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Le Pacte VS L'Ordre
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 [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Mar 26 Sep 2017, 18:49

Un souffle.
Dans le noir total. Dans le silence complet.
Kaünis ouvre brusquement les yeux alors qu'un puissant instinct lui dit qu'il faut qu'elle se barre. Tout de suite. Plus vite que ça !
Mais c'est quoi cet endroit en fait ? Elle peut distinguer le bruit délicat de gouttes qui tintent en tombant sur le sol ; ça résonne comme dans une grotte ou une cave vide. Elle fronce les sourcils, mais ne voit toujours absolument rien. Mais elle avait toujours ce sentiment d'urgence absolue qui vibrait dans sa poitrine, et elle fit jouer ses doigts, se rendant compte en même temps qu'elle était allongée à même le sol. Glacé, le sol. Et c'était de la terre dure et froide, mais pas exactement de la roche.
Se redressant avec prudence, elle roula sa tête sur les épaules, puis les épaules en question, pour se retrouver à genoux sur par terre et tendre l'oreille.

Un souffle.
C'était sans doute ce qui l'avait réveillée.
Pas seulement un souffle, mais une respiration. A la fois lente et sifflante. Le signal d'alarme, dans sa tête, retentit encore plus fort et elle se leva d'une impulsion sur ses pieds, prudemment en levant les bras. Heureusement pour elle sinon son crâne se serait cogné fort contre le plafond très bas qui l'empêchait de se relever complètement. Pliée littéralement en deux, une onde remonta le long de son ventre alors qu'une boule se formait dans sa gorge.

Elle ne savait pas ce qu'elle faisait là, ni comment elle était arrivée dans cet endroit. La dernière chose dont elle se souvenait, c'était qu'elle se baladait dans Al-Far pour se trouver à manger, avant de devoir rejoindre Gil. Ils s'étaient donné rendez-vous après l'Ahn-Ku d'Alaia dans la ville, dans une auberge…
Elle fronça les sourcils. Se passant la langue sur les lèvres, elle tâta son cou, puis ses épaules, et en se tournant trouva ce qu'elle cherchait : une fléchette enfoncée sur le côté de son genou droit. Attrapant le corps du projectile, elle l'enleva d'un mouvement sec et le jeta plus loin. Ça résonna sur le sol quelques secondes, et puis…
Un bruit de pas rampants, de vêtements froissés, s'éleva dans la grotte. Le coeur de Kaünis s'emballa alors que son corps la brûlait toute entière. La bouche soudain sèche, elle sentit la boule dans sa gorge se liquéfier au moment précis où une main froide se referma sur sa cheville gauche.

Elle ne lâcha pas même un bruit de surprise et lança un coup de pied dans la direction supposée du corps qui tentait de l'attraper. Mais, déjà pliée en deux, elle perçut au dernier moment la seconde respiration, juste une demi-seconde avant que d'autres mains la poussent en avant d'une impulsion puissante sur ses reins. Kaünis tenta de se rattraper, mais une main s'était enroulée autour de son autre cheville, la faisant trébucher et s'étaler sur le sol dur, froid, et caillouteux.

En fait, elle avait du mal à réfléchir, à comprendre ce qui lui arrivait.
Elle avait cette impression vivace d'être complètement dans le brouillard tout en étant parfaitement lucide sur ce qui était en train de lui arriver.
- Bande de salops, grinça-t-elle entre ses dents.
Oh, elle ne savait pas combien il y en avait. Elle tenta de tourner sur elle-même, et recula en rampant pour échapper à ces mecs… Ouais, elle savait que c'étaient des mecs. Et elle savait ce qu'ils comptaient faire d'elle. Ses doigts s'enfonçaient dans le sol devenu un peu plus sableux, mais elle sentait sous ses fesses et ses jambes les petits cailloux lui rentrer dans la peau, l'écorcher même.

Son corps commençait à mieux répondre, et l'adrénaline dissipait le brouillard dans son esprit.
Une autre main se referma sur sa cheville, elle recula précipitamment… Son dos cogna contre un truc. Ça ressemblait à un corps glacé… Mort. Se mordant la lèvre, elle s'écarta, continuant à reculer. Elle devait trouver une sortie. Parce que là, même sa Greffe ne répondait plus. C'était sans doute à cause de la drogue. Elle sentit son corps frissonner quand deux mains se refermèrent sur ses pieds, elle rua de toutes les forces qu'elle pouvait utiliser, jeta un poing en avant et sentit un crâne, mais elle ne fit pas assez de dégat, juste suffisamment pour pouvoir dégager une jambe et reculer encore…

Un mur.
Putain de bordel de merde.

Acculée, elle sentit son coeur palpiter et essaya de longer la paroi de pierre. Sauf qu'elle rencontra un angle à peine quelques secondes plus tard.
La panique monta en elle. Elle ne disait toujours rien, mais elle avait envie de crier, là, de suite. Elle se ramassa contre le mur pour pouvoir attaquer comme elle le pouvait avec ses pieds, finit par avoir l'idée d'attraper un poignard à sa ceinture…

Putain, pas de ceinture.
En fait, pas de vêtements du tout.

Se mordant l'intérieur de la joue, elle prit tout de même appuis sur le mur pour se défendre. Sauf que la main qui s'était refermée sur sa cheville droite la tira d'un coup sec, la précipitant sur le sol et l'empêchant de prendre appuis sur le mur… et sa tête cogna contre la paroi, la sonnant un instant.
- T'inquiète, on va te faire ce que tu as fait, même si tu cries pas…
Elle grogna, ne comprenant pas ce que ça voulait dire. Mais son corps s'était soudain tendu, son ventre s'était contracté, et elle se rendit compte que… des doigts. .

Sauf que…
Ben, contre toute attente, elle poussa un soupir de contentement qui la surprit elle-même.
Trop longtemps. Trop longtemps depuis…
Un truc immobilisa ses mains, elle voulut se dégager mais ça tourna dedans, la déstabilisant complètement, et elle lâcha un râle bizarre.
- Tu la tiens ?
- Elle pourras pas bouger.
- Parfait.


Chaleur sur ses jambes. Au dessus d'elle.
Elle lâcha un autre râle quand ça entra en elle. L'autre, au dessus, rit grassement de satisfaction.
- Tu vas voir, salope, ce qu'on va te mettre.
- Dans tes rêves, petite bite.

Elle le sentit tiquer, puis grogner méchamment. La pilloner.
Immobile, silencieuse, Kaünis ferma les yeux.
* Plus fort, sérieux ! *


* *



Quand elle se réveilla cette fois, un vrai sentiment de panique monta brutalement en elle, et elle voulut se redresser…
Des liens l'en empêchaient.
Se mordant la lèvre inférieure, elle ouvrit les yeux et détailla la pièce autour d'elle.

Littéralement un endroit de torture.
La panique monta d'un cran, alors qu'elle tentait de se dégager. Mais elle reconnaissait l'effet de la drogue sur son cerveau, se souvint du truc dans le noir, sentit une énorme boule de colère et de terreur se loger dans sa poitrine.
Non, ce n'était pas elle qui avait réagi comme ça. C'était les effets secondaires de la drogue, clairement ! Tremblante mais incapable de bouger, Kaünis se mordit la langue jusqu'à se couper,  jusqu'à ce que le goût ferrugineux du sang envahisse sa bouche, dissipant un peu mieux le brouillard dans sa tête.

Pas la peur.

Qui bondit en elle, terrible de puissance et de pouvoir, quand l'homme entra dans la pièce éclairée seulement par quelques bougies de cire avec un petit poignard-aiguille dans la main.

- Alors il parait que tu aimes ça, avoir peur. La douleur. Tu es prête à connaître tes limites ?
Elle ne bougea pas, ne répondit pas, se contentant de fixer avec effronterie l'homme dans les yeux. Ce dernier rit de bon coeur, s'avançant vers elle.
- Personne ne pourra te trouver ici. N'attends surtout pas que ton petit ami débarque… Non, en fait. Ca serait tellement plus intéressant qu'il vienne pour te "sauver".   Je n'attends que ça !

Elle serra les dents.
* Syles, reste où tu es. *


I've gotta make a stand
But I am just a man
(I'm not superhuman)
My voice will be heard today

I need a hero to save me now
I need a hero (save me now)
I need a hero to save my life
A hero'll save me (just in time)

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )


Dernière édition par Kaünis Gil'Ozh le Mer 27 Sep 2017, 22:30, édité 1 fois
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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Mer 27 Sep 2017, 18:43

Gil se gratta la joue. Il ne s’était pas rasé depuis plusieurs jours et un chaume léger bleuissait sa peau, soulignant les marques de griffures qui barraient sa pommette gauche, juste sous l’œil ; ça lui donnait un air de mauvais garçon. La bonne blague. Il aurait peut-être laissé échapper un rictus à cette idée si seulement il ne s’était pas senti aussi inquiet. La faute à Syles ! Sans lui, Gil aurait pu choisir l’indifférence comme réponse au lapin posé par Kaünis… Il avait été trop souvent en retard à ses propres cours pour lui en vouloir, mais il ne se serait quand même pas gêné pour l’engueuler. Sauf que voilà, lorsque Syles avait été enlevé, il n’en avait rien su. Et après ça, il s’était à peine étonné de son silence. Pas leur père, après tout… En réalité il était sans doute plus que cela à leurs yeux, mais c’était une évidence un peu trop perturbante à son goût. En clair, il avait laissé tomber. Jusqu’à ce que le sale gosse débarque avec ses cliques et surtout ses claques ; après une baffe monumentale qui lui avait presque déboîté la mâchoire, Gil avait appris ce qu’il s’était passé : Syles avait été enlevé puis torturé. Longtemps. Très longtemps. Trop longtemps…

Et s’il était arrivé quelque chose à Kaünis ?

Voilà.
La question était posée.
Et avec elle venaient des réponses qui ne lui plaisaient pas.

- Et puis merde, grogna Gil en enfonçant les mains dans les poches de son tabard.

Comme la saison des pluies alternait encore avec de belles éclaircies et que le fond de l’air était clément, il ne portait pas de chemise dessous. Les gens qui passaient près de lui louchaient parfois sur les cicatrices qui marquaient la peau de ses bras ; certains étouffaient carrément un cri en découvrant l’immense trait qui barrait sa poitrine, mais il n’y prêtait pas attention. A la limite, il était plus soucieux de dissimuler les ravages de l’Anarysine sous le bracelet de cuir qui avait appartenu à son père ; ces derniers temps la plaie le démangeait et l’obligeait à ôter le bracelet dès qu’il le pouvait. Au train où allaient les choses, il allait bientôt devoir la montrer à un rêveur… Ses cheveux avaient poussé depuis que Libertée les avait coupés. A présent, les mèches noires effleuraient le col de son tabard et bien sûr, vu qu’il avait l’habitude de passer la main dedans, elles étaient complètement désordonnées. Elles grisonnaient au niveau des tempes. L’âge n’était pas vraiment en cause. Perdre un enfant et voir sa meilleure amie mourir dans ses bras, ça pouvait changer beaucoup de choses chez un homme…

Oui, Gil avait changé. Physiquement, ses cheveux n’étaient pas les seuls à « évoluer » : son regard était plus sombre et il y brillait une infinie tristesse qui ne s’effaçait pas, même lorsqu’il riait. Il avait minci. Après ces deux chocs consécutifs, il avait maigri mais en entraînant Khamill, il s’était entraîné lui-même et avait retrouvé une silhouette élancée. Mentalement, il semblait qu’un ouragan avait tout balayé de sa vie « d’avant ». De flegmatique, Gil était devenu nerveux. Il regardait régulièrement autour de lui, dormait une arme au poing, mangeait dos au mur et ne se fiait à personne. La mort ne Naïs n’était pas accidentelle, guère plus que la séquestration de Syles. Il se tramait des choses qui le dépassait. Naïvement, il avait pensé qu’après la mort de son demi-frère, tout allait rentrer dans l’ordre. En matière de bourde phénoménale, il battait tous les records ! La mort s’était rapprochée de lui et lui avait arraché deux êtres qu’il aimait par-dessus tout. Libertée s’était éloignée. Logique, étant donné ce qu’ils avaient traversé… mais douloureux. Il avait un trou dans la poitrine et rien ni personne n’était susceptible de le remplir.

Et il y avait la Bête. Synthèse de sa colère, elle en était l’aboutissement le plus fatal : il suffisait qu’une goutte de sang soit versée pour l’affamer, et si par malheur il lui lâchait la bride, elle prenait le pas sur sa raison. C’était sa folie cachée, sa crainte secrète, sa malédiction. Il savait qu’un jour il allait finir par lui céder totalement. Ce serait irrémédiablement la fin de Giliwyn SangreLune. Il n’était plus aussi pressé de la vivre, en fait. Un certain Makeno Jol avait changé la donne. Une Khamill Norwëll y était pour quelque chose aussi. Un Seth Jol n’y était pas étranger, tout comme un Syles Agarest était indissociablement lié à cette nouvelle volonté de survivre qui l’animait. Gil savait que des gens comptaient sur lui. Il avait perdu beaucoup mais il n’avait pas tout perdu ! Pour eux, il était prêt à tout affronter – y compris lui-même. Ainsi, chaque fois qu’il enfonçait une aiguille dans la peau tendre de son poignet, il pensait à Khamill, aux paroles qu’elle avait prononcées en l’entourant de ses bras et de son affection. Il existait encore des gens qui l’aimaient, au moins un petit peu…

Kaünis était de ceux-là. Elle restait sa première élève, et la première personne qui ait eu les couilles – venant d’elle, c’était le seul mot valable – de lui tenir tête. Il ne savait pas vraiment comment qualifier leur relation actuelle, étant donné qu’une fois sur deux, ils finissaient par s’envoyer en l’air… D’une certaine manière, ils se comprenaient et s’exprimaient sans avoir recours à des mots, préférant le sexe et la violence pour communiquer. Syles bouclait un trio que l’on ne pouvait décidément pas rencontrer ailleurs, même en parcourant les empires et les mondes… L’ennui c’est qu’ils avaient la fâcheuse tendance à se fourrer dans des situations vraiment merdiques. Chacun leur tour ou bien tous en même temps. Gil avait un instinct bizarrement foutu. Par conséquent il ne l’écoutait qu’une fois sur cinq. Il semblait bien que ce soit le moment de l’écouter. Vas-y mon vieux, balance la purée… Il ferma les yeux et par ce simple geste, se ferma également à tout le reste. Le bruit des passants dans la rue, l’animation de l’auberge, les cris, les conversations, les bruits de pas, de vaisselle, la chaleur d’un rayon de soleil, l’odeur d’un ragoût, tout ça passa au second plan. Au premier, il n’y avait qu’une morveuse en train de se débattre pour rester en vie. Alors, Gil soupira. Il retira une main de sa poche, jeta quelques pièces sur la table et quitta celle-ci sans se soucier de laisser son verre à demi rempli.

Il avait du boulot.


*


Chercher Kaünis dans une ville aussi vaste qu’Al-Far ? Autant s’amuser à traquer une aiguille dans une botte de foin ! Gil commença par fureter aux alentours de l’auberge où ils s’étaient donné rendez-vous. Dans l’hypothèse où Kaünis s’était arrêtée pour acheter quelque chose, il inspecta quelques échoppes. Connaissant l’appétit de son ancienne apprentie, il délaissa les magasins de tissu et les joailleries pour se rapprocher d’un marché qui s’étendait sous des halles spacieuses. Il déambula un moment parmi les étals, refusa quelques propositions de radis, de carottes ou encore de patates, et battit finalement en retraite dans une allée plus étroite et moins fréquentée. Pensif, il se passait la main dans les cheveux, les ébouriffant encore plus qu’ils ne l’étaient déjà, lorsqu’il entendit une voix dans son dos :

- Vous avez mal aux cervicales ?

Surpris, Gil se retourna.

- Pardon ?
- Les cervicales,
répéta la femme souriante qui venait de l’apostropher, et elle désigna l’arrière de sa nuque. Vous les massez comme si vous aviez mal.
- Heu…


Il ne savait pas quoi répondre, alors il se contenta de la regarder. Petite et menue, elle avait de longs cheveux châtain foncé qui cascadaient librement dans son dos jusqu’à ses reins et portait une robe bleu pâle sur un pantalon de toile. Mignonne, songea aussitôt Gil – et pourtant il ne s’agissait pas d’une beauté à proprement parlé. Son visage aux traits délicats était mangé par deux yeux immenses, d’un gris tourterelle très calme quoique, en l’occurrence, vaguement amusés.

- Vous devriez essayer le vinaigre de pomme, continua-t-elle sans cesser de sourire. Il suffit de faire tremper une serviette et de l’appliquer sur la nuque pour que le miracle s’accomplisse.
- Je ne crois pas vraiment aux miracles,
marmonna Gil en baissant les yeux vers les herbes et les potions étalées sur la table.
- Ouch. Je comprends que vous ayez mal, alors.
- Non, vous ne comprenez pas.


Il attrapa un flacon au hasard et plissa les yeux pour lire l’étiquette.

- Sel… d’Epsom. C’est supposé servir à quelque chose d’autre que de la cuisine ?
- Oh, oui ! Tout dépend de son usage et de ce que l’on souhaite guérir : arythmie cardiaque, constipation, asthme, crampes… ça aussi, vous pouvez l’utiliser pour vos cervicales.
- Laissez mes cervicales tranquilles, bon sang,
grogna Gil en reposant le flacon.

L’herboriste secoua la tête, amusée.

- Vous cherchez quelque chose en particulier ?
- Quelqu’un.
- Votre épouse ?


Gil croisa son regard tranquille.

- Certainement pas, non. C’est une amie.
- Je vois. Et bien, si vous me la décrivez je peux peut-être vous dire si je l’ai aperçue dans la journée ?


Comme elle semblait décidé à lui filer un coup de main et que cela ne l’engageait pas à lui acheter un de ses remèdes, Gil accepta. Il lui dressa un portrait de Kaünis et la vit fouiller dans sa mémoire en se mordant la lèvre pour se concentrer. Il resta silencieux jusqu’à ce qu’elle sorte enfin de son intense réflexion.

- Oui, ça me dit quelque chose. J’ai vu une femme qui ressemble à celle que vous venez de me décrire. C’était… voyons, il y a deux heures ? Elle est passée devant moi et s’est arrêtée devant mon voisin. Elle s’intéressait à ses épices. Surtout au gingembre.
- C’est elle,
affirma Gil, et son cœur se mit à battre un peu plus vite : il tenait une piste !
- Elle est repartie dans cette direction.
- Merci.
- Pas de quoi ! Oh, un instant…


Elle farfouilla dans un sac de toile et Gil commençait à se demander s’il n’était pas en train de se faire embobiner lorsqu’elle brandit une petite bouteille en verre.

- Tenez !
- Je ne suis pas intéressé.
- Mais si ! C’est du jus de céleri. Encore mieux que le cidre de pomme, vous verrez. Il suffit d’en boire une gorgée avant le petit-déjeuner.
- Je ne…
- Cadeau de la maison.


Ah bon ? Soupçonneux, Gil haussa un sourcil. Il attrapa ladite bouteille et l’observa sous tous les angles avant de regarder l’herboriste.

- En quel honneur ?
- Mmmh… une belle journée, quelques ventes qui m’assureront un repas chaud ce soir et vos yeux.
- Mes yeux ?
- Très jolis.


Décidément, cette fille était peu commune. Un peu trop perchée pour qu’il s’attarde davantage.

- Et bien… merci, répéta-t-il en glissant le flacon dans sa poche. Et bonne journée.
- A vous aussi !


Gil prit la direction indiquée par l’herboriste. Il sentit son instinct l’aiguillonner vivement et soupira. Oui, il se passait forcément quelque chose… Kaünis était passée dans le coin. Elle n’était pas du genre à oublier un rendez-vous ni à l’éviter ; si elle avait quelque chose à reprocher, elle le faisait savoir et c’était plutôt impressionnant. Qu’est-ce qui pouvait bien la retenir depuis tout ce temps ? L’idée folle-mais-pas-tant-que-ça qu’elle pouvait être en train de prendre son pied lui traversa l’esprit et il ralentit l’allure. Ouais, c’était une option. Mais il en restait bien d’autres et il refusait de croire à celle-ci tant qu’il ne les avait pas toutes explorées. Il s’engagea dans une venelle déserte, observa les portes closes, regretta de ne pas posséder le pouvoir de voir à travers les murs, envisagea d’entrer par effraction, renonça. Trop de maisons. Trop de possibilités. Il continua d’avancer, prit une allée à droite puis une autre à gauche et passa devant une bâtisse à laquelle il jeta un coup d’œil rapide… avant de revenir en arrière.

La façade de l’établissement ne laissait guère planer de doute quant à la nature des activités s’y déroulant. Des tentures épurées tombaient devant les ouvertures, voile pudique qui montrait autant qu’il cachait, et le panneau fixé à l’entrée proclamant un frondeur « A la débauche de la Belle » était encadré par deux statues de femmes lascives, au drapé suggestif. Tape-à-l’œil et provocateur, ce lieu s’imposait de suite comme un endroit à part, marginal, à la limite du défi. Gil eut un rictus crispé ; il avait un vif pressentiment au sujet de cet endroit. En fait, il pariait que Kaünis s’y trouvait. Volontairement ? Il leva la tête, observa un instant les rideaux vaporeux, hésitant. Puis il se décida dans un grognement. Tant pis s’il la dérangeait dans un moment intime, au moins il saurait qu’elle allait bien. Il écarta les voiles et s’engagea à l’intérieur. Il lui fallut un temps pour s’adapter à l’atmosphère des lieux. Il y flottait de capiteux effluves, dérangeants autant qu’ils se voulaient tentateurs, et la lumière tamisée offerte par le grand lustre central éclairait un salon aux couleurs chaudes. Plusieurs personnes s’y prélassaient, un verre à la main, devisant à voix basse et s’engageant dans des jeux de séductions divers et variés. Les filles, nombreuses, portaient toutes des vêtements similaires : robes échancrées, fixées sur une seule épaule, laissant la seconde à nu, la gorge parée de bijoux de cuivre et de perles.

Une femme vint l’accueillir. Il s’agissait d’une femme d’un âge mûr, à la beauté encore bien prégnante malgré les couches de fard maculant son visage anguleux. Elle offrit un sourire aimable au nouveau venus et son regard calculateur parut le sonder jusqu’à l’âme. Elle s’attarda nettement sur le corps musculeux et élancé de Gi avant de le gratifier d’un clin d’œil facétieux.

- Bienvenue à toi, bel étranger, roucoula-t-elle. Que puis-je te proposer qui assouvisse tes désirs ?
- Je cherche quelqu’un.
- Mais encore ? une femme, un homme ? Les deux ?


Gil secoua la tête.

- Pas quelqu’un pour ça. Je pense qu’une amie est ici. Enfin, j’aimerai m’en assurer.
- Je vois…


Ignorant la déception dans le ton de la maquerelle, Gil dressa pour la seconde fois le portrait de Kaünis. Ce faisant, il jeta un coup d’œil autour de lui, alerte. C’est ainsi qu’il vit une porte se refermer doucement à l’étage.

- Tout bien considéré, coupa-t-il, je crois que je vais rester un moment. Peut-être en compagnie de cette jolie créature, là-bas…
- Quel choix audacieux ! Cléandre est réputée pour son expérience et sa fougue !


En même temps… songea Gil en étudiant rapidement l’intéressée qui s’approchait d’eux en balançant les hanches. Dans une autre situation, il aurait sans doute profité des charmes de cette femme au corps de rêve. Mais là, il avait autre chose en tête. Quand elle commença à lui tourner autour, visiblement tentée de le séduire, il lui attrapa la main.

- Et si nous montions ?

Confondant l’éclat de ses yeux avec un désir fiévreux, Cléandre s’empressa de gravir les marches du petit escalier spiralaire, Gil dans son sillage. Il ne lui laissa pas le temps d’aller bien loin. Sans crier gare, il la fit pivoter et l’embrassa à pleine bouche. Elle lui rendit son baiser avec la fougue qui la caractérisait et le poussa dans la première chambre venu. Sans cesser de l’embrasser, Gil referma la porte derrière lui et s’y adossa. Il prit le temps de savourer les lèvres chaudes et sucrées de la demoiselle avant de l’assommer. Il l’empêcha de tomber et la souleva dans ses bras pour l’allonger sur le large lit qui trônait dans la pièce. Son regard glissa sur les longues jambes fuselées. Vraiment dommage… Il rouvrit la porte et se glissa dans le couloir sur la pointe des pieds. Le tapis moelleux assourdissait les bruits de pas mais de toute façon, Gil savait se montrer plus discret qu’un chat. Il tendit l’oreille, cherchant à distinguer parmi les râles de plaisir celui, unique, de Kaünis. Mais une fois arrivé au bout du couloir, il dut admettre qu’elle n’était pas à cet étage. Il en restait deux. Agacé, il revint sur ses pas et, se rappelant de la porte qui avait bougé lorsqu’il discutait avec la patronne, il pourra doucement le battant de celle-ci. Prudent, il fit quelques pas et s’immobilisa au centre de la chambre. Personne.

Mouais. Pas dupe, Gil jeta un œil derrière les épais rideaux puis se pencha pour regarder sous le lit. Il ouvrit le tiroir d’une commode, puis un deuxième. Rien ne l’intéressait. Songeur, il se massa la nuque – et grimaça en percevant malgré lui la petite voix innocente de l’herboriste qui lâchait un commentaire à propos de ses cervicales. De quoi j’me mêle, franchement ? Il secoua la tête pour la chasser de son esprit et s’approcha de l’énorme armoire qui faisait face au lit. Il observa un bref instant son reflet dans le miroir, ouvrit la porte, repoussa les vêtements pendus, appuya sur le fond en bois et sourit lorsque celui-ci bougea. Et voilà le travail. Sans un regard en arrière, il entra dans l’armoire, ferma la porte pourvue d’un miroir et poussa le battant du fond. Il faisait noir comme dans un four. Prudent, il tâtonna du bout du pied et trouva une première marche. Une main sur le mur pour se guider, il commença à descendre l’escalier. Ce fut interminable. Il passa plusieurs paliers, trois ou quatre ; au cinquième, l’escalier prit fin et il se retrouva devant une nouvelle porte. Il franchit un couloir, puis un second, frissonna quand un courant d’air froid caressa sa peau nue. Des échos lui parvinrent, comme des bruits sourds et métalliques qui résonnaient longuement sur la pierre. Gil avançait à pas lents et mesurés. Son odorat captait des odeurs mêlées mais celle du sang lui laissait un goût amer dans la gorge : il n’aimait pas cet endroit.

Et encore moins l’idée que Kaünis puisse s’y trouver.


*

- Alors il parait que tu aimes ça, avoir peur. La douleur. Tu es prête à connaître tes limites ?

Eclat de lumière sur la lame du poignard.
Sombre promesse…

- Personne ne pourra te trouver ici. N'attends surtout pas que ton petit ami débarque… Non, en fait. Ca serait tellement plus intéressant qu'il vienne pour te "sauver".   Je n'attends que ça !

Le fil aiguisé s’approcha du visage de Kaünis, prêt à entamer sa lente et sanglante chorégraphie… mais n’alla pas plus loin. Une main venait de se refermer sur le poignet de l’importun.

- Désolé, mais il faudra se contenter de ma personne, lâcha Gil avant d’envoyer son poing dans la figure de l’homme.

Celui-ci s’était déjà remis de sa surprise. Il évita souplement l’attaque de Gil et répliqua assez vivement pour que l’Envoleur soit contraint de lâcher son bras. Le combat qui s’engagea fut splendide. Le tortionnaire avait un style bien à lui mais sa force avoisinait celle de Gil. Durant quelques secondes, ils rivalisèrent de techniques qu’il était presque impossible de suivre à l’œil nu. Et puis Gil avisa Kaünis, un bref instant. Entravée et entièrement nue, à la merci de cette pourriture qui, visiblement, connaissait déjà Syles… la colère flamba dans ses veines. Un feu dangereux s’alluma dans ses yeux. La Bête s’étira, sortit les griffes, feula. D’un geste vif, Gil saisit l’homme à la gorge et serra. Fort. Dans le même temps, il le poussa en arrière – droit sur l’engin de torture qui attendait patiemment son prochain hôte. L’épieu effilé dont il était paré s’enfonça à l’arrière du crâne de l’homme et ressortit de son front pour s’arrêter à quelques millimètres de l’œil implacable de Gil. Celui-ci ne cilla même pas. Il lâcha son adversaire et recula d’un pas. Puis, sans un mot, il se tourna vers Kaünis et entreprit de défaire ses liens. Il ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soir. D’un geste presque brutal, il l’attira contre lui et la serra dans ses bras. Calme, intima-t-il à la Bête qui tournait en rond comme un lion en cage. Du calme. Quand il fut certain qu’il ne risquait pas de perdre la tête, il prit la jeune femme par les épaules et lui prit le menton dans la main pour lui soulever le visage afin de la regarder.

- Encore en train de t’amuser sans moi, hein ?

Comme d’habitude quand il retrouvait Kaünis, il avait très envie de l’emmerder / l’engueuler / l’embrasser tout à la fois. Comme d’habitude, il se contenta d’une simple boutade à la Gil SangreLune. Mais son cœur battait à nouveau normalement dans sa poitrine. Elle était en vie et elle était avec lui.

Tout allait bien.

__________________________________________

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Mer 27 Sep 2017, 22:30

Elle serra les dents, mais ne ferma pas les yeux.
Pourtant, plongée qu'elle était dans le délire sanglant anticipé de ce mec, elle ne perçut l'autre présence que quelques secondes plus tard, quand elle arrêta la main qui descendait inexorablement vers son visage. Alors, son regard papillona un instant de la face de son agresseur pour tomber sur celle de Gil.

Elle fronça les sourcils.
- Désolé, mais il faudra se contenter de ma personne.
Et tant mieux ! Kaünis aurait donné… littéralement tout ce qu'elle pouvait - sa vie y compris - pour ne pas que Syles soit replongé dans ces histoires… Même si, plus objectivement, elle se doutait que si elle crevait, il se laisserait attraper, probablement.
*  Ne pas y penser. [*

Elle se contenta de fixer Gil et le mec qui se battaient avec panache. Bonne technique, et elle nota avec avidité quelques passes qu'elle pourrait améliorer elle-même quand elle sortirait de là.
Puis, son regard croisa un instant celui de son ancien Maître, et elle poussa un petit soupir en haussant les épaules comme elle le pouvait.
Le combat bascula à ce moment précis, et son ex-futur-tortionnaire finit empalé sur un enfin de torture sur le côté.

Kaünis poussa un petit soupir de contentement quand les liens se dénouèrent sous les doigts de Gil. Elle fit jouer ses chevilles et ses poignets pour faire passer le sang à nouveau… Fut complètement prise au dépourvu quand Gil la prit dans ses bras. Fronçant les sourcils, elle hésita un instant à le repousser et sentit sous sa joue le pouls frénétique de l'homme… Alors, elle se contenta de l'entourer maladroitement de ses bras elle aussi, mais le cuir de la tenu de Gil n'était pas exactement très confortable contre sa peau nue.

- Encore en train de t’amuser sans moi, hein ?
Elle leva les yeux vers lui et planta son regard dans le sien. Elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils, parce qu'elle avait encore le cerveau embrumé - et sans doute les yeux rouges même si elle ne se voyait pas.
- Je pense que tu as eu un coup de chance…
Elle fut interrompue par le bruit d'une porte qui claque… Non, de plusieurs portes.

Et cette cohorte de mecs qui venaient de pénétrer dans la salle. Elle jeta un coup d'oeil circulaire autour d'elle et put constater clairement que chacun de ces mecs était en train de la regarder en mode jambon. Comme si, en fait, ils avaient déjà pu faire quelque chose.
Sauf que les traits de leur visage étaient concentrés, et que eux étaient armés et pas drogués… Contrairement à elle. Elle jeta un coup d'oeil à Gil. Elle avait un drôle de pressentiment là, mais décida de le repousser parce que la situation était plus urgente que ces trucs qui lui passaient par la tête.

Elle se mit en garde malgré sa tête qui sifflait et le fait qu'elle avait l'impression très vivace que la salle tanguait autour d'elle. Mais son corps ne sembla pas d'accord avec sa détermination à se sortir de là.
Quand le premier attaqua, elle s'effondra.


* *

Ploc. Ploc. Ploc.
Elle fronça les sourcils, parvint à ouvrir les yeux… Pour se retrouver à nouveau dans le noir. Retenant sa respiration, elle essaya d'écouter avec attention autour d'elle mais le sifflement dans ses oreilles avait encore augmenté d'un cran.
- Putain de bordel de…

Elle eut l'impression de mouvement, se redressa sur un coude, et finalement ses yeux s'ajustèrent au peu de luminosité qu'il y avait autour d'elle.
Ça avait l'air d'être une cellule. Elle distinguait difficilement des barreaux, là, et elle était elle-même allongée à même le sol. Puis, là, il y avait…
Gil. Elle cligna des paupières, peinant à se rappeler ce qu'il s'était passé.

- Gil ? murmura-t-elle du bout des lèvres… Avant de se prendre le crâne à pleines mains. Putain que ça faisait mal ! Elle avait l'impression que le Dragon lui mâchouillait littéralement le cerveau ! Elle essaya d'inspecter autour d'elle, mais quelque chose de froid et de poisseux la mit mal à l'aise. Baissant les yeux vers ses jambes, elle distingua dans le noir du sang sur l'intérieur de ses cuisses… Sauf qu'il était pas sec.

Portant ses doigts sur le liquide qui avait l'air de s'écouler d'elle, elle fronça les sourcils.
Elle sentait tellement rien que c'en était flippant. Elle avait juste horriblement mal à la tête, et ça réduisait toutes ses potentielles autres blessures à l'état de larve sans importance.

Mais qu'est-ce qu'ils lui avaient fait, sérieux ?
Elle essaya de comprendre pourquoi ça coulait toujours. Si ça coulait toujours. Si ça faisait mal. Pour l'instant, ça faisait pas mal. Mais ça coulait un peu ouais.

Elle essaya de se redresser en s'asseyant…
Lâcha un hurlement de douleur quand elle eut l'impression d'être déchirée de l'intérieur. Se laissant basculer sur le dos, elle regarda le plafond un instant, essayant de calmer son coeur, sa respiration, alors que la pierre froide gelait un peu son dos.
Ramenant ses genoux, prudemment, vers le haut en posant ses pieds sur le sol, elle baissa le regard vers son entrejambe, tentant de comprendre.. Et se décida à essayer de voir. Bon, elle ne "verrait" rien, mais voilà. Du bout d'un doigt, elle sentit une sorte de boule hérissée de pics dans son vagin et une vague de panique afflua, embrasant tout son visage.

Ça piquait les doigts.
Mais les doigts, c'était moins douloureux que là. Elle fit ce qu'elle put, tritura, parvint à attraper deux pics opposés entre ses ongles, mais se rendit compte qu'elle était bien incapable de tirer ça hors d'elle. Il devait y avoir un mécanisme quelque part pour désenclencher les trucs, non ?

Elle avait complètement oublié Gil, obnubilée et concentrée sur sauver sa peau - enfin, celle de son vagin, là !

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Loving her is a splendid adventure
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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Jeu 28 Sep 2017, 07:15

- Je pense que tu as eu un coup de chance…

Déconcerté par les pupilles sacrément dilatées de Kaünis, Gil leva la main. Il avait entendu un truc. Une… non, des portes claquer. Soit il y avait un méchant courant d’air dans ce sous-sol, soit il y avait des méchants tout court. L’option numéro deux était la plus plausible, évidemment. Gil se déplaça pour coller son dos à celui de Kaünis au moment où une tripotée d’hommes fit son entrée dans la pièce. Il y en avait beaucoup. Un sourire sardonique sur les lèvres, Gil leva les poings. Fallait pas que ce soit trop simple, sinon ce n’était pas drôle.

- Un accident ! s’exclama-t-il en désignant le type toujours empalé sur son pieu. On discutait et puis je ne sais pas ce qui s’est passé, ça a fait « sploutch ».

Il souriait toujours. En fait, il était très fier de son petit chef d’œuvre. Pourquoi s’arrêter alors qu’il se sentait inspiré ? En lui, la Bête ronronna de plaisir. Il était chaud patate, là ! Il allait…

Poof. Dans son dos, Kaünis s’effondra.

Et merde.


*


« Gil ? »

Murmure lointain. Non, juste à côté de lui. Gil frémit tandis que le sommeil se détachait de lui. Une main effleura sa joue, ses lèvres. Lib ?

- Tout va bien…

Naïs.

Gil ouvrit brusquement les yeux et alors, il la vit. Aussi jolie que dans son souvenir, aussi vivante qu’on pouvait l’être, elle était là, près de lui, ses longs cheveux lui chatouillant les bras. Il sentit son cœur se serrer violemment et se redressa sur les coudes.

- Naïs… ?
- Chut. Tout va bien,
répéta-t-elle en posant une main sur sa poitrine pour le forcer à se recoucher.
- Non, c’est… balbutia-t-il. Tu étais…
- Je suis là.


Pour le lui prouver, elle se pencha et captura ses lèvres des siennes. Gil tressaillit. Son rythme cardiaque s’emballa, son souffle s’accéléra. Incapable de comprendre, il renonça à chercher la logique, et même à envisager l’imposture. Pas grave. Naïs était là. Vivante, putain. Alors il referma les bras sur elle et roula pour se trouver au-dessus d’elle. Eperdu de désir, il tira sur ses chevilles pour la placer à sa hauteur et s’enfonça en elle d’un geste puissant. Sous lui, Naïs se mit à gémir. Reste avec moi, supplia-t-il en augmentant la cadence de ses coups de reins.

Gil…
La ferme, bon sang ! Il était occupé, ça ne se voyait pas ? Son regard ne quittait pas les yeux dorés et aveugles de Naïs. Il plongeait en elle, retrouvant des sensations oubliées, refoulées, réprimées. C’était bon. Tellement bon… !

Gil.

Merde ! Il se rejeta en arrière, prêt à défoncer le crâne de celui ou celle qui s’amusait à le distraire…

… et ouvrit vraiment les yeux.


*


- Enfer de bordel de m...

Il referma les yeux aussi sec, les mains plaquées sur la tête. Mal de chien ! Il avait pris sa cuite du siècle ou quoi ?? Non, réalisa-t-il tandis que des images lui revenaient en mémoire, en vrac. Non, c’était… plus compliqué. Il se vit empaler la tête d’un mec sur un pieu aussi large que son bras. Il entendit Kaünis tomber derrière lui. Il retrouva les sensations d’un beau carnage. Au frisson de la Bête en lui, il comprit qu’elle y était pour quelque chose. Il avait bien failli perdre le contrôle, jusqu’à ce que… rouvrant les yeux, il tâtonna son cou et ses doigts tombèrent sur une petite fléchette. Saloperie ! Il la délogea de sa chair et l’envoya valser au hasard, puis il roula sur le ventre et posa les mains à plat sur le sol pour se redresser lentement. Ça lui déchirait le crâne. Luttant contre la nausée qui accompagnait la migraine, il s’inspecta rapidement. Il était totalement nu et couvert de sang – mais la majorité du liquide poisseux qui le recouvrait n’était pas le sien. Quelques bleus fleurissaient ça et là, trois fois rien. Par contre, on lui avait pris son bracelet. La plaie qui s’infectait à cause de ses piqûres d’Anarysine apparaissait aux yeux de tous. Tant pis, se dit-il en haussant les épaules – ce qu’il n’aurait pas dû faire. La douleur fut telle qu’elle le précipita de nouveau à terre. Anéanti, il crut mourir pour de bon, jusqu’à ce que la raison reprenne le dessus. Alors, il posa deux doigts sur ses tempes et exerça une certaine pression. Puis il fit de même sur son cou, sur son sternum et sur son ventre.

La douleur reflua d’un coup, le laissant juste un peu sonné. Il s’assit à nouveau et massa sa nuque douloureuse. Si seulement il avait encore son jus de céleri… Pourquoi je pense à ce truc maintenant, moi ?? Secouant la tête pour reprendre le fil de ses idées, Gil regarda autour de lui. Une cellule ? Ouais. Sombre, froide, exiguë. Kaünis était là aussi. Elle était réveillée, aussi nue que lui et elle…

Elle…

Elle… ?

- Qu’est-ce que tu fous ? grogna-t-il en la regardant écarter davantage les cuisses pour s’enfoncer deux doigts dans le sexe.

Il fur parcouru d’un long frisson et se rappela son rêve érotique. Un autre effet de la drogue qui l’avait affecté – et qui affectait probablement encore Kaünis. Il rampa jusqu’à elle.

- Attends, je vais… mais arrête de bouger, merde ! Laisse-moi faire.

Il commença par appuyer les doigts sur ses tempes. Puis le cou. Puis le sternum. Puis le ventre. Il vit, au regard de Kaünis, qu’elle n’était plus sous l’emprise de la drogue. Par contre elle avait toujours aussi mal. Ce n’était pas normal !

- Qu’est-ce que…

… ah. Il réalisa enfin. Oui, bon, en même temps elle aurait peut-être pu l’aider en lui parlant, hein ! De fort méchante humeur, il plaça Kaünis à quatre pattes et passa derrière elle, la ceinturant d’un bras.

- Je fais de mon mieux, râla-t-il quand elle se débattit, lui enfonçant son coude entre les côtes. Je vais essayer de…

Il se tut quand la pointe de son sexe encore érigé par son rêve effleura la peau de la jeune femme. Inspira vivement. Putain, c’est pas vrai. Ce n’était pas le moment ! Il glissa la main sur le ventre de Kaünis, rencontra ses doigts, alla plus loin, trouva un sorte de piquant, fronça les sourcils. Quels enfoirés pouvaient bien avoir fourré ce truc dans… ?

- Arrête, marmonna-t-il en la sentant se frotter contre lui.

Bon sang, cette situation était totalement délirante. Mais ce n’était pas encore le top du maximum, pourtant. Le top du maximum du délire, c’était la voix moqueuse qui venait de s’élever, de l’autre côté de la cellule. Une voix que Gil reconnut instantanément.

Rybris ??

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Jeu 28 Sep 2017, 08:28

N'importe qui, même Syles, dans sa rage, aurait comprit qu'il était sage de s'introduire silencieusement dans l'endroit, de vérifié ses informations sur la capture de quelqu'un correspondant à la description de Kaünis - Et celle plus récente sur la présence, depuis quelques heures, d'un homme répondant au look de Sangrelune - puis de décamper avec eux au besoin.

N'importe qui aurait suivi l'exemple de Gil, entrant doucement sous le couvert d'une excuse de sexe.

Rybris Torasil fut le seul, à part son fils derrière lui qui n'étais pas au courant du motif de leur présence, à ne pas sursauter quand la porte de bois massif vola violemment vers l'intérieur de la pièce, blessant gravement un client au passage.

Sa voix, plus autoritaire que jamais, retentit dans le calme relatif dut à la surprise des gens présents dans la salle.


Où. Sont. Ils..?

De toute évidence, personne ne comptait répondre.

De toute évidence, ils étaient hors de leur ligue.

Le premier mouvement hostile fit soulever la tête du Mentaï.

Le second fit briller ses yeux d'une colère, d'une haine sans pareil.

Le troisième ne vit jamais le jour alors qu'un vent de destruction pur et simple souffla, empalant, brûlant, défonçant et massacrant tout ce qui bougeait dans la salle dans un spectacle brutal et hors du commun, avec des airs de surnaturel, qui rappelèrent à Syles pourquoi son père était si crains par les quelques hauts placés qui connaissaient son existence que la légion noire elle même le recherchait activement.

Et pendant un instant, le fils fut très fier de son héritage.

Le père, lui, était furieux.

Une fois, par le passé, il avait laissé sa famille seule... Et la femme qu'il aimait était morte.

La fois suivante? Son fils torturé.

Plus jamais.

Si cela voulait dire laisser des traces de son existence?

Tant pis, ou tant mieux.

Il ne se cacherait plus comme un foie jaune, n'éviterais plus la confrontation directe, ne camouflerait plus son don, la puissance de celui-ci, ni son entraînement hors du commun.

Plus personne ne toucherait une seul cheveux de sa famille...

...Et si quelqu'un le faisait..?

...Il le supplierait de le laisser brûler en enfer.

Que ce soit son Fils, sa petite amie, Kaünis, ou son ''Frère'' un peu oncle, un peu père, surtout compagnon Giliwyn...

...Ou même un putain de membre du conseil marchombre au besoin.

Il mettrait toute son énergie sur la tâche de sauver ces personnes.

Car il ne serait plus jamais la raison du chagrin de Syles.

Plus jamais.


For every man there is a cause which he would gladly die for,
Defend the right to have a place to which he can belong to,
And every man will fight with his bare hands in desperation,
And shed his blood to stem the flood to barricade invasion...

ALER--GUARG!

L'homme, dans son armure légère et souple, avec sa cape de voyage sur le dos, ne fit même pas l'effort de sembler intéressé par le garde qui mourut sur le coup, ni par le pieu surnaturel qui l'avait empalé puis disparu.

Son fils, derrière lui, récupéra les clefs du garde en tendant la main, vers lesquelles celles-ci volèrent toutes seules. Un homme tourna le coin du couloir devant eux.

Reçu un couteau dans un genou, un dans chaque épaules, puis un en pleine tête.

Deux des quatre armes disparurent toutes seules.

Les deux autres rejoignirent les mains de leur lanceur.

Un jeune homme, un amoureux, un meurtrier, un monstre, un envoleur...

Un père, un homme fatigué de se cacher, un psychopathe comme il y en avait peu, un démon dans la peau d'un homme, un Mentaï...

Un ange de la mort qui accompagnait un disciple du diable.

Trois hommes tentèrent de leur bloquer le chemin alors qu'ils approchaient du but.

Trois cadavres firent un pas en avant.


Cometh the Man who will fight beside me and be steady,
Cometh the Angel, the messenger from Hell we dreaded,
Cometh the Devil's disciples, so we must be ready,
My heart is strong, my faith goes on, but if my world is threatened,
I'll fight the fight, they'll pay the price, their blood will flow with vengeance..!

The dogs of war will rip apart hostility unbounded,
And to the end our swords will roar until the enemy is,
Crushed to the point of no return,
Beg for mercy scum of Satan,
Lucifer's a corpse in waiting...

Ils ouvrirent la porte.

Soupirèrent en même temps, soulagé de trouvés les deux sains et sauf.

Puis Rybris croisa les bras.

Et ne retint pas sa pique.


On m'avaient dit que tu aimais ''Mettre la main à la pâte'' avec tes élèves... Mais t'en fais pas un peu trop là..?

L'homme l'observa d'abord avec le regard incrédule de celui qui croit rêvé.

Puis aperçu Syles et son regard se durci un peu.

Rybris empêcha son fils de se jeter sur Kaünis et s'approcha, forçant un peu Gil à lui laisser le passage, puis étudia la... Situation...

Une putain de poire, se dit-il en soupirant.

Autant elle pouvait avoir un mécanisme pour rentrer les pics, autant elle pouvait être à pression...

D'une façon ou d'une autre, ça n'allait pas être sans douleur, se dit-il alors que la jeune femme tentait de se tiré de là malgré la douleur.


Kaünis, arrête de bouger ou tu va empirer ton cas, Gil, Syles, tennez là bien...

...Je vais lui enlever ce truc, mais ça va pas faire de bien et si elle bouge elle risque de faire une hémorragie sérieuse.

On as tout au plus cinq minutes avant les renforts alors ne me regardez pas comme ça et hop au boulot merde!


Les hommes s’exécutèrent et, si la jeune femme aurait sûrement préféré que Syles ou Gil ne s'en occupe, elle sembla comprendre qu'ils n'avaient pas les même connaissances de torture que l'homme aîné et tenta de bouger le moins possible...

Encore une chance, se dit l'homme en grimaçant, c'était un vrai travail de boucher, ce truc, aucune finesse, aucun art.

Se concentrant sur ses connaissances, respirant lentement, il inspecta légèrement l'objet du bout des doigts sans y pousser.

Se servit même de l'imagination pour voir s'il pouvait trouver une solution là.

Puis alors même qu'il entendait les pas se rapprocher, alors même que ce satané Sangrelune le dérangeait en lui rappelant que les gardes approchaient, il trouva enfin ce qu'il cherchait.

Le déclencheur.

Une poussée sur celui-ci et les pics entrèrent dans la boule qui composait l'engin...

...En tirant une douleur ignoble à la jeune femme au passage en se retirant.

L'homme grinça des dents alors qu'elle se débattait malgré elle, que les deux autres hommes la tenait si bien que possible.

Puis il attrapa la boule, inspira profondément en fixant Kaünis dans les yeux.

La vit resserrer ses dents sur le bout de cuir que Syles avait placer dans sa bouche.

Tira d'un coup, sortant l'appareil de torture dans une douleur tout aussi ignoble causé par sa taille autant que par les blessures fraîches de l'organe d'où il sortait.

Le premier garde entrant dans la pièce se prit une boule de fer pleine de pointes par la tronche.


Allez, vous la porter, Syles, tu m'aide avec ta greffe, on sorts d'ici! Il lui faut un rêveur et vite... Et surtout, on dois se barrer avant que les vraies emmerdes arrives..!

Parce que ses informations disaient qu'il y avait cinq hommes, une petite escouade, de la legion noire dans cette satané ville en ce moment.

Ils étaient un peu en permission...

...Mais permission ou pas, si cinq hommes en armure de vargilite débarquaient alors qu'il commençait à fatigué et qu'il devait protégé trois envoleurs dont un drogué et une gravement blessée...

...Ils risquaient d'être très mal.

Il se trouvait presque à espéré que ce vieux malade de Seren avait bien reçu son message et ne s'en fichait pas complètement..!

Après tout, s'il y avait une chose qui pouvait attiré cet homme, c'était un défi digne de lui.

Et quel meilleur défi que des hommes de la fameuse légion..?


HRP:
 

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

Corrupting all.
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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Jeu 28 Sep 2017, 17:58

- Qu’est-ce que tu fous ?  
Surprise, Kaünis sursauta, ce qui lui arracha un méchant râle de douleur. Putain, elle l'avait complètement oublié, celui-là ! Elle ne répondit pas, non pas parce qu'elle n'avait pas envie de lui lancer une remarque acerbe, mais parce qu'elle n'était pas certaine de pouvoir émettre un son sans se foutre à hurler de douleur tant sa tête lui faisait mal jusque dans le cou.
- Attends, je vais… mais arrête de bouger, merde ! Laisse-moi faire.

Elle fronça les sourcils quand la douleur dans sa tête reflua brusquement… Et pendant un instant, elle aurait voulu qu'elle revienne, en fait ! Parce que…
* Putain de bordel de couille de Ts'liche !! *
La douleur, perçante, n'avait rien à voir avec le truc diffus et lourd que sa tête subissait quelques instant plus tôt. Et c'était encore plus horrible à supporter ! Serrant les dents pour ne pas pousser un nouveau gémissement de douleur, Kaünis se sentait haleter et luttait contre son propre corps pour ne pas se tordre dans tous les sens.
* Plutôt que de rester planté là, aide moi ! *
- Aïe putain ! lâcha-t-elle précipitamment quand il la fit basculer à quatre pattes.
Un long frisson remonta le long de la jambe de Kaünis quand elle sentit le bout du sexe de Gil contre elle. Elle pouvait pas lui en vouloir, après tout d'habitude elle aimait la douleur hein. Mais ce frisson la fit se contracter malgré elle et elle lâcha un nouveau gémissement de douleur alors que ses  parois se refermaient sur l'engin de torture.

- C'est pire, là, cracha-t-elle dans un murmure du bout des lèvres.
Avant que quelques bruits n'attirent son attention, lui faisant redresser la tête. Elle essaya de pousser sur Gil pour le lui indiquer, sauf qu'il râla…
Avant de s'immobiliser lui aussi.
- On m'avait dit que tu aimais ''Mettre la main à la pâte'' avec tes élèves... Mais t'en fais pas un peu trop là..?
Elle reconnut instantannément la voix et releva le menton pour découvrir Rybris et son fils dans l'encadrement de la cellule. Elle ne put s'empêcher de piquer un fard complètement inapproprié à la situation, tenta de repousser Gil, leva les yeux vers Syles.

- Syles, je… suis désolée, et si jusque là seule la douleur était perturbante, elle eut une bouffée émotionnelle de trop et elle sentit les larmes dévaler ses joues. Elle les essuya rageusement du dos de la main, alors que, étonnamment, Rybris prenait le contrôle de la situation.
Est-ce que c'était parce que Syles pensait que…? Et lui en voulait ? Et était en colère ?
Elle n'eut pas l'occasion d'approfondir sa réflexion parce que les deux Envoleurs vinrent se placer de part et d'autre d'elle… Oh bordel de merde, et même malgré son état, sentir leurs mains sur son corps était affreusement excitant. Alors… Au final, heureusement qu'ils n'étaient pas allés eux-mêmes chercher ce truc de torture là en bas car elle aurait sans doute réagit pas correctement.

Alors ouais, c'était chelou, malgré tout, d'avoir Syles à sa droite et de savoir que c'était son père qui avait les mains entre ses jambes. Mais au moins, elle ne réagissait pas trop à ce type d'attouchement de la part de Rybris - en tout cas dix mille fois moins que si ça avait été l'Envoleur, dont juste la poigne forte pour l'empêcher de bouger lui faisait des papillons dans le ventre.

Des papillons dans le ventre.
Au fond d'une cellule.
Alors qu'elle avait été torturée, qu'elle avait ce truc dans le vagin, qu'on l'avait sans doute violée des dizaines de fois juste avant.

Incompréhensible.

Elle secoua la tête, lâcha un râle de douleur alors que ses jambes s'activaient sans qu'elle ne l'ai décidé, parce que c'était le moment exact où l'homme enlevait ce truc de son intérieur d'un coup sec.
Un soupir tremblant de soulagement passa ses lèvres, et elle se redressa pour poser la pointe de ses fesses sur ses talons. Elle n'était pas du tout sûre de pouvoir marcher, ça tiraillait affreusement là en bas, et pourtant elle sentait une chaleur familière monter dans ses joues. Secouant la tête pour tenter de chasser ces images de son esprit, elle sursauta quand un garde entra dans la pièce avec cette boule bardée de pics de métal.

- Allez, vous la porter, Syles, tu m'aides avec ta greffe, on sort d'ici! Il lui faut un rêveur et vite... Et surtout, on doit se barrer avant que les vraies emmerdes arrivent..!
Elle hocha doucement la tête et tenta de se hisser tant bien que mal sur le dos de Syles, alors que des frissons remontaient par centaines à l'intérieur de ses cuisses. Elle sécurisa ses bras autour de son cou sans l'étrangler et serra ses genoux autour de sa taille, posant son menton sur son épaule, mais tourna la tête vers Gil.

- Si tu pouvais au moins récupérer mon épée combinable… lâcha-t-elle, le regard rendu vitreux par la douleur. Il leur aurait aussi fallu des vêtements, mais au pire ça se rachetait, des vêtements. Mais ses lames, elles ne pourraient pas être reproduites… Elle cligna des paupières et fourra son nez dans le cou de Syles pour prendre une inspiration qui la calma un peu.
Un peu.

Et alors qu'ils se frayaient un chemin vers la sortie, Kaünis ne put s'empêcher de fermer les yeux.
- J'ai pas rompu notre promesse. J'étais pas consciente. Son murmure était tremblant, mais elle se contenta de serrer plus fort ses bras autour de lui en plongeant son nez derrière son épaule.


* *



Ils étaient en train d'atteindre la porte qui donnait sur la rue quand soudain son battant s'ouvrit avec une violence inouïe, soulevant poussière, draps et tapis sur le passage de l'air.
Kaünis leva les yeux vers les quatre silhouettes qui bouchaient la sortie et fronça les sourcils quand elle vit les armures de Vargelite étincelantes.

Et merde.
Qu'est-ce que ces mecs venaient faire là ? Ils n'avaient absolument rien à voir avec les ordures qui l'avaient capturée, et rien à voir avec Syles, elle en était persuadée.
Elle vit Rybris pousser un soupir, jeta un coup d'oeil en biais à Gil…

Une idée germa dans son esprit.
- Hé, Syles… La vargelite, c'est du metal, non ? murmura-t-elle si bas et au creux de l'oreille de l'Envoleur, pour que lui seul puisse l'entendre ou même distinguer son murmure presque inaudible.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Sam 30 Sep 2017, 20:09

Sans lâcher Kaünis, Gil se décala sur le côté. Oui, c’était bien Rybris, et visiblement le père était venu avec le fils… en croisant brièvement le regard de Syles, Gil soupira. Super. Maintenant ils étaient deux candidats de plus pour les ennuis. Sans doute pas une brillante idée mais étant donné la situation présente, deux paires de bras supplémentaires n’allaient pas être de trop. Comme il accusait encore le coup de la drogue (et probablement parce que celle-ci ne faisait pas bon ménage avec l’Anarysine qui se baladait dans son sang), Gil laissa Rybris se charger de l’opération. Il se plia à ses brèves injonctions et s’efforça de maintenir une Kaünis devenue véritable furie. La douleur lui filait des spasmes incontrôlables. En voyant les doigts de Rybris lutter entre ses cuisses pour lui sauver la vie, l’Envoleur serra les dents à s’en broyer la mâchoire. Aussitôt la Bête leva la tête, attentive.

Il ne tenta pas de la rendormir.

Dès que Kaünis fut débarrassée de la saloperie qui lui déchirait le bas-ventre, Rybris lança quelques ordres secs. Gil ne broncha pas. C’était étrangement reposant que de suivre quelqu’un d’autre, pour une fois. Il aida Kaünis à se hisser sur le dos de Syles, regrettant de ne pas pouvoir la couvrir au moins un petit peu. Elle dut penser à ses vêtements elle aussi, car elle croisa son regard et lâcha d’un ton las :

- Si tu pouvais au moins récupérer mon épée combinable…
- Ce sera tout, princesse ?
rétorqua-t-il en levant les yeux au ciel.

Mais quand ils sortirent de la cellule, l’envoleur partit dans la direction opposée.

- Partez devant, je vous rattrape.

Nu comme un vers, il se glissa dans le couloir et ouvrit une première porte. Encore des engins de torture. Et du sang séché partout. Enfer, ces gens ont le sens de la fête… Sourcils froncés, tendu comme un arc, Gil examina rapidement un petit cellier. Il croqua dans un fruit, moins pour combler sa faim que pour se donner un regain d’énergie et dissiper les dernières brumes de la drogue, et reprit son chemin. Un bruit de voix lui parvint, l’obligeant à se faufiler en catimini contre le mur jusqu’à jeter un coup d’œil furtif dans ce qui semblait être un genre de salle commune. Trois hommes à gauche, deux à droite, un près de la porte. C’est parti. Sans hésitation, il s’élança. Le premier type écarquilla les yeux. Evidemment, voir débarquer un bonhomme dans le plus simple appareil avait de quoi surprendre… Gil en profita pour lui briser les cervicales. Il bondit sur le deuxième type et lui envoya son poing dans le visage, brisant le nez et quelques dents au passage, avant de pivoter pour se servir de lui comme bouclier. La lame qui lui était destinée transperça le pauvre bougre, laissant à Gil tout le temps de se débarrasser de l’importun suivant. Ses capacités lui revenaient plutôt bien, heureusement ! Evitant une attaque qui visait sa gorge, il attrapa le poignet de son nouvel adversaire, le tordit jusqu’à la cassure franche et douloureuse, puis récupéra l’arme dont il se servit pour ouvrir une plaie hideuse sur la poitrine de l’homme.

Une minute plus tard, tout au plus, il ne restait plus dans la pièce qu’un Gil à peine essoufflé – et six cadavres encore chauds. Sans un regard pour eux, l’envoleur se dirigea vers une table sur laquelle étaient étendus ses vêtements et ceux de Kaünis. Il s’habilla rapidement, laissa son tabard ouvert sur sa poitrine pour éviter de perdre du temps en le laçant, et ouvrit du bout du pied un coffre de bois dans lequel il retrouva ses armes. Il s’équipa, puis attrapa l’épée combinable, jeta les vêtements de Kaünis sur son épaule et retourna près des corps qu’il fouilla aussi méticuleusement que possible. Il garda un trousseau de clé, deux poignards de très bonne facture, une carte qu’il prendrait le temps d’étudier plus tard, et dans un plat il préleva quelques bouts de viande et un peu de raisin qu’il enroula dans un bout de tissu.

« SangreLune ! Ramène-toi ! »
J’arrive.

Encore un qui pouvait le déranger à tout instant dans sa tête… Ravi comme pas permis, Gil retourna sur ses pas et rattrapa le groupe un peu plus loin. Ils avaient été ralentis par de la bagarre, eux aussi, mais face à un mentaï et à un envoleur, leurs adversaires n’avaient pas dû faire long feu.

- Les effets de la demoiselle sont arrivés.

Il fallut aider Kaünis à s’habiller. Elle avait perdu pas mal de sang et d’énergie dans sa lutte pour se débarrasser de cette… chose. Gil lui fila à manger, puis Rybris fit passer une gourde d’eau de vie qui leur donna à tous un bon coup de fouet. En voyant les couleurs revenir sur les joues de son ancienne apprentie, Gil hocha la tête.

- Allez, on continue.

Avec le trousseau qu’il avait récupéré, il ouvrit deux portes verrouillées. Rybris avait repris la tête du groupe, les guidant par le passage qu’il avait emprunté à l’aller. Gil se demandait comment Syles et lui avaient fait pour les retrouver. Mais chaque chose en son temps. D’abord, il fallait sortir de là.

- On y est presque, annonça le père de Syles en accélérant.

Comme s’ils avaient attendu cette remarque, la dernière porte s’ouvrit sur une floppée de gardes. Ils étaient quatre et Gil jura en reconnaissant leur armure.

- Okay, je sais que je vais pas aimer la réponse, mais lequel de nous quatre attire les ennuis comme des mouches ?

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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Dim 22 Oct 2017, 05:30

C'était un métal, oui, Syles y avait déjà pensé.

Les gardes balbutiaient un truc sur le fait qu'ils faisaient 4 prises plutôt qu'une, Gil faisait déjà jouer ses doigts et Rybris faisait déjà des étincelles, pourtant le premier arrêta son mouvement net pour attraper Kaünis sur son dos quand Syles la lui confia, le second se gela quand son fils s'avança, la cape de son père adoptif au dos flottant paresseusement dans l'air de la nuit qui s'infiltrait mieux dans cette salle, beaucoup plus large que les autres.

En ne voyant qu'un combattant, les hommes, devant, rirent tous.

Syles tourna légèrement la tête, juste pour capter le regard de Kaünis, pas ceux interrogateurs de Gil et Rybris...

...Aperçu le hochement de tête de son amoureuse.

Les hommes, devant, paniquèrent un instant quand leurs armes volèrent de leurs mains pour se coller sur les murs.

Inspirant profondément, le jeune homme souleva les mains une seconde.

Rien ne se passa.

Deux secondes.

Un ornement trembla.

Trois secondes.

Les hommes chargèrent.

Quatre secondes.

Deux hommes crièrent à leur jeune ami de se casser de là de faire quelque chose.

Cinq secondes.

Tout les soldats furent stopper net dans leur mouvements.

Six secondes.

Syles souriait quand il ouvrit les yeux.


Dragged ya down below,
Down to the devil's show,
To be his guest forever...

...Peace of mind is less than never.

Hate to twist your mind,
But God ain't on your side...

Vous me décevez, messieurs.

Vous, de la fameuse légion noire, devriez pourtant le savoir...

... Devant un empereur, on S'AGENOUILLENT!


Au dernier mot, les hommes se retrouvèrent tous à genoux, ne comprenant pas quel pouvoir diabolique s'était emparer d'eux, certains se mirent même à prier, d'autres tentaient de se débattre, mais contre la vargelite bien ajustée, un corps humain ne faisait pas le poids du tout.

Ils se remirent de force sur leurs pieds aussi vite...

Avant que Syles ne bouge légèrement le menton et ne soulève ses mains en tirant sur le feu interne qui avait autre fois alimenter Lynx.

Il ne sentait même pas cette rage monstrueuse, cette autre conscience.

Juste un calme énorme.

Et une envie bien précise.

Qu'il mit en marche étape par étape, la première consistant à littéralement soulever les hommes en armure de terre.

Les hommes formèrent les points nécessaire pour une étoile à cinq branches, puis se mirent à tourner dans les airs, lentement, autour du garçon...

...Qui éclata d'un rire clair, d'autant plus effrayant qu'il semblait si innocent malgré la situation, encore plus quand il fut rejoins par le rire carrément dément de joie d'une jeune femme et le sourire soulagé de deux hommes.

Les soldats se mirent à crier alors de leurs armures ''indestructibles'' se retournaient contre eux, puis se mirent à décrire les formes de l'étoile à cinq branches et du cercle formants un pentagramme autour du garçon, le masque de leur casque s'ouvrit, leurs propres armes prenant position devant leur gorge.


Enter the night,
A flash in the darkness,
White Death is heading your way.

The fear of his foes, a hero at home,
Hundreds will fall by his hands...

Le général observa la scène, entendant un de ses soldats quitter les rangs pour vomir.

En tant normal, il lui aurait apprit à être indiscipliné, mais ça, cette scène, se dit-il...

Un de ses hommes l'interpella et lui montra quatre affiches de recherches sanglantes...

...Elles étaient tenues au mur par les épées saignantes des soldats mort par terre, au centre d'un pentagramme de sang.

Chaque affiche était signée avec le même sang.

Et le soldat demanda ce qu'ils faisaient maintenant...


Bon sang, colonel, l'empereur lui même nous as fais parvenir les ordres selon lesquels deux de ses quatre là n'étaient plus recherché il y as plus de deux ans alors on remballes, on fais notre rapport, on ferme sa grande gueule et on oublient ses enfoirés putain!

L'homme se retourna franchement écœuré... Si quatre personnes avaient réussis à tuer une escouade de la légion en armure et en une seule attaque identique pour chacun, puis avoir le temps de faire cette scène, que la légion s'en occuper, ce n'était pas le genre de chose pour l'armée régulière..!

...Et dire que c'était supposé être EUX les renforts...


You are in the sniper's sight,
The first kill tonight,
Time to die.

You are in magnetism's way,
The White Death's prey,
Say goodbye..!

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

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MessageSujet: Re: [-18] Come closer to me while I'm still alive [Libre]   Ven 10 Nov 2017, 17:01

QUand Syles se sépara d'elle, une pulsion bizarre agita son ventre. Elle ne voulait pas le laisser, mais elle savait qu'il avait besoin de concentration. En fait, elle s'accrocha avec un désespoir bizarre à Gil ; elle se sentait si faible qu'elle ne savait plus si elle avait assez de forces pour ça ou pas.
Mais le regard que l'Envoleur échangea avec elle lui tira un sourire, et elle trépida un instant.

Ça allait être spectaculaire.

Kaünis pouvait sentir la tension dans l'air. C'était infime, mais ses perceptions aiguisées étaient capables de ressentir les champs magnétiques d'envergures qui se déplaçaient dans la pièce. Ce n'était pas exactement nouveau, mais elle ne l'avait jamais ressenti à ce point.  
Un sourire étira ses lèvres quand Gil et Rybris sommèrent Syles de se barrer.
- Mais non, attendez le clou du spectacle ! murmura-t-elle doucement.

Les combattants de la Légion noire chargèrent. Masses de muscles et de métal, dangereux comme la mort, une promesse dans le fond des yeux.
Qu'est-ce qui est plus dangereux que l'idée de la mort ?
La Mort elle-même.  

Le mur de Vargelite prenait de la vitesse. Une puissance inouïe, indestructible.
Indestructible, mais pas inarrêtable. Le choc fut violent alors que les masses des armures s'immobilisaient brutalement.  
- … Devant un empereur, on S'AGENOUILLE !
Un ricanement appuya les paroles de Syles, cascadant de la gorge de Kaünis.

Et voir ces mecs en armure soulevés comme des poids plumes dans les airs, c'était quelque chose. Même si sa peau piquait, et que ses cheveux se dressaient en partie sur sa tête avec toute l'électricité et le magnétisme dans l'air.
Il fallut cependant quelques secondes à la jeune femme pour comprendre que son compagnon était en train de dessiner quelque chose. ALors, plutôt que de suivre la courbe des corps, elle regarda par terre. Ses yeux s'agrandirent et un sourire démoniaque éclaira son visage.

Elle lâcha Gil, s'écrasa sur le sol, se releva en titubant, parvint à tenir sur ses pieds.
Se traîna jusqu'à Syles pour s'asseoir contre ses jambes, joignant son rire au sien.
Fourrant son visage dans le pantalon du jeune homme, elle frotta sa joue contre le tissu, incapable de trouver suffisamment d'énergie pour se relever toute seule.
- C'est aussi pour ça que je t'aime.

You are what I believe
I'll live and die for you
This is all that I need
When nothing is real you are my truth
In the darkness you shine
Can you keep me safe tonight?
When I'm down on my knees
You are what I believe

- Mais COMMENT vous avez fait un truc pareil ?
Kaünis haussa les épaules devant le Rêveur outré. Elle se contenta de serrer fort la main de Syles et d'échanger un regard avec Gil. Ils étaient parvenus à la sortir de la ville pour l'emmener dans une Confrérie, mais elle avait encore perdu connaissance et ne se souvenait pas de grand chose. Juste, elle s'était réveillée ici, avant que les Rêveurs n'interviennent sur ses blessures "internes".  

- Vous pouvez me soigner ou pas ?
L'homme sembla presque désespéré par la situation, mais se contenta de hocher la tête… Et de mettre tout le monde dehors.

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