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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Le reflet du passé [Terminé]

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MessageSujet: Le reflet du passé [Terminé]   Mar 12 Oct 2010, 21:20

Jennyssie s'arrêta. Elle baissa les yeux et toisa son pieds figé avec curiosité. Du moins, c'est ce que l'on aurait pu croire. Parce qu'en réalité, ce membre qui lui permetait de se déplacer ne l'intriguait pas. Elle le cotoyait tout les jours et avait l'occasion de l'observer dès qu'elle le souhaitait. Non, ce qui l'attirait et lui tirait un sourire contrit, c'était ce chemin de terre. Droit, plat, dure et humide. Le soleil avait finit par pointer le bout de son nez et il se reflettait dans ses yeux ambrés. Elle était si belle avec sa petite silhouette à la fois fine et menue... Avec son sourire. Mais son regard avait quelque chose de froid. Il y avait cette tristesse. Ce reflet, dans ces yeux, c'était celui du passé. Tout le monde aurait pu le reconnaitre. Un passé douloureux. Presque oublié. Presque.
Elle se remit en marche alors que les souvenirs revenaient...

*

"Papa, pourquoi on part ?"

"Parce qu'ils ne veulent plus de nous"

Le regard de la fillette se perd dans les yeux froid de son père.
Elle comprend, mais elle ne peu pas s'empêcher de demander, de nouveau :

"Mais oui, mais pourquoi ils veulent pas d'nous ?"

Liro donne un coup de coude à sa soeur pour lui signifier de se taire.
Elle lui jette un regard noir avant de se pendre au bras de son père, attendant une réponse.

" Parce qu'ils ont peur de moi."

Silence. Une larme roule lamentablement sur les joues de la fillette.
Ils ne sont pas les seuls. Elle aussi, elle a peur. Et ils ne font rien pour l'aider.
Les villageois regardent la petite famille s'éloigner sur le chemin de terre.
Jenny jette un regard en arrière. Les fillettes, au loin, lui font des grimaces.
Elles sont heureuses de l'a voir pleurer, c'est évident.
Jenny leur a tant causé de soucis !
Le père de la petite fille se raidit.

"Sèche ça immédiatement, Nyssie !" Crache-t-il.

Elle s'exécute et passe rageusement ses mains sur ses yeux et lutte, sourcils froncés, contre la deuxième vague de tristesse et de désespoir qui déferle en elle. Elle ne verra plus jamais cet endroit. Ils ont été bannit...

*

Elle entra dans le village. Les enfants devaient jouer dans les prés. Elle se glissa le long des murs. Personne ne devait l'a voir. Ils l'a reconnaîtraient sans aucuns problèmes. Elle arriva sur la place du village. La fontaine, au milieu, coulait sans arrêt. Par dessus le vacarme de l'eau, elle entendait des voix. Elle bondit, s'accrocha au rebord d'une fenêtre, se propulsa vers la gouttière et se fit légère pour ne pas qu'elle sède sous son poids. Elle se hissa sur le toit. Elle sauta, sans un bruit, d'un toit, à un autre. Elle s'arrêta en arrivant au dessus de l'une d'elle et se pencha pour regarder à travers la fenêtre qui transperçait le toit. Il y avait un lit, la.
Elle connaissait tous les secrets de cette maison. Elle savait que cette fenêtre se décrochait de l’intérieur, comme de l'extérieur. Un peu comme une trappe. Elle souleva la vitre et se glissa dans la maison. Un nuage de poussière se souleva lorsque ses pieds touchèrent le sol. Il lui fallut deux minutes pour faire le tour du propriétaire et pour constater que rien n'avait changé. Tout avait juste vieillit et une quantité étonnante de poussière s'était déposée sur les meubles, laissé à l'abandon et sur le sol de bois grinçant.

Elle ressortit par la ou elle était entré. Elle pensait trouver quelque chose d'apaisant, à revenir ici. Ça faisait si longtemps ! Elle se trompait. L'endroit avait eu l'effet contraire. Excité comme une puce, elle referma la fenêtre. Elle se glissa souplement de toit en toit. Il ne lui manquait plus que l'expérience pour avoir l'air d'une vraie mercenaire. Et pourtant, tout finirait bientôt. Son dernier cour approchait...

Elle atterrit sur le sol sans aucuns bruits. Souple et silencieuse. Rapide. Elle s'élança. S'enfuit. Elle courrait. Ses pieds ne faisaient aucuns sons. Ils rebondissaient sur le sol et faisait avancer son corps. Un pieds devant l'autre. Ce lui semblait si simple et, pourtant, elle avait l'impression que, hier encore, elle apprenait tout juste à marcher. Elle ne devait plus s'arrêter. Elle devait arriver à l'orée de la forêt avant la nuit. Parce qu'aujourd'hui, Liro devait avoir 22 ans. Jennyssie connaissait l'endroit comme sa poche. Le chemin se faisait rocailleux et montait doucement. Il ne lui fallut qu'une petite minute pour arriver au sommet de la colline. Elle s'y arrêta et sourit, presque tendrement.

L'oeil d'Otolep se déployait en face d'elle, reflétant les rayons du soleil qui caressait doucement sa surface plane. Elle était née près d'ici. Elle avait apprit à nager dans ce lac. Elle se décida enfin à descendre la colline. Il lui fallait aller toucher cette eau dans laquelle elle avait baigné toute son enfance. Et dire que tant de gens étaient repoussé par l'endroit. Tant de gens n'avait pas sentit cette eau sur leur peau nue ! Elle se souvint que son père pouvait s'en approcher mais ne pouvait en aucun cas, toucher la surface. La lac le repoussait. C'était donc Liro qui lui avait apprit à nager. Liro, son frère. Elle s'approcha d'un pas lent, de la berge. Ses pieds caressèrent la surface de l'eau. Ses mains se tendirent, comme pour dire bonjour au lac. Elle souriait. Sereine et calme. Parce que l'Oeil d'Otolep avait un effet apaisant sur elle. Mais lorsqu'un bruit retentit derrière elle, elle fut vive et rapide comme l'éclair. Elle fit volte fasse, envoyant des gerbes d'eau dans tous les sens et son poignard siffla. Elle n'avait pas eu l'intention de trouer celui qui venait troubler son recueil. Elle voulait juste le prévenir de son hostilité envers le monde. La lame s'était planté dans un arbre. Un pas de plus, un seul mouvement et elle le tuerait. Elle ne prononça aucun mot. Elle attendit, les yeux fermés, que l'eau redevienne une étendue vaste et plane, qui l'appelait, inlassablement. Puis, elle laissa sa robe blanche glisser de son corps. Et elle entra dans l'eau froide. Dans l'eau gelée.

Lorsqu'elle arriva à ses cuisses, elle fendit l'air. Plongea. Elle perça la surface de l'eau sans créer la moindre éclaboussure. Elle ouvrit les yeux. Ses mains l'a poussèrent vers le fond, dans les abîmes. Tout était noir. Et pourtant, le contacte de l'eau si froide, sur sa peau chocolat embellissait tout. Personne, ô grand personne ne viendrait troubler la calme qui régnait dans Ses Eaux. Et si, par malheur, ça arrivait, elle se ferait un plaisir de réduire en charpie, cet insouciant. Le regard de celui ou celle qui se tenait à l'orée de la forêt semblait caresser la surface. Et cela suffisait à la mettre dans tous ses états. Elle enfoui sa main droite dans la boue. C'était gluant, et pourtant, c'était agréable. Il y avait tellement de souvenirs, ici ! Elle remonta à la surface, sans se presser, sentant pourtant ses poumons se soulever, en quête d'air. Et elle respira. Ses yeux trouvèrent ceux de L'inconnu(e) et elle le menaça du regard. Un sourire sadique se dessina sur ses lèvres.

Elle voulait jouer. Et ça, c'était pas bon signe...



Dernière édition par Jennyssie Yerann le Dim 26 Déc 2010, 16:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Jeu 14 Oct 2010, 22:39

Voici longtemps que je marchais, épuisé. Mais j'avais donner rendez vous a Clio, je ne pouvais pas l'ignorer ou le manquer, même si ma vie était en jeu.

Ça faisait environ 5 jours que je marchais, je n'aimais pas le cheval, on était cantonner à son allure, ses humeurs, alors qu'en courant, on était libre.
Je vagabondais doucement, déjà les odeurs de l'Otolep me parvenais. Le vent portais loin ces effluves maritimes.

J'aimais bien l'œil, pour avoir déjà visité ce lieu fantastique, je pouvais affirmer qu'il ne me repoussait pas, en tout cas sous mon côté extravertis, car ma personnalité timide était violemment rejeté par le mystérieux lac.

J'étais passé, il y à peu longtemps, par la citadelle frontalière, profitant de ses espaces et de son emplacement, je m'étais reposé un peu. Je me rappelais encore sa magnificence, ses habitations était parfaitement alignés, les salles d'entrainement nombreuses. Plusieurs fois dans la journée, je n'avais pu m'empêcher de demander à des frontaliers de se battre contre moi, la chanson me vrillait les tympans et il fallait qu'elle sorte. Je m'étais lié d'amitié avec certains frontaliers, et même si la pluspart était des nobles, ou du moins l'avaient été, ils ne gardaient aucun manière ou suffisance de cet ordre peu affectionné. Je mettais bléssé de nombreuse fois durant ces combats.
J'avais aussi profité de la présence d'un menestrel pour qu'il me donne des conseils pour quand je reverrais ma douce. Si les aides étaient plutôt simple, la façon de les dire et de mettre en forme les sentiments l'était beaucoup moins.
Je repensa avec bonheur aux divers combat. Bien que le poids d'une arme dans la main ne me plaisait pas spécialement, il était cependant agréable de se battre avec des personnes dont la réputation n'était plus a faire. Je me rappela avec nervosité ma première rencontre avec ce que je pensais être un frontalier, ma haine était dirigé contre eux. Quand j'appris que l'homme en question n'avait aucun rapport avec la cité, je pu profiter pleinement de mon court séjour.

Je passa un doigt pensif sur mon cou, me rappelant mon combat avec Tyra. Peut-être que si je me mettais à crier partout où j'allais qu'elle avait les yeux rouges, on pourrait se rebattre.

AHAHA j'imaginais assez bien la tête qu'elle ferait si elle me croisait en train de dire à des arbres qu'elle avait des yeux sanguins.

La végétation se mis assez rapidement à se diversifier, montrant les pouvoirs que possédaient ce mystérieux lac.

Puis je le vis, C'était une immensité liquide d'un bleu inouïs, parfaitement étalé. Un monde aquatique cerné de rocher blanc surplombant sa surface de plusieurs dizaine de mètre et de plages de pierres qui glissaient. J'aperçus un très léger remous dans ses profondeurs qui aurait échappé à la plupart des personnes.

Un remous?
Je me mis a courir, Clio était donc déjà présente. Le cœur léger de retrouvé ma chère et tendre, je m'arrêta subitement lorsque des cheveux blonds percèrent la surface du lac.

Ce n'était pas Clio, et malheureusement pour l'inconnue, la chanson commença à défiler dans ma tête, comme dans tout mes combats, elle donnait le rythme et me rendait heureux.

♫.He had to fight back tears of rage. - His heartbeat like a drum. ♫.









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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Ven 15 Oct 2010, 13:43

L’œil d’Otolep, nous nous étions donnés rendez-vous là, et ce en toute conscience des dangers que l’on couraient l’un et l’autre. Mais ne dit-on pas qu’Amour donne des ailes ? Pourquoi l’œil d’Otolep… je ne savais pas. Personnellement, je n’y avais jamais mis les pieds. Mais j’en avais eu des échos. Des rumeurs si étranges. C’était la curiosité encore une fois qui m’avait poussé à lui donner rendez-vous en ce lieu.

Comme toujours, je quittais le Domaine en pleine nuit, éclairée seulement par la lumière des étoiles qui me tenaient compagnies. Mais là, je n’étais pas vraiment seule. A chaque fois que je levais la tête j’avais l’impression que Son visage se dessinait dans le ciel stellaire. Ma bonne humeur, à laquelle avait cédé ma tristesse naturelle, revint bien assez rapidement. Car je savais que j’allais le revoir dans peu de temps. Une semaine, peut-être deux. Cela dépendrait de la route que j’emprunterai.

A la douceur et les fleurs de nos jeunes années
Aux yeux tout ronds d’un môme qui brillent, à cet instantané
A ta main et la mienne, violente, douce enlacées
Dans les doutes et les pleurs, aux creux des joies entraînées
Et ça va, ça vient, j’ te reviens dévasté
Une fois de plus écœuré, écorché de ce monde entier

Et pour un peu plus d’esprit
Pour toi mélodie


***

- « Dis Maman… c’est quoi l’Amour ? »
- « C’est l’art de savoir décrocher la Lune pour l’être aimé »
- « C’est possible ? »
- « Tu auras la chance de le vivre un jour. J’en suis sûre. Et alors tu te souviendras de mes paroles »


***

Here I am
Will you send me an angel
Here I am
In the land of the morning star

Les premiers rayons du soleil perçaient tout juste lorsque je sentis une douce sensation, comme si la nature était vivante à cet endroit. Comme si une force inexplicable m’attirait inexorablement à elle, sans que je puisse rien faire. Je souris, me disant que je ne devais plus être très loin. Et en effet, j’avais à peine franchi quelques mettre que la végétation s’éclaircit pour laisser apparaître l’œil d’Otolep dans toute sa splendeur, majestueux, impérial.

Je cherchais Sanaeth mais ne le voyant pas, je m’approchais prudemment. A mesure que j’approchais des rives, je vis une silhouette dorée se dessiner à la surface. A peine visible. Remontant progressivement. Je hochais la tête. J’avais l’impression de l’avoir déjà vu, mais je ne me rappelais plus où. Alors je fermais les yeux pour mieux faire le vide en moi. Mais l’avais-je rencontré ? Le Domaine. Cette évidence me frappa.
Une autre silhouette se dessina, cette fois-ci à proximité de la rive. Je reconnu la chevelure flamboyante de Sanaeth. Et je vis le sourire de cette fille. Un sourire sadique que je ne connaissais que trop bien pour en avoir souvent laissé apparaître. Un sourire qui ne m’inspira pas grande confiance.

Je m’approchais donc, adressant au passage un sourire franc à Sanaeth puis fixais l’inconnue, impassible.

- « Je suppose que tu ne te souviens pas de moi… Ne réponds, pas, ça n’a pas grane importance !! »

Sourire fugace et emprunt d’un l’un léger air de défi. Elle aimait jouer. Moi aussi. Alors j’allais entrer dans son jeu…

[Désolée je sais que je devais répondre en première... mais j'ai pas vraiment eu le temps. J'ai eu une fin de semaine un peu chargée --']
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Lun 18 Oct 2010, 20:39



Les souvenirs refluaient. Jennyssie aimait cette sensation de déjà vu qui l’inondait, l'impression de revivre et de tout recommencer. Elle s’apprêtait à refaire une expérience qu'elle avait déjà faite à deux reprises. Elle sentait tout son corps trembler d'excitation. Elle voulait connaitre la réaction du garçon, savourer l'amertume sur ses lèvres, le dégoûts, l'incompréhension, ou même la peur... Elle voulait l'énerver Le provoquer. Vraiment. Au point ou il serait obligé de porter une attaque. Sauf qu'elle n'était pas dupe... C'était ce qu'elle attendait. Ce dont elle rêvait jours et nuits. Un combat. Pour cette expérience qu'il lui fallait acquérir pour pouvoir s'affirmer envoleuse. Chasseuse de marchombres. Pour son frère. Et pour la haine flamboyante et jamais assouvit, qui l'avait envahit, lors de ce jour maudit ou la solitude et la mort s'était imposée à elle...

*

Elle cour. Elle le sent, ce pincement au coeur, la drôle d'impression que quelque chose cloche, que quelque chose ne se passe pas comme prévu. Comme si tout tournait au carnage. Un imprévu. Ce lien, qui l'a lie à la seule personne qu'elle aime vient de se briser. Les larmes coulent sur ses joues, intarissable. Elle sait ce qu'il s'est passé. Elle cour et l'oeil d'Otolep se découp derrière elle. Elle s'enfonce dans la forêt. Elle a envie de hurler au soleil de se cacher, parce que les autres n'ont pas le droit d'être heureux, pendant qu'elle souffre le martyr, comme jamais auparavant... Elle file entre les arbres telle une flèche. Trébuche. Elle se rattrape in extremis. Mais elle ne s'arrête pas. Jamais plus elle n'arrêtera de courir. Les arbres s'ouvrent sur son passage, semble se plier à sa volonté, se cacher à la vue de la mort. La fille s'effondre. Ses mains caressent le visage d'un jeune homme, cherche un mouvement dans sa poitrine. Son frère est mort.

Un mot, un seul, se fraye un passage jusqu'à elle. Elle le prononce.


"Marchombre"

Elle hurle sa souffrance. Hurle sa tristesse. Hurle son dégoûts... tout est finit, il est mort.

*

Une ombre de tristesse traversa son regard. Mais ce n'était rien comparé à la heine qui l'habitait. L'heure de la vengeance viendrait. Bientôt. Elle le savait. Elle le sentait. Parce que tout ce qui concernait cette mort était lié à elle par un lien presque palpable. Un rayon, venant du solil, traversa ses cheveux blonds et éclaira son visage. Elle était si petite comparé à l'homme. Mais sa chevelure, son physique, tout ce qui faisait partit d'elle l'a rendait imposante malgré sa stature. Une déesse du désert. Une déesse sadique et perverse.

*

Elle s'engouffre dans la rue. Le vent repousse ses cheveux derrière ses épaules. Et l'homme est la. Il l'a regarde, impressionné par son physique hors du commun. Il ne reste plus qu'un mètre entre eux. Elle le franchit, brise la limite qui les sépare. Elle se isse sur la pointe des pieds. Et elle l'embrasse. Fraiche et sauvage. Elle lui morre la lèvre inférieur. Elle veut jouer. L'homme est tombé dans son piège. Elle s'écarte. Pour mieux se rapprocher. Sa lame perce la peau de l'homme en un gargouillit. Le rire de la fille retentit. Et son murmure se glisse dans l'oreille de sa victime :


"Je n'appartiens à personne."

Le sang s'écoule. Le dernier souffle de l'homme. Le plus long. Et le coeur qui se débat pour garder son rythme, pour continuer à battre. Pour continuer à vivre.
C'est trop tard, la vie s'écoule hors du corps de l'homme.


"Mais ta vie, elle, m'appartenait..."

Rire sadique.

*

Jenny écoutait la fille qui approchait. Ses pas étaient legés. Pressé. aucun doute. C'était une fille. Son corps se plaça devant celui du garçon et elle s'ouvrit pour offrir des paroles.


- « Je suppose que tu ne te souviens pas de moi… Ne réponds, pas, ça n’a pas grane importance !! »

Un sourire, reflet de celui de Jennyssie. Elle reconnait le regard de la fille. Protecteur. Sauvage. Aimant. Et aimé. Une apprentie. La jeune femme sonde du regard le jeune homme et elle comprend pour l'avoir déjà vécu. N'était-ce pas la même chose avec Cian ? Voleur de coeur. La fille venait d'entrer dans le jeu de Jennyssie. Mais pire encore, elle venait de trahir son amour pour un apprenti marchombre. Et ça, c'était pas bon. Pas bon du tout...

- Tu te trahis toute seule, apprentie. Tu dois savoir qu'il ne faut jamais me provoquer. Tu aimes cette homme. Malheureusement, c'est la mauvaise personne à aimer. Je me trompe ? Je sais qu'en tuant le marchombre, c'est toi que je tue. Ingénieux non ? Peut-être t'endormiras-tu moins bête ce soir...?

Éclat de rire. Reflet du passé. Rêve de vengeance. Elle s'élança, montrant par la que l'heure des discussions étaient révolu. Elle avait bondit. Non, elle n'avait aucune intention de tuer. Elle savait pertinemment que ce combat n'était pas équitable. Elle était trop avancer sur la voie pour qu'ils puissent lui échapper. Revers du bassin. Elle contourna la fille. Danse sous le soleil. Elle courut droit sur l'arbre de derrière, arracha son poignard qu'elle lança aussitôt. Aux pieds de la fille. Pour l'arrêter dans son élan, parce qu'à l'évidence, elle n'allait pas l'a laisser faire. Jennyssie s'élança. Évita. Encore une fois. Et frappa. Ou fit mine de frapper. Déjà, elle courrait se réfugier à l'ombre des arbres. La provocation était son art. L'homme était plié en deux...

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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Lun 18 Oct 2010, 22:02

Un sourire,
Aussi simple qu'il l'était, il m'avait bouleversé. Voilà cinq jours que je marchais, avec comme seul but, la retrouvé.
La revoir, la sentir, l'embrasser, l'aimer.
Et elle était là, je me sentais bien. Son aura apaisé mes sens.

Mais je me sentais heureux. Sa voix m'avait sans aucun doute sauvé il y une semaine face à Tyra, et même si j'avais perdu, le bonheur de la voir me submergea.
Elle était belle.

- Je suppose que tu ne te souviens pas de moi… Ne réponds, pas, ça n’a pas grande importance !!

Cette voix, que j'avais rêvé d'écouter à nouveau, me fis frissonner.

Une seconde voix me tira de ma contemplation, froide, menaçante :

- Tu te trahis toute seule, apprentie. Tu dois savoir qu'il ne faut jamais me provoquer. Tu aimes cette homme. Malheureusement, c'est la mauvaise personne à aimer. Je me trompe ? Je sais qu'en tuant le marchombre, c'est toi que je tue. Ingénieux non ? Peut-être t'endormiras-tu moins bête ce soir...?

Un rire, sadique. Emprunt d'émotion, cette fille avait un lourd passé.
Le joug Ts'lich avait ravagé les Hommes. Et la majorité des Gwendalavirien avait beaucoup perdu dans cette guerre.

Soudain elle se mis en mouvement, rapide, féline, véloce, dangereuse.
On ne pouvait rien faire, et pourtant, je ne pouvais pas laisser Clio se faire blesser. Même si ma vie était en danger, elle devrait d'abord me vaincre.

Elle ramassa sa dague et visa ma Moitié. Ma tête me faisait mal, je m'étais trop approché de l'œil sous ma forme introvertis, j'étais encore loin, et pourtant je ressentais déjà les effets.
Je vis la dague partir, lentement, comme au ralentie.
Elle se ficha juste aux pieds de ma Douce. Puis je compris enfin le sens de sa tirade.
Elle ne voulait pas blessé physiquement Clio, mais elle espérait la faire souffrir encore plus en me tuant.
En un sens c'était mieux, ainsi elle ne risquait presque rien pour le moment.
Puis je vis l'étrange femme rentrer dans mon champs de vision.
C'était donc possible d'être aussi rapide...
Elle frappa, une fois.
Et je ne pus rien faire, elle était trop forte, trop agile.
Son poing rencontra sauvagement mon bas-ventre. Le souffle coupé je m'écroulais par terre. La vue encore brouillé par le coup, je me concentra sur Clio, il fallait que je vérifie que la lame ne l'avais pas touché.

Mais respirer était impossible, malgré tout mes efforts, mes poumons restaient obstinément fermé. Je glissa lentement dans l'inconscience.


***

- Dis Papa, pourquoi les poissons peuvent respirer sous l'eau?
- Et pourquoi ne pourraient ils pas?
- Et pourquoi les bruleurs sont dangereux?
- Pourquoi ne le seraient il pas?

Mon père était sans doute amusé par mes questions, j'avais alors quatre ans, l'âge où les Hommes deviennent curieux.

- Et pourquoi les oiseaux peuvent voler?
- Pourquoi ne le pourraient ils pas?

Toujours cette même réponse, agaçante mais pourtant divertissante.

- Et pourquoi moi je peux pas voler?
- Le voudrais tu?
- Oui !!
- Et pour quoi faire?
- Voir les gens, leurs façon de vivre et les aider si il y a besoin.

Mon père éclata de rire, passa sa main dans mes cheveux et dis :

- Tu voleras mon fils, plus haut que tout les oiseaux réunis. Je crois en toi.

***

Respire !
Respire !
Respire !
RESPIRE !!!

Mon corps me le clamait, mais je ne le pouvais pas. Elle avait frappé trop fort, trop puissamment, au bon endroit.

RESPIRE !!
RESPIIIIIRE !!!!!!

La voix de Clio parvint à mes oreilles.
Mais je ne comprenais pas.

Un souffle, une pensée

- Clio ... désolé …



Dernière édition par Sanaeth Meian le Mar 19 Oct 2010, 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Mar 19 Oct 2010, 16:13

Je restais perplexe et méfiante face à la réponse de la fille aux cheveux d’or et la peau d’ébène. Dès le début, dès le premier regard, la réalité de sa beauté sauvage m’avait interpellé.

Sa capacité d’analyse ultraperformante m’avait laissé surprise et sans voix. Comment à peine un sourire furtif, un regard, avaient-ils pu lui faire deviner la réalité de notre amour « interdit » ?! Oui interdit car après tout j’étais une jeune mercenaire et Sanaeth un apprenti marchombre. J’en déduisis que la fille devait déjà être bien avancée sur la Voie du Chaos. Et il fallait que je me montre prudente car je savais pertinemment que si combat il y avait, cette fille aux allures d’une déesse exotique serait beaucoup plus forte et efficace que Sanaeth et moi réuni. Elle n’aurait donc aucun mal à nous tuer si elle le désirait. C’était là un véritable jeu de stratégie qui s’engageait. Avec une légère lueur de folie dans les yeux, je souris. J’aimais jouer.

La fit se mit en mouvement et je la suivis du regard, méfiante, et guettais le moindre de ses mouvements. Je la vis sortir de son fourreau une grande dague et tandis que je fléchissais les jambes, prête à réagir au besoin, elle lança l’arme qui se ficha dans le sol à mes pieds. Regardant successivement le poignard et le visage empreint d’un air provocateur, je hochais la tête légèrement perplexe. Seulement ?

Alors que je m’abaissais pour ramasser la dague, elle se précipita plus rapide et furtive qu’une ombre… et frappa. Sans que je ne puisse réagir, elle assena un coup surpuissant à Sanaeth, avant de prendre la fuite vers le bois environnant.

Alors que mon amant sombrait dans l’inconscience, je me précipitais à ses côtés. Il semblait lutter essayant en vain de respirer, du moins d’obliger ses poumons à s’ouvrir. Il parvint seulement à me demander pardon, ce qui eut pour effet de me paniquer quelque peu. Il n’était pas question que je le laisse mourir ici. Voilà la première fois depuis des années que je me sentais vraiment aimée et je n’allais pas laisser filer cette chance qui ne reviendrait peut-être plus jamais. Et surtout qu’il m’étais impossible d’imaginer vivre sans lui. Je pris son visage dans mes mains et l’embrassais.

- « Si tu me laisse maintenant, je n’y survivrai pas. Je t’en prie ne me laisse pas… tu as promis »

J’avais à peine susurré ces mots afin que seul Sanaeth puisse les entendre. Car je me doutais bien que l’autre devait avoir une ouïe excellente, et ce malgré la distance qui nous séparait.

Je me relevais souplement d’un geste vif, le poignard toujours en main. Je courus à pas léger jusqu’à la lisière de la forêt mais sans faire un pas de plus. Le regard noir et glacial, je scrutais les ombres. Il fallait absolument que je l’attire à découvert. Car dans une telle végétation je ne serais pas en mesure de risquer un combat sans avoir une chance d’en sortir vivante.

- « Pourquoi cours-tu comme ça ? Aurais-tu aussi peur de moi pour t’enfuir ainsi comme une lâche ?! »

Je prononçais ces mots assez forts pour être sûre qu’elle puisse m’entendre. Et je savais pertinemment qu’elle ne me craignait pas. Ce serait ridicule. Mais je me doutais cependant que la traiter de lâche la mettrait dans tous ses états. Personne n’appréciait qu’on s’attaque à leur amour-propre. J’étais bien placée pour le savoir. Ainsi, elle reviendrait à la charge et j’aurais alors réussi à la faire venir en terrain découvert.

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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Mar 19 Oct 2010, 20:47

- Clio ... désolé …

Le rire de la jeune femme raisonna dans le sous-bois. Une chaleur inhabituelle s'échappait de son corps alors que le soleil faisait brillait ses cheveux. Elle était belle. Elle était la flamme qui s'évanouit dans la nature. La déesse qui disparaît dès que l'on se met à la chercher. Elle était elle. Avec sa douceur sauvage, sa beauté et sa démarche féline. Elle était si différente. Si animale. Mais tout était la. C'était cette impression de liberté qui l’entourait qui avait toujours attirée les hommes à elle. Ce n'était plus seulement un semblant de liberté. Elle était sauvage. Belle. Libre. A jamais. Pour toujours. La seule chose qui l'avait gardé prisonnière était son passé. Hier encore, elle sombrait dans sa démence habituelle, entraîné dans sa colère, dans sa haine.

Si elle était si méchante. Si sadique, si perverse. Si elle se comportait comme un animal ayant soif de sang... C'était parce que, en un sens, le siens avait coulé. Parce qu'elle avait été folle. Même si elle s'était, pour le moment, rétablit. Personne, jamais personne, ne pourrait l'a faire sortir de sa folie pure. Elle était Jennyssie.

"Elle est l'éclat du soleil au-dessus du désert, comme l'éclat de ses yeux; elle est le souffle lent et régulier d'un loup qui court sous la lune et la petite ombre qui se cache pour fuir son passé."

Ses propres paroles raisonnèrent en elle et se répercutèrent dans la forêt, fusant vers le ciel. Promesse. Elle chantait. Elle chantait ce qu'elle savait au plus profond d'elle même.

♫ Je suis l'éclat du soleil au-dessus du désert, comme l'éclat de mes yeux; je suis le souffle lent et régulier d'un loup qui court sous la lune et la petite ombre qui se cache pour fuir son passé. ♫

Son coeur battait. Vite. Les yeux de son frère l'a hantait, l'encourageait. Elle courrait dans le bois. Parce qu'elle ne s'était jamais arrêté. Elle s'attendait presque à voir un corps, dans l'une de ces clairières. Mais ce n'était pas la bonne forêt. Pas le bon endroit. Peu importe. Peu importe. Elle rit. Ses pieds avançaient tous seuls, poussé par un irrésistible envie de liberté. Elle sentait le vent se couler avec douceur dans ses cheveux, ses mèches folles s'exciter dans son dos. Et la voix de la fille retentit.

- « Pourquoi cours-tu comme ça ? Aurais-tu aussi peur de moi pour t’enfuir ainsi comme une lâche ?! »

Sa cheville pivota. Ses pieds nus heurtèrent violemment la racine d'un arbre. Elle fit volte face. La flamme, dans ses yeux, dansait. Jennyssie s'élança de nouveau. En sens inverse. Elle s'arrêta lorsque ses yeux se posèrent sur la silhouette de Clio. Elle resta néanmoins cachée par les arbres et sa voix raisonna dans le sous bois, si bien qu'il lui serait presque impossible de savoir avec exactitude, à quel endroit elle se trouvait.

- Je n'appartiens à personne. Alors que je sois lache ou pas, je ne vois pas ce que ça change. J'assume. Je vis. J'avance. Un jour tu constateras par toi même que la dépendance que tu éprouves pour un homme te rend moins libre. Certains aime sans être dépendant. Alors c'est ce que je te souhaite. La vie peu vite tourner au carnage si tu ne cache pas ton amour pour un marchombre.

Un sourire. Elle était soudain plus compatissante. Parce qu'elle avait vécu cette chose. Parce qu'elle ressemblait un peu à Clio. Et parce que cette jeune fille n'avait pas peur. Elle voulait l'aider. Lui apprendre que l'amour qu'ils vivaient devait être caché. Ou l'un d'eux, un jour, mourrait. Peut-être tué par quelqu'un faisant partit de leur même voie. Et ça, jamais elle n'aurait supporté que ça arrive à Cian. C'était pour cette raison qu'elle était partit. Pour cette raison qu'elle l'avait repoussé. Pour cette raison qu'elle avait fuit ce sentiment qui naissait en elle.

- Tu ferais mieux d'aller le retrouver. Il va s'inquiéter s'il ne te trouve pas à son réveil. Il ne devrait pas tarder à revenir à lui.

A présent, la fille devait la voir. Parce qu'elle s'était avancé en parlant et parce qu'elle était un volcan en effusion. Elle était l'incarnation pure du soleil. Et que la lumière de celui-ci transperçait toujours les feuilles de quelque bois...

[ Un peu la flemme de chercher à faire mieux... Désolé. ]
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Mar 19 Oct 2010, 23:56

RESPIRE !!
RESPIRE !!
RESP …
IRE !!!
RESP…


Un battement de cœur, un ultime, et le vide.
Un contact, un sentiment, une voix, un murmure, un appel.
Déchirant :


- Si tu me laisse maintenant, je n’y survivrai pas. Je t’en prie ne me laisse pas… tu as promis


Le vide, encore, toujours.

Puis la libération.
Je rejeta la tête en arrière violemment, mes yeux s'ouvrirent en grand et j'inspirais profondément, toussant et pleurant à la fois.
Ma gorge me faisait mal.

Face à moi, ma Belle.
Reflet de mon amour.
Elle m'avait sauvé, encore. Je me sentais pitoyable, comment avais je pus oublier ma promesse, comment ais-je pus penser la laisser seul face à cette femme à la peau d'ébène.
Les yeux de ma Douce était sombre, glacial. Je pouvais cependant encore y lire la frayeur qu'elle avait ressentit lorsque je m'étais écroulé.
Elle se retourna et partit à la poursuite de l'inconnue, encore sous le choc je ne pus rien dire, alors que mon âme voulait lui hurler de rester, lui hurler que la mystérieuse femme était beaucoup trop avancé sur sa Voie.
Je ressentais encore dans tout mon corps son coup. Il avait était parfait, chirurgical.

Ma moitié partit cependant, ses cheveux virevoltant aux vent.
Et moi, prostré par terre, je ne pouvais bouger, je ne pouvais l'aider. J'étais inutile, encore une fois.

Elle s'arrêta devant les premiers arbres, calme. Je l'entendis crier :


- Pourquoi cours-tu comme ça ? Aurais-tu aussi peur de moi pour t’enfuir ainsi comme une lâche ?!

Seul le vent répondit à son appel. Et c'était tant mieux, peut-être qu'elle était partit loin. Nous laissant en paix.
Un rire, des paroles :


- Je n'appartiens à personne. Alors que je sois lache ou pas, je ne vois pas ce que ça change. J'assume. Je vis. J'avance. Un jour tu constateras par toi même que la dépendance que tu éprouves pour un homme te rend moins libre. Certains aime sans être dépendant. Alors c'est ce que je te souhaite. La vie peu vite tourner au carnage si tu ne cache pas ton amour pour un marchombre.

Cette femme l'avait vécu, cet amour interdit.
Je commença à me mettre à genoux, la mystérieuse inconnue ne me voyait pas.
Mon souffle repris lentement son rythme habituel. Je tenta de me lever, vacilla mais resta debout.
La mercenaire continuait de parler :


- Tu ferais mieux d'aller le retrouver. Il va s'inquiéter s'il ne te trouve pas à son réveil. Il ne devrait pas tarder à revenir à lui.

J'avançais doucement, trébuchant par moment. Le contre-coup était vraiment destructeur.
Lorsque j'arrivais à la hauteur de Clio, je tendis mon bras, créant une barrière protectrice entre elle et la femme aux cheveux d'or.


- Notre amour …

J'étais encore haletant :

- … Ne vivras pas caché, mais au grand jour … J'utiliserais la force de mes poings à quiconque aurait quelque chose à dire la dessus.


De nouveau, le souffle me manqué :

- Même si je dois affronter le plus puissant des Ts'liche, je ne laisserais jamais …

Douleur :


- … personne barrer la route de notre bonheur. Parce que …

Souffrance, de plus en plus importante :

- Je l'aime.


Je vacilla, une énième fois. Étais je donc si faible?

Je sentis le souffle de Clio me caresser le cou, me redonnant un peu de force. Je ne détournas cependant pas la tête de notre vis-a-vis.

- Même si mon adversaire est cent fois plus fort que moi …

Un nouveau vacillement, je ma plaça encore un peu plus devant ma Moitié.
Car les yeux de la mercenaire avaient une lueur effrayante.
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Lun 08 Nov 2010, 22:58

Alors là on nageait en plein délire !! D’abord elle avait attaqué Sanaeth, mon Sanaeth, en lui assenant un coup d’une rare précision. Et ensuite voilà qu’elle me donnait des conseils. Elle était vraiment lunatique cette fille. Je restais interdite durant de longues minutes, ne sachant plus que penser. Pourquoi avait-elle soudain décidé de se montrer compatissante envers moi, nous ? Elle aurait tout aussi bien pu nous tuer tous les deux, ça n’aurait certainement pas empêché la Mercenaire aguerrie qu’elle était de dormir sur ses deux oreilles.

Je haussai un sourcil, agacée. Pour qui se prenait-elle ? Qui était-elle pour me dire ce que je devais faire ou non ? C’était vraiment la meilleure celle-là !! Je bouillonnais intérieurement. Je sentais l’irritation se muer lentement en colère. De quels droits…

Je fus stoppée net. Une main s’était emparée de la mienne, une main que j’aurais pu reconnaître entre mille. Une main si douce, pleine de promesse. Mon Sanaeth. Machinalement, j’entrecroisais mes doigts avec les siens. Alors qu’il se dressait devant moi dans un geste de protection, je posais un regard emprunt d’inquiétude sur lui. Décidément, elle avait bien frappé. Un coup, un seul de la part de la fille aux cheveux d’or, s’était avéré plus efficace que je ne l’avais jamais été. Et pourtant, qui sait combien de « victimes » j’avais déjà à mon actif. Mais elle, elle avait été tout simplement sidérante, aussi rapide que le vent et aussi furtive qu’une ombre. Si c’était ça être Mercenaire, j’avais bien de ne jamais égaler le tiers de l’efficacité de cette fille. Enfin, j’avais bien l’intention de m’en rapprocher tout de même.

Sana pris la parole. Et je souris pensivement à ses paroles. Et je réalisais que finalement les mots de la jeune Envoleuse n’étaient peut-être pas si bête. Et moi comme une andouille, je m’étais laissée emporter par mon caractère impulsif. Et encore une fois, ce fut mon Aimé qui m’ouvrit les yeux sur la réalité de mon amour pour Lui. Un amour si démesuré que si je venais à le perdre, j’en serais détruite. Autant physiquement que mentalement. Il était devenu essentiel à ma vie. Il était mon Astre et je gravitais autour de Lui. Un comble pour moi qui avais juré ne plus être esclave de quoi que ce soit. Et sur ce point la Mercenaire à la peau d’ébène marquait un point. J’avais troqué ma récente liberté contre les chaînes de l’Amour. Cela dit, je ne le regrettais en rien.

- « Et qu’est-ce que tu suggères ? »

J’avais parlé sans réfléchir, me laissant d’abord emporter par une certaine impulsivité.

- « Tu sais sans doute que ça ne se contrôle pas ce genre de chose ?! Car je suppose que tu en as déjà fait l’expérience… »

Cela dit, j’avais plutôt intérêt à graver ses conseils dans ma mémoire. Il fallait que je cache à tout prix cet « amour interdit ». Ce n’était pas tant les Marchombres car ils étaient bien trop compréhensifs et gentils, mais plutôt les Mercenaires car eux ne seraient pas tous capables d’accepter que l’Amour fasse partie de la vie de quelqu’un, surtout quand il s’agissait d’un des leurs.

Et j’avais peur. Mais aujourd’hui c’était une autre peur qui naissait en moi. La peur de Le perdre. La peur de mourir et de L’abandonner sans l’avoir assez aimé.


[ Désolée du retard ^^"]
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Mar 09 Nov 2010, 14:06

L'homme s'était avancé, une lueur brûlante dans les yeux. Il était une flamme. Chaude, grande. Rassurante. Un feu ardent se déployait en lui et consumait tous ses doutes. Ses cheveux étaient des flammes d'un rouge flamboyant. Il était beau. Grand. Imposant. Mais ce qui le rendait si fort cachait simplement son incapacité à ouvrir les yeux... Sa faiblesse. Au fond, tout au fond, il ne comprenait pas. Il était si naïf. Et pourtant, c'était si beau à voir. Si beau à entendre. Un léger sourire naquit au coin des lèvres de la jeune femme. Non, pas son habituel sourire sadique. Plutôt compatissant. Presque aimant. Soulagé. Elle releva légèrement la tête. Elle aurait voulu qu'ils comprennent tous les deux. Elle aurait voulu qu'ils écoutent. Qu'ils apprennent ce qu'elle avait sût seule. Elle voulait leur transmettre sa crainte. Et en même temps, elle les trouvait si courageux d'avancer ensemble, malgré tous les risques. Elle ne pouvait pas décider pour eux. Elle ne pouvait que les mettre au courant des risques qu'ils encouraient et attendre qu'ils réfléchissent, ensemble. Elle aurait voulu qu'ils s'inquiètent un peu plus. Leur amour l'un pour l'autre les rendaient aveugle au reste de la vie. A tous les risque et périls. Et Jennyssie savait, à cet instant précis, que rien ne les arrêterait. Leur vies étaient liés. Il n'y avait plus deux voix différente. Il n'y en avait qu'une. Ils allaient avancer ensemble. Jusqu'à la fin. Et s'il arrivait malheur à l'un, l'autre finirait par mourir de chagrin et leur vie, leur voie à tous deux, s'arrêterait la. Mais au moins, ils auraient vécus. C'était à la fois si beau et si triste.

Jennyssie avait déjà ressentit cela. Et en même temps, c'était comme si la flamme qui brillait en eux et le lien invisible et presque palpable qui les liaient étaient bien plus grand, bien plus fort que tout ce qu'elle avait vécu. Plus fort encore que ce qu'elle avait vécu avec Oddy. Et pourtant, elle l'avait aimé. Vraiment. Un amour sans limite. Sauf celle de la mort. Les deux jeunes gens restaient impassible, mais douteux. Ils se tenaient la main, mais même s'ils s'étaient trouvé à des kilomètre l'un de l'autre, ils auraient été réunit. Ensemble, ils étaient tellement plus grand. Tellement plus fort. Malgré tous leurs doutes et faiblesses. Ils se complétaient. Ils s'aimaient. L'horloge folle, dans la poitrine de la jeune femme, accélérait sans cesse. Elle comprenait maintenant. Et elle approuvait. Elle aurait même été capable de les aider. De les aider. Et c'est ce qu'elle comptait faire. Jusqu'à sa mort, elle les aideraient. Parce qu'elle comprenait. La leçon qu'elle leur avait donné ne servirait qu'à faire grandir leurs doutes et faiblesses. Alors elle allait mettre les choses au clair. Elle allait réparer ce quelle avait fait. Parce qu'elle croyait en leur amour. Et malgré tout, elle aurait tant voulue se sentir aimer. Comme Clio.

Les mots de Sanaeth étaient trop fort pour qu'elle n'y croit pas. Parce que Lui, il y croyait. Son sourire tendre atteignit ses yeux. Ne comprenait-il pas que s'il mourrait pour sauver son aimée, il l'a tuait plus encore ? Ne comprenait-il pas que sa mort serait plus douloureuse encore pour Clio que si c'était elle qui périssait malencontreusement ? A partir de maintenant, ils allaient devoir se méfier de tout et de tout le monde. Cacher leur identité. Cacher leur amour. Fuir les mercenaires et les marchombres. Et fuir leur propres ami(e)s. Ils allaient devoir se taire. Ils allaient devoir apprendre à cacher le plus important des secrets. Ce secret la, c'était leur propre vie. Ils ne devaient rien laisser passer. Ils devaient y croire, sans trop y croire. Mais ils s'en sortiraient.

- « Et qu’est-ce que tu suggères ? Tu sais sans doute que ça ne se contrôle pas ce genre de chose ?! Car je suppose que tu en as déjà fait l’expérience… »

Oh oui. Elle savait bien plus de chose à ce sujet que la jeune fille n'en doutait. Elle savait même temps de choses dessus, que, malgré sa drôle de personnalité, elle allait tout faire pour eux. Donner sa propre vie en échange de leur amour, s'il le fallait. Parce qu'elle y croyait. Elle croyait à ce bonheur. Elle avait prit tant de vie à tant de gens, que donner sa vie en échange de leur bonheur, de leur amour, ne lui faisait pas peur. Elle n'avait jamais eu peur de la mort. Et cette mort la serait comme un triomphe. Elle serait heureuse de mourir ainsi... Elle sentait le doute dans la voix de la jeune fille. Il était presque palpable.

Elle s'avança vers les deux jeunes gens. La lumière du soleil toucha ses cheveux, sa peau, son visage, ses yeux et se refléta dans la clairière. Et lorsqu'elle parla, sa voix était nettoyé de tous doutes. Elle vibrait d'intelligence et d'amitié. Elle leur offrait sa vie en leur parlant ainsi. S'en rendait-il simplement compte ?

- Je te propose un marché. Contente toi d'écouter. Je pense que c'est votre seule chance de vous en sortir. Ne vous montrez jamais en public. Cachait vous. Ne restez jamais dans un endroit aussi ouvert, on ne sait jamais qui peu se cacher et qui peu vous observer. Vous n'êtes pas encore assez expérimenté pour prendre en compte tout ce qui vous entour. Donnez vous rendez vous dans un endroit très précis. Un appartement, en ville, par exemple. Faites attention à vos arrière. Personne ne doit jamais vous suivre. Et surtout. N'ayez pas peur. Je serais la.

Jamais très loin. Le vent lui soufflerait les doutes. Elle ne serait jamais loin. Jamais. C'était une promesse qu'elle se faisait. Un nouveau but dans sa vie. Parce que sans but, elle n'était rien. Et maintenant que son seul but allait bientôt être atteint, qu'elle allait devenir mercenaire d'ici une semaine, elle devait s'en trouver un autre. Ses mots, ses paroles sonnèrent comme une promesse.

Elle lacha un petit rire sadique. Qui ne leur était pas destiné. Un rire qui visait surtout ceux qui auraient le culot de se mettre dans le chemin de ces deux âmes si pures.

Une promesse qui serait valable jusqu'à ce qu'ils deviennent tous deux mercenaires et marchombres et qu'ils soit capable de se défendre par eux même.
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Mer 10 Nov 2010, 00:09

- Tu sais sans doute que ça ne se contrôle pas ce genre de chose ?! Car je suppose que tu en as déjà fait l’expérience…

Sa voix s'était élevée dans le silence de ma tirade, sa main chaudement logée dans la mienne me rapportait bonheur et réconfort.
Et pourtant quelque chose sonnait faux dans sa phrase, un doute, faible mais présent. Les paroles de la femme ébène l'avaient touchées, alors qu'elles avaient rebondis avec agressivité sur mon esprit.

Je ne comprenais pas, pourquoi n'étais je donc pas affecté par ses paroles qui devaient pourtant être vrai?
Pourquoi mon esprit refusait il de se laisser pénétrer par ces phrases?

Elle sortie de sous les arbres, les rayons du soleil se mirent à danser dans ses cheveux, sur sa peau et ses yeux.
Elle prit la parole :

- Je te propose un marché. Contente toi d'écouter. Je pense que c'est votre seule chance de vous en sortir. Ne vous montrez jamais en public. Cachait vous. Ne restez jamais dans un endroit aussi ouvert, on ne sait jamais qui peu se cacher et qui peu vous observer. Vous n'êtes pas encore assez expérimenté pour prendre en compte tout ce qui vous entour. Donnez vous rendez vous dans un endroit très précis. Un appartement, en ville, par exemple. Faites attention à vos arrière. Personne ne doit jamais vous suivre. Et surtout. N'ayez pas peur. Je serais la.

Je ne savais pas si elle s'adressait à moi ou à ma Douce, je pris donc l'initiative de décider que ses mots m'étaient dédiés.

- Pourquoi tient tu tant que ça à nous venir en aide? Ne te serais il pas profitable de chercher à ton tour cet amour qui occupera tes pensées?

Je ne lui portais pas la moindre once de confiance, et ceci pour une raison que j'ignorais totalement. Chacun de ses mots m'agressaient, me faisait devenir plus virulent à chaque fois.

Seul la main chaude de ma Belle parvenait à calmer mes ardeurs.
La mercenaire sourit, un sourire sadique. J'eus un mouvement de recul, si elle tenait à nous apprendre dans la souffrance, j'étais prêt à tout endurer du moment qu'elle ne toucherai pas à Clio.


- Après avoir subit ton attaque, je dois reconnaître que tu dois avoir bientôt finis ta formation, qui me dit que tu ne vas pas essayer de t'attaquer à Clio une fois ton retour au domaine effectué?

Je pris une pause, pensivement :

- Il serait plus simple pour moi que tu ne puisse plus rien tenter contre elle, que ce soit maintenant ou dans le futur.

Je souriais intérieurement à ma menace, sans aucun doute pas assez dissimulée, mais je n'en avais que faire.

La protection de ma Douce comptait plus que tout ...



[Désolé un peu court <_<]
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MessageSujet: Re: Le reflet du passé [Terminé]   Dim 26 Déc 2010, 16:06

Le jeune homme avait raison. Il ne pouvait pas se tromper, parce que la femme qui se tenait à ses côtés, était celle qu'il aimait. Il était méfiant pour cette raison. Il était méfiant et avait surement l'impression de pouvoir renverser des montagnes, grâce à elle et Pour elle... Clio était sa raison de vivre et la jeune apprentie s'était-elle aussi, laissé prendre au jeu. Jennyssie avait essayée de leur ouvrir les yeux, vers la mort certaine vers laquelle ils fonçaient comme des flèches. Mais l'amour les avaient déjà rendu aveugle.

Sanaeth était insolent. Et la jeune envoleuse avait du mal à supporter qu'il se croit invulnérable. Et pourtant, elle savait qu'il était indemnisé contre toute atteinte qu'elle pouvait lui porter. Sauf si elle s'attaquait à Clio. Alors, doucement, elle murmura d'une voix empreinte de haine :

- Cet amour, je n'en veux pas. Et j'ai changée. Je doute qu'un être, quel qu'il soit, puisse m'aimer. En revanche, ce dont je suis sûre, c'est que jamais je ne m'attaquerais à quelqu'un qui fait partit des mercenaires. Clio, sache néanmoins, qu'après ta formation, tu ne sera pas mercenaire, mais envoleuse. Sais-tu ce que cela veut dire ? Chasseuse de marchombre. J'espère que ton ami sera mort avant que tu ne le devienne. A présent, Sanaeth, tue moi si tu le souhaite. Mais je t'en prit, attend de gagner un peu d'expérience... Je n'ai aucune raison de te tuer parce qu'il est encore temps pour toi de renoncer à ton statut de marchombre.

Jennyssie adressa un dernier regard à Clio, à celui dont elle était tombé amoureuse, puis, un sourire. Un sourire qui n'avait rien de méchant, rien de dangereux. C'était presque tendre, comme geste. Et enfin, elle s'éclipsa. Elle ne voulait pas rester la, à parler avec des jeune gens déjà atteint par un amour qui était indissociable et qu'elle même n'était pas capable de protéger. Elle ne voulait pas perdre son temps avec ces jeunes gens qui ne semblaient pas comprendre, ni vouloir comprendre. Elle avait un peu pitié, mais elle ne pouvait rien faire pour les prévenir à part attendre que quelqu'un découvre ce qu'ils vivaient et finisse par tuer l'un d'entre eux.

Jennyssie récupéra ses habits sur la berge. Puis, doucement, elle se mit à courir, tout en les enfilant. Elle souriait, sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment chercher de réponses à cette bonne humeur un peu soudaine. Et sans vraiment savoir pourquoi, elle se mit à fredonner une chanson que son frère avait pour habitude de chanter, mais elle ne connaissait pas les paroles...

*

- Maman, chante moi une chanson...

Doucement, la jeune mère chantonne. La chanson est longue. Triste. Douce. Belle. Liro voudrait qu'elle dure toute la vie. Mais son père appel sa mère depuis la cuisine.

Il ne comprendra jamais ce qu'il s'est passé en bas, ce jour la. Mais ce qui est sur, c'est que sa mère a disparut, ne laissant derrière elle qu'un air un peu triste qu'il n'oubliera jamais.

*

Courir, courir. Même si le vent venait de devant, elle avançait comme s'il était de derrière. Aller plus vite, plus vite... Elle aimait sentir le vent l'a caresser doucement. Elle aimait pouvoir le contrer de son corps et lui imposer la violence d'une force nouvelle. Depuis combien de temps est-ce que cela durait ? Longtemps. Deux heures peut-être. Plus ? Possible. La forêt se dessinait déjà, non loin. Et pourtant, elle n'était aucunement mélancolique.

Elle perça la couche infranchissable des arbres. Ce n'est qu'à ce moment la qu'elle sentit la peur revenir hanter son corps entier et l'obliger à aller plus vite qu'elle n'en était capable... Les mêmes passages, les mêmes plantes, les mêmes impasses. Elle trébucha sur une plante qui lui barrait la route. Pourquoi ? Parce qu'elle n'était plus la nouvelle Jennyssie. Elle était l'ancienne. Celle qui avait couru pour arriver à temps au près de son frère et qui n'y était pas parvenue. Elle se rattrapa in extremis. Combien de temps est-ce que sa course folle dura ? Elle revenait en arrière lorsqu'elle tombait sur un mur de plante infranchissable. Elle courrait. Plus vite que jamais. Elle pleurait. Plus que jamais.

Elle s'écroula. C'était une clairière. Et au milieu, il n'y avait rien.

Oublier.

Oublier.

Il lui fallait accepter.

Accepter.

Elle n'aurait jamais du venir. Combien de temps resta-t-elle à terre ? Ses larmes cessèrent de couler. Elle retrouva son visage impassible. Elle oublia ce qu'elle faisait la, et elle rentra chez elle. Le domaine, enfin.
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