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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 night of fate [ Nérylis]

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MessageSujet: night of fate [ Nérylis]   Mar 14 Avr 2009, 13:50

it's close to midnight

La brise rendue puissante par l'altitude glaça un instant la joue de l'envoleur.
Il se tenait ainsi, perché sur une tour de cristal, un regard doux posé sur les faibles lumières de la ville. Les rues étaient presque vides à cette heure-ci, seuls quelques globes lumineux diffusaient une lumière blafarde aux extrémités des avenues, comme autant de lucioles pétrifiées en vol.
Violet soupira.
Déjà un meurtre.

La journée avait pourtant bien commencé, on lui avait ordonné (sous prétexte de " découverte géographique") d'aller à Al-Jeit, il s'était tranquillement rendu à cheval dans cette capital dont l'envoleur lui avait tant parlé, sa magnificence l'avait ébloui et il avait résolu d'y passer l'après-midi, loin du domaine, loin de l'entrainement et loin de cette folle narcissique qui se faisait passer pour une prof et qui aurait sans doute eu une meilleure place au " College Hospital" (hopital psychiatrique de L.A.) que dans un domaine d'assassin armés jusqu'aux dents... Enfin, tout était relatif, elle devait être quelqu'un d'efficace dans le domaine de la tuerie...
Bien qu'il eut résolu d'oublier tout ce stress pendant son après-midi et que les merveilles côtoyèrent l'étrangeté à chaque centimètre de l'endroit, Violet ne pouvait s'empêcher de repenser à tout ce qu'il lui arrivait et le pire, c'était qu'il en était presque à trouver ça merveilleux...
Hélas, la réalité de sa condition d'assassin l'avait vite rattrapé, un homme l'avait saisi par la manche et l'avait mis au fait de sa triste situation: si on l'avait envoyé ici, c'était pour donner la mort et rien d'autre, pigé minus? ( le minus fait 20 centimètres de plus que toi et t'embête... Mais il va garder ça pour lui parce qu'il n'a pas une épée d'un mètre cinquante de large dans le dos...) Il avait acquiescé.
Il avait cependant eu de la chance dans son malheur, il avait une proie facile, la fille d'un marchand qui était soupçonné d'il-ne-savait-quoi (et il s'en foutait, d'ailleurs).

Sortant de ses pensées, il s'ébroua, une tâche de blanc passa dans son champ de vision, traversant la rue d'un pas lent, il plissa les yeux.

The one.

Commençant à descendre lentement de son perchoir, il détailla la jeune fille, drapée dans une cape de soie blanche, elle laissait entrevoir une robe de nuit de même couleur, même sa peau diaphane semblait faite de tissus... Etrange...
Elle marchait les yeux fermés, schizophrène?

Psychotic delusion inside.


Elle était folle, on lui avait rapporté ça... On disait juste "folle", ici... elle devait être autiste, ou quelque chose comme ça, il paraissait qu'elle ne sortait que de nuit, à la pleine lune ( ce qui expliquait, en un sens, le teint qu'elle avait), ça en devenait flippant...
Ne faisons pas trainer les choses...
Violet sauta dans le vide, à 7 mètres du sol, les bras en ange. Il commençait à avoir l'habitude des trucs de suicidaires...
Il se ramassa sur le sol quelques mètres devant sa victime, sans faire plus de bruit qu'un caillou qui tombe.
C'était déjà trop pour quelqu'un de normal, mais elle ne tressaillit même pas. L'envoleur, devenu assassin (bien malgré lui) porta la main à un poignard à lame large. S'il ne le faisait pas, un autre le ferait et s'occuperait de lui par la même, une vie contre une autre, quel égoïsme. Il s'accorda un instant et détailla les traits de la jeune fille, ils respiraient la candeur, elle semblait n'avoir jamais rien vu.
Du calme, tues-la.
elle ouvrit les yeux, elle le fixa avec curiosité, une main posé sur la bouche, l'étudia.
Tues-la, bordel!
Elle ouvre la bouche, elle va parler.
Tues-la.
S'avance vers elle, elle semble pétrifiées dans son mouvement, retenue par quelque chose.
Il passe derrière elle, posément et lance le tranchant de sa main sur sa nuque, elle s'effondre.
Pas morte.
Violet lâcha un énorme soupir et, lentement, approcha son poignard de la gorge de la fille, millimètre par milimètre.

Becoming killer

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MessageSujet: Re: night of fate [ Nérylis]   Mer 15 Avr 2009, 00:34

Al-Jeit…

Un nom d’une ville qui raisonnait ardemment dans la tête d’une jeune femme, d’une marchombre.
En effet, cette ville avait été le berceau de ses premiers pas sur la voie, sa voie.
Alors qu’elle s’en rapprochait, des centaines de souvenirs se bousculèrent en elle, remontant d’une façon si soudaine qu’elle ne puit retenir la perle qui se détacha du bout de ses longs cils. Elle continua de marcher vers cette ville qui lui manquait, le souffle léger, sa tresse accompagnée de la brise, le pas souple. Elle était partie ainsi de l’Académie à pied, et rejoignait enfin la ville tant désirée.

Le soleil se couchait lorsque Nérylis arriva aux portes de la ville.

Rayons dorés,
Cristal éclairé,
Océan de couleurs.


Les tours de la ville lui fraisèrent alors face, imposantes, subtiles, merveilleuses.

***

Une jeune fille aux traits fins et sauvages se tenait suspendue au milieu d’une tour ; les jambes ballotants dans le vide, les mains resserrées sur une prise, la tête éclairée d’un sourire éclatant. A côté se tenait un homme, simplement, comme s’il était les deux pieds sur la terre ferme. La jeune fille riait aux éclats et ne se préoccupait point de la silhouette à côté d’elle. Elle était libre : son regard se baladait où bon lui semblait, et sa volonté traçait son chemin sur la tour de cristal.

Soudain, un homme lui fit face.

Regard cristallin,
Silhouette imposante,
Curiosité.


La curiosité de celle-ci fut assez perturbée afin qu’elle lui apporte quelques secondes d’attention. Ce personnage se révélait intéressant : musclé, doué pour l’escalade, même très doué. Mais ce n’est pas ce qui l’impressionnait le plus ; la jeune fillette était éblouit par la flamme, la flamme qui dansait dans ses yeux. La flamme du courage, de la force, de la ruse, mais surtout ce feu de liberté qu’il s’émanait de lui.

Pas une paroles, pas un mot prononcé, juste un regard…

Une main tendue,
Proposition unique,
Respect éternel.


Sur une tour de cristal, un homme et une fille se serraient la main, dans leurs yeux brillaient la même ferveur de la nature, de la Liberté…

***
La marchombre ferma les yeux, elles revit le regard azur de celui qui l’avait guidé, elle le savait proche ; cette rencontre inoubliable lui sembla aussi récente que lointaine. Tant de choses s’étaient passées depuis, tant de choses l’avaient fait avancée, mais le souvenir de cette rencontre était si nette qu’elle l’aurait cru de la veille.

Alors que la nuit tombait, elle continua à arpenter les ruelles de ses souvenirs. Les étoiles lui rappelèrent les mélodies d’autrefois, les escalades nocturnes, Elle ferma alors les yeux, sa main rejoignit la surface lisse qui se trouvait à côté de sa silhouette fine qui se confondait dans l’ombre de la nuit. Ses pieds quittèrent le sol sans bruit, et elle s’éleva sur la tour, on aurait dit qu’elle dansait sur celui-ci, tant elle se déplaçait souplement et avec grâce et précision. La silhouette noire bondit alors dans le ciel étoilé et rejoignit une autre merveille sœur. Elle poursuivit sa danse, et son ascension se termina une fois arrivée au sommet d’Al-Jeit. Elle ouvrit alors les yeux et s’immergea de la beauté qui lui faisait face. Son regard plongé dans la lune, elle enchaîna la gestuelle marchombre telle une fleur s’ouvrant et se refermant au passage de l’astre aimé. Elle souffla à la brise une pensée pour son maître et décida de voler un peu. Elle voulait sentir la brise fraîche sur sa peau dénudée. Elle voulait sentir la brume se plonger dans sa tresse, puis se mêler à son souffle. Elle voulait voler encore une fois, être seule avec les forces de la nature.

Elle écarta les bras, exerça une pression sur la pointe de ses pieds, puis le vent et la jeune femme ne firent plus qu’un.

Au loin, un sourire se fendait sur le visage d’un homme éclairé par la lune. Il avait réussit pensa-t-il juste avant que ses pieds quittent le sommet d’une autre beauté cristalline.

Les pieds de Nérylis rebondirent sur la surface lisse que lui offrait une tour basse, c’est à ce moment qu’elle aperçut une silhouette fine qui se découpait dans la nuit. Sa curiosité éveillée elle la suivit. Elle se déplaçait assez légèrement, pas assez précise au goût de la marchombre, mais assez pour poser des questions. Ce n’est qu’après qu’elle distingua une jeune fille vêtue de blanc qui se tenait devant plus bas. Elle ne s’attarda pas sur celle-ci, la situation était étrange, en effet, elle revint rapidement à la première silhouette, elle n’était pas là par hasard ; les sens de la jeune femme s’éveillèrent. Elle distingua le souffle accéléré de la silhouette qui trahissait la peur de celui-ci. Pourtant il sauta dans le vide, c’est alors que la marchombre se mit en action, elle avait vu brillait dans la nuit la lame d’un poignard qu’il possédait, elle sauta à son tour dans le vide. Alors que l’inconnu fit un de ces bruits en se ramassant sur le sol, Nérylis était elle un rêve, alors qu’il leva la lame de son poignard, elle distingua son visage.

Il s’agissait d’un jeune homme, d’un tueur. Ne se posant davantage de questions, devinant la suite, elle agit. Elle tendit le pied, effectuant un bond vertigineux, ce qui suffit pour faire dévié la nuque de la jeune fille de son triste sort. Le jeune homme trop aveuglé dans son action de tuerie ne remarqua même pas cette action furtive de la marchombre et ne l’avait même point distinguée. Le coup qu’elle avait porté à la jeune fille avait été toutefois assez puissant pour qu’elle s’effondre. Alors que Nérylis se maudissait pour celui-ci, elle pensa soudain que c’était peut-être mieux ainsi, le tueur ne se poserait pas la moindre question.

Mais il fallait qu’elle se remue car à cet instant elle le vit en train d’approcher lentement son poignard de la gorge de sa victime, cette fois le coup lui serait fatal.

Elle bondit une fois de plus, jaillit aussi vite qu’une flèche dans les airs, et alors qu’une goutte perla sur le coup de la jeune fille, son tueur reçu un pied en plein figure et un autre en plein la thorax. Il fut projeté en arrière. Nérylis se posta face à lui les muscles tendus mais d’un calme inébranlable. Elle se tenait entre le tueur et la victime inconsciente. Elle le regarda d’un regard glacial, perçant.

On ne pouvait se permettre de tuer des jeunes filles en pleine nuit et de dos. C’était intolérable, elle allait le lui faire payer. Le souffle dans son dos la rassura, l’informant que celle-ci était bien vivante.

Elle attendait le jeune homme, peu importe ce qu’il ferrait, elle le briserait au plus profond de lui-même…
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MessageSujet: Re: night of fate [ Nérylis]   Mer 15 Avr 2009, 09:45

Turning in a beast

Encore un peu... Encore un peu... Encore la moitié de la moitié de la moitié de la distance à parcourir... La lame approchait inexorablement la carotide de la belle endormie... Le pire restait à faire. Le sang... Le cri, peut-être... Tout cela était vraiment bien triste...
Un instant, le poignard s'immobilisa, un soupir s'échappa de ses lèvre entrouvertes, le meurtre était un acte intense... Au-delà de l'atrocité, au-delà de l'horreur... C'était comme donner sa propre mort à un autre... Dire que certains faisaient ça pour le plaisir... On pouvait déjà les qualifier de mort-vivants...
Une goutte de sang perla, c'était presque fini. Joie ou tristesse? Il se sentait envie de pleurer et de rire à la fois.

Il s'apprêtait à finir ce qu'il avait commencé, parce qu'il fallait tuer pour vivre (et non pas inversement), lorsqu'un mouvement se fit sentir, à un millimètre de son visage, trop tard, en somme...


Pain and fly


La douleur des coups fut, en elle-même, cuisante, mais la chute, deux mètres plus loin, fut encore plus douloureuse... Il poussa une petite plainte en tombant. La souffrance se répandait dans tout son corps qui devenait huile en offrande aux brasier qu'on avait allumé dans son torse, il devinait également qu'une légère rougeur (et demain, un bleu monumental) devait s'être emparé de sa joue, dans un réflexe stupide, il porta une main à son visage, mauvaise idée: une nouvelle vague de sensation désagréable se présenta à lui...
Du calme... Rappelles-toi de tes cours de philo! La douleur n'est qu'une information...
Il se releva avec un énième soupir, ramassant nonchalamment son arme, et leva un regard las vers la source de ses maux.
Une jeune fille.


Elle se tenait là, le foudroyant d'un regard de glace, pas de celui qui va vous sauter dessus avec un épée dans les vingts secondes, non... Pas comme celui de la rousse narcissique... Non, c'était autre chose, le regard ne disait pas " je vais te tuer", il ne disait plus rien. " Tu n'es déjà plus rien." . Voilà ce qu'il aurait pu y comprendre.
Il l'observa un instant, soutenant son regard et ripostant à sa fureur calme par sa lassitude et sa nonchalance, encaissant toute la colère que cette fille serait capable de lui envoyer. Il eut un instant la pensée qu'un réalisateur d'Hollywood aurait bien aimé se trouver là... Chassée par le rappel de l'imminence d'une mort certaine. Cette fille n'était pas la mort, elle n'allait peut-être même pas s'abaisser à le tuer... Mais quelque chose en lui se demandais s'il pouvait y avoir pire que la mort...
Et autre chose...
Pourquoi faisait-elle ça? C'aurait dû être évident, remarquez. Arrêter un assassin...
Sans même s'en apercevoir, il était devenu un de ceux qu'il avait toujours vu dans les journaux, un de ceux qu'il craignait de rencontrer quand il s'aventurer dans des ruelles sombres à minuit... Quelle ironie... Il eut un instant envie de rire tant il sentait l'absurde de la situation.
Que faire?

Sa main qui tenait le poignard s'agita légèrement... Ranger, garder? Il apparaissait clairement qu'elle était plus forte que lui, on n'était pas dans un téléfilm à la manque où le héros de 12 ans arrive à battre le méchant qui a tué une armée avec une main dans le dos... Pour se donner une contenance, il commença à se masser doucement sa joue douloureuse, ça ne lui donnait pas l'air plus malin, mais ça remplissait les blancs... Enfin, une idée lui vint. Plutot simple, en somme...


" Qui êtes-vous...?"

... Qui êtes-vous pour intervenir dans un crime qui ne vous concerne pas? Qui êtes-vous pour ne pas faire comme tout le monde et ne dire que c'est scandaleux que le lendemain en lisant la presse? (y avait-il une presse, ici?)
Qui êtes-vous pour vouloir ma mort plutot que la sienne?
Car il faudra bien qu'un des deux meurt.
C'est la règle.


[ Waouh, répondre à une heure pareille... Je suis impressionné...]
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MessageSujet: Re: night of fate [ Nérylis]   Mer 22 Avr 2009, 20:01

Nérylis ne comprenait pas, elle ne comprenait plus. Ou plutôt, elle comprenait trop.
Soupire…

Pourquoi avait-il agit ainsi ? Elle se doutait trop bien de ce qui l’avait amené à assassiner cette jeune fille, c’était trop évident, bien trop évident. Elle l’avait vu dès le premier coup d’œil. Main tremblante, gouttes perlant sur son front, les yeux non convaincus, le rictus nerveux,… Tous ces signes étaient très clairs mais elle ne voulait les comprendre, elle ne voulait à nouveau ne fut ce que les effleurer. Toutes ces actions n’étaient dirigées que par une main, main invisible, sinueuse que tous prenaient pour la leur. Illusions, elle ne créait que désespoir, que des espoirs dérisoires, chimériques.

Lames,
Crimes,
Insatisfactions du passé.

Aveuglement par le pouvoir,
Voie inverse,
Vers le néant.


Ils se noyaient dans le mensonge, l’orgueil, le sang et le pouvoir. Elle ne s’en souvenait que trop bien, que son esprit avait été torturé la première fois qu’elle avait compris réellement ce qui les animait, ce qui les motivait. Toute une rage d’une déception ? Une vengeance ? Un coup de tête ? Non, tout cela n’était que prétexte, tout cela n’était que la flamme qui déclenchait l’allumette qui était prête depuis bien longtemps, l’allumette qui s’était peu à peu forgée, que même peut-être d’autres avaient poussés à sa réalisation. On a tous en soi son côté obscure, côté contre lequel il ne faut pas lutter, mais au contraire, le comprendre, l’apaiser, le connaître. Se connaître est tellement important, mais qui se connaît vraiment ? Qui accepte totalement les facettes de sa personnalité, et les assume ? On est tous tenter par être quelqu’un qu’on est pas et par feindre celui qu’on est. Toute cette possibilité d’être un des plus importants, d’être là où les autres les attirent, de rejeter ceux qui semblent plus vrais que soi-même. Tout cette jalousie et ce malsain était exprimé en un seul mot, mot que Nérylis avait réellement compris grâce à son père, mot qui juste exprimé, même pensé lui faisait encore froid dans le dos.

Chaos…

***

Une jeune fille, ou plutôt jeune femme déjà regardait un homme qui s’approchait d’elle, un inconnu…


-Es-tu bien Nérylis ?

Elle n’aimait pas cette façon avec laquelle il l’avait abordée, une question directe, pas un mot de plus, d’un autre côté elle lui pardonna ce côté un peu abrupt qu’il avait puisqu’elle aimait la franchise. En effet, l’homme ne voulait rien savoir d’autre que ça, dire autre chose aurait été juste superficiel. Cependant, elle lui répondit que par une autre question, après tout il n’avait qu’à lire sa réponse dans ses yeux.


-Qui es-tu ?


Elle s’était bien décidée à lui renvoyer son tutoiement.

Un seul regard, et l’homme dit d’une voix calme, indifférente… Glaciale.



-Ton père.


Souffle coupé, membres tétanisés… Elle expira alors un grand coup, ferma les yeux, et contenue la rage qui rien qu’avec ces deux simples mots, avait explosé en elle. Rage suivie par le bonheur, par des interrogations.
L’homme se rapprocha alors très fortement de son corps, elle eut un mouvement de recul mais il l’avait préparé, et la callait. Elle était maître marchombre depuis peu, elle aurait pu se dégager de sa prise comme elle le voulait, mais préféra ne lui montrer ses capacités. Bien qu’il se disait son père, elle ne lui inspirait pas confiance.

La bouche contre son oreille, il lui dit d’une voix mielleuse :


-Ne dis rien, je connais déjà toutes les questions qui t’abritent, je t’ai cherché partout, je n’avais qu’un indice, la couleur de tes yeux et encore je ne savais si elle n’était pas pure délire de ta mère, idiote femme qu’elle était et qu’elle se disait voyante. Ah, lire entre les plantes, c’est bien joli.

Il ajouta en rigolant aigrement:

-Elle était tellement idiote que sa seule prédiction qui s’est révélée vraie est ta naissance. Mais la bête femme ne savait pas qu’elle allait entraîner sa mort.

Nérylis était dégoûtée, écoeurée, elle en avait assez, elle n’avait jamais rien su sur ses parents, et apprendre son histoire ainsi était inhumain. Elle se tut pourtant et se contint dans le silence.


-Je savais que c’était bien toi, je ne me suis pas trompé vu ta tête, ah comme ta mère tu ne sais pas contenir tes émotions…
Mais donc, si tu t’appelles Nérylis, nom crétin que tu t’es donné, est-il vrai ce qu’on dit à ton sujet ?
Ainsi tu serais apprentie Marchombre ?


Voyant, que la jeune femme ne réagissait pas, il la prit par les cheveux, son visage à quelques centimètres du sien.


-Tu m’entends bête fille ?


-Je ne suis pas bête, et tu ne mérites pas de te considérer en tant que père.

Giffle !

Elle essaya quelque peu de se dégager mais remarqua qu’il semblait plus informé qu’elle ne l’eut cru.


-Petite insolente, crois-tu que je suis n’importe qui ? Si je suis venu te chercher c’est pour une raison précise ! Es-tu oui ou non sur la voie des Marchombres ?


Regard en feu, Nérylis le plongea dans les yeux noirs de l’inconnu, elle le déstabilisa ainsi, se libéra de son emprise et répondit :

-Oui ! Et ej comptes bien y rester! Et quelle remarque pourrais-tu me faire ? Il n’y a que noirceur chez toi. Quel père es-tu ? Ainsi, tu aurais tué une mère, abandonné une fille.

Elle n’eut pas le temps de continuer.

-Tué. Tué, pas abandonné une fille. dit-il alors d'une voix horriblement douce.

Et voyant son regard perplexe, il enchaîna :

-Je ne savais pas que tu survivrait bébé anbandonné dans la jungle et encore moins que tu serait devenue Marchombre.
Mais ce n’est pas grave, tu es là maintenant et tu vas prendre la plus grande décision de ta vie ! Vu que tu as de bonnes qualités à ce que j’ai pu voir je te propose de me suivre, tu ne le regrettas pas. Vois-tu, tu peux être fière de ton père, je suis le plus grand Envoleur de tous les temps, j’ai un pouvoir dont tu ne peux même pas imaginer le huitième, mais si tu acceptes je te le ferrai découvrir.


Il enchaîna alors toute la théorie du Chaos et elle l’écouta jusqu’au bout.

-Je te laisse le choix, ou tu me suis et je deviens ton maître ou j’achève ce que j’ai commencé il y a quelques temps.

Sourire noir,
Faux.


Tout cela lui semblait affreusement faux, elle regarda un arbre qui se trouvait à proximité, respira et lui dit :

-Non, tout ce que vous m’avez dit n’est que chimère et illusion, je ne vous suis pas mais continue ma vie sur mon chemin, réel.

-Très bien, comme tu veux, c’est dommage je n’ai eu qu’une seule fille.

-Vous n’en avez jamais eu !, lui répondit-elle avait rage.

Malheureusement pour elle, il eut vite de l’avantage sur elle dans la bataille qui avait commencé, et avant de l’égorger, il la viola. Nérylis vivait pour une deuxième fois ce cauchemar, elle n’y avait jamais repensé, elle revit alors tous les détails, la manière abrupte avec laquelle il avait pénétré en elle, et surtout ses mains. Mains grosses, sèches et rugueuses. Mais n’oublia surtout jamais son maître qui la sauva de ses mains de celui s’appelant père.

Elle avait trouvé un père, pas dans cet inconnu, mais en son maître.

***

Elle venait d’affronter le passé, le douloureux et sombre souvenir.
Elle regarda alors celui qui lui faisait face. On aurait dit un ange déchu ; le garçon était fin, le contraste de la peau et de ses cheveux lui donnait un air froid. Qu’avait-il dû subir pour en être arrivé là ? Quel avait été le feu qui avait déclenché l’allumette ? Comment s’était crée celle-ci et sur base de quoi ? On aurait pu croire qu’elle le regardait sauvagement comme pour lui dire que sa dernière heure était arrivée, mais cela était différent. Elle le regarda avec pitié, ce qui était pire, bien pire.

Elle vit son hésitation, il ne savait que faire de son poignard, elle fut étonner de voir qu’il se sortit de cette situation très délicate d’une manière intelligente. Il choisit de changer totalement la situation, savait que c’était peut-être la meilleure des choses à faire. Ainsi, il n’avait pas encore trop d’orgueil, en tout cas celui-ci n’était pas encore trop démesuré. Elle s’interrogea sur le passé qu’avait eu celui-ci. D’un côté chacun avait ses raisons, elle verrait bien. Toutefois, elle n’oublia pas ce qu’il avait tenté de faire ce soir, son geste était impardonnable, et elle le casserait, c’était certain.


-Qui suis-je ? Ainsi, tu ne le devines pas ? Je t’avoue que je suis un peu déçue, je pensais que tu serais un peu plus perspicace. Soit, nous verrons bien ce que tu as dans les bras. Disons que je suis pour commencer une femme, je suis moi et que pour l’instant j’ai décidé de ne pas te dire mon nom.
Malgré tout, je ne pensais pas que l’apprentissage s’était à ce point abaissé : tout miser dans les muscles n’est pas très ingénieux, d’autant plus quand on voit le gabarit qui t’es réservé.
Quel est ton maître pour te montrer aussi peu l’importance de l’utilisation de l’intellect ?


Elle savait qu’elle avait été un peu fort, mais elle voulait d’abord observer ces limites. Le fait de revire son passé et l’accepter avait donné un nouveau courage à la jeune femme, une nouvelle vision…

-Alors ? Il s’appelle comment ? Et toi, t’es qui pour te permettre un acte aussi écoeurant fait sans l’ombre d’un soupçon de courage ?

Regard acéré,
Aiguisé,
Tel une lame
.
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MessageSujet: Re: night of fate [ Nérylis]   Mar 28 Avr 2009, 18:44

Eternal misunderstanding

Contrairement à ce que sa situation aurait pu laisser à penser, il n'était pas stressé. Non... Il était calme, il observait la jeune fille avec curiosité. Une curiosité empreinte de crainte, presque de respect, mais de la curiosité. Qui était-elle? Elle semblait avoir tout pouvoirs dans la situation présente, le pouvoir de sauver la vie ( celle de la fille) comme le pouvoir de la prendre (la sienne...), pourtant, il n'avait pas peur... Non, il n'avait pas peur, parce qu'il avait l'impression qu'elle comprendrait qu'il ne tuait pas pour le plaisir, comme un môme devant une erreur judiciaire qui demanderait au juge de lire dans ses pensées pour être sûr qu'il disait vrai... Stupide, n'est-ce pas? C'était pourtant l'impression qu'il avait. Etait-ce ce sentiment de force tranquille qui émanait d'elle ou de faiblesse totale qui émanait de lui? Qui sait... En tout cas, étrangement, il ne pensait à sa propre mort qu'en qualité de spectateur: avec curiosité.
D'ailleurs, le regard de l'inconnue changeait, de furieux, il passa à... Triste? Dédaigneux? Non... Un regard de pitié. Aha... aha.... Quelle ironie. Il était passé de tueur à traqué puis à prisonnier dont on discutait le sort. C'était bête... Mais en même temps, si juste...

Il attendit, comme un gladiateur vaincu attendait le pouce levé du César pour se faire égorger... Il attendit sa réponse, elle le surprit, brisant ses rêverie une fois pour toute: elle n'était pas un Dieu ni une justicière: elle était une marchombre. Avait-elle une rancune personnelle contre lui? Peu probable... Elle haïssait les envoleurs. comment savait-elle qu'il en faisait partie? Après tout, ça n'était pas vraiment difficile à comprendre, mais lui dont les mouvements étaient encore si maladroits et les coups si peu habiles, pouvait-il vraiment se considérer envoleur? Quand à la seule question que l'autre avait posé, il se trouvait dans l'incapacité d'y répondre autrement que par le sarcasme... A savoir " mon maitre est une rousse narcissique qui n'a même pas consenti à nous donner son nom, je ne sais pas si vous la connaissez mais vous devez déjà l'avoir vu, c'est celle qui frise la crise d'apoplexie à chaque fois que je m'approche pour lui montrer ce que je sais faire", effectivement, ça faisait peu sérieux...

Il en était encore à réfléchir à cette question délicate quand son ton se fit plus rèche, plus furieusement furieux encore, plus passionné en un sens, elle lui posa enfin une question à laquelle il pouvait répondre.
Qui était-il? Il n'était qu'une feuille ballotée par le vent dans tout les sens, il n'était qu'un caillou jeté dans un torrent, il était une poussière dérivant sur le grand lac du monde sans aucune liberté. Il était peu. Il n'était même, pour elle, que l'extension de la volonté du Chaos, il n'était pour elle qu'un tentacule de l'indicible pieuvre qu'elle et les siens combattaient.
Pourtant, il soutint son regard, sans jamais baisser les yeux. Sans aucune combativité. Elle en revenait à donner des coups de massue dans un bloc de mousse. Il la regardait, las. Il attendit quelques secondes avant de répondre.


" Cela vous interesse t-il vraiment de savoir qui je suis? De toute façon, je ne sais pas qui est mon maitre ( et pour tout dire, je m'en tape), je suis un type avec une cible sur le front destiné à recevoir vos flèche, je suis un insignifiant morceau de chair à canon qu'on a envoyé sur le terrain pour en tirer le peu qu'il y avait à utiliser, je suis un fétu de paille qu'on a jeté en pleine tempête."


Lui-même s'étonna un peu de sa tirade qui tirait un peu dans le poétique et beaucoup dans le dramatique, n'importe quelle personne saine d'esprit aurait dit qu'il jouait la victime... D'un autre côté, dans l'instant, pas la peine de jouer, il était DEJA une double victime (future victime de meurtre et victime de multiples machinations), mais passons, ce n'était pas son but de se faire prendre en pitié.
Il éclata de rire. Un rire amusé, contrastant totalement avec la situation, un rire incontrôlable, nerveux aussi, peut-être... Mais sa phrase avait-été tellement... Pitoyable. Il rejeta la nuque en arrière en se couvrant les yeux dans un simulacre d'hystérie hilarde. Une fois qu'il se fut calmé, il rabaissa les yeux vers elle et lâcha.


" ... Mais il vaut mieux m'appeler Violet."

Psychopathe qu'il était... Au final, peut-être était-il un peu stressé.
Lui qui n'avait jamais rien vécu, lui qui avait pensé vivre une vie paisible d'écrivain ou de journaliste de star à Los Angeles, lui qui avait pensé être protégé toute sa vie par les vénérables fonctionnaires en robe bleu... Il avait intêret à s'endurcir, décidément...


Or one day, he should die...
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night of fate [ Nérylis]
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