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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Donde esta la biblioteca? [Syndrell]

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Syles Agarest
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MessageSujet: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Dim 02 Juil 2017, 02:09

Le jeune homme expira lentement, c'était le second jour qu'il était dans le village et il avait décidé de faire un tour sur la plage, il espérait que Syndrell ais reçut son message au moment où il l'avait calculé...

Doutait légèrement de cette possibilité et soupira en s'étirant doucement, son bandage sur les yeux.

C'était fou à quel point personne ne portait attention à un jeune homme aveugle, personne ne remarquait seulement qu'il n'avait pas de canne, pour se guider.

Et le garçon, lui, découvrait un nouveau monde, un où la vue était un handicap, un monde où il... Ressentait le monde.

Il voyait avec tout ses sens et cela faisait un moment qu'il avait réalisé la différence énorme que cela faisait, il avait l'impression que tout le reste du monde était au ralenti.

L'envoleur agrippa doucement une bouteille, à sa taille, qui contenait un jus de raisin absolument délicieux qu'il avait eu la chance d'échanger contre des services de garde du corps avec un marchand pendant une partie du voyage et en pris une rasade.

Le liquide était franchement sublime. Un goût doux, léger, qui caressait la gorge.

Il s’apprêtait à en prendre une autre gorgée quand il souleva un sourcil, ouvrant ses sens.

Puis souleva la bouteille rapidement, à la dernière seconde, pour éviter une main grappilleuse qui tentait de l'attraper, la déplaçant ici et là pour éviter cette patte tendue vers le breuvage.

Et, enfin, il la déposa dans celle-ci de lui même.


Bonsoir, Syndrell...

...Comment vas-tu..?


La question aurait été bonne pour lui aussi, se dit-il, et il redouta une seconde que la jeune femme ne la lui pose, ou ne lui demande ce qu'il avait fait dans les dernières années.

Il redouta aussi qu'elle lui demande pourquoi il se bandait les yeux.

Il redoutait, se rendit-il compte, tout de cette rencontre.


HRP:
 

__________________________________________


Spoiler:
 

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I want to live my life like my love for you,
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Jeu 06 Juil 2017, 20:35

Syles Agarest.
Bien sûr qu’elle se souvenait de lui ! Syndrell avait la mémoire des choses et des gens, elle oubliait très rarement une personne, et lorsqu’il s’agissait de quelqu’un qu’elle avait apprécié, c’était un souvenir immuable.

Syles Agarest.
Grand, mince, des cheveux noirs étonnants, tranchés par des mèches d’argent, des traits rudes mais un visage avenant, un symbole délicat dessiné sur le haut de sa pommette droite… et des yeux dorés. Ça l’avait frappée, cette couleur si proche de la sienne.

Syles Agarest.
Il lui avait offert la chance extraordinaire de rencontrer Dil’Duran, vieux forgeron unique en son genre à qui elle devait ses « armoiries » de loutre. Le souvenir de ces deux hommes était devenu indissociable dans son esprit, comme si l’un ne pouvait être sans l’autre ; c’était dû aussi à cette étrange mais solide complicité qui les liait et qu’elle avait apprécié le temps d’un bref séjour dans la jungle d’Hulm.

Syles Agarest.
Un envoleur. Un envoleur qui n’avait jamais tenté de lui faire le moindre le mal, même lorsqu’ils avaient croisé le fer pour se jauger ; ce jour-là, elle avait beaucoup appris, fascinée par le style unique et efficace du jeune homme.

Syles Agarest.
Un ami.

Syndrell replia la lettre, pensive. Elle hésitait. Non pas à venir en aide à l’envoleur – sa décision était déjà prise et seul un fou oserait l’en dissuader, sans jamais toutefois y parvenir – mais à en parler à Erwan. Il était concerné par ce qu’il s’était passé à Ezadrah. Fatalement, ce nom était lié à Onku et à ses sombres agissements dans le ventre du Désert des Murmures ; fatalement, elle allait devoir se confronter à nouveau à des pans de son passé qu’elle aurait préféré oublier.

Mais elle avait déjà sollicité l’aide d’Erwan pour tirer Tsukia d’un bien mauvais pas. Inutile, donc, d’embêter encore le marchombre, surtout quand il avait fort à faire avec une Ylléna aventurière… Syndrell effleura l’idée de trouver Ciel, mais la rejeta aussitôt : le Dessinateur aussi était très occupé au Dôme, tant et si bien qu’elle le voyait à peine ces derniers temps.

Elle n’avait pas très envie de se frotter seule aux dangers relatifs à Ezadrah, mais avait-elle le choix ? Syles avait besoin d’elle. Hors de question qu’elle se défile, même si elle avait peur. Alors, la marchombre se leva et rangea son message à l’intérieur de sa tunique. Puis elle s’approcha du faîte du toit et se pencha vers le vide.

Vertigineux.

Al-Chen se déployait sous ses pieds comme un rêve impossible à attraper. Dans un rire joyeux, Syndrell s’élança, mettant de côté pour l’instant l’inquiétude que le simple nom d’Ezadrah avait éveillée en elle ; une aventure l’attendait tout à fait au sud d’Al-Vor.
Il était temps de partir !



*



- Un « endroit de paradis », vous dites ? Ce doit être la baie de Ruisline ! Y’a pas plus bel endroit sur cette côte, croyez-moi !
- Je vous crois. Et donc, comment fais-je pour m’y rendre ?
- En prenant vers l’ouest une fois passée cette rangée d’arbres, là-bas.
- D’accord, merci !


Syndrell lança Vagabond au petit trot dans la direction indiquée par le maraîcher qu’elle avait osé déranger. La piste s’élargit en franchissant les arbres, des pins maritimes aux troncs vrillés par la puissance des vents et dont les longues et minces aiguilles, très souples, tapissaient le sol au point de le rendre aussi moelleux qu’un tapis. Vagabond revint au pas pour s’engager dans les dunes. Il grimpa une pente sablonneuse et, lorsqu’ils arrivèrent au sommet, le Grand Océan s’étendait devant eux.

Immense et scintillant.

Les cheveux balayés par le vent salé, Syndrell leva les yeux vers les mouettes qui criaillaient en dessinant des circonvolutions au-dessus de sa tête. Son cœur se gonfla d’une sérénité qui chassa l’anxiété encore présente dans son cœur. Son regard doré vint se poser en contrebas, sur la plage qui formait un demi-cercle. Ruisline, le petit village côtier, était niché sur la droite, près d'une barrière de rochers presque roses. Elle chercha encore un petit moment avant de sourire, son attention fixée sur une silhouette qui progressait lentement sur le sable blanc.

Elle glissa du dos de Vagabond et le laissa à l’ombre des derniers arbustes qui poussaient sur les flancs des dunes. Avec une aisance qui témoignait de son long séjour dans le Désert des Murmures, elle descendit les quelques mètres de pente sableuse qui la séparaient de la plage. Elle enjamba les algues que la dernière marée avait oubliées ça et là, sauta sur les rochers qui émergeaient du sable, franchit une barrière de coquillages colorés et s’approcha de Syles.

La première chose qui l’intrigua, ce fut sa stature. Le Syles de son souvenir était plutôt longiligne mais large d’épaules et musclé juste comme il le fallait. Le Syles qui se tenait devant elle était presque maigre. A en juger par ses vêtements, il avait perdu quelques kilos récemment… et plutôt brutalement. Il était toujours musclé mais sa silhouette était plus nerveuse.

La deuxième chose qui interpela Syndrell, c’était le bandage qui ceignait sa tête et couvrait ses yeux. Syles était aveugle ! Frappée par cette idée, la marchombre se figea à quelques pas de lui. Il ne l’avait pas encore repérée, occupé à boire une boisson directement au goulot de sa bouteille. Elle hésita. L’appeler, au risque de le faire sursauter ? Attendre qu’il se rende compte de sa présence ? La réponse se fit aussi naturelle qu’intéressante. Elle voulait en avoir le cœur net.

Lorsqu’elle se déplaça sur le sable, aucun bruit ne lui échappa, pas même un frémissement. Syndrell était légère comme une plume et tout aussi délicate ; impossible de déceler sa présence à moins d’être particulièrement attentif. Et d’avoir une ouïe hors du commun. Quand elle se glissa derrière Syles, elle se dit qu’aveugle, il pouvait sûrement très bien l’entendre. Mais qu’en était-il de ses capacités ? Curieuse, elle tendit la main vers la bouteille…

… la referma sur du vide.




*


- Bonsoir Syndrell… Comment vas-tu ?

Il y avait une montagne de réponses à cette question. Et une montagne de questions qui en découlait. Syndrell choisit de faire selon une habitude adoptée à force de passer du temps avec Tsukia : elle se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa sur le bout du nez, juste sous le bandage.

Il y avait de la tension dans le son de sa voix, légèrement plus grave que dans son souvenir, mais à présent qu’elle se tenait devant lui, tout était parfaitement limpide : c’était Syles Agarest. Le même que lors de leur première rencontre, mais qui avait l’air d’avoir traversé de rudes épreuves.

Comme elle.


- Je suis heureuse de te revoir.

Et inquiète, à nouveau, parce que ce bandage, cette apparence fatiguée et cette lettre d’appel à l’aide auguraient un avenir plus sombre. Syndrell venait à peine de retrouver la lumière, l’espoir, le calme, la liberté ; aurait-elle la force de plonger encore une fois dans les ennuis, de s’envoler au-devant du danger, de s’en gausser pour en ressortir indemne ?

Elle attrapa la main de son ami et la serra doucement dans la sienne.

La réponse à cette épineuse question était oui.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 20/10 au 03/11]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Dim 09 Juil 2017, 02:46

De toute les femmes qu'il avait rencontrer dans sa si courte mais longue vie, Syndrell Ellasian était celle qui rappelait le plus sa mère à Syles.

Peut-être était-ce pour ça que c'était l'une des seules dont il était incapable de douter. Pas simplement par confiance, c'était plus... Compliqué.

Il avait simplement l'impression que si elle avait des secrets, ce qui était évident, elle n'en garderait jamais un qu'il devait connaitre, même si cela risquait de le blesser ou de la blesser elle.

Il avait aussi eu la forte impression qu'après ces deux ans, elle était l'une de ses seules connaissances, Kaünis et Gil mis à part, qui accouerait pour l'aider dans ses plans sans avoir besoin d'un discours pour la convaincre.

Et elle était heureuse de le revoir, avait-elle dit en lui embrassant le bout du nez, ce qui l'avait fait sourire, chose rare depuis son retour. Elle était toujours une loutre espiègle et cela faisait du bien, de voir que certaines choses n'avaient pas changé du tout au tout.


Je t'ais contactée car j'ai appris que tu avais bataillé ferme dans un endroit nommé Ezadrah, pour le détruire et le fermer.

Je ne sais pas ce qu'ils y faisaient et je ne tiens pas à le savoir, je sais que tu as réussit à fermer les portes de l'endroit pour de bon...

...Mais si je te disait que, derrière l'homme que tu as abattue pour le fermer, il y avait neuf autre fondateurs du projet qui le considère comme un simple prototype..?


Il ressentit la tension dans les épaules de la jeune femme, ses sens plus développés lui permettant d'entendre jusqu'au froissement infime de vêtements qui dévoilait le changement.

Le frontalier décida qu'il serait impoli de se donner ainsi un avantage sur quelqu'un à qui il faisait confiance, à qui il demandait un service...

...Commença à défaire ses bandes, sur son visage, et ne parla qu'une fois avoir terminé, la fixant de ses yeux pleins de détermination.


Je ne suis pas là pour te faire de beaux discours, encore moi pour t'ennuyer avec d'infinies explications sur pourquoi je te contacte toi en particulier...

...Je suis là pour te poser une simple question : Veux-tu me suivre dans une guerre..?

...Une guerre visant à VRAIMENT éradiquer ce groupe de la surface de la terre..?


Une autre personne aurait demandé des précisions, des plans, des noms pour les alliés, ainsi de suite...

...Sur une plage où il faisait bon être, un frontalier referma sa main sur une patte de loutre céruléenne.


A memory fading fast,
His mother sits, eyes downcast.

A torn uniform in hand,
Farewells unsaid...

La taverne de la lune éclipsée était, somme toute, une taverne typique pour un endroit atypique, si prêt de la plage, un attrape touristes aurait semblé plus approprié.

Pourtant, c'était dans cette taverne somme toute normale que Syles avait passé la dernière heure à raconter à sa nouvelle complice ses deux dernière années.

En trop peu de détails pour y laisser transparaître toute l’atrocité.

En trop de détails pour ne pas le secouer.

Et, depuis dix minutes, un silence de mort s'étendait sur leur table.

Jusqu'à ce que le frontalier ne sorte un parchemin qu'il lança sur la table en question, devant son amie.


Six mois.

Dil'Duran m'as dit de remettre un de ces parchemins à tout mes alliés avec la directive de se rendre à l'endroit indiqué sur cette carte dans Six mois exactement.

Il m'as dit que nous aurions là une base d'opération pour les derniers préparatifs.

Cependant, j'ai une autre équipe, en quelque sorte, qui doit m'aider à quelque chose avant toute chose, puis je dois contacter quelque rares alliés, à la citadelle.

Je place donc une extension sur ce temps, je serais là bas dans huit mois pour réunir le début de notre armée, puis j'y resterais deux mois de plus pour tout préparer avant l'expédition vers l'est et la gueule de la bête, dont je ne connais pour l'instant toujours pas la position exacte...

Tu pourras arrivé quand tu le souhaite, huit ou dix mois, mais j'ai une demande spéciale...

...Je voudrais que tu accepte de faire parti de mon conseil de guerre.

Si je dois mener des troupes, j'ai besoin de lieutenants à qui je peux faire totalement confiance.


Et ainsi il lui révélait que lui, un envoleur, avait pleine confiance en elle, une marchombre.

Une équipe qui ne faisait, somme toute, aucun sens.

Un lion du nord et une loutre bleue.


That once a certainty, lost in grief,
A young son's desperate cries, unheard pleas...

...Forsaken, beaten, tried, on his knees.

Une chambre.

Ils avaient conclus que cela suffirait, bien sans choix puisqu'il n'en restait qu'une de toute façon.

Syndrell avait tenté de le convaincre de prendre le lit, mais il avait endossé son manteau d'héritier de Dil'Duran et l'avait convaincue de dormir sous la couette et que lui prendrait le plancher à grands coups de grognements caractéristique de la méthode du vieux forgeron qu'il avait apprit à reproduire pendant ses années d'apprentissage.

Le garçon ouvrit les yeux avec un énorme sourire quand le soleil lui chatouilla la joue et sauta de son matelas pour courir dans le couloir de ses appartements, sautant par dessus le balais d'un homme de ménage qui sembla sur le bord de la crise cardiaque en le voyant débarqué, s'élança au travers de la salle principale pour se diriger vers les appartements de ses parents et bondit sur le lit où sa mère était la seule forme visible, son père devait avoir eu à se lever tôt pour un exercice militaire, et le gamin poussa un peu l'épaule de sa mère pour l'éveillée en l'intimant à coup de ''Aller maman, t'as promis!''.

Ils devaient aller voir l'entraînement des Til'Werin, ce jour là! Liürn, l'homme de la famille, était un homme respecté de tous, même de ses adversaires, qui avait une grande famille dont une fille absolument bizarre qui, bien que plus jeune que lui, avait la manie de tenter de lui embrasser le bout du nez, quelle zarbie celle là..!

Mais sa mère ne bougeait pas alors il la retourna pour lui chatouiller les babines, question de la réveiller...

Puis le ciel se teinta de rouge dehors, et il recula d'horreur.

Sa mère était bien là, mais elle avait une flèche de planté dans l'oeil.

Le jeune garçon, incompréhensif, recula en rampant sur ses fesses jusqu'à frapper le mur, inconscient que son corps adulte, dans la réalité, faisait de même.


...M-maman..?

Il tourna le regard quand la porte s'ouvrit, découvrant son père, dans des vêtements en lambeaux, qui le pointa d'un doigt en l'accusant d'avoir fait ça à sa mère... Mais il n'avait rien fait!

Puis l'homme s'approcha en continuant de l'accuser malgré les cris du jeune garçon qui le suppliait d'arrêter.

Puis l'homme leva la main.

Et Syles s'éveilla en sursaut, contre le mur en position foetale, réalisant soudain que quelqu'un le tenait entre ses bras et lui chuchotait que tout allait bien, de se calmer...

...Pendant une folle seconde, il crut que c'était sa mère.

Puis il reconnu Syndrell.


A prayer passes from his lips,
into his soul a godess whispers...

''A heartbeat without harmony
Is moonlight without dark.

The heart seeketh equilibrium,
With balance will your worry part...''

Deux fois en moins de six heures.

Deux fois qu'il confiait sa faiblesse à cette femme aux disques d'or, deux fois qu'il lui confiait le poids de sa vie en évitant de la regarder pour ne pas voir son regard.

Deux fois qu'il lui donnait de quoi le briser mentalement, si l'on savaient s'y prendre.

Et quand il finit de raconter l'histoire de la mort de sa mère, puis de son exil avec son père violent pour finir, sans grands détails, avec le moment où il avait été trouvé puis guidé par une envoleuse vers leur quartier général, il se tut une seconde.

Avant d'encore révélé un de ses plus grands doutes.


Tu vas peut-être me dire que c'est stupide, mais parfois... Parfois je me demande, que serais-je devenu, si j'avais été trouvé, brisé et désespéré, par une fille aux cheveux bleus..?

Puis sourire.

Car il ne pouvait faire rien d'autre.

Au fond, se dit-il, il était une sacré exception.

Un gamin pas assez adulte pour être envoleur.

Un adulte pas assez gamin pour être marchombre.

Quelque chose entre les deux.


''So still this broken melody,
And therewith shoulder thee.

One last step only leaving,
An empty hearth down by the sea...

...An empty hearth down by the sea...''

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Mer 12 Juil 2017, 13:08

- … Si je te disais que, derrière l’homme que tu as abattu pour le fermer, il y avait neuf autres fondateurs du projet qu’ils considèrent comme un prototype ?

Syndrell ferma les yeux. Neuf ! Neuf Onku qui nourrissaient de sombres desseins, tapis dans l’ombre, et qui mettaient en danger des centaines d’innocents… La marchombre frissonna. Neuf, c’était beaucoup. Il avait fallu pas moins d’un village, une poignée de marchombres, un dessinateur et une dizaine de Rêveurs pour venir à bout de la folie d’Onku ! Comment envisager d’affronter neuf autres tyrans ?

Un léger bruit lui fit rouvrir les paupières : Syles était en train de défaire son bandage. Il déroula lentement le tissu tandis que, paradoxalement, les battements de cœur de Syndrell s’accéléraient – elle avait peur de découvrir que…

… mais non ! Syles n’était pas aveugle ! Il la fixait de ses yeux d’or, avec ce même regard lumineux qu’il lui avait offert dans la jungle d’Hulm, peut-être un peu plus sérieux mais toujours aussi fabuleux. Syndrell déglutit, soulagée qu’il ne soit pas blessé comme elle l’avait imaginé. Oh, l’éclat de ses iris prouvait toute la souffrance vécue ces derniers temps, mais il y avait cette étincelle, cette force pure qui la rassurait plus qu’aucune parole : Syles Agarest était un battant.


- Je ne suis pas là pour te faire de beaux discours, encore moins t’ennuyer avec d’infinies explications sur pourquoi je te contacte toi en particulier… Je suis là pour te poser une simple question. Veux-tu me suivre dans une guerre… ? Une guerre visant à VRAIMENT éradiquer ce groupe de la surface de la terre… ?

Guerre.

Mot terrible, empli de douleur et de lourdes promesses. De responsabilités énormes pour qui s’engageait à la suivre. Syndrell n’aimait pas ce mot, associé au prétexte des hommes pour s’asservir et s’anéantir à tour de rôle. Elle n’aimait pas l’idée de devoir affronter neuf déments probablement aussi dangereux qu’Onku. Elle n’avait pas envie d’entraîner des innocents au-devant du danger. Mais, plus que tout, elle n’aimait pas voir Syles aussi grave.

Sa main disparut dans celle de l’envoleur.



*



La Lune Eclipsée était passablement animée ce soir-là : un temps plus clément avait attiré toute une foule d’hommes et de femmes désireux de se désaltérer ensemble, et le mouillage de deux navires au port le plus proche amenait une clientèle plus importante que d’ordinaire. L’ambiance était tissée de rires et de discussions endiablées, voire ponctuée de quelques chants marins qu’un petit groupe de musiciens reprenaient joyeusement.

Coincés entre le mur du fond et le retour ouvragé d’une énorme cheminée fort heureusement éteinte, Syndrell et Syles bénéficiaient d’un peu d’intimité au milieu de cette avalanche de bruits. La marchombre avait déposé son manteau de voyage sur sa chaise. Le haut fin qu’elle portait dégageait ses bras à hauteur des clavicules, dévoilant le dessin délicat de ses muscles sous sa peau blanche, ainsi qu’une partie du dessin imprimé au fer rouge sur son omoplate gauche. Elle avait relevé ses cheveux bleus en un chignon désordonné, qui laissait échapper quelques mèches rebelles sur ses tempes et sa nuque.

Un verre de sirop de cerise glacé entre les mains, elle ne perdait pas une miette du récit de son ami, au point d’en oublier l’animation joyeuse qui les entourait. Ou presque. Suspendue aux lèvres du jeune homme, elle frémit lorsqu’il évoqua, sans pourtant entrer dans les détails, sa longue captivité. Trembla en devinant ce qu’il s’évertuait à passer sous silence. L’histoire de Syles ressemblait parfois tellement à la sienne qu’elle avait l’impression d’en revivre chaque détail à travers ses yeux.


- Six mois, dit-il en dépliant un parchemin qu’il étala sur la table, entre eux mais dans son sens à elle. Dil’Duran m’a dit de remettre un de ces parchemins à tous mes alliés avec la directive de se rendre à l’endroit indiqué sur la carte dans six mois exactement.

Syndrell étudia la carte avec attention, hochant la tête tandis que Syles poursuivait ses explications, mais ces dernières paroles lui firent lever les yeux vers lui. Un conseil de guerre ? Elle, lieutenant ?

Sourire.


- Non, Syles. Je te suivrai n’importe où dans cette guerre, mais ce sera à ma guise : je me rangerai à ton avis sans pour autant suivre tes ordres, et je n’en donnerai que si cela s’avère absolument nécessaire. N’oublie pas ce que je suis…

Elle s’était exprimée d’une voix douce, sans la moindre once de reproche ou de colère : elle comprenait bien l’enjeu de la situation et elle mesurait, non sans émotion, toute la confiance qu’il plaçait en elle pour lui proposer une telle chose. Mais non. Elle était une marchombre et elle entendait bien suivre son propre chemin jusqu’au bout.

Libre, avant tout.




*



Syndrell se redressa, tirée du sommeil par… des sanglots ? Elle comprit en un éclair. Repoussant le drap d’un geste vif, elle se glissa hors du lit et rejoignit la silhouette allongée par terre. Syles était recroquevillé contre le mur, empêtré dans un amas de couverture dont il ne parvenait pas à se défaire – exactement comme avec les cauchemars qui l’assaillaient.

- Syles…

Elle se coucha près de lui et l’attira dans ses bras. Bon sang, qu’il tremblait ! Elle pouvait entendre ses dents s’entrechoquer sous l’effet du choc. Retenant vaillamment les larmes qui lui montaient aux yeux, Syndrell resserra son étreinte. Elle avait posé une main sur sa tempe, parmi les mèches trempées de sueur, et gardait sa tête contre sa gorge.

- Shhht… Tout va bien, Syles. Je suis là.

Elle se mit à le bercer doucement. C’était comme elle… exactement comme elle. Pendant de longs mois, elle s’était réveillée chaque nuit dans le même état, incapable de distinguer l’illusion de la réalité, de passer outre un traumatisme bien trop grand ; elle avait eu besoin de l’aide de Tsukia, de Narek et de Hièlstan pour surmonter ses peurs les plus profondes.

Voilà pourquoi elle reprit d’instinct les paroles rassurantes qu’on lui avait murmurées ; sa voix n’était plus qu’un filet de soie feutrée qui chatouillait à peine l’oreille de son ami tandis qu’elle le serrait contre elle. Elle passait la main dans ses cheveux et dans son dos, lentement, en un geste tendre et rassurant. Une minuscule partie d’elle réalisa qu’elle se trouvait pressée contre son corps chaud et musculeux et que, dans une tout autre situation, l’instant aurait pu se teindre d’une couleur bien différente…

Mais c’était bel et bien une amie qui multipliait les efforts pour calmer un garçon, et s’il était vraiment séduisant, elle savait qu’il ne lui plairait jamais d’une autre façon. Ils ne devaient cette intimité qu’à une complicité coulée dans le moule de la sincérité et du respect, sans parler du fait que Syndrell était passée par ce stade émotionnel seulement quelques mois auparavant.

Alors, elle ne perdit pas patience ni ne songea à lâcher Syles tant qu’il frissonna contre elle. Quand il trouva la force de parler, elle lui offrit une oreille attentive ; à aucun moment elle ne chercha à l’interrompre, préférant le laisser vider un sac décidément bien trop grand.


- Tu vas peut-être me dire que c’est stupide mais parfois… Parfois je me demande, que serais-je devenu, si j’avais été trouvé, brisé et désespéré, par une fille aux cheveux bleus… ?
- C’est stupide en effet,
répondit-elle en passant la main dans ses cheveux, parce qu’au final je t’ai quand même trouvé !

Elle sourit, rassurée de sentir que Syles s’était apaisé. Il s’accrochait toujours à elle…

- Syles ? Et si on retournait sur le lit ?

C’était ce qu’ils auraient dû faire dès le début, songea-t-elle en s’installant entre les oreillers, quelques instants plus tard. Elle ouvrit les bras, laissa son ami se blottir contre elle et referma le drap sur eux. Voilà. Ils étaient parés.

- Prêt ? Feu… dormez ! lança-t-elle, rieuse.

Et elle attendit qu’il s’endorme, épuisé par cette crise de panique.
Et elle attendit encore, veillant sur son sommeil.

Lieutenant Loutre, au rapport !




*



Il y avait un avantage à porter ce bandage autour de la tête : c’est qu’il cachait d’éventuels cernes. Syndrell se fit cette réflexion, le lendemain matin, tandis qu’ils prenaient un bon petit déjeuner sur la terrasse de la Lune Eclipsée. Pensive, elle observait le jeune homme, épatée de le voir effectuer des gestes du quotidien avec la même aisance que s’il avait les yeux grands ouverts.

- Tu es vraiment un être à part, Syles Agarest, dit-elle alors.

Elle se souvint de la facilité déconcertante avec laquelle il avait évité ses tentatives pour lui prendre sa bouteille. Une idée lui vint, étrange. Une idée qu’elle travailla, modela, cisela avant de la formuler d’un ton léger :


- Est-ce que tu m’apprendrais à… bouger comme toi ? Les yeux bandés ?

Curiosité franche. La première fois qu’ils s’étaient rencontrés, elle avait appris beaucoup de leur échange martial. Comment ne pas s’intéresser à cette capacité ? Pour sa part, Syndrell savait lancer un couteau à l’aveugle, et faire mouche. Elle avait appris à aiguiser ses réflexes et à développer ses sens de façon exacerbée. Mais, privée de de la vue, comment se débrouillerait-elle ?

- Tu veux bien ? demanda-t-elle en le regardant de ses yeux dorés.

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Jeu 13 Juil 2017, 18:02

Tout d'abord et avant de répondre, je tiens à préciser quelque chose qui m'as tracasser, depuis hier et que je n'ais compris que ce matin.

Tu vois, le sens de ''conseil de guerre'' est bien différent, je crois,
pour les Alaviriens que pour les frontaliers...

Une conseil de guerre, ce n'est pas un groupe sous des ordres, pas besoin de donner des ordres non plus, vois plus ça comme...

...Un groupe d'amis.

Le conseil de guerre d'un frontalier, c'est les personnes à qui il donne le droit de douter de ses plans, en gros, les personnes à qui il fait assez confiance pour être conseillé par eux.

Je suppose que sans le sens d'honneur et tout le blabla, il n'y as pas besoin d'appelations spéciales pour quelqu'un qui as le droit de proposer une autre méthode que celle du chef de guerre...

...Désolé pour l'offre mal exprimée alors, c'était surtout une question d'avoir... Quelqu'un sur qui je peux compter et dont je ne doute pas une seconde du véritable but.

Si des envoleurs sont présents, après tout, je crois qu'on pourrais tous aimer avoir au moins une personne pour conserver l'harmonie et dire à tout le monde de se calmer... Non..?


Le garçon savait très bien qu'il n'avait pas répondu à la question de son amie, mais il laissa passer une seconde ou trois avant de mettre la main dans sa poche pour en ressortir un étui de cuir contenant un de ses bandeaux de rechanges, qu'il lança à la jeune femme - Elle l'attrapa de façon plutôt habile mais marrante, selon le son, d'ailleurs - puis il se leva pour se diriger vers la plage.

Porte le bandeau, la plage est en ligne droite au travers du marché.

Je veux que tu essais de m'y rejoindre sans bousculer qui ou quoi que ce soit.


Ça paraissait simple à première vue, mais le garçon sourit en se dirigeant, lui même, vers leur but commun.

Parce qu'au moment où Syndrell s'engagea dans l'endroit presque désert une seconde plus tôt, comme à tout les jours à cette heure là, un marchant ouvrit son étal... Puis un autre, et un autre et un autre...

...La rue déserte une seconde auparavant devint emplie de gens. Et Syndrell commença son chemin.

Ça promettait d'être intéressant, se dit l'envoleur en entendant le gros marchand de poisson arriver en chantonnant, avec ses caisses des prises de la matinée...

...Surtout qu'il ne regardait JAMAIS où il allait et, en occurrence, cette fois il se dirigeait droit vers une loutre bleue un peu perdue.

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Jeu 13 Juil 2017, 21:45

Certaines personnes n’auraient probablement pas apprécié qu’on ne réponde pas à leur question. Mais Syndrell n’était pas tout à fait comme les autres. Outre son apparence atypique, elle savait écouter, et c’était là que naissait la différence : là où d’autres auraient entendu une autre réponse, totalement hors de propos et absolument pas prévue, la jeune femme, elle, comprit exactement où l’emmenait Syles.

C’était un nouveau pont jeté entre leurs deux mondes. Marchombre, elle avait oublié un instant que les mots ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être et que, derrière « conseil » se cachait une vérité bien plus profonde qu’une coalition entre « dirigeants ». C’était ce qu’il avait tenté de lui expliquer avec ses termes à lui. Lui, l’Envoleur… qui cachait un Frontalier.

Une belle leçon de vie qu’il venait de lui enseigner en ne répondant pas directement à sa question ! Beaucoup de gens seraient passés à côté de cette chance, mais Syndrell se contenta de sourire, et de hocher la tête : oui, apaiser les esprits avec harmonie, c’était dans ses cordes ! Elle ouvrit la bouche pour lui signifier sa pensée, fut coupée dans son élan par quelque chose qu’il lui lança sans prévenir.

C’était sans compter les réflexes aiguisés de la marchombre. Elle attrapa l’étui juste avant qu’il ne la heurte en plein front et, tandis qu’il esquissait un léger sourire, l’ouvrit avec curiosité. Un bandage ! Du même type que celui entourant la tête de Syles. Existait-il plus belle réponse à sa question ? Déjà le Frontalier se levait et s’éloignait d’un pas sûr mais tranquille. Mordant dans une mini viennoiserie pour la coincer entre ses dents, Syndrell s’empressa de le suivre.


- Porte le bandeau, la plage est en ligne droite au travers du marché.

Elle était déjà en train d’envelopper le haut de sa tête.

- Je veux que tu essaies de m’y rejoindre sans bousculer qui ou quoi que ce soit.

Quelques habiles mouvements de doigts, et le bandeau fut en place. Syndrell prit le temps de terminer son gâteau avant de prendre une grade inspiration. Elle fit un pas en avant et…

- Hé ho, vous pouvez pas faire attention, non ?! s’emporta le poissonnier pourtant tout aussi fautif.
- Pardon, désolée ! s’exclama la jeune femme en levant les mains et en reculant – un bête réflexe de voyant.

Son dos heurta une autre personne, qui s’emporta de la même façon. Visiblement, que ses yeux soient recouverts d’un bandeau ne sensibilisait personne ; cette prise de conscience lui tira une grimace dépitée. Il n’était pas facile, ce monde, pour les gens qui n’étaient pas « coulés dans le moule »… Mais, loin de se laisser abattre, Syndrell redressa les épaules.

Cette situation ne la démoralisait pas du tout. Au contraire, ça lui donnait envie de relever ce défi ! Elle savait que Syles était parvenu à traverser sans encombre. S’il était capable d’un tel exploit, elle aussi ! Déterminée, elle se mit en route. Prudemment d’abord, et cette fois-ci, elle s’ouvrit totalement à l’univers qui l’entourait.

Un univers de sons, tout d’abord. Il y avait plusieurs « lignes » de bruits qu’elle parvint à isoler : les conversations d’un côté, les mouvements de l’autre. Bruits de voix, bruits de pas. Elle ignora les premiers, peu intéressants et distrayant, pour se concentrer sur les seconds et les laisser… glisser. Voilà ! En s’effaçant souplement sur la gauche, elle évita un premier passant qui ne fit que la frôler. Mais son geste la déporta vers un enfant accompagné d’un chien. Elle pivota et contourna le petit bout, qui éclata de rire quand elle lui chatouilla le bout du nez au passage, et reprit sa marche.

Ce n’était pas facile du tout mais elle avait compris l’astuce. Et puis, après l’ouïe, son odorat prit le relais : il détecta une soudaine odeur de poisson qui lui fit décrire un petit détour – et lui évita une belle collision avec un étalage de la pêche du jour. Elle faillit s’étaler de tout son long en s’emmêlant les pieds dans un cordage, mais évita un ouvrier qui trimballait une échelle en se baissant à la dernière seconde.

Elle accéléra son allure. C’était grisant ! Privée de la vue, elle avait l’impression qu’un nouveau monde s’ouvrait à elle, plus grand et plus précis que si elle avait les yeux ouverts ! Tout sourire, elle s’éloigna de l’agitation du marché et se fraya un chemin jusqu’à la plage, guidée par le murmure des vagues et le souffle du vent qui la poussait en avant.

- Syles ? appela-t-elle, les bras tendus devant elle comme si elle était somnambule.

Ses doigts happèrent un bout de tunique familière.


- C’était génial ! Apprends-moi encore quelque chose. Apprends-moi à me battre !

Elle rit, redevenant un bref instant l’apprentie marchombre qui suppliait Miss de lui enseigner une nouvelle parade.

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Ven 14 Juil 2017, 05:57

Enfin, se dit Syles.

Elle faisait enfin de vrais progrès, ça lui avait pris un moment, principalement à comprendre qu'elle avait plus de sens que simplement sa vue pour lui décrire le monde.

Syles suivit d'abord le progrès de la jeune femme à coups de cris et d'injures... Puis à coups de pas gagnant en confiance, de légers ''Hep oh!'' plus agacés que dérangés et, enfin, en course.

Qui s'arrêta pour jouer à la loutre zombie jusqu'à ce qu'il tende le bras et qu'elle happe sa manche du bout des doigts.

Et elle lui demanda d'apprendre à se battre.


Plus facile à dire...

Le frontalier fit tourner une balle, qu'il avait acheter au passage en prévoyant la demande, autour de la tête de la marchombre, la voyant lever les bras avec une seconde d'hésitation et sans grande précision pour ensuite la lui lancer sur l'épaule, la balle rebondit et lui revint dans les mains avant la fin de sa phrase.

...Qu'à faire.

Oublie tes réflexes, oublie tes yeux.

Oublie tout ce que tu crois savoir, Syndrell, ne laisse place qu'à une certitude... Tu ne vois rien. Tu ne peux donc RIEN prévoir.

Sois prête. À tout.


Puis il lui lança une balle sur l'épaule...

...Pendant qu'une autre se dirigeait droit vers son front.

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Sam 15 Juil 2017, 22:05

Syndrell était une Marchombre.

Elle foulait la voie depuis quelques années déjà ; son corps mince, musclé, délié portait les marques d’un entraînement quotidien qui, loin de s’imposer en tant que limites, lui ouvrait des portes incroyables. Ses réflexes étaient aiguisés à la perfection, ses perceptions développées ; si on lui mettait un arc entre les mains, elle plantait une flèche à cent pas. Si c’était une dague, elle se permettait même de jongler avec et de la lancer en l’air pour effectuer une roulade avant de la lancer… et de faire mouche. Elle savait se battre, elle savait se défendre. Se fondre dans la nuit comme dans la foule. Tutoyer les étoiles et danser avec le vent.

« Oublie tes réflexes, oublie tes yeux. »

Parfois, pour apprendre un concept neuf, il fallait vider à moitié son « verre des connaissances », et le compléter avec de nouveaux acquis.

« Oublie tout ce que tu crois savoir, Syndrell… »

Parfois, il fallait vider le verre complètement.
Et tout recommencer depuis le début.
Tout simplement.




*



- Encore !

Syndrell fléchit légèrement les genoux et écarta les doigts. Elle tendit l’oreille, s’ouvrit à ce monde qu’elle était en train de découvrir, isola les bruits secondaires – le déferlement des vagues, les rires des enfants qui jouaient sur la plage, les aboiements d’un chien, le criaillement des mouettes – pour ne plus se concentrer que sur ceux qui l’intéressaient vraiment.

Elle perçut ainsi le moment où la première balle quitta la main de Syles. L’éviter était facile, mais la rattraper l’était plus encore, puisque cela nécessitait que ses réflexes soient encore plus vifs que d’ordinaire, et surtout indépendants de sa vue. Il fallait… ressentir le projectile arriver. Le voir sans le voir. Un véritable défi que Syndrell réussit en attrapant la balle entre ses doigts.

A partir de là, ça commençait déjà à se corser. Une deuxième balle fusait déjà vers elle. Où ? *La hanche*. Elle pivota légèrement et sa main libre attrapa la balle une fraction de seconde avant qu’elle fasse mouche. Voilà seulement dix minutes qu’elle était capable d’intercepter la deuxième balle.
La troisième filait vers son visage.

Alors, Syndrell réagit à l’instinct. C’était une façon de vider son verre, d’oublier ce qu’elle avait déjà appris pour apprendre. Quelque part sur la plage, une femme rit, d’un rire qui ressemblait un peu à celui de Miss. La marchombre détendit son bras. Elle lâcha la balle et, dans son élan, attrapa celle qui arrivait à toute vitesse.

Il y eut un léger « poc », devant elle. La tentation de soulever son bandeau pour vérifier était grande, mais Syndrell se contenta de sourire.


- Alors, chef ? C’est quoi, la prochaine leçon ?

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Dim 16 Juil 2017, 00:41

La plus salissante de toutes...

Le garçon laissa coulé une poignée de secondes pour le suspens.

... Manger!

“There are poisons that blind you, and poisons that open your eyes.”
― August Strindberg

Ne pas rire était chose particulièrement difficile. Parce qu'il savait pertinemment que Syndrell venait de se foutre le nez droit dans sa cuillère de purée de pommes de terres.

Le plus difficile exercice, ce qui semblait échappé aux gens, était l'un des plus simples : enligné sa nourriture avec sa bouche sans voir.

Le frontalier devait s'avouer à lui même qu'il trouvait ça plutôt drôle. Surtout que Syndrell avait d'abord parut certaine qu'elle n'avait pas besoin d'entrainement pour y arriver, une seconde avant de réaliser qu'elle ne connaissait rien à la vie aveugle.

Exercice anodin qui camouflait une vraie leçon... De précision.


"I'm the most intelligent, capable person on the planet.
I'm not playing God.
All this time...
I've been playing human.

I've been doing this for you. For all of you. I have wasted so much time. So much energy. To look like you--to sound like you--so that you specks feel comfortable around me.

I've been holding back, but not any more.
I've Changed.

It's like I was blind and now I can see...

...Only I'm not an ungrateful shit about it."

- Tony Stark

L'eau dansait doucement sur la plage, la lune éclairait la scène d'un éclat argenté que la marchombre et l'envoleur auraient appréciés s'ils n'étaient pas aveugles au monde, en ce moment précis.

S'ils n'avaient pas soudain bouger en même temps, à une vitesse folle.

S'ils ne se battaient pas, sans voir, parant coup après coup, esquivant, mettant en pratique leurs exercices de la journée.

Il avait combattu Kaünis, un peu, les yeux bandés. Oh il n'avait pas gagné, mais il tenait de plus en plus longtemps. Et en ce moment précis, il se rendit compte d'une chose...

...Il réussissais à tenir tête à une maître marchombre.

Certes, elle n'était pas aussi habituée que lui et c'était, pour elle, une première, mais cela voulait néanmoins dire beaucoup : il remontait enfin la pente...

...Bientôt, se dit-il.

Bientôt, il pourrait de nouveau faire face aux bandes d'assassins qui tenteraient de le retrouver sans avoir à se cacher.

C'est avec cette pensée qu'il attrapa le poing que Syndrell lançait vers son ventre et en envoya un vers son visage...

...Qui fut stopper net par une paume ouverte.

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Dim 16 Juil 2017, 17:49

Syles avait eu raison sur deux points.
C’était difficile… et salissant.
Très salissant !

Au début pourtant, Syndrell avait éclaté de rire. Manger ? Les yeux bandés ? Bah, ça devait être amusant ! Et bien oui, ça l’était réellement sauf que… dès la première tentative, la marchombre avait compris son erreur. C’était pire que difficile, cette affaire. Bien pire !!!

Cela ne l’empêcha pas de s’obstiner pour autant. Consciente de toute l’attention que Syles lui portait – et surtout de l’amusement qu’elle lui causait – la jeune femme cramponnait vaillamment sa cuillère et s’appliquait à bien viser. Comment un tel exploit pouvait-il s’avérer aussi compliqué ? L’exercice des balles était un jeu d’enfant, à côté !

En réalité, il fallait de l’entraînement et de la concentration pour réussir ; deux éléments qui manquaient à la marchombre, toutefois elle ne renonça pas, bien sûr. Elle avait trop faim pour ça ! Mais cette fois, son nez plongea dans la cuillère. *Ohlala*, eut-elle le temps de penser, juste avant…

… d’éternuer.




*



Pendant sa formation, Miss avait initié Syndrell à la langue des Petits. Comme toutes les langues, celle-ci contenait son lot de règles, de particularités et d’exceptions ; mémoriser était long et fastidieux, mais en pratiquant, Syndrell avait compris plus vite et bien mieux toutes les subtilités de ce langage.

Avec le bandeau sur les yeux, c’était pareil. Voilà plusieurs heures qu’elle le portait et, si cette nouvelle façon de vivre l’épuisait en sollicitant tous ses autres sens de manière plus poussée, elle sentait qu’elle commençait à s’y accoutumer. Elle commençait à prendre quelques réflexes, et à abandonner ceux d’un voyant. A ce train-là, manger en aveugle ne resterait pas un échec très longtemps.

C’est pourtant en affrontant Syles que Syndrell se sentit véritablement à son aise. Il avait eu raison d’y aller par étapes, depuis la gestion de l’espace jusqu’à celle de ses mouvements les plus anodins ; à présent qu’elle se battait contre lui, ses perceptions étaient tout à fait différentes et lui permettaient de mieux… voir. Aussi improbable que cela puisse être, elle voyait !

Elle voyait le sable sous ses pieds, les grains qui dansaient lorsqu’ils se déplaçaient vivement et silencieusement. Elle voyait les vagues, juste à côté d’eux, et les rochers, un peu plus loin, qui se découpaient dans la lumière de la lune. Elle voyait la nuit étoilée, les lumières du village côtier, la courbe des dunes broussailleuses.

Elle voyait Syles.

Il était aussi rapide que dans son souvenir, et tout aussi fort : la moindre de ses parades obligeait à la jeune femme à se dépasser pour parvenir à lui tenir tête. Et elle y parvenait. Ils s’affrontaient à mains nues mais leur corps constituait une arme bien plus dangereuse que n’importe laquelle de leurs lames. C’étaient des combattants aguerris, de fins duellistes qui avaient traversé des épreuves assez rudes pour mettre toute leur âme dans un combat.
Qu’il soit amical ou pas.

En l’occurrence, Syndrell s’imposait non plus en tant qu’apprentie mais en tant que maître. Elle avait appris énormément en une seule journée, ses gestes sûrs et précis pouvaient en témoigner, ainsi que les quelques fois où ses frappes touchèrent Syles. Mais lui, il la dominait clairement. Elle sentait qu’il ne donnait pas tout, non pas par peur de lui faire mal – ils étaient bien au-delà de tout ça – mais parce qu’il était le premier surpris d’être aussi doué.

Alors, quand il bloqua son poing, elle fit de même avec le sien et en profita pour s’immobiliser. Ils avaient tous les deux les mains prises, à présent, et ils étaient si proches l’un de l’autre que leur souffle effréné se mélangeait.


- N’aie pas peur d’avoir peur, chuchota-t-elle, ses lèvres à quelques millimètres de son oreille. C’est en luttant contre elle que tu fais des cauchemars. Laisse-le te rendre plus fort que tu l’es déjà, Syles. Laisse-toi aller.

Elle tourna légèrement la tête, et sa barbe lui chatouilla la joue, puis elle dégagea ses mains et posa ses paumes sur ses tempes. Attira son front jusqu’à ce qu’il touche le sien. Il restait très calme, et elle aussi. Mais, comme il avait les yeux bandés, il ne vit pas le sourire qui se dessina sur les lèvres de la marchombre.

L’instant d’après, son pied balayait le sien à la hauteur de la cheville, et il s’écroulait sur le sable humide. Elle accompagna son mouvement pour se retrouver à califourchon sur lui, laissa échapper un rire et se pencha en avant.


- Tu vois, tu fais ça très bien !

Elle l’embrassa directement sur son bandeau, au niveau du front, et se releva pour échapper à son étreinte avant qu’il ne renverse la situation.

Il en était tellement capable !




*



La nuit s’étirait. En l’absence de nuages, la lune éclairait la plage avec ardeur, donnant l’impression qu’il faisait presque jour. Assis dans le sable, à quelques pas de l’eau qui allait et venait, les deux jeunes gens se reposaient tranquillement.

Syndrell avait ôté son bandeau. Il lui avait fallu quelques minutes pour s’habituer à voir de nouveau avec ses yeux, et il lui semblait à présent que le monde était moins… palpitant. Mais ce qu’elle avait appris, elle ne pourrait jamais l’oublier. C’était le principal.


- Tu fais un très bon guide, tu sais ?

Elle se demanda s’il avait des apprentis, si c’était un projet qu’il nourrissait ou bien s’il s’en moquait éperdument. Syles était bien du genre à ne pas s’embarrasser de ce genre de situation ! Elle, en revanche, attendait avec une impatience grandissante ses prochaines retrouvailles avec Darwen. Son élève lui manquait affreusement.

C’est en songeant à lui que la véritable raison de sa présence sur cette plage se rappela à sa mémoire. Elle regarda l’Océan paré des mille reflets de la lune, inquiète ; si ce que Syles lui avait rapporté était vrai, alors Darwen courait un grand danger. Ainsi qu’Erwan, Ylléna, Rilend et tous les autres métamorphes de ce monde.


- Tu crois qu’on peut y arriver ? murmura-t-elle au bout d’un moment. A les empêcher de faire du mal pour de bon ?

Inutile de préciser de qui elle parlait, Syles comprenait.
Le cœur de Syndrell se serra douloureusement.

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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Dim 30 Juil 2017, 03:57

Non.

Simple, franc.

...Pas ce qu'il aurait dut répondre.


Même si on les stoppent, ils auront déjà fait plus de mal que ce qui est moyennement acceptable. Et puis tu sais, sur les neuf, au moins trois ne sont que des richissimes investisseurs dont je vais m'occuper bien avant qu'on ne se revoient.

Donc non, on ne peux pas les empêcher de faire du mal...

...Mais je ne pourrais pas me regarder dans le miroir si je n'essayais pas, et toi?


Simple, franc.

...Réaliste.

Vrai.


The sun is setting,
Darkness taking over.
A date with chaos,
And you're dressed to the nines...

Salt of the earth,
Salting your own fields,
Road to destruction that is true and tried.

You walk the path laid before you,
The call of reason,
You refuse to abide.

Necessity is an inventive mother,
Promising sanctum that She cannot provide.
She is the hand that rocks the cradle,
The wind that breaks the bough and leaves you to die...

And there She leaves you to die,
And there She leaves you to die..!

You'll find slumber when the world comes tumbling down,
Sweet dreams, baby...

...Sleep tight!

Ils avaient commencer chacun de leur côté, l'une pratiquant la gestuelle marchombre, l'autre pratiquant celle envoleuse.

S'étaient rejoints sans s'en rendre comptes au milieux.

Ainsi, dans la lumière de la lune, au plus noir de la nuit, ils pratiquaient une gestuelle entre deux mondes, les yeux bandés.

Puis quelqu'un s’immisça dans leur ensemble, quelqu'un de vif, d'incroyablement dangereux, dont les intentions n'étaient pas clairs malgré son attaque.

Danse devint défense.

Défense devint offensive.

L'homme mystère fut d'abord surprit de cette attaque en tandem.

Comme ce garçon pouvait-il être si précis en se battant aux côtés d'une femme qui faisait partie d'un groupe dont l'un des buts étaient de tuer ceux comme lui..?

Il comprit enfin, le frontalier lui faisait confiance.

L'homme sourit...

...Puis recula malgré lui.


I took a walk around the world,
To Ease my troubled mind.
I left my body lying somewhere,
In the sands of time.

I watched the world float to the dark,
Side of the moon.
I feel there is nothing I can do,
I watched the world float,
To the Dark side of the moon.

After all I knew,
It had to be something to do with you.

I really don't mind what happens now and then,
As long as you'll be my friend at the end...

Syles prit appui sur les mains qu'il savait être la sans voir, sentit la jeune femme les lever de toute ses forces pour rajouter de la puissance à son saut, tournoya dans les airs en donnant un coup de pied droit dans la mâchoire de leur assaillants, prit appui sur les épaules de celui-ci pour faire une pirouette arrière en lui donnant un nouveau coup, sous le menton cette fois, puis en tombant sur ses pieds, frappant du poing dans le ventre de l'homme et le repoussant des paumes.

Puis il se jeta à genoux, les mains sur le sol comme s'il se prosternait, à la grande surprise de son attaquant...

...Qui comprit une seconde trop tard en voyant un éclat bleu prendre appui sur le dos de l'envoleur et s'élancer dans les airs dans une pirouette impressionnante qui se termina en coup de pied fouetté qui était plus dangereux qu'une lame...

...Parfaitement ajusté sur sa nuque.

L'homme se dit qu'il avait assez testé les jeunes gens, surtout qu'il avait vraiment mal de ce ''Test'', et se mit en mouvement.

En une seconde sa main attrapa la jambe avant qu'elle ne fasse mouche, y déchargea un choque qui empêcha sa propriétaire de réagir, puis la lança vers son fils dans un tour sur lui même, utilisant un entrainement long et ardu pour utiliser le peu d'accès qu'il avait à l'imagination pour concentré l'humidité de l'air dans une ligne droite vers eux.

Une décharge, petit éclair visible, mais pas très dangereux, quitta ses doigts et frappa les jeunes gens, leur coupant le souffle.

Pourtant, malgré leur corps qui devait souffrir le martyre, ils se relevèrent en grognant légèrement, avec une agilité déconcertante.

La voix de l'homme claqua, ferme, arrêtant les poings et les pieds dans leurs élans.


ASSEZ!

It was February 14 Valentine's Day,
The roses came but they took you away,
Tattooed on my arm is a charm to disarm all the harm,
Gotta keep myself calm but the truth is you're gone...

Rybris se frotta les deux côtés de la mâchoire... Que la femme aux cheveux bleus n'arrête pas son coup de pied, d'accord, elle ne le connaissait pas, mais son propre fils lui avait fichu un poing ET un pied après l'avoir entendu et ce AVANT de dire à son amie d'arrêter tel que demandé...

Bon sang tu aurais put y aller un peu moins fort...

Pas question.

Syndrell, je te présente mon abrutit de père.
Biologique, pas celui dont je t'ais parlée, l'autre est mort.


Rybris leva les yeux, la jeune femme retiré son bandeau...

...Et fut happé par le regard de la femme encore plus que par son coup de pied, quelque instants plus tôt.

Le regard doré, les cheveux qui, dans cette noirceur, semblaient à peine plus clairs que ceux de Syles, avec des petits reflets bleus taquins dedans...

...Pendant une folle seconde, quand elle sourit pour se présenter, il crut que Rina Agarest était revenue des morts et se tenait devant lui.

Il repoussa une folle seconde de culpabilité et attrapa cette main tendue pour se présenter lui même.


Rybris Torasil... Ex envoleur, Ex apprenti Mentaï, bref, ne nous attardons pas sur ce qui aurait put être... Je ne suis qu'un voyageur.

Très jolis cheveux.


Il avait eu l'intention de rappeler à son fils qu'il était imprudent, dans sont état du moment, de rester longtemps non loin d'une marchombre...

... Avait eu.


* Bon sang, Rina, si tu pouvait voir comme il as grandit...

...Et toi, Lyrek, si tu avais seulement sut te tenir loin de l'Alcool et de la mélancolie... *

And I'll never get to show you these songs...

Dad you should see the tours that I'm on
I see you standing there next to Mom,
Both singing along, yeah arm in arm...

L'homme prit un moment pour écouté la présentation pleine d'énergie de la jeune femme, même s'il devinait que la révélation de son passé la rendait légèrement méfiante...

Puis regarda son fils une seconde.

Il avait presque l'air d'un vrai Agarest, avec ses vêtements ancré dans l'usage pratique, mais avec un style bien particulier et bien à eux...

Presque.

Il s'approcha du garçon qui sembla se tendre légèrement un instant.

Puis lui passa au cou un collier, une croix stylisée sur laquelle une figure de faucon était perchée.

Et lui passa sur le dos une cape de voyage, sans lui demander son avis, la verrouillant en place avec une broche de fer ouvragée, elle, avec un symbole représentant vaguement un voyageur qui tenait deux lames, avec des ailes dans le dos.

Le collier du chef de famille des Agarest, Rina.

La cape du chef de famille des Erazhan, Lyrek.

La broche du chef de famille des Torasil, Rybris.

Un héritier qui les méritaient, qui devenait un homme, Syles.

...Et se recula.

Syles, lui, reconnu la forme du collier et fut content de le retrouver... Puis reconnu la chaleur de la cape, celle de son père adoptif.

À l'époque, il aurait été insulter d'un tel cadeau, mais...

...Mais maintenant, il se rappelait de toutes les années où cet homme brisé qui aimait une femme qui serait toujours hors de sa portée avait aimé et protégé le fils d'un autre...

...De toutes les fois où une blessure ou une tristesse avait été couverte par cette même cape autour de ses jeunes épaules.

Et, malgré lui, le jeune homme sourit tendrement.

Il observerait la broche plus tard, se dit-il, même s'il devinait sa provenance et tout ce qu'elle voulait dire.


And there are days when I'm losing my faith,
Because the man wasn't good he was great.
He'd say "Music was the home for your pain"
And explained I was young, he would say :

''Take that rage, put it on a page,
Take that page to the stage,
Blow the roof off the place..!''

Le garçon sentit une brise, douce, contre sa joue, et leva la tête.

Malgré son bandage, il regardait dans la même direction que Rybris et Syndrell.

Et il avait l'impression de voir aussi bien qu'eux.

Rybris écarquilla les yeux puis sourit malgré lui.

Syles, lui, laissa couler quelques larmes qui mouillèrent son bandeau.

Il savait que c'était impossible, mais il était certain d'avoir sentit, d'avoir VU, ses parents, sa mère et son père adoptif, l'observer d'un peux plus loin sur la plage.

Et même si tout disait que c'était impossible, il espérait vraiment qu'ils puissent le voir, de où qu'ils soient...

...Et il se demanda une folle seconde s'ils seraient fier, avant qu'un vent doux ne se lève et lui ébouriffe les cheveux.

I'm trying to make you proud,
Do everything you did,
I hope you're up there with God saying "That's my kid!"...

Il éclata d'un rire léger.

Rybris rejoint son fils dans son éclat, puis la jeune femme les rejoints.

Quand l’aîné baissa les yeux de nouveau, cette folle illusion de Rina et Lyrek les regardants était partie.

...Ils auraient été si fiers...


...I still look for your face in the crowd,

Oh, if you could see me now...

Would you stand in disgrace or take a bow..?

Oh, if you could see me now...

If you could see me now would you recognize me?
Would you pat me on the back or would you criticize me?

Would you follow every line on my tear-stained face,
Put your hand on my heart that was cold,
As the day you were taken away..?

I know it's been a while but I can see you clear as day,
Right now, I wish I could hear you say :

''I drink too much, and I smoke too much dutch,
But if you can't see me now that shit's a must..!''

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

Corrupting all.
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MessageSujet: Re: Donde esta la biblioteca? [Syndrell]   Dim 30 Juil 2017, 12:05

[Gniiih, je ne fais rien avancer du tout ! Mais il fallait que je réponde ce matin ! xD]





- Non, répondit Syles avec une franchise qui ébranla Syndrell.

Mais il avait raison. Combien d’innocents avaient perdu la vie depuis le début de cette sombre histoire ? Les visages de Kunst, Ma, Jadriane, Armorin et Cal dansèrent dans l’esprit de la jeune femme, qui dut faire un certain effort pour avaler la boule en train de se former dans sa gorge. Que pouvaient un envoleur et une marchombre face à de tels barbares ? Neuf chefs…

- … tu sais, sur les neuf, au moins trois ne sont que des richissimes investisseurs dont je vais m’occuper bien avant qu’on ne se revoit.

Toujours cette même franchise, doublée d’une certitude qui fascina Syndrell ; elle tourna la tête et regarda son ami. Il se rendait volontairement aveugle pour mieux voir que nul autre. Existait-il seulement deux hommes comme lui sur cette terre ?

- Donc non, on ne peut pas les empêcher de faire du mal… Mais je ne pourrais pas me regarder dans le miroir si je n’essayais pas, et toi ?
- Moi non plus,
affirma-t-elle en réalisant que sa réponse possédait la même force que les mots de Syles.

Ils se turent, laissant un souffle de vent sceller leur promesse. Ils donneraient tout pour cette cause perdue…

... ou ils mourraient en essayant.




*



Syndrell fronça légèrement les sourcils. Depuis quelques secondes, elle avait l’impression qu’une… dissonance… s’était incrustée dans l’harmonie étrange de leur danse. Gestuelles opposées qui, en l’espace d’une nuit, s’étaient mieux accordées que si elles avaient été créées ensemble ; ils ne s’étaient pourtant pas concertés, n’avaient échangé aucune parole, mais le bon sens avait fait son œuvre…

Elle ne « voyait » pas Syles. Un peu avant de se plonger dans la gestuelle marchombre, Syndrell avait choisi de renouer son bandeau, histoire de ponctuer cette incroyable journée par une note tout aussi fabuleuse. Au bout de quelques minutes, elle avait senti comme une onde près d’elle, un… souffle tiède, léger, porteur de vibrations qu’elle appréciait lorsqu’elle effectuait cet exercice auprès de Narek, d’Eole et de Darwen. Elle avait compris mais n’avait rien dit.

Simplement souri.

La « dossonance » grandit. Soudain, Syndrell réalisa de quoi il s’agissait, et elle s’interrompit un bref instant, un doigt posé sur son bandeau, prête à l’ôter pour ouvrir les yeux sur l’inconnu qui s’approchait d’eux. Au dernier moment, elle renonça pour calquer de nouveau ses mouvements sur ceux de Syles. Il n’avait marqué aucun temps de pause, lui. Pourtant, il était prêt.

Le « top » résonna dans son esprit comme si quelqu’un avait claqué dans ses mains : la marchombre s’élança en même temps que l’envoleur. Elle frappa la première. Une petite tape, paume vers l’avant, pour évaluer la carrure de leur adversaire ainsi que son niveau ; à la façon dont il dévia son poignet, elle comprit qu’il savait se battre. Plus encore : il savait à qui il avait à faire. Cela signifiait que, pour avoir une chance de réussir, Syndrell et Syles devaient unir leurs forces.

Un jeu d’enfant !

La jeune femme pivota et posa un genou dans le sable, mains tendues devant elle. Syles utilisa cet appui pour voler dans les airs et asséner une série de coups puissant à l’homme – c’était un homme, elle le devinait à son souffle caverneux et aux grognements qu’il poussait de temps en temps. Syndrell se redressa au moment où Syles se laissait tomber dans le sable. Elle posa les mains sur ses épaules et exécuta une pirouette agile qui la fit passer par-dessus son ami, les pieds en avant.

Leur adversaire commença à reculer. Il répondait difficilement aux attaques conjuguées de deux « aveugles » qui évoluaient comme une seule personne ; en temps normal, un combattant aguerri aurait pu lire dans les regards échangés entre eux, mais le bandeau rendait la chose impossible. Syndrell et Syles n’avaient aucun besoin de se concerter par le regard.

La marchombre bondit à nouveau, envoya son pied vers la mâchoire de l’homme… et poussa un cri de douleur quand il referma les doigts sur sa cheville. Il ne brisa pas l’os, bien que sa poigne témoignait de la possibilité d’une telle chose, mais ce fut presque pire : Syndrell sentit une décharge remonter le long de sa jambe et secouer sa colonne vertébrale. Elle tomba, roula dans le sable et se redressa en même temps que Syles, sonnée et vaguement nauséeuse.

Ce n’était pas une attaque ordinaire ! Son souffle se bloqua dans sa poitrine. Un Mentaï ? Un Faucheur, envoyé par l’un des chefs de l’organisation qui traquait les métamorphes ? Au moment où Syndrell allait interpeler Syles d’une voix angoissée, celle de l’homme claqua soudain, aussi sèche qu’un fouet :


- ASSEZ !

Syndrell sursauta, sidérée ; ce timbre de voix ressemblait à celui du père de Tsukia…

- Bon sang, tu aurais pu y aller un peu moins fort…
- Pas question,
répliqua Syles.

Il n’avait pas l’air d’être inquiet, aussi Syndrell décida-t-elle de soulever son bandeau pour découvrir leur interlocuteur. Quand elle le vit, ses yeux dorés s’agrandirent de surprise.

- Syndrell, je te présente mon abruti de père.




*



L’aube teintait l’horizon d’un rouge sang éclatant quand le rire léger de Syles se mêla au chant des vagues sur la plage. Syndrell tourna la tête vers lui. Son cœur se serra quand elle vit les sillons de larmes sur ses joues, mais il riait de bon cœur, comme si le vent qui s’était levé avait soufflé les dernières notes salées de la mélancolie ; à son cou brillait le médaillon que Rybris, son père, lui avait remis. La cape claquait, agitée par la brise matinale, et la broche qui la fermait scintillait au moins aussi fort que le médaillon, comme pour rappeler son importance égale.

Syndrell ne connaissait pas l’histoire des symboles qui étaient gravés dessus, mais elle comprenait qu’il s’agissait d’objets importants. Elle comprit aussi que Rybris, pour étrange – et probablement dangereux – qu’il était, avait fait un sacré bout de chemin pour venir jusqu’ici. En le regardant, elle avait l’impression de voir Syles plus vieux de quelques années. C’était très étonnant.

Plus que de rire en chœur avec eux ?

Elle se moquait bien des conventions d’usage, en fait. Marchombre jusqu’au bout des ongles, Syndrell savait que, seule, elle n’avait aucune chance de combattre les ennemis des métamorphes. Refusant d’abandonner Darwen, Erwan et Yll à leur sort, elle était prête à tout pour réussir cette dangereuse entreprise.

Y compris s’acoquiner avec les plus grands bandits de l’empire ! Car Rybris, sous ses airs de parfait innocent, avait tout d’un pirate…

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 20/10 au 03/11]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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