AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Une majorité de membres prennent un an !

En ce début d'année, merci de consulter ce sujet !

Si d'ici deux semaines, vous n'avez pas ajouté l'année à votre personnage,
vous serez sorti de votre groupe.
Si d'ici un mois cela n'est toujours pas fait, cela sera un avertissement !


Seuls les derniers inscrits (depuis Septembre 2017) ne sont pas concernés,
donc n'oubliez pas de poster pour nous notifier de vos modifications !



Partagez | 
 

 Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Eindel Redohil
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1011
Date d'inscription : 17/06/2009

Feuille de personnage
Age:
Greffe: Non
Signe particulier:

MessageSujet: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 14 Mar 2010, 22:22

Quelque part dans la sombre et dense forêt d'Ombreuse, un trait noir fusa, un léger hoquet de stupeur rauque se fit entendre. Plus loin, une sombre silhouette se ramassa souplement après une courte chute depuis une haute branche. Elle rangea un bel et grand arc de bois dans son dos, entre ses épaules, aux côtés d'un carquois de cuir à moitié rempli; puis elle s'allongea près du corps inerte d'une espèce de petit sanglier, sortit la flèche fichée dans son corps et la laissa glisser au fond de son emplacement initial avant de ramasser l'animal mort.

Cela faisait toujours de la peine à Eindel d'abattre ainsi un être vivant mais c'était la loi de la nature, le fonctionnement de la chaîne alimentaire. De plus, s'il n'avait rien rapporté à sa tente aujourd'hui, il n'aurait pu se remplir l'estomac. D'ailleurs, l'apprenti arriva bientôt à proximité de celle-ci. Il l'avait plantée deux jours plus tôt là où un rare espacement dans la disposition des arbres le permettait, lorsqu'il avait décidé que finalement il avait bien envie de rester quelques jours de plus dans cet environnement, pour son entraînement personnel. Seulement voilà, le voyageur n'avait pas prévu cela lors de la préparation de son petit voyage de l'autre côté du lac Chen et il s'était donc mis à chasser. Heureusement pour lui, ses exercices quotidien de tir à l'arc avaient portés leurs fruits; mais malheureusement pour lui, il n'avait pas beaucoup, voir aucune expérience dans le domaine de la traque. C'est pourquoi il venait de passer la moitié de la journée à scruter la végétation du haut d'une multitudes de perchoirs différents. Mais au moins, il s'améliorait : la veille, il avait déniché sa proie en suivant une piste, guidé par de parfois abondantes et parfois inexistantes traces de pas animales.

Le soleil avait déjà largement parcouru la moitié de son chemin et commençait à descendre vers la ligne d'horizon. Eindel prit donc le temps d'allumer un petit feu avec précaution pour se faire cuire un appétissant morceau de chair. Certes, la fumée, qui partait haut dans le ciel dans un panache noir, avait tôt fait de révéler sa position; mais qui pourrait venir l'embêter dans cette forêt que tout le monde croyait -à tort car, à part quelques plantes qui avaient l'air mortifères, il n'avait jamais vraiment été en danger- hanté, maudite ? Le campeur ne l'éteignit donc pas, même lorsqu'il eut terminé son succulent repas carnivore. Ainsi pouvait-il rester à proximité du foyer et se réchauffer un peu, même s'il n'avait pas particulièrement froid dans sa tenue de cuir sombre, en cette après-midi de début de printemps; mais il aimait sentir la douce chaleur envelopper son visage dans un cocon protecteur et agréable.

Le brasier finit donc par de consumer de lui-même beaucoup plus tard, alors que l'apprenti Marchombre paressait toujours adossé à un tronc sous les belles couleurs orangées du soleil couchant, entouré d'une auréole de rayons filtrant au travers des rideaux de feuilles égayant les arbres. S'il avait les yeux fermés, il était tout à fait conscient; il profitait simplement de sa solitude et sa liberté, car telle était une des idées qu'il adulait particulièrement : pouvoir faire ce qu'il voulait, où il voulait, quand il voulait, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit dans un monde où l'humain s'enfermait toujours plus dans sa société et ses villes où Eindel étouffait d'emprisonnement. Toute cette populace bien confortablement installée à Al-Jeit ou ailleurs ne comprenait-elle pas que le vrai plaisir était à l'extérieur, que la seule jouissance possible d'un homme était sa totale liberté ? Comment pouvait-on profiter d'une vie sinon ? En ayant pour seul but de trouver un travail, de «gravir les échelons», de fonder une famille et de vivre bien sagement avec les autres ? Oh et puis après tout, c'était leur choix hein, et cela ne le regardait nullement. Qu'ils vivent leur vie comme ils le voulaient.

Une innocente fourmi noire gravit soudainement sa jambe, pour se hisser fièrement sur son genou plié. Elle regarda autour d'elle, se frotta les antennes et entreprit de continuer l'exploration de ce mystérieux et immense objets que le jeune homme était à ses petits yeux d'insectes. Celui-ci la regarda faire avec un léger sourire, sans la gêner. Il aimait bien les fourmis. Pour avoir observer des fourmilières des heures durant, il pouvait se targuer d'en connaître pas mal sur leur organisation. Mais jamais, non, il ne les avait dérangé pour quelque stupide expérience; il s'était contenté de regarder leurs incessants va-et-vient sans jamais s'en lasser. Il s'était même souvent dit que l'homme devrait prendre exemple sur la fourmi, car là où la société humaine n'était que politique, mensonge et ruse, la société des fourmis était innocente. Chaque petit individu savait ce qu'il avait à faire et il le faisait pour le bien de la colonie. Aucun privilège, aucun dominant, aucune personne riche ou pauvre chez eux; seulement une reine, qui pondait, et différentes castes d'individus, tous avec leur fonction précise. C'était tellement plus simple, tellement plus normal... Bien sûr, elles n'étaient pas non plus parfaites, elles aussi menaient des guerres contre d'autres insectes pour étendre leur territoire. Néanmoins il était évident qu'une fourmi n'avait pas de cupidité ou d'égoïsme. Elle cherchait de la nourriture ou se battait parce qu'elle était là pour ça, et c'est tout. C'était bien contraire à l'esprit de la voie des Marchombres, mais Eindel aimait cette idée, bien que pour rien au monde il n'aurait abandonné sa propre liberté ou indépendance.

La pauvre fourmi en question fit un vol plané lorsque ce qu'elle avait pris pour un tronc d'arbre à la forme étrange bougea violemment. Le garçon s'était levé précipitamment, le visage ébahi de stupeur. Son cerveau venait de se faire déboussoler par une vague soudaine et déferlante de milliers d'odeurs différentes. L'espace d'une seconde il venait de sentir toute la forêt autour de lui et loin de lui. Tout, l'odeur de cet arbre là-bas, celle de cette grosse abeille, celle d'un animal qui était passé par là trois heures avant, celle d'un rat immobile sous la terre dix mètres à sa gauche, celle d'un appétissant agneau à deux kilomètres droit devant lui et... Une autre odeur. Une odeur qui se démarquait des autres, plusieurs peut-être, il n'en savait rien. La sensation avait été trop fugace pour qu'il en découvre la nature. Mais toutes ces informations avaient envahi sa tête si violemment que Eindel s'en trouva déboussolé pendant plusieurs dizaine de secondes. Bon sang, que venait-il de se passer ?

En réponse à cette question, l'apprenti sentit le loup, au fond de ses entrailles, se manifester et s'exciter. Quoi encore ? Que voulait-il ? L'animal ne pouvait pas vouloir manger, il venait d'avaler assez de viande pour tenir un jour entier sans avoir une once de faim. Et alors, quoi ? Il n'était pas question de se laisser faire ! Oh mais, ah... Qu'est-ce qu'il avait mal au crâne et au ventre ! C'était... insupportable. Ahh... Il devait se coucher, il ne se sentait vraiment pas bien... Là, voilà...

Couché par à même le sol, les jambes repliés sur le torse, Eindel perdit progressivement toute conscience et notion de réalité, sans savoir pourquoi... Dormait-il ? Peut-être... Mais il avait plus l'impression de ne plus posséder de corps, de disparaître...


Dernière édition par Eindel Redohil le Mar 16 Mar 2010, 17:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Lun 15 Mar 2010, 21:45

[Pour des soucis de respect chronologiques, je ne m'attarderait pas sur la fin de l'apprentissage de Wëlle, mais elle a fini ^^]

    Elle suivait cet apprenti, jeune homme pas trop grand, silencieux, respectueux de la Nature. L'aura battait autour de lui, il devait fréquenter l'Académie depuis moins longtemps qu'elle, mais tout de même. Elle l'avait déjà croisé, sauf que cette fois, elle l'avait aperçu partir par un petit sentier, avec un paquetage qui laissait penser qu'il s'éclipserait au moins jusqu'au lendemain. Alors, elle avait décidé de le suivre, juste pour voir. Pour savoir ce qui intéressait ce jeune homme, pour découvrir ce qu'il allait faire, et puis aussi pour tester sa discrétion, s'entraîner à se déplacer rapidemment et silencieusement... Et aller découvrir peut-être un endroit inédit. Oui, maintenant qu'elle n'était plus sous la tutelle d'un Maître -son coeur lui battit à cette pensée- elle devait se prendre en main elle-même, et comptait bien le faire. Voyager, voyager et voyager, aller découvrir tout Gwendalavir, aller titiller les Raï et flirter avec les plus hauts sommets, aller nager dans toutes les mers, toutes les rivières, tous les lacs, explorer toutes les villes... Tout, tout... En aurait-elle le temps, ou la Mort la rattraperait-elle avant qu'elle n'ait put assouvir sa soif de connaissances?

    La Mort la rattraperait avant qu'elle n'ait put l'assouvir, c'était sur et certain. Elle n'en aurait jamais assez, il y avait toujours quelque chose de nouveau, quelque chose d'inconnu... Alors autant en faire le plus tant qu'on le pouvait. Autant assimiler le plus de choses pour partir satisfaite. Quitter la vie... Retrouver autre chose? La Vie continuait peut-être... Ou alors tout s'éteignait? Ou autre chose, autre chose que la Vie... Un jour, elle saurait, mais dans le doute, elle préférait d'abord tout explorer de la Vie actuelle. Ensuite seulement, un jour, aller voir ce que c'était que l'on appelait la Mort.

    Inwëlle aurait put faire demi-tour quand elle avait vu, du haut de son arbre, le jeune apprenti dresser son camp. Il n'avait pas beaucoup à manger, sans doute repartirait-il très vite... Elle non plus, n'avait pas beaucoup, en fait, elle n'avait rien de concret sur elle-même. Elle l'avait suivi sur un coup de tête, elle avait un poignard emprunté à l'Académie, elle avait un arc, ça lui suffisait pour se défendre. Elle avait ses yeux, aussi, et elle avait son corps. Son corps était une arme...
    Elle n'aimait pas tellement tuer des animaux pour manger. S'il y avait de la viande à l'Académie, elle en profitait un peu, mais tuer de ses propres mains, ça ne lui plaisait pas, alors, elle avait pris l'habitude de dégoter racines et plantes comestibles, de voir lesquelles étaient les plus nutritives, et elle s'était rendue compte que la viande n'était pas indispensable au bon fonctionnement de son corps, si elle compensait.

    La forêt Ombreuse était celle où, a priori, se trouvaient les Mercenaires, elle le savait. Mais ce jeune homme, lui, le savait-il? La forêt avait sale réputation, mais ça attirait la rouquine plutôt que de la repousser, et aussi, elle voulait encore voir comment se débrouillait le jeune. Au fond d'elle, il y avait d'autres raisons au fait qu'elle le poursuive malgré son incursion en territoire ennemi. Déjà, elle ne voulait pas qu'il ne meurre, assassiné par des Envoleurs, parce qu'il lui semblait prometteur et qu'il méritait d'aller plus loin. Ensuite, parce que ça lui fournissait un chouette prétexte pour peut-être se battre contre de vrais ennemis vraiment forts. Mais elle n'irait pas les chercher, non non non, tout d'abord parce qu'elle terminait à peine son apprentissage et qu'elle doutait fortement être de taille face à un Maître, et ensuite parce qu'elle n'avait pas envie d'aller abîmer un pauvre bougre qui ne lui voulait rien. Oh, peut-être le pauvre bougre en question l'attaquerait-elle s'il ne l'avait pas vue, mais peut-être que non, et puis elle n'avait pas non plus envie d'abîmer. Qui que ce soit, elle ne voulait pas blesser pour le plaisir, surtout qu'un simple petite bataille pouvait vite tourner en accident...
    Elle était bien placée pour le savoir. Perchée sur sa branche, elle Lui adressa un sourire.

    Ca faisait deux jours qu'elle le suivait lors de ses pérégrinations, et deux jours qu'elle parvenait à rester silencieuse. Deux jours qu'elle le regardait tuer, deux jours qu'elle le voyait faire cela sans plaisir... Deux jours qu'elle le voyait d'ouvrir au monde. Deux jours qu'elle se rendait compte qu'il n'y avait rien de bien dangereux dans cette forêt, deux jours qu'elle se demandait d'où sortait cette sotte rumeur. Deux jours qu'elle observait les muscles du jeune garçon rouler sous sa peau, deux jours qu'elle sentait un truc. Oui, vraiment... Un truc comme si le garçon avait une chose différente... Comme Erwan, un peu, comme le petit-fils de Bella, aussi. Ce jeune apprenti serait-il lui aussi métamorphe? Il ne s'était encore rien passer, mais vraiment, elle pressentait un truc. Peut-être n'était-est-ce pas ça, aussi. Deux jours, et toujours pas de Mercenaires. Et pourtant, elle guettait, elle guettait grace au Rentaï... Elle s'ouvrait, elle cherchait des présences, mais pas grand chose. Elle se serait bien un peu éloignée, mais craignait que le garçon ne se fasse tomber dessus. Ce jour-là, elle avait quand même sentit un petit quelque chose, et avait veillé, parce qu'il était fort possible qu'elle ait détecté une présence humaine.

    Mais il était là, il regardait son genou -une fourmi plus exactement, qu'elle aussi observait mais d'encore plus près que lui, s'émerveillant du mécanisme qui agitait ce petit insecte- et elle était assise sur une branche, sereine, caressant l'arbre. Tout de même... Toute cette fumée! Il était impossible que personne n'ait rien remarqué. Ou alors les Mercenaires étaient complètement aveugles, ou alors... Ou alors ils se préparaient. Ou alors ils observaient leur proies... Et si, et si ils étaient capables de se confondre avec la Nature? Si, dans ce cas, ils avaient aussi repéré la jeune Marchombre? Elle se désintéressa de la fourmi, regarda alentour, derrière sa tête, sur les côtés... Sans zoomer pour avoir un meilleur champ de vision.

    Il sursauta, il sursauta violemment, et elle fut surprise. Quoi? Qu'avait-il? Avait-il détecté une présence? Il était allongé par terre, il ne bougeait plus... Que s'était-il donc passé? Elle regarda partout à nouveau, encore aux aguets, les muscles tendus, prête à agir. Souplement, elle se coula au sol, et, son masque en place, alla vers le garçon posa sa main sur son épaule, ignorant le frisson qui la prenait toujours au contact des gens, mais qui, avec le temps, diminuait, et releva la tête. Elle guettait...

    Un mouvement retint son attention. Vraiment? Hallucination, réalité? Elle zooma sur cet endroit. Elle prenait des risques, tant pis... Elle tendit l'oreille, tous ses sens aux aguets. Elle était près du feu, il y avait changement de lumière, elle s'accoutumait mal, depuis la greffe. Au lieu de plisser les yeux, elle les écarquilla un peu plus, observant. Rien... Elle regarda derrière sa tête et... Bordel! Non... Laisser croire qu'on a rien vu... Ca avait bougé, derrière. Elle resta sans bouger, immobile, fixant la direction opposée en apparence. En réalité, elle se concentrait là-bas... Entre ces deux troncs... Un éclat, juste un éclat. Oeil ou poignard, elle n'en savait rien, mais il y avait quelqu'un. Elle chercha un humain, le trouva. Son coeur battait plus lentement, en attente du combat, la main toujours posée sur l'épaule du garçon, accroupie, immobile... Laisser croire qu'elle n'avait rien vu, et au dernier moment, se retourner.
    Trop attentive à ce qu'il se passait derrière sa tête, elle ne guettait plus rien, ni sur les côtés, ni devant elle. Elle attendait...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mar 16 Mar 2010, 21:38

Flamme d'escent dansant dans le couchant...

Rubis ne dormait jamais beaucoup. Ce n'était pas quelque chose d'utile pour elle, elle n'en avait pas de réelle nécessité, et elle n'avait tout à fait la même constitution que les humains, donc cela ne la choquait pas plus que cela. Elle se fichait bien des règles et des habitudes des autres, elle n'était qu'elle-même, et ce depuis son plus jeune âge. Mais cependant, enseigner lui apportait beaucoup, et par là elle sentait qu'elle tendait un peu plus vers la "normalité", si l'on pouvait appeler cela ainsi. C'est pourquoi elle s'était rendue hors du Domaine, durant quelques jours : pour se trouver une monture. Après son voyage avec ses deux apprenties, alors qu'elles deux chevauchaient et qu'elle-même courrait, elle s'était promis de prendre une monture, ne serait-ce que pour montrer l'exemple : en effet, Jennyssie comme Owa avaient soulevé le fait qu'elles ne pouvaient réellement apprendre sans avoir de modèle propre. Déjà, dès le début du cours, Rubis savait qu'elle prendrait des cours d'équitation, et trouverait une monture. Et tout cela l'avait renforcé dans cette idée. Soupirant, elle était ainsi sortie de la forêt Ombreuse pour se trouver la monture idéale. Oh, elle savait pertinemment que cela pouvait durer longtemps, comme voyage, avant de trouver le cheval qui voudrait bien l'accepter. Elle était encore plus prédatrice que les humains en général, plus prédatrice que ceux qui se transformaient en animal, parce que si ceux-là avaient un vrai prédateur dans leur ventre, qui pouvait surgir à tout moment, elle était une prédatrice vraiment dans le sang. C'était quelque chose qu'elle dégageait, elle était autant animal qu'humaine, sinon plus. Ce n'était pas une histoire d'avoir une part animale, non, c'était qu'elle l'était réellement, dans les fibres de son être, et toujours.

Ainsi, elle avait encore couru quelques jours, pour aller jusqu'à Al-Jeit et trouver un bon éleveur de chevaux. Elle s'était d'ailleurs délectée de voir que les gens la fixaient toujours aussi bizarrement, avec ses écailles écarlattes, sans habits par dessus pour les dissimuler, avec ses yeux de sang et ses cheveux aussi rouges que les flammes d'un brasier. Lorsqu'elle ne voulait pas passer inaperçue, c'était certain qu'elle ne l'était pas ! Elle avait finalement trouvé son bonheur après avoir visité et s'être confrontée à une demie-douzaine d'éleveurs et de vendeurs d'équidés. Le cheval qui avait accepté sa différence était une jument. Une immense jument. On lui avait parlé de Shire, comme race, mais elle s'en fichait éperduement. En l'occurrence, la jument en question devait mesurer deux mètres et des poussières au garrot, et sa carrure était forte et bien large. Sa couleur d'un noir de jai, avec juste les fanons blancs, faisait contraste avec le corps tout rouge de sa cavalière, et on aurait vraiment parlé de perle de sang dans le noir, en les voyant l'une avec l'autre. Ainsi, elle était revenue à cheval, après avoir exigé d'apprendre les bases de l'équitation. Ce n'était pas tant difficile que cela, il fallait juste être à l'écoute de sa monture et savoir se faire comprendre. Le reste venait tout seul. Ainsi, la Maître Envoleuse était repartie après dix jours de campement à Al-Jeit, de retour vers la forêt Ombreuse. Et cela faisait trois jours qu'elle voyageait sur la jument, qu'elle avait dénommé simplement "Grosse". C'était affectif, évidemment, et cela lui allait en réalité assez bien, c'était un fait...

Et alors qu'enfin, la jument pénétrait dans la forêt Ombreuse, Rubis sentit tout à coup autour d'elle une odeur d'homme. Souriante, elle mit la jument au galop. Oh, c'était un galop lourd et largement pas discret, mais c'était juste pour rejoindre le Domaine... Lorsque ce fut fait, la Mercenaire s'occupa de sa jument avant de la mettre au paddock et de retourner dans la forêt. Elle voulait suivre la trace de cet homme nouveau. Une nouvelle recrue ? Elle ne savait pas trop. Mais elle était curieuse. En la retrouvant, elle put observer et noter qu'il y avait une autre personne. Mais cette dernière ne l'accompagnait pas, elle semblait aussi le filer... Souriante, Rubis s'élança à travers les arbres, pour bientôt voir ce qu'elle cherchait : la fumée. la fumée d'un feu de camp... Se léchant les babines, la jeune créature s'avança lestement entre les arbres, ne faisant aucun bruit. Soudain, elle vit les deux personnes : il y en avait une un peu plus haut, dans les branches, et l'autre au sol, près du feu. Souriante méchamment, elle s'approcha... Un éclat passa dans la forêt. Elle s'était faufilée entre deux buissons, mais la lueur du feu avait eu le temps de s'accrocher à ses écailles... Soupirant silencieusement de sa négligence, Rubis passa sans un seul bruit, et sans plus se faire remarquer, plus loin, face aux deux personnes. Parce que le meilleur moyen de ne pas se faire voir est d'être là où personne ne s'attend à nous voir. Souriante, elle attendait. Il allait se passer quelque chose. Mais au fait, qui étaient ces deux jeunes personnes ?

Lave bouillonnante de frissons dorés...
Revenir en haut Aller en bas
Lacrya Sil' Morna
Maître Envoleur
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 1097
Citation : Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it.
Date d'inscription : 14/02/2010

Feuille de personnage
Age: 34
Greffe: Os des avant bras renforcés par du métal
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 21 Mar 2010, 15:09

Douce est l’obscurité commençant à recouvrir ce monde. Tu es la seule à pourvoir vraiment révéler ce qui est cacher. Seuls ceux qui savent voir et observer arrivent à percer tes secrets et tes mystères. Tu es celle qui rétablie la vérité obscurcie par les rayons de Phébus. Ceux-ci ne sont là que pour tromper notre œil et illuminer d’une fausse lumière l’univers qui nous entour. Toi tu nous délivre la vérité en menant le monde dans son état original, l’obscurité. Monde originelle dans sa parfaite nature. Le noir n’a jamais était là pour nous terrorisé. Et c’est bien cela que peu de gens arrive à comprendre. Quand on sait écouter et entendre, le noir devient rapidement un allier plus qu’un ennemi. Mais après, encore faut-il savoir s’en servir…

Lacrya avait toujours rêvé de posséder le don de nyctalopie. Malheureusement le destin en avait décidé autrement. Passé outre cette petite déception, elle s’était rapidement aperçu que grâce à ses sens entraînait à cet effet, elle pouvait y voir comme en plein jour. Pas au sens où elle distinguer le paysage environnent grâce à ses yeux. Non, seulement le fait qu’elle puisse se diriger sans trop de difficulté dans un noir quasi-totale avec seulement le son et les senteurs qui l’environnaient. Mais d’un autre coté, cela n’égalisait pas la véritable vu.

L’envoleuse courait. Toujours avec le même plaisir qu’a son habitude. Ressentant toujours ce même sentiment de liberté intense. Voyant toujours cette nature merveilleuse défiler autour d’elle. Ses muscles fonctionner avec force et puissance. Ce fin filet de chaos qui accompagnait tous ses gestes. Cette euphorie silencieuse qui l’envahissait lentement. Oui décidemment, rien ne valait une petite course au cœur de sa forêt préférer pour rendre à Lacrya toute sa bonne humeur. Cette journée n’avait pourtant pas était mauvaise mais son esprit avait était embrumé par de sombre pensés. Elle ne savait d’ailleurs pas exactement s’où celles-ci venaient, cela étant, elles ne l’avaient pas quitté. Enfin, ce temps était maintenant résolut et son cœur semblait allégé par les pas rapide et furtif qui portait la jeune femme toujours plus profond dans les bois.

La nuit naissait. Elle allongé doucement les ombre et assombrissait le paysage déjà bien chaotique. En effet, la forêt Ombreuse n’était pas réputée pour sa luminosité et son atmosphère joyeuse. C’était même plutôt le contraire. Beaucoup évitait de si aventurer par crainte. On racontait parfois qu’elle était maudite ou ensorcelé. Simple légende pour effrayer les enfants. Le problème était que les enfants n’étaient pas seul effrayés et qu’une réputation lugubre entoura rapidement la sombre forêt. Enfin… Cela n’était qu’un avantage pour le domaine qui avait pu s’y installer sans trop craindre de se faire repérer.

Après une bonne trentaine de minutes d’une course effrénée, l’envoleuse de posa sur une branche et observa avec attention les environs. Au loin, elle vit une colonne de fumer grise s’élever parmi les branches en bourgeonnement. Un camp… Qui pouvait bien avoir envi de faire du camping en pleine nuit ici ? Sans doute un de ces apprentis qui refuse de dormir à l’intérieur de leur chambre… Tout de même poussé par sa curiosité naturelle, la jeune femme se déplaça vers l’endroit habité. Elle avançait lentement et essayait de faire le moins de bruit possible. Elle se fondait silencieusement dans la nature qui l’entourait et arriva rapidement à la lisière d’un espace plus dégageait que les autres. Un homme y était allongé. Un feu improvisé brûlait encore faiblement devant lui. Il n’avait pas peur… Décidemment elle rencontrait souvent des individus dont leur vocabulaire était dénudé du mot ‘méfiance’… Elle soupira intérieurement et ferma un moment les yeux. Elle se tenait accroupie, parfaitement immobile, se glissant dans l’obscurité comme si elle faisait elle-même partie d’u paysage. Puis doucement, elle rouvrit les yeux et observa un moment les alentours.

Tout semblait calme et tranquille. Elle cru un moment distinguer un contour plus sombre que les autres sur une branche d’arbre en face d’elle. Elle observa avec attention mais n’arriva pas à trancher pour savoir si oui ou non elle avait affaire à un individu. Elle allait commencer à reprendre sa route quand un éclat attira son œil. C’était comme si un objet tranchant venait de refléter malencontreusement la lumière du feu. C’est alors qu’elle remarqua que la forme sombre avait aussi bougé. Un geste presque imperceptible mais pourtant présent. Maintenant elle en était sûre. Elle n‘était pas seule à expier ce jeune homme. Deux autres personnes était présentes. L’une en face d’elle et une autre en mouvement autour du petit camp. Lacrya resta immobile quelques secondes et observa encore. Plus rien ne bougeait. Doucement, elle glissa au sol et entreprit de se rapprocher de l’autre extrémité de la clairière pour essayer d’identifier l’autre silhouette.

Lentement, elle entreprit de combler la distance qui la séparait de la mystérieuse silhouette. Elle se coulait en silence, prenant les passages les plus simples et les plus rapides. Elle s’avançait doucement… Très doucement… Elle ne voulait faire aucun bruit. Pas le moindre son. Elle contrôlait parfaitement sa respiration. Enfin elle arriva à une dizaine de mètres de la silhouette. Malheureusement, l’obscurité était encore trop grande et elle n’arrivait toujours à la distinguer. Tout ce qu’elle voyait était une forme profondément concentré sur un point au loin. Lacrya s’avança encore. Lentement… Lentement… CRAK ! L’envoleuse jura entre ses dents et fila à une vitesse ahurissante dans la direction opposée. Elle venait de refaire le même chemin, en sens inverse mais à une vitesse vingt fois supérieur. Lacrya remercia ses prodigieux réflexes. Si la silhouette s’était retournée pour voir d’où venait ce craquement sinistre, elle ne trouverait qu’une simple branche écrasée et une ou deux feuilles encore frissonnantes du vent qui les avait secoué.

L’envoleuse s’insulta silencieusement. Elle n’avait pas pu faire mieux que de marcher sur une branche morte ? Bon maintenant il ne restait qu’à prier que personne n’avait vu où elle s’était réfugié. Pourtant, malgré le danger qui la guettait, Lacrya restait à porté de vu du jeune homme toujours allongé près de son feu de camp… Si deux autres personnes étaient là, c’est sans doute qu’il allait se passer quelque chose…

__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Lun 29 Mar 2010, 21:04

[Je réponds d'abord, Eindel répondras à ma suite et on reprendra l'ordre normal, merci d'votre compréhension ^^]

Wëlle était toujours aussi concentrée sur le point derrière elle. Rien ne bougeait. Elle, en revanche, se devait de bouger. Elle avait réfléchit... S'il s'agissait d'un ou de plusieurs Maîtres Envoleurs, elle et le garçon n'avaient aucun chance, ou presque aucune. Elle sortait à peine de son apprentissage, et si elle avait réussi à toucher son Maître, lui n'avait pas tenté de l'attaquer. Le combat n'était pas son point fort, et le garçon ne devait pas être beaucoup plus fort qu'elle. Elle n'avait que deux poignards sur elle. Oui, il fallait qu'elle se bouge. Aller à l'attaque aller en... Reconnaissance. Oui parce que déjà elle n'était même pas sur qu'il s'agisse de Mercenaire... Il y avait quelqu'un, ça c'était à peu près certain, mais c'était tout. N'empêche que.
Elle se pencha, et chuchota, très doucement, à l'oreille du jeune homme, un avertissement.


"Attention derrière... Attention partout."

Elle voulait qu'il soit sur ses gardes. Elle devait s'éloigner de lui, mais espérait qu'il serait assez réactif pour entendre le sifflement d'une flèche ou d'un poignard... Espérait qu'elle serait assez réactive pour bondir si un des intrus décidait de se jeter sur lui.
Très vive, elle se leva, bondit sur le côté, s'agrippa à une brancvhe et se hissa lestement dans un arbre. Elle gardait sa vision à 360°, attentive au moindre mouvement, veillant à garder le jeune Marchombre bien en vue, les muscles tendus, prête à bondir... Elle plissa les yeux, gênée par l'obscurité soudaine, cherchant quand même à repérer une silouette dans les bois. Rien. Souple, elle se glissa comme une ombre le long du tronc, rejoignant un autre arbre, encore un autre... Ca, c'était un domaine dans lequel elle avait pris son pied, vraiment. Une chose nouvelle, une escalade en trois-dimensions, mais elle aimait beaucoup, et avait progressé, aussi. C'était passionant, captivant, cela ouvrait une multitude de voies, de possibilités, lui permettait de s'offrir à la Nature, de la découvrir, de faire travailler tous ses muscles, de conserver son Harmonie, de continuer à apprendre... Très bien, vraiment. Très intéressant. Sauf qu'en ce moment, elle ne pensait pas à ça.

Elle avait retrouvé sa vision normale, et scrutait de nouveau les environs, attentive, ouverte à la perception de tout être humain et... Quelque chose... Quelqu'un? Oui, quelqu'un, elle le sentait, une présence humaine, une présence... Dissimulée habilement, comme fondue dans l'environnement. Mercenaire. Elle en était certaine. Apprentie ou Maître, elle l'ignorait, mais l'aura était bien là, et elle sentait aussi les aptitudes du ou de la combattante. Si elle la voyait, l'autre pouvait aussi la voir. Et l'entendre, la percevoir, la déceler.
Agir, agir avant qu'il ne soit trop tard... Elle réduit sa vision, s'élança dans les airs, poignard brandit, visant en zoomant le haut du buste de la silouette. Elle avait bondit, et lança, juste après, le poignard qui tournoya droit vers sa cible.

Elle avait bondit, vers la silouette, de manière à réaterrir tout près de celle-ci. Elle avait bondit pour se rapprocher très rapidemment, d'abord. Si elle s'était simplement glissée au sol ou dans un branchage plus près de sa cible, elle se serait faite entendre, ou en tout cas, le risque aurait été énorme. Et si elle avait lancé le poignard de l'arbre ou elle se trouvait, le sifflement aurait été parfaitement audible dans ce silence que chacun s'efforçait de maintenir. Là, l'action avait été rapide, et si la personne avait entendu le frottement de l'air, le lancer était court et plus difficilement évitable. Sauf qu'Inwëlle était à la portée de son adversaire... Largement, même. Avec un peu de chance, son lancer porterait ses fruits.

Elle atterrit sur le sol, sachant que malgré ses efforts, elle se ferait quand même entendre. Des que la pointe de ses pieds pris contact avec la couche terreuse, elle amorça une roulade de côté, pour s'éloigner un peu au cas où son adversaire l'aurait attendue, et surtout, pour avoir une demi-seconde de plus pour se préparer au combat. Et pour essayer de se rapprocher par le regard de l'apprenti qu'elle avait laissé seul...


[Je préfère préciser, c'est Lacrya que Wëlle agresse ^^ En fait elle ne pouvait pas sentir Rubys puisqu'elle cherchait un humain, voili voilou =)]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eindel Redohil
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1011
Date d'inscription : 17/06/2009

Feuille de personnage
Age:
Greffe: Non
Signe particulier:

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mer 31 Mar 2010, 16:25

«Attention derrière... Attention partout.»

Le léger chuchotement qui lui parvint à l'oreille acheva de sortir Eindel de sa courte semi-inconscience - dont il connaissait pas la cause, d'ailleurs. Il ouvrit les yeux juste à temps pour entrapercevoir l'auteur de cet avertissement avant qu'elle ne s'évapore dans la végétation. Juste à temps pour l'identifier comme une Marchombre qu'il avait à plusieurs reprises croisée à l'académie. Cette pensée fit immédiatement naître le mot «alliée» en lui. Et si elle lui adressait de telles paroles avant de disparaître, s'était qu'elle était dans son camps, et qu'il y avait danger. Un danger qui pouvait venir de n'importe où, s'il en croyait la jeune femme rousse.

Le garçon toujours allongé décida, plus par peur de bouger que par précaution, de rester au sol. Ses yeux restèrent ouverts, mais ne bougèrent pas; il espérait ainsi pouvoir observer en laissant peut-être croire au danger qu'il était inconscient. Le problème, c'est qu'il ne connaissait pas le nature de ce danger. Ce pouvait donc être n'importe quoi ou n'importe qui. Un prédateur, une bête féroce ? Des brigands ? Ou alors des... Mercenaires. L'idée lui fit froid dans le dos. Bella lui avait dit que les Mercenaires du Chaos chassaient les Marchombres dans le seul but de les tuer. Mais trêve de réflexions, il devait être extrêmement attentif.

Feignant l'absence de ses pupilles inertes, il attendait en fait le moindre signal qui parviendrait à ses sens, le moindre mouvement, odeur, son ou sensation qui pourrait indiquer un début d'action. Adossé contre l'arbre, sa vision ne couvrait qu'une petite partie de son entourage, mais il pressentait qu'il n'avait aucun intérêt à bouger. La situation était très étrange, pour lui du moins. Mais il attendait, il attendait extrêmement attentif et le rythme de son coeur s'était accélérée.

Un sifflement à peine perceptible suivi d'un bruit de chute très étouffé parvint à son oreille droite. Il en avait finit avec la passivité. C'était le signal qu'il attendait, la certitude qu'il se passait quelque chose. Quoi, il ne le savait pas, mais il ne devait pas rester là, à moins de vouloir être une cible stupidement facile et de se faire tuer. Souplement et silencieusement, il se redressa, palpa l'arc dans son dos pour vérifier sa présence puis se mouva dos courbé vers la branche basse qu'il avait repérée plus tôt et qui lui permit de prendre de la hauteur après en avoir grimpé d'autres. Perché à trois mètres au dessus du feu maintenant complètement éteint. Le soleil avait déjà entièrement été avalé par l'horizon et l'obscurité grandissait, implacable. Bientôt celle-ci commença à lui jouer des tours, aussi décida-t-il de ne plus se fier entièrement à sa vue. Si combat il y aurait, il devrait user de tout ses sens, tout son corps; le mettre à profit jusque dans ses moindres recoins. Et il pressentait qu'un combat aurait lieu... Il en avait les signes : le sifflement d'il y a une dizaine de secondes ne pouvait être qu'un lancer de couteau ou un tir de flèche. Non, l'utilisation d'un arc aurait fait plus de bruit; c'était donc un poignard qui avait utilisé. Cela indiquait u moins une chose : tout se jouerait sur l'agilité, le silence et la rapidité; choses qu'il pensait avoir à peu près acquises durant les cours de la vieille maître Marchombre.

L'intense tension du moment était presque palpable et Eindel n'en était que plus nerveux et sur ses gardes. Quelque chose lui soufflait que lui et la rousse se frottaient à bien plus dangereux qu'eux. Lui n'avait encore rien vu de concret, aucun ennemi. Ce-dernier ou ces-derniers étaient certainement des as du camouflage et de la discrétion... Sa vie était en danger. Perché sur sa branche, il ne savait toujours rien de ce qui se passait et de ce qui allait se passer.

[ désolé, pas grand chose, mais comme Eindel n'est pas encore dans la capacité de repérer un maître Envoleur caché, il se passe rien, il peut qu'attendre ^^ ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Ven 02 Avr 2010, 22:24

Volcan doucement en fusion ardente...

Rubis ne perdait pas une miette de la scène. Elle souriait, voyant ces deux personnes qui étaient là, et qui semblaient avoir d'ailleurs aperçut l'éclat de ses écailles. Finalement, c'était une grossière erreur, ce qu'elle avait fait, et elle se promit de faire attention à l'avenir. Mais une présence s'imissa encore une fois dans cette clairière, ou en tout cas à son orée. D'ailleurs, le chuchoti de la jeune fille qui était là, qui disait à son camarade, ami, connaissance de faire attention derrière, laissa un sourire passer sur le visage de la jeune créature. Elle était en train de bouillir, et mourrait d'envie juste de marcher vers le feu, découvrir son corps couvert d'écailles à ces deux adolescents pour voir la tête qu'ils feraient, et sentir les différents sentiments s'emparer d'eux. Mais apparemment, il n'en était pas temps : en effet, la jeune fille s'était glissée dans les arbres, sans bruit, et Rubis, l'ayant vue, fronça les sourcils. Non, elle ne devait pas sous-estimer ses adversaires, même si elle ne savait pas si elle voulait vraiment se battre pour l'instant. Elle n'avait pas faim, c'était un fait, et pour l'instant aucun sang n'avait coulé, ainsi elle n'était pas excitée par cela. Mais ce qui était certain, c'était qu'en tout cas, la jeune fille avait une certaine expérience, puisqu'elle était très discrète, c'était certain, et que Rubis savait que si elle ne l'avait pas vue grimper dans cet arbre, elle ne l'aurait pas entendue. Peut-être sentie, mais pas entendue. La jeune créature soupira en voyant que le garçon ne bougeait pas. En tout cas, cela n'avait pas l'air de lui faire si bizarre que cela, comme s'il souhaitait réagir mais qu'il avait peur.

Levant légèrement le nez, pour humer l'air, Rubis finit par sentir réellement l'adrénaline dans les veines des deux jeunes gens. Et un bruit étouffé, mais trop présent pour être ignoré, la fit sursauter, derrière les buissons. Fronçant les sourcils, la jeune Envoleuse leva légèrement la tête pour y voir un peu plus. La jeune fille rousse avait sauté d'une branche pour atterrir donc près, ou sur, la dernière personne qu'il y avait là, et que Rubis avait entendue quelques secondes plus tôt. La Mercenaire haussa les sourcils, et décida alors de se montrer. Souriante, presque carnassière, elle se faufila un peu plus vers le feu, entre les feuilles des arbres. Puis, elle passa le dernier coin d'ombre et s'avança à découvert. Les deux jeunes gens semblaient accaparés par le bruit de la chute de la jeune fille, et le garçon regardait dans ce sens-là, donc ils ne la virent pas arriver. Droite, Rubis était sans conteste vraiment petite, du haut de son mètre quarante-cinq. Mais elle n'en était pas moins impressionnante, par la confiance en elle qu'elle dégageait. Et le feu, les flammes du camp se reflétaient sur ses écailles, par millier, comme des centaines de petites flammes qui auraient dansé sur tout son corps. Un sourire carnassier passa sur son visage, alors qu'elle faisait un pas vers le foyer. Passant avec lenteur sa main par dessus les longues flammes, elle soupira, avant de s'avancer encore vers le garçon. Une fois juste derrière lui, elle avança son visage jusqu'à son oreille, et lui sussura doucement :

- Ne te retourne pas...

Consciente que lui parler ainsi le ferait sans doute se retourner, à moins que cela ne fût qu'un pur froussard, elle sourit, et fit glisser le côté de sa main sur lequel quelques écailles brillaient, et voulu la passer contre sa joue, doucement, pour lui tirer quelques gouttes de sang. Quelques gouttes de sang, parce qu'elle entaillait la chair tendre du garçon, de sa joue, et que ses écailles étaient pointues et tranchantes. Quelques gouttes de sang qui, elle le savait, l'exciteraient, comme le sang excitait les loups. Elle aimait le sang, c'était une vraie passion, un immense désir. Souriante, avec ce sourire horrible qui ressemblait à une grimace avide, elle se glissa à côté du jeune homme, levant les yeux vers le buisson où étaient tombées deux masses, le surveillant tout de même du coin de l'oeil...

Désir enflammé du sang bouillonnant...
Revenir en haut Aller en bas
Lacrya Sil' Morna
Maître Envoleur
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 1097
Citation : Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it.
Date d'inscription : 14/02/2010

Feuille de personnage
Age: 34
Greffe: Os des avant bras renforcés par du métal
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 04 Avr 2010, 10:40

L’envoleuse était tendue. Trop tendue. Son cœur continuait à battre trop vite et ses muscles étaient bandés comme pourrait l’être la corde d’un arc. Il fallait qu’elle se calme. Impérativement et rapidement. Elle avait fait une faute. Une faute énorme et impardonnable. Mais maintenant, c’était fait. Cet événement appartenait au passé et non au présent. Elle devait l’oublier et se re-concentrer pour ne plus perdre pied. Renouveller ses pensés qui n’étaient pour le moment qu’un amas d’insultes à son égard.

Elle ferma donc un instant les yeux et vida son esprit embrumé. Elle étendit ses sens et n’écouta plus que les bruits sourds et distincts de la forêt. Elle détendit un à un ses muscles et calma son cœur. Sa respiration redevint calme. Elle la calqua sur celle des arbres de sorte de se rendre invisible à toutes oreilles. Elle était maintenant parfaitement immobile. En équilibre sur une branche haute d’un boulot se trouvant à la lisière de la petite clairière. Elle était telle une statue de cire. Le vent n’avait aucune prise sur elle. Elle faisait maintenant partie intégrale de la forêt. Respirant à son rythme. Bougeant avec les branches. Ne faisant aucun bruit plus fort que celui du vent soufflant dans les arbres.

Parfaitement calme et habitée par une énergie nouvelle, l’envoleuse rouvrit les yeux. Elle découvrit alors la silhouette, qu’elle avait tenté d’approcher quelque instant plus tôt, penchée prés de l’autre individu prés du feu. Elle semblait lui dire quelque parole à l’oreille. Ils se connaissaient donc ? Cela n’était pas un élément favorable pour Lacrya. Si elle décidait de les attaquer pour quelque raison que ce soit, elle n’aurait pas un mais deux adversaires en face d’elle, et allié, qui plus est… Par contre, une chose tournait à l’avantage de la jeune maître. L’âge des deux personnes. Tout deux ne devaient pas dépasser la vingtaine. Mais ce n’était pas pour autant qu’ils en devenaient inoffensifs.

Elle vérifia que ses poignards se trouvaient bien dans leur étui et qu’ils coulissaient parfaitement puis se remit en position d’attente. C’est alors que la silhouette fit un pas sur le coté et disparue dans les arbres. Lacrya se tendit de nouveau. Elle développa ses sens autour d’elle tels une bulle protectrice. Le combat avait-il commencé ? Pourquoi cette jeune femme était-elle partie ? Trop de questions sans réponse pour rester détendu et passive. Si elle se faisait attaquer, elle répliquerait.

L’attente s’étira un long moment. L’envoleuse, toujours immobile, avait fermé les yeux pour se concentrer sur son ouïe. Elle analysait chaque son. Chaque onde qui faisait vibrer ses tympans assouplis par l’exercice. Elle entendit un oiseau s’envoler sur sa droite. Son vole était trop rapide pour être naturel. Il avait été effrayé… Soudain, elle entendit un sifflement presque imperceptible dans la nuit. Un sifflement aigu rapide et… Précis. Qui se dirigeait vers… Elle ! Sauter ? Non trop tard. Il avait été lancé de trop prés. Même si elle se décalait, il l’atteindrait. Une seule solution s’offrait à elle.

Laissant son entraînement prendre le dessus, elle sortir un poignard à une vitesse fulgurante et le lança. Celui-ci atteignit sa cible rapidement. On entendit résonner dans la nuit un bruit métallique puis un autre plus mate de deux lames tombants à terre. Le lancé avait était parfait et il avait réussi à intercepter le poignard qui volé vers elle. Sans prendre le temps de se féliciter de cet exploit, l’envoleuse sauta à terre et roula sur le sol. Au même moment, Une personne fit de même à quelque mètre d’elle. Lacrya se releva rapidement et sortie deux poignards. Elle se tint un moment immobile et repéra enfin sa cible.

Celle-ci se trouvait devant un arbre non loin de feu maintenant éteint. La mercenaire passa rapidement à l’action. Elle prit deux autres poignards et lança les trois lames à trois endroits différents. L’un allant vers le torse de la jeune femme, l’un allant à sa droite et l’autre à sa gauche. Elle n’avait plus qu’une porte de sortie : le haut. Ou alors, elle était assez rapide pour traverser le piège… Sans prendre le temps de voir si son attaque avait porté ses fruit, Lacrya roula sur le coté pour mettre hors d’atteinte.

L’attaque avait commencé… Mais une chose avait frappé L’envoleuse : les mouvements fluides et rapides de son adversaire. Un mot s’imposa à elle. Marchombre…

__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eindel Redohil
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1011
Date d'inscription : 17/06/2009

Feuille de personnage
Age:
Greffe: Non
Signe particulier:

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 09 Mai 2010, 13:35

[ Encore désolé pour tout les désagréments... Et la mauvaise qualité de ce post, car j'ai peu de temps pour moi ces derniers jours, d'autant que demain et après-demain j'ai brevet blanc... Enfin bon, j'ai quand même finalement répondu ^^ ]

Eindel fut pris par surprise alors qu'il songeait encore à se réfugier dans un arbre. Toute refléxion le perdit lorsqu'il sentit un visage s'approcher du sien, engendrant un sentiment mêlé d'alerte et d'effroi; et milles suggestions d'actions qui se bousculèrent dans un méli-mélo mental qui ne fit qu'aggraver son incapacité à agir.

«Ne te retourne pas...»


La voix n'était qu'un souffle mais si menaçant qu'elle lui glaça le sang et acheva de le pétrifier. L'impression d'impuissance qu'il avait grandissait et il voulut se faire tout petit, s'enfuir comme si la mort en personne était venue le chercher.
Ce fut la bête en lui qui le réveilla. Elle lui révéla une odeur qui lui faisait peur, humaine mais pas entièrement, et un grognement de menace lui indiqua qu'elle voulait se manifester. L'apprenti mit quelque secondes à comprendre ce qui se passait et à reprendre un tant soi peu de raison. Il sentit soudain un objet tranchant lui taillader la joue et faire couler son sang, mais il ne bougea pas d'un cheveux, trop occupé à récupérer le contrôle entier de lui-même.
Ses sens lui revinrent doucement, lui révélant la vive douleur du trait de sang sur son visage. Son ennemi se glissa à côté de lui, regardant dans la direction du bruit métallique. Il savait bien qu'il était toujours dans son champs de vision. Mais il était en vie et il allait se battre pour le rester.

Le garçon, silencieusement, tourna la tête et ce qu'il vit le figea. L'écrasant sentiment d'impuissance l'envahit à nouveau à la vue de cette longue et épaisse chevelure rousse, presque rouge, enveloppant plus de la moitié de ce petit corps d'à peine un mètre cinquante. Vue comme ceci, elle n'avait rien de démoniaque, et pourtant c'était ce qu'Eindel ressentait d'elle. Puis la femme tourna légèrement la tête, la plaçant presque de profil à ses yeux, bien qu'elle regardât toujours en direction des arbres. La lueur du feu mourant lui révéla ses yeux écarlates, puis plusieurs reflets scintillants lui firent cligner des yeux. Mais... La peau d'un visage ne reflète pas ainsi la lumière !
Ses joues bougèrent un peu, effaçant le reflet, et il les vit. Tout ce qu'il en apercevait dans l'obscurité, c'était des taches noires sur les joues d'un visage plus clair. Mais à peine eut-il le temps de se questionner que des cheveux retombèrent sur sa face, cachant l'objet de sa curiosité. Pourtant, en glissant son regard le long de sa silhouettes, il vit le dos d'une main, parsemé lui aussi de taches noires.
L'apprenti détourna avec grand mal son attention de cette étrangeté et soudain la sentit. La même odeur qui l'avait traversé l'espace d'une seconde sans qu'il puisse l'analyser. Il la sentait pleinement maintenant, émanant de la femme et encore présente sur sa joue et tout autour de lui. Une senteur qu'il était sûr de n'avoir jamais perçue, aux effluves humaines mais tâchées d'émanations inconnues.

La raison le ramena à la réalité. C'était un ennemi, surtout ne pas l'oublier, aussi curieux soit-il. Eindel se concentra sur ce qui l'entourait. Il observa les arbres, nota mentalement ceux qui offraient une porte vers la hauteur des cimes, vit que le feu ne tiendrait plus longtemps seul et palpa le poignard qui pendait toujours à sa ceinture et l'arc et le carquois toujours attachés dans son dos. De mémoire, il se souvint que ce-dernier ne contenait plus que trois flèches : les quelques autres reposaient sur sa couche dans la tente. Le jeune garçon hésita : devait-il garder l'arc dans son dos pour un combat ? D'un côté, il pourrait lui être utile s'il pouvait s'éloigner sans se faire voir et se percher dans un arbre. Mais il était un poids non négligeable, avec le carquois. Impensable d'engager un combat rapproché au poignard avec un tel handicap d'agilité.

Un sifflement d'air et plusieurs reflets successifs attirèrent brusquement son regard, vers l'endroit où son ennemie elle-même regardait. Il se passait quelque chose avec la jeune Marchombre rousse. Il n'y avait donc pas qu'eux deux et la petite femme aux yeux rouges... Mais qui étaient donc ces personnes et pourquoi les attaquaient-ils ? En écho à ses pensées, il lui adressa la parole, sachant que cela engendrerait peut-être une attaque.

«Qu'est-ce que tu me veux ?»


Eindel avait posé cette question à l'étrange femme devant lui tout en reculant de quelques mètres, d'une voix neutre mais la main refermé sur la poignée du couteau à sa ceinture. Il s'efforçait de repousser la terrible peur qu'il avait en la regardant tout en contenant le loup qui s'éveillait. Le garçon essayerait au moins d'éviter le combat. Car il n'aimait pas se battre et il savait que cela pouvait avoir de terribles conséquences pour lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mar 11 Mai 2010, 20:59

    Wëlle serra les dents lorsqu'elle entendit le percutement métallique des deux poignards. Serra les dents pour deux choses. De une, elle avait loupé son coup. De deux, l'adversaire était, pour réussir un coup comme celui-ci, forte. Très forte. Trop forte. Elle n'avait aucun chance. Non, pas aucune: très peu. Trop peu. Elle...
    Sifflement. Sifflements.
    Elle se jeta sur le côté, pas le temps de réfléchir, un poignard se ficha dans son épaule, déchirant la peau, la chair, emporté par sa vitesse, il retomba au sol, derrière elle. Elle ne put se retenir comme elle l'aurait voulu, et poussa un râle de douleur. Elle porta la main à la blessure, la pressa, par réflexe, fléchit, tomba à genou. Elle s'était déjà fait mal, dans la rue, mais jamais de vraie blessure comme celle-ci. Elle espérait juste que les lames n'étaient pas empoisonnées. Elle ne ressentait rien pour l'instant. Mais même si elles l'étaient, si elle la tuait, elle blesserait son ennemi (ennemie?) avant. Etrangement, elle ne ressentait pas d'angoisse à l'idée de mourir. Peut-être ne réalisait-elle pas, en fait. peu importait, il lui fallait agir. Et vite. Mais elle ne savait pas où était la femme, et elle craignait qu'elle ne l'attaque. Elle bondit, ménageant son bras, grimpa lestement sur une branche. Là, elle aurait peut-être plus de chance. Elle pouvait descendre, monter, elle entendrait et verrait peut-être un peu mieux son ennemie, et en tout cas ne pourrait pas se faire sauter dessus comme au sol.

    Elle repéra les cachettes possibles, s'ouvrit, actionna sa greffe, repéra une chose moins sombre, distingua une silhouette... Ok. Elle craignait que l'adversaire ne cache d'autres armes, un piège, là-bas dans l'obscurité. Elle ne voulait pas se jeter dedans. Surtout qu'il devait l'attendre, il devait être préparé, en position de combat, et il l'entendrait sans doute arriver. Ce serait se jeter dans la gueule du loup que de se lancer dans le combat dans de telles conditions. Elle jeta un coup d'oeil à travers les frondaisons, ne décela pas de mouvement particulier dans la clairière. C'était un soulagement. En attendant, il était temps qu'elle passe à l'action. Rapidemment, elle se laissa glisser le long du tronc. La vague de douleur qui déferla en elle lorsqu'elle toucha le sol faillit la faire grimacer; elle ne fit que serrer les dents, retenant toute expression.

    Elle se décala de deux pas, se plaça, en garde de combat. Pas de raisons d'essayer de tromper son adversaire, il ne s'y laisserait pas prendre. Elle nota la présence du poignard à la lame tâchée de sang près de ses pieds, évalua la distance qui la séparait de la cachette.


    "Tu t''caches?"

    Légère ironie. Elle attendait. Prête. Un bras inutilisable, pas d'armes sur elle, mais pas grave. Elle espérait avoir fait le meilleur choix. Elle espérait que sa phrase conduirait l'autre à sortir, et surtout, qu'elle ne l'énerverait pas de trop. A cause de l'ironie, de la provocation, à cause du tutoiement. Tout le monde n'acceptait pas cela très facilement, certain trouvaient ce tutoiement insolent. Elle s'en moquait. Elle ne vouvoyait pas. Et surtout pas un Mercenaire. Le cas échéant, il ne lui restait plus qu'à espérer que la colère ne décuplerait pas encore les capacités de son adversaire. Du Mercenaire. De la? Elle ne savait pas, et ça ne changeait rien à sa situation. Bien mauvaise posture. Elle se battrait, cependant, du mieux qu'elle pouvait, jusqu'à sa mort. Si elle mourrait.

    Elle laissa les battements de son coeur se calmer, accepta la douleur dans son épaule, s'imprégna des éléments alentours, s'imprégna de la forêt, de la nuit, s'y adapta, laissa son coeur battre au rythme de la Nature, écouta un instant les frémissements des arbres. Elle fit le calme en elle. Elle fit l'Harmonie. Tous ses sens en éveil, elle écoutait, regardait, sentait. Tous ses muscles échauffés, elle patientait, prête à les faire marcher, à bouger, à frapper, à esquiver. Prête à combattre, à appliquer les principes de son Maître. Devenir le centre. Un combat, un seul geste. Beaux principes, difficiles à appliquer, surtout dans ce cas-là.

    Harmonie contre Chaos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Ven 14 Mai 2010, 21:25

Passion dévorante d'une soirée enflammée...


Rubis observait, et sentait. Elle observait les fourrés proches, dans lesquels les deux masses, silhouettes diformes, s'étaient arrêtées. Elle avait entendu le bruit, le choc de deux armes, entre deux lames, mais pas assez frappant pour que quelqu'un fût au bout de l'une ou de l'autre. Ainsi, cela avait été deux jets. L'un interceptant l'autre. Oui, les personnes étaient expérimentées, et la jeune créature se passa la langue sur les lèvres, se délectant du combat qu'elle pourrait peut-être mener. Elle avait envie de combattre, d'éprouver ses forces, de s'amuser avec le sang, comme un chat peut jouer avec sa proie avant de la dévorer. Oui, c'était cette optique-là, elle voulait s'amuser, et surtout elle voulait du sang. Elle entendit encore un chuchotement, dans les arbres, comme une demande, qui n'aboutit par immédiatement. Et du coin de l'oeil, elle vit le jeune homme qui tentait de s'approcher d'elle, et sourit en coin en entendant ce qu'il lui demandait. Il tremblait de la tête aux pieds, et elle sentait dans ses veines l'adrénaline qui prenait de la place, tandis que l'odeur de quelques sueurs froides parvenaient à ses narines à l'odorat développé. La Mercenaire se tourna alors lentement vers le garçon, et l'observa plus en détail, se délectant de la peur qu'elle sentait et lisait dans son attitude. Il n'était pas très grand, bien que beaucoup plus qu'elle-même, avec des cheveux entre le chatain et le brun, et des yeux assez banaux, en soit. Elle parvenait à sentir qu'il suivait la Voie de l'Harmonie, mais cela elle s'en fichait. Marchombre, ou Mercenaire, cela n'avait pas d'importance, elle avait juste envie de s'amuser. Et qu'importait le camp. Qu'est-ce qu'elle pouvait en avoir à faire, que cela fût un Mercenaire ou un Marchombre ? Tant qu'elle s'amusait, et que le combat n'était pas trop facile, cela lui allait. Elle n'avait aucune notion de quoi que ce fût d'autre, ou presque.

Alors, elle se tourna complètement vers le garçon, une flamme inquiétante au fond des yeux, un sourire carnassier planté sur son visage. Ses joues étincellaient légèrement sous la lumière changeante du feu, et son corps semblait parsemé de diamants, sous l'angle qu'elle venait de prendre. Elle souriait, mauvaise, presque machiavélique, en réalité. S'approchant du garçon, elle plaça son visage à quelques centimètres de ce dernier - bien que beaucoup plus bas, compte tenu de sa taille - et montra ses canines qui étaient plus développées que chez les autres humains... En sachant qu'elle n'était pas réellement humaine, cela ne surprenait pas tant que cela. Soupirant légèrement, elle ne fit que murmurer, d'une voix aussi brûlante qu'un volcan sur le point d'exploser :

- J'ai envie de jouer un peu... Tu veux être mon jouet ?

Passant sa langue doucement sur ses babines, Rubis envoya un regard fou au garçon, dans le but de l'effrayer encore plus, évidemment. Elle aimait tant cela, faire peur aux gens, sentir la terreur les envahir petit à petit, sentir qu'ils perdaient pied avec la réalité lorsqu'ils étaient confrontés à une horreur intense. Elle aimait les voir trembler de tous leurs membres, jouer des castagnettes avec leurs genoux, elle aimait entendre leur voix peu sûre et presque éteinte, avaler leur salive car leur bouche s'était asséchée, elle aimait les voir parfois s'uriner dessus à cause de la peur. Oui, tout cela, elle adorait, sans doute aurait-on pu la qualifier de sadique pure si elle avait été humaine, mais ce n'était pas réellement le cas. On peut juste dire qu'elle semblait dérangée, mais on ne peut rien avancer de plus, étant donné qu'aucune autre créature comme elle n'existait, et que donc on n'avait pas de généralités sur ce qu'elle était au fond. Elle avait pris le goût de semer la terreur déjà lorsqu'elle était le fruit des expériences à Valingaï, lorsqu'elle s'approchait de trop près de ses soi-disant Maîtres, et qu'elle les voyait reculer légèrement, sans se laisser trop intimider au début, jusqu'à avoir réellement peur alors qu'elle avait déjà tué plusieurs Maîtres, et qu'ils en avaient été informés. Certains avaient été moins matériels que d'autres, et même un avait attiré un brin de sympathie - elle avait alors découvert ce que c'était - à la jeune créature, mais aucun ne pouvait se vanter de ne pas avoir eu peur des colères foudroyantes de la gamine-dragon. Elle adorait cela !

Revenant à la réalité, Rubis entendis les bruits d'une nouvelle lutte derrière les arbres, sans se décider à attaquer. Elle voulait juste voir la réaction de ce garçon, et s'en délecter, pour lui faire encore plus peur, et peut-être avoir réellement l'occasion de le faire souffrir, après tout ? Elle rêvait, de la même manière, de se frotter à un Brûleur, sans avoir pu encore réellement en croiser un dans Ombreuse. Peut-être avaient-ils aussi peur d'elle ? Un sourire satisfait, sadique, passa sur un visage un instant, avant qu'elle ne reportât son attention sur le Marchombre terrifié qu'il y avait là. Elle sentait un truc en plus, en ce petit homme, et elle ne savait pas le définir exactement, mais elle sentait que finalement, malgré les apparences, il serait peut-être à la hauteur, car une chose dangereuse se cachait en lui... Un autre sourire.

Flamme de détermination, sourire de prédateur...
Revenir en haut Aller en bas
Lacrya Sil' Morna
Maître Envoleur
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 1097
Citation : Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it.
Date d'inscription : 14/02/2010

Feuille de personnage
Age: 34
Greffe: Os des avant bras renforcés par du métal
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mar 18 Mai 2010, 08:00

Un bruit mate de chair que l’on découpe. Un râle de douleur. Deux son plus grave de lames de plantant dans du bois. Un sourire mauvais obscurcit un peu plus le visage de la mercenaire. Touché… Son plan avait fonctionné. Devant la rapidité de l’attaque, son ennemie n’avait pas eu le temps de réfléchir et s’était précipitée sur le coté. Là, un autre poignard l’attendait et l’avait blessé. Assez gravement pour qu’elle pousse un petit gémissement de douleur. Mais Lacrya n’avait aucune idée de l’endroit où il avait frappé. Ni lequel des deux avait entamé sa chair. A droite ? A gauche ? Sa roulade l’ayant empêché d’entendre où ses deux autres lames s’étaient figées, elle ne pouvait le dire.

Sans s’en rendre vraiment compte, elle avait roulé dans la direction du feu. Elle jeta un regard et voyant qu’elle se trouvait presque à découvert, elle se glissa le plus silencieusement possible dans un buisson proche et observa la scène qui se déroulait sous ses yeux. Une femme à la chevelure rousse, presque rouge, se tenait accroupie prés du jeune homme qu’elle avait aperçu quelques instants plus tôt. Lacrya voyait très mal la scène mais devinait le poignard appuyé contre la peau du malheureux. Le feu continuait à brûlait faiblement, éclairant la clairière de lumière vacillantes et inquiétantes. La jeune femme crue même voir des reflets rouges s’échapper de la peau de la femme. Elle se frotta vigoureusement les yeux et regarda une nouvelle fois. Elle ne s’était pas trompée.

Elle fronça sévèrement les sourcils. Cela lui semblait quelque peu familier. Elle chercha dans ses fragments de mémoires sans parvenir à retrouver ce qu’elle cherchait. Abandonnant momentanément ses recherches, elle reporta son attention vers les deux jeune gens. Elle entendait de léger chuchotement mais le vent en contre sens les emportaient loin d’elle au lieu de satisfaire ses oreilles à l’affût. Elle vit le jeune homme se déplacer lentement, comme pour essayer d’échapper à son attaquante. Un rayon de lumière frappa soudain son visage et l’envoleuse cru y lire de la peur. Mais ce moment fut tellement bref qu’elle ne se demanda pas si elle avait rêvé.

Un éclair foudroya soudain son esprit. Elle avait presque oublié son combat à elle. Poussant un léger juron inaudible, elle se glissa sur le sol pour essayer de retrouver son adversaire. Elle avait beau l’avoir blessé, cela n’allait sans doute pas suffire à mettre une marchombre hors jeu. Elle chercha un instant la femme qui l’avait attaqué du regard mais abandonna bien vite du fait de l’épaisseur de l’obscurité. Elle ferma donc les yeux et se fia à son ouïe. Elle entendu le son de quelques rongeurs remuant les feuilles mortes et soudain, une masse tombant légèrement sur le parterre forestier. Elle rouvrit ses paupières et regarda dans cette direction. Sa vision se heurta à un arbre qui lui entravait son champ de vision. Elle continua donc à écouter.

Elle faillit sursauter quand la voix de la jeune femme s’éleva dans le silence quasi-absolu. Lacrya était tellement absorbée dans sa recherche du moindre bruit, du moindre souffle, que la phrase avait claqué à ses oreilles comme le tonnerre. Dans cet univers de silence dans lequel l’envoleuse, chaque bruit quelque peu accentué devenait une explosion de son. Elle laissa son cœur se calmer un instant et sourit d’un d’air mauvais. En disant cela, son ennemie venait de confirmer sa position. S’était-elle seulement rendu compte de cela ? De la stupidité de son acte. De plus, une telle phrase ne pouvait qu’attirer les foudres de son adversaire. Ce qui pouvait ce révéler extrêmement dangereux car l’adrénaline dégageait par ce sentiment ne pouvait que renforcer ses forces. Ou, si elle avait plus de chance, le forcer à faire des actions totalement désespérées et irréfléchies. Etait-ce cela qu’elle cherchait ?

Lacrya continua à sourire et se déplaça silencieusement de quelques centimètres. Cette phrase l’avait amusé. Se cacher… Non, elle ne se cachait pas. C’était seulement elle qui ne la voyait pas. Le jeu du chat et de la sourie avait donc commencé ? Son sourire s’entendit encore d’avantage. Blessé, son ennemie ne devait pas être au mieux de sa forme. Cela procurait donc à la mercenaire un avantage considérable. Elle devait juste ne pas le perdre en sous estimant cette jeune femme. Mais que faire maintenant ? Se montrer ? Attaquer et l’achever ? Jouer un peu avec elle ? Lacrya resta immobile un long moment, son cerveaux bouillonnant devant une question dont elle n’arrivait pas à décider la réponse.

Soudain, une autre question embruma d’avantage son esprit. Pourquoi attaqué t’elle cette marchombre ? Le premier assaut n’avait été que légitime défense. Mais maintenant ? Tuerait-elle avec pour seul argument « marchombre ? ». Etait-elle aussi bestiale que cela ? Elle soupira silencieusement pour ne pas se trahir. Puis elle releva la tête, crocheta une branche proche et se hissa souplement dans un arbre. Elle grimpa quelques instants puis s’immobilisa. Elle chercha la marchombre du regard sans la repérer dans l’obscurité qui ne cessait de grandir. Elle ferma un instant les yeux et essaya de capter le vent. Quand une bourrasque, plus forte que les autres, commença à s’élever, elle parla d’un ton qui se voulait ironique et méprisant.


« Je ne me cache pas, tu ne me vois pas ! C’est tout.»

Elle laissa ses mots de glisser avec le souffle et partir avec lui. Ils disparurent rapidement. Mais cela avait eu l’effet estompé. En profitant du vent et en mêlant ses paroles à celui-ci, sa voix n’avait pas était précise et donc, sa source devenait flou. Lacrya, ne sachant pas vraiment cela avait marché, sauta sur un arbre adjacent pour brouiller un plus les pistes. Elle attendit encore un peu puis recommença, en parfaite harmonie avec le vent.

« Pourquoi m’attaquer ? »

Elle changea une nouvelle fois d’arbre et se coula le long du sol. Là, elle se figea près d’un arbre et attendit une réponse

__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eindel Redohil
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1011
Date d'inscription : 17/06/2009

Feuille de personnage
Age:
Greffe: Non
Signe particulier:

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Jeu 03 Juin 2010, 22:14

«J'ai envie de jouer un peu... Tu veux être mon jouet ?»

Eindel frissonna de nouveau. Tant de folie barbare dans cette question pleine de sous-entendu !

D'accord... Donc soit elle voulait le terroriser, soit elle était vraiment tarée. Eindel hésitait entre les deux cas de figure; son comportement le faisait douter mais la puissance qu'elle dégageait lui rappelait qu'elle était très dangereuse. Étrangement, ce fut cette pensée qui apprivoisa la peur qu'il éprouvait. Où alors le Loup dans ses entrailles l'aidait à reprendre confiance en lui.

Eindel détailla de plus près la petite femme qui se tenait devant lui et qui regardant dans les fourrées plus loin, à l'affût des étranges tâches noires sur sa peau. Il les vit clairement : la lumière de la lune les allumèrent sur son épaule droite pendant une dizaine de secondes. Pas assez pour qu'il pût seulement les identifier, mais assez pour qu'il se posât des questions quant à la nature non-humaine de cette peau. Mais que pouvait-elle donc être ? Un humain n'a pas de tâches noires sur la peau, qui reflètent la lumière... L'apprenti chercha ensuite de quoi elle pouvait bien était armée, sans voir quoique ce soit à part sa silhouette sombre qui se mêla à l'arrière-plan. Il faisait de plus en plus sombre...

Le Loup s'éveillait. Il le sentait rentrer progressivement dans sa conscience, mêlant certaines de ses pensées animales aux siennes, apportant des bribes d'informations sensitives à ses sens, détournant parfois son attention sur quelque chose qu'il trouvait intéressant et brouillant ses réflexions. Un corps n'est pas fait pour contenir deux esprits à la fois, surtout si différent l'un de l'autre. Un des deux prendrait inévitablement l'avantage, et l'apprenti espérait que ce ne fût pas le prédateur.

Elle tourna la tête et il devina qu'elle lui lançait un regard étrange. Il voulut demander «Tu veux vraiment me tuer ?» mais lorsqu'il ouvrit la bouche, ce ne fut pas cette question qu'il prononça.

«Et moi j'ai envie de chasser... Tu veux être ma proie ?»

L'apprenti eut un moment de stupéfaction : ce n'était pas ce qu'il avait prévu de dire. Ce n'était pas lui qui avait dit ça ! Alors comme ça, le Loup était bien décidé à ne pas rester sagement au fond de ses entrailles... Mais curieusement, la réponse qu'il avait donnée lui donna une certaine satisfaction et de l'assurance. Eindel n'avait plus peur, maintenant. Dans la foulé, il laissa même le Loup continuer sa tentative d'intimidation.

«Tu veux être mon cadavre, la carcasse morte dont je me nourrirais avec satisfaction, les babines souillées de ton sang ? Tu veux, dis ?»

Au fur et à mesure de ses paroles agressives, prononcées par le Loup à travers ses lèvres, l'emplirent de confiance. Alors comme ça elle voulait jouer avec lui hein... Et bien elle serait surprise.

L'autre combat se poursuivait quelques dizaines de mètres plus loin et Eindel souhaitait fortement que la Marchombre aux cheveux roux s'en sortait. Peut-être même pourrait-elle l'aider, si elle se débarrassait de son ennemi. Mais non... il n'avait pas besoin de son aide ! L'apprenti allait faire voir rouge à cette petite femme, lui faire payer son affront, la tuer, la déchirer, la déchiqueter, la dévorer...

Eindel se reprit juste à temps, juste avant de se faire immerger par l'esprit bestial du Loup.

Fous-moi la paix ! Lui dit-il violemment.

Tuer !
Répondit-il au tac-au-tac.

Fous-moi la paix,c'est tout !

Le garçon repoussa mentalement la bête qui sommeillait en lui. La sentant s'en aller de sa tête, il reporta son attention sur son adversaire. Elle était toujours là, immobile. Devait-il attaquer ou attendre qu'elle le fît pour riposter ? Attendre. S'il y avait encore la moindre chance d'éviter un affrontement, il la saisirait. Non, attaquer. Il ne voulait pas prendre de risque.

La deuxième option l'emporta. Il était temps de faire taire cette folle, de lui faire comprendre qu'il ne serait pas son jouet mais son adversaire !

Dans un mouvement éclair, l'apprenti arracha son arc de son dos, encocha une flèche, banda l'arme et tira droit vers le torse de son ennemi; puis, sachant qu'ils le handicaperaient, il jeta arc et carquois pour ensuite brandir son poignard droit devant lui, en position défensive. Il se demandait si la flèche avait fait mouche, mais n'avait pas grand espoir. Le combat, au corps-à-corps et à l'arme blanche, serait rude.

Et mortellement dangereux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Ven 04 Juin 2010, 23:53

    Inwëlle guettait, à l'affut du moindre mouvement, scrutant l'obscurité de sa vision améliorée, tendant l'oreille, prête à esquiver un poignard, une flèche, à riposter, prête à se jeter au sol pour éviter son ennemi, mais rien, absolument rien d'autre que le souffle du vent et les bruits ténus du jeune apprenti et de l'autre Mercenaire, bruits qu'elle filtraient et qui n'étaient que des sons flous pour elle. Ainsi, lorsque la voix se mêla au souffle d'une bourrasque un peu plus intense que les autres, elle la surpris, parce qu'elle s'attendait sans doute à quelque chose de plus subtil, plus indécelable...
    Voix féminine, ton assuré. D'où venait-elle? Pas de derrière le buisson qu'elle guettait, du moins elle n'en avait pas l'impression. Mais toujours de devant elle. Elle n'avait pas envie de perdre de temps à essayer de débuquer l'indébusquable. Si elle attaquait, de toute façon, elle pourrait la voir arriver.

    Wëlle ne répondit rien à la première intervention, parce qu'il n'y avait rien à répondre. L'inconnue avait l'air de manier les mots avec bien plus d'adresse qu'elle, et la battaille était quasiment perdue d'avance. Déjà là, Wëlle était à court d'argument, et savait qu'elle était en position de faiblesse. Ca ne la dérangeait pas, les mots n'étaient pas nécessaires à sa survie. Peut-être que si, mais elle ne s'en rendait pas bien compte. Ce pouvoir étrange qu'elle ne parvenait ni à saisir ni à maîtriser l'agaçait un peu, il faut bien se le dire, et lui échappait, aussi, si bien qu'elle n'était pas convaincue de l'importance des mots. Mais au fond d'elle, elle savait. Seulement, ça faisait un peu peur. Elle garda un silence buté, sans ciller, attendant une suite... Qui ne tarda pas à venir. Sous forme d'une question, qui surprit Inwëlle.
    Elle savait pourquoi elle attaquait, là n'était pas le problème, mais les Mercenaires éliminaient les Marchombres, nan? A quoi ça lui servait de poser ce genre de question? A déstabiliser. Ou à s'éclater un peu plus. Cette femme devait sentir qu'elle était plus douée au combat que la rousse blessée un peu débordée. Elle savait qu'elle avait le temps, elle devait penser qu'elle gagnerait. Et, de surcroit, elle cherchait à l'affaiblir en la déstabilisant mentalement.

    Intérieurement, Wëlle ricana. Loupé. Elle avait la réponse, et ne se laisserait pas avoir comme ça. La femme était dans l'ombre, mais au sol, désormais -ainsi, elle avait grimpé dans les arbres avec suffisamment de délicatesse pour que Wëlle à l'affut ne la remarque pas, ce qui était en soi une mauvaise nouvelle concernant les capacités de son adversaire- ce qui réduisait les possibilités d'attaque. Wëlle ne savait pas trop si elle allait répondre. Elle décida que oui, par fierté, pas pour faire plaisir à son adversaire, mais parce qu'un silence pourrait être interprêté comme une lacune de sa part. En tout cas, ce n'était en aucun cas un cadeau qu'elle faisait à son adversaire, et elle décida de se montrer aussi brève que possible, toujours sur un ton très neutre.


    "T'es Mercenaire, les Mercenaires ont tendance à tuer les Marchombres, donc j'prévois, et j'riposte avant qu't'aies commencé."

    Elle aurait pu développer, dire qu'elle ignorait si tous les Mercenaires tuaient les Marchombres, mais qu'ils ne devaient pas franchement être amicaux avec eux puisqu'elle avait entendu parler d'une élite spéciale pour les chasser. Elle n'avait pas non plus dit que si elle n'avait pas attendu que l'attaque tombe, c'était parce qu'elle s'était doutée que la Mercenaire avait plus d'aptitude aux combats et qu'elle voulait prendre le dessus.

    Immobilité à mouvement, Marchombre.

    Elle attrapa une branche repérée quelques secondes plus tôt, et propulsant son bassin en avant à l'aide de l'élan acquérit grâce au saut, balança ses deux pieds joints, nus, certes, mais prolongement parfait de ses jambes gainées et de tout son corps tendu vers l'avant, vers le visage de son assaillante; ou plutôt, de celle qu'elle assaillait. Ses pieds devaient arriver pile dans sa figure, elle avait tout caculé, l'impulsion, la distance, la hauteur de la branche.
    Elle savait qu'elle devrait jouer sur les effets de surprise et sur les ruses pour réussir à vaincre son adversaire. Elle savait que dans un corps à corps, elle ne ferait sans doute pas le poids. Elle savait aussi qu'elle n'avait pas envie de tuer cette Mercenaire. L'idée de le faire la répugnait; non, elle, tout ce qu'elle désirait, c'était la mettre hors jeu, lui faire perdre connaissance, pour voler à la rescousse de l'apprenti dans la clairière. Elle sentait que la femme qu'elle visait avait envie de l'attaquer; dans son attitude, son ton, ses paroles, elle en était quasi-certaine. Et même si ce n'était pas le cas, si Wëlle se trompait, tant pis! Elle n'en avait rien à faire, au pire elle serait un peu amochée, mais elle ne voulait pas prendre de risque inconsiédéré, pas attendre de savoir si, oui ou non, cette femme en voulait à sa vie. Elle voulait conserver la sienne, elle ne voulait pas mourir.

    Continuer à découvrir, et apprendre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mer 09 Juin 2010, 13:32

Moquerie enflammée...


Rubis avait entendu quelques paroles, lancées par les deux autres assaillantes. Maintenant, elle en était certaine : il y avait une Mercenaire, et elle sentait en elle la force du Maître, et une Marchombre, mais elle ne pouvait pas qualifier son niveau, ne connaissant rien aux Marchombres ni à l'Harmonie. Mais après tout, connaissait-elle vraiment quelque chose au Chaos, après tout ? Elle se fichait tellement de ces notions qu'elle ne pensait pas avoir, d'ailleurs. Elle n'avait jamais réfléchi à cela, et ce n'était pas ce jour-là que cela allait commencer. Il ne fallait pas exagérer. Elle pouvait se débrouiller seule, avec ses trucs à elle, et n'avait pas nécessairement besoin de la vision humaine de chaque chose. Cela encombrerait son esprit plus qu'autre chose. Une trace de lutte, encore, derrière les buissons. Les coups tentaient de partir, sans y parvenir, et ce furent encore des mots qui s'élancèrent au travers des feuillages. Un léger pouffement de rire franchit les lèvres de Rubis. Les hommes étaient si drôles, parfois ! Toujours stupides, avec leurs réflexes qui n'arrangeaient rien, mais toujours assez marrant, quand on y pensait. D'ailleurs, en parlant du loup...

Le jeune garçon, qui était jusqu'alors terrifié, réussit à faire sortir toute trace d'adrénaline de peur de ses veines, tirant un regard intéressé à la Mercenaire. A ce moment-là, il parla. La première phrase ne fit que sourire la Mercenaire, qui aimait ce petit jeu. Elle n'avait pas peur d'un gamin qui pensait pouvoir la battre. Même les Maîtres Envoleurs ne pouvaient pas la battre, elle en était certaine - que ce fût vrai ou non - alors ce n'était pas un gosse comme lui qui allait y parvenir. Mais la suite de ses paroles, lui tira un rire franc, un rire sadique, un rire méchant, un rire à glacer les sang d'un mort-vivant. Son rire se répercuta à l'infini dans Ombreuse, qui était silencieuse. Elle riait, et elle ne parvenait pas à s'arrêter. Prise de fou-rire. Non mais l'autre ! Il pensait réellement ce qu'il disait ?! Il se foutait le doigt dans l'oeil, il n'y avait pas de doute là-dessus. Cependant, Rubis gardait un oeil sur lui et elle vit le mouvement rapide qu'il fit pour attraper son arc, encocher une flèche et lâcher la corde de ce dernier, visant son torse. Bombant se dernier, la flèche, tirée de près, n'eut pas assez de force pour passer à traver ses écailles, mais surtout comme la pointe était de métal, elle ricocha sur ces dernières en faisant une petite étincelle, alors que d'une légère rotation du buste, Rubis avait dévié sa trajectoire, et le trait fila dans les buissons, plus loin, dans le noir complet. Un immense sourire sadique passa sur son visage, tandis qu'elle se tournait, irradiant d'une confiance surnaturelle, vers le jeune garçon.

- Qui te dis que du sang coule dans mes veines ? Et puis, franchement, ton petit speech ne fera jamais peur à pesonne !

Elle soupira d'ennui lorsqu'elle vit le poignard pointé vers elle, qu'il tenait. S'il voulait attaquer, il faisait bien ce qui lui chantait. Mais elle le travaillerait à l'endurance, c'était tellement plus amusant ! Ses yeux trouvèrent l'estafilade qu'elle lui avait laissé sur la joue, et alors, elle ne fit qu'ouvrir les mains, montrant par là qu'elle n'avait aucune arme... Sauf que les paumes de ses mains étaient recouvertes d'écailles et en tendant sa peau, elle faisait ressortir les plus grosses, comme des pics cisaillant, au milieu de sa paume. Elle sourit, tranquille. Ne bougea pas. Attendant la suite...

Parce que la nuit est enflammée...
Revenir en haut Aller en bas
Lacrya Sil' Morna
Maître Envoleur
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 1097
Citation : Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it.
Date d'inscription : 14/02/2010

Feuille de personnage
Age: 34
Greffe: Os des avant bras renforcés par du métal
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Lun 05 Juil 2010, 09:21

Ses paroles furent une fois de plus emportées par le vent. La jeune mercenaire affermit sa prise sur la branche où elle se trouvait puis ne bougea plus. Dans l’obscurité maintenant bien installée de la nuit, elle pouvait passer pour une gargouille de pierre, seulement éclairée par un faible rayon de lune qui transperçait le lourd feuillage des arbres d’Ombreuse. Seul le soulèvement régulier et presque imperceptible de sa poitrine détruisait cette image parfaite de l’immobilité. Ce va et vient était parfaitement calqué sur la respiration de la forêt, ce qui rendait son souffle inaudible à toutes oreilles inattentive. Celui-ci était pourtant perceptible pour une personne dont l’ouie était assez fine pour séparer les bruits de la forêt de ceux d’un étranger.

Mais Lacrya était la forêt. Elle ne faisait qu’un avec la branche qui l’abritait. Elle se mouvait doucement au rythme des courants du vent qui ne cessaient de jouer avec ses pâles cheveux tels des enfants courant aux quatre coins, emportés par l’euphorie du jeu. Elle essayait de se fondre dans ce décor, ne prenant pas plus de place qu’une fourmi ou quelques autres insectes appartenant entièrement à cet environnement. Mais cela allai-t-il suffire pour tromper son ennemi ? Rien n’était moins sûr…

Un lourd silence venait se s’installer suite aux quelques paroles de la jeune envoleuse. Il aurait suffi de tendre le bras pour le palper. Que se passait-il ? Avait-elle peur de répondre ? Ou ne voulait-elle pas ? Ou alors, ne savait-elle pas ? Toutes possibilités étaient envisageables… Elle allait commencer à bouger quand soudain, la réponse fusa enfin. Toujours ce même ton neutre. Presque provocant.

Lacrya faillie éclater de rire en entendant les paroles de la jeune marchombre. C’était donc tout e dont elle était capable ? Ne possédait-elle pas l’art de manier les mots ? Cet art qui permettait de les rendrent plus fort ? De leur donner un sens nouveau ? De les transformer en lames atteignant les cœurs et les âme ? Mais après tout, qu’avait-il d’autre à dire que ce qu’elle pensait être la vérité ? En une phrase, elle venait de résumer ce que l’on apprenait à ces jeunes apprenties marchombres. Cette haine que l’on imprimait dans leur cœur. Une seule opinion : Les mercenaires étaient mauvais. Ce sont eux les méchants. Eux qui on le mauvais rôle. Eux qu’il faut éliminer…

Une rage sourde s’empara soudain de Lacrya. Marre de ce stéréotype à la con ! Marre de toujours ce faire haïr à cause d’une mentalité différente. Le monde ne pouvait-il pas accepter la différence ? S’ouvrir à d’autres idéologies pour mieux s’agrandir ? Devait-il toujours y avoir le Bien et le Mal ? C’est deux notions n’existent même pas ! Ce n’est qu’une question de point de vue. D’ouverture. De compréhension…

Mais non.. l’esprit humain est bien trop étroit pour cela… Jamais Lacrya n’avait tué pour une idée. Elle le faisait quand cela état nécessaire ou pour se défendre. Ravalant un peu de la rage sauvage qui la consumait à petit feu et qui pouvait, à tout moment, faucher ses jugements, elle ferma les yeux puis les rouvrit, plus déterminée que jamais.

Sa réponse était déjà toute faite. Elle savait ce qu’elle allait dire et espérait bien que cela allait avoir l’effet estompé. Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour cracher son venin, elle sentit un grand déplacement d’air juste en face d’elle. Son esprit encore embrumé par sa fureur, elle savait qu’elle n’aurait pas le temps d’éviter l’impacte. C’était déjà trop tard, elle voyait déjà les pieds de la jeune femme s’écraser contre son visage avec une force prodigieuse due à son élan. En effet, la marchombre, profitant sans doute de l’effet de surprise, devait avoir crocheté une branche pour courber son corps et le projeter vers la mercenaire. Ingénieux…

Ses pensés ne purent aller plus loin, L’impacte était imminent… D’un prodigieux réflexe qu’elle avait acquis au court d’entraînements intensifs, Lacrya eu juste le temps de placer ses deux avants bras à la hauteur de on visage avant que les pieds de son adversaire ne la projettent en arrière, la faisait basculer violement de sa branche. Elle atterrie lourdement sur le dos et poussa un petit gémissement de douleur. Elle se releva immédiatement et fit plusieurs roulades pour se mettre à l’écart. Du moins, le temps que la marchombre la rejoigne…

Sa vue était légèrement brouillée et un mal de crânes commencés à se réveiller. Mais la plus vive douleur venait de son bras droit qui avait été en contact direct avec les pieds de la jeune femme. Elle palpa prudemment sa peau à l’endroit de l’impact et ne fut pas surprise de la voir râpée. La violence de l’impact avait même réussi à faire couler le sang. Certes ce n’était que des perles écarlates mais cela aurait pus lui briser les os. Elle ne dus ceux-ci intact qu’à sa greffe. Elle allait avoir un sacré hématome et cela allait également l’handicaper pendant le reste de la lutte. Même si aucun muscle ni tendon n’avait été directement touché, elle éprouvait tout de même quelques difficultés à bouger son bras. Elle pesta en silence.

Elle se remit maladroitement debout et due se tenir un moment à un arbre pour ne pas tomber. C’est alors qu’un bruit la ramena à la réalité. L’ennemi était toujours là, en parfaite connaissance du fait que Lacrya avait été blessé. Celle-ci était d’ailleurs surprise de coup que venait lui fait la marchombre sachant qu’elle aussi était handicapée par une blessure. C’est fou ce que peut faire l’adrénaline…

Se dissimulant du mieux qu’elle pus, Lacrya commença à parler d’une voix ferme, presque sadique.


- Sache que si tu ne m’avais pas attaqué, je ne l’aurais pas fait non plus… Mais comme tu m’offre l’occasion de me divertir, je ne vois pas pourquoi je m’obstine à laisser mes poignards loin de ta chair. Cela fait longtemps qu’ils attendent cela.

Pour prouver qu’elle ne rigolé pas, elle en sortie deux et les plaça au creux de ses paumes légèrement moites. Puis, elle essaya de repérer la jeune marchombre. Cela fut relativement aisé et, s’essayant elle aussi au jeu de la surprise, elle grimpa juste au-dessus de son ennemie ,sur une branche assez épaisse pour supporter son poids, et se laissa tout simplement choir sur elle.

Mais, ne rencontrant que du vite, elle vit une nouvelle roulade, se releva et commença un combat au corps à corps, virevoltant autour de sa proie sans parvenir pour le moment à la toucher. Son bras droit, toujours parcouru par une vive douleur, restait légèrement en retrait. Voilà un handicape dont elle se serait bien passé pour ce genre de lutte… Mais en tout cas, maintenant ses intentions étaient claires. Elle voulait du sang. Elle voulait tuer…


__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eindel Redohil
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1011
Date d'inscription : 17/06/2009

Feuille de personnage
Age:
Greffe: Non
Signe particulier:

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Ven 16 Juil 2010, 10:40

Attaquer ? Ne pas attaquer ? Peut-être avait-il commis une erreur… Cela n’avait plus aucun intérêt ; erreur ou pas, ce qui est fait est fait. Mais il ne devait plus attendre. Le combat avait déjà commencé et c'était lui qui attaquerait. Seulement il allait devoir dialoguer pour trouver le temps de communiquer avec sa moitié animale.

« Pour être franc, ce petit speech n’était pas le mien. »

Immédiatement après, Eindel ferma les yeux et s’immergea dans son esprit. Le loup n’avait pas insisté après son intrusion : il dû se concentrer pour le trouver au fond de lui.

-Dangereuse. Besoin de toi si elle attaque.

Le loup grogna et Eindel comprit bien qu’il préférait l’affronter seul. Ce n’était pas une possibilité : ils devaient se battre à deux pour avoir une chance, le garçon le savait.

-Changer corps pendant le combat. Alterner. Seul moyen de vivre.

Un instant et le canidé consentit. Si Eindel le laissait prendre son corps à un moment propice, ils pouvaient s’en sortir. Puis ils pourraient alterner et continuer à se battre efficacement, ensemble. Cela présentait beaucoup d’avantages auquel il n’avait pas songé : le loup voyait beaucoup mieux la nuit et son odorat était cent fois plus développé que le sien. Et puis, après tout, ils étaient presque à deux contre un.

Eindel attendait aussi, observateur. La clarté lunaire se reflétait sur le sourire de son ennemie. Peut-être avait-elle deviné ? Peut-être attendait-elle cela et son plan allait tomber à l’eau ? Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir. Mais il attendait, toujours. Il avait bien entendu le bruit métallique qu’avait fait sa flèche en rebondissant sur elle et l’étincelle que cela avait produit. C’était effrayant. Elle avait une armure, solide, sur le corps, sur sa peau. Toutefois elle n’avait pas l’air de recouvrir tout son corps… De plus, elle n’avait aucune arme et le montrait bien mais le garçon avait des doutes. Et surtout, il ne connaissait pas son intention réelle… Est-ce que sa vie était en jeu ? Voulait-elle juste qu’il s’en aille, ou alors le tuer ? Cela n’avait plus aucun intérêt. Le combat avait commencé. Couteau pour lui, crocs et griffes pour le loup ; ils avaient leur chance. L’apprenti passa à l’action.

Le jeune garçon rassembla ses pensées puis les balaya. Il prit ensuite le temps d'oublier tout ce qui le déconcentrait. Plus de passé, plus de futur, plus de réflexion... Il s'immergea progressivement dans cette instant si infime et si particulier. Rien que l'instant présent. Poignard bien en main, Eindel se propulsa en avant et avala les quelques mètres les séparant d’une traite. Il bondit alors et passa dans les airs à la droite de son ennemie avec un large mouvement circulaire de son arme en direction de sa gorge.

-Vas-y !

Eindel vida immédiatement sa tête, oublia tout et se relâcha, afin de n'opposer aucune résistance mentale à l’esprit du loup. Il acheva son bond dans le dos de la femme; mais déjà sa silhouette devint floue.

Une fraction de seconde plus tard, un bruyant grognement de rage retentit dans les sous-bois et un grand loup gris s’élançait d’un saut puissant, crocs dénudés et griffes en évidence, vers la petite femme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Sam 24 Juil 2010, 21:11

    Wëlle sentit qu'elle avait atteind sa cible. Non, en fait, ce n'était pas un visage, qu'elle avait senti sous ses talons nus, mais durçis par la marche. Nus, oui, car Wëlle avait abandonné ses chaussures en entrant à l'Académie. Enfin, elle les avait abandonnées progressivement, car si les plantes de ses pieds étaient, à l'époque, déjà rendues rugueuses par les cavalcades à Al-Jeit, elles ne l'étaient néanmoins pas assez pour lui permettre de marcher constamment pieds nus sans douleurs. Mais au fur et à mesure, elle avait travaillé ses pieds, et désormais, elle se déplaçait nu-pieds avec beaucoup d'aisance, et de plaisir. Bref.
    Elle donna un coup de reins vers l'arrière, et s'envola un ou deux mètres plus loin, pour réatterir au sol. Elle retint une grimace, mais ne put s'empêcher de porter la main à son épaule blessée. Ca saignait, et ça lui faisait encore plus mal, maintenant. Certes, elle avait touché son ennemie, mais à quel prix? Et surtout, l'avait-elle touchée suffisament pour l'handicaper?
    La Mercenaire reprit la parole.

    Elle ébranla Wëlle. Oui, la haine, la haine dans les mots... Elle ne l'aurait pas attaquée? N'était-elle donc pas une Envoleuse, dont le but était d'éradiquer les Marchombres? Mais si les Mercenaires avaient une telle section dans leurs rangs, n'importe lequel aurait voulu la tuer, non? Non. Mais pourquoi non? Ces idées reçues... Elle y avait adhéré. Un choc, encore. Elle avait fait une erreur. Elle n'aurait pas dû attaquer, pas dû se mettre en danger, pas dû risquer sa vie, et encore moins celle de l'autre apprenti. Mais il était trop tard. Elle n'avait plus qu'à tirer un enseignement de son erreur. De cette grossière erreur. Elle ne connaissait pas les Mercenaires, voilà ce qu'elle en déduisait. Elle ne connaissait pas les Mercenaires, et devait se méfier des on-dit. Devrait plus s'en méfier, dorénavant.

    Déjà, l'autre repartait à l'attaque. Aérienne, encore une fois. Wëlle la sentit venir, et se glissa sur le côté, juste à temps pour éviter qu'lele ne lui tombe dessus. Elle esquiva de la même manière, geste fluide, effacement des épaules, puis des genous, pivota sur ses hanches. Elle esquivait, mais il ne lui était laissé aucune occasion de mettre des coups, strictement aucune. Punaise, cette femme, c'était vraiment pas une apprentie. Et elle n'avait vraiment que de faibles chances de s'en sortir; et encore moins de la vaincre. Non, elle ne vaincrait pas, et la douleur se faisait ressentir violemment dans son bras. Elle constata que l'autre aussi laissait un bras en retrait. Elle les avait surement placés juste à temps pour que le coup de pied d'Inwëlle ne lui heurte pas la figure. Inwëlle se laissa donc glisser un peu vers la droite de la femme aux poignards, pour être moins vulnérables, pour avoir moins de risques... Hélas, son attention trop portée sur le bras blessé, elle n'eut pas le temps d'esquiver le coup qui lui déchira la cuisse. Elle s'écroula, se rattrapant sur son genou droit, ne pouvant retenir un petit cri de douleur, qui fut toutefois recouvert par un grognement puissant et sauvage, un grognement bestial, très proche. Oh non, eut-elle le temps de penser, pas une bête, pas une bête maintenant...
    Un côté de son cerveau était, cependant, préparé au combat. En tombant, elle saisit son poignard à la ceinture de son bras droit, malgré le fait qu'il fut invalide, et tenta de frapper son adversaire au flanc, du côté droit, du côté le plus vulnérable. Sans attendre de savoir si elle l'avait touchée, elle lança presque silmultanément son poing gauche vers la figure de la jeune femme. Pour espérer l'atteindre, elle donna une pulsion de sa jambe droite, afin de se redresser un peu et d'être à nouveau à la bonne hauteur. Elle savait cependant qu'en retombant, elle s'écroulerait au sol, faute de deux jambes valides et de points d'équilibre suffisants. Elle savait aussi que si aucun de ses coups ne portait ses fruits, s'en était fini d'elle.

    A moins que l'autre ne la tue pas. Et elle, que ferait-elle? Elle n'avait pas envie de tuer. Pas encore une fois, pensait-elle au fond d'elle-même. Mais aurait-elle vraiment le choix? On a toujours le choix. Oui, elle aurait alors aussi le choix de mourir. Elle espérait qu'elle ne devrait pas porter un coup fatal. Elle ne le voulait pas. Elle espérait aussi qu'elle et le jeune homme s'en sortiraient. Elle ne voulait pas mourir, pas partir. Elle ne voulait pas qu'il meurre à cause d'une erreur de sa part à elle. Il était jeune, vigoureux, il découvrait la Voie... Il ne pouvait pas mourir. Elle non plus. Elle ne mourrait pas. Personne ne mourrait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mer 28 Juil 2010, 08:50

- Envie lancinante de sang...

Rubis continuait d'observer le jeune homme qui était en face d'elle, mais son attention était partagée entre lui et la lutte qui se déroulait dans son dos. Non pas qu'elle fût moins attentive à l'un ou à l'autre, voilà longtemps qu'elle s'occupait parfaitement de plusieurs choses à la fois, et elle était aussi attentive à chacune des actions que si elle n'avait porté son attention que sur l'une d'entre elles. Elle entendait les bruits de combat, entendit quelqu'un chuter, des gémissements de douleurs, d'autres mots encore. Pleins de haine, qui la firent sourire. Elle aimait ça. L'autre Envoleuse était dans son environnement aussi, elle était chez elle. Dans son domaine. Le chuintement des poignards fit encore plus sourire Rubis, qui se tourna légèrement vers le jeune homme dans le but de le voir arriver. Elle voyait sur son visage de la concentration, et distingua dans ses yeux quelque chose de bien étrange, comme une seconde personnalité. Il communiquait un peu avec lui-même, et Rubis éclata de rire, tandis qu'il relevait son regard vers elle. Il se mettait le doigt dans l'oeil. Mais carrément jusqu'au coude, c'était dingue. Il n'avait aucune idée des chances qu'il pouvait avoir de s'en sortir, si elle voulait aller jusqu'au bout de son idée, de le laisser se vider de son sang, qui pour l'instant n'avait pas bougé de son esprit. Ces chances-là étaient nulles. Qu'importait tout le reste, il ne faisait de toute manière pas le poids...

Lorsqu'il s'élança vers elle, la jeune créature éclata de rire, échappa des épaules, se baissant légèrement, pour échapper à l'emprise du jeune homme sur son dos. Elle sentit quelque chose lui chatouiller les écailles, un changement dans l'air, une odeur forte de chien mouillé avant que le cri de loup, le grognement sourd de l'animal sortit de ses entrailles, et ainsi en fut moins surprise. Non. Elle n'en fut même pas surprise. Plutôt ravie, d'ailleurs. L'animal était assez grand, sans trop l'être pourtant, avec un pelage d'un gris presque perle, avec des tâches plus foncées çà et là. C'était un bel animal, mais même l'animal ne ferait pas le poids. Elle combattait des brûleurs et des goules, ce n'était pas un petit louveteau qui allait lui faire peur ! Elle éclata de rire, en décidant que de toute manière, le loup n'aurait pas un sang assez appétissant pour qu'elle s'en repût. Soupirant, alors elle se décala à l'ultime instant de la trajectoire de l'animal, virevolta tandis qu'il avait tout de même le réflexe de tourner la mâchoire pour tenter de l'attraper entre ses corps, sauta rapidement sur son dos, lui assénant un magistral coup de point sur le haut de l'épaule du même coup. Et puis quoi encore, il ne fallait pas croire, si le loup s'amusait, elle pouvait aussi s'amuser. Et alors qu'elle attendait qu'il revînt vers elle, elle sentit aussi dans son dos que l'une des combattantes relâchait son envie de détruire, ou presque, et en fut déçue. Soupira, ses yeux d'un rouge sanguinaire toujours posés sur le loup-enfant.

Attente d'une battue finale...
Revenir en haut Aller en bas
Lacrya Sil' Morna
Maître Envoleur
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 1097
Citation : Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it.
Date d'inscription : 14/02/2010

Feuille de personnage
Age: 34
Greffe: Os des avant bras renforcés par du métal
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 01 Aoû 2010, 18:14

Tel un feu follet dansant dans le vent, Lacrya, elle, dansait avec la mort. Elle, si proche. Incarné dans une jeune femme. Une jeune marchombre. En effet, un seul faux geste, une seule bavure et elle se précipiterais dans les bras du Néant ouvert pour elle. Il suffisait d’un seul coup. Bien placé, il pouvait être mortel. Si elle avait achevé sa formation ou s’en approchait, elle devait connaitre chaque endroit qui permettrait d’arrêter un cœur à jamais. Il est vrai que, chez les marchombres, on apprenait surtout à écouter tout ce qui nous entour mais aussi à donner la mort. Comme chez les mercenaire même si cela était peut-être un peu plus poussé du coté du Chaos.

Alors qu’elle s’égarait dans ses réflexions, elle perdit un moment sa concentration. Heureusement, son adversaire ne sembla pas s’en apercevoir et l’envoleuse retourna au combat avec encore plus de force et d’ambition. Elle recommença sa danse mortelle devant elle-même la mort plutôt que jouer avec elle.

Tournoyant sur elle-même et ne laissant aucune opportunité d’attaque à son adversaire, elle n’avait de cesse que de faire pleuvoir les coups sur la malheureuse. C’est alors qu’elle senti l’un de ses poignard déchirer la chair. Un grand sourire se dessina sur son visage. Un petit crie de douleur confirma la blessure et elle sentie la jeune marchombre poser un genou à terre.

C’était la fin pour elle. L’envoleuse s’avança d’un air triomphant vers sa proie maintenant à terre. C’est alors qu’un concert de grognements éclata dans son dos. Et elle fit l’erreur, l’erreur à ne jamais commettre. Alors que la victoire s’offrait à elle sur un plateau d’argent, elle se retourna vers la source du bruit.

Elle aperçu alors, entre deux arbustes, un majestueux loup se précipitant vers la mercenaire qu’elle avait aperçu quelques minutes plus tôt. Le deuxième combat !! Comment l’avait-elle oublié ? En réalité, elle soupçonnait même cette jeune femme de faire partie elle aussi des maître envoleur du domaine. Il lui semblait l’avoir aperçu mais ses souvenirs étaient flous. Et celle-ci riait. Alors qu’un loup la chargeait à pleine vitesse. Elle riait. Cela plut immédiatement à Lacrya. Décidément, quand le combat serait terminé, une petite rencontre avec cette jeune femme ne ferait peut-être pas de mal !

Alors que son attention était dirigeait vers le combat qui avait lieu dans son dos, elle ne faisait presque plus attention à sa proie. Grave erreur… Celle-ci, malgré ses deux blessures qui saignaient abondement, se relava à moitie et sortie un poignard de sa ceinture et attaqua la mercenaire au niveau du flan. Le son feutré du poignard sortant de sa tanière ramena Lacrya à la réalité et elle eu juste le temps de se reculer pour éviter le plus gros des dégâts. Malheureusement, elle ne put éviter la pointe acéré qui traça un trait de feu au niveau de son ventre, peu profond mais saignant à grande quantité.

L’envoleuse jura et se recula, tenant la blessure. Faisant cela, elle réussie, par miracle, à éviter le coup de poing qui lui était attribué. Pestant contre elle-même, elle grimpa rapidement dans un arbre pour ce mettre hors de porter. Ou du moins, faire une petite pause. Se forçant à ignorer la cuisante douleur qui lui faisait presque tourner la tête, elle arracha une large bande de tissus de ses vêtements et entoura tant bien que mal sa blessure, serrant le plus fort possible pour éviter que cela ne la gêne.

Elle serra les dents pour étoffer son gémissement de douleur quand la bande appuya sur la plaie et se força à respirer calmement pour se calmer. De la sueur commençait à perler sur son front, collant ses cheveux à sa peau blanche. Elle pesta une nouvelle fois et essaya de trouver une échappatoire définitive. Il fallait qu’elle se tienne en arrière pendant un moment pour se reposer.

Elle lança alors une série de poignards vers son adversaire puis, serrant les dents et résistant à la douleur, elle balança ses pieds vers elle, s’aidant de ses bras, un peu comme l’avait déjà fait la marchombre. Sauf que cette fois, ce n’était pas pour la toucher mais pour se déplacer rapidement. Alors que ses premières lames atteignirent ou pas leur but, elle en lança d’autre mais cette fois, elle se trouvait dos à sa cible, si bien qu’elle ne pouvait s’enfuir que sur les coté et non en reculant. Elle alla ensuit un peu plus loin et continua à la canarder, ralentissant le rythme en sentant ses réserves diminuer…

__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eindel Redohil
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1011
Date d'inscription : 17/06/2009

Feuille de personnage
Age:
Greffe: Non
Signe particulier:

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Sam 14 Aoû 2010, 10:47

Défaite. Le loup boita à reculons, la patte avant de droite furieusement endolorie à l’épaule. Il enrageait. Il ne souhaitait plus que repartir à l’assaut, déchirer la chair et y enfoncer des crocs ensanglantés ; pourtant il ne bougea pas. Une petite voix, au fond de lui, sous son épaisse fourrure, lui disait tout doucement de n’en faire rien. Il grogna sauvagement. Tous les sous-bois alentours retentirent de cette marque de colère animale. Encore ce petit louveteau d’humain ?

-Pas chasser.
-Ordre ?
-Pas chasser. Pas chasser cette proie. Dangereuse.

Le loup émit un puissant grondement du fond de sa gorge. C’était hilarant ! Maintenant il lui donnait un ordre ? Quel idiot. Un louveteau, humain qui plus est, donnant un ordre à un loup adulte !

La Lune, caché auparavant, révéla tout la magnificence de sa plénitude dans le ciel sombre. C’était elle, son chef. Il n’avait de compte à rendre qu’à la Lune. Alors il s’assit calmement au sol, leva la tête et hurla. Il hurla à la Lune. Il lui chanta tout ce qui se passait à l’instant, sa patte douloureuse, cet ennemi beaucoup trop rapide, ce louveteau d’humain en lui ; mais il lui chanta aussi l’agréable odeur d’un petit sanglier à quelques kilomètres, et le goût exquis qu’il devait avoir, une fois chassé. Cela importait plus que tout le reste, pour un loup.

Cette longue plainte, ode à la Lune, s’éleva dans les aigus et dans le ciel ; son apogée dura un instant, douce mélodie animale ; puis elle retomba, lentement, et s’éteignit au bout d’une éternité, douce résonance grave qui fit agréablement vibrer les entrailles des trois humaines.

Quand tout son souffle se fut épuisé dans ce chant, il se redressa et leva le regard sur son adversaire. Un regard dénué de la rage animale et de l’hostilité qu’il arborait plus tôt. Elle avait une drôle d’odeur, cette humaine. Une odeur humaine et non-humaine à la fois. Il sentait surtout que sa chair avait mauvais goût, pour un loup. Pourquoi chasserait-il un être vivant auquel il ne voudra pas goûter ? Et puis, il devait bien reconnaître son infériorité. Cette mi-humaine était plus forte, plus expérimentée que lui.

Le loup, intrigué par les deux autres odeurs humaines plus loin, trotta calmement dans leur direction, passant sans crainte, la queue secouant à droite à gauche en signe de bonne humeur, à côté de la mi-humaine - le combat était fini et sa supériorité prouvée, elle n’avait plus aucune raison de l’attaquer. Il s’enfonça ensuite plus dans la forêt, guidé avec certitude par son odorat. Au passage d’un bosquet sombre, il les sentit plus qu’il ne les vit, et se coucha tranquillement sur son flanc pour les observer en ménageant sa patte blessée.

A seulement deux, trois mètres de sa position, il regarda les deux êtres se battre. Les humains ont des drôles de manière de se battre, avait-il toujours pensé. Ils se frappent avec des choses tranchantes et se les lancent dessus, au lieu de griffer et mordre au cou. Mais après tout, c’est peut-être efficace. Les odeurs lui disaient, alors qu’il léchait le sang d’une égratignure, que les deux adversaires étaient blessés, plus ou moins gravement. Beaucoup trop. Pourquoi continuaient-ils à se battre ? Un combat entre deux animaux d’une même espèce ne sert qu’à montrer la dominance d’un tel ou d’un autre, pas à blesser gravement ni tuer. Mais, il s’en souvenait maintenant, les humains se battent comme ça. Quel gâchis !

Intrigué plus encore par les traits de lumière qui filaient dans l’air, le loup gris se redressa et se rapprocha encore des humaines, puis il suivit le déplacement de leur affrontement, toujours en les observant d’un petit mètre. Son attitude, soignée, indiquait sa neutralité et son simple statut de spectateur à la perfection, même pour un humain qui n’utilise pas beaucoup ce langage là.

Il scrutait l’obscurité et voyait sans mal le sang qui coulait abondement des deux côtés.
« Pourquoi continuez-vous à vous battre ? » Indiquait son regard sombre et interrogateur, observant successivement Crinière-Rousse et Fourrure-Blanche.

Tout au fond de ce loup gris, enfui dans son esprit, un humain soupira. Tout était tellement plus simple avec lui...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Lun 23 Aoû 2010, 11:46

    Inwëlle se recula elle aussi dès qu'elle entendit la Mercenaire se retirer. Elle était blessée, elle l'avait touchée, et elle devait perdre du sang. En même temps que son adversaire, elle arracha une bande de sa tunique ample comme elle avait l'habitude de le faire. Dommage, elle aurait bien aimé la conserver entière, celle-ci. Elle était un peu comme le symbole de sa première rencontre avec un Marchombre extérieur à l'Académie. Cette tunique lui avait peut-être sauvé la vie, la protégeant des rayons meurtriers du Rentaï. Cette tunique, elle l'avait obtenue grace à sa greffe, sans laquelle elle n'aurait jamais put apercevoir l'homme seul dans le sable. Et peut-être qu'aujourd'hui, ce soir, cette tunique l'aiderait à garder des forces, et à s'en tirer vivante. A genoux, elle banda, les dents serrées, rapidement et très étroitement son épaule, notant le silence soudain qui avait envahit les lieux. La bête qui avait grogné avait-elle été tuée? L'apprenti qu'elle avait suivit, avait-il été tué aussi? Elle s'efforça de ne pas y penser tout en arrachant une seconde bande et en l'enroulant à nouveau rapidemment autour de sa cuisse. Toute sa jambe la lançait, son épaule, son bras, elle ne tenait presque plus debout et se sentait faible.
    Elle n'avait même pas fini de nouer son pansement de fortune qu'elle entendit le sifflement caractéristique des poignards, venant de là où se trouvait la Mercenaire. Elle s'applatit au sol, la solution la moins éprouvante qui s'offrait à elle. En temps normal, elle aurait profité de la situation, aurait bondit à l'assaut dès que la Mercenaire se serait retirée, aurait exploité ce moment, chaque moment, chaque ouverture dans le combat, s'y serait faufilée... Mais elle était blessée, assez sérieusement blessée pour douter de pouvoir se relever. Se forçant à garder sa concentration, elle entendit le mouvement d'air, le sifflement des armes qui la frôlait (mais bon sang, combien donc en avait-elle?!) sut que la Mercenaire était dorénavant dans son dos, et de plat-ventre, passa à plat dos, retenant un gémissement lorsqu'elle roula sur son bras et sur sa cuisse blessés. Elle se redressa en position assise, se releva à moitié tout en attrapant à tâton deux poignards plantés dans le sol mou à ses côtés, mais déjà, elle entendit à nouveau une salve de ces armes qui fusaient vers elle. Elle n'eut que le temps de se jeter de côté, sans pouvoir retenir un râle lorsque l'hypersensibilité de ses plaies se manifesta. Elle sentit aussi la brûlure d'une, non, deux lames qui lui entaillèrent peu profondément cette fois le bras. Celui déjà blessé. La douleur était comme décuplée, et elle s'écroula face contre terre.

    Est-ce que c'était la fin? Est-ce qu'elle allait mourir, là, misérablement écroulée au sol, saignant abondamment, incapable même de se relever, de parler, est-ce qu'elle allait mourir dans un halètement, un dernier souffle rauque, est-ce qu'elle allait mourir dans l'obscurité, ne distinguant que la silouette de son ennemie et les tâches de lumière sur les feuilles des arbres? C'était assez beau, elle l'avait toujours pensé, toutes ces nocturnes nuances de gris, c'était plus fin, plus délicat, plus intéressant que les couleurs du jour, seulement c'était lugubre, trop lugubre, et elle avait trop mal, en fait, elle ne voulait même pas mourir, ça ne l'intéressait pas, pas du tout, elle ce qu'elle voulait c'était pouvoir encore regarder, entendre, sentir, pouvoir encore nager, grimper, découvrir et apprendre, pas mourir, et pas comme ça, ou alors avec Lui, dans ses bras... Et Lui, qu'avait-il vu? La tâche de sa chevelure rousse s'éloignant rapidemment, dans la lumière du soleil (éclatant ce jour-là), la tour polie et lustrée défilant devant ses yeux, le ciel, le bleu du ciel, d'autres tours... Avait-il eu le temps de se rendre compte qu'il allait mourir? La chute avait été assez longue, mais peut-être que non, peut-être n'avait-il pas réalisé... Et le choc, ça avait fait mal? Elle ne savait même pas s'il était mort de suite, mais elle le pensait, la hauteur vertigineuse, tout de même...

    Non, elle n'allait pas mourir bêtement comme ça. Elle tendit son bras valide, de toute sa force, soignant chaque mouvement, chaque impulsion, comme avant, comme avec Erwan, lança le poignard vers son adversaire, constata qu'il n'était pas très rapide, pas assez rapide, mais peut-être que, on ne savait jamais, on ne savait jamais... Elle ferma les yeux, inspirant difficilement, trop secouée, trop d'activité, la tête lui tournait, le poignard tournoyait, lancer dérisoire, lancer désespoir, lancer d'espoir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 12 Sep 2010, 00:21

Déception inachevée...


Rubis observait le loup, et comprenait bien son manège. Il avait baissé la nuque, plaqué ses oreilles contre son crâne, plaqué sa queue entre ses jambes, voûté le dos, s'était même légèrement écroulé sur le côté, il s'était soumis, simplement, avait reconnu qu'elle était la plus forte, qu'elle le dominait, et elle adorait cela. Montrer au monde entier que personne ne pouvait rien lui faire. Elle se pensait invincible, ne se doutant pas qu'en pensant cela, elle était vraiment pédante. Peut-être était-ce le cas, après tout. Ses caractéristiques physiques était surprenantes, et à dire vrai vraiment utiles, en réalité, dans la vie de tous les jours, avec les humains. Elle avait appris à les comprendre, presque à les apprivoiser, ces humains. Et là, elle tombait sur une créature qui était un peu comme elle, sans l'être tout à fait, à moitié humaine et à moitié animale, pourtant elle avait l'apparence de l'un et de l'autre, mais pas simultanément. La jeune créature aux écailles rouges cligna plusieurs fois des paupières, laissant le loup filer. Comme le canidé, elle avait eu ce qu'elle voulait, ils s'étaient mesurés, et il avait reconnu sa suprématie. C'était bien ainsi. Les hommes, humains, bien souvent, ne voulaient en aucun cas montrer qu'ils se faisaient dominer et c'était à cause de cela que les combats duraient jusqu'à la mise hors combat, réelle, de l'un des adversaire. Par la mort ou l'inconscience. Les humains avaient trop de mal à se soumettre, à comprendre que la fierté n'était rien... Et c'était elle qui pensait cela ! Se soumettrait-elle réellement, le jour où elle tomberait sur plus fort qu'elle ? Il faudrait le voir pour le croire...

Ainsi, lorsque le loup s'éloigna de Rubis, cette créature mi-animal, et mi-humaine, comme ce loup mi-loup mi-humain, elle l'observa avec la tête légèrement inclinée sur le côté. Il était majestueux, même boiteux. Elle se demandait pourquoi elle n'était pas comme ça, elle aussi. Soit complètement humaine, soit complètement animale. Pourquoi fallait-il qu'elle eût toutes les caractéristiques simultanément ? Y avait-il vraiment une conclusion à tirer ? Cet animal avait-il été l'objet d'expériences étranges ? Avait-on voulu fusionner des cellules de loup et d'humain ? Etait-ce pour cela qu'il pouvait être les deux, même si cela n'était pas à la fois ? Et qui avait pu faire de telles expériences ? En Gwendalavir, il lui semblait que personne n'avait de telles compétences. Les chercheurs de Valingaï avaient la Volonté pour eux, et pouvaient obliger n'importe qui, sauf ceux qui faisaient montre d'une plus grande volonté qu'eux, à faire ce qu'ils souhaitaient. Ils avaient ainsi pu fusionner une cellule de dragon à celle d'une humaine. Ils avaient créé Rubis, après des dizaines de centaines de milliers d'expériences ratées, qui n'avaient pas abouties. Pourquoi elle, en particulier, avait-elle survécu ? Elle ne le savait pas. Et apparemment les scientifiques n'avaient pas de réponse non plus... Soupirant doucement, Rubis revint à la réalité et reporta son attention vers les deux humaines qui s'opposaient toujours, dans les arbres. Autant l'une que l'autre commençaient à avoir du mal, même si la Mercenaire était bien plus entraînée que la Marchombre, d'après ce qu'elle pouvait en juger.

Chassant l'air dans ses poumons, Rubis regarda en direction du loup, et lui adressa un sourire dévoilant toutes ses dents pointues, un sourire presque démoniaque, mais un sourire sincère. Elle faisait bien souvent peur en souriant, mais s'en fichait. Ceux qui avaient peur n'avaient rien compris. Clignant des paupières, la créature s'avança donc vers le canidé pour s'asseoir finalement à côté de lui, en tailleur, et observer à son tour les deux humaines qui s'amusaient plus ou moins - plutôt moins - dans les arbres alentours. L'odeur du sang saturait l’atmosphère, et Rubis essayait tant bien que mal de se contrôler. Mais elle savait qu'elle ne tiendrait plus longtemps, et fronça les sourcils et le nez. Elle allait bientôt sauter sur la plus proche des deux humaines, juste parce qu'elle avait envie de sang, de sentir son goût métallique dans sa bouche, de le sentir glisser sur ses doigts, sur ses écailles, de se rouler dedans... Mmmmmmm !! Ses pupilles se contractèrent alors qu'elle essayait encore de lutter contre son envie, et dans un réflexe, elle accrocha les poils du loup pour se retenir de bondir en avant... Cela dura quelques secondes. A peine. Peut-être deux secondes. D'un bond prodigieux, Rubis sauta en avant, tout en se léchant les lèvres doucement. Ses pupilles n'étaient plus que de tous petits ronds noirs, elle était en chasse. Peu lui importait laquelle des deux était de son côté, peu lui importait qui elle pouvait aider ou qui elle allait chasser, elle se précipita en avant avec une vitesse vertigineuse et trouva un ventre saignant... Juste un mètre plus loin, une cuisse et un bras... Rahh, mais lequel choisir ? Tournant la tête entre les deux femmes qui étaient là, elle hésita un instant. Un instant fatidique...


Flamme de folie sanguinaire...
Revenir en haut Aller en bas
Lacrya Sil' Morna
Maître Envoleur
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 1097
Citation : Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it.
Date d'inscription : 14/02/2010

Feuille de personnage
Age: 34
Greffe: Os des avant bras renforcés par du métal
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Sam 18 Sep 2010, 18:56

Tout cela trainait en longueur. Lacrya, bien qu’entraînait depuis sa tendre enfance, sentait, pour la première fois depuis sa nomination en tant que maître envoleuse, ses réserves d’énergie se vider. Elle n’avait que trop puisait à l’intérieur, s’puisant dans un combat qu’elle avait cru facile. Utilisant ses ressources comme si elles se trouvaient être inépuisable. C’était bien la première fois qu’elle se trouvait en face d’une marchombre arrivant à lui tenir tête. Elle c’était trop souvent battu contre des apprenties et avait prit une confiance trop grande en ses capacités. Elle jura. Mais qu’est-ce qui lui était donc passé à travers le crâne pour qu’elle se retrouve avec un esprit si peu méfiant. Elle se promit intérieurement de ne jamais refaire une telle faute. Si jamais elle arrivée à rester en vie…

Un brin d’espoir vint reléguer ses sombres pensés au second plan quand elle entendit le gémissement de son adversaire. Touché ! Cependant, elle ne fit pas la même erreur que la dernière fois, ne se réjouissant pas trop vite de cette petite victoire. Elle ne savait absolument pas où elle l’avait touché et encore moins si cela l’aiderait ou non. De plus, cela ne servait pas à grand-chose si elle-même n’arrivait pas à se mouvoir correctement. Elle se releva un peu trop brutalement et dut se rattraper à un arbre, sa vue chancelant légèrement. Elle se reprit rapidement et découvrit une masse, face contre terre, à quelques mètres d’elle. Elle mit du temps à se rendre compte qu’il s’agissait de son adversaire.

Elle chercha un poignard dans une des multitudes de poches qui composait son habit mais n’en trouva pas. Ses yeux s’agrandir et elle fouilla frénétiquement sur tout son corps à la recherche d’une arme quelconque. Elle ne trouva que des fourreaux vides. En d’autre circonstance, cela ne l’aurait pas gêné car elle était relativement bonne au combat à main nue. Mais diminuée comme elle l’était, elle ne pouvait pas faire grand-chose. Elle jura et avisa la silhouette toujours avachie sur le sol. Piège ou non ? Son esprit était trop embrumé par la douleur pour réfléchir.

Elle hésita un long moment, regardant autour d’elle. C’est alors qu’elle se pétrifia en voyant une haute et imposante silhouette qui les observait. L’effroi l’emprisonna dans ses griffes d’ombres quand elle reconnue le grand loup qu’elle avait aperçu quelques instants plus tôt, se battant face à une autre jeune femme. Mais que faisait-il ici ? En avait-il fini avec son adversaire ? Non… Une autre personne se tenait à ses cotés. L’un s’était-il incliné et l’autre l’aurait épargné ? Tout cela semblait fort étrange. Mais elle devait aussi en finir avec son combat ! Cela n’avait que trop duré. Depuis le début elle aurait put avoir l’avantage mais au lieu de cela, elle c’était amusé à jouer avec elle plutôt que de l’attaquer vraiment, ce qui avait failli lui couter la vie !

Elle se retourna vers la jeune femme qui l’avait attaqué et se prépara à lui sauter dessus, usant des dernières parcelles de force qui habitaient encore son corps. C’est alors que la marchombre se retourna et lança un poignard dans sa direction. Ses réflexes largement diminués par la douleur et sa vision quelque peu précaire, Lacrya n’eu que le temps de lever le bras avant de pousser un gémissement de douleur. Quand la lame heurta violement son os renforcé de métal, la vibration produite se rependit dans tout son membre, augmentant encore la souffrance. Prise d’un soudain excès de rage, l’envoleuse arracha l’arme de son bras et se rua sur sa proie, animée par l’énergie de sa propre colère.

Elle la plaqua violemment contre le sol, lui enfonçant le genou dans le dos. Elle lui attrapa ensuite les cheveux et les tira vers l’arrière pour lui faire lever la tête. Dans ses yeux, on ne voyait plus que des flammes de rage. Elle alla ensuite plaquer le poignard déjà salie de son propre sang contre sa gorge.


- Espèce de chienne. Je vais te saigner comme une truie et ma régaler de ton sang !

Elle allait lui trancher la gorge quand une forme la percuta, l’envoyant valser à plusieurs mètres de là. Elle se releva temps bien que mal, sentant le gout cuivré de son sang sur son palé. Elle cracha sur le sol et se releva avec difficulté. Tout autour d’elle ondulé et elle saignait abondement, perdant bien trop de sang. Elle se rattrapa à un tronc et regarda ce qui venait de l’agresser. Ce n’était autre que la jeune femme qui c’était battu contre le loup. Son regard semblait fou à la vu du sang. Elle ne put rester debout plus longtemps, ses forces l’abandonnant peu à peu. Elle atterrit lourdement sur les genoux mais réussie tout de même à lever son poignard, signe qu’elle ne se laisserais pas si bien faire. Elle savait pourtant que ses chances de gagner se combat était faibles… Pour ne pas dire inexistantes…

__________________________________________


"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1124
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 10 Oct 2010, 11:54

[Eindel m'a demandé de sauter son tour, il n'avait de toute façon rien prévu de faire ^^ Par contre comme ma Wëlle interragit avec lui maintenant je sais pas s'il veut agir... Je lui demande, et je te tiens au courant Rubis =)]

    Elle savait qu'elle l'avait touchée. Quelque chose dans l'air, dans la respiration de l'autre... Dans sa violence aussi. La violence du genou qui lui percuta le dos. Une nouvelle onde de douleur se répandit dans tout son corps, et Wëlle serra les dents. Ferma les yeux quand l'autre lui violenta le cuir chevelu et la nuque. Un peu plus ou un peu moins... Elle sentit l'acier glacé du poignard sur sa gorge. Voilà, c'était fini, à moins d'un miracle, à moins que le jeune apprenti ne lui vienne en aide... Elle n'avait plus la force de faire basculer son adversaire ou quoi que ce soit. Elle se sentait molle et impuissante. L'amer goût de la défaite en bouche, elle reçu de plein fouet les paroles, insultantes. Elle n'était pas une chienne! Elle n'était pas une chienne, elle était Marchombre... Le Chant! Si seulement elle pouvait... Elle ouvrit la bouche, mais rien n'en sortit. Sa gorge tendue, son corps abîmé... Et surtout elle n'avait jamais essayé de Chanter. Ca ne marcherait pas. Elle n'en était pas capable. Presque simultanément, le mot Marchombre avait enclenché sa greffe. C'était comme un automatisme. Vue panoramique de tout ce qui l'entourait; une masse sombre sur son dos, les reliefs des arbres, la clarté du feu, sur laquelle se découpait... Deux silouette?! Deux silouettes immobiles?! un loup, le grand loup assis, et une forme humaine. Elle délirait? Elle rêvait, peut-être? Sans doute pas, la morsure de l'acier tranchant qui entamma son oeuvre de mort était bien trop réelle.

    Concentrée sur les deux silouettes, elle put en voir une jaillir à une vitesse ahurissante. Elle aussi avait été capable d'être très rapide... Elle était encore capable d'anticiper. Elle contracta tous ses muscles d'un coup pour ne pas se faire traîner au sol par la violence de l'impact. Elle sentit l'Envoleuse à cheval sur elle se faire percuter, lui arrachant quelques cheveux au passage, lui déchirant la gorge, mais tint bon, bien accrochée au sol. La blessure à la gorge devait être assez superficielle, puisqu'elle ne faisait que la picoter, et puisqu'elle était, somme toute, encore vivante.
    Elle resta à plat ventre, choisissant d'économiser ses dernières forces. Pas pour se reposer et récupérer; ses blessures étaient trop importantes et toutes son énergie s'écoulait par les plaies béantes. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était faire en sorte qu'elle ne s'écoule pas trop vite. Si la créature et la Mercenaire s'entretuaient, ce ne serait pas mal, elle aurait alors une chance de s'en sortir... Greffe activée, elle regardait sans pour autant bouger la tête. Son estomac se noua. La créature n'était pas en train de tuer son adversaire. La créature était en train de les regarder. Elles deux. La créature hésitait. Apparement, la créature n'en avait que faire des camps différents ou de quelconques sentiments humains. Elle cherchait la meilleure proie.

    Wëlle en profita pour donner un coup de rein puissant et tirer sur ses bras pour avancer, à plat ventre, vers le loup placide qui observait. Elle leva la tête, sentant la blessure de son cou l'élancer -finalement, ce n'était peut-être pas si superficiel que cela...- pour chercher à rencontrer les yeux du loup. Oh, qu'elle n'aimait pas ça! Mais en cet instant, il était animal, et elle était si diminuée qu'elle n'avait plus rien à cacher... Elle aurait voulu l'appeler par son nom, pour faire réagir l'être humain qui était en lui, mais ne le connaissait pas. Comme quoi ça avait une utilité des fois, un nom... Elle choisit de gémir autre chose. Très faiblement, parce qu'il était capable d'entendre, avec son ouïe surdéveloppée, et pour ne pas que les deux autres s'en rendent compte, même si elle devait bien avouer que cet espoir était un peu vain.


    "Marchombre..."

    Elle espérait que ce mot lui évoquerait quelque chose. Qu'il la reconnaîtrait. Qu'il s'interposerait, la sauverait. Mais... Qu'est-ce qui lui disait que le loup était l'apprenti qu'elle avait suivi? Encore une fois, son coeur s'emballa. Ce loup était peut-être un ami de la créature, qui était venu l'aider à tuer l'apprenti, dont le corps égorgé gisait non loin... Ce loup allait peut-être la déchiqueter elle aussi... Oh, non, non... C'était son espoir, son dernier espoir. Dernier espoir avant la mort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Arrivée mouvementée et compagnie inattendue
» Retrouvailles légèrement mouvementé...
» [Libre] Une promenade mouvementée !
» Un après-midi ... Mouvementé ? [PV Zaza]
» Une matinée mouvementé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Sud :: Forêt Ombreuse-
Sauter vers: