AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 Pensées sombres sur des toits obscurs... [PV Rim]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Khamill Norwël
Groupe Wolld
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 521
Citation : Accorder sa confiance revient-il à offrir son dos au poignard ? (Le Pacte des Marchombres)
Date d'inscription : 09/04/2012

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Non
Signe particulier: Une marque au fer rouge en forme d'étoile à trois branches entre son épaule et son sein droits ; et la moitié gauche du visage rougie par une large brûlure.

MessageSujet: Pensées sombres sur des toits obscurs... [PV Rim]   Dim 11 Nov 2012, 22:09

Les Dentelles Vives.
Ombreuse, le Domaine.
Le Lac Chen.
Les Frontières de Glace...

Et maintenant Al-Chen.

Ignorante de presque toutes les contrées de l'Empire, hormis les Grands Océans et Al-Jeit qu'elle connaissait sur le bout des doigts, Khamill commençait lentement à découvrir des lieux inconnus. Son premier cours y avait été pour beaucoup ; elle avait découvert le froid du Nord, différent de celui qui gagnait parfois les Océans, et surtout, elle avait vu pour la première fois de sa vie la neige. La
vraie neige, celle qui restait toute l'année ou presque, celle qui s'étalait en couches épaisses sur les arbres et recouvrait entièrement le sol. Pas celle qui tombait en fins flocons sur la plage ou la capitale, et qui s'évanouissait en quelques jours à peine – pour retomber de nouveau, peut-être, quelques jours plus tard...

Et elle avait découvert à quel point cette neige avait fait son effet sur elle. Pareille à l'océan, elle la plongeait dans un calme et une sérénité immense qui réussissait souvent à la faire oublier. Non, pas souvent. Parfois. Ses deux dernières années passées à Al-Jeit avaient laissées une marque bien trop tenace dans son esprit pour qu'elle puisse les oublier tout de suite, c'était une évidence. Et elle doutait sincèrement de parvenir à les oublier un jour, d'ailleurs...

Elle comptait sur le Chaos pour ça. Mais pour le moment, il lui était encore bien trop peu familier, bien trop implicite, pour qu'elle puisse y gagner quelque chose... Elle se demandait d'ailleurs si elle parviendrait à le définir, lors de son premier examen. Car elle était persuadée qu'il ne contiendrait pas que des épreuves physiques... C'était pourtant ce qu'elle maîtrisait le plus – malheureusement, sûrement. Pour le moment, elle n'angoissait pas vraiment à l'idée de l'approche de cet examen ; elle comptait donc en profiter pour découvrir du pays. Elle avait toujours eu soif d'aventures, mais depuis son premier cours avec Pan, Zaïa et Sifae, ce désir avait pris bien plus de place en elle, et, sitôt revenue au Domaine, elle était repartie. A pieds.

Et, pour une fois, elle avait décidé de choisir une ville pour nouvelle destination. Elle craignait moins les regards des autres depuis quelques temps, et s'était convaincue de devoir également visiter les villes... c'était très instructif. En outre, elle avait besoin de nouveaux vêtements ; c'était ce qui l'avait définitivement décidée à partir. Et puisqu'Al-Chen n'était pas trop loin du Domaine et que le Sul-Sal ne tarderait pas à arriver, elle lui avait semblé la destination idéale.



***



Al-Chen, donc.

Kham avait mis quatre jours pour s'y rendre, ne faisait que de courtes haltes, courant la plupart du temps, n'oubliant pas d'effectuer des étirements soirs et matins. Elle arriva aux portes Nord de la ville en début de soirée, estomaquée par le nombre de différences que la cité présentait avec Al-Jeit, et décida aussitôt de se diriger vers une taverne. Capuche sur le visage, elle entra dans l'auberge
La Carpe Dorée sans trop attirer l'attention, et s'assit aussitôt à une table libre.

- Qu'est-ce que j'vous sert ? grinça la serveuse, une rousse pulpeuse et impatiente qui ne manquait pas d'attirer les regards de chacun des hommes – et de quelques femmes, nota Khamill – dispersés dans la salle. L'apprentie envoleuse n'avait pas envie de se casser la tête, et puis elle n'avait pas très faim.

- Une soupe, répondit-elle sur le même ton, largement dédaigneux et un brin moqueur.

L'autre grogna quelque chose à propos de la politesse avant de s'éloigner nonchalement vers les cuisines, non sans auparavant faire signe à l'un des hommes dans la salle, qui s'empressa de la rejoindre. Ce fut donc un serveur qui vint apporter son plat à Khamill, la rousse semblant définitivement occupée à autre chose. Il eut une lueur de peur dans les yeux en remarquant un bout de peau brûlée qui dépassait de la capuche de la jeune femme, et, voyant qu'il restait figé sur place, elle dut planter son regard dur comme l'acier dans le sien pour qu'il s'éloigne enfin, trébuchant contre la chaise d'un ivrogne qui le rabroua d'un grognement sourd et inintelligible.

Incrédule, la jeune envoleuse ouvrait des yeux ronds en découvrant toute cette agitation. Vraiment, cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était rendue dans une grande ville comme celle-là, où le moindre mètre carré contenait tellement de détails à la fois qu'il était purement impossible d'en remarquer plus de quelques-uns dans le même laps de temps. Pour une simple apprentie, en tous cas...

La jeune femme termina sa soupe en vitesse, lassée de tout ce bordel, puis fila vers la porte, glissant au passage quelques pièces triangulaires sur le comptoir.
De l'air, vite... Une fois dehors, elle réalisa que la nuit était déjà assez entamée et qu'elle n'avait pas d'endroit où dormir. Elle faillit revenir sur ses pas afin de louer une chambre, mais préféra hausser les épaules et reprendre sa marche. Elle verrait bien plus tard... Et de toutes façons, elle n'avait pour le moment aucune envie de dormir.

Tout en marchant, elle repensa à la serveuse de l'auberge, et réalisa soudain que cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu de relation avec un homme. Elle y pensait depuis quelques temps déjà, mais là, sur le coup, elle le réalisait vraiment. Il y avait eu Lehm. Lehm, avec qui elle avait partagé un véritable amour, au delà de simples relations charnelles... Mais il était mort, et c'était peut-être pour cela qu'elle s'était refusée d'autres hommes par la suite. Sauf qu'elle n'avait pas eu le choix, mais ça, c'était encore très, très différent de ce qu'elle appelait une relation, vu qu'elle y avait été contrainte. Contrainte par un homme au gré de tous les autres. Un homme qui avait du s'amasser un sacré paquet d'argent avant qu'elle ne parvienne enfin à s'enfuir, et qui n'avait pas manqué de se faire plaisir non plus. Un homme qui l'avait marquée de cette Étoile brûlante et indélébile, dessous l'épaule gauche. Un homme qui avait voulu la posséder toute entière...

Cerman.

Kham faillit hurler en sentant l’Étoile la brûler plus que jamais – peut-être autant que le jour où l'homme l'en avait affublée, au fer rouge ; peut-être même autant que le jour où elle s'était enfuie et où elle avait tentée de l'enlever, en se déchirant l'épaule d'un morceau de verre. Elle reçut comme un coup à l'estomac, et dut se plier en deux en se pressant le ventre. Puis elle manqua de tomber, mais parvint à s'appuyer contre un mur. Haletante, elle ignorait les rares passants qui peuplaient encore la rue principale à cette heure tardive. Elle mit plusieurs minutes à se calmer avant de se rendre compte d'une chose : elle devait prendre de la hauteur. Absolument.

Courant presque, elle gagna très vite les petites ruelles moins fréquentées, et se glissa en quelques secondes à peine sur le toit d'une échoppe abandonnée. Elle sauta sur un toit plus haut, crocheta le balcon d'une fenêtre, puis une prise sur un mur, escalada encore plusieurs bâtiments – la plupart désaffectés – et se haussa enfin à la cime d'une tour. Largement moins haute que celles d'Al-Jeit, mais cela allait devoir suffire pour que la jeune femme se calme. Tentant de réguler les battements de son cœur, Kham remit sa capuche en place et ferma les yeux.

Peu à peu, sa respiration s'espaça. Alors, elle repensa à ce qu'elle avait pensé juste avant, mais en évitant le souvenir de Cerman, et constata que cela lui manquait bel et bien, "être" avec un homme. Pas forcément comme ce qu'elle avait vécu avec Lehm, mais plutôt quelque chose de moins long, en fait. Elle ne voulait plus s'attacher une fois encore, pour ne plus revivre cette tristesse là. Mais elle voulait quelque chose qui la changerait de ce qu'elle avait vécu avec tous les autres.

Sauf qu'elle avait très peur de ne plus pouvoir y parvenir.

Alors qu'elle ouvrait les yeux, apercevant la large tache scintillante du Lac Chen derrière la ville, l'apprentie envoleuse crut voir une ombre se découper sur un toit en contrebas. Elle plissa les paupières, tentant de distinguer un peu mieux la silhouette dans l'obscurité presque complète. Ne voyant rien d'autre, elle ne choisit toutefois pas de croire à une illusion, solution peu probable et trop dangereuse, et décida d'attendre un autre signe d'une présence. Debout sur la tour pour une meilleure liberté de mouvement, la main posée sur le manche du poignard de Clarence...




__________________________________________


Flamme:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Pensées sombres sur des toits obscurs... [PV Rim]   Lun 12 Nov 2012, 22:25

Al-Far était loin derrière lui lorsque Rimonen se retourna.
Il en était parti sans remords, mais avec une envie qui lui taraudait le thorax. Un besoin de sortir de cette ville vengeresse, de crimes et de vols divers. Même s’il avait ses relations dans les clans et les gangs, en sortir ne faisait pas de mal.
Et puis, cela faisait plusieurs semaines qu’il en mourrait d’envie.

Pour faire quoi ?
Pour aller où ?

Peu importait, tant qu’il en sortait, tout simplement. Il avait envie d’autre chose, et les quelques sous qu’il avait pu gagner en réalisant des missions à droite et à gauche lui avaient suffi pour acheter un cheval. Il ne savait pas encore s’il le garderait lorsqu’il retournerait au Domaine, quand il aurait des nouvelles de ce dernier pour de potentiels apprentis et groupes.

La jument qu’il avait acquise était pleine d’énergie, et il appréciait. C’était d’ailleurs pour cela qu’il l’avait achetée : c’était la seule qui n’avait pas une tête blasée dans les écuries, quand il était rentré. Elle avait une jolie robe, pie noir sabino silver, étonnante mais qui allait très bien avec ce qu’il avait pu cerner de sa personnalité. Large et robuste, elle était volontaire, et c’était le plus important pour lui : au moins, elle écoutait au doigt et à l’œil, apparemment parfaitement dressée.


◊ ∆ ◊



Les sabots de la jument-sans-nom claquèrent sur les dalles d’Al-Chen, tirant un soupir agacé à Rim. Ce n’était vraiment pas discret d’entrer en ville avec un cheval, et encore moins avec un cheval à la robe aussi peu conventionnelle que la jument. Mais bon, elle faisait bien son boulot…
Dans tous les cas, il l’emmena aux écuries, où il la plaça dans un box pour que le palefrenier s’en occupe. Viendrait-il la récupérer ? Bonne question, à laquelle il n’avait pour l’instant pas de réponse.

La nuit était tombée depuis un moment déjà, au moins plusieurs heures.
L’Envoleur espérait trouver au moins une taverne où il resterait de la place, ou alors il se pointerait chez Tyn, même s’il savait qu’elle n’apprécierait pas du tout qu’il ne l’eût pas prévenue. Bon, dans tous les cas, il allait d’abord chercher une taverne.

Se coulant dans les rues sombres et peu éclairées de cette nouvelle ville – pas du tout comme Al-Chen, Rimonen réfléchissait.
Il pensait à cette gamine rousse, apprentie Envoleuse, qu’il avait croisée à Al-Far. Intéressante. Mais il ne pouvait pas laisser ses pensées dériver, car il entendit un peu plus loin quelques grognements d’ivrognes, et préféra tourner dans une ruelle rapidement pour éviter de tomber sur une scène qu’il connaissait parfaitement. Et à laquelle il avait déjà participé, d’ailleurs.
En l’occurrence, il n’en avait pas envie.
Etonnant, non ?

Il était de mauvaise humeur, en fait. Ou plutôt d’une humeur égale qui ne lui allait pas. Lui qui habituellement était soit blanc – joyeux et rieur – soit noir – en colère, mauvais et violent – se retrouvait à avoir un fond gris, de temps en temps. Boaw, ça lui passerait probablement après avoir dormi.
C’était sans doute la chevauchée qui l’avait mis dans un état pareil : après tout, cela faisait des années qu’il n’était pas remonté à cheval et qu’il n’avait pas galopé à bride abattue ainsi.

Se coulant dans une nouvelle ruelle, Rim leva les yeux et saisit un pieu en fer pour s’élever sur un toit un peu plus haut. Son regard balayait automatiquement les alentours, et s’arrêta sur une silhouette, sur un toit elle aussi.
Une silhouette féminine.
Rim se posa la question : y allait-il, ou pas ?
Haussant les épaules, il savait qu’il n’était pas d’humeur badine, et préféra s’asseoir tranquillement sur le rebord du toit qu’il avait atteint, les pieds dans le vide.

Pour contempler les étoiles.
Revenir en haut Aller en bas
Khamill Norwël
Groupe Wolld
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 521
Citation : Accorder sa confiance revient-il à offrir son dos au poignard ? (Le Pacte des Marchombres)
Date d'inscription : 09/04/2012

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Non
Signe particulier: Une marque au fer rouge en forme d'étoile à trois branches entre son épaule et son sein droits ; et la moitié gauche du visage rougie par une large brûlure.

MessageSujet: Re: Pensées sombres sur des toits obscurs... [PV Rim]   Sam 17 Nov 2012, 18:16

Le souffle court, Khamill attendait. Elle scrutait attentivement les toits alentours, s'attendait même à ce que la silhouette puisse surgir derrière elle par surprise, à tout moment. Mais rien ne se passait, et au bout d'une demi-douzaine de minutes, l’apprentie envoleuse haussa les épaules et décida de se rassoir, rangeant son poignard dans son fourreau. Après tout, la silhouette en question, si elle l'avait aperçut elle aussi, ne lui voudrait pas forcément de mal. Ne voudrait peut-être même pas forcément la rejoindre, ce qu'elle aurait également fait à sa place, la jeune femme fuyant en général tout contact humain.

En fait, avant, elle n'aurait jamais pu penser que des personnes ne se connaissant pas puissent se mettre à parler ensemble, ou faire un bout de chemin côte à côte. Mais depuis que Syndrell l'avait abordée comme si de rien n'était dans les Dentelles Vives, Kham s'était mise à penser un peu autrement. Désormais, elle avait plutôt tendance à vouloir tout connaître de certaines personnes – évidemment, elle se fichait de tout le monde dans une foule par exemple, mais lorsqu'elle se trouvait seule avec une ou d'autres personnes, elle avait l'impression de se sentir légèrement proche d'elles, comme si le hasard de les retrouver à un même endroit au même moment les rapprochait. Ce qui n'était pas tout à fait faux, au fond, si elle repensait à la jeune marchombre surgie de nulle part...

Balançant ses jambes dans le vide, la jeune femme se posait donc des questions sur cette ombre qu'elle avait aperçut un peu plus tôt, assez massive avait-elle pu constater. Qui était-ce ? Qu'est-ce qu'il ou elle – plutôt il, d'ailleurs – faisait là, sur les toits, en pleine nuit ? Comme elle, en fait. C'était en tous cas quelqu'un qui savait bien se débrouiller en hauteur et en ville, quelqu'un de souple et d'endurant donc. Un voleur, peut-être. Ou un espion... Hum, il n'était peut-être pas assez discret pour ça... Peut-être était-ce un mercenaire ? du Chaos ? Ou un marchombre ? A ce moment-là, il aurait été même plus discret un espion... à moins que ce soit un apprenti, comme elle... Ou alors qu'il se fiche complètement d'être discret, aussi, sur le moment. Khamill soupira. Elle se faisait sûrement des idées, c'était peut-être tout simplement un gamin des rues comme elle en avait vu, ou comme elle en avait été à Al-Jeit. Un gamin sacrement doué, alors, et qui se sentait plus à l’abri des ivrognes tardifs en prenant de la hauteur.

C'était tout à fait possible... si on en oubliait la carrure impressionnante que semblait posséder le propriétaire de la silhouette.

Légèrement énervée, Khamill ne trouvait pas, et elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi cela l'intriguait. Il y avait trop d'hypothèses, finalement, alors qu'au début, elle trouvait cela assez étrange, cette ombre au milieu de la nuit. Il y avait moins de mystère, maintenant qu'elle avait pensé aux solutions... sauf qu'elle ne savait toujours pas. Fixant les étoiles, la jeune femme aux cheveux bouclés se demandait ce qu'elle allait faire, si elle allait partir à la recherche de l'inconnu – qui était peut-être déjà loin, à l'heure qu'il était. Mais une fois trouvé, qu'allait-elle pouvoir lui dire ? Comment l'aborder ?

Elle se frotta les yeux un instant, comme si elle avait mal vu quelque chose.
Attends, ma vieille... mais tu veux aller lui parler ?! Tu veux parler aux gens maintenant ? C'est du grand n'importe quoi ! Ah ah, tu changes vite, dis-donc... Une petite marchombre, un premier cours, et... pfiiiou ! Toutes tes convictions s'envolent ! Ah, c'est joli, tiens... Mais bon, tant que tu fais des progrès...

Ah, la ferme, toi...!

Zut. Voilà que cette fichue conscience revenait. Alors que cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait plus entendue, tiens... Oui, c'était vraiment n'importe quoi, pour une fois elle était d'accord. D'ailleurs, voilà, elle n'avait plus du tout envie de bouger, maintenant ! C'était mieux comme ça ! Elle allait rester perchée sur cette tour un petit moment, et allait oublier cette silhouette. Puis elle redescendrait trouvait une auberge encore ouverte. Ou même, s'il ne faisait pas trop froid, elle resterait ici toute la nuit. Après tout, il y avait assez de place pour qu'elle puisse s'allonger ; et surtout, elle n'avait maintenant plus aucune envie de voir du monde – ne serait-ce qu'un aubergiste. Elle avait même plutôt envie du contraire.

Rester seule sur cette tour jusqu'à en avoir marre...


Hum. Sauf qu'il commence à faire vachement froid, là.
Bigre... Qu'est-ce que je fais moi ?

Comme pour appuyer ses mots, une rafale vînt la faire vaciller de son perchoir. Kham passa une main dans ses boucles ambrées en grommelant. Elle n'arrivait pas à oublier cet inconnu, décidément... Eh bien, elle n'avait qu'à y aller. Après tout, même si elle ne le trouvait pas – si c'était bien un homme – elle se réchaufferait à courir sur les toits. Elle n'avait rien à perdre... Et si tu le trouves, tu fais quoi ? ... Rooh, eh bien, on verra, voilà. Pas envie de se casser la tête, la petite... Enfin décidée, Khamill se leva une dernière fois sur la tour. Elle tendit les bras, comme pour embrasser la lune et les étoiles, puis, se sentant un peu bête, elle réajusta sa cape brune et commença la désescalade.

Au moment où elle atteignit le toit, un épais nuage cacha la lune, la plongeant dans l'obscurité presque totale.


Par Merwyn, comment je fais, moi, maintenant ?

Ben tu continues, pardi !

Oh, toi, hein... je t'ai rien demandé, d'abord...

Qu'est-ce qu'elle devait être timbrée, pour se parler ainsi à elle même ! Bon, en pensée, d'accord, mais quand même... Et puis, des fois, ça arrivait qu'elle se parle à haute voix... Soupirant, la jeune femme attendit que ses yeux s'habituent à cette nouvelle obscurité avant de se remettre en route. Elle saisit une poutre, fit balance avec ses jambes et parvînt à atteindre un toit moins proche. Elle courut le long du toit, croisa un chat dont elle ne distingua presque que les pupilles, deux fentes noires dans des iris verts, sauta sur un troisième toit en contrebas et attrapa le bord d'un autre, de très peu. Elle faillit tomber, mais elle n'avait pas peur. L'escalade, même en ville, était une des rares choses pour lesquelles elle se faisait absolument confiance.

Ayant provisoirement oublié toutes ses pensées sombres précédentes et tous ses soucis, elle courut encore, sauta, crocheta, attrapa, se réceptionna un bon nombre de fois.

Elle ne savait pas où elle allait, peut-être allait-elle de nouveau croiser la silhouette, peut-être pas.

Elle savait juste qu'elle n'avait plus du tout froid, et surtout qu'elle s'amusait drôlement !




__________________________________________


Flamme:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Pensées sombres sur des toits obscurs... [PV Rim]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Seul et sage pensée!
» Pensée solitaire sur le toit... [Libre]
» Sylvana- Desirs obscurs dans une douce Rêverie [Duchesse d'Eteniril]
» Petite pensée pour le Japon
» Envie d'aller sur les toits?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Sud :: Al-Chen-
Sauter vers: