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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Une dernière mission [Libre]

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Julian Ikoya
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MessageSujet: Une dernière mission [Libre]   Ven 15 Avr 2016, 19:54

Je pare un coup, repoussant mon ennemi avec force, le faisant tituber. Profitant de la fraction de seconde avant qu’il ne reprenne conscience, j’assène des coups puissants que l’homme pare avec difficulté. Je ne suis pas un combattant aguerrit et cet homme m’aurait battu sans difficulté dans une autre situation. Aujourd’hui, c’est différent. L’homme est saoul, et c’est bien ma chance. Il chancelle, peine à garder son équilibre, et il parvient quand même à me tenir tête! A jeun, il m’aurait taillé en pièce. Aujourd’hui, cependant, son sabre contre le miens, il comprend bien vite qu’il ne vaincra pas. Je suis jeune, en forme, mon bras en moins ne me réduit pas du tout, contrairement à ce qu’il pensait au départ et surtout, moi, je n’ai pas bu!

Dans une tentative désespérée, il essaie de s’enfuir et un sourire dur apparaît sur mon visage. Pas question! Je le rattrape en deux pas, le débarrasse de ce sabre dont la pointe traîne vainement sur le sol d’un coup de pied, rangeant mon arme d’un même mouvement pour pouvoir saisir son col et l’attirer à moi. L’homme a une tête de moins que moi, mais il est musclé d’une manière qui ne fait aucun doute : c’est une brute, et une vrai. Aujourd’hui, il a toutefois fait une erreur. Il a fait confiance à quelqu’un qu’il ne fallait pas. Et maintenant, je pouvais m’occuper de lui.

- Alors, mon grand, tu as des infos?


Son balbutiement ne vieux rien dire et ses yeux tournent dans leur orbite. Il ne sert plus à rien, et en plus, il a cette odeur affreuse d’alcool et de vomi qui lui colle à la peau. Dégoûté, je fini ce que j’avais commencé, utilisant sa propre lame pour l’achever. Le poussant au fond de la ruelle pour qu’il ne soit pas visible d’un coup d’œil, je récupère son sabre, le fouille et trouve finalement ce que je cherche : une missive. Sans scrupule, je vole les quelques pièces qu’il a sur lui et je pars. Je pourrai sans doute avoir un prix raisonnable pour son sabre, et j’avais bien besoin d’argent! L’attirer dans ce guet append m’avait couté cher en ruse et en bière.

Al-Chen n’était pas ma ville natale, mais pour y avoir souvent accomplit des missions pour les mercenaires du chaos, je connaissais bien ses coins les plus malfamés. C’est donc sans difficulté que je retrouvai le chemin de l’auberge miteuse dans laquelle je m’étais installé, passant par de petites rues transversales. Je ne tenais pas à me faire voir alors que j’étais taché de sang et que j’avais un sabre rougit par celui-ci dans les mains. Passant par la porte arrière, je croisai l’homme de main de l’endroit, qui s’empressa de détourner le regard lorsqu’il s’aperçu de mon état. Bien. En voilà un qui ne me poserait pas de problème.

Je montai rapidement à ma chambre, nettoyant mes choses dans la cuvette d’eau que j’y avais laissée. Puis, ouvrant la missive, je me mis à lire et à tenter d’analyser.

Le soleil se levait quand je fini d’analyser ce bout de papier. Je n’étais pas un très bon lecteur et les codes utilisés pour écrire cette lettre étaient assez compliqué. J’y étais toutefois arrivé. L’homme que j’avais piégé n’était qu’un pion qui n’y comprenait rien. Il ne devait même pas savoir ce qu’il allait chercher, ce crétin. Pour moi, toutefois, c’était clair : c’était des sphères graphes. Et je connaissais maintenant le lieu de rendez-vous. Enfin, ça allait être beaucoup moins compliqué que je l’aurais cru. Le plus difficile serait de les trouver. En effet, l’homme qui devait faire transporter les sphères graphes par l’homme que j’avais tué cette nuit devait cacher les sphères « tu sais où » pour que l’homme les récupère. J’ignorais quel était cet endroit, mais les indices était assez précis pour que je sache approximativement ou chercher. Ensuite, je devrais courir, car les gens qui faisaient transiter les graphes se rendraient compte rapidement de leur disparition. Ce n’était qu’une toute petite quantité destiné à la ville d’Al-Vor, mais pour les mercenaires, toutes les quantités devenaient importantes. Pour l’instant, je pouvais dormir. Ça aurait lieu ce soir.

******

Accroupis sur un toit, derrière le muret de la cheminée, je regardais attentivement l’endroit où étaient censé être les sphères graphes. Soudain, une fine silhouette fit son apparition tout près de moi. Je retins mon souffle, me tint complètement immobile. Elle s’éloigna un peu et je pus la détailler. Habillé souplement, une queue de cheval blonde se balançant au gré de ses mouvements, la femme était souple et agile. Marchombre? La détaillant, la réponse me frappa lorsqu’elle sauta maladroitement sur le mur opposé. Non, bien sûr que non. Et heureusement! Elle était une voleuse, une simple voleuse au service de l’empire, et rien d’autre. Lorsqu’elle se glissa dans un interstice entre deux bâtiments, un petit sac à la main, je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine. Elle les avait, elle avait les sphères graphes! Je m’approchai, regardant l’interstice de mon toit, comptant les secondes pendant laquelle la femme se trouvait là-dedans pour connaître la profondeur de ce trou entre les deux immeubles. Elle ressortit une dizaine de seconde plus tard et je souris. Personne ne les trouverait là, effectivement. Personne sauf moi.

J’attendis un bon moment. Les minutes passèrent et j’étais immobile, bien camouflé. Je devais m’assurer que personne ne viendrait. Que le rendez-vous n’était pas un piège. Que la femme ne surveillait pas la scène pour s’assurer que sa mission serait complète. Que quelqu’un d’autre ne viendrait pas les chercher, ayant découvert le corps de l’homme. Au bout d’une heure, bien ankylosé, je me redressai et je me mis à courir. Me glissai entre les deux immeubles. Prit une seconde pour me repérer dans le noir complet. Sentir du bout des doigts un trou dans la pierre de l’immeuble de droite. Touchai un sac de toile du bout des doigts. Le saisi, comptai les billes au travers du sac. Une dizaine. Parfait. Je rangeai rapidement le sac, le rendant invisible sous mes vêtements avant de déguerpir rapidement.

Je courrai vite, surfant sur les toits de la ville, tentant de me rendre le plus rapidement possible jusqu’à l’écurie ou se trouvait La Mule. Cependant, il y avait quelque chose d’étrange, quelque chose qui me tracassais. Soudain, je compris. J’étais suivi. Changeant brusquement de direction, je retournai vers un quartier plus pauvre. Un quartier dans lequel j’étais à l’aise. Une quinzaine de minute plus tard, je me retrouvais en terrain connu. M’arrêtant un instant sur le toit plat d’un immeuble à étage, je regardai autour de moi, confirmant mon impression. Il y avait quelqu’un. Sortant doucement mon sabre, je me mis en position, incertain d’avoir une quelconque chance contre cet ennemi invisible.

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Aivy Sil'Lucans
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MessageSujet: Re: Une dernière mission [Libre]   Mar 26 Avr 2016, 15:43

Une épine glacée lui transperça le cœur.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Elle repoussa l’idée le plus loin possible, tenta de la contourner, essaya vainement de l’oublier. Mais la phrase revenait encore et encore, implacable. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle était écrite juste sous ses yeux.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Prenant son courage à deux mains en même temps que la lettre, Aivy fit soudainement face à la vérité de son être.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Elle rassembla ses affaires en quelques minutes, fourrant son sac de cuir d’une tenue de rechange et d’une gourde déjà remplie d’eau. En moins de temps qu’il ne fallait pour dire « Raï », la porte de sa chambre claquait derrière elle.


- Méryna…

Si elle voulait enfin avoir la paix, elle devait réparer le mal qui avait été fait à sa famille.

Ramener sa sœur à la raison.


***

- Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à épouser le plus bel homme de tout Val’Kor ! J’étais la femme la plus heureuse du monde, et aussi la plus comblée, si tu vois ce que je veux dire !
- C’est une jolie histoire, rétorqua Aivy à la cuisinière, un sourire aux lèvres et la tête posée de manière nonchalante contre la paume de sa main. Mais dis-moi, comment se fait-il que tu te sois retrouvée ici sans lui ?
- Ça par contre, c’est autre chose ! Zoltan avait beau être un sacré charmeur, il n’en avait pas une dans la cervelle, mais je ne l’ai compris que plus tard.

La jeune femme tiqua.

- Une minute. Tu as bien dit Zoltan ?
- Zoltan, oui, c’est son prénom. Et le melon qui lui servait de cervelle ne passait plus les portes, à force d’avoir toutes les filles à ses pieds !


Lâchant un soupire, Aivy balaya l’idée d’un revers de pensée. C’était sans doute une coïncidence, « Zoltan » devait après tout être un nom très répandu. Et puis, la chance pour qu’il existe un lien entre l’ex-mari de Seya et le mystérieux vieillard de la plage devait avoisiner le zéro…

- Que s’est-il passé, ensuite ?
- Ce salaud s’est barré sans plus de cérémonies !,
cria presque son interlocutrice, manquant de lâcher la marmite qu’elle tentait de faire rentrer dans un placard visiblement bien trop petit. Deux semaines après notre mariage ! Il s’est évaporé, pouf ! C’était il y a quinze ans. Et depuis, plus rien, pas une seule nouvelle, pas une seule carte. Ça m’apprendra à faire la maline et à tomber amoureuse du premier venu !
- Eh bien, drôle d’histoire…
- Ensuite – par la Dame, mais tu vas rentrer, saleté ! – ensuite, j’ai décidé de partir moi aussi. J’ai voyagé quelques semaines, mais ça ne m’a rien apporté de spécial. Je me suis ensuite échouée à Al-Chen, où j’ai fait par le plus grand des hasards la connaissance d’un couple de notables qui cherchaient quelqu’un pour entretenir leur maison et faire la cuisine. C’était pas le grand luxe, mais au moins, j’avais quelque chose à faire de ma vie, j’étais payée et – ça va rentrer, je te dis, ça va rentrer ! Y a vraiment pas de budget pour la cuisine, ici !
- Tu devrais peut-être trouver un autre endroit ?,
tenta l’apprentie, jetant au passage un coup d’œil à l’extérieur par curiosité. Mince, le soleil est déjà couché ?
- Depuis bien deux heures, gamine ! Tu dormais, ou quoi ?
- Non, j’écoutais !
- Tu devrais aller te reposer un peu, si tu veux mon avis. Avec les journées d’entraînement que tu as dans les pattes…
- Et la suite de ton histoire ?
- Une autre fois. De toute façon je ne vais pas tarder non plus. Allez, au lit, et que ça saute !


Aivy roula des yeux et se leva, renonçant à argumenter sur le fait qu’à dix-sept ans, elle n’avait en aucun cas besoin d’une mère de substitution. Seya était, de plus, une amie chère depuis son arrivée à l’Académie et son attitude maternelle lui permettait parfois de lâcher prise.

Après lui avoir dit bonsoir, la jeune femme s’engagea hors de la cuisine et entreprit de monter les escaliers jusqu’à l’étage des dortoirs, sa chambre en vue. Quand elle en franchit la porte, elle retrouva avec bonheur le petit nid qu’elle s’était appliquée à créer au fil des mois. Les murs de la pièce étaient presque entièrement couverts de croquis, d’esquisses et d’exercices accrochés à des fils qui en recouvraient la surface. Le bureau, totalement submergé par les boîtes de pigments et les crayons, abritaient également bon nombre de pinceaux négligemment posés là où il restait un peu de place. Dans le coin de mur adjacent se trouvaient une réserve de toile en rouleau et quelques planches de bois qui servaient à monter des châssis. Les tableaux achevés, quant à eux, étaient alignés les uns sur les autres à côté de la porte.

Son monde s’étalait devant elle, et elle souriait, incapable d’autre chose.

Elle referma la porte, et fit quelques pas dans sa chambre pour aller trouver une petite enveloppe posée sur son lit le matin même avant de partir passer la journée à s’entraîner à cheval. Que ce fut son assiette, son équilibre à l’obstacle ou même sa relation avec Uranie, tout était encore perfectible, et nécessitait quelques heures d’entraînement de temps en temps. Qui savait sur quel imprévu elle pouvait tomber dans le futur ? Elle avait donc posé la lettre sur la couette et remis sa lecture à plus tard.

La jeune femme attrapa donc l’enveloppe tout en s’asseyant sur le bord du lit, et l’ouvrit pour en sortir une lettre signée de la main d’Altan. Sourire aux lèvres elle en attaqua la lecture, et se laissa bercer par l’écriture fine de son frère, qui lui racontait son quotidien au manoir.

A la lecture d’une phrase, cependant, son souffle se coupa.

« Si les informations que j’ai eues de la part d’Altaïs sont exactes, Méryna se trouve à Al-Chen. C’est à peu près là où tu es, non ? »

Une minute, est-ce que j’ai bien lu ?

Elle ferma les yeux l’espace d’une seconde, prit une grande inspiration, les rouvrit et relut.

Une épine glacée lui transperça le cœur.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Elle repoussa l’idée le plus loin possible, tenta de la contourner, essaya vainement de l’oublier. Mais la phrase revenait encore et encore, implacable. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle était écrite juste sous ses yeux.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Prenant son courage à deux mains en même temps que la lettre, Aivy fit soudainement face à la vérité de son être.

« Méryna se trouve à Al-Chen. »

Elle rassembla ses affaires en quelques minutes, fourrant son sac de cuir d’une tenue de rechange et d’une gourde déjà remplie d’eau. En moins de temps qu’il ne fallait pour dire « Raï », la porte de sa chambre claquait derrière elle.


- Méryna…

Si elle voulait enfin avoir la paix, elle devait réparer le mal qui avait été fait à sa famille.

Ramener sa sœur à la raison.

Ramener sa sœur à la maison.

***

Al-Chen était une ville absolument superbe.

Le jeu des courbes et contre-courbes qui animaient les toits de certains bâtiments en bois se mêlaient audacieusement à une architecture parfois plus traditionnelle, entre colonnes et grands escaliers de marbre. Entre les rues centrales et les quartiers commerçants, l’agitation était omniprésente, et la foule nombreuse. Comment retrouver Méryna dans ces conditions ? Autant cherche une aiguille dans une meule de foin ! Le signalement qu’elle pouvait donner était de plus tout à faire banal : une jeune fille d’une quinzaine d’années, cheveux noirs et courts, certainement accompagnée d’une femme d’une quarantaine d’années à la peau hâlée et aux longs cheveux noirs... Peut-être même n’étaient-elles pas ensemble ? Dépitée, elle se rendit compte qu’elle ne savait pas quoi dire exactement. Elle prit malgré toute sa volonté à deux mains et décida d’avancer, se fondant entre les passants.

Il fallait bien commencer quelque part !


***

Bredouille.

La nuit était tombée, et Aivy était bredouille. Elle avait demandé dans tout le centre-ville si quelqu’un n’avait pas vu Méryna ou cette femme – prénommée Iké, selon ses souvenirs –, vérifié un bon nombre d’auberges, cherché dans un bon nombre de quartiers. Mais elle ne connaissait pas la ville, et qui savait combien d’auberges il restait encore, combien de quartiers elle n’avait pas fouillé ? Pire encore, à combien de personnes n’avait-elle pas demandé ? Découragée, l’apprentie soupira et décida de prendre un temps de repos. Elle n’avait même pas cherché un logement pour y passer la nuit, concentrant toute son énergie à la recherche de sa sœur.

Etait-ce seulement une bonne idée d’être venue la chercher ? Peut-être n’était-elle déjà plus ici. Sans doute ne l’écouterait-elle pas. Et elle qui n’avait pas réfléchi à ces détails, prise par son impulsivité, se retrouvait dans de beaux draps. Elle ne savait pas même quoi lui dire lorsqu’elle serait en face de Méryna, si tant est qu’elle la retrouve un jour. Les rues s’étaient vidées peu à peu, laissant place au silence nocturne, et seules quelques tavernes et bars continuaient d’éclairer les rues par endroit. Il était sans doute temps de trouver un endroit où dormir, auquel cas elle devrait se contenter de la rue. Rassemblant le peu de conviction qui lui restait, la jeune rousse se releva de la marche sur laquelle elle s’était assise et s’engagea dans une ruelle inconnue, ses pensées pour seule compagnie.

Elle marchait depuis dix petites minutes quand elle entendit soudainement de rapides pas venant de la gauche. Un marcheur à cette heure-ci ? Sans doute un habitué de la ville qui faisait une promenade nocturne, peut-être pourrait-il lui indiquer une auberge proche. Ou peut-être était-ce une personne mal intentionnée ? Un voleur, ou pire, un assassin ? Aivy frémit à cette pensée, sortit le couteau caché dans sa botte droite, s’avança pour sortir de la rue…

Fut contrainte de rester sur place, cachée entre les deux murs de la ruelle, pour ne pas se faire rentrer dedans. Ce n’était pas un marcheur, c’était un coureur, et apparemment, il ne voulait pas être rattrapé !

Piquée par la curiosité, la jeune femme rassembla son énergie et prit sa suite. Une personne aussi suspecte avait peut-être un lien avec sa sœur, ne serait-ce que de loin. Dans le pire des cas, elle n’irait pas se coucher totalement bredouille ; l’adrénaline d’une telle traque était la meilleure des motivations pour ne pas tomber de sommeil, et poursuivre les habitants d’Al-Vor avait été pendant quelques années une de ses occupations favorites, bien qu’interdite.

Et aujourd’hui, il n’y avait plus personne pour lui interdire quoi que ce soit.

Elle s’élança.

La traque n’en était pas vraiment une, puisqu’elle savait après qui elle courrait, mais l’exercice physique était, en revanche, bel et bien là. Fort heureusement, l’homme – ou la femme – qu’elle suivait n’avait pas remarqué sa présence, et la jeune femme fit aussi souvent que possible acte de discrétion pour ne pas se faire prendre. La chose se compliqua nettement lorsque le fugitif décida de passer par les toits.


- Alors lui…

Si elle le suivait sur les toits, elle prenait trop de risque. Tant pis, elle resterait à terre.

Lorsqu’il descendit enfin, Aivy ne put s’empêcher de sourire, de plus en plus amusée. Elle pouvait tenir encore un peu ainsi, et il serait dommage de le laisser partir sans savoir pourquoi il courrait. Elle allait tenter de courir encore plus fort afin de pouvoir le rattraper, misant tout dans un dernier sprint, quand il s’arrêta brusquement et se retourna.

Une lame à la main.


*Aïe, ça, c’était pas prévu.*

Jouant le tout pour le tout, la jeune femme décida de sortir de derrière le coin de mur qui la cachait encore, les mains en l’air pour ne pas l’énerver, mais prête à brandir ses couteaux si nécessaire.

- On se calme, je ne te veux pas de mal !

Elle avança de quelques pas, essayant de se montrer le moins menaçante possible devant cette personne qui, elle n'avait pas l'air bien méchante.

Jusqu'à cette lame tirée, en tous cas.

- On dirait bien que tu m’as eue. Excuse-moi de t’avoir suivi comme ça, je sais que ça ne se fait pas, mais…

Elle marqua un silence, peu sûre de ce qu’elle voulait vraiment, puis décida finalement de laisser sortir :


- Je suis à la recherche de quelqu’un.

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MessageSujet: Re: Une dernière mission [Libre]   Ven 13 Mai 2016, 19:22

Ma mission était compromise et l’angoisse s’était installé dans ma poitrine au moment même où j’avais tiré mon épée pour me mettre en garde. C’était une situation très délicate et si je restais calme en apparence, mon cœur battait dans ma poitrine si fort que j’avais l’impression qu’il allait en sortir. Je n’étais pas l’un de ces mercenaires du chaos qui avait fait la réputation de nos rangs au sein de l’empire et je n’étais jamais envoyé pour des missions qui pouvait compromettre notre nom. De la même façon, je n’avais aucune marque qui me liait de quelconque façon au Chaos, puisque même mon arme en étant une de grande facture. Cela me mettait en danger, car voler des sphères graphes, même en petite quantité, pouvait me valoir la mort et je n’avais aucune envie de mourir aujourd’hui.

Cependant, quelque chose clochait. En effet, mon poursuivant ne m’avait pas rejoint sur le toit, ce qui eut le mérite de piquer ma curiosité. Quelqu’un qui en aurait eu directement contre moi m’aurait rattrapé rapidement, mais la personne qui avait choisi de me suivre était rester au sol. Je devinai toutefois que mon poursuivant n’était pas simplement parti et c’est avec prudence que je descendis au sol pour en savoir plus. Dès que mes pieds touchèrent le sol, mon sabre réapparu aussi rapidement dans ma main, comme s’il ne l’avait jamais quitté. La surprise se peignit sur mon visage lorsqu’une adolescente aux cheveux flamboyants sortis de derrière le mur, les deux mains dans les airs, clamant qu’elle ne me voulait pas de mal.

- On dirait bien que tu m’as eue. Excuse-moi de t’avoir suivi comme ça, je sais que ça ne se fait pas, mais…

Elle semblait nerveuse et ses coups d’œil répété à ma lame, qui semblait l’inquiéter, finirent de me rassurer. La jeune femme n’avait aucune intention de me faire de mal et la peur que semblait lui inspirer mon arme me prouva qu’elle ne souhaitait pas se battre. Pauvre innocente, me dis-je intérieurement, heureux que la jeune femme ne soit pas réellement là pour moi. Enfin…

- Je suis à la recherche de quelqu’un.

- Sais-tu qui tu cherches ?


Chercher quelqu’un sans le connaître m’était arrivé souvent. Me cherchait-elle ? Si oui, pour quelle raison ? Cherchait-elle plutôt quelqu’un qu’elle connaissait ? Quoi qu’il en soit, ma lame disparue dans mon dos, libérant ma main. J’étais toujours méfiant et je n’étais pas hors de danger, mais me remettre à courir maintenant attirerait sans aucun doute les soupçons sur moi et cette lame ne me servirait à rien contre cette fille qui ne me voulait visiblement aucun mal.

- Je suis Julian. As-tu besoin d’aide ? Qui cherches-tu ?


Proposer mon aide lui donnerait sans doute une piste, même si je n’étais pas certain de vouloir l’aider. Dans quel camp se situait-elle ? Pouvais-je réellement lui donner des informations si j’en avais ? Cette fille ressemblait à tout, sauf à un mercenaire du chaos et lui confier des informations pouvait se retourner contre moi ou contre les miens, ce que je ne souhaitais évidemment pas. En même temps, il serait surprenant que quelqu’un d’aussi jeune soit déjà au solde de l’empereur et il semblait beaucoup plus probable que cette jeune femme soit à la recherche de quelqu’un dans son propre intérêt, ou au pire, celui de sa famille.

- Ne restons pas ici, les rues ne sont pas sûres.

Le coin dans lequel je m’étais dirigé était tout sauf accueillant et je savais que les bandits des villes et les ivrognes violents étaient fréquent dans les parages. Espérant qu’elle me suivrait, je me mis en marche, grimpai un escalier, passai sur une passerelle, marchai un moment, sautai par-dessus un muret, vérifiai que la jeune femme me suivait toujours, continuai mon chemin quelques minutes et me retrouvai dans un joli parc suspendu dans lequel personne ne venait la nuit. L’endroit, calme et faiblement éclairer par quelques lanternes, était discret et surtout, privé, sauf que le propriétaire de l’endroit, aussi sourd et aveugle qu’il était vieux, ne semblait même plus avoir souvenir qu’il possédait cet endroit, ce qui était très bien.

- Nous serons plus tranquilles ici.

Attendant que la rousse prenne à nouveau la parole, je souris, effaçant toute trace de dangerosité de mon visage.

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