour rejoindre un petit bois planté d’arbres immenses. C’étaient des pins sous lesquels de petits rongeurs se terraient pour attendre la fin de l’hiver…

Deux heures plus tard, un petit feu était allumé sous lesdits pins et un lièvre, piqué sur un bout de bois, grillait doucement au-dessus des flammes. C’était peu pour eux trois mais mieux que rien ! Gil était en train de tourner la broche improvisée lorsqu’ils avaient pointé le bout de leur nez. Une poignée de types un peu louches que le feu avait attiré comme des mouches. Pas de quoi s’affoler. D’ailleurs, Gil resta parfaitement calme. Il alla s’appuyer contre le tronc d’un arbre, les bras croisés sur la poitrine. Voilà, il était prêt, lui. Prêt… à observer la scène. Aucune envie de se battre. En revanche, les filles devaient s’entraîner. Tant qu’à faire, s’il les rendait à Lib en bon état et avec un brin d’expérience… Les mouches n’étant pas très intelligentes, elles provoquèrent Tsukia. Bon. A leur décharge, elles ne pouvaient pas savoir que c’était la seule personne qu’il valait mieux éviter de titiller. Mais lorsque Monsieur Mouche insista généreusement sur une couche de grossièretés qui les visaient tous les trois, Gil soupira. Ça allait encore dégénérer, cette histoire… Il n’intervint pas lorsque Tsukia répondit à la provocation. Ni lorsqu’elle se mit à bouger, plus vive que lors de leur première rencontre. Bien plus vive. Immobile, il la regarda affronter ces hommes avec énergie, nota le genou rentré – et la nouvelle erreur commise. Mais soudain, il se retrouva juste derrière elle. Comme ça, pouf ! Il avait bougé si vite… Ses doigts s’étaient refermés sur le poignet de Tsukia. Elle leva les yeux vers lui, mi-curieuse, mi-agacée d’avoir été interrompue au meilleur moment. Il secoua lentement la tête, sans rien dire.

Non.

Tu peux jouer les Envoleuses, te grimer pour ressembler à Aile de Corbeau, infiltrer une organisation de dangereux tarés, m’aider à m’occuper d’affaires de famille particulièrement pénibles, me suivre et bouder Lib autant que tu le veux, mais… Non. Tu ne deviendras pas un assassin, gamine. Pas tant que je serai là pour t’en empêcher.

Il ne dit rien mais son regard parlait pour lui, et il fut soulagé de voir le doute envahir la jeune fille ; si elle réalisait sa connerie, c’était bien ! Une connerie sur le point de se produire mais pas achevée, même pas entamée, donc elle pouvait rester zen. On se détend. Gil desserra légèrement sa prise sur son poignet mais ne le lâcha pas tout de suite. Il attendit que le couteau tombe par terre d’abord. Alors, il lui asséna une claque derrière le crâne.

- C’était nul ! Lib aurait été capable de mettre ces abrutis hors d’état de nuire en un clin d’œil et sans fioriture.

D’instinct il prenait le rôle du guide, comme si… Comme si, en l’absence de Libertée, c’était à lui que revenait cette tâche. Et ses paroles un peu rudes étaient amorties par un regard pétillant de malice et de bienveillance. Il savait seulement que Tsukia avait besoin de répondant – comme Syles et Kaünis, en fait. De répondant et de défis.

- Finis ton travail, dit-il en pointant le doigt dans la direction qu’avaient emprunté les bandits en déroute. Avec classe, sinon tu seras privée de dessert. Non Rouquine, toi tu restes et tu manges un morceau.

Faut qu’on cause…


*


Gil posa d’autorité un morceau de lapin fumant entre les mains d’Aivy. Enfin, sur un morceau de bois plat, plutôt. Il s’assit ensuite à côté d’elle et mordit dans sa propre part. C’était divin. Pas très fin mais, après ce qu’ils venaient de vivre, c’était au moins aussi fabuleux que leur bain dans l’eau froide ! Il faut traverser l’enfer pour retrouver le goût des choses simples, réalisa-t-il en dégustant sa viande. Au loin, un cri d’homme paniqué retentit. Un creux de sourire se dessina dans la joue de Gil. Tsukia s’amusait bien. Il savait qu’elle se débrouillait mieux sans avoir besoin de l’observer…

- J’étais sérieux tout à l’heure, dit-il soudain. Sans toi je serai pas là, je te dois une fière chandelle, alors…

Il se tut ; Aivy était assez intelligente pour combler les blancs toute seule.
Impassible, Gil continua de dévorer son morceau de lapin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aivy Sil'Lucans
Groupe Furdh
avatar

Nombre de messages : 248
Citation : « Trompe-toi, sois imprudent. Tout n'est pas fragile. N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie. Parce que le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être. »
Date d'inscription : 24/04/2015

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Greffe: Non
Signe particulier: //

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Dim 05 Mar 2017, 13:44

- Hé, Rouquine ?
- Quoi, encore ?


Gil était agaçant.
Elle ne savait pas s'il faisait cela uniquement dans le but de l'énerver, mais en tous cas, cela marchait du tonnerre. La jeune femme serra les dents. La pique n'était pas méchante, n'en était pas même une, en réalité. Dans un autre contexte, sans doute n'aurait-elle rien dit. Mais là, c'était l'Envoleur qu'elle avait en face d'elle et, en tant qu'apprentie de Lib, il fallait bien qu'elle montre un minimum qu'elle ne se laissait pas marcher sur les pieds. Sur les cheveux, en l'occurrence.


- T’as un grand frère pour te défendre, maintenant. De cœur, pas de sang, et qui ne suivra pas la tendance « meurtre en famille ». Juré promis.

Aivy s'arrêta de respirer.
Une seconde.

L'ensemble de la situation la heurta de plein fouet alors qu'elle sentait les larmes lui monter aux yeux et qu'elle cessait de marcher vers cette sortie qui lui avait semblé être la seule option valable l'espace d'un instant. Elle ne voulait pas fuir une fatalité, simplement prendre l'air.

Elle n'avait plus envie de rien, à présent.

Se contenta de suivre Gil et Tsukia jusqu'au lac, dans lequel elle s'immergea tout habillée sans le moindre mot.




***



Des vêtements de rechange. Voilà ce qu'elle devrait prévoir, la fois prochaine.

La maison de Gil n'était pas totalement vide, et Aivy avait rapidement trouvé - volé ? - de quoi se changer après son bain glacé. Entre une Tsukia survoltée par l'eau et un Envoleur qui passait de type antipathique à ami de toujours en quelques jours, l'apprentie ne savait plus où donner de la tête. Plongeant la tête dans l'eau glacée comme si la froideur n'avait pas existé, elle eu le temps de fermer les yeux une seconde.

Pas assez pour se recentrer sur elle-même. Il fallut rapidement repartir, et la jeune femme grimpa la première sur la monture, rapidement suivie de Tsu. Les trois compagnons de route s'élancèrent dans un chemin vers le retour qui, Aivy n'en doutait pas, leur réserverait encore un bon lot de surprises.

Et la première d'entre elles fut une bagarre monumentale, dans laquelle Tsukia se jeta à corps perdu comme s'il s'était agi de sa raison de vivre.





***



- Non, Rouquine, toi, tu restes, et tu manges un morceau.


La rouquine en question s'immobilisa, prise dans son élan par la voix presque autoritaire de Giliwyn. Son ton était sans appel, et ses mots remplis de mystère. Pourquoi l'empêchait-elle de combattre à son tour ? Tsukia n'était pas en mauvaise posture, les brigands qui leur avaient sauté dessus n'étaient pas de son niveau. Ce n'était pas dans le but de l'aider que la jeune femme avait elle aussi projeté de se lancer dans la bataille, mais pour perfectionner ses réflexes. Quitte à s'entraîner de manière totalement incongrue auprès d'un Envoleur et au milieu de nulle part, autant qu'elle saisisse l'occasion...

Mais non, il ne la laissa pas faire. L'entraîna près du feu qu'ils avaient construit quelques minutes auparavant, et lui tendit une plaque de bois sur laquelle était posé un morceau de lapin grillé. Salivant devant le gibier, le regard toujours braqué vers la scène de combat, l'apprentie hésita.

- J'étais sérieux, dit soudainement Gil en rompant le silence entre deux bouchées du lapin qu'il avait tué. Sans toi je serai pas là, je te dois une fière chandelle, alors...
- Alors rien, répondit Aivy doucement. Tu ne me dois rien du tout, parce que c'était normal.

Une lueur d'amusement brilla fugacement dans son regard alors qu'elle attaquait le lapin à son tour d'une petite bouchée.

- Tu crois vraiment que Lib nous aurait pardonné si on t'avait laissé mourir dans un coin ? Je ne sais pas exactement où vous en êtes tous les deux, mais ce qui est sûr, c'est que tu lui manques sans doute autant qu'elle te manque à toi...

Gil n'avait jamais évoqué cette question avec elles. Elle semblait pourtant toute naturelle à Aivy, persuadée que ces deux-là étaient unis par quelque chose de bien plus puissant que ce qui apparaissait à ses yeux. Ce n'était sans doute pas un simple hasard si elle était tombée sur lui cette nuit-là, et un autre maître - tête de pioche, mais maître quand même, sur le papier - les avait entraînées, Tsukia et elle, pour un court apprentissage dans un monde dont elles ignoraient tout.

- Tu as partagé tes histoires de famille avec nous. Ça ne regarde pas n'importe qui, alors je suis très honorée que tu l'aies fait, même si c'était un peu sous la contrainte des événements. Je suis heureuse de t'avoir suivi, aussi, ajouta la jeune femme en laissant ses prunelles dériver au loin, alors que Tsu se défaisait d'un ultime adversaire dans un nouveau cri qui la fit frissonner.

La brochette toujours dans la main, Aivy reprit de sa viande. Elle n'avait pas très faim et le montrait clairement, mais le regard soutenu de l'Envoleur lui fit comprendre qu'elle n'avait pas bien le choix.


- Ma sœur est comme toi, dit-elle finalement. Une Envoleuse. Ou une apprentie, je n'en sais pas grand-chose. Elle s'est fait enrôler alors qu'elle avait à peine quatorze ans. A poussé la porte de la maison avec fracas, juste après avoir tué une personne de manière totalement gratuite. Ma famille ne s'en est pas remis, et moi non plus. La dernière fois que je l'ai vue, elle a aussi essayé de me... Enfin, tu vois le topo.

Les mots étaient sortis comme les balles d'un pistolet. Le regard embué, Aivy poussa un long soupir. Ne pourrait-elle donc jamais se défaire de ces images ? Gil avait bien réussi, lui. Instinctivement, elle vint chercher de sa main l'endroit où se trouvait sa blessure, théoriquement refermée.

- J'étais là, précisa-t-elle. Comment voulais-tu que je fasse confiance aux Envoleurs alors qu'ils m'ont pris ma sœur ?

La question venait du fond du cœur. Ni condamnée, ni condamnant.
Intrinsèquement personnelle.

Et, du fond des abîmes de son âme, Aivy commençait à se dire qu'il fallait sérieusement qu'elle songe à laisser tomber ses barrières.
Gil était un homme très bien, après tout...

__________________________________________



Dernière édition par Aivy Sil'Lucans le Lun 06 Mar 2017, 17:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tsukia Til'Werin
Groupe Furdh
avatar

Nombre de messages : 224
Citation : ''I'm the kind that your mamma and your daddy were afraid you'd turn out to be like''
Date d'inscription : 22/02/2016

Feuille de personnage
Age: 18
Greffe: Non
Signe particulier: Oeil droit bleu, l'autre noir. Utilise le Zui Quan, un art martial utilisant les mouvements imprévisibles d'un saoul comme base.

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Lun 06 Mar 2017, 16:00

BOO!

Cris déchirant,
Non, pas cris, hurlement...

Eeeet... Évanouissement... Sérieux..? Bon d'accords, trouver la folle dingue don tu te sauve DEVANT toi, pendue tête en bas à une branche, c'est pas tout les jours qu'on le vois, mais tout de même!

Pour les coup, les deux autre qui s'étaient enfuis avec lui réagissent mieux à mon apparition... En sortant leurs armes.

Le premier s'élance en un cris, tente de me trancher en deux et semble se demander où je suis quand il rate son coup... Forcément, comme aurais-je évité si rapidement dans cette position...

GNAP!

Un autre hurlement alors qu'il lâche son épée par réflexe, brassant sa jambe pour se débarrasser de moi, mais gnap gnap la cheville, bon. Pas que ça goûte bon, mais vala...

Bon pour le coup je mords un peu plus fort et il tombe enfin... Sérieux mec, t'aurais pas du sel..? Parce que sérieux, c'était PAS BON!

Pour la peine je l'assomme, sboom, avec sa propre arme que je viens de ramasser... Il as même pas le mérite d'être mignon.

Bon l'autre m'attaque, monsieur casque,sérieux ton casque qui cache ton visage te sert à rien mec, avec un vrai bon coup, tu crèverait quand même...

Bon pour le coup je pare sa première attaque, y'as presque pas de force dedans, sérieux, muscle toi...

La seconde non plus, pas très amusant, ce type est plus faible que l'autre alors bon, d'accords il as plus de technique et il passe plus proche de me toucher de son arme, mais c'est pas assez! Allez quoi, lève des poids, sérieux! Bon ben tant pis, c'est le moment de finir tout ça.

Le plat de ma lame attrape son casque par en dessous et le monte par dessus sa tête d'un coup, puis je glisse ma lame sous sa gorge, c'est pas ce que Gil voulait que je fasse alors faut juste que je trouve autre chose pour l'assommer après le désarmer, monsieur joli cheveux...

...Long...Joli...Doux cheveux...

...Et joli minois...

Putain mais c'est pas un mec, c'est une nana!

Et elle semble terrifiée... Genre elle est toute tremblotante... Et elle me fixe avec la pure peur de crever dans les noeils...


Shh... Calme toi, je vais pas te tuer...

Elle me fixe, l'air incertain, comme une biche devant un chasseur...

Et elle va probablement tenter un coup de mmmfmfmfmffff...

Pfouah, de l'air... Bon, elle as pas attaquer... Elle as embrasser... Elle semble aussi perdue que moi la petite... Aussi folle dingue, et ça, ça me plait.

Elle as lâcher son arme... La mienne est toujours sur sa gorge...

Que faire..?


I thought my life was done,
He took it all with him...

So I drank enough for it to wash away the sin...

Such a shitty thing they did,
The way they said goodbye...

You think your life is done,
I'll take it all with me...

So you kiss enough for it to wash away the sin...

Such a shitty thing they did,
They all left you to die...

We could take it out on eachothers if you like.

Want to fuck away the pain,
Erase them from our brains..?

Je rentre au campement en sifflotant, et quand Gil me demande, un sourcil lever, pourquoi il n'y as eu que deux cris alors qu'il y avait trois assaillants, je me contente de lui lancer mon trophée par la tronche, question de laisser la question en suspend dans son crâne de piaf.

Je rejoins Vyvy et l'embrasse en l'enroulant dans une boule de câlins, elle est toute chaude et toute douce, c'est trop bien...

...Gil, lui, soulève encore plus son sourcil à la con en dépliant la paire de dessous très féminins que je lui ais foutu à la gueule et semble à la fois fier, exaspéré et amusé que je lui ramène ça comme preuve.

Il c'est rien passé, ou du moins pas grand chose, je le sais et l'ais transmis à vyvy d'un baiser...

Toi, Gilou...

...Et bah tient, que ça te fasse regretter de pas avoir utilisé l'opportunité que t'avais plus tôt pour voir ce dont je suis capable, et nah...


I know she's perfect and worth it,
I know she's beautiful...

She probably love you and touch you until you go ''Oh''...

You keep on tryin' to hide it,
But we both know-woh-oh...

'Cause she's prettier than I'll ever be...

Got yourself a beauty queen, yeah.

But there's one thing I gotta say...

She can fuck you good,

But I could fuck you better...

Je reste en position câlin avec vyvy quand il me fixe avec ce petit éclair de questionnement... Et particulièrement ce reflet prédateur, là, tout au fond.

Ouaip Gilou, j'ai deviner y'as longtemps que t'avait pas été QUE avec Liblib, alors je le vois, ce petit reflet...

Mais t'as rater ta chance...

...Pour le moment, du moins...


Bon alors...

...On fais quoi maintenant..?

Entraînement? Somme? Repas? Samba...

Piña Colada..?


Oui oui, gilou-loup, cette question t'es destinée, t'as décider de prendre le rôle de maîtrounouchet, bah tu décide, vala...

... Cela dit, je prendrais bien un petit Piña Colada, moi...

Nue sous la lune, un verre dans une main, une aivy dans l'autre... Et une Syndrell qui nous tient toutes deux dans ses bras, tient.

Ce serait une bonne façon de prendre des vacances, ça, non..?

__________________________________________



HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Giliwyn SangreLune
Maître Envoleur
Créateur de psychopathes
avatar

Nombre de messages : 961
Date d'inscription : 28/03/2011

Feuille de personnage
Age: 38
Greffe: Aiguilles jaillissant du dos de ses poignets, d'une dizaine de centimètres de long
Signe particulier: Son prénom est celui de son père, son nom de famille celui de sa mère. Yeux vairons.

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Mar 07 Mar 2017, 21:32

[Mais d'où Gil devient aussi bavard ??? - les filles, je sais pas trop ce que vous lui faites... STOP. Il se légumise Rolling Eyes]




- Alors rien, enchaîna Aivy. Tu ne me dois rien du tout, parce que c’était normal.
- Ben voyons,
ricana Gil, c’est sûr que sauver les miches d’un parfait inconnu vraiment con sur les bords, c’est tout à fait ordinaire, oui…
- Tu crois vraiment que Lib nous aurait pardonné si on t’avait laissé crever dans le coin ?


Gil grogna en mâchonnant sa viande. Qu’est-ce que Lib venait fabriquer là-dedans ? Il la remerciait simplement pour être restée et pour avoir défié toute normalité en lui donnant un sacré coup de main. Il aurait pu croire qu’Aivy se faisait des idées si elle n’était pas aussi… clairvoyante. Lib lui manquait affreusement, c’était un fait. Il fit la moue en réalisant que ça se voyait peut-être un peu trop, mais la Rouquine avait raison. En revanche, il doutait que la réciproque soit vraie. Il ne manquait pas à Libertée.

- C’est bien une pensée de fille, ça, ronchonna-t-il.

Encore une fois, Aivy l’ignora complètement.
Il semblait important à ses yeux qu’il ait partagé avec elles des histoires de famille, des morceaux de vie intimes, donc ; Gil grimaça et il allait s’interposer à nouveau lorsqu’une pensée le frappa. Des histoires de famille ! Comme celles de Naïs et à quelques reprises, de Lib. Comme celles de Kaünis – qu’on ne vienne surtout pas lui dire, après qu’il ait été réveillé plusieurs fois dans son sommeil par Hien et Voïkiki, que sa famille ne se mêlait pas souvent de ses affaires… Peut-être bien qu’il avait lui aussi tenu ce rôle de brave type arrivé là par hasard, et qui pourtant était resté par choix. C’était ainsi qu’il avait rencontré Naïs, se rappela-t-il, un soupçon de sourire sur les lèvres… avant de s’assombrir. Quand on voit où ça nous a menés tous les deux ! A bien y réfléchir, Aivy ferait mieux de garder ses distances, à présent.

- J’étais là. Comment voulais-tu que je fasse confiance aux Envoleurs alors qu’ils ont pris ma sœur ?
- Tu ne peux pas.


Un ton était doux mais ferme.
Inexorable.

- Ne commets pas l’erreur de penser que les Envoleurs sont tous comme moi. Ça te coûterait la vie.

Gil frémit et dissimula son inquiétude en rongeant un os d’un air détaché.

- Moi, je suis loin d’être une référence. Tu as sans doute compris pourquoi, aujourd’hui.

Un père Marchombre, une mère Envoleuse… même Libertée, au fond, ne sortait pas indemne d’une telle symbiose à la fois improbable et, à ses yeux, impossible.

- Je suis tombé amoureux d’une Marchombre. Désormais, je ne pourrai plus jamais les traquer ni les tuer.

Sauf Erwan, peut-être. M’enfin…

- Je ne crois pas avoir déjà rencontré ta sœur, poursuivit Gil en croisant le regard d’Aivy. Je parie qu’elle te ressemble, au moins un peu, mais cette figure-là ne me dit rien.

Il soupira. Aivy ne voulait pas qu’il rembourse une dette ? D’accord. Il se pliait à cette volonté… mais il était loin d’être prêt à rendre les armes pour autant.

- Considère alors que si un jour tu en éprouves le besoin, il y a un ami, quelque part dans ce foutu Empire, qui pourra te donner un coup de main. Sans poser de questions, comme toi aujourd’hui.

Il y eut un bref instant de silence. C’était rare que Gil accorde sa confiance aussi facilement. Rouquine était spéciale, vraiment. Il sourit à demi, retrouvant brusquement son aplomb. Faire le bon choix, ça requinque son homme !

- Tu pourras te vanter – discrètement, hein – d’avoir un pote Envoleur. Crois-en mon expérience, c’est plutôt pratique. Tu fais une bonne affaire !

La complicité, dans le clin d’œil bleu qui suivit, était évidente. Stupide Cabochard qui se ramollit avec l’âge, grogna-t-il intérieurement. Avant de grogner tout haut, estimant que c’était assez de guimauve pour les semaines à venir. Il retrouva instantanément son ton froid et odieux lorsqu’il reprit la parole.

- Même pas fichue de manger correctement… Je te préviens, on ne partira pas d’ici tant que tu n’auras pas terminé ça.

Aaah… mieux.

Gil jeta son os, ouvrit la bouche pour fustiger une Tsukia qui revenait, la referma lorsqu’elle lui balança quelque chose au visage, la rouvrit quand il découvrit de quoi il s’agissait, la regarda en train d’embrasser fougueusement Aivy. Eh ben merde, alors. Rouquine pouvait se vanter de s’être fait un ami hors normes, mais cette fille, là, pouvait se vanter d’être la première à lui avoir coupé le sifflet de la sorte ! Il secoua la tête pour reprendre ses esprits. Pas si évident quand on tient entre ses mains des dessous féminins au parfum entêtant. Son regard dévia de nouveau vers Tsukia. Elle n’était pas ordinaire, c’était le moins qu’on puisse dire. Il émanait quelque chose de cette tarée trop mignonne, une sorte de… sauvagerie qui rappelait vaguement celle de Kaünis, sans pour autant lui ressembler vraiment. Une aura puissante et indomptable qui le fascinait et l’effrayait tout à la fois. Lib n’était vraiment pas nette d’avoir pris sous son aile une fille pareille. Sérieux, si elle ne détruit pas la Guilde et son univers, ça tiendra du miracle ! Une fois encore, il songea qu’elle était presque trop chaotique pour être une Marchombre. Mais trop pure pour devenir une Envoleuse. Il soupira.

- Tais-toi et mange, lança-t-il à Tsukia avant de se lever pour les laisser un peu tranquilles.

Lorsqu’ils levèrent le camp, une demi-heure plus tard, ils ne laissèrent derrière eux que des braises encore rougeoyantes. Et des sous-vêtements sexy qui se balançaient allègrement au bout d’une branche.


*


- Reste ici.

L’ordre avait claqué, bref, hermétiquement fermé à toute protestation. Les mains croisées sur le pommeau de sa selle, Gil regarda les tranches-bourse qui arrivaient vers eux en criant, puis tourna la tête vers Aivy.

- A toi de jouer, cette fois-ci. Avec un peu plus de tact que ta copine, et si tu tiens vraiment à rapporter un souvenir, fais en sorte que ça se mange, que ça se vende ou que ça serve à acheter un truc.

Le « reste ici » s’adressait donc à Tsukia qui, bien sûr, n’était pas du tout de cet avis. Gil lui ôta toute possibilité de s’y opposer en lui décochant un sourire qui, il le vit très bien, la fit hésiter. Faut dire qu’il ne souriait jamais de cette façon. Il pressa doucement les flancs de sa monture et s’éloigna, à la fois pour laisser de l’espace à Aivy et pour entraîner Tsukia à l’écart du combat. Ce n’était pas le sien. Et puis c’était à eux-deux d’avoir une petite… discussion, à présent. Hé ! Et si je devenais consultant pour apprentis Marchombres, moi ? – la ferme, abruti…

- Sacrée fille, commenta-t-il en suivant des yeux le combat d’Aivy. Honnêtement, je ne sais pas comment elle arrive à te supporter, ce qui la rend encore plus incroyable à mes yeux. Mais bon.

L’amusement trahissait l’affection de Gil. Pas assez bourru, Ducon !

- Une fois que je t’aurai refilée à Lib, je ne veux plus entendre parler de toi.

Bam. Ouais. Ça, c’était déjà plus violent.

- T’es mignonne mais tu ferais peur à un Ts’Liche en colère, là. Je veux pas que tu deviennes Envoleuse. Je veux pas que tu deviennes comme moi.

C’est la moins bonne idée que tu pourrais jamais avoir, tête de nœuds ! Crois-moi !

- Et je ne veux pas t’embrasser encore une fois.

Il lui jeta un bref coup d’œil.

- Je veux dire... T’es trop jeune et trop frappée pour être mon genre, hein… Et puis t’as une copine vraiment chouette.

Alors gâche pas cette chance parce que sinon, tu le regretteras toute ta vie. C’est long une vie, quand on regrette quelque chose de ce genre. Je sais de quoi je parle… Gil attendit encore un instant. Il cherchait ses mots. Là-bas, Aivy enchaînait les bons points. Il sourit en reconnaissant une feinte de Lib.

- La violence t’a menée jusqu’ici, dit-il enfin – et là encore, il savait de quoi il parlait puisqu’il avait rencontré cette jeune fille dans un état catastrophique. Mais il y avait plus. Il le sentait. Quelque chose de bien plus sombre hantait son passé et habillait parfois son regard bicolore. T’en fais ce que tu veux, t’en parle ou t’en parle pas, tu vis avec en déconnant légèrement sur les bords, comme moi… mais tu dérapes pas. Dérape pas, Tsukia.

L’appeler par son prénom, ça aussi, c’était rare… Il réalisa à ce moment-là à quel point il était beau.

- La violence, ça te va moins bien que la folie.

Stop mon vieux. C’est toi qui va finir par déraper si tu continues. Alors, Gil attendit patiemment la suite. Les retours de Tsukia étaient généralement costauds.

__________________________________________

"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



[Absent du 18/07 au 24/07]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aivy Sil'Lucans
Groupe Furdh
avatar

Nombre de messages : 248
Citation : « Trompe-toi, sois imprudent. Tout n'est pas fragile. N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie. Parce que le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être. »
Date d'inscription : 24/04/2015

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Greffe: Non
Signe particulier: //

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Dim 19 Mar 2017, 15:17

Tsukia était une bombe à retardement.

Prête à exploser à n'importe quel moment en une myriade d'étrangetés, bardée de complexes et de contradictions. Une fille géniale dont Aivy était dingue bien malgré elle. Souvent, elle s'était dit que si elle avait eu le choix, elle ne se serait pas laissée voler le coeur par la frontalière aux cheveux noirs. Souvent, elle avait espéré que le temps fasse son oeuvre, que tout passe, hantée par l'appréhension de ce qui allait se produire entre elles avec Libertée si leur relation n'avait plus de sens. Résignée, elle avait fini par se taire.

Soumise au destin.




***


- Ne commets pas l’erreur de penser que les Envoleurs sont tous comme moi. Ça te coûterait la vie.
- J'ai déjà rencontré un Envoleur qui a prétendu être mon allié. Il ne m'a pas planté de couteau dans le dos, et il n'a pas été méchant. Il m'a juste emmenée dans la plus grande galère de ma vie. Enfin, ce que je pensais rester la plus grande galère de ma vie. Tu l'as largement surpassé.


Soupire.

- Moi, je suis loin d’être une référence. Tu as sans doute compris pourquoi, aujourd’hui. Je suis tombé amoureux d’une Marchombre. Désormais, je ne pourrai plus jamais les traquer ni les tuer.
- Ravie de savoir que tu ne risques pas de m'égorger dans mon sommeil.


L'ironie, Aivy. On a dit : on arrête l'ironie à deux pièces.

- Désolée.

Correction personnelle.
Sincère.


- J'ai un peu de mal à laisser tomber mes défenses en ce moment. Mais tu es une bonne personne, alors je n'ai pas de raisons de me protéger autant.

La jeune femme savait très bien pourquoi ce mur de béton autour de son coeur. Rassurant, anti anxiolytique au possible, il l'avait protégée de tout et n'importe quoi ces derniers mois - y compris d'elle-même.

Il était temps d'y mettre un terme.


- Elle ne me ressemble pas, non. Elle ressemble à notre père. Moi, à notre mère.

*Quoi, encore des confidences ?*

- Ni physiquement, ni psychologiquement d'ailleurs. Il est arrivé qu'on me demande si c'était vraiment ma soeur. A l'heure actuelle, je me le demande aussi... Mais avec une fratrie comme la mienne, il est normal que personne ne se ressemble. Il est très probable que je coupe définitivement les ponts avec tout le monde si je continue dans la voie que j'ai choisie.

La déclaration avait des allures de promesse personnelle. Aivy y croyait à moitié, prise entre l'envie furieuse de se pointer à Al-Vor sans prévenir et celle de ne plus jamais se tourner dans cette direction.

L'apprentie grimaça lorsque Gil, visiblement agacé de son petit appétit, lui imposait de sa verve et de son regard de terminer sa cuisse de lapin. L'odeur était alléchante, mais pas suffisamment pour titiller profondément l'estomac d'Aivy. Dans un long soupire, elle se décida pourtant à mordre à pleine dents dans la viande histoire d'abréger l'entretien.

Ce qu'elle pouvait détester que l'on lui impose quelque chose...




***



- Reste ici.

L'ordre n'était pas pour elle, mais pour Tsukia.

- Depuis quand tu donnes des ordres, toi ?

Mi-amusée, mi-irritée par son attitude, Aivy écouta la déclaration suivante de l'Envoleur, qui l'incitait à descendre à son tour du cheval pour aller mettre une pâtée mémorable à leurs assaillants. Pas effrayée pour deux ronds, la jeune fille hésita une seconde, rien que parce qu'elle n'était pas bien sûre d'avoir envie d'obéir à Gil.

La seconde d'après, elle posait pied à terre.

Quelques pas rapides suffirent à ce qu'elle rencontre les trois assaillants qui leur fonçaient dessus en poussant de longs cris disgracieux, sans doute dans le but - raté - de les effrayer pour les figer sur place. Lorsqu'ils se retrouvèrent face à une fille seule, leurs expressions passèrent de la détermination à l'amusement. Pas un mot ne franchit leurs lèvres. Tant mieux, pensa Aivy, ça économisera la salive de tout le monde. Soufflant un bon coup, l'apprentie s'efforça d'oublier tout ce qui se trouvait autour d'elle. L'un avait une masse : il fallait qu'elle s'en débarrasse en premier pour s'occuper des deux autres qui n'étaient pas armés.
Trois combattants contre un seul et au milieu d'une forêt, la chose n'allait pas être simple.

L'acier chuinta lorsqu'elle le tira de son fourreau.
Au moment où la dague vint trouver le chemin de ses doigts, Aivy se mit en garde avant de bondir entre les arbres.

Elle eut l'avantage de la surprise sur le premier des trois hommes qu'elle attaqua, le plus à gauche, qui ne s'attendait sans doute pas à la voir sauter la première. Son arme vint directement trancher la chair au niveau de son avant-bras, l'obligeant à lâcher la masse. Elle se retourna dans la seconde pour faire face aux deux autres adversaires qui entreprenaient de se jeter sur elle, évitant de justesse un coup de poing qui lui aurait coupé le souffle. Son bras pivota sur le côté dans une tentative de planter au torse l'homme qui venait de la louper ; raté, il l'esquiva sans trop de problèmes à l'aide d'une roulade sur le côté.

A plusieurs reprises, Aivy manqua son coup de quelques millimètres, envahie par la présence de trois adversaires. Elle était capable de les vaincre si elle réfléchissait bien ; réfléchir au milieu d'un combat n'était pas son fort, et elle ne souhaitait pas les tuer gratuitement. Les assommer était la seule alternative qu'elle possédait, encore fallait-il y parvenir.

Enfin, au détour d'une pirouette, l'apprentie prit son envol en s'appuyant sur son pied gauche pour venir cueillir du talon droit la pommette de l'un des deux combattants à mains nues. Sous la puissance de l'élan, celui-ci recula d'un pas en perdant l'équilibre, et la jeune femme en profita pour lui sauter dessus sans plus de cérémonies, l'attraper au col et l'aider à basculer contre le sol. Son crâne rencontra une pierre dans un bruit sourd, et il ne se releva pas. Entraînée par le mouvement, Aivy se dégagea rapidement du corps du type sur lequel elle s'appuyait et se retourna en évitant une nouvelle attaque. Aussi rapidement que possible, elle effectua un balayage contre son assaillant pour, à son tour, l'entraîner au sol par la force de son propre corps. Lorsqu'il fut à terre, elle bondit près de lui pour frapper d'un coup sec du pommeau de sa dague derrière sa nuque dans le but de le paralyser temporairement comme son père lui avait appris à le faire. Piégé au sol, le deuxième assaillant ne se releva pas non plus.

Se débarrasser du troisième qu'elle avait déjà blessé fut plus aisé. Handicapé par une blessure sanguinolente, il était fortement ralenti, et n'esquiva pas correctement un coup de poing calculé destiné à son estomac. Autant surpris que sonné par l'attaque, il vint rencontrer le sol dans un borborygme inintelligible en se tenant le ventre comme s'il était souffrant d'une quelconque maladie. N'ayant pas le coeur à l'assommer comme elle l'avait fait avec ses deux acolytes, la jeune femme rangea sa dague et s'en retourna trouver Giliwyn et Tsukia, visiblement en train de bien s'amuser verbalement.


- Tu n'en as pas marre de jouer les Rêveurs de l'âme, Gil ?

__________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tsukia Til'Werin
Groupe Furdh
avatar

Nombre de messages : 224
Citation : ''I'm the kind that your mamma and your daddy were afraid you'd turn out to be like''
Date d'inscription : 22/02/2016

Feuille de personnage
Age: 18
Greffe: Non
Signe particulier: Oeil droit bleu, l'autre noir. Utilise le Zui Quan, un art martial utilisant les mouvements imprévisibles d'un saoul comme base.

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Jeu 23 Mar 2017, 05:10

Blablabla, il parle et il parle et je réponds pas, je le laisse finir...

Bon ça y'est? Il semble que oui, ça y'est enfin... Donc je soupire, ce qui semble l'irrité passablement, avant de répondre.


Sacrée fille en effet, c'est pas pour rien que c'est ma nana à moi...

Mais t'inquiète, je pourrais jamais être comme toi, t'es un sacré numéro même en temps normal, mais pas un numéro assez marrant...

...Et puis je suis une fille, c'est une différence importante.

Ensuite, pour la perdre, j'ai déjà faillis, mon pote, et je suis amoureuse de deux nanas à la fois, et je ne peux pas dire que tu me laisse indifférente, mais je te respecte ET je respecte Lib, donc...

AH OUI D'AILLEURS..!

À propos du truc de ne plus te voir...

Va te faire foutre, Sangrelune, je dois encore te forcer à dégueuler en t'empoisonnant, d'abords... Oh et de toute je m'en fou de tes conneries, je vais te revoir ne serais-ce que pour te faire chier...

Oh et pendant que j'y pense, la folie me vas peut-être bien, mais toi, le thérapeute, ça te vas pas DU TOUT.


Sur ce Vyvy reviens et je lui fait un énorme câlin avant de l'embrasser.

Oh tu sais, Gilou il était juste jaloux de toua, il trouve que tu dois être supra extra pour avoir une nana comme moi..!

Mais t'inquiète, il est trop grand frère à mon goût, je suis toute à toi..!


Ouais, un grand frère... Peut-être un peu incestueux s'il veut, un de ces jours...

...Mais ça, personne as besoin de le savoir...

...À moins que tu ne le devine, Sangrelune..?

__________________________________________



HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Giliwyn SangreLune
Maître Envoleur
Créateur de psychopathes
avatar

Nombre de messages : 961
Date d'inscription : 28/03/2011

Feuille de personnage
Age: 38
Greffe: Aiguilles jaillissant du dos de ses poignets, d'une dizaine de centimètres de long
Signe particulier: Son prénom est celui de son père, son nom de famille celui de sa mère. Yeux vairons.

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Jeu 23 Mar 2017, 14:21

Tsukia avait pris son tour de parole, alors Gil était contraint de la laisser causer. C’était un deal implicite qui était né lors de leur première rencontre, et cela ne l’empêchait pas de réagir. Ni de se demander comment pouvait fonctionner le cerveau de cette drôle de fille ! Il fallait la suivre et c’était franchement pas évident parfois : on aurait qu’une balle rebondissante était logée sous son crâne, chaque nouveau rebond donnant lieu à une nouvelle réponse. Pas toujours de rapport avec la phrase précédente, donc, ni avec lui suivante. A force, on s’y faisait, sans doute. Gil fronça les sourcils, « tu ne me laisse pas indifférente » ça veut dire quoi, ça ? Non, il ne lui fallait pas de dessin mais ces derniers temps, il avait un peu trop dérapé, avec Kaünis notamment, pour ne pas demeurer sur ses gardes. Tsukia lui parla de respect. Il songea qu’il n’était pas aussi fort qu’elle, ni aussi courageux. A sa place, il aurait lâché prise depuis longtemps. N’était-ce pas ce qu’il avait fait avec Kaünis ?

- AH OUI D'AILLEURS..!

Gil sursauta. La balle rebondissait toujours.

 - À propos du truc de ne plus te voir... Va te faire foutre, Sangrelune, je dois encore te forcer à dégueuler en t'empoisonnant, d'abords... Oh et de toute je m'en fou de tes conneries, je vais te revoir ne serais-ce que pour te faire chier...

A mon avis ça doit vouloir dire que ma demande est refusée. Gil soupira et se pinça l’arête du nez pour réprimer une migraine. C’était aussi peu efficace que vouloir raisonner Tsukia !

 - Oh et pendant que j'y pense, la folie me vas peut-être bien, mais toi, le thérapeute, ça te vas pas DU TOUT.
- Tu n'en as pas marre de jouer les Rêveurs de l'âme, Gil ? s’enquit Aivy en revenant vers eux.

Gil la regarda sans rien dire. Deux contre un, c’était un combat inégal et perdu d’avance, il n’y avait qu’à voir la façon dont elles faisaient front, serrées l’une contre l’autre avec ce petit air convaincu de celles qui savent avoir raison. Parfois, il faut se laisser emporter par le courant au lieu de s’épuiser à lutter inutilement. L’Envoleur décida de leur accorder ce point, donc : comme « Rêveur de l’âme » il ne valait pas un clou, d’accord. En même temps, sans les herbes spéciales de Hièlstan… Un sourire apparut fugacement sur ses lèvres à ce souvenir, puis Gil reprit son éternelle expression… inexpressive. L’impassibilité est un masque bien arrangeant, surtout dans ce genre de situation. De toute façon, les filles savaient très bien ce qu’il en pensait, alors à quoi bon s’éterniser sur le sujet ? Bien sûr que Tsukia allait le revoir. C’était une évidence. Et Aivy aussi. Elles étaient les apprenties de Lib, après tout… Et pendant quelques jours, elles étaient devenues les siennes, un peu. Un tout petit peu. La fierté qu’il ressentait l’agaçait prodigieusement, d’ailleurs. Il était grand temps de les rendre à leur véritable maître !

- On rentre, dit-il simplement avant de tourner les talons.

Plus tard, alors qu’ils émergeaient du petit bois sous une pluie fine, Gil ajouta d’un ton badin par-dessus son épaule :

- Oh et, Rouquine ? C’était pas trop mal.


*


- Bon ben, voilà.

Voilà, oui. Gil avait mis pied à terre, les filles aussi. Devant eux, la piste principale qui ralliait Al-Far filait à travers l’herbe sauvage des hauts plateaux d’Astariul. Un vent puissant s’était levé. Quelques flocons dansaient dans l’air glacé. Il ne fallait pas traîner.

- Pas de blagues, d’accord ? Vous rentrez dans votre Académie sans faire d’histoires et sans vous attirer d’ennuis. Lib m’arrachera la tête si vous lui revenez avec un cheveu de travers.

Il n’était pas très loin de la vérité, hein ! Gil secoua la tête. Il devinait la prochaine question des filles. Pourquoi ne les accompagnait-il pas ? Il avait ses raisons, bien sûr, mais pour une fois, il décida d’être sympa et de leur offrir un bout de réponse. Il leur devait bien ça. Cadeau d’adieu.

- Je ne suis pas encore prêt à rentrer, dit-il doucement. Ce qui s’est passé avec mon père et mon… frère... ça a tout chamboulé là-dedans.

Il avait posé une main sur sa poitrine, en un geste éloquent qui se passait d’explications.

- Et je ne suis pas encore prêt à retrouver ma Libertée.

C’était ambigu : pas sûr qu’il faille mettre de majuscule ni rajouter un e au mot « liberté ». Gil n’était pas arrivé au bout de son chemin tortueux. Il ne comptait pas aller se terrer quelque part en attendant la fin, non ! Ce temps-là était révolu, du moins l’espérait-il… mais il avait besoin de se retrouver seul, d’arpenter le chemin de sa conscience, de partir afin de mieux revenir. C’était comme ça. Et elles devaient très bien le comprendre.

- Insistez pas trop sur les détails sanglants de cette aventure, grimaça-t-il en imaginant sans mal la tête de Libertée – surtout en écoutant un récit rapporté par Tsukia.

Il se remit en selle et fit volter son cheval, mais s’attarda encore quelques secondes, alors qu’il n’aimait pas dire au revoir. Le soleil qui jouait entre les averses faisait étinceler les cheveux d’Aivy. Elle l’ignorait sans doute, mais elle ressemblait beaucoup à son maître. Elles avaient cette même force, enfouie secrètement sous un vernis de discrétion. Quant à Tsukia… Gil soupira. Elle était impossible, intenable, indomptable, insupportable… inoubliable. Cette fille irait loin. Dans quelle direction, par contre… Il sourit à demi, comme à son habitude, décocha un clin d’œil bleu et lança son cheval à toute vitesse à travers la plaine battue par les vents. Cette aventure hors du temps était source de profonds changements, des changements au moins aussi importants que ceux qui avaient lieu dans le ciel en ce moment. Une tempête était en marche.

Quelles en seraient les conséquences ?


[Voilà moi je m'arrête ici ! C'était... canonesque. Fantasmagique. A refaire - et c'est pas négociable ! Very Happy]

__________________________________________

"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



[Absent du 18/07 au 24/07]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aivy Sil'Lucans
Groupe Furdh
avatar

Nombre de messages : 248
Citation : « Trompe-toi, sois imprudent. Tout n'est pas fragile. N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie. Parce que le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être. »
Date d'inscription : 24/04/2015

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Greffe: Non
Signe particulier: //

MessageSujet: Re: This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]   Ven 24 Mar 2017, 13:40

- Oh et, Rouquine ? C'était pas trop mal.

Aivy haussa un sourcil, dubitative.

- Quoi, c'est tout ?

Le bas du dos engourdi par sa blessure en pleine cicatrisation, la jeune femme retourna s'asseoir près du feu.
Un sourire au coin des lèvres.




***



Voilà, avait décrété Gil avec sa verve légendaire. C'était terminé. Le moment de se séparer avait fini par arriver, porté par l'envie de chacun de mettre un terme à cette aventure et la force des choses. Tout avait un début et une fin. La fin, pour Aivy, avait en ce moment un goût particulièrement amer.

Cette bulle construite au fil des pas et des combats lui semblait trop précieuse. Une couche de protection supplémentaire face à l'inattendu, constituée d'un inattendu encore plus grand. Si Giliwyn n'était pas prêt à retrouver sa liberté - ou sa Libertée, peu importait le sens qu'il avait véritablement posé derrière ce mot -, la rousse n'était pas prête à laisser la sienne entre les mains du destin. Lib n'était pas encore revenue, après tout. Qu'allait-elle pouvoir faire à l'Académie jusqu'à son retour, si tant était qu'elle revienne un jour ?



[Free my mind, heal my scars
Erase the past
Dark days to forget
And memories to last
In my heart

Free me now]


Alors que la silhouette de l'Envoleur se découpait pour la dernière fois par-delà l'horizon, une bourrasque de vent vint remuer la tignasse détachée de l'apprentie. Le regard rivé sur leur maître d'un temps, elle poussa un long soupire, avant de tourner la tête vers une Tsukia visiblement prête à repartir elle aussi.

Finalement, il n'y avait qu'elle qui refusait d'avancer.


[Let my eyes take in
The beauty that's here
That's left on this earth
My ears long to hear a melody

Give me sight]


Le cœur au bord des lèvres, elle se décida finalement à reprendre les rênes de la jument qui les avait guidées jusqu'ici, invitant son amante à venir se joindre à elle. Comme si l'Initiative était nécessaire à son avancée, comme si l'avancée était nécessaire à la survie du groupe. D'un petit mouvement des talons, elle invita la jument à prendre un pas rapide. Si elles s'y prenaient correctement, l'Académie n'était plus très loin.

Voyager jusqu'au fin fond de l'Empire n'était pas prévu, rencontrer Gil non plus. Face au destin imprévisible qui la poussait dans une direction qu'elle comprenait de moins en moins, Aivy se contenta de sourire sans réellement savoir pourquoi.

Elle commençait à apprécier ce vagabondage.


- Tsu ?, dit-elle soudainement alors qu'elles s'engageaient sur le chemin.

L'apprentie lâcha les rênes une seconde pour venir fouiller dans son sac. De la besace de toile beige agrémentée d'un foulard azur elle tira une feuille de papier roulée sur elle-même. Un croquis réalisé il y avait deux nuits de cela, alors que ses deux compagnons de route dormaient à poings fermés contre le sol, le visage fouetté par les reflets du feu.

Sur le dessin croqué au fusain se dégageaient trois silhouettes partageant un repas autour d'un camp improvisé, rassemblés par les traits habiles d'une fille trop attachée à ce qu'elle vivait pour ne pas en immortaliser chaque instant.


- Je n'ai pas eu le temps de lui donner. Je ne sais pas ce qu'il en aurait fait, de toutes façons...

Son sourire s'élargit alors que le tonnerre grondait au-dessus d'elles.
Un jour, elle aurait un autre dessin à lui donner...



[Nothing will be forever gone
Memories will stay and find their way
What goes around will come around,
Don't deny your fears
So let them go and fade into light

Give up the fight here]




[Voilààààà, fini pour moi aussi ! Super rp dites donc, à refaire !! chantbam

__________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» This is the safest way to go, and nobody gets hurt [Gil, Tsu !]
» Haiti the safest destination in the Americas.
» 05. I'm fu***ng perfect, it just don't look like that
» Every whisper of every waking hour, I'm choosing my confessions, trying to keep an eye on you, like a hurt, lost and blinded fool. ₪ 22 mars, 18h22
» would you mind if i hurt you ? ♆ ELYAS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Sud :: Al-Jeit-
Sauter vers: