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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Lun 11 Juin 2018, 23:37

Debout dans la cuisine, Makeno fixe le bout de papier jauni, perplexe. Sincèrement perplexe. Oh, il sait lire depuis un moment déjà, Naïs et Pan le lui ont appris à force d’amour et de patience, et puis l’écriture n’est pas si illisible que cela, hormis deux ou trois tâches d’encre et d’autres liquides suspects qui sentent fortement la bière… Non, ce qui le laisse dubitatif, c’est le corps même du message. Court, net, précis aux yeux de l’homme qui l’a écrit… mais à ceux d’un enfant ?

P’tiot, y’a de la viande séchée dans le placard et si tu cherches bien au fond y’a aussi un peu d’eau de vie maison. Un p’tit verre avant d’aller au lit pour rincer les dents et l’gosier, pigé !
Mak fronce le nez. Il n’a jamais entendu parler d’eau-de-vie qui rince les dents et la gorge mais son instinct lui souffle de se méfier. Un instinct renforcé par le petit mot suivant, qui est écrit juste sous le premier, d’une écriture plus fine mais moins propre encore :

P’pa !!! Non mais ça va pas de dire ça à un môme ? Attends qu’il ait dix ans !

Perplexité.
Intense et unanime.

Mak était en train d’étirer son petit bras pour attraper ladite bouteille quand le mécanisme des pièges conçus par le plus fou de tous les forgerons de l’empire se déclencha brusquement.


*


Impossible de voyager à cheval dans une jungle pareille : les arbres étaient trop massifs, les herbes trop hautes, les dangers trop nombreux. Alors Gil s’était résolu à laisser Chante-Brume et Frénésie à l’orée d’Hulm, dans un hameau qui ne comptait pas plus de cinq maisons. Il avait longuement négocié le prix de son gardiennage, si bien qu’au terme de l’arrangement il était reparti à pied et de fort méchante humeur. Pour changer. Du reste, oui, ça changeait radicalement de ces derniers jours, en fait ; l’effet Lë s’estompait-il déjà ? L’envoleur écarta une branche tout en marmonnant dans sa barbe de quelques jours. Il n’aimait toujours pas admettre qu’il aimait bien quelqu’un, mais chassez le naturel, et… Bref. Monsieur progressait donc à pied dans la faune exponentielle de la jungle. Il portait sur son épaule la selle qu’il avait fait faire pour Mak. Ça pesait lourd mais il s’en accommodait à peu près. Non, ce qui l’agaçait franchement, c’étaient les trois moustiques qui lui tournaient autour depuis une heure. Et l’enjôleuse qui avait failli le bouffer alors qu’il était simplement en train de pisser. Et la chaleur humide qui régnait ici, alors que partout ailleurs dans l’empire la pluie était au rendez-vous. La perspective de bientôt retrouver ce vieux schnoque de forgeron ne l’enchantait pas non plus. En fait, il avait un sombre pressentiment depuis qu’il était entré dans cette foutue jungle.

Il comprit à l’instant même où un léger déclic se fit entendre. Ils sont très peu nombreux ceux qui l’ont entendu et qui sont encore de ce monde ; et quoique parfois lent à la détente, Gil réagit une fraction de seconde avant l’impact. Le pieu vrombit en traversant l’air et se ficha profondément dans l’écorce d’un arbre, exactement à l’endroit où la tête de l’envoleur aurait dû se trouver s’il n’avait eu le réflexe de dévier de la trajectoire du projectile. Il s’accroupit, prit une profonde inspiration…

… et fonça.

Et jura, aussi – mais la consciencieuse Rpeuse que je suis ne vous laisserait sûrement pas abîmer vos oreilles à l’écoute d’un tel verbiage, alors je fais une petite ellipse * hop * et c’est maintenant Mak que nous retrouvons. Il n’a pas bu l’eau-de-vie, la Dame (qui a couché avec le dragon, dixit Ryb) soit louée ! Il est donc tout à fait capable de désactiver le mécanisme, comme Dil’Duran lui a appris. Et il fait ça très bien. Puis il se fige en voyant Gil courir vers lui comme un dératé.

Gil.

Son père.

Il est de retour !

Une bouffée de bonheur submerge l’enfant. Il regarde l’homme qui se laisse tomber sur les marches, à bout de souffle et trempé de sueur ; il se moque bien de son air patibulaire, de l’ombre qui brille éternellement dans ses yeux vairons, de la puissance qui émane de ce corps fin et musclé, tout comme il se fiche pas mal que ce type ne soit pas le père que l’on s’imagine. C’est encore le seul être capable de lui procurer autant d’amour que sa mère et son frère, et ce en un seul regard. Il n’a besoin que de ça. Alors il se précipite, dévale les marches, se jette dans les bras d’un Gil qui ventile à moitié tout en maudissant ce crétin de parano de Dil’Duran. Deuxième choc, puissant, et le souffle qui jaillit hors des poumons, encore. Mais Gil a reconnu le petit bonhomme qui s’est blotti contre lui. Il le serre, il le respire, bouleversé comme toujours par son odeur si unique, si proche de celle de Naïs, et d’un seul coup il réalise.

Il est de retour.

Enfin !


*


Mak adorait la selle. Il n’avait pas de cheval pour l’essayer mais il avait déjà bien compris comment placer sa prothèse de façon à pouvoir monter comme tout le monde. Il se débrouillait bien pour marcher, désormais, claudiquant légèrement mais se passant d’aide pour la plupart des tâches quotidiennes ; en fait, son pantalon baissé et sa botte enfilée, difficile d’envisager qu’il avait perdu une jambe. Il fallait pour cela sonder son visage, plus exsangue qu’auparavant, et plonger dans son regard dépareillé pour mesurer l’ampleur du traumatisme. Mak avait ce regard qu’on les enfants qui grandissent trop vite. Mais sa selle entre les mains, il retrouva, l’espace de quelques secondes, l’expression pleine d’innocence et de joie purement enfantine qui devrait rester gravée dans la mémoire de Gil. Il prit la fuite, sa spécialité, et prétexta une sieste à l’ombre pour éviter de continuer à s’attendrir au seul contact du garçon. Il avait besoin de réfléchir, surtout. De réfléchir à la suite. A cette vie qui était plus que jamais dépendante de lui, désormais. Il ne pouvait quand même pas laisser Mak indéfiniment entre les pattes de Dil’Duran… Le vieil homme avait déjà fait beaucoup pour lui. Et il n’était plus là, donc la question était réglée : Gil et Mak allaient repartir.

Bien.

… pour aller où ?

Certainement pas au Domaine, sauf que Gil ne voyait pas bien où il pouvait s’installer avec un enfant. La maison qu’il avait bâtie pour fonder sa famille n’était plus qu’un tas de cendres.

Reconstruire ?

Allongé sur la branche large d’un arbre gigantesque, les bras repliés derrière sa nuque, une jambe se balançant doucement dans le vide, Gil caressa l’idée du bout des doigts. Rebâtir une maison pour Mak et lui ? Oui, c’était intéressant, ça. Il ferma les yeux, se projeta. Un sourire frémit sur ses lèvres quand il imagina Mak galoper partout pendant qu’il s’échinait à planter un clou pour fixer une planche. A croire que ce futur était déjà écrit. Et si…

*OUFFF… !*

Cueilli en plein rêve, Gil sentit l’air quitter ses poumons pour la troisième fois de la journée. Quelque chose de lourd venait de lui tomber dessus ! Puis il sentit la branche craquer. Mais il bascula avant qu’elle ne cède vraiment, emporté par le poids du… non, DES trucs qui lui avaient sauté dessus. La chute fut brève, l’atterrissage douloureux. Trois jurons résonnèrent dans le sous-bois envahi par la végétation. Gil fut le premier à se relever. Il se souleva sur les avant-bras, cracha un jet de salive mêlé d’herbe dans une flopée de grossièretés qu’une fois de plus je me dois de censurer, et se tourna vers les responsables. Déjà prêt à leur tataner la margoule.

Et puis, il le reconnut.

Voïmakas, d’abord, mais alors un Voïmakas bien pâle et agité de tremblements de mauvais augure. C’était inédit, ça. Ben alors, on a mal digéré son repas à la cantoche du Domaine ? Une crevette qui est mal passée ?

*Va te faire voir, empaffé. J’entends tes pensées, tu te souviens ?*

Oh. Gil haussa les épaules, mais la tension dans la… voix… mentale du Mentaï l’alarma. Et puis, il tourna la tête vers l’autre type, celui qui crachait du sang, et ce fut Gil qui perdit des couleurs, cette fois.

- Enfer de bordel de…

Gil attrapa son ancien apprenti par le col et le souleva jusqu’à ce que son visage se trouve à quelques centimètres du sien :

- T’as fini de refaire mes conneries ??
- Gil,
grogna Voïmakas avant qu’un spasme violent le secoue brusquement.

Ce dernier baissa les yeux et découvrit ce qu’il avait pressenti. Ce qu’il avait enduré tellement longtemps que la bile remonta dans sa gorge. Il ravala son souvenir, la bile avec, et réagit avec la même efficacité que lorsque les pièges de Dil’Duran s’en étaient pris à lui. Sans lâcher Syles, il plongea la main dans sa poche.



*


Gil trempa le tissu dans l’eau fraîche, l’essora et humidifia le front brûlant de Syles. Ce dernier respirait mieux depuis qu’il avait pris l’antidote contre la Silencieuse, mais le poison qui courait encore dans ses veines le tuait doucement. Il fallait attendre, pourtant.
Attendre que Kaünis arrive.

En revenant à lui, Voïmakas était parvenu à contacter sa fille. Qui se trouvait apparemment chez eux, à deux heures d’ici. Il fallait que celle-ci les rejoigne avec le nécessaire pour traiter le mal qui rongeait les deux hommes, mais il fallait qu’elle fasse vite.

Les antidotes ne font rien sur des cadavres.

- Elle va te buter si tu meurs, murmura-t-il à l’intention de Syles. Alors reste en vie, s’il te plaît. Me gâche pas le plaisir de mettre fin à tes jours de morveux. Tu tombes à pic pour apprendre à Mak à faire correctement le thé, en plus.

Parler pour le maintenir en vie.
C’était tout ce qu’il pouvait faire.

- Mince, vous sortez d’où, tous les deux ? poursuivit-il en désignant les plaques d’armure qu’il avait réussi à défaire avant d’allonger les deux hommes à l’intérieur des murs frais de la forge. Le Domaine est entré en guerre, ou quoi ?
- Tu n’as pas idée,
souffla Voïmakas, les yeux vitreux.

Contrairement à Syles, il parvenait à rester conscient et même à parler un peu. Sans doute son pouvoir de Mentai lui permettait-il de lutter contre les effets du poison…

- Et vous avez osé faire la fête sans moi, râla Gil dans une grimace qui, aux yeux du père de Kaünis, passa presque pour un sourire.

Il avait bien fait de venir jusqu’ici.

- Pas le choix. C’est…

Cliquetis.
Le mécanisme des pièges s’était enclanché.

Kaünis ?

L’espoir de Gil s’évapora dans le signe de tête de Voïmakas.

*Non, pas elle. Eux. Les fils de pute que nous avons traqué. Ils nous ont suivis à la trace…*

Immédiatement, Gil chercha Mak du regard. Le garçon était dans la cuisine, en train de remplir trois verres d’eau. Il s’interrompit quand Gil l’appela et s’approcha de l’envoleur.

- Je veux que tu restes ici.
- Ici ?
- Dans cette pièce. Je vais sortir et je vais fermer la porte à clé.
- Mais…
- Discute pas. Tu peux t’occuper d’eux ?


Ton rude, regard tendre, main dans les cheveux. Mak hocha la tête.

- Bien. J’y vais alors. Quoi qu’il arrive, tu bouges pas de là. Promis juré ?
- Juré promis !


Gil se leva et se débarrassa de son tabard. Vêtu d’une simple chemise ouverte sur sa poitrine, pieds nus, il sortir de la pièce, referma la porte coulissante et verrouilla le loquet. Il ne laisserait personne la franchir, foi de SangreLune. Son regard tomba alors sur les affaires de Syles. Il reconnut le fourreau couvert de sang, sourit fugacement. Jubila intérieurement. Et récupéra son arme, dont la jumelle était fixée à sa hanche. Satisfaction intense que de les sentir à nouveau réunies sur sa personne ! Je t’avais bien dit que je la récupérerai, songea-t-il avec amusement, tout en sortant de la forge. Dehors, il faisait nuit. Kaünis était en route, mais ce n’était pas elle qui se trouvait là, devant le domaine de Dil’Duran. C’étaient trois hommes entièrement vêtus de noirs, immobiles, drapés dans leur puissance à peine contenue. Trois hommes que les mécanismes ingénieux d’un fou furieux n’avaient pas égratigné. Trois hommes qui étaient responsables de l’état de Syles et Voïmakas. Trois hommes qui allaient prendre cher.

- On vous a déjà dit que le poison c’est une arme de gonzesse ?

Oh, provocation, quand tu nous tiens…

Le premier homme bougea. Il passe de l’immobilité totale au mouvement le plus fluide en un quart de secondes, obligeant Gil à esquiver d’extrême justesse pour éviter le poignard qui frôla seulement son œil. Commença alors un combat qui ne se racontait pas. Il n’y avait pas de mots pour décrire la bestialité, la rage, la puissance des deux combattants tandis que le deux autres se tenaient en retrait, simples spectateurs à qui rien n’échappait. Tout en veillant à ce qu’ils ne s’approchent pas de la forge, Gil laissa parler des années d’expérience et de lutte pour sa propre survie. Ses lames jumelles n’étaient plus qu’une extension de son corps et son corps une extension de sa pensée : il était rapidité, il était souplesse, il était violence.

Il était Chaos.

Une estafilade s’ouvrit sur son épaule, une autre au-dessus de son genou. Un coup d’œil vers les deux hommes qui ne bougeaient pas. Gil serra les dents : il reculait déjà alors qu’ils n’étaient pas encore passés à l’acte. Si ça continuait, il allait devoir sortir les crocs ! Une lame s’envola. La deuxième aussi. Désarmé mais pas moins dangereux, Gil attendit le dernier moment pour défaire sa chemise. Cela se fondit en une poignée de secondes, le tissu dansa autour de sa peau, il pivota, tira, tourna, le tissu coinça le bras de son adversaire, torsion, encore, craquement sinistre, et puis l’aiguille d’acier trouva son chemin dans la jugulaire. Le corps devint flasque, tomba par terre.

Un à zéro.

Gil laissa tomber les restes de sa chemise à terre, ramassa ses lames, fléchit les genoux face aux deux hommes qui, dans un même ensemble, s’étaient plantés devant lui. Ça allait faire mal, comprit-il en prenant une lente et profonde inspiration. Mais…

… il était prêt.

- Tintintintin, tintintin…. Tintintintintin ! Tintintin, tintintintin, tintintin !

Clignement de paupières. Trois guerriers ennemis se dévisagent, peu sûrs de comprendre. Quelqu’un chantait.

Qui ?

Oui ?

Pourquoi ?

- Alors, Gilou, je t’ai manqué ?

Rybris se laissa tomber près de Gil dans un grand sourire.

Il était prêt aussi.

Un seul regard échangé avec le père de Syles apprit à Gil ce qu’il avait besoin de savoir. Il banda ses muscles et attendit que Kaünis se soit faufilée entre eux, avec les antidotes, pour se précipiter vers les empoisonneurs.

Enfer, oui. Toute cette folie sanglante lui avait manqué !



[Tralaliloupilouwaaa, vous m'sonnez si quelque chose ne vous va pas. C'est la faute de Gil, de toute façon... Rolling Eyes]

__________________________________________

"Mon passé est un champ de ruines et mon présent est un vrai bordel. D'où me vient ce fichu espoir pour l'avenir, alors ??"

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Mar 12 Juin 2018, 05:40

- N-Non.

Un souffle s'échappa des lèvres de Kaünis, qui baissa le menton vers l'homme que le Dessinateur tenait dans ses bras. L'air devant sa bouche se condensa, mais elle se contenta de fermer les yeux.
Malgré tout, elle le comprenait.

Prenant une inspiration, l'Envoleuse secoua la tête de droite à gauche. Dans ce cas, elle n'avait plus qu'une seule chose à faire : courir. Elle croisa le regard de sa mère en faisant volte-face, puis celui de Syndrell. Un échange de quelques secondes. Un échange qui en disait beaucoup.

Elle n'avait rien contre la Marchombre, en réalité. Absolument rien. Au contraire, elle l'aimait beaucoup, finalement.
Mais il n'était pas temps de se ramollir ; elle devait partir. Une urgente absolue pulsait au fond d'elle.

- J’crois que du coup c’est à moi de faire quelque chose là, non ?
Surprise, Kaünis leva les yeux vers Rybris. Avant que le fond de son regard ne s'allume.
Dangereusement.
-Pas que je fasse dans le favoritisme hein ! Je peux trimbaler qu’une seule personne à la fois.

Kaünis ne put s'empêcher de lever un sourcil quand elle vit le mouvement de protection de Syndrell vis-à-vis de Ciel. Quoi ? Elle pensait vraiment qu'elle allait s'en prendre à quelqu'un qui lui était en train de protéger l'amour de sa vie ?
Bon, okay, ça aurait pu être son style. Mais là, elle n'avait absolument pas une seconde à perdre. Et ça n'aurait rien apporté à personne - pas même à elle.

- Tu devrais aller avec lui sans traîner. Sans blague... Après tout, ce chef de guerre têtu et solitaire a grand besoin qu’on le protège… A toi de jouer.
- Ou pas.


Kaünis poussa un long soupir, avant de prendre une profonde inspiration en fermant les paupières, un instant. Elle ne se faisait pas d'illusion, et aucune parole n'aurait pu la réconforter de toutes façons. Elle apprécierait la solicitude de Syndrell - plus tard. Elle n'avait en effet pas une seconde à perdre. Clignant des paupières à l'intention de Syndrell, l'Envoleuse hocha du menton, laissa glisser son regard sur Ciel, avec une lueur de compassion dans le fond de ses prunelles.
- Prends soin de lui.
Mais elle finit par planter brutalement son regard glacé sur Rybris. Sans plus aucune autre émotion qu'une glaciale détermination dans les yeux.
- Bon, tu bouges ?


*


Quand ils se matérialisèrent près de la grotte derrière la maison, Kaünis se perdit pas une seule seconde et se précipita à l'intérieur, laissant un Rybris légèrement surpris sur place - ouais, elle se doutait qu'il allait les déposer là, et puis elle avait l'habitude de voyager avec des Pas de Côté.

Se ruant dans la cuisine, elle fondit vers les escaliers et les monta quatre par quatre pour atterrir près de la salle de bain. Un frisson lui parcourut le dos alors qu'une série de souvenirs remontaient, mais elle les repoussa avec fermeté et se jeta sur le placard des soins.
Tournant les flacons pour voir les étiquettes, elle se demanda un instant comment elle allait faire pour tous les emmener.

- Prends la kermetrhin, le bucchogo, les gouttes de Patchouli, le concentré de Niaouli. Et si tu trouves les feuilles de rhubarbe, et une fleur de soleil.
- Vous êtes où ?
- Chez ton forgeron préféré

Kaünis étouffa un grognement, tourna encore plus vite les flacons sur eux-mêmes pour trouver ceux dont son père venait de lui parler. La connexion avait été courte, un peu bizarre ; il devait être dans un sale état.

Et son instinct avait vu juste.
Du poison bordel !

- Ah !
Elle attrapa le sac de feuilles de rhubarbe, le dernier ingrédient qui manquait, et fourra tout ça dans ses sacoches de cuisses. Fermant le battant du placard, elle redescendit dans le salon... Hésita un instant devant la porte de sa chambre.
Son regard glissa dans l'embrasure du battant.
Une seconde.
Sa décision prise, elle poussa le panneau de bois et bondit dans la pièce, sortit dans un chuintement ses lames combinables de sous son lit. Elle les accrocha en croix dans son dos, avant de s'agenouiller près de son matelas et de tendre la main dessous pour saisir son petit fléau, le sécurisant à l'arrière de sa hanche droite.

Puis, enfin, elle descendit rejoindre Rybris.

I will call infinitely
Screaming, until they hear me
Our breathtaking, endless journey starts at last,
Beginning with your cue
It's time to shine, it's waiting for you!

Là !
Attrapant son fléau d'une main sûre et rapide, Kaünis enleva d'un mouvement de pouce la sécurité, un sourire mauvais sur les lèvres.
- Tintintintin, tintintin…. Tintintintintin ! Tintintin, tintintintin, tintintin !

Elle pouffa.
Ouais.
Et Rybris se précipita en avant, apostrophant Gil.

Elle, elle a juste envie de faire un truc, avant de filer.

- Papapapapapalala !! Olé !! Cria-t-elle de toutes ses forces, bondissant au milieu, attrapant les lannières de son haut de cuir pour le jeter en l'air...
Faire un tour sur elle-même qui laissa tout le monde interdit.
Avec un rire mauvais dans l'air, alors qu'un orage éclatait au dessus de leur tête pile à ce moment-là.

Et quand le tonnerre gronda, quand les éclairs scandèrent, elle disparut.
Même le sol avait cessé de geler.

The world you once created inside your dreams, lives on somewhere
It's a future I would like to find and live my life
We are unique, like two bright stars
And in this world we will be loved
For who we truly are
Ah, so bring it on my way

Elle ne prit pas la peine de toquer à la porte, se contentant de la pousser... Et croiser un regard bicolore qui la fit froncer les sourcils. C'est qui ce gamin ?
- Syles ? Papa ?
Le gamin veut garder la porte fermée,  mais elle n'a pas la patience.
- Personne ne rentre ici ! Elle pousse plus fort, et d'un coup de hanche la porte s'ouvre brutalement, envoyant le gamin sur les fesses. Kaünis le détaille de toute sa hauteur, alors qu'il tente de se relever et de se précipiter sur elle.
- Makeno, c'est Kaünis.
L'Envoleuse fronce les sourcils, surprise.
Elle veut tourner la tête vers son père, vers Syles, mais son regard s'accroche à celui du gamin. Le gamin de Naïs et Gil. C'est donc ça. Elle secoue le menton. Il a tellement grandi, elle n'aurait jamais pu le reconnaître. Et puis, il fout quoi là, lui ?

- Syles ?
Sa voix flanche ; sa superbe fond brutalement comme neige au soleil.
Les yeux écarquillés, elle détaille les glyphes brutalement noires, trop étendues, sur les membres de son compagnon. Sur son père aussi. Ravalant un sanglot, elle se précipita vers eux, se jetant sur les genoux, pour déboutonner ses sacoches de cuisses - elle réalisa seulement à ce moment-là qu'elle n'avait pas de haut, mais peu importait.

Elle sortit les flacons, les feuilles, la fleur.
Et une brassière noire au passage.

Assise sur ses talons, son regard se releva vers Syles, pour accrocher le sien. Se mordant la lèvre, elle prit une petite inspiration.
Ses mains tremblaient. Son corps entier tremblait.
Mais elle leva ses doigts tremblotant vers la joue de l'Envoleur, effleura sa peau, descendit dans son cou. Ferma la bouche pour empêcher un gémissement incontrôlable de franchir ses lèvres.

La peur au ventre.

The world you once created inside your dreams, is brought to life
As it now leads you and I across the distant sky
We'll set out toward that steady light,
And though our dreams may change,
We will always keep it in our sight
Till our dreams unite
Ah, so bring it on my way

__________________________________________



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Loving her is a splendid adventure
"

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Mar 12 Juin 2018, 07:39

Kaünis... Kaünis...
Je dois me réveiller, je dois--
Te reposé... Tu en as fais trop, comme d'hab, je t'avais pourtant dis de faire attention à ton corps, tu voyage pour deux.
Mais Kaünis est là! Et y'as ces connards dehors, t'as entendu comme moi!
Oui, alors la ferme et coucouche panier.
Pour une fois, fait moi confiance, je m'occupe de tout.

Syles grogna, au fond de sa propre conscience, il savait que Lynx avait plus de forces que lui, en ce moment, il pouvait briser l'effet du poison le temps que l'antidote ne fasse effet, au moins assez pour bouger un peu... Mais Kaünis et lui avaient tendance à avoir des rencontres... Violentes...

Roh c'est mignon, tu t'inquiète..?

Allez, calmos, loupiot, on s'entends bien...

Après tout, les démons sont les meilleurs amis de ta nana.


Oh oh oh oh-oh-oh,
Demons come at night and they bring the end,
Oh oh oh oh-oh-oh,
Demons are a girl's best friend.

Oh oh oh oh-oh-oh,
Demons come to life and they take command,
Oh oh oh oh-oh-oh,
Demons are your girl's best friend...

Lynx s'assura que Syles allait se reposer, puis soupira. Ils savaient tout deux que, s'il pouvait bouger et s'éveiller, ce serait difficile pour le corps de l'envoleur de suivre. Même après toute ces années, il n'était pas assez développé pour permettre une symbiose sans problèmes.

Dès que le jeune homme s'éclipsa de son monde interne pour dormir, simplement, son ''monstre'' défonça la porte empoisonnée qui le gardait cloué au lit, souriant malgré lui.

Le réveil fut violent, d'abord parce que le corps du jeune homme, frappé par ce changement soudain, frissonna un moment et se cabra, ensuite parce qu'en se cabrant, il frappa son crâne droit sur celui de l'envoleuse penchée au dessus de lui.


ENFER DE PUTAIN DE BORDEL DE PORTES JARRETELLES DE LA DAME..!

Il se tortilla un peu, puis se prit une Kaünis en plein torse, sûrement heureuse de le voir bouger, croisa le regard surpris de Voïmakas - Ouais, se dit-il, un humain normal n'aurait jamais pu bouger - puis passa une main dans la chevelure de la jeune femme, sur son torse, qui le fixa dans les yeux en haussant un sourcil une seconde à peine avant de comprendre, il leva alors un doigt à sa tempe droite.

T'inquiète, il est là dedans, juste besoin de repos... J'vais devoir garder les rennes un moment, ton mec as été con, usé trop d'énergie.

Amoché, mais va survivre.


Elle l'écouta sans dire un mot, une certaine inquiétude dans le regard... Et aussi pas mal de reconnaissance. Elle le remerciait de ses prunelles pour veiller sur Syles comme personne d'autre ne le pouvait.

Bordel, mais c'est que bientôt ils vont m'offrir de rester chez eux pour de bon, ces cons...

...Et moi qui comptait prendre le contrôle de ce corps et ne plus le redonner, ce serait le moment parfait là non..?

Il observa une seconde la jeune femme qui sauta sur ses pieds et lui tendit un verre d'eau qu'il attrapa et fixa une seconde.

... Oh et puis j'vais leur accorder un répit pendant encore un moment...

Le jeune homme observa la salle, puis la fenêtre, voyant son père et Giliwyn en mauvaise posture, puis se leva en grognant un instant.

Quelqu'un le connaissant moins lui aurait dit de se reposer et de ne pas bouger.

Personne ne dit rien quand il se leva, ni quand il se positionna au milieu de la pièce, près de Makeno.

Ce gamin, il avait passé un certain temps avec, Syles avait crut qu'il lui serait bon d'apprendre à retenir ses coups et le garçonnet avait vite compris qu'il avait deux ''tonton Syles'', ainsi qu'à les différencier.

L'envoleur passa une main dans les cheveux du fils de Gil. Au fond, Lynx avait appris à le considérer comme un petit frère, réalisa-t-il.


Hep, le jeune...

Le garçon en question leva les yeux.

L'homme lui sourit.


Tu te souviens je t'avais promit de te montrer ce que c'était, de casser la baraque, un jour..?

...Reste près de Kaünis, peut importe ce qui arrive, ne la quitte pas de plus d'un mètre et garde les yeux grands ouverts, comprit..?


Le garçonnet hocha la tête, puis courut se placer près de l'envoleuse à qui le jeune homme sourit, il voyait cet éclat dans ses yeux, elle le connaissait bien...

...Le jeune homme sentit son sourire s'aggrandir alors qu'il soulevait les mains, de chaque côtés de son corps. Dehors, c'était trois contre deux, il n'aimait pas beaucoup ce genre de combat déloyal...

...Il préférait le trois contre vingts. La jeune femme le connaissait bien, elle savait donc qu'il allait faire un tour de force...

...Et elle avait comprit qu'il était temps de sonner les cloches de l'apocalypse...


Who do you think you are?

Tearing us all apart...

...Where did you think you could go..?

'Cause everyone already knows,
It's twenty to one,
Yeah, so you better run..!

You got the world on it's knees,
You're taking all that you please,
You want more,
But you'll get nothing from me..!

You're like the burden we bear,
You love the hate that we share,
You want more,
But you'll get nothing from me...

But enemies..!

Rybris devait avouer qu'ils étaient en mauvaise posture. Il était fatigué des combats plus tôt et perdait du terrain, et Giliwyn, de son côté, affrontait deux lascars à la fois avec grande difficulté.

Le combat stoppa net une poignée de seconde.

Tous avaient entendu un drôle de bruit, s'étaient figés alors que la porte de la forge craquait, grognait, se tordait...

...Puis vola en éclats de bois alors qu'une bonne vingtaines d'armes forgés d'une main de maître en sortaient, empalant l'un des assaillants de Giliwyn comme une brochette humaine.

Comme un monstre sortit tout droit d'un cauchemar, une silhouette se détacha de l'ouverture grande ouverte, un sourire démoniaque sur les lèvres, dans l'oeil de la tempête d'acier qui prenait place dans la jungle.

L'homme reconnu son fils un instant avant de se corriger intérieurement. Une telle puissance devait provenir de cette fameuse personnalité qui avait surgit de son don de dessinateur qu'il n'avait jamais développer. C'était d'ailleurs à cause de ses origines qui remontaient aux spires que ce ''monstre'', ce Lynx noir, pouvait si bien contrôler la greffe de son fils.

Il était sûr que Voïmakas l'avait déjà remarquer et savait très bien que Syles aurait pu faire un grand Mentaï, s'il n'avait pas renié son don au point de le métamorphoser totalement, mais tout deux connaissaient le prix à payer, physiquement et mentalement, pour être mentaï...

...Et ni l'un ni l'autre ne souhaitait ça pour Syles, se dit-il une seconde avant que les lames ne se séparent en deux groupes de dix qui attaquèrent chacun l'un des hommes restants.

Les attaques étaient brouillons, mais contre dix lames venant de tout les sens, même ces hommes sur-entraînés arrivaient à peine à suivre, l'un des deux tomba et, dans la même seconde, Lynx fonça sur le survivant, attrapant une lame au vol, le désarma comme s'il ne s'agissait que d'une formalité et lui souleva le menton de son arme, le fixant dans les yeux alors que les dix neufs autre lames tournaient doucement autour de l'homme à genoux.


Longue vie au roi...

Les lames arrêtèrent de tourner ensembles, d'un coup, se pointèrent vers l'homme dans le regard duquel pointa une terreur sans nom.

Le cris de pitié qu'il prépara ne résonna jamais alors que les vingts armes le transperçait.


Royal flames will carve the path in chaos,
Bringing daylight to the night...

...Death is riding into town with armor...

...They've come to take all your rights..!

Hail to the king,
Hail to the one.

Kneel to the crown,
Stand in the sun...

...Hail to the king.

Le jeune homme lâcha l'arme, se retourna doucement.

C'était plus dramatique de bouger lentement, mais surtout, surtout, même avec son endurance accrue, Lynx sentait l'activité physique accéléré le poison.

Giliwyn fit un mouvement pour venir l'aider à marcher.

S'arrêta en un regard échangé.

Pas maintenant...

...Il ne voulait, ne devait, ne se permettait pas d'avoir l'air faible maintenant...

...Pas devant Mak.

Cette simple réalisation sembla tirer un peu de jubilation profonde au fond du regard de son ancien maître.


Oh la ferme, Sangrelune...

Le jeune homme rentra dans la forge, ébouriffant la chevelure du gamin un instant avant de s'écraser, assit, sur le divan où il avait été couché un instant plus tôt.

Tu vois, gamin, c'est ça, casser la baraque.

Puis il soupira de contentement en s'étalant un peu plus dans son siège.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Sam 16 Juin 2018, 19:51

- Papapapapapalala !! Olé !!

Gil gloussa. D’abord Voïki et Syles, puis ce vieux taré de Rybris… bien sûr que Kaünis était supposée débarquer aussi. Elle fit son petit manège et il profita de la stupéfaction de son adversaire pour lui trancher la gorge. Eh ouais mon pote, la nudité de cette nana est une arme foutrement dangereuse ! Il fit tourner ses lames et para une attaque ; l’élément de surprise était passé. Cela dit, l’arrivée de ces deux-là avait réconforté Gil et il se battit comme un lion, puisant dans des forces insoupçonnées afin d’inverser la tendance. Son rythme s’était accordé à celui de Rybris. Dos à dos, ils maintenaient un périmètre de sécurité devant la forge, empêchant quiconque d’approcher. Mais ils n’eurent pas à lutter bien longtemps. La porte de la bâtisse se mit soudain à grincer, à gémir, à bouger.

Elle éclata littéralement.

Syles apparut sur le seuil et il suffit d’un simple coup d’œil à Gil pour savoir que ce n’était pas vraiment lui. C’était ce fichu double psychotique qu’il n’appréciait pas vraiment, mais qui se révélait être un sacré guerrier ; il s’agissait de la force pure et inconsciente de Syles, celle à laquelle le jeune homme accédait quand il cédait complètement prise. C’était un peu comme la Bête qui sommeillait en lui et qui s’éveillait lorsqu’il perdait le contrôle. Les gens savent-ils à quel point nous pouvons être déments ?? s’interrogea-t-il tandis que les armes de Dil’Duran s’envolaient pour aller se planter sur les corps de leurs ennemis. Cela dit, tarée ou pas, l’intervention de Syles fut aussi efficace que d’habitude. Le silence était revenu quand Gil fit tournoyer ses lames jumelles avant de les rengainer d’un geste vif. Il garda un moment ses doigts sur les deux poignées et balaya les environs de son regard bleu et marron. Sur le perron, Syles vacilla. Ça t’apprendra à jouer les matamores, imbécile ! songea Gil en esquissant un geste qu’un regard échangé coupa dans l’élan. Derrière l’éclat trop lumineux, trop barbare de ces yeux-là se cachait un message qu’il comprit sans avoir besoin d’explications. Un sourire frémit sur les lèvres de l’envoleur. Soit la sombre personnalité de Syles était en train de se ramollir, soit Mak était un chanceux !

Il rentra néanmoins dans la forge, laissant Rybris fouiller les cadavres ; Voïmakas émergeait de l’inconscience avec une tête de déterré tandis que Syles se laissait tomber sans grâce sur le canapé où Gil l’avait allongé un peu plus tôt. Il n’avait pas bonne mine non plus, remarqua Gil en s’appuyant contre le chambranle de la porte, les bras croisés, mais au moins il était vivant. Kaünis avait fait du bon boulot. Il la regarda un moment avant de secouer la tête, agitant les quelques mèches qui retombaient devant ses yeux.

- Je ne vais pas t’empêcher de leur en coller une, mais avant j’aimerai quand même savoir une chose : vous venez d’où comme ça ? Et ces types qui ont réussi à vous botter le cul, avant que la Sublissime Force Intérieure et Canaille de Syles ne règle leur compte, c’est qui ?
- Ouais, c’est qui ?
renchérit Mak d’un ton tellement sérieux que Gil dut se mordre l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire.

De toute évidence, le petit numéro de Syles lui en avait mis plein la vue.


[Désolée c'est couuuuurt u_u"]

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Dim 17 Juin 2018, 20:52

Le soubressaut violent de Syles mit la puce à l’oreille de Kaünis immédiatement. Mais peu importait : au moins, il pouvait bouger ; elle se fichait bien que ce soit Syles ou Lynx. C’était la même personne, pour elle ; l’un n’allait finalement pas sans l’autre. Elle cligna des paupières un instant, poussant un petit soupir contre son torse.
Remarqua avec étonnement que même l’odeur du jeune homme avait subtilement changé. Pas bon, ça. Ça voulait dire que le poison était bien avancé.

Se détachant de l’Envoleur, Kaünis l’écouta attentivement. Elle sourit à ce regard plus foncé qu’habituellement. Ses doigts se glissèrent quand même dans sa barbe, et elle déposa un léger baiser sur ses lèvres.
- Merci… dit-elle dans un murmure contre sa bouche.
Parce que oui, malgré tout, elle savait que Lynx prenait soin de Syles ; et que peu importait ses plans, ça restait un bout de Syles. Quoi que l’un et l’autre en disent ; et juste ça, c’était énorme.

Et elle l’aimait.
Juste, en entier.
Monstrueux, chef de guerre, tacticien, doux… Peu importait.
Elle l’aimait, en entier, pour tout ce qu’il était. Et tout ce qu’il n’était pas.

Secouant la tête, elle se leva brusquement pour ne pas tomber dans la mièvrerie, ni que personne ne voit les larmes qui lui montaient aux yeux. Pour se donner un peu de contenance, elle attrapa un verre d’eau pour le tendre à Syles.

Un sourire étira ses lèvres quand elle vit Lynx se relever pour aller casser la baraque.
Pour une fois, elle ne le suivit pas, et se contenta d’avancer vers son père.

- Papa ? Comment je peux t’aider ? Dis moi ce qu’il faut faire.
Il parvint à se redresser difficilement, et elle lui tendit un verre d’eau à lui aussi. Il fallait qu’il reste hydraté.
- Gil nous a déjà file l’antidote pour la Silencieuse ; déjà, ça aide. Les deux autres… Il va falloir jouer avec les doses, car la combinaison est bien plus dangereuse que l’un, plus l’autre. Mélange…

Elle suivit ses instructions à la lettre. Les poisons, cela n’avait jamais été son truc, contrairement à Syles, ou même à sa mère. Elle détestait ces trucs.
Pour elle, c’était quelque chose de trop subtil, de trop tactique. Elle préférait foncer dans le tas, mesurer ses capacités physiques. Les poisons, dans son esprit, c’était des armes de lâche. Non pas qu’elle considère son père ou Syles comme des lâches quand ils en utilisaient, mais ceux qui se cachaient derrière, par contre…

Elle serra les dents en saupoudrant deux grammes de poudre.
Concentration. Parce que sinon, personne ne pourrait être sauvé.


*



Son père avait perdu connaissance juste après lui avoir filé les dernières instructions.
La fleur de soleil finissait juste d’infuser, et elle mêla le liquide jaunâtre au reste du broc. Attrapant l’arrière du crâne du Mentaï, elle fit basculer légèrement sa tête en arrière et versa la moitié de la potion dans sa bouche entrouverte, avant de lui refermer la mâchoire inférieure et d’appuyer sous ses oreilles pour le faire déglutir.

Il faillit s’étouffer, recracher, mais elle le maintint fermement contre le dossier du fauteuil où il s’était assis, et il finit par se réveiller dans une quinte de toux phénoménale exactement au moment où Gil et Syles passaient la porte pour rentrer dans la maison de Dil’Duran.

D’ailleurs… Il était où ce forgeron ?

Kaünis haussa les épaules : elle s’en fichait. Mais quand Syles s’affala dans le fauteuil, elle ne lui laissa pas l’occasion de protester et lui tira la tête en arrière en accrochant ses cheveux. Il grogna, mais son corps était tellement fatigué – même si c’était Lynx – qu’il ne put résister.
Et elle lui fit boire le broc épais à lui aussi.

Elle n’avait pas répondu à Gil – pas encore – mais elle savait que Lynx voudrait peut-être le faire.

Elle, elle se contenta de croiser les bras sous sa poitrine, puis d’aller fouiller dans les placards. Et trouver du jambon. Et manger un peu. Elle crevait la dalle, là, maintenant !
Mais elle emporta sa cuisse de jambon avec elle, et s’assit sur l’accoudoir du fauteuil où s’était affalé Syles.

- C’est loin d’être fini, cette histoire, en tout cas. Elle haussa les épaules, plantant son regard dans celui de son ancien Maître.
- On était tous plus ou moins dans les plateaux d’Astariul.

Son regard tomba sur Makeno. Elle ne comprenait pas ce que les mecs lui trouvaient, à ce gosse. Sérieusement. Elle n’avait qu’une envie : le balancer par la fenêtre.

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Jeu 21 Juin 2018, 07:21

So you were six feet underneath me,
I felt a pulse,
I swear you moved.

And digging deep, deep down,
I recognized how much you had to lose...

...And if you wanna get outta here,
Wanna get outta here,
Save yourself...

...But you'll never get anywhere,
Never get anywhere,
Not without my help...

SAY IT WITH ME

Le jeune homme soupira, s'asseyant dans le fauteuil...

...Où commencer, où terminer..?

Il en savait bien plus que Syles, il en était sûr, puisque ce dernier ne se souvenait pas des première ''sorties'' de Lynx.

Mais combien était-il prêt à révélé de ses suppositions..?


Avez-vous déjà entendu parler des six célestes..?

Un grognement et un mouvement de la part de Voïmakas, un petit frisson chez Gil, un haussement de sourcil de Kaünis.

Lynx savait que Gil avait fait connaissance avec le service de vente de drogues diverses de ce groupe, il se doutait aussi que Voïmakas avait sûrement déjà eu recours à leurs services, ce n'était pas difficile, de l'intérieur du domaine, de trouver des liens entre le groupe et les Mentaïs. Pas étonnant non plus, un réseaux criminel si bien développé était à la fois un outil très utile et un dangereux ennemi potentiel, dans les deux cas il fallait y garder un oeil.

La seconde personnalité de Syles croisa les doigts, observa le visage de Gil, Voï... Kaünis...

...Ils voulaient la vérité. Entière.

Lynx serra les doigts et soupira.


Mak, tu veux bien aller chercher le vin de noix, troisième latte du planché en partant de l'enclume vers la gauche, s'il-te-plait..?

Ça va être une longue histoire...


Le silence s'installa alors que même Voïmakas et Rybris s'installaient, intéressés par tant de gravité dans la voix de l'être généralement si sûr de lui.

Ce que je vais vous raconter, Syles ne s'en souvient pas le moins du monde, son cerveaux l'as complètement bloqué...

...Je vais vous parler d'une époque où il était encore l'élève de Giliwyn, ici présent, moins expérimenté, ne connaissait pas Kaünis, ni Rybris ou Voïmakas...

...Je vais vous racontez le jour de ma création...


So how far did you go for shelter,
How long did it take you to find,
A place to sell your providence,
And harm your peace of mind?

And if you wanna get out of here,
Wanna get out of here,
Save yourself...

But you never get anywhere,
Never get anywhere,
Not without my help...

Say it with me

Petit, petit, on se réveiiiiille...

Le garçon trembla des paupières, les ouvris difficilement, il sentait encore un engourdissement là où l'aiguille de la fléchette s'était enfoncée, dans son cou, à peine une vingtaine de minutes après qu'il n'ais quitté la caravane où l'as laissé Gil...

...La prochaine fois il apprendrait à cet enfoiré à lui attiré les ennuis, sérieux, depuis le début de ces ''cours'' il n'avait que ça, des emmerdes.


Ah bah voilà, tu le peux quand tu veux..!

Bon, je vais pas te faire perdre ton temps, mon mignon, on se fichent de toi, c'est ton imbécile de pote qu'on veux, tu nous refiles de l'info sur ton cher Giliwyn Sangrelune et on te laisse partir, tout beau pas endommagé, je te ferais même peut-être une gâterie, t'es mignon..!


Le frontalier tente de bouger les poignets sans résultats, de solides chaînes les retiennent au mur. La jeune femme qui parle as vraiment une voix mielleuse, douce comme la rosée, emmerdante quoi.

Une voix de traîtresse.

Sinon elle est drôlement plus jolie que les trois mecs assis plus loin, qui le fixent, mais beaucoup moins quand même que la seule autre fille présente, silencieuse, qui reste là, les jambes croisées, les bras aussi, son accoutrement de cuir est bien moins ''Sexy'' que la fine robe de l'autre, mais Syles préfère ça et de loin, comme type de nana.

Il as toujours été un peu badboy, il lui faut donc une badgirl, se dit-il en souriant une seconde.


Alors, tu nous parles..?

Seulement si je peux le chuchoter à ton oreille...

Elle sourit, sûrement certaine de l'avoir ensorceler avec ses charmes, puis s'approche et colle presque son oreille sur ses lèvres. Le frontalier ouvre la bouche...

...Puis lui défonce la tempe d'un merveilleux coup de boule.


Va lui d'mander toi même, crâne d'oeuf, comme si j'en avait de quoi à foutre, de cet enfoiré..!

Elle attrape un couteau en jurant, tente de s'approcher, mais déjà l'autre nana, vêtue de cuir, l'as arrêtée et s'approche.

Elle l'observe un moment, glisse sa main sur sa joue...

...L'embrasse à pleine bouche, mordillant même sa lèvre avant de se décoller de lui.

Puis elle le fixe une seconde de plus, se retourne et traîne l'autre fille avec elle, ainsi que deux des mecs, le troisième, lui, reste là et soupire.


Le jeune, à ta place je déciderais de parler avant qu'elle ne revienne... Moi, je te torturerais juste physiquement, mais Mara, elle, va torturer ton mental à coups de drogues et de poisons...

...Et peu importe ton entraînement, tu va finir dans sa toile comme une mouche devant une veuve noire, un chat domestiqué devant un chien sauvage.


Puis il se lève et part, l'apprenti tente de défaire ses liens, jures en réalisant que c'est inutile, continue d'essayer, puis il vois la fille en cuir revenir... Avec un chariot couvert de bouteilles de toutes formes, tailles et couleurs.

Il jure en redoublant ses efforts alors qu'elle prépare une seringue lentement.


I'm your wakeup call,
And you know I'm right,
So make a move,
Let it bleed,
Tear your heart off your sleeve...

...But I'm the only one who's gonna save your life...

...I'm the one who's gonna save your life.

I'm the one who's is gonna...

So how far did you go for shelter,
How long did it take you to find,
A place to sell your providence,
And harm your peace of mind?

And if you wanna get out of here,
Wanna get out of here,
Save yourself.

But you never get anywhere,
Never get anywhere,
Not without my help...

...SAY IT WITH ME...

À moitié conscient, tremblotant, le garçon, les yeux exorbités, trembla de plus belles en entendant un bruit à sa droite, cria de douleur en étant touché par un simple bout de bois rond sur sa gauche.

Voilà, se dit Nörn, une autre victime brisée par la ''Reine'' des six célestes... Il lui avait pourtant dit d'abandonner, mais au final il ne semblait vraiment rien avoir compris.


Et voilà, on es bien avancés... Il as rien dit de bon, on fais quoi maintenant..?

Oh débarrasse nous de son inutile carcasse et qu'on en parles plus..!

Beaucoup moins charmante sans publique, se dit le Thül.

Il souleva cependant un sourcil, non pas à cause de cette demande, ni d'un son étrange, plutôt à cause d'un... Manque de son...

...Doucement, il se tourna vers le frontalier à moitié mort, à moitié empoisonné, totalement drogué...

...Il ne tremblait plus.

Inconscient peut-être..?

Non, se corrigea l'homme en voyant ses pouces bouger doucement.


... Sortez. Tous.

Certains tentèrent de résister, mais il les poussa dehors, fermant la porte et la barrant derrière eux.

Il se retourna pour voir une vision d'épouvante ; le jeune homme s'était cassé les pouces et les avaient replacez pour se défaire de ses liens, ce qui était loin de ses capacités normales, surtout dans son état drogué, et il marchait lentement, un sourire particulièrement carnassier sur les lèvres, un regard de prédateur.

Le Thül réalisa alors qu'il était comme un chien sauvage devant un Lynx...

...Complètement surclassé...

...Son seul avantage, le fait que le garçon n'était pas armé, disparu quand une lame sortit de nulle part dans sa main.

C'était insensé! Syles Agarest n'avait jamais maîtrisé le dessin..!

L'homme se souvint alors du ''monstre'' que Giliwyn cachait apparemment en lui... Et dire que son élève en avait un aussi.

Il attrapa sa hache de guerre et grogna. Il vendrait chèrement sa peaux.


'm alive,
I'm alive,
When you're dead inside.

I'm a slap in the face,
To your lullaby,
Got you all tongue tied,
'Cause you're living fuckin' lie my friend...

...I'm alive,
I'm alive,
Well you're dead inside,
I'm your wakeup call,
And you know I'm right,
So make a move,
Let it bleed,
Tear your heart off your sleeve,
But I'm the only one who's gonna save your life...

...I'm the one who's gonna save your life.

I'm the one who's is gonna...

I'm alive,
I'm alive,
When you're dead inside,
I'm a slap in the face,
To your lullaby,
Got you all tongue tied,
'Cause you're living fuckin' lie my friend,
Say it with me...

S'écrasant dans le fauteuil, le jeune homme étudia les regards fixés sur lui, but une gorgée de vin et croisa les jambes.

C'était la première, et seul rencontre que Syles et moi aillons eu avec les ''six célestes''.

Ce satané Thül m'auras donné du fil à retordre, si je n'avais pas eu l'accès aux spires si aisé, à l'époque, j'aurais sûrement succombé.

La greffe as focalisé ma présence dans les spires, mais c'est devenu très difficile d'y marcher, depuis, c'est un peu dommage...

...Enfin bref, le type qu'on as tuer avant de débarquer, et sûrement celui qui nous as empoisonnés, faisaient partit des six célestes.

Si j'étais joueur, je parierais qu'ils prévois un truc énorme que même le domaine n'as pas vu venir...

...Le plus gros problème est qu'ils avaient un mentaï, donc nous sommes complètement incertains de qui nous pouvons croire et à qui faire confiance, il doit y avoir eu une fuite chez les frontaliers pour que l'empoisonneur nous trouvent si facilement.

Je finirais donc en disant que je ne sais pas ce que Syles en pense, mais moi, je crois que les seules personnes à qui l'on peux faire confiance sont présentes dans cette salle...


Il observa d'un oeil fatigué ses compagnons du moment.

Même pour lui, resté ainsi debout, parler autant, avec tout ce poison dans le corps, était fatiguant... Il avait besoin de repos, se dit-il.

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Dim 24 Juin 2018, 15:42

- C’est loin d’être fini, cette histoire, en tout cas, répondit Kaünis en s’installant tranquillement avec un bon morceau de jambon entre les mains. On était tous plus ou moins dans les plateaux d’Astariul.
- Astariul ? Enfer, vous avez fait un bout de chemin…
- Juste un pas,
marmonna Voïmakas en appuyant ses paumes sur ses yeux.
- Ça va, pas la peine de fanfaronner, surtout quand on ne maîtrise pas bien son atterrissage !
- J’ai atterri à l’endroit précis où je souhaitais arriver.


Gil aurait volontiers empoisonné à nouveau cette enflure de mentaï, mais Syles l’interrompit dans son projet d’un ton fatigué :

- Avez-vous déjà entendu parler des six célestes… ?

Le regard dépareillé de Gil se posa sur le jeune homme. Il frissonna malgré lui, alors que des souvenirs peu sympathiques lui revenaient en tête. Bien sûr qu’il en avait entendu parler, il les avait même croisés. Et à en juger par les expressions de Voïki et de Kaünis, c’était un nom qui leur parlait aussi. Mais y avait-il un véritable rapport entre cette organisation et la galère dans laquelle ses amis semblaient s’être plongés ? Ou bien Syles yoyotait-il un peu à cause des effets du poisons mêlés à celui, sans doute pas très sain, de « Lynx » ?

- Mak, tu veux bien aller chercher le vin de noix, troisième latte du plancher en partant de l’enclume vers la gauche, s’il te plaît ?
- Ha ! On dirait que j’arrive au bon moment !
s’exclama Rybris en s’écartant pour laisser passer le garçon.
- Ça va être une longue histoire…
- Ouais,
grogna Gil en se décollant du mur pour venir s’installer sur une chaise, étendre ses longues jambes sur une table basse et croiser ses chevilles. C’est toujours long avec toi, tu sais ?
- Si c’est pour l’interrompre toutes les deux minutes, ça risque d’être long en effet.
- J’trouve pas de verres !
intervint Mak en revenant de son pas claudiquant.
- Pas grave gamin, fit Rybris, on va se passer la bouteille.

Gil surprit le regard assassin que Kaünis jeta à Makeno. Il plissa les yeux et fit signe au garçon de le rejoindre ; il allait falloir qu’il surveille son ancienne apprentie, au cas où elle aurait des idées tordues concernant son fils… Mak se hissa sur les jambes de l’envoleur et s’installa confortablement sur lui. On ne pouvait pas dire qu’il l’écrasait, avec son poids plume, mais il prenait quand même de la place et Gil grogna. Occupé à gigoter pour trouver une position confortable, il ne vit pas que Voïmakas lui jetait un regard curieux. Syles, de son côté, attendait patiemment qu’on l’écoute enfin. Et lorsque le silence fut revenu dans la pièce, tandis que la bouteille ouverte par Rybris passait de main en main, il commença enfin son histoire.


*


La nuit était bien avancée quand le sombre récit de Syles toucha à sa fin. Il avait parlé d’un ton neutre, celui de Lynx, et aucune émotion n’était venue animer son visage. Gil, en revanche, avait bien du mal à contenir sa colère. Depuis qu’il avait appris ce qu’il s’était passé lors du périple de Syles, son jeune apprenti à l’époque, il serrait et desserrait les poings, le regard flamboyant et la mâchoire serrée ; il se fit la promesse de retrouver ces enfoirés et de les massacrer jusqu’au dernier. En prenant son temps. Visiblement insensible à la fureur qui irradiait pourtant de l’envoleur, Mak s’était assoupi, bercé par la voix linéaire de Syles. Voïmakas avait retrouvé des couleurs, preuve que le dosage de Kaünis était le bon et que le vin de noix était essentiel, mais Syles semblait épuisé. Sa personnalité cynique, née de la barbarie d’hommes sans honneur, devait lui pomper beaucoup d’énergie.

- … je crois que les seules personnes à qui l’ont peut faire confiance sont présentes dans cette salle…
- Hahaha,
ricana Rybris. Je suis même pas certain de me faire confiance moi-même.

Gil ignora cette remarque et tourna la tête vers Voïmakas.

- Est-ce qu’un truc gros comme ça peut vraiment échapper au Domaine ?
- Non. On connait les six célestes. On a déjà fait affaire avec eux par le passé.
- … et ?
- Et on fait affaire avec eux en ce moment. Du commerce d’armes, principalement. Il y a un dispositif sécurisé qui est mis en place pour contrôler…
- Alors la fuite vient du dispositif,
fit Gil en se tournant vers Syles. Pas des Frontaliers.
- L’un n’exclut pas nécessairement l’autre,
fit remarquer Rybris. Et si c’est le cas, on risque de se retrouver avec cinq célestes en colère dans les pattes. Personnellement ça ne me dérange pas, suffit de trancher dans le tas. Mais…
- On doit d'abord découvrir ce qu’ils préparent,
acquiesça Voïmakas. Et qui est la taupe.

Gil observa Syles et secoua la tête.

- D’accord, mais pas ce soir. Y’en a qui ont besoin de repos, là. A mon avis, on devrait être tranquilles cette nuit si on reste à l’abri dans la forge, mais on ne sait jamais… Je prends le premier tour de garde.

Il se leva en faisant de son mieux pour ne pas réveiller Mak, qu’il emporta dans sa chambre et allongea dans son lit. Il ôta délicatement la prothèse et remonta le drap jusqu’à son menton, puis passa doucement la main dans ses cheveux en bataille, avant de quitter la pièce sur la pointe des pieds. Il passa devant le salon sans s’arrêter et alla s’installer dehors, sur les marches du perron. Il fallait qu’il réfléchisse un peu à la situation. Résumons. Un : Syles et Voïki se sont fait remarquer par les six célestes en tuant l’un d’eux. Deux, les six célestes, qui ne sont désormais plus que cinq, mais avec toute une organisation derrière eux, préparent un sale coup. Trois : quelqu’un les renseigne et ce quelqu’un est peut-être un membre du Domaine. Quatre…

- Il te ressemble.

Gil répondit à la remarque anodine de Voïmakas par un signe grossier à son encontre, mais bien sûr le Mentaï l’ignora et s’assit à son tour sur les marches.

- Alors comme ça, Naïs et toi…
- Pas envie d’en parler.
- Moi non plus. C’était juste pour…
- Me faire perdre le fil de mes pensées ?
- … te remercier.


Pour le coup, Gil resta coi. Voïmakas en profita donc pour enchaîner :

- Quand Syles et moi avons été empoisonnés, je n’ai eu qu’une poignée de secondes pour réfléchir à notre destination. Et la première option qui m’est venue à l’esprit c’est une des confréries. Mais quand Syles m’a regardé, j’ai lu dans ses yeux qu’il y avait une personne, dans tout ce foutu empire, une seule personne capable de nous sauver. C’était toi.
- J’ai fait que la moitié du boulot.
- Ma fille a beaucoup appris à tes côtés.


Gil grogna. Sa façon à lui d’accepter un compliment, sans doute.

- La prochaine fois que vous me tombez dessus par surprise, je vous achève moi-même.
- Si ça peut te faire plaisir de le croire…


Le silence s’installa entre les deux hommes. Gil posa ses coudes sur une marche, dans son dos, et rejeta la tête en arrière pour sonder le ciel nocturne. Il pouvait encore échapper à cette galère. Il y avait Mak, après tout, et ils venaient tout juste de se retrouver, ce n’était pas pour se séparer à nouveau… Pourtant, Gil était incapable d’envisager la fuite. Une première ! Enfin, non, pas vraiment ; dernièrement, il s’était plutôt illustré en ne renonçant pas à ses principes. Giliwyn SangreLune ne faisait plus marche arrière. Surtout pas lorsqu’un membre de sa famille était menacé. Or, il y avait bien longtemps qu’il considérait Syles comme un frère. Rien que de songer à ce qu’il avait enduré par le passé, et plus récemment, il enrageait littéralement. Qu’on le lâche en présence des responsables et ce serait violent…

Très, très violent.

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Lun 25 Juin 2018, 21:18

Les six Célestes.
Oh, pire qu'en avoir entendu parler, elle avait eu affaire à eux, quand Syles avait disparu. C'était l'un de ses objectifs, de se retrouver contre l'un d'eux - au moins - et de s'y mesurer. Clignant des paupières, l'Envoleuse laissa son regard voguer sur la pièce, scrutant les expressions faciales des gens autour d'elle.
Gil avait fait une grimace, Rybris avait poussé un petit soupir, son père levé les yeux.

Quand le vin de noix arriva, Kaünis attrapa la bouteille la première.
Puis, lorsque Syles - Lynx - commença son récit, elle ne se retint pas : elle alla se blottir contre lui.

Et alors qu'il racontait son histoire, les souvenirs remontaient à sa mémoire. Blottissant sa joue contre son pectoral gauche, elle poussa un soupir. Ferma les yeux.

*

Elle voit la salle dont Syles parle. Avec une myriade de détails insignifiants. Elle se souvient du nombre de pavés entre la croix de torture et la porte menant à la celulle. Cinquante-deux.
Elle se souvient de l'étagère au bois poli et craquelé, vieux mais qui sentait le sang et le métal, à sa droite. La sensation des chaines qui irritaient les poignets. La forme de la croix, dans le dos, obligeant le détenu à se cambrer exagérément.

La nana en cuir. Au regard miroitant.
Elles auraient pu être amies... Si elle n'avait pas décidé de l'embrasser.
Un rituel, il paraissait.

Plus de rituel.

Parce qu'elle lui avait glacé les lèvres, et cette connasse s'était enfuie en hurlant. Un sourire mauvais étirait les lèvres de l'Envoleuse, elle redressa le menton.

- Besoin d'un petit remontant ?
Le regard de Kaünis balaya la pièce pour trouver la silhouette emmitouflée dans les ténèbres. Un grand homme rachitique, mais pas si vieux que ça. Elle ne pipa mot, se contenta de le fixer avec un sourire mauvais.
- Évidemment tu ne vas rien dire. Mais j'ai de quoi t'empêcher de faire tes tours de passe-passe. On est bien contents que tu sois venue toute seule, ça nous a évité de te chercher...
Elle leva les yeux au ciel.
- Lâche.
Il s'approcha lentement.
- Non, prudent. Elle ne put s'empêcher de glousser.
- Lâche... murmura-t-elle du bout des lèvres, un sourire machiavélique étirant ses traits.
- Je n'entrerai pas ton jeu...
- Oh, quel dommage...
son ton était parfaitement condescendant.
Un grincement retentit dans la pièce presque vide, résonnant de manière stridente à leurs oreilles. L'homme scruta l'espace autour de lui, cherchant d'où venait ce son...
Avant de se tourner vers sa victime, qui avait ce sourire démoniaque accroché aux lèvres. Il fronça les sourcils, incertain de...
- Mm ?
Il la vit se cambrer brutalement, se laissant tomber complètement sur les boucles métalliques de ses poignets - elle se tenait sur le bout des pieds juste avant. Le métal céda dans un éclat blanc, et l'homme sursauta en reculant précipitamment.
- Que..?
- Pas assez prudent, petit chou. Et pas au courant des lois de la physique, apparemment.

Elle bondit.


*

- Je finirai donc en disant que je ne sais pas ce que Syles en pense, mais moi, je crois que les seules personnes à qui l'on peux faire confiance sont présentes dans cette salle...

Un soupir franchit les lèvres de Kaünis, mais elle ne dit rien. Pas devant son père, pas devant Gil non plus. Et d'ailleurs, ils sortirent tous les deux, tandis que Rybris entrainait Makeno faire un truc - ouais, loin d'elle.
Se tournant vers Syles, elle déposa un léger baiser sur le haut de sa mâchoire.

- Les Six Célestes ne sont donc plus que quatre... A part s'ils les remplacent.
Elle cligna des yeux, donnant soudain un sens tout particulier à ce que l'homme lui avait dit. On est bien contents que tu sois venue toute seule, ça nous a évité de te chercher...
Secouant la tête, l'Envoleuse poussa un soupir.
- Allons nous reposer.

*

Le lendemain, elle était levée à l'aube, bien avant tout le monde dans la maison. Le silence régnait, endormi, et elle s'habilla rapidement pour aller s'entraîner.
Mais alors qu'elle poussait sans bruit la porte d'entrée, une main attrapa son short.
- Je peux venir ?
Elle croisa le regard bicolore de Makeno, caressant du bout de son esprit l'alléchante envie de lui casser trois doigts. Mais elle secoua la tête, et prit une grande inspiration.
- Tant que tu fais pas chier...

Il prit ça pour un oui.
Évidemment.

Elle était en train de terminer ses exercices pour la sangle abdominale, montant et descendant les genoux sur son buste en étant suspendue par les mains, quand Makeno, jusque là silencieux, ne put plus retenir sa langue.

- Pourquoi tu fais tout ça ?

Elle changea ses prises pour avoir la branche tenue en supination, et commença des mouvements très lents de coups de pieds relevés au niveau de son menton. Tout son buste brûlait, ses épaules, ses bras. Elle tremblait, elle suait, mais elle ne répondit pas.

D'ailleurs, quelqu'un s'en chargea à sa place.

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Sam 30 Juin 2018, 06:50

Parce que tu va le faire aussi.

Le jeune garçon sursauta, contrairement à Kaünis, il n'avait pas repéré l'approche silencieuse de Syles, puis le fixa un instant, l'air de se demander ce qu'il voulait dire par sa réponse...

...L'envoleur se contenta de poser son regard sur l'enfant et celui-ci hocha vivement la tête, fit deux pas sur le côté, et tenta de refaire les mouvements de l'envoleuse tant bien que mal.

Surtout mal, puisqu'il ne réussit pas à attraper la première branche, qui était quand même haute.

Quand Syles soupira en se disant qu'il allait devoir l'aider, cela dit, le garçon s'élança, courra dans la direction opposée malgré sa jambe de métal, fit un 180 et couru aussi vite qu'il put vers l'arbre, sauta, y prit pied, poussa de ses jambes...

...Et attrapa la branche en soufflant un bon coup.

Le sourcil gauche du jeune homme se souleva malgré lui.

Il ne lui avait pas apprit ça et il était à peu près sûr que Dil'Duran non plus...

...Mais c'était un Sangrelune, et par la dame, cette famille savait comment impressionner.

Il commença à tenter sa chance, remontant ses genoux jusqu'à son menton avec difficulté. L'envoleur s'apprêtait à aller parler un peu à Kaünis, mais stoppa net dans son mouvement.

Dix présences, à moins de 200 mètres et avançant rapidement.

Le groupe du jour précédent ne devait être que des éclaireurs, et ça ce n'était pas bon se dit-il, il n'avait pas assez récupéré pour réitéré son petit tour de passe passe et même s'il le pouvait et qu'ils parvenaient Gil, Rybris et Voïmakas, ils seraient encore à deux contre un, pas particulièrement bon si ces hommes étaient plus forts que ceux d'hier.

Cents mètres, se dit-il en voyant Kaünis, pas plus énervé que ça comme d'habitude, se laisser tomber de sa branche, prête à en découdre.

Makeno s'arrêta dans son exercice, se demandant ce qu'il se passait, tant et si bien qu'il se déconcentra et ses mains glissèrent.

Là où sa chute aurait dut faire mal, cela dit, il se sentit à la place soulevé par les aisselles alors que Syles se retournait vivement en détectant une présence qui n'existait pas trois secondes plus tôt.


Youpla! Attention par là, faut rester concentrer!

La femme qui venait de parler devait avoir à peu près son âge, se dit l'envoleur en l'observant, elle portait des drôles de vêtements, asymétriques comme pas deux avec un pantalon dont la jambe gauche était longue mais la droite était courte et laissait place à un drôle d'amalgame de cuire et de métal, une genre d'armure faite pour ajouter un peu de ''oomf'' aux coups de pieds, à première vue, sa blouse à moitié fermée à peine laissait presque paraître ses seins et elle ne semblait pas s'en formaliser le moins du monde alors qu'elle déposait le garçon par terre et le poussait vers Syles, ses longs cheveux bougeant un peu dans le vent d'après midi.

Elle lui rappelait quelqu'un, mais il n'était pas sûr de qui, se dit-il alors qu'elle lui fit un clin d'oeil doré - Comme lui et Syndrell, se dit-il - et leva les mains en signe de paix.


Repos, vous deux, je suis pas là pour causer des problèmes, je viens juste rendre un rapport..!

...Mais je vais m'amuser un peu, si vous le permettez.


Ses yeux devinrent plus petit à cette dernière phrase, un léger sourire rappelant celui de Kaünis, prédateur mais une pointe charmeur, se présenta sur ses lèvres et elle disparut comme elle était arrivée.

Dessinatrice..?

Il entendit le cris d'un des dix hommes d'abord, puis détecta un changement dans la formation de ceux ci, dans les arbres, à peine trente mètres plus loin.

L'envoleur réalisa que, même à dix contre une, cette fille était en train de complètement terrorisé ses assaillants, l'un d'eux tenta de se sauver vers eux, apparu à peine dans son champ de vision quand quelque chose de long et petit, pas très épais, lui attrapa la gorge, puis les jambes, pour le tirer vers l'arrière et probablement le tuer dans un cris inhumain qui fit ronronner Lynx, au fond de son crâne.

À peine deux secondes plus tard, l'étrangère approchait par le même chemin que l'homme avait tenté d'utiliser.

Sans une seule égratignure, mais la main et le bras gauche couverts de sang jusqu'au coude, avec des éclaboussures sur le visage.

Elle tenait quelque chose que Syles identifia quand elle le lança derrière elle en sifflotant doucement.

C'était un coeur humain.

L'envoleur fixa Kaünis une seconde en se corrigeant en pensées.

Pas qu'une dessinatrice...

...Une Mentaï.


Don't lie close to the bed edge,
Wolves howl at the moon,
Wolves howl at the moon...

Hurry and fall asleep now,
Or the boogeymen will come for you...

Don't lie close to the edge of the bed,
Wolves howl at the moon,
Wolves howl at the moon...


Rybris pris une gorgée du scotch qu'il tenait.

Giliwyn, à sa gauche, étudiait une carte, il lui avait expliqué qu'il voulait reconstruire une maison pour Makeno et lui, l'ex envoleur se serait posé des questions sur pourquoi il lui racontait ça si Sangrelune n'avait pas dit presque tout de suite après qu'il voulait se procurer les matériaux plus difficiles, tel les pierres pour la fondation, sans laisser de traces.

Le dessinateur lui avait ensuite refilé une demi douzaine de contactes plus ou moins douteux qui pourraient lui trouver des matériaux de bonne qualité et les livrés, le tout de façon totalement intraçable.

L'envoleur avait deviné que l'homme s'était battit plusieurs refuges, au travers de l'empire, tout au long de sa cavale loin des forces à la fois du chaos et de l'ordre.

Cette conversation terminée, le père de Makeno avait commencé à penser, devant la carte de Dil'Duran, à l'endroit où il bâtirait le tout.

Puis il y avait eu une tempête.

Pas physique, mais bien psychique, tant et si bien que Giliwyn, qui n'était pourtant pas la cible de tout ça, se retourna quand même en sentant la pression dans sa tête que cette explosion, dans les spires, avait lancer.

Le père de Syles se contenta de se pencher vers l'avant en chantant doucement une vieille berceuse un peu étrange, puisqu'au lieu d'être douce, elle était plutôt effrayante, menaçant au lieu d’apaiser.

Une berceuse de ce style aurait été dans son élément au domaine, se dit il en souriant légèrement une seconde avant qu'un Voïmakas évidemment pas très content n'apparaisse devant lui sans prononcer un mot.

L'homme arrêta la berceuse à peine une seconde, le temps de lever les yeux vers son vieil ami.

Oui, ils avaient fait le serment de ne pas la présenter à Syles, ils s'étaient aussi mis d'accord pour ne pas l'employer quand ils étaient surveillés par le domaine, de la garder pour rechercher les membres de cette fameuse faction qui semblait travailler contre à la fois le domaine et le fils et la fille des deux amis.

De s'en servir comme d'une arme secrète contre eux une fois le moment venu, car si Voïmakas était loin d'accorder sa confiance entière à Rybris, il savait qu'il n'était pas un traître, ou du moins qu'il ne voulait pas usurper le pouvoir sur les forces du chaos.

L'échange non verbal dura moins d'une seconde.

Puis le Mentaï disparu comme il était apparu.

Rybris s'écrasa de nouveau dans son fauteuil, bien au fond, et recommença sa berceuse sous l'oeil observateur de Gil, qui devait sûrement se demander ce que tout ça voulait dire, se dit l'homme un instant avant que l'envoleur ne se lève d'un bond et s'élance vers la sortie.

Alors même de si loin, il avait détecté l'avance des dix hommes..?

Impressionnant...

...Mais il était déjà en retard pour les festivités.


From the swamp he will come,
To take children whom wrong have done...

Don't lie close to the bed edge,
Wolves howl at the moon,
They have sworn an ancient pledge,
Hurry and fall asleep soon,
Or before long you'll be found dead...

The boogeymen


(John Wick - Baba Yaga / Babayka
Modified rendition of Bayu bayushky bayu,
Modified further for plot reasons)

La jeune femme arrivait enfin à une dizaine de mètres d'eux quand Voïmakas apparu à la droite de l'envoleur qui sauta sur sa gauche par réflexe - On était jamais assez prudent avec les pas sur le côté soudains - et se demanda sérieusement pourquoi plus personne ne pouvait marcher, au lieu de constamment apparaître de nulle part.

La jeune femme aperçu Voïmakas et se dirigea droit vers lui, faisant une petite révérence à un mètre de lui avant de lui tendre un petit livre relié de cuir.


Le rapport sur mes récentes trouvailles, j'ai aussi une liste des cachettes connues des six célestes à la dernière page.

Le mentaï attrapa le journal, mais sembla plus... Tendu... Qu'à son habitude, se dit Syles en soulevant un sourcil alors que Gil arrivait au pas de course, ralentissant, suivi de près - mais pas trop - par Rybris qui sifflotait doucement.

Y avait-il autre chose que je puisse faire pour l'instant, ou suis-je libre pour la journée..?

Rybris, croquant dans une pomme comme l'enfoiré qu'il était, se dit son fils, s'approcha alors en apostrophant le Mentaï.

Allez, ne soit pas si froid, Voï, t'étais d'accord pour que ce soit toi, le ''maître'' officiel, à l'époque.

Maître..? De qui? Elle?

Oh ta gueule, papa.

Ouep, bien dit, parce qu'il y avait trop d'informations qui étaient incomplètes là et ça-- PAPA!? COMMENT PAPA!?

Syles se tourna vers Rybris avec un air de questionnement évident alors que celui-ci jetait le coeur de sa pomme.


Bon ben l'effet de surprise est foutu, Kaünis, Giliwyn, Syles, je vous présentes Shailey, un peu mon apprentie, un peu celle de Voïmakas, elle est en quelque sorte une espionne à qui j'ai appris la chanson hors du domaine pendant que notre cher Voïki, lui, lui apprenait ça à l'intérieur du domaine, un de nos outils pour espionner un peu ceux qui sont intouchables par les chaînes ''normales'' du chaos...

...Ah oui, et c'est la soeur jumelle de Syles.


Le sourire de son père ne fit qu'ajouter à la rage que Syles ressentait, parce que l'homme avait encore garder un secret qui le touchait...

...L'homme, lui, semblait trouver le tout divertissant.


At the end of the day, if I can say I had fun, it was a good day.

-Simone Biles-

Blahblahblah, soeur, blahblah jumelle, j'ai dis ta gueule ou bien j'te fait bouffer ton trognon de pomme..!

Syles se retourna vers la jeune femme, maintenant qu'il l'observait bien, elle avait les mêmes yeux, des cheveux longs et noirs, un éclat blanc argenté à gauche... C'était son portrait craché, sans la barbe, les cheveux longs et changé de sexe, réalisa-t-il.

Elle, elle l'observa à peine, se contentant de s'étirer longuement.

Le jeune homme était bien sûr surpris d'apprendre qu'il avait une soeur, encore plus une jumelle dont sa mère ne lui avait pas parler, mais surtout, il ne pouvait s'empêcher de se demander...

...Avait-elle un ''Lynx''..?


* Nah, moi j'ai pas b'soin d'un supposé ''monstre'' pour être tarée, désolée de te décevoir. *

L'envoleur souleva un sourcil. Donc elle décidait de s'inviter dans son crâne..? Lynx, au fond du dit crâne, grogna simplement et la communication coupa.

Donc, au moins, lui pouvait la repousser, bien, il aimait pas beaucoup ce genre de communications.

Ça, il n'avait pas prévu, dans ses plans, se dit-il en se pinçant l'arrête du nez.


J'avoue que c'était idéal... Rina voulait un fils pour perpétuer sa lignée, et moi je voulais quelqu'un pour perpétuer ma façon de faire, en plus on cherchaient un plan à long termes, avec Voïmakas.

Des jumeaux, c'était parfait, ni vu ni connu... Pour faire simple, Shailey n'existe pas, officiellement, elle est littéralement un fantôme, autant pour l'empire en général que pour le domaine...

...L'arme parfaite pour combattre un ennemi invisible.


La jeune femme soupira, avança d'un pas sans rien dire... Et attrapa le trognon de pomme pour s'élancer vers Rybris à toute vitesse, faisant un court pas sur le côté au dernier moment pour feinter avant de lui enfoncé dans la bouche d'une main, ce qui causa à celui-ci, surprit, de s'étouffer en se tenant la gorge des mains.

T'étais pourtant prévenu...

Syles ne put s'empêcher de déglutir difficilement.

Il l'avait à peine vue bouger, tellement elle avait été rapide.

L'envoleur réalisa alors une chose : Il avait encore plus envie d'affronter Voïmakas désormais... Si c'était ÇA le niveau de son élève... Et bien, se dit le jeune homme, il voulait apprendre à se battre contre le maître.


Harmony belief,
Common thief,
When they get caught they won't go free,
A brand new knife and a finders fee...

...Standing on the edge of a revolution...

Same shit,
Different day,
Can't keep fed if I can't get paid,
We'll all be dead if the shit don't change,
Standing on the edge of a revolution...

...Yeah, we're standing on the edge of a revolution...

...Revolution.

HRP:
 

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Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
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A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
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Corrupting all.
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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Ven 06 Juil 2018, 20:49

- Je sens pas cette histoire…

Gil n’aurait pas réagi outre mesure si le ton de Voïmakas n’avait été aussi troublé. Il tourna légèrement la tête pour observer le profil du Mentaï qui, plongé dans ses pensées, scrutait sans bouger les ténèbres épaisses qui s’étendaient devant lui. Il était raide, tendu, sur le qui-vive ; sans vraiment bien le connaître, Gil pouvait affirmer que cette attitude n’était pas ordinaire et qu’elle signifiait la gravité de la situation. Si un type aussi puissant que lui avait mal aux tripes, c’était pour une bonne raison. Et ça n’augurait rien de bon. L’envoleur se renfrogna, mais il ne s’enfonça pas dans la déprime qui l’avait habité ces derniers mois : Lë et Khia avaient fait du bon travail sur son moral…

- Bah, on a de l’énergie à revendre. Enfin, ceux qui n’ont pas fait une petite overdose de poison aujourd’hui.
- J’en reviens pas que tu aies réussi à survivre à la Silencieuse.
- Moi non plus ! Mais j’ai eu de l’aide sur ce coup-là.


Ce fut au tour de Voïmakas d’observer son interlocuteur du coin de l’œil.

- Le loup solitaire a donc des amis sur qui il s’appuie de temps en temps ?
- Navré de casser le mythe…
- Les rumeurs sont tenaces, tu auras toujours la réputation d’un connard de première, va !


Pour la première fois depuis l’arrivée inopinée des deux empoisonnés, Gil esquissa un petit rire. Ce simple détail cassait bien plus son image d’homme taciturne et solitaire que le fait d’avoir des amis, mais il ne s’en rendit pas compte ; il se disait seulement qu’il avait appris à aimer cette image de connard qu’il renvoyait depuis des années. Il savait désormais que c’était une facette de sa personnalité largement dominante, et qu’elle n’excluait pas ses élans de gentillesse, ainsi que l’avait rapidement découvert Khia ; en fait, il commençait à comprendre un peu de quel bois il était fait. Un bois meurtri, couvert de cicatrices et de brûlures, tout cabossé de partout et pourtant incroyablement solide. Il poussa un long soupir et s’étira davantage, appréciant la fraîcheur du soir quand la jungle était faite d’une chaleur humide franchement désagréable. Une heure s’écoula ainsi, puis une autre ; les deux hommes échangeaient parfois quelques mots, chacun maniant l’ironie avec l’adresse qui lui était propre, et Gil découvrit non sans surprise à quel point Voïmakas aimait sa fille. Il ne le montrait pas, il ne le formulait pas franchement mais lire entre les lignes n’était pas difficile, et l’envoleur ne put s’empêcher de ressentir une pointe d’envie à son égard. Tu as vu ta fille grandir, et choisir une voie qui la place largement au-dessus de bien des hommes sur cette terre… D’accord, c’est une psychopathe doublée d’une chieuse, mais quand même… Tu es fier d’elle. Est-ce que c’est ça, être père ? Cette expression un peu béate chaque fois qu’on prononce le nom de son gosse ? Ce regard qui scintille et qui dit tout ? Et puis, alors que les minutes s’égrainaient lentement au son des bruits nocturnes et pas franchement rassurants de la jungle, une main se posa sur l’épaule de Gil.

- Allez pioncer, je prends la suite.

Rybris avait dégoté une cruche à anse, dans laquelle il avait passé les doigts, et semblait un petit peu ivre ; néanmoins les deux hommes se levèrent sans demander leur reste. Ils avaient confiance en lui. Du moins en ses capacités. Gil traversa la forge silencieuse. Cet endroit ne dégageait pas le même effet lorsque son maître était absent. Il se faufila dans la pièce où Mak dormait à poings fermés et se laissa tomber sur la paillasse qu’il avait installée à côté de celle du garçon. Assis en tailleurs, il le regarda pensivement, fasciné par la sérénité dessinée sur les traits de l’enfant. Tu n’as plus de maman, ton frère est introuvable et ton père ne vaut guère mieux… Comment fais-tu pour dormir aussi paisiblement ? C’était un secret et il fallait bien qu’il s’en contente, alors il s’allongea doucement.

Mais le sommeil lui échappa longtemps.


*


- Rybris, ce que je fais c’est juste un croquis. Et ce croquis correspond à l’idée que je me fais de ma maison. Alors arrête de me parler de cave à vin et de salle de bain à double étage : j’en ai rien à carrer, pigé ?

Gil s’était levé d’assez bonne humeur, étant donné la situation actuelle, mais son moral devenait de plus en plus maussade alors qu’une migraine lui vrillait les tempes depuis plusieurs minutes déjà ; alors Rybris, avec ses commentaires inutiles, commençait à l’agacer fortement ! Voïmakas apparut soudain et Gil, qui traçait un trait sur sa feuille, plissa les yeux. J’ai pas l’air assez occupé pour qu’on me foute la paix, là ? Pourtant, ce fut bien le silence qui l’obligea à lever la tête au bout d’une minute. Il découvrit les deux hommes en train de se scruter mutuellement et devina une conversation mentale. Dans un haussement d’épaules, il se remit au travail. Si ça ne le concernait pas, tant mieux ! Voïmakas disparut comme il était apparu et Rybris, avachi dans le fauteuil, se mit à chantonner un genre de berceuse qui faisait presque froid dans le dos. Gil hésitait entre le faire taire d’une aiguille dans le gosier ou l’assommer d’un bon coup de pied dans la tronche quand tout à coup, il réalisa que Mak n’était pas là. Et là, il se produisit quelque chose en lui qu’il ne connaissait pas, quelque chose de terriblement nouveau – de terrible tout court, en fait.

Il flippa.

Il flippa comme flippe un papa.

Abandonnant ses plans, il fonça hors de la forge.


*


Ils n’étaient pas très loin. Gil repéra immédiatement Makeno, juste à côté de Syles tandis que Kaünis et lui regardaient une femme qui arrivait dans leur direction. Concentré sur son fils, Gil ne lui prêta pas grande attention. Il remarqua que Mak était griffé au visage et que des feuilles étaient accrochées dans ses cheveux, mais l’air extatique du gamin étouffa son inquiétude en un clin d’œil.

- Ça va ?
- Gil ! T’as tout raté ! Y’avait Kaünis qui s’entraînait alors j’ai voulu voir et puis Syles m’a dit que j’allais faire aussi alors j’ai essayé mais c’était compliqué du coup j’ai couru et avec l’élan c’était bon et après la fille elle est arrivée et elle a flanqué une dérouillée aux sales types et ensuite…


Comme toujours il fallait faire le tri, mais Gil commençait à comprendre comment fonctionnait le garçon – et à communiquer avec lui. Il tourna la tête vers l’inconnue qui s’était plantée à quelques pas d’eux et haussa un sourcil. Attends une minute… Des cheveux sombres tranchés d’argent ? Des yeux dorés qui vous sondent et vous transpercent jusqu’à l’os ? Un air excessivement dangereux et sympathique tout à la fois ? Il connaissait ! Ou plutôt il reconnaissait. Mais c’était trop étrange pour que l’idée se fasse vraiment jour dans l’esprit de Gil. Il fallut que Rybris, qui l’avait suivi comme son ombre ou presque, dévoile enfin l’identité de la jeune femme pour que l’évidence éclate. Shailey. La sœur jumelle de Syles. Est-ce que le monde peut survivre à ces deux-là ?! Soufflé mais silencieux, Gil jeta un coup d’œil en direction de son ancien élève. Le visage de Syles était le reflet du chaos d’émotions qui s’agitaient en lui. Gil secoua lentement la tête ; sans doute avait-il fait la même tronche de six pieds de long en apprenant qu’il avait un frère – et que ce dernier ne vivait que pour le tuer… Il reporta donc son attention sur la nouvelle venue et l’étudia plus attentivement. Physiquement c’était Syles, mais en version féminine et le résultat n’était pas mal du tout. Ce qui attirait l’attention toutefois, c’était cette aura dangereuse dont elle était enveloppée. Cette fille-là n’était pas à prendre à la légère. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle venait faire là ?

Rybris fournit plus ou moins la réponse : pouline de Voïmakas (et de lui-même), elle possédait tous les atouts pour mener une petite vendetta de l’ombre. De quoi faire pâlir les plus méchants tarés de l’empire. Y compris les Célestes. Cependant, Rybris ne parvint pas au bout de son explication : Shailey démontra ses capacités en agissant tellement vite que Gil sursauta légèrement. Il éclata de rire en voyant Rybris s’étouffer avec son trognon de pomme.

- Alors ça c’est tellement bon que j’en redemande ! Et bienvenue dans l’équipe ! Tape-m’en cinq !

Il leva la main et elle devait être aussi folle que le reste de sa famille, parce qu’elle leva son bras et claqua sa paume contre la sienne. Puis elle se pencha vers lui et scruta ses yeux dépareillés :

- Aaah c’est toi SangreLune ! Depuis le temps que je veux te croiser ! Il y a tellement d’histoires qui courent à ton sujet par chez nous ! C’est vrai que tu as fichu le feu au Domaine lors de ton premier cours ?
- C’était pas ma faute,
grommela l’intéressé sans tenir compte du regard noir que lui décocha Voïmakas.
- J’ai fait exploser le bureau de Voï.

Gil se tourna vers le Mentaï, les yeux brillants :

- Pourquoi vous me l’avez pas refilée comme élève ??
- T’étais trop occupé à jouer au con de l’autre côté de l’empire,
rétorqua Rybris d’une voix un peu rauque après avoir autant toussé. Bon, on retourne à la forge ? Non parce que ça pue le danger ici. Les corps vont attirer les bestioles de la jungle.

En réponse à sa remarque, un puissant rugissement retentit. Il était encore loin mais nul ne se faisait d’illusions : il valait mieux s’éloigner. Gil poussa Mak devant lui.

- Passe devant, champion. On te suit.

Ils se mirent en route. Comme Kaünis était proche de lui, Gil en profita pour se pencher vers elle et lui demander à voix basse :

- T’étais au courant pour la frangine de Syles, toi ?

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Lun 01 Oct 2018, 20:32

- T’étais au courant pour la frangine de Syles, toi ?

Le regard noir qu’elle décrocha à Gil valait toutes les réponses du monde.
Mais en vrai, dans sa tête, c’était le vide. Total. Celui juste avant la tempête ; quand toutes les feuilles s’immobilisent dans l’air ; quand le monde retient son souffle.

Oh, elle n’en avait rien à carrer de cette nana, en vrai. Plus précisément, elle lui semblait vraiment cool et sympathique, et elle avait très envie de faire sa connaissance. D’apprendre des techniques qu’elle ne connaissait pas, de se battre contre elle pour repousser ses propres limites, chercher des solutions pour développer son instinct de contrer les trucs qui arrivaient de l’Imagination.
Parce qu’elle savait qu’elle en avait ; son père le lui avait dit quelques mois plus tôt. Sans doute pour ça, d’ailleurs, qu’elle avait pu échapper à Fried et aux autres Mentaïs qui lui en voulaient.

Oh, elle n’avait aucun pouvoir d’y accéder ; elle était folle tranquille d’elle-même ; mais sans doute d’avoir grandi avec l’un des Mentaïs les plus puissants avait exacerbé sa perception de ce genre de choses.

Non, ce qui venait de faire taire le chaos de son esprit, c’était une petite phrase. Presque innocente.
« Allez, ne soit pas si froid, Voï, t'étais d'accord pour que ce soit toi, le ''maître'' officiel, à l'époque. »
Et alors qu’ils marchaient, et que tout le monde papotait, le regard marécageux de Kaünis volait entre Rybris et son père. S’attardait sur son père.

Est-ce que cette nana savait que Voïmakas était son père ? Est-ce qu’elle allait tenter de le protéger ?
Envahie d’une colère froide et rampante, Kaünis prit une inspiration, avant de souffler lentement. De la buée se forma devant son visage, et elle ferma les yeux un instant.

Quand elle les ouvrit, elle croisa le regard de Shailey.
Elles échangèrent un regard amusé, froid, mauvais. Une étincelle passa dans le regard de Kaünis : donc elle n’était pas encore arrivée à prendre le Mentaï par surprise ? Héhé. Elles pouvaient commencer les réjouissances.

Lorsque Voïmakas tourna la tête, enfin, vers Kaünis, cette dernière planta son regard dans le sien.
Sa colère flamboya.
Elle souffla puissamment par la bouche, expirant sa Greffe hors de son corps. Ça lui rappela la bataille de boules de neiges, un instant, avec Syles. Se concentrer sur ce qui pouvait être gelé ; l’humidité dans l’air. Une ligne de glace se découpa devant elle, long cône hostile, pointé vers le cou de son père.

Celui-ci s’immobilisa une seconde avant que la pointe n’atteigne sa peau.
Coulant un regard vers Kaünis, il avait cette lueur dans le regard qu’elle ne lui connaissait pas ; cela fit rayonner ses émotions soudaines autour d’elle et le long pic de glace s’effondra sur le sol où il explosa en mille et une étoiles de glace.

- Je veux te parler, Papa. Sa voix était aussi froide que le gel qui s’était formé sur le sol autour d’elle. Tout le monde se contenta de s’éloigner en pressant le pas, sauf peut-être Syles et sa sœur. Le regard qu’elle échangea avec son amant lui demander de la laisser seule ; mais Shailey pouvait rester si ça lui chantait.

- Kaünis…
- Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?
le coupa-t-elle brutalement.
Le Mentaï poussa un soupir, et échangea un regard avec son apprentie – enfin, ancienne apprentie.
- Pour tout un tas de raisons.
Kaünis prit une grande inspiration, et se tourna vers l’autre femme.
- J’ai absolument rien contre toi, au contraire ! Je suis juste… Elle chercha ses mots un instant, avant de murmurer du bout des lèvres : jalouse… ?
Voïmakas voulut s’avancer d’un pas, Kaünis tendit une main devant elle en secouant la tête.
- Pff. J’suis pourrie gâtée. Sérieux. Désolée, Shailey. Mais j’ai demandé une grande partie de ma vie à mon père de m’apprendre ce qu’il savait, et il a toujours été trop vague.

Soudain silencieuse, Kaünis s’arrêta, son regard naviguant de l’un à l’autre.
- Désolée, Papa. Toute sa colère s’était envolée. Elle cligna des paupières, une fois, avant de marmonner J’ai besoin de courir.
Hochant la tête pour elle-même, elle fit volte-face.

En fait, elle voulait juste rejoindre Syles. Se blottir dans ses bras.
Savoir ce que lui, en pensait.

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Mer 03 Oct 2018, 06:33

Al-Mar.

Syles avait entendu parler de ce village, supposément l'un des six ''Paradis des mercenaires'' cachés par ci par là en Gwendalavir, des villages entre le mythe et la réalité, dont l'existence était plus ou moins incertaine, où la force et la renommée, la victoire, dictait qui détenait le pouvoir.

Les mercenaires qui y résidaient étaient généralement parmi les plus grand, ils y cachaient leur famille afin d'éviter toute représailles de quiconque.

La seule façon de trouver l'un de ces villages ; Connaitre quelqu'un qui montrerait le chemin.

Ou bien torturer quelqu'un qui connaissait le chemin, se dit l'envoleur en apercevant la première maison, il avait demander un petit pas sur le côté à son père, question d'être pro-actif pendant que Kaünis parlait au sien et... À sa soeur, se dit le jeune homme en grognant de façon sangrelunesque.

Certaines personnes l'observaient quand il passait, sûrement parmi les plus vieux qui se demandaient qui était ce nouveau venu.

Il s'était changé, mais avec ses vêtements de cuir noir, souples et ne semblant donner qu'une protection très limitée, il ressortait beaucoup du paysage, entre tout ces mercenaires en armures de cuir, de métal pour certains.

Il était, au fond, le seul qui aurait passé inaperçu dans une ville normale, se dit-il.

Son armure de guerre aurait sûrement été plus appropriée à l'endroit, tout comme sa barbe qu'il avait en grande partie rasé juste avant de partir. Il ne lui restait que l'ombre d'une barbe mais bon, il n'avait pas de vrai rasoir, Dil'Duran n'en aurait pas laisser un entrer chez lui de toute façon.

L'envoleur se demanda un instant si Kaünis aimerait ça, puis sortit de ses pensées quand un homme se plaça devant lui en plein centre du chemin.


On t'as jamais vu dans le coin, qui es-tu et que veux tu, étranger..?

Ça leur aura prit le temps, se dit le garçon en levant les yeux, une lueur d'amusement cachée au fond de son regard.

J'avais pas de raison de passé avant, je me nomme Syles Agarest, si vous auriez l’obligeance de me montrer le chemin vers l'un des six célestes, j'apprécierais ça assez pour ne pas annihiler tout ce qu'il y as dans les cent mètres à la ronde.

Le bruit de plusieurs lames sortant de leur fourreau fit soulever un sourcil au jeune homme avant qu'il ne soupire.

Et après ça se dit civilisé... Bon, okay, alors je vous défonce d'abord, on parleras ensuite.

L'envoleur soupira de nouveau en continuant de parler, alors qu'il évitait les premières attaques des idiots carrément inexpérimentés qui s'étaient lancés dans le tas.

Il prit le temps d'étudier la scène, repérer ceux qui semblaient le plus savoir ce qu'ils faisaient de par leur façon de se tenir, de respirer.

Puis bougea.

Un poing frôla son visage alors qu'il se glissait le long de celui-ci, puis ses mains attrapèrent le visage de son adversaire et, d'un mouvement rapide, il cassa net son cou, tirant au passage une dague à la ceinture du mercenaire et la lança vers un autre homme, l'atteignant en pleine tête une seconde avant que le mercenaire d'un peu plus tôt ne prenne la parole.


ASSEZ!

Soit intelligent, même si tu sais évidemment ce que tu fait, nous sommes au moins cinquante, fou le camp et revient plus, qu'est-ce que tu pourrait bien faire, seul contre cinquante combattants aguerris..?


Hmm... Je sais pas, quoi que oui en fait je sais...

...Je pourrais gagner.


Une seconde à peine plus tard, un drôle de fouet - Est-ce que c'était... Du sang..? - s'enroula autour de la gorge d'un des hommes et le tira droit vers un pic de fer sortit de nulle part, faisant reculer d'un pas les mercenaires.

Un instant plus tard, le sol gelait doucement non loin de Syles et il sourit malgré lui en embrassant Kaünis, qui venait de marcher jusqu'à ses côtés.

Shailey, elle, fit son entrée d'un pas sur le côté qui lui permit d'arriver droit devant le porte parole des mercenaires, à qui elle trancha promptement la gorge, le regardant se vider de son sang en le traînant derrière elle par le collet, jusqu'à Kaünis et son frère.


Franchement, c'est pas gentil, de garder un si joli... Repas... Pour toi tout seul...

La jeune femme lâcha le cadavre toujours saignant et passa doucement sa langue sur l'un de ses doigts, y récoltant le sang en se disant que sérieux, ces mecs mangeait trop de viande, leur sang avait un gout de métal bien trop prononcer pour être plaisant...

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

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MessageSujet: Re: #OnVaToutFairePéter (Révolution Part II)   Lun 05 Nov 2018, 06:59

Gil soupira. Le regard blessé de Kaünis parlait pour elle : pas au courant, non. Et sans doute un peu sonnée d’apprendre que son paternel avait formé une nana en secret toutes ces années. Alors, quand une fine couche de givre apparut à leurs pieds, il ne fut pas plus surpris que cela. Il la connaissait assez pour deviner son désarroi et pour anticiper ce qui allait suivre. Il rattrapa donc Mak et ils rentrèrent tous les deux dans la forge – inutile de rester dans les parages quand Kaünis était dans une colère froide ! Evidemment, le garçon était surexcité. Gil réalisa soudain que ce genre de choses – des combats, du sang, du poison, des engueulades, du danger – c’était ce qu’il connaissait depuis tout petit ; probablement qu’ici il s’était un peu ennuyé, et que la présence de tout ce petit monde vaguement taré lui donnait une pêche phénoménale ! Gil fronça les sourcils, un peu embêté à l’idée que Naïs, si elle avait encore été de ce monde, n’aurait peut-être pas apprécié que son enfant se retrouve mêlé à une histoire aussi sauvage que celle des Six Célestes. Puis un sourire creusa sa joue. Hé, on parlait de Naïs, là. Au moins aussi tarée qu’eux tous. Il pouvait arrêter de culpabiliser, non ?

- P’pa, on fait quoi maintenant ?

Bonne question, estima Gil en laissant son regard tomber sur les plans de leur future maison. L’arrivée de Shailey avait un peu bousculé tout le monde, y compris lui. L’implication des Six Célestes donnait à réfléchir, aussi. Il caressa pensivement le manche de l’une de ses lames. La voix de Voïmakas s’éleva dans son crâne, toujours aussi odieusement intrusive.

Syles est parti semer la discorde à Al-Mar. Ce crétin de Ryb l’a conduit là-bas par un pas sur le côté.
D’accord. Et tu m’en parles parce que… ?
On doit y aller aussi. Faut pas le laisser tout seul.
Tout à fait d’accord. Bon voyage à vous, alors. Bisou bisou !


Le soupir mental de Voïki tira un sourire à Gil. Le pousser à bout, c’était tellement amusant. Puis il leva les yeux au ciel. Bien sûr qu’il allait y aller aussi ! Enfer, il avait déjà raté l’occasion d’aller chercher son idiot de morveux d’ancien apprenti quand celui-ci avait été retenu par une bande de fumiers, il n’allait quand même pas manquer la fête qui se déroulait en ce moment-même !

- Mak.

Il posa un genou à terre pour regarder l’enfant dans les yeux.

- Je dois partir. Toi, tu vas rester ici et…
- D’accord.
- Heu…


Gil cligna des yeux, stupéfait que son fils se range si vite à l’idée de son départ.

- « D’accord » ?
- D’accord. Vas-y. Tes amis ont besoin d’aide et tu vas aller les aider. C’est normal.


Ouais, enfin, y’a sans doute plus normal que cette situation mais bon…

- Ensuite, tu reviendras et cette fois-ci on partira tous les deux. On ira chercher Seth, dis ?

Quelque chose, dans le regard de Mak et dans le ton de sa voix, chamboula Gil au point de lui tordre les tripes. Il se mordit la langue, soudain malade à l’idée de quitter encore une fois le garçon. C’était son fils, bordel ! Il ne devrait pas s’en aller comme ça et le laisser ! Sauf qu’il était impensable de l’emmener au cœur du chaos. Alors, Gil l’attira brusquement dans ses bras. Il le serra fort, brièvement, puis il le lâcha et se redressa.

- Ouais, on ira chercher ton frère. Reste là. Pas de bêtises et…

Voïmakas était là. Il posa sa main sur le bras de Gil.

- … pas touche aux bouteilles de Dil’Duran !

Ils disparurent une fraction de seconde après ces dernières paroles. Mak secoua la tête, amusé. Il était dans la forge de Dil’Duran. Il avait bien mieux à faire que d’aller fureter dans la cave personnelle du propriétaire des lieux !


*


Dès que Gil et Voïmakas apparurent dans une rue d’Al-Mar, l’envoleur analysa la situation. Une flopée de guerriers prêts à en découdre, l’arme au clair ; certains déjà les tripes à l’air, et à en juger par le sang autour des lèvres de Shailey, ils avaient bon goût ; Kaünis et Rybris étaient là, sur la gauche, et Syles… il plaisante ou quoi ? s’énerva Gil en le voyant se dresser face au détachement ennemi, tout tranquille.

- Je croyais t’avoir au moins appris à utiliser ta tête avant de foncer dans le tas, grogna-t-il en se positionnant à la droite de son ancien élève. T’es irrécupérable, mon vieux.

Il fallait une très bonne ouïe, ou tout simplement bien connaître Gil pour entendre percer le soupçon de fierté dans sa voix. C’était infime, mais c’était là.

- T’es parti avant nous donc les premiers que tu as dégommés, ça ne compte pas.
- Un défi ?
s’extasia Shailey, ravie. Victoire à celui qui en a buté le plus ?
- Je vais tous me les faire, pas la peine d’espérer,
chantonna Rybris.
- Ça m’étonnerait, rétorqua Voïmakas en plissant les yeux, prêt lui aussi.

En face, les mercenaires marquèrent un léger temps d’hésitation. Il y avait seulement quatre mecs et deux nanas pour leur tenir tête, rien de bien méchant, et pourtant… Pourtant, en les voyant alignés comme ça, un sourire torve aux lèvres, en train de plaisanter sur leurs chances de gagner un foutu défi à la con même pas réalisable, c’était dingue. Complètement dingue.

Ils ne pouvaient pas gagner, ils n’étaient que six.
Ils ne pouvaient pas gagner.

N’est-ce pas ?


[C'est court et je ne fais pas avancer grand chose, désolée !]

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