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Le Pacte VS L'Ordre
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 [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 05 Nov 2017, 10:05

Sa question la fit rire, et Gil fit la moue. Qui s’accentua lorsqu’elle lui ébouriffa les cheveux. Merde, qu’est-ce qu’il y avait de si drôle ? Il était fatigué, voilà tout ! Pourtant, quand elle attrapa sa main pour le faire venir près d’elle, sur le lit, elle lui donna un baiser qui parvint à l’étourdir malgré l’épuisement. Un rien tenté, il voulut la serrer dans ses bras… elle n’était déjà plus là. Sournoise et amusée. Sa boutade le fit râler, il se coula sous les draps en marmonnant dans sa barbe, mince alors, elle ne pouvait pas arrêter de faire mine de changer d’avis toutes les cinq secondes ? Et puis non, il ne voulait pas être bordée, ça aussi ça la fit rire, il se dit que si elle continuait comme ça il allait la flanquer à la porte, histoire de dormir tranquille. Mais Lëroya se blottit contre lui et s’endormit aussitôt. A peine conscient, déjà aux prises avec le sommeil qui pesait sur lui de toutes ses forces, Gil trouva la force d’embrasser le sommet de son crâne avant de s’abandonner complètement dans les bras de Morphée.


*


Qu’est-ce qui le réveilla, exactement ? La respiration de Lëroya près de lui ? Sa chaleur ? Son parfum ? Sans doute un peu de tout ça à la fois. Parce que bon, ce n’était pas franchement désagréable comme réveil, il fallait le reconnaître. Surtout alors qu’il avait passé la moitié de sa vie à être tiré brutalement du sommeil par un cauchemar. Allongé dans la pénombre de la chambre, Gil se passa une main sur le visage. Il ne pouvait pas bouger d’un pouce : la jeune femme était lovée contre lui, son dos pressé contre sa poitrine, ses fesses contre son bassin. Il avait ses cheveux en pleine face. Ça chatouillait un peu. Son bras droit servait d’oreiller à la demoiselle, il allait sans doute avoir besoin d’une petite heure pour que ses terminaisons nerveuses fonctionnent à nouveau correctement et pour que ses muscles se dégourdissent. Quant à son bras gauche, il ceignait la taille de Lëroya. Vraiment pas désagréable… Gil jeta un coup d’œil en direction de la fenêtre. Ils avaient tiré les rideaux et seule une lueur ténue franchissait cette barrière de tissu. A vue de nez, il était encore très tôt. Estimant qu’il avait dû dormir deux ou trois heures, Gil envisagea de replonger un brin, histoire de se reposer un peu mieux. Mais… c’était sans compter son bas-ventre qui, soudain, lui signifia que lui était parfaitement bien réveillé. Et en état de marche.

Ça aurait pu aller si Lëroya n’avait pas bougé pile poil à cet instant-là. Elle remua contre lui, plaquant davantage son dos contre Gil, et le gémissement endormi qu’elle laissa échapper déclencha en lui une série de petits frissons qui vinrent se loger dans sa virilité dressée. Il grogna. Et merde. Enfin… non, ce n’était pas la merde, surtout quand il se souvint de leurs ébats dans l’herbe, mais s’il avait voulu s’éclipser en douce, eh bien, c’était fichu : il ne comptait plus quitter cette chambre avant d’avoir à nouveau goûté les saveurs exquises du plaisir. Sa main gauche bougea doucement sur la peau soyeuse de l’envoleuse. Ils s’étaient couchés nus, trop épuisés pour faire quoi que ce soit de sexuel à ce moment-là, mais à présent… Gil inspira un bon coup. Seule sa main gauche était en mouvement, ce qui était une véritable torture pour le reste de son corps, épousé à la perfection par celui de Lëroya. Mais il n’était pas un bleu, loin de là. Il avait appris à maîtriser ses ardeurs. Lentement, ses doigts tracèrent des arabesques mutines qui se rapprochèrent de la poitrine de la jeune femme. L’un de ses petits seins disparut complètement dans sa grande main. Sous ses savantes caresses, il sentit le plaisir monter tout doucement, s’ériger presque timidement comme le téton qu’il faisait délicatement rouler entre ses doigts tandis que les battements du cœur de Lëroya, sous sa paume, se mettaient à accélérer.

A l’affût du moindre signe de résistance, Gil se redressa très légèrement pour que sa bouche retrouve le chemin de son oreille, puis de sa nuque, de son cou, de son épaule. C’était un sentier délicieux, une route tracée par sa langue de feu. Sa main gauche s’égara plus bas. Beaucoup plus bas. Elle ouvrit un peu ses jambes pour lui faciliter la tâche et il frémit de bonheur en la sentant déjà prête à l’accueillir. Pas tout de suite. Pas comme ça. Sans cesser de lécher sa peau, il humidia ses doigts dans la moiteur de son sexe avant de venir les glisser entre ses fesses. Un seul tout d’abord, qui franchit l’anneau de chair avec aisance. Sa bouche remonta doucement vers l’oreille de Lëroya. Murmure chaud.

- Je continue ?
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Lëroya Palabré
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 05 Nov 2017, 18:28

Une caresse me tire du sommeil, et je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils. Mon cœur s’accélère, j’ai l’impression fulgurante d’être retournée des années en arrière, quand Zukrii me réveillait. Un frisson parcourt mon échine, mon souffle s’accélère, je sens mon corps se tendre de peur d’être forcé.
Parce que ça avait toujours été comme ça.
Mais contrairement à ce  à quoi je m’attendais, il n’y a aucune brusquerie, aucun geste rude ; juste une caresses qui affleure mon ventre. Et qui me tire des petits frissons.

Il me faut encore quelques secondes pour comprendre que je suis blottie contre un homme, et sentir que ce qui frotte légèrement contre mon dos, c’est un pénis tendu dans toute sa gloire matinale. Je pousse un petit soupir, réalisant que ma tête bloque son bras. Mais une caresse me tire un gémissement de surprise – et de plaisir en fait – et je me souviens que c’est aux côtés de Gil que je me suis endormie hier.

Moi qui m’attendais à ce qu’il se soit enfui ce matin !
Je suis sincèrement surprise qu’il n’ait pas déserté. Peut-être pas si macho que ça, finalement. Ses doigts s’attardent sur mes seins, qui se dressent sous ses caresses alanguies. Qu’est-ce que c’est plaisant ! Et doux. Ça doit être le réveil le plus agréable de toute ma vie, en fait. Un sourire étire ma bouche à droite, je ne peux pas m’empêcher de bomber le buste pour quémander un peu plus de caresses. C’est divin.  

Je frissonne quand ses lèvres viennent explorer mon épaule et mon cou.
Sa main descend sur mon ventre et, avide, j’entrouvre mes jambes pour lui faire un peu de place. De longs frissons remontent à l’intérieur de mes cuisses alors qu’il frotte juste le bout de ses doigts sur mon sexe, et quand il passe sur mes fesses, quelque chose dans mon ventre fait un bond.  
Je le sens qui s’insère dans mes entrailles, je me mords la joue en lâchant un petit soupir. Il a toujours son autre main sur mon sein, et j’aime ce qu’il me fait.
- Je continue ? Le souffle de sa question chatouille ma peau, je me tortille sur moi-même en serrant les fesses, emprisonnant son doigt.
- Oui… Je gémis sous la caresse qui pince très légèrement mon sein ; je relâche mes fessiers mais tends un peu plus mon bassin vers lui, frôlant le bout de son sexe humide lui aussi.

Je ne reste cependant pas en tout. Un peu plus réveillée, je m’active aussi, et ma main gauche vient caresser le bas de son ventre, faire une jolie circonvolution autour de son sexe pour lui donner envie sans m’y précipiter, je descends en dessous, caresse ses testicules du bout des doigts, joue avec quelques secondes. Je les sens se contracter un peu sous mes caresses et remonter dans la symphyse ; cette sensation m’amuse toujours autant.

J’attends la suite, passant ma langue sur mes lèvres avec lenteur.
Et j’ondule des hanches.
Alors, monsieur macho ?

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 05 Nov 2017, 20:06

Gil ferma les yeux et se mordit la lèvre. Zut, voilà qu’il s’y mettait lui aussi… mais ce n’était pas de sa faute ! C’était elle qui s’amusait à jouer avec ses nerfs, là ! Elle avait glissé une main habile entre leurs deux corps pour le caresser et c’était… Enfeeeer. Il allait jouir dans sa main si ça continuait comme ça. Il était électrisé par son souffle rapide, les gémissements qui s’échappaient de ses lèvres, les mouvements suggestifs de ses hanches. Un long frisson traversa ses reins et termina sa course dans sa queue. Refusant de craquer avant de l’avoir possédée, il retira lentement son doigt et la fit rouler sur le ventre. Il n’allait sans doute pas être plus tendre que la première fois, mais quelque chose l’empêchait de la prendre avec l’égoïsme dont il avait déjà fait preuve par le passé. Il n’était pas con, enfin pas vraiment, il avait bien compris que le sexe avait une place étrange dans la vie de Lëroya. Aussi bizarre que ses paroles à ce sujet, des paroles qui laissaient planer un sous-entendu dérangeant. Il n’aimait pas ce que ça pouvait vouloir dire. Il n’aimait pas l’idée qu’elle puisse douter de prendre du plaisir. Il voulait l’emporter, comme cette nuit, aux confins de ses limites ; elle n’avait pas crié, il voulait l’entendre, cette fois.

Tendu comme un arc, tremblant de désir pour cette femme qui l’avait écouté d’une oreille attentive une bonne partie de la nuit, Gil pressa son gland contre ses fesses. Il poussa doucement, patiemment, alors qu’il mourait d’envie de s’enfoncer dans sa chaleur pour laisser parler ses pulsions les plus sauvages. C’était plus fort que lui, il détestait l’idée de lui faire mal. Il ne savait pas si c’était la première fois qu’on la prenait de cette manière, mais c’était la première fois que lui le faisait avec elle, et il voulait qu’elle en garde un bon souvenir. Millimètre après millimètre, il se fraya un chemin en elle, si étroite, si chaude qu’il en frissonnait de bonheur.

- Détends-toi, souffla-t-il en lui massant doucement les hanches. Cambre-toi un peu plus… ouais, comme ça. Ça va ?

Il sentait son cœur qui tapait dans sa poitrine, prêt à tout défoncer, y compris sa cage thoracique. Ben ça me ferait une belle jambe, tiens. Gil sentit qu’il touchait un point sensible à la manière dont les poings de Lëroya se serrèrent sur le drap. Alors, il recula. Il ne se retira pas complètement, se contentant de quelques centimètres avant de s’enfoncer de nouveau, lentement ; il lui laissait le temps de s’acclimater à sa présence, attendant que le plaisir prenne le dessus. Lui, il n’en pouvait plus. Voir son dos, ses cheveux qui bougeaient doucement avec elle, ses fesses que son bassin venait épouser, c’était… franchement bon. Délicieusement bon. Incapable de se retenir davantage, il commença à se mouvoir, les doigts plantés dans ses hanches pour la faire glisser sur sa queue. Chaque coup de rein lui donnait davantage envie d’elle. Il savait qu’elle aimait le toucher, mais là, dans cette position, ce n’était pas évident pour elle. Par contre, lui, il pouvait le faire. Et ça aussi, elle aimait. Sans cesser ses assauts, il promena les mains sur elle, son dos, ses côtes, son ventre, son entrejambe… Oh, c’était sans doute vilain que de titiller son sexe quand il était en train de la prendre, mais il ne se laissait pas de ses gémissements. Il continua de la caresser jusqu’à ce qu’elle tremble de plaisir sous ses doigts.

Et il s’arrêta aussitôt. Il ne voulait pas qu’elle vienne si vite, pas encore… Il ralentit également ses coups de butoir, prenant un malin plaisir à aller et venir lentement en elle, puis brusquement, puis lentement, puis profondément… Imprévisible, sauvage et tendre, il s’accrochait à elle et se perdait dans sa volupté. Merde, c’était trop bon ! Il sentit qu’il perdait pied. Il n’allait plus tenir très longtemps, pas après ces préliminaires et cette escalade de sensations, et ses coups de reins devenaient de plus en plus ardents sous la violence de son désir. Il était excité, excité par ses gémissements, par sa peau qui perlait de sueur, par son corps bronzé qui se livrait au sien en toute liberté. Voilà, il ne contrôlait plus rien, et les picotements de la jouissance le poussèrent à se rapprocher d’elle. Il voulait la sentir contre lui, sa peau contre la sienne… Vivement, il se pencha sur son dos, glissa un bras habile entre son torse et le matelas pour les redresser ensemble. Cette nouvelle position le fit s’enfoncer en elle jusqu’à la garde. Bordel. Il la tenait contre lui d’un bras en travers de sa poitrine, la main remontée sur sa gorge, et de l’autre il descendit vers son sexe pour y enfoncer ses doigts. Il ne cessait pas de la pilonner.



[J'suis tarée de m'arrêter là heiiiin ? A toi de jouer ! Tu dis si quelque chose te dérange (mais Gil ne compte pas changer une lettre de cette réponse donc bon, tu négocieras avec lui si jamais c'est le cas) xD]

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 02:42

Ça y est. Il est dedans. Malgré le nombre de fois où j’ai subi de tels assauts, je suis toujours relativement surprise par la sensation dans mes entrailles ; c’est assez contre-naturel, il faut bien le dire. Je m’étais cambrée pour qu’il puisse être plus à son aise. Oh, il ne me fait pas mal, et au contraire il y est allé si graduellement que c’était presque quelque chose que je pourrais qualifier de doux.
Je sais pourtant que ça ne va sans doute pas durer.
Quand ses doigts s’enfoncent dans la chair de mes hanches, je souris contre le drap et tends mes reins pour l’accueillir et surtout préparer mon dos à encaisser les coups de butoir qui ne vont sans doute pas tarder.

Je ne pouvais pas le toucher, mais il ne semblait pas vouloir que je le fasse. Alors j’étais là, à demi-passive parce que je me contenter de suivre ses mouvements en basculant le bassin, ou en jouant avec mes genoux.
Ses mains se promènent sur moi et c’est délicieux. C’est léger et doux, je sens qu’il prend du plaisir à le faire, et j’aime ça.

Quand il vient à la rencontre de mon sexe, je sens mon corps trembler de frustration.
Frustration ?
Je fronce les sourcils, surprise que ce mot vienne de me sauter au visage. C’est exactement la même sensation que hier quand il se tenait à l’orée de mon sexe. De la frustration ? Cela me surprend tellement que le mouvement suivant de Gil me tire un glapissement.

Puis, je grogne, alors qu’il ralentit la cadence et éloigne ses doigts de mon point sensible.
Reviens ! Je pousse sur mes genoux pour me redresser, aller plus à sa rencontre. Il attrape mes cotes à ce moment-là et je le sens qu’il se plaque contre mon dos. Nos corps humides de sueur se rencontrent, glissent l’un contre l’autre. Je laisse ma tête basculer en arrière, sur son épaule, alors que je donne des coups de hanches moi aussi. Mes entrailles protestent un instant, mais je laisse le bas de mon dos se détendre pour mieux l’accueillir.

Jusqu’à ce que sa main descende sur mon ventre, se glisse dans les poils de mon pubis…
Un long gémissement de plaisir franchit mes lèvres, quand il enfonce ses doigts en moi. Je peux sentir son pénis et ses doigts en même temps, et la paume de sa main qui frotte mon pubis, affolant mon clitoris.
Mon corps entier s’élance dans le même chemin que la veille ; il y a quelque chose de nouveau de tracé, là, et la récompense à la clef est si intense que tout mon être veut s’y noyer à nouveau.

Je tente de bouger pour accompagner Gil, mais je n’y arrive plus. Mes jambes se dérobent, mes abdos protestent, mon dos n’est juste pas d’accord et abandonne la partie ; je m’écrase contre le matelas, entraînant mon partenaire avec moi. Je ne peux que cambrer un peu plus le dos, je sens mon sexe qui se contracte de manière totalement désordonnée autour des doigts de Gil, la sensation dérangeante du plaisir qui nait à l’intérieur de moi, entre mon vagin et mon anus.
C’est comme quand les boules explosives se forment dans ma bouche, ça commence par un petit point qui chauffe, et la chaleur s’étend, ça brûle, et à chaque fois que Gil vient s’enfoncer en moi cela lui donne un nouveau souffle, un peu plus d’ampleur.

Encore un tout petit peu…
Mon souffle se coupe brusquement dans ma gorge quand soudain la boule explose dans mes reins. Ça remonte le long de mon échine, s’étend dans mes jambes ; je ne peux plus respirer, je ne peux plus bouger, tout mon corps n’est plus qu’une immense planche de bois alors que chacun de mes muscles se contracte avec violence.
Je ne peux pas parler, je ne peux pas gémir, et encore moins crier.
Seul un soupir finit par franchir mes lèvres.


* *



Il nous a fallu un certain temps pour arrêter de haleter comme si on avait couru la moitié de l’empire. On a fini par se lever, et je suis allée me débarbouillée rapidement.
Me passant une main dans les cheveux pour les tirer un peu en arrière, j’observe Gil qui se rhabille. Et je n’ai toujours pas de haut à me mettre, en fait.

Me mordant la lèvre, je cherche une solution autour de moi. C’est vrai que j’ai ma fourrure d’ours, et après tout je n’ai pas trop le choix, le temps de me trouver quelque chose d’autre. Alors, je l’enfile à même ma peau, refermant ses pans sur mon ventre, même si c’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à cacher. La tête de l’animal bascule dans mon dos, et je me contente de fermer un seul des boutons sur l’avant ; je vais avoir trop chaud sinon.

- Avant de partir chacun de son côté, je te paye le petit déjeuner ? Je te dois bien ça, avec ces belles découvertes ! Je lui tire la langue, mutine.
Avant que mon ventre ne gronde comme un dératé, me tirant un petit rire.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 07:02

Quand elle bascula sa tête en arrière, contre son épaule, il laissa échapper un râle de plaisir. Bon sang, cette fille était épatante. Il la dominait largement et pourtant elle restait la pièce maîtresse de son plaisir parce que… Parce qu’il était en elle, complètement. Sa queue, ses doigts sentaient le moindre de ses muscles se tendre sous ses coups de reins, à tel point que cela en était affolant. Parce qu’elle était en train de perdre le rythme et qu’il trouvait ça merveilleux de la tenir à la seule force de son désir. Parce que, lorsqu’elle retomba en avant, il décida de la suivre, fermement décidé à ne pas la lâcher, pas tant qu’elle n’aurait pas totalement succombé à ses assauts violents. Le lit était soumis à de telles forces que c’était un miracle qu’il soit encore entier. Soudain, Gil sentit quelque chose. Une impulsion, un tremblement, un signal… Le corps de Lëroya se tendit brusquement contre lui et, si elle ne laissa rien échapper d’autre qu’un soupir conquis, il sentit couler entre ses doigts le liquide chaud de la jouissance. Lui, il était à quelques secondes seulement de la délivrance. Les muscles de l’envoleuse palpitaient autour de sa queue et tout à coup, il vit des étoiles. Y’avait pas d’autre mot. Des putains d’étoiles brillantes qui l’aveuglèrent tandis qu’il se libérait dans un grognement puissant. Il resserra son étreinte sur elle tandis que sa queue crachait ses derniers outrages, puis, vaincu, s’effondra sur le lit défait, pacifié par la force de l’orgasme qu’il venait de subir.

Il leur fallut un long moment pour récupérer, pour que leurs souffles s’apaisent et que les battements effrénés de leurs cœurs ralentissent enfin la cadence. Et pendant tout ce temps, Gil resta là, allongé contre elle, leurs peaux se touchant à peine, mais ils étaient tellement connectés qu’ils n’avaient pas besoin de contact physique. C’était grisant. Putain de grisant, bon sang ! Il marmonna quelque chose, perçut son rire tandis qu’elle quittait le lit, la regarda nettoyer sa peau brillante de leurs fluides mêlés, se leva à son tour. Il sentait son regard sur lui tandis qu’il s’habillait. Ça aussi, c’était sympa ! Puis il tourna les yeux vers elle et, un sourire en coin, observa le résultat de son plan de secours. Sa peau d’ours. Rien en dessous. Elle avait discipliné ses cheveux qui s’égayaient toujours autour de son visage, ses yeux étincelaient, encore illuminés par les dernières étoiles du plaisir, ses lèvres gonflées, son sourire amusé… Bordel, cette femme était un appel au sexe ! S’il s’était écouté, il aurait arraché ce putain de bouton qui l’empêchait de voir sa poitrine, il l’aurait jetée sur le lit et il l’aurait encore possédée avec toute la violence dont il savait faire preuve. Mais elle avait une autre idée en tête et il se trouvait que c’était la sienne aussi…

- Avant de partir chacun de son côté, je te paye le petit déjeuner ? Je te dois bien ça, avec ces belles découvertes !
- Tu lis dans mes pensées,
dit-il juste avant qu’un gargouillement affamé ne s’élève pour les interrompre avec force. Ha, ça ressemble un peu à ça, c’est vrai…

Ils rirent. C’était si bon de rire. Pourquoi ne riait-il presque jamais ? Le cœur et l’esprit léger, Gil emboîta le pas à Lëroya. Il comptait bien profiter de chaque seconde en sa compagnie, avant de retourner à sa réalité morne et insipide.


*


- Tiens, goûte-moi ça.

Gil tendit sa cuillère pour la glisser entre les lèvres de la jeune femme. De la même façon qu’ils s’étaient fait découvrir des boissons la veille, ils s’amusaient à partager des petits bouts de leur petit déjeuner. En l’occurrence, un savant mélange de céréales, de fruits séchés, de miel et de cannelle. Il s’amusa à regarder les différentes émotions qui passèrent sur son visage, songeant que, décidément, elle était quand même franchement étonnante. Sagement délurée, bourrée d’humour et de talent, de créativité et d’audace, elle était pleine d’assurance et pourtant, il y avait cette retenue qu’il devinait de temps en temps. Au lit, elle était merveilleuse. Capable de l’entrainer vers des sommets insoupçonnés et de jouir en un soupir délicieux. C’était déroutant et sexy en diable, mais ça l’intriguait : soit elle était en mesure de se contrôler par le biais d’une volonté inébranlable, soit elle s’empêchait de laisser filtrer son désir, n’y laissant finalement que quelques miettes. Sans doute un peu des deux, mais…

- Tu ne cries jamais ?

Question simple, absolument hors de propos tandis qu’ils prenaient leur petit déjeuner dans une salle où il y avait du passage, des gens autour, mais puisque c’était sur la simplicité que c’était formée cette rencontre, pourquoi ne pas continuer sur cette note ?

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 16:56

[ Wahou c'est méga court, désolée !! ]


Je suis en train de mâcher la sorte de porridge que Gil me fait découvrir quand il pose sa question, et je reste interdite un instant. Merde. Je prends le temps de finir ma bouchée, mâchant consciencieusement. Je ne sais pas trop comment répondre à cette question. Et je ne suis pas sûre de pourquoi il la pose non plus. Je prends une inspiration, avant d'avaler les céréales.
Je souris.

- Si, quand quelqu'un m'emmerde. Ou après les gamins quand ils sont chiants. Ou quand je veux faire peur à quelqu'un. Je pouffe de rire devant sa mine un peu perdue. * Si, si, t'inquiète, j'ai bien compris ta question. * Je ne suis juste pas sûre d'avoir envie d'y répondre.
Alors, dans une autre inspiration. je lève les yeux vers le plafond, un instant, avant de planter mon regard dans le sien.

- À vrai dire… Je commence, incertaine, traçant malgré moi des arabesque dans les airs du bout de ma cuillère. On va dire que je n'ai pas beaucoup eu l'occasion de l'expérimenter naturellement.
Je cligne des paupières. J'ai l'impression, soudain, d'avancer en terrain miné. Je n'aime pas vraiment ça.  Je fronce soudain les sourcils en secouant la tête.
- Pourquoi, tu préfères quand tes partenaires crient ? Ça veut dire quoi de plus ?
J'ai incliné ma tête sur la droite, attendant sa réponse, et observant sa réaction.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 20:50

- Moi ? Non non, ce n'est pas que je préfère quand il y a des cris, de toi à moi, tes soupirs étaient encore plus sexy. C'est juste que...

(il se passe la main dans les cheveux, cherche ses mots, les trouve enfin)

Jusqu'ici, les cris étaient un peu les gages de ma... hum... réussite. Te marre pas, je trouve pas d'autre mot. Du coup voilà, je ne sais pas vraiment si... si tu as apprécié. Tout ça.

[J'fais encore plus court, pour la peine ! xD]

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 20:54

- Tu ne sais pas vraiment... tu es sûr ?
[ Sourire en coin, taquine ]

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 20:59

- J'ai besoin que tu me le dises, Lë... j'ai trop l'habitude de me planter en imaginant des choses, c'est tout.

Ah, et sinon je parie mon tabard que tu ne me ficheras jamais la frousse en criant.


(moue amusée)

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 21:01

- Tu veux qu'on parle de quoi ? De performance ? C'est un peu... bizarre comme conversation pour moi. C'est clairement une première fois. Une autre, d'ailleurs. Après la raclée de plaisir que tu m'as foutue hier et ce matin.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 22:12

Une performance ? Non… ce n’était pas ça. Gil se savait plutôt doué dans ce domaine depuis qu’il avait découvert ses capacités dans le bordel où Seren l’avait traîné, à tout juste seize ans. Mais ces derniers temps, il ramait un peu. Il ne savait plus. Est-ce qu’il s’y prenait bien ? Est-ce qu’elles appréciaient ? Il soupira. Pluriel ironique, depuis Libertée, il n’y avait eu personne. Jusqu’à Lëroya. Il songea que c’était étrange de penser maintenant à Lib. Il se dit ensuite, en contemplant son bol, que finalement ce n’était pas plus mal. D’avoir empêché ses pensées de prendre cette direction-là. Ça lui avait permis de… souffler. De vivre une parenthèse unique et agréable, bien plus précieuse que tout ce qu’il avait pu connaître ces derniers mois. Là, maintenant, alors qu’il partageait ses derniers instants en compagnie de l’envoleuse, il s’inquiétait tout à coup de savoir si elle avait passé un bon moment. Non, s’il était honnête, ça avait été sa préoccupation depuis leur premier baiser. Alors, quand elle lui parla de « râclée de plaisir »… ça le rassura. Il lui faisait confiance, tout naturellement et parce que sa voix vibrait de sincérité.

- Merci, souffla-t-il, avant de lever les yeux pour se prendre en pleine poire un regard vert mêlé d’orange. Pour ta franchise et ce moment hors du temps.

Instant grave, d’une intensité absolue tandis qu’ils se dévisagent en silence… puis un sourire malicieux se dessina lentement sur les lèvres de Gil, chassant les nuages qui avaient obscurci, l’espace d’un instant, ses yeux dépareillés.

- Du coup, si tu veux prendre ta revanche après cette raclée de plaisir, tiens-moi au courant, d’accord ?

Il avait retrouvé le ton de la plaisanterie mais la question n’en demeurait pas sincère : il serait ravi de la revoir un jour, si le hasard n’était pas trop con. Il était prêt à vivre encore une autre parenthèse de ce genre, de prendre une bouffée d’oxygène dans son rire, de faire mine de s’offusquer devant sa gouaille, de prendre le risque de goûter encore des trucs trop bizarres (mais vachement bons), de baiser sans limites et sans pression… de ne pas se prendre la tête. Tout simplement. Ce n’était pas le genre de Lëroya et il devait reconnaître que c’était nouveau pour lui, ça.

- Pour ce qui est des baptêmes, c’est ma première fois à moi aussi. Ce genre de… pause cérébrale. C’est cool.

Cette fille, c’était un mystère à elle toute seule. Sans doute que lui aussi devait être parfois un peu étrange à ses yeux. Mais pouvoir se confier comme ils l’avaient fait, sans forcément aborder vraiment de sujet sensible, c’était réellement plaisant, et pour l’instant ça ne lui donnait pas envie de creuser davantage.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Lun 06 Nov 2017, 22:35

- Du coup, si tu veux prendre ta revanche après cette raclée de plaisir, tiens-moi au courant, d’accord ?
Je le fixe un instant, un sourire sur les lèvres. Puis, je hoche la tête.
- Si tu es okay, moi je suis d'accord.
- Pour ce qui est des baptêmes, c’est ma première fois à moi aussi. Ce genre de… pause cérébrale. C’est cool.

Je ne peux pas m'empêcher de rire doucement.  On discute encore un peu, et puis… Ben faut bien y aller.
J'ai pas vraiment envie, je dois bien l'avouer. C'est vrai que ça fait un peu hors du temps. Mais je vais rentrer au Domaine, et récupérer sans doute mon premier apprenti. Ma première apprentie. Ou même un lot d'apprentis, je sais pas.

Je paye nos consommations, et on sort de l'auberge pour aller récupérer nos chevaux aux écuries. Je lui demande quelle direction il prend, et on prépare rapidement nos montures.

Et alors que je fais sortir Stantal, je me plante devant Gil un instant.
Je ne remarque même pas que je suis encore en train de me mordre la lèvre, mais je pose mes doigts sur son avant-bras et me hisse sur la pointe des pieds pour effleurer ses lèvres des miennes… Non, c'est même pas ce qu'on appelle un baiser.

Et puis, je virevolte en arrière, bondit sur ma selle. Dans un clin d'oeil, une dernière plaisanterie.
- T'as besoin d'une pause ? Prends une petite Lëroya, c'est bon et ça fait du bien ! J'éclate de rire, et d'un léger mouvement de talon mets Stantal au galop.

Un dernier signe de la main en arrière, et je me couche sur l'encolure de mon cheval, qui accélère d'un coup.
Maintenant, direction le Domaine. Le futur. L'apprentissage - pour moi, et pour d'autres.
Mon ventre ronronne doucement ; j'ai hâte.

J'y vais, mais j'ai peur !

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Mer 08 Nov 2017, 07:51

Gil était sorti le premier avec Chante-Brume, mais quelque chose le retint encore. Enfin, quelqu’un qu’il entendait s’affairer à l’intérieur. Dire au revoir, ce n’était pas son truc pourtant. Mais il fallait bien admettre qu’au cours des dernières heures, il avait fait pas mal de choses qui « n’étaient pas son truc ». A commencer par rire. Qui savait quand cela lui arriverait de nouveau ? Ce n’était pas le genre de chose qu’il savait faire sur commande. Avait-il été lui-même, finalement, ces dernières vingt-quatre heures ? Ou bien n’avait-ce été qu’un genre d’illusion moqueuse ? Il regarda Lëroya sortir avec son cheval, une belle bête qui rendit Chante-Brume quelque peu nerveuse. Ouais, je sais. J’étais comme ça hier aussi. Sourire amusé. Non, pas moyen, il refusait de croire à une illusion. Ces vingt-quatre heures hors du temps, c’était juste une bulle d’oxygène, une bouffée de douceur, un véritable trésor pour sa mémoire – et son moral ! Il l’observa un instant dans la lumière du jour, le soleil dans ses cheveux c’était vraiment joli mais il se dit un peu bêtement que c’était elle, le petit rayon de soleil qui avait redonné un peu de couleurs à sa vie. Et te mords pas la lèvre comme ça, bordel, sinon je t’arrache cette peau d’ours, je réduis ton pantalon en confettis et je te prends dans l’herbe ici et maintenant !!! Comme si elle devinait ses pensées – mais c’était sans doute le cas – l’envoleuse se planta devant lui, matoise, et il sentit ses lèvres effleurer les siennes. Mais il referma les bras sur du vide. Elle était déjà juchée sur sa monture, et elle lui balança ces quelques mots qui, eux aussi, devaient rester gravés dans son esprit pour le reste de ses jours :

- T’as besoin d’une pause ? Prends une petite Lëroya, c’est bon et ça fait du bien !

Pourquoi son rire était-il si communicatif ? Comment faisait-elle pour déclencher le sien aussi ? C’était un vrai mystère ! Hilare, Gil regarda cette véritable tornade s’éloigner, cheveux au vent, vers l’inconnu. Bonne chance petit singe, souhaita-t-il de tout son cœur à ce futur maître qui n’allait pas décevoir ses apprentis. Il secoua la tête. Voilà, c’était fini. Il fallait se remettre à vivre « normalement » à présent. Il fut surpris de sentir soudain le poids de la solitude peser un peu plus lourd sur ses épaules. Dans un grognement d’humeur, il fit rouler ses muscles douloureux et laissa un sourire satisfait s’afficher sur ses lèvres quand il repensa à la raison de cette tension musculaire. Chante-Brume s’élança sur la piste, à l’opposé de la direction que Lëroya avait prise, vers le nord où roulaient dans le ciel de bien sombres nuages. Le vent rapportait déjà la promesse d’une tempête. Il allait devoir trouver un abri rapidement, mais il rechignait à débourser encore quelques pièces pour une chambre. Il avait besoin d’argent. Des semaines allaient s’écouler avant qu’il touche sa prime pour l’assassinat de Hil'Hurya.

Il fit une pause sous le feuillage serré d’un bosquet, blotti dans un renfoncement rocheux que le sentier contournait adroitement, et tandis que la pluie chantait autour de lui, il grignota un morceau. Il n’avait plus grand-chose, mais l’idée de chasser par ce temps épouvantable le rebutait. Il allait bien devoir s’y coller quand même, à moins d’acheter de la nourriture dans le prochain village qu’il traverserait… Agacé sans réellement savoir pourquoi, il posa les yeux sur ses mains et réalisa soudain qu’elles étaient secouées de petits tremblements. Merde. Il n’avait pas ressenti l’effet du manque depuis quelques jours, mais la veille et ce matin, il n’avait pas mangé les satanées feuilles amères que Syles lui avait filées. Il ferma les yeux, tenta de se calmer, empira les choses, se leva, se mit à faire les cent pas. Le fait est qu’il possédait toujours de l’Anarysine. Il avait conservé le peu qu’il lui restait pour le revendre, peut-être à Al-Far. Dès qu’il songea à la petite fiole, sagement rangée dans sa sacoche fixée à la selle de Chante-Brume, il sentit une crampe violente au niveau de l’estomac.

- Merde ! jura-t-il en flanquant un violent coup de pied dans une motte de terre.

Son geste surprit sa jument, qui fit un petit écart, mais il ne fit pas attention à elle, plongé dans ses sombres pensées. La dernière fois qu’il avait dû lutter contre le manque, c’était juste avant de tomber sur Kaünis et Syles. Depuis, il n’avait pas eu l’occasion de voyager seul. Refusant d’établir un lien de cause et de conséquence entre ces éléments, Gil fourra les mains sous ses aisselles et s’assit. Il resta là, replié sur lui-même, déployant toute la force de sa volonté pour combattre la dépendance. Pas facile quand la Bête, sournoise et parfaitement réveillée, le poussait à regarder dans la direction de ses sacs. La pluie s’était pratiquement arrêtée lorsqu’il se leva enfin. Il déplia ses jambes raides et se dirigea vers Chante-Brume. En quelques gestes, il dénicha les feuilles tant détestées et s’en fourra une bonne poigné dans le gosier. C’était infecte. Il lui fallut une sacrée dose de courage pour ne pas vomir le tout dans l’instant. Sa bile ravalée, il n’attendit pas que cette médecine naturelle fasse son effet ; il bondit sur la selle de sa monture et s’élança à travers la plaine balayée par les vents.

Le jour tombait lentement quand il mit pied à terre.
Aucun village aux alentours, plus un bruit malgré le sale temps qui avait pourri tout son après-midi. La lumière déclinait inexorablement tandis que là-bas, loin devant lui, se découpait la ligne montagneuse de la chaîne du Poll. Pourquoi descendre de cheval ici, alors ? Il n’avait pas sommeil, et les plantes miraculeuses avaient fait leur travail en éloignant les derniers signes du manque, le laissant simplement un peu plus pâle qu’avant…

Pourquoi ?

Parce qu’une poignée d’hommes armés et en tenue de combat se tenait devant lui. Ils n’étaient pas spécialement belliqueux mais Gil, oui. C’était son humeur du soir, apparemment. Et puisqu’il n’avait pas envie de perdre du temps à contourner cet attroupement…

- Hé ! ça vous emmerderait de bouger pour que je passe ?

Certains hommes commencèrent à s’éloigner, mais l’un d’entre eux fit un pas en avant.

- Barre-toi, étranger. On est occupés.
- A faire chier le monde, oui, j’ai bien compris. Mais moi je passe.
- Je ne crois pas. Tu fais demi-tour et tu te casses, ou bien c’est nous qui te cassons.


Un sourire froid se dessina lentement sur les lèvres de Gil.

Pas d’alcool la veille, du sexe positif, pas de drogue aujourd’hui… ç’en était terminé pour les bonnes actions de la semaine ! Fermement décidé à passer coûte que coûte, Gil se laissa envahir par le goût de la bagarre. Il frappa énergiquement la croupe de Chante-Brume pour qu’elle s’éloigne.

Et il s’élança.


[Voilàààà, ai finiiiiiiii ! C'était trop bien !!!! Merciiii ]

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