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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]

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Dolce Ysil
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MessageSujet: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Lun 03 Juin 2013, 12:02

Lorsque Dolce pénétra dans les écuries, Singa l’accueillit d’un hennissement retentissant : en effet, il n’était pas sorti avec son cavalier depuis un moment, même si tous les jours il allait au pré, avant de passer la nuit au box.
Un sourire tendre sur les lèvres, l’Envoleur se plaça devant la porte de son étalon et posa sa main sur son chanfrein, doucement. Singa souffla, avant de fermer les yeux, apaisé par cette paume douce et rugueuse à la fois. Puis, Dolce entra dans l’espace réduit pour préparer sa monture, et l’enfourcha une demi-heure plus tard, quatre sacoches accrochées à la selle.

Il laissa son cheval slalomer entre les arbres d’Ombreuse, lui indiquant simplement de suivre la direction de l’Est. Il avait envie de passer par Al-Chen, puis de trouver le Lac Chen.
Et tandis que la piste d’Ombreuse s’étirait devant eux, il lança sa monture dans un galop effréné qui sembla la ravir au plus haut point.


§§



- Ce sera tout ?

Dolce regarda encore autour de lui, et fit tourner entre ses doigts la petite dague qu’il voulait s’offrir. Y avait-il autre chose qui aurait pu lui être utile ?
Ses yeux passèrent sur les vitrines de la boutique, et s’arrêtèrent une seconde sur l’une d’entre elles. Fronçant les sourcils, il marmonna :

- Attendez, je vais regarder.

S’approchant de la glace qui recouvrait des fabrications magnifiques en métaux rares et précieux, Dolce les observa très attentivement. Soudain, son regard fut happé par l’une des créations, absolument sublime. Son cœur s’emballa, et il sentit sa respiration se raccourcir.

- Non, en fait. Je veux celle-là aussi. Vous pouvez y graver quelque chose ?


§§



La petite boite était tout contre son cœur.
Elle prenait peu de place, mais il était hors de question qu’il la mît autre part : cela aurait été trop risqué. Mais un sourire béat étirait ses lèvres et pénétrait ses yeux, car il était très fier de sa trouvaille, de son achat.

Il avait terminé son cours avec Nea peu de temps auparavant : à peine quelques jours. Et il était déjà en vadrouille, en effet, ne parvenant pas à rester en place au Domaine. Malgré lui, d’ailleurs, il ne cessait de repenser à Gil, et se demandait à quoi pouvait bien ressembler son apprentie.
Après tout, il s’était engagé pour lui faire passer son Ahn-Ku, ce n’était pas rien. Si l’autre Envoleur avait eu peur de ce qu’il pourrait se dérouler quand il rentrerai au Domaine, a priori il n’avait plus grand-chose à craindre, car l’officialisation de cet examen s’était fait sur le panneau d’affichage, indiquant très clairement le nom de la jeune fille ainsi que celui de son Maître.
Repensant à leur échange, il se demanda s’il avait bien fait de reprendre une apprentie.
D’accepter de continuer à enseigner.
Mais cela l’apaisait, d’être Maître, quelque part. Car Syndrell ne tenait pas en place non plus, et il se voyait mal lui imposer sa présence, même s’il en avait terriblement envie.

Depuis leur visite des Archipels et de l’Île des Femmes, il ne l’avait pas revue. Des mois s’étaient écoulés, et après sa présence quotidienne, le vide lui semblait immense, comme un gouffre sans fond.
Il avait tellement envie de la retrouver.

Passé par les collines de Taj pour se rendre à Al-Vor tout d'abord, il avait finalement filé vers le Lac Chen et Al-Chen en retraversant Ombreuse.
A ce moment-là, un instinct le poussa à sortir d’Al-Chen pour suivre la rive Est du Lac du même nom.
Singa était heureux de voyager, et son pas élastique était long et motivé. Il aurait pu galoper toute la journée que cela ne l’aurait pas dérangé. L’étalon isabelle était infatigable, et Dolce très content de voir que son entraînement portait son effet sur sa monture.

S’arrêtant dans un village de pêcheurs, l’Envoleur laissa sa monture dans les écuries d’une auberge pour y entrer, espérant glaner quelques informations.

- Une fille avec des cheveux bleus ? Y’en a une qui passe régulièrement, mais on l’a pas vue depuis un moment.

- Vous savez dans quelle direction elle a l’habitude d’aller ?

- Des fois, elle monte vers le nord et Al-Chen. Mais le plus souvent, elle file vers les Dentelles Vives et la Passe de la Goule.

- D’accord, merci. Vous avez une chambre pour la nuit ?




§§



La lueur de la lune pleine se reflétait parfaitement sur les eaux calmes et paisibles de Chen.
Sa rondeur, magnifique, semblait targuer le monde de son éclat argenté. Les étoiles, frêles points brillants dans le ciel, semblaient s’être éclipsées pour céder sa place à cette reine nuptiale.
Le bruit des criquets et des cigales résonnait alentours.

Les pieds dans l’eau, Dolce contemplait cette beauté transcendante.
Le souffle coupé, il observait les fines vaguelettes venir s’écraser sur le sable des plages du Lac et contre ses orteils. Un vent doux et tiède venait jouer sur sa peau, et sur ses joues qu’il n’avait pas rasées depuis quelques jours. En se grattant le menton, il se fit la réflexion qu’il devrait s’y mettre.

Se levant souplement, il se déshabilla tranquillement et s’avança lentement dans les eaux miroitantes.
L’onde enveloppa ses pieds, ses mollets, ses genoux jusqu’à ses cuisses, l’envahissant d’une délicieuse fraicheur. S’immergeant dans les eaux limpides du Lac, il ferma les yeux pour profiter de cet instant.

Contre son torse, flottait la boîte de la boutique.

__________________________________________





Dernière édition par Dolce Ysil le Mer 24 Juil 2013, 10:15, édité 1 fois
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Sam 06 Juil 2013, 02:40

Vagabond avançait de son pas tranquille sur le sentier rocheux. Sur son dos, Syndrell se laissait bercer par le balancement singulier de sa démarche. Elle piquait du nez. Son menton retombait sur sa poitrine et ses doigts étaient plus lâches sur les guides de l'étalon, qui profitait de cette liberté fortuite pour prendre un rythme de croisière. Fatiguée comme elle l'était, sa cavalière ne risquait pas de lui en tenir rigueur !

Ils revenaient du sud de l'Empire - de la pointe du continent, là où la terre se jette dans la mer et où les éléments se rencontrent avec une violence et une harmonie sans nom. A l'aube de son premier cours, Syndrell avait voulu se rendre à cet endroit si particulier ; Miss l'y avait emmenée une fois et lui avait présenté Naagrarh.

L'itinérant l'avait acceptée dans sa caravane au titre d'éclaireuse et elle avait fait ses preuves aux côtés d'Enna, la Thûle au coeur au moins aussi grand que son sabre. Cette expérience au sein d'un groupe soudé l'avait fait grandir d'une façon qu'elle ne s'expliquait pas mais qu'elle était incapable d'oublier. Comme la recette du potage de Gildas, le cuisinier, cette aventure restait gravée dans sa mémoire...

Arrivée sur la côte, elle avait résisté à la tentation de sauter dans la première embarcation venue pour gagner l'Ile des Femmes. La certitude qu'elle serait accueillie à bras ouverts par la famille de Dolce avait nourri cette envie brûlante, mais la menace qui planait sur les clans l'en avait dissuadée. Tant qu'elle n'aurait pas mis la main sur Lawëlle, il était hors de question qu'elle mette des innocents en danger, simplement pour se faire plaisir. La mort dans l'âme, elle avait plongé ses orteils dans l'océan. Puis elle avait fait demi-tour.

En soi, ce voyage n'avait pas été vain. Tout le chemin à parcourir était, dans un sens comme dans l'autre, absolument magnifique : les fleurs de l'été avaient succédé à celles du printemps et jonchaient monts et vallées. L'air sentait bon l'herbe coupée et des orages éclataient ça et là, rafraîchissant l'atmosphère le temps d'une averse accueillie avec soulagement par une nature qui souffrait déjà de la chaleur.

Syndrell aimait autant cette saison que l'hiver, son opposé. Elle avait troqué sa chemise contre une tunique aux manches qui s'arrêtaient aux épaules et dénudait son ventre. Un pantalon de toile et des chaussures plates complétaient cet ensemble estival.

Mais la cape de cuir souple aux jolis reflets olive était roulée dans son dos et lui servait autant de dossier que de protection en cas de caprice du temps. Si elle ne craignait pas les orages, elle avait essuyé deux fortes tempêtes, l'une sur la côte, l'autre alors qu'elle franchissait la Passe de la Goule. Emmaillotée dans sa cape, elle avait affronté les bourrasques et les pluies diluviennes, bien trop à son aise sur la selle de Vagabond pour songer à se plaindre une seule fois des sautes d'humeur du ciel.

C'était une vie de voyages incessants, d'aventures farfelues et de solitude bienfaisante. Une vie qu'elle aimait profondément. Enfant, elle rêvait qu'on l'accepte sans avoir peur de son apparence. Elle se voyait danser devant les foules et gagner le coeur de son public sans effort. Désormais, elle appréciait passer le plus clair de son temps sur les routes et choisir son itinéraire pas à pas. Elle ne dépendait de personne et préférait mille fois dormir à la belle étoile, perdue en pleine campagne, qu'au chaud dans un lit.
C'était sa vie.

Pourtant, ces derniers jours, le temps lui semblait plus long. La faute aux journées qui s'allongeaient ? Possible, mais pas uniquement : elle qui d'ordinaire avait un sommeil de plomb s'éveillait en pleine nuit et ne parvenait plus à se rendormir. Son rire raisonnait moins souvent dans l'air chaud de l'été.

Et, si elle appréciait ce voyage qui offrait quantité de paysages plus impressionnants les uns que les autres, elle se perdait régulièrement dans ses pensées et devenait alors fort distraite. Un détrousseur ivre n'aurait eu aucun mal à lui planter une flèche entre les omoplates en la prenant par surprise...

Il lui avait fallut vivre trois jours de la sorte avant de comprendre que l'origine de ce brusque changement d'attitude était dû à Dolce. L'Envoleur lui manquait, tout simplement. Il ne lui avait pas fait signe depuis son retour précipité de l'Ile des Femmes. Elle non plus, d'ailleurs. Mais ça aussi, c'était sa vie : si son amant ne quittait jamais vraiment ses pensées, Syndrell pouvait se passer de le voir pendant un temps compris entre trois semaines et trois mois. Jusqu'à ce que la solitude qu'elle chérissait tant lui pèse au point de modifier son comportement.

Quelque part dans le lointain, un chien aboya ; Syndrell eut un sursaut qui la tira brièvement de sa somnolence, puis son menton retomba sur sa poitrine. Vagabond poursuivait son chemin, droit vers les Dentelles Vives dont les arêtes accidentées se découpaient dans un ciel rougit par le couchant. le soleil plongeait sur leur gauche et inondait l'univers d'un réseau infini de couleurs chaudes. Des étoiles brillaient déjà derrière les quelques nuages qui avançaient paresseusement au-dessus d'eux; la nuit tombait mais pas la température. La brise était tiède et sucrée.

Lorsqu'un hululement joyeux chanta à ses oreilles et l'éveilla complètement, la lune orangée brillait fièrement dans le ciel. Syndrell redressa les épaules, arrêta Vagabond et balaya les environs du regard. Il faisait nuit. A droite, une trouée de lumière indiquait la position d'Al-Chen.

La marchombre hésita un instant, titillée par l'envie d'aller tirer Ciel du lit. Puis elle se souvint que son ami était en séminaire à la capitale. Renonçant à faire un détour par Al-Chen, Syndrell guida Vagabond vers l'Académie, où Lyke l'attendait - et son premier cours en tant que maître aussi.

Comme elle passait pas très loin du lac, elle décida d'en profiter pour s'y baigner. Même en pleine nuit, il faisait une chaleur écrasante. En outre, le fond de l'air était électrique ; levant le nez, Syndrell remarqua que quelques nuages masquaient les étoiles. Ils prédisaient un orage avant le matin. Haussant les épaules, elle laissa Vagabond trotter jusqu'au lac. La perspective d'un bain de minuit avait achevé de la réveiller et elle n'avait désormais plus qu'une envie : quitter ses vêtements, qui lui collaient à la peau, et plonger dans l'eau claire pour échapper aux moustiques qui s'acharnaient sur elle.

C'est l'attitude de son compagnon de route qui lui mit la puce à l'oreille. Alors que le lac était en vue, miroir calme et orangé sous la lueur de la lune, Vagabond agita les oreilles et se mit à piaffer. Son agitation lui indiquait qu'il avait repéré quelque chose - ou quelqu'un. Plissant les yeux, Syndrell vit d'abord un autre cheval. Il était un peu plus loin, sous la limite des arbres qui cerclaient le lac Chen. Puis le regard de la marchombre glissa vers l'eau et son coeur tambourina
contre sa poitrine.

il était là.

Dolce !

Elle ne se demanda même pas comme pareille coïncidence était possible. Tout ce qui importait, c'était que Dolce était là où elle se rendait tout naturellement. Même dans l'obscurité et d'aussi loin, elle reconnut sa silhouette. Elle en rêvait trop souvent pour se tromper !

Tout sourire, la jeune femme sauta de sa selle et installa Vagabond à une distance raisonnable de Singa. Puis elle fila vers l'étalon de son amant, heureuse de retrouver l'animal qui fourra aussitôt ses naseaux dans le creux de ses mains. Lui aussi appréciait de la revoir.

Dolce était entré dans l'eau. Ses vêtements traînaient sur le sol. Abandonnant les siens, Syndrell s'approcha du lac. La blancheur de sa peau exacerbé par la lumière de la lune, elle ressemblait à une nymphe. D'un geste, elle rassembla ses cheveux dans son dos. Ils avaient poussé de moitié depuis qu'elle avait quitté l'Ile des Femmes. Puis elle rentra dans l'eau, sans faire de bruit.

Elle devina l'instant où Dolce perçut sa présence. Elle ne lui laissa pas le temps de se retourner. Glissant les bras autour de son torse musclé, elle posa la joue contre son dos et ferma les yeux pour apprécier la saveur de l'instant. Un instant que les mots seuls ne pouvaient décrire. Chacune de leurs retrouvailles était différente. Toutes merveilleuses, cependant. Syndrell sourit.


- Salut, toi, murmura-t-elle en déposant un baiser sur le dos de Dolce.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Lun 08 Juil 2013, 11:27

C’était comme à chaque fois.
Il la cherchait. C’était elle qui le trouvait.
Ce fut la seule pensée cohérente qui passa dans son esprit au moment où il perçut sa présence. Il n’était même pas méfiant, il aurait reconnu son odeur entre mille. Mais avant qu’il n’eut pu esquisser un geste, elle se plaqua contre son dos et enroula ses bras autour de son torse.

Dolce ferma les yeux.
Il sentait les seins ronds de la jeune femme contre son dos, et les pointes durcies par le désir – ou peut-être la fraicheur de l’eau. Son propre désir se réveilla, mais il n’en tint pas compte. Pas tout de suite.
Paupières closes, il profita de cet instant, de l’odeur de Syndrell qui l’enveloppait, de ses doigts sur son torse, de son étreinte douce et ferme, tellement agréable…

- Salut, toi.

Le contact de ses lèvres sur son dos lui tira un long frisson, et il ouvrit les paupières. Ses mains se posèrent sur celles de la jeune femme, et il caressa le dos de ces dernières, remontant lentement sur ses poignets puis ses avant-bras.
Il finit par se retourner avec une délicate lenteur, et déposer un baiser sur le front de Syndrell.

- Salut ma belle…

D’une impulsion soudaine, il la plaqua contre lui, et la serra. Le souffle de la Marchombre lui chatouillait le torse, tout comme ses cheveux, mais il profitait de cela. Déposant lentement ses lèvres sur les cheveux bleus de Syndrell, il huma encore une fois son odeur, et ferma les yeux.

- Tu m’as manqué…

Glissant ses mains dans le dos de la Marchombre, il la maintint contre lui ainsi plusieurs minutes.
Jusqu’à ce que l’agitation sur la rive soit plus bruyante que ses pensées.

Ouvrant vivement les yeux, Dolce balaya la rive du regard pour trouver Singa en train de tirer comme un forcené sur sa longe, les oreilles en arrière, naseaux pincés. Il grattait le sol de son antérieur droit, et regardait dans la direction… du cheval à Syndrell, l’étalon frison répondant au nom de Vagabond.
Les deux entiers étaient en train de se monter la tête, même séparés de dix mètres.

Un soupir franchit les lèvres de Dolce, et il fit glisser délicatement ses doigts sur la joue de Syndrell, avant de la lâcher pour sortir de l’eau.
Sa voix claqua dans l’air, basse mais ferme.

- Singa ! Stop.

L’étalon isabelle renâcla une dernière fois, avant de tourner la tête vers Dolce, ses petites oreilles pointées vers lui. Bon, au moins, il parvenait à ne pas rester concentré sur son « rival ». Un soupir franchit les lèvres de l’Envoleur, tandis qu’il saisissait les liens de Singa et agitait légèrement la longe. Le cheval ne broncha pas et recula de quelques pas.
Il s’était déjà calmé.

Se tournant vers Vagabond, Dolce essaya de croiser le regard de Syndrell, malgré le peu de luminosité.

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Lun 22 Juil 2013, 14:16

Syndrell perçut le désir de Dolce bien avant que celui-ci pivote pour lui faire face. Elle sentait ses muscles tendus comme les cordes d'un violon, son souffle court et les battements rapides de son coeur. Le sien tambourinait contre sa poitrine avec une vigueur qui l'étonnait toujours. A croire que Dolce lui donnait vie, comme un catalyseur qui déclenchait toutes sortes de réactions.

Chair de poule. Pupilles dilatées. Respiration saccadée. Frissons. On aurait presque dit de la peur, et Syndrell aurait probablement dû s'inquiéter lorsque les bras de l'Envoleur se refermèrent sur elle pour la serrer à l'en étouffer. Il était si puissant ! Un simple geste, une simple torsion et ses os seraient broyés. Crac, plus de Syndrell Ellasian.

Elle se pressa contre lui et mussa son visage contre son torse. Oui, Dolce pouvait la tuer, mais si telle était son intention elle ne serait plus de ce monde depuis bien longtemps. Jamais la marchombre ne s'abandonnait autant que dans les bras de son amant.

Dolce dû dire quelque chose car elle sentit sa poitrine vibrer contre elle. Les yeux fermés, elle huma l'odeur musquée du jeune homme, s'imprégnant de lui autant que possible. Il lui sembla soudain qu'elle était à sa place, là, dans l'eau, plaquée contre le corps chaud et humide de son Envoleur, et elle réalisa à quel point il lui avait manqué. A quel point elle aimait sa compagnie.

A quel point elle l'aimait, lui.

Ses paupières se soulevèrent et elle inspira vivement. Une vague de désir déferla en elle, puissante, dévastatrice, et Syndrell se sentit perdre le contrôle. Elle était sur le point de céder à une impulsion sauvage lorsque brusquement, elle se retrouva seule. Dolce s'était éloigné.

Troublée, elle le regarda sortir de l'eau. Quelle mouche l'avait piqué ? Se passait-il quelque chose qu'elle ignorait ? Fronçant les sourcils, Syndrell s'apprêtait à prononcer son nom lorsque la situation lui sauta aux yeux. Vagabond qui se cabrait, plus nerveux que jamais. Singa qui renâclait, apaisé par la voix de son cavalier. Dolce, debout sur la berge, nu dans la lumière crue de la lune.

Un sourire se dessina lentement sur les lèvres de la marchombre. Une idée folle, souflée par quelque joyeux souvenirs de leurs premiers combats d'esprit, avait effleuré ses pensées. Et tandis que Dolce s'employait à calmer son étalon, elle sortit de l'eau.

Syndrell n'était pas extraordinairement belle. Trop petite, disaient certains, trop maigre, ajoutaient d'autres - dont Ciel. Trop différente. Mais elle avait su retourner les choses à son avantage. Ses cheveux bleus cascadaient sur ses épaules et recouvraient sa poitrine. Ses yeux dorés brillaient comme un feu sauvage dans la nuit claire. Son corps fin et musclé glissait sans bruit. A la lueur de la lune, sa peau semblait de nacre et étincelait sous une couche de fines gouttelettes scintillantes.

Elle accrocha le regard de Dolce. Lorsqu'elle fut certaine qu'il ne la quitterait plus des yeux, elle avança vers Vagabond en roulant des hanches. Balancement sensuel. Démarche féline. Le petit chat mouillé s'arrêta près du frison énervé. Vagabond était loin d'être aussi docile que Singa. Il était plus têtu qu'une mule et épris de liberté.

Mais lorsque Syndrell posa la main sur ses naseaux, il s'immobilisa. Ses flancs étaient agités par son souffle puissant. Il frappa le sol de son sabot arrière. Une fois, puis deux, puis trois. Puis il se calma complètement et posa sa grosse tête sur l'épaule de Syndrell.

Elle ne cessa pas son manège pour autant. De là où elle se trouvait, elle pouvit sentir le regard brûlant de Dolce fixé sur elle. Elle était au centre de son attention désormais. Parfait !

Tout doucement, elle se pencha, comme pour examiner les jambes de Vagabond. Puis elle se glissa derrière son étalon en lui murmurant à l'oreille des paroles murmurées. Chuchotement délicat qui parvenait comme un léger bruissement aux oreilles de l'Envoleur. Joueuse, Syndrell passa de l'autre côté de Vagabond. On aurait dit qu'elle dansait, petit feu follet opale, félin langoureux, clin d'oeil malicieux.

Elle prenait le contrôle. Elle jouait avec le désir de Dolce. Le sien était mis à rude épreuve et plus d'une fois, elle faillit céder. Tout arrêter pour se jeter dans ses bras. Elle se contint, déterminée à remporter cette manche ; le jeu était le ciment de leur couple. Ce soir, elle en définissait les règles, demain ce serait son tour. Leur esprit de compétition était tel qu'il les poussait aux limites de leurs forces.

La selle de Vagabond glissa lentement dans l'herbe, et Syndrell se rapprocha de Singa. A son tour, il appuya sa tête sur l'épaule de la marchombre. Elle l'embrassa entre les deux yeux. Et se remit à danser. Tout doucement, comme au ralenti, comme si le souffle même du monde s'était interrompu pour lui laisser le champ libre. Dans un geste d'une totale désinvolture, elle rejeta ses cheveux en arrière et sentit plus qu'elle ne vit Dolce vaciller.

Ses mains glissèrent de la tête de Singa à l'extrémité de la longe que l'Envoleur tenait toujours. Syndrell planta son regard dans le sien et se mit à avancer. Pas à pas, seconde par seconde, elle suivit la corde, jusqu'à ce qu'une poignée de centimètres la sépare de son amant. Alors, elle lui prit la longe des mains et la noua à une branche. Ses doigts tremblaient. Il lui semblait qu'une faim terrible lui nouait les entrailles. Elle était affamé mais aucune nourriture ne saurait la combler. Ce qu'elle voulait, c'était...

Contrôle. Encore un tout petit peu de contrôle. Elle y était presque, il suffisait simplement qu'elle termine ce qu'elle avait commencé quelques instants plus tôt. Rien qu'un petit effort et... Et alors elle...

Elle était de nouveau derrière son dos. Ses mains blanches posées sur sa peau caramel. Elle les laissa glisser jusqu'aux reins, puis des reins elle remonta le long des flancs, puis des côtes elle passa sur son ventre. Descendit. Descendit encore. Le sentit frémir, trembler entre ses bras. Remonta. Remonta encore. Effleura cet endroit secret où l'impossible frôle le prodigieux dans un chiintement feutré et un éclat mortellement dangereux.

Elle ne se rendit pas compte qu'elle était face à lui avant de croiser son regard, pâle et fiévreux. Le sien flamboyait de mille feux. La pointe de ses seins effleurait son torse. Une fraction de seconde, elle parvint à résister, à garder le contrôle. Puis elle s'avoua vaincue. Ses yeux se voilèrent. Ses lèvres s'entrouvrirent.


- Fais-moi l'amour, Dolce Ysil. Maintenant.

Gémissement douloureux.Fin de la première manche.
Début de la seconde.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mer 24 Juil 2013, 10:24

Sauf que... Sauf que ce ne fut pas son regard qu’il trouva, mais la courbe délicieuse de ses hanches, le galbe de ses fesses, les dunes de ses seins. Surtout ses fesses, qui se balançaient allègrement dans un nouveau jeu qu’elle menait à la baguette – était-ce le cas de le dire ?
La lune dispensait sur la peau bronzée de la jeune femme des ombres délicieuses, pâles et envoûtantes. Pas autant que sa danse sensuelle, il en était certain, mais ce charme en plus le mettait dans tous ses états, il le sentait dans son ventre mais pas seulement.

C’était tout son corps qui était tendu de désir, de désir de la toucher, de simplement la caresser, effleurer sa peau lentement et avec délice, enfoncer son nez dans ses cheveux d’un bleu de nuit, s’enivrer de son odeur. Cela allait bien au-delà d’une tension sexuelle, c’était bien plus que cela, il le sentait dans ses entrailles sans être capable de trouver un mot pour définir tout ce qu’il pouvait ressentir.

Pourtant, il n’osait même pas s’approcher. Il aurait eu peur d’arrêter cette danse que la jeune femme avait entamée, et qui le fascinait de manière totalement improbable. Parce qu’il en avait vu, des corps de femme nue, dans sa vie. Des corps nus de femmes dansant, aussi. Mais sans qu’il ne puisse vraiment se l’expliquer rationnellement, cela n’avait rien à voir avec tout cela. Absolument rien. Peut-être était-ce simplement l’amour qui voulait cela, mais Dolce n’était pas franchement capable de réfléchir à ça dans l’immédiat. Complètement subjugué.
Quand elle se retrouva à l’autre bout de la longe de Singa, Dolce dut faire preuve de toute la volonté du monde pour ne pas bouger. Il n’avait qu’une seule envie : lui sauter dessus et lui faire l’amour passionnément, peut-être brutalement et sauvagement, dans l’herbe, juste là. Pourtant, il se contint, ne parvenant pas comprendre réellement pourquoi. Le regard de la Marchombre, qui l’en dissuadait ? L’allégresse de cet instant de retrouvailles ? Le paroxysme de l’envolée de son désir ? La suggestion de la suite ? Peut-être un peu de tout cela.

Quand les mains de Syndrell se posèrent sur son dos, il frémit.
Elles descendirent à la fois lentement et sensuellement le long de ses reins, et un long frisson remonta jusqu’à la racine de ses cheveux.
Quand elles passèrent face à lui, sur son torse et… ce ne fut pas un frisson, mais carrément un vertige qui le submergea. Il tituba un instant, en sentant la pointe de ses seins effleurer son torse.
Dolce ferma les yeux.

- Fais-moi l'amour, Dolce Ysil. Maintenant.

Quand il ouvrit les paupières, un sourire espiègle passa sur ses lèvres.
Il se pencha pour l’embrasser, très doucement. Le ballet de leurs langues était lent, doux, sensuel, et quand il sentit que la jeune femme voulait accélérer le processus, Dolce dut mobiliser toute sa volonté pour rompre ce baiser.
L’attrapant avec douceur mais fermeté par les épaules, il l’éloigna légèrement de lui et fit jouer ses doigts sur la peau de son cou, de sa nuque, glissant sur ses joues et tiraillant légèrement ses cheveux.

Laissant descendre ses lèvres sur le cou de Syndrell, il s’emplit de son odeur et l’allongea lentement sur le sol. L’herbe était fraiche mais suffisamment dense pour ne pas avoir de petits cailloux, et il sourit. Mais alors qu’il sentait Syndrell gémir et commencer à l’appeler sous lui, il descendit pour que sa langue rencontre la pointe de ses seins. Les mordillant avec volupté, il s’interrompit une seconde pour finalement lui répondre.

- Oh, non, pas tout de suite…

Ses doigts glissèrent de la taille de la Marchombre à ses seins, les étreignant un peu brutalement pour les relâcher aussitôt. Puis, ils descendirent le long de sa taille, effleurant à peine sa peau, descendirent encore jusqu’à sa cuisse droite, caressant l’intérieur où la peau est si fine… Il passa de l’autre côté, se tenant à distance de sa fleur intime, et ses lèvres n’avaient pas cessé leur danse.

Lui aussi allait la rendre folle !
Ses doigts se rapprochaient toujours plus du lieu interdit, sans jamais le toucher vraiment. Cela pouvait devenir compliqué avec les attaques de la belle, mais c’était ce qui était sans doute le plus excitant… Et quand il sentit que Syndrell arrivait au comble de son désir, à cette frontière où la douleur et le plaisir se côtoyaient de trop près, il glissa un doigt en elle, se délectant de sa réaction…







[ Oui oui, je me suis un peu emballée, si ça ne te va pas MP...
J'ai aussi changé le titre du sujet Rolling Eyes]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Dim 28 Juil 2013, 10:26

Avec un naturel à couper le souffle, les rôles s'inversèrent. C'était au tour de Syndrell, désormais, de lutter pour ne pas perdre ses esprits tandis que Dolce s'affairait à lui démontrer qu'il n'était pas en reste. Monsieur était plein de ressources. Haletante, elle se jura de ne plus jamais croire qu'elle pouvait gagner à ce jeu-là.

Il était en train de la rendre folle. Littéralement. Chacune de ses caresses déclenchait un joyeux petit feu de joie en elle, ses baisers impérieux et profonds lui coupaient le souffle, et c'est à peine si elle avait conscience qu'il avait pris le dessus. Comment, quand l'avait-il allongée dans l'herbe ? Tout était confus, brouillé, dépourvu de sens et de réalité. Intemporel.

- Dolce...

Lointaine, la voix lui apparut comme un songe. Les paupières closes, Syndrell frémit. Etait-ce la sienne ? ça y ressemblait mais en plus rauque.

Elle voulut se râcler la gorge, Dolce la coupa dans son élan en augmentant le degré d'intensité de sa lente et savoureuse torture. Un frisson de plaisir la secoua et elle entrouvrit les yeux.


- Dolce !

Ordre, supplique, son souffle court ne laissa passer qu'un murmure à peine audible entre ses lèvres. Elle voulait qu'il la possède, là, maintenant, sans plus attendre !

- Oh, non, pas tout de suite...

Quoi ?? Ouvrant brusquement les yeux, Syndrell chercha à se redresser. Elle n'y parvint pas. Dolce avait repris sa lente exploration du bout de sa langue, anéantissant son intention de reprendre le contrôle en seulement quelques secondes. Elle sentit ses forces refluer, comme si elle perdait son sang, sa vie. Epuisée, excitée, elle retomba dans l'herbe fraîche.

Dolce était un dieu. Il ne bougeait presque pas au-dessus d'elle, pourtant ses mains faisaient des miracles. Ses doigts couraient sur la peau de la jeune femme, légers comme de joyeux papillons. Sa bouche, elle, faisait des merveilles : tantôt mordillant la chair, tantôt embrassant la peau, tantôt léchant le sel qui l'en recouvrait. Le papillon s'aventura tout à fait au sud de ses hanches et Syndrell ronronna comme un chat.

A présent, ses pensées tournaient au ralenti, paralysées par une foule de sensations ennivrantes. Les yeux clos, elle ne voyait plus le monde que par ses sens. La chaleur du souffle de Dolce sur sa peau nue. Le rytme de ses battements de coeur. L'odeur légèrement boisée de ses cheveux ras.

Un monde de perceptions s'offrait à elle, bien plus réel que dans ses songes ; elle n'avait qu'à se laisser emporter par cette vague de sensations qui, à chaque assaut de la langue de son amant, semblait sur le point de l'envahir totalement.

Lâche prise, Syndrell.

La main de Dolce jouait entre ses cuisses. La dernière pensée cohérente de Syndrell fut qu'il s'agissait d'une main ferme dans un écrin de douceur. Puis elle souleva son bassin, laissant le papillon découvrir son intimité secrète, et lâcha prise.

Le plaisir la frappa de plein fouet et la secoua toute entière, tremblement incontrôlable. Une petite poignée d'éternité plus tard, Syndrell ouvrit prudemment ses yeux dorés et découvrit qu'elle avait passé ses bras autour de la nuque de Dolce pour s'y accrocher fermement. Pantelante, elle desserra légèrement sa prise pour ne pas lui faire de mal, et souffla doucement.


- Mmhhh.

C'est l'unique son qu'elle fut capable d'émettre - quelque chose entre le gémissement et le ronronnement. Enfermée dans une bulle de coton infiniment doux, Syndrell sourit, satisfaite. Mais ce n'était pas fini.

Pas encore.

La lente torture de Dolce reprit de plus belle. Sa main se mit à bouger, tout doucement, dissipant les brumes de l'orgasme pour éveiller celles d'un nouveau plaisir. Plus réceptive que jamais, Syndrell s'imprégna de ce rythme en ondulant des hanches. En même temps, sa bouche chercha celle de l'Envoleur. Elle l'embrassa si intensément qu'elle le sentit tressaillir contre lui et vit là sa chance de rétablir un peu l'équilibre.

Sans cesser de bouger les hanches et d'embrasser son compagnon, Syndrell laissa courir sa main dans le dos de Dolce, sur ses reins, puis sur son ventre. Ses doigts fins traçaient des cercles, ses paumes effleuraient sa peau. Tout doucement. Jusqu'à trouver enfin l'objet de son désir. Elle le saisit délicatement. Les lèvres de Dolce frémirent contre les siennes.

Elle s'enhardit, lui imprima le même ryhtme diabolique qu'il faisait subir à sa propre personne. Un rythme qui s'accéléra soudain.


- Dol...

Nouvelle vague.
Puissante.
Dévastatrice.



[Moi ? Je suis on ne peut plus satisfaite !! Tu t'emballes quand tu veux xD (et je te suis, la preuve !)]

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mer 21 Aoû 2013, 06:20

Oh oui, il se délecta de sa réaction, et elle explosa autour de lui. Il pouvait sentir chacun de ses muscles les plus intimes se contracter autour de son doigt, et rien que cette sensation éveilla en lui un plaisir dont il ne pensait pas être un jour le jouet à ce point.
Il voulait lui donner du plaisir. C'était en la faisant jouir, en la sentant lâcher prise que lui-même en avait le plus, sans aucun doute, et il en avait tellement envie... Il la désirait, il désirait lui offrir la jouissance, et même plus que cela, toutes les étoiles qu'il avait pu saisir au passage dans son regard quand le premier orgasme avait déferlé.

Ce ne furent pas que ses muscles profonds qui se serrèrent autour de lui, mais elle toute entière. Il sentit ses ongles agripper sa nuque et son crâne, peut-être aussi entailler légèrement sa peau ; mais il se retenait de ne pas mordre complètement dans sa chair dans un réflexe primitif. C'était tellement puissant que cela ressemblait à de la faim pure, il avait envie de croquer dans sa peau si exquise ; de la goûter de toute sa bouche, de...
Il commença plutôt à bouger en elle, à lui imprimer une nouvelle danse. Il voulait la voir encore se tortiller, courber les reins, offrir ses seins, sentir sa colonne qui se cambrait un peu plus sous l'assaut du désir, du plaisir, et de tout cela à la fois.

Ses baisers étaient passionnés, passionnant, détenant une telle quantité d'énergie, de désir, de plaisir partagé que Dolce se sentit défaillir un instant, oubliant sa danse pour se concentrer à celle de sa langue avec celle de Syndrell.
Cela suffit à la jeune femme pour prendre un peu d'avance, se saisir de lui à son tour, et de lui infliger la même torture.
Sauf qu'il ne voulait pas de cette torture-là, il ne voulait pas jouir hors d'elle, il voulait être en elle et cette pensée fit accélérer ses doigts, sa main toute entière. Il descendit ses lèvres sur le ventre de Syndrell, sa langue traçant un sillon humide sur sa peau, et finalement ses dents se refermèrent avec délectation et délicatesse sur son bouton gonflé par le désir et le plaisir, et il la sentit s'élancer encore vers le ciel en criant la moitié de son nom.

- Dol...

Oh... Oui !

Ôtant vivement ses doigts d'elle, Dolce la fit basculer sur le dos et glissa un genoux entre ses jambes, et d'un coup de bassin la pénétra profondément. Rien que ce mouvement lui tira un tel frisson dans tout le corps, et avec Syndrell qui était tout autour de lui, sous lui, son odeur avec celle de sa transpiration...
Il s'élança dans la danse, et le rythme de cette dernière n'était pas effréné... seulement vif et rapide, mais puissant.

Encore une fois...
* Va retrouver les étoiles, Chérie !








[ Court mais... très très intense ! Razz
Faut croire que je suis plus... "sensible" le matin Rolling Eyes ]

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Ven 23 Aoû 2013, 12:30

Syndrell avait l’impression de flotter. C’était comme un rêve, et pourtant elle sentait Dolce sur elle, en elle, et chacun de ses mouvement déclenchait une foule de sensations plus renversantes les unes que les autres. Mais lorsqu’elle se disait que oui, tout était bien réel, le feu d’artifice qui claquait dans son esprit la faisait douter à nouveau. Rêve, réalité, fantasme ?

Elle ne savait plus où donner de la tête, surtout après cette explosion de plaisir. Sauf que Dolce n’en avait pas terminé. Loin de là. Sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, il écarta ses jambes sans effort avec son genou et, d’un puissant coup de reins, se glissa en elle. Surprise, Syndrell ouvrit les yeux.

Ce fut pour se noyer toute entière dans l’immensité absinthe de son regard.  Jamais encore elle n’avait vu un vert aussi tendre, aussi lumineux, aussi beau que le sien. Le soleil y allumait des paillettes d’or tandis que le ciel gris lui prêtait des nuances plus foncées. Mais lorsqu’il lui faisait l’amour, Syndrell y voyait des étoiles.

Remontant ses genoux, elle souleva son bassin pour se calquer sur le rythme mené par l’Envoleur. Cet infime changement de position lui tira un gémissement de plaisir. Refusant de s’envoler trop rapidement, elle se concentra sur la courbe de ses muscles sous ses doigts, sur leur respiration mêlée, les battements de cœurs effrénés. Le mince filet de sueur sur la tempe de Dolce, la cicatrice qui courait sur sa hanche, la chaleur de ses lèvres contre les siennes…

Syndrell ne tenait plus, et elle n’était pas la seule. Chaque coup de butoir s’accompagnait d’une petite torsion supplémentaire, un étage de plus dans l’ascension du plaisir. C’était… elle allait… Jouant de ses toutes dernières forces, elle noua ses jambes autour de la taille de Dolce pour l’attirer davantage contre elle, en elle, et plaqua ses mains sur le sol. Ses doigts s’enfoncèrent dans la terre humide. Et lorsqu’elle se cambra enfin, inondée, comblée de bonheur, elle cria son nom.






* * *





- Wahou…

Il fallut un petit moment à Syndrell pour réaliser que cette voix rauque était la sienne. Encore un autre pour conclure que ce « wahou » était un bien pâle reflet de ce qu’elle pensait vraiment. Et puis non, décrire ce qu’elle ressentait, ce qu’elle avait ressenti était tout simplement impossible. Parce que c’était un condensé de sensations, d’émotions, de saveurs contrastées. Sucré-salé, et épicé, et pétillant, et capiteux, et…

Elle entrouvrit les paupières. D’abord, elle constata qu’il faisait toujours nuit ; rieuse, la lune l’observait avec ce lumineux sourire en coin. Combien d’amants avait-elle vu s’aimer ? Combien de danse avait-elle compté ? Complice, Syndrell sourit à son tour. Ou du moins, ses commissures se levèrent légèrement.

C’est tout ce dont elle était capable. Ses muscles étaient gourds, ses membres lourds, et même si elle avait été libre de ses mouvements, elle n’aurait pas pu se lever. Pas avant d’avoir retrouvé des forces…

Dolce remua faiblement. Il pesait de tout son poids sur elle, abandonné d’une telle manière que Syndrell sentit la tendresse l’étouffer. Prisonnière de cette masse de muscles et d’amour, elle était en parfaite sécurité. Rien ne pouvait l’atteindre ni lui faire de mal. Cette promesse, elle la tenait des battements de cœur, lents et réguliers, qui résonnaient contre sa poitrine.


- Je t’aime, murmura-t-elle en passant les doigts dans ses cheveux ras.

La chatouille contre sa paume réveilla sa malice. Elle tourna la tête, mordilla le lobe de son oreille, s’amusa à souffler doucement sur sa nuque. Du bout de ses doigts, elle traçait des cercles dans son dos, d’abord sur les omoplates, puis le long de la colonne vertébrale, puis dans le creux des reins. Il était toujours en elle et lorsqu’elle le sentit grossir, un soupir ravi lui échappa. Sans plus attendre, elle banda ses muscles et entreprit de le faire basculer sur le dos.

Il se laissa faire, sans quoi elle n’aurait jamais eu la force de le faire bouger, mais si c’était désormais c’était elle qui menait la danse, il n’était pas non plus inactif. Galvanisée par l’atmosphère de la nuit et la caresse du vent dans ses cheveux, Syndrell entraîna Dolce dans une incroyable chevauchée, modérant son ardeur, tempérant son envie et modulant la cadence pour faire durer le plaisir, jusqu’à ce qu’il explose à nouveau sous le ciel étoilé.

Lorsque la nuit pâlit sous les premières lueurs de l’aube, la petite marchombre dormait à poings fermés, son corps moulé dans le sien. Et les étoiles avaient beau s’être éteintes dans le ciel, il en était des centaines, des millions qui brillaient dans ses rêves.




[Heu... pareil >.<]

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mer 04 Sep 2013, 14:20

Lorsqu’il se réveilla, Syndrell était lovée tout contre lui, et il pouvait sentir chaque parcelle de son corps, de sa peau, contre la sienne. Une énorme bouffée de tendresse, d’amour, de bonheur s’abattit sur lui et il cessa de respirer pendant quelques secondes.

Pouvait-on mourir d’amour ?
Pouvait-on mourir de bonheur ?

Ses doigts glissèrent sur les courbes légères et tellement aphrodisiaque de la Marchombre, et en fermant les yeux il pouvait retracer tout son corps ainsi. Elle était ancrée en lui, comme une pierre précieuse indélébile qui aurait remplacé son cœur et l’aurait fait battre à son propre rythme. Il ne voulait pas vivre sans elle, et il se sentait tellement à sa place avec elle… Avec elle, en elle, quand il tenait sa main, quand elle riait, quand elle criait son nom…
Une nouvelle bouffée le saisit à la gorge, y formant une petite boule compacte qui lui donna envie de pleurer et qui lui tordait l’estomac.

Le souffle imperceptible de Syndrell changea légèrement, mais suffisamment pour lui apprendre qu’elle se réveillait doucement. Un petit sourire sur les lèvres, Dolce se tourna légèrement pour l’enlacer de plus près. Ce n’était pas un nouvel appel au sexe et au plaisir, mais simplement un mouvement tellement tendre, tellement intime, qui représentait bien plus qu’une simple attirance charnelle…

- Je t’aime ma belle.

Plongeant son nez dans l’océan des cheveux de la Marchombre, il s’enivra encore un instant de son odeur.
Se redressant lentement, il soupira doucement en se détachant d’elle, et son regard glissa sur la courbe de son visage, de son nez, pour se planter dans ses yeux.

- Bien dormi ?

Eclatant de rire devant sa mine presque déconfite, Dolce passa sa main dans les cheveux de sa dulcinée. Il aimait sentir la texture de ses cheveux entre ses doigts. En réalité, il aimait tout d’elle…

- Tu es si belle…

Se penchant vers elle pour déposer un baiser sur ses lèvres, Dolce se sentit encore basculer dans l’ivresse du désir.


§§


- Et des truites grillées pour madame !

Joyeux comme un pinçon, Dolce était en train de faire cuire lesdites truites au dessus d’un feu, en brochettes. Il avait longuement contemplé Syndrell en train de dormir, puis était allé pêcher et en revenant l’avait encore observée, en préparant le repas.

- Après une nuit mouvementée, il faut bien manger un peu et reprendre des forces !

Lui adressant un sourire et un clin d’œil, Dolce se reconcentra légèrement sur son poisson, jusqu’à ce qu’il entende des bruits de pas dans son dos.
Se tendant imperceptiblement – parce que Syndrell était nue et qu’il n’avait pas envie de partager ça, il se retourna lentement…

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mar 10 Sep 2013, 03:54

Voici maintenant 2 jours que Lumytos était parti d'Al-Chen, et qu'il rôdais autour du lac. Il n'avait pas oublié. Ni cette promesse, ni ce mot qui la contenait.
Marchombre.
Il allait enfin savoir. Mais pour cela, il devait encore la retrouver... Ainsi que le point de rendez-vous.


*J'avoue être un peu perdu. Je n'était jamais allé si loin dans le sud.
Et je doit beaucoup aux troubadour avec qui j'ai voyagé, et avec qui je me suis mêlé pour vivre-ou survivre ?- à Al-Chen ces deux derniers mois.*


Mais aujourd'hui, c’était un cabanon qu'il cherchait. Il avait bien envoyé Nevara en reconnaissance, mais celui-ci ne semblait guère trouver urgent de revenir ...


*Il a sûrement trouvé à manger quelque part. Il me rejoindra plus tard*

Continuant sa recherche, plusieurs silhouette se firent percevoir au loin. Des questions vinrent alors se loger dans l'esprit de Lumytros, qui avait émis l'hypothèse que cette partie du lac aurais été moins peuplée.

Songeant à leur demander la route, il les trouva déjà fort occupé sans lui, donc nul besoins de les déranger. Il étais encore plus que temps de trouver le-dit cabanon. Que Lumytros ne mit d'ailleurs que peut de temps à retrouvé, grâce à sa connaissance aiguë des lieux. Enfin, c'est ce qu'il aurais aimé prétendre à qui lui aurais poser la question. Mais ce n'était heureusement pas le cas, car la réalité était bien moins à sa gloire.

Cette réalité était que le fier corbeau revint finalement et enchaussa merveilleusement le rôle de guide jusqu'à l'habitation tant cherchée. Le plus étonnant chez celle-ci ne fût pas l'éloignement du cabanon vis à vis de la rive du lac Chen, mais que se fût un cabanon de pêcheur. Peut-être qu'il y en aurais d'autre sur la rive ? Le doute allais en s'imposant dans l'esprit de Lumytros, quand une voix se fit entendre. Une voix connue. Une voix chantante, qui confirma que c’était le lieu de rendez-vous. On s'installa.

La discussion dura presque toute la nuit. Elle lui apprit la présence d'un second lac, plus modeste, et parla plus avant des marchombres et de l'Harmonie. Lumytros buvait chaque parole, gravant chacun d'entre eux dans son être.Et chacun d'eux semblait y être à sa place.

Elle parla aussi d'un lieu nommé l'Accadémie, ou Lumytros pourrait trouver un maître et des semblables. Lumytros posa quelques questions, mais comme il s'y attendait, peu d'entre elles obtinrent une réponse, ou du moins, une réponse claire.

Lumytros se leva peu après l'aube, mais elle était déjà partie. Il rassembla ses affaire, appela Nevera qui vint se poser comme de coutume sur son épaule gauche. Il sortit pour rechercher -encore chercher!- cette Académie.


*Et qui sait, peut-être ferais-je une bonne rencontre en me perdant !*


Lumytros sorti, et après une heure de marche, il vit une silhouette. Une ou deux ? Hésitant un instant sur la démarche la plus appropriée, il décidat de se dévoiler. D'autant que si ces soupsons était juste, les personnes d'ici le repèrerait bien vite...


"Bonjour !"


Il s'approcha de quelques pas, étant ainsi visible et voyant son interlocuteur... Un homme, semblerait-il plus âgé que lui. Cheveux verts, teint halé .. Et une musculature à faire frémir un bûcheron. Alors en comparaison, ceux de Lumytros aurais presque semblé dérisoires...


* Kiro était pourtant moins musclé que lui, du moins d'apparence, et nul doute de ses capacités. L'habit ne ferais-t-il pas le rêveur?*

Ayant fini de détailler l'homme, Lumytros observa la femme -ils était donc bien deux !-

...

Du moins, durant le bref instant qu'il lui fallu pour se rendre compte que celle-ci étais nue.
L'instant qui suivit le vit se décaler et se tourner légèrement, de telle sorte que la femme se retrouva sur le bord de son champ de vision. Enfin, le théorique, car la présence d'un corbeau sur l'épaule à la fâcheuse manie de rétrécir celui-ci !


" J'arrive au mauvais moment semble-t-il. Et nul doute pour le mauvais endroit !"


Lumytros laissa quelques instant silencieux, réfléchissant de son air sérieux à la façon d'éviter tout quiproquo qui mènerais à un dangereux conflit -au moins pour lui.-


" Concernant l'endroit, peut être pourriez vous m'aider. Je connais mal le coin, et me suis égaré à la recherche d'un lieu précis..."


Lumytros plongeât alors son regard habituel teinté de curiosité et allégé au possible de son habituel sévérité directement dans les yeux de cet homme qui faisait cuire des poissons...


Dernière édition par Lumytros Nodeldon le Mer 11 Sep 2013, 02:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mar 10 Sep 2013, 16:18

La première chose que Syndrell sentit en émergeant du sommeil fut la main de Dolce sur sa hanche. Douce, chaude, bienveillante. Avant même d’ouvrir les yeux, la jeune femme soupira d’aise ; c’était ainsi qu’elle aimait s’éveiller – dans les bras de son Envoleur, au son rassurant et régulier des battements de son cœur. Cela faisait partie de ces instants magiques qu’elle gravait dans sa mémoire pour ne pas les oublier, jamais.

- Je t’aime ma belle.

Elle savait qu’un sourire béat étirait ses lèvres, mais qu’importe ; elle était heureuse, voilà tout. Et la petite marchombre s’étira comme un chat, avant de passer sa langue sur ses lèvres gercées (à qui la faute ?) et enfin, ouvrit ses yeux dorés. Ce fut pour rencontrer le regard de Dolce. Il la contemplait avec cet émerveillement non feint qui lui donnait du rouge aux joues et faisait battre son cœur à toute allure. Une femme aime toujours qu’on la regarde de cette manière.

- Bien dormi ?
- Je te demande pardon ?


Il éclata de rire et elle choisit de lui offrit une moue exagérément boudeuse. Dolce était ce genre d’homme qui plaisante rarement, et jamais avec n’importe qui. Syndrell aimait qu’il la taquine, même si en l’occurrence, sa question n’était pas dénuée d’une fierté toute masculine : monsieur était ravi d’être l’unique responsable des cernes qu’elle avait probablement sous les yeux !

- Tu es si belle…

Il n’y avait que lui pour la trouver belle avec les cheveux emmêlés et l’air ensommeillé ! Mais Syndrell sourit. Parce que lui aussi, elle le trouvait beau dans la lumière du matin. Il avait cet air complice, détendu qu’il n’arborait jamais qu’en sa compagnie et à des moments bien précis. Et puis elle décela une lueur mutine au fond de ses yeux vert, et une petite décharge électrique la parcourut toute entière.

- Tu n’es pas trop mal, toi non plus, dit-elle avec amusement tout en répondant à son baiser.

Un baiser doux, léger, sensuel, qui attisa un désir inépuisable et les embarqua tous deux pour un nouveau voyage au septième ciel.



* * *



- Mmmh…

Syndrell roule sur le ventre. Un brin d’herbe lui chatouille le mollet droit et le soleil réchauffe doucement son dos nu. Ouvrant paresseusement un œil plein de sommeil, la jeune femme constate l’absence de Dolce. Mais avant que la moindre question ne lui vienne à l’esprit, elle entend un clapotement d’eau, suivi d’un juron étouffé.

Son regard glisse vers le lac et alors, un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Il est là, en train de pêcher. Têtu et mouillé, aux prises avec un poisson qui frétille, bien déterminé à ne pas finir sur la broche. Syndrell soupire.

Et se rendort aussi sec.





* * *




- Et des truites grillées pour madame !

Assise en tailleur sur la cape étalée par terre, Syndrell pouffa de rire. Elle se souvenait vaguement avoir vu l’Envoleur se débattre avec un poisson et n’était pas sûre qu’il s’agisse d’un rêve ; elle décida néanmoins de lui accorder le bénéfice du doute et ne fit aucune remarque.

Il fallait reconnaitre qu’il était difficile de trouver quoi que soit à redire. Depuis la veille, Dolce était aux petits soins pour elle, et ce débordement d’attention, cette affection touchante et sincère la rendait chaque seconde plus amoureuse encore. Le menton posé dans sa main gauche, la marchombre le regarda cuire le poisson avec une énergie décuplée.

Elle avait conscience de son incroyable chance. Elle lui avait souvent fait défaut, enfant, mais il fallait croire que le temps des comptes était enfin arrivé, et qu’elle en sortait gagnante ; une vie trépidante, un amant qui la rendait plus qu’heureuse… Son ventre gargouilla à cet instant précis, lui tirant un éclat de rire joyeux.


- Dépêche-toi, Ô pêcheur de mes pensées, parce que je meure de faim !
- Après une nuit mouvementée, il faut bien manger et reprendre des forces !
- Tu parles, j’ai l’impression d’avoir fait l’ascension des Dentelles. Trois fois !


Elle était perclus de courbatures et songea, en remuant doucement ses épaules, que la comparaison n’était pas si exagérée que cela. Mais elle ne regrettait rien de cette nuit ni de cette journée qui s’écoulait paisiblement.

Elle s’étira langoureusement et renonça à l’idée de se lever. C’était si rare qu’elle passe la journée couchée, à se laisser dorloter de la sorte, qu’elle était décidée à ne rien tenter pour y mettre un terme. Elle s’allongea donc sur le dos et ferma les yeux pour mieux apprécier la caresse du soleil sur son visage.


- Je vais prendre un ou deux kilos si ça continue, dit-elle avec amusement. Il va falloir que je me dépense. Si tu parviens à me traîner jusqu’à l’eau après manger, je suis partante pour une baignade !

Seul le silence lui répondit et c’est sa froideur qui alerta Syndrell. Ouvrant les yeux, elle se redressa sur un coude, prête à appeler Dolce, lorsqu’elle se figea.

Ils n’étaient pas seuls.


- Bonjour !

Cette voix, joyeuse et un peu rauque, appartenait à un homme bien étrange. Grand, mince, il avait des cheveux blancs qui se terminaient par des pointes noires, des yeux dorés – Syndrell haussa un sourcil – et un teint diaphane.  Un corbeau était perché sur son épaule. Il se tenait en bordure des arbres, à quelques pas d’eux seulement, et regardait dans leur direction.

Syndrell jeta un coup d’œil à Dolce. Comme elle s’y attendait, l’Envoleur s’était raidi à l’approche de l’intrus. Elle-même était sur ses gardes, bien que ni sa position, ni celle de son amant ne laissât supposer qu’ils étaient prêts à se mettre en mouvement en un seul instant.


- J’arrive au mauvais moment semble-t-il. Et nul doute pour le mauvais endroit !

C’est en le voyant l’ignorer ostensiblement que Syndrell réalisa ce qui posait problème : elle se trouvait dans le plus simple appareil. Vive et légère, la jeune femme s’enveloppa dans la cape, dissimulant ainsi sa nudité, et se redressa pour venir se placer à la hauteur de Dolce.

- Concernant l’endroit, peut-être pourriez-vous m’aider. Je connais mal le coin, et je me suis égaré à la recherche d’un lieu précis.

L’Académie.

Syndrell ignorait comment l’idée lui était parvenue, mais elle était certaine de ne pas se tromper. Dolce était-il arrivé à cette conclusion, lui aussi ? Elle le savait trop réfléchi pour sauter sur un inconnu sous prétexte de le deviner « ennemi » de son propre camp, mais elle connaissait en revanche son caractère mal luné. Caractère dont Nuhadu avait déjà fait les frais.

Décidant d’épargner un savon au nouveau venu, Syndrell sourit et fit un pas en avant. Un seul.


- Il faut être de la région pour ne pas se perdre, et encore, ce bois est un véritable labyrinthe, même pour les habitués !

Nouveau coup d’œil furtif en direction de Dolce. Qu’était-il en train de penser ? Face à son silence, la marchombre s’enhardit.

- Quel endroit cherches-tu, exactement ? demanda-t-elle innocemment.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mar 10 Sep 2013, 20:05

- Concernant l’endroit, peut-être pourriez-vous m’aider. Je connais mal le coin, et je me suis égaré à la recherche d’un lieu précis.

La femme était réapparue à la vue de Lumytros, mais elle avait troquée sa tenue d'Eve contre une cape qui la recouvrait. Lumytros profitât du sensible instant de réflexion pour détailler ce qu'il voyait d'elle, à savoir un visage et une cape. Apparemment de la même tranche d'âge que lui, elle arrivait à être plus petite encore que lui. Mais ce fut d'autres choses qui le troubla. Bien que moins cadavérique que la sienne, la peau de la femme semblais assez pâle, et les yeux qui l'observait avait de pupilles dorée semblable aux siennes. Et a celle de sa jeune sœur, Amy. N'aurais été ces cheveux dont la teinte semblait refuser de choisir entre le bleu et le violet, il aurais crut voir sa sœur dans quelques années...

C'est alors que la femme s'avança en souriant d'un pas. Le premier pas.

Purement pas réflexe, Lumytros leva doucement la main, afin que ces kukris soit plus à portée de main. Juste au cas où.


- Il faut être de la région pour ne pas se perdre, et encore, ce bois est un véritable labyrinthe, même pour les habitués !


Lumytros eu alors un bref rire, rire plus léger et détendu qu'il ne l'aurais pensé. La piste de l'humour qu'il avait risqué c'était avérée être la bonne. Du moins jusque là. Il plaça la main sur sa nuque, vérifiant au passage la présence du sabre offert par Kiro, et entreprit le caresser le plumage de Nevera.

Néanmoins, l'homme ne disait toujours pas un mot...

Le femme repris le plus naturellement du monde :


- Quel endroit cherches-tu, exactement ?


Question légitime s'il en est, et à l'entendre parler, elle connait les lieux ... Une aide serais également le bienvenue.


*Prudence, on ne sais pas qui ils sont... Hum, tentons quelque chose comme cela*


- Une femme, qui devait sûrement être troubadour au vue de son habilité, m'a conseillé il y a quelques jours de visiter la région. Elle m'a invité à passer par un second lac, plus modeste, et de continuer un peu ma route par la suite... Me disant simplement que je saurais quand je serais à ma place.


*Puis-je dire que je cherche l’Académie marchombre à des inconnus ? D'autant qu'une tension persiste...*


- Ainsi cherche-je ce second lac.


Lumytros se perdit quelques instant dans ses pensées, caressant distraitement Nevera, les yeux assombris par les multiples idées qui lui passait par la tête, cherchant un mot plutôt qu'un autre, retenant une hypothèse, rejetant celle-là... Il fini par lâcher :


- On m'a dit aussi de suivre la voie qui partais de ce lac et de la suivre avec un guide si possible.


Il termina sa phrase par un regard envieux aux poissons qui cuisait, guettant furtivement les réactions de chacun, et se tenant prêt a s'éloigner -rapidement- si le besoin s'en faisait sentir...


[Désolé, mes posts ne sont pas très long, surtout vis à vis des votres ><]
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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Sam 28 Sep 2013, 12:00

Dolce était en train de faire griller son poisson, tranquillement, et son regard posé sur Syndrell était tendre et possessif. Il était sans doute obnubilé par la jeune femme, et c’est sans doute pour cela qu’il n’entendit pas clairement le personnage arriver, et il sursauta presque quand le bonjour retentit dans l’air. Après tout, elle était si belle, et puis ils étaient dans leur cocon, dans leur bulle, depuis la veille.

Bonjour !

Se retournant à une vitesse surprenante, il bondit devant Syndrell  pour la protéger. Premier réflexe qui s’avéra payant quand il vit le regard du jeune homme se détourner de la jeune femme – qui était encore nue, évidemment.
Qu’est-ce qu’il faisait, celui-là ? Il ne voyait pas qu’il les dérangeait, non ?
Une formidable envie de lui asséner des coups et de lui faire perdre conscience bondit dans l’esprit de Dolce, et il dut serrer les poings à s’en faire blanchir les phalanges pour s’en empêcher et se contenir.

Il ne supportait pas ce genre d’intrusion dans sa vie, privée et intime en plus !
Ce qui était le plus étonnant, c’était qu’avant de rencontrer Syndrell, il s’en contrefichait bien. Mais il faut croire que l’amour nous rend exclusif et possessif, ce qui n’est pas nouveau non plus. Après tout, c’était comme cela qu’il était désormais, et il ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose. Et il s’en fichait, sauf si cela commençait à agacer Syndrell. Il s’en ficherait peut-être un peu moins, mais ce n’était pas pour autant qu’il parviendrait à changer ses réactions.

- J’arrive au mauvais moment, semble-t-il. Et nul doute pour le mauvais endroit ! Concernant l’endroit, peut-être pourriez-vous m’aider. Je connais mal le coin et je me suis égaré à la recherche d’un lieu précis.

- Si tu sais que c’est le mauvais moment ET le mauvais endroit, tu aurais simplement pu traîner ton c…

- Il faut être de la région pour ne pas se perdre, et encore, ce bois est un vrai labyrinthe, même pour les habitués ! Quel endroit cherches-tu, exactement ?


Rah, Syndrell et sa bonne volonté, et sa bonté ! Des fois, il aurait eu envie de la secouer et de lui lancer : « Euh, je suis là, chérie, tu ne crois pas que tu peux envoyer valdinguer tout le reste ? »
Sauf qu’évidemment il ne le faisait pas, tout simplement parce que c’était aussi comme ça qu’il l’aimait. Cela n’aurait pas été Syndrell autrement, et il n’était pas tombé amoureux de son clone ! Et heureusement, d’ailleurs.

Mais l’inconnu l’agaçait. Déjà, il parlait comme il-ne-savait-quoi, et en plus son attitude avait le don de le mettre hors de lui : pas géné le gars quoi ! Il interrompait un moment intime : Syndrell était nue et lui pratiquement aussi quand il avait débarqué ! N’importe quelle personne normalement constituée aurait soit attendue, soit serait partie ! Il ne faut pas être né de la dernière pluie pour ne pas déranger, ou alors il faut être carrément malpoli !

Donc cet inconnu était malpoli, et en plus il se permettait de reluquer Syndrell. C’était pas comme si Dolce n’était pas juste là, et que la scène de base de disait pas l’évidence !

Serrant les poings un peu plus fort, ne comprenant pas où ce gamin voulait en venir, Dolce prit une grande inspiration en fermant les yeux, tentant de calmer la colère qui flamboyait en lui. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait même pas ça du tout !
Et puis l’autre qui parle de guide et qui fixe son poisson qui cuit !

Ce fut un peu la goutte d’eau.

- Oh, ben dommage pour toi, tu es tombé sur les mauvaises personnes. On ne pourra pas t’aider.

Jetant un coup d’œil à Syndrell, il comprit alors qu’elle savait de quoi l’inconnu parlait, mais surtout cela lui fit comprendre à lui aussi. Et cela ne le radoucit pas. Adressant un regard d’avertissement à Syndrell, il se tourna vers l’homme et s’avança de deux pas, menaçant.

- Ta mère ne t’a jamais appris la politesse ? Ou même à tourner les talons et à t’occuper de ton cul quand les gens sont occupés ? J’ai même pas envie de t’aider, et je ne le ferai de toutes façons pas !

Sa voix avait augmenté crescendo, se faisant de plus en plus menaçante sans être plus forte. Non, elle devenait de plus en plus basse et vibrante de colère, de menaces sous-entendues.
Son attention se porta sur Syndrell, la défiant du regard.

- Toi, fais ce que tu veux… Parce que tu ne vas pas pouvoir t’empêcher de l’aider. Mais c’est pas grave… Enfin, j’apprécierai que tu reviennes quand tu auras fini…

Un léger tremblement parcourut son timbre sur sa dernière phrase, et il se détourna des deux personnes en baissant les yeux pour s’approcher du feu et manger sa truite.
Qu’ils fassent ce qu’ils veulent !







[ Désolée pour le temps de réponse ! ]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Sam 28 Sep 2013, 22:05

Un lac… Pensive, Syndrell jeta un coup d’œil à la surface miroitante, dans son dos. On avait bien renseigné ce garçon ; pour trouver l’Académie, il fallait d’abord atteindre le lac Chen, puis le petit frère de ce dernier. Le premier était simple d’accès, le second était bien plus secret. Reportant son attention sur son interlocuteur, Syndrell hésita.

Elle se trouvait face à un vieux dilemme : guider, ou ne pas guider un futur apprenti jusqu’à l’Académie ? L’idée que des jeunes recrues affluaient toujours aux portes de l’école lui plaisait réellement, mais elle était bien trop solitaire, et son propre parcours était trop singulier pour qu’elle ressente le besoin de le partager.

Peut-être était-ce dû au fait que personne ne l’avait menée à l’Académie. Elle avait trouvé sa Voie toute seule ; Miss était apparue quelques temps après pour y poser les premiers jalons d’une formidable aventure… Non, Syndrell ne s’imaginait pas dans le rôle du poteau indicateur. En outre, elle préférait mille fois profiter de la compagnie de Dolce. Celui-ci semblait du même avis. Et lorsqu’il comprit le véritable sens de la question du garçon aux cheveux blancs, un éclat de sauvagerie pure anima le vert tendre de ses yeux.

Il aurait fallu être aveugle, ou complètement idiot, pour ne pas voir le scintillement qui traversa son regard. Syndrell n’était ni l’un, ni l’autre. Un bref instant, elle fut tentée de retenir son amant : elle savait ce dont il était capable lorsqu’il était sous le coup de la colère. Elle l’avait vu à l’œuvre sur l’Ile des Femmes. Malgré tout, sa confiance en lui était absolue, et c’est ce qui la décida à rester immobile et silencieuse tandis que l’Envoleur faisait un pas en direction de l’inconnu.


- Ta mère ne t’a jamais appris la politesse ? Ou même à tourner les talons et à t’occuper de ton cul quand les gens sont occupés ? J’ai même pas envie de t’aider, et ne le ferai de toutes façons pas !

Syndrell dissimula un sourire derrière sa main. La réaction de Dolce était excessive, mais c’était tellement lui ! Impulsif et mal luné, il dégageait une telle puissance, un tel danger qu’elle se surprit à plaindre le garçon. S’il ne filait pas dans la seconde, c’était un sacré courageux ! Et puis soudain, Dolce tourna la tête dans sa direction.

- Toi, fais ce que tu veux… Parce que tu ne vas pas pouvoir t’empêcher de l’aider. Mais ce n’est pas grave… Enfin, j’apprécierai que tu reviennes quand tu auras fini…

Surprise d’être ainsi prise à parti, Syndrell resta bouche bée tandis qu’il la dépassait pour aller se planter devant sa broche. Deux émotions contradictoires se disputaient en elle. D’abord, une sourde colère, née du fait qu’il la juge docile et prévisible. Croyait-il vraiment qu’elle était si passive ? Suffisait-il à ses yeux qu’un marchombre pointe le bout de son nez pour qu’elle le suive sans hésiter ?

Mais la déclaration de l’Envoleur, aussi brève que mordante, l’avait touchée. Elle le connaissait si bien désormais qu’elle était capable de sonder jusqu’à son âme. Il était déçu qu’une tierce personne ait interrompu un moment qui n’appartenait qu’à eux. Furieux que cette personne, un homme de son âge et qui plus est, un futur marchombre, l’ait vue nue. Inquiet à l’idée qu’elle suive cet inconnu et qu’elle l’abandonne, lui.

Cet homme était vraiment incroyable. Il était fou amoureux, mais il était capable de contenir ses émotions, de museler son côté possessif pour ne pas priver sa petite marchombre de sa liberté. Il l’aimait tellement qu’il tournait le dos à un inconnu alors qu’il mourrait d’envie de le casser en deux. Alors Syndrell oublia instantanément l’agacement que les paroles de Dolce avaient fait naître.

Au garçon, elle décocha un clin d’œil complice ; il n’était pas parti, il pouvait bien attendre encore quelques minutes. Puis elle rejoignit Dolce en trois enjambées et se planta devant lui. Mais le petit discours qu’elle avait initialement prévu à son intention mourut dans sa gorge lorsqu’elle croisa son regard courroucé. Sans un mot, elle glissa une main derrière sa nuque et attira son visage à elle pour l’embrasser.

Elle mit une telle passion dans ce baiser qu’ils en sortirent essoufflés. Le rouge aux joues et les yeux brillant, Syndrell laissa ses doigts s’attarder sur la joue mal rasée de son amant.


- Je ne serai pas longue, murmura-t-elle. Le temps de semer ce garçon, et hop ! tu m’auras à nouveau sur les bras…

Et dans les bras. Cette pensée en tête, seul objectif digne de cette journée, Syndrell contourna l’Envoleur et, avisant la chemise de ce dernier sur une pierre plate, l’enfila rapidement avant de passer son pantalon. Elle avait subtilisé un morceau de poisson des mains de Dolce, profitant de ce qu’il était occupé à répondre à son langoureux baiser ; tout en le mâchonnant, elle rejoignit l’étrange garçon.

Etrange, parce qu’il avait cet air maladif qui contrastait avec la force qu’elle devinait en lui. Son physique était lui-même étonnant, mais ses cheveux bleus et ses yeux dorés lui donnaient cet avantage de savoir ce que le mot « unique » signifiait. En fait, elle était singulièrement fascinée par son apparence. Elle finir par s’arrêter devant lui.


- Tu vas devoir te contenter de ma présence, dit-elle avec l’ombre d’un sourire, et pour quelques pas seulement : pour arriver à destination, tu n’as besoin d’aucun autre guide que ton instinct.

La chemise de Dolce était légère sur sa peau. Elle descendait jusqu’à ses genoux et faisait davantage office de tunique, mais le plus important, c’était que l’odeur de l’Envoleur y était imprégnée. Sauvage et musquée. Syndrell résista difficilement à la tentation d’y plonger le visage pour inspirer une bonne bouffée de ce parfum qu’elle connaissait par cœur.

- Ce corbeau, tu l’as apprivoisé ? demanda-t-elle en jetant un coup d’œil à l’oiseau toujours perché sur l’épaule du garçon.

Ils avançaient à travers les arbres du bois qui bordait le lac Chen et chaque pas les éloignait de ce dernier. Les rapprochaient de l’Académie, aussi. Syndrell n’avait pas l’intention d’aller jusque-là. Mais elle devait avouer que cette promenade n’était pas désagréable. Après autant d’heures passées à faire des galipettes, son envie de se dégourdir les jambes était telle qu’elle se mit à sautiller sur le sentier.

C’était un chemin qu’elle connaissait bien. Elle l’avait emprunté si souvent au cours des dernières années ! En courant, la plupart du temps. Lors de ses brefs séjours à l’Académie, il n’était pas rare que ses « décrassages matinaux » la conduisent jusqu’au lac Chen, en particulier si le temps était de son côté. C’était un endroit paisible.

Par un fait qu’elle ne s’expliquait pas, le bois que le garçon et elle traversaient n’avait rien à voir avec la forêt qui bordait l’autre côté du lac Chen. Ombreuse était un mystère qu’il était vain de vouloir percer : lugubre, ténébreuse et menaçante… Ce bois, en revanche, était un véritable trésor de lumière et de vie. Celle-ci fourmillait littéralement, dans les arbres, sous leurs pas, dans les hautes herbes qui bordaient le sentier ou encore tapie dans les fourrés…

Les promeneurs n’étaient pas rares, surtout en plein été. Syndrell avait souvent croisé des randonneurs tout droit venus d’Al-Chen. Bien sûr, quelques marchombres sillonnaient les lieux, mais s’ils souhaitaient passer incognito, il était presque impossible de déceler leur présence. Les mercenaires se faisaient encore plus discrets. Dans un sourire, Syndrell songea que Dolce était une exception.

Elle n’avait pas envisagé que des personnes ayant plus ou moins de scrupules que les fils du Chaos puissent, eux aussi, se trouver dans les parages. Et lorsque le vent porta vers elle une imperceptible odeur de chevaux, de cuir et de sueur, il était trop tard : les fourrés se déchiraient déjà.

Syndrell avait déjà réagi.
Dans un réflexe, elle avait brutalement poussé son compagnon de route, l’envoyant valdinguer dans le fossé. L’instant suivant, elle adoptait une garde de combat parfaite, une jambe fléchie, l’autre tendue vers l’arrière, bras levés, mains écartées. Face à elle, une dizaine d’hommes armés et revêches. Des brigands !


- Tout doux, p’tite souris ! fit l’un d’eux en souriant d’un air torve. On va pas t’faire de mal…
- Non, renchérit un autre, on n’en veut qu’à la bourse et aux bottes de ton ami…
- Et aussi à ta vertu !
s’exclama un troisième.

Syndrell plissa ses yeux dorés et redressa le menton.


- Désolée, messieurs, mais vous allez devoir repartir les mains vides, et la queue entre les jambes !

C’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle les affronte par le verbe. Elle tenait cette vieille habitude de Miss et ne comptait pas s’en défaire, même si c’était toujours risqué. En l’occurrence, elle n’était pas armée – un détail, certes, mais qui avait son importance étant donné la situation : elle ignorait si le garçon au corbeau savait se battre. Si oui, ils étaient deux contre dix. Si non, elle allait devoir faire preuve d’imagination…

- Dis donc, c’est qu’elle mordrait, la p’tite ! Et qu’est-ce que c’est que cette posture ?
- Viens voir, je vais te montrer !
- Fougueuse et impatiente… les gars, on a tiré l’gros lot ! Détroussez-moi l’garçon et amenez-moi la souris !

Gros lot ? Syndrell banda ses muscles. Elle n’allait pas les décevoir de sitôt ! Goguenard, un premier homme s’approcha. Il balançait sa hache à bout de bras, persuadé de ne rencontrer aucune résistance. Il avait l’habitude de faire taire les femmes avec ses poings, pourquoi celle-ci serait-elle différente ?

La réponse lui apparut aussi claire que de l’eau de roche lorsqu’il se retrouva à terre. Il n’avait même pas vu le coup venir. En fait, il ne l’avait même pas vue bouger. Un instant elle était là, devant lui, et la seconde suivante, plus rien. Du vide. Et dans son dos, un souffle. Il n’avait même pas eu le temps de tourner la tête avant que ne s’abatte un premier coup derrière son genou. Un deuxième choc à l’aine l’avait plié en deux, un dernier l’avait envoyé au tapis. Le visage dans la poussière, le bandit vit passer un éclair bleu dans son champ de vision.


- J’crois qu’c’est pas une souris, les gars… balbutia-t-il avant de perdre connaissance.

Syndrell envoya son talon dans la gorge d’un de ses adversaires avant de tourner vivement sur elle-même et envoya un deuxième homme mordre la poussière. Réalisant enfin qu’ils se mesuraient à plus dangereux qu’une simple souris, les détrousseurs encerclèrent la jeune femme. Du coin de l’œil, Syndrell vit un éclat ; un instant plus tard, elle s’aplatissait sur le sol. Le coup de lame avait déchiré sa manche sans entamer sa peau, et le propriétaire du coutelas payait désormais très cher son échec.

- Attrapez-la !!

Syndrell faillit sourire en percevant une certaine inquiétude dans cette injonction, mais un puissant coup de poing la cueillit au menton. Elle bascula en arrière, roula sur le dos et repartit aussitôt dans la mêlée.

Elle était vive comme un serpent, agile comme un singe, souple comme un chat ; aucune fioriture dans ses mouvements, pas la moindre hésitation dans ses enchaînements. Syndrell se battait avec la technique de Miss, mais son propre style donnait à ses parades une note singulière, fascinante et fichtrement efficace.

Elle émit un claquement de langue satisfait lorsque son quatrième adversaire perdit l’équilibre et s’écroula avec suffisamment de fractures pour ne pas se relever de sitôt. Il ne restait plus que quatre hommes debout ; les mettre hors d’état de nuire était possible. Syndrell relâcha les muscles de ses bras et sourit en faisant un pas vers eux.

Se figea sur place en voyant débarquer toute une horde de malfrats. Ils surgirent des fourrés et se plantèrent tout autour d’elle. Dix hommes supplémentaires en plus des quatre qui reprenaient soudain de l’aplomb.


- Toi, tu feras moins la maligne quand on t’sera tous passé sur le corps ! ricana quelqu’un.

C’était certain, et Syndrell se remit en garde en grimaçant. Elle était dans de sales draps. Où était passé le garçon et son corbeau ? Elle avait besoin d’un coup de main, et dans ce genre de situation, même la petite expérience d’un novice était la bienvenue…




[Comme d'hab, j'ai laissé l'inspiration me mener par le bout du nez ^^ Donc si quelque chose vous déplaît, sonnez-moi !! Mais je crois que j'ai trouvé une bonne raison pour que 1) Lumytros ait encore plus hâte de dénicher l'Académie et 2) Dolce fasse un peu d'exercice... xD]

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Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Mar 01 Oct 2013, 02:53

- Oh, ben dommage pour toi, tu es tombé sur les mauvaises personnes. On ne pourra pas t’aider.

*Les mauvaises personnes ?*


Lumytros était quelque peu surpris par cette déclaration, mais le moment n'était pas à la réflexion, car déjà l'homme s'avançait l'air décidé et menaçant. Lumytros assouplit légèrement son assise, et recula tout aussi finement son pied droit. Vieux réflexes inculqués par Kiro. Cependant, la colère qui lui faisait face était des plus justifiées...


- Ta mère ne t’a jamais appris la politesse ? Ou même à tourner les talons et à t’occuper de ton cul quand les gens sont occupés ? J’ai même pas envie de t’aider, et je ne le ferai de toutes façons pas !


Lumytros resta impassible, se préparant à ce qu'un coup de poing lui arrive au visage ou le cueille au creux de son ventre. Mais le coup ne vint pas. Puis il le vit alors se tourner vers son amante.

- Toi, fais ce que tu veux… Parce que tu ne vas pas pouvoir t’empêcher de l’aider. Mais c’est pas grave… Enfin, j’apprécierai que tu reviennes quand tu auras fini…


*Ainsi, je ne suis semble-t-il pas si mal tombé que ça...*


Mais la crainte que semblait éprouver l'homme semblait excessive pour Lumytros. D'autant que la haine semblait également l'habiter à titre égal. Mais s'il était marchombre, alors pourquoi cet accueil ? Lumytros se promit d'élucider ce mystère dès qu'il aurait un peu de temps ... et qu'il serait à l’Académie.

La jeune femme semblait bouleversée par la phrase décochée a son attention. Celle-ci semblait pourtant si banale ...


*N'insistons pas... mieux vaut partir et les laisser en paix. Je finirais bien par trouver.*


Alors qu'il s’apprêtait à présenter ces excuses et à s'éloigner, un clin d’œil l'arrêta. Le temps d'un baiser passionné, d'un souffle et d'une caresse, et le feu follet bleu et or revenait vers lui. Après quelques secondes, elle parla :


- Tu vas devoir te contenter de ma présence, et pour quelques pas seulement : pour arriver à destination, tu n’as besoin d’aucun autre guide que ton instinct.


- C'est déjà beaucoup, et je vous en remercie sincèrement.


Lumytros appuya ces mots par une franche révérence, ce qui surpris le corbeau qui se fit une joie de rappeler sa présence au fautif qui l'avait déséquilibré.

Lumytros l’apaisa d'une caresse et d'une parole à mi-ton :


- Désolé Névéra, mais il faut bien dire merci !


- Ce corbeau, tu l’as apprivoisé ?


- Hé bien je croit qu'on peut dire qu'on s'est apprivoisé l'un l'autre ! Mais il m'accompagne depuis environ deux ans, et m'obéit pas mal, si c'est ta question.

Ils se mirent en route. Ne voulant pas risquer de relancer un conflit aussi long que vain, Lumytros se retint de présenter ces excuses à l'homme en partant, et se promis de les présenter plus tard.

Alors que la jeune femme semblait parfaitement savoir où aller, Lumytros commença à prendre des repère dans la luxuriante forêt, puis se laissa peu à peu aller a ces pensées... Que d'évènement en si peu de temps, et pourtant, il se sentait tellement plus à sa place à errer dans une foret, prêt à en découvrir plus qu'il ne l'aurais jamais rêver sur une caste qu'il ne connaissait même pas auparavant !

Laissant filer ces pensées, un corbeau au dessus de lui, une marchombre quelques pas devant lui, il se rendit compte qu'il savait instinctivement vers où aller. Alors que son regard s'assombrissait une fois de plus dans de nouvelles introspections, des hommes surgirent de parts et d'autre. Avant d'avoir eu le temps de les compter ou même de tirer son sabre, Lumytros atterrit au milieu des fougères qui bordait le sentier, quelques peu sonné.

Après une seconde pour recouvrer ses esprits, il vit la femme en garde et une dizaine de brigand, dont certains sur des chevaux.



- Tout doux, p’tite souris ! On va pas t’faire de mal…
- Non, on n’en veut qu’à la bourse et aux bottes de ton ami…


Lumytros hésitait ...


- Et aussi à ta vertu !

*Sabre ou kukris ?*


- Désolée, messieurs, mais vous allez devoir repartir les mains vides, et la queue entre les jambes !


*Sabre. Au moins pour ceux qui sont sur le chevaux.*


- Dis donc, c’est qu’elle mordrait, la p’tite ! Et qu’est-ce que c’est que cette posture ?


*Et au pire, kukri en main gauche*

- Viens voir, je vais te montrer !


Lumytros se redressa un peu , les jambes tendues sous lui, prêt à bondir au besoin. Ses yeux se dénuèrent peu a peu de toute chaleur humaine.


- Fougueuse et impatiente… les gars, on a tiré l’gros lot ! Détroussez-moi l’garçon et amenez-moi la souris !


Lumytros dégaina son sabre alors qu'un brigand approchait. Lumytros l'évalua brièvement. Il avait toutes ces chances en duel. Du coin de l’œil, il vit sa guide projeter un homme, qui ne se releva pas.


*Un de moins.*


- Attrapez-la !!

La plupart des hommes se regroupèrent autour d'elle, et seul deux continuèrent de s'approcher de Lumytros, arme à la main.
Le regard de celui-ci n'était plus que froideur, tactique et mise à mort.

- Hé ! Fait gaffe à ta prise! Tu attire déjà les corbeaux !


Il désigna Nevera d'un coup de tête. Comme escompté, un des hommes leva la tête pour vérifier. Le moment idéal pour un assaut ! Cela permit à Lumytros de contrebalancer le défaut du nombre. Alors qu'il allait porter le coup destiné à mettre le premier hors combat, le second brigand intervint, permettant à son confrère de récupérer.
Le combat se compliqua alors, Lumytros faisant appel tant a sa science du combat qu'a son instinct et à sa sauvagerie. Les deux brigands avait de plus en plus de difficultés à se protéger des feintes et des contre attaques, et les quelques attaques réellement menaçantes que les deux compères portaient voyait leur efficacité sérieusement réduite. Puis vint la première faille, qui coutât son bras droit à l'un.

*Il ne posera plus problème.*


L'autre ne tint guère longtemps après cela, et son sort fut le pire des deux, le sabre frontalier parvenant à se glisser par une faille de la garde, pénétrant entre les côtes et tranchant le cœur qui se trouvait là.

*Lui non plus.*


Lumytros haletait un peu, et pris un instant pour récupérer son souffle. Puis il chercha brièvement la femme qui l'accompagnait, et la vit une vingtaine de mètres plus loin, entouré non plus de huit hommes, mais de quatre. Alors qu'elle s'avançait vers ceux restant, il ressurgit des bas cotés une dizaine d'autres hommes!

Lumytros fit un point sur son état. Blessure superficielles, et souffle saccadé. Il faudrait du secours pour elle, et peut être des secours pour les secours !


- Toi, tu feras moins la maligne quand on t’sera tous passé sur le corps !
ricana quelqu’un plus loin.

Lumytros fit venir Nevera d'un signe.


- Va chercher l'homme de tout à l'heure et ramène le. Et vite !


L'oiseau s'envola.
Pourvu qu'il ai comprit.
Lumytros s'approcha aussi furtivement qu'il pu, le bruit des chevaux le couvrant, et passa le sabre dans la main gauche et pris un Kukri dans le droit. Il faudrait agir vite.
Quand il fut suffisamment proche, il cria à la marchombre tout en lançant le Kukri vers elle, poignée en avant :


- Attrape !

Repassant son sabre dans la main droite, Lumytros profita de l'étonnement général pour frapper le premier bandit venu. Une fraction de seconde plus tard, le second kukri était dans sa main gauche. Il faudrait la jouer fine et défensive.


*Il faut se couvrir les arrières mutuellement*


Il chargea -ce qui lui vaudrais quelques bleus plus tard- afin de se retrouver avec son amie dans le cercle des brigands, quelques pas derrière elle, afin de ne pas la gêner, puis il réengagea le combat. Derrière lui, c’était un véritable feu follet empreint de fluidité qui se déchainait. Mais il sera temps d'admirer sa technique plus tard. Pour l'instant, il y avait plus urgent. Enchaînant tant bien que mal les parades, feintes, esquives, frappant tantôt du sabre, tantôt du kukri, Lumytros parvenait à tenir ces ennemis en respect. Il fatiguais sérieusement alors qu'il extrayait son arme favorite de la gorge d'un de ces assaillants. Cela faisait maintenant trois KO -ou morts ?- de plus à son actif... Mais d'autres continuait à prendre la place des défunts.


*Nevera, fait vite s'il te plait...*


Il se remis alors en garde, et para de justesse un coup de hache visant son plexus. La bataille continuait...


[Idem, si qqch ne va pas, n'hésitez pas !]
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Dolce Ysil
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Lun 04 Nov 2013, 19:18

- Je ne serai pas longue. Le temps de semer ce garçon, et hop ! tu m’auras à nouveau sur les bras…

Malgré lui, il parvint à sourire.
Pour le baiser. Pour la formulation de la jeune Marchombre. Mais aussi pour le morceau de poisson qu’elle lui avait piqué pendant qu’elle l’embrassait fougueusement.
Hochant légèrement la tête, il regarda Syndrell s’éloigner avec le garçon, entamant déjà la conversation. Il finit par hausser également les épaules et mordit dans un autre bout de poisson.

Poussant un soupir, quand il eut terminé son repas frugal, il se releva pour ranger un peu le camp, rassembler ses affaires et les poser près de Singa. Eteignant également le feu pour qu’il n’en reste que des cendres, il finit par poser ses mains sur ses hanches, et contempler l’horizon.

Il se demandait combien de temps cela prendrait à Syndrell de mener le garçon où il voulait.
Il n’avait pas parlé clairement de l’Académie, mais il savait que cette dernière existait, et les témoignages des personnes qu’il avait interrogées pour retrouver la Marchombre avaient fixé dans son esprit l’idée qu’elle ne devait pas se trouver très loin du Lac Chen.
Lui, il s’en fichait. Apprendre son emplacement ne lui disait absolument rien, car il pourrait bien finir par lâcher le morceau sans le vouloir, alors ne pas savoir était le mieux, pour Syndrell et pour lui.

Le croassement d’un corbeau attira son attention, et il leva les yeux pour voir l’oiseau noir tourner autour de lui plusieurs fois. Fronçant les sourcils, il se demanda ce qu’il avait l’animal, avant de se demander si cela n’était pas celui du garçon. Pris d’un violent doute, il se releva vivement et observa l’oiseau s’éloigner en lâchant son cri de mort encore une fois.
Bon… Pourquoi le corbeau était-il revenu ? Pour le prévenir de quelque chose ? Ou tout simplement parce qu’il restait sauvage et qu’il faisait bien ce qu’il voulait ?

Préférant garder le bénéfice du doute, Dolce se mit à courir derrière le volatile à vive allure pour ne pas le perdre. Et à peine quelques minutes plus tard, un bruit de lutte l’alerta.
Fronçant les sourcils, il ne se posa pas plus de question : un corbeau, des bruits de lutte… C’était le garçon et Syndrell ! Mais la marchombre aurait dû s’en sortir, non ?

Quand l’envoleur franchit enfin les buissons, il se rendit compte que c’était en effet beaucoup en demander à un garçon inexpérimenté et à la marchombre de se battre contre vingt hommes qui semblaient quand même être d’assez bons combattants. En s’accordant, c’était faisable, mais si le mec n’était pas très expérimenté, compliqué.

Ne se posant pas plus de question, Dolce bondit en avant, au milieu de la mêlée.

- Je ne peux pas te laisser deux minutes sans que tu n’attires les ennuis hein !

Un sourire en coin étira les lèvres de Dolce, qui attrapa une poignée de lame au passage, en effaçant juste des épaules. L’homme, surpris, mit une seconde à s’en remettre… Trop lent. D’un coup sec, Dolce avait frappé dans son plexus solaire, lui coupant le souffle et le plongeant dans l’inconscience.

Il y avait déjà sept brigands au sol, mais le garçon fatiguait, cela se voyait, d’autant que sa technique n’était pas des plus scintillantes. Jetant un coup d’œil à Syndrell, qui était entourée par un bon nombre d’opposants, il ne se posa pas de question, pour mieux les prendre par surprise. En attrapant un par l’épaule, il le tira violemment en arrière, l’envoyant valdinguer dans un arbre contre lequel il se cogna la tête et sombra dans l’inconscience lui aussi.
Il n’avait pas le temps de sortir des armes, et n’en avait pas besoin. Passée la première réaction de surpris où il avait quand même tordu deux bras, Dolce se retrouva à son tour assaillit par les hommes. Mais ils n’étaient pas assez nombreux et d’assez bons combattants pour avoir une seule chance de s’en sortir face à une marchombre et un envoleur.

Virevoltant dans les airs, Dolce passa sous une lame, saisit une gorge, enfonçant son pouce sur le côté d’une carotide. En quelques secondes, il envoya plusieurs hommes dans l’inconscience.
Sauf que l’un d’entre eux, prenant son épée à deux mains, était bien déterminé à lui découper la chair. Parfaitement concentré, Dolce évita un coup de taille qui l’aurait décapité par la droite, puis un second en se jetant au sol. Dans son élan, il faucha l’homme, qui s’étala aussi de tout son long. Mais Dolce avait anticipé, et se tenait au dessus de lui… Il lui asséna un grand coup de crâne, et l’autre devint tout mou sous lui.

Se relevant en époussetant sa chemise déjà salie, il poussa un petit soupir en voyant que tous les assaillants avaient été mis hors d’état de nuire. Syndrell en avait pas mal à son cheptel, et le garçon s’en était au final pas si mal sorti que ça…

S’approchant de la marchombre, il lui tendit une main ouverte, paume vers le haut. Son regard vert se planta dans celui, doré, de sa compagne.

- Je sais que tu aimes avoir des hommes à tes pieds, chérie, mais tu aurais pu faire passer le message plus subtilement !

Il tentait de détendre l’atmosphère, il n’y avait pas de mal à cela, non ?

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Jeu 07 Nov 2013, 12:36


- Attrape !

Sans quitter des yeux les hommes qui se déployaient pour les encercler, Syndrell tendit machinalement la main et saisit au vol l’arme que le garçon aux cheveux blancs lui lançait. Celle-ci ne resta qu’une infime seconde dans le creux de sa main avant de fendre l’air pour terminer sa course dans la gorge de son adversaire le plus proche. La stupéfaction se peignit sur les traits des détrousseurs, certains ralentirent et marquèrent un temps d’hésitation. Grosse erreur.

Syndrell en profita pour se glisser parmi eux et semer à nouveau la pagaille. L’intervention de son compagnon lui avait redonné l’énergie d’une tigresse des plaines. Elle calcula qu’à deux, ils pouvaient faire de sérieux dégâts avant que la situation devienne critique. Auquel cas, elle se débrouillerait pour que le jeune garçon puisse s’enfuir sans risques avant de s’occuper de sa propre personne.

C’était une solution qu’elle envisageait sans la moindre hésitation. Du coin de l’œil, elle commençait à réfléchir à la retraite de son compagnon lorsque soudain un homme, surgit de nulle part, s'interposa au cœur de la bataille.


- Je ne peux pas te laisser deux minutes sans que tu n’attires les ennuis hein !

Malgré la situation, un sourire éblouissant se dessina sur les lèvres de Syndrell. Un des hommes qui la menaçaient fut projeté contre le tronc d’un arbre ; il ne s’était pas encore effondré, totalement étourdi par le choc, qu’un sinistre craquement retentissait parmi les bruits de lutte. Un brigand hurla, le bras cassé en plusieurs endroits. Déjà Dolce réglait son compte au suivant.

L’Envoleur était impressionnant. Il n’avait pas jugé utile de se munir d’une arme. Son corps puissant, ses muscles d’acier et sa redoutable technique rendaient les lames des brigands complètement dérisoires. Il se déplaçait avec une grâce presque féline, prenant ses adversaires de vitesse et balayant leurs frappes d’un simple geste ; subjuguée par la vue de son torse nu au beau milieu de tout ce carnage, Syndrell faillit réagir trop tard à une attaque particulièrement soignée. Elle n’évita le coup que par miracle et grimaça en sentant le tranchant d’une lame déchirer sa chemise.

Du coin de l’œil, elle s’assura que le jeune homme aux cheveux blancs était occupé, le jugea capable de se tirer d’affaire sans son aide et reporta son attention sur ses propres adversaires. D’un bond, la marchombre fut dans le dos du premier, les bras tendus, paumes vers le ciel. Dans un discret chuintement d’acier, ses lames secrètes jaillirent de sa peau et tranchèrent une gorge. Sans attendre que le corps de l’homme s’effondre, elle bondit sur le suivant, puis le troisième. Un dernier mouvement et la jeune femme s’accroupit sur le sol en rengainant sa greffe.

La forêt était jonchée de brigands morts ou sérieusement blessés. Dolce combattait le dernier. En le regardant faire, Syndrell soupçonna son amant de laisser durer volontairement le duel ; celui-ci fut achevé par un violent coup de tête qui plongea l’homme dans l’inconscience. Le silence reprit immédiatement ses droits, rendu plus évident après le fracas de la bataille.

C’était fini.


- Je sais que tu aimes avoir des hommes à tes pieds, chérie, mais tu aurais pu faire passer le message plus subtilement !

Syndrell leva les yeux vers Dolce. Il se tenait devant elle, la main tendue ; elle y abandonna la sienne et se redressa lentement. Les paroles de l’Envoleur la troublaient. Trouvait-il qu’elle avait été trop loin dans cette altercation avec ces hommes ? L’espace d’un instant, une peur sans nom, immense et terrifiante, la renversa complètement. C’est alors qu’elle remarqua l’étincelle amusée qui scintillait dans le regard vert tendre de Dolce.

Il plaisantait. Bien sûr qu’il plaisantait ! Syndrell se sentit soudain ridicule d’avoir pensé qu’il la jugeait sur ce qu’il venait de se passer. Elle se mussa contre lui, le visage dans son cou pour masquer son trouble et le rouge qu’elle sentait lui monter aux joues. Elle soupira d’aise. Les bras de Dolce, après cet épisode mouvementé et dangereux, était un parfait réconfort.


- J’aime quand tu voles à mon secours de cette manière, chéri, murmura-t-elle en rentrant dans son jeu.

Leur jeu.

Elle se serra davantage contre lui.

- On peut dire que tu es arrivé à point nommé ! Comment est-ce que tu…

Un croassement l’interrompit. Syndrell sursauta, leva les yeux… et la vue du corbeau perché sur une branche basse rappela à sa mémoire décidément bien mauvaise le souvenir du jeune garçon qui avait vaillamment combattu à ses côtés. Mortifiée, elle se dégagea de l’étreinte de Dolce pour s’approcher de lui et poser une main sur son épaule.

- Tu n’es pas blessé ? s’inquiéta-t-elle en le dévisageant gravement.

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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Ven 22 Nov 2013, 15:53

Le combat commençait à devenir sérieusement critique. Lumytros avait beau chercher, il ne trouvait pas de solution miracle. Les dégâts infligés aux brigand était important, mais insuffisant pour les faire fuir...

- Je ne peux pas te laisser deux minutes sans que tu n’attires les ennuis hein !

Cette voix, appuyé par le croassement d'un corbeau bien connu ... Névéra était de retour avec l'homme !

Un instant de détente en combat coûte parfois cher. Un coup d'épée vint le cueillir aux cotes. Heureusement, la lame ripa contre l'os, n'infligeant pas de graves dommage.

*Concentre toi un peu enfin !*

Tout en veillant à éviter les erreurs du type, Lumytros jouait du sabre et du kukri, de plus en plus difficilement, mais l'arrivée providentielle de l'homme avait redonné à Lumytros l'énergie nécessaire pour ce défaire de ces derniers adversaires. Jetant un œil autour de lui, il vit que seul subsistait un adversaire, fort mal engagé, car au prises avec l'homme salvateur.

*Inutile de prendre part à ce combat.*

Lumytros commença à achever les brigand qui ne se remettrais pas de leur blessures, laissant son noir et charognard compagnon se repaitre des yeux de certains. Certains cadavres le dérangeait, mais pourquoi ? Une lame qui tranchait proprement une gorge, c'était du déjà vu ...

Le son mât de deux crânes que l'on choque mis fin au dernier duel.

Lumytros chercha son deuxième kukri des yeux, et le vis à la gorge d'un brigand au cœur du cercle préformé.


- Je sais que tu aimes avoir des hommes à tes pieds, chérie, mais tu aurais pu faire passer le message plus subtilement !


*Pourvu qu'elle n'ai pas d'ennui par ma faute...*

Lumytros jeta un œil inquiet à l'homme et sa compagne. La réponse de celle-ci le rassura:

- J’aime quand tu voles à mon secours de cette manière, chéri,


L'étreinte qui s'ensuivit était également de bonne augure.

Lumytros commença à déloger le kukri de la gorge qui lui servait actuellement de fourreau;

- On peut dire que tu es arrivé à point nommé ! Comment est-ce que tu…


Un croassement l'interrompit. Lumytros entreprit de nettoyer ces lames, lorsqu'une main vint ce poser sur son épaule endolorie par l'effort d'un combat intense.

- Tu n’es pas blessé ?

Lumytros se retourna vers elle et vit son air grave. Pour la première fois lui semblait-il. Il ravala son ton joyeux pour en choisir un plus sérieux et réfléchit.

-Si l'on excepte cette vilaine coupure aux cotes, rien de grave, merci. Et même celle-ci se refermera vite avec un bandage. je vais m'en occuper dès que mes armes seront propres, et que j'aurais fait autre chose.


*D'ailleurs, tu devrais aussi nettoyer tes ...*Lumytros arrêta sa pensée. Un air troublé traversa brièvement son visage. C'était ça, le problèmes des cadavres ! La demoiselle n'avais pas d'armes, et les brigand tenait encore la leur.

Lumytros se reprit. Il y avait plus urgent. Il se leva avec une grimace, marcha jusqu'à l'homme et s'inclina respectueusement devant lui.

- Merci d'avoir répondu à mon appel à l'aide.


Lumytros resta un instant dans cette position, puis retourna nettoyer ces lames et se fit rapidement un bandage de fortune.
Il n'était pas question de séparer de nouveau se couple, ou de les remettre en danger.  

Allant voir la jeune femme, il s'inclina de même :
- Merci de m'avoir indiqué la route et protégé. Je pense connaître la route à partir d'ici.

Lumytros observa le ciel qui s'était obscurcit.

- Vous devriez retourner vous mettre à l'abris, je pense qu'un orage va éclater sous peu.


*Bientôt l'heure des "au revoir"... Déjà*
Pensa Lumytros avec un pointe de tristesse.
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Ven 22 Nov 2013, 21:01

- J’aime quand tu voles à mon secours de cette manière, chéri

Un large sourire étira les lèvres de Dolce, qui se pencha légèrement en avant pour effleurer les lèvres de Syndrell des siennes. Il avait envie de l’embrasser jusqu’à ne plus avoir de souffle, et faire rosir ses joues de manière tellement… adorable !

- On peut dire que tu es arrivé à point nommé ! Comment est-ce que tu…

Un croassement l’arrêta au milieu de sa phrase, et immédiatement Dolce sentit sa colère refaire surface. Retenant un grognement peu accommodant, il prit une grande inspiration pour se contenir et regarder avec calme le jeune homme auquel parlait Syndrell.

- Tu n’es pas blessé ?
-Si l'on excepte cette vilaine coupure aux cotes, rien de grave, merci. Et même celle-ci se refermera vite avec un bandage. je vais m'en occuper dès que mes armes seront propres, et que j'aurais fait autre chose.


Dolce haussa un sourcil : il avait un drôle de sens des priorités. Surtout pour des armes à laver, quoi ! Encore, cela aurait été un animal dont il aurait fallu s’occuper, il aurait compris, mais là nettoyer ses lames avant de se prendre en charge soi-même, cela lui semblait vraiment… bizarre.
Cependant, il ne dit rien, se contentant de venir se placer juste derrière Syndrell et la saisir par la taille d’une main. Il n’avait aucune envie qu’elle se fasse la malle encore une fois, et aucune envie de se séparer d’elle. L’homme pouvait tout aussi bien dégager, il n’en avait pas grand-chose à faire, par contre pas elle !

- Merci d'avoir répondu à mon appel à l'aide.

L’Envoleur haussa les épaules pour montrer qu’il n’avait pas fait grand-chose. Il avait suivi son instinct - et le corbeau, certes – mais bon…

- Merci de m'avoir indiqué la route et protégé. Je pense connaître la route à partir d'ici. Vous devriez retourner vous mettre à l'abri, je pense qu'un orage va éclater sous peu.

Un sourire moqueur étira les lèvres de l’Envoleur, qui soupira doucement.
Ah, parce qu’ils étaient à l’abri avant qu’il débarque, peut-être ? S’ils l’avaient été, il ne serait pas rentré dans une chambre ou autre… L’énervement n’était pas très loin, et Dolce prit le soin de garder ses pensées loin de cette incursion dans leur vie privée, à lui et Syndrell !

- Ouais, c’est ça.

Il n’avait rien à dire de plus, c’était un fait. Et n’avait rien envie de dire de plus, alors que la colère et la frustration refaisaient surface après l’adrénaline du combat.
Il n’aimait pas partager le peu de moments qu’il avait avec Syndrell, surtout pas avec un mec qui voulait devenir Marchombre, voilà tout !

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: [ -16 ] Emplissons-nous de cette précieuse allégresse [ Syndrell et Lumytros]   Sam 23 Nov 2013, 22:49


Syndrell observait le garçon avec inquiétude, notant la pâleur de ses traits, l’éclat un peu trop vif de ses yeux et surtout, l’estafilade qui courrait sur son flanc, imbibant ses vêtements de sang. Elle voulut s’approcher pour l’examiner de plus près, il l’arrêta d’un regard calme, presque serein.

- Si l’on excepte cette vilaine coupure aux côtes, rien de grave, merci. Et même celle-ci se refermera vite avec un bandage. Je vais m’en occuper dès que mes armes seront propres, et que j’aurais fait autre chose.
- Tu en es sûr ?
insista Syndrell en fronçant les sourcils. Ça saigne pas mal…

Apparemment, ce détail était minime aux yeux de cet étrange personnage. En le voyant esquisser quelques pas mal assurés, la marchombre fut presque tentée de lui proposer son soutien. Mais à peine cette idée lui avait-elle traversé l’esprit qu’un bras puissant entourait sa taille ; quoique parfaitement silencieux, Dolce affirmait sa position et il était clair que celle-ci était très largement dominante.

Syndrell ne put s’empêcher de sourire. Parfois, il lui faisait penser à un tigre des prairies défendant sa femelle contre un autre potentiel autre prétendant. C’était agaçant et excitant tout à la fois, et la jeune femme ignorait si elle était plus frustrée que charmée. Elle s’appuya légèrement contre lui, savourant la puissance presque magnétique qui émanait de son corps chaud et délié. Immédiatement, une étincelle de désir s’alluma dans le creux de son ventre et colora ses joues. Sans se douter de quoi que ce soit, le jeune garçon s’approcha d’eux et s’inclina tout en ménageant sa blessure.


- Merci d’avoir répondu à mon appel à l’aide.

Dans son dos, Dolce haussa les épaules mais ne dit rien. Syndrell décida que, finalement, il tenait plus de l’ours que du tigre.

- Merci de m’avoir indiqué la route et protégé. Je pense connaître la route à partir d’ici. Vous devriez retourner vous mettre à l’abri, je pense qu’un orage va éclater sous peu.
- Ouais, c’est ça,
grogna Dolce avant que Syndrell ait eu le temps d’ouvrir la bouche.

Cette fois, la marchombre donna un léger coup de coude dans le ventre de l’Envoleur. Au train où allaient les choses, elle allait devoir lui donner des leçons de courtoisie…

- Ce que mon compagnon veut dire, fit elle dans un sourire, c’est que nous ne craignons pas grand-chose de la pluie.

L’image du corps nu et trempé de Dolce jaillit dans son esprit ; Syndrell la chassa rapidement.

- Tu n’atteindras pas ta destination avant l’orage, poursuivit Syndrell tout en laissant courir ses doigts le long du bras de Dolce. Mais si tu te dépêches, tu pourras t’abriter dans un petit cabanon de chasseur, un peu plus haut vers le nord.

Pressée contre son amant, elle pouvait sentir la tension qui l’animait. Il était temps que leur étrange compagnon s’en aille. Ils se trouvaient de toute façon à peu près à l’endroit où elle avait décidé de le laisser continuer seul ; aussi curieux que ce garçon puisse être, il avait un cœur loyal et une volonté solide. Il était largement capable de trouver l’Académie par ses propres moyens.

- Tu…

Dolce bougea légèrement derrière elle, et elle sentit soudain la force de son désir, véritable ouragan qui noya ses pensées et faillit lui faire perdre tous ses moyens. Reprenant ses esprits d’extrême justesse, Syndrell secoua la tête.

- Fais attention à toi, dit-elle en plantant son regard flamboyant dans celui du garçon.

Perché sur son épaule, le corbeau agita ses ailes et croassa deux fois, tirant un éclat de rire à la marchombre.


- Toi aussi, Jolies-Plumes, toi aussi !




*



C’était fini.
Un calme absolu régnait désormais dans la petite clairière, à peine troublé par le bruissement dans les arbres, premier signe de la tempête à venir. Au sol, les corps immobiles des tranche-bourses offraient un étrange spectacle, un décor un peu lugubre. Le garçon et son corbeau étaient partis. Syndrell renversa la tête en arrière, appuyant son crâne contre le torse de Dolce, et leva les yeux vers son irrésistible compagnon.


- On rentre ? demanda-t-elle avec une pointe de malice dans la voix. Il me semble que des truites nous attendent…

Elles allaient les attendre longtemps encore. L’orage s’était éloigné depuis longtemps lorsque la jeune marchombre se libéra de l’étreinte passionnée de Dolce pour combler l’énorme vide de son estomac. Elle était nue, trempée, perclus de courbatures, mais totalement, indéniablement, incroyablement heureuse.

Saturée d’une douce et précieuse allégresse.




[C'est pas forcément nécessairement une fin, je suis bien évidemment partante pour continuer encore un peu ; mais si jamais c'est le cas et qu'il s'agit de mon dernier post à ce fabuleux Rp, je vous remercie tous les deux : Dolce, pour ton incroyable endurance (au sens propre comme au sens figuré Rolling Eyes ), Lumy, pour avoir eu le cran de débarquer dans notre intimité ! Voilà Very Happy ]

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