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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Vegna ==> [Cours N°2]

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Rilend Ansakh
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Date d'inscription : 18/03/2009

Feuille de personnage
Age: 34 ans
Greffe: Absorption des coups
Signe particulier: Sa dague fétiche, Talisman. Bien dissimulée sous les cheveux, une cicatrice à l'arrière du crâne suite à une commotion cérébrale. Un pendentif rond, en nacre. Elle se transforme en Panthère noire.

MessageSujet: Groupe Vegna ==> [Cours N°2]   Dim 18 Juin 2017, 14:32

Elle voulait chasser.
Sentir l'herbe sous ses pattes, le vent dans ses poils et les multiples odeurs du monde, qu'elle seule savait percevoir et analyser. Elle voulait se tapir, flairer, traquer et suivre, se tapir encore, les reins frémissants et le bout de queue battant légèrement le sol. Puis l'explosion, la course folle, le bond pattes en avant se refermant avec une précision mécanique sur la patte, le col, le flanc pour y arrimer le reste de cette formidable machine à tuer. Elle voulait sentir la peur, lâcher, sauter, rattraper et frapper de nouveau, étouffer ou juste jeter en l'air avec toute la vigueur extatique d'un prédateur comblé. Et sentir le sang gicler, son goût qui fait frémir les moustaches et briller les prunelles, les entrailles tièdes et les muscles qui tressautent encore longtemps, longtemps après que les yeux se soient ternis.
Elle voulait goûter la nuit.
Et pour cela, elle tenaillait sa partenaire.

Vaillant, depuis longtemps accoutumé à la dualité de sa cavalière, ne bronchait plus lorsque le fauve émettait de telles songes. Rilend, elle, supportait jour après jour l'impatience, le désir primaire qui n'était pas le sien et ne lui en broyait pas moins le coeur. Sans répit, sans pitié, la Panthère la harcelait, stimulée par le combat récent et frustrée par le vaste désert.
Ces derniers soirs, elle ne l'avait pas laissé prendre la main. Al-Jeit était trop proche, les voyageurs trop nombreux et encore avant, elle n'avait pas souhaité laisser libre cours aux instincts du fauve si près de tant de blessés, tant de mourants, tant de rage et de peur aussi. Elle aurait craint d'effrayer l'un ou l'autre combattant et de prendre un mauvais coup.
Et maintenant, Rilend devait jouer avec les humeurs d'une Panthère frustrée.
Dont elle n'avait pas vraiment parlé à Daos.

Depuis qu'il avaient quitté le Désert des Murmures, une fois tout le monde en sécurité et remis, le jeune homme n'avait pas mentionné les Métamorphes, dont son maître lui avait déjà fait mention. Il n'avait pas non plus abordé la transformation de la marchombre, métamorphose qu'il n'avait pu occulter, si rude fût la bataille : Rilend était devenue fauve plusieurs fois sous ses yeux en ce jour funeste. Elle s'était attendue à au moins une question une fois les esprits calmés, mais de Daos, rien.
Après plusieurs jours dans le désert, les premiers consacrés à se remettre et apporter l'aide nécessaire aux Rêveurs, les suivants à l'art de se dissimuler, se déplacer et se battre dans un sol meuble et un monde nu, Rilend en avait eu assez d'enseigner là. A la faveur de la nuit, Vaillant et Ptibuis en main, l'élève et le maître s'étaient éclipsés en silence, sans un mot ni un adieu, à l'habitude de la jeune femme, pour reprendre la route et goûter le vent. Ailleurs.

Depuis, de nouvelles, point.
Rilend n'était nullement inquiète pour Erwan, ni sa fille, ni Syndrell ou même la femme-jaguar qui foudroyait du regard tout ce qui ressemblait à un chat. A peine plus pour Hièlstan qui, au vu de la tripotée de Rêveurs qu'il promenait à sa suite, ne risquait guère. Aussi avait-elle quitté les lieux comme une ombre, silencieuse et sans explication.
La seule explication, c'était la route.
Ils repassèrent près d'Al-Jeit sans y faire halte - mais la jeune femme promit à Daos qu'il reviendraient tôt ou tard goûter les délices de la cité - et franchirent l'Arche au levant, alors qu'elle s'embrasait du jour nouveau. Puis s'étendirent devant eux de vastes prairies, riches et fertiles, grandes étendues agraires qu'ils parcoururent sans se presser. De temps à autres, Rilend obliquait vers un tronc couché, pour le franchir avec son élève à sa suite, ou entraînait les montures dans un grand galop exubérant, autant pour son plaisir que pour aguerrir Daos. Le garçon ne semblait toujours pas apprécier l'équitation, mais il était attentif quand elle lui montrait comment prendre soin de sa jument palomino et il progressait convenablement.

Le soir, le camp dressé, il leur fallait repartir, tantôt chasser, tantôt courir, tantôt simplement s'exercer à la souplesse ou méditer. L'escalade était difficile sur cette terre de cultivateurs, mais Rilend ne s'en inquiétait guère : là où ils se rendaient, il serait toujours temps de s'essayer à de véritables parois...et son élève gagnait en force, en muscle et en souplesse. Le coureur se métamorphosait peu à peu, s'affinait et développait une musculature fine et nerveuse, bien loin des allures globuleuses des mercenaires qu'ils rencontraient de loin en loin.
A tout point de vue, Daos continuait à parcourir la Voie sous l'oeil appréciateur de la jeune femme, satisfaite des progrès du garçon. Pourtant, Rilend se gardait bien de manifester sa fierté plus que nécessaire, se contentant d'acquiescer ou de brèves félicitations quand son apprenti trouvait le geste juste.

Puisqu'il était impossible de pendre un sac à un arbre, ils avaient poursuivi l'exercice de l'esquive et des coups, mais avec la marchombre comme mannequin d'entraînement. Rilend esquivait les coups de Daos, pivotait et revenait de façon de moins en moins logique, de moins en moins évidente. De moins en moins comme un sac qu'on balance, de plus en plus comme un combattant qui réfléchit et réagit.
Elle ne travaillait pas encore à sa pleine vitesse ni à sa pleine force. Une telle chose aurait envoyé Daos au tapis en un quart de seconde, et ce que la jeune femme attendait avant tout était de développer sa perception plutôt que sa capacité à frapper juste. Et il avançait...même s'il ne s'en rendait peut-être pas compte.

Ce soir-là, quand ils émergèrent de la forêt dans laquelle ils cheminaient depuis deux jours, l'horizon se déploya devant eux et Rilend esquissa un sourire. Lâchant les rênes de Vaillant des deux mains, elle désigna la barre qui s'étendait devant eux à Daos :

"Voilà autre chose que les murailles d'Al-Chen, jeune homme !"

Immense, ciselées et découplées, crinière hérissée de quelque monture fantastique ou flammes figées dans des courbes torturées, les Dentelles Vives bouchaient l'horizon. A droite, à gauche, à l'infini, elles s'étendaient comme une muraille naturelle avant les plaines d'Ombreuse et ses régions sauvages.
La Passe de la Goule était un petit peu plus au Nord, ce qui ne gênait guère la marchombre : elle souhaitait s'attarder quelque peu au pied des Dentelles avant de les franchir vers l'ouest...

Et c'est à un endroit connu d'elle et de quelques autres voyageurs, isolé et discret, qu'ils montèrent le camp. Un petit paradis dissimulé, idyllique, caché derrière un repli de roche. C'était un golfe de verdure et d'eau claire, qui abritait un petit lac d'à peine dix ou vingt mètres de large mais plus profond que trois hommes debout, rempli par la lente sudation des roches traversées d'eau de pluie.
L'herbe était grasse et épaisse, parfaite tant pour les chevaux que pour les deux voyageurs, la région giboyeuse et Rilend laissa mission à son élève de méditer tandis qu'elle partait en chasse et, peu après, ramenait un gros lièvre qui leur suffirait bien à tous deux. Dûment pansés, Vaillant et Ptibuis faisaient bombance tandis que la jeune femme préparait le repas. Ce soir, elle faisait grâce de l'entraînement physique à Daos.

"...Nous allons rester ici quelques jours. Je te conseille de bien dormir ce soir !"

Clin d'oeil.
Demain sera un jour d'entraînement, petit marchombre...

En attendant, elle s'installa non loin de lui, réchauffée par le feu de camp et prit le temps de manger. Puis, Rilend leva les yeux pour admirer les étoiles épinglées à l'infini et ramena les yeux sur son apprenti, une ombre de sourire aux lèvres :

"Alors ? Toujours pas convaincu par la gent équine, je crois ?"

__________________________________________

*Parce que la panthère en toi peut être apprivoisée
Parce que le plus grand des trésors est la liberté.*

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