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 Terpsichore, danseuse déchue

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Terpsichore Mü
Groupe Waly
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Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 27/03/2018

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MessageSujet: Terpsichore, danseuse déchue   Mar 27 Mar 2018, 20:10



~ Terpsichore ~
danseuse déchue




« J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir »


~ * ~

L’endroit est magnifique. J’ai toujours aimé me trouver ici. C’est peut-être même la seule chose que j’aime chez ma « mère adoptive ». Le paysage. Et ce bout de prairie perché au sommet de la montagne, entouré de forêts qui sentent bon la sève de résineux. D’ici, je surplombe le monde, la vallée s’étend à mes pieds et j’ai presque l’impression que je pourrais m’envoler.

L’endroit parfait.

Je baisse les yeux sur le rasoir que je tiens entre les mains. Je l’ai piqué à mon « oncle ». C’est un rasoir à l’ancienne, de ceux qui ont une vraie lame, bien tranchante.

Exactement ce qu’il me faut.

Je laisse échapper un soupir. Peut-être une larme. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je pleure ? Est-ce que j’ai peur ? Non. Non, je n’ai pas peur. Rien ne me retient. À quoi bon ? Je n’en peux plus de ce corps, de cette vie. Tout cela ne sert à rien. À rien. Je crois que ce monde ne me veut pas. Il me l’a bien fait comprendre. Pourquoi continuer, si c’est pour que l’on vous détruise un peu plus chaque jour ? Laissez-moi tranquille. Je ne veux plus vous entendre, je ne veux plus entendre ni vos critiques ni vos jugements à la noix. Je veux être libre.
Oui, vous avez gagné. Vous avez réussi à me briser, à tel point que je suis désormais irréparable. Et qu’est-ce que cela vous a apporté ? En êtes vous si fiers ?

Ce monde ne me veut plus. Alors à quoi bon s’acharner ?

Je crois que depuis la naissance je porte un fardeau que j’aurais bien laissé. Mes parents ne m’ont malheureusement pas fait de cadeau. À commencer par mon nom de famille, Taglioni. Je suis ainsi l’héritière de LA Sylphide, de la mère du ballet romantique, de l’image de cette danseuse-fée, légère, vaporeuse et irréelle. Merci mademoiselle Taglioni. Sans vous je ne serais pas ici…
Mon prénom ensuite. Oui parce que mes parents ne se sont pas contenté du nom de famille — on ne le choisit pas, il fallait bien qu’ils montrent que ma naissance n’était pas un hasard. Ter-psi-chore. Pour ceux qui ne sont pas amateurs de mythologie grecque, Terpsichore, dans la mythologie, est la muse de la danse. Rien que ça ! Je ne réunis que deux des plus grands symboles de la danse, ce n’est pas grand chose… Ah ! J’oubliais, pour couronner le tout, mes parents formaient le couple de danseurs étoiles le plus prestigieux de l’Opéra de Paris (créée en 1661 par notre cher Louis XIV, le monsieur grâce à qui la danse s’est autant développée). Voilà, mélangez le tout et vous obtenez un adorable bébé (un peu rondelet) destiné à briller sur les planches du Palais Garnier. Merci papa, merci maman !

Sauf que tout ne se passe pas toujours comme prévu. Et que le monde est impitoyable.

Je déteste ce monde.

Je ne peux retenir mes larmes quand la lame froide touche ma peau.

~ * ~

« Stone
Le monde est stone »


~ * ~

Ma famille ? Je n’en ai plus. Ne vous inquiétez pas, je ne manquerai à personne.
Mes parents, Hélène et Nicolas Taglioni — les deux plus grands danseurs étoiles de leur époque — sont morts quand j’avais treize ans. Ils étaient allés voir le ballet du Bolchoï à l’Opéra Bastille. Ils ne sont jamais revenus. Il y a eu un attentat dans la rame de métro qu’ils prenaient, un fou s’est fait sauté. C’est Elisabeth Platel, la directrice de l’École Nationale de Danse de l’Opéra de Paris qui m’a adoptée. Elle ne m’aimait pas, mais elle était très proche de mes parents et « elle leur devait bien ça ». Bref. Elle a réussi à transformer mon cauchemar en torture perpétuelle.
Je suis fille unique — vous pensez bien, mes parents ont déjà sacrifié un peu de leur carrière pour m’avoir, ils n’allaient certainement pas en sacrifier plus ! — et je n’ai plus de grands parents. Les parents de ma mère sont peut-être encore en vie, mais comme elle avait coupé les ponts le jour où elle a choisi de devenir danseuse étoile, je ne connais même pas leur nom — je ne connais pas le nom de naissance de ma mère, c’est vous dire à quel point elle les portait dans son cœur. Et je ne crois pas qu’ils étaient à l’enterrement, ou alors ils ne se sont pas manifestés. Du côté de mon père, j’ai connu mes deux grands parents, mais ils sont morts tous les deux depuis quelques années déjà. Papi est mort quand j’étais petite et mamie une semaine après l’attentat. Je crois qu’elle n’a pas supporté de voir mourir son fils.
Pas de frère ni de sœur, pas de grand parent et pas d’oncle ou tante non plus. Mon père était fils unique comme moi — en fait non, il avait une sœur mais qui était très malade et qui est morte jeune — et ma mère, je n’en sais rien puisqu’elle ne parlait plus à personne.
Donc voilà, je suis seule. Je peux partir l’esprit tranquille.

~ * ~

« Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit »


~ * ~

Terpsichore n’est pas quelqu’un que l’on peut qualifier de « jolie », elle est même plutôt effrayante, se rapprochant plus des zombies de « The Walking Dead » que de Emma Watson… Elle est d’une maigreur affolante. Heureusement qu’elle a gardé quelques muscles très fins grâce à la danse qui « remplissent » un peu ses jambes et son ventre. Ils sont d’ailleurs bien visibles sous sa peau : si vous avez des cours d’anatomie à réviser, profitez-en ! Vous pourrez réviser également les os du squelette. En effet, là où ses esquisses de muscles ne se dessinent pas, ce n’est que de la peau et de l’os. Vous pouvez donc très bien voir sa colonne vertébrale, sa clavicule, ses côtes ou encore ses os iliaques.
Terpsichore a quelque chose d’un fantôme, entre sa maigreur et sa peau pâle, elle donne l’impression d’être transparente, de pouvoir disparaître d’un battement de cils. Elle se cache sous des vêtements trop grands — tous les vêtements sont trop grands pour elle — et elle aime beaucoup porter des capes, ce qui renforce son côté fantomatique.
Mais sa maigreur est loin d’être sa seule singularité. Deux choses contribuent à la rendre plus proche de l’image d’une mort vivante que d’une jeune fille. D’abord, elle est imberbe. Mais quand je vous dis imberbe, ce n’est pas à l’image des elfes de Tolkien, non, chez elle c’est une malformation de naissance qui fait qu’elle n’a aucun poil. Nulle part. Ni sur les bras, ni sur les jambes, pas de sourcil et surtout… Pas de cheveu. Elle est complètement chauve et a longtemps porté des perruques. Cependant, ce n’est pas la plus déroutant chez elle. Non, ce qui vous désarme le plus, ce sont ses yeux. À demi albinos, elle a l’œil gauche rouge et le droit est d’un bleu si clair qu’il semble presque blanc.
Si Terpsichore n’était pas aidée avec son nom, elle l’était encore moins avec son physique.

Cependant, il faut savoir qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Pour sa calvitie et pour ses yeux si, mais par pour sa morphologie. Elle n’a pas toujours été aussi maigre, au contraire, enfant, elle a toujours été un peu rondelette. Enfin, pas tant que ça. Pour une personne lambda, elle était très bien, elle avait un peu de formes, rien d’extraordinaire, mais pour une danseuse, elle était trop grosse. Vous commencez à deviner maintenant pourquoi aujourd’hui elle ressemble plus à un cadavre qu’à quelqu’un de bien vivant.

~ Anonyme

~ * ~

« J’sais pas si c’est la Terre
Qui tourne à l’envers
Ou bien si c’est moi
Qui m’fait du cinéma

Qui m’fait mon cinéma »


~ * ~

Terpsichore n’était pas quelqu’un de stable mentalement parlant. Elle était anorexique, dépressive, suicidaire et légèrement psychopathe sur les bords… J’ai pu la suivre pendant un peu plus d’un an à la mort de ses parents et j’ai failli la faire interner. Elle me faisait peur parfois. Elle pouvait vous regarder droit dans les yeux et vous raconter des horreurs avec une froideur à vous faire frissonner dans votre fauteuil…
Terpsichore était une fille qui avait le regard triste, qui avait perdu le goût de vivre depuis longtemps et que la mort des ses parents n’a pas aidée. J’éprouvais beaucoup de compassion pour elle au. C’était une gamine qui me touchait beaucoup. Mais, parfois, elle m’effrayait réellement. Un jour, elle était arrivée dans mon cabinet tellement énervée… « Pourquoi est-ce qu’on n’a pas le droit de tuer ceux qui nous font du mal ? » m’avait-elle demandé. Je lui avais répondu calmement que nous étions des humains, que nous avions d’autres moyens de défense. Elle n’avait rien dit mais j’avais bien vu qu’elle était sceptique. C’est à partir de ce jour que j’ai commencé à voir ce monstre tapis en elle. J’ai cru jusqu’au bout que j’arriverais l’apprivoiser, mais je crois il a eu raison d’elle. Pour moi c’est lui qui l’a tuée. Elle a choisi de se donner la mort avant de la donner à quelqu’un d’autre. Je crois que je l’admire pour ça.
Dans tous les cas, il y avais beaucoup de colère, de rancœur et de haine en elle. Beaucoup de souffrances surtout. C’était une jeune fille déroutante et imprévisible. Très renfermée. Froide. Elle ne faisait confiance à personne — croyez moi, j’ai mis un moment à gagner sa confiance, même si ce n’est pas celle que j’espérais… Je crois qu’elle s’est confiée à moi parce qu’elle n’avait personne d’autre et que j’étais tenu au secret professionnel, pas parce qu’elle me faisait confiance pour l’aider à guérir. Je n’ai d’ailleurs pas réussi. C’est elle qui a souhaité arrêter les séances. Je ne l’ai plus revue jusqu’à ce que je découvre sa photo dans le journal, rubrique nécrologie.
Ce monstre en elle, c’est la danse qui l’avait créé. Elle m’en parlait beaucoup. Ce monde d’hypocrites lui a fait beaucoup de mal vous savez. Je n’ai pas su l’armer suffisamment pour se défendre contre ces imbéciles. Parfois, je comprends ses envies de meurtres, mais moi je ne passerai jamais à l’acte. Je crois que si elle ne s’était pas suicidé c’est Mme Platel qui ne serait plus de ce monde aujourd’hui. C’est horrible à dire, mais Terpsichore en était capable. Pourquoi je l’ai laissé partir ? Pourquoi je n’ai pas tout de suite appelé les autorités ? Parce que je m’étais attaché à elle, je l’avoue, et que je voulais croire qu’il y avait du bon en elle, du vivant, qui un jour ferait surface. Pourtant, au fond de moi, je sentais aussi qu’elle pouvait devenir une femme redoutable. Une tueuse sans pitié. Oui, au fond de son regard si froid je pouvais voir cette colère qui émergeait quand elle me racontait ses malheurs, cette haine qui l’aurait rendu capable de commettre un meurtre sans sourciller, sans avoir le moindre remords. Juste tuer, comme on se débarrasse d’une corvée un peu pénible. J’ai fait l’autruche, oui, j’ai choisi de ne pas voir cette part d’elle et de croire qu’elle ne sortirait jamais. J’ai choisi d’y croire…
De toute manière, tout ceci n’arrivera jamais n’est-ce pas ? Là où elle est maintenant, elle ne fera jamais de mal à personne…

~ Bertrand Laurent, psychologue clinicien

~ * ~

« Stone
Le monde est stone »


~ * ~

~ Hôpital Lariboisière, Paris 10ème - 21 décembre 1998

- C’est une fille ! Regardez-moi ce beau bébé ! 48 centimètres pour 3 kilos 750 ! Comment allez-vous l’appeler ?

Hélène prit dans ses bras la petite fille qui pleurait. Sa fille. Elle lui sourit tendrement et, comme par miracle, la nouvelle née arrêta de pleurer. Un magnifique sourire étira alors ses lèvres. Hélène jeta un coup d’œil à Nicolas, son mari. Il avait les yeux brillants de bonheur et de fierté. Ce fut elle qui répondit à la sage femme.

- Elle s’appelle Terpsichore.
- Terpsi-quoi ?


~

~ École Piroutette & Arabesque, Paris 16ème - septembre 2002

Hélène était resté pour regarder sa fille lors de son premier cours de danse. Elle était tellement mignonne dans son justaucorps rose et avec ses nouveaux chaussons dont les nœuds ressortaient… Malgré son petit ventre et ses bonnes joues, Hélène la trouvait belle. Et gracieuse. Elle sentit tout de suite le bonheur que sa fille ressenti en dansant, elle croisa son regard pétillant de malice et d’émerveillement. Elle éprouva un certain soulagement. Elle avait eu peur que sa fille n’aime pas la danse. Certes, elle se tortillait depuis toujours quand il y avait un peu de musique, mais ce n’est pas pareil de devoir le faire en se pliant à une certaine rigueur.
Cela ne faisait même pas une heure que sa fille avait fait son premier pas sur le tapis de danse noir mais Hélène était déjà très fière d’elle. Sa fille allait briller au delà de ce qu’elle avait accompli elle même. Elle reprendrait le flambeau avec grâce et élégance, elle en était certaine.

~

~ Conservatoire à Rayonnement Régionnal de Paris - mars 2008

- Terpsichore ! Rentre moi ce ventre ! Tu n’as pas honte ?

Je levai le regard vers Yannick Stephant, notre professeur de danse classique et resserrai mes abdominaux. Cela ne lui suffit apparemment pas vu la grimace qu’il m’adressa, il ne fit pourtant aucun commentaire supplémentaire. En réalité, il attendait seulement la fin du cours, que toutes les filles soient sortie, pour me parler.

- Dis moi Terpsichore, tu n’aurais pas un peu grossi ?
- Euh…
- Tu devrais faire attention Terpsichore, la danse classique ce n’est pas pour n’importe qui. En plus tu porte le nom de Marie Taglioni ! C’est la sylphide ! Tu crois qu’une sylphide a des rondeurs ?
- Euh… non…
- C’est ça ! Une danseuse classique se doit d’être légère, fine, jolie… Fais un effort s’il-te-plait. Les examens sont dans un mois, il faut que tu aies au moins deux kilos de moins d’ici là.
- Mais…
- Ne discute pas. Allez rentre chez toi.


Je rentrai chez moi en pleurant, me promettant de ne pas me jeter sur le chocolat en rentrant. Mais c’est très dur pour une petite fille de 9 ans de se priver de gourmandise. Je n’avais pas pris de goûter en rentrant, mais dans la nuit, la tablette y était passée.

~

~ Il y avait les critiques sur mon physique…

Pourquoi tu es chauve ?

Regarde ses yeux ! C’est une sorcière il parait…

Dans la danse, il n’y a pas de place pour les grosses…

Tu es lourde, Terpsichore, c’est dommage, parce que tu as un beau sens artistique, on sent que tu aimes ça, mais ça ne suffit pas.

Regarde le popotin que tu traînes, pas étonnant que tu aies besoin de tant d’efforts pour décoller…


~

~ École Nationale de Danse de l’Opéra de Paris, Nanterre - mai 2010

C’était la troisième fois que j’arpentais ces couloirs et ce serait soit la dernière, soit le début d’une longue « arpentation ». L’École de Danse de l’Opéra… Le rêve de beaucoup de filles comme moi, mais si dur à réaliser. C’était la dernière année que je pouvais passer l’audition, après, je serais trop vieille. Et mes parents seraient tellement déçus… Je n’avais jamais passé le premier tour. La première année, mon dossier d’inscription avait été refusé — j’étais au delà de la limite de poids — et mes parents avait dû faire jouer leurs relations pour que je passe quand même l’audition.
Je n’avais jamais passé le premier tour et pourtant je connaissais l’audition par cœur.

- Mademoiselle Taglioni Terpsichore !

Je bondis en entendant mon nom, sortant brusquement de mes pensées. C’était à mon tour. Je rejoignis les trois autres filles de mon groupe d’audition et la grande femme mince qui s’occupait de nous nous conduisit dans la salle d’audition. Il s’agissait en réalité d’une salle de spectacle. Nous entrions sur la scène, face au jury qui nous observait depuis le milieu des gradins. Mon cœur battait la chamade. Ils nous avaient mesurées et pesées en arrivant. J’étais dans les clous. Cela faisait plusieurs mois maintenant que je me forçais à ne manger que le stricte minimum. Il fallait que j’entre dans cette école. Mes professeurs disaient tous que j’avais le niveau technique, que j’avais une belle présence, que le seul truc qui pouvait me faire échouer, c’était mon poids. J’avais fini par prendre des mesures draconiennes et, pour la premières fois de ma vie depuis mes sept ans — âge auquel j’avais commencé à avoir des remarques et auquel j’avais essayer de manger moins — j’avais réussi à le tenir plus de deux mois. J’avais perdu quatre kilos !
Cette première audition se passa comme les autres années. Nous avons attendu en cinquième position, à la barre, les directives des jurys.

« Faites un dégagé à la seconde mesdemoiselles, merci. »
« Et maintenant pied dans la main, et arabesque. »

Etc etc. Ils testèrent notre souplesse, notre façon de marcher, de nous tenir. Quand tout cela fut fini, la grande femme mince nous ramena dans les vestiaires en nous attendîmes sur un banc, le verdict qui ne tarda pas.

- Dans ce groupe ci, Anna et Terpsichore vous êtes retenues pour le deuxième tour, venez chercher votre convocation s’il-vous-plait. Merci aux autres.

Mon cœur rata un battement. J’avais réussi le premier tour ! Le deuxième, l’épreuve de danse, me faisait beaucoup moins peur ! Un espoir naquit en moi. Mon rêve allait-il se réaliser ?

J’obtins ma réponse deux semaine plus tard. Contre toute attentes, j’avais été retenue. Oui, moi, Terpsichore Taglioni, j’allais devenir Petit Rat de l’Opéra !

~

~ Et puis il y avait les remarques quand à ma façon de danser…

Bouge toi un peu Terpsichore, c’est mou tout ça ! Réveille-toi !

Oh ! Tu danses trop loukoum ma chérie, c’est trop mielleux, trop sucré… Mais un peu d’épices, de piment !

Tu n’as aucune personnalité Terpsichore. Fait quelque chose !

Faut l’excuser hein, un demi-plié à 9 heure du matin c’est difficile.

Tu ne sais pas faire un dégagé de toute façon, qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

Tu n’appliques pas les corrections. Est-ce que je n’ai pas déjà dit de coller le pied au genou dans la pirouette ? Si ? Et pourquoi tu ne le fais pas alors ? C’est trop difficile pour toi ? Il fallait faire caissière au super U pas danseuse.


~

~ Maison de Terpsichore, Versailles - 16 avril 2011

J’avais du mal à dormir cette nuit là. Je n’arrêtais pas de me retourner dans mon lit sans pouvoir fermer les yeux. J’avais fini par décider de me lever et d’aller regarder un petit coup la télévision. Si j’allais me coucher avant que mes parents rentre, je n’aurais pas de problème. Il était 22h50, le spectacle finissait à 22h30 et me parents avaient au moins une heure de transports avant de rentrer, ils ne seraient pas à la maison avant 23h45, j’avais un peu de temps. J’allumai et tombai directement sur la chaîne des informations en continues que mon père regardait tout le temps. D’ordinaire je changeais de chaîne rapidement, mais les images que me renvoyaient le téléviseur m’empêchèrent de le faire.

Il y avait toute armée de pompiers, de policiers, de CRS… On ne voyait pas grand chose. Je n’arrivais pas à reconnaître le quartier mais je savais que cela se déroulait à Paris. Choquée autant que fascinée, je restai accrochée à l’image, écoutant avec attention la voix off féminine. Un drôle de pressentiment me noua le ventre.

- …sait pas plus sur l’auteur du crime. À cette heure, les secours n’ont pas encore pu intervenir, les CRS étant en train de sécuriser la zone. Le tunnel menace de s’effondrer un peu plus, il est encore trop dangereux d’approcher. On ne sait pas si il y a des survivants. Les…

Je n’écoutais plus, ne comprenant pas réellement ce qu’elle disait. Peut-être que je ne voulais pas comprendre. Mes yeux furent alors attirés par le texte qui défilait dans un cadre bleu en bas de l’écran.

« Un attentat vient d’avoir lieu arrêt entre les arrêts Saint-Paul et Hôtel de Ville de la ligne 1 du métro. Aucun signe des passagers. Il semble ne pas y avoir de survivants. »

Mon sang se glaça et l’horrible pressentiment qui s’était emparé de moi s’intensifia. Mes parents étaient peut-être… certainement… dans ce métro… Je bondis sur le téléphone pour les appeler, en pleurs, espérant pour qu’ils fussent encore à l’Opéra. Pas le moindre bip. Messagerie. La panique s’empara de moi. Cela ne pouvait pas être vrai. Celane voulait rien dire n’est-ce pas ? C’était un cauchemar, j’allais me réveiller… Ce n’était pas possible, mes parents ne pouvaient pas mourir dans un attentat, cela ne pouvait pas arriver…
J’étais depuis un long moment en boule par terre, à pleurer toute les larmes de mon cœur, seule, perdue, quand on sonna à la porte. Je me levai difficilement et m’approchai de la fenêtre, méfiante. C’était mamie… Je lui ouvris. Elle me prit dans ses bras en pleurant. Je compris alors que je ne rêvais pas. Tout ceci était malheureusement bien réel. Je me mis à hurler.

~

~ Maison de vacances de Elisabeth Platel, département du Doubs - juillet 2011

La directrice de l’école m’avait adoptée. Tout s’était déroulé si rapidement. Elle avait une lettre signée par mes parents comme quoi ils lui faisaient confiance et qu’en cas de malheur, elle saurait me protéger. Ou pas. Le fait est que je n’avais pas eu le choix.

Cet été là, j’étais donc dans sa maison de vacances — qui était aussi la maison de son frère — dans le doubs. Le coin était sympa, heureusement, mais je n’avais alors pas vraiment l’esprit à profiter des beaux paysages. Je soulageais ma douleur en volant leurs tablettes de chocolat et en piquant les bonbons de monsieur Olivier Platel. Mais, un jour, madame Elisabeth me prit la main dans le sac.

- Terpsichore, je n’ai pas accepté d’adopter une grosse accro au chocolat ! m’avait-elle hurler en m’arrachant la tablette des mains, tes parents ne seraient pas fiers de toi. Je pensais que tu voulais être danseuse. Avec ce corps là tu n’y arriveras jamais. Jamais tu m’entends ? À l’Opéra les professeurs sont sympas avec toi parce que tu es la fille de Nicolas et Hélène, mais ce n’est pas leur nom qui te fera devenir étoile. Tu es trop grosse. Si tu ne changes pas ta manière de manger, tu peux dire adieu à ta carrière. Une danseuse se doit d’être jolie, tu m’entends ? Jolie, mince et LÉ-GÈRE !

Elle partit en claquant la porte, furieuse, emportant le chocolat et ce qu’il me restait d’espoir en la vie. Ce jour là, j’ai arrêté de manger et j’ai commencé à me faire vomir.

~

~ Maison de vacances de Elisabeth Platel - 1er Juillet 2017

Je déteste la vie. L’année a été un désastre, s’est terminée en désastre comme toute ma vie en fait. Je n’ai pas été prise dans le ballet de l’Opéra de Paris. Je ne pourrai plus le tenter. Je n’en ai plus envie de toute façon. je n’ai plus envie de rien d’ailleurs.

J’ai passé des années à trimer sous les coups de fouet — c’est une façon de parler, mais si les mots étaient des objets, ceux que j’ai entendu toutes ces années seraient des fouets. Oui, la violence morale que j’ai subie est à l’image de celle endurée par une femme battue je pense.
Des années à sourire, à souffrir en silence pour tenter d’avoir leur attention. Mais je reste derrière, à faire le pot de fleurs, à faire joli. Depuis des années je fais la décoration alors que je donne corps et âme pour leur prouver que je vaux la peine d’être mise en avant. Mais rien. J’ai tout sacrifié pour eux. Mon enfance, ma jeunesse, ma vie. J’ai fini par les perdre ces kilos en trop, oh oui, et plus encore ! Je pourrais me tuer pour eux ! Ils ne me mettraient pas devant pour autant. J’ai enduré toutes les remarques acerbes, hypocrites et blessantes. J’ai encaissé toutes leurs critiques. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’ai fait semblant de ne pas sentir mes blessures, j’ai dansé sur pointes avec une tendinite doublée d’un entorse à la cheville pour ne pas perdre ma place. Je me suis pété le dos pour eux ! Et qu’est-ce que j’ai obtenu ? Rien.

« Quand on veut on peut » disent-ils, « qui veut la fin s’en donne les moyens », etc.

C’est de ma faute, je n’écoute pas assez parait-il, je ne fais pas assez d’effort. Que veulent-ils de plus ? Je me suis bousillée la santé à cause d’eux ! Une fois j’ai osé dire que j’avais mal et qu’il fallait que je m’arrête, une seule fois ! Elisabeth m’a gentiment dit que si je commençais à écouter mes petits bobos il fallait tout de suite que je change de métier. Le soir je suis remontée dans ma chambre à cloche pied tellement j’avais mal ! Mais je n’ai rien dit. J’ai pris quelques anti-inflammatoires et je suis retournée à la danse le lendemain. Voilà.

Tout ça pour rien.

Et je n’en peux plus. Je ne peux plus la voir, elle, avec son faux sourire, ses fausses bonnes intentions. Elle me déteste et je lui rend bien. Vous savez quoi ? Je ne rêve que de la tuer. Mais c’est interdit apparemment. Alors vous savez quoi ? C’est moi qui vais mourir. De toute façon, je ne veux plus vivre dans ce monde de merde.

~ * ~

« J'ai plus envie d'me battre
J'ai plus envie d'courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes »


~ * ~

~ Maison de vacances de Elisabeth Platel - 10 Juillet 2017

Ma décision est prise. Hier soir, Elisabeth a réussi à faire déborder le vase. La goutte de trop.

- Ah ! Tes parents me manquent. Ils formaient un vraiment joli couple. Ils étaient beaux et gracieux, en totale harmonie l’un avec l’autre… Dommage que tu n’aies pas hériter de leur dons. On se demande parfois si tu es réellement leur fille…

Une fois de plus, une fois de trop, elle avait visé juste et sa pique me fit plus mal que toutes les souffrances que j’avais enduré jusque là. J’étais montée dans ma chambre et j’avais pleuré toutes les larmes de mon corps — si si il m’en restait. Je me suis regardée dans la glace, nue, avec dégoût. J’ai brisé le miroir.

Ma décision est prise et je ne reviendrai pas en arrière. Je n’en peux plus. C’est trop dur. C’est intenable. Au cours des dix-huit dernières années, j’ai acquis une certitude : la vie n’est pas faite pour moi.

~ * ~

« Laissez moi me débattre
Venez pas m'secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher d’souffrir »


~ * ~

- A ta place je ne ferai pas ça.

Je sursaute et lâche le rasoir qui tombe dans l’herbe humide. Je croyais pourtant être seule, qu’ici personne ne pourrait me retenir… Je me retourne pour voir l’inconnu qui a prononcé ces mots. C’est un homme que je n’ai jamais vu, vêtu d’une combinaison en cuir noire — il doit avoir chaud ! — et qui dégage une aura de puissance absolue. Je me sens minuscule sous son son regard noir.

- Qui êtes vous ? osé-je tout de même.
- Ton sauveur.

Je reste sans voix. Partagée entre l’envie de l’ignorer et et l’envie de laisser agir ma colère contre lui. Mais pour qui se prend-il ?

- Je n’ai pas besoin d’un sauveur. Allez-vous en.

Un sourire étire alors ses lèvres.

- Oh je vois. Tu n’allais pas du tout commettre l’irréparable.
- Ça ne vous regarde pas. Vous ne connaissez rien de moi. Foutez-moi la paix.


Je me détourne, bien décidée à en finir, et ramasse le rasoir. Un filet de sang coulait déjà sur mon poignet. Je pose de nouveau la lame sur ma peau… Avant de la voir voler et de me retrouver avec les deux poignets emprisonnés dans la main de l’homme. Comment avait-il pu bouger aussi vite ?

- Je ne veux pas de votre aide, laissez moi !
- Voyons Terpsichore, quand on a le don que tu as, on ne le gâche pas de cette manière.


De nouveau, je reste sans voix, incapable du moindre mouvement.

- Comment connaissez-vous mon nom ?
- Je te connais plus que tu ne le penses ma belle, je te surveille depuis un moment…
- QUOI ?!


Il me lâche, un sourire vicieux sur les lèvres. Je ne l’aime pas. D’où il sort ce type ?

- Pourquoi te tuer toi quand tu pourrais tuer ceux qui t’ont fait du mal ?
- HEIN ?


Je ne comprends plus. Il remue le couteau dans la plaie. Il sait appuyer là où ça fait mal. Je devrais avoir peur de ce fou. Pourtant, je n’ai absolument pas peur. Peut-être parce que je m’apprêtais à mourir et qu’il ne pourrait rien m’arriver de pire…

- Tuer est interdit, on ne vous l’a pas dit ? Devrais-je appeler la police ?
- Haha ! Et pourquoi ce serait interdit ? Si je le fais et que personne ne sait que c’est moi, je fais ce que je veux.
- Mais…
- Je suis une ombre. Personne ne me connait ici, je ne suis sur aucun registre, dans aucun fichier. Personne ne pourra jamais me retrouver.
- Comment ça ?
- Terpsichore, j’étais ici en… mission dirons nous. Et je suis tombé sur toi par hasard. Tu allais t’entraîner dans la même salle de sport que mon client. Mais je t’ai vu à l’œuvre. Et j’ai su que tu étais spéciale. Alors j’ai terminé ma mission et je suis revenu te voir. Depuis je t’observe. Et je sais que je ne me suis pas trompé. Ce que je viens de voir aujourd’hui me le prouve.
- Que je veuille me suicider ?
- Oui. Tu es prête à te donner la mort parce que tu ne supportes plus ce que certaines personnes te font endurer. Tu n’as pas d’autres solutions car tu ne t’es jamais dit que tu pouvais aller au delà des interdits. Mais au fond de toi, je sais qu’il y a une part qui ne rêve que d’une chose… Et je suis persuadé que tu aurais du talent pour ça.


Il a réussi à m’intriguer. Et à toucher juste. Il a raison. Et puis, dans ses paroles, j’ai presque l’impression d’être quelqu’un d’important. Je n’ai jamais ressenti cela auparavant. J’ai envie d’y croire.

- Mais qui êtes vous ?
- Je m’appelle Cohen Mü. Je ne viens pas de ce monde, mais d’un monde parallèle où tu pourrais devenir plus puissante que tu ne peux l’imaginer. Si tu me suis, plus jamais tu n’auras à subir tout ce que tu as subi. Plus jamais les gens n’oseront te faire une remarque et si ils osent… Tu pourras en faire ce que tu voudras. Si tu me suis Terpsichore, tu seras Libre.
- Vous êtes complètement fou.


Il esquisse un sourire puis m’attrape le bras. En un clin d’œil, je me retrouve au sommet d’une falaise que je ne reconnais pas.

- Mais… Où est-ce que…
- Voici Gwendalavir. Nous sommes sur une falaise des Dentelles Vives. J’aime bien venir ici. La vue est magnifique. On a presque l’impression que l’on pourrait…
- …dominer le monde. Oui…


Je commence à comprendre. À y croire. Suis-je en train de rêver ? Suis-je déjà morte ?

Vous savez quoi ? Je m’en moque.

Un espoir.

- Vous… Vous me promettez que si je viens avec vous je n’aurais plus à avoir honte de ce que je suis ? Vous me promettez qu’ici j’aurais une vraie place ?
- Oui. Tu auras tout cela et bien plus encore.
- La vie n’a plus aucun intérêt pour moi. J’espère que ce que vous me proposez sera à la hauteur. Je n’hésiterai pas à mettre fin à mes jours dans le cas contraire. Je ne veux plus souffrir. Jamais.
- Tu ne le regretteras pas. Je te le promets.
- Bien. Je n’ai rien à perdre. Expliquez moi.


Un nouveau sourire fend ses lèvres. Il sait qu’il a gagné.

~ * ~

« Stone
Le monde est stone »


~ * ~

Je m’appelle Terpsichore Mü, j’ai 19 ans bientôt et je viens de la Terre.
Un Mentaï m’a fait découvrir Gwendalavir, j’ai choisi de le suivre et porter son nom, laissant derrière moi cette sylphide qui me porte malheur depuis ma naissance.
Je me dirige actuellement vers le Domaine pour devenir Envoleuse.
Désormais, c’est eux qui souffriront.

~ * ~

« J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir »







Je crois que je n'ai pas besoin de vous dire qui je suis... cela me semble évident non ? Razz
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Darwen Ehsoleim
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Citation : Ecrire. Non pas une lettre, ni même un journal intime. Non. Simplement écrire. Comme on respire. Pour vivre. (Les Âmes Croisées)
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Signe particulier: Se métamorphose en un loup à la fourrure gris sombre ; des cicatrices plus ou moins visibles sur tout le corps ; claustrophobe

MessageSujet: Re: Terpsichore, danseuse déchue   Ven 30 Mar 2018, 12:43

Super belle fiche, j'adore ! Very Happy

Et re-bienvenue haha Razz

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Loup:
 
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Terpsichore Mü
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MessageSujet: Re: Terpsichore, danseuse déchue   Ven 30 Mar 2018, 13:00

Merci Darwen ^^

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Kaünis Gil'Ozh
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Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Terpsichore, danseuse déchue   Dim 01 Avr 2018, 18:17

Haha pas mal du tout Razz

Re-bienvenue petite étoile Very Happy

Je te valide sans problème, hâte de rencontrer cette danseuse en RP ! Wink

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Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
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Éole Létoile
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MessageSujet: Re: Terpsichore, danseuse déchue   Dim 01 Avr 2018, 19:25

ah ! démasquée xD

Merciii Very Happy ça fait un moment que Terpsichore me tannait pour faire sa fiche Razz

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"C'est donc bien que la danseuse est dans un autre monde, qui n'est plus celui qui se peint de nos regards, mais celui qu'elle tisse de ses pas et construit de ses gestes"
- Paul Valéry -
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Terpsichore, danseuse déchue
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