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Le Pacte VS L'Ordre
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En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]   Ven 15 Sep 2017, 04:00

HRP:
 

Far from her lands,
As she made her stand,
She stood strong,
And the legend still lives on...

J'inspire profondément, lançant l'épée dans les airs pour la rattraper dans une garde inversée...

...L'homme devant moi s'élance, lame au clair, et tente un coup d'estoc que j'évite assez facilement, comparer à Gil ce mec est un escargot, d'un pas de côté.

Mon arme caresse son dos, le tabard que je porte, pas bien plus qu'un simple surcot, claque dans le vent sous la vitesse de mon attaque.

L'homme tombe dans un cris, tâchant d'une éclaboussure rouge le blanc immaculé du vêtement.

J'observe la véritable horde, devant moi.

Ils ont permit le petit duel pour s'amuser, pensant que leur connard me tuerais rapidement. J'inspire pour reprendre mon souffle, la trentaine d'hommes tires tous leur arme en me fixant.

Je me retourne avec un sourire un peu étrange sur les lèvres et sourit à mes compagnons.


Alors, on en prends dix chaque..?

When freedom burns,
The final solution...

Dreams fade away and all hope turns to dust.

When millions burn,
The curtain has fallen...

...Lost to the world as they perish in flames...

J'étire mes bras au ciel, quelle jolie journée, sérieux!

Le petit village que j'ai aperçu la veille commence à s'éveiller, je vois de l'agitation, au début je crois qu'ils se préparent à voir ce que je veux... Puis j’aperçois deux personnes, à cheval, qui semblent être arrivés de deux directions différentes... Et sembles se disputer un peu avec les gardes.

Mal choisit mon moment, me dis-je en m'approchant..?


Oui nous avons une auberge, ça ne veux pas dire qu'elle est ouverte! Dégagez! On ne vous laisseras pas si facilement nous dépouiller..!

Bah alors les potes, y'as un problème?

Et voilà que je me retrouve avec des lances de fortunes pointés vers moi... Et les deux voyageurs qui me regardent avec un regard désolé qui me fais comprendre que j'avais bien vu...

...C'était un mauvais moment..!


Petits Schtroumpfs je voudrais schtroumpfer!
Ohé les Schtroumpfs, il voudrait Schtroumpfer!

Schtroumpfer ?
Moi je n'aime pas schtroumpfer...

Pour schtroumpfer, il vous faut un schtroumpf...
C'est ça un schtroumpf, il me faut un schtroumpf!
Un schtroumpf !
Moi je n'aime pas les schtroumpfs!

Voici votre schtroumpf!
Comment ça mon schtroumpf ?
Ah oui c'est le schtroumpf que vous avez demandé!
Ce n'est pas un schtroumpf..!
Ah mais si, un schtroumpf, un schtroumpf schtroumpf schtroumpf quand on veut schtroumpfer!
Mais non...

Et voilà que je me retrouve à regarder les deux autres... Une nuit à l'auberge en échange de se débarrasser des brigands qui font la vie dure à ce village c'est cher payé... Mais j'ai plus de nourriture alors..!

Moi c'est Tsukia, vous avez une idée de comment on va faire? Selon l'autre plouc il y as une trentaine de brigands... C'est un peu juste non..?

... Et puis j'ai soif, vous auriez pas un verre d'eau? Ou du vin, de l'extrait de cactus, un schtroumpf, à ce stade si ça ce boit...


Parce que je préférerais sauvé mon saké, quand même..!

Écoutez, je voudrais schtroumpfer,
Un schtroumpf de schtroumpf, c'est pas compliqué..!

Schtroumpfer ?
Un schtroumpf ?
De schtroumpf ?
Moi je n'aime pas les schtroumpf..!

Bon ben voilà, je me retrouve à faire un duel à la con contre un imbécile de cette bande parce qu'ils nous on vu approchés... En même temps comment diable est-ce qu'on est supposés se camouflés sur un plateau, en plein jour!?

Et ils nous on proposés un duel, avec moi, parce que j'ai pas l'air forte je suppose... Leur épée est même pas fichue d'être droite, me dis-je en la ramassant, je vois la femme, Lou qu'elle dit, qui semble un peu inquiète... Alors je lui léchouille le nez au passage!

Elle as l'ai surprise et me fixe une seconde, tout comme le mec.


Pour la chance!

Quel nom ridicule, pour une bande de bandits, quand même... ''Face pâle'' ouais... C'est n'importe quoi! Mais bon, je calme mes pensées...

...Puis j'inspire profondément, lançant l'épée dans les airs pour la rattraper dans une garde inversée...


This is what we feared,
The paleface are all demons,
The only thing they feel at all is greed!

Beneath that milky hide,
There's emptiness inside...

...I wonder if they even bleed!

They're savages!
Savages!

Barely even human!

Savages!
Savages!

Killers at the core!

They're different from us,
And they sure as hell can't be trusted!
We must sound the drums of war!

They're savages!
Savages!
First I'll deal with this one...

...Then we sound the drums of war!

Allez les mecs, abandonnés et laissez le village tranquille et on se barre..!

Tu va crever connasse, mais d'abord on va bien s'amuser avec toi et ta copine!

Petit, si tu nous rejoints tu pourrais participer..!


Je soupire en lâchant l'épée, ils sourient, Lou semble se demander ce que je fais, Darwen, le mec, aussi...

Je préfère vous prévenir, si vous n'abandonnez pas, je vais être pour vous comme une infection, une vraie plaie mortelle...

Ils éclatent de rire en continuant d'avancer.

Je soupire en tirant les dagues de papa Sangrelune.

Puisqu'ils ne veulent pas écouter Tsukia...

...Je vais négocier avec eux façon ailes de corbeau.


Since you refuse to free those people...

I send a pestilence and plague,
Into your house, into your bed,
Into your streams, into your streets,
Into your drink, into your bread!

Upon your cattle, on your sheep,
Upon your oxen in your field,
Into your dreams, into your sleep,
Until you break, until you yield!

I send the swarm, I send the horde
Thus saith the Lord!

Je saute pour éviter un coup qui m'aurait éventrer, prends appui sur les épaules d'un des hommes et fait une pirouette, lui tranchant la gorge au passage, puis de réceptionne après un coup de pied au torse d'un autre.

J'aperçois mes compagnons du coin de l'oeil, on dirais que Darwen est moins habitué à la baston que Lou, en tout cas...

...Moi avec ma chance, dernièrement, je ne fais presque que ça, me battre...

...Et j'avoue adorer ça.

Ça donnerais presque envie d'être l'élève de Gil juste pour se battre avec lui, me dis-je en évitant une lame que je retourne contre son propriétaire avec mes propres armes.

Le bandit cris, ma dague droite s'enfonce dans son torse, la gauche dans son dos, et je tourne autour de lui, le laissant tombé rais-de-mort.

Ils commences à tentés de s'éloigner, les choux, me dis-je en rangeant mes dagues, attrapant une épée...

Je m'apprête à la lancer pour être sûr qu'ils comprennent quand une main experte s'enroule autour de mon bras, me désarme, me fait tomber par terre et me maintient là...

Ah bah tient, c'est Lou...

...Ouais j'allais -encore- exagéré hein...

... Bon tu peux me lâcher.

Elle lâche pas.

Son nez est assez près.

LÉCHOUIIIIIILLE! SLURP SLURP SLURP!

Elle se débat pour échapper à ma langue en riant une seconde, mais je continue... Alors tu va répondre comment, ma grande?!


Beware, beware, be skeptical,
Of their smiles, their smiles of plated gold.

Deceit so natural...

...But a wolf in sheep's clothing is more than a warning..!

__________________________________________



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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]   Lun 18 Sep 2017, 00:07

[Bon, Darwen, à toi de jouer ! J'ai supposé qu'il s'était présenté, mais tu me fais savoir si quelque chose te déplaît, ok ?]


- C’est bon, vous pouvez rouvrir les yeux.

Lou battit des paupières. Elle avait l’impression de s’éveiller d’un rêve ; pourtant, quand elle jeta un regard en direction de la pendule, elle réalisa que cinq minutes, seulement, s’étaient écoulées depuis l’instant où maître Cerfeu lui avait demandé de fermer les yeux. Celui-ci se leva et se mit à faire les cent pas dans le petit amphithéâtre où ils s’étaient installés. Constatant qu’il avait visiblement besoin de rassembler ses pensées, la marchombre en profita pour mieux s’installer sur la marche de bois et observer les détails de la pièce qui lui avaient échappé tout à l’heure.

C’était une salle de cours, immense et chargée, dont le sol en pente régulière menait au demi-cercle dans lequel elle se trouvait. Celui-ci était fermé par un large bureau recouvert de rouleaux de papiers, de plumes et de livres épais et poussiéreux. Il était placé devant un grand tableau noir et vierge. Du moins, jusqu’à ce qu’une craie invisible n’entame sa danse dans un crissement impatient, faisant sursauter Lou – mais pas maître Cerfeu ; c’était lui qui était à l’origine de ce petit tour de magie. Le dessinateur était plus jeune qu’elle l’avait imaginé. C’était Léandrine, l’analyste qui l’avait testée un peu après son arrivée en Gwendalavir, qui lui avait conseillé de le rencontrer.

La quarantaine à peine entamée, Lyo Cerfeu avait des cheveux bruns coupés court et des yeux fauve ; une barbe prenait naissance à la limite de ses tempes et se prolongeait jusqu’au menton, lui donnant un air patibulaire que la robe sombre dont il était affublé rendait plus évident. Du reste, c’était un homme efficace qui détestait perdre son temps : après avoir salué Lou, il l’avait fait asseoir sur la marche la plus proche de son bureau et immédiatement posé ses mains de chaque côté de sa tête en lui demandant de fermer les yeux. Elle n’avait pas eu le temps de se poser la moindre question et n’avait aucune idée de ce qui avait bien pu se passer pendant ces cinq dernières minutes.

- Vous pouvez dessiner un pas sur le côté ? demanda-t-il abruptement.
- Maintenant ?
- Oui.


Lou haussa un sourcil.

- Je ne sais pas comment faire. Quand ça se produit, ce n’est pas de mon fait…
- Pas de votre fait conscient,
corrigea le dessinateur tandis que, derrière lui, le tableau se couvrait de mots.

Elle se pencha pour tenter de lire, mais il se planta devant elle et tendit une main pour qu’elle se relève.

- Essayez quand même. Visualisez l’entrée de l’Académie. Vous voyez les grosses colonnes irisées ? Imaginez qu’elles sont autour de vous.

Lou se ploya à la demande, mais il ne se passa absolument rien. Maître Cerfeu caressa pensivement sa barbe, puis il se tourna vers le tableau.

- Je n’ai pas pu observer votre usage du don, par conséquent, dresser un bilan exhaustif m’est impossible. Je pense toutefois que vous ne dessinez pas à l’envie mais à l’instinct.
- Il n’y a pas forcément de nécessité de fuir quand je fais un pas sur le côté,
souligna la jeune femme en triturant machinalement son alliance.
- Non, parce que ce sont vos sentiments qui semblent dicter cette faculté. Je pense que votre humeur déclenche involontairement votre don.

Voilà qui était possible… et embêtant !

- Y a-t-il un moyen que j’apprenne à maîtriser mon don ?
- En suivant des cours ici, peut-être… mais rien n’est moins sûr : d’après Léandrine, votre test prouve que vous n’avez pas le don. C’est peut-être le cas. Votre faculté à faire le pas sur le côté pourrait-être seulement une grande sensibilité à tout ce qui vous entoure – y compris l’Imagination. Quand cette sensibilité entre en résonance avec le monde des Spires, vous dessinez.
- Donc, si je comprends bien, je n’ai aucun avenir dans le domaine du Dessin ?


Un sourire – le premier – se dessina sur les lèvres de maître Cerfeu.

- Considérant qu’il existe bien d’autres domaines aussi intéressants, ce n’est pas si grave.
- Certes. Mais mon problème reste entier : je risque toujours de me matérialiser au fond d’un lac ou bien dans le ventre d’un volcan en fusion.


Ou encore dans mon propre monde, songea Lou, mais cela, elle le garda pour elle.

- Si ma théorie est la bonne, il suffit de travailler sur votre… sensibilité. Vos sentiments sont la clé.
- Donc ?
- Donc, nous avons une piste à creuser. Essayez la méditation, la relaxation. Inscrivez la nature de vos rêves dans un carnet. Analysez les circonstances du pas sur le côté que vous venez de faire. Si nous parvenons à définir les conditions exactes de ce phénomène, nous aurons de quoi agir dessus.


Lou hocha la tête. Elle n’était pas convaincue à cent pour cent mais le dessinateur, en admettant son tâtonnement, la poussait à lui faire confiance ; elle décida qu’elle pouvait faire ce qu’il lui demandait. Ils se séparèrent après avoir convenu d’une nouvelle rencontre, trois mois plus tard… et Lou eut soudain l’énorme envie de quitter l’agitation de la capitale pour retrouver la tranquillité de Rougebois. Son « don » ne l’effrayait pas, bien qu’il la mette parfois dans une situation peu confortable, mais en venant ici elle avait eu peur. Peur que l’on trouve le moyen de la renvoyer d’où elle venait. Peur de devoir quitter ce monde auquel elle s’était faite. Alors forcément, le besoin de voir Will, le meilleur de ses amis, était grand. Vital, même. Sans tergiverser davantage, elle sella Lilune et se mit en route.


*


Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme c’est celui-là, qui conquit la toison
Et puis est retourné plein d’usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison ?

Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu’on bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux !
Plus que le marbre dur, me plaît l’ardoise fine
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre Latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine !

Mais…



- … quand reverrai-je, hélas, de mon petit village fumer la cheminée, et en quelle saisooooon ?

Marchant aux côtés de Lilune, qui s’était accordée à son pas sans nul besoin que sa cavalière la tienne par la bride, Lou chantonnait et sifflotait gaiment. Depuis qu’elle avait laissé derrière les hautes tours d’Al-Jeit, les averses s’étaient succédées, alternant avec quelques accalmies ensoleillées ; c’était justement le cas. La marchombre avançait sur un sentier peu fréquenté mais qu’elle connaissait bien, évitant les petites flaques pour sauter à pieds joints dans les plus grandes. Elle avait rabattu en arrière le capuchon de sa cape de voyage. Une fois n’est pas coutume : ses longs cheveux blonds étaient retenus en un chignon désordonné, le tout ceint par une tresse fine qui laissait s’échapper quelques mèches rebelles. Entre élégance et originalité, impossible de trancher…

Ses deux épées croisées dans son dos, elle cheminait tranquillement, perdue dans ses pensées et sa chanson, lorsque soudain elle réalisa qu’elle venait d’arriver dans un village. Ce fut si soudain qu’elle crut un bref instant avoir fait un pas sur le côté, mais non, c’était tout simplement sa distraction naturelle… Elle papillonna des yeux et regarda tout autour d’elle. Il y avait peu de vie dans ce village, mais personne dans les champs alentour… Intriguée, la marchombre déambula au hasard, Lilune toujours sur les talons, et s’approcha de ce qui semblait être l’auberge du coin. Fermée ? Les rideaux étaient tirés, la porte close… Lou leva les yeux, observa un instant l’enseigne qui se balançait au gré du vent… et décida de frapper sa chance. De tenter un coup sur la porte. Elle ne s’attendait pas du tout à ce que celle-ci s’ouvre à la volée sur un garde à l’air franchement pas commode. Lou haussa un sourcil. En revanche, elle ne recula pas, si bien que le garde lui rentra presque dedans.

- Salut ! Est-ce que…
- Oui nous avons une auberge, ça ne veut pas dire qu’elle ouverte !
- Heuuu, oui mais…
- Dégagez ! On ne vous laissera pas si facilement nous dépouiller… !


Lou ouvrit la bouche pour répliquer et remarqua, du coin de l’œil, une silhouette avancer sur sa droite. Elle ne vit pas arriver celle qui débarqua sur sa gauche.

- Bah alors les potes, y’a un problème ?

C’était une fille. Elle débarquait de nulle part, mais contrairement au jeune homme qui venait d’arriver sur sa droite, et qui se contentait surtout d’observer la scène avec intérêt, celle-ci semblait prête à… eh bien, prête. A tout casser comme à se fendre la poire, ou bien à faire le poirier. D’emblée, Lou perçut la nouvelle venue comme étant du genre à faire ce que nul autre ne pourrait envisager de faire. Pour commencer, haranguer un garde mal luné.

- Tout dépend de vous, rétorqua ce dernier en levant sa lance.Si vous déguerpissez rapidement, y’aura pas de problème.
- J’ai faim,
fit Lou, comme si ces trois mots pouvaient le faire changer d’avis.

Bien sûr, ce ne fut pas le cas.

Mais à force de parlementer avec le garde, Lou comprit que sa méfiance n’était pas uniquement due à sa mauvaise humeur : il se passait bel et bien quelque chose dans ce village. A trois (enfin, deux et demi parce que la dénommée Tsukia avait tendance à parler de choses et d’autres qui n’avaient pas toujours grand rapport avec le sujet actuel), ils parvinrent à tirer les vers du nez de ce rustre mal léché. Il était question d’une bande de malfrats qui, sous le nom un peu ridicule de « Face pâle », sévissait dans la région ; quand Lou proposa innocemment d’aller leur « parler » un peu, le garde eut enfin l’air intéressé.

- Ah, ça peut se faire, oui. Mais je vous préviens, ce ne sont pas des anges. En fait, tous ceux qui sont allés s’y frotter ne sont jamais revenus.
- Je pense qu’on va revenir, nous,
sourit Lou en regardant ses nouveaux compagnons. En contrepartie, on veut pouvoir manger à l’œil
- Si vous revenez sains et saufs, vous pourrez même rester dormir. Les clients se font rares, vous comprenez pourquoi…


Lou opina du chef.

- Parfait ! Alors qui m’aime me suive ! C’est parti !

Elle fit quelques pas joyeux… avant de faire demi-tour.

- Heu… c’est par où ?


*


Lou n’était pas particulièrement belliqueuse, c’était même plutôt le contraire, si elle pouvait éviter l’affrontement, elle le faisait ; mais en l’occurrence, elle avait plutôt bien cerné le caractère des bandits qui usaient de la force pour piller et effrayer des innocents. Il fallait bien que quelqu’un se charge de leur donner une bonne leçon ! Comme avec Narek, lorsqu’ils avaient réussi à imiter le lion pour faire fuir une petite bande de margoulins. La marchombre sourit à cette pensée, amusée par son propre souvenir. Elle faillit manquer la proposition du chef des « Face pâle ». Celui-ci proposait un duel. Il avait l’air sûr de lui. Lou dégaina ses deux lames aussitôt, prête à lui tenir tête, mais Tsukia la devança. Elle accepta le duel avec un flegme naturel qui amusa la jeune femme blond – moins, cependant, que la léchouille dont Tsukia la qualifia au passage, en plein sur le nez ; ça fit loucher Lou, un peu.

- Elle est bizarre, non ? hasarda-t-elle en se rapprochant du garçon – Darwen – mais comme c’était Lou, elle éclata de rire avant d’enchaîner : qui ne l’est pas un peu, au fond ?

Pendant ce temps, Tsukia réussit à déclencher une méga baston. Comment un duel tout ce qu’il y a de plus formel avait-il pu se transformer en bataille déchaînée ? Aucune idée, mais Lou ne perdit pas de temps en conjectures inutiles : elle fit tournoyer ses lames et se jeta dans la mêlée. Elle ne causait pas de blessures sérieuses, préférant la franche déculottée bien vexante à l’assassinat froid et calculé ; du coin de l’œil, elle surveillait Darwen. Le jeune homme se débrouillait à merveille, usant d’un style qui lui disait vaguement quelque chose. Il lui fallut plusieurs minutes pour reconnaître la technique de Syndrell dans celle du garçon. Un apprenti… ou deux apprentis ? se demanda-t-elle en regardant Tsukia jouer de ses dagues avec dextérité. Pas sûr. La jeune fille avait… une sorte de violence qui s’exprimait brutalement et de manière croissante, un peu comme si elle se nourrissait de chaque goutte de sang versée.

Hé, jolie minette, tu vas…

Lou n’acheva pas sa pensée : elle partit dans une longue foulée et faucha Tsukia avant qu’elle ne continue son petit massacre. Hop ! Une prise solide, une clé de bras, et voilà que la boule de nerfs était maîtrisée. Enfin, maîtrisée…

… c’était sans compter la langue de la petite maligne. Lou n’avait pas trente-six solutions. Aux grands maux les grands remèdes ! La marchombre baissa la tête et mordit le nez de Tsukia. Pas trop fort, pas méchamment, c’était même plutôt affectueux, une p’tite morsure de rien du tout – mais ça valait le coup puisque, involontairement ou non, la jeune fille cessa de la léchouiller. L’occasion pour Lou de rouler sur le côté.

- Eh bien ! lança-t-elle en se redressant et en époussetant sa tunique. On peut dire que c’était une drôle de bataille, hein !

Ils se trouvaient au milieu de pauvres bougres qui gémissaient, à terre. Lou s’accroupit près de l’un d’eux et le saisit par l’oreille.

- Pas touche à ce village ! Ni à aucun autre, d’ailleurs ! Compris ? Sinon on reviendra vous botter les fesses.

Menace à ne pas prendre à la légère… Sans s’assurer que le brigand avait compris, elle rejoignit les autres. Elle glissa un bras sous celui de Darwen et l’autre sous celui de Tsukia et les entraîna d’un pas alerte vers le village.

- Bien ! Maintenant qu’on s’est ouvert l’appétit, un petit casse-croûte ça vous dit ?

Elle espérait vivement qu’ils allaient l’accompagner : plus on est de fous plus on rit ! Et en plus, c’était gratuit…

__________________________________________



« C'est impossible », dit la Fierté.
« C'est risqué », dit l'Expérience.
« C'est sans issue », dit la Raison.
« Essayons.. », murmure le Coeur.
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Darwen Ehsoleim
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MessageSujet: Re: That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]   Ven 22 Sep 2017, 22:06

[Bon, je n'ai pas fait avancer grand chose, mais je n'avais pas beaucoup de temps... et puis Tsukia est trop imprévisible ! x)]






Il avait longuement hésité à emmener Nyu dans son périple vers le Désert des Murmures. Le voyage allait être dangereux, il le savait, et il était hors de question de prendre le risque que la jument soit blessée, voire tuée. Finalement, il avait décidé de la laisser aux soins du dernier village qu'il traverserait avant d'entrer dans le désert ; c'était le moyen le plus pratique pour lui, le plus sûr pour elle... et surtout, Darwen s'entendait tellement bien avec elle, désormais, que l'idée de la laisser derrière lui lors d'un voyage si important lui avait parue triste et incongrue. Il savait bien que Nyu ne lui appartenait pas, et qu'Ylléna, la fille d'Erwan, la montait souvent, mais il n'arrivait toujours pas à se décider de trouver une autre monture. Il s'était trop attachée à elle. Sans compter qu'un cheval coûtait une petite fortune...

La jument et son cavalier étaient donc partis la veille au petit matin, sans se presser. Aucun évènement digne de ce nom n'avait encore marqué leur périple, qui ressemblait davantage à une randonnée tranquille. La nuit l'avait été tout autant. Terminant sa galette de niam, 'Wen rassembla ses affaires et se jucha sur le dos de Nyu, qui, bien reposée, piaffait d'impatience. Un sourire sur les lèvres, il se pencha légèrement en avant pour souffler à l'oreille de la jument :

- Ça te dirait un petit galop de bon matin, ma belle ?

Que ce fut grâce à l'intonation de sa voix ou parce qu'elle en avait tout simplement envie, la belle en question ne se le fit pas dire deux fois et partit presque aussitôt dans un galop joyeux à travers la plaine. Darwen éclata de rire.

Un certain souvenir en tête, qui comprenait un certain apprenti envoleur ex-pirate...


***



Deux heures plus tard, les deux compagnons atteignaient l'entrée d'un village. L'occasion de se refaire des provisions, et peut-être de partager une ou deux conversations avec les habitants. Après tout, le marchombre n'était pas pressé et le Rentaï ne bougerait sûrement pas de là où il se trouvait. Même si on peut tout attendre d'une montagne qui accorde des Greffes..., songea Darwen en souriant. C'est à ce moment-là qu'il se rendit compte du silence qui régnait dans le village ; il se demanda comment il avait pu ne pas le remarquer plus tôt. Il y avait certes quelques personnes qui déambulaient entre les maisons, mais elles étaient rares et silencieuses, frôlaient les murs et l'observaient avec méfiance, comme si elles avaient peur de lui. Ou de quelque chose... Visiblement, les ennuis allaient commencer ici.

En effet, le métamorphe ne tarda pas à entendre des cris agités, rompant soudain ce silence. Curieux, il tourna à un coin de rue, vers l'origine des voix... et tomba nez à nez avec deux personnes visiblement en train de se quereller. 'Wen rectifia aussitôt : l'homme seulement, un garde du village d'après ses armes et son accoutrement, semblait en colère ; la jeune femme, à cheval et de toute évidence une voyageuse comme lui, paraissait plutôt étrangère à la situation si on en croyait la surprise qui arrondissait ses beaux yeux verts.

- Dégagez ! On ne vous laissera pas si facilement nous dépouiller… !

Le marchombre n'avait pas spécialement pensé à intervenir, mais il venait de voir l'enseigne du bâtiment devant lequel ils se trouvaient. Lui aussi, une auberge l'intéressait ! Il croisa le regard vert et lui sourit franchement. Alors que d'autres gardes sortaient de l'auberge, il s'apprêta à demander au premier de quoi il retournait, lorsqu'une deuxième cavalière arriva et le devança aussitôt, de manière si spontanée et familière qu'il dut se retenir de rire... tandis que des lances se pointaient sur eux trois. On dirait une pièce de théâtre...


***



Une pièce de théâtre, oui ! Comique et sanglante à la fois. Du coin de l’œil, Darwen observait les dénommées Lou (le regard vert) et Tsukia (la jolie folle) se battre contre leurs adversaires. Était-ce vraiment un combat ? Tandis que la première dansait au milieu des brigands, la seconde tuait en quelques secondes tous ceux qui se trouvaient un peu trop près de ses dagues. Sa manière de se battre lui semblait à la fois décousue et extrêmement efficace, et ça l'avait d'abord intrigué ; c'était comme si elle donnait des coups n'importe comment tout en les plaçant parfaitement au bon endroit. Au contraire de Lou qui se déplaçait avec une extrême fluidité et une grâce certaine, et dont chaque attaque faisait mouche, chaque défense était aussi une attaque – il était désormais certain de se trouver face à une marchombre, ou bien sa manière de se mouvoir et l'aura qui se dégageaient d'elle étaient vraiment similaires à celles que partageaient les arpenteurs de l'Harmonie – la petite brune s'agitait dans tous les sens... ce qui était la source même de son efficacité. Impressionné, 'Wen avait manqué plusieurs fois de se faire infliger des blessures, davantage concentré sur le combat des deux femmes que sur le sien. Sans compter que toutes les deux étaient sacrément mignonnes...

Et puis, après avoir remarqué que Tsukia ne faisait absolument rien pour éviter de tuer ses attaquants, il avait ressenti une étrange colère monter en lui. La jeune fille – car elle devait bien avoir une dizaine d'années de moins que lui – semblait décidément vivre dans un autre monde. Comment pouvait-elle, autrement, prendre aussi facilement la vie d'autrui ? Son art du combat, étonnant certes mais puissant, malgré quelques défauts de posture, était bien supérieur à celui des bandits, et elle pouvait très bien faire en sorte de les blesser suffisamment sans les assassiner, puisqu'ils n'étaient pas en mesure de la mettre en danger directement. A l'image de Lou, c'était clairement elle qui dominait. Darwen était tenté de l'arrêter, mais il avait lui-même ses propres assaillants ; il s'en sortait aussi bien que Tsukia face à eux, mais leur nombre élevé l'empêchait de se mêler d'autre chose qu'eux. Et, contrairement aux deux femmes, il avait préféré laisser sa dague à sa ceinture et user seulement de son propre corps comme arme. Autant s'entraîner de manière efficace !

Son coude enfonça un plexus solaire, son poing cogna une mâchoire, son genou frappa une aine. Se glissant souplement entre les bandits, il en mit un septième à terre, se prépara à se mesurer au suivant... Mais les derniers avaient décidé de s'enfuir, abandonnant leurs confrères morts, blessés ou assommés. Transpirant, et se frottant les mains l'une contre l'autre pour en enlever la poussière et la sueur, le métamorphe sourit en se tournant vers ses compagnes de baston. Son sourire disparut dès qu'il vit Tsukia tirer son épée pour la lancer droit devant elle, en direction des fuyards. Elle n'allait quand même pas les exterminer jusqu'au dernier ! En plus, alors qu'elle s'est battue tout ce temps avec des dagues, elle compte utiliser une épée pour le lancer ? Décidément, cette fille était complètement tarée. Darwen, malgré sa colère envers elle retrouvée, ne pouvait s'empêcher de la trouver marrante. Ce qui la rendait drôlement mignonne, d'ailleurs !

Une fois de plus, il se prépara néanmoins à intervenir, mais, une fois de plus, quelqu'un le devança – et cette fois, ce fut Lou évidemment. L'homme ne retînt pas un soupir de soulagement en voyant celle qu'il devinait être une marchombre empêcher la timbrée de commettre une énième « gaffe ». Sauf que l'échange qui se produisit alors acheva de le persuader qu'il n'était sûrement plus dans la réalité. Parce que, comme elle avait déjà pu le faire auparavant, Tsukia venait de lécher le nez de Lou. Mais surtout parce que cette fois, Lou lui... mordilla le sien en retour. Clignant des yeux, Darwen se demanda si l'adrénaline du combat ne lui avait pas donné des hallucinations. Attends, mais... elles se sont bien rencontrées ce matin, non ? Bon, c'était visiblement une technique improvisée de Lou pour se libérer des léchouilles, mais quand même. Il espéra qu'au moins, le petit feu-follet destructeur qu'était Tsukia avait compris pourquoi elle l'avait arrêtée...

- Eh bien ! On peut dire que c’était une drôle de bataille, hein !

Retrouvant un tant soit peu ses esprits, le marchombre adressa un clin d’œil à la jolie blonde. On peut dire ça en effet...

- J'espère que les gardes et l'aubergiste vont tenir leur promesse. Ça m'a creusé l'appétit, tout ça ! Et donné envie de faire mieux connaissance, ajouta-t-il en souriant.

Parce que oui, Lou était vraiment canon, et la jeune folle très jolie aussi, même si son côté enfantin était un peu... déstabilisant. Mais surtout, il avait envie d'en savoir plus sur leurs techniques de combat respectives. Il observa la marchombre terminer la petite humiliation faite aux bandits – qui, assurément, devaient avoir compris la leçon – et se laissa entraîner par elle, qui venait d'enrouler un de ses bras autour du sien et de prendre celui de Tsukia avec l'autre, jusqu'au village...


***



Si les habitants avaient manqué du sens de l'accueil au début, l'atmosphère avait considérablement changé dès la nouvelle de la victoire. Les trois compagnons d'armes furent applaudis en arrivant au village, ce qui était à la fois très déroutant, un peu gênant, mais plutôt agréable. A l'auberge, on les laissa s'assoir à la meilleure table, et on se pressa autour d'eux pour leur apporter divers plats à l'odeur alléchante. L'aubergiste annonça finalement que pour l'occasion, les prix étaient réduits de moitié pour tout le monde – à l'exception des trois combattants qui, eux, mangeait gratuitement – et beaucoup restèrent déjeuner à l'auberge, emplissant la salle d'un brouhaha joyeux qui compliquait fortement la conversation. Au moins, comme tous étaient en train de savourer leur repas, ils les laissaient désormais tranquilles. Attablé face aux deux filles, Darwen écoutait leur discussion improbable tout en dégustant son siffleur au miel accompagné d'un excellent vin de framboises noires. Elles étaient aussi bavardes l'une que l'autre et Tsukia était particulièrement agitée, ce qui l'avait empêché d'aligner plus de quelques phrases. Pour le moment, ça lui convenait bien ; il profitait du repas, du joli tableau vivant qu'il avait en face de lui, et souriait devant les propos sans queue ni tête de Tsukia. Il ne comprenait pas tout, mais c'était encore plus enivrant !

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Tsukia Til'Werin
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MessageSujet: Re: That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]   Dim 17 Déc 2017, 16:46

Non non non, on ne mange pas le fromage comme ça voyons, avant faut faire la moustache!

Cette Lou est fofolle, j'adore..! Pour le coup, je fais l'idiote avec elle, c'est marrant, mais j'ai une étrange envie de... Danser, chanter, m'amuser quoi. Et puis avant y'avait du bruit, des rires et tout, mais là ça c'est calmé. C'est trop calmeuh..!

Je regarde partout autour comme le petit hamster que je suis avec un regard curieux, il me manque un ou deux trucs pour mon plan, alors j'enfourne une bouchée, puis me lève en m'excusant auprès de mes compatriotes, Darwen semble se demander ce que je fais, Lou elle semble se demander si elle as vu juste dans mes plans... Ça va être marrant..!

Je m'approche de quelques mecs, au fond de la salle, qui jouaient de la musique au début du repas, et chuchote à l'oreille du meneur de troupes, qui forme un cocon avec ses potes et moi alors qu'on fait un peu d'impact de pensé, comme j'appel, c'est à dire je tente de leur ouvrir l'esprit à un concept qui leur parait complètement alien.

On as pas d'instruments pour faire ça, qu'il dit, on as pas les bons sons, qu'il dit... Ça ose s’appeler des musiciens et ça oublie le meilleur instrument du monde..!

L'un d'eux finit par accepter SI je leur prouve que ça peux marcher.

Du coup je me retourne, pique un clin d'oeil à mes nouveaux potes en tirant un des mecs du groupe avec moi, je colle six tables vides, au fond de la salle, pour faire une scène improvisée, et je monte dessus en tirant le mec.

Déjà plusieurs nous fixent, certains se taisent même, curieux de savoir ce que l'on va faire...

...Je souris quand mes lèvres laissent passer un long ''Tssssss'' qui fait taire presque tout le monde. Le mec à mes côtés hésite une seconde, alors je lui tape un peu les côtes de mon coude en commençant la chanson.

Il suit bien alors que je fais les sons de fond pendant son tour.


Half past twelve..!

And she watches through her window,
In her flat and all alone,
How she hate to spend the evening on her own...

Tous semblent soudain nous fixer, je recommence un début de couplet et il suit... Et cette fois, je ne lui redonne pas une chance de chanter, ses potes on pris mon exemple, leur voix nous fait un bon fond acapella et je souris en dansant lentement sur le rythme de leur voix et chantant.

Voilà ce que j'appelle faire la fête, moi, me dis-je en piquant un clin d'oeil à Lou et Darwen. Plusieurs hommes, dans l'assistance, siffle un instant quand je me déhanche en tenant une note particulièrement longtemps, juste avant le refrain, mais m'en fiche... C'est fun..!


Autumn wind..!

Blowin' outside the window,
As I look around the room,
And it makes her so depressed to see the gloom...


There's not a soul out there...

...No one to hear my prayer...

Gimme, Gimme, Gimme a man, after midnight,
Won't somebody help me chase the shadows away?
Gimme, Gimme, Gimme a man, after midnight,
Take me through the darkness to the break of the day..!

Je vois déjà que Lou, elle, as rejoins mon idée de fun et danse aussi, comme plusieurs des personnes présentes.

C'est pas avec un air de violon tout triste qu'on fou la fête, les potes... C'est avec une Tsu, toujours folle, parfois Kia, éternellement hamster, occasionnellement chatant..!

Un grain de folie dans une mer de pensées, ça as un effet pour le moins explosif, et à voir les gens, ils ne doivent pas avoir eu ce genre de petite fête improvisée depuis des années, peut-être même des décennies..!

Il était temps qu'ils se réveillent et mettent la folie ici!

Me demande bien si Darwen dance aussi tient, me dis-je en regardant autour pour voir si je le trouve...

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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]   Dim 07 Jan 2018, 12:56

Lou dégustait sa salade de saison tout en bavardant gaiement avec Tsukia. Cette fille était un véritable phénomène. Son discours tenait plus d’une énigme, d’un puzzle dont il fallait assembler les morceaux pour comprendre quelque chose, mais elle parvint à entrevoir les bribes d’une vie d’apprentie pour le moins mouvementée. Darwen, de son côté, était moins prolixe mais il ne perdait pas une miette de leur échange. Régulièrement, un sourire venait rehausser la commissure de ses lèvres et faisait étinceler ses yeux clairs. Quand il parlait, il avait tendance à choisir soigneusement ses mots, mais elle devinait en lui une fougue qu’il contrôlait à merveille. De fait, il lui rappelait un peu Daos, son grand ami, apprenti marchombre lui aussi.

Elle allait demander des nouvelles de Libertée et Syndrell aux deux élèves, quand Tsukia se lev soudain. Comprenant qu’elle avait une idée farfelue en tête, Lou se décala pour la laisser passer et la suivit des yeux, amusée. Elle ne fut pas déçue ! Très vite, la jeune marchombre se lança dans une chanson que les âmes les plus joyeuses de la salle reprirent en chœur. Chaleur, simplicité, bonheur : c’était un langage qui parlait à Lou. Elle abandonna son assiette, lança un clin d’œil à Darwen, « tu viens, toi aussi ? », et se lança dans une danse improvisée.

Il lui avait toujours semblé que dans ce monde, les gens s’amusaient d’un rien, et beaucoup plus facilement que dans celui où elle était née. Ici, il suffisait de quelques notes de musique pour enflammer une salle ; l’apparence comptait moins que l’ambiance, et chacun trouvait sa place dans une communauté pourtant bien diversifiée. Certaines personnes avaient toutefois un don pour donner le ton, et c’était le cas de Tsukia. Parfaitement à l’aise dans son rôle d’animatrice, elle donna envie à Lou de se donner à fond. Celle-ci exécuta quelques mouvements de hip-hop, piochés dans les lointains souvenirs des quelques cours qu’elle avait pris à côté de ceux qui lui occupaient tout son temps libre étant petite.

La soirée fut animée. Débarrassés des brigands qui avaient transformé leur quotidien en enfer, les villageois reprenaient vie. Les chants et les danses se succédèrent. Lou se lança dans un rock endiablé avec Darwen, à qui elle appris les bases en riant – non pas parce qu’il se débrouillait mal, au contraire, c’était un garçon vif et intelligent, qui apprenait vite et bien, mais parce que cette danse paraissait complètement insensée ; puis elle fit tourbillonner Tsukia et parvint à esquiver ses léchouilles à peu près trois fois sur quatre.

Fidèle à sa promesse, le maître des lieux leur proposa deux chambres, une pour Darwen, l’autre pour les filles. Quand Lou alla se coucher, au beau milieu de la nuit, elle s’endormit en un clin d’œil, son dos collé contre celui de Tsukia. Bien sûr, elle se réveilla empêtrée avec la jeune marchombre. Celle-ci avait bougé dans la nuit, aussi agitée dans le sommeil qu’éveillée, et Lou dut déployer des trésors de patience et de délicatesse pour se glisser hors de ses bras et de ses jambes sans la réveiller. Elle fit une toilette qui l’aida à y voir plus clair, démêla puis tressa ses longs cheveux blonds, qu’elle ceignit de son habituel lien surmonté d’une plume, enfila ses vêtements et monta au rez-de-chaussée. Oui, cette auberge, au contraire de toutes les autres, avaient ses chambres au sous-sol, et non à l’étage.

Elle s’installa à la même table que la veille et commanda plein de petites choses pour le petit-déjeuner, afin que ses amis puissent trouver leur bonheur une fois réveillés. Le premier à émerger fut Darwen. Lou sourit en voyant ses cheveux un peu moins disciplinés et ses yeux encore gonflés de sommeil. Elle nota que ça lui donnait beaucoup de charme et le regarda s’asseoir en face d’elle.

- Petite nuit ? lança-t-elle, malicieuse, tout en poussant vers lui un grand verre de jus d’agrumes bien frais.

Elle mordit dans une tartine et ferma les yeux. Quoi de mieux, après une telle soirée, que de partager un excellent petit-déjeuner avec de nouveaux amis ? Les tracas causés par son don fluctuant lui paraissaient bien loin désormais. Elle croquait la vie comme dans sa tranche de pain, avec un appétit féroce et non feint, appréciant la chaleur d’un feu qu’on entretenait avec soin, l’odeur de la brioche grillée nappée de miel qu’on apportait à leur table, la présence agréable de Darwen et la promesse de celle, joyeusement animée, de Tsukia.

- Comment va cette loutre bleue de Syndrell ? demanda la marchombre tandis que l’image de sa consœur, le visage auréolé de ses incroyables cheveux bleus, prenait forme dans sa mémoire. La dernière fois que je l’ai vue, c’était aux jeux d’Al-Jeit. Elle crapahutait dans le sillage de Miss avec une aisance déconcertante. Moi, je mettais mes pas dans ceux de mon propre maître…

Le souvenir lui tira un sourire nostalgique. Plus âgée de quelques années, Lou avait été fascinée par ce petit bout de femme aux yeux dorés autant que par la complicité qu’elle entretenait avec Miss. Elles avaient très vite sympathisé et suivi avec la même curiosité les épreuves des jeux, écoutant d’une oreille attentive les remarques de leurs maîtres. Depuis, elles s’étaient seulement croisées de loin, l’une et l’autre lancées sur les routes, attirées par l’aventure – et en ce qui concernait Syndrell, par les ennuis.

- J’ai fait partie des rares qui n’ont pas cru à sa mort quand elle nous a été rapportée, avoua Lou en repensant à ce jour funeste.

Les Marchombres goûtaient à la liberté à leurs risques et périls. Menacés par l’Ordre du Chaos, ils se faisaient parfois d’autres ennemis quand ceux-ci, jaloux, se mettaient en tête de leur couper les ailes… Le marchombre qui avait clamé la mort de Syndrell avait jeté un froid dans toute l’Académie. Perdre un membre était toujours douloureux, mais il semblait que sans la pétillante jeune femme aux cheveux bleus, il manquait quelque chose dans cette école. Mais en voyant que Lyke, le garçon qui avait grandi à l’Académie et qui passait tout son temps avec Ylléna, n’était pas plus affligé que cela, Lou avait flairé l’entourloupe.

Finalement, il s’était avéré que le marchombre qui avait propagé cette terrible nouvelle avait disparu. Et Syndrell avait refait surface. Dans un bien triste état, il fallait l’admettre, mais c’était une force de la nature, et elle avait repris du poil de la bête. Lou l’avait seulement aperçue de loin, lorsqu’elle traversait la cour à la rencontre de ses apprentis.

Elle se tartina une nouvelle tranche de pain, affamée après avoir dansé la moitié de la nuit, et mordit dedans tout en se demandant comment Darwen et elle pourraient sortir Tsukia du lit. L’envie de lui chatouiller les pieds lui traversa l’esprit.

Espiègle un jour…

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« C'est impossible », dit la Fierté.
« C'est risqué », dit l'Expérience.
« C'est sans issue », dit la Raison.
« Essayons.. », murmure le Coeur.
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MessageSujet: Re: That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]   

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That death does wait, there's no debate... [Lou et 'Wen!]
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