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 Les luttes orgasmiques [PV Papillon]

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MessageSujet: Les luttes orgasmiques [PV Papillon]   Mar 06 Nov 2012, 20:09

Les doigts de l’Envoleur suivirent la courbe d’un ventre absolument plat. Aux dunes parfaites. Orné de deux abricots dorés, luisant délicieusement dans la lumière chiche dispensée dans la pièce, il l’aurait croqué. Il se contentait de les caresser, encore et encore, retenant ses doigts de s’y refermer avec violence, voire sadisme.
Un léger frisson remonta le long du ventre, et Rimonen ôta sa main presque prestement.

- Hummm… J’aimais bien.

Haussant les épaules, l’Envoleur se redressa et enfila rapidement son pantalon qui traînait sur le sol.

- Ouais, mais j’y vais.

- Où ça ?

- Dehors.


Se penchant rapidement vers la jeune fille, il effleura sa gorge de ses lèvres, et se leva complètement pour finir de s’habiller. Lorsqu’il eut enfilé son débardeur blanc, il s’étira presque paresseusement, lançant un dernier coup d’œil derrière lui.
Il disparut.

◊ ∆ ◊

L’homme se gratta le haut du crâne quelques secondes. Il était à Al-Far pour quelques affaires importantes, à savoir qu’il devait finir une mission qu’il avait commencée depuis un bon moment déjà. Mais c’était un ordre de haut vol, il fallait laisser retomber les soupçons, faire croire que le carnage était passé avant de frapper lorsque l’ennemi s’y attendait le moins.

Cet homme ne payait rien pour attendre – c’était le cas de le dire.
Se glissant sans un bruit, ombre parmi les ombres, Rimonen suivit le mur poisseux d’une bâtisse. Il avait tué la femme de Fil’Tuugen quelques mois plus tôt, et l’avait laissée dans un état de charcutaille délicieux dans sa chambre, écorchée et éviscérée. Cela avait d’ailleurs été très amusant, il fallait bien l’avouer.
Le pauvre homme était ressorti de cette expérience tout bafoué, peureux comme un cul terreux, à avoir du mal à articuler deux mots sans bégayer. Et maintenant qu’il semblait s’en être un peu remis, cela allait être son tour.

D’abord, lui faire peur.
Très peur. Pour lui faire faire l’erreur de sa vie : se barricader dans sa chambre. Alors, il frapperait, mais avant cela il le ferait hurler de souffrance. Cela faisait aussi partie de son contrat : torturer ce type jusqu’à ce qu’il lâche l’information capitale dont son employeur avait besoin.

Se faufilant dans une fenêtre entrouverte – encore une erreur de débutant – Rimonen marcha silencieusement dans la maison, jusqu’à repérer la chambre qu’il cherchait. Alors, il entra dedans. La nuit était avancée, aussi ne fut-il pas surpris de voir que Fil’Tuugen était endormi dans le lit. Ce même lit sur lequel il avait égorgé sa femme.

Un petit ricanement sortit de sa gorge, et tira l’homme du sommeil en sursaut.

- Qui est là ?

Rim ne répondit pas, mais fit un pas en avant, tandis que l’aristocrate allumait rapidement une chandelle. Il tremblait de tous ses membres, et lorsque la flamme éclaira un peu la pièce, son regard tomba sur une immense silhouette d’un noir profond, d’où surgissaient deux yeux d’un clair surnaturel.


- Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?

- Hinin… Tu le sais. Et tu sais aussi ce qui t’attendra si tu gardes ta langue pour toi. Tu en as déjà eu un apperçu…

- Gardes ! Gardes !

- Pathétique…


Rim bondit vers le lit, et la lame de son poignard refléta un instant la lumière de la chandelle. L’aristocrate s’était blottit tout contre sa tête de lit, mais cela ne changeait rien. L’Envoleur approcha son visage de celui de l’homme avec un sourire sadique sur les lèvres. Il entendit un gémissement de lapin peureux, et cela le fit ricaner… Et l’odeur immonde qui monta du lit le fit rire aux éclats.

- A toi de voir.

D’un regard en arrière, il évalua la distance avec la fenêtre, et atteignit cette dernière d’un bond alors que les gardes poussaient la porte avec violence pour entrer dans la chambre.
Il s’était déjà évanoui.

◊ ∆ ◊

La nuit était encore noire, et Rim se baladait dans les rues les moins fréquentables d’A-Far. Mais ici, les chefs de gang le connaissaient bien, depuis le temps, et savaient pertinemment qu’il ne fallait pas s’en prendre à lui comme ça. Inutile, à part si l’on est suicidaire.

Mais un bruit de lutte attira son attention, soudain, et il s’engouffra dans une nouvelle ruelle, espérant que les gars avaient attrapé une jolie gazelle, qu’il leur piquerait évidemment, pour en profiter seul. Il ne partageait que Tibelle, et qu’avec Ramsess…
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Les luttes orgasmiques [PV Papillon]   Mar 06 Nov 2012, 22:47

Énervée.
Le mot en lui-même, employé pour me désigner, est un pléonasme.
Je ne pourrais pas être plus énervée que cela. Dès ma sortie de l'examen final, je me suis écroulée sur mon lit, vidée beaucoup plus par le stress que par les épreuves en elles-mêmes. Le matin, assez tard, je me suis réveillée, cerveau embrumé, pour me rendre compte que mon projet était... retardé. J'aurais dû partir à l'aube.

Je lève la tête. Le ciel de l'après-midi est sans nuages.
Les silhouettes des oiseaux volent dans les branches des arbres, laissées passer par la frondaison très fine d'Ombreuse, qui pour une fois laisse passer la lumière à cause des feuilles déserteuses, qui à présent jonchent le sol... Ça et là cependant, plusieurs épineux continuent de lui opposer une résistance acharnée. Je regarde autour de moi. La neige ne va certainement pas tarder à recouvrir ces sous-bois chers à mon cœur.

Je cours.
Pour un vulgaire cheval.
Non, pas pour un vulgaire cheval. Je décidai que ma prochaine monture sera à la mesure des efforts que je déployais pour l'atteindre. Et à ma mesure, aussi, accessoirement. Je ricane.

¤

Et la pluie, maintenant.
Une pluie à moitié neige. Mouillée. Une neige à moitié pluie. Glacée.
Je n'ai pas cessé de courir, m'accordant à peine le temps de manger. Celui de dormir viendra bien plus tard – si je n'ai pas atteint Al-Far d'ici-là. Et j'ai bon espoir d'y arriver avant que la nuit tombe. Certes, je suis partie avec la matinée déjà bien entamée, mais j'avais déjà préparé mon sac la veille et il m'a suffit de m'habiller, de prendre l'argent que j'avais "emprunté" au cour de mes passages dans les villes, les foules, les marchés, les caravanes, etc., de passer par les cuisines prendre des pommes, un ou deux bâtonnets de siffleurs, une tasse de kâ que j'ai quand même prit le temps de déguster, puis je suis partie. Dès que la bâtisse ne fut plus en vue, j'ai commencé à courir.

Mes pieds dérapent sur de la boue gelée, je me rattrape de justesse.
Quand j'avais prévu ce voyage, je m'étais dit que si j'y allais avec Lumière Noire, ma jument –qui se fait vieille, raison de mon expédition...– de un, cela ne lui ferait pas beaucoup de bien, surtout à cette saison, de deux, pour le retour, il faudrait que je conduise deux chevaux à la fois, ce qui n'est pas franchement pratique. À présent... à présent, je vois cette décision d'un autre angle... parce que nom d'un troll, il fait froid ! Lumière Noire aurait été protégée par sa robe d'hivers, bien chaude, et moi...

Je secoue la tête.
J'ai envie de me mettre une claque.
Si Dolce avait entendu cela !

"Hurle le vent, batte la neige...
Givre la pluie sur les sombres sapins.."

Je chante. En courant.
Ce n'est certainement pas l'idée la plus brillante qui soit, en outre je chante mal et je risque de m'essouffler assez rapidement, mais ça me redonne du courage, là, sous cette pluie incroyablement énervante. Et froide. J'éternue, m'interrompant un instant. Puis poursuit ma route et ma chanson. Au moins, personne n'est là pour voir le ridicule d'une... oh, d'une... envoleuse... ?

"Personne, non ne viendra les déranger
Certes pas sous cette grêle d'été déréglé..."

Je déglutis.
Envoleuse...

¤

La pluie a cessé.
Je me hisse par-dessus le parapet de la muraille.
Un rictus mauvais orne mon visage fin. Pourquoi fait-il nuit ? Comment ça, je suis arrivée en
nuit ? Alors comme ça, j'ai prit trop de temps pour arriver jusqu'ici ? J'ai envie de casser quelque chose. Un objet, ou le crâne d'un humain, allez savoir ce qui m'apaiserai en cet instant. À la vérité, je voulais être rentrée suffisamment tôt pour me préparer à... la prochaine épreuve..

Je me mord la joue.
Aucun garde à l'horizon...
Dommage...

¤

les rues d'Al-Far.
La débauche d'une population sale, miséreuse, faite principalement d'ouvriers, de mineurs au chômage ou non, d'enfants-voleurs, de mendiants... les quartiers pauvres. C'est à cela que l'on reconnaît les quartiers les moins fréquentables d'une ville : même à cette heure de la nuit, il y avait des gens dehors... mais principalement des voleurs ou des prostituées.

Je regardai autour de moi.
En fait, non, bizarrement : si je voyais quelques hommes dans les rares rues éclairées du quartier, et en devinai d'autres cachés dans les ruelles, aucune silhouette féminine n'était visible ici. D'un autre côté... ce n'était peut être pas un endroit très sûr, même pour ces filles de la nuit... Je fronçai les sourcils, mal à l'aise. Quelqu'un, non, plusieurs personnes m'observent...

Je les aperçois.
Moins d'une dizaine, peut être sept hommes, dans la pénombre d'une ruelle.
Ma colère se réveille d'un coup –elle n'avait jamais été vraiment endormie.
Ce serait dommage de faire attendre ces messieurs...
Sourire.

¤

Le dernier s'effondre, alors que ma colère, menaçant d'échapper à mon contrôle, enfle. Les propos misogynes de ses abrutis n'avaient sans doutes pas épargné l'ire en moi, mais je savais pertinemment que c'était surtout cette histoire de palefreniers qui n'ouvraient pas avant neuf ou dix heures du matin qui continuait de me donner envie de me battre, non, de fracasser des objets ou des gens. Ou prendre les uns pour taper sur les autres...

Je relevai la tête.
Une partie de chasse ?

Cliquetis.
Nom d'un troll, j'y suis allée un petit peu fort !
Ma longue tresse rousse, rougie de sang, fait peine à voir : à moitié défaite, elle vient de laisser tomber sa lame dissimulée, d'une vingtaine de centimètres, sur les pavés bleus, eux aussi rougis. Je me baisse, la ramasse et la tien un instant devant mes yeux. Et maintenant ? Puis-je continuer ma tournée meurtrière dans cet état, c'est à dire ensanglantée, en partie désarmée et totalement frigorifiée ?

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MessageSujet: Re: Les luttes orgasmiques [PV Papillon]   Jeu 08 Nov 2012, 16:12

Un cliquetis de lame fine tombant sur le sol attira son attention, et il tourna la tête sur le côté.
Une magnifique créature se tenait là… Au milieu de corps agonisant ou déjà vidés de leur sang, hors du temps et agités de soubresauts que la mort venait leur extorquer. Délicieux spectacle en soi, qui devenait merveilleux avec cette jeune femme à la chevelure rousse éclaboussée de sang écarlate.
Cette vision était hautement excitante, Rim l’aurait avoué avec facilité.

La jeune créature fixait le sol, où une lame scintillait doucement à la lueur chiche de la lune. Elle se baissa pour la ramasser, et entre ses doigts l’acier sembla chanter un instant.

Un sourire, sadique voire même torve, passa sur les lèvres de Rim.
Au vu de ce qu’elle avait infligé à ces imbéciles, cette douce femme ne devait pas être née de la dernière pluie. Elle semblait vouloir remettre la lame dans ses cheveux, une tresse à moitié défaite… Hum, une guerrière, combattante hors pair, aimant le sang ? Versait-elle du côté du Chaos, ou avait-elle sa voie spécifique ? Un sourire en coin vint s’ajouter au précédent de Rimonen, qui prit une brève inspiration silencieuse, avant de se décider à avancer dans la ruelle.

Son pas souple ne résonna pas une seule seconde entre les murs de pierre, et ne pouvait se distinguer parmi les râles mortuaires des hommes étendus sur le sol. Pourtant, il savait qu’elle le repèrerait, sinon il l’avait surestimée. Il y avait son ombre, aussi, qui s’allongeait sur les briques des murs alentours, indice de sa présence silencieuse.
Finissant par lâcher un ricanement, le géant rudoya la jeune femme de son regard qui pouvait facilement verser dans la perversion.

Elle n’était pas spécialement grande, sans doute de taille moyenne, mais par cela bien plus petite que lui. Sa fine silhouette ainsi que la musculature de ses bras attestaient d’entraînements sans doute quotidiens, dans tous les cas réguliers. Son regard, d’un vert piquant, passait et repassait sur la ruelle, comme pour s’assurer qu’il était seul. Sa position aussi, une garde rapide mais efficace, ainsi que la tenue de sa tête, légèrement altière tandis qu’elle semblait prête à bondir pour attaquer à chaque instant. Avec cette lame qu’elle tenait dans sa main, mais qui sans doute était habituellement bien cachée dans ses cheveux ramenés en une tresse – presque défaite, pour l’heure.
Terriblement attirante.
En plus, ses vêtements étant légèrement effilés à des endroits stratégique, elle était un appel à la primalité des désirs, à leur sauvagerie naturelle.

- Quels imbéciles, ceux-là…

Ramenant ses lèvres vers l’intérieur dans une moue moqueuse, Rim porta toute son attention sur la jeune femme, et s’avança encore de quelques pas. Après avoir quitté le lit de Rina, perle innocente de quinze ans à peine, la maturité adolescente de celle qui se tenait devant lui était appréciable.

- Quand je dirai aux chefs de clan qu’ils se sont fait tués par une jeune femme aussi dangereuse que séduisante, je suis prêt à parier qu’ils ne me croiront pas…

Jaillissement, vivacité et précision.
Il ne fallut à Rim que deux pas d’une rapidité exquise, si prompte que ses mouvements furent flous, pour être tout prêt de la jeune femme, assez pour lui saisir le poignet qui tenait la lame avec force et une célérité hors du commun.

-… Sauf si je leur ramène la jeune femme en question, évidemment…

Un sourire alambiqué passa sur son visage, à moitié torve et à moitié moqueur, mais aussi avec une pointe de provocation, évidemment.
Venir à bout de garçons des rues, c’était un jeu d’enfant.
Allait-elle vouloir se dégager ? Se battre ?
Allait-elle comprendre qu’elle ne pouvait pas grand-chose contre lui ?
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Les luttes orgasmiques [PV Papillon]   Jeu 08 Nov 2012, 21:39

Ma lame.
J'avais déjà tant tué avec...
Je la tenais devant mes yeux, belle parabole bleuté que le mauvais temps n'a en rien altéré. Je passai une main derrière mon cou pour attraper ma tresse, puis suspend mon geste. Avais-je réellement une chance de faire tenir la lame à l'intérieur avec ma tresse dans cet état ? La réponse était évidente. Je baissai le bras. Et soupirai.

Puis je regardai autour de moi.
Des cadavres. Petit rire. M'attendais-je à autre chose ?
Reprenant mon sérieux, je songeai qu'il faudrait peut être filer avant que les gardes, alertés par les cris, n'accourent –à moins qu'ils ne viennent jamais dans ce cartier, ce qui était plus que probable, la preuve : ils seraient déjà là s'ils avaient eut l'intention de venir. J'imagine qu'ils ne viendraient faire le ménage qu'une fois le soleil levé... bruit. Mes oreilles se dressent, grandes ouvertes. Réflexe.

Mais le bruit ne se réitère pas.
Mes sens ne m'ont pourtant pas trompé.
Je plisse mes yeux et, lame toujours en main, me tournai lentement dans la direction d'où était approximativement venu le bruit. C'est là que je le vis. Un homme –un garde ? il n'arborait aucun uniforme– dont un détail me percuta immédiatement. Ses yeux. D'une couleur incroyable, trop claire, presque... dérangeante.

Pour leur part, les miens, vert feuille, se plissèrent encore.
Imperceptiblement, un de mes appuis s'écarta de l'axe de mon corps pour baisser mon centre de gravité. Équilibre. Et tout aussi lentement, la lame que je tenais à la main se plaça entre moi et l'homme un peu trop musclé et nonchalant à mon goût. Quoi qu'il en soit, si il lui prenait l'envie de m'approcher de trop près, il verrait de quoi était capable une envoleuse ayant passé l'examen final. Enfin, peut être n'aurait-il pas le temps de le voir, mais...

Choc.
Ma mâchoire se crispa et mes yeux s'écarquillèrent.
Non, impossible. Mais Dolce m'avait apprit à regarder, à lire les corps, et je ne pouvais malheureusement me tromper : c'était bien là la démarche, les appuis, le silence et la fluidité d'un envoleur –ou d'un marchombre, mais il n'en avait pas vraiment l'allure. Malheureusement... ou heureusement ? Comment savoir si cet envoleur était là pour me dire que mon maître m'attendait déjà ou si il était là pour... je ne sais pas, se venger ? De quoi, bonne question. Dolce avait peut être fait du tord à cet homme qui, pas de taille face à lui, préférait s'en prendre à son apprentie ? Mais personne n'était censé savoir que j'étais là...

Deuxième choc.
Il n'est plus qu'à dix pas de moi !
Comment ne l'ai-je pas vu arriver ? Son regard...
Quoi ? Puis je me rendis compte de ma tenue, un peu trop légère, et de l'attirance que je pouvais provoquer ainsi couverte de sang. Surtout pour un mercenaire du chaos –dans l'hypothèse où je ne me serais pas trompée. Mon regard se fit dur. Je n'aimais pas franchement les hommes comme ça. En fait, je n'aimais pas franchement les hommes en règle générale, préférant la douceur et la subtilité des femmes.

Un ricanement sort de sa gorge.
J'ai envie de l'étouffer avec. Ce rire était... pervers. Il s'approche. Pas plus de six pas nous séparent. Je me surprend à avoir une réelle envie de le tuer.

Mais je n'en suis peut être pas capable...

Bof, je ne le saurais qu'en essayant.
Après tout, j'avais passé mon Anh-Ku, ce qui voulait dire que j'avais au moins une chance de réussir. Il s'approcha encore. Quatre mètres. Étais-je si certaine de ma force pour ne pas chercher à déguerpir, ou ce géant me fascinerait-il un peu, au fond ?

– Quels imbéciles, ceux-là…

Une voix grave, un ton empreint d'une certaine finesse.
Ou peut être ne faisais-je que l'imaginer. Son visage, lui, était entièrement à la moue moqueuse qu'il arborait. Il s'avança encore. J'avais envie de reculer. C'était un envoleur accomplit, j'en étais sûre à présent, je ne pouvais vraisemblablement pas le vaincre. Un sentiment d'injustice pointa que déjà je m'infligeai une gifle mentale. Si mon maître avait entendu cela, il m'aurait dit d'y aller et de faire en sorte de réussir.

*Tu te dégonfles, l'insecte ?
–casses-toi, Néri.*


Le rire de l'apprenti envoleur mort emplit ma tête.
Je revins à la réalité que je n'avait heureusement pas perdue du regard. Ne paraissant pas se formaliser de mon absence de réponse, l'homme continuait :

– Quand je dirai aux chefs de clan qu’ils se sont fait tués par une jeune femme aussi dangereuse que séduisante, je suis prêt à parier qu’ils ne me croiront pas…

Troisième choc.
Il n'y avait même plus un pas entre nous.
Il était arrivé trop près. Et, toute à l'écouter, je n'avais pas pensé qu'il puisse me vouloir du mal. Et mon poignet, si fragile qu'il ressemble à la patte d'un oiseau dans l'immense main qui vient de le saisir, l'enfermant sans espoir de retour –sauf si il me lâchait de lui-même–, je le savais, était la preuve que je l'avais sous-estimé. Ou que je n'avais pas été assez rapide et prévoyante.

–… Sauf si je leur ramène la jeune femme en question, évidemment…

La main autour de mon poignet serrait trop fort.
J'avais mal. Mais la douleur était une vieille amie que je retrouvais avec un certain plaisir. Je souris. Un sourire d'envoleuse, aux reflets de Chaos. Je ne répondis pas à sa provocation. Je n'en avais pas envie. Me battre contre lui ? Une perte de temps. Je savais que je ne pouvais pas gagner. Dans un ou deux ans peut être... mais ici et maintenant, j'étais encore trop jeune, sans assez d'expérience. Sourire.

–Tu crois que cela suffira à les convaincre ? fis-je d'une voix douce, presque éthérée. J'en doute... Les hommes sont tellement convaincus de leur soit-disant supériorité, qu'ils ne vous croiront pas une seule seconde...

Je fis mine de le regarder plus attentivement avant de poursuivre, un sourire sur les lèvres :
–En fait, je ne serais pas étonnée qu'ils rejettent le crime sur toi si tu essayes de le leur faire croire...

Sachant que je savais parfaitement jouer la comédie, je pouvais parfaitement, s'il arrivait à m'emmener jusque là-bas, jouer les ingénues et faire croire à une mise en scène orchestrée par cet homme pour couvrir son crime. Oh, j'aurais adoré cela, même. Disons, en dernier recours ? Je souris.

Pourquoi s'entêter ?
Plutôt que combler mes points faibles, mes points forts me suffiront parfaitement. Profitant que son attention se fut portée sur ma voix, ma bouche, mes lèvres, la pointe d'une de mes dagues, soudainement apparue dans ma main gauche, se posa délicatement sur son estomac. Je le sentis tressaillir. J'approchai alors ma bouche de son oreille –enfin, c'est un bien grand mot étant donné notre différence de taille–, accentuant la pression exercée par la lame, et murmurai :
« sauf si je te tue... »

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MessageSujet: Re: Les luttes orgasmiques [PV Papillon]   Dim 11 Nov 2012, 16:33

Si cela suffisait à les convaincre ?
Non, évidemment, cela ne les convaincrait pas. Il faisait cela pour faire peur à la jeune fille, mais apparemment cela ne prenait pas – à son plus grand plaisir. Une guerrière, une vraie, et de ses mouvements se dégageait quelque chose de félin et de prédateur à la fois, gestes simples, précis et légers…

–En fait, je ne serais pas étonnée qu'ils rejettent le crime sur toi si tu essayes de le leur faire croire...

Cela, par contre, n’était pas du tout plausible. Les gangs et clans d’Al-Vor le connaissaient bien, et de toute façon, même s’ils pensaient que c’était lui qui avait perpétué les crimes, ils ne diraient rien, et ne tenteraient surtout pas de s’en prendre à lui.
Et même s’ils le faisaient, ils n’arriveraient à rien.

Un léger sourire moqueur et ironique habita les lèvres de l’Envoleur, et la jeune fille se glissa sur la pointe des pieds pour tenter de l’intimider en lui susurrant des mots doux à l’oreille.
Des mots doux qui lui tirèrent d’ailleurs un sourire inspiré, et très intéressé. Se penchant à son tour vers la jeune fille, il ne put s’empêcher de lui murmurer à son tour, d’une voix grave et vibrante, pleine d’assurance et à la fois ardente…

- Oh, mademoiselle, je vous en prie… En quel honneur aurais-je droit à un tel présent ?

Sa réplique, chargée d’ironie, résonna dans la ruelle, et il se redressa lentement, de toute sa hauteur.
Comme si son poignard contre son ventre pouvait faire un quelconque mal. D’une pensée, il pouvait la réduire à l’état de larve affligeante rampante qui le supplierait de la laisser sauve.

Evidemment, il ne le ferait pas.
Cette garce n’aurait pas cet honneur, il ne fallait pas exagérer. Sa greffe le sortait de situations gênantes, mais il s’amusait aussi avec les gens ainsi. Mais il avait envie de s’amuser autrement avec cette gazelle, même si d’un coup elle avait perdu un peu de son intérêt charnel.
Oh, il n’était pas obliger d’abuser d’elle physiquement, mais un combat verbal pouvait aussi faire l’affaire.

D’un mouvement nonchalant mais rapide comme l’éclair, Rim désaxa la lame du plat de la main - il n’était pas certain de pouvoir saisir le second poignet de la demoiselle à temps et se coula sur son côté droit.

Un sourire mauvais sur les lèvres, il l’attrapa par sa longue tresse qui battait ses reins, et la força à basculer la tête en arrière, offrant sa gorge à l’homme qui s’en délecta un instant. Blanche, innocente, sans doute d’une douceur exquise.

- Savoir jauger l’adversaire. Ne pas se surestimer. Ne pas le sous-estimer… C’est une leçon que tu as déjà oubliée ?

Oui, Rimonen venait de comprendre qui était cette jeune fille à la vivacité impressionnante et à la lueur sauvage dans le regard. Une Envoleuse. Sans doute une apprentie, au vu de sa jeunesse, mais il n’en était pas certain non plus. Cependant, il manquait quelque chose dans son attitude pour qu’il pût la considérer comme telle.

Depuis combien de temps n’était-il pas retourné au Domaine ?
Assez longtemps, en y pensant. Au moins deux ans qu’il n’y a plus du tout mis les pieds.
Une nouvelle recrue de choix, en tout cas, il n’en doutait pas…
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