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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]

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Lëroya Palabré
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 00:34

Coup de langue en réponse à la provocation.
Je m'en amuse, laisse ma tête basculer en arrière dans un rire. Lointain, le rire. Je sens l'atmosphère changer, l'ambiance se muer en quelque chose de plus primaire, de plus séducteur ; on ne se prend pas la tête. Et j'ai envie de jouer.

On s'y perd, dans la partie.
C'est électrique et c'est chaud, c'est doux et piquant ; comme les boissons, les nuances se suivent, ne se ressemblent pas, se complètent. Quand ses mains se posent sur ma taille, je l'entraine dans quelques pas tourbillonnants. Mais ce corps, contre le mien, chaud… Séducteur et pas impérieux du tout.
Ça change tellement. C'est vivifiant ; et je me sens sauvage et libre.
Indomptable mais intriguée, je me laisse approcher. Je tend mon attention, je vogue le long de ce corps que j'explore de mes doigts, légers, devinant ce qui se cache - même si je l'ai déjà vu ce matin - sous les vêtements.

Ce n'est pas un jeu à sens unique, loin de là.
Et c'est presque nouveau. Insaisissable, joueurs, il n'y a aucune promesse, aucune attente. Juste deux personnes qui s'amusent, découvrent, dansent et partagent un moment. Je me laisse aller, jusqu'à ce que mon souffle accélère un peu trop ; jusqu'à ce que ma peau soit entièrement recouverte d'une couche de sueur ; jusqu'à ce que son front luise aussi dans la lumière chiche de la salle.
Jusqu'à ce que les violons se muent dans des sons plus délicats, plus lents. Et alors que la musique descend dans des rythmes plus languissants, je fais un pas en arrière.

- Il fait trop chaud ici…
Je plonge mon regard dans celui de Gil. J'essaye de retenir mon tic, avec peine. J'éclate de rire, ondule des hanches en me glissant dans la salle, sort par la porte principale pour me retrouver dans la fraîcheur de la nuit. Quelques grillons chantent encore dans le lointain, accompagnés par les cigales.

Je ne me retourne pas.
Parce que je sais qu'il est là. Il est aussi silencieux que moi, mais je sens sa présence. Mon coeur se calme alors que je m'éloigne du village, mais pas trop. Je pense quand même aux prédateurs d'Astariul.
Et puis, sans crier gare, je me laisse tomber dans l'herbe.
Assise en taille, je prends une profonde inspiration, et laisse mon regard glisser sur l'horizon. Un sourire s'accroche à mes lèvres alors qu'un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale.

Mais… Quand il s'asseoit à côté de moi, je ne résiste pas à mes pulsions… enfantines.
Je me lance dans une roulade, laisse vriller mon corps pour partir en roulés-boulés jusqu'en bas de la pente, dans un immense éclat de rire ponctué par chacun des tours que je fais sur moi-même.
J'arrive en bas à bout de souffle, m'arrête avec les bras écartés, les yeux plongés dans le ciel.

Je reprends mes esprits au moment où une masse vient pour me percuter brusquement.
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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 13:57

- Papa ?

Gil sursauta malgré lui, et tourna la tête pour plonger son regard dépareillé dans celui, tout aussi étonnant, de Makeno. Pourquoi persistait-il à l’appeler ainsi, lui qui était l’exact opposé de ce qu’on peut appeler un père ? Enfer, pourquoi est-ce que tu lui ressembles autant ? Chaque fois qu’il regardait Mak, Gil voyait Naïs. Ce gosse avait tout pris d’elle : ses cheveux bouclés, toujours indisciplinés, encadraient son petit visage d’ange, mais dont la douceur était trahie par le feu qui brillait dans ses yeux ; cette façon de s’exprimer, de pencher la tête sur le côté, de froncer le nez… Sentant la douleur se refermer comme un poing sur son cœur, et préférant éviter de paniquer en présence de Mak, Gil esquissa le geste de se lever. La question qui fusa aussitôt le coupa dans son élan.

- J’peux venir avec toi ?

Ce n’était qu’un geste ! Voilà des jours qu’ils étaient ici tous les deux, dans cette forge millénaire qui se tenait comme un roc au beau milieu de l’impitoyable jungle d’Hulm, et Gil n’avait jamais exprimé cette volonté de s’en aller. Mais Makeno avait deviné. Etait-ce seulement possible d’être clairvoyant à ce point ? Gil hésita. Le planter là, sur le perron, comme un adulte n’ayant de compte à rendre à personne, et surtout pas à un mioche ? Quelques mois plus tôt, ça aurait pu être possible. Mais les choses avaient changé. Dans un grognement fatigué, Gil se rassit sur les marches de bois mâtinées. Mak ne laissa pas passer cette chance qui s’offrait à lui : il se blottit dans ses bras, lança ses bras autour de son cou et nicha son nez dans le creux de son épaule. Si petit, songea Gil en refermant les bras sur lui. Si fragile. Bon sang, Naïs, comment as-tu osé nous faire ça ? Nous abandonner comme ça, lui et moi ?

- Pas là où je vais, bonhomme…
- Je veux venir avec toi.
- Pourquoi ?


Gil n’avait pas pu empêcher la question de franchir ses lèvres. Il craignit d’avoir heurté Mak et ouvrit de nouveau la bouche pour rattraper son erreur, mais le garçon fut plus rapide :

- Parce que je t’aime.

Et voilà. Il n’avait suffi que d’une poignée de mots pour tout flanquer en l’air. Gil ferma les yeux, assailli par des émotions trop vives et trop plurielles pour qu’il arrive à les gérer vraiment. Tendresse. Culpabilité. Colère. Souffrance pure. Impuissance. Amour. Désespoir. Ça s’enchaînait à la vitesse de l’éclair et ce n’était pas bon. Ses poings se serrèrent. Non ! Il s’était promis d’arrêter… Plus de liens. Plus d’attachement. C’était trop dangereux. Doucement, mais fermement, il repoussa Makeno et se leva.

- Syles et le vieux s’occuperont de toi, t’en fais pas.
- Papa ?


Incapable de résister à ce cri du cœur, Gil se retourna.

- Quoi ?
- Je veux voir Libertée.
- Quoi ??


Sonné, Gil cligna des yeux. Lib ? Mais qu’est-ce que…

- Elle est où ?
- Occupée,
grogna l’envoleur, chassant sans y parvenir les images de Libertée prisonnière de l’étreinte de Thaom.

Qu’est-ce qu’il lui prenait, à ce gosse, franchement ?

- Dis-lui que je veux la voir.
- Je ne vais pas voir Lib, bon sang !
- Quand tu reviendras, tu m’apprendras à faire du cheval comme toi ?


Gil se passa une main dans les cheveux, totalement pris de court. Enfer, Mak ne pouvait pas tenir compte de ses paroles, des fois ? Avec lui c’était toujours pareil, une conversation à sens unique, comme si le gamin posait des questions et y répondait tout seul. Sentant un regard sur lui, l’envoleur leva la tête et croisa le regard amusé de Dil’Duran. Pas mal de choses passèrent dans cet échange silencieux. Des choses que Gil n’aima pas. Agacé, il grogna, enfonça ses mains dans les poches et fit demi-tour. Revoir Lib ? Non. C’était la dernière chose à faire. Il en avait assez de blesser les gens, de la blesser elle, et à chaque fois d’y perdre un petit bout d’humanité en tentant de minimiser les dégâts. Plus de liens, scanda-t-il en réunissant ses affaires. Plus d’attaches. Il fallait à tout prix qu’il s’éloigne de Makeno s’il voulait mettre à bien ce projet. Merde, jura-t-il silencieusement en balançant son sac sur son épaule.

La solitude, y’avait que ça de vrai.


*


Les yeux clos, Gil dansait. Il aurait volontiers conjugué son ivresse de solitude à celle d’un alcool bien fort, mais il admettait que s’agiter dans cette foule, c’était aussi bon. Ce n’était pourtant pas du tout son genre. Il aimait le son léger d’une flûte un soir d’été, par le déchaînement d’un violon dans une auberge bondée ; le réconfort de l’ombre au lieu d’une danse endiablée en pleine lumière, la solitude et le silence plutôt que l’animation et le bruit. C’était un ours mal léché, un ermite qui envisageait parfois de se construire une maison loin d’ici, bien plus loin qu’il n’est possible de l’imaginer, pour s’y enfermer et y vivre tranquille. Comme Dil’Duran dans sa forge. Pourtant il était là, en train de se déhancher, euphorique alors qu’il était sobre ; ses mains, posées sur le ventre de sa partenaire, lui envoyaient toutes sortes de petites pulsions électriques qui se propageait dans son propre abdomen avant d’aller se blottir dans le creux de ses reins.

Sa partenaire.

Lëroya remuait contre lui, entraînée par la musique. Elle s’éloignait parfois pour tourbillonner, il la ramenait toujours à lui, d’un mouvement impérieux mais pas possessif ; si elle s’en allait, il la laisserait filer. Même si sa chaleur perturbait ses sens, même si le souvenir de sa langue sur ses lèvres le laissait éperdu d’un désir qui enflammait son être tout entier. Pas de lien, pas d’attaches, quelles qu’elles soient ; c’était comme ça, désormais. Et c’était très bien. Ce soir, cette nuit, Gil ne vibrait que de l’envie de goûter ce plaisir qu’il s’autorisait enfin de ressentir. Il en avait le droit, bon sang ! Trop longtemps il avait lutté, s’était braqué, rongé par la culpabilité, le poids d’un lourd passé, d’une sauvagerie difficile à contenir, impossible à entraver… Lëroya n’avait pas peur de lui. Elle jouait avec lui. En toute franchise, comme une gamine, mais avec un respect qui lui plaisait… et l’excitait. Plus elle se pressait contre lui, plus il l’était. Il ne cherchait plus à empêcher son imagination débridée de tourner à plein régime. Il se vit l’attraper, la jeter en travers de son épaule et l’emporter à l’extérieur – n’importe où, hors de cette chaleur et de ce bruit – pour la prendre avec fureur et violence. Sans détours, sans tabou. Il avait envie de croquer ses lèvres, de l’embrasser, de la toucher, de la lécher. Partout. Et sans limites. Il savait que ce serait bon. Intense et définitivement bon. Il savait aussi qu’à l’aube, il ne serait déjà plus là. Loin d’ici. Loin de tout. Parti pour vivre encore plus intensément.

Sans lien, et sans attaches.

- Il fait trop chaud ici…

Gil rouvrit les yeux. Oui. Elle rit, il sentit son désir se tendre davantage, et elle lui échappa avant qu’il ne mette son fantasme à exécution. Il ne sortirait pas de là en l’emportant comme un vulgaire paquet sur son épaule. Lëroya était plus cabotine que ça ! Il la regarda onduler effrontément pour se frayer un chemin vers la sortie, et la suivit sans réfléchir. Ce n’était plus du tout le moment pour ça. A partir de l’instant où elle avait lapé ses lèvres, son cerveau s’était éteint. C’était tout aussi bien ! Dehors, la fraîcheur de la nuit le percuta de plein fouet, ajoutant une touche de plus à son excitation déjà particulièrement élevée. Quelques personnes le contournèrent pour entrer dans l’auberge en riant. C’était ça, la vie, alors ? Gil regarda Lëroya qui s’éloignait tranquillement. Sans un mot, il accorda son pas au sien. Ils n’allèrent pas bien loin. Les lumières du village étaient encore à portée de regard mais ici, les bruits et l’agitation étaient trop diffus, comme s’ils n’avaient plus leur place. Les stridulations des grillons offraient un contraste étonnant mais agréable, porté à ses oreilles par une brise incroyablement sage pour un endroit comme Astariul.

Il s’arrêta quand Lëroya se laissa soudain tomber dans l’herbe, au faîte d’une pente douce qui se terminait dans un creux de vallon à peine éclairé par la lumière chiche de la lune. Il s’assit à son tour et tourna la tête pour observer son profil dans l’ombre de la nuit. Qui était-elle ? Il n’en savait rien, au fond ; une fille d’ici, d’ailleurs ? Joyeuse et délurée, mais entourée d’un mystère qui formait une carapace sur des sujets qu’il devinait plus sensibles. Fichtrement canon. Elle aimait le gingembre et le chocolat autant qu’une bonne blague ou une chevauchée insensée pour calmer un troupeau effrayé. Sa spontanéité lui plaisait, l’attirait comme un aimant. Le poussait à rester là, avec elle, quand il aurait pu retourner boire, se bagarrer, baiser. Elle ne donnait pas envie d’être tendre mais elle forçait le respect, c’était indéniable. Qui es-tu, bon sang ? Plutôt que de lui répondre, elle se jeta soudain en avant, roulant et riant aux éclats comme un enfant. Gil la suivit des yeux et, contaminé par cette joie toute innocente, se laissa basculer à son tour. Le monde se mit à tourner. Il vit des étoiles, les sentit plus proches que jamais, bouffa de l’herbe, rit comme un dément.

Et lui rentra dedans.

La violence du choc lui coupa le souffle. Il se retrouva allongé sur le dos, la tête posée sur le bas de son ventre, tordu de rire, et il fallut plusieurs longues secondes pour qu’il se calme. Alors, son regard se perdit dans le ciel. Il soupira de bien-être.

- A mon avis, tu es complètement cinglée, dit-il doucement.

Simple constat qui ne s’exposait à aucune réponse particulière, mais il ne put s’empêcher de sourire quand la voix moqueuse de Lëroya se fit entendre, alors qu’au même instant il sentit ses doigts se perdre distraitement dans ses cheveux.

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Lëroya Palabré
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 20:03

Je me roule en boule juste à temps, une demi-seconde avant que la masse de Gil ne me percute avec violence. Mon souffle se coupe entre mes cotes, et on tourne une nouvelle fois, vrillant sur le côté. Je ne peux pas m’empêcher de glousser, et quand Gil éclate d’un rire franc et plonge dans le fou-rire, je le suis sans m’en rendre compte.

Mon ventre est douloureux à force de rire, j’ai du mal à récupérer mon souffle, mais j’avoue que ça fait longtemps que je n’avais pas eu de fou-rire. Et ça fait un bien dingue ! Finalement, nos corps ont atterri l’un en travers de l’autre, et il a sa tête posée sur mon ventre, ça fait bizarre mais c’est pas désagréable.

- A mon avis, tu es complètement cinglée.
Je ris un peu, ça fait soubresauter sa tête, c’est marrant. Dans une impulsion, je passe mes doigts dans ses cheveux. Quelques-uns reflètent la lune argentée avec plus d’intensité, striant sa tignasse avec un charme très particulier.
Je finis par hausser les épaules.
- Probable, oui. Mais tu vois, quand on est cinglé, pas besoin d’alcool pour bien s’amuser !  

Mon menton plonge vers l’avant et j’observe son profil dans la lumière argentée de la nuit. Me mordant la lèvre, je prends une inspiration.
- Tu as remarqué que tes cheveux blancs ont pas la même texture que les autres ? C’est marrant !

Je me redresse et le repousse sans ménagement.
M’installant à genoux, je me passe une main dans mes cheveux qui me tiennent affreusement chaud. Je réfléchis quelques secondes, penchant la tête sur le côté en le détaillant. Je crois que je l’ai vexé, mais ça me fait marrer. Je glousse un instant, me passant la langue sur les lèvres.
Est-ce que j’ai vraiment envie d’aller plus loin avec Gil ? Je m’amuse beaucoup, là. Le sexe rend toujours les choses plus compliquées, c’est clair. Et puis, c’est quoi son genre ? La baise brutale ou la tendresse ? Je détaille sa posture, et laisse mes vieux réflexes remonter pour pouvoir lire dans son attitude ce qui lui correspond.

Une fille qui ne bouge pas trop, mais qui aime quelque chose de plutôt violent et brutal. Qui peut le renvoyer au bon moment, pour le faire monter plus vite. Je l’analyse, cette fois-ci malgré moi. Il me parle, mais je n’écoute pas trop ce qu’il dit, mon cerveau est concentré sur l’interprétation de tout le reste – et du ton de sa voix aussi.
Mais je me secoue en clignant des paupières… Et en m’ébrouant très légèrement.

- Mmm ?

J’ai loupé le coche. Je bats des paupières pour tenter de reprendre contenance. Mon cœur a accéléré dans ma poitrine, et je prends une inspiration pour essayer de calmer les pulsions qui sont montées dans mon buste et mes jambes.
Pour moi, le sexe est principalement un outil. Depuis que j’ai terminé mon apprentissage, j’en ai séduit des hommes et des femmes, pour pouvoir remplir des missions. Je sais reconnaitre la tension sexuelle, je sais la provoquer, m’en servir pour obtenir ce que je souhaite. Je sais jouer avec. C’est l’une de mes armes les plus efficaces.
Pour autant, coucher sans avoir d’idée derrière la tête… Je pense qu’on peut compter les occasions où cela m’est arrivé dans ma vie sur les doigts d’une main. Je ne suis jamais vraiment à l’aise avec ça.
Ce n’est pas que je n’apprécie pas d’avoir une partie de jambes en l’air, non. C’est surtout que si ce n’est pas utile, alors ce n’est pas nécessaire.

Je lève mon regard vers Gil, en fronçant les sourcils.
En parlant de tension sexuelle, perdue dans mes pensées, j’ai raté une modification  infime de cette dernière.
- Tu as autre chose de cinglé à proposer ? je demande, un sourire dans le creux de la joue.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 21:28

- J'en ai quelques unes qui me trottent dans la tête, ouais...

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 21:32

- Mm ? Comme quoi ?

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 21:34

- Devine. Si tu trouves, je fais ce à quoi je pense en ce moment-même. Si tu perds... je te chatouille.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 21:37

[ Sourit ]

- Mmmm...

[ Le fixe un instant ]

- Tu as envie de me plaquer par terre, de choper mes lèvres... Mm. Je continue ?

[ Éclate de rire ]

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 21:40

- Disons... que c'est un bon début. Mmh. Continue.

(Regard flamboyant)

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 28 Oct 2017, 21:42

- Tu veux glisser ton genoux entre les miens pour m'ouvrir les jambes, bloquer mon corps par terre, plaquer mon bassin avec le tien...

[ Regard amusé ]

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 29 Oct 2017, 00:32

Gil ne dit plus rien. Son regard vient d’accrocher une étoile, tout là-haut, mais il ne la voit pas vraiment parce que les images qui s’impriment dans son cerveau le rendent désormais aveugle à tout ce qui l’entoure. Tout – excepté cette main qui joue habilement dans ses cheveux. Mes cheveux. Il lui semble que tout à l’heure elle a lâché un truc à leur sujet, mais il sent que ses capacités de réflexion dégringolent à une vitesse folle. La faute à qui ? Qui a commencé ce jeu tordu ? Il ne sait plus. Il s’en fiche. Il aime jouer et franchement, il s’amuse. Sauf que ce n’est pas exactement un fou-rire qui lui chatouille le ventre, là. C’est… Oh bordel. Son sang s’échauffe et son cœur s’emballe. Lëroya continue de parler, d’une voix qui lui semble plus rauque, et il devine plus qu’il ne voit son tic lorsqu’elle se mordille la lèvre, attendant la suite. La suite… Sans bouger il s’empare de sa main qui lui emmêle les cheveux et la ramène jusqu’à son visage. Il commence par lui embrasser doucement la paume et puis, sans prévenir, pointe le bout de sa langue dans le creux de son poignet.

Il se régale du long frisson qui la parcourt. Ça lui fait de l’effet aussi, et pas qu’un peu ! Tant et si bien qu’un bref instant il se dit qu’il va craquer. Mais non. Plus tard, peut-être… Là, tout ce qu’il souhaite, c’est pousser le jeu jusqu’à l’extrême, savourer chaque seconde de ce moment unique, cette parenthèse de vie, ce grain de folie ; il veut qu’elle profite aussi. Que son visage soit traversé par les mêmes expressions que lorsqu’elle a bu « l’appel de la sirène ». Lui, il en est justement à la première gorgée : sous sa langue, la douceur de la peau de Lëroya est un délice. Gil sourit et ses muscles se tendirent soudain. La deuxième gorgée c’était celle qui renversait les sens. Il se redressa et sans lui laisser le temps de faire ou de dire quoi que ce soit, il vint à la rencontre des lèvres de l’Envoleuse, allongeant son corps sur le sien en réussissant l’extraordinaire exploit de ne pratiquement pas la toucher : en appui sur ses avant-bras, il prit le temps de lui mordre la lèvre inférieure avant de lui voler enfin ce baiser qu’il avait espéré toute la soirée.

Bang les épices ! Putain de stimulant ! Amusé, il rit contre sa bouche avant de s’emparer à nouveau de ses lèvres. Il était rude et pourtant il se contrôlait. A peu près. Le désir l’étourdissait, brûlait dans le creux de ses reins, le rendait très à l’étroit dans son pantalon. Le vent qui chantait dans la plaine ne l’atteignait pas, guère plus que le froid nocturne qui s’installait : il avait chaud, il tremblait comme si la fièvre s’était emparée de lui. C’était peut-être le cas. Si ça se trouve, elle avait bien fichu un truc louche dans son verre et elle allait profiter de ce qu’il était complètement K.O pour le violer. Ça me va. Après tout, elle avait réduit son machisme à deux balles en miettes, alors… Troisième gorgée, mon vieux ! Qu’est-ce qu’elle avait dit déjà ? Tu veux glisser ton genou entre les miens pour m’ouvrir les jambes, bloquer mon corps par terre, plaquer mon bassin avec le tiens… Sans lâcher ses lèvres, Gil lui releva les bras au-dessus de la tête. Il se redressa légèrement pour coller à sa brillante suggestion, laissa son genou écarter les siens et sonda son regard.

Il y découvrit un détachement non feint qui le fit s’arrêter net. Oh, ses grands yeux brillaient dans la nuit, dans la lumière de la lune, noyés du désir qu’il avait senti prendre vie en elle… mais ce détachement, là, il ne savait pas ce que c’était et ça alluma un signal bizarre dans sa tête. Pas vraiment une alarme, pas une chanson non plus. Il y avait quelque chose. Est-ce qu’ils allaient trop loin ? Se redressant un peu, il chercha à comprendre. Un jeu. Ils jouaient depuis la minute où ils s’étaient rencontrés. La partie avait pris un tournant intéressant lorsqu’ils étaient entrés dans cette auberge, et les règles s’étaient complexifiées au moment où ils s’étaient mis à danser. A moins que ce ne soit le contraire ? Tout était-il devenu plus simple ? N’était-ce pas lui qui rendait soudain la chose difficile par son hésitation, ses questions, sa réflexion ? Il fronça les sourcils. Non, c’était… il aimait ce qu’il était en train de lui faire. Vraiment. Il s’inquiétait juste de savoir si c’était réciproque.

Parce qu’autant elle pouvait le violer si ça lui chantait – il ne dirait pas non, au contraire – autant il refusait de lui faire quoi que ce soit si cela l’indisposait.

- Tu es plus douée que moi pour lire dans les pensées, souffla-t-il, le cœur battant. Dis-moi que ça va, petit singe.

Petit singe ? Oh que oui. Il ne savait pas pourquoi ni comment, mais ça lui allait parfaitement. Sans s’en réfléchir, il glissa les doigts sur la courbe de sa joue.

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Lëroya Palabré
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 29 Oct 2017, 02:54

Le baiser sur ma main, puis la sensation de sa langue sur ma paume me font froncer les sourcils. Est-ce que je l’ai mal compris ? Mon corps lui, ne perd pas le Nord, par contre. Un long et délicieux frisson remonte le long de mon bras pour venir se perdre dans mon cuir chevelu. Je pousse un petit soupir tremblant. J’ai du mal à dompter les sensations en moi, ce que ça éveille.
C’est un univers de possibles tellement grands que c’en est vertigineux. Est-ce que je peux choisir, ou pas ? Oui, je le peux ; mais les vieux réflexes, les vieilles structures, les chemins tracés sont encore trop profonds. C’est compliqué à déconstruire, c’est long, mais surtout il faut avoir quelqu’un qui a la patience d’aider à la déconstruction. Ce qui implique de pouvoir faire confiance à quelqu’un, à être suffisamment lié à lui pour avoir du sexe régulièrement…

Et toutes ces conditions, ça ressemble un peu trop à ce que les gens nomment communément « un couple ». Et ce n’est clairement pas fait pour moi. Ou plutôt, non. Je n’en veux pas, est une meilleure assomption. S’attacher ? Faire confiance à ce point ? Je ne m’en sens pas capable.

Gil se retrouve au-dessus de moi, et j’oublie de détourner le regard, quand le sien m’attrape.
Oups. Je cligne des paupières, veux tourner le menton... Mais je me contente d’accueillir son baiser.  Je souffle sur sa bouche, laisse ma langue dessiner le contour de ses lèvres, puis le bord de ses dents. Ça me coupe le souffle, et mon ventre s’enflamme brusquement.
Oh oui, évidemment, j’en ai envie.
Non, j’en crève de désir. Physique.
Je ris avec lui, le laisse emprisonner mes poignets pour les tendre au-dessus de ma tête.
Quand il glisse son genou entre mes jambes, je pousse un petit gloussement amusé. Mais voilà, on arrive bientôt à l’instant où tout va basculer ; où mon conditionnement va reprendre le dessus ; où je vais le contenter lui au-delà de tout ce que j’aurais pu choisir pour que cela finisse autrement.

Zukrii est bien le seul à être parvenu à me faire ressentir une quelconque « explosion » de plaisir. Et encore, ce n’était que lorsqu’il voulait jouer avec moi. Oh, je pouvais simuler cela avec beaucoup de précision ; mon corps est un terrain conquis et je sais m’en servir.
Les hommes s’en fichent, ils pensent que ce que eux aiment, forcément, ça stimule leur partenaire. Grossière erreur. Les femmes ne fonctionnent pas de la même manière, certes, majoritairement. Elles préfèrent recevoir du plaisir, mais pensent que leur partenaire va deviner ce qu’elles aiment. Comment de telles unions peuvent donc donner quelque chose de satisfaisant pour les deux parties ?

Je pense qu’il y a quelque chose que je rate, quelque part, mais je ne sais pas quoi.
Quand le regard de Gil croise le mien, je sens que quelque chose le dérange et je ne peux pas m’empêcher d’incliner légèrement la tête sur le côté. Hein ?
- Tu es plus douée que moi pour lire dans les pensées. Dis-moi que ça va, petit singe. Je fronce les sourcils un instant, le souffle coupé. Avant d’éclater de rire. Il est drôle, même juste avant de passer aux choses sérieuses.
- Parce que ça a de l’importance ? Ma phrase n’est qu’un murmure presque inaudible. Je glousse en baissant le menton. Un sourire subsiste sur mes lèvres. Soudain, je sens qu’on joue sur un fil. Qu’on est très proche de faire demi-tour…
De rendre ça compliqué.

Alors, je secoue la tête.  Frotte mon nez contre le sien, espiègle, avant d’avancer mes lèvres tout contre son oreille. J’attrape délicatement le lobe de cette dernière entre mes canines, soufflant doucement.
- Déshabille-moi. Ma voix est un murmure rauque. Tentatrice et séductrice. Je tends mon dos pour que mes micro seins effleurent son vêtement, mais pas trop. Je laisse mon visage redescendre un peu, souffle sur ses lèvres..
Il tient toujours mes poignets au dessus de ma tête, et je tends tout mon corps en ondulant des hanches.

A cet instant, je sens que je sors de ma zone de confort. J’ai une boule dans la gorge, le souffle court, la bouche sèche, le cœur qui tambourine. Mes réflexes veulent prendre le dessus, provoquer un peu plus le désir de Gil, le pousser dans ses retranchements. Pour l’instant, c’est moi-même que j’accule.
Je me sens m’immobiliser, tendue comme une corde. Mais pas de tension sensuelle.
Je peine à prendre une inspiration hâchée. Je relève les yeux vers Gil. Bon, okay. Je me lance, alors.
- Si je t’avoue que je couche jamais pour rien, et que du coup je sais pas à quoi m’attendre… Est-ce que tu peux te foutre de ma gueule ? Je voudrais rire, je ne parviens qu’à faire un sourire bizarre.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 29 Oct 2017, 09:18

- Parce que ça a de l’importance ?

A peine un murmure, comme un bout de pensée qui se reflète dans la réalité et qui s’effiloche déjà. Gil se le reçut de plein fouet. Hein ?? Il aurait voulu analyser cette question qui le faisait trembler, qui fronçait déjà ses sourcils et dont la réponse – bien sûr que oui ! – s’imposait déjà comme une évidence. Mais Lëroya remua sous lui, frotta son nez contre le sien un instant avant que ses lèvres, puis sa langue, puis ses dents ne trouvent son oreille. Enfer de bordel d’enfer. Le choc, délicieux à souhait, déclencha une vague de désir telle qu’elle faillit emporter sa raison ; il s’y accrocha de toutes ses forces parce qu’il sentait quand même que quelque chose clochait. Mais comment ? Comment tenir bon quand elle le tenait ainsi ? Oui, c’était lui qui la tenait physiquement, ses poignets fins dans une seule main au-dessus de sa tête, mais chaque fois qu’elle inspirait, chaque fois qu’elle soufflait contre lui, il sentait ses défenses se fragiliser rapidement. Trop rapidement.

- Déshabille-moi.

Il ne rêvait que de cela. S’il cédait à l’impulsion de plus en plus pressante qui lui engourdissait les sens, il allait vraiment le faire, déchirant tout ce qui se trouvait entre elle et lui, détruisant la moindre barrière qui l’empêchait encore de sentir sa peau contre la sienne. Comme pour l’encourager à basculer dans cet état sauvage et furieux, elle se mit à onduler contre lui, arquant le dos pour coller sa poitrine à la sienne, plaquant ses hanches aux siennes… Sa virilité tendue comme un arc se pressa contre elle. Putain, je la veux. Je veux la prendre de toutes mes forces, ici, maintenant. Long tremblement. A peine capable de respirer tant le désir l’étouffait, Gil fourra le nez dans le cou de la jeune femme et entreprit de lécher sa peau. Goût salé de la sueur et sucré de la douceur. Trois coups de langue étaient plus renversant que trois gorgées de sa boisson magique… Puisant dans ses toutes dernières forces de volonté, il se redressa, se détachant d’elle plus que de raison. Il ignora le froid qui l’enveloppa soudain. S’il pensait à sa chaleur, il n’allait plus pouvoir répondre de lui-même. Lâcher prise ? D’accord. C’était le pied. Putain de grisant même. Déconner ? Non. Plus jamais.

Ça faisait trop mal, après.

Il la regarda sans bouger, sans la presser non plus. Il commençait à la connaître un petit peu, maintenant, après quelques heures passées à l’observer sans retenue. Qu’est-ce qu’elle était belle ! Il la voyait à peine pourtant, dans la nuit, aveuglé par les bouffées de plaisir qui ne cessaient pas de revenir à la charge pour le déstabiliser, mais il devinait ses traits délicats, communs si on les comparait à ceux d’autres femmes, uniques quand elle souriait, riait, se mordait la lèvre. Arrête ça, songea-t-il en la voyant torturer sa lèvre inférieure, comme en écho à ses pensées. Arrête-ça sinon il va t’arriver des bricoles… Est-ce qu’elle se rendait compte, au moins, à quel point ce geste insignifiant le faisait bander ?! Immobile, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, il la vit tergiverser, lutter, essayer de tenir bon, de glousser encore, de le chauffer. Mais quand elle croisa enfin son regard, il la sentit vaincue. Soudain toute petite et fragile, comme si une barrière – non, une carapace – venait de tomber.

- Si je t’avoue que je couche jamais pour rien, et que du coup je sais pas à quoi m’attendre… Est-ce que tu peux te foutre de ma gueule ?

Gil ne répondit pas immédiatement. Il avait besoin d’organiser un peu ses pensées… l’entreprise la plus rude de toute sa vie. Déjà parce qu’il n’avait pas l’habitude d’aller ranger tout ça, au contraire. Ensuite parce que, allongé comme ça sur Lëroya, il sentait que ses neurones grillaient l’un après l’autre. Enfin parce qu’elle venait de lui donner du grain à moudre. Coucher pour quelque chose ? Sur l’instant ça lui parut évident : bien sûr que oui ! Il n’avait jamais couché avec quiconque sans attendre quelque chose en retour : une passion identique dans le regard de sa partenaire, le plaisir de la voir lâcher prise, la satisfaction de la voir se pâmer d’envie de recommencer… Et puis il fronça les sourcils. C’était une remarque qui pouvait avoir plus d’un sens, et il n’était pas certain d’apprécier celui qui se profilait dans son esprit. Pour quoi couches-tu d’habitude ? Il n’osa pas poser la question à voix haute. Il n’était pas sûr de vouloir le faire maintenant. C’était une supposition, une simple supposition qui résonna comme un défi : il fallait qu’il lui montre… Il fallait qu’il lui prouve.

Maintenant.

- Non, murmura-t-il en se penchant jusqu’à ce que ses lèvres frôlent les siennes. Je te répondrai simplement que moi non plus, je ne couche jamais pour rien. J’ai envie de toi, Lëroya. Plus que tu ne peux sans doute l’imaginer. J’ai envie de continuer à savourer cette nuit en te savourant, toi. Après ça, tout ce dont j’aurai besoin… ce sera un bon petit déjeuner. Et ton putain de sourire. Considère le tout comme un lot parce que l'un ne pourra pas aller sans l'autre.

Il pointa sa langue et entreprit de la laisser courir le long de ses lèvres entrouvertes.

- Laisse-toi aller, Lë… Tu m’as fait lâcher prise ce soir, maintenant c’est ton tour.

De sa main libre, il lui saisit le menton et l’embrassa à pleine bouche. Un baiser vorace, violent, fou de désir et d’abandon. Il lui mordit la lèvre, lécha le sang qui perla aussitôt, l’embrassa encore. C’était étrange… il sentait qu’elle avait de l’expérience rien qu’à la façon dont elle déplaçait ses hanches pour venir à sa rencontre, mais il la sentait fébrile comme si c’était sa première fois. Enfer, petit singe, pour quoi tu couches d’habitude, toi ?? Il n’était pas sûr de vouloir le savoir. Ce qu’il avait en tête était radicalement différent. Il voulait qu’elle trouve son propre plaisir et qu’elle en profite. Qu’elle perde la tête, puisqu’il la perdait déjà rien qu’en se frottant à elle. Il avait envie qu’elle prenne les devants, qu’elle lui fasse connaître ce qui pouvait la faire décoller, la rendre complètement folle, la faire crier de plaisir. Il voulait la combler. Parce qu’il devinait qu’elle n’y était pas vraiment habituée.

- Continue, souffla-t-il en se détachant de ses lèvres gonflées. Dis-moi encore ce que tu veux, comme tout à l’heure…

"Déshabille-moi." D’accord.

Et après ?

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 29 Oct 2017, 19:50

Roh. Il est pas si drôle en fait, et ça me fait froncer le nez. Son murmure me chatouille les lèvres, me fait froncer les sourcils.
-J’ai envie de toi, Lëroya. Plus que tu ne peux sans doute l’imaginer. Oui, évidemment. Je peux le voir, dans son regard, dans tout son corps tendu, dans son attitude entière. Je peux sentir la tension qu’il y a entre nous, je peux aussi sentir mon propre désir. Mais ça ne veut pas dire que c’est si simple de faire le pas suivant.
J’ai appris à ne rien attendre, à ce niveau-là. Le sexe juste pour le sexe, et parce que ça comble un besoin, oui, mais il n’y a que très peu de sentiment de satisfaction. Rien de transcendant.
Enfin, je pense ça, mais j’ai aussi conscience que c’est biaisé. J’ai déjà pu goûter de cette chose transcendante ; je n’irai pas jusqu’à dire que c’était suprême non plus, ça reste une idée plutôt abstraite dans ma tête.
- Après ça, tout ce dont j’aurai besoin… ce sera un bon petit déjeuner. Et ton putain de sourire. Considère le tout comme un lot parce que l'un ne pourra pas aller sans l'autre.
Attends attends. Pause. Je fronce les sourcils, j’ai mon cerveau qui vient de s’élancer à mille à l’heure. Un bon petit déjeuner et un sourire ? Pourquoi venait-il d’associer les deux ? Non, il ne les a pas associées, Lë. Il a juste fait deux phrases ; c’est une mauvaise construction et il n’y a aucune raison que les deux soient juxtaposées. Il voudra juste manger après, et c’est parfaitement normal, ça creuse, l’exercice.

Je cligne des paupières, calmant mon cœur qui a brutalement accéléré dans ma poitrine. Je choisis ce que j’ai envie de penser, comment je réagis à mes pensées. Il n’y aucune raison de paniquer, là, tout de suite ; ça n’engage à rien. Oh oui, je l’ai déjà dit : le sexe complique toujours tout. Il faut juste que je choississe de ne rien compliquer. Au contraire. C’est simple, non ?

- Laisse toi aller, Lë…
Je baisse les yeux pour croiser son regard. Il vient de m’appeler Lë, et dans mon ventre quelque chose fait un bond. Personne ne m’a appelée comme ça depuis... depuis… L’émotion fuse en moi, aussi rapide qu’un trait, aussi précise qu’une flèche. Une boule se coince brutalement dans ma gorge, ma respiration redevient saccadée.
Non, non, non. Je repousse en bloc les pensées, les images, les souvenirs. Ce n’est pas le moment. J’ai juste l’écho de sa voix, lointaine, qui résonne dans ma tête, une seconde.
- Dis-moi encore ce que tu veux, comme tout à l’heure…
Tout à l’heure ? Quand je lui ai dit de me déshabiller ? Je cligne des paupières, passe ma langue sur mes lèvres. Faux. Je t’ai demandé ça parce que je sais que c’est ce que tu veux.  

Et j’ai envie de quoi ?
Franchement, aucune idée. Il faut que j’ai envie de quelque chose de particulier ? Je secoue la tête, et m’ébroue. Je ne sais plus quoi penser. Un mur s’est dressé dans ma tête – celui de l’habitude – et je tente de forcer dessus pour le faire tomber. Peine perdue. Je me sens patiner, me débattre intérieurement. Est-ce que j’ai envie de l’embrasser ?
Oui. Non. Peut-être. Plus oui que non ; mais est-ce que j’ai envie de l’embrasser parce que je le désire ou par réflexe, par conditionnement, pour que ça lui plaise ? Je pousse un soupir.
Décide de laisser tomber les armes. Arrête de penser. Je veux ressentir les choses, pas les réfléchir. C’est compliqué. Je sens mon système de défense s’ériger en travers de mon chemin ; je me heurte à moi-même. Ça fait mal.
Ça fait peur, aussi.
- Euh. Je ne sais pas. Je glousse, sans doute un autre moyen de défense. Puis, je laisse basculer ma tête en arrière. Si, j’ai envie de te faire plaisir. Je murmure. Parce que, au fond, c’est vrai. Pourquoi aurais-je envie de lui, sinon ? Toi, tu veux quoi ? Parce que je le vois, cette chose dans son regard ; et c’est tellement à des années-lumière de mes propres expériences que ça me donne le tournis.
Il en a vraiment quelque chose à faire de moi ?  C’est impossible. Inimaginable. Je tends mon menton en avant, attrape doucement ses lèvres des miennes, explore leurs ourlures de ma langue avant d’enfoncer mes dents dans sa lèvre inférieure. Je gémis quand il grogne. Tends mon corps pour le presser contre le sien.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Ven 03 Nov 2017, 18:42

- Moi ?

Gil ferma les yeux un instant. Ce que je veux ? Apaiser cette érection fichtrement douloureuse. Te découvrir dans un rayon de lune et te posséder dans l’ombre. Te goûter et te respirer. Et… que tu passes un bon moment, toi aussi. Il rouvrit les yeux quand les dents de Lëroya grignotèrent sa propre lèvre.

- Lë… attends une minute.

Sans crier gare, il pivota et l’entraîna dans son élan. Il se retrouva assis dans l’herbe et elle, à califourchon sur ses jambes. Si près qu’il pouvait sentir la tension de ses muscles, la chaleur de son corps et la douceur de sa peau. Si près qu’elle devait sentir la pression de son désir entre ses cuisses. Gil grogna de nouveau et l’embrassa, mais il recula assez vite pour reprendre son souffle – et reprendre un peu ses esprits. Il avait encore quelque chose à dire, bon sang !

- Je suis un connard et un macho, souffla-t-il. Je pourrais balancer mes scrupules, satisfaire mon excitation en te baisant là, sans réfléchir, et me tirer après. C’est ce que je fais d’habitude. Seulement…

Soupir.

- J’ai envie de vivre ce moment comme j’ai vécu cette journée. Et cette soirée. J’ai envie que ce soit franc, spontané, sans pression. Alors… je vais te dire ce que je veux que tu me fasses. Et après, ce sera ton tour. D’accord ?

Ce n’était pas du sentimentalisme, c’était une réalité : Lëroya n’était pas juste « un bon coup » qu’il pouvait s’offrir après une journée de travail ! Il sentait qu’il s’orientait vers une pente glissante, qu’après ça, affirmer qu’aucune attache ne les reliait serait difficile. Mais tant pis. Il ne pouvait pas se contenter de prendre, et elle ne pouvait pas se contenter de donner. Il voulait la faire gémir, la faire crier, la faire jouir. Ici et maintenant ! Le cœur battant, il referma les bras sur elle et l’attira davantage contre lui. Ses lèvres s’approchèrent de son oreille.

- Caresse-moi… murmura-t-il, avant d’attraper son lobe entre ses dents.

En même temps, il attrapa ses mains et les glissa dans l’échancrure de son tabard. Le contact léger de sa peau froide lui fit contracter les abdos et il laissa échapper un petit rire dans le creux de son cou, avant de soupirer de bonheur quand elle promena ses mains, ses doigts sur sa poitrine, ses côtes, son dos, ses hanches, son ventre ; des frissons délicieux galopèrent le long de son échine. Patient, il piqueta la ligne de son épaule de petits baisers avant de remonter vers sa gorge, puis son menton, et de nouveau ses lèvres.

- A toi petit singe, souffla-t-il, torturé par son propre désir.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Ven 03 Nov 2017, 19:14

Des caresses. Il prend mes poignets et pose mes mains sur son torse, sur sa peau, sous son tabard. Je pousse un soupir de soulagement et de plaisir. Il est brûlant, mes mains froides apprécient sa chaleur. Je commence à effleurer sa peau, j'explore, je masse, j'affleure. Je le sens se tendre, son désir fleurir encore. Il émane de lui une telle tension sexuelle que j'ai envie de m'y perdre et d'arrêter de me prendre la tête. Juste suivre ce fil conducteur, celui qui lui fait cet effet de dingue, et m'y plonger.
Mes doigts glissent sous le rebord de son pantalon, s'amusent sur la naissance de ses fesses, puis dans les poils sous son nombril.

Je glapis quand il pique mon épaule de légers baisers. C'est tellement… étrange. Et surprenant. Dans le bon sens. Ça me tire des frissons qui fourmillent jusque sur mon crâne. Ça me coupe le souffle. M'étourdis.
- A toi, petit singe.
Je reste un instant sans bouger, la gorge soudain serrée. Incapable de respirer pendant quelques secondes. Puis, malgré moi, je cligne des paupières.

- Encore. Ça.

Les frissons naissent encore sous ces baisers si légers. Presque papillon. Ça descend sur la peau de mon buste, contracte mes muscles aussi, me tire une longue chair de poule qui durcit mes seins et plonge sur mon ventre. Je ne sais plus si je frissonne à cause des caresses ou du froid ; je veux aller me réfugier contre sa peau brûlante. J'ouvre son tabard et m'immerge dans la brûlure du feu de son corps.
Oui, mon haut nous sépare toujours, mais le frottement du tissus entre lui et moi a quelque chose de très érotique. Ça laisse un goût d'interdit.

Je plonge le menton sous les bords de son tabard et mordille doucement sa peau ; celle du coté de ses pectoraux saillants. C'est très satisfaisant de goûter sa saveur, et sa chaleur. De sentir la résistance du muscle, même légèrement. Ma langue vient apaiser le pincement de la morsure, et je me glisse le long de son corps, ne ratant aucun de ses points sensibles. L'avoir exploré de mes doigts m'a donné une carte intéressante de son corps, et mon but maintenant c'est de faire monter cette tension jusqu'à son paroxysme.

Et moi ?
- Ne te préoccupe pas trop de moi pour l'instant. C'est de te donner envie qui m'excite. Ensuite… Ensuite, quand on sera… plus proches... Je crois avoir besoin de stimulation externe. Mon murmure est léger, entrecoupé de caresses ; pas à lui faire perdre la tête, je me calme quand je lui parle, je veux qu'il retienne ce que je lui dis. Je ne sais même pas si c'est suffisamment clair ; mais après tout peu importe.

On est là pour s'amuser. Pas pour se prendre la tête.
Non ?

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Ven 03 Nov 2017, 21:09

- Encore. Ça.

Les lèvres de Gil étaient déjà dans le cou de Lëroya, butinant le sucre de sa peau ; il l’effleurait à peine, émerveillé de la sentir frémir contre lui. Soudain, elle se nicha davantage dans ses bras, franchissant la barrière toute relative de son tabard.

- Tu es gelée, ma parole, marmonna-t-il en la serrant brusquement contre lui.

Lui, il était bouillant. Et quand elle se mit à lui parler, il sentit son sang s’enflammer. Si, c’était possible, la preuve !

- Il faut que je t’avoue quelque chose, dit-il avant d’attraper sa lèvre inférieure entre ses dents puis de la sucer. Ce matin… (il laissa glisser très lentement ses mains le long de ses hanches) Ce matin, j’avais déjà envie de toi. Pendant une fraction de secondes je me suis vu tirer le verrou avant de te prendre violemment contre la porte.

Ses mots étaient aussi brûlants que des caresses. Quand il sentit le cœur de Lëroya s’affoler contre lui, il sourit et se laissa tomber en arrière, sur le dos. Ses mains suivirent l’arrondi de ses fesses, il en pinça une et éclata de rire quand elle lui rendit la pareille. Voilà. C’est ça. C’est cette spontanéité-là. Cette complicité qui s’était installée tout naturellement, comme s’ils se connaissaient déjà depuis longtemps alors qu’en fait ils s’exploraient lentement. Très lentement. Vraiment très lentement. Gil n’était pas sûr d’arriver à tenir le choc. Il s’exhortait à une patience qu’il ne connaissait pas tant que ça. Sa brutalité faisait toujours surface à un moment ou un autre ; mais d’ici là, il voulait profiter. Prendre le temps de déballer ce petit cadeau que lui offrait la nuit. Ses mains descendirent sur les cuisses fuselées de l’envoleuse, puis remontèrent à l’intérieur, jusqu’à ce que le bout de ses doigts effleure à peine son sexe à travers le tissu de son pantalon. Il sut, alors, ce qu’il voulait qu’elle fasse pour lui. Il laissa sa main droite continuer de frôler cette zone sensible et, de l’autre, attrapa une main de Lëroya qu’il posa sur ses seins.

- Caresse-toi, Lë.

Murmure.
Fantasme.

Folie.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Ven 03 Nov 2017, 21:37

Je baisse le menton quand le son de sa voix, descendue de plusieurs octaves, me souffle ce qu'il veut.
Que je me caresse. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir un sourire en coin, de croiser son regard. Une lueur mutine éclaire mon regard, je sens un gloussement bouillonner dans ma gorge.
Je sens que mon corps s'articule entier autour de ses doigts qui flânent sur le tissu de mon pantalon.

Alors, je laisse mes doigts glisser sur ma poitrine. J'observe comme la bouche de Gil s'ouvre et se ferme, le petit filet qui relie ses lèvres dans un élan, ses pupilles qui se dilatent. Sensuellement, mes mains glissent sur le tissus de mon haut. Mes seins sont toujours farouchement dressés sous le coton, je souffle dans son cou. J'observe chacune de ses réactions, alors que je donne un peu de volume à mes minuscules seins en les pressant un peu ; je les fais rouler dans mes paumes, effleure le bout de mes tétons dans un soupir teinté d'un subtil gémissement.
Lentement, je baisse ma main droite pour attraper le bord de mon haut, le fait remonter doucement le long de mon ventre jusqu'à la naissance de la base de mes seins. Je dévoile l'espace au milieu, remonte sensuellement dans mon décolleté, jusqu'à ce que mes doigts apparaissent dans le col du t-shirt, sur la gorge.  Et je redescends doucement, ondulant des hanches sur lui, alors que mon autre main vient au contact de ma propre peau.

Je laisse aller ma tête en arrière, je me cambre, je ne lâche que quelques soupirs. J'érotise la scène. Je cherche ce qui le fascine, ce qui l'enivre, ce qui le captive. Je joue. Je m'amuse intensément. J'attends de voir jusqu'où il va exercer son contrôle. Je lutte contre mon propre plaisir aussi, car ses doigts sont toujours sur le haut de mon sexe.
J'ai le ventre en feu, je ne sais pas ce qui m'arrive. Cette sensation intense qui contracte tout mon intérieur. Qui accélère mon souffle. Qui fait tambouriner mon coeur. Qui me donne chaud et froid en même temps.

- Fais attention. Ils sont petits, mais très sensibles.
Je frissonne quand je vois ses lèvres s'approcher de moi. Je le veux tellement, et j'ai peur aussi. Parce que je sens, dans ma tête, que je commence à construire des attentes. Non ! Je ferme les yeux.
Je suis là pour profiter. Quoi qu'il arrive, je me serai amusée ; et ce n'est pas parce que Gil aspire à mon plaisir que ça va nécessairement arriver. C'est juste un bonus.

Je sens un poids s'ôter de mes épaules, je souris.
Je me cambre encore, dans un râle, la tête rejetée en arrière. Les mains occupées sur le torse de Gil.
C'est bon.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Ven 03 Nov 2017, 22:57

Gil ouvrit la bouche, mais ses mots moururent avant d’être nés. Il n’était plus temps de parler. Il était temps de ressentir. Captivé par la sensualité de Lëroya, il laissa le plaisir monter en flèche, comme si c’était possible qu’il aille encore plus haut ; c’était possible, sauf que pour atteindre des sommets il fallait lâcher prise. Totalement. Un ultime instant d’hésitation retint l’envoleur aux confins de sa raison. Et s’il la blessait ? Quand il perdait pied, il pouvait ôter une vie sans même s’en rendre compte… il en était arrivé là. Mais ce n’était pas n’importe qui, c’était Lëroya. Une envoleuse. Bientôt maître. Sans doute capable de le tuer avant même qu’il n’y parvienne. Une flambée de désir le secoua de la tête aux pieds. Oh. Enfer. Ses soupirs le rendaient dingue. Elle avait rejeté la tête en arrière et remonté son haut. Enfer, je veux… Incapable ne serait-ce que de poursuivre sa pensée, Gil se redressa à la force des abdominaux. De son bras gauche, il enlaça la taille nue de la jeune femme. Sa main droite appuyait plus franchement contre son entrejambe.

- Fais attention. Ils sont petits, mais très sensibles.

Petit, certes, mais fichtrement excitants ! Gil voulut éprouver tout de suite cette sensibilité, comme si un nouveau défi était lancé. Il se pencha et pointa la langue sur un téton qui se dressait dans le froid de la nuit. La réaction de Lëroya fut immédiate. Il la sentit se tendre brusquement, comme un arc, tandis qu’un râle de plaisir s’échappait de ses lèvres ; un sourire se dessina sur les lèvres de Gil. Des stimulis externes, hein ? Tout en maintenant fermement sa partenaire, il lécha, souffla, mordilla la poitrine menue qui était en train de le diaboliser. Sa main droite s’enhardit, s’aventura sous le tissu. Ses lèvres abandonnèrent leur terrain d’exploration pour revenir habiter son épaule, son cou, sa gorge, tandis que sa main gauche se refermait sur un petit sein. Tout doucement. C’était affolant. Une véritable torture qu’ils s’infligeaient l’un à l’autre, elle avec ses mains sur sa poitrine, son souffle de plus en plus erratique, ses mouvements sur sa main ; lui avec ses lèvres, sa langue, ses doigts. Ils se touchaient à peine, étaient encore presque entièrement habillés et déjà l’extase pointait le bout de son nez. Il pourrait jouir comme ça, dans son pantalon, c’était certain. S’ils continuaient à ce rythme, c’est ce qui allait se produire. Mais ce n’était pas ce qu’il avait en tête. Il voulait plonger en elle, dans sa chaleur qu’il découvrait du bout de ses doigts.

Idée fixe qui ne s’en irait certainement pas.

- Je veux te baiser, chuchota-t-il, conscient que son verbe cru l’atteignait sans volonté de la heurter. Je vais te baiser. Et je ne vais pas être tendre.

Sans interrompre la danse de ses doigts, il recula la tête, juste assez pour sonder son regard dans l’obscurité à laquelle il s’était habitué. Il voulait qu’elle le sache. Il était en train de perdre le contrôle. Pas sa patience, non, d’ailleurs il l’embrassa avec une étonnante douceur, mais il savait qu’une fois cette ultime frontière franchie, il allait laisser échapper sa faim bestiale. Glisser en elle jusqu’à la garde et la marteler jusqu’à la briser. Jusqu’à les briser. Il ne pouvait pas sortir complètement indemne d’une telle aventure ! Pas alors qu’elle avait le pouvoir de le laisser pantelant rien qu’en se mordillant la lèvre…

- Tu peux encore tout arrêter, mais si jamais tu oses faire un truc pareil je te détesterai et je t’arracherai les cheveux. Avec les dents.

Sourire. Boutade chuchotée dans un dernier souffle.
Une dernière parcelle de raison raisonnable.

Ouais, ça se dit pas, je sais.

Mais tant pis.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Ven 03 Nov 2017, 23:28

- Je veux te baiser. Un long frisson remonte le long de mon échine. Oui, c'est ça. Et je veux qu'il me baise. C'est tout un programme, une perspective qui s'ouvre à mes yeux.
- Je vais te baiser. Et je ne vais pas être tendre.
Nos regards se croisent, je ne peux pas m'empêcher de glousser.
- Tu peux y aller, tu sais. Je ne suis pas fragile.


Mais il y a quelque chose, dans cet échange, qui donne un nouveau souffle au feu dans mon ventre ; c'est ce jeu de pouvoir. Je n'ai jamais vraiment eu le choix ; ou plutôt les quelques fois où on me l'a donné, je ne l'ai pas pris. Trop compliqué, je préfère me laisser conduire par mes structures bien ordonnées, les chemins que j'ai l'habitude de prendre, les schémas répétables à l'infini.
J'ai encore réagi de la même manière, mais étonnamment, sans rien devoir attendre, sans rien devoir exhorter, l'abandon est plus facile. Sans blague. N'ayant aucune responsabilité incombant à cette partie de jambes en l'air, finalement, je peux me laisser aller.

Je lui ai dit que je n'ai jamais fait ça pour rien. Au sens matériel du terme, c'est vrai.
Là, je ne sens aucune responsabilité. Aucune bataille de pouvoir pour moi-même. Juste un moment d'amusement ; c'est du jeu de pouvoir mais sensuel, c'est un échange. Il y a quelque chose de profondément apaisant à ne rien devoir attendre et penser d'un acte sexuel. Zukrii prenait ; ne donnait que rarement ; ne me laissait pas de pouvoir, juste la possibilité de me débattre. Jusqu'à ce que je sache dire non ; et encore, ce n'était pas un pouvoir sexuel que j'avais alors, mais un pouvoir non-sexuel justement. Il n'y avait aucun jeu entre lui et moi ; les rôles étaient définis dans tous les domaines.  
Dans tout ce que j'ai pu faire et expérimenter par la suite, c'était un travail d'actrice ; donner à l'autre l'impression de pouvoir mais le garder précieusement pour en user quand les barrières tombaient.

Là il n'y a rien. Aucune attente. Aucune conséquence. Rien à extorquer à part peut-être un peu de plaisir.
Je peux laisser tomber ces responsabilités. Me laisser aller. Lui donner le pouvoir et ne pas avoir peur ; juste me donner.

- Tu peux encore tout arrêter, mais si jamais tu oses faire un truc pareil je te détesterai et je t’arracherai les cheveux. Avec les dents.
J'ouvre les yeux brusquement et je ne peux pas m'empêcher de glousser. Le rire me secoue, incoercible, et je finis par éclater de rire.
- Stop, alors… je souffle entre deux crises de rire. Tu vas vraiment me bouffer les cheveux ? J'exsude de provocation.

Mais alors qu'il va se mettre en mouvement, je laisse la paume de ma main frotter contre la bosse qui pointe de son pantalon. Et je me mords la lèvre avec une conscience aigüe de ce que je suis en train de faire. Ma langue darde hors de ma bouche, je me penche en avant, ondule des hanches.
- Prends-moi. Domine-moi.
Je chuchote. Des ordres qui abandonnent le pouvoir.

C'est où j'en suis.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 04 Nov 2017, 11:21

Le rire de Lëroya lui tira un frisson de plaisir, alors qu’il était en train de marmonner dans sa barbe ; est-ce qu’elle avait conscience que son hilarité la rendait encore plus sexy ? C’était comme une cascade d’eau chaude qui ricochait contre sa peau et qui semait le trouble parmi ses cellules déjà bien agitées. S’il allait lui bouffer les cheveux ? Et comment !! Il se redressa sur un coude et fit claquer sa mâchoire, un rien terrifié à l’idée de devoir affronter cette masse de boucles qui caracolaient joyeusement autour du visage de l’envoleuse. Mais elle avait d’autres projets en tête. Il sentit sa main couvrir la bosse de son pantalon. Il vit ses dents torturer à nouveau cette pauvre lèvre, avec une lascivité qui fit périr une nouvelle floppée de neurones. Ses hanches avaient entamé une danse significative qui lui donnait chaud. C’est à peine s’il sentait les chatouilles de l’herbe dans son dos. Quand elle se pencha sur lui, il sentit son sang claquer à ses tempes et résonner au cœur de sa queue qui battait, injustement emprisonnée.

- Prends-moi. Domine-moi.

C’était impossible de le discerner dans le noir, mais le regard de Gil s’assombrit brusquement. Ce ton, cet ordre, ce souhait… c’était le langage de la Bête. Elle comprenait parfaitement la situation. Elle se leva brusquement, feula dans son ventre – peut-être feula-t-il lui aussi, il ne serait jamais capable de le dire, même en y repensant – et laissa libre court à sa puissance, sa colère, sa rage. Toute une palette de dangers réunie en une seule et même personne. Voilà, la limite était franchie ; impossible de faire marche arrière désormais, même avec la meilleure volonté du monde. Gil ne plaisantait plus. Il avait terriblement envie de cette femme. D’une pression des genoux, il la fit basculer, renversant les rôles pour se retrouver au-dessus d’elle. Etait-ce lui qui, pour autant, dominait ? Rien n’était moins sûr. Il suffisait qu’elle murmure encore pour qu’il soit à sa merci. Il n’allait pas être tendre, et elle ne l’était pas non plus ! Ils étaient en train de croquer le fruit mûr de la vie à pleines dents, et en même temps. C’était ça, le truc. Ça qui rendait ce moment si fort.

Tu as envie de me plaquer par terre, de choper mes lèvres… Mm. Je continue ?

Oui.

Il l’embrassa jusqu’à manquer de souffle. Jusqu’à respirer son souffle à elle pour ne pas manquer d’oxygène.

Tu veux glisser ton genou entre les miens pour m’ouvrir les jambes, bloquer mon corps par terre, plaquer mon bassin avec le tien…

Putain, oui.
Il pesait de tout son poids sur elle, pressant son érection contre son sexe, excité par la frustration qu’occasionnait le tissu qui séparait encore leurs peaux.

Déshabille-moi.

C’est parti.

D’un geste, il attrapa le haut de Lëroya et le déchira. Bruit affolant d’érotisme qui l’empêcha de ressentir une once de regret. Sans attendre, il la débarrassa de son pantalon, brusque dans ses gestes alors que sa bouche s’était doucement refermée sur un mamelon.

Fais attention. Ils sont petits, mais très sensibles.
Ils sont magnifiques.

Il aimait l’embrasser là, et elle aimait aussi.

Prends-moi. Domine-moi.
Le tabard et le pantalon de Gil rejoignirent le tas de vêtement dans l’herbe. Il attrapa les poignets de Lëroya et les plaça au-dessus de sa tête.

- Laisse-les ici, ordonna-t-il.

Il se redressa, écarta ses jambes et glissa en elle dans un long mouvement fluide. Commença à aller et venir sans la lâcher du regard.

Ensuite, quand on sera… plus proches… Je crois avoir besoin de stimulation externe.

Sans cesser de la prendre avec force, il se pencha en avant et laissa sa langue s’amuser sur sa peau. Le creux des épaules, elle aimait ça. Le cou. La gorge. Il planta ses dents dans sa chair sans pour autant la mordre, cherchant à aiguiser son plaisir autant que le sien. Ses doigts n’étaient pas en reste, parcourant, explorant chaque millimètre carré de son corps. Un véritable festin dont il ne se privait pas. Elle non plus : ses mains se crispaient sur les brins d’herbe et elle se mordait la lèvre. Bon sang. Il se mit à la pilonner plus fort, plus intensément, plus violemment. Son souffle se mêlait au sien, ses grognements répondaient à ses gémissements.

Fais-moi mal, Lë.

Avait-il pensé à voix haute ?

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 04 Nov 2017, 18:59

Même quand les hommes pensent rationellement que le sexe est acquis, il y a toujours ce moment où, juste avant la pénétration, la possession, leur regard s’assombrit et leur part animale se dresse.
C’est d’autant plus vrai avec Gil. Je sens sa présence changer ; ma perception de lui aussi. Il y a quelque chose de profondément dangereux qui nait là, devant moi, entre mes cuisses.

Je gémis quand il déchire mon haut. Je n’ai que celui-là, ça ne va pas être pratique… Mais il réduit mes protestations à zéro en attrapant mes poignets et en les posant au-dessus de ma tête. Je les laisse là, je me cambre, je vais à sa rencontre.
Il plonge en moi d’un mouvement fluide, mais sa possession n’est pas légère.

Elle est brutale. Violente, même. Je me tends pour m’accorder à lui ; je trouve son rythme et l’accompagne. Je sens sa puissance et ses demandes sous mes doigts. Il y a quelque chose de bien plus bestial que ce à quoi je m’attendais dans cet échange, et je laisse mon instinct parer ma technique.

Il pulse.
Douloureusement.
Je sens sa peau brûler sous mes doigts et comprends ce qu’il attend. Ou peut-être qu’il l’a dit ? Je ne sais plus ; je me noie dans cet échange. Je me noie, et je me perds, mais je sais m’orienter.

Alors, quand il grogne en plongeant une énième fois en moi, cela pousse sur un signal dans ma tête. Mes doigts basculent sur sa peau, mes ongles s’enfoncent dans la chair. Sa réaction m’encourage à continuer ; je me laisse guider par son corps et ses grognements, par sa culbute et son rythme.
Je tire ses cheveux en arrière, violemment, accroche sa gorge de mes dents, fais glisser sa pomme d’Adam sur ma langue. Je referme mon plancher pelvien dans un de ses mouvements en arrière, et il vient buter en moi contre mes muscles. Je l’entends qui grogne.

Ça me fait mal, et ça lui fait mal.
C’est bon et douloureux.
Et c’est ce qu’il veut.

Il fond sur moi, mais je le repousse. Mon genou passe sur le bord de son buste et le balance en arrière. Il atterit sur le dos, dans l’herbe, pantelant. Je ne lui laisse pas l’occasion de prendre une autre décision. Je m’élance sur lui, lui plaque le dos au sol pour m’enfoncer sur son sexe… Doucement. Je plaque mon avant-bras droit au travers de sa poitrine, et ma main gauche remonte sur sa gorge, caresse son menton, affleure ses lèvres et je l’embrasse avec mes dents. Mais mes doigts se referment sur sa gorge et je serre ; pas suffisamment pour lui faire vraiment du mal mais juste assez pour qu’il manque un peu d’air et sente la douleur qui monte dans les nerfs si sensibles, près des premières vertèbres.

Il tente de se débattre, mais je le tiens fermement. Mes chevilles se sont collées sur l’intérieur de ses genoux et l’empêchent de bouger les jambes.

Je monte très doucement, jusqu’à ce que le froid de la nuit se referme sur nos sexes tendus et humides.
Avant de me lâche sur lui, l’engloutis jusqu’à la garde. Mon avant-bras se détache de son torse et vient jouer avec ses testicules, un instant, les faisant rouler entre les doigts.

De nouveau, une tension est nichée en lui. Je sens que j’ai le pouvoir, et qu’il le veut aussi, à son tour.
Encore juste un peu….
Je lâche ses bijoux de famille pour remonter le long de son torse. Mes doigts le caressent avec douceur, j’ai arrêté de bouger, laissant le bout de son sexe à l’orée du mien sans qu’il ne soit capable de plus s’enfoncer en moi de lui-même.

De la brutale violence, passion destructrice, je reviens dans la douceur et la lenteur. Je joue avec lui, oui. Mais ma main tient toujours sa gorge. Alors, j’enfonce un tout petit peu plus mes doigts dans sa chair, et vient lécher sa pomme d’Adam qui monte et descend difficilement. Je mords dedans à l’instant où mes chevilles lâchent ses genoux.
A toi.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 04 Nov 2017, 20:52

Bordel ! Ses doigts qui empoignaient ses cheveux et les martyrisaient, c’était divin. Aussi bon que sa façon de relever le bassin chaque fois qu’il venait s’y plaquer avec brutalité. Il la possédait fiévreusement, dépassé par son propre plaisir ; fine observatrice, elle savait exactement ce dont il avait besoin, au moment où il en avait besoin. C’était exaltant. Et vaguement inquiétant : lisait-on si facilement en lui ? N’était-ce pas dangereux que de laisser filtrer trop d’éléments ? Déconne pas mon vieux, gronda-t-il en frissonnant quand ses doigts coururent sur son ventre. Il n’aimait pas quand la raison venait lui rendre visite pendant le sexe. C’était chiant. Plus tard, il aurait tout le temps d’angoisser à cette idée de transparence non calculée mais pour l’instant, tout ce qu’il voulait, c’était profiter. Alors il balança Miss Conscience à la porte de son esprit et verrouilla celle-ci à triple tour. Juste à temps. Parce que sans crier gare, Lëroya le repoussa soudain.

Mais il n’eut pas le temps de réaliser que déjà, elle était à califourchon sur lui. Ses réflexes étaient foudroyants, sa force imparable. Enfin si, Gil était en mesure de se défendre, mais il n’en fit rien. Pantelant, il la regarda descendre lentement sur sa queue, si lentement que c’était une véritable torture qui lui fit serrer les dents à s’en faire mal. Putainnn, c’est bon ! Tellement bon qu’il enfonça ses doigts dans sa peau, au niveau de ses hanches. Ça devait lui faire mal aussi, tiens. Et curieusement, l’idée ne l’en excitait que davantage. Il aimait qu’elle prenne des initiatives. Qu’elle aussi utilise la violence comme combustible. C’était délirant ! Quand elle attrapa sa gorge et se mit à serrer, il attendit que son souffle passe difficilement dans ses poumons pour se débattre, galvanisé par sa fermeté autant que par le danger. Elle le tenait, elle pouvait le tuer. Une possibilité qui, loin de le faire frémir, le fit grogner de plaisir. Encore ! Il s’entendit marmonner, lancer un ordre qui mourut tant la pression sur sa gorge était forte, et elle, elle s’arrêta de bouger. Inimaginable comme le froid le saisit, brutal, violent, douloureux ; elle avait eu raison de ramener leur rythme à quelque chose de plus lent mais là, il allait craquer. Il voulait craquer. Elle le contint encore quelques secondes, jouant de sa langue sur sa peau, suivant sa carotide avec application. Et enfin, il sentit qu’elle déverrouillait sa prise au niveau de ses jambes.

A son tour de la prendre par surprise en se retournant vivement ! Il n’en profita pas pour se dégager de son emprise et quand il la domina de toute sa hauteur, ses longs doigts fins enserraient toujours sa gorge. Défi latent. Gil se remit à bouger. Rapidement, sans douceur, chaque coup de reins menaçant de les faire basculer dans la folie. Ils n’en étaient plus très loin. Son cœur tapait dans sa poitrine, il était en nage. Elle finit par le lâcher, il tomba pratiquement sur elle, marmonna une excuse, l’embrassa sauvagement, lui mordit la langue pour la peine, savoura le goût ferrugineux qui envahit leurs bouches, fourragea dans ses cheveux, tira quelques mèches, s’enfonça toujours plus profondément en elle, si chaude et si belle, putain, il en devenait obscène, une floppée de juron défilaient dans son crâne, lui martelait les tempes, et son cœur qui battait vite, trop vite, mais il y avait son souffle dans son cou qui s’accélérait et il sentait les muscles de son vagin se resserrer, c’était là, juste là bordel, il ne voulait pas décoller sans elle alors il la redressa contre lui, forçant sur ses muscles, avide de la respirer, de mordre la chair tendre de sa peau, à la jonction du cou et de l’épaule, et, enfer ! quand elle trembla contre lui il se sentit fou, fou d’envie de l’accompagner dans cette pirouette vertigineuse des sens et du plaisir, il cramponna ses fesses tandis que sa queue accomplissait quelques derniers va-et-vient insolent en elle, jusqu’à ce qu’il jouisse à son tour, ses lèvres contre les siennes.

Ils retombèrent dans l’herbe, lourdement. Gil eut la présence d’esprit de rouler sur le côté pour éviter de l’écraser totalement, mais il était… anesthésié. Sonné. Hors d’haleine. Son souffle saccadé se perdit dans le murmure du vent. Il frissonna, tendit un bras au hasard, tâtonna, la trouva, l’attrapa et la ramena contre lui. On se ramena contre elle. Sans doute un peu des deux. La bouche contre son oreille, il laissa échapper un petit rire. Ouais, il planait. C’était l’ivresse du sexe. Ce moment si particulier, encore à l’abri de tout souci, au moment où les corps s’alanguissent et se détendent…

- Tu gères, bon sang, lâcha-t-il en laissant ses doigts pianoter distraitement sur le ventre de Lëroya. Surtout quand tu lâches prise pour de bon.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 04 Nov 2017, 21:24

Lui non plus ne perd pas le fil, en fait. Parce qu’aussitôt que mes chevilles se relâchent, il nous fait à nouveau basculer pour se retrouver au dessus de moi. J’ai un sourire amusé, je tiens toujours fermement sa gorge ; j’aime sentir sa glotte qui monte et qui descend, son pouls affolé juste sous mon pouce, voir qu’il aime et qu’il sait pourtant le danger de mes doigts juste là.

Il me pilonne littéralement.  
Je sens chacun de ses coups avec une précision inouïe. Et surtout, je sens son pubis qui frotte contre le mien à chaque mouvement. Juste ce contact rugueux, c’est l’extase. C’est bon. Je laisse mon bassin basculer légèrement pour augmenter l’intensité du frottement, je sens que tout mon corps réagit avec vigueur à ce rythme, à ce contact. Mon souffle aussi se raccourcit, je sens mon ventre se contracter alors que ses mouvements sont de plus en plus irréguliers.
J’essaye de garder le bassin dans la bonne position, mais tous les muscles de mon ventre et de mon dos protestent en se contractant confusément, et mes hanches n’arrivent pas à tenir ; je sens la brûlure qui s’apaise, avant qu’un vent de… quelque chose que je ne connais pas, ne fonde sur moi.

Ça me fait trembler, mes muscles se contractent vivement. Je veux qu’il revienne, qu’il frotte juste là, que… Je pousse sur mes pieds pour que ça soit plus facile, essayer de trouver le bon angle. Je sens que ça remonte alors que je contracte les fesses, mon vagin se contracte sans que je ne puisse plus le contrôler.
Je sens venir la suite.
Et c’est tellement étrange que ça me détache de moi-même pour quelques secondes. Les seules fois où j’ai eu une explosion de plaisir, c’était totalement inattendu, littéralement. J’ai toujours été surprise par ces vagues assez intenses, d’ailleurs, et d’autant plus que cela ne m’est pas arrivé très souvent.
Là, c’est comme si je pouvais le voir venir. Comme si chacun des mouvements de Gil, chacun de ses gestes, chacune de ses caresses, contribuaient à faire monter la température, et que je pouvais observer l’eau bouillonner, faire des appels d’air, induire un appel de pression. Je ne pouvais pas dire quand est-ce que cela allait arriver, quand est-ce que la soupape allait lâcher, mais la sensation était exquise.

Je ne sais pas quelle caresses, quel mouvement, va faire la différence. Je ne sais même pas comment le savoir, en réalité. Je sens juste que ça monte, tellement haut, tellement intensément, que je réalise que je ne suis jamais allée jusque là avant.
Et puis, tout bascule d’un coup. Je sens les dents de Gil dans mon cou, la douleur piquante mais insignifiante qui me tire un frisson dans la gorge, petite contraction qui a un effet boule de neige tellement puissant que je sens mon corps sombrer dans un immense tremblement incoercible.  

Pourtant, seul un feulement gémit franchit mes lèvres et ma bouche ouverte vers le ciel.
Quelques coups m’emmenèrent encore plus haut dans la jouissance, me coupèrent le souffle autant que son baiser. A bout de forces, le corps engourdi par la violence des contractions de mes muscles, je me laisse aller dans l’herbe. J’apprécie la chaleur de son corps sur le mien, et ne peut retenir un gémissement quand il bascule sur le côté. Mais son bras vient à ma rencontre, et je me blottis contre lui et son corps brûlant. C’est délicieux comme ça.

Ramenant ma jambe droite sur ses cuisses, je frissonne contre lui.
- Tu gères, bon sang. Je ne peux pas m’empêcher de sourire. Si tu savais….
- Surtout quand tu lâches prise pour de bon
.  Un soupir de contentement franchit mes lèvres, et je frotte ma joue contre son pectoral, avant de mordiller sa peau.
- C’est plus compliqué que ça en a l’air. De lâcher prise, je murmure. Avant qu’un petit rire ne me prenne par surprise quand mon regard tombe sur le petit tas de nos vêtements entremêlés.
- C’était mon seul haut. Je vais faire comment, moi, pour rentrer à l’auberge à moitié à poils ? je le taquine, parce que c’est amusant. Mais je peux juste me pointer dans la chambre sans que personne ne me voit, en réalité.

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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 04 Nov 2017, 23:20

- C’est plus compliqué que ça en a l’air. De lâcher prise.

Encore sous le choc de leurs ébats, Gil se contenta d’agiter mollement la main en guise d’acquiescement. Elle pouffa doucement, et il se dit que non, là, comme ça, nu tout contre elle sous les étoiles et dans son rire, lâcher prise c’était extraordinairement évident.

- C’était mon seul haut. Je vais faire comment, moi, pour rentrer à l’auberge à moitié à poils ?
- A moitié ?


Il trouva la force de se redresser sur un coude pour observer le spectacle de leurs vêtements étalés dans l’herbe. Le haut de Lëroya était en pièces mais son pantalon semblait intacte.

- Merde, j’ai raté le pantalon.

Il se rallongea dans l’herbe et étira ses muscles encore endoloris de l’exercice qu’ils venaient de subir.

- Dommage, ça aurait pu être sensationnel. Imagine un peu leurs tronches là-bas, s’ils t’avaient vue débarquer entièrement nue…

Les yeux clos, Gil sourit pour lui-même. C’était un petit fantasme qu’il se gardait en réserve, macho sans doute mais puisqu’il était rangé dans cette catégorie… Son cerveau se remettait à tourner normalement. Sentant Lëroya frissonner contre lui, il se redressa et attrapa son tabard.

- Voyons voir. Mmmh…

Elle était trop petite et le vêtement trop grand. Infiniment trop grand. Mais ça ne rendait pas si mal, en tout cas pas à aux yeux d’un homme qui venait de s’envoyer en l’air… et qui avait déjà envie de remettre ça.

- La nudité te va mieux mais ce serait dommage de s’enrhumer par coquetterie ! On rentre ?

Lui-même sentait la morsure du froid sur sa peau. L’hiver s’annonçait rude. Demain, il enfilerait sa première chemise de la saison. Mais d’ici là… Ils se mirent en route, dans ce silence qui les avait habités quand ils étaient arrivés jusqu’ici. Gil se sentait bien. Il savait que la réalité allait le rattraper mais pour l’instant, il appréciait de marcher dans la nuit en compagnie de Lëroya. Il avait apprécié leur partie de baise et il savourait la simplicité avec laquelle ils passaient à la suite. Un peu avant d’arriver, il se rapprocha d’elle et glissa le nez dans son cou pour l’embrasser à l’endroit précis qui la faisait frémir de plaisir – une belle excuse pour se rapprocher de son oreille, dans laquelle il glissa un murmure :

- Lâche prise encore un peu. Jusqu’au lever du jour.

Ordre ? Souhait ? Demande ? Il ne savait pas trop. Il avait juste envie de profiter encore. Baiser ? Pourquoi pas ! Rien qu’à cette idée il sentit son bas-ventre se réchauffer. Mais quand ils entrèrent dans la chaleur ambiante de l’auberge, tout à coup, Gil n’aima pas se recevoir de plein fouet cette vague de bruits, d’odeurs et de couleurs. Son côté solitaire reprenait le dessus. D’un signe de la tête, il invita Lëroya à le suivre, et ils se frayèrent un chemin jusqu’au comptoir. En deux ou trois mots, Gil loua une chambre et se plut à faire les poches de Lëroya, qui portait toujours son tabard, pour dénicher quelques pièces qui réglèrent son achat. Il laissa ensuite l’envoleuse monter à l’étage et se mit en quête d’une assiette dans laquelle il jeta quelques trucs à manger, puis attrapa une carafe d’eau, deux verres et monta à son tour. Elle avait laissé la porte entrouverte, il se glissa à l’intérieur de la chambre et referma le battant d’un coup de talon.

- Faim ?


*


- … et bref, je me suis réveillé dans ce fossé, sans bourse ni bottes, et avec même pas de quoi m’acheter un cure-dents !

Eclats de rires. Assis par terre, le dos appuyé contre le lit, Gil bavardait. C’était unique, ça aussi. Il était si peu loquace d’ordinaire que même lui, ça le surprenait ! Enfin, au début. Plus maintenant. Depuis qu’ils avaient mangé, une paire d’heures s’était écoulée, peut-être davantage ; il ne voyait pas le temps filer, absorbé par l’instant. Discuter avec une amie, c’était un luxe auquel il avait goûté si rarement… Même avec ses apprentis, il n’avait jamais tenu aussi longtemps. Pas envie, sans doute. Là, c’était différent. La présence de Lëroya faisait ressortir une part de lui qu’il croyait disparue depuis une éternité. Ils n’avaient évoqué aucun sujet épineux ni douloureux, laissant de côté les cicatrices que l’un et l’autre possédait pour aborder des anecdotes amusantes, en toute franchise, et pour s’affronter dans quelques débats particulièrement intéressants. Cette femme ne cessait pas de l’étonner. Elle avait de la répartie, une bonne dose d’humour mêlé de cynisme, du goût et de l’idée. Avec elle, Gil avait l’impression de se dévoiler. Depuis quand n’avait-il pas joué franc jeu ? Qu’est-ce qui avait poussé son honnêteté dans ses derniers retranchements ? Beaucoup de questions, si peu de réponses… Plus tard. Il chercherait plus tard. Un bâillement le prit par surprise. Il se frotta les yeux.

- Lë, souffla-t-il, l’appelant par ce diminutif qu’il avait tout naturellement adopté, est-ce que ça te dérange si on se couche pour dormir un peu ?

En d’autres temps et d’autres lieux, sa question aurait pu faire un énorme flop. Non, il ne se dégonflait pas, et oui, Lëroya était toujours aussi putain de bandante, mais il était épuisé et il voyait bien qu’elle aussi.

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Lëroya Palabré
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Sam 04 Nov 2017, 23:42

Repue et hydratée, je suis allongée sur le ventre sur le lit de la chambre de l’auberge que Gil a réservée pour la nuit. Le menton dans les paumes de main, les coudes appuyés sur le matelas, je l’observe un peu d’au dessus ; en fait, ça fait des heures qu’on discute comme ça.

C’est à la fois surprenant et totalement naturel. Les anecdotes fusent, les rires aussi. Il y a quelque chose d’étonnamment familier dans cet échange, dans ces échanges et ces conversations. C’est reposant, et ça fait du bien.

Mais quand Gil baille d’un coup, c’est communicatif. Je passe ma main rapidement devant ma bouche, alors qu’il se frotte les yeux.
- Lë… Mon souffle se coupe encore alors qu’il me surnomme pour la seconde fois ainsi. Le visage de ma mère s’impose à mon esprit. Je ne sais pas trop si j’aime qu’il m’appelle comme ça. C’est à la fois blessant et apaisant ; ça me fait penser à ma mère, mais elle était une bonne mère. Il y a quelque chose de très primitif dans ma réaction, c’est une partie de ma vie qui est tellement loin qu’elle en est devenue floue. Presque.
Non en fait. C’est pas flou du tout, et je me souviens de chaque détail avec précision. C’est pour ça que ça pique ; même si je sais ce qui engendre ces émotions, et que je m’en suis détachée, c’est une période de ma vie qui n’a pas été facile, et qui pourtant a construit la personne que je suis.
Je secoue la tête, m’arrachant à mes pensées. C’est étonnant comme j’ai envie de le baffer et de me blottir contre lui en même temps quand il prononce ce surnom. Les sentiments contradictoires se disputent un instant encore dans mon crâne, avant que je les envoie bouler.

Je décide de penser que c’est une bonne chose. De considérer que c’est ainsi que mes amis – que je n’ai pas vraiment, ou pas aussi proches – devraient m’appeler. Je décide de sourire.

- Est-ce que ça te dérange si on se couche pour dormir un peu ?
Enfin non. D’éclater de rire. Roulant sur le côté, parce que ma position n’est pas assez confortable pour mourir de rire, je ramène mes jambes contre moi dans mon éclat. Et malgré moi, je peux pas m’empêcher de lui ébouriffer les cheveux quand je me calme un peu.
- Si tu penses que « déranger » est synonyme de « mourir de rire », alors peut-être. Sinon, non.

Je ris encore, mais me redresse en m’asseyant sur mes talons. Je tends la main vers Gil, et quand il monte sur le lit, j’agrippe sa nuque un instant, emprisonnant ses lèvres des miennes. Mon corps se tend, mais je me détache de lui avant qu’il ne tente de refermer ses bras sur moi.
- Allez, au dodo petit Gil. Tu veux aussi que je te borde ?
Je manque de m’étouffer encore de rire face à sa réaction, mais finalement je ne résiste pas à l’envie d’aller me blottir contre lui.

Je crois que je m’endors instantanément.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] Mulier homini lupus est [PV Gil]   Dim 05 Nov 2017, 10:05

Sa question la fit rire, et Gil fit la moue. Qui s’accentua lorsqu’elle lui ébouriffa les cheveux. Merde, qu’est-ce qu’il y avait de si drôle ? Il était fatigué, voilà tout ! Pourtant, quand elle attrapa sa main pour le faire venir près d’elle, sur le lit, elle lui donna un baiser qui parvint à l’étourdir malgré l’épuisement. Un rien tenté, il voulut la serrer dans ses bras… elle n’était déjà plus là. Sournoise et amusée. Sa boutade le fit râler, il se coula sous les draps en marmonnant dans sa barbe, mince alors, elle ne pouvait pas arrêter de faire mine de changer d’avis toutes les cinq secondes ? Et puis non, il ne voulait pas être bordée, ça aussi ça la fit rire, il se dit que si elle continuait comme ça il allait la flanquer à la porte, histoire de dormir tranquille. Mais Lëroya se blottit contre lui et s’endormit aussitôt. A peine conscient, déjà aux prises avec le sommeil qui pesait sur lui de toutes ses forces, Gil trouva la force d’embrasser le sommet de son crâne avant de s’abandonner complètement dans les bras de Morphée.


*


Qu’est-ce qui le réveilla, exactement ? La respiration de Lëroya près de lui ? Sa chaleur ? Son parfum ? Sans doute un peu de tout ça à la fois. Parce que bon, ce n’était pas franchement désagréable comme réveil, il fallait le reconnaître. Surtout alors qu’il avait passé la moitié de sa vie à être tiré brutalement du sommeil par un cauchemar. Allongé dans la pénombre de la chambre, Gil se passa une main sur le visage. Il ne pouvait pas bouger d’un pouce : la jeune femme était lovée contre lui, son dos pressé contre sa poitrine, ses fesses contre son bassin. Il avait ses cheveux en pleine face. Ça chatouillait un peu. Son bras droit servait d’oreiller à la demoiselle, il allait sans doute avoir besoin d’une petite heure pour que ses terminaisons nerveuses fonctionnent à nouveau correctement et pour que ses muscles se dégourdissent. Quant à son bras gauche, il ceignait la taille de Lëroya. Vraiment pas désagréable… Gil jeta un coup d’œil en direction de la fenêtre. Ils avaient tiré les rideaux et seule une lueur ténue franchissait cette barrière de tissu. A vue de nez, il était encore très tôt. Estimant qu’il avait dû dormir deux ou trois heures, Gil envisagea de replonger un brin, histoire de se reposer un peu mieux. Mais… c’était sans compter son bas-ventre qui, soudain, lui signifia que lui était parfaitement bien réveillé. Et en état de marche.

Ça aurait pu aller si Lëroya n’avait pas bougé pile poil à cet instant-là. Elle remua contre lui, plaquant davantage son dos contre Gil, et le gémissement endormi qu’elle laissa échapper déclencha en lui une série de petits frissons qui vinrent se loger dans sa virilité dressée. Il grogna. Et merde. Enfin… non, ce n’était pas la merde, surtout quand il se souvint de leurs ébats dans l’herbe, mais s’il avait voulu s’éclipser en douce, eh bien, c’était fichu : il ne comptait plus quitter cette chambre avant d’avoir à nouveau goûté les saveurs exquises du plaisir. Sa main gauche bougea doucement sur la peau soyeuse de l’envoleuse. Ils s’étaient couchés nus, trop épuisés pour faire quoi que ce soit de sexuel à ce moment-là, mais à présent… Gil inspira un bon coup. Seule sa main gauche était en mouvement, ce qui était une véritable torture pour le reste de son corps, épousé à la perfection par celui de Lëroya. Mais il n’était pas un bleu, loin de là. Il avait appris à maîtriser ses ardeurs. Lentement, ses doigts tracèrent des arabesques mutines qui se rapprochèrent de la poitrine de la jeune femme. L’un de ses petits seins disparut complètement dans sa grande main. Sous ses savantes caresses, il sentit le plaisir monter tout doucement, s’ériger presque timidement comme le téton qu’il faisait délicatement rouler entre ses doigts tandis que les battements du cœur de Lëroya, sous sa paume, se mettaient à accélérer.

A l’affût du moindre signe de résistance, Gil se redressa très légèrement pour que sa bouche retrouve le chemin de son oreille, puis de sa nuque, de son cou, de son épaule. C’était un sentier délicieux, une route tracée par sa langue de feu. Sa main gauche s’égara plus bas. Beaucoup plus bas. Elle ouvrit un peu ses jambes pour lui faciliter la tâche et il frémit de bonheur en la sentant déjà prête à l’accueillir. Pas tout de suite. Pas comme ça. Sans cesser de lécher sa peau, il humidia ses doigts dans la moiteur de son sexe avant de venir les glisser entre ses fesses. Un seul tout d’abord, qui franchit l’anneau de chair avec aisance. Sa bouche remonta doucement vers l’oreille de Lëroya. Murmure chaud.

- Je continue ?

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