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 Un lac gelé n'est pas signe de gens insensibles [ PV Irydae + libre ]

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MessageSujet: Un lac gelé n'est pas signe de gens insensibles [ PV Irydae + libre ]   Ven 17 Déc 2010, 23:39

« On ne fait qu'effleurer le sol ou on monte déjà haut dans le ciel ... puis un jour on tombe. Si on ne faisait qu'effleurer le sol, la chute sera rapide et peu douloureuse, mais plus on était monté haut, plus la chute sera longue et fera mal. Pourtant, ceux qui se relèvent sont toujours ceux qui sont tombés de haut. »

Le soleil ne s'était pas encore pointé le nez dans le ciel, déjà je partais. Je n'avais plus envie d'attendre, et que je reste à l'académie ne changerait rien, puisque je ne dormirais pas plus. Je ferais aussi mieux de partir tout de suite, maintenant, au lieu de perdre mon temps dans ce stupide dortoir ennuyant. Je me levais donc doucement du lit sur lequel j'étais couchée depuis déjà quelques heures. J'enfilais des vêtements plus adéquats pour aller me promener, je prenais mon sac, mettant à l'intérieur les maigres possessions que j'avais et je quittais le dortoir. J'arpentais les couloirs, prenant soin de ne pas faire trop de bruit pour ne pas déranger personne. Je ne devais pas être la seule à avoir un programme chargé cette journée-là, puisqu'il y avait quelques autres personnes qui marchaient dans les couloirs. Peut-être y en avait-il qui se dirigeaient vers les dortoirs, mais la plupart paraissaient bien éveillés. Est-ce qu'eux aussi s'apprêtaient à quitter l'académie pour un voyage, ou peut-être pour toujours ? Je me le demandais, souvent. Combien d'autres abandonnaient la Voie, ainsi, n'ayant plus la force, le courage, ou bien l'envie de continuer ? Combien de personnes étaient parties jusqu'à présent, comme Yndrel, Lahis, Adwyn, Cian ou Elunis ? Combien de personnes qui les connaissaient avaient-elles soufferts de leur départ ? Ces questions fusaient souvent dans mon esprit, mais je finissais toujours par les chasser, en me concentrant sur autre chose. Comme mes étirements et mes échauffements.

En effet, j'étais maintenant dans le camp d'entraînement. Le lieu idéal pour se préparer à un voyage, parce que cette fois, je ne partais pas n'importe comment. Swif nous avait montré des exercices, et c'était pour qu'on les fasse qu'elle nous les avait expliqué. Je me mettais donc en place, jetant par terre mon sac et mon sabre. Première partie de l'entraînement, courir quelques minutes à un rythme respectable. Je commençait donc, prenant un bon rythme, ne craignant pas de laisser mes choses derrières moi. Personne ne me les volerait. Il ne devait pas y avoir de voleur à l'académie ... surtout à cette heure.

Je devais maintenir une allure respectable, pas trop rapide mais pas trop molle, pour mettre en condition mon cœur, mon souffle et mes jambes. Je courrais donc, me remémorant la différence entre les étirements et les échauffements. Tout le temps avant mon premier cours, je ne savais pas quelle était la différence. Même ne savais-je pas ce que c'était, tout simplement. Maintenant, c'était clair, très clair. Cela faisait cinq minutes que je courrais, je m'arrêtais. Je marchais un peu, pour reprendre un rythme cardiaque normal, mais je n'avais pas besoin de bien longtemps. Courir des journées entières, ça payait, un jour ...

Je commençais mes échauffements. Premier exercice. Main sur les hanches, pour effectuer de légères rotations du buste. J'effectuais donc l'exercice, prenant soin de me souvenir de garder mes pieds écartés à la largeur de mes hanches. Il était certain que mon exercice n'était pas réussi à la perfection, ce n'était que la deuxième fois que je le faisais, après tout.

Deuxième exercice. Faire tourner les épaules sur elles-mêmes. Cet exercice était plus facile, donc je le réussissais mieux que l'autre. J'effectuais cet exercice durant environ une minute, puis je passais à un autre échauffement.

Troisième exercice. Celui-là, il était plus complexe. Je mettais mes coudes contre mon corps, montant mes avant-bras vers mes épaules, et je les descendais lentement, puis en accélérant un peu plus, comme si j'essayais de saisir un objet. Je les remontais ensuite, sans aller jusqu'à bloquer avec mes coudes. Je ne réussis pas parfaitement cet exercice non plus, n'étant pas habituée à effectuer ces mouvements. J'étais un peu plus à l'aise que la dernière fois, mais sans plus.

Quatrième exercice. On retombait dans les exercices moins complexes. Je faisais tourner mes poignets sur l'axe de mes bras. Échauffement facile, pourtant je remarquais à la fin que je m'étais trompée. J'étais allée jusqu'à la butée des os, alors que je ne devais pas. Je recommençais donc le quatrième exercice, le faisant une minute, cette fois sans aller jusqu'à la butée des os.

Cinquième et dernier exercice. Je devais faire les mêmes mouvements que dans l'exercice précédant, mais cette fois avec la tête. Je les faisais, sans me tromper cette fois. Je n'allais pas à un point où je ne pouvais plus forcer.

Les échauffements étaient complets. Je devais donc passer aux étirements. Commençant donc ...

Premier exercice. Tirer son bras gauche, et le pousser vers mon épaule droite avec ma main droite. J'effectuais l'exercice une dizaine de secondes, puis je le faisais dans l'autre sens. Bras droit vers mon épaule gauche, poussant de mon bras gauche. Je l'exécutais une fois de plus pendant dix secondes, puis je passais au prochain exercice.

Deuxième exercice. Je mettais mes pieds éloignés, à la largeur de ma taille, parallèles. Je mettais mes mains au-dessus de ma tête, les joignant ensembles, puis je me penchais sur le côté, allant jusqu'à la limite de mon corps. Maigre limite. Très maigre limite. Je pouvais me pencher un peu, sans plus. Il me faudrait beaucoup de temps pour atteindre le point où Swif se rendait ... Si je pouvais un jour l'atteindre. Je me redressais, puis je faisais l'exercice de l'autre côté. Je redressais de nouveau, puis je descendais mes mains lentement.

Troisième exercice. Je devais encore faire tourner mes hanches, mais cette fois jusqu'à la limite. J'exécutais l'étirement quelques temps, puis je passais à l'étirement suivant.

Quatrième exercice. Je me mettais au sol, mes chevilles sous mes fesses, en me penchant vers l'avant, comme si ma tête allait toucher le sol. Je revenais ensuite à ma position de départ, puis je me penchais vers l'arrière cette fois.

Cinquième exercice. Tenter d'attraper son pied gauche, puis après son pied droit. Ensuite, descendre encore plus bas, pour faire tenter de toucher notre tête à nous genoux. Tenter, puisque, pour l'instant, ça m'était impossible. Je pouvais descendre un peu, mais pas beaucoup car déjà mes muscles tiraient. J'étais, pour l'instant, à la limite. Je me relevais donc.

Mes échauffements et mes étirements étaient complétés, le voyage pouvait donc commencer, pour une fois. Un vrai voyage, cette fois, parce qu'avant, je ne voyageais pas ; je fuyais. Sauf que maintenant c'était différent, je ne fuyais rien, j'avançais. J'avançais, pas par pas, mais au moins j'avançais. Chose que je n'avais pas faite depuis longtemps. Je récupérerais donc mon sac et mon sabre, puis je m'élançais.

Je passais par les quelques derniers couloirs, dans l'entrée, puis dehors. Le soleil commençait à se lever et à éclairer le sol recouvert de blanc. Il avait neigé, beaucoup neigé. Tant pis, je partais tout de même ! Je commençais à courir, loin, sans me retourner une seule fois.

J'empruntais le bord du lac sur lequel se dessinait le magnifique reflet du soleil levant, puis je m'enfonçais dans la forêt où les oiseaux commençaient doucement à s'éveiller. La neige me servait dans les bois, puisqu'elle était plus épaisse que les racines qui trônaient habituellement le sol et qui me faisaient trébucher. J'arrivais à la fin de la forêt, qui débouchait sur la vaste plaine. Elle aussi était recouverte par un tapis de neige qui brillait doucement, sûrement dut au soleil qui commençait à s'élever un peu plus dans le ciel. Je finis de la franchir, j'arrivais donc à la fin du terrain de l'académie. Le voyage pouvait commencer pour de bon.

*

Le soleil était monté plus haut dans le ciel. J'avais parcouru un bout de chemin, en gardant en tête mon objectif. Je ne devais pas fuir, je devais contrôler mes pas pour qu'ils me mènent à la destination où je voulais aller, et non pas où ils me mèneraient. Je savais exactement où je voulais me rendre. J'allais faire un petit tour pas très loin pour l'instant, j'allais faire du ménage dans mes pensées, dans mes souvenirs, dans mon passé. J'allais revoir des choses, des gens que je n'avais pas depuis longtemps, j'allais affronter ma deuxième peur. Je m'étais déjà battue avec la première, dans l'écurie et maintenant je me dirigeais vers la deuxième ; Al-Chen, ville de mon enfance, de mon adolescence. La ville où tout s'était bouleversé ...

*

Toujours plus haut, toujours plus loin. J'étais montée en hauteur, bien haut, pendant quelques instants, très haut. J'avais chuté, j'étais tombée. J'ai essayé de me relever pendant presqu'un an. Et j'ai finalement réussi, mais avec des grandes blessures. Des blessures que le temps et l'effort soigneraient. Ou pas. Le destin me le dira, s'il croise à nouveau ma route.

*

Il était là, devant moi. Il s'étendait, majestueux, grandiose, il m'imposait sa présence. Il n'avait pas changé, pas une miette. Toujours aussi beau, toujours aussi grand. Recouvert d'une fine glace, pas très solide. Quelques enfants étaient autour, beaucoup plus loin. Des enfants que je ne connaissais sûrement pas, où peut-être que je ne reconnaissais pas, tout simplement. Je devrais savoir qu'en deux ans, on change. Je n'ai qu'à me prendre comme exemple.

Je m'approchais du bord, je m'agenouillais, tirant ma main vers la glace. J'enlevais la neige qu'il y avait dessus, puis je me regardais. Je regardais mes traits peu tirés malgré le quelque peu de sommeil que j'avais eu, je regardais mes cheveux d'un rouge éclatant qui tombaient ici et là autour de moi, je regardais mes yeux de la couleur du feuillage pur des arbres en plein été. Je restais ainsi longtemps, à me regarder, à voir comment j'avais changé en deux ans. Je me rappelais de la Xenoza d'avant, celle qui se fâchait souvent pour des riens, celle qui se cachait souvent dans la forêt, celle qui prêtait de l'aide à celui qui en avait besoin. Je me souvenais de la Xenoza d'après, celle qui avait tué sa sœur, celle qui culpabilisait. Celle qui voulait mettre fin au cauchemar. Ensuite, la Xenoza qui avait eu mal, qui avait souffert, qui était tombée de haut, celle qui avait eu droit à un sentiment extraordinaire puis à une perte de tout, celle qui avait toujours les traits tirés et jamais d'énergie. Celle qui ne s'était pas relevée, celle qui voulait rester couchée, celle qui avait tenter de se tuer pour mettre fin à son malheur, celle qui avait voulu se jeter dans un cratère de volcan. Et puis je me regardais, moi, maintenant. Les traits fins, beaucoup moins tirés. Les cheveux qui pendaient, des yeux d'un vert qui pétillait, pas qui était habité d'une lueur de désespoir, de souffrance, de malheur. Je voyais même un sourire dans le coin de mon visage. Le premier vrai sourire que j'avais réussi à faire depuis bien longtemps.

Je me relevais et en me retournant, je vis quelqu'un qui s'approchait. Une fille, avec des yeux aussi yeux verts, le teint un peu foncé, avec des cheveux bruns. Une fille qui devait avoir mon âge, peut être un peu plus jeune. Je lui adressais un sourire, me penchais pour ramasser de la neige et pour en former une balle, puis je la lui lançais. Elle la recevait, j'éclatais de rire. Un vrai rire, franc, vrai. Un rire qui me faisait du bien, quelque chose de frais. Un petit vent venait secouer mes cheveux et ceux de l'inconnue. Je m'avançais vers elle, espérant qu'elle ne prendrait pas mal la balle de neige. Je souriais toujours.

J'étais enfin prête à dépasser ma douleur.

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MessageSujet: Re: Un lac gelé n'est pas signe de gens insensibles [ PV Irydae + libre ]   Sam 18 Déc 2010, 11:07

La neige avait toujours fasciné Iry. Parce qu’elle était blanche, parce qu’elle était belle, parce qu’elle tombait du ciel. Mais surtout parce que ses parents lui interdisaient de sortir en été, alors en hiver c’était même pas la peine de leur demander. Alors Irydae n’avait jamais vraiment connu la neige. Elle savait que c’était beau, blanc, froid, et que ça tombait du ciel. Mais elle n’avait jamais joué avec, elle n’avait jamais gouté au plaisir d’une bataille de boules de neige.

Alors maintenant que ses parents n’avaient plus d’emprise sur ce qu’elle faisait, elle avait sellé sa jument, Joy, et avait prit la route. Certes, il aurait été plus simple qu’elle sorte juste jouer un peu, mais à son envie de jouer dans la neige c’était ajouté il y a peu l’envie de découvrir un peu le pays. Parce qu’elle n’avait jamais vraiment voyagé, jamais vraiment fait de rencontre. Elle aurait pu avoir des amies, si ses parents l’avaient autorisée à sortir un peu plus. Mais maintenant il était trop tard pour qu’ils comprennent. Tant pis. A Irydae de se rattraper ! Et pour ça faites lui confiance…

Le Dôme n’était pas très loin du Lac Chen. Et la jeune fille avait entendu tellement de choses sur ce lac que le fait qu’il soit si proche et si mystérieux à ses yeux lui avait donné envie d’y aller. Elle voulait le voir de ses propres yeux, elle voulait pouvoir donner elle aussi son avis sur un endroit si merveilleux. Du moins, d’après ce qu’elle en avait entendu, il paraissait qu’il était immense, qu’il était beau, et qu’il donnait l’impression d’être coupé du monde. Pas de la même manière que l’œil d’Otolep, mais un peu magique, en somme.

Et puis, après une petite heure de voyage, bien emmitouflée dans sa cape blanche comme la neige, justement, elle finit par y arriver. Le lac était gelé. Ça déçu un peu la petite fille- car dans sa tête elle était parfois un peu gamine- . Elle aurait aimé le voir, sous la chaleur de l’été, pouvoir s’y baigner, pouvoir profiter du beau temps pour s’amuser au soleil. Et alors la question fusa dans son esprit. Pourquoi était-elle venu si c’était pour le voir en été ?

Elle éclata de rire toute seule, elle avait vraiment de drôles d’idées parfois. Elle sourit un peu plus et descendit de sa monture. Le bord du lac était à seulement quelques mètres. Et puis, il y avait cette fille. Elle était belle, avec ses longs cheveux rouges et ses yeux aussi verts que ceux d’Iry. La dessinatrice en était presque jalouse. Elle trouvait l’inconnue vraiment belle et surtout, particulière. Elle aurait aimé ne pas être comme tout le monde, ne pas se fondre dans la foule, être différente, ne serait-ce que physiquement. Trop tard, et elle ne pouvait se plaindre qu’à ses parents.

Elle s’approchait de l’inconnue, avec toujours son grand sourire amicale quand celle-ci se retourna et lui envoya une boule de neige. Iry, qui n’avait rien vu venir se prit la boule de neige en plein dans la figure. Son côté gamine l’aurait poussé à faire la tête, à bouder, si elle n’avait pas été aussi spontanée. Elle éclata de rire en même temps que l’inconnue.

L’inconnue s’approcha doucement, en faisant un grand sourire et Iry ne put s’empêcher de garder le sien. Elle aimait bien cette fille, rien qu’à la boule de neige qu’elle venait de se prendre. Mais Irydae était étrange.

-Bonjour Mademoiselle ! Je me nomme Iry, et vous ?

Elle n’avait pas l’impression d’être trop formelle en parlant comme ça. Après tout, c’était son éducation, vouvoyer les gens, être polie, bien se tenir. Et même si elle oubliait parfois volontairement le dernier point, elle ne lésinait jamais sur les autres. Alors forcément, elle pouvait avoir l’air bizarre, mais c’était tout elle ça…

[La couleur d'Iry c'est lime :p]
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MessageSujet: Re: Un lac gelé n'est pas signe de gens insensibles [ PV Irydae + libre ]   Ven 31 Déc 2010, 20:18

Elle se prit la boule de neige en plein dans la figure ... Oups. Je me sentais mal pendant quelques instants, j'avais peur qu'elle la prenne mal et qu'elle s'en aille. J'aurais donc encore fait fuir quelqu'un mais ... non. Elle éclatait d'un bon rire en même temps que moi. Elle ne m'en voulait pas. Heureusement bien ...

- Bonjour Mademoiselle ! Je me nomme Iry, et vous ?

Quelque chose dans sa phrase m'étonnait, pendant quelques instants ... Mademoiselle ? Vous ? J'avais beau être un peu plus vieille qu'elle, mademoiselle ... c'était étrange un peu à mes oreilles. Pourtant, la fille, Iry, avait l'air de trouver ça plus que normal. Sûrement était-elle née dans ces familles où est-ce qu'on se fait contrôler par ses parents, où on apprends les bonnes manières et tout le reste. Moi, je n'étais pas née dans une de ces familles, mais je ne le regrettais pas. Même si nous n'étions pas extraordinairement riches, nous étions heureux. C'était tout ce qui comptait ...

C'est en lui adressant un autre sourire que je lui répondais.

- Iry ... c'est un beau nom. Moi, on m'appelle Xenoza.


Mes yeux se décollèrent un peu de la jeune femme pour contempler à nouveau le lac. Il était si beau, si majestueux. Imposant, fort. Il restait comme ça, même lorsque la tempête le ravageait de toutes parts, même lorsque la glace le recouvrait en entier. Il restait là, fort. Sans jamais flancher.

Exactement mon contraire. Lorsque la tempête avait fait rage en moi, je n'avais pas pu y résister. J'avais cédé, j'avais été emportée dans les vents violents. Pour en ressortir avec des blessures. De grandes blessures. Mais aussi avec des souvenirs, des nouvelles forces et une nouvelle manière de penser. J'avais une boucle d'oreille accrochée à mon oreille gauche, cadeau de la fille avant qu'elle ne se jette dans le cratère. J'avais le miroir de Sokea, bien caché dans ma poche.

E
t j'avais appris une chose importante. Nous étions les seuls et uniques responsables de nos choix. Ceux des autres ne nous concernaient pas. Il fallait apprendre à les respecter, parce que si ils les choisissaient, ces choix étaient bons. Même si ces personnes partaient au loin, il fallait ce dire qu'elles étaient heureuses. Qu'importe cet ailleurs. Et puis, elles étaient toujours avec nous ... dans notre cœur. Je levais la tête un peu, en même temps qu'une autre bouffée de vent vienne secouer mes cheveux. Yndrel, Lahis, Elunis, Adwyn, Sokea, Wanya, Adrian, Ceriba, Cian, Félicitée, Érènes, Soraya, Sharine et tous les autres. Ils étaient tous là, quelque part, tout près. Dans mon cœur. Le seul fait de le savoir m'apaisait. Ils étaient heureux. Même si certains étaient partis, même si d'autres étaient morts. Même si c'était moi qui avait tué ma Soraya. Même si le corps d'Adrian reposait à mi-fond dans un cratère, massacré, méconnaissable. Elle avait choisi de sauter, c'était son choix. Son seul et unique choix.

Je me souvenais alors que j'étais avec quelqu'un d'autre. Lui adressant un faible regard d'excuse pour avoir quitter un peu la réalité, je lui posais un question.

- Tu viens d'Al-Chen ?

[ J'ai pris assez de temps, et en plus mon RP est nul ... pas super, mais bon, j'espère que tu m'en veux pas ^^' ]
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MessageSujet: Re: Un lac gelé n'est pas signe de gens insensibles [ PV Irydae + libre ]   Dim 02 Jan 2011, 18:01

Irydae ne comprenait pas. La jeune fille en face d’elle semblait surprise des paroles de la dessinatrice, alors que celle-ci avait parlé normalement sans rien avoir dit d’important ou de surprenant. Mais la jeune femme s’en fichait un peu finalement, si l’autre était surprise c’était ses affaires. Faisons comme si Iry n’était pas du genre à se soucier de ce qui ne la regardait pas – ce qui est complètement faux- et nous serons plus tranquilles.

-Iry ... c'est un beau nom. Moi, on m'appelle Xenoza.

Xenoza. Ça aussi, c’était un beau prénom. Irydae lui fit un grand sourire, remarquant que Xenoza – puisque c’était son prénom- avait l’air un peu dans les nuages. La dessinatrice était aussi très souvent dans les nuages, même si elle essayait d’éviter de le faire quand elle était avec quelqu’un. Sinon elle perdait complètement le fil de la conversation et donc, répondait quelque chose qui ne servait à rien et n’avait aucun rapport avec ce qu’on lui demandait avant. Chacun son truc. Et Iry n’était pas fortiche en concentration.

-Tu viens d'Al-Chen ?

Si Irydae n’était pas très douée pour la concentration, elle avait quand même un peu de mémoire, et donc largement assez pour se souvenir d’où elle venait. Et Xenoza avait visé juste, elle était peut-être voyante ? Non, c’était juste la ville la plus proche donc, c’était la proposition la plus probable. Est-ce que ça voulait dire qu’elle venait d’Al-Chen elle aussi ? Bonne question, il faudra qu’Irydae lui demande.

-Oui, du Dôme des Dessinateurs. Et vous ?

Irydae s’approcha un peu plus du lac et posa son pied sur la glace. Elle était épaisse à première vue puisque lorsque la dessinatrice s’appuya sur son pied, la glace tint bon et ne se fissura pas. La jeune fille se mit donc à marcher sur la glace avec un grand sourire aux lèvres, ne s’écartant pas trop du bord quand même car elle savait que plus elle irait vers le bord, plus la glace serait fine, et donc plus le danger de percer la glace et de couler dans une eau environ à zéro degrés serait grand. Et l’eau à zéro degrés, Irydae avait comme l’impression que ce serait froid et pas génial pour rester en bonne santé.

La jeune fille revint finalement sur la terre ferme, avec toujours sur son visage un grand sourire. Ses yeux verts clairs scrutaient les alentours, et la jeune fille qu’elle avait abandonnée sur la terre ferme pour à peu près une minute. Elle secoua ses cheveux bruns pour en dégager la neige qui s’accumulait dessus, puis elle secoua ses doigts maintenant pleins d’eau.

Elle leva les yeux vers le ciel, pour apercevoir le Soleil qui l’aveugla un instant. Comme si elle avait eu besoin de ça pour être certaine qu’il était bien là. A mon avis c’était plutôt qu’elle aimait sa vision réconfortante. Oui, c’était sûrement ça, pas la peine d’aller chercher plus loin. Réconfortant, réchauffant, rassurant, les qualificatifs pour l’astre diurne ne manquaient pas. Et c’était sûrement grâce à eux qu’Irydae appréciait tant le Soleil.


[T'inquiète pas ^^]
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