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 Jeune loup solitaire [PV Kaünis]

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MessageSujet: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Jeu 16 Avr 2015, 19:52

Je pue.


Zuko se répugnait lui-même et chaque brise du vent semblait s'enrouler autour de son corps pour lui  apporter le maximum d'effluves malodorantes. Une dizaine de jours déjà qu'il avait ''rencontré'' l'homme, le Mercenaire, qu'il l'avait laissé meurtrit et empli de bleus. Ses blessures étaient presque cicatrisées à présent, mais il en avait une derrière la jambe gauche qui lui faisait souffrir le martyr à chaque trot de sa monture. Il avait pris un des chevaux de l'ancienne troupe. Sa bande.


Enfin feu la bande ouais.


Zuko était un peu pantois que tout ce soit fini si brutalement. Il avait ses petites habitudes au sein de la troupe, et il se doutait qu'au ''Domaine'' -c'est bien ce que l'homme avait dit ?- il devrait faire face a bien de nouvelles personnes. Arf, il devrait sociabiliser un minimum. Bien que cela ne le dérangeait pas de discuter quelques heures avec une personnes rencontrée dans une taverne, Zuko savait qu'il agissait différemment avec quelqu'un avec qui il lui faudrait vivre, ou tout du moins cohabiter.

Mais il était près à faire des efforts. La description du Mercenaire avait changé sa vision de son avenir proche. Et plus ou moins lointain aussi, parce que si ce truc lui plaisait peut être qu'il déciderait  de rester ? S’enrôler ?


On verra bien arrête de ruminer et lave toi.


                                     

*  *
*



Évidemment il pleuvait ce soir là, enfin une petite pluie fine qui détrempait ses cheveux remontés en queue de cheval et cachés sous une cape. Il y avait cet homme seul qui approchait, un cavalier solitaire ne faisait pas long feu sur les routes de la région car elle avait très mauvaise réputation. Malgré tout Zuko et les autres ne s'étaient pas posé de questions quant aux capacités de l'inconnu, pourquoi voyageait-il seul, s'il avait quelques capacités a repousser ses assaillants.

Le plan était bien rodé, c'était toujours a même chose, a quelques détails près. Pour Zuko les détails étaient généralement un mort ou deux, histoire de bien faire passer le message. Zuko s’avançait, menaçait gentiment les cavaliers pendant que ses comparses encerclaient les voyageurs. Quelques uns tentaient toujours de résister mais la troupe de voleurs prenait garde a toujours être supérieur en nombre. Une fois l'or et autres biens matériels, chevaux, armes et provisions aimablement donnés aux brigands, ces derniers laissaient repartir les voyageurs, maintenant à pied.

Ce soir là, Zuko surgit devant le cavalier tandis que ses six compagnons encerclaient l'homme solitaire.


- Bien le bonsoir, votre or ou la vie ! répétait-il inlassablement.


L'homme ne parut pas surpris. Zuko plissa les yeux en essayant de deviner ce qu'il se cachait sous la capuche profonde de l'individu. Il entendit un petit bruit de tissu, et ses compagnons émirent alors, presque simultanément, des gargouillis inhumains. Zuko détourna son regard pour voir, dans chaque gorge de ses compagnons, une étoile d'acier plantée entre deux grosses giclures de sang. Un à un ils s'affaissèrent sur leurs montures, trois d'entre elles prirent la fuite, toujours avec les cadavres de leur maître sur le dos. Zuko jura en sortant ses lames des fourreaux accrochés a son dos. Il s'élança vers le voyageur, l'élan faisant retomber la capuche de sa cape sur ses épaules. En cinq enjambées Zuko serait sur lui. Cela de prendrait pas longtemps de tuer la monture et taillader la jambe gauche du cavalier. Le plan de Zuko était bien rodé dans son esprit.


« Toi mon salaud tu vas payer. »



A peine avait il posé le pied gauche dans la boue qu'il voyait son adversaire, une étrange lave incurvée a la main. Il la lança dans les airs et Zuko sentit alors une intense brûlure sur son flanc droit. Baissant la tête pour y regarder il s’aperçut qu'il saignait. S'arrêtant dans son élan, le vagabond relança alors son arme et Zuko pu la voir arriver en tournoyant sur lui. Trop lent, elle lui entailla légèrement l'épaule gauche lorsqu'il tenta de l'éviter. Mais il pu clairement voir que l'homme récupérait à chaque lancé son arme.


« Ce truc revient sur lui sans lui entailler la main.. »


- Descend donc de ton cheval pour oser m'affronter ! déclara Zuko emplit de colère mêlée à un soupçon de honte.
-Pourquoi donc voudrais-je me fatiguer pour une personne comme toi ?


« Très bonne question effectivement.  »


Zuko était interdit. L'homme ne semblait pourtant pas si menaçant. Il se dit que cette arme en L était vraiment très pratique pour des attaques furtives et lointaines car elle produisait seulement un léger bruit lorsqu'elle tournoyait sur elle même dans l'air. Zuko décida de continuer à attaquer. Après tout autant mourir en ayant fait son maximum. Reprenant appuis pour s'élancer, Zuko ne vit pas l'arme lui trancher un bout de cuisse arrière gauche. Déséquilibré, il s'affaissa lourdement dans la boue en grognant. L'homme sauta de son cheval et dégaina une épée assez longue. Il en plaça la pointe sur la gorge de Zuko.

- Que sais tu des Mercenaires ?
- Ce sont des tueurs.
- C'est très réducteur, ne suis-je pas en train d'épargner ta vie ?


« Ah car tu m'épargnes là ? J'en ait pas trop l'impression !  »

- Les Mercenaires sont bien plus que ça, ils vibrent sur les champs de batailles mais préfèrent agir dans l'ombre, se couvrir de la nuit, rester libre et plus puissants que la peur. Les Envoleurs sont les magiciens de notre Art, les gardiens de cette virtuosité. Il existe un Domaine dans la forêt Ombreuse, pour les gens comme toi .. et moi. Rends toi la bas, et vois ce que tu peux faire de toute ta .. rage ? Amertume ? Que sais-je, mais la bas on t'apprendra a te battre, on t'apprendra à t'endurcir plus que tu ne le crois.



* *
*



Zuko se gratta la joue, recouverte d'une barbe qui devenait de plus en plus épaisse. Sans miroir impossible pour lui de se raser sans se couper un bout de visage. Et il trouvait qu'il était déjà assez marqué comme ça. Il aperçu quelques mètres au bord de la route, un petit village. Il ne souhait pas faire d'émule sur son passage donc alla y acheter un maillot de corps, pour changer celui qu'il portait. Néanmoins il décida de garder ses haillons, ceux ci pourraient être recousus en quelques minutes et lui permettrait de se fondre dans la foule. Enfin sur les petites voies et routes qu'il empruntait pour se rendre au Domaine, il ne croisait pas grand monde. Il remplit une gourde dans un tonneau d'eau de pluie, et tenant son cheval par la bride, sortit du village sans encombres pour rejoindre la route qu'il venait de quitter.

Zuko s'installa dans une petite clairière une dizaine de lieues plus loin, à l'écart du sentier pour éviter tout emmerdement. Il attacha le cheval gris à un buisson, le déharnacha et le brossa pendant quelques minutes à l'aide de paille afin de lui aussi, le laver un petit coup. Malgré l'air tiède ambiant, il fit brûler un petit feu. Il se déshabilla complètement, se lava à l'aide d'une éponge et d'un seau remplit de l'eau de pluie contenue dans la gourde. Il trouvait qu'il avait maigrit, ses muscles qu'il chérissait tant étaient devenus plus fins. Pour autant il n'avait rien perdu de sa musculature, mais Zuko aimait bien regarder sa chair rouler lors de ses mouvements. Il supposait néanmoins que ce qu'il l'attendait au Domaine n'allait pas être de tout repos et il aurait pleinement le temps de recouvrer sa masse musculaire. Il remarqua également que les bleus de sa chute avec le Mercenaire s'estompaient de plus en plus pour ne laisser que des traces verdâtres le long de son flan et côté gauche du corps.  
Zuko grimaça lorsqu'il dû nettoyer avec soin ses blessures et leur apposa un onguent trouvé dans les affaires de ses anciens compagnons. Il y avait pris des choses utiles comme ce briquet en pierre avec lequel il avait pu allumer le feu.

Et encore d'autres cicatrices.

A vrai dire, il n'était plus à ça près. Il était parsemé des petites marques sur plusieurs parties de son corps. Elles ne se voyaient pas énormément comparées aux zébrures aléatoires sur son dos. Il enfila le nouveau maillot de corps, puis lava ses vêtements sales à l'aide d'un savon noir. L'eau était devenue si sombre que le jeune homme ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Zuko fit sécher ses vêtements sur un portant improvisé près du feu -il avait tout de même remis ses sous vêtement.
Il s'installa dos à un arbre, ses dagues à triples pointes près de lui. Il décida d'essuyer rapidement la lame centrale, la plus longue avec un bout de tissu, cela l'apaisait. Il avala quelques tranches de viande séchée en regardant la nuit tomber, son feu se consumer et les bruits des animaux nocturnes s'élever mais toujours l'oreille aux aguets de bruits suspects, las de son voyage de la journée.
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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Ven 17 Avr 2015, 01:34

- Papa ?
- Rentre, Kaünis.


La jeune fille ne se fit pas prier, et elle ouvrit la porte vivement pour s'y glisser, aussi souplement que l'aurait fait un chat. Refermant le battant derrière elle, Kaünis ne bougea cependant pas, collée contre le bois, la main sur l’interstice entre l'encadrement et la porte.
Elle n'osait pas lever les yeux. Pas tout de suite, il fallait d'abord qu'elle reprenne courage, et une grande inspiration.

Heureusement, son père ne fit pas de commentaire. Peut- être savait-il déjà pourquoi elle était là : après tout, au fond, elle n'aurait pas été surprise que cela soit le cas. Lorsque ses poumons furent entièrement vidés, Kaünis redressa enfin le menton pour faire face à son père.

Voïmakas était assis derrière son grand bureau qui était presque vide. Habituellement, il y avait toujours plein de paperasse sur le plan de travail, et là la plupart des feuilles étaient étalées en désordre sur le sol. La jeune femme fronça les sourcils, se demandant si son père s'était énervé sur les papiers, et s'il avait encore des pulsions colériques. Elle ne pouvait le savoir qu'en le regardant, aussi chercha-t-elle son regard.

Non, il ne semblait pas en colère ou énervé. Mieux même :  il la regardait avec une curiosité et un intérêt non feint, ainsi que cette tendresse qu'il avait toujours dans le regard quand elle était avec lui. Poussant un léger soupir, l'Envoleuse s'avança vers le bureau, s'asseyant à moitié sur ce dernier en n'y posant qu'une seule fesse.

- J'ai un truc à te dire. C'est à propos de Yan… Elle vit clairement le regard de son paternel s'assombrir subitement, déglutit lentement en fermant les yeux et les rouvrit, déterminée à lui avouer ce qu'elle avait fait. C'est moi qui l'ai tué.

Voïmakas se leva brusquement de sa chaise, et cette dernière partit en arrière pour s'écrouler sur le sol, tirant un frisson à Kaünis. Elle n'avait pas envie que son père s'énerve sur elle, et en même temps elle trouvait ça normal de devoir lui dire ce qu'elle avait fait : Yan était un Envoleur, ancien apprenti de sa propre mère, et il avait été son petit ami pendant un certain temps. Cela aurait pu n'avoir aucun sens, et pourtant Kaünis ne regrettait pas une seule seconde ce qu'elle avait fait : cela avait été ou elle, ou lui. Et elle aimait toujours plus sa propre vie que n'importe quoi d'autre. Ou n'importe qui d'autre.

- Je le savais.

La jeune fille sursauta alors que la voix du Mentaï était parfaitement calme. Plantant ses yeux dans ceux de son père, elle n'essaya même pas de se justifier. Elle attendait la suite.

- Est-ce que ça serait trop te demander de me dire ce qu'il s'est passé?

Kaünis poussa un long soupir et haussa les épaules avant de répondre.

- Il a voulu me contraindre avec sa greffe. Je me suis défendue.
- Et tu l'as tué. Comme ça.
- Et je l'ai tué. Tu dois bien connaître sa greffe, je n'avais qu'un seul moyen d'agir pour sauver ma peau.
- Certes...
ajouta Voïmakas sur un ton de reproche. Mais tu pouvais juste le mettre hors d'état de nuire.
- Ça ne l'aurait pas arrêté. Je n'ai pas envie de laisser ma vie devenir un enfer à cause d'un mec. S'il n'était pas revenu sept mois après, je m'en serais tapée comme de ma première culotte, mais il est revenu pour me contraindre. Pour me faire peur. Pour que je le redoute…
Le visage du Mentaï s'était d'abord fermé puis son regard s'était mis à briller,  d'abord d'une manière ténue, et de plus en plus vivement. Il contourna son bureau à grands pas, et finalement saisit Kaünis par les épaules.
Pour la serrer contre lui.
La jeune fille, qui s'était tendue, se relâcha finalement dans l'étreinte de son père.

- Il ne m'a donné que deux options. J'ai fait le choix de le tuer, car l'autre option était inenvisageable…

Sa voix n'avait pas flanché mais le son n'était qu'un murmure. Le Mentaï la serra plus fort dans ses bras.

- Je ne sais pas comment je vais annoncer ça à ta mère.


* * *


Se passant la main dans les cheveux, Kaünis balaya l'horizon de son regard sombre. Le soleil était couché depuis une dizaine de minutes, mais elle avait quitté la bordure du Lac Chen depuis déjà au moins quatre heures, voire un peu plus. Voyage avançait d'un pas enthousiaste, ses oreilles voguant entre l'avant et l'arrière pour être à l’affût de l'environnement également.

Elle s'était arrêtée rapidement dans le dernier village pour acheter quelques provisions, car elle en avait un peu marre de manger que de la viande et elle avait fourré une douzaine de galettes de niam dans sa sacoche de selle. Elle avait rencontré Kushyc, Envoleur de son état qu'elle connaissait parce que sa mère l'avait présentée à lui des mois plus tôt.

- J'ai repéré un gars, il est reparti. Mais j'ai une mission à finir, si ça te va de le récupérer et de le ramener au Domaine.

Elle avait haussé les épaules, parce qu'elle pouvait bien faire  ça : après tout, c'était ce que son père lui avait demandé de faire : elle avait tué un Envoleur. Ce n'était pas grave en soi, mais après toutes les pertes qu'ils avaient subies ces dernières années entre les Mentaïs et les Envoleurs, il fallait plus de recrues. Les autres Mentaïs avaient négocié que si elle ramenait trois nouveaux apprentis, ils s'occupaient d'annoncer la nouvelle à sa mère. Et ça l'arrangeait.

Soudain, Voyage renâcla et la ramena à l'instant présent. Kaünis redressa le menton pour apercevoir dans le ciel non loin de la route une fumée de feu qui s'élevait. Un petit sourire étira ses lèvres et elle amena sa jument dans la direction de la fumée. Elle était difficile à déceler dans le ciel étoilé, mais au bout d'une dizaine de mètres, on pouvait sentir l'odeur du feu.

Descendant de sa monture, la jeune femme ne prit même pas la peine d'attraper la longe de son licol : la jument la suivait de toutes façons sans rechigner, et même en plein combat. Une vraie complicité s'était tissée entre elles depuis tous ces mois, et Voyage avait aussi beaucoup appris, tout comme Kaünis.

S'arrêtant à la lisière entre deux buissons, l'Envoleuse détailla le garçon qui se tenait près du feu, presque nu. Il venait de se laver sans doute, comme en attestait sa masse de cheveux encore trempés ou presque et  le seau d'eau marron un peu plus loin.
Ses cheveux semblaient d'un noir de corbeau, ainsi détrempés, et ses yeux d'un brun très foncé à cause de la luminosité dispensée par le feu. Pas très épais mais avec une carrure agréable à regarder, il présentait une peau piquetée de tissus cicatriciels qui luisaient légèrement.

Alors qu'il terminait de manger des lamelles de viande séchée, Kaünis fit un pas dans le cercle de lumière qui avait beaucoup réduit alors que le feu était presque éteint. Voyage s'était arrêtée un pas derrière elle, se contentant de brouter sans broncher. La jument observait du coin de l'oeil le cheval gris du jeune homme attaché un peu plus loin, et finit par s'approcher de lui pour le saluer et brouter à côté de lui.
Kaünis n'avait pas bougé, observant sa jument sans pour autant ne pas surveiller l'homme. Finalement, elle porta son regard sur son visage et lui sourit.

- Ça te dérange de partager ton feu ?

Il avait bien la tronche que Kushyc avait décrite en parlant du mystérieux jeune homme qui agressait tout ce qui bougeait. Ça devait donc être le garçon en question. Elle n'était jamais très douée avec les gens en général, sans doute faute à son sale caractère, mais elle s'était améliorée.
Ça ne voulait pas dire qu'elle ne se méfiait pas : les mecs qui font leurs brigands solitaires ont souvent une très haute estime d'eux-mêmes, mais surtout les coups de couteau faciles. Et elle voyait très bien les dagues à triple lames juste à côté de lui, même si elle savait qu'elle pouvait dégainer ses couteaux dix fois, ou même l'immobiliser sans arme s'il se jetait sur elle.

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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Ven 17 Avr 2015, 18:37

Il y avait eu un bruit sur la gauche, pas un de ces bruits de vie nocturne, plus étouffé, un truc qui sortait de l'ordinaire de la foret. Zuko avait tourné la tête une seconde, avant de se dire que si la chose qui avait fait ce bruit avait voulu sa mort, il l'aurait fait depuis longtemps. Si ça avait été lui en tout cas, il serait déjà passé à l'acte. Il n'avait vraiment jamais été doué au tir à l'arc mais à cette distance sur une cible immobile cela n'aurait pas été insurmontable. Il aurait aussi pu lancer une de ses dagues mais il ne le faisait qu'en cas de réelle nécessité, car il avait en horreur de devoir ouvrir un corps pour récupérer ses armes, coincées. Il aurait pu également utiliser les étoiles bizarres du Mercenaires, cela semblait vraiment utile lors d'une attaque a distance. Il se dit qu'il essaierait de se renseigner plus tard, peut être au Domaine.

La bouffe t'affaiblit vieux.

Il avait ses lames dans le pire des cas. Il détournât la tête en se remettant a mastiquer consciencieusement la fin de son bout de viande. Une petite bouchée plus tard, un fille s'avança vers le feu. Elle était suivie d'un canasson qui alla se positionner a coté de son cheval gris -il fallait vraiment qu'il se remémore son nom. La fille en question devait être plus âgée que lui. Elle aussi avait des cheveux noirs, mais plus long que les siens. Zuko devina que ses yeux étaient foncés , entre deux étincelles produites par le feu mourant. Elle portait une cape de voyage et un pantalon de cuir. A son avis elle devait elle aussi voyager en solitaire car le cheval semblait porter tout le nécessaire pour camper. Elle n'était pas bien grande, mais devait se trouver dans la taille moyenne. Elle n'était pas vilaine a regarder, elle semblait plutôt fine et élancée. Zuko ne s'attarda pas plus que ça sur son physique car il ne désirait rien d'autre ce soir qu'une bonne nuit de sommeil pour repartir demain à l'aube pour trouver ce fichu Domaine. Tandis qu'il l'observait, la fille détourna les yeux de son cheval pour venir scruter le visage de Zuko. Il sentit son regard s'attarder sur sa cicatrice.

Et ouais ma belle, je suis défiguré.


Cela ne le dérangeait plus, et la fille ne parut pas surprise, plutôt satisfaite de ce qu'elle voyait. Alors comme ça elle voulait ''partager'' son feu. Elle avait beau lui sourire, Zuko ne le lui rendit pas pour autant. Car cela l'embêtait grandement -pour être poli- de devoir parler a quelqu'un. Ne pouvait-il pas rester seul ? Déjà qu'elle le surprenait presque, à moitié nu, non pas qu'il avait quelconque pudeur mais plutôt une envie de tranquillité, comme l'envie de se balader comme bon lui semblait en sachant qu'il ne serait pas dérangé. En d'autres circonstances il lui aurait offert son plus beau sourire, se serait levé pour se présenter, l'inviter à partager son repas et lui aurait raconté deux trois aventures chevaleresques à demi vraies et lancé quelques petites blagues au coin du feu. Il lui aurait couvert les épaules d'une couverture et en aurait profité pour se rapprocher d'elle et ainsi une chose en entraînant une autre, ils auraient fini la nuit a batifoler comme des lapins. Et le matin il serait parti sans un mot, peut être même en lui piquant deux trois provisions, pour ne pas avoir à faire la conversation et surtout pour que la demoiselle ne se fasse pas trop d'idées quant à ses motivations.

- Oui, railla-t-il.

Il se leva en retenant une grimace -toujours cette fichue plaie a la jambe- pour aller chercher sa gourde accrochée a la selle, a laquelle il bu une longue rasade d'eau. De profil de l'autre coté de feu, Zuko gardait juste la fille dans sa vision périphérique, histoire de la surveiller un peu, mais il ne voulait pas la regarder ouvertement. Surtout il ne voulait plus qu'elle parle, il n'avait pas envie de parler. Juste dormir. Avant cela il lui fallait tout de même poser ses pièges à lapins, et ses avertisseurs de présence. Il sortit d'une des besaces trois collets à lapins et une dizaine de longues cordes auxquelles tintaient des petites clochettes. Elles n'étaient pas trop emmêlées et cela ne lui pris qu'une poignée de secondes pour les séparer. Les longues cordes sur les épaules, il quitta alors le cercle de lumière pour s'enfoncer d'une dizaine de mètres dans les bois. Là il commença à attacher les cordes à hauteur de pied, afin d'être avertit de toute tentative d'intrusion.

Il fit le tour de la clairière, installa ses cordes à des endroits qui lui semblaient stratégiques. Puis il revint chercher ses collets. La fille était encore là. Elle ne semblait pas gênée par la situation. Zuko s'arrêta. Ses affaires étaient a ses pieds il aurait juste a se pencher pour les attraper, saisir les couteaux de cuisine. Il avait laissé ses dagues au pied de l'arbre dans leurs fourreaux avec sa couverture pour la nuit. Il regrettait déjà cet acte car il se sentait nu sans elles. Nu et vulnérable. Il aurait surtout pu se les faire piquer. Mais bien, tout semblait en ordre. Il croisa les bras et regarda la fille sans dire un mot.

Mais qu'est ce qu'elle veut ?
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Sam 18 Avr 2015, 02:26

Le mec ne lui sourit même pas alors qu'elle s'efforçait de le faire, et elle sentit une pointe de colère lui monter au nez. Non mais ça va quoi, elle allait pas non plus lui sauter dessus, si ? Certes, si les positions avaient été inversées, elle aurait sans doute réagit pareil. Non, elle aurait été pire : elle l'aurait carrément agressé verbalement, voire physiquement. Parce qu'un mec qui demande ça à une fille, c'était qu'il voulait forcément plus qu'un feu pour se réchauffer !
Surtout qu'en plus il était quasi-nu, mais bon Kaünis n'en avait pas grand chose à faire dans l'immédiat : un corps était un corps, et elle était rompue à en voir des nus, non pas parce qu'elle couchait à droite et à gauche mais parce qu'elle avait suivi un apprentissage auprès d'un Maître masculin, et que donc elle ne comptait plus le nombre de fois où ils s'étaient déshabillés tous les deux sans pudeur pour exécuter un exercice ou un autre. Majoritairement dans l'eau.

Se retenant de hausser les épaules toute seule, Kaünis fixa le garçon avec intensité, lisant dans son langage corporel qu'il était juste épuisé, et sans doute n'aspirait-il qu'à une nuit de sommeil tranquille sans être emmerdé. Cela aurait pu être raté mais la jeune fille n'allait pas non plus le forcer à parler, surtout qu'elle n'était pas très bavarde elle non plus.

Du coup, elle ne sut pas exactement comment interpréter sa réponse : oui ça le dérangeait de partager son feu, ou oui il pouvait le partager ?

Elle ne se décida à pencher dans le sens d'une des deux options quand il se leva pour poser des pièges pour lapin, ainsi qu'une corde parsemée de clochette qui l'intrigua.
C'était donc pour entendre des gens arriver de l'extérieur, ou en tout cas se rapprocher de lui. Donc il avait sans doute le sommeil relativement lourd, sinon il n'aurait pas eu besoin de ça, ou alors il ne savait pas faire la part des choses quand il dormait, et ne sentait pas la présence des gens ou animaux qui pouvaient s'approcher. Pourtant, chaque humain en était capable, c'était une capacité naturelle, avec laquelle il fallait renouer.

Quand il revint, l'Envoleuse l'observa rapidement.
Soudain, il ne semblait plus à l'aise, et jeta un coup d'oeil vers son cheval et les besaces sur son dos. Un sourire étira les lèvres de Kaünis, qui finit par hausser les épaules et s'asseoir à un mètre du feu, les jambes en tailleur. Elle ne put s'empêcher de lancer :

- Tu peux aller attraper tes armes si tu veux, j'm'en tape.

Certes, cela pourrait lui mettre la puce à l'oreille qu'elle était redoutable, mais elle ne s'en fit pas trop pour ça : les hommes ont une facheuse tendance à croire que les femmes leur sont inférieures, même quand ils les redoutent. Il se méfierait sans doute, mais de là à l'attaquer ? Elle n'y croyait pas une seconde. Et au pire, et ben, elle réagirait en conséquence.

Elle détourna le regard de l'homme, mais tous ses autres sens étaient tendus. Saisissant son sac à dos, elle en tira une galette de niam, un broc de soupe et une lamelle de lièvre salé qu'elle avait préparé elle-même. Posant la galette de niam et la viande sur deux pierres proches du feu pour les réchauffer, elle se mit à boire sans soupe sans un mot de plus.

Au jeu du silence, c'était exceptionnel qu'elle perde.

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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Dim 19 Avr 2015, 18:21

La fille s'était assise. Elle l'avait presque incité à récupérer ses armes. Elle ne devait donc pas avoir peur d'une confrontation ni même de l'issue de celle ci. Elle semblait malgré tout déterminée à rester, rester avec Zuko -peut être était-ce elle qui avait des idées derrière la tête après tout. Le jeune homme grogna lorsqu'elle s'assit, pour lui montrer son mécontentement. Elle devait vraiment être têtue ou bornée mais dans tous les cas dotée d'un caractère bien trempé. Et maintenant voilà qu'elle sortait de la nourriture de ses affaires, pour commencer à manger silencieusement sans pour autant abandonner toute once de sécurité car elle était aux aguets du moindre mouvement du jeune homme. Zuko ne savait comment réagir. Il regarda alternativement ses armes, la fille, ses besaces à ses pieds. Il entendait les cheveux renâcler à sa gauche. Il se baissa.

Zuko attrapa les collets. Après tout il n'avait pas abandonné l'idée de viande fraîche pour le lendemain, son bœuf séché lui tapait sur les nerfs, trop salé. Il se releva, regarda la fille en plissant les lèvres et se détourna du campement pour aller installer ses pièges. Il prit soin de ne pas s’emmêler les pieds dans ses clochettes et posa les collets là où il apercevait des tracés dans l'herbe haute, signe de passages récurrents d'un petit animal. Il vérifia les nœuds coulants. En retournant vers la clairière il réfléchit à ce qu'il pourrait bien faire de cette fille. Il ne partirait pas avant demain matin c'était certain, il avait tout installé afin de passer une nuit ici. Que craignait-il alors ? Il avait peur que la fille le tue dans son sommeil ? Lui vole tout son attirail ?

Débile, t'y vas, tu dors et point barre.

Ce n'était qu'une fille après tout pas de quoi dramatiser. Il avait déjà dormi avec de nombreuses personnes sans pour autant que cela dégénère en massacre, vol ou débauche générale. Enfin …
* *
*

10 ans
- Rends moi ça.

Le garçon tenait le sac de Zuko par la lanière. Il le lui avait dérobé quelques instants plus tôt lorsqu'il dormait encore. Mais Zuko se servait de cette besace comme d'un oreiller et cela l'avait donc naturellement réveillé. C'était la première fois de sa courte vie que quelqu'un lui volait quelque chose, à lui.
- Dans tes rêves, lui répondit le garçon en grimaçant.


Alors qu'il se détournait pour quitter le bâtiment abandonné qui tombait en ruine mais qui servait de refuge aux vagabonds de la ville, Zuko avait attrapé une pierre à ses pieds et l'avait lancé de toutes ses forces vers la tête du voleur. Il avait bien visé, après tout c'était nécessaire d’être vif et précis pour tuer des pigeons dans cette ville. La roche avait ouvert le crâne de l'enfant qui se retourna sur Zuko, le regard empli de haine. Les deux garçons s'affrontèrent du regard avant de s'élancer l'un sur l'autre.



* *
*


Zuko revint à la clairière. Sans surprise la fille était toujours là à mâchonner sa nourriture. Le jeune homme inspira un bon coup. Puisqu'il ne pouvait pas se débarrasser de cette fille autant mettre les choses au clair de suite et bien lui faire comprendre que son intrusion forcée ne le mettait pas en joie.

- Puisque t'as décidé de rester, essaie de rien piquer.

Il se dirigea alors vers l'arbre pour y déplier sa couverture. L'herbe était sèche, il n'avait pas du pleuvoir depuis plusieurs jours, il n'aurait donc pas besoin de celle qu'il gardait en supplément accrochée à la selle. Il s’allongea en s'adossant à l'arbre, ramenant ses lames près de lui -il se sentait déjà mieux- afin d'être près pour une quelconque attaque. Il passa une main dans ses cheveux. Ils étaient encore humides et avaient mouillé le haut de sa tunique, au niveau des épaules. Cette longueur plaisait à Zuko car il pouvait les attacher avec son ruban rouge pour être libre de ses mouvements et ne pas être gêné, ou bien les laisser vivre, comme à présent et il trouvait que cela lui donnait un petit coté sauvage. Il tira la couverture sur ses jambes et grimaça lorsqu'il replia ses bras derrière sa tête, toujours cette foutue entaille. Il regarda les dernière volutes de fumée s'élever vers le ciel maintenant noir, en espérant que la fille à sa gauche ne chercherait pas à faire la discussion.
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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Lun 20 Avr 2015, 03:02

Mangeant tranquillement, Kaünis suivait du regard le jeune homme dont elle avait envahi le feu de camp et sans doute l'espace personnel. Il ne semblait pas du tout ravi qu'elle reste, et elle s'en fichait. Non, mieux : elle aimait que ça le mette en rogne, elle se sentait moins seule.
Il finit par s'éloigner avec des pièges à rongeurs pour les disposer autour de son camp, dans le but d'attraper des animaux sans se fatiguer ni lever le petit doigt. C'est vrai que ça pouvait être tentant, mais pour Kaünis cela relevait d'un manque d'ambition notable. Certes, le garçon devait du coup avoir un sens pratique bien développé, mais se mouiller était nécessaire quand on voulait s'améliorer. Est-ce qu'il se contentait de sa vie ?

Et si oui, pourquoi l'Envoleur lui avait dit qu'il l'avait repéré pour une recrue de choix ? Est-ce qu'il s'était trompé ou bien est-ce que c'était elle qui ne savait pas comment détecter du potentiel dans les gens ? En même temps, elle était persuadée que les gens qui finissaient par devenir Mercenaires ou Envoleurs étaient habités par le Chaos. Elle-même n'avait jamais eu aucun doute sur la voie qui était la sienne, dans aucune situation. Elle sentait que ça vibrait en elle.
Se souvenant de la conversation avec Khamill au Domaine, Kaünis se rendit compte que tous les apprentis n'était pas aussi déterminés et assurés qu'elles, très peu avaient de la confiance en eux qui ne se muait pas en arrogance, et encore moins étaient persuadés que le Chaos était leur chemin. Ils le décrouvraient avec le temps, et l'apprentissage.

Haussant les épaules toute seule, Kaünis laissa son regard vagabonder sur Voyage et le cheval de l'inconnu, avant de reporter son attention sur lui, alors qu'il revenait d'entre les arbres et des ombres de la nuit. Il l'observa une seconde, et elle crut déceler de l'indécision voire carrément de la confusion dans son regard, ce qui lui tira un léger sourire. Il n'était pas content qu'elle soit encore là, et c'était parfait.

- Puisque t'as décidé de rester, essaie de rien piquer.

Une étincelle passa dans le regard de Kaünis, qui était finalement assez contente de ne pas avoir brisé le silence la première. Et alors que le garçon se fourrait dans sa couverture près d'un arbre, elle avala sa dernière bouchée et alla chercher son propre équipement pour dormir.
S'enroulant dans le duvet de sa couette de voyage comme dans une cape, elle s'approcha du garçon et ne put s'empêcher d'avoir un sourire mauvais.

- Pourquoi je prendrai la peine de voler quoi que ce soit alors que je peux m'offrir tout ce que je veux ? lança-t-elle, un brin agressive. Finalement, son regard brilla un instant. Tu sais où aller pour trouver le Domaine ? On m'a dit que tu étais sûrement à sa recherche.

Oui, elle avait balancé ça comme ça, sans prévenir, mais elle s'en tapait. Personne ne pouvait comprendre ce qu'elle voulait dire à part les gens qui connaissaient ou avaient entendu parlé du Domaine ; et puis de toutes façons il n'y avait personne dans les environs à part lui, elle et leurs canassons.

- Bonne nuit. dit-elle finalement avant qu'il n'ait pu répondre, se blottissant contre sa couverture et au pied d'un arbre non loin du garçon. Elle avait décidé de le faire mijoter, et même s'il ne répondait pas, elle s'en fichait comme de sa première culotte : elle serait levée avant lui le lendemain, ou bien ses mouvements la réveillerait rapidement, et à ce moment-là elle pourrait faire quelque chose.

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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Lun 20 Avr 2015, 17:07

[C'est court la honte !]




C'était une belle nuit, les étoiles étaient bien visibles. Il semblait à Zuko qu'il les apercevait clignoter parfois, mais il savait que c'était son esprit qui lui jouait des tours. La fille avait pris la mouche lorsqu'il l'avait implicitement traitée de voleuse. Elle lui avait lancé une réplique capricieuse, enroulée comme dans une galette de riz avec sa couverture qu’elle venait de récupérer sur son cheval. Zuko avait esquissé un demi sourire, après tout elle ne semblait plus si menaçante. C'est alors qu'elle parla du Domaine. Son sourire s’évanouit aussi vite qu'il était apparu. Il se figea.  

Le cerveau de Zuko tournait à plein régime. Il n'y avait pas trente six milles solutions à cette conversation. Soit la fille parlait d'un quelconque domaine d'un Seigneur où elle allait traîner pour la saison d'été. Auquel cas Zuko n'aurait pas à s'inquiéter, elle souhaitait juste savoir si lui aussi allait y travailler pour les prochains mois.
Deuxième possibilité la fille était une Marche.. Marchelune ? Marche chose. Un truc en rapport avec la nuit, qui désignait les ennemis des Mercenaires. Il ne se souvenait plus exactement du nom qu'ils portaient mais le jeune homme savait qu'il ne fallait pas les sous-estimer, il avait entendu de nombreuses légendes urbaines sur ses gens, et ne voulait pas en croiser un.

Enfin pas tout de suite.

Dans ce cas la, il fallait mieux pour Zuko qu'il joue la carte la naïveté ou de la débilité, il n'avait pas envie de finir torturé -ou pire. Le Domaine devait être très recherché car même le gars de l'autre soir ne lui avait pas fournit de détails précis sur sa localisation.
Dernière possibilité, la seule personne qui lui avait parlé du Domaine avec un grand D pour la première et unique fois c'était le Mercenaire. Cela voudrait donc dire que cette fille devait savoir où il se rendait, et devait elle même être une résidente de ce Domaine.
Zuko ne savait que répondre. Il se rendit compte que tout son corps était tendu. Il se relaxa quelque peu, la nervosité était un bien trop visible indice lorsque l'on s’apprêtait à mentir.

La fille ne s'était pas installée bien loin. Et malgré qu'elle cherchait à prouver qu'elle était indifférente au garçon, Zuko savait que ce n'était pas le cas. Après tout elle lui avait déjà dévoilé quelques trucs sur elle. Elle lui avait sourit quand elle était arrivée, et semblait sereine quant à ses capacités. Elle devait donc souvent voyager seule sans soucis mais n'était pas pour autant une recluse de la société. Et le fait qu'elle se soit un peu emportée voulait sûrement dire qu'elle n'avait pas de problèmes d'argent, ou de problème à dérober ce qui lui plaisait -passé de voleur oblige, Zuko ne pouvait se séparer complètement de cette idée. Et puis elle avait dit « on », « on m'a dit ». Elle avait donc un réseau ou faisait elle-même parti d'un réseau.

Plus il réfléchissait plus il se disait que cette fille en savait plus qu'elle ne voulait bien en dire. Mais l'instinct de conservation soufflait à Zuko de continuer à se méfier. Il inspira un petit coup et lâcha dans un demi sourire :

- Comme ça on t'a parlé de moi ?


C'était une bonne réponse. Prétentieuse, courte mais surtout cela lui évitait de répondre à la propre question de la fille. Il réarrangea ses cheveux puis se gratta la joue -fichue barbe- en regardant dans sa direction.
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Mar 21 Avr 2015, 03:45

[ Ne t'inquiète pas pour la longueur franchement xD ]


Sa déclaration eut l'effet escompté.
Elle le vit se raidir, voire carrément se figer, et elle sourit hargneusement, contente d'elle. Parce que même s'il ne répondit pas immédiatement, cela voulait dire qu'il avait parfaitement compris de dont elle avait parlé, ce qui était un énorme indice.
Enfin, de toutes façons, elle n'avait pas besoin d'indices, c'était un fait. Kushyc lui avait bien décrit le garçon, avec sa cicatrice sur le visage et le reste. Il lui avait parlé du Domaine, mais ne s'était pas répandu non plus, parce qu'il n'en avait pas le temps. C'était donc à elle ne prendre le temps de le rallier au Chaos, ou au moins aux Mercenaires.

Entortillant une petite mèche de ses longs cheveux noirs, elle se rendit compte qu'ils étaient plus longs que jamais. Avant, elle les coupait dès qu'ils commençaient à se coincer sous ses aisselles, mais depuis la fin de son apprentissage elle n'y avait pas touché, et apparemments ils avaient pris des libertés puisqu'ils lui arrivaient désormais juste au dessus des fesses.

Kaünis savait bien que le garçon avait sans doute déduit pleins de choses sur elle. Elle s'en fichait royalement. Parce qu'elle n'avait aucune raison de se cacher, jamais, et qu'elle ne reniait ni sa nature, ni ses aspirations. Il pouvait croire ce qu'il voulait, deviner ce qu'il souhaitait, cela ne l'atteignait pas, tout simplement parce qu'elle était en paix avec elle-même et ne cherchait pas à devenir quelqu'un d'autre. A vrai dire, elle n'avait jamais voulu ou espéré être quelqu'un d'autre qu'elle-même, contrairement à la majorité des gens, en tout cas selon elle. La plupart des humains ont des idéaux et veulent leur ressembler à tout prix, au point de s'oublier eux-même, ce qui était sacrément pathétique.

- Comme ça on t'a parlé de moi ?

La voix du garçon la tira du début de sommeil dans lequel elle était en train de tomber, et elle se tourna doucement vers lui en roulant, avant de se redresser sur un coude en glissant son poing fermé sous sa joue pour tenir sa tête.
Pas mal, comme réponse. Il ferait sans doute un bon Envoleur s'il voulait toujours rallier la cause. Ou plutôt s'il se décidait à rallier la cause.

- Pourquoi, ça t'étonne ? On aurait pu dire quoi sur toi ?

Un rictus moqueur avait pris place sur les traits de la jeune fille alors qu'elle fixait le garçon. Elle ne connaissait même pas son nom, mais cela ne la gênait pas. Elle n'était pas de ces gens qui ont absolument besoin de mettre un nom sur un visage, et elle ne donnait pas son prénom non plus spontannément, ou alors extrêmement rarement, ou suite à un enchaînement de fait qui faisait qu'elle s'y sentait obligée.

Un éclat mauvais passa dans le regard de Kaünis.
Elle voulait voir comment il réagissait. Juste par curiosité.

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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Mar 21 Avr 2015, 23:09

La discussion était belle et bien entamée. Cela faisait un bout de temps que Zuko n'avait pas échangé avec quelqu'un qui n'était pas un « client ». Il était déjà rare que le jeune homme prenne le temps ou tout simplement ait l'envie de répondre à une quelconque question lancée par un inconnu. Car indubitablement il fallait toujours que les gens lui demandent d'où il venait, ce qu'il faisait avant, d'où tirait-il une si grosse cicatrice. Et blablabla. Et cela l'ennuyait profondément, fréquemment c'était plutôt de la colère qui ressortait de l'échange. C'était pour cela que le garçon préférait vivre seul désormais. Enfin avec la troupe c'était presque pareil, il ne leur parlait que lors des raids. Pas compliqué.

Dans la rareté de ces échanges désirés avec des inconnus, encore plus rares étaient les personnes dignes d'intérêt ou celles dont les rencontres avaient marqué le garçon. Il avait appris à ses dépends et aux fils des années que l'apparence était trompeuse et qu'une personne ne se résumait pas à ce qu'elle laissait entrevoir d'elle-même.
Malgré tout, il s'avérait de nombreuses fois que certaines personnes soient des stéréotypes d'elles- mêmes. On devinait en un coup d’œil que cet homme était riche et arrogant, que cette femme cherchait juste à vous draguer pour vous voler votre bourse dans la nuit ou que cette autre cherchait comment dépenser l'argent de son mari. Zuko avait appris à juger les gens, ceux trop sûrs d'eux, ceux qui au contraire était plus renfermés mais cachait un véritable don en passant par ceux qui ne voyaient pas plus loin que leur petit monde.

Zuko savait qu'il était lui même une de ces personne prévisible, que l'on pouvait jauger au premier regard. Musculature importante, regard fixe et déterminé, réplique rare et acérée, il savait bien qu'il correspondait au type de mec qu'il détestait lui même. Mais le jeune homme se sentait bien ainsi et c'était sa manière de vivre. S'il s'était croisé dans la rue il se serait sûrement détesté au premier coup d’œil.
Malgré tout il jurait par les différents comportements qu'il pouvait endosser. Ses différents styles de vie lui avaient appris à être modulable. Adopter une attitude sur l'instant pour obtenir ce qu'il désirait. On aurait pu dire ''homme à multiples facettes'' mais Zuko s'accordait à dire qu'il n'y en avait que des brutes, dont il manquait des éclats à certains endroits.

La fille s'était tournée, un air de défi sur le visage. Le coin de la bouche de Zuko s'étira en un demi sourire forcé. Elle ne tenait décidément pas à dévoiler d'où elle tenait ses informations. Cela embêtait Zuko car il n'avait pas laissé une bonne impression partout où il était passé, c'était même plutôt rare en réalité. Il n'avait tout simplement pas un caractère facile, pas compliqué de s'en rendre compte. Et puis, il ne faisait aucun effort pour se faire accepter ni même s'intégrer.

- Beaucoup de choses.

Fini le jeu des questions, il fallait qu'il sache. Il avait évidemment songé à continuer, répliquer par une autre interrogation, voir quelles étaient les limites de la fille, surtout de sa patience pour le coup. Fatigue, mauvaise humeur, peu importe, le jeune homme n'avait pas la tête aux énigmes ce soir. Il lâcha, l'air détendu -« ne jamais laisser tes émotions ressortir Zuko, c'est un point faible », lui répétait sa génitrice entre deux lampées d'alcool- en regardant la fille dans les yeux :

- Qui t'envoie ?

En plus tu m'as fait pensé à elle putain, manquait plus que ça.
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Mar 21 Avr 2015, 23:28

- Un mec. Un mètre quatre-vingt, autour de soixante-quinze kilos. Yeux marrons, cheveux auburn, avec une cicatrice sur le nez. Et un cheval.

[ regard qui flamboie ]

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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Mar 21 Avr 2015, 23:36

Zuko savait de qui elle parlait, mais il ne pu s’empêcher de rajouter :

- Et le cheval, tu me le décris aussi ?
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Mer 22 Avr 2015, 00:07

- Comme si j'en avais besoin !



[ Attention, pas de narration quand tu réponds en dialogue, sinon il vaut 10 lignes de narration ! Wink ]

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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Mer 22 Avr 2015, 02:36

[Oups ! Le temps de me remettre dans le bain  Embarassed ]



La description que donnait la fille correspondait bien au Mercenaire qu'il avait rencontré. Pour la cicatrice sur le nez, Zuko n’était pas certain, la mauvaise visibilité due à la pluie n'ayant pas aidé. Ainsi que son excès de faiblesse momentanée. Ou tout du moins non voulue !

Alors comme ça on lui envoyait une babysitter.  Il grogna intérieurement de cette découverte.

De mieux en mieux cette soirée.


Zuko détestait par dessous tout être fliqué, suivit à la trace, comme une proie qu'on laisse s’essouffler avant de lui porter le coup mortel. Il n'avait jamais eut de barrières. Sa vie s'était résumée à ses propres désirs comme chaperons. Il avait tendance à fuir toute sorte de prison métaphorique. Même l'alcool ne l'avait jamais attiré, car le fait de devoir dépendre de quoi que ce soit le répugnait au plus haut point.

L'envie de dormir étant momentanément passée, il se leva pour s'occuper du feu mourant. Accroupi, il tournait les bûches sur leurs faces noircies, là où les flammes n'avaient pas dévorées le bois. Bientôt les flammèches revinrent et le feu repartit doucement.

Les pans de sa tuniques se balançaient de chaque coté de son corps, ses jambes restaient dégagées. Il se maintenait sur la pointe des pieds, les orteils enroulés dans l'herbe, ses bottes à lacets reposaient un peu plus haut. Zuko aimait beaucoup marcher pied nus. La sensation de l'herbe sous sa voûte plantaire lui procurait une sensation de plénitude. Plénitude toute relative au jeune homme évidemment.
Enfant il n'était jamais sorti de la capitale, il n'avait jamais goûté au grand air, jamais avant ses quinze ans, âge auquel il fut accepté par le marchant ambulant. Ce marchant voyageant en solitaire, il n'avait plus les moyens de se payer un Kull pour sa protection, et de fil en aiguille Zuko atterrit à ses cotés.

Ce furent de bonnes années, moins mauvaises qu'à Al-Jeit. Cela avait permis à l'adolescent de devenir un homme, comme il aimait le penser. Le marchant avec qui il voyageait, Entros, était une personne simple. Peu de paroles inutiles, toujours aller au plus direct avec Zuko. Mais c'était une autre paire de manche lorsqu'il cherchait à vendre sa marchandise -principalement des étoffes- à de potentiels client. Zuko avait donc pu enrichir son vocabulaire et son argumentaire en écoutant les marchandages. C'est ainsi qu'il avait perdu ses mauvaises habitudes de la capitale. Il gardait toujours en tête le jargon et les insultes des rues, mais il avait gagné en aisance pour s'exprimer.

- Que me veux-tu ?

Dos à la filles, il continuait de jouer avec les braises rougeoyantes. La prudence était décidément écartée. Zuko s'était facilement laissé avoir. Peut-être du fait que la fille soit plus âgée rentrait il aussi dans l’équation. Dans tous les cas, si elle voulait l'attaquer, elle n'aurait qu'à couper dans une des cuisses qui dépassaient de la tunique de Zuko, tailler dans le muscle, et il se viderait de son sang en quelques secondes.
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MessageSujet: Re: Jeune loup solitaire [PV Kaünis]   Jeu 23 Avr 2015, 02:05

Bon.
Même si elle était persuadée avant ça de ne pas s'être trompée de mec, maintenant elle en était convaincue : vu comment ce dernier avait réagi, il se souvenait très bien de l'Envoleur. Et apparemment, il s'était pris une sacrée torgnole, parce que le garçon en question ne contre-attaqua pas.
Un sourire sur les lèvres, Kaünis le regarda se lever pour raviver le feu. Il semblait qu'il n'avait plus sommeil soudain, et elle pouvait dire la même chose pour elle. Du coup, elle s'assit, les genoux repliés contre son torse, sa couverture couvrant ses jambes et s'enroulant autour de son dos.

Il semblait perturbé – non, énervé – par le fait qu'elle soit là à la suite de quelqu'un qui lui aurait parlé de lui. Oh, monsieur n'aimait pas être suivi ? Il ne devait pas avoir l'habitude, sans doute. Il préférait sans doute traquer, être de l'autre côté de la chaîne alimentaire, comme le diraient d'autres.
Les chasseurs, brigands et autres joyeusetés n'aiment pas être de l'autre côté de la lame ou de la flèche. Parce qu'ils n'avaient aucune idée de la manière dont ils pouvaient s'y prendre pour tourner une telle situation à leur avantage, sans doute.
Leur esprit n'était pas assez ouvert.

Alors, est-ce que l'esprit de ce mec en particulier pourrait être assez ouvert pour comprendre qu'un jour, jouer la proie lui permettrait de piéger plus gros que lui ?
Elle l'avait fait. Elle s'était presque faite attrapée, plusieurs fois. Elle avait côtoyé de sacrés dangers, mise dans les problèmes jusqu'au cou avec son Maître, mais c'était ce qui lui avait permis d'être si libre.
Libre et puissante.
Elle-même, enfin, et non pas un pâle echo de sa personnalité.

Une étoile de Chaos brilla dans son regard quand elle releva la tête à la question du garçon.

- Que me veux-tu ?

Un sourire étira les lèvres de Kaünis, et elle repoussa la couverture de ses genoux pour s'avancer vers le garçon, une idée derrière la tête. Elle attendit qu'il lui jète un regard pour bouger.
Mais elle ne se releva pas. Pas complètement, se contentant de se déplacer sur ses mains et ses genoux. Mais pas simplement, non, elle ondoyait, sa démarche souple se fit dangereuse, ses hanches se balançant à chacun de ses mouvements, et ses pupilles fixées sur le visage du garçon.
Quand elle arriva à moins d'un mètre de lui, elle tendit doucement ses doigts vers son visage, et caressa la citatrice à côté de son œil droit. La peau était rugueuse à cet endroit-là, et elle eut soudain envie de le mordre profondément.

Papillonnant des paupières, elle se reprit en s'asseyant sur ses talons, ses genoux à moins de cinquante centimètre du garçon, qui ne semblait pas vouloir reculer. Parfait...

- Et toi ? Te contenteras-tu de piller les gens qui croisent ton chemin toute ta vie ? Te contenteras-tu de quelques passes d'armes pour t'en sortir ? Jusqu'au jour où tu tomberas sur plus fort et plus impitoyable que toi ?

Levant sa main droite cette fois, elle posa le bout de ses doigts sur la joue du garçon, une seconde, avant de la récupérer sur sa cuisse.

- Tu n'as aucune aspiration ? Aucune ambition ? Aucune envie de changer le monde ?

Le dos désormais parfaitement droit, les mains sur les cuisses, Kaünis avait plongé son regard dans celui du garçon.
Ce n'étaient pas des questions en l'air. Peut-être se moquerait-il d'elle, et cela ne la dérangerait pas non plus. Il n'y avait qu'un moyen de savoir...

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