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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Jeu 18 Mai 2017, 02:29

Trois septembre.

Jour de destin, jour qui m'as arraché mon futur, il y as de ça si longtemps...

...Jour qui approche à grand pas, j'aurais à peine le temps d'arrivé à destination pour le soir du deux septembre, en suivant le pollimage,
afin de passer cette fameuse journée d'isolation relative annuelle.

Je continue de suivre le pollimage, mon cheval, que j'avais baptiser fantôme avant, mais qui n'aime pas le nom, avance lentement...

...Moi, je tente de penser à un nom qu'elle préférerait. Quelque chose d'assez majestueux pour une merveilleuse jument d'un noir impressionnant et avec des yeux intelligents...

...Et j'ai franchement pas la tête à ça.


I sit in my cell,
And I lay on my bed,
Covers my head and closes my eyes.

I see a battered throat,
And the coward he hid,
And in my arms is the bleeding
Spark of his life...

Bon, il me reste un jour de trot pour arriver à destination, je suis dans les temps, même un peu en avance, donc je descend,
donnant à ma monture un peu de repos bien mériter, j'installe mes affaires pour un campement de fortune, puis me prépare à me laver dans le pollimage, exercice que je n'aurais pas risquer avant de devenir marchombre...

J'ai la tête ailleurs tout au long de l'exercice, puis je lave sommairement mes bottes avec un linge mouillé et refait mes réserves d'eau, préparer l'eau en question pour la bouillir sur un feu, pas question de tomber malade pendant ce voyage...

... Et pas question de me saouler si prêt du but, celui que je vais voir mérite bien mieux.


And he cried...

"Kiss it all better,
I'm not ready to go,
It's not your fault, sis,
You didn't know,
You didn't know..."

His hands are so cold,
And I kissed his face,
And said, “Everything will be all right"

I noticed the dart,
And my rage grew inside,
I said, “I'll avenge my brother tonight”

Voilà, j'ai tout le bois qu'il me faut, me dis-je en revenant au camp... Et me fige.

Hep oh, c'est quoi, on s'donne le mot..?

Et puis comment diable m'ont-ils trouvés, d'abord... Et pourquoi..?


And she cried
"Kiss it all better
He wasn't ready to go,
It's not your fault bro...

...You didn't know,
You didn't know..."

__________________________________________



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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 12 Juin 2017, 22:02

- Erwan…

Syndrell poussa doucement le battant et se glissa sans bruit dans le mince entrebâillement de la porte. Elle ne fit qu’un pas, dans la chambre, avant de croiser le regard bleu cobalt de son ami.

- … j’ai besoin de ton aide.



*



Vagabond galopait à un rythme soutenu. Il avait récupéré de son long séjour dans le Désert des Murmures, tout comme sa cavalière, et sa puissante musculature jouait sous sa robe noire. Les doigts enfouis dans sa crinière, penchée sur son encolure, Syndrell gardait les yeux fixés sur l’horizon. Droit vers le nord.

Erwan galopait à sa gauche. La vitesse ramenait ses cheveux blancs en arrière et ça lui donnait un air étrangement plus jeune, presque gamin. A moins que cette impression soit due à l’étincelle de malice, nouvelle et anodine, qui brillait dans le bleu de ses yeux ? Syndrell l’avait trouvé… changé. Dans le bon sens du terme. Comme s’il venait de trouver quelque chose – ou quelqu’un – qui en valait la peine.

N’eusse été l’urgence de la situation, elle lui aurait posé la question. Après tout, elle était incapable de retenir sa curiosité bien longtemps ! Mais voilà, s’ils filaient à toute allure à travers les dangereuses plaines du nord de l’Empire, ce n’était pas pour le simple plaisir de la balade et pour faire causette : Tsukia avait besoin d’eux. Cette certitude pulsait en elle comme son sang dans ses veines depuis que l’intrépide marchombre aux yeux vairons lui avait parlé de cette date.

Une date qui voulait tout dire, et rien pourtant.
Une date qui l’entraînait de nouveau vers la Citadelle.

Syndrell n’était pas idiote. Elle avait bien compris, la dernière fois qu’elle y avait mis les pieds, que ses manières divisaient les Frontaliers : il y avait ceux qui la jugeaient avec le respect et l’honneur que l’on vouerait à un frère d’armes, et il y avait ceux qui pensaient que sa seule présence était une entorse aux plus fondamentaux de leurs principes. Violer les règles d’un duel pour sauver Darwen avait été son erreur.

Une erreur qu’elle commettrait dix fois de plus s’il le fallait.

Elle ne regrettait pas son geste, guère plus qu’elle ne regrettait d’avoir demandé à Erwan de l’accompagner. Il connaissait la Citadelle. Il saurait comprendre et être compris des Frontaliers. Etrangement, le marchombre avait tiqué lorsqu’elle avait prononcé le nom de Tsukia ; cela signifiait qu’il la connaissait, elle aussi. C’était plutôt logique : il était l’un des plus grands marchombres de l’Académie, les apprentis qui l’habitaient ne devaient pas être nombreux à être inconnus de lui…

Syndrell lui jeta un coup d’œil. A quoi pensait-il ? A ce qui les attendait peut-être là-bas, tout à fait au nord de Gwendalavir ? Ou à sa fille, qui s’était éloignée de l’Académie ? La jeune femme se mordit la lèvre et regarda de nouveau devant elle. Elle avait confiance en Ylléna, et elle avait confiance en Lyke. Impossible d’envisager qu’ils ne se trouvent pas ensemble, ces deux-là. Où qu’ils puissent petre en ce moment, ils veillaient l’un sur l’autre, c’était évident…

… elle ne pouvait pas s’empêcher d’être inquiète, pourtant. Comme chaque fois que l’un des membres de sa « famille » courrait un danger potentiel. En l’occurrence, Syndrell s’en faisait moins pour les deux jeunes graines de marchombres que pour Tsukia. Quelle gravité dans ses yeux quand elle avait parlé du 3 septembre ! C’était rare, chez cette fille. Assez pour que Syndrell juge la situation assez difficile pour requérir l’appui d’Erwan.

Elle s’efforça de s’accrocher à l’idée rassurante qu’avec lui, tout ne pouvait que bien se passer.
Mais ce fut plus dur qu’elle ne l’avait pensé.




*



- Pas de doute, c’est bien elle.

Accroupie, Syndrell tenait une chemise entre ses mains. Le parfum de vanille qui envahit ses narines fit battre son cœur plus vite dans sa poitrine. Elle souffla doucement, regarda autour d’elle, anxieuse : où était passée cette folledingue ? C’était une chance qu’ils aient réussi à suivre sa trace, imprévisible comme elle était…

Et puis soudain, une branche craqua. Deux paires d’yeux, l’une dorée, l’autre bleue, se tournèrent dans la direction du bruit dans un bel ensemble. Dévisagèrent un instant la jeune fille qui se tenait, immobile, à quelques pas d’eux seulement. Scintillèrent dans les ombres nocturnes qui s’étiraient.


- Salut Tsu, dit Syndrell d’une voix douce.

Ses doigts se resserrèrent légèrement sur la chemise de son amie.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 12 Juin 2017, 23:22

Ylléna n'était pas à l'Académie quand il était rentré.
D'abord inquiet, Erwan avait fini par se faire une raison : elle avait treize ans et une envie incontrôlable d'explorer le monde. Il ne pourrait pas la garder enfermer, et il n'en avait pas envie. Alors oui, c'était effrayant et il était concerné par la sécurité de sa fille. Cependant, il n'allait pas lui courir après : c'était, il le savait, le meilleur moyen qu'elle parte encore plus loin.
Il espérait juste qu'elle était prudente. Et que Lyke aussi.


Se passant une main dans ses cheveux qui avaient encore poussé, il lâcha un soupir consterné alors que la longueur de ces derniers l'exaspérait un peu.
Soudain décidé, il passa dans sa chambre pour récupérer son poignard et quelques affaires, avant de se diriger vers les douches des Maîtres. En entrant dans la pièce ouverte et mixte, il ne put s'empêcher un instant de se demander comment il réagirait si un jour il y croisait une Maître… en particulier. Parce que oui, il avait déjà croisé d'autres Maîtres, mais le souvenir vivace de Miss et lui dans ces douches lui rappelait que finalement, il avait bien avancé dans son deuil.


Certes, il n'avait eu aucun engagement nulle part. Et la seule avec qui il avait eu des contacts rapprochés était Libertée - et c'était sans doute celle avec qui il aurait, théoriquement, dû se passer le moins de choses. Mais là, tout de suite, il ne pensait pas qu'à Libertée, mais aussi à Lou, qu'il avait rencontrée et avec qui il avait fait plus connaissance en même temps qu'avec Aivy.
S'ébrouant, il verrouilla la porte derrière lui, et s'approcha des miroirs sur le bord de la pièce.


Oui, il avait besoin d'une bonne coupe.



*



Joya galopait de concert avec Vagabond. L'étalon de Syndrell était beaucoup plus grand qu'elle, mais la jument avait une foulée plus ample et accordait son rythme au fougueux frison.
Ils n'avaient que très peu parlé, avec Syndrell, après qu'elle soit venue le chercher dans sa chambre pour demander de l'aide. Il avait d'ailleurs été surpris que la Marchombre aux cheveux bleus prononce le nom de Tsukia, mais cela l'avait d'autant plus conforté dans sa décision de l'aider.


Sa route croisait quand même de manière significative celle de la jeune apprentie, et il avait le pressentiment qu'il y avait une raison à cela. Laquelle ? De cela, il n'avait aucune idée cependant. Mais un sentiment étrange l'étreignait et il savait qu'il devait intervenir.
Pour Tsukia. Pour Syndrell.
Mais aussi pour lui.
Il avait bien conscience que Tsukia ne serait sans doute pas ravie de le voir, et il ne savait pas quelle relation les deux jeunes filles entretenaient, mais Syndrell et elle devaient être suffisamment proches pour que la Marchombre s'inquiète vraiment pour elle.


Alors, quand Syndrell descendit de cheval et porta la chemise à son nez, Erwan fit de même pour s'avancer avec elle.
Oui, ils avaient retrouvé la jeune fille, mais le Marchombre avait toujours une idée très floue de la raison pour laquelle il était là. Il sentait juste confusément que quelque chose n'allait pas.

- Salut Tsu.
L'apprentie était juste là et les dévisageait tous les deux comme s'ils avaient été des revenants. Ou des monstres. Apparemment elle ne s'attendait pas à les voir, à se faire trouver, peu importait.


Erwan pencha légèrement la tête sur le côté, intrigué.

- Te voilà donc.
Comme personne ne bougeait vraiment, il s'approcha de Joya qui s'agita un instant, et hésita un instant avant d'ouvrir la sacoche. Tsukia ne semblait vraiment pas bien, et lui rendre son alcool à ce moment-là serait peut-être mal venu ?


Il referma doucement la poche de cuir, finalement. Sans en sortir l'énorme flasque qui y trônait - il avait dit qu'il lui en rachèterait, et il tenait sa parole.
Il attendrait que l'occasion soit plus pertinente.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mar 13 Juin 2017, 07:47

Vous n'auriez pas dus venir...

... Rien de bon ne peut arriver d'être prêt de moi un trois septembre...


Pas vrai...

...Petit frère..?


I'm all out of love,
I'm so lost without you.

I know you were right believing for so long.

I'm all out of love,
What am I without you?

I can't be too late to say that I was so wrong...

Nous avons commencer à voyager sans un mot.

Nous n'avons rien dis de la journée non plus.

Ils n'ont pas poser de question en me voyant continuer malgré le soir qui approche non plus...

...Puis nous installons le camp...

Je vois le questionnement de Syndrell dans ses yeux, nous sommes encore à un bon jour de la citadelle, et nous sommes beaucoup trop à l'ouest.

Il est pratiquement impossible de se rendre à la citadelle pour demain, et pourtant j'ai bien préciser le trois.

Pourtant elle ne demande pas et c'est un autre repas en silence...

...Déjà que je voudrais pas que Syndrell me vois comme ça, alors Erwan..?

...Comment dire que je fait exprès de m'approcher sans être trop prêt de mon but...

Puis nous allons nous coucher...

...Et j'attends patiemment ce moment où la lune éclaire un arbre que je connais si bien, non loin, indiquant qu'il es presque minuit.

Et je me lève sans bruit pour partir, seule, vers le nord.

Marcher à peine deux minutes, même pas.

Et me recoucher, la tête sur la pierre, des larmes dans les yeux.

J'entends les deux paires de pas qui arrivent depuis le campement, mais je ne bouge pas, reste en boule là.

Me contente de murmurer.


Je suis tellement désolé, petit frère, je suis tellement désolé...

Puis je m'endors en pleurant...

...Comme à tout les ans...


I'm lying alone with my head on the stone,
Thinking of you till it hurts,
I know you hurt too but what else can we do..?

Tormented and torn apart.

I wish I could carry your smile and my heart,
For times when my life seems so low.

It would make me believe what tomorrow could bring,
When today doesn't really know...

...Doesn't really know...

Quand je me réveille, j'entends le bruit de sabots qui s'approche, et quand j'ouvre les yeux je découvre qu'Erwan et Syndrell ont bougés le campement pour me rejoindre...

... L'homme qui mets pied à terre le premier, je ne le connais que trop bien, me dis-je alors qu'il m'observe de haut, avec son beau casque et sa belle armure ouvragée.


Déclinez les raisons de votre présence et vos intentions...

... Bonjours à toi aussi, grand frère...

Il m'agrippe par le col et me tire sur mes pieds avec violence.

Je n'ais qu'une soeur et il ne s'agit pas d'un rat dans ton genre, Tsukia!

Puis il me jette par terre, encore une fois sans douceur, et je vois Erwan se tendre, j'entends Syndrell l'invectivé, je l'entends vaguement lui demander de quel droit il me traite ainsi et, pour la première fois depuis des années, je vois mon frère être surpris...
Puis il m'adresse directement la parole.


Tu les as amenés ici... Sans leur dire..?

Il me fixe un instant, puis un rictus mauvais apparaît sur ses lèvres et il éclate d'un rire à geler le sang dans les veines.

Je sais ce qui va suivre. Je devrais l'arrêter, l'empêcher de le dire...

...Mais je ne peux pas.


Regardez un peu la pierre qu'elle as profané en y dormant!

Dessus est inscrit la raison même de son bannissement de la citadelle..!


Je baisse la tête quand je vois mes compagnons lire en gardant un oeil sur mon frère... Maintenant, je peux plus m'en cacher, me dis-je...

Ci-gît Mërl Til'Werin.

Héritié, Fils et Frère aimé.

Arracher de son avenir par les griffes cruelles du destin,
Il restera toujours dans nos coeurs.

Ils me fixent tout deux un instant, se demandent sûrement ce que ça veux dire, puis Karn me pointe du doigt.

C'est cette salope qui as tué notre... Qui as tué mon frère!

Ils ont dût lui arracher les mains de sa gorge de force pour qu'elle arrête de serrer!

Peut-être que les autres veulent se ranger à la décision du jugement par combat qui dit qu'elle l'as vaincue en duel, mais je ne permettrais pas qu'une traîtresse salisse le nom des Til'Werin et la tombe de mon frère de son impureté!


Et voilà, me dis-je.

Syndrell le sais enfin...

...Tout ce temps, elle croyait que j'étais un petit hamster inoffensif...

...Maintenant elle sait.

Je suis une meurtrière...

...Et j'ai tué mon petit frère.

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mer 14 Juin 2017, 18:15

« Vous n’auriez pas dû venir. »

Immobile, Syndrell fixait les flammes de leur feu sans vraiment les voir. Elle réfléchissait. Revoyait l’expression stupéfaite, puis douloureuse et enfin résignée de Tsukia. La jeune fille était méconnaissable : pas de pitreries, pas d’éclats de rire, de léchouille sur la bouille, d’expressions complètement décalées ni de chatouilles… Tsukia n’était plus Tsukia. C’était une ombre.

Une ombre effrayée par une ombre plus grande encore. Syndrell ignorait, au fond, ce qui faisait tant peur à Tsu, ce que signifiait cette date à la fois importante et terrible ; tout ce qu’elle savait, c’est que son amie n’allait pas bien. Et c’était suffisant. Il ne lui en fallait pas plus pour se sentir à sa place, ici, à quelques pas de Tsukia. Elle avait fait le bon choix.

Elle ne cherchait pas à forcer les choses : ça lui fendait le cœur de voir la jeune marchombre aussi pâle et silencieuse, mais pour l’instant, Tsukia n’avait pas besoin de paroles. Juste de leur présence. Syndrell tourna la tête vers Erwan. Il était silencieux lui aussi, plongé dans ses pensées, et il avait une expression qui lui faisait beaucoup penser à Ylléna. Sourire. Cette petite ressemblait énormément à Miss, mais elle ne pouvait décidément pas renier son père…


- Ils vont bien, chuchota-t-elle alors qu’un souffle de vent ébouriffait doucement ses cheveux. Ils sont sans doute en train de regarder les étoiles auprès d’un feu. Comme nous.

Si jeunes, et pourtant si grands déjà… Capables de voyager seuls, c’était certains. Sans adulte et en dépit des nombreux dangers qu’une telle entreprise connaissait. Syndrell n’était pas du tout en colère après eux, parce que… parce qu’elle les comprenait. Elle savait très bien ce qui les poussait en avant et souhaitait que cette passion nouvelle ne s’éteigne jamais ! En outre, Lyke n’était pas son fils. Elle se voyait mal lui reprocher quoi que ce soit, même si elle lui avait tiré quelques fois les oreilles quand il était plus petit. Il prenait soin d’Ylléna et c’était réciproque : ces deux-là s’étaient bien trouvés. En fait, elle avait hâte qu’ils reviennent pour écouter leurs aventures !

Syndrell regarda la silhouette immobile, de l’autre côté du feu. Tsukia dormait, ou bien feignait le sommeil ; elle ne bougeait pas. Un bref instant, Syndrell envisagea d’aller s’allonger près d’elle. Ce serait une erreur. Elle mourrait d’envie de la prendre dans ses bras mais, tant que le petit hamster érigeait son bouclier, mieux valait respecter son périmètre de solitude.

Alors, le regard doré retourna se perdre dans la danse des flammes.




*



Minuit sonne en silence, rien ne bouge, sauf quelques nuages qui glissent lentement là-haut, dévoilant une lune imparfaitement ronde. Une bise glaciale s’engouffre dans les arbres et les cœurs. Une bonne raison pour ne pas s’éloigner de la chaleur relative d’un feu de camp. Pourtant, à l’instant même où Tsukia bouge, Syndrell bouge. Erwan bouge. Ils ne cherchent pas à l’arrêter, ils se contentent de la suivre, à quelques pas de distance. S’arrêtent quand elle s’arrête. Echangent un regard plus éloquent que des paroles.

Et tandis qu’Erwan revient sur ses pas pour récupérer chevaux et affaires, Syndrell s’approche tout doucement d’une Tsukia roulée en boule sur une pierre à peine visible dans les hautes herbes. Elle s’accroupit, tend une main, la passe doucement dans les cheveux de la marchombre, puis se redresse un peu pour ôter son manteau violine et l’étendre sur a jeune femme.

Ensuite elle se lève et recule doucement. Un pas. Deux pas. Trois pas. S’assoit, jambes repliées contre son ventre et menton sur les genoux. Son attention fixée sur Tsukia, elle sent à peine la couverture qu’Erwan laisse tomber sur ses épaules.

Elle veille.




*



Elle dut toutefois s’endormir, car l’aube la trouva enroulée dans sa couverture. Le ciel pâlissait doucement alors que quelques trilles d’oiseaux s’élevaient depuis les arbres proches, mais ce n’est pas ce qui tira Syndrell du sommeil. Elle se redressa sur un coude, les cheveux en bataille, et regarda les cavaliers qui approchaient au pas. Des Frontaliers !

Syndrell jeta un coup d’œil à Erwan, puis se dépêtra de sa couverture et se redressa. Elle vit le premier homme, un grand échalas au regard vif, descendre de sa monture et faire un pas en avant.


- Déclinez les raisons de votre présence et vos intentions…

Oh, le rabat-joie. D’emblée Syndrell ne l’apprécia pas. Il était… grand, et droit comme un i, et son regard donnait l’impression de vouloir sonder tout et tout le monde, et il y avait cette froideur, dans sa voix, qui la fit frissonner alors qu’elle n’était pas frileuse.

- … Bonjour à toi aussi, grand frère…

*Quoi ?*

Ce type, faire partie de la famille de Tsukia ? Impossible ! Il n’était pas…


- Je n’ai qu’une sœur et il ne s’agit pas d’un rat dans ton genre, Tsukia ! s’exclama soudain le Frontalier en envoyant la jeune femme à terre.
- Hé ! intervint aussitôt Syndrell. Je ne vois qu’un seul rat ici, et c’est celui qui fait le plus de bruit !

Sa voix, le calme absolu.
Mais son regard était une tempête de feu qui grilla l’homme un instant, avant qu’il ne reprenne contenance et se tourne vers sa… sœur.


- Tu les as amenés ici… Sans leur dire.. ?

Immobile, Syndrell attendit la suite. Elle aurait préféré des menaces au rire qui échappa au Frontalier, parce que c’était le genre de rire qui peut vous briser une vie en quelques secondes.

- Regardez un peu la pierre qu’elle a profanée en y dormant ! Dessus est écrit la raison même de son bannissement de la Citadelle… !

Syndrell baissa la tête et fit mine de lire.
Elle savait déjà ce qui était écrit sur la pierre.




*



9h plus tôt

Syndrell fit ralentir Vagabond, le ramenant au trot puis au pas. Elle se pencha en avant pour flatter l’encolure de son compagnon, dont les flancs se gonflaient et se creusaient au rythme vif de sa respiration. Il agita la tête, ravi de cette petite accélération qui lui avait permis de partir comme une flèche et de distancer aisément les autres.

- Pas mal, mon gros, pas mal !

Le jour tombait sur la plaine venteuse. Syndrell remonta le col de son long manteau et mit pied à terre. Elle lâcha les guides de Vagabond, mais quand elle fit quelques pas dans l’herbe, il la suivit. Elle s’arrêta, il l’imita. Elle repartit, il se remit en route. Alors, elle éclata de rire et jeta ses bras autour de son encolure.

Ils avancèrent, savourant silencieusement la moindre seconde passée ensemble ; la première fois qu’elle était revenue du Désert des Murmures, Syndrell avait eu l’impression d’avoir laissé son cœur dans le sable, à Ezadrah. Sans voix, elle n’avait pas pu exprimer la douleur causée par l’absence de Vagabond. Les pages du carnet de Hièlstan regorgeaient de croquis représentant l’étalon. Elle était loin de posséder le talent de Ciel, mais penser à son cheval lorsque l’angoisse menaçait sa raison l’avait calmée bien des fois.

Perdue dans ses pensées, elle cherchait un endroit où ils pourraient passer la nuit quand ses bottes firent un bruit différent. Intriguée, elle baissa les yeux, et…



Ci-gît Mërl Til'Werin.

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Arracher de son avenir par les griffes cruelles du destin,
Il restera toujours dans nos coeurs.


- … Tsu…

Syndrell caressa la pierre tomba du bout de ses doigts. C’était, elle le savait, un pan de vie oubliée, tue depuis trop longtemps et qui, soudain, réapparaissait aux yeux du monde. Non. Aux yeux tout tristes de Tsukia. La gorge nouée, Syndrell se redressa. Les questions se bousculaient sous son crâne. Elle avait besoin de savoir qui était Mërl Til’Werin. Elle voulait comprendre pourquoi sa mort était liée au sort de Tsukia. Pourquoi le 3 septembre était un jour sombre.
Pourquoi Tsu ne riait plus.

Alors, elle bondit souplement sur le dos de Vagabond et fit demi-tour. Il ne lui fallut qu’une minute, peut-être deux pour retrouver les deux marchombres. S’ils continuaient sur leur lancée, ils allaient arriver à la pierre tombale. Alors, Syndrell prit une décision.

- On s’arrête ici ! Il y a un bosquet, là, juste derrière la butte. On pourra y dresser le camp et dormir à l’abri du vent. Ça vous va ?

Erwan hocha la tête.

Tsukia demeura silencieuse.

Syndrell ne posa aucune question.




*



Le Frontalier eut le réflexe de ne pas regarder Syndrell dans les yeux lorsqu’elle leva la tête vers lui. Il n’était donc pas si idiot. Plutôt lâche, en fait. C’était l’impression qu’il lui donnait. Son instinct ne cessait de lui murmurer de se méfier. Pourtant, ce fut plus fort qu’elle… il fallut qu’elle saisisse en plein vol une perche tendue vers de gros ennuis.

- Parce que vous pensez honorer la mémoire de cet homme, avec une tombe pareille ? Ce bout de roche à peine lisible et envahi par la mauvaise herbe ? A mon avis, personne n’est venu ici depuis longtemps. Je ne serais pas étonnée que l’on ait carrément oublié son emplacement. C’est loin de tout. Alors, si j’étais une pierre tombale, moi, ou bien le bonhomme pour qui elle a été faite, je serais bien contente qu’une personne de ma famille vienne se coucher dessus : c’est ce qui se rapproche le plus d’un câlin et c’est sans doute le seul vrai contact jamais fait depuis sa mort !

Un silence pesant accueillit la diatribe de Syndrell… qui plongea les mains dans les poches de son manteau, et attendit la suite.

Sereine.

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 19 Juin 2017, 17:15

Un bruit de sabot mit les sens d'Erwan en alerte, et il se redressa lentement contre l'arbre. Il avait fait la garde la dernière partie de nuit, et les deux jeunes filles dormaient à poings fermés…
Non, elles s'éveillaient déjà, Tsukia en premier.
Le Marchombre observait les cavaliers grandir à l'horizon alors qu'ils s'approchaient, jusqu'à enfin s'arrêter à quelques mètres d'eux.



- Bonjour à toi aussi, grand frère… Erwan laissa son regard tomber sur Tsukia. Frontalière de sang, hein ? Un sourire étrange brilla dans ses yeux mais n'étira pas ses lèvres.
Il ne savait pas pourquoi, mais il le sentait pas exactement bien, ce… pélerinage. Parce que pas de doutes désormais, c'en était bien un.

- Je n’ai qu’une sœur et il ne s’agit pas d’un rat dans ton genre, Tsukia !

L'attitude suffisante de l'homme tira un long frisson dans le dos d'Erwan, qui s'avança d'un pas vers le cavalier désormais à pieds.

- Regardez un peu la pierre qu’elle a profanée en y dormant ! Dessus est écrit la raison même de son bannissement de la Citadelle… !
Il n'avait pas eu besoin de s'avancer plus pour être capable de lire ce qui figurait sur la tombe.
Les poings serrés, Erwan lança un regard d'un bleu glacial à cet homme. Il prit une inspiration sifflante, fit un second pas en avant.



- Alors, si j’étais une pierre tombale, moi, ou bien le bonhomme pour qui elle a été faite, je serais bien contente qu’une personne de ma famille vienne se coucher dessus : c’est ce qui se rapproche le plus d’un câlin et c’est sans doute le seul vrai contact jamais fait depuis sa mort !
Poussant un soupir, Erwan s'avança d'un nouveau pas, posa sa main sur l'épaule de Syndrell une seconde. Puis, il s'approcha encore plus du jeune homme.
Jusqu'à se trouver à une cinquantaine de centimètres de lui. Il lui arrivait à peine au menton, et Erwan lui adressa un sourire effrayant de glaciosité, et il se pencha en avant légèrement, jusqu'à que ce son souffle se disperse sur la peau du visage de son interlocuteur.



- Une tombe pareille, pour un Frontalier ? Aucun combattant ne mérite d'être oublié de la sorte. Il aurait dû y avoir un bûcher, même pour un jeune garçon. C'est de le laisser partir dans quelque chose d'aussi misérable qui est du profanement.
Avançant encore plus la tête jusqu'à ce que son nez soit si proche qu'il effleure celui de l'hommme - oh il n'en avait pas peur et avait de quoi réagir au quart de tour. D'être si proche de lui lui enlevait la possibilité de prendre de l'élan, et s'il était Frontalier, Erwan savait à quoi s'apparentaient ses techniques.

- Il n'y a même pas de quoi honorer la mémoire du défunt. Et tout ce que tu trouves à dire, misérable gamin, c'est qu'on peut encore plus salir la tombe et la mémoire de quelqu'un en venant s'y repentir ?

Oh oui, pour un Frontalier, c'était une attaque directe, et Erwan le savait. Alors, il ne put s'empêcher de sourire avec un éclat dur et violent dans le regard.
Avant de reculer d'un pas. Serrer les poings.

- Til'Werin, hein ? Je doute que ton père soit du même avis que toi.
Devant l'air surpris du jeune homme, le Marchombre eut un sourire un peu carnivore. Peut-être même que des canines acérées pointèrent sous ses lèvres.


Parce que oui, il connaissait Liürn.
De leur "jeunesse" même si ce dernier était âgé de sept ans de plus que lui. C'était même contre lui qu'il avait fait son premier combat d'apprenti Marchombre, à l'initiative de sa mère.



- Narcos, ça te dit quelque chose ? murmura Erwan dans un souffle.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 19 Juin 2017, 18:26

Narcos...

...Moi, je reconnais le nom, Papa en parlait souvent, il disait que peu de gens, dans ce monde, avaient la force de caractère et l'ambition nécessaire pour faire bouger les choses, pour faire une vraie différence.

Selon lui, Erwan Narcos était l'un des rares à porter cette ''Flame'' en lui.

Problème étant que, si pour le coup je voudrais bien voir Erwan à l'oeuvre pour voir ça, mon frère... Disons simplement que Karn est un imbécile heureux. Je doute fort qu'il ne se souvienne du nom, cet idiot...

...Et il le confirme quand il lève la main, Erwan reste immobile,
je sais qu'il peut éviter ou riposter de mille façons et mon imbécile de frère donne une poussé violente pour tenté un coup du plat de la main...

...Et j'ai à peine le temps de voir la suite et d'écarquiller les yeux.


Karn


Mais pour qui se prenait-il, se petit con!?

Karn tenta de comprendre pourquoi il lui donnait son nom comme si ça devait l'effrayer... C'était juste le nom de la fille prise dans le crystal! Un frontalier, ça!? L'homme en était presque malade! Il protégeait cette traîtresse, cette meurtrière! Sûrement un banni, lui aussi.

Il lui apprendrait à mieux se comporter quand il parlait à ceux qui étaient de loin plus importants que lui, se dit-il en armant son bras... Même pas foutu de se mettre en garde pour tenter de bloquer, cet imbécile.

Son bras tomba, rapide, visant le cou de l'homme, un point spécifique, mortel, juste là...

...N'atteignit jamais sa cible.

Le jeune homme ouvrit grand les yeux en regardant celui qui avait arrêter son bras... Et merde...


Liürn


Je serre les poings...

Mon imbécile de fils me donne drôlement envie de lui en foutre une, à malmené Tsukia, mais pas encore, je ne peux pas encore intervenir, donc je reste caché, sous mon casque de simple soldat.

Puis Erwan se présente et je vois que son regard capte le mien une seconde, donc je hoche la tête un peu en feignant de replacer mon couvre chef...

...Et il le provoque en reculant un peu, juste assez.

Parfait.

Karn lève la main dans les airs et tente de frapper mon vieil ami.

Je lâche la lance et le bouclier en intercédant entre lui et le coup. Une des multiples faiblesses de mon fils as toujours été sa tête de Thül, il ne pense pas et il croit que la force brute règle tout, il manque de finesse...

Pour le coup j'attrape sa main au vol et il me regarde avec un air purement surpris, qui se décuple encore plus quand je retire mon casque de l'autre main.

Pour le coup toute sa petite troupe se place au garde à vous pendant que je lui tords la main et qu'il me regarde complètement incrédule.


P-Papa je--

Ne soit pas arrogant...

Mon poing rejoint son estomac avec violence et il perd le souffle, reculant d'un pas.

Puis il me regarde avec haine.


T-tu fais honte à notre nom en la protégeant..!

Il tente de riposter à mon coup par une broutille si chorégraphié qu'on en trouve la description dans des livres et je me contente de repousser sa main sur le côté avant de lui flanquer une baffe.

Quand il se redresse pour me faire face de nouveau je lève ma paume pour qu'elle soit face à son visage, puis lui aplatit ma main sur le visage.

Le mouvement est minime, à peine trois centimètres.

La vibration, elle, est bien présente.

Mon fils reste debout un instant, les yeux grands et la bouche ouverte, avant de tomber dans l'inconscience.


Ne restez pas planté là, soldats...

...Portez moi cette pauvre excuse de frontalier hors de ma vue.

Et annoncez que nous avons trois invités.


Je me retourne alors que les hommes se mettent au travail avec une frénésie de dingue.

Normalement, je saluerais Erwan, prendrais de ses nouvelles, me présenterais à cette jeune femme aux cheveux si spéciaux...

...Pour l'instant, je ne fais que m'approcher de ma fille, qui me regarde avec de l’appréhension.

Dire que je ne l'ais jamais serrée contre moi, pas une seule fois...

Je rectifie la donne en me mettant à genoux à ses côtés et en la tirant contre moi pour lui chuchoter que tout va bien et que je suis là pour elle.

Mon enfant pleure contre mon épaule et finit par s'y endormir.

Et pendant tout ce temps, je ne bouge pas, ne dis rien.

Mais j'ai l'âme en miette.

Il n'existe rien de pire sur terre pour un père que d'être forcé de retrouver sa fille après des années pour la voir pleurer.

Je la soulève dans son sommeil et fait un signe de tête à ses deux compagnons.

Je vais leur offrir une chambre et un repas, c'est le moins que je puisse faire...


Tsukia

Papa viens de carrément défoncé Karn, mais là il se dirige vers moi...

...Il ne s'approche jamais de nous, sauf pour nous gronder. C'est un homme franc, fort, maman nous apprenais les calins, papa, lui, nous apprenais à nous relever quand on tombaient.

Mais il s'agenouille à mes côtés...

...Et me prends dans ses bras.

Je reste interdise, papa n'as jamais fait de câlins à personne! Même pas à Mërl et c'était l'héritier!

Après une ou deux secondes sa voix, douce, chatouille mon oreille... Et sans savoir pourquoi je m'accroche à lui comme si ma vie en dépendait pour pleurer.

Pleurer mon frère, pleurer la terre, pleurer le vent, pleurer le ciel, pleurer la vie...

...Puis je me suis endormie...


A father hold his daughter’s hand for a short while,
But he holds her heart forever.

J'ouvre les yeux dans... Ma chambre..?

Y'as encore ce que j'y ais laisser, une demi douzaine de gourdes vides, des vêtements de rechange et d'entraînement, des armes de toute sortes... Je souris en me disant que, en dehors de la citadelle, ceci ne serait pas une chambre de jeune fille.

Puis la porte s'ouvre et je me tourne pour voir qui ça peut être...

__________________________________________



HRP:
 


Dernière édition par Tsukia Til'Werin le Mar 20 Juin 2017, 17:06, édité 1 fois
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 19 Juin 2017, 21:24

Syndrell avait bien envie de lui tordre le nez, à ce vilain grand frère qui-n’était-pas-un-vrai-grand-frère. Mais alors qu’elle esquissait un geste, une main se posa sur son épaule. Légère, déjà repartie, elle souffla instantanément la colère de la marchombre, et ses yeux dorés suivirent Erwan tandis qu’il se portait à la rencontre du Frontalier.

Elle vit clairement celui-ci déglutir. Pouvait-il en être autrement quand un homme aussi grand s’arrêtait devant vous pour vous dévisager avec un calme bien trop froid pour ne pas être qualifié de dangereux ? Et encore, des géants il en existait quand même quelques-uns ; les Thüls, indéfectibles rivaux des Frontaliers, étaient très impressionnants.

Moins qu’Erwan en cet instant.

Le marchombre ne haussa pas le ton ni n’employa un vocabulaire qui trahissait ses émotions. Le choix de ses mots, en revanche, n’était pas anodin et le moindre terme se ficha comme autant de flèches bien ajustées dans la poitrine de l’homme qui s’en était pris à Tsukia. Syndrell s’amusa de voir le Frontalier pâlir, mais quand Erwan murmura son nom de famille, il devint carrément translucide. Avant de se rengorger comme un paon.

Syndrell devina son intention. Alors, forcément, Erwan aussi. Mais il ne bougea pas, demeurant parfaitement immobile tandis que son interlocuteur levait son bras. Tout se passa très vite. Un battement de cil, un battement de cœur… Le Frontalier qui se tenait juste derrière le belliqueux bougea plus vite qu’un souffle. Syndrell ne distingua pas son mouvement. Quand elle réalisa ce qui venait de se produire, le poignet de Monsieur Gronchon était bloqué entre les doigts gantés de l’inconnu.

Un inconnu pas si inconnu, puisque le gémissement étranglé de l’opportun clama son identité. Syndrell écarquilla les yeux : lui ? Le père de ce type… et de Tsu ? Elle jeta un coup d’œil à son amie, remarqua son air abasourdi, hocha la tête. D’accord. Elle voulait bien admettre ce fait étrange. C’était troublant de tomber sur la famille de Tsukia.

Pour le coup, Papa Tsu semblait d’avis que son fiston avait un peu dépassé les limites. Il le lui fit comprendre en pliant son bras dans un sens qui n’était pas humainement possible, puis en lui balançant un coup de poing entre les côtes. Le choc fit grimacer Syndrell, mais elle ne fit pas le moindre geste pour intervenir. D’abord parce que cette histoire concernait un père et son fils. Ensuite parce que Monsieur Gronchon avait mérité ce qui lui arrivait.


- Ne restez pas plantés là, soldats… portez-moi cette pauvre excuse de Frontalier hors de ma vue. Et annoncez que nous avons trois invités.

Syndrell haussa un sourcil. Ainsi donc, de traîtres, voilà qu’ils passaient au rang d’invités ? Perplexe, elle glissa un regard vers Tsukia, mais la jeune femme n’avait d’yeux que pour son père. Elle avait l’air de ne pas savoir quoi faire, ce qui, venant d’elle, était tout simplement inconcevable. Curieusement, Papa Tsu avait la même attitude hésitante ; ce fut lui, toutefois, qui brisa la distance installée entre eux, en marchant droit vers elle puis en s’agenouillant à ses côtés.

Et qui la prit dans ses bras.




*



- J’ignorais que tu avais un nom aussi important ! fit remarquer Syndrell dans un sourire, après avoir donné un petit coup de coude dans les côtes d’Erwan.

Les deux marchombres marchaient côte à côté, chacun tenant son cheval par la bride. Ils suivaient le cortège des Frontaliers qui les menaient vers la Citadelle. L’immense cité guerrière se dressait devant eux, écrasante de puissance et de solidité. Chaque fois, Syndrell avait l’impression de n’être qu’une ridicule petite fourmi quand elle levait les yeux sur l’imposant bastion. Mais son attention revint rapidement se poser sur son ami.

- Dis, cet homme, tu le connais ? souffla-t-elle en désignant Papa Tsu du menton.

Elle vit un sourire se dessiner sur les lèvres d’Erwan, mais avant qu’il ait eu le temps de lui répondre, un rugissement leur fit tourner la tête. L’instant suivant, Syndrell disparaissait entre les bras d’un Frontalier qui la serrait comme s’il voulait lui briser les côtes. Il fallut beaucoup de patience à Syndrell pour se dégager de l’étreinte, et lorsque ce fut enfin le cas, elle leva un visage grimaçant mais amusé vers l’homme qui la surplombait de toute sa hauteur.


- Toi aussi tu m’as manqué, grand chef !

Erlaëm Til’Assan lui offrit un large sourire.



*



Dès qu’elle fut certaine d’être tranquille, Syndrell ouvrit la porte et se glissa à l’intérieur de la pièce. Elle avait attendu deux heures que Papa Tsu puis d’autres personnes entrent et sortent, jusqu’à ce qu’une occasion de profile enfin. Elle repoussa le battant et y appuya son dos un instant, le temps de balayer les lieux du regard.

La chambre était plongée dans une pénombre à peine éclaircie par la lumière du jour, qui filtrait à travers un rideau troué ça et là. Il y avait des armes partout. Sur le sol, quelques gourdes traînaient. Syndrell reconnut l’univers de Tsukia un instant avant que son odeur de vanille ne la frappe de plein fouet. Elle ferma brièvement les yeux, puis les rouvrit et s’avança vers le lit.

Tsukia était réveillée. Elle avait une petite mine et elle était bien trop silencieuse, mais pleurer lui avait fait du bien. C’était tellement mieux de l’entendre rire ! Syndrell s’assit au bord du lit et tendit une main pour effleurer sa joue et ramener une mèche de cheveux derrière son oreille.


- Alors, ma vieille, on roupille en plein jour ? chuchota-t-elle.

Sa malice brillait dans son sourire, mais son regard était grave.

Et inquiet.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mar 20 Juin 2017, 16:54

L'instant précis où le corps du Frontalier eut un petit recul, Erwan sut qu'il allait frapper. Mais il ne s'en fit pas une seconde. D'abord parce qu'il était largement capable d'éviter un quelconque coup d'un homme aussi mal entraîné. Ensuite, parce qu'il avait démasqué Liürn juste derrière lui et qu'il avait fallu un échange de regard de moins d'une second pour qu'ils se mettent sur la même longueur d'onde.


Erwan ne bougea pas d'un pouce.
Mais il se délecta de la surprise de Karn qui découvrit que celui qui avait arrêté sa main n'était personne d'autre que son propre père, qui apparemment le surveillait de près. Ça en disant long sur son esprit de décision et de bon sens, d'ailleurs, le fait qu'il doive être filé.

- T-tu fais honte à notre nom en la protégeant..!

Le Marchombre leva les yeux au ciel un instant, avant de pousser un petit soupir. Mais la démonstration de force correctionnelle de Liürn le fait un peu sourire, il faut bien l'avouer.
Avant que l'homme ne s'avance vers sa fille pour la prendre dans ses bras.



* *


- J’ignorais que tu avais un nom aussi important !
Erwan eut un petit rire quand Syndrell le taquina gentiment, mais se contenta de hausser les épaules. Il n'avait pas un nom si important. Son père avait été un combattant hors normes, mais c'était surtout sa mère qui avait une sacrée réputation, d'autant plus depuis que son corps avait été cristallisé à l'arrière de la Citadelle.
Oh et bien sûr, la réputation que lui avait eue quand il avait grandi à la Citadelle, à ne pas contrôler le Jaguar, à être un animal sanglant. Puis, évidemment, le fait que la dernière fois qu'il avait mis les pieds ici, les appartements Narcos aient explosés.


Secouant doucement la tête, il se préparait à répondre à la Marchombre quand un Frontalier s'approcha d'eux en hurlant pour attraper Syndrell dans ses bras.
Erwan éclata de rire.



* *

Chacun s'était relayé dans la chambre de Tsukia, mais Erwan avait laissé Syndrell s'y faufiler la dernière. Il n'était pas certain que la jeune fille ait très envie de le voir, après tout. Même si la dernière fois qu'ils s'étaient croisés, elle avait été raisonnable, il n'était pas dans sa tête.


Dans un soupir, il sourit légèrement en voyant la Marchombre aux cheveux bleus se glisser dans le battant entrouvert, et fit volte-face pour rejoindre Liürn dans une salle annexe.
Entrant dans le salon ouvert, il s'avança vers les quelques hommes qui se tenaient là avec un sourire sur les lèvres.


Dans un léger hochement de tête, il salua son vieil ami, observa Karn qui était assis un peu plus loin, un peu penaud mais avec dans le regard une lueur de défi, et il sourit, amusé.



- On peut dire que tu… vous n'avez pas chômé, niveau enfants, dis donc ! Petit malin…

Il échangea un regard rieur avec le Frontalier.
Éclata de rire.



- Ça faisait longtemps.

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mar 20 Juin 2017, 18:30

Je ne sais pas trop quoi répondre à Syndrell...

...Et je sais, pas contre, que tout ça, ça sens mauvais, si certaines personnes apprennent que je suis ici...

...Disons qu'on risquent tous gros...

...Puis soudain la porte vol dans tout les sens alors qu'une véritable furie la traverse en courant.


Liürn

Ah! Et toi! Avec ta Miss, si vous n'avez eu ne serais-ce qu'un enfant Gwendalavir as intérêt à bien se tenir!

Comment vas-t-elle, d'ailleurs?


Mon regard s'assombris quand mon vieil ami me révèle qu'elle est morte.

Quel perte... Si je pouvais mettre la main sur le ou les responsables...

Mais pour l'instant je me contente d'une main sur l'épaule d'Erwan. Donner des condoléances, ce n'est pas mon style, et il le sait.

Moi, plutôt, j'offre mon support. Et ce simple contact suffit à lui dire que je suis là s'il as besoin de quoi que ce soit, même d'une cohorte de frontaliers entraînés.

Puis nous interrompons notre conversation quand la créature la plus redoutable qu'il m'ais été donné de rencontrer défonce presque la porte à coup de pied et court vers la chambre de ma fille...

...Ma femme as toujours sut soigné ses entrées.


Tali


Je cours dans les couloirs, évite un homme en armure d'un centimètre, puis rattrape le plateau qu'un autre faillit laisser tomber quand je passe à côté de lui, je le remet dans ses mains sans m'arrêter, puis prends pied sur une caisse pour sauter par dessus un étal dont le propriétaire, un marchand ambulant, à première vue, jure comme un Thül enragé.

J'ai rien brisé, il pourrait la fermée, quand même..!

Bref, j'arrive à la porte, donc je fait un sprint puis, quand j'arrive au niveau de la porte, le garde devant as à peine le temps de tourner la poignée pour pas que je défonce la serrure que je fou mon pied dedans sans m'arrêter, courant puis tournant à droite sans porter attention aux trois présences que je sens à gauche.

J'arrive au niveau de la porte entre-ouverte et je la défonce d'un coup d'épaule pour sprinter vers le lit sans porter attention aux cheveux - bleus, jolis, donne envie de s'y rouler en boule, on y reviendras plus tard, pour l'instant Banzai, voilà - et saute dans le lit pour attraper ma fille dans un câlin. Elle as un bleu pas joli du tout sur la joue..!


Dit moi qui t'as fais ça, ma chérie..! Je veux qu'on le foute dans une prison jusqu'à ce qu'elle lui pourrisse dessus puis qu'on reconstruise une prison, jusqu'à ce qu'elle aussi lui pourrisse dessus et ensuite je construirais une AUTRE prison pour--

Calme toi, chérie...

...C'était Karn.


Je me gèle sur place en entendant Liürn me dévoiler que notre fils as fait sa tête de trodd.

Puis me retourne lentement vers lui, tient, y'as Erwan aussi - il as toujours sa tignasse blanche, le chaton - et ils tiennent par un bras chacun--



Kaaaarn...

Il se tortille bien qu'il soit bien tenu par les deux hommes.

Ah monsieur as même pas les couilles de me regarder dans les yeux..?

Mon mari le pousse vers moi et il reste sur place un instant.


Qu'à tu à dire pour ta défense..?

Euh... J-Je... Enfin elle... Tu sais, elle est responsable pour Mërl et--

Un gamin de trois ans, voilà ce qu'on dirais... Croit-il que ça va m'amadouer..?

Mon regard reste aussi dur.

Je suis une mère aimante, mais quand il faut de la discipline...

Je me place à trois pas de lui et serre les poings.


Trois échanges, si tu en gagne deux, tu ne seras pas puni...

M-Mais mère..!

Liürn frappe des mains et Je bouge tout de suite, notre fils ne réagit même pas quand deux de mes doigts se places sur son épaule, puis une demi seconde plus tard il se tient le bras avec un cris de douleur gelé dans la gorge.

Un.

Il ouvre grand les yeux, puis son père frappe encore des mains et cette fois il se mets en garde... Mais il recule d'un pas de peur,
donc j'avance lentement... Il n'as donc rien appris..? Un frontalier ne recule pas comme ça, si tu ne peux pas gagner, alors une retraite complète est nécessaire, si cela est impossible, tu te bats.

Et de toute façon, un officier as le devoir de tomber pour sauver ses troupes, si nécessaire... Pas d'être le premier à décamper.

Il lance son bras dans ma direction pour tenter de me toucher, mais je me contente d'éviter son poing en déplaçant ma tête d'un centimètre et de lui toucher l'avant bras.

Il recule instantanément et son visage se tord de douleur.


D-D'accords! Tu gagne! J'abandonne..!

... J'ais dis trois...

Il tombe à genoux... Pathétique, nous l'avons vraiment raté, celui là, me dis-je en levant le bras.

J'vais lui en foutre, des maux de crânes, moi.

Je descend ma main dans un mouvement vif...

...Puis ouvre grand les yeux en voyant l'effet de ce mouvement.


Tsukia


Je tiens ma main au dessus de ma tête péniblement... Putain qu'elle est forte, maman...

Elle m'observe avec un regard excessivement surpris.

Ouais ouais, je connais la règle, celui qui l'as mériter prends sa punition mais... Tout ça..? Pour moi..?

...Je n'ais plus besoin de ça.


Arrête, maman, il as eu son compte...

Je sens l'incrédulité de Karn, derrière moi et si je sais que mon père doit être tout aussi surprit, quand il s'avance pour poser une main sur l'épaule de mère, il as dans les yeux quelque chose qui ne m'avais jamais été adressé avant...

...De la fierté.

Puis maman semble comme sortir d'une transe et elle observe tout autour... Et me tombe dessus en mode ''BOUAAAAAH MA PETITE FIIIIILLE'' avec les larmes aux yeux.

Tout le monde dans la pièce sourit.

Karn, lui, est déjà partit.


I have an amazing daughter...

...I also have a sword,
A shovel,
And an alibi.

Erwan, tu les connais déjà je crois, Syndrell,
je te présente mon papa et ma maman..!


Maman qui est en train de se pendre la tête en bas à une barre d'entraînement fixée au plafond de ma chambre, non pas sans rappeler ma propre habitude à faire ça, et papa qui se tient le visage dans une main, légèrement exaspéré.

Une belle grande famille quoi..!

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HRP:
 
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Dim 02 Juil 2017, 10:33

Quand elle était dans cet état d’anxiété, Syndrell avait besoin de se blottir contre quelqu’un. Il fallait qu’elle passe en mode « peluche ». Elle s’apprêtait donc à se jeter dans les bras de Tsukia lorsque la porte de la chambre sauta. Littéralement. Enfoncée par une furie qui fonça droit vers le lit. Du coup, le mode « peluche » fut interrompu et se changea pour passer en mode «sur le qui-vive » : la marchombre bondit en arrière, une main sur le manche du poignard de Miss, prête à en faire bon usage s’il le fallait.

Il ne le fallait pas, visiblement. Parce que ce drôle de petit bout de femme qui ressemblait fortement à Tsukia n’était pas une menace en soi.

Juste une maman un peu trop inquiète sur les bords.



*


- Erwan, tu les connais déjà je crois, Syndrell, je te présente mon papa et ma maman !

Papa Tsu était plutôt discret en comparaison du reste de la famille. Il avait apparemment un certain rang au sein de la Citadelle, qui avait peut-être un lien avec son nom mais qui, de toute évidence, était maintenu par le respect qu’il inspirait auprès de ses pairs. Du reste, c’était un homme qui forçait l’admiration ; Syndrell se sentait vaguement intimidée, ce qui lui arrivait rarement…

Maman Tsu était le négatif de son époux. Elle avait transmis ses gènes les plus farfelus à Tsukia, il n’y avait qu’à voir la façon dont elle se tenait par les genoux, la tête en bas, comme si de rien n’était ! La ressemblance était tellement troublante qu’il fallut à Syndrell plusieurs minutes pour s’en remettre. Plusieurs minutes silencieuses durant lesquelles elle rangea une série d’informations dans sa mémoire.

La nouvelle altercation avec Karn, par exemple, et la façon dont les parents de Tsukia avaient pris position pour leur fille. Le regard d’Erwan quand il s’était arrêté sur Maman Tsu : était-ce un éclat de nostalgie qu’elle y avait vu briller l’espace d’un instant ? Mërl, le frère de Tsu et de Karn, mort depuis quelques années mais qui avait laissé derrière lui une histoire qui n’était pas réglée.

Voilà qui expliquait la réserve de Syndrell quand elle sourit aux parents de son amie : elle ne savait pas encore quoi penser d’eux. Ils correspondaient plutôt bien à l’image que l’on pouvait se faire d’eux, même si le contraste entre ces deux individus était unique, mais la marchombre aux cheveux bleus était perplexe… et elle décida de ne pas passer par quatre chemins. Puisqu’ils étaient tous là, autant clarifier les choses maintenant, non ?


- Vous êtes bien plus géniaux que dans mon imagination, dit-elle, sans cesser de sourire. Et vous aimez Tsu, c’est évident…

L’or liquide qui scintillait dans ses yeux devint plus sombre, plus grave... plus sérieux.

- … alors, pourquoi avoir laissé votre fille être bannie de la Citadelle ? Pourquoi ne pas l’avoir défendue ? Pourquoi ne pas l’avoir cherchée depuis ? Pourquoi avoir laissé Karn devenir un petit chefaillon belliqueux ? Pourquoi avoir abandonné la tombe de Mërl ?

Syndrell se tut. Il n’y avait aucune note de reproche dans le son de sa voix, juste une énorme incompréhension doublée d’une curiosité naturelle, et si l’on jugeait qu’elle dépassait les bornes, elle était prête à en assumer les conséquences. Parce que, non, elle n’oublierait pas les sanglots de Tsukia, allongée sur la tombe de son frère.

Elle avait besoin de réponses.

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Dim 02 Juil 2017, 21:56

Liürn

Des questions.

Que de questions.

Peu de gens ont doutés d'une de mes décisions en me regardant dans les yeux, encore moins de gens ont remis mes agissements en doute... Et parmi ces quelques uns, une poignée seulement avaient survécus, dans cette poignée, seul Erwan avait eu des réponses à ses doutes.


Talia, amène Tsu dans la cuisine, donne lui un truc à manger, faites la cuisine, rien à fiche.

Papa! Je--

SORTEZ!

Ma voix résonne et Tsu recule en fermant les yeux comme sous l'effet d'un coup de fouet, même Talia fait une grimace en attrapant notre fille pour quitter la pièce.

Erwan semble surprit, forcément je ne lève que rarement la voix, et cette fille, Syndrell, semble carrément sur ses gardes.

Je soupire quand la porte se ferme, me passant une main sur le visage et laisse mes épaules descendre un peu, chose que je ne fais jamais en public, mais là, sans armure, avec Erwan dans la pièce...


J'ai cette idée folle que nous sommes ''Entre amis'' ici...

Je me laisse tomber dans une chaise et les invites à prendre place, eux aussi. Quelques secondes après cela, je commence à parler avec les deux... Je ne sais même pas le nom de leur groupe, bien que j'ai un doute qui me gratte l'arrière du crâne.


Tout d'abord il faut, pour comprendre cette histoire, connaitre un peu la politique frontalière.

Ma famille fait partit des plus prestigieuses, surtout au niveau militaire, je commande, à moi seul, un peu plus du tier des forces armées de la citadelle.

Bien sûr j'ai des lieutenants, des capitaines, etc, qui sont là pour garder un oeil sur tout ça, Erwan le sait puisque je lui ais, un jour, offert l'un de ces postes - Et il est libre de le prendre quand bon lui souhaite.

Cela dit, il y as, bien sûr, d'autre familles aussi puissante sur d'autre fronts, la seule aussi puissante en terme armés est, pour l'instant, sous mon commandement temporaire, l'héritier des Agarest n'est pas revenu depuis un sacré moment.

Erwan tu te souviens du passeur que l'on as engager, la première fois qu'on s'est retrouvés seuls survivants d'une mission?

Et bien il as lui même eu une part dans tout ça.

Ma fille as été découverte les mains autours de la gorge de Mërl.

Je ne pouvais rien faire pour la protégée, tenter de lui servir de bouclier dans ces circonstances aurait détruit ma famille, et si je me refuse d'abandonner ma famille, j'ai eu le choix le plus dur de ma vie ce jour là...

Sauver ma fille et laisser nos adversaires gagner la guerre ou bien la laisser partir et vendre mon âme au diable pour venger mon fils et protéger la citadelle de ces salopards sans honneur.

Il n'y as pas eu de bûcher par ma faute, cela dit.

Après le duel, ou plutôt après que Tsukia ais massacrer ses bourreaux, j'ai ressortis une aiguille, que j'avais trouvé sur le corps de mon fils.

Connaissez vous l'aminel..?


Les regards surpris, presque terrifiés, lui dirent que oui.

Toute une saleté, la douleur de la silencieuse sans les autres symptômes visibles et dix fois plus violent, trente fois plus rapide.

Mon fil s'est levé à six heures du matin.

Il as été condamné, selon mes calculs, à quatre heures.

Cinq heures plus tard, il était trouvé dans ses appartements, avec ma fille qui l'étranglait.

En sortant l'aiguille, j'ai découvert de ''nouveaux'' éléments, mais comme le meurtre avait été déclaré un duel, et que Tsukia, la seule suspecte, avait été bannit par la suite, l'enquête as dût être mise sur ''Attente''.

Et voilà pourquoi il n'y as pas eu de bûcher.

Parce que jusqu'à ce que l'enquête puisse être conclue, ce qui est presque impossible à moins de prouver sans le MOINDRE doute la culpabilité de quelqu'un d'autre que Tsukia, il ne peut y avoir de bûcher pour le soldat dont on ne connait la cause de la mort.

J'ai exploiter une trou dans la loi pour me donner tout le temps nécessaire pour trouver qui avait fait ça...

...Mais le retour de Tsukia complique les choses.

J'ai demander au passeur, Rybris de nom, d'apprendre à mon autre fils tout ce qu'il savait, ce qui as mené au bannissement de celui-ci, mais quand nos ennemis politiques vont apprendre que Tsukia est de retour, ils vont tout faire pour qu'elle soit emprisonnée pour le temps de l'investigation, qui pourrait bien ne jamais finir...

...Je me retrouve donc dans une position compliquée et je...

...Je ne vous connais pas, ou du moins pas vraiment, même toi, Erwan, je ne te ''connais'' plus vraiment, mais je voudrais vous demandez un immense service...

...Je voudrais que vous m'aidiez à trouver qui est derrière tout ça.

C'est la seule façon pour que je puisse donner à Tsukia le statut d'héritière et ainsi lui redonner son nom de frontalière, ainsi que son honneur.

Mais plus que tout, c'est la seule façon que j'ai pour que mon fils repose enfin en paix et pour que je puisse peut-être enfin regarder ma fille dans les yeux sans me sentir comme le traître que je suis...


Le commandant Liürn Til'Werin ne demande jamais d'aide, encore moins de façon si pathétique.

Le père que je suis en ce moment, lui, se mettra à genoux pour les supplier au besoin.

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mar 11 Juil 2017, 19:37

Un sourire entendu étira les lèvres d'Erwan quand Tsukia s'interposa entre sa mère et son frère. Il ne savait pas pourquoi, mais il l'avait sentie venir, celle-là. Et là, il ne pouvait empêcher son coeur de tambouriner dans sa poitrine, une drôle de sensation dans le torse.


*


- Erwan, tu les connais déjà je crois, Syndrell, je te présente mon papa et ma maman..!
Le Marchombre hocha la tête doucement, son regard croisant celui de Tali. Cependant, il sentait la tension dans l'attitude de Syndrell et savait qu'elle n'allait pas tarder à parler. A poser des questions. C'était dans sa nature, et il ne savait pas trop si elle tenait cela de Miss ou si cette dernière n'avait fait que l'aider à développer encore plus ce penchant.


- … alors, pourquoi avoir laissé votre fille être bannie de la Citadelle ? Pourquoi ne pas l’avoir défendue ? Pourquoi ne pas l’avoir cherchée depuis ? Pourquoi avoir laissé Karn devenir un petit chefaillon belliqueux ? Pourquoi avoir abandonné la tombe de Mërl ?


Erwan cligna des paupières, tout simplement parce qu'il se posait les mêmes questions que Syndrell… Sauf que déjà dans son esprit des réponses s'étaient dessinées : connaissant Liürn et Tali, il se doutait fortement que cela avait à voir avec leur influence et le sens de l'honneur bien particulier des Frontaliers en général. Des histoires de politique, en somme. Typiquement le genre de chose qui ne lui manquaient pas du tout, même autant d'années après, à propos de la Citadelle.


Alors, quand Liürn hurle à Talia et Tsukia de sortir, Erwan leva les yeux au ciel. Il savait pertinemment ce qui allait suivre désormais, cependant il n'interrompit pas le monologue de son ancien ami. Non, pas ancien. Ami. Malgré ce qui avait pu se passer des années - des dizaines d'années - plus tôt, et parce que finalement, tout était suffisamment clair, et parce que Talia et lui étaient désormais ensemble, cela n'avait rien enlevé à ce lien.



- Je ne vous connais pas, ou du moins pas vraiment, même toi, Erwan, je ne te ''connais'' plus vraiment, mais je voudrais vous demander un immense service…
Erwan eut un petit sourire et un imperceptible signe du menton avant même que Liürn ne fasse sa demande.
- Je voudrais que vous m'aidiez à trouver qui est derrière tout ça.
Le Marchombre cligna des yeux, lentement. Trois fois.
Et quand Liürn baissa le menton, il s'avança d'un pas vers lui, posa sa main droite sur l'épaule gauche de l'homme. Serra les doigts.
- Tu peux compter sur moi.

Lâchant le Frontalier, Erwan recula d'un pas pour le fixer un instant dans les yeux, avant de tourner son attention vers Syndrell. Il échangea un regard avec elle, eu un petit mouvement du menton, et sortit de la pièce.

*

Quand il débarqua dans la cuisine, Tsukia était assise en tailleur sur le plan de travail et Talia l'observait de l'autre coin de la pièce, se tenant au rebord d'un meuble.
Le regard d'Erwan passa de l'apprentie Marchombre à la Frontalière, et il sourit.



- Au fond, j'aurais dû me douter que c'était ta fille…
Il tourna son regard cobalt vers Talia une seconde, avant de trouver celui, dépareillé, de Tsukia.
- Je t'avais racheté cinq flasques. Mais du coup, je crois que je peux comprendre pourquoi tu bois, Tsu.

Aucun reproche dans sa voix, pas même pas volonté de dénoncer quoi que ce soit devant Talia.
Juste un pincement au coeur, pour ne pas avoir été à même de comprendre auparavant.

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Ven 14 Juil 2017, 12:08


- SORTEZ !

Syndrell tressaillit. Nom d’une chiure de mouche, venait-elle de déclencher une guerre ?? Elle se raidit instinctivement mais, en voyant la mine plus ennuyée qu’inquiète de Tsu, la marchombre se détendit. Légèrement. Le puissant patriarche était accoutumé à se faire obéir, ce qui était tout à fait logique étant donné la force qui émanait simplement de sa voix, mais il n’était pas sur le point de faire payer à Syndrell le prix de sa trop franche curiosité.

Elle restait quand même sur ses gardes. La faute à sa captivité dans le Désert des Murmures et aux multiples leçons qu’elle avait pu en tirer : parfois, le danger peut venir de celui que l’on croit être un ami… Le père de Tsukia avait beau lui paraitre sympathique, s’il devenait dangereux elle était prête à se défendre comme une furie ! Une chose, toutefois, tendait à la rassurer. Un détail insignifiant aux yeux d’un étranger mais qui était essentiel pour les siens.

Erwan était tranquille. Amusé, même, à en juger par le léger sourire qui s’était dessiné sur ses lèvres. Voilà pourquoi Syndrell garda ses bras le long de son corps, détendus, au lieu de les replier pour se protéger. Liürn Til’Werin soupira et ses épaules s’affaissèrent légèrement, comme pour lui prouver qu’elle avait raison : cet homme était épuisé. D’ailleurs, il se laissa tomber sur sa chaise et les invita à en faire de même.

Et puis il se mit à parler.
Beaucoup.
Longtemps.

Elle jeta un coup d’œil pétillant de malice à Erwan quand il évoqua une proposition de poste faite au marchombre – et qui tenait toujours. C’est vrai qu’il avait de quoi faire un Frontalier vraiment très intimidant, lui aussi, et elle se demanda s’il accepterait d’enfiler une armure, juste pour elle. Mais le discours de Liürn était loin d’être terminé.

Tsukia avait joué de malchance, et visiblement, c’était parti pour durer. Elle avait été trouvée en train d’étrangler son frère. Alors que l’image se formait dans son esprit, Syndrell réalisa ce que cela signifiait : un meurtre ignoble pour ceux qui étaient arrivés à ce moment-là… un geste digne et franchement courageux pour la marchombre.

Elle l’avait elle-même reproduit à deux reprises. Une première fois lorsque Leif, son compagnon parmi les Ombres d’Al-Jeit, avait été poignardé dans ses bras. Et une deuxième lorsque Nuance, sa fidèle petite jument, était tombée dans le piège de Vanora. Ôter la vie était un acte horrible auquel elle ne n’était habituée que par nécessité. Oter la vie de ceux qu’on aime pour les empêcher de souffrir…

… c’était terrible.

Mesurant à nouveau combien Tsukia et elle avaient en commun, Syndrell resta silencieuse, mais ses joues se colorèrent légèrement : elle était furieuse. Tsu ne méritait pas qu’on la traite ainsi ! Elle aurait dû être récompensée pour sa décision, non pas bannie ! Au souvenir de l’attitude horrible de son frère, Syndrell serra les poings. Aurait-elle su plus tôt cette histoire qu’elle lui aurait flanqué une sacrée correction, à ce sale type !

- … Je voudrais que vous m’aidiez à trouver qui était derrière tout ça.

Un silence s’installa lorsque Liürn baissa les yeux. Il n’était plus du tout impressionnant, là, il était juste… humain. Et il donnait envie de le serrer dans les bras pour le réconforter. Erwan dut parvenir à cette même conclusion car il se leva doucement, avec cette grâce féline qui le caractérisait, et s’approcha de son ami. Il ne le prit pas dans ses bras mais il posa la main sur son épaule et la pressa doucement. Du point de vue de Syndrell, ça valait tous les câlins du monde.

- Tu peux compter sur moi.

Le marchombre leva la tête et son regard trouva celui de Syndrell. *Bien sûr que j’en suis aussi, petit panda !* songea-t-elle, avant de froncer légèrement les sourcils… pourquoi un panda ?

Erwan s’éclipsa mais Syndrell ne bougea pas de sa chaise. Elle traçait simplement des lignes invisibles du bout de son doigt sur le bois de la table. Vaguement coupable.

- Je suis désolée, dit-elle finalement. Désolée d’avoir supposé que vous ayez pu abandonner Tsu. Et désolée, aussi, de toute cette histoire qui vous est tombée dessus. J’aurais aimé rencontrer Mërl…

Tel qu’elle l’imaginait, il ressemblait beaucoup à Tsukia, au contraire de Karn. Elle sourit à Liürn.

- Je suis venue pour aider Tsu, quels que soient les ennuis dans lesquels je la sentais prise au piège. Alors, on peut dire que je suis là pour vous aider vous, du coup…. Vous pouvez compter sur moi aussi.

Voilà, c’était dit. Personnellement, Syndrell n’était pas surprise d’apprendre qu’une fois de plus, il était question d’une possible trahison au sein même de l’élite frontalière. Ce qui était arrivé à Uliwëne, l’amie de Darwen, n’était qu’un exemple parmi tant d’autres… Les Frontaliers fondaient leurs liens sur des principes, des valeurs fortes, qui rendaient la moindre trahison plus abjecte encore.

Syndrell était plus à son aise, désormais, en compagnie de Liürn. Elle osa poser la question qui lui avait brûlé les lèvres, tout à l’heure :


- Dites… Cet héritier des Agarest, est-ce que ce ne serait pas Syles ?

La coïncidence était belle !

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Sam 15 Juil 2017, 04:04

Liürn

Vous connaissez le jeune Agarest..?

Surprise dans ma voix et mon regard.

Mais je suis content de savoir qu'il n'est pas devenu le monstre que certains semblent penser.


Moi


Je vois papa sortir de la chambre, peu après Erwan et suivit de Syndrell.

Ils entrent dans la cuisine, puis la porte d'entrée vol ouverte et un homme bien habillé entre suivi de deux gardes en armure.

Mon père et ma mère s'y attendaient, il est venu pour m'arrêter.

Mais je suis beaucoup trop folle pour le laisser faire et je suis la première à parler.


Pour avoir oser entrer sans vous présentez et sans avoir frapper dans les appartements des Til'Werin, je vous défies en duel par extension.

J'accepte ces conditions et qu'elle me représente.

Ils nous fixent les yeux grands.

De tout ce que l'on auraient pu faire, le seul moyen de me sauver de la prison, c'était de les défier avant sur un honneur que je n'ais officiellement plus.

Ils ne connaissaient pas mon père.


Love and the loyalty that's what we stand for,
Alienated by society, all this pressure give me anxiety.

Walk slow through the fire,
Like, who gon' try us?

Feeling the world go against us,
So we put the world on our shoulders...

Trois jours.

Après avoir parlementer ferme, c'est le temps avant le duel, les autres plaides que c'est une arrestation officielle pour un crime, donc je vais être emprisonner tout de suite après, peu importe le résultat.

Je lève le regard vers les yeux légèrement inquiets de Syndrell, Erwan, ma mère et mon père.


Je viens de vous trouvez trois jours de plus pour vos petites machinations...

...Faites ce que vous avez à faire avant ce moment et laissez moi m'occuper de défoncé ces connards.


Plus facile à dire qu'à faire, ils vont être représentés, l'hors du duel, par trois experts dont le nom as fait froncer les sourcils de mon père... Autant dire que je ne suis VRAIMENT pas sortit de l'auberge...

...Et comme si c'était pas assez, papa veux que je passe un certain temps de ces trois jours dans la salle d'entrainement avec ERWAN.

Sérieux, j'aurais préféré qu'il m’entraîne lui même, même si ça aurait probablement fait plus mal...

...Et je les vois dans leur coin comploter...


Liürn


Après la petite scène de négociation, j'attire mon vieil ami de côté et il semble intrigué de savoir ce que je peux bien lui vouloir, surtout que j'ai dis à Tsukia qu'il lui apprendrait quelque chose...

Je n'aime pas vraiment lui mettre quelque chose du genre dans les bras mais... C'est bien la seule personne qui en est capable..!


Je sais que j'aurais du t'en parler, mais je n'ais pas vraiment eu le temps d'aborder le sujet... Je voudrais, si tu le veux bien, que tu accepte de... Comment dire...

...Apprendre à Tsukia à penser marchombre.

Tu vois, Tsukia n'as pas de filtre, pas de signal d'arrêt, bien sûr c'est une gentille fille, mais tu ne l'as jamais vue dans l’arène, elle n'as pas plus de filtre sur ses envies meurtrières. Si elle veux te tuer, elle y parviendras même si pour ça elle doit construire une tour autour de toi pendant qu'elle se bat pour la faire effondrer sur ton crâne, même si elle doit percer ton armure avec les dents...

... Je sais ce que tu va me dire, j'aurais dut lui apprendre, je suis son père, mais... Et bien nous savons tout deux que la restrainte, tu l'exerce mieux et depuis plus longtemps que moi. J'espère simplement que tu soit plus sage que moi et puisse lui enfoncer un peu de tout ça dans le crâne...

...Si tu accepte, bien sûr...


I'm an angel I swear.

My horns are there to hold up the halo.

Tsukia


Et voilà.

Je me retrouve dans cette ÉNORME salle circulaire, avec son sol de pierre dans lequel les multiples cercles d'entraînements auxquels j'ai introduit Syndrell sont gravés...

...Et c'est pas avec elle que j'y suis, parce que j'ai seulement réussis à insister qu'elle m'y rejoindrais cette après midi, jusque là, elle fait sa détective avec papa et maman, et moi je suis prise ici avec... LUI.

Et je sais pas ce qu'il veux mais il semble me fixer et me regarder de haut en bas comme si c'était la première fois qu'il me voyais.

J'aime pas ça, il veux m'apprendre quoi, à être silencieux comme ça? M'EMMERDE MOI!

Alors je lui retourne son regard fixe. Pas question que je parle la première mon grand, je perds pas ce genre de bataille...

...Et il semble que lui trouvait pas que c'était une bataille valant la peine d'être gagner, car il ouvre la bouche pour parler.

Et même s'il as rien dit encore, je regrette déjà de pas être saoule.

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Dim 30 Juil 2017, 21:44


- Vous connaissez le jeune Agarest.. ?

Syndrell ne put réprimer un sourire.

- Juste un petit peu, dit-elle en se levant pour suivre le père de Tsukia à l’extérieur de la pièce.

Curieusement, cette réalité semblait plaire au patriarche, car il posa une main sur l’épaule de la marchombre, exactement comme il l’avait fait avec Erwan ; Syndrell sentit ses dernières défenses s’émietter devant la spontanéité de Liün. La situation actuelle ne lui permettait pas d’être réellement sereine, mais elle était plus détendue lorsqu’elle lui emboîta le pas.

Tout en marchant dans le couloir éclairé par des torches, elle réfléchit aux paroles du frontalier. Il avait soulevé quelques zones d’ombres concernant cette affaire, mais des questions demeuraient : si quelqu’un voulait nuire à Tsukia, pourquoi s’embarquer dans une histoire aussi délirante ? Difficile de comprendre les motifs de celui ou celle qui agissait dans le dos des Til’Werin… Retrouver le coupable n’allait pas être une mince affaire, songea Syndrell en saluant une frontalière d’un signe de la tête. La Citadelle était un lieu chargé d’histoire, de secrets et de principes qu’il allait falloir percer afin de rétablir la vérité.

De fait, elle était heureuse qu’Erwan soit à ses côtés. Si quelqu’un pouvait démêler cet écheveau dans lequel Tsukia s’était empêtrée, c’était bien lui ! Elle croisa son regard cobalt dès qu’elle entra dans la cuisine, et ce qu’elle y lu confirma ses convictions. Tsukia et sa mère étaient là, elles aussi. Syndrell aurait voulu attraper la jeune marchombre dans ses bras, mais en présence de tout ce monde, elle se contenta d’un sourire « spécial Tsukia » - celui qu’elle ne réservait qu’à son amie.

Une femme aux cheveux grisonnants était penchée sur une marmite qui cuisait sur le feu vif d’une large cheminée. L’air sentait bon le potage aux légumes, un parfum qui chatouilla les narines de Syndrell et la réchauffa instantanément ; il régnait une atmosphère agréable dans cette pièce richement meublée. En face de la cheminée, derrière l’énorme table en bois de chêne, des placards remplis de vaisselle se dressait jusqu’à pratiquement toucher le plafond, aux poutres duquel étaient suspendus des piments et des oignons. Quelques casseroles étaient accrochées au mur, ainsi que des étagères chargées de bols et d’épices.

Le ventre vide, Syndrell venait à peine de se laisser tomber sur le banc, à la droite d’Erwan, lorsque la porte de la pièce s’ouvrit à la volée. Tout le monde se raidit instinctivement et riva son regard sur le frontalier qui venait d’entrer, sauf la vieille cuisinière qui, imperturbable, continuait de remuer son potage. A l’expression qui passa brièvement sur le visage de Liün, Syndrell comprit que cet homme était venu pour Tsukia.

Il ouvrit la bouche, mais une voix fichtrement espiègle lui coupa net la parole avant qu’il ne la prenne.

- Pour avoir osé entrer sans vous présenter et sans avoir frappé dans les appartements des Til’Werin, je vous défie en duel par extension.

Syndrell se gratouilla le nez pour qu’on ne la voit pas sourire. *Bien joué !* songea-t-elle en jetant un coup d’œil vers Tsukia, qui semblait avoir retrouvé un peu de sa forme et de son humeur habituelle. Liün s’empressa d’appuyer la demande de sa fille. Il avait compris, comme eux tous, que c’était le seul moyen de gagner du temps.

Le frontalier fronça les sourcils, visiblement préoccupé. Syndrell le détailla attentivement tandis qu’il exposait quelques règles au sujet de ce fameux duel. Faisait-il partie du complot ? Difficile à dire, mais la marchombre grava ses traits dans sa mémoire, ainsi que ceux des deux gardes dont il était flanqué. Ils finirent par tourner les talons, et la porte se referma sur un silence que Tsukia, une fois de plus, choisit de briser.

- Je viens de vous trouver trois jours de plus pour vos petites machinations… Faites ce que vous avez à faire avant ce moment et laissez-moi m’occuper de défoncer ces connards.
- D’accord, mais à la condition non négociable que tu passes ces trois jours à t’entraîner avec Erwan.


Liün s’était exprimé d’un ton calme… et parfaitement sûr. Un autre que lui se serait cassé les dents en croyant pouvoir imposer quoi que ce soit à un marchombre de la trempe d’Erwan, mais en l’occurrence, Syndrell devina que leur amitié s’affranchissait de toute forme de convention, seulement régie par un respect mutuel qui ne laissait aucun doute quant à la réponse du principal intéressé. Tsukia, en revanche, ne semblait pas particulièrement ravie.

- Je suppose que je ne peux pas assister à cet entraînement ?
- Tu es libre de le faire si cela te chante, Syndrell, mais je pense que tu pourrais en profiter pour… laisser traîner tes oreilles à droite et à gauche. Ainsi que tes jolis yeux.

Syndrell inclina légèrement la tête, accueillant le compliment une émotion qui flamboya dans son regard doré, puis admit que c’était la meilleure chose à faire.

- Liün, vous avez déjà des soupçons ? Ou bien une piste qui me permette de savoir par où je dois commencer ?
- J’ai des tas de soupçons, oui. A commencer par Gurgan, l’homme que tu viens de voir débarquer à l’instant. Mais je te préviens, les frontaliers sont durs en affaires… si tu veux pouvoir les interroger, tu vas devoir te fondre dans la masse et ruser.
- J’ai ma petite idée sur la manière dont je vais procéder,
affirma Syndrell en songeant à Erlaëm.
- Oui, je m’en doute. Tu n’es pas frontalière mais tu as quelque chose de spécial.
- Vraiment ?
- Non,
intervint Talia, tu te trompes ! Cette petite loutre n’a pas quelque chose de spécial, elle est spéciale !
- Ça revient au même, femme,
ronchonna Liün, juste avant qu’une tape ne lui fasse rentrer la tête dans les épaules.

Syndrell remua sur son banc, embarrassée. La cuisinière lui offrit un échappatoire en posant sa lourde marmite sur la table.

Sauvée par le potage !



*


- Erwan ?

Syndrell s’approcha de son ami. Elle avait attendu que Liün et lui aient terminé de discuter pour interpeler le marchombre ; craignant d’être entendue par des murs un peu trop curieux, elle lui fit signe de le suivre et ils sortirent à l’air libre. Sans se concerter, ils grimpèrent dans les hauteurs de la citadelle, jusqu’à se retrouver perchés au sommet d’une tour de guet balayée par les vents. Là, sous le scintillement rassurant des étoiles, Syndrell s’ouvrit à son compagnon.

- Il y a deux ans, j’ai été mêlée à une drôle d’histoire, ici-même, alors que je m’étais réfugiée dans les murs de la citadelle pour échapper à une tempête. J’étais avec mon apprenti, Darwen, Lyke et Eole, qui est également devenue mon apprentie depuis. C’est à cette époque que j’ai rencontré Erlaëm, le joyeux trublion qui m’a sauté dessus tout à l’heure. Sa sœur, Uliwëne, une frontalière, avait été gravement blessée lors d’un affrontement avec des Raïs. Mais sa blessure avait été causée par un sabre frontalier.

Les yeux perdus dans l’immensité du ciel étoilé, Syndrell raconta à Erwan comment Darwen s’était retrouvé embarqué dans un duel, lui aussi. Elle évoqua Sharmal, frontalier belliqueux qui avait peut-être mouillé dans la traîtrise, mais qu’elle avait dû abattre pour sauver la vie de son élève. Quand elle parla de Misha, l’autre sœur d’Erlaëm, son regard s’assombrit.

- Elle a frayé avec des Mentaïs, et je pense qu’elle cache quelque chose, mais je n’en sais pas plus à son sujet. Je n’ai pas eu le temp d’aborder la question avec Erlaëm. La dernière fois que je l’ai vue, elle était emmenée dans les cachots de la citadelle…

Syndrell soupira. Elle connaissait l’affection de Darwen pour Uliwëne et pour Misha ; la trahison de son amie lui avait flanqué un sacré coup au moral. Au sien aussi ; même si la frontalière lui avait témoigné une certaine froideur, elles avaient eu l’occasion de s’affronter en duel, pour s’entraîner, et découvert qu’elles s’accordaient plutôt bien d’un point de vu martial.

- Enfin bref, si je te parle de tout ça, c’est pour que tu saches que la citadelle n’en est pas à sa première sombre affaire. J’ignore si ces deux histoires sont liées. Qu’en penses-tu, toi qui connais bien cet endroit ? Connais-tu Uliwëne, et savais-tu, pour sa blessure ?

La frontalière avait été soignée par des Rêveurs, et sauvée de justesse. Il était un peu tard pour une visite, mais dès le lendemain matin, Syndrell se promit d’aller voir son amie. Elle aussi pourrait peut-être les aider à trouver qui s’en prenait aux Til’Werin !

- Erwan, souffla soudain la marchombre, tu crois qu’on peut tirer Tsu de ce mauvais pas sans trop de casse ?

En un tout autre lieu, il aurait été facile de jouer des muscles pour sauver la mise à la jeune femme. Mais à la citadelle, ils étaient coincés dans un monde de codes, de règles, de principes fondamentaux qu’il serait mal avisé de rompre sans prendre garde. Il ne s’agissait pas de déclencher une guerre en voulant tirer Tsukia des griffes de ses pairs !

Mais Syndrell était décidée. S’il fallait affronter une armée de frontaliers toute entière, pour éviter un sort funeste à son amie, elle n’hésiterait pas un seul instant.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 18 Sep 2017, 07:40

Erwan resta silencieux un moment.
Il digérait lentement ce que Syndrell venait de lui expliquer. Oh, il n’était pas plus surpris que cela : après tout, un an plus tôt, quelqu’un avait fait sauter ses propres appartements, alors qu’il n’était pas revenu à la Citadelle depuis des années. Il secoua doucement la tête, avant de pousser un long soupir. Puis, redressant le menton, il planta son regard dans celui de la Marchombre.

Scintillement.


- Oh, j’ai grandi ici. Je suis encore mieux placé que toi pour le savoir. Ce n’est pas comme si la dernière fois que j’étais venu ici, quelqu’un avait fait exploser les appartements des Narcos…
Il prit une inspiration, et finit par hausser les épaules doucement.
- Je ne pense pas que les histoires soient forcément toutes liées personnellement entre elles. C’est juste une stratégie qui fonctionne particulièrement bien, de diviser les gens pour mieux pouvoir accéder au pouvoir.  Et je ne connais pas Uliwëne personnellement, non.

Le silence reprit ses droits pendant quelques secondes, alors qu’il réfléchissait.

- Erwan, tu crois qu’on peut tirer Tsu de ce mauvais pas sans trop de casse ?
Il poussa un nouveau soupir : il l’espérait sincèrement. Cela pouvait paraître étonnant car il ne connaissait pas vraiment Tsukia, et surtout elle ne l’appréciait particulièrement pas. Mais cela était complètement secondaire pour lui : il était plutôt du genre à aider tout le monde, et particulièrement les gens auxquels lui se sentait attaché. Il avait également donné sa parole à Liürn qu’il essayerait d’enseigner quelqlue chose à Tsukia, même s’il savait également que Libertée devait avoir déjà réalisé un certain travail et eut une certaine avancée avec l’apprentie.
Et il restait persuadé que « penser Marchombre », ça n’existait pas. Il savait bien que Liürn n’avait pas eu d’autre manière d’exprimer cela, mais l’esprit Marchombre vit en chacun d’eux, il n’y a rien d’universel ou de normal parmi les membres de la Guilde.

- Sans trop de casse… Je ne sais pas. En tout cas, on va essayer de limiter les effets secondaires, oui. Mais on va la sortir de là.

Il eut un sourire tranquille.
Non, il ne doutait pas qu’ils la sortiraient de cette situation.


*

Dans la salle d’entraînement, Erwan avait ôté son collier et la fourrure qu’il portait sur les épaules et les avait posés sur le côté.
Tsukia était enfin arrivée, et elle le fixait avec un air tellement provocateur que cela le fit sourire. Il la détaillait pour voir comment elle se tenait, quels pouvaient être ses atouts physiques. Fine, elle était rapide, il le savait. Alors, jusqu’où pouvait-elle pousser cette vivacité ? La musculature de ses jambes était puissante, elle devait avoir une bonne propulsion, et la manière dont elle se tenait témoignait de solides muscles posturaux.

Quand il croisa son regard et son air de défi, il ne put s’empêcher de pousser un petit soupir amusé.

- Comment tu le sens ? Il cligna des yeux. Ce duel, jugea-t-il bon de préciser presque immédiatement.
Il se passa une main dans ses cheveux courts. Poussa un long soupir. Puis, d’une impulsion, il s’assit en tailleur sur le carrelage frais, toujours face à l’apprentie.

- Ton père m’a demandé de « t’apprendre à penser Marchombre », fit-il dans un souffle. Il attendit une seconde, et leva la main à l’instant précis où Tsukia voulut parler. Je pense que tu n’as pas besoin de cela. Il n’y a pas qu’une seule unique façon de penser, au contraire, il y en a autant qu’il y a de Marchombres. D’humains.
Il prit une inspiration, ferma les paupières quelques secondes. Avant de continuer.

- Cependant, nous sommes tous tournés vers un même but. Trouver cette liberté absolue. Repousser nos limites. Créer et être l’harmonie. Il sourit, secoua la tête.
- Je parle trop, je sais. As-tu quelque chose à dire avant qu’on ne commence ?

Il n’avait fait que lever le menton, pour fixer Tsukia dans les yeux.
Un sourire tranquille sur le visage.
Toujours assis en tailleur.

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 18 Sep 2017, 19:39

Swedish pagans,
Marching ashore,
Forged in Valhalla by the hammer of thor!

Out from Asgard,
Our Viking ship sails,
Never to turn back again...

Blahblahblah ton père, blahblahblah pensé, blahblahblah mon cul,
blahblahblah j'suis un gros vilain matou, blahblahblah MAIS TA GUEULE!

T'as fini? Non?.. Bon sang... Ah non tu crois que tu parle beaucoup? J'avais pas remarqué, vraiment, j'étais tellement aveuglé par tes cheveux que j'y ais rien vu!

Syndrell, Maman, quelqu'un, sauvez moi...


N'importe quoi.

Je vois de suite qu'il semble surpris... Je crois qu'il s'attendais plus à une remarque désobligeante qu'à ça... Parce que je sais qu'il as compris que je parle pas de l'entraînement supposé arrivé ici ni de notre présence ici, etc.

Chaque fois que je vois un marchombre, il me parle d'harmonie, chaque fois que je vois un envoleur, il me parle de chaos.

Chaque marchombre dit vouloir protégé l'harmonie du monde et nianiania, pourtant z'êtes tous pareil, le moment où on dis ''envoleur'' vous vous crispez, même toi, même si tu l'as pas remarqué.

Vous dites tous qu'ils sont le mal incarné ou peut importe, pourtant l'instant d'après hop qu'une sort avec l'autre et que l'autre aide celui-ci et que hep, mais c'est mon pote l'envoleur!

Jusqu'à maintenant des deux côtés j'ai vu qu'une personne qui ne m'as pas tromper une seule fois, ne m'as rien caché de vraiment important et c'est Giliwyn!

Lui il as été clair, chaque fois que je le vois, je risque de crever, peut-être de ses mains aussi, mais au moins il est franc!

Que c'est beau de se voilé la face avec l'harmonie, de se dire qu'elle pourrait exister sans le chaos justement hein!?


Je sais même pas pourquoi je lui dis ça, ni pourquoi je m'en fou juste pas, de sa gueule, et me barre pas...

... Pourquoi je ne remets pas plutôt mes doutes entre les mains de quelqu'un comme Syndrell, à qui je fais vraiment confiance...


Frontaliers, Marchombres, Envoleurs...

...Z'êtes tous pareils, vous jugez quelqu'un juste à cause de sa naissance, ou des apparences.


Il as probablement à peine entendu, me dis-je en me retournant pour aller vers une armoire, au mur, seule chose dans la pièce qui n'est pas une arme ou ne sert pas directement à un entraînement précis...

...Mon armoire...

Je l'ouvre et retire mon haut sans plus de cérémonie, passe un de ceux qui y sont encore, toujours en bon état, je reconnais une touche de lilas, le parfum de lavage préféré de ma mère, et passe le vêtement d'entraînement.

Les pantalons qui vont avec, je les ais mis en me levant pour être confo, mais le haut n'est pas propice aux rencontres officielles... Forcément, il est fait pour être utile, du coup il laisse le dos principalement à découvert, moins de tissus c'est moins lourd et de toute si ton adversaire te tape dans le dos, t'as déjà perdu, et les bandes de tissus camouflant les seins font quand même un sacré ''V''.

Je me retourne en nouant mes cheveux en queue e cheval, haut sur mon crâne, puis passe les brassards d'entraînement, le standard frontalier, capable d'arrêter poings ou lame avec une efficacité sans pareil.

Puis je lui en lance une paire, à lui aussi.

Le reste, s'il veut des vêtements, qu'il cherche, y'as quelques trucs de mon père.

Au moins il as été fichu d'attraper les brassard et de les mettre sans se casser un doigt.

Ou un bras.


And the storm is rising inside of me,
Dontcha feel that our worlds collide?

It's getting harder to breathe,
It hurts deep inside...

Just let me be,
Who I am,
It's what you really need to understand..!

...And I hope so hard for the pain to go away...

Il as rien dit.

Comme s'il espérait me faire comprendre un truc par la baston, il as juste commencé.

Trop tard mon grand, j'ai déjà appris tout ce qui s'apprend comme ça...

...ET ARRÊTE DE SOURIRE MERDE!

Je m'élance vers lui encore, le rate bien sûr, il sourit toujours quand j'enchaîne immédiatement, même quand je lui lance un petit banc qui est sur le côté pour le repos.

Il l'attrape pour l'empêcher de se briser, continue de sourire comme un espèce de crétin du troisième degré...

Quand je m'élance à nouveau, il lève la main pour me signaler d'arrêter, mais l'élan est déjà là alors je continu.

Et cette fois, même s'il le pouvait s'il voulait, il n'évite pas.

Il me laisse juste le frapper en pleine gueule dans mon saut.

Et sourit...

... Ça me donne vraiment juste envie de hurler.


...And it's torturing me,
But I can't break free,
So I cry and cry but just won't get it out...

...The silent scream.

Il s'assoit.

Comme plus tôt, sans rien ajouter, il s'assoit.

Et me fait signe de faire de même.

J'ai envie de lui démonter la tête, mais je me laisse m'écraser sur mes fesses.

Alors quoi, tu faisait que penser en souriant, salopard..?

Ah désolé, MONSIEUR salopard...

Puis il ouvre sa grande gueule.

Vraiment envie de lui foutre une raclé.

Ou de bouffer une raclette.

Ou de jouer à la raquette.

Juste de plus être ici quoi.


Tell me why you're putting pressure on me..?

And every day you cause me harm...

...That's the reason why I feel so lonely...

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 18 Sep 2017, 20:46

Oh que oui, ils étaient tous pareils.
Tous humains.
Et Erwan savait qu'elle se trompait quand elle parlait de jugement. Et si elle savait à quoi elle s'attaquait en parlant de naissance, d'apparence, elle ne l'aurait sans doute pas mentionné.


Qu'elle tente de le frapper. Ou qu'elle le touche, même.
Il savait que cela n'avait qu'une importance secondaire. Parce qu'elle avait été touchée. Quoi qu'elle veuille se faire croire à elle-même. Finalement, elle disait que Gil ne lui avait rien caché, mais en effet, c'était sans doute bien le seul - et encore, il savait pertinemment qu'il y avait toujours des choses non-dites, même si ce n'était pas intentionnel.



Save me
Before I fall apart
Come closer to me while I'm still alive
It never ends, it never ends



Assis en tailleur, il fixait Tsukia. Oh, il ne se faisait pas d'illusion, et cela suintait de tous les pores de la peau de l'apprentie : elle aurait voulu être n'importe où, sauf là.
Il parvint cependant à attraper son regard.



- Les gens jugent sur les apparences, sur la naissance, sur n'importe quoi. Malheureusement, c'est la nature humaine, peu importe la guilde que tu associes à l'humain.
Mais tu ne crois pas si bien dire, Tsukia.

Il poussa un soupir, se passant le visage dans les mains.
- Je suis né ici, j'ai grandi ici. Mon père est mort sur un champ de bataille quand j'avais douze ans. Mon cauchemar a commencé à ce moment-là… Le choc… Le choc a révélé quelque chose en moi. Et les Frontaliers m'ont complètement rejeté.

Il baissa les yeux sur ses doigts qui tremblaient fébrilement.
Oui, il en était là.

- Sais-tu ce que sont les métamorphes, Tsukia ?


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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Lun 18 Sep 2017, 23:32

Métamorphes...

Je l'observe, il me fixe, se demandant surement pourquoi j'ai l'air surprise... Puis c'est son tour de sembler surpris quand je pose une simple question...

...Suivi de ce qui est un peu un ordre quand il hoche la tête.


Peux-tu garder un secret..?

...Suis moi.


Sans dire un mot de plus, je me lève et marche.

Je l'entends se lever aussi, pour me suivre.

Et frontalier qu'il est, il n'est pas plus surpris que ça quand je pousse les vêtements dans l'armoire puis le fond pour dévoilé un passage secret comme il est si commun d'en trouver dans cet endroit, d'habitude pour des moyens de s'échapper en cas de siège, élément clef de la culture frontalière que d'être toujours prêt à l'imprévu.

Mais celui là est un peu différent, me dis-je en me baissant pour entrer dans le couloir, long, et pour y marcher avec Erwan derrière moi.

Il rentre dans l'espace confiné... Bah ouais, cet endroit est si bien scellé que y'as même pas de toiles d’araignées, me dis-je.

Après un moment on se retrouve dans une salle circulaire, un peu moins grande que celle que l'on as quittés.

Et quand Erwan y entre je le vois arrêter de respirer un instant.

Parce que plus qu'une salle, on diraient une tanière.

Et parce qu'il tombe face à face avec une peinture de moi...

...Couchée sur un tigre blanc. Paisible.

Il me fixe un instant, semblant interdit, alors je lui fait signe de la tête et il s'approche de la peinture pour lire ce qu'il y as d'écrit sur le cadre, dans une gravure ouvragée.


Autoportrait avec ma soeur.
La seule à qui je peux faire vraiment confiance.
Mërl Til'Werin

Il cligne des yeux, semblant ne pas y croire un instant pendant que je m'assois dans une chaise qui me donne pas mal de souvenirs... Comme celui de la première transformation de mon frère et de comment, apeuré, il m'as sauté dessus pour m'attaquer...

...Et de comment je l'ai adoucis en lui léchant le nez...


It's the eye of the tiger,
It's the thrill of the fight,
Rising up to the challenge of our rivals...

...As the last known survivor,
Stalks its prey in the night,
And he's watching us all with the eye...

...Of the tiger...

Il m'observe un instant, je réponds à ses questions avant qu'elles ne quittes ses lèvres.

Non et non.

Non personne d'autre, dans notre famille, n'as ce genre de condition.

Et non, mes parents n'étaient pas au courant...

...Mërl avait trop peur qu'ils soient terrifiés.

J'étais la seule qui savait...


Pour le coup il semble être quand même bouleversé.

Comme pour pensé, il se laisse tomber par terre, s'assoit sur une peau de cerf...

... Et mon coeur se sert.

C'était l'endroit exact où Mërl aimait le plus s'asseoir.

Un instant plus tard je me rends compte qu'il m'observe, je sais pas trop s'il m'as parlé...

...Mais je vois dans son regard qu'il se demande un peu comment Mërl est mort avec ce genre de surprise de son côté...


Quand il est... Quand il as été empoisonné...

...Il m'as demander de l'étrangler, il avait trop peur de se transformé, d'être découvert, d'apporté le malheur à notre famille...

...Il savait que le tigre résisterait à la mort sauf si...


Je déglutit, les larmes au bord des yeux.

Sauf si la personne qui l’achevait était la seule personne à qui ils faisaient tout deux entièrement confiance.

Il me regarde, puis regarde une fois de plus le tableau peint par mon frère.

Une scène si simple, d'une époque qui me manque tellement...

... Moi frontalière et mon frère tigre blanc.

Moi endormie sur mon frère bien vivant...

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mar 19 Sep 2017, 00:04

Let those tears come down
Let them fade away
Let them burn across your face
As you keep smiling inside
You cannot be afraid of your destiny
All the walls you've built around
Without me right by your side


- Peux-tu garder un secret..? ...Suis moi.
Il cligna des yeux, avant de hocher très légèrement de la tête alors que Tsukia ouvrait un passage dans son armoire à vêtements. Quand le passage s'ouvre, Erwan fronce les sourcils, et un long frisson remonte le long de son échine.
Ça sent le tigre.
Il s'ébroua un instant, avant de se baisser pour pouvoir entrer lui aussi dans l'ouverture. Quelques dizaines de mètres plus loin, ils rejoignent une salle ronde qui sent encore plus fort le Tigre. Mais c'est une vieille odeur, et quand le regard du Marchombre se pose sur le tableau qui trône au milieu du mur, il prend une longue inspiration.


Tout lui apparut parfaitement clair.
Si le frère de Tsukia avait été empoisonné, il avait dû redouter de se transformer sans se contrôler. Il savait lui-même la panique qu'il avait laissée derrière lui, chez les Frontaliers, après avoir décimé au moins deux adolescents de sa génération à cause de la provocation de ces derniers, et alors qu'il tentait avec véhémence de résister à la colère et au Jaguar.


Mais il sentait, dans son ventre, l'animal qui tournait en rond.
Un nouveau frisson le secoua brusquement, et il ferma les yeux un instant alors que Tsukia expliquait ce qu'il avait compris.



- Quand il est... Quand il a été empoisonné… Il m'a demandé de l'étrangler, il avait trop peur de se transformer, d'être découvert, d'apporter le malheur à notre famille… Il savait que le tigre résisterait à la mort sauf si… Sauf si la personne qui l’achevait était la seule personne à qui ils faisaient tous deux entièrement confiance.

Attéré, Erwan se laissa glisser sur le sol et continua de fixer le tableau qui dépeignait si parfaitement les reflets dans la fourrure du Tigre et le visage de Tsukia endormie. Il lui fallut plusieurs minutes pour intégrer l'information, les informations.
Il finit par secouer la tête.

- C'est à cause de moi si les Frontaliers ont si peur des Métamorphes et ne les acceptent pas. Je n'ai pas su contrôler mon animal pendant trop longtemps. J'étais en conflit avec lui, avec moi-même, et le Chaos décuplait sa puissance, détruisait tout contrôle.
Il ferma les yeux, fronçant les sourcils.
- J'ai tué malgré moi des Frontaliers. Plusieurs.
Se prenant le visage dans les mains, il poussa un soupir, avant de redresser le menton et de planter son regard dans celui de Tsukia.



- Personne n'est parfait. Personne ne doit chercher à l'être. Il faut juste avancer pour devenir des meilleures versions de nous-même.
Il laissa un instant son regard errer dans la pièce.
- Ça sent encore son odeur. Il cligna des paupières. Finit par garder les yeux fermés. Laissa sa silhouette se brouiller doucement, et le Jaguar se roula en boule sur la peau de cerf en poussant un petit soupir aigu.


Avant de redresser la tête, et de fixer Tsukia dans les yeux.
Petite humaine désemparée. Boule d'émotion.
Il s'avance de quelques pas pour frotter sa joue gauche contre son genou.
Ronronnement.

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Mar 19 Sep 2017, 04:55

Don't look at me like that,
Just like you understand,
Don't try to pull me back...

Il regarde autour, tente encore de faire son donneur de leçon, dire que c'est sa faute... T'es pas le nombril du monde mec...

Puis il dit que ça sent son odeur... C'est un fait, ça sent le tigrounet...

Mais moi je te dis que mon frère était un tigre et toit t'as que ça à dire? Mais t'es con ou quoi put...ai...n...

L'homme me fixe.

Le Jaguar se roule sur la peau de cerf comme un chaton dans dans du duvet.

Puis il me regarde une seconde et s'approche.

La partie humaine de moi me dit de courir.

La partie hamster de lui taper son vilain museau de 'Rwanouchet.

Mais quand il se frotte contre mon genou, puis contre ma joue quand il se redresse, je lève doucement les bras...

...Et lui fait un câlin.

Il reste interdit un instant, frisson...

...Puis ronronnement.

Parce qu'il est si rare pour une humaine de trouver un fauve qui la comprenne.

Parce qu'il est si rare pour un fauve de trouver une humaine qui n'as pas peur, ne pense pas qu'à ''Se protéger'' par la violence.

Ça ne dure qu'une seconde, à peine, pourtant cette seconde est comme un millénaire.

Quand il s'écarte doucement, en même temps que moi, je sèche une larme du bout des doigts, sur ma joue, puis je lui caresse une seconde la joue droite.


Tu sais, grand chasseur, ton humain peut être un vrai idiot parfois...

...Ne lui dit pas que j'ai dit ça, mais tu as de la chance d'avoir un guerrier comme lui...


Les yeux du fauve me fixe droit dans les miens.

Les prédateurs comprennent tellement mieux que les autres humains...


Headed back home,
Boarding the plane,
Like an old ghost thought I heard your name...

And my heart stopped, skipped a beat for one second,
Turned around, but who was I kidding?
Just a sweet girl.

Was she here to save me?
Will I finally get to move on, maybe?
Quick drinks, so that I can move closer.

Ask her name, hoping for closure...

On restent ainsi un moment, lui en fauve, juste à faire le tour de l'endroit, comme s'il découvrait de quoi à l'air une pièce humaine où tout as été construit pour un fauve.

L'animal est curieux de tout, forcément, tout ici as été fait à la main, par moi et Mërl, selon les désirs de son tigre, pour que tout soit parfait, à sa hauteur et utile pour des griffes au lieu des mains.

Il as un instinct fou, me dis-je quand il commence à renifler autour de la sortie cachée.


Ça menait dehors, avant... C'est condamné depuis... Depuis la mort de Mërl.

Le prédateur tourne la tête, comme s'il m'écoutait parfaitement bien, puis baille en s'étirant et s'assoit devant moi, se léchant le nez comme les fauves de ce genre ont tendances à faire.

Dit grand chasseur...

...Tu veux bien laisser sortir l'humain..?

...J'aurais besoin de lui pour quelque chose.


Selon toute logique, il ne comprends rien à mes mots.

Pourtant, comme avec Mërl à l'époque, il me regarde avec ces yeux perçants, cligne des yeux...

...Puis la silhouette se brouille doucement.

Une seconde avant que je lui demande doucement une question.


Tu sais coudre..?

Where the lost are the heroes,
And the thieves are left to drown.

But everyone knows by now,
Fairy tales are not found...

...They're written in the walls..!

Je dépose mon aiguille et le bout de vêtement en même temps qu'Erwan de son côté... Je suis toujours étonné qu'il ais accepté sans demander plus de détails, il demande même pas ce qu'on fais à long termes, il se contente de suivre les indications à court terme pendant nos pauses.

On se regardent tout deux et hoches la tête, déposant tout le matériel dans l'armoire et la fermant avant de retourner dans le cercle au milieu de la salle en mettant nos brassards et en faisant nos échauffements chacun de notre côté.

Ça ce ressemble sans être exactement la même chose...

...Puis il se redresse.

Me fixe.

Je fais de même.

Puis un simple hochement de tête...

...Et nous nous élançons tout les deux.

C'est repartit pour un tour...


As we walk in a straight line,
Down in the dirt with a landslide approaching...

...But nothing could ever stop us,
From stealing our own place in the sun.

We will face the odds against us,
And run into the fear we run from...

It has begun

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MessageSujet: Re: By a dart to the heart, my world's torn apart... [Libre]   Ven 22 Sep 2017, 18:52

Un sourire entendu sur les lèvres, Erwan se contente d'éviter les attaques encore maladroites de Tsukia. Oh, il peut voir son potentiel, tout ce que son corps fin peut endurer, tout ce que son esprit endure… Elle peut être encore plus rapide, plus puissante, plus forte, plus prévoyante.


Tandis qu'il évite un nouveau coup, et alors qu'il n'avait porté aucune attaque lui-même jusque là… Il cingle les deux chevilles de Tsukia, qui se retrouve au sol.
- Pas assez rapide.
Et alors que là, il peut sentir la colère monter chez la jeune femme, ou en tout cas une certaine frustration, il sourit. Il compte bien, maintenant, la pousser dans ses retranchements.


Le combat continue, et elle donne plus.
Oh, elle est rapide, elle est forte, mais il se contente encore d'éviter pendant un moment…
Avant de re-frapper encore. Faire mouche en envoyant Tsukia valser à trois mètres de là.

- Pas assez précise.
Il eut un nouveau sourire. Laissant le combat continuer. Sentir la frustration de l'apprentie monter, la rendant plus audacieuse, plus courageuse, plus… intrépide et imprudente, aussi.
Il adorait sa façon de se battre. Elle ressemblait beaucoup à celle de sa mère, et il l'avait longtemps admirée de loin quand elle s'entraînait. C'était rafraichissant et aussi très intéressant pour lui de se battre contre Tsukia, mais il savait qu'elle pouvait aller encore plus loin.
Qu'elle devait aller encore plus loin.


Un pied le frappa dans le ventre, et il sourit en croisant le regard de Tsukia.
Sauf qu'il ne bougea pas d'un centimètre. Et qu'il attrapa sa cheville, intercepta l'autre qui montait, la propulsa avec force contre un mur.

- Pas assez puissante.

Il souriait, se détendant complètement, alors qu'elle revenait à la charge.
Évitant ses attaques, les parant, il s'amusait aussi comme un gamin, à la voir chercher les idées les plus farfelues, à les mettre en application… Oh, elle le surprenait, pour ça pas de doute !

- Calme ton esprit. La colère est utile quand tu l'acceptes, pas quand tu la laisses prendre le contrôle.

Un nouveau coup l'atteignit dans la mâchoire, mais plutôt que de résister, il utilisa l'énergie cinétique pour basculer son buste avec son cou, concentrant sa propre énergie pour frapper Tsu une autre fois.
Elle parvint à bloquer son attaque, sauf que cette fois, il ne s'arrêta pas là et recruta chacun de ses muscles pour passer de son immobilité relative et lourde à une rapidité incroyable, et frapper trois fois.


Il se contenta de rattraper l'apprentie avant qu'elle ne touche le sol, inconsciente.



*

Le Marchombre avait ramené Tsukia dans les appartements des Til'Werin pour la laisser récupérer sur son lit, tandis qu'il cherchait Syndrell pour savoir où elle en était…


Et il la trouva dans l'annexe cachée de la bibliothèque de la Tour de Guet… En train de fouiller derrière une rangée de livres de stratégies militaires.

- Tu as trouvé quelque chose ?

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