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Le Pacte VS L'Ordre
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Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Wolf in Sheep's Clothing (Libre)

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Theia Locklear
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MessageSujet: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mar 15 Mai 2018, 11:45

L'homme sourit malgré lui.

Ce serait rapide, cette idiote ne le verrait même pas venir, ça lui apprendrait à se promener comme ça sur son territoire de chasse, il lui trancherait la gorge, puis s'amuserait un peu pendant qu'elle était encore chaude, les bêtes sauvages s'occuperaient du corps, le crime parfait, se répéta-t-il une fois de plus en remontant la légère pente de la butte qui l'avait camoufler à sa proie et s’apprêtant à se jeter dessus...

S'aperçue alors qu'il ne la voyait plus, poof, disparue la nana.
Ce fut après cela qu'il sentit la lame sous sa gorge et déglutit difficilement en entendant un ricanement féminin.


Le crime parfait...

Bla-bla-black sheep,
Have you any soul?

No sir, by the way,
What the hell are morals..?

Jack, be nimble,
Jack, be quick.
Theia's a little whore and her alibis are dirty tricks...

Cinquante trois, cinquante quatre...

Cinquante cinq pièces! Et tout ça avec un seul idiot qui me croyait sans défense, sérieux, j'lui ais donné une chance en plus, il aurait pu arrêter de me suivre, ou au moins tenter un truc, longtemps avant qu'on arrivent dans le coin, depuis Al-Poll.

Mais on se rapprochent de chez moi, j'étais pas pour le laisser parler de ma forge à ses potes... J'aime être tranquille.

Encore un demi jour et je serais à la maison! J'ai hâte de tenter une ou deux idées qui me sont venues en tête pour améliorer mon équipement et puis j'aurais bien besoin d'un nouveau grappin, le mien est un peu trop usé...

Je sors de mes pensées en entendant le grognement que je connais si bien, perçant d'animosité, et me retourne dans sa direction pour voir--

Enfer de bordel de merde...

...Bon, je m'attendais au brûleur, c'est pas si rare dans le coin et encore heureux, ça fait du cuir super résistant et gratuit, sauf que voilà, le brûleur en question est en ce moment devant une caravane sortie de je ne sais où... Et la bande d'idiots les protégeant est en train de se faire massacrer, une bande de Thül, c'est bien contre les raïs au nord et les bandits, mais qui diable as eu l'idée de faire le détour?

Bon, une ou deux personnes sembles plus... Habiles... Que ces idiots de géants, mais face au prédateur, je leur donne pas bien longtemps, ils sont tombé sur un mâle alpha, me dis-je en observant la façon distincte dont ses écailles sont placés près de la tête.

Et merde, s'ils crèvent dans le coin ça va amener trop de gens, j'aurais plus la paix, plein d'idiots voulant ramasser ce qu'ils peuvent des décombres d'une caravane perdue...

...Bon, aller Theia, ma grande, il est temps de te réveiller, me dis-je en mettant pied à terre, j'ai récupéré Shiva, ma jument, ce matin, et en observant l'équipement qu'elle transporte.

La chaîne à bateaux, Helios - mon épée -, des aiguilles de lancé et des étoiles... Bon, je risque pas d'utiliser la greffe sur une bestiole, alors je range Helios dans mon dos et sort mon katana. Sanguinus adoooore le sang de bébêtes..!


If you wanna rumble,
All you gotta do is ask,
I'm a rude bitch, boy,
Can you handle that..?

I love to play,
But I really don't need a man holdin' me back...

Sauvez vous bande d'imbéciles!

Le Thül cris de tout ses poumons aux caravaniers gelés de peur, il grince des dents puis aperçois le tentacule mortel remontant vers lui et lève sa hache, piètre défense, en priant pour ne pas mourir...

...Puis le tentacule tombe, coupé, à un mètre de lui.


RESTEZ PAS PLANTER LÀ!

FAITE MOI PARTIR CES IDIOTS PLEIN AUX AS!


Il se dégèle enfin et bouge un peu son gros derrière, il était temps, sérieux..!

J'évite souplement un tentacule, ce truc est gros, mais à côté d'en battre un dans la jungle de papa, c'est facile, ici.

Je plante dans la terre un pic qui retient mon énorme chaîne normalement utilisée pour retenir les navires de guerre, puis évite un coup de patte, entourant celle-ci de la chaîne et plantant un autre pic plus loin.

Couché, Fido, espèce de gros chien trop laid.

Le brûleur se débat un moment avec la chaîne, alors j'en profite pour lancer un shuriken qui se plante dans un de ses yeux.

Si j'avais mon épée à deux mains, je pourrais tranché sa patte directe mais-- Ah voilà, me dis-je en voyant enfin un Thül non loin qui observe le combat avec une grosse épée dans les mains.


HEP TOI! OUAIS TOI! ÉPÉE! ME REGARDE PAS COMME ÇA ET LANCE MOI LE PUTAIN DE CURE DENTS!

Il s’exécute, au moins il sais suivre les instructions, et je range Sanguinus pour m'élancer vers l'arme gigantesque et l'attrapée dans une roulade me permettant de garder la tête sur les épaules.

Un sourire étire mes joues malgré moi.

Maintenant on peux jouer, me dis-je en refermant les mains sur l'arme qui est, selon tout les spectateurs, trop grosse pour moi...

...Des imbéciles.


I burned your world away,
Devoured by my conviction.

Left you home afraid,
While mother's ventured out...

...Don't cry when lanterns fade,
Soon we'll be awakened.

But it breaks my heart to say...

...No one will save you now...

J'observe la carcasse à mes pieds.

Pas trop mal, le cou est bien tranché, me dis-je en observant la lame dans mes mains.

Elle est salement amochée cela dit...

Je m'apprête à aller rendre cette arme et voir qui est l'imbécile qui as décidé de venir dans le coin quand je remarque que quelqu'un approche doucement...

...Peut-être un imbécile décisif..?

Si oui, il ou elle mérite d'être décapité aussi, sérieux...
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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mer 16 Mai 2018, 23:40

Lou pestait.

Alors que l’été avait donné un petit avant-goût de sa douceur seulement une semaine plus tôt, la grisaille était de retour et avec elle, le froid et la pluie. Une pluie tantôt fine tantôt drue mais toujours présente. L’atmosphère était saturée d’humidité tandis que les vêtements détrempés ne parvenaient pas à sécher complètement.

Lou pestait et grelottait.

Elle avait passé une cape de voyage sur ses vêtements dans l’espoir de se protéger un peu, pourtant l’eau trouvait le moyen de s’infiltrer partout, y compris sous la capuche : quoique tressés, les longs cheveux blonds de la jeune femme parvenaient à friser ! Si elle n’était pas particulièrement coquette c’était quelque chose qui l’agaçait. Pour ajouter à son humeur déjà maussade, un brouillard épais l’enveloppait depuis qu’elle avait quitté, à regret, la chaleur accueillante de l’auberge dans laquelle elle s’était arrêtée, à l’occasion de son passage près d’un petit village cossu.

Lou pestait, grelottait et s’impatientait.

Sans doute à cause du mauvais temps le trajet lui semblait très long. Et ennuyeux. Elle engageait parfois la conversation avec Lilune, qui affrontait vaillamment les éléments sans jamais montrer une once de fatigue ou de ressentiment, mais ce n’était tout de même pas comme si elle avait eu un compagnon de voyage… Elle n’avait jamais aimé la solitude. Arpenter seule sa propre voie était une chose ; rentrer seule de mission en était une autre.

Quand enfin des ombres familières s’esquissèrent sur un fond de brume épaisse, la marchombre se redressa sur sa selle. Al-Chen, enfin ! Ragaillardie, elle piqua des deux et laissa sa fidèle jument s’élancer sur un sentier qu’elles avaient de nombreuses fois emprunté.

Simplement heureuse de rentrer chez elle.


*


Il pleuvait des cordes lorsqu’elle poussa la porte de la maison et s’engouffra dans une bourrasque à l’intérieur du vestibule. Soulagée, elle s’adossa au battant refermé, ignorant la flaque qui se formait à ses pieds. Il fallait qu’elle récupère, qu’elle reprenne son souffle, que…

- Lou !!!

Tornade. Non pas dehors mais dans le vestibule, quand une, puis deux, puis trois personnes ravies se jetèrent dans les bras de la nouvelle venue. Câlin mouillé de groupe. C’était amplement suffisant pour que Lou retrouve toute son énergie : elle serra Pona et Runille dans ses bras avant de s’engager dans une partie de chatouilles avec Seiven. Les rires éclaboussèrent son cœur tandis que le parfum de la maison – leur maison – lui faisait comprendre qu’elle était vraiment rentrée pour de bon.

- Pile à l’heure pour le dîner ! s’extasia Runille en aidant Lou à se débarrasser de sa cape trempée. Seiven nous a préparé un pâté de siffleur, des légumes en gratin, de la…
- Stop ! N’en dis pas plus, par pitié, sinon je ne vais pas avoir le courage d’aller me réchauffer dans un bain chaud !
- Attends, je m’en occupe,
proposa la dessinatrice à la peau chocolat avant de s’éclipser dans la salle d’eau.

Dans la pièce de vie, joliment décorée par les inspirations de chacun, un feu ronronnait dans la cheminée. Difficile de croire que le printemps touchait à sa fin !

- Je déteste ce temps, ronchonna Pona avant de se moucher bruyamment.
- Et moi donc ! Qui a dit que voyager sous pluie était romantique, que je lui casse la figure ?
- Il faut être deux pour parler de romance,
fit remarquer Seiven en tirant le bout de sa tresse humide.
- J’étais avec Lilune alors ton histoire de binôme tombe à l’eau.
- Je parlais de couple, pas de binôme, et puis c’est toi qui va tomber à l’eau dans cinq… quatre… trois…
- Le bain est prêt !
cria Runille depuis la salle de bain.

Sans attendre davantage, Seiven attrapa Lou par la taille et la jeta sur son épaule. Quand Pona se moucha, le bruit ne masqua ni les cris, ni le « plouf », ni les rires qui résonnèrent bientôt dans la maison.

Quand Lou était de retour, l’animation l’était également !


*


- Les copains…
- Mmmmh…
- Je crois que j’ai trop mangé…
- Mmmmh…


Affalée à même le tapis pour glaner toute la chaleur du feu, Lou était étendue sur le dos, les mains sur son ventre dans l’espoir de tout bien ranger à l’intérieur par la seule force de sa volonté. Une volonté qui s’émoussait tandis que la langueur de la digestion, couplée à la fatigue d’une journée passée en selle, la plongeait doucement mais sûrement dans un état de somnolence.

Savoir que ses trois amis étaient dans une phase similaire la réconfortait un peu. Avachi dans le seul et unique fauteuil, les jambes négligemment balancées sur l’accoudoir, Seiven affichait un air béat.

- Il n’était pas si mal, ce gratin…
- C’était monstrueusement délicieux,
grogna Runille.
- Et dous autres les bonstres d’en avons pas laissé ude seule biette, renchérit Pona, tragiquement enrhumée.

Elles étaient l’une et l’autre blottie dans la chaleur d’un plaid en laine, tricoté par les doigts de fée de Pona, et sirotaient une tisane. L’hiver semblait s’être invité de nouveau dans la maison partagée par ces joyeux drilles. Lou soupira d’aise et ferma les yeux.

Les rouvrit aussitôt.

- Les copains…
- Mmmmh…
- J’ai… J’ai quelque chose à vous raconter.


La jeune femme se redressa sur un coude et, avant que son courage brusquement saisi ne la quitte, elle se mit à parler. D’abord hésitants, les mots devinrent plus assurés, dessinant pour Seiven, Runille et Pona des traits qui leur étaient familiers.

Et totalement étrangers.

- Mon véritable nom est Lou Dusselier. Je suis née à Avignon, c’est une ville qui se trouve dans un pays qui se trouve dans un monde qui n’est pas celui-ci. Un jour, j’ai eu un terrible accident. Mais au lieu de mourir, ou d’être très sérieusement blessée, j’ai atterri ici, en Gwendalavir…


*


Les bûches craquent.
Lou raconte.
Chaleur.
Et douceur.


*


Le feu n’était plus que braises lorsque Lou acheva son récit. Vidée, épuisée, elle se tut, immobile sur son tapis, assise en tailleur, comme à son habitude ; dans le silence qui s’installa, elle respira, libérée d’un poids que seule une dissimulation non désirée pouvait créer. Elle avait tout dit, incapable de mentir davantage à ses amis sur sa véritable identité. Sans doute parce qu’elle avait longuement discuté avec Daos, évoquer sa condition de marchombre ne fut pas aussi difficile qu’elle l’avait imaginé. Elle ne divulgua aucun secret compromettant pour la Guilde, consciente de son rôle de gardienne des valeurs et des traditions offertes par celle-ci, mais s’était dévoilée en toute honnêteté.

Pona fut la première à réagir. Elle se coula hors du canapé et vint s’assoir à côté de Lou. La dévisagea un bref instant sans rien dire, avant de se pencher pour la prendre dans ses bras. Seiven se leva à son tour. Il s’installa sur le tapis, de l’autre côté de la marchombre, et l’enlaça à son tour, déposant un baiser sur le sommet de son crâne. Runille, enfin, les rejoignit pour se mêler au câlin, les entourant du plaid en une étreinte qui les maintint plusieurs secondes ainsi.

- Les copains ?
- Mmmmh…
- Vous avez grave le swag.
- Maintenant je comprends pourquoi cette nana dit parfois des mots bizarres…



*


Etant donné qu’elle était en train de partager une raclette avec ses colocataires, Daos et Yoran tout en écoutant du jazz, Lou comprit qu’elle était en train de rêver. Bien ! Quand il y avait à manger et des amis, c’était très bien parti ! D’autant que le joueur de saxophone était beau comme un dieu. Il avait des cheveux blancs et des yeux bleus. Ça lui rappelait quelqu’un mais…

*poof*

Tout avait changé. Plus de raclette, plus d’amis, plus de saxophoniste sexy. A la place, d’imposants guerriers Thüls affrontaient l’arme au clair un énorme brûleur qui n’avait pas l’air de vouloir faire la conversation. Et pendant une poignée de secondes Lou fut persuadée qu’elle rêvait toujours – elle se fit même la réflexion qu’elle préférait nettement son rêve précédent.

Sauf qu’elle n’était plus en train de dormir dans son lit.

Elle était bien réveillée, vêtue de sa nuisette, ses longs cheveux détachés, et elle se trouvait au cœur d’une plaine balayée par un vent vif et glacial, plongée dans une bataille sanglante qui n’était pas en train de tourner en faveur des Thüls.

Oh, merdouille.

Elle avait fait un pas sur le côté.


*


- Restez pas plantés là ! Faites-moi partir ces idiots pleins au as !

La femme qui aboyait ces ordres avait un katana dans les mains. Lou écarquilla les yeux. Un katana ? Pour affronter un brûleur ? C’était audacieux mais surtout très dangereux ! La marchombre regarda autour d’elle. Des chariots stoppés, des chevaux fous de panique, des gens terrorisés… Elle tendit la main dans son dos, entre ses omoplates et pesta en ne sentant pas les poignées familières de ses lames.

- Par ici ! cria-t-elle en agitant les bras pour attirer l’attention des itinérants.

Il fallut les secouer un peu mais à force d’encouragements, Lou parvint à éloigner ces pauvres gens de la zone de combat. Elle tressa sommairement ses cheveux pour qu’ils ne la gênent pas et, une fois certaine que ses « protégés » ne risquaient plus rien, elle rebroussa chemin. Elle grimpa dans un chariot, attrapa un arc, des flèches et se dressa pour mettre le brûleur en joue.

Sûr, elle devait avoir fière allure, debout dans la tourmente, simplement vêtue de sa nuisette blanche ! Les yeux rivés sur la créature, elle inspira, visa, tira, expira.

Et recommença.

*


Le calme était revenu dans la plaine, assourdissant après l’écho de la bataille qui s’était déroulée là. L’énorme cadavre gisait dans l’herbe, immobile à jamais. Son arc toujours en main, Lou s’approcha prudemment. Elle contourna le cadavre, toujours aussi prudemment. Ce n’était pas du monstre dont elle se méfiait mais de celle qui avait tué celui-ci.

Ayant perçu sa présence, la guerrière aux cheveux noirs se retourna vivement.

- Tout doux ! s’exclama Lou en se figeant. J’imagine que mes cheveux doivent ressembler à des flagelles de brûleur mais promis, ils ne sont pas dangereux. Enfin je crois. Hum…

Elle désigna le cadavre du pouce.

- C’était spectaculaire. Je t’admire énormément, là, alors j’espère vraiment que tu ne prévois pas de me tuer aussi parce que ça gâcherait mon instant d’adoration !

Admiration sincère ! Jamais Lou n’avait assisté à un combat pareil. Lentement, elle déposa son arc dans l’herbe. On ne se présente pas en tenant une arme dans sa main.
N’est-ce pas ?

- Je m’appelle Lou ! Lou Ril’Fairy. Et je suis actuellement en nuisette parce que, heu… je crois que j’ai suivi mes rêves un petit peu trop loin !

C’était totalement incompréhensible, mais Lou ne savait pas elle-même comment expliquer pareille situation. Certes, elle ne maîtrisait pas du tout son habileté à faire un pas sur le côté, mais jamais encore elle n’en avait fait un qui la mène aussi loin, si l’on exceptait celui qui l’avait projetée en Gwendalavir !



[Voilà, c'est moi que v'là ! J'espère que ça ne te dérange pas ! ]

__________________________________________



« C'est impossible », dit la Fierté.
« C'est risqué », dit l'Expérience.
« C'est sans issue », dit la Raison.
« Essayons.. », murmure le Coeur.
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Theia Locklear
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Jeu 17 Mai 2018, 05:55

J'observe cette drôle de nana aux cheveux d'or.

Papa aime bien faire des trucs bizarres, mais même lui je crois qu'il trouverait ça bizarre, la nuisette en pleine plaine...

...Bon, c'est pas mon style, mais elle semble croire que j'suis une sauvage qui va lui trancher la tête, alors je siffle, attirant Shiva, mon cheval, et fouille un peu dans mes sacs de voyages avant de lui balancer - un peu à la figure - une cape assez chaude pour qu'elle arrête les grelottements qui commencent et des vêtements qu'elle ne revêtira probablement pas ici vu toute l'attention lubrique que les Thüls et les marchands lui apportent.


Couvre toi au moins de la cape, sinon bientôt ce seras toi qu'il va falloir sauver d'un tout autre type d'attention ''brûlante''...

Je fouille de nouveau dans mes sacs de voyages et sort mon attirail, de quoi récupérer le cuir, les griffes et les crocs sans risquer de crever bêtement par le poison présent dans plusieurs parties du corps de la bête, puis me dis qu'elle m'as dis son nom... Mais dire mon vrai nom à une nana que je connais pas et qui se présente en nuisette..?

...Pourquoi pas le dire tout en me camouflant, me dis-je.


Theia. Theia Dil'Duran.

You could think that I'm a freak,
When I'm talking to myself...

...But it's like I was too weak to be someone else...

You can think that I'm a creep,
When I'm singing all alone...

...But it's like I couldn't see straight on my own...

Même certains Thüls ont reculer et n'osent pas s'approcher, je les blâmes pas, une carcasse de brûleur, quand on la dépèce, ça sent vraiment horrible, un genre de dernier mécanisme de défense je suppose, mais pour le coup je récupère ce que je peux du cuir si résistant, des crocs et des griffes, puis je vois un Thül approcher avec une pelle... L'idiot compte enterrer la bestiole, vraiment..?

J'le déconseille... Leur sang contient un poison plutôt violent, et j'ai pris la seule dose d'antidote contre ça que j'ai sur moi, si ça te touche, tu risque de crever dans la semaine.

Il hésite, puis enfin recule et repart vers le campement que sa troupe as monté.

Un peu stupide de le faire si près d'un cadavre, mais c'est vrai que l'odeur éloigne généralement la plupart des gros prédateurs.

Enfin, ça attire le Duran, mais y'en as qu'une dans le coin et elle est déjà là alors...

J’aperçois la nana, Lou il me semble, qui se dirige de nouveau vers moi, une itinérante lui as proposer sa tente pour se changer, au moins.

Elle as quand même fière allure, même si c'est qu'une chemise et un pantalon Thüls, bleu et bruns respectivement, et une paire de bottes assortie au pantalon...

...Bon, les bottes ont bien un petit dessin graver dessus qui reflète un peu la lumière que j'ai fais pour m'amuser, mais rien de grandiose, si elle as que sa nuisette, j'lui laisse le tout volontière, comme ça pas d'emmerdes à devoir le laisser se trouver des vêtements, se changer et blahblahblah pour ravoir le tout...


Beau tir, en passant.

Inutile avec ce genre de flèches contre un brûleur à moins de viser certains points très précis, mais beau tir.


Elle semble surprise un instant. Personne d'autre ne doit avoir remarquer qu'elle avait tirer à l'arc sur la créature, mais c'était évident comme le nez au milieu de son visage, selon moi.

Bon les flèches étaient de fabrication douteuse et l'Arc semblait plutôt mal fait, mais ça, c'est pas sa faute. Et puis de toute même un archer faël avec la force et l'arc d'un Thül aurait eu du fil à retordre à blesser un brûleur sérieusement à moins de savoir précisément où attaquer.

Mais elle avait visé l'oeil intacte et avait fait mouche.

Ça, c'était du grand art.


T'as appris où..?

Simple question, parait qu'il faut faire la conversation dans ce genre de situations. C'est pas vraiment mon fort, mais bon.

Et puis c'est sûr que tout le monde peux pas non plus avoir appris d'un forgeron dont l'existence même est un secret, au milieu d'une jungle considérée impossible à traverser ou presque, puis dans un endroit tout aussi secret au milieu de la forêt la plus détestée et redoutée de l'empire...

...Bon si elle demande cela dit, j'vais dire qu'un Frontalier et un Thül m'ont appris.

Pas un mensonge.

Juste un paquet d’omissions.
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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Jeu 17 Mai 2018, 07:15

Lou attrapa adroitement le paquet de vêtement et la cape qu’on lui lança. Elle s’emmitoufla aussitôt dans celle-ci, soulagée de pouvoir se réchauffer parce qu’effectivement elle était transie ! Dans la fièvre du combat elle n’avait pas prêté attention au froid environnant, mais que pouvait-on espérer en nuisette et par ce temps ?

La remarque teintée d’ironie lui fit jeter un coup d’œil en direction des Thüls qui se réorganisaient. Elle se sentait capable de protéger sa vertu mais face à des guerriers de leur trempe, et en dépit de leurs difficultés à affronter le brûleur, elle ravalait volontiers toute fierté pour laisser place à une prudence raisonnable. Son regard glissa de nouveau vers la femme aux cheveux noirs. Vêtue d’un assemblage de fourrure et d’armure, elle dégageait une aura sauvage et puissante. Qu’elle soit en train de découper le brûleur qu’elle avait tué ajoutait sans aucun doute à cette image.

- Theia. Theia Dil’Duran.

Lou plongea un bref instant dans l’or de ses yeux. Un immense sourire illumina son visage.

- Salut Theia ! Merci pour les vêtements !

Elle ne regrettait pas d’avoir déposé son arc.


*


Bon.
Le pantalon trop large bouffait, et elle y avait rentré la tunique, trop grande elle aussi, pour éviter de trop nager dedans. Mais quand elle sortit de la tente et se contorsionna pour s’observer sous tous les angles à la lumière du jour, force était de constater que l’accoutrement lui plaisait bien ! Le dessin de ses bottes surtout, fins entrelacs stylisés qui ressortaient d’une façon particulière sur le cuir épais et solide.

Elle se redressa, balaya sa tresse grossière en arrière et observa les alentours. La caravane se réorganisait lentement. Elle s’était établie là où Lou avait mené les itinérants effrayés, à quelques mètres seulement du brûleur mort. Hommes et bêtes avaient besoin de récupérer avant de reprendre la route vers Al-Far.

Al-Far… Lou secoua la tête, incrédule. Saavia, l’itinérante qui lui avait offert le luxe d’un peu d’intimité pour se changer, lui avait appris qu’ils se trouvaient au beau milieu des larges plateaux d'Astariul. Astariul ! Alors qu’elle s’était endormie dans son lit à Al-Chen ! C’était la première fois que son « don » maudit lui faisait un coup pareil en l’envoyant aussi loin. Sans ses vêtements ni ses affaires. Marchombre dans son cœur et non avec ses lames, Lou ne s’estimait pas pour autant incomplète, mais elle était tout de même inquiète.

Et si son don incontrôlable l’envoyait à nouveau de l’autre côté de l’empire ?
S’il l’envoyait dans un autre monde ?

Maître Cerfeu, le dessinateur qui se penchait activement sur son cas, n’était pas encore en mesure de lui apporter des réponses. Lou prit une profonde inspiration et repoussa l’angoisse qu’elle sentait poindre au fond d’elle-même. Tout allait bien ! Elle se trouvait toujours en Gwendalavir, et après avoir atterri en nuisette au beau milieu d’une bataille absolument géniale, elle était encore en vie : il fallait s’en réjouir au lieu de se ronger les sangs !

Son regard s’arrêta sur la silhouette accroupie près d’un corps inerte du brûleur. C’est dans cette direction qu’elle dirigea ses pas. Theia était plongée dans sa tâche, apparemment insensible aux mouches qui tournaient déjà autour du cadavre. Elle tranchait, brisait, coupait et déchirait avec des gestes mécaniques, rôdés par l’habitude.

Ce n’était pas le premier brûleur qu’elle affrontait.
Ce n’était pas le premier brûleur qu’elle tuait.

- Beau tir, en passant.
- Merci,
répondit Lou, un rien surprise : son intervention n’avait fait qu’agacer la créature, créant peut-être une petite diversion au profit de Theia mais guère plus !
- Inutile avec ce genre de flèches à moins de viser certains points très précis, mais beau tir.

Certains points très précis… comme l’œil ? Lou baissa les yeux vers les restes de flèches que la guerrière aux cheveux noirs avait dû briser en les extrayant du corps du brûleur. Ce n’étaient pas en effet des projectiles de très bonne qualité mais ils avaient leur utilité en cas de danger.

- T’as appris où… ?

Un sourire dansa fugacement sur les lèvres de Lou.


*


- Tire, bon sang ! Qu’est-ce que tu attends, que la vieillesse ait complètement paralysé tes membres et fait tomber toutes tes dents ?
- C’est ce que je fais !!
- Non, tu ne tires pas, tu es bien trop occupée à compter à l’envers en Faël !


Lou baisse son arc, la flèche toujours encochée, puis se tourne vers son maître. Il perd patience, encore. Il perd souvent patience.

- Je vise, explique-t-elle tranquillement. C’est bien ce que tu souhaites, non ? Que je vise la cible ?
- Je veux que tu tires.
- C’est ce que je…
- Je veux que tu tires.

Lou se tait. Elle se tourne vers la cible, lève son arc, le bande, ramène l’empennage de la flèche jusqu’à sa joue et tire. Un soupir s’envole avec la flèche, incertain : en une poignée de secondes, comment espérer que…

Les yeux verts de la jeune femme s’agrandissent.
Ceux de Yoran sont animés par un feu lumineux.
La flèche vibre, solidement plantée dans la cible.

En plein milieu de la cible.

- Un seul geste, un seul souffle… parfois moins. Un combat ne te laissera pas le temps de viser soigneusement, d’ajuster ta flèche, de rectifier ta posture. Tu dois être prête à tirer à l’instant même où tes doigts se referment sur ton arc. Pigé, petite fille ?
- Pigé !



*


Lou s’accroupit près de Theia, à bonne distance du monstre toutefois pour éviter d’être éclaboussée par son sang empoisonné.

- J’ai appris aux côtés d’un grand homme, dit-elle seulement.

Et sa main, inexorablement, se referma sur l’anneau d’argent de son pendentif.

- Et toi ? Tu as l’habitude de te faire un brûleur au petit-déjeuner, ou bien cette caravane a beaucoup de chance que tu aies croisé sa route ?

Saavia lui avait aussi appris que Theia n’était pas avec eux : elle avait surgi peu après l’attaque du brûleur. Sans doute pas de la même manière que Lou, toutefois !


[Désolée, je ne fais rien avancer du tout ! xD]

__________________________________________



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« C'est risqué », dit l'Expérience.
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Ven 18 Mai 2018, 04:49

Les brûleurs, c'est qu'une bestiole de plus, juste en plus gros et plus baveux. Un peu comme un gros chien, ils sont juste pas habituer à être chasser, mais on leur fou une raison d'avoir peur et d'un coup, c'est eux, qui se sauvent...

Je lave puis range mon attirail de dépeçage de grosse bestioles en parlant, puis soulève un sourcil en sentant l'odeur particulière du charbon chauffant, du métal qui rougit...

...Et c'est moi qui rougit de rage en me dirigeant vers le Thül qui m'as prêter son épée, l'autre nana sur les talons.


T'es pas bien ou quoi!? Tu compte faire chauffer la lame de nouveau pour réparer? Sérieux!? Ça va massacrer le métal et puis--

Mais--

TA GUEUUUUUUULE!

Le silence se fait soudain autour de nous, certains itinérants semble rigoler dans leur barbe, forcément c'est pas tout les jours qu'on voient une alavirienne qui fait taire une bande de Thüls.

Bon sang d'incompétents! Et ça s'appelle des Thüls! FOU MOI L'CAMP LOURDEAU! Non mais j'vous jurent... TOI LÀ! PLUS DE CHARBON HOPHOP! Et toi tu m'ramène de l'acier et pas d'la cochonnerie sinon j'te la flanque par la gueule!

Personne n'ose m'interrompre, ceux à qui j'ordonne quelque chose s'activent pour s'éloigner de la furie que je suis, puis je siffle Shiva, qui se pointe bien tranquille, et prends mon marteau dans mon sac de selle.

J'ai pété l'épée, j'vais en refaire une.

Mais pas question de remettre le sort du truc entre les mains de ces imbéciles, ou des incompétents qui les engagent, je relève la tête vers Lou... Elle s'est pas tirée? Bon ben d'acc, ma grande.


T'as déjà fait chauffer du charbon..?

Si tu reste pas loin de moi, alors tu participe. C'est pas plus difficile. Si t'es dans l'atelier, c'est que tu forge.

Whirling dust in morning air,
Two warriors in the ring,
With the strength of two great bears,
They make their weapons sing.

Sparks fly high when steel meets steel,
And no one can believe,
That these two girls are friends not enemies...

La journée avance rapidement, même les Thüls, qui s'étaient fortement intéressés à voir ce que je comptais faire, se sont désintéressés.

Pourtant, cette fille à la nuisette, malgré la fatigue qui marque ses traits, n'as pas une seconde détourner l'attention. En fait, il est évident qu'elle n'as que peu ou pas d'expérience de forge, pourtant elle est comme une éponge, elle observe tout, semble tout graver dans sa mémoire.

Comme si elle comptait ne pas manquer une goûte de ce qui était sans l'être une leçon de forge.

Je ne compte pas dévoiler tout mon art, surtout pour une simple arme comme ça, mais même si je ne monte pas au niveau ''Duran'', je n'hésite pas une seconde à aller au niveau que certains considères comme étant celui d'un maître du métal.

Et même si je doute qu'elle le sache vraiment, Lou me donne l'impression d'être la seule, ici, à comprendre que je ne me donne pas à fond...

...C'est aussi la seule qui, après un moment d'hésitation, joint sa voix à la mienne quand le rythme du marteau dans ma main droite frappe la mesure sur le morceau de métal gigantesque.


Brothers of the mine rejoice,
Swing,
Swing,
Swing with me.

Raise your pick and raise your voice,
Sing,
Sing,
Sing with me.

Down and down into the deep,
Who knows what we'll find beneath?

Diamonds, rubies, gold and more,
Hidden in the mountain store...

C'est la méthode Duran, un chant unique que personne ne connait vraiment, inventer par des années de solitude et de forge.

Un chant que seul ceux qui savent ce que c'est que de vivre dans une mine des mois et des mois juste pour obtenir une petite billette d'un certain alliage ne peuvent pleinement apprécier.

Je continue mes mouvements précis alors que madame nuisette garde le charbon à une chaleur précise comme je lui ais montrer. Elle apprends vite, elle est même douée, je dirais.

Quand je replonge l'immense lame dans le charbon, cela dit, elle as encore ce réflexe de sursaut au crépitement violent. Normal, c'est un bruit unique, un bruit brûlant, un bruit que notre cerveau nous dis d'éviter, un beau gros ''DANGER'' dans la tête.

Mais moi c'est ce genre de bruit qui m'ont bercer jusqu'au sommeil pendant des années.

C'est mon élément, me dis-je en reprenant mon chant, l'accent de papa remontant dans ma voix.


Born underground,
Suckled from a teat of stone.

Raised in the dark,
The safety of our mountain home.

Skin made of iron,
Steel in our bones,
To dig and dig makes us free,
Come on sister sing with me..!

La soirée avance sur nous et, bientôt, le noir arrive.

Pourtant, dans le silence du soir, alors que tout les autres bâilles, alors que je lui ais dis qu'elle pouvait aller dormir, même si ses yeux cris de sommeil, blondinette reste avec moi et m'observe dans le moindre de mes mouvements, me donne même les bouteilles que je lui demande.

De mon côté, je respire doucement, bougeant avec une précision que je sais infaillible, déposant doucement l'acide sur la large lame.

Quand, enfin, j'ai finis et que je regarde le résultat, viens le moment où elle se poseras sûrement le plus de question alors que je sors ce que je traîne toujours avec moi d'huile à trempe.

Parce que je n'en vide que la moitié de mon contenant, il doit manquer plusieurs litres pour submerger la lame quand je me retourne vers elle.


J'vais faire chauffer la lame pour le traitement, pendant ce temps je te confie la tâche la plus importante de toute, d'acc..?

...Trouve moi le meilleur tonneau de bière de tout ce fichu campement.


The sunlight will not reach this low,
Deep,
Deep in the mine.

Never seen the blue moon glow,
Dwarves won't fly so high.

Fill a glass and down some mead,
Stuff your bellies at the feast,
Stumble home and fall asleep,
Dreaming in our mountain keep.

Tout ceux encore éveillés me crois sans aucun doute folle quand je mélange la bière à l'huile, après avoir goûter à l'alcool pour être sûr qu'elle soit de qualité suffisante.

Puis je prends la lame rougeoyante sur laquelle l'acide travaille encore et la plonge là dedans, créant une énorme flamme et un crépitement qui doit en réveiller plus d'un.

Plusieurs diraient que le travail est finit, mais je tire une partie du cuir que j'ai obtenu du brûleur et l'observe un peu...

...Il reste encore plusieurs heures cette nuit et toute bonne lame mérite un fourreau.


Born underground,
Grown inside a rocky womb.

The earth is our cradle,
The mountain shall become our tomb.

Face us on the battlefield,
You will meet your doom.

We do not fear what lies beneath,
We can never dig too deep..!

Le matin pointe et le silence est écrasant autour de nous.

Par pour les mêmes raisons qu'avant par contre, cette fois c'est un silence emprunt de respect plutôt que d'agacement envers mon marteau.

Et le Thül se frotte encore les yeux en observant l'arme que je lui tends, sur laquelle danse des flammes entourant une figure lui ressemblant portant une épée identique au combat contre un monstre abominable que personne n'as jamais vu pour la simple raison qu'il n'existe aucune créature de ce genre.

Pourtant c'est ce Thül sans nom qui attire l'attention, brillant au soleil dans sa fierté alors qu'il s'apprête à se battre seul contre cette créature d'épouvante.

Sans nom,
Sauf pour moi,
Car il as bien un nom.

Il se nomme Theran Locklear.


Against the waves,
With our swords in our hands.

Against the sea,
With our backs to the walls.

Against distress,
In the presence of our enemies.

Against the storms,
Roaring at our faces.

A cry rang out throughout the skies,
A beckon,
The flight of the cranes...

Je range doucement mes choses, depuis tout à l'heure chaque membre de la troupe de ce Thül et chaque itinérant ne cesse de venir me voir pour me demander de leur forger tel ou tel pacotille.

Seule Lou ne me demande rien.

Elle as finit par aller dormir malgré elle, hier, ses paupières se fermaient presque toutes seules - je crois qu'elle manque de sommeil - et j'en ais profiter.

Je l'approche doucement une fois avoir terminer de tout ranger et lui tant un paquet, un simple rouleau de tissus qui la fait me fixer un peu curieuse.


Ça, ça devrait t'être plus utile qu'une chemise ou une paire de bottes. Tu peux tout garder en passant, m'en fiche.

Et je me dirige doucement vers Shiva dont j'attrape la bride pour marcher à ses côtés.

Je n'ais pas besoin de regarder.

J'entends le paquet ouvrir.

Les inspirations admiratives.

Le regard perçant et surpris.

La jeune femme tient entre les mains un harnais en cuir de brûleur parfaitement ajusté à son torse et son dos, dans lequel deux lames jumelles qui différent pourtant tellement l'une de l'autre viennent se croiser.

Sur l'une d'elle, une jeune femme frappe du marteau sur une épée trop grande.

Sur l'autre, une autre femme chauffe une forge.

Une forge qui reluit rouge à la lumière du jour.

Une autre femme dont les cheveux reflètes le blond des blés.

Une forgeronne dont les yeux illumines les alentours d'or.

Un souvenir.

Je souris un peu malgré moi en continuant d'avancer. Fallait bien que je fasse au moins un truc digne du nom Duran, si je sortais mon marteau...

...Je prends doucement la direction de ma forge en sifflotant.


HRP:
 
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Lou Ril'Fairy
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Sam 19 Mai 2018, 10:39

La remarque de Theia, si elle n’avait été aussi spontanée, aurait pu paraître teintée d’orgueil et toute personne l’ayant entendue, si elle ne s’était pas appelée Lou, aurait pu mal l’interpréter.

Lou éclata de rire.

- Jamais vu quelqu’un maîtriser l’euphémisme aussi bien !

La marchombre eut un regard curieux vers le nécessaire qu’utilisait Theia pour dépouiller son trophée, mais celle-ci se leva soudain et, d’un bond furieux, se retrouva nez à nez avec un Thül qu’un univers de muscles et de puissance écrasante séparaient de la farouche guerrière. Ce n’était pourtant pas lui qui se mit à brailler de toute la force de ses cordes vocales ! Sidérée, Lou se redressa et s’approcha pour assister à la plus belle engueulade jamais réalisée en Astariul.

Au début, elle ne comprit pas où Theia voulait en venir, et puis cette dernière prit les choses en main.

- T’as déjà fait chauffer du charbon.. ?
- Heu…


Déroutée, Lou se reprit très vite ; elle entortilla sa tresse grossière en un chignon qui dégageait sa nuque, retroussa ses manches et se planta devant Theia.

- Aussi souvent que j’ai fait du rodéo sur un brûleur, mais ce n’est pas grave, tu vas m’apprendre !


*


Et Lou apprit.

Elle apprit la maîtrise du feu pour qu’il chauffe selon ses désirs. Elle apprit la patience et la minutie au prix de nombreuses heures successives passées à assister Theia. Elle apprit à forger, non, elle forgea pour apprendre, et ce qu’elle vécut au cours de cette journée reléguait au rang d’insignifiance l’anomalie de son don. Que lui importait de se trouver à des lieues et des lieues de chez elle quand elle avait la chance de découvrir la trempe de l’acier ?

Lou avait déjà eu l’occasion d’assister à la fabrication d’armes. C’était différent de pouvoir participer à cette œuvre titanesque et bouleversante. Titanesque parce qu’il fallait du cran et une sacrée dose de volonté pour ne pas craquer au beau milieu de cet éprouvant travail, bouleversante parce qu’il s’agissait, en quelque sorte, d’une naissance : en voyant la lame prendre forme sous les doigts habiles et expérimentés de Theia, Lou ouvrit grand ses yeux et son âme.

Le rythme du marteau était un battement de cœur qui s’accordait au sien.
Le chant enjoué de Theia rompit une digue en Lou et lui donna l’envie de s’y mêler, de faire partie de cette histoire de nains et de mine qui accompagnaient leurs gestes.

Incrédules, Thüs et itinérants observaient leur manège de loin, curieux mais pas assez fous pour s’approcher davantage tandis que les deux femmes qui avaient jailli de nulle part pour leur prêter main forte étaient en train de forger une lame en chantonnant. Scène absurde, inconcevable ? Assurément !
Certains disent que c’est ainsi que naissent les légendes…


*


- Saavia ?
- Oui ?
- J’ai besoin de ton aide.
- Je t’écoute, qu’est-ce que je peux faire pour…
- Il me faut le meilleur tonneau de bière de tout ce fichu campement.
- Oh… !


*


Un peu avant l’aube, Lou rendit les armes face au sommeil qui la gagnait. Elle était réveillée depuis plus de vingt-quatre heures et son pas sur le côté hasardeux lui avait pompé trop d’énergie ; elle balbutia un « bonne nuit » à Theia, tituba jusqu’à la tente de Saavia et s’effondra toute habillée sur sa paillasse.

Trois heures plus tard, elle ouvrit les yeux et se redressa en sursaut, le cœur affolé, craignant d’avoir une nouvelle fois voyagé pendant son sommeil. Il n’en était rien : elle était toujours là, dans le campement de fortune de la caravane au sein de laquelle elle s’était matérialisée l’avant-veille. Lou poussa un profond soupir de soulagement et se passa une main sur le visage. Puis les souvenirs s’organisèrent dans son esprit. Theia. L’épée !

Fébrile comme une gamine, elle se coula hors de la tente sans faire de bruit pour ne pas éveiller Saavia et fila vers la forge improvisée. Qui n’était plus là. Inquiète, Lou balaya les environs de ses yeux verts. Les itinérants étaient sur le départ. Ceux qui s’éveillaient tout juste grignotaient un morceau tandis que les autres commençaient à défaire les tentes et à préparer les chariots. Perplexe, Lou jeta un coup d’œil en direction des restes du brûleur, puis elle regagna le campement à pas lents.

Ce fut Theia qui la trouva. La jeune femme s’apprêtait elle aussi à partir, vraisemblablement. Elle tenait dans ses bras un paquet qu’elle lui tendit.

- Qu’est-ce que…
- Ça, ça devrait t’être plus utile qu’une chemise ou une paire de bottes. Tu peux tout garder en passant, m’en fiche.
- Mais…


Déjà Theia s’éloigne, laissant Lou déballer son cadeau et fixer, totalement médusée, ce qui se cachait sous le tissu. Un baudrier de cuir – du cuir de brûleur, épais, solide mais agencé de façon à être porté facilement et sans gêner les mouvements. Un baudrier dans lequel deux fourreaux se croisaient. Deux fourreaux dans lesquels dormaient deux lames.

La première que Lou tira était longue, fine, parfaitement équilibrée. Juste au-dessus de sa garde, une femme frappait de son marteau, figée dans l’acier mais pas dans le souvenir de Lou. Quand elle tira la seconde lame, la marchombre laissa échapper un murmure fasciné : aussi belle que sa sœur, l’épée proposait cette fois l’image d’une femme aux cheveux d’or qui s’activait dans les couleurs chaudes d’une forge.

Comment… ? Lou sortit de sa béatitude en secouant la tête. Elle enfila le baudrier qui s’ajusta parfaitement à sa morphologie, se tourna pour adresser un signe à l’attention de Saavia et des itinérants, puis rejoignit Theia en trottinant.

- Attends !

Quand elle parvint à sa hauteur, elle calqua son pas sur le sien et tourna un regard curieux vers elle.

- Comment as-tu deviné, pour les lames ? Comment sais-tu que j’en possède deux ?

Une foule de questions se bousculaient désormais aux lèvres de Lou : qui était Theia ? D’où venait-elle ? Où avait-elle appris à forger ainsi ? Mais elle brida son excitation, consciente qu’elle n’avait pas encore remercié la forgeronne, et entreprit de réparer cet oubli : elle posa la main dans le creux du bras de la jeune femme et déposa une bise sonore sur sa joue.

- C’est un cadeau merveilleux, Theia.

Pour le plaisir, elle dégaina ses lames dans un bel ensemble et exécuta une rapide parade, appréciant le poids de ses nouvelles armes dans ses mains. L’acier brilla sous l’éclat du soleil. Il faisait beau ! Rien à voir avec la pluie qui avait marqué son retour à Al-Chen ! Ravie, Lou rangea ses épées et sautilla comme une gamine. Theia marchait toujours, sa jument avançait d’un pas tranquille à côté d’elle.

- Dis, si tu n’y vois pas d’inconvénient je peux faire un bout de chemin avec toi ? Je n’aurais jamais dû me trouver ici, je suis loin de chez moi, ce ne peut pas être un hasard et si c’est quand même lui, j’ai bien envie de voir où est-ce qu’il est en train de me conduire. Je serai sage, promis !

Sourire lumineux et indubitablement malicieux. Sage, Lou ?
Vraiment ?


*


- … et c’est ainsi que je me suis réveillée, au beau milieu d’un combat féroce entre des Thüls, un brûleur et une nana qui n’a pas froid aux yeux ! C’est la première fois que mon don bizarre m’emmène aussi loin. Je n’ai absolument aucune emprise sur lui, c’est assez déroutant. J’ai eu de la chance que tu soies là, sans toi j’aurais eu beaucoup de mal à venir à bout de ce monstre ! Et je n’aurais pas eu ma première leçon de forgeage ! Et je n’aurais pas eu ces épées ! Et… mais je parle, je parle et toi, tu ne dis rien, tu écoutes mais tu ne dis rien ! A ton tour de me parler de toi.

Le véritable moulin à paroles qu’était Lou se tut.

__________________________________________



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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mar 22 Mai 2018, 03:01

Comment un forgeron devinait-il la main de laquelle serait tenu un bouclier?

Comment décidé où placer le poids sur une lame pour quelqu'un d'autre?

Theia attrapa silencieusement les mains de Lou au lieu de répondre à sa question, y glissa un doigt pour y tracer des lignes plus douces, plus molles aussi, que le reste de la paume.

Les lignes où ses poings s'étaient fermés si souvent sur le manche de lames jumelles.

L'observation et l'instinct.


When heavens divide,
I will dive into the fire,
Spilling the blood of my desire.

The very last time,
My name scorched into the sky...

Elle parle.
Beaucoup.

Presque trop.

Moi je ne dis rien, je ne lui ais même pas répondu à savoir si j'acceptais qu'elle suive.

C'est son choix, qu'elle fasse avec le résultat, les conséquences.

J’aperçois déjà la forêt au loin quand elle arrête, me disant de parler de moi.

J'allais lui dire qu'il n'y as pas vraiment quoi que ce soit à dire, sauf que je remarque déjà les premières traces d'éclaireurs Faëls.

On se rapproche de la frontière naturelle, pire, de la partie la moins épaisse de la forêt.

Ça fais longtemps que je ne suis pas revenu dans le coin, je me demande bien s'ils se souviennent seulement de moi.

Moi, une gamine Alavirienne, une adolescente Thül, une adulte Frontalière.

Une femme au coeur de Faël.

Moi je me souviens, me dis-je en souriant doucement. Lou semble avoir remarquer nos invités également, j'inspire profondément.

De tout les peuples que j'ai rencontrer en Gwendalavir, les Faëls ont ce drôle de don de me faire me sentir chez moi.

Même si en ce moment, ils me pointent avec des flèches, prêts sûrement à me dire de partir.

Justement je vois une Faël seule approcher. Bon, elle reste quand même loin, un bon cinquante mètres. Face à une archère Faël, c'est une mort en dix pas.


Halte étrangères!

Que faites-vous aussi près des terres Faëls!?


Si près? J'hausse un sourcil, quelque chose doit clocher, nous sommes à peine passé l'ombre, nous en aurions encore pour au moins quatre heures avant que les faëls ne nous interpellent normalement. Je croyais qu'ils m'avaient reconnus et que c'était pour ça qu'ils étaient si près, ou bien qu'ils avaient sentis le brûleur, mais s'ils ne sont que des gardes, que peut-il bien arriver chez eux..?

Je vois que Lou me regarde un instant, elle crois sûrement que nous devions répondre, mais cela serait inutile.

Ils ne laisseront pas passer deux alaviriennes s'ils sont autant en alerte qu'ils arrêtent les voyageurs dans les terres de l'empire.

Je souris doucement en m'approchant, la faël ne prends pas deux secondes pour tirer son arc et placer une flèche devant mes pieds.

Un avertissement qui me fait sourire.

Une alavirienne normale comprendrait le message et partirait.

Moi je fais un pas alors que la faël bande son arc et ouvre la bouche.

Pour répondre.

Pour chanter.


We are not your kind of people,
You seem kind of phony,
Everything's a lie...

We are not your kind of people,
Something in your make-up,
Don't see eye to eye...

We are not your kind of people,
Don't want to be like you ever in our lives.

We are not your kind of people,
We fight when you start talking,
There's nothing but white noise...


Doucement, la Faël arque un sourcil puis baisse son arc.
Commence à s'approcher doucement et avec méfiance.


...Theia..?

Je souris en plaçant un genou par terre, elle cours et me saute dans les bras, je rigole et elle aussi, puis je me relève et m'approche de Lou qui doit trouver le spectacle spécial.

Lou, je te présente Gillian, une amie--

Une soeur..!

Enfin, soeur de coeur..!


J'avais oublier à quelle point elle était pleine d'énergie, quand elle ne faisait pas sa ''représentante des Faëls''.

Elle tourne autour de mademoiselle nuisette trois fois puis se plante devant pour l'observer.


T'as des jolis cheveux, mais ta chemise est trop grande..!

Je retiens un rire. Ce genre de remarques, c'est Gillian tout cracher.

Je rentre à la forge, Lou as décider de m'accompagner, disons.

Je risque pas d'être embrocher par une de tes nouveaux éclaireurs qui fais du zèle, toujours..?


Elle grimace.

Je plaint l'idiot qui tente de t'embrocher..!

Shäal est toujours aussi terrifier de ta forge, tu sais...


Je lève les yeux au ciel.

Shäal... Tout ça pour un bras casser.

J'lui avais dit de lâcher l'arc... Puis de lâcher le couteau quand je lui ais arracher.

S'il avait écouté la règle si simple - Pas d'armes pointés vers moi - il aurait pas passé si longtemps à ne pas pouvoir tiré à l'arc...

...J'lui ais même offert un couteau et un arc de rechange pour lui montrer que j'avais pas de rancune, mais il semble qu'il ais peur de moi.

Pas ma faute s'il as fait l'idiot et puis j'ai été gentille...

...S'il n'avait pas été Faël, il serait mort.


A devil is rising,
A shadow from the past.

Feeding the flames with fire,
On the edge of fury...

...All the time,
Running in and out of time,
Hear the ticking of the countdown clocks tonight.

Je rentre dans la forge la première, surprise qu'elle soit encore debout et qu'elle soit toujours entretenue, je ne croyais pas que Gillian tiendrait sa promesse si longtemps.

Je dépose mon sac à l'entrée puis m'étire et me retourne pour voir si Lou veux boire un truc pour la retrouver bouche ouverte dans le cadrage de la porte... Ah oui, j'avais oublier que j'ai deux, trois, cent bidules d'accrocher partout aux murs, vieille habitude de papa.


Ferme la bouche, tu va avaler des mouches...

Elle s’exécute alors que je retire mes vêtements de voyage, ne gardant que mon pantalon et un bandage entourant ma poitrine, je vois son regard s'arrêter un moment sur les marques des combats et de la forge, sur mes bras et probablement dans mon dos quand je me suis retourner.

Elle doit se demander pourquoi je ne fais pas disparaître ça à coup de rêveur...

...Mais c'est des souvenirs et des leçons, et ça, il ne faut jamais les oublier.
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mar 31 Juil 2018, 12:42

Theia, au contraire de Lou, n’était pas prolixe : en deux heures elle lâcha tout juste quatre ou cinq mots, répondant généralement aux multiples questions de Lou par un geste du menton ou de la main. Cela ne dérangeait pas la marchombre, qui était plutôt ravie d’avoir un public aussi attentif ! Et puis, dans le silence de sa compagne elle apprenait beaucoup de choses que des paroles rendraient floues. Alors, quand elles approchèrent du territoire des Faëls, Lou comprit, à la manière d’avancer de la guerrière, que celle-ci était déjà venue par ici.

Lou continuait de bavasser mais ce faisant, elle observait partout autour d’elle, consciente que derrière chaque branche, chaque tronc pouvait se trouver l’un de leurs voisins. Elle ne se trompait pas. Lorsque les premiers d’entre eux se rendirent visibles, Lou réalisa qu’ils étaient tous armés d’arcs et qu’ils les tenaient en joue. Elle s’arrêta.

La situation devenait délicate ! Lou n’était pas belliqueuse pour un sou mais les Faëls, méfiants par nature, semblaient particulièrement suspicieux ; ils se trouvaient à la limite des deux territoires, mais encore du côté Alavirien. Selon le code, les deux femmes étaient en droit de revendiquer l’endroit où elles se trouvaient, toutefois une flèche leur trouerait probablement le gosier avant même qu’elle aient eu le temps de prononcer le moindre mot.

Que faire ?

Lou réfléchissait à toute vitesse. Elle n’avait pas encore eu la chance de rencontrer ce peuple aux mille légendes qui la fascinaient depuis son arrivée dans ce monde ; Yohan et elle avaient eu ce projet fou, mais… Elle écarquilla les yeux en voyant Theia faire quelques pas en avant. Par l’imparfait du subjonctif, était-elle à ce point pressée de se retrouver transformée en passoire ??

- Theia ! souffla-t-elle, alarmée.

Un chant lui répondit.


*


- Lou, je te présente Gillian, une amie…
- Une sœur ! Enfin, sœur de cœur !


La Faëlle arrivait tout juste à la poitrine de Lou. Elle avait de magnifiques cheveux blancs qui partaient dans tous les sens et encadraient un visage très fin et rieur ; ses grands yeux de chat brillaient d’un éclat serein qui avait apaisé tout le monde. Les arcs étaient rangés, les flèches dormaient dans les carquois et des liens se créaient sous le toit de feuilles.

- Salut Gillian, moi c’est Lou !

Sans doute y avait-il davantage de formes à mettre, lorsque deux peuples se rencontraient sur une frontière. Lou se contenta de claquer dans la petite main que lui tendait Gillian, et de lui décocher un clin d’œil ver de mousse. L’archère lui répondit de la même façon avant de pencher la tête sur le côté tout en l’observant pensivement :

- T’as de jolis cheveux, mais ta chemise est trop grande !
- C’était ça ou la chemise de nuit,
expliqua Lou en souriant. Heureusement que Theia est partageuse !
- Pas tellement, en fait, surtout quand il s’agit de ses affaires… Tu dois lui avoir tapé dans l’œil. Hé, Theia ? Qu’est-ce que tu fiches ici ?


Lou se demanda si c’était Theia qui avait appris à la Faëlle à s’exprimer aussi bien (et aussi crûment) en alavirien.

- Je rentre à la forge, Lou a décidé de m’accompagner, disons.

Ce qui était curieux chez Theia, c’est qu’elle était capable de ne mettre aucune émotion particulière dans ses paroles ; elle avait répondu à son amie d’un ton neutre, si bien que Lou était incapable d’affirmer si la guerrière aux cheveux noirs était contente ou non d’être affublée d’une compagnonne bavarde et un peu gamine sur les bords. Mais Lou avait franchi le point de non retour depuis l’attaque des Brûleurs ! Elle n’envisageait pas de s’en aller maintenant, pas alors qu’elle se trouvait à proximité du royaume des Faëls…


*


Jamais Lou n’avait vu une forge pareille.

Grande et tout alambiquée, elle était remplie de bric et de brac ; des murs entiers étaient recouverts d’armes en tous genres, les fours imposants, éteints pour l’instant, donnaient une écrasante impression de chaleur, il y avait des outils partout où l’on posait les yeux, sans compter les fûts disposés un peu partout.

- Ferme la bouche, tu vas avaler des mouches…

Lou s’exécuta mais, distraite par l’intervention toujours aussi neutre de Theia, son regard glissa vers la guerrière en train de se mettre à l’aise. Débarrassée de ses fourrures elle était drôlement fine et élancée ! Sa peau était constellée de marques plus ou moins anciennes : brûlures, morsures, coupures… Une fois de plus, une montagne de questions assaillit Lou.

Elle n’en laissa filtrer qu’une seule.

- Je peux rester un petit peu avec toi ?

Ce n’était pas tout à fait la même question que celle qu’elle lui avait posé lorsqu’elle lui avait demandé de l’accompagner, et elle espérait que Theia saurait faire la différence ; Lou voulait que cette décision ne soit pas seulement la sienne. Gillian entra à ce moment-là, rayonnante. Elle tenait un paquet dans les bras.

- J’ai pas fait le ménage depuis un petit moment mais même si je l’avais fait, t’aurais quand même tenu à passer derrière moi, lança-t-elle d’un ton amusée qui prouvait à quel point elle connaissait bien la jeune femme.

Ses yeux de chat se posèrent sur Lou, et son sourire s’agrandit.

- J’ai une cousine qui est très grande pour nos critères, alors ça devrait t’aller. Un peu mieux que la chemise dans laquelle tu nages, j’veux dire.

Lou remercia chaleureusement la Faëlle, ravie d’être acceptée au point d’avoir le droit de s’habiller comme eux. Mais lorsque Gillian s’éclipsa, elle posa le paquet sur une pile d’outils et regarda Theia.

Elle attendait toujours sa réponse.

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Theia Locklear
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mar 31 Juil 2018, 21:40

Je ne répond pas tout de suite, me contente de regarder ma maison doucement. Ça fait un sacré moment que je suis pas revenu dans le coin, je passe un doigt sur une étagère où une grosse tasse de bois, délaissée mais bien nettoyé, repose doucement, glisse un peu plus loin jusqu'à une grande forme couverte d'une couverture que j'agrippe doucement et tire d'un grand coup alors que Lou dépose le paquet que Gillian lui as refilé.

Cousine mon oeil, j'suis prête à parier qu'elle se pratiquait encore à faire des vêtements pour alaviriens, déjà elle avait ce hobby quand je me suis installer dans le coin, depuis qu'elle as son ''prince charmant'' qu'elle n'as pas revu depuis si longtemps que je me dis qu'il as du l'oublier, c'est devenu une vraie manie.

Sérieux, vu sa description, je dirais qu'elle l'as inventer... Un mec aux cheveux noirs, mais bleu, mais avec une mèche blanche, c'est déjà du n'importe nawak, mais en plus les yeux dorés et presque plus rapide qu'elle et plus précis au tir à l'arc?

Ce genre de prouesse, y'as qu'un envoleur ou un marchombre, qui ferait, et je doute qu'il s'agisse d'un ou de l'autre, il récitait pas de poèmes à la con et elle est indemne, donc... Je chatouille doucement les touches du grand piano qui semble hors du temps et hors de place dans cet endroit...

...Dire que cet abrutit de Rybris m'as fait apprendre à en jouer, en as fait livrer un ici, juste pour une couverture le temps D'UNE mission...

...Il fait vraiment pas les choses à moitié, me dis-je en souriant légèrement malgré moi.


Tu peux rester...

Ma voix est à peine un murmure, mais je sais qu'elle as entendu.

Mais fait attention. Les Faëls ne te connaissent pas et je ne suis pas responsable si l'un d'eux paniques en te voyant rôder dans le coin.

Simple, concis, dénuer d'animosité.

Je me retire de la salle principale et tire un matelas du placard, lui, il as pas échappé à un peu de laisser aller de la part d'une certaine faël, me dis-je en le secouant pour en enlever une légère couverture de poussière.

Puis je regarde autour... Pas de Lou.

Elle as décidé de rester dans l'entrée toute la journée..?

Un sifflement.

Simple et autoritaire.

Une tête blonde sort de l'embrasure de la porte pour me fixer comme si elle avait compris que je l'appelais. Ce seras pas le grand luxe, mais j'ai pas l'habitude d'avoir de la visite... Entre autre parce que ma seule vraie amie, c'est Gillian, et encore, je l'ais pas vue depuis des années, si j'avais oublier la chanson qu'elle aimait tant, avant, j'aurais été dans la merde, tout à l'heure.


Dangereux, la nuit, dans le coin.

Tu pourras dormir là ce soir. Et t'inquiète pas pour les voyages spontanés...

...Personne ne peux utiliser ce genre de truc, ici.


Pas pour rien que cet endroit précis est ma maison, un hiatus, c'est l'endroit parfait pour éviter les mauvaises surprises. Surtout avec l'imbécile que j'ai eu comme maître.

I never once thought,
I'd ever be caught,
Staring at sidewalks,
Hiding my track marks,
I left my best friends,
Or did they just leave me..?

In a crooked little town,
They were lost and never found,
Fallen leaves,
Fallen leaves,
Fallen leaves on the ground.

Run away before you drown,
Or the streets will beat you down,
Fallen leaves,
Fallen leaves,
Fallen leaves on the ground...

Gillian est fébrile comme un drôle de petit écureuil, elle raconte une de ces légendes rocambolesques de son peuple où un archer portant un arc de lumière combat les forces du mal ou peut importe à grand renforts de bruits fait avec sa bouche et ses mains...

...Et Lou est assise devant elle, à la table, en l'écoutant comme une gamine émerveillée.

Je soupire malgré moi en entendant un autre ''PIOUUUUMMM'' et retourne la pièce de viande que je fais doucement griller, y ajoutant des herbes et des épices... Et un peu de bière parce que merde, s'ils veulent bouffer chez une Duran, ils vont bouffer du siffleur à la bière. Voilà.

La cuisson se termine doucement et je dépose le tout dans une assiette, accompagnée de quelques légumes frais que Gillian as eu la bonté de nous refilé et de trois tranches rectangulaires de pommes de terres, bon okay, c'est un légume aussi, mais c'est pas pareil.

J'attrape les trois assiettes quasi identiques puis me dirige vers la table, où Gillian arrête son histoire avec des étoiles dans les yeux, comme un chiot affamé à qui on apporte sa gamelle...

...Quand elle va réaliser que je me suis grandement améliorer en cuisine, depuis mon départ, elle va en tomber de sa chaise, me dis-je en déposant doucement les assiettes et les ustensiles sur la table, puis prenant place au bout de celle ci, avec Gillian à ma droite et Lou à ma gauche.


Bon app'

Je commence à couper ma viande et lève un peu un oeil pour voir les réactions...

...Surtout que Lou n'as pas vraiment manger quoi que ce soit de consistant depuis hier, juste un tout petit bout de pain et un peu de fromage, comme moi.

Maintenant, faut savoir si elle aime la recette de papa.
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mer 01 Aoû 2018, 00:21

- Tu peux rester…

Murmure pensif. Pas vraiment un cri du cœur mais bon, c’était une réponse positive et puis, après tout, elles ne se connaissaient que depuis quelques heures ! Lou avait besoin d’une poignée de minutes pour se faire de nouveaux amis, mais tout le monde n’était pas comme elle et elle l’acceptait de bonne grâce.

- Mais fais attention. Les Faëls ne te connaissaient pas et je ne suis pas responsable si l’un d’eux panique en te voyant rôder dans le coin.

Lou hocha la tête. Oui, elle concevait tout à fait qu’elle puisse constituer une menace pour les Faëls qui surveillaient les environs. Même si elle ne comprenait pas bien quel genre d’animosité pouvait exister entre les Alaviriens et eux. A l’époque, Yoran lui avait expliqué que les Alaviriens étaient des conquérants ; pas du même genre que les Raïs, qu’il fallait sans cesse repousser au nord des Frontières de Glace, mais les Faëls, réputés pour être pacifiques, ne pouvaient pas vraiment cohabiter sereinement avec des hommes et des femmes qui espéraient toujours agrandir un peu leur territoire.
Cela dit, c’étaient bien les Faëls qui les avaient accueillis armés. Rangeant cette idée dans un coin de sa tête, Lou se perdit dans la contemplation de la pièce principale. Concentrée sur l’exploration de l’atelier, elle ne vit pas Theia disparaître à l’arrière de la bâtisse. En revanche, elle perçut son sifflement évocateur et sourit ; il y en a qui verraient là une insulte, mais Lou voyait seulement une femme aux allures de coureuse des bois qui possédait son propre moyen de communication.
Passant la tête dans l’embrasure d’une porte, Lou découvrit Theia accroupie près d’un matelas qu’elle frappait pour en ôter la poussière.

- Dangereux, la nuit, dans le coin. Tu pourras dormir là ce soir. Et t’inquiète pas pour les voyages spontanés… personne ne peut utiliser ce genre de truc, ici.
- Un hiatus ?


Le regard de Theia confirma son hypothèse. Sans ses examens poussés depuis son arrivée dans ce monde, Lou n’aurait jamais connu l’existence de ce phénomène qui empêchait les dessinateurs d’utiliser leur don. C’était rassurant, même si dans son cas les doutes subsistaient : elle n’était pas dessinatrice et ne possédait pas le don, tout juste une prédisposition inexpliquée aux pas sur le côté. Comment affirmer qu’un hiatus puisse l’affecter ?

Des questions sans réponses qui ne devaient pas gâcher son séjour ! Lou était d’un naturel optimiste et joyeux ; si hiatus il y avait alors elle pouvait dormir sur ses deux oreilles. En outre, la présence d’une guerrière de la trempe de Theia était aussi très rassurant.

- Merci, Theia. Je suis contente d’être ici. Cette forge… elle est pleine de souvenirs.

De bons souvenirs, de mauvais souvenirs… Des souvenirs, tout simplement. Une vie s’était déroulée ici, une enfance peu commune, Lou le devinait à la manière dont Theia caressait presque affectueusement les meubles et les outils. Cette forge avait une âme et la marchombre y était sensible : elle s’y sentait bien.

Comment aurait-ce pu être différent ? Ce fut Theia qui cuisina ce soir-là, tandis que Lou écoutait avec passion les histoires de Gillian ; la faëlle savait raconter et elle ne s’en priva pas, ravie d’avoir un public aussi attentif. C’était plus fort qu’elle, Lou aimait les légendes, pour les avoir lues puis étudiées avec intérêt dans son propre monde, avant de les enseigner. Elle était curieuse de tout et amusée de constater que parfois, certaines légendes d’ici rejoignaient drôlement celles de là-bas…

Et puis Theia déposa les assiettes sur la table. Lou, assise comme à son habitude en tailleur sur sa chaise, huma le doux fumet et se mit à saliver. Elle goûta un morceau de viande et gémit de bonheur sans s’inquiéter de la présence de ses amies.

- Ch’est bon mais ch’est chaud !

Seiven lui-même aurait été conquis, elle en avait la certitude ; il fallait qu’elle trouve le moyen de récupérer la recette de ce trésor…

La soirée s’écoula tranquillement, ponctuée de récits passionnants, de piques joyeuses et agrémentée de bière onctueuse. Après un petit digestif ancestral, Lou, légèrement pompette, c’est-à-dire les yeux brillants, les joues roses et plus bavarde encore que d’habitude, si la chose était possible, sortit sur la terrasse pour prendre un peu l’air. Elle s’assit sur les marches et leva les yeux pour regarder les étoiles que l’on distinguait à travers le feuillage.

- La constellation de l’Archer. Ma préférée.

Gillian s’installa à côté de Lou et tendit la main.

- Tu vois cette étoile, là ? C’est la Fleureuse. Et ici, la Canaenne.
- Fantastique…
- Tu ne viens pas d’ici, n’est-ce pas ?


Lou comprit immédiatement le sens de la question. Surprise, elle croisa le regard félin de la faëlle, qui sourit et s’expliqua de bon gré :

- Ton attitude est… différente. Je connais bien les Alaviriens et tu n’es pas comme eux.
- C’est un compliment ?
- Un constat.
- Je ne connais pas du tout les Faëls, mais… j’ai l’impression que toi non plus, tu n’es pas ordinaire.
- Qui l’est ?


Bonne question ! songea Lou en hochant la tête. Curieusement, le fait que Gillian l’ait percée à jour ne l’inquiétait pas. Ce n’était au fond pas un secret et elle se sentait mieux depuis qu’elle avait offert son histoire à ses colocataires.

- Et Theia ?
- Mmmh ?
- Elle est singulière, elle aussi. Et très solitaire. Tu m’éclaires ?
- Tu sais ce que tu es, je sais ce que je suis… Theia ne sait pas vraiment.
- C’est-à-dire ?
- Elle a du sang chaud et du sang froid dans les veines, un héritage formidable et maudit, une vie passée en marge des gens… C’est une personne exceptionnelle, mais peu nombreuses sont les personnes qui ont la chance de le découvrir.
- Tu en fais partie…
- Oui.


Pensive, Lou replia ses jambes contre elle posa le menton sur ses genoux.

- Elle m’intrigue. J’aime bien sa présence et pourtant, elle semble presque embêtée que je sois restée avec elle.
- Manque d’habitude, manque de confiance… Tu dois persévérer si tu veux obtenir quelque chose.
- Je compte bien donner de ma personne !


Gillian sourit, satisfaite, puis tourna la tête vers la marchombre :

- Séance de tir à l’arc demain. Ça te dit ?
- Avec une Faëlle ?! Que oui !!!
- En échange, tu m’apprendras à me battre avec deux lames.


Elles topèrent, aussi ravie l’une que l’autre, puis Gillian regagna les siens et Lou rentra dans la forge. Elle ne trouva pas Theia, mais l’écho d’un chant parvint à ses oreilles et, quand elle se glissa sur son matelas, accompagna son sommeil…


*


Première levée ? Bien. Décidée à remercier son hôte, Lou retroussa ses manches – le vêtement donné par Gillian lui allait à merveille, alliage de tissus qui passaient par plusieurs nuances de brun et de vert – et se mit à l’ouvrage. Armée d’un chiffon, elle dépoussiéra une bonne partie de la forge, nettoya les outils, remplit la réserve de bois et, quand le soleil franchit la lisière, prépara le petit-déjeuner. Ce n’était rien comparé aux prouesses culinaires de Theia, mais grâce à Seiven, Lou connaissait deux, trois recettes gourmandes et intéressantes !

- Gaufres et pancakes ! s’exclama-t-elle joyeusement quand Theia apparut enfin. J’espère que tu as faim !

Pour sa part, Lou était affamée : elle se percha sur une chaise, s’assit automatiquement en tailleur et se versa un grand verre de jus de fruits maison. La fraîcheur de la boisson lui donna quelques couleurs. Par-dessus son verre, elle observa son amie.

- Bien dormi ? Gillian nous attend pour une petite séance de tir à l’arc, dans une heure. Vu l’armurerie que tu tiens, tu dois bien avoir de quoi tirer quelques flèches… non ?

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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mer 01 Aoû 2018, 02:32

J'ai travailler une bonne partie de la nuit, je connais bien Gillian et suffit de voir l'éclair dans ses yeux pour comprendre qu'elle va pas rester tranquille... Et une Faël qui fête, ça veux dire du tir à l'arc.

Du coup quand je me réveille, j'ai les cheveux en bataille, l'humeur mouaif. Gaufres, qu'elle dit. Et pancake. Bon ben gaufre tes pancakes...

Elle se prend du jus de fruit moi j'observe ça les yeux à demi fermés et laisse passer le son caractéristique d'un(e) Duran en matinée...

...Un grognement de gros ours mal léché.

Je me sers de la bière - Ouais ouais, boire le matin blahblah, bouffez vos soulier bon, j'en ais rien à fiche - et en bois deux portions d'une traite avant de goûter aux gaufres et pancakes.

Ça réveille un peu.

Et Lou confirme ce que je croyais, elle me parle de tirer quelques flèches, si elle crois que ce seras que quelques... Gillian est bien capable de tirer jusqu'à briser la corde d'un arc de première qualité, si elle trouve ça marrant.

Je vois qu'elle attends un peu une réponse, alors je grogne légèrement en pointant la forge, puis quand elle me fixe interrogative, je lui fait signe d'y aller de la main.

Elle se lève, s'y dirige, puis j'entends un genre de petit soupire-cris de joie un peu étrange quand elle découvre la tonne de flèches... Mais surtout, me dis-je, quand elle doit apercevoir l'arc de bois travaillé, fait dans la forme si unique des arcs incurvés Faëls, déposée sur une table avec un carquois, juste sous l'inscription ''Lou''.

Je me retire de la cuisine avant qu'elle ne revienne, me dirigeant à l'étage où se trouve mes vêtements de rechange, et enfile un des ensembles que je ne porte que l'hors de mes rares incursions dans les villages et villes Faëls, un habit qui pourrait être vu comme un peu osé, vu qu'il est quand même plutôt ouvert sur le devant et qu'il révèle une partie de mon ventre, couplé d'un pantalon long, noir, et de gants sans doigts... Ainsi qu'un ou deux bidules Faëls qui gueulent basiquement à qui sais les reconnaître que je suis une forgeronne.

Puis je redescend les escaliers et me pointe dehors, où Gillian as traînée Lou et son nouveau jouet et lui explique le pourquoi du comment de la forme si particulière de l'arc... Ces deux là sont vites devenus amies, en tout cas.

J'attrape mon propre arc, en sortant, ainsi qu'un carquois un peu spécial, puisqu'il se porte à ma taille, et non dans mon dos, un style que peu de gens n'apprécient à sa juste valeur.


Alors, vous avez commencer..? Je préfère te prévenir, Gillian, Lou pourras te faire une bonne compétition...

Ça en prends pas plus, déjà les yeux de mon amie brillent de mille feux, elle va se donner à fond pour monter la compétition avec Lou, je le vois venir... Ça va être marrant, ça.
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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Sam 18 Aoû 2018, 21:48

Lou ne parvint pas à interpréter le premier grognement de Theia. Enfin, disons plutôt qu’elle n’y crut pas.

- Non… ? répéta-t-elle, incapable d’imaginer que…

Nouveau grognement.
Plus appuyé.

Cette fois-ci, Lou bondit de son perchoir et courut dans l’atelier. Elle se figea en découvrant les flèches et surtout l’arc posé sur la table. Un cri de joie mêlé de surprise lui échappa. Les yeux brillants, elle s’approcha et posa les doigts sur les nervures fluides de l’arme.

- Incroyable…

L’arc était trop petit pour être Alavirien, et trop grand pour être véritablement Faël. Pile poil entre les deux, il était unique. Lou l’attrapa délicatement entre ses mains, appréciant son poids juste, son équilibre. On aurait dit qu’il avait été travaillé par un artiste.

- Theia, tu es formidable !

Impossible pour la forgeronne d’entendre son murmure, mais Lou se promit de trouver le moyen de témoigner, un jour, toute l’admiration qu’elle avait pour celle-ci.

- Theia ? Lou ? Y’a quelqu’un ?
- Ici !
répondit Lou sans parvenir à détacher son regard de l’arc.
- Dis donc, ça brille comme un sous neuf ! Est-ce que tu… oh !

Gillian contourna Lou et attrapa l’arc que lui tendit celle-ci. D’un œil expert, elle admira la courbure, tendit la corde et laissa filer un sifflement.

- Enorme ! Cette fille est géniale.
- N’est-ce pas ?
- Bon… on l’attend sagement… ou bien on l’essaye ?


Elles échangèrent un regard qui pétillait d’envie… et se précipitèrent à l’extérieur.


*


- Alors, vous avez commencé… ?

Lou secoua la tête ; la réponse était non. Enfin, elle avait déjà tiré un premier trait afin de tester l’arc, mais Gillian et elle s’étaient perdues dans une discussion animée quant à la façon de tailler les plumes des flèches, et si Theia ne les avait pas interrompues elles y aurait probablement passé des heures. La marchombre pencha la tête sur le côté, appréciant cette nouvelle tenue qui accentuait le côté redoutable et décalé de la guerrière.

- Je préfère te prévenir, Gillian, Lou pourra te faire une bonne compétition…

Moue dubitative. Lou s’estimait bonne archère, certes, mais il s’agissait-là d’affronter une faëlle ! Peut-être parce qu’elle en avait justement conscience, Gillian afficha un sourire éclatant.

- Pour défier des Faëls, il faut aller les titiller un peu… Venez !

Lou sourit à son tour et s’engagea à sa suite, le cœur battant. Cette aventure était un cadeau et elle comptait bien l’honorer à sa juste valeur ! Est-ce que tu me vois ? songea-t-elle en pensant très fort à Yoran. Je suis en train d’accomplir un de nos rêves… L’alliance qui dansait entre ses seins scintilla d’un éclat vif, mais la marchombre était trop occupée à suivre le rythme de Gillian pour s’en apercevoir : la Faëlle bondissait d’arbre en arbre avec une aisance déconcertante qui lui donnait l’impression de se déplacer avec l’agilité d’un éléphant.

- Tu te débrouilles presque aussi bien qu’un Faël, fit pourtant remarquer l’archère en s’arrêtant un bref instant.

Lou s’autorisa cinq secondes de pure satisfaction à l’écoute de ce compliment, avant de repartir à vive allure, concentrée sur sa propre progression. Elle était en territoire faël désormais, c’était certain. De temps à autre, une ombre jaillissait à sa droite ou bien à sa gauche, mais le temps qu’elle tourne la tête, il n’y avait plus rien ; les proches de Gillian étaient aussi discrets que leur réputation le laissait entendre au sein de l’empire…

Elle tourna la tête et chercha Theia du regard. Sans sa rencontre avec cette femme, rien n’aurait été possible. Réalisait-elle seulement à quel point Lou lui était reconnaissante de se trouver là ?



[Rah, je fais encore rien avancer mais j'ai eu du mal à repartir sur ma réponse (déjà commencée il y a quelques semaines...), désolée !]

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MessageSujet: Re: Wolf in Sheep's Clothing (Libre)   Mar 21 Aoû 2018, 23:48

Je vois Lou se tourner légèrement la tête vers moi, à son regard de gamine je devine que Gillian lui as fait un joli compliment... Avec raison, elle est douée, cette fille.

Je souris légèrement et lui fait signe de ne pas faire de bruit, elle me regarde curieuse alors que je sors de mon carquois une flèche bien spéciale ; Au lieu d'une tête en métal, elle se termine par un petit coussin, un truc qui ferais tout un plus un pincement.

Je l'encoche en continuant de bondir dans les arbres puis vise et tir en vol, d'un seul souffle.

Droit sur mon amie Faël.

Quelqu'un de normal se la serait bouffé en pleine poire.

Pas elle.

Elle l'entends bien avant de se faire prendre, tourne sur elle même dans un bond complètement taré, attrape au vol la flèche plus lente que la norme dut au poids sur la tête, sors son arc et, l'hors d'un second bond parfaitement calculé, tire vers moi, droit vers mon épaule.

Ce jeu de chat perché, on y joue depuis des années, nous l'avions inventer pour deux raisons : Développer nos sens et nos réflexes, et pour apprendre à toujours rester alerte, en tout temps et ce peut importe avec qui nous sommes.

Je me glisse le long de la flèche pour l'attraper de la main gauche, dans laquelle mon arc repose déjà, et accélère un peu sur trois branches question d'enlever un peu de distance entre moi et ma cible, tire et me prépare à éviter le retour, retour qui ne se fait pas attendre, mais qui est un peu bizarre... D'habitude, on ne vise pas la tête, trop risquer, même avec une flèche jouet, me dis-je en la frôlant du nez.

Mes yeux s’agrandissent alors que ma main rejoins mon carquois pour tirer une vraie flèche à la vitesse de l'éclair.

Cette flèche ne viens pas de Gillian.

La tête était en fer.


This is ten percent luck,
Twenty percent skill,
Fifteen percent concentrated power of will.

Five percent pleasure,
Fifty percent pain,
And a hundred percent reason to remember the name...

Ma flèche manque Gillian de trente centimètres, mais elle ne lui porte ma attention, je vois qu'elle as repéré nos assaillants aussi.

En plaine forêt..? On est à peine à quelques heures de la frontière faël, au plus. Si des bandits on pris cet endroit, ça explique la sécurité si exagérée d'hier.

Je sais pas si Lou as réaliser, cela dit, j'espère bien, sinon on est mal barrées, c'est sûr que ces types hésiterons pas à la prendre comme cible, elle aussi, est vu comment on cours dans les arbres, et leur précision, ces type sont des pros... Et pire encore, ils nous suivent puisque sinon ils ne tireraient plus depuis un moment.

Rock 'n' roll, les filles..!
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