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Le Pacte VS L'Ordre
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En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Racines et futur [libre]

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Racines et futur [libre]   Sam 27 Juin 2009, 20:46

La Citadelle.

Immense édifice surplombant les plaines du Nord, les dominant de sa prestance et de sa grandiloquence.
Immense caserne, formant de redoutables guerriers, de véritables armes humaines, dont le destin était de servir l'empire et d'accomplir seulement et uniquement leur devoir.
Immense maison, qui voyait des enfants grandir, comme l'aurait tout aussi bien fait une maisonnette perdue, et encore mieux que les villes, forgeuses pourtant de caractères trempés et de situations délicates.

Erwan venait de regagner le lieu dans lequel il avait grandi, lieu qui faisait partie de lui, qui avait vu ses défis, son destin. Lieu qui l'avait toujours auréolé de confiance en lui, confiance qu'il n'avait pourtant su saisir que lorsqu'il l'avait quitté. C'était un lieu presque sacré pour le jeune Maître Marchombre, lieu qui avait vu avec lui ses doutes, ses faiblesses, ces instants où il n'était plus humain du tout, dans sa jeunesse et un peu après. Il n'était pas vieux après tout. Simplement plus avancé sur la Voie. C'était la Citadelle qui avait vu ses premiers pas, que ce fût sur la terre ferme ou sur la Voie des Marchombres. C'était son lieu de naissance, de renaissance même, après ses premières transformations. C'était aussi une partie de son éducation, de lui-même, de ce qu'il était devenu, après tout. Éducation qui avait forgé son caractère, et qui pourtant avait renforcé les traits de ce dernier qui s'opposaient à la vision frontalière des choses.

Réponse de Stratège, réponse de Poète.
Des réponses qui avaient guidé son épanouissement.
La réponse de sa mère, toujours sibylline. La réponse de son père, toujours inflexible.

Un sourire se dessina sur le visage dur du jeune Marchombre. Un sourire qui illumina ses traits un instant. Comme une éternité d'instants. Ce retour aux sources lui faisait du bien. Il n'était pas revenu ici depuis le début de sa formation. Cela faisait maintenant sept ans, sept années éprouvantes, sept années de bonheur intense et de partage, avec la Nature seulement au début, puis avec les apprentis qu'il avait pu avoir. Il avait profité d'une accalmie au niveau des cours pour revenir. Il en avait besoin. Sa mère avait quitté ce monde, envolée. Il venait chercher des réponses. Qu'il n'aurait sans doute pas. Il ne savait pas ce qu'elle faisait, depuis toutes ces années. Ni où elle était. Mais ce voyage s'était imposé à lui, comme une évidence.

Il lui avait fallu une bonne quinzaine de jours pour rallier les Marches du Nord. Il avait pris son temps, savourant sa solitude retrouvée, bien que dorénavant il n'était plus jamais seul. Il y avait toujours la présence de Nérylis dans son coeur, l'habitant. Elle était une partie de lui, retrouvée. Des flammes dansèrent un instant dans son regard de glace. Il avait profité de ces instants de solitude pour se retrouver, et savoir s'il avait encore progresser sur la Voie, faire le point. Il n'avait voyagé qu'à pieds, ne voulant pas imposer sa présence dérangeante à un cheval. Il était aussi Jaguar, et durant quelques jours, il s'était simplement laissé porté par la liberté de l'animal qui vivait en lui, de l'animal qu'il était après tout. Entièrement. Comme Humain, aussi, comme Marchombre encore plus. Parce qu'il pensait réellement qu'avant d'être humain ou jaguar, il était Marchombre. Dans les tréfonds de son âme, dans l'abysse de ses entrailles. Il était Marchombre. Et alors qu'il se glissait dans la lisière d'un bois, il avait laissé la brume se lever, l'envahir, et à nous il avait réussi à se déplacer. Un sentiment de plénitude s'était abattu sur lui. L'avait enveloppé. Et puis, la Liberté et l'Harmonie de ce voyage, comme un pèlerinage, avaient fait partie de lui à chaque instant.

Sérénité.
Harmonie.
Liberté.

Avenir qui se profile
Dans l'enchevêtrement des certains
Aux racines d'une vie


Quelques mots qu'il avait tracés dans le vent, alors que la Citadelle s'offrait à son regard cobalt, se dressait ostentatoire à l'horizon. Il lui avait encore fallu une demie-journée pour atteindre son pied, et un immense sourire s'était étalé sur son visage. Il était revenu. Une vague indicible de sérénité s'était emparée de lui alors qu'il avait levé ses yeux vers la pointe de l'édifice. La présence de sa mère vibrait, pulsait en ces lieux. Celle de son père aussi, bien que parti depuis plus longtemps. Autour de son cou, le collier au signe étrange commença à lui brûler la peau. Prenant le pendentif dans ses doigts, il ferma les yeux. Inspira lentement. Expira longuement. Puis, délaissant des yeux la hauteur vertigineuse de la Citadelle, il s'était dirigé vers l'entrée. Les présences qui jonchaient le lieu lui disaient quelque chose. Probablement des enfants qui avaient grandis avec lui, devenus Frontaliers, guerriers presque invincibles, guerriers d'élite probablement.

Une silhouette se découpa devant lui.

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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Lun 29 Juin 2009, 16:17

Eindel, qui avait perdu la mémoire, avait après le début de son apprentissage machombre eut une envie folle de tout découvrir, tout savoir, tout voir, tout entendre, tout sentir.
Il s'était d'abord limité aux alentours de l'académie, voyageant de village en village et rentrant dans toutes les auberges. Il y parlait a tout le monde, sur la situation de l'empire, les grandes villes et leurs spécialités, la géographie de Gwendalavir et de ses environs.

Il apprit ainsi que Al-Poll était une citée en ruines, que les Thüls et les frontaliers était des rivaux très belliqueux, que les Raïs, même avec un Roi, était une peuple désorganisée. Et un tas d'autre chose. Il éprouvait du plaisir a apprendre. Un voyageur lui offrit même, alors qu'il l'accablait de question, une carte de Gwendalavir, sur laquelle il avait passé des heures a étudier.

Il était heureux.

Il entra dans une nouvelle auberge, au centre d'un village de pêcheur lui-même sur les rives du lac Chen. Il détailla rapidement la salle. Plusieurs balourds était saouls.
Un couple mangeait un rôti de siffleur a une table qui tombait en miette. Un voyageur était assis, seul, silencieux, les pieds croisés sur la table a proximité. Un feu éclairait la salle alors que le soleil avait juste disparu derrière l'horizon.

Il se dirigeât a son habitude vers le barman occupé a nettoyer des verres dont la propreté était douteuse. C'était un colosse barbu, il avait la peau mat. Son visage était joyeux et accueillant, et il sourit lorsque Eindel s'approcha.

-Que veux-tu, petit ?

Le qualificatif le surprit. Il n'était pas vexé mais, même s'il était jeune, il avait déja la taille d'un adulte moyen. Il commença alors a son habitude :

-Je cherche des renseignements.

Quelque minutes plus tard, il savait ce qu'il ignorait sur les Faëls, et parla alors des frontaliers. Il aimait cette idée d'une citée sur le seul chemin où les Raïs pouvait passer, qui formait des guerriers et qui affrontait les guerriers cochons.

L'homme ne savait pas grand chose a ce sujet, il se décida donc a se payer une chambre et s'y reposer. Alors qu'il montait les escaliers, un sifflement retentit derrière lui. Il se retourna. La salle était vide, le barman était partit. Non, elle n'était pas vide. Le voyageur solitaire en tenue de cuir était toujours là. Et il l'appelait.
Il s'approcha d'une démarche fatigué.

-Qu'y a t...

-Je suis frontalier,le coupa l'homme.


Une semaine plus tard il arrivait devant la citadelle. Ce que lui avait dit le frontalier sur sa guilde avait éveillé son inssassiable curiosité. Le voyage fut sans encombre et il était pressé de découvrir les guerriers qui défendait l'empire des Raïs.

Il aperçut une silhoutte devant la gigantesque porte lorsqu'il la rejoignait.
Il s'en approcha. Peut-être était-ce un frontalier et qu'il pouvait le renseigner...

[comment est-ce que mon niveau de RP peut-il être évalué ?]
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Mar 30 Juin 2009, 17:14

Erwan avait levé les yeux au ciel.
Il laissa ses sens prendre le dessus sur lui, ses sens de Jaguar lui donner toutes les informations qui étaient à leur portée. Beaucoup d'information. Une personne s'approchait de lui, sur le côté, alors que la silhouette qui s'était découpée devant lui quelques instants plus tôt se précisait.

La personne qui arrivait sur le côté était un jeune homme. Son odeur le démontrait bien. Il marchait doucement, comme s'il avait peur de faire quelque chose qui n'était pas forcément accepté. Erwan laissa flotter un petit sourire mystérieux sur son visage, alors qu'il s'avançait d'un pas vers l'autre silhouette. C'était la silhouette fine d'une jeune fille, qui raisonna un souvenir dans l'esprit du jeune Marchombre. Un souvenir lointain, de son enfance, qui creusait toujours plus loin dans sa vie pour y découvrir encore alors des leçons qu'il avait pu manquer malgré lui.

Clignant des yeux, il observa cette jeune fille. Elle n'était pas très grande, mais il savait que sa stature était immense, donc n'osa pas trop penser là dessus. Ses cheveux châtains tiraient sur le blond, et étaient ramené en une longue natte au bout de laquelle un anneau en cuivre trônait, pour retenir la chevelure. Son visage était fin, et sa silhouette aussi, néanmoins une aura de prédateur et de guerrier émanait d'elle. Si Erwan ne savait pas que les femmes étaient considérées comme meilleures mêmes que les hommes, dans la Citadelle, il n'aurait su quoi penser. Mais il savait que lorsqu'il avait quitté la Citadelle, une jeune fille était très prometteuse et battait tous les garçons de son rang. Un sourire se posa sur les lèvres d'Erwan, dont le nom de la femme lui revint en mémoire. Il devait être de deux ans son aîné, et ne savait pas si elle se souviendrait de lui. Alors, il tendit sa main, à la hauteur de son visage, paume ouverte, dans le serment des Frontaliers.


- Tu te souviens de moi, Zéphira ?

La jeune femme, surprise, hésita à poser sa main sur celle d'Erwan. Mais lorsqu'il parla, il vit le souvenir affluer dans les yeux de son interlocutrice, et la surprise, encore plus grande alors. Il y avait aussi cette lueur de détermination, et celle de joie, qui se cachaient. Erwan sourit tranquillement, hochant la tête à la remarque muette de Zéphira. Ôtant sa main, il se tourna vers le jeune homme qui venait d'arriver et murmura :

- Je ne suis pas seul à rendre une petite visite...

La jeune fille lui rendit son sourire et sauta de la marche sur laquelle elle était jugée pour s'approcher de la silhouette inconnue. S'arrêtant à mi-chemin, sa tresse caressant ses hanches au rythme de sa marche, elle tourna la tête et lança un clin d'oeil à Erwan, qui sourit à nouveau. Elle n'avait pas changé, apparemment. Toujours aussi coquette et provocante. Secouant la tête tout seul, le Maître Marchombre fit glisser entre ses doigts le pendentif de sa mère, et s'approcha, dans le dos de Zéphira, des deux personnes pour demander :

- Est-ce qu'elle était là ?

Il entendit le soupir retenu de la jeune Frontalière qui se retourna et planta ses yeux dans les siens. Elle ne pouvait sans doute rien voir dans ceux d'Erwan, glaciers dressés entre son âme et son physique. En revanche, si elle tentait de cacher quelque chose, il voyait malgré cela tout ce qu'elle pensait. Il vit l'angoisse, puis la tristesse, puis la résignation glisser dans les yeux verts de la jeune femme. Il avait sa réponse. Oui, c'était là qu'elle était morte. Mais comment ? Pourquoi ? Tenait-il vraiment à avoir les réponses à ces questions ?

Lâchant à son tour un soupir, le jeune Maître Marchombre se tourna vers la silhouette, se demandant ce que ce jeune homme faisait là. En le détaillant de plus près, il se rendit compte qu'il l'avait déjà croisé quelque part. Et ce quelque part était l'Académie...

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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Mer 01 Juil 2009, 14:43

Une nuit agitée, cela faisait déjà plusieurs nuits que Lune rêvait de cette femme à terre. Elle l’a rêvé comme la mort de son premier maître. Une grande bâtisse blanche, un mur de pierre, elle ne connaissait pourtant pas cet endroit qui hantait ses nuits. Mouvement de refus, elle se leva, posa sa tête dans ses mains, elle souffrait à chaque fois qu’elle faisait des rêves comme celui-ci. Tout commençait un matin, ou le soleil n’est qu’un pont sur l’immense horizon, un matin ou les feuilles vertes des arbres sont semblables aux yeux verts de son amant. Une femme, rien qu’une silhouette, une lueur blanche. Respiration, elle entendait la respiration de la femme, elle courait, le long d’un mur sa route s’accéléra, encore, elle fuyait. Son rêve était flou. Rouge, comme le sang qui ne coulait plus, un cri qui l’a réveilla, comme chaque nuit en sueur. Lune ne pouvait pas continuer de rêver ce cauchemar qui recommencer chaque nuit, elle ne dormait plus. Le sommeil paisible qu’elle avait réussit à retrouver après la mort de son maître était fini, malédiction. Elle appelait ça de la malédiction, si les prémonitions étaient si douloureuses, alors tout les fakirs, les menteurs, les voleurs d’avenir ne pouvaient pas vivre. Elle vivait son rêve chaque nuit avec plus de violence. Décision, elle se leva, s’habilla rapidement, cherchant encore le visage de cette mystérieuse femme dans sa tête, elle devait d’abords trouver ce grand mur de pierre, pale et vieillit. Elle chercha des indices, chercha à se rappeler, se souvenir d’un endroit qui pourrait ressembler à celui-ci, rien à faire ses pensées la menèrent jusqu’à la bibliothèque ou elle chercha l’homme, le gardien de tout ces livres, elle se perdait dans ce tas de feuilles et détester lire. Une conversation, instinctivement elle se cacha derrière une façade de livres puant les années oubliées.
Des chuchotements, elle tendit doucement l’oreille :

-Erwan est déjà partit depuis quelque jour, pour comprendre la mort de sa mère.

-A la citadelle ?

-Certainement, il devait savoir la vérité un jour ou l’autre.

Les deux personnes qui parlaient, Lune ne les reconnu pas, des voix âgées mais elle s’en fichait. La mère d’Erwan était morte ? A la citadelle ? Elle en avait déjà entendu parler, faite de pierres blanches… Blanches ? Pales ?

****


Atlas courait, encore plus vite quand sa jeune maitresse était mal. Comprendre. Ces nuits devaient s’arrêter, ce cauchemar. Elle ne voyait pas le visage de cette femme. Pourtant elle avait le sentiment de la connaitre. Courir, comme crier, comme voler. Suis le vent, elle ne savait pas exactement ou était la citadelle, mais elle trouvera bien. Quand elle n’avait pas réussit à retrouver les assassins d’Ombre, son rêve lui disait pourtant d’aller chercher la cause de sa mort il avait hanté ses nuits pendant presque une longue année. La voie, la voie lui avait fait oublier ce rêve. Mais un autre qu’elle trainait depuis déjà un mois, qu’elle trainait dan des nuits trop noires. Justice. La justice est parfois dure, la justice n’existe pas. Atlas, le grand Etalon noir, n’avait jamais frôlé le sol de la terre nourricière plus vite qu’aujourd’hui. Cela faisait trois jours qu’ils galopaient sans arrêts. Lune s’avait bien qu’il se fatiguait. Elle tira alors sur les rênes à la vue d’une proche auberge. Elle le fit ralentir. Un homme les aborda. En les aillant vu arrivait si vite.

-Ola, jeune cavalière, les siffleurs ne s’envoleront pas de si tôt.

Il empoigna, l’Etalon par sa lanière de cuir. Atlas les flans dégoulinant n’osa pas réagir à cette approche si brusque. Lune Descendit sans tombait malgré son corps mort de fatigue. Elle eut juste le temps de s’accoudait à un grand chêne pour ne pas tomber. L’homme, un paysan bien en chair s’approcha d’elle posa ses sa main libre sur le cuir noir de la marchombre. Il baissa les yeux vers Lune qui respirait fort les yeux baissaient essayant de récupérer.

-Ca va mademoiselle ?

Lune souffla. Sourit en relevant ses grand yeux violets, ses cheveux collaient, à son front suant :

-Ou se trouve la citadelle.

-A deux kilomètres devant vous.

L’homme pointa le doigt devant lui, en l’enlevant de l’épaule de Lune.

-Mais je vous conseille de vous reposez un peu, mon auberge se trouve juste là.

Il se retourna, tourna le dos à la jeune femme.

-Venez, je vais …

Absence, le vent embrassa le paysan sur la joue, remerciement.

****


Lune couru, plus vite dans la plaine traça sa route fulgurante. La femme, de l’aide. Elle était le tonnerre dans les nuages, éclairant cette nuit tombante. Destination. Elle avait mal, de courir si vite, trois nuits qu’elle ne dormait pas, elle ne pourrait pas dormir tant qu’elle n’aurait pas atteins le but final.

Elle arriva sur un sol sain, stoppa sa course si violement que ses genoux claquèrent, elle gémit. Un peu de douleur, de fatigue.
Elle regarda autours d’elle, trois personne, une femme, elle ne lui porta pas d’attention, trop de fatigue palpée en elle, elle respira fort, sa respiration signifiait qu’elle avait beaucoup couru. Elle remarqua Eindel, cet homme, elle ne savait pas vraiment se qu’il était pour elle. Puis elle tourna encore les yeux, Erwan, son démon. Elle aurait voulu les saluer comme il se doit poliment. Mais ses yeux se frottèrent au mur qu’il y avait derrière eux. Pale. De grosses pierres.
Elle bougea un mouvement violent, révélation. Elle s’avança bouscula les deux hommes, sans s’arrêter. Ses yeux ne se détachèrent pas de l’immense façade. Elle reconnu le mur, des yeux surpris. Le monde venait de lui parler. Pourquoi. Elle posa ses fines mains marquées de marques rouges, laissa flotter ses cheveux autours d’elle. C'était ici, le lieux de ce cauchemard, une vague de tristesse passa sur son corps. Elle ferma les yeux. Et chuchota, dans le vent ces paroles qui l’a hanté depuis plusieurs nuits.

- Raconte-moi…


Dernière édition par LuneNoire D'argent le Jeu 02 Juil 2009, 13:41, édité 1 fois
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Jeu 02 Juil 2009, 08:39

[ les siffleurs ne sont pas près de s'envoler ... albino ]

Eindel se dirigea vers l'homme qui se tenait immobile devant les portes, pensif. Il prit son temps et détailla les lieux. La citadelle était une merveille de l'architecture. Elle était édifié directement sur les montagnes escarpées, et dominait les plaines qui s'étendait devant elle; tandis que derrière se dressaient les frontières de glaces, véritables murailles naturelles que seul une route franchissait. Et c'était précisément sur cette passe que se trouvaient les frontaliers qui, selon les dires de celui qui l'avait renseigner, affrontaient fréquemment des hordes de Raïs tentant vainement d'envahir Gwendalavir.
Et il avait hâte d'explorer cette merveille là, cette cité légendaire.

Alors qu'il arrivait lentement vers la personne immobile, il fut devancé.
Une jeune femme atterrit souplement à côté de l'autre, qui ne broncha pas devant cette apparition soudaine. Elle était belle, ses cheveux blonds nattés volaient dans le vent, et sa stature fine rivalisait avec celle de son interlocuteur.

Leurs lèvres remuèrent. Eindel s'arrêta, avec la désagréable impression d'arriver au mauvais moment. Il était à une cinquantaine de mètres d'eux, mais il pouvait bien les distinguer. Mis a part leur physiques, une chose le surprenait : ils dégageaient tous deux de la sauvagerie, de la félinité, une assurance imperturbable.

Puis l'homme prononça une phrase en le regardant et la femme fit deux pas vers lui. Le regard du premier était impénétrable et il avait l'impression d'être lu comme un livre ouvert. La deuxième avait un sourire moqueur qui flottait sur les lèvres, et la même lueur dans les yeux.
Il reprit sa route afin de se donner une contenance. Lorsqu'il ne fut plus qu'a quelques mètres d'eux, il prit la parole, en évitant soigneusement de les regarder dans les yeux.

-Bonjour. Je souhaiterais...

Il se tut. Cette allure féline... Ce regard gris acier... Il l'avait déjà vu.
Il laissa le souvenir se frayer un chemin vers sa conscience.

A l'académie.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Jeu 02 Juil 2009, 23:03

Erwan avait les yeux posés sur l'arrière de la tête de la Frontalière qui était allée à la rencontre du jeune homme, sans vouloir répondre à sa question avec des mots. Mais le reste en disait tellement plus. C'était dans ses yeux, mis-clos pourtant, qu'il avait compris qu'elle était restée ici, et que la vie l'avait quittée ici, dans la Citadelle. C'était dans ses yeux qu'il avait saisi que quelque chose était dérangeant, et que les Frontaliers ne pouvaient rien y faire. Ce n'était pas une question de devoir, d'amitié ni rien. Non, c'était autre chose, de moins palpable, comme de l'impuissance. Son regard cobalt fixé sur la jeune femme presque blonde, il vit le jeune homme s'avancer encore pour les approcher, et entendit quelques mots sortant de sa bouche, avant que le tout ne se coinçât dans sa gorge, tirant un sourire au Marchombre. Lui aussi, apparemment, l'avait reconnu. Ou du moins avait compris qu'il venait de l'Académie. Gwendalavir était petit. Le monde était petit.

Ne disant rien de plus en présence du jeune homme, il lança un regard interrogateur à Zéphira, alors qu'il sentait un peu plus loin une nouvelle silhouette.

Présence.
Qu'il avait déjà rencontrée.
Qu'il connaissait en partie.

Secouant la tête, il effaça ses épaules alors qu'une jeune fille, feu follet de cheveux ébènes, poussait les deux autres personnes qui étaient là. Un nom lui revint en mémoire. LuneNoire. C'était elle. Un sourire glissa sur ses lèvres, éphémère, pour se perdre dans son regard de glace, alors que la commissure de ses lèvres ne s'était même pas étirée. La jeune fille avait posé sa main sur le mur de la Citadelle, lisse comme du verre, blanche comme de la neige, et avait murmuré seule de lui raconter. Erwan haussa un sourcil avant de demander à Zéphira :


- Où ?

La jeune femme lui adressa un long regard, tentant certainement de comprendre ce qui lui passait par la tête. Sans y parvenir. Alors, il entendit le soupir qu'elle lâcha et elle se tourna vers le jeune homme qui était arrivé. Une nouvelle moue s'empara de son visage alors qu'elle lui demandait :

- Que veux-tu, petit ?

Un sourire passa sur le visage d'Erwan. Le garçon devait avoir le même âge qu'elle, à une ou deux années près. Le traiter de petit renforçait encore la conviction en lui que la jeune femme n'avait pas changé, même depuis toutes ces années. Tournant la tête pour voir ce que faisait LuneNoire, il la fixa un instant, se demandant ce qu'elle cherchait. Sa main sur la paroi de la Citadelle cherchait des réponses, il en était sûr, mais des réponses à quoi ? A quelles interrogations ? Ou à quelle interrogation ? Et pourquoi était-elle venue jusque là ? Il avait la désagréable impression que si la solitude avait été totale - ou presque, puisque Nérylis était toujours là - alors qu'il arrivait dans le lieu qu'il avait souhaité, tout le monde s'était donné rendez-vous. Ce n'était pas le cas, bien sûr. Mais quand même.

Il se trouvait bizarre.
Il n'avait pas ce genre de pensées habituellement.

Il savait que la mort de sa mère l'avait affecté au plus au point. Elle était aussi son Maître, et leurs âmes étaient liées à un point inimaginable, lien extraordinaire tissé avec de l'amour et de la passion, avec la Voie des Marchombres et l'apprentissage, avec aussi les liens du sang. Il lui avait même fallu de longues journées pour retrouver un semblant de réflexion raisonnable, et non plus seulement des grognements, des feulements, alors que son homologue Jaguar avait pris le dessus sur lui, étanchant ses émotions et sentiments en les noyant dans la masse des informations qu'il captait à la seconde.

Et le jeune homme n'avait pas encore répondu...

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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Ven 03 Juil 2009, 10:01

Alors qu'Eindel se rendait compte de qui était l'homme aux cheveux blancs et au regard cobalt, lui et la jeune femme se regardèrent. Il se passait quelque chose. Et cela lui échappait. Encore ce sentiment d'être là au mauvais moment, désagréable. Il sentait que leurs regards en disait bien plus que leurs paroles le pouvaient.

Il se sentit tout a coups pathétique. Il était là, ne parvenant pas a dire un mot de plus, alors qu'il savait que quelque chose d'important se déroulait entre ses interlocuteurs.

L'ambiance du moment était étrange, aussi. Il se trouvait face une porte énorme, le vent n'était qu'une perception fugace, et pourtant les herbes folles autour d'eux dansaient leur infatigable vie comme si rien d'autre n'importait. Les rayons du soleil se reflétaient sur les parois rocailleuses des frontières de glaces s'élevant derrière la citadelle. Les plaines dans son dos s'étiraient sans qu'il n'en voit la fin et les quelques arbres à sa droite tentait vainement de coloniser cette prairie verte.

Tout était magnifique, il se serait bien adossé aux murailles à écouter le vent toute la journée, puis toute la nuit, et pourtant c'était étrange. Comme si tout avait été organisé, le temps, le vent, leur rencontre; comme si c'est instant allait décider de leurs destins; comme si...

Une présence. Le bruit d'une course. Il se retourna.
Trop tard, LuneNoire venait de les bousculer lui et la frontalière; il perdit l'équilibre et tomba ridiculement a terre.

LuneNoire. Il se releva. Que faisait-elle ici ? Celle qui l'avait troublé dès son arrivé a l'académie, celle qui était si envoûtante, venait de s'agenouiller et de poser ses mains contre le mur et de prononcer une phrase inaudible.
Un mot d'Erwan le tira de sa contemplation.

- Où ?

La frontalière le regarda longtemps, et Eindel eut l'impression qu'ils communiquaient. Plus que sa conscience ne pouvait comprendre. Puis elle se tourna vers lui et il fut soudain mal à l'aise. Elle était vraiment belle, mais elle lui faisait peur, sans qu'il ne sache pourquoi. Un long frisson lui parcourut le dos lorsqu'elle prononça :

- Que veux-tu, petit ?

Là, il était très mal à l'aise. Elle était légèrement plus âgée que lui, et elle le traitait avec ce qualificatif, alors qu'il était aussi grand qu'elle, et même plus ? Et de plus elle le toisait avec cet air dédaigneux ? Il savait qu'il ne fallait pas provoquer les Frontaliers s'il tenait à la vie. Il exprima alors la raison de sa venue.

- Je suis venu afin de découvrir la grande Citadelle des Frontaliers.

Il avait légèrement accentué l'adjectif, et parler avec le plus de respect possible.

Il observa encore une fois Erwan. Il observait LuneNoire et son visage était indéchiffrable. Était-ce cela, être marchombre ? Être mystérieux, impénétrable et pouvoir lire dans les autres comme des livres ouverts ?
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Ven 03 Juil 2009, 21:40

Une discution se créa dans son dos, sans qu'elle veuille l'entendre. Elle avait posé ses mains lentement, violement sur la pierre pale. Elle se mit à la caresser lentement du bou des doigts et du bou des yeux. Elle voulait comprendre encore une fois, ses nuits, cette femme. Elle ne douta pas du lieux, c'était ici, entre les herbes hautes et la serenité du moment, du momument. Elle approcha sa tête remplit de questions, elle ne voulait plus réver ce rêve, elle voulait juste savoir qui était cette femme, cette mort et elle repartirait comme elle était venu, elle souffla. Soupir. Cette pierre ne lui apporta rien, juste un grand silence, une minute d'absence. Elle grimaça, tout ce chemin pour aucune réponse. Elle voulu pleurer, crier. Elle ne savait pas quoi faire. Elle attendait tellement de ce voyage que le silence qui parcourait ces murs de pierres salis la dégouta. Elle allait donc continuer à rêver, à revivre ce rêve jusqu'à la fin?

Lune sentit enfin la fatigue de ses longs jours monter en elle. Ses mains toujours posaient sur le mur, elle savait qu'elle ne pouvait rien attendre, se rendre à l'évidence. Elle se retourna son visage frappa le soleil, ses yeux illuminèrent sa peau. Elle cola son dos contre le grand mur banni. Se laissa glisser de fatigue, son corps criait famine, elle avait tant couru, tant esperait. Même les larmes qui auraient du couler restèrent en elle, tellement sa deception était grande. Elle admira un peu l'horizon, leva ses yeux au ciel, si dieux existe, elle pensait alors à lui. Et si il existe pourquoi la punissait-elle ainsi? Une poussière dans ses yeux, si seulement on pouvait lui enlever cette profonde image, ce rêve qui mangeait sa vie. Elle le vivait de plus en plus mal, et pourtant elle vivait.

-Ou trouvez-vous cette force maître?
-Cherche dans ta poitrine et dans ta tête Lune, nul par ailleurs.


Elle sourit se rappelant des présences autours d'elle, ils avaient surement vu tout ses mouvements, elle s'en fichait. Elle ne les voyait pas mais elle les sentait, eux pouvaient la voir sans problème. Elle était face à eux, dos à la citadelle, mais le soleil l'aveugler, un souvenir pour une jeune aveugle, qui lui avait offert son nom, Lae, une rencontre que Lune avait tout particulièrement aimé. Elle était encore plus aveugle que la mercenaire. Elle baissa sa tête sur le sol, un peu de sable. Elle sortit une trés belle dague d'un ruban noué autour de sa cuisse, et traca le même motif que Lae avait tracé avant de partir sans bruit. Elle le marquait doucement en se souvenant de ce dessin avec une precision trés fine. Quand elle eut finit elle l'admira, le contempla essaya encore une fois de le comprendre. Elle rangea sa dague noire au bandeau rouge. Et effaca les symboles qu'elle venait de tracer, un signe pour elle important.

-C'est entre toi et moi.

Juste un souffle pour l'inconnue aux yeux ambre. Elle revint sur sa terre, lunatique. Comme si elle sortait d'un rêve, quel rêve. Elle eut un petit sourire amer. S'appuya sur la pierre froide. Cala ses mains derrière sa nuque, elle se détendait, elle sentit cette présence si chaleureuse, elle la reconnaitrait parmit des milliers d'autres, pourait la suivre, la chercher et la trouver pour son plus grand bonheur, elle imagina un instant ses grands yeux bleus rêva d'un impossible, mais penser est-ce tromper?

-Bonjour Erwan.

Elle sourit de plaisir, elle le savait. Puis elle en sentit une autre, qui l'avait decu au dépard et aidé, qui l'avait accepté, elle le sentit comme une fine rose pointant à l'aurore timide et en mal d'être dans cette situation:

-Bonjour Eindel.

Une voix palpable, et calme, puis cette présence encore plus féline que celle de son démon, plus feline que l'ame de la fille au cheveux noir, elle, si c'était elle, elle la tuerai? Elle resta calme et dit sur un ton un peu plus froid.

-Bonjour mademoiselle.

Puis un grand silence suivit ses paroles alors elle enchaina sur un ton calme, malgrè que son âme soit autant en guerre, en cherchant autant de questions:

-Belle journée pour une ballade n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Ven 03 Juil 2009, 22:15

Erwan laissait ses sens s'emparer de lui pour s'y fondre.

Se fondre dans le monde, dans l'environnement.
Se fondre dans la vie qui grouillait dans cette Citadelle.
Se fondre dans sa propre vie, dans ses propres perceptions.
Se fondre dans ses souvenirs, merveilleux, souvenirs de son enfance.
Se fondre dans son corps-même, dans sa propre âme.

Ouverture.

Zéphira ne lui avait pas répondu, comme il s'y attendait. Les mots ne sont que futiles, les mots ne sont pas seuls vecteurs d'informations. Tout sait parler à qui sait lire, sentir et écouter. Un mouvement, un regard, un souffle, étaient tout autant d'informations qu'il fallait savoir capter, percevoir, déchiffrer, et comprendre. Pour continuer à avancer. Oui, la mort de sa mère n'était pas naturelle. Pourtant, en fixant la jeune fille châtain, il avait aussi la certitude qu'elle n'avait pas été assassinée. Non, ce n'était pas ça. C'était plus fort. C'était plus symbolique. Comme si quelque part, un jour il pourrait la rejoindre. Sans passer par le même chemin. Etait-ce seulement possible ? Ce n'était qu'un enchevêtrement de sensations, fugaces, d'émotions, éphémères. Il se crut perdu un instant. Attrapa la réalité de son regard. S'y reconnecta.

Laissant ses sens de Jaguar reprendre le dessus sur lui, il tituba un instant sous l'apport important d'informations diverses amenées par ses sens. Se reprit vite. Le garçon avait répondu à la question de la Frontalière, et Erwan avait vu dans ses yeux passer sa réflexion, sa réaction première qui était la surprise et l'indisposition devant l'attitude de la jeune femme. Un sourire passa sur le visage du jeune homme, fugace, tandis qu'il se rapprochait dans un silence parfait de la Frontalière pour poser doucement sa main sur son épaule. Ses lèvres se rapprochèrent de son oreille, et alors qu'il allait parler, il la laissa néanmoins dire ce qu'elle voulait :


- C'est pas un lieu de tourisme ici !

La voix de la jeune fille avait claqué dans l'air, défi lancé au jeune apprenti Marchombre. Un défi, mais surtout une recommandation. De ne pas aller plus loin. Lâchant un soupir, le Maître Marchombre se pencha un peu plus sur l'épaule de Zéphira et lui murmura, de telle sorte qu'elle seule pût l'entendre :

- C'est un de mes élèves.

Alors, la jeune fille se retourna vivement et le fixa dans les yeux. Longtemps. Assez longtemps pour qu'Erwan saisît tout ce qu'elle savait. Sur lui, sur sa mère, sur sa mort. Ses sourcils se froncèrent alors qu'une question muette passait entre eux. Comment ? Pourquoi ? Mais elle ne savait pas. Une colère sourde monta soudain dans les veines du jeune homme, sans qu'il ne pût la contrôler. Une colère typiquement humaine, qui repoussa son homologue Jaguar, qui profitait toujours de ce genre de sentiments pour prendre le dessus. Ce ne fut pas le cas, pour une fois. Le félin en lui se recroquevilla dans un coin de son âme, feulant nerveusement, alors que la colère se décuplait. Dans ses yeux, seules les flammes de sa détermination étaient percevables.

C'est alors que LuneNoire vint leur parler. Comme si de rien n'était. Toute la violence contenue dans le corps d'Erwan y resta, le temps d'entendre les paroles qu'elle leur donnait. Un instant. Une éternité. Trop longue. Et alors qu'il libéra cette violence, il ne fut plus que vent. Air et vent. Imperceptible et pourtant palpable.

Où était-elle ?
Que lui était-il vraiment arrivé ?
Pourquoi cette lueur d'impuissance dans le regard de Zéphira ?

Où était-elle ?
Son corps, où se trouvait-il ?
Et son âme ? Dans le monde des morts ?

Non, il savait que cela n'était pas cela. Il en était certain. Un sentiment sourd qui se dégageait de ses entrailles lui disait cela. Les muscles de ses mâchoires se crispèrent un instant. Tout son corps n'était plus que tendu, plus tendu qu'une corde d'arc bandé, plus tendu qu'il ne l'avait jamais été.

Jaillissement.

De gestes fluides et flous tant ils étaient rapides, il s'élança vers les murs de la Citadelle.
Plus lisses même que le verre.
Pourtant, il se savait capable de l'escalader.
Cela avait été l'avant dernière escalade de son apprentissage.
Les murs de la Citadelle.

Il savait que sa mère aimait se rendre dans la Vigie par ces murs, se jouant de l'écran filtrant les dessinateurs et les non dessinateurs. C'était elle qui l'y avait emmené. Et le collier qu'il portait désormais autour du cou était le collier qu'elle avait laissé sur le rebord de la fenêtre alors qu'il l'atteignait pour la première fois.

Et il allait recommencer.

Ses doigts trouvèrent des prises invisibles, des prises minimes. Ce n'étaient même pas des prises. Mais il s'éleva, gracile, puissant, explosion de violence et de colère. La colère le portait, il ne lui fallut qu'une dizaine de minutes pour atteindre l'immense fenêtre-loupe de la Vigie. Et alors que ses mains agrippaient le rebord, il comprit.

Il comprit que sa mère était là.
Si près.
Si lointaine.

Bondissant dans la pièce, il la parcourut des yeux un instant. Une éternité. Une infinité d'instant. Se déplaça. Il n'était plus humain. Il n'était plus Jaguar. Marchombre, dans le jaillissement de ses capacités, capacités décuplées par sa colère et sa détermination. Plus que jamais.

Un corps.
Juste là.
Ses cheveux formaient une auréole au dessus de sa tête, allongée sur le sol, elle semblait dormir paisiblement. Sauf qu'elle ne respirait plus. Sauf que ce corps était vide. Vide de son âme, qui n'était pas vraiment partie, qui n'était pourtant pas vraiment présente non plus.

Un corps.
Tiède.
D'une tiédeur langoureuse.
Celle d'un corps qui ne peut refroidir, et pourtant mort.

Erwan tomba à genoux.

Cria.
De toutes ses forces.

Ne fit plus aucun son.
De toutes ses forces.

**

En bas, Zéphira leva la tête précipitemment. D'un mouvement de menton, invita les deux jeunes gens. Et grimpa les escaliers le plus vite qu'elle le put.





[Je tiens juste à préciser que vous ne pouvez pas escalader les murs de la Citadelle, au cas où l'un d'entre vous en aurait l'idée ^^]

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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Sam 04 Juil 2009, 11:28

Il lut le mépris dans les yeux de la Frontalière après qu'il se fut exprimé.
Et même de l'agressivité.
Il eut soudain l'envie de se recroqueviller par terre, de ne plus bouger, jusqu'à ce que tous danger sois passé; de se trouver très loin d'ici.
Il était angoissé par le sabre qui pendait entre les épaules de la guerrière féline.
Lui-même avait un poignard, mais savait pertinemment n'avoir aucune chance si elle décidait qu'il l'avait assez importuner.

Alors qu'elle ouvrait la bouche et qu'il s'apprêtait à entendre la phrase certainement agressive qu'elle allait sortir, Erwan s'approcha très près d'elle. Elle lâcha néanmoins la phrase qui lui pendait sur la langue.

- C'est pas un lieu de tourisme ici !

Eindel fut soulagé. Elle n'avait pas parlé avec la violence à laquelle il s'attendait. Et pourtant derrière cette phrase d'apparence banale se cachait un ordre, irréfutable.

C'était alors qu'Erwan, toujours très proche de son oreille, lui susurra quelque mot qu'il n'était certainement pas censé entendre. La jeune femme ne fit immédiatement plus attention à lui et le regarda longuement.
Sans ne paraître vouloir s'arrêter.

De nouveau ces sensations, qu'il ne devrait pas être là, que si Erwan était venu ici, c'était pour quelque chose qu'il ne pouvait même pas imaginer.

De toute façon, ce n'étais pas son problème, alors il se laissa bercer par le vent et laissa ses sens se délecter de la nature autour d'eux. Il laissa ses deux voisins a leurs discussion sans mots et se laissa aller. La combinaison de la légère brise, de la danse des herbes folles et des paysages alentours formait un cocktail qu'il n'avait pas encore goûté.

Il s'apprêtait à s'éloigner et s'allonger dans la prairie lorsque LuneNoire, qu'il avait presque oublié, vint troubler l'échange d'Erwan avec la Frontalière. Elle parla, d'un air étrange, comme si elle ne s'était pas juste agenouillé face au mur, comme si elle se trouvait ici par hasard.

Il ne l'écoutait pas. Quelque chose émanait du maître marchombre. Quelque chose qu'il retenait. De la...

Erwan s'élança vers la muraille et se mit à grimper. Sans hésiter. Comme si pour lui grimper un mur immense aussi lisse que du verre était naturel.
Non, il ne grimpait pas, il glissait sur le mur. Se jouant des lois de la physique. Comme un rêve, il se hissa sur la muraille et ne fut plus visible.

Puis, un cri. Débordant de messages.
Puis, le silence. Débordant de messages.

La frontalière s'élança vers la volée de marche en invitant les jeunes apprentis a la suivre.
Eindel s'élança à sa suite.
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Sam 04 Juil 2009, 14:16

Tout tournait autour d'elle sans qu'elle prenne vraiment consience de se qui se passait. Elle avait toujours ses mains derrière la nuque, depuis sa rencontre avec la mercenaire elle s'ouvrait totalement au monde. Elle sentit un doute une peine, venant en face d'elle. Mouvement furtif ce genre de mouvement que Lune reconnu elle sourit. Elle sentit des mains sur le murs, elle ne fut pas étonnée, si étonnant soit il. Sentir une bête sauvage grimper le long d'une parois lisse. Elle avait vraiment l'impression d'être ailleurs que dans la situation, comme un spectateur qui regarde un film d'un air distrait.

"Jusqu'au bou du monde."


Quand elle ne sentit plus ce fauve sur le mur, un cri vola. Elle ne broncha pas, comme si elle s'attendait à cette réaction. Elle attendait ce cris, ce cris qui se trouvait dans son rêve. Ses mains descendirent le long de ses hanches. Toujours assise. Eindel n'était plus la elle se retrouva seule. Et un calme l'envahit, elle avait le temps de comprendre se qui se passait et elle ne se sentit pas perdu pour autant. Elle se leva, calmement. Elle sentait cette tristesse, mais celà ne la fit pas réagir. Elle vivait la situation de trop loin, elle ne captait pas ces émotions qui entraient en elle.

Quand elle sentit ses jambes reprendre des forces, elle se mit face au vent, écarta les bras. Une decision. Ce moment ou l'on comprend tout. elle resta les yeux ouverts pour ce souvenir de son visage, et de son absence.

****


-Mais je ne sais pas ou aller.
-Si, tu le sais.
-J'ai peur toute seule.
-Tu n'es pas seule.
-Et c'est là bas?
-Oui.
-Pourquoi vous ne venez pas avec moi?
-L'oiseau doit prendre son envol petite.
-C'est qui l'oiseau?
-Toi et moi.
-Mais... Moi je sais pas voler.
-Moi non plus.
-Alors sa veut dire quoi? Je comprends pas.
-Tu comprendra un jour.
-Mais... Vous, je veux rester avec vous.
-Moi aussi j'aimerai.
-Alors restez.
-Je suis là.


****


Elle ne comprenait toujours pas les mots de son maître, tressaillit. Les dernierès paroles comme de la soies entre le coton. Elle sourit, encore une fois. Un sourire qu'elle avait du oublier pendant plusieurs années qui l'avait tant endurci. Revivre aprés une mort. Ses cheveux tirés en arrière. Une queue stricte et sévère. Elle les détacha, ne voulant plus être enfermée dans cette situation. Elle entra enfin dans celle qui se passait à coté d'elle.
Un corps dans le monde, est un corps dans la situation, on vole tous à ça façon.

Pivota, elle pivota sur elle même, la chaleur qui régnait en elle était vraiment trop forte. Elle prit le sac en toile fine, sortit une fine tunique blanche, se deshabilla. Nue. Elle capta de plus en plus cette affreuse pression qui montait en elle. Elle mit sa tunique. Refusa de prendre un de ses nombreux poignard. Elle posa prés de son sac et de ses armes son costume en cuir. Elle était pieds nus, naturellement belle. Ses longs cheveux qui continuaient à pousser. Elle s'étira, et accepta enfin de monter l'escalier derrière le mur, sa tunique volait dans le vent sur une musique silencieuse.

Elle s'avanca près de l'escalier, posa un pied, la pierre était froide. Elle leva les yeux, en se demandant comment Erwan avait fait pour grimper ça. Admiration? Jalousie? Elle monta lentement, sentant les pierres grandir sous ses pieds, la citadelle pouvait-elle être aussi grande? Un edifice que Lune trouvait impressionnant, Eindel et la jeune femme devait déjà être en haut avec Erwan. Elle ne voulait pas courir son corps était encore trop fatigué de sa course folle, sans arret, elle songea ensuite à Atlas et se...

-Alte!

Un cris cassa ses pensées, elle se retourna violement et manqua de peu de tomber dans les escaliers. Trois hommes, des frontaliers. L'un d'entre eux avait crié un ordre, Lune serra les dents en les voyant armés, elle s'en voulu de ne pas avoir pris un tout petit poignard. Elle qui était en tenu simple, elle analysa le situation. Trois hommes armés contre une Femme nue? Elle les regarda cherchant du coin de l'oeil une issus pour s'échapper. Les seuls frontaliers qu'elle ait rencontré dans sa vie lui avait laissé un souvenir grisant. Ce tatouage dans sa nuque, avait été infligé par un frontalier. Elle les m'éprisait, et quand elle vit que les trois hommes commençait à avancer vers elle en montant lentement les marches. Panique.

Pas encore une fois, elle avait été attrappé comme une sourit la première fois, les hommes devaient sentir sa peur, puisqu'ils se mirent à gravir les dales de plus en plus vite. Lune chercha. Elle vit une fente à sa gauche un peu plus haut un couloir. C'était sa ou elle se faisait prendre. Elle grimaca en voyant le couloir un couloir froid. Elle prit son courage à deux mains, et si enffonça dans une course. Ses jambes ne pouvaient presque plus courir mais la peur de recomencer cette attroce experience lui rongeait le ventre. Elle entendit les gardes crier aprés elle.

Un autre escalier, il devait menner au toit puisqu'elle vit de la lumière. Elle s'elança dans cette escalier, et la une silhouette lui barra la lumière, se devait être un homme vu sa grande taille, elle ne vit que la silhouette. Elle s'arreta, coincée. Les trois gardes arrivèrent derrière elle. Elle maugréa:

-C'est vraiment injuste.

Puis deux des trois hommes l'empoignèrent violement par les deux bras. Sa lui rongea l'os. Elle pousa un cris de douleur, et baissa la tête quand l'homme lui insita de se taire.
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Sam 04 Juil 2009, 20:15

Un corps.
Contre un autre.
Enlacés.
Enlacé.

Erwan laissa tomber la main de sa mère, de son corps, tiède, sur le sol devant lui. Le long de ses hanches. Un sourire, léger sourire, naquit sur ses lèvres. Ephémère. Eternel. Il leva les yeux vers le mur invisible qui séparait l'escalier de la Vigie. Mur qui filtrait le pouvoir de dessin de tous ceux qui s'en approchaient, et les laisser entrer ou non suivant la puissance de leur pouvoir.

Le jeune homme savait que seuls les plus grands dessinateurs et les plus grandes dessinatrices pouvaient y accéder. Les sentinelles seules, pour l'instant, mis à part Merwyn, l'avaient franchi. Muraille d'air, qui jugeait sans connaître. Qui jugeait sur quelque chose d'improbable, qui n'était pas forcément utilisé à bon escient. Quel dommage.

Le regard bleu cobalt du jeune Marchombre revint se poser sur le visage endormi de sa mère.
Endormi à jamais.
Endormi pourtant une seule petite seconde.
Tenta de comprendre.

Alors, il se recula de deux pas.
Analysa la pièce.
Ferma les yeux ou ouvrit ses sens.
Plus qu'il ne l'avait jamais fait consciemment.
La colère décuplant encore plus ses perceptions.

**

Zéphira avait monté à une vitesse ahurissante les marches de la Citadelle. Elle était bientôt arrivée en haut quand un cri plus bas la fit froncer les sourcils. Oh, non pas eux. Se tournant vivement vers Eindel, elle lui posa la main sur l'épaule avec une violence contenue évidente, à son tour. Plantant ses yeux verts dans ceux du garçon, elle murmura :


- Attends

Et elle dévala les marches en sens inverse.

Un soupir de soulagement franchit ses lèvres lorsqu'elle vit les garçons dans les escaliers, saisissant tout juste la jeune fille du dehors. Elle connaissait Erwan. Zéphira était au courant que les Frontaliers détestaient des présences inconnues entre leurs murs. Sauf que si elle était inconnue pour eux, elle l'était moins pour Erwan. Et beaucoup de monde dans la Citadelle connaissait Erwan. Et tout le monde connaissait sa mère. Râclant bruyamment sa gorge, la jeune Frontalière se glissa entre deux Frontaliers et pointa son doigt en direction du menton du plus costaud d'entre eux.


- Tu ferais mieux de la lâcher si tu veux pas finir en charpie !

Son regard fulgurant et foudroyant s'attarda sur la trouve de Frontaliers. Des jeunes, de seize ans maximum. La nouvelle génération. D'un geste fluide, elle passa sa main sur celle du garçon qui tenait fortement la jeune fille brune et appuya de toutes ses forces dessus, à l'endroit où cela faisait bien mal. Un cri de stupeur sortit de la bouche du jeune Frontalier, et ses yeux la regardèrent, ahuris.

- Dégagez. Elle est avec moi !

L'ordre claqua dans l'air, et les jeunes hommes ne demandèrent pas leur reste. Tournant vivement la tête, Zéphira lança à la jeune fille.

- Si tu veux voir Erwan, suis-moi.

Sa voix avait pris un tout autre timbre que pour s'adresser aux garçons, ou même à Eindel quelques minutes plus tôt. Elle était posée et calme, cherchant à ne pas plus effrayer la jeune fille. Puis elle remonta rapidement les marches...

**

Le vent lui parla.
Les murs lui parlèrent.
Et Elle lui parla.
Et sa mère sembla vouloir lui parler.

Ouvrant les yeux, Erwan laissa ses pupilles glisser du corps de sa défunte parente jusqu'au mur invisible. Une fois. Deux fois. C'était lié. Ils étaient liés. Alors, il se leva lentement. Toute sa violence à nouveau contenue. De l'autre côté du voile, il vit Zéphira arriver. N'y prêta pas attention. Posa sa main sur le mur.

Lorsque, petit, il avait fait cela, la force du mur l'avait envoyé à plusieurs mètres de là.
Mais quelque chose le garda accroché, cette fois-ci.

C'était sa mère.
Alors, il la laissa pénétrer son esprit.
Lui offrant son entière confiance.
Qu'elle avait toujours eue.

Il puisa dans ses souvenirs.

Elle était montée jusque là, comme bien souvent. Son escalade était fluide, elle n'avait éprouvé strictement aucune difficulté, en harmonie avec le monde entier. Elle avait voulu découvrir autre chose, après avoir, pour la énième fois, contemplé le paysage. Elle s'était approchée du mur invisible. De cette forme imaginaire, venue de l'Imagination. Elle avait posé ses deux mains, comme il avait été tenté de le faire. Avait voulu faire le lien avec l'Imagination.

Imagination qui avait happé son âme.
Qui l'avait sortie de son corps.
Qui lui avait offert une existence spirituelle éternelle.

Erwan revint instantannément à la réalité.
Sa colère s'était dissipée.
Dans ses yeux, dansaient les reflets de la joie de sa mère.

Alors, il prit son corps et la charria sur ses épaules.
Lança un regard aux personnes qui se tenaient derrière le mur invisible.
Passa la balustrade.

Si la montée avait été facile, et déroutante par cette facilité, car il avait été totalement porté par sa colère et la violence qui l'avait habité, la descente fut beaucoup moins aisée. Déjà, seul il savait qu'il aurait eu quelques difficultés. Alors avec le corps de sa mère sur les épaules, c'était encore plus difficile. Plusieurs fois, il se rattrapa de justesse. Ne demeura contre la Citadelle que grâce à sa greffe et à l'animal qui sommeillait en lui. A l'animal qu'il était.

Une vingtaine de minutes plus tard, il posait son premier pied sur le sol.
Puis, sa mère le suivit, allongée dans l'herbe.
Il ne voulait pas l'enterrer.
Elle n'était pas morte.

Il ne savait malheureusement pas comment faire...

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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Sam 08 Aoû 2009, 16:23

Arrivé en haut des marches, un léger cri se fit entendre. La frontalière qu'il peinait à suivre se retourna vivement et posa sa main sur son épaule gauche, manquant au passage de lui broyer les os. Il se retint de se dégager lorsqu'elle planta ses yeux dans les siens.

- Attends.

Il ne broncha pas et elle redescendit plus bas avant de s'engouffrer dans une ruelle.
Il se demanda ce qui se passait avec LuneNoire. C'était la première apprentie qu'il avait rencontré, et sa petite ballade avec elle avait été ambiguë. Il ne savait pas ce qu'elle pensait de lui.
Peu importe.

Il gravit les dernières marche le séparant d'une petite esplanade et tourna en rond.
Que ce passait-il ? Ce n'était pas une histoire simple, et le maître marchombre de légende qu'il connaissait à peine était impliqué dedans. Un instant il s'imagina la mort de quelqu'un, mais il chassa vite cette idée. Il n'aimait pas penser a la mort de proches depuis qu'il avait perdu toute sa famille. Et c'est pour cela qu'il préférait ne s'attacher à personne, afin de ne pas les perdre. Mais il ne voyait pas ce qui pouvait causer tout ce remue-ménage. Il s'assit enfin sur un trottoir.

Un instant il fut tenté de partir, de continuer son voyage, et de laisser les autres à leurs problèmes. Il s'asséna une claque mentale. Partir était lâche.

Des paroles agressives s'échangèrent en bas, puis un cri, mais il ne chercha pas à en comprendre le sens. Il replongea dans une de ses périodes où il s'interrogeait sur le sens de sa vie et de la vie en général. Même s'il savait que cela ne servait à rien, il se posait beaucoup de questions, toutes plus farfelus les unes que les autres.
D'où vient le monde ?
D'où vient tout le reste ?
Quel est le but de la vie, sinon la mission que la nature nous a confiée, se reproduire ?
Que se passait-il après la mort ?

Puis les questions sur sa personne :
Qui était-il ?
D'où venait-il ?
Qui étaient ses parents ?
Était-ce même ses parents ?

Insatisfait, il se releva, et observa les alentours. Les maisons étaient de bonne architecture, entièrement en pierre. Le sol était carrelé, et gris, comme tout le reste. Les falaises se mêlaient à la perfection avec la cité. Sur les murailles, des créneaux, des tour de guet et un chemin de ronde où circulaient quelques gardes en cuirasse de cuir.
La dureté du sol de pierre blessait ses pieds chaussés légèrement. Quelques soldats passèrent plus loin sans le voir.

Cette ville était bien une forteresse.

Il sursauta lorsque une voix l'interpella et le tira de sa contemplation.

-Qui est-tu et que fais-tu ici ? Tu n'as pas l'air du coin.

C'était une jeune femme aux cheveux blonds et bouclés tombant sur ses épaules.
Son visage était harmonieux, et ses yeux verts envoûtants. Son corps était fin et élancé. Elle était vêtu de la même tenu de cuir que tout le monde ici, et la poignée d'un sabre pendait entre ses épaules.
Elle s'adressait à lui avec un petit sourire amusé, une main sur la hanche.

Elle était magnifique.

Il détourna rapidement les yeux et regarda ailleurs. Ses joues s'empourprèrent, son coeur s'emballa... Maudite timidité ! Il tenta en vain d'articuler une phrase, balbultia quelque chose d'incompréhensible. Il perdit totalement le contrôle.

C'est alors que la frontalière revint.
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MessageSujet: Re: Racines et futur [libre]   Jeu 20 Aoû 2009, 17:21

Erwan était là.
Juste là, avec sa mère, avec le monde.
Juste là, ne sachant que faire, à quoi s'en tenir.
Juste là.

Ses yeux cobalt levés vers le ciel, il ne savait plus.
Il n'y avait plus trace de colère, ni de violence dans son être.
Il avait compris.
Les sentiments de sa mère étaient passés en lui, et il avait pu ainsi accepter.
Accepter qu'elle avait simplement voulu franchir une limite de plus, et qu'elle n'y était pas vraiment parvenue, tout en ayant pourtant parfaitement ce qu'elle voulait. Un sourire passa sur son visage, offert au ciel, serein dorénavant. Mais il devait faire quelque chose pour elle. Il ne savait pas quoi, ni comment. Toute son énergie braquée sur son cerveau, tentant de trouver une solution, il ferma les yeux, pour mieux se concentrer...

**

Zéphira arriva en haut très vite, tandis qu'elle remontait les escaliers trois par trois. Lorsqu'elle fut au niveau de la Vigie, elle poussa un soupir de soulagement : Erwan était juste là, derrière le voile. Cela lui faisait bizarre, mais cela ne l'étonnait pas tellement. Il avait tant hérité de sa mère, heureusement qu'il était devenu Marchombre et non Frontalier, car il aurait perdu cette Liberté qui le rendait si attirant et pourtant tellement inaccessible... Portant son attention autour d'elle, elle vit le jeune homme que connaissait le Marchombre en train de balbutier et de rougir face à une autre jeune fille. Lâchant un soupir que tout le monde pouvait entendre, elle s'avança vers la jeune fille et lui dit :


- Et bien Syaphra, tu ne perds pas ton temps. Tu ne devrais pas t'entraîner pour passer ton prochain combat de face à face ?

La jeune fille blonde en face d'elle lui adressa une grimace, avant d'adresser un sourire rayonnant au garçon qui était là, tirant un sourire amusé à Zéphira. Elle ne changerait pas, celle-là, et elle la connaissait bien. Mais de toute manière, Erwan n'était pas...

Lorsqu'elle tourna la tête vers le voile, il n'était plus là, et le corps de sa mère non plus. Zéphira fronça brusquement les sourcils, et lança d'une voix à la fois sèche et inquiète :


- On descend. Maintenant !

Et elle dévala l'escalier, Syaphra sur ses talons, et sûrement le petit jeune derrière elles. Lorsqu'elle arriva en bas, elle sauta les six dernières marches, se précipita dehors et se cogna contre un corps. Alors qu'elle allait grogner un pardon rapidement, elle s'arrêta net et resta ahurie devant la personne qui était là. Une seconde, avant de présenter sa main, paume ouverte, serment des Frontaliers. L'homme en face d'elle lui adressa un signe de tête avant de poser sa main sur la sienne, et de lui adresser quelques mots :

- Et bien, quel accueil ! Je vois que rien n'a changé ici...

- Tu te trompes. Enfin, on ne change pas une civilisation, mais quelques petits inconvénients se passent, Eodel.

- Quel genre d'inconvénients... ?


Zéphira trouva à ce moment-là du regard Erwan et le désigna du menton au dénommé Eodel. Celui-ci tourna la tête et fronça les sourcils. Tous ensembles, il se dirigèrent vers le corps étendu d'une femme, ainsi que celui tendu vers le ciel du jeune homme...

**

Erwan laissait parler le vent, dans ses cheveux, sur sa peau. Il lui parlait, mais le Marchombre n'était pas tout à fait à même de comprendre son message. Même serein et calme. Parce que son esprit n'était pas ouvert sur le monde, mais sur une idée qu'il souhaitait trouver. Une idée brillante, il aurait voulu. Mais rien ne venait.

Il entendit quelques paroles, sentit une nouvelle présence, deux nouvelles présences. L'une qu'il connaissait, et qui avait suivi le même début d'enseignement que lui avant de partir, et l'autre qu'il ne connaissait pas. Fermant les yeux, il se tourna très lentement vers les quatre personnes et les regarda en ouvrant délicatement ses paupières.

C'était bien Eodel. Erwan lui sourit calmement.

L'homme se dirigea vers lui, et lui prit l'épaule, posant ses yeux marrons sur le corps de sa mère. Ce fut comme si quelque chose passait entre les deux jeunes hommes, et Eodel se dirigea presque instinctivement vers le corps de la femme. Il posa ses mains sur ses épaules, et soudain de la glace surgit du sol, entourant le corps.

Ce fut une glace éternelle qu'il dessina, dressant le corps dans les bois dans lesquels Erwan l'avait emmené. Comme un pic de glace, formé par les blizzards, indestructible pourtant.

Erwan sentit une bouffée de gratitude l'envahir, et il prit fermement Eodel par les épaules avant de l'enlacer. Il n'avait jamais fait ça, mais c'était instinctif, impulsif. L'homme fut surpris, mais étreignit à son tour le Marchombre. A côté, les deux jeunes femmes étaient là, et sûrement l'apprenti aussi...

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