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Le Pacte VS L'Ordre
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 Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]

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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mar 12 Juil 2011, 17:06

    Al-jeit.

    Je déambule lentement dans les sombres ruelles de la ville, me souciant peu de ce qui m’entour. Je suis telle une ombre errant dans un monde obscur et froid. Tout en moi met étrange. Cela fait deux jour que je ne vie plus qu’à moitié, d’étranges sentiments m’habitant. Tout en moi est en conflit. Je me suis absentée un mois et cela n’a fait qu’empirer les choses.

    Je ne comprends pas.

    J’ai essayé de faire le vide. De m’isoler pour mieux revenir. J’ai quitté le domaine, fait une rupture avec le Chaos et cela ne m’a seulement mené dans le mur. Tout cela à cause d’un rencontre.

    D’une personne.
    D’un amour.

    Je ferme les yeux. Je refuse de croire que tout cela n’est lié qu’à ça. Qu’à une chose.

    Nuhadu.

    J’ai envie de hurler que je le hais. Que je le déteste. D’un côté, je souhaite sa mort. Pour tous ce qu’il m’a fait. Il m’a charmé, embrassé, touché… Un long frisson parcouru mon corps à cette pensée.

    Un frisson de plaisir.

    Je l’aime. Et c’est pour ça que je le hais tant. Depuis que je l’ai laissé sous cette cascade, je ne suis plus moi-même. Comme si une partit de moi était resté avec lui.

    Mon cœur ?

    Un long soupir d’échappe de mes lèvres. Sans doute… Quoi qu’il en soit, je ne supporte plus d’être dans cet état. Il a failli me couter la vie l’ors de mon retour au domaine et je ne souhaite pas que cela se reproduise. Il faut que je le revoie.

    Pour en finir.

    Je vais tout lui avouer et il me fuira de lui-même. Oui… C’est obligé. Il ne m’acceptera pas en tant que meurtrière et partisante du Chaos. J’en suis sûre.

    Je m’arrête et vient m’adosser à un mur, épuisée par toutes ces nuits sans sommeils. L’idée qu’il me repousse de lui-même me remplit de soulagement.

    De tristesse.

    A vrai dire, je ne serais pas capable de lui résister une nouvelle fois. Je le sais. Je le sens. Tout en lui me manque. Ses yeux, sa silhouette, sa voie, son sourire…

    Une larme apparait au coin de mon œil. Je le repousse violement. Ce n’est pas le moment de faiblir. Je ne dois rien à ce type. Il me détruit. Pourquoi y suis-je autant attachée ? Pourquoi ?

    Telle une délivrance à toute ces sombre pensé, un rayon de soleil vient bailler mon visage tendu par la fatigue. C’est l’heure… Rabattant le lourde capuche de mon manteau entièrement noir sur mon visage, je me glisse dans l’allée principale face à la porte principale. Je ne suis plus qu’une ombre se faufilant entre les rares passants. Autour de moi, la ville se réveil lentement chacun reprenant son activité normal, les échoppes ouvrant l’une après l’autre.

    Je m’arrête finalement devant une petite taverne se situant à quelques mètres des lourdes portes. Je la regarde un long moment.

    Notre lieu rendez-vous.

    Je prends une longue inspiration, priant pour qu’il ne soit pas encore arrivé, puis je pousse la porte, la main légèrement tremblante. Je débouche dans une salle assez sobre, remplit de table et de chaise. De nombreux clients s’y trouvent déjà attablés et je pousse un léger soupir de soulagement en remarquant l’absence de Nuhadu.

    Voyant que mon immobilité commence à attirer l’attention, je me dirige vers une table libre non loin de la cheminé. Je m’y installe, hésitant à retirer mon long manteau. Je rabats finalement ma capuche, laissant le reste de mon corps dissimulé, peu désireuse de sentir le regard avide des nombreux buveurs glisser sur les courbes.

    Une serveuse vient prendre ma commande et revient rapidement avec un ragout de siffleur que je laisse refroidir sur la table, les yeux rivés sur la porte, le cœur battant.

__________________________________________


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Dernière édition par Lacrya Sil' Morna le Jeu 22 Déc 2011, 13:09, édité 1 fois
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Dim 17 Juil 2011, 11:51

Regards qui se croisent.
Bulles de souvenirs qui éclatent.
Retrouvailles.

Syndrell glissa la main à sa ceinture, resserra les doigts sur le manche de son poignard fétiche, fit un pas en avant.
Sourit.


* * *


- Nom d’une chiure de mouche !

Il y a des jours où tout va de travers – et il ne s’agit pas d’une impression : tout va vraiment de travers. Depuis le lever jusqu’au coucher. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, disent les optimistes. C’est ça, et en quoi ça m’avance, moi ? répondent les pessimistes. Syndrell, en cet instant précis, ne songeait à qu’une seule chose : réussir à coincer Esbroufe pour sauter sur sa selle et le ramener dare-dare à son propriétaire. S’en débarrasser, vite fait, bien fait.
Elle ne le supportait plus.

Ils avaient fait des efforts, pourtant. Chacun de leur côté, ils avaient ruminé leur comportement, leurs défauts et leurs options. Elle devait arrêter de le comparer sans cesse à Nuance, il devait cesser de se comporter en poulain mal débourré. Ça avait fonctionné.
Deux jours.

Ensuite, Esbroufe avait recommencé à agacer sa cavalière, en feignant de ne pas l’entendre puis en mettant ses nerfs à rude épreuve, comme à présent, alors qu’il se dérobait chaque fois qu’elle tentait d’attraper ses guides. D’ordinaire patience, Syndrell fulminait littéralement et avait bien du mal à ne pas laisser éclater sa fureur. Trop, c’est trop ; il était grand temps que Tanank retrouve son cheval, et qu’elle se mette en quête de la monture idéale.

Tanank.
Et Dolce.
Et Owen.

A l’origine de son humeur maussade, ils ne quittaient jamais vraiment ses pensées. Le premier lui manquait, tout simplement ; la relation qu’ils avaient eu n’ayant éclot qu’en réponse à des moments difficiles, ils avaient décidé de s’en tenir à une belle et grande amitié. Le troisième l’avait sauvée, aimée, puis abandonnée ; ils s’étaient dis adieu sur une plage du sud, loin du sable fin du Désert des Murmures, mais cette fois c’était un « au revoir » dans les formes, et qui laissait place à de futures retrouvailles, si d’aventure leurs routes voulaient bien se croiser à nouveau…

Quant au deuxième, là, c’était l’indécision la plus totale. Il y avait trop de mystère dans les paroles de cet homme, trop de réponses dans le vert de ses cheveux, trop de sentiments dans ses yeux. Syndrell percevait un danger en lui, comme une sourde chaleur, un léger vent enjôleur, terriblement séduisant, mais effroyablement mortel. Méfiance, méfiance…


- Fichu canasson…

Elle avait fini par s’emparer des rênes d’Esbroufe, qui détourna aussitôt la tête pour éviter le regard courroucé de la marchombre ; haussant les épaules, elle se mit en selle, lutta un moment pour lui faire comprendre que c’était elle qui choisissait la direction à suivre, et atteignit finalement les portes d’Al-Jeit. Les lumières de la cité brillaient dans la nuit, mais ses ruelles étaient calmes et vides ; les gens dormaient. Ceux qui n’avaient pas encore trouvé le sommeil se massaient dans les tavernes, quelques amoureux transis déambulaient sans direction particulière le long de la place, quelques chats se lançaient à la poursuite des rongeurs qui parsemaient la ville.

Les sabots d’Esboufe résonnaient doucement sur le pavé bringuebalant. Sur son dos, Syndrell maudissait Owen d’avoir à ce point modifié ses projets. A cause de lui, elle était contrainte de passer par la cité pour récupérer quelques vivres, ou au moins de quoi tenir jusqu’à la prochaine bourgade des plaines. Son retour à l’Académie n’avait que trop tardé.

Elle laissa le pangaré de Tanank devant les portes d’une petite taverne isolée et apparemment calme, prenant soin d’attacher solidement sa longe à un anneau rouillé avant de pénétrer dans l’établissement. Elle avait pris soin de dissimuler ses courts cheveux bleus sous un foulard, noué à la manière d’un pirate du sud, et dont la teinte sombre faisait ressortir l’or pur de ses yeux. Ainsi, elle faisait davantage penser à une bohémienne qu’à un bandit des mers, mais sa combinaison noire et sa démarche féline ne trompait pas ; elle était guerrière avant toute chose, et le plus enviné de ces lieux serait bien fou de tenter l’approcher un tant soit peu.

Repérant la tenancière derrière son comptoir – une femme aussi haute que large, mais au visage infiniment jovial – Syndrell balaya ensuite la salle du regard, forgeant dans sa mémoire les plus petits détails qui pourraient lui servir en cas de nécessité. La porte dérobée, au fond de la pièce. La haute cheminée, dans lequel brûlait un feu agréable. Le tisonnier posé sur la margelle. Les vingt-sept… non, vingt-huit personnes attablées qui la dévisageaient alors qu’elle laissait le battant de porte se refermer derrière elle.

Vingt-neuf.
Une silhouette se tenait dans un coin reculé de la salle, tapie dans l’ombre vacillante de la taverne. Seule à table, elle aussi avait levé la tête pour s’enquérir de la trentième personne à pénétrer dans l’établissement.
Et Syndrell sentit son sang se glacer dans ses veines.

Regards qui se croisent.
Bulles de souvenirs qui éclatent.
Retrouvailles.

Syndrell glissa la main à sa ceinture, resserra les doigts sur le manche de son poignard fétiche, fit un pas en avant.
Sourit.


* * *


- Bonsoir, Ironie.

Elle s’était assise en face de l’Envoleuse et la regardait désormais dans les yeux, moqueuse, hardie, curieuse ; les mèches blanches, aussi pures que celles d’Erwan, n’avaient jamais quitté sa mémoire, à l’instar des yeux de cristal de la jeune femme et de son regard assassin. La dernière fois qu’elles s’étaient vues, c’était au beau milieu d’une course poursuite à cheval, alors que Syndrell et son mentor fuyaient le Domaine à bride abattue. Elles avaient combattu, l’une forte de son expérience, l’autre encore trop jeune et sans jugeote.

Près d’un an s’était écoulé depuis.
L’apprentie n’était plus une apprentie, elle était libre, elle était confiante.
Et elle était toujours aussi curieuse.


- Que me vaut le plaisir de te retrouver ici ?

Un sourire.
Syndrell était tranquillement installée sur sa chaise, mais au moindre frémissement de la part de son interlocutrice, elle était prête à bondir. Elle n’oubliait pas que les dernières paroles d’Ironie à son égard étaient une promesse de vengeance.



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…




Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Dim 17 Juil 2011, 18:17

    Personne.

    Je lâche un soupir discret, le regard toujours fixé sur la porte restant désespérément close. Laissant ma frustration de côté, je finie par saisir la petite cuillère de bois trônant devant moi et la trempe paresseusement dans mon assiette de ragout. Après tout, le soleil vient à peine de se lever, il est donc tout à fait normal qu’il ne soit pas encore là. Je porte lentement à mes lèvres la nourriture avant de la repousser loin de moi.

    Impossible de manger.

    Le nœud au creux de mon ventre ne cesse de grandir. Je ferme un moment les yeux essayant de me calmer. Après tout, je vais retrouver celui qui fait naitre en moi les sentiments les plus exquis… et autant de haine envers moi-même. Visage se tend. Je me concentre sur ma respiration.

    Inspiration.
    Expiration.
    Inspiration.
    Expiration.

    Je retourne finalement mon calme. Je finie par rouvrir les yeux et décide d’analyser mon environnement pour m’occuper.

    Vingt-huit personnes plus la patronne. Cela fait beaucoup de monde pour une si bonne heure.

    Certain semblant pourtant ne pas être à leur première consommation. Il était encore loin d’être ivre mais cela ne serait tarder. Un jeune couple se regardait dans le blanc des yeux, un sourire niait au visage. Le dégout m’envahit. Je détourne rapidement la tête et mon regard revient automatiquement se poser sur la porte d’entrée.

    Cette dernière frémit. Un coup de vent ? Elle s’ouvre soudain. Mon cœur cessa un instant de battre. Le temps semble s’arrêter.

    Puis tout s’écroule.

    Une jeune femme entre dans la taverne. Son allure est gracieuse, farouche, féline. Sa peau pâle reflète la lueur orangée des flammes. Ses yeux dorés observent tout avec une extrême précision. De sa silhouette parfaite se dégage une puissante harmonie. Ses cheveux sont dissimulés par un foulard pourtant je sais qu’ils sont bleu.

    Je la fixe un long moment, mes pupilles dilatés. Mes poings se ferment sans que j’en aie réellement conscience. Mes ongles s’incrustent dans ma peau. Les muscles de ma mâchoire sont tendus à l’extrême. Tout mon corps est prés à exploser. Une haine sourde monte en moi. Une vague de fureur ravageant tout sur son passage. Mon cerveau c’est arrêté sur une image. Une seule.

    Syndrell.

    Nos yeux se croisent. L’image des écuries du domaine explose en moi. Je la revois, debout parmi tant d’autre dont les visages m’échappent à présent. Il n’y a qu’elle qui m’intéresse. Cette petite impertinente venue fouler ma terre. Cette Marchombre venue salir le domaine. Cette rage qui m’avait envahie lorsque je l’ai attaqué. Le bonheur que j’avais trouvé à me jeter sur elle, tellement gauche. Apprentie.

    Une autre image me vint. Moi, incapable de faire le moindre geste. Elle s’enfuyant telle une lâche. Puis cette course poursuite. Puis… disparue. Elle s’était échappée.

    Et j’avais juré de la tuer.

    Le regard flamboyant de haine, je le regarde s’approcher. Dans sa démarche je ne remarque plus de chaînes.

    Marchombre.

    Ainsi donc avait-elle fini par se séparer de son maître. Bien, elle n’interviendra donc pas. Un sourire mesquin se dessine sur ses lèvres. Je sais déjà que je ne vais pas aimer ce qu’elle va dire.


    - Bonsoir, Ironie.

    Sa voix vient agresser mes sens. Cependant, contre toute attente, un sourire mauvais éclaire mon visage à cette appellation.

    Un sourire sadique.

    Autant s’amuser un peu avec elle avant de la tuer.


    - Bonjour Syndrell.

    Ma voix est tel un sifflement. Mauvaise, pleine d’ironie, et de promesse de souffrance. Elle contient toute ma haine et ma colère. Sur mon visage de peignent des traits cruel. Un magnifique sourire illumine mon visage. Mes yeux ne devenant que deux fentes, je penche légèrement la tête sur le côté en entendant sa question.

    - Un plaisir… Oui, on peut appeler ça comme cela. Cela va faire combien de temps… Un an que j’ai promis de te tuer ? C’est donc en effet un plaisir de te retrouver ici.

    Je la regarde s’assoir tranquillement. Pourtant je sais qu’elle est presque aussi tendue que moi. Je la fixe de nouveau, son sourire suffisant commençant lentement à m’énerver. Peu à peu, la voir assise devant moi devient insupportable.

    Un an.

    Un an que je ne vit que pour ce jour. Le jour où je pourrai enfin la tuer et me laver de son humiliation grâce à son sang. Ma main glisse doucement à mon arme. La tuer semble si simple. Si tentant. Mais pas ici. Je veux que ma vengeance se face seule. Elle contre moi. Personne d’autre.

    J’éloigne ma main du manche de mon poignard et me lève doucement.


    - Une petite ballade te tenterait-elle ? Je connais un très beau coin pour mourir.

    Je lui lance un grand sourire malsain et me dirige doucement vers la porte.

    Qui s’ouvre une seconde fois.

    Je me fige littéralement. Mon cœur manque plusieurs battements et mon teint déjà pâle devient livide. Je manque de m’effondrer et je suis obligé de me maintenir à une table.

    Pas maintenant. Par pitié pas maintenant !

    Un homme de grande taille, la peau métisse, les cheveux tressé lâchés dans sont dos s’avance. Je me bas pour retrouver mon souffle. Je ne suis pas préparer à le retrouver maintenant. Pas avec Syndrell à côté. Pas avec une telle haine en mon cœur. Je ne peux m’empêcher de le fixer. Une larme coule malgré moi sur ma joue.

    Non pas maintenant !

    J’essai tant bien que mal de reprendre le contrôle de moi-même. Mais nos yeux se croisent.

    Et tout s’écroule en moi.

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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Dim 17 Juil 2011, 19:17

De simples lettres tracées sur le papier, papier usé. Par le voyage ? Le tourments ? L'hésitation ?
Une simple tâche plus foncée, et un cœur qui se sert. Douloureux.
Non, on n'oublie pas les plus beaux rêves. On en doute seulement.

Une cascade, une nymphe et.. ce qu'il avait cru être l'amour.
Un simple rêve en fait, rien de plus qu'une magnifique illusion ! Il a dû tomber de fatigue et rêver la sublime femme aux cheveux de neige, les douces lèvres qui se posaient sur les siennes.
Ou pas.

La lettre a vécut rudement, mais elle est là, bien vrai ! Il l'a touchée sans qu'elle parte en poussière, il l'a lu et l'a comprise, en grande partie, peut être.
Mais il ne sait pas, il doute.

''Attend-moi, je te reviendrai.''

Ses derniers mot n'ont cessés de résonner, de le tourmenter. Mots en l'air pour fuir en paix ? La lettre dit le contraire.

''Je t'attendrai.''

Voilà que les rôle s'inversent, que l'occasion de se venger lui est donnée ! Pourquoi rejoindre celle qui l'a torturé des nuits entières, détournant son regard du ciel pour scruter bêtement l'horizon ? Non, il n'ira pas se faire piéger une nouvelle fois par les beaux yeux de la nymphes ! Il n'ira pas à Al-jeit pour se jeter dans ses bras, chercher à nouveau ses lèvres, lui tirer et lui faire des promesses ! Non, les rêves ne doivent pas se répéter !
Il a juste besoin de dormir.. pas de courir les champs..

Il galope.
Merci Raven pour ces cours si précieux, merci.
Nuhadu tente de battre le vent à la course, manquant plusieurs fois de se faire éjecter de cheval, mais il tient.
Elle l'attend.

Il arrive, avec le premier cheval qu'il a pu emprunter à l'Académie, ce dernier n'étant pas aussi motivé que lui, s'est vite essoufflé sur le trajet. Prenant donc des allures plus modérés, il fait le voyage en un bon bout de temps. Il aurait d'ailleurs pu arriver la veille de la rencontre a Al-jeit... Mais un arrêt s'est fait obligatoire.
Première vision de l'Arche oblige...
La lune et le passage, comme pour marquer un tournant important.

Aïnomora.

Al-Jeit est désespérément grande. Dans tout les sens ! Des tours gigantesques, des ruelles bondées. Même de bon matin, cette ville gigantesque fourmille de vie.. Est oppressante.
Un nœud le prend au ventre. Depuis combien de temps n'est-il pas entré dans une grande ville ? L'espace manque ici, tout le monde se bouscule, il est obligé de se creuser un passage, dans la foule, juste heureux d'être à cheval.. au début. Car il a bien fallut qu'il laisse son cheval aux écuries. Encore heureux que l'auberge du rendez vous soit proche..

Il la trouve enfin. Il est plus craintif qu'épuisé, il s'arrête devant, le temp d'inspirer, de chasser ses peurs, et de se remémorer le visage de la belle. Comment faudra-t-il réagir en la voyant ? Sera-t-elle là ? Partons du principe que oui... que faire alors ? La prendre dans ses bras ? Ou juste la rejoindre ? .. Peut être au moins sourire ?

Avancer...
Le futur n'a pas d'importance si on ne peut pas le vivre.

Il ouvre alors la porte, les yeux fermés pour s'encourager, le souffle coupé par le suspens. Et quand il relève la tête, pénétrant dans l'ombre de l'établissement, pour se décider à la chercher du regard... Il tombe sur les yeux de brume...
Sur le visage rêvé..
Sur une larme redoutée..

Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi cette larme ? A cause de lui ? Le fait de le voir la rend-t-elle triste ? Il ne comprend pas, cherche la réponse sur elle... a l'impression qu'elle va tomber..

Mus par l'instinct, il s'avance vers elle pour lui soutenir le bras, et l'attraper à l'épaule. Elle a l'air comme choquée..


-Ça ne va pas?

Dans l'attente qu'elle trouve la force de lui répondre, les yeux de nuit se mettent en quête de la source de se malaise, dans l'espoir que ce ne soit pas lui.. Et tombent sur des prunelles dorées. Qui les fixent peut-être un peu trop.

Qu'est-ce qui se passe ici?

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Dim 17 Juil 2011, 21:52

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est en se retrouvant assise face à Ironie que Syndrell tourna définitivement la page sur l’un des épisodes les plus traumatisants de toute sa vie. Il y avait eu quelques personnes, pourtant, qui avait tout fait pour redonner à la marchombre l’envie de vivre. Erwan, Ciel, et Tanank, et puis Dolce, Azrune ou encore Owen… Tous auraient volontiers donné leur vie pour elle, c’était un fait en lequel elle ne pouvait plus douter. Mais il avait fallu qu’elle tombe sur une ennemie bien différente de Vanora pour que d’un seul coup, son monde retrouve ses couleurs d’origine.

Ironie.
Elle était aussi belle que dans son souvenir ; une année n’avait pas réussi à durcir les traits fins et délicats, ses cheveux étaient toujours d’un blanc immaculé, bien plus joli que le bleu de ses propres mèches, et ses grands yeux brillaient toujours autant. Mais au scintillement de fureur qu’elle lui connaissait bien brûlait une flamme nouvelle qui n’échappa pas à Syndrell. Plus que les paroles amères d’Ironie, ce fut cet éclat neuf qui intrigua la marchombre. L’Envoleuse avait quelque chose de changé, elle en mettrait sa main à couper. La question était : quoi ? Qu’avait-il bien pu se produire en elle pour que ce changement se ressente de façon aussi perceptible, et en même temps profondément mystérieuse ?

Silencieuse, elle réfléchissait à toute allure, sans quitter Ironie du regard une seule seconde. Syndrell aussi avait changé. Autrefois jeune et presque sans aucune expérience, elle était à présent son propre maître et avait vécu bon nombre d’épreuve dont la plupart, comme celle qui avait récemment failli lui coûter la vie, avaient forgé une femme beaucoup plus responsable et raisonnable qu’auparavant. Elle savait observer avant d’agir, et ce qu’elle voyait lui donnait une idée vague, mais terriblement importante concernant son interlocutrice : Ironie n’était pas au mieux de sa forme. Elle semblait fatiguée, elle semblait indécise, et elle semblait attendre. Attendre quoi, qui ?

Lorsque l’Envoleuse quitta leur table d’un pas décidé, Syndrell n’hésita pas une seule seconde avant de repousser sa chaise pour la suivre. Cette fois, le pour et le compte était soigneusement pesés, et ce n’était pas inconsciemment qu’elle se frottait au danger. Pour avoir combattu Ironie une fois, Syndrell connaissait sa manière de bouger, d’attaquer et de parer ; elle avait goûté à la hargne de la mercenaire et elle ne doutait pas que celle-ci soit encore intacte, mais au contraire de cette première confrontation qui l’avait laissée dans un sale état, elle se savait capable de faire face à son aînée et de lui infliger de sérieuses blessures.

Mais ce que Syndrell savait aussi, c’est qu’à l’inverse d’Ironie, elle n’avait pas l’intention de se battre à mort. Elle était d’accord pour se mesurer à elle, non pas pour dépasser certaines limites qu’elle ne franchissait qu’en cas de nécessité ; elle ne voulait pas tuer cette femme aux cheveux de neige et au regard d’acier. La Voie qu’elle avait choisi d’emprunter y était sans doute pour quelque chose, mais plus encore, c’était par conviction personnelle que Syndrell se refusait à répondre de façon égale à la haine d’Ironie. Il y avait bien de la vengeance dans le cœur de la marchombre, cependant elle était destinée à une toute autre personne que l’Envoleuse qui se déplaçait avec une grâce unique devant elle.

Syndrell réprima un sourire espiègle. Ironie avait-elle pris conscience des risques qu’elle encourrait ? Se doutait-elle que l’apprentie qu’elle avait autrefois maîtrisé sans efforts particuliers était aujourd’hui en mesure de l’affronter avec une vigueur toute nouvelle ? Baissant un instant le regard vers ses mains, la jeune femme décida de n’utiliser sa greffe qu’en cas d’extrême nécessité. Si Ironie ne lui laissait pas le choix, si elle devait sortir ses lames pour l’empêcher de précipiter leur combat vers une issue fatale, elle n’hésiterait pas.

Elle releva la tête pour voir la porte s’ouvrir sur un nouvel arrivant. Un détail qui n’avait pas grande importance dans cette taverne, et Syndrell s’étonna de voir Ironie se figer soudain. S’arrêtant à deux pas d’elle, Syndrell observa la scène, d’abord avec circonspection, puis avec une surprise qui s’en allait grandissant.

L’homme qui venait d’entrer dans la taverne était jeune ; sur son visage, les traits accusés étaient ceux d’un adolescent, mais une barbe naissante, une carrure solide et un maintien particulier trahissaient déjà son appartenance au monde adulte et le désignait sans confusion possible comme un homme. Grand et mince, il avait une peau foncée et son visage était encadré par des tresses plus foncées encore. Il avait dans le regard ce feu intense que possèdent peu de gens, et Syndrell ne le reconnut qu’au moment ou il fit un pas en avant pour assurer sur ses jambes une Ironie soudain vacillante.

C’était un marchombre.
Un apprenti de l’Académie, pour être exact. Syndrell ne le connaissait pas personnellement, mais les rares fois où elle avait passé plus de deux nuits au sein de l’école, elle avait pu apercevoir le jeune homme ; son geste déjà incroyablement vif, lorsqu’il avait tendu le bras pour attraper Ironie, ne permettait aucune hésitation. C’était bien lui.


* Que diable fait-il ici ? Et comment se fait-il qu’il connaisse cette femme ?*

Sourcils froncés, Syndrell nota l’inquiétude qui traversa le regard du marchombre et, plus remarquable, l’attitude d’Ironie ; l’Envoleuse semblait avoir reçu un coup de poing en pleine figure. Elle était comme assommée. Peut-être ne serait-elle pas tombée si le nouveau venu ne l’avait pas retenue, mais Syndrell n’était pas dupe : Ironie s’appuyait désormais sur le marchombre. Lorsque celui-ci leva les yeux vers elle, l’air prêt à sauter sur quiconque avait pu nuire à la mercenaire, elle eut la certitude qu’ils se connaissaient bel et bien. Il y avait même entre ces deux-là quelque chose qui lui était familier.

Une étincelle brilla fugacement dans l’or en fusion de ses yeux.
Un marchombre et une Envoleuse.
Une curieuse impression de déjà-vu.


- Alors, on a déjà oublié cette petite balade ?


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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Lun 18 Juil 2011, 11:56

    Deux globes de ténèbres.

    Je ne peux détourner mon regard. Je sens ma larme descendre le long de ma joue avant de s’évaporer. Aucune autre ne suit. Mes yeux restent grand ouvert, partagé entre la colère et la peur. Mon corps ne me répond plus. En moi l’amour et la haine se lance dans une batail sans merci. Un immense gouffre s’ouvre, engloutissant le peu de lucidité qu’il me reste. J’ai l’impression que ma tête va explosée.

    Vais-je devenir folle ?

    Je suis tiraillée de toute par. Pourquoi a-t-il fallut que je naisse si faible, incapable de dominer mes sentiments ? Mes jambes flanchent. Des bras viennent alors me soutenir. Me porter. Je sens sa chaleur me transpercer.

    Et m’apaiser.

    Je prends appuis sur lui, seul ilot me tendant les bras. Je baisse les yeux, incapable de supporter son regard alors que la flamme de la rage dévore encore le mien. Je ne veux pas qu’il croit que je le hais. Car c’est faux. Il est le seul à réussir à m’apaiser dans ce genre de moment. Alors que c’est lui qui me donne les pires soucis lorsqu’il est loin de moi. Je ne peux plus nier.

    Je l’aime.

    Sa voix me pénètre, me calme lentement. Je ferme les yeux et respire doucement. Je me sens enfin complète avec lui à mes côté. Comme si mon cœur cesse enfin de pleurer. Un faible sourire se dessine sur mes lèvres. Je me redresse finalement pour de nouveau le contempler quand la voix de Syndrell claque violemment en moi.

    Je rebascule.

    Pourquoi faut-il toujours que j’oublie le moment présent ? Syndrell m’a fait oublier Nuhadu et Nuhadu m’a fait oublier Syndrell. Je ne suis plus moi-même. Je le sais. De rage, j’enfonce mes ongles dans l’avant bras qui me soutient.

    Je sens les yeux dorés de ma pire ennemie me fixer avec attention. Je devine sa surprise et sans doute sa joie de me voir si faible. J’ai soudain honte de mon comportement. M’effondrer pour si peu… De rage, j’enfonce mes ongles dans l’avant bras qui me soutient. Je me relève brusquement, me dégageant des bras du jeune homme, une expression dure peinte sur mon visage. Je dois me reprendre ! Maintenant !

    Je fixe un long moment Nuhadu, le regard plus sévère que je ne l’aurai voulu. Ma rage prend bientôt le dessus. Pourquoi est-il venu maintenant ? Cependant ma colère retombe rapidement devant la lueur inquiète qui brille dans ses pupilles. Je soupir doucement. Je suis coincée.

    Devant moi ce trouve l’homme pour lequel j’éprouve le plus d’amour.
    Derrière moi ce trouve la femme pour laquelle j’éprouve le plus de haine.

    Je ne sais lequel des deux abandonner ici. Je pourrais aller tuer Syndrell puis revenir le chercher mais je me refuse de l’abandonner une nouvelle fois. Quand à la Marchombre, je ne peux pas laisser passer une telle occasion. Soudain je remarque que tous les clients de l’auberge on les yeux rivé sur nous. Soupirant une nouvelle fois je me dirige vers la porte.


    - Sortons.

    Ma voix est dure. Elle claque comme un ordre. Je repousse avec humeur la porte de la taverne et me faufile dans une petite ruelle tranquille. Il est encore très tôt et je me réjouis de trouver encore quelque bride d’obscurité où me réfugier. Je fais finalement volteface et me plante devant Syndrell et Nuhadu. J’ai fait une promesse à chacun.

    L’amour et la mort. Lequel choisir ?

    Je les fixe chacun leur tour. L’un est inquiet, l’autre a toujours son petit sourire mesquin aux lèvres. Je déteste ça ! Une soudaine envie de me jeter sur elle m’envahit. Ma main se crispe sur mon poignard et mes yeux se remplisse nouveau de haine. L’envie de sentir son sang entre mes doigts monte en moi. Cela fait tellement longtemps que j’attends ce moment. De pouvoir enfin laver cet affront qu’elle m’a fait !

    Cependant le regard de Nuhadu me retient. Quand je croise son regard j’ai envie de me coller contre lui. De sentir une nouvelle fois sa peau contre la mienne. De sentir la chaleur de ses lèvres sur les miennes. De retrouver la joie que j’ai connue sous cette cascade. Mais je sais que c’est impossible. Pas maintenant.

    Je finie par lâcher mon poignard, incapable de prendre une décision. Je tourne finalement les talons, mon poing venant violemment frapper le mur le plus proche. Un pousse un cri de rage avant de fermer les yeux. Un mince filet de sang coule entre mes doigts. La douleur m’apaise un peu. Un long soupir s’échappe de mes lèvres. Je me sens vidée. De toute énergie.

    Je reste finalement silencieuse, le dos tournée aux personnes qui me sont les plus importantes.

    L’une que je souhaite tuer par tous les moyens.
    L’autre que j’aimerai aimer de tout mon cœur.

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Lun 18 Juil 2011, 13:59

Le visage de cette étrange femme aux yeux doré provoque quelques échos dans la mémoire du garçon, mais il n'arrive pas à lui donner un nom, ni à se souvenir de leur rencontre. Peut être juste une impression de déjà vu alors, mais ce qui est sûr c'est qu'elle ne les lâche pas du regard, les étudit même. Qui est-elle.. Pourquoi cette impression qu'elle suivait Aïnomora quelque part? La nymphe comptait-elle s'enfuir?
Douleur...

Cela expliquerait la surprise, la larmes. La perte d'équillibre aussi? Pourtant, elle est là contre lui, elle s'appuie sans le repousser ni se plaindre, il a même l'impression qu'elle se presse contre lui. Se peut-il qu'il s'imagine ces sensations parce qu'elles lui plaisent? Se trompe-t-il?
C'est un sombre idée. Un doute. Un terrible doute.

Perdu,
Dans un océan d'incertitudes..

Voilà que l'autre femme, l'étrange, se met à parler. Aucun doute désormais! Elle s'adresse à la personne qu'il tient dans ses bras. Une balade? Que... Où allaient-elles? Elle n'allait quand même pas partir sans lui! Si?.. Et avec qui au juste? Elle?
Doute.. Aurait-elle..

Un battement de coeur rate.

L'idée est saugrenue, étrange..
Mais concorderai si bien...

Ses yeux s'écaquillent alors que l'idée prend forme, se dessinent en lettres de feu dans sa tête.
Se peut-il vraiment qu'Aïnomora...
Ait une préférence pour les femmes?

A n'importe qui d'autre, il aurait rit de cette proposition.
Là, il n'en ressent qu'un immense désarroi..
Ce n'est pas possible...

Se secouer, faire quelque chose...
La douleur est si intense qu'il a l'impression qu'on lui déchire la peau!

Ah non...
On lui déchire vraiment la peau!

Aïnomora s'est crispée à la voix de l'autre. Ses ongles s'enfoncent maintenant dans la chair de Nuahdu, lui tirant une légère grimace. Hors de question pour lui d'en témoigner plus, il est son soutient, il ne doit pas faiblir.
Pour combien de temps sera-t-il son soutient?
Combien de temps avant que la faiblesse ne le submerge?
Combien de peines?

Elle s'éloigne soudain de lui, craquelant son coeur à l'extrême, plus qu'un fil avant qu'il ne tombe, plus qu'un temps avant qu'il n'en tire ses conclusions. Avant qu'il en accepte les conséquences. Les douloureuses conséquences..

L'Arche et la Lune.
Tournant.
Pourquoi vivre rime-t-il avec souffrir?

Elle s'éloigne et le fixe avec.. il ne l'a jamais vu comme ça, il ne veut en aucun cas la qualifiée ainsi!.. Mais elle lui semble remplie de haine, voir de dégoût.
Envers lui?

Dans les nuit les plus sombre, il reste toujours des lueurs d'espoirs.

Envers qui?

-Sortons.

Ce n'est qu'un mot, mais il claque, se voulant incontestable, irréfutable. Il y aurait obéi sans réfléchir.. S'il n'était destiné qu'à lui.
L'autre personne est incluse dedan, c'est certain. Cela provoque son hésitation. QUi est-elle à la fin? Quel est son rapport avec Aïnomora? Pourquoi cet air familier?
Pourquoi marche-t-elle à la manière d'une Marchombre..

Doute.

Chaos?
Harmonie?

Aïnomora aussi.. Où est l'embrouille? Elle est bien plus souple que sous la cascade.. Encore que.. à ce moment là, il s'était aussi étonné de sa grâce.

Horrible doute.

Qui sont-elles?

Pour percer un mystère, le plus simple est encore de se jeter dedan. On saura vite si c'est dangereux ou non..
On saura vite si les doute ont une raison d'être.

Se résignant, il finit par les suivre.
Par les accompagner dans la ruelle.
Il finit par se résigner.

Le poignard de Raven ne le quitte plus depuis le dernier qu'elle le lui a donné. Ses longs entraînements vont peut être servir.
Sinon.. ses lames auront la joie d'étancher leur soif. De qui viendra le sang?
De qui viendra les révélations?

Aïnomora..
Tout semble tourner autour d'elle.

L'extérieur est devenu un champs de bataille. Ne prenant aucun risque, il fait en sorte de garder la vue sur ses deux interlocutrices tout en gardant une distance légère, qui lui assurera, du moins il l'espère, de réagir... juste au cas où. C'est donc sans y penser qu'ils dessinent un triangle quasi-équilatéral.
Et ils attendent.. les mots, les premiers. Ceux que la dame aux cheveux de neiges doit pronnoncer. Mais visiblement trop tourmenté par les lourds secrets, elle se détourne, les abandonne pour un murs.

S'en est trop.
Se tournant vers la seule personne suceptible de lui donner des réponses et en état de les formuler, il pose sa question sur un ton tranchant. Il n'a plus l'envie d'ête poli, curieux, sympathique ou léger. Il n'a qu'une rage qui demande a sortir et qu'il demander à calmer.

Une réponse, juste une réponse.


-Qui êtes vous?

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Jeu 21 Juil 2011, 23:02

Quelque chose n’allait évidemment pas.
Si Ironie avait été au meilleur de sa forme, elle n’aurait pas hésité à la provoquer en duel ici même, dans cette auberge, sans se soucier des gens ni de l’établissement. Elle n’aurait pas non plus été réduite à l’immobilité la plus totale par un apprenti marchombre, non ; L’Ironie qu’elle connaissait, celle qui l’avait hargneusement abordé puis blessé au Domaine, cette Ironie-là n’aimait pas les marchombres, et c’était une haine viscérale.

Apparemment, le jeune homme aux tresses qui se tenait devant elles était l’exception qui confirme la règle. Celui-ci, d’ailleurs, semblait tout aussi abasourdi que ne l’était Syndrell, et elle ne pouvait que le comprendre. Ce qu’elle trouvait surprenant, dans cette histoire, et outre la réaction pour le moins intéressante d’Ironie, c’était justement sa réaction à lui : on aurait dit qu’il venait de recevoir un coup de poing en plein plexus. L’inquiétude avait déserté ses prunelles sombres au profit d’une étincelle d’angoisse.

Syndrell pencha légèrement la tête de côté, attentive. Son sixième sens lui soufflait de se tenir sur ses gardes ; la situation pouvait rapidement tourner au vinaigre, entre une Envoleuse complètement dérangée et un apprenti assailli par le doute. Et si la marchombre avait retrouvé la santé auprès de Ciel, elle n’avait pas encore recouvré toutes ses capacités ni ses forces. Elle se sentait capable d’affronter Ironie seule, pas Ironie et un marchombre, pour novice qu’il soit.

Car marchombre, il l’était vraiment. Elle ignorait quel était son rang exacte au sein de l’Académie, mais elle était pratiquement certaine qu’il n’avait encore tenté ni l’Anh-Ju ni la greffe…ce qui ne l’avançait guère. Un novice en colère est plus dangereux qu’un maître calme et posé, justement parce que son inexpérience peut le pousser à franchir certaines limites qu’un affranchi, lui, sait éviter. De plus, il semblait que les deux jeunes gens se connaissent plus que bien ; en cas de litige, il était peu probable que l’apprenti se range de son côté, et ce pour cette raison qu’il ignorait certainement se trouver en présence d’un autre marchombre.

Or, Syndrell ne comptait pas le lui dire.

Du moins, pas pour l’instant. Ainsi que lui avait enseigné Miss, elle se contentait d’observer et d’apprendre ; ensuite seulement, si les événements prenaient une tournure favorable, pourrait-elle lui laisser deviner leur nature commune. Mais c’était une option que la jeune femme gardait en ultime recours. Car si la relation qu’entretenaient ces deux-là était bien celle qu’elle pensait être, alors son identité représentait un sérieux danger pour Ironie et son compagnon. Ils pouvaient craindre que leur liaison soit éventée dans l’un ou l’autre de leurs camps et, Syndrell le savait pour s’être déjà trouvée dans la même position qu’eux, ils ne devaient faire confiance à personne…

Voilà pourquoi elle garda le silence lorsqu’Ironie leur enjoignit de la suivre à l’extérieur. A présent qu’elle avait relevé le défi de l’Envoleuse, il n’était plus question qu’elle esquive ce qui n’allait pas manquer de suivre. Mais alors qu’elle emboîtait le pas à la femme aux cheveux blancs, Syndrell maintint une certaine distance entre elle et eux, adoptant une allure tranquille mais infiniment souple et prudente. Mains ouvertes, paumes tournées vers l’intérieur, elle était prête, non pas à dégainer le poignard glissé dans sa ceinture mais les puissantes lames forgées dans ses avant-bras par le Rentaï.

L’on n’utilise pas la greffe contre un marchombre.
Le novice n’y aurait pas droit, même s’il s’en prenait à sa vie. Ironie, en revanche, risquait fort d’y goûter si d’aventure les choses devaient se gâter. A deux contre un, ce ne serait pas l’expérience qui ferait la différence, mais la rapidité. Mieux valait faire ses choix avant l’affrontement, pour que les réflexes ne soient pas émoussés et que le moindre geste ne dure pas plus d’une seconde. Un battement de cil. Un battement de cœur.
Le temps d’un combat.
Le temps du marchombre.

C’est grâce à cette capacité de réflexion que Syndrell anticipa la question du jeune marchombre. Brève et sèche, elle avait sans doute pour but de l’impressionner, voire même de l’intimider, mais la jeune femme perçut dans la voix de l’homme aux tresses l’accent de la gentillesse ; il n’était pas méchant. Syndrell l’imaginait d’ailleurs doux et prévenant, plutôt solitaire et infiniment curieux. Digne d’un marchombre, finalement. Restait à voir s’il comptait démarrer par une bagarre, ou si le pacifisme marchombre était primordial à ses yeux…


- Je ne suis qu’une voyageuse sur le départ, mais il se trouve qu’il me reste encore une petite chose à régler avant de reprendre la route. Tu peux m’appeler Syndrell.

Inutile de mentir sur son identité ; Ironie la connaissait déjà, et c’était déjà incroyable qu’elle n’ait pas craché le morceau quant à sa nature. En outre, cet apprenti faisait partie de son école, de sa famille. Elle n’avait pas envie de s’en faire un ennemi.

- Puis-je te retourner la question, compagnon ?

Tout en parlant, Syndrell surveillait Ironie du coin de l’œil. Et, pour prévenante qu’elle soit, elle était tout à fait incapable de prévoir ce que l’Envoleuse avait derrière la tête.
Une raison de plus pour surveiller ses arrières !


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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mar 02 Aoû 2011, 11:58

    Explosion de sentiments.
    Tempête incontrôlée d’émotions.

    Mon âme est pleine. Tout en moi s’affronte. Amour, haine, méprit, pitié, colère. Jamais je n’avais ressentie autant de chose en même temps. Jamais je ne mettais abandonnée ainsi à mes sensations.

    Pourquoi maintenant.
    Pourquoi ici.

    Une grande lassitude s’empare de moi. La fatigue accumulée depuis ces derniers mois doit être à la cause de tout cela.

    Une unique larme se détache de sous ma paupière et coule lentement sur ma joue. Je n’esquisse pas un geste pour l’arrêter. Elle quitte finalement ma peau, venant s’écraser contre le sol poisseux de la ruelle. Un long soupire s’échappe de mes lèvres entrouvertes.

    Je finie par me redresser, le son grave de la voix de Nuhadu résonnant dans mon dos. Je fais jouer un instant les doigts de ma main rendu poisseux par mon propre sang. Je ne prends pas la peine de l’essuyer et me retourne, faisant face au centre de ma faiblesse. Je les regarde un à un, gardant mes lèvres obstinément closes.

    Nuhadu, les traits tira par l’inquiétude et un autre sentiment que j’identifie comme de la colère, fait face à Syndrell. Cette dernière le regarde également mais je sens que ses yeux sont braqués sur moi. Ce comportement vient vérifier ma théorie. Cela fait un an que nous nous sommes séparées.

    Et en un an, Syndrell est devenue Marchombre.

    L’Harmonie transpire de tous les pores de sa peau. Ses mouvements ont gagné en grâce et en efficacité. Ses yeux sont animés d’une lueur nouvelle. Une flamme brillant au creux de sa pupille.

    La même flamme qui avait jadis brulé en moi.
    Le temps d’un instant.

    Bizarrement, je me revoie en elle. Puissante et talentueuse. Arpentant la voie des Marchombres avec grâce et souplesse. J’avais tout pour réussir. Comme elle.

    Pourtant, au fond, nous sommes de parfait contraire. J’ai rapidement rejoint les mercenaires. La voie de la puissance me scie plus que celle de la faiblesse. C’est là que mon talent c’est épanouie. Le sien est gâché dans la voie qu’elle arpente. Il est malheureusement trop tard pour la convertir. Et plus que le temps, il manque aussi l’envie. La seule chose que je souhaite est sa mort.

    Et je l’obtiendrai.

    La voix de Syndrell s’élève soudain, coupant cours à toutes mes pensées. Un léger sourire sarcastique se dessine sur mon visage à l’évocation d’une « voyageuse sur le départ ». Cependant, celui-ci disparait rapidement, vite remplacé par une moue de dégout.

    « Compagnon »

    Ce mot sonne étrangement à ses oreilles et je ne sais comment l’interpréter.

    « Compagnon »

    Mon sang se glace un moment. Une pensé envahis mon être. Mon cœur rate un battement. Je ferme les yeux, chassant cette idée. Impossible.

    « Compagnon »

    J’ouvre les yeux, fixant avec dégout Syndrell. Comment ose-t-elle seulement le considéré comme un compagnon. Comment peut-elle être aussi amicale avec l’homme que j’aime ? Une sourde colère m’envahie. Comment ose-t-elle se permettre de lui parler.

    Amour et haine se rencontre une nouvelle fois.
    Haine sort victorieuse.

    D’un pas décidé je me dirige vers mon ennemi. Me plantant face à elle, je plonge mon regard dans ses yeux dorés. Je me trouve à présent entre elle et Nuhadu, le protégeant de la mesquinerie de cette femelle.


    - Une voyageuse sur le départ. Pourquoi ne révèle-tu pas ta vile nature ? Celle qui te permet de voler silencieusement. Celle qui te rend plus faible de jours en jours. Tu te cache de honte que l’on te rit au nez Marchombre ?

    Ma voix est douce et posée. Je crache pourtant ces mots avec dégout, tel un souffle de haine.

    Un sourire mauvais se dessine sur mes lèvres. Au creux de mes pupilles brule une flamme mesquine. Je m’avance un peu plus pour lui chuchoter quelques mots à l’oreille. Ma voix devient sifflement que seule Syndrell peut entendre.


    - J’ai encore dans la bouche le gout du sang du dernier Marchombre que j’ai tué. Une petite fille innocente. Aussi belle qu’une poupée… Et toute aussi fragile.

    Je m’écarte finalement, restant entre elle et Nuhadu. Je me rapproche un peu plus de se dernier, faisant toujours barrière de mon corps. Cependant, je n’ose pas me retourner de peur qu’il ne voie cette flamme meurtrière briller dans mes yeux.

    Les hostilités sont lancées. Je le sais.

    Mais je ne sais comment le protéger…

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Jeu 04 Aoû 2011, 12:06

Nuhadu est gené. Il vient presque d'agresser la jeune femme et elle lui répond gentiment, presque amicale. Il a l'impression au'il est a coté de la plaque, que quelque chose est faussé.
Il n'aime pas cette impression.. Il n'aime ne pas etre en accord avec lui meme. Il n'aime pas la situation.
Cette Syndrell a beau avoir le ton léger, ses paroles n'en contiennent pas moins de terribles insinuations. une petite chose a régler avant de reprendre la route? Avec Ainomora? ca ne présage rien de bon. Quel peut etre le lien entre cette femme et sa.. son.. comment la qualifer? Comment qualifier leur relation? Elle n'est rien, en attente, toujours en attente de prendre forme, ou non. Sa nymphe, ca il en est sur.

Oublier, juste laisser ses nombreuses questions de cote et se concentrer sur l'instant present, se concentrer sur la prochaine etape.
Inconcsiemment il garde un oeil sur la femme aux cheveux de neige, il ne sait si c'est du a la peur de la voir s'eclipser ou juste parce qu'il a si longtemps revé de la revoir.
Les deux.

Syndrell lui pose une question, sa question. C'est un juste retour des choses. Mais il hésite a donner son noms. Il n'a pas oublié sa facon de se mouvoir, ni meme les étranges réactions qu'elle provoque sur sa "compagne".
Et toujours ce doute.
Chaos ou Harmonie?

Un doute qui remonte a un voyage dans Ombreuse. Un doute qui s'est poursuivi dans la neige, non loin d'All-Poll. Un doute qui prend echo des qu'il percoit ce point commun, cette infime similitude.. Cette horrible tendance a froler la perfection.
Qu'est-elle.

C'est Ainomora qui lui donna la réponse. Les réponses.
Ces terribles réponses.

- Une voyageuse sur le départ. Pourquoi ne révèle-tu pas ta vile nature ? Celle qui te permet de voler silencieusement. Celle qui te rend plus faible de jours en jours. Tu te cache de honte que l’on te rit au nez Marchombre ?

Marchombre.
Haine.

Un coup poing aurait-il pu avoir autant d'effet? Elle se dresse maintenant entre lui et.. sa soeur de Voie? Ainomora se dresse entre deux compagnons de route comme si l'un allait dévorer l'autre. Comme si leur route était une aberration. Comme si Marchombre était une insulte.
Il ne se sent pas grand en ce moment, encore moins fort. On le déchire.
Comme si, finalement, cette meute de loup l'avait rattrappé.
Les crocs s'enfoncent si profondément dans son ventre.. dans sa poitrine.
Dans son coeur.

Haine.
Pourquoi?
Comment peut-elle hair l'harmonie? N'importe qui a conscience que les Marchombres ne sont pas de vulgaires voleurs non? Peut-etre pas.. Mais de la a hair. Qu'a-t-il pu se passer entre Syndrell et Ainomora?
Quel est leur lien a la fin?

Ne pas tomber.
Ne pas hurler.
Douleur n'a pas prise.
Peur n'a pas de droit.

Il respire, expulse. Il doit se maitriser s'il veut des explications, s'il veut stopper ce combat. Car si Syndrell semble calme, ce n'est pas le cas de sa nymphe. Elle provoque. Comme si.. a-t-elle une quelconque chance de battre une marchombre?
Elle murmure a son oreille, a l'oreille de la femme aux yeux dorés.

Elle murmure. Mais quoi?

Elle se recule enfin, se rapprochant de Nuhadu. Trop calmement pour les précédents mots. Quoi qu'elle ait pu dire, elle s'en réjouit.
Il faut tout arréter maintenant.

Nuhadu pose sa main sur l'épaule d'Ainomora. Il n'a plus le luxe de douter. Aucun des partis ne lui est meilleur que l'autre. Il a choisit de ne pas faire de choix. Bizarre, mais il ne veut ni affronter une marchombre, ni affronter Ainomora.
Tirant son reve en arriere, il prend place de mur entre elles. Il n'a pas la force de contenir le souffle du Dragon, mais il en a la volonté.

Et il n'a décidément pas le coeur d'adoucir la vérité.

-Je ne comprend pas ce qui vous oppose, mais je ne veux pas de sang versé.

Il regarde alors la marchombre.. Les réponses doivent venir.

-Je suis Nuhadu Darkmoon.. Compagnonne.

[désolé pour les soucis d'accents, mais le qwerty m'énerve >>]

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Jeu 04 Aoû 2011, 21:58

Le murmure d’Ironie était aussi glacial que son apparence, mais il brillait dans ses yeux une lueur de folle angoisse, et c’est sur cette dernière que Syndrell s’arrêta. La situation semblait échapper à l’envoleuse, elle dérapait, perdait le contrôle… se rattrapait comme elle le pouvait. C'est-à-dire, avec le seul moyen qui lui était familier : la méchanceté. Un coup porté en dessous de la ceinture dans un élan de traîtrise qui était travaillé jusqu’à devenir un réflexe, une mécanique parfaitement bien huilée. Un coup de maître.

- C’est drôle, répondit la marchombre sur le même ton, parce que moi j'ai tué un Mentaï récemment. Et son Gommeur avec lui. Une vraie bouillie. Dis-moi, ça vaut au moins dix petites filles, un Mentaï, non ?

Elles se battaient chacune avec leurs propres armes ; Syndrell maniait les mots comme des lames, et leur tranchant ou leur raison suffisait bien souvent à régler conflits et discussions dangereuses. Son regard glissa vers le poing ensanglanté d’Ironie, puis s’envola vers le marchombre aux cheveux tressés et à la peau sombre. Spectateur d’une scène dont il ignorait l’origine, il restait immobile mais tendu comme un arc.

Les yeux d’or plongèrent à nouveau dans les yeux gris.


- Je n’ai pas toute la journée devant moi, tu sais. Si on pouvait régler cette affaire rapidement…

Elle aussi savait se montrer ironique à ses heures. Mais en l’occurrence, il ne s’agissait que d’un demi-mensonge ; elle souhaitait réellement reprendre la route au plus vite. Al-Jeit résonnait déjà des premiers échos de la journée, vacarme assourdissant de la foule mêlé aux sons d’une ville incroyablement vivante ; tintement de cloches, roulement de chariots, claquements de sabots, criée des commerçants… Un chant riche et unique, salué par un soleil radieux et la promesse d’une belle journée d’été.

Elle devait encore récupérer Esbroufe avant de prendre la direction de l’Académie, or elle n’aimait pas l’idée de voyager dans la chaleur estivale, qu’elle jugeait trop écrasante. Si elle n’avait pas été retenue par Ciel une journée supplémentaire, elle serait partie au cœur de la nuit, profitant de la fraîcheur des ombres et de la lueur chiche d’un rayon de lune pour prendre le large…

Le jeune marchombre se mit soudain en mouvement. Sans gestes brusques mais à pas mesurés, il vint se placer entre les deux femmes, léger mais imposant. Syndrell remarqua que sa posture avait quelque chose d’étrange et d’inqualifiable, mais qui pouvait passer pour une discrète garde de combat. Bien évidemment, les paroles du jeune homme clamaient le contraire ; il ne voulait pas de bagarre, et elle était de son avis.

Un fin sourire naquit sur ses lèvres lorsqu’il se présenta. Elle avait senti son hésitation, louant cette méfiance qui lui avait valu bon nombre de fois d’employer son nom d’espionne, et hocha brièvement la tête. Compagnon, compagnonne… Ironie avait vendu la mèche et déjà, le douloureux déchirement d’un choix manichéen s’affichait sur son visage, mais il acceptait leur nature mêlée et surtout, il la respectait, ce qui était une bonne chose.

Syndrell glissa la main dans ses cheveux. Bien que le jour soit désormais parfaitement installé, elle avait renoncé à les dissimuler sous son capuchon qui gardait la chaleur et la gênait plus qu’autre chose. Dans la lumière du soleil, le vif de ses mèches bleues tranchait avec le blanc éclatant qui auréolait le visage d’Ironie. Une bien drôle de couleur, pour une femme qui aimait tant avoir les mains rouges de sang…

Dans une habitude qui lui était propre, elle pencha la tête sur le côté, pensive. Il y avait bien longtemps que l’idée de voir un marchombre et un mercenaire se lier de sentiments ne la choquait plus. Mais elle avait du mal à comprendre… Ironie semblait toute faite de haine pure, tandis que Nuhadu Darkmoon avait plutôt l’étoffe du guerrier calme et réfléchi. Se pouvait-il que deux contraires puissent s’attirer au lieu de se repousser ? Il y avait-là matière à réfléchir, indubitablement, mais il régnait néanmoins entre les trois jeunes gens une tension palpable, trop importante pour être ignorée.

Ils étaient à présents parfaitement immobiles, chacun jaugeant l’autre avec circonspection, prêt à bouger à la moindre occasion. Trois guerriers mâtinés par l’entraînement et rôdés au combat, du moins en ce qui concernant Ironie et Syndrell ; trois âmes très différentes mais réunies par un clin d’œil complice du hasard. Il allait se passer quelque chose dans cette ruelle, c’était évident. Quant à savoir quoi…



[Médiocre et un peu trop court... mon excuse ? Je suis complètement vannée - mais j'avais bien trop envie de répondre pour pouvoir attendre de m'être reposée !]

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Dim 07 Aoû 2011, 21:19

    Un Mentaï…

    J’aurai presque été impressionné si seulement il avait était seul. Mais un Mentaï et un gommeur n’est rien de plus qu’un simple mercenaire. En effet, un Mentaï n’est puissant que par son dessin. En présence d’un gommeur, il n’est rien. Voila donc quelque chose de pas franchement impressionnant. De normal je dirais presque. Cela m’aurai vraiment déçu de voir Syndrell perdre contre lui.

    Indigne de moi.

    Les paroles de Syndrell stoppent soudain mes réflexions. Un mince sourire se dessine sur mes lèvres. Quelle impatience ! Cependant, en moi monte l’excitation du combat maintenant proche. Je ressens cette même envie de terminer rapidement tout ce cirque.

    Mes poings se ferment. Mes jambes se fléchissent. Tout mon corps se prépare à l’assaut, prenant une posture défensive parfaite.

    Invisible.

    Instinctivement, ma main se rapproche du pommeau de mon poignard tandis que l’autre se place en bouclier. Je sais que ma greffe fera rempart contre toute attaque. Je me prépare à bondir ; un sourire entendu sur les lèvres.


    - Je suis parfaitement…

    Une main sur mon épaule me fait sursauter. Mon poignard jaillit.

    Aucune lame ne sort du fourreau.

    Je reste immobile devant la forme massive qui se faufile entre moi et mon adversaire. Je regarde sans comprendre Nuhadu faire barrière. Mon corps entier est tendu à se rompre. Je mets un moment avant de me détendre. Je me redresse, étire discrètement les articulations de mes doigts endolorie et m’avance vers mon compagnon pour reprendre ma place de bouclier. Place qu’il est incapable de tenir face à une marchombre.


    - Nuhadu je…

    Un nouveau vertige me prend soudain. Je regarde sans comprendre le dos de l’homme que j’aime. Ma vision se trouble. Tout explose une nouvelle fois en moi. Je fais tout mon possible pour me contrôler. Je suis décidément trop faible. Quand retrouverai-je mon ancien contrôle. Mon ancienne force. Mon impassibilité.

    Tout cela est la faute de l’amour. Ce sentiment traitre qui s’est installé en moi.
    Tout cela est la faute d’un homme. Celui qui se tient en ce moment en face de moi.
    Tout cela est la faute d’un mot. Celui qu’il vient de prononcer.

    « Compagnonne »

    Coïncidence ?
    Simple réponse ?

    Son hésitation vient détruire tous mes doutes.

    « Compagnonne »

    Tout s’éclaire enfin dans mon esprit. Pourquoi je n’arrivais pas à être en parfaite harmonie avec lui. Pourquoi une force me retenait toujours loin de lui. Je comprends enfin…

    Mais je ne l’accepte pas.

    Un Marchombre. J’aime un Marchombre.

    Impossible.

    Je regarde toujours ce dos si puissant placé devant moi. Et je refuse de comprendre.

    Je refuse d’accepter.

    Tremblante je pose, ma main sur l’épaule du jeune homme, le forçant à se retourner. Je sonde un moment son regard à la recherche d’une quelconque lueur de mensonge. Je n’y vois que vérité et sincérité.


    - Nuhadu, dis moi que c’est faux. Dis-moi que tu n’es pas un des leur.

    Mais je connais déjà la réponse. Une larme se forme. Coule et vient s’écraser à mes pieds. Je me recule doucement, une nouvelle perle d’argent se détachant de mon cil.

    Je sens le mur derrière moi me barrer toute issus. J’ai envie de fuir. De ne jamais avoir apprit cette vérité. Pourtant tout est là, devant moi. Une immense colère s’empare de moi. Contre les Marchombres. Contre l’Harmonie.

    Celle qui m’a volé autrefois une partie de ma vie.
    Celle qui me vole aujourd’hui le seul amour qui m’habite.

    Une troisième larme roule sur ma joue. Mais cette fois de rage.

    Un poignard vient se glisser dans mes deux paumes. Je bondis.

    Ma cible n’est pas l’homme que j’aime – que j’ai aimé ? – Mais bien Syndrell. Celle qui est responsable de tout ce sui m’arrive. De cette maudite révélation.

    Je n’ai qu’un but : tuer.

    Un cri de rage franchit mes lèvres. Mes yeux ne sont plus que deux globes de flammes. Je laisse libre court à ma rage. Je vais vers ma perte.

    Et je le sais…


[Désolée pour la qualité également... La fatigue sans doute mais je n'ai pas envie de laisser ce rp en suspent]

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Lun 08 Aoû 2011, 14:03

La Marchombre semblait enclinte au calme, peut etre pourra-t-il tirer le fin mot de toute cette histoire et éviter un carnage.. éviter de perdre Ainomora. Il a beau chercher, il ne comprend pas comment elle peut espérer battre une Marchombre. Une simple fille de marchand?
Légerement vagabonde..
Tellement gracieuse et souple.
Une simple fille de marchand?

Pour l'instant il pense avoir gagné l'un des partis, sans doute parce qu'elle a conscience de son appartenance a la guilde. Aurait-elle prété la meme attention a un individu lambda? A-t-elle conscience que c'est un novice qui vient interférer avec ses affaires? Elle semble lui porter une certaine amitié, sinon du respect, mais il sait qu'il n'en impose pas devant elle. Elle est confiante, seule raison de son calme.

Il ne peut qu'etre reconnaissant envers cette personne. Il savait des le départ que ce ne serait pas la plus dur a convaincre d'au moins reporter cet assaut a un autre moment.. le temps qu'il comprenne. Celle qui dans son dos trouve toujours le moyen d'obnubiler son esprit ne sera pas si indulgente. Ses mots respiraient la haine, ses gestes étaient ceux d'une prédatrice défendant son territoire. Ils commencent toujours par intimider, voir si l'autre est d'un quelconque intéret.
Intimidation, avant le bain de sang.

Mais comment pourra-t-il convaincre son aimée? Elle hait les Marchombres, pourquoi en écouterait-elle un autre?

Une main sur son épaule. Il n'a que trop tardé, l'explication est déja demandée. La pression le force a confronter un regard percant. Des yeux brillants. Si beaux et si tristes.
Si desespérés.
Désespéré par ce qu'ils trouvent dans ses yeux.

- Nuhadu, dis moi que c’est faux. Dis-moi que tu n’es pas un des leur.

Il a le coeur brisé par le dégout qui transpire de ses mots.

-Que nous reproches-tu?

Il se ment en pronnoncant ses mots, il sait qu'il n'en est pas encore un, qu'il ne peut pas y prétendre. Qu'il lui reste de la route avant d'etre un marchombre. Mais il ne peut pas lui mentir en prétendant ne pas y aspirer.

Elle s'écarte, mue par la peur? La colere? Ou juste envie de s'échapper, de fuir son regard? Il ne sait plus quoi dire, comment la calmer? Lui ouvrir les yeux sur la nature de sa guilde?

Ces perles salés ne devraient pas exister.
On ne devrait pas voir de la beauté dans la peine..

Il ne cligne pas des yeux que les mains de la jeune femme se remplissent d'éclats argentés qu'il ne connait que trop bien..
Poignards.

Trop rapide! Comment peut-elle?

Elle bondit. L'instinct pousse ses mains vers ses épées, le souvenir des lames tranchantes de Tyra ne l'a jamais quitté. Mais quelque part dans son esprit il doute. Faut-il versé le sang de la belle?
L'instinct n'a que faire du doute! Il tire les lames avides de sang, les leve devant lui pour se portéger...

Elle l'a déja dépassé..
L'aurait-elle voulu, il serait déja mort.

Il jette un regard de coté, voyant juste la derniere perle quitter les yeux de brumes.

Et une Mercenaire s'élancer sur la fameuse Syndrell.

Ils ont les memes capacités que les Marchombre.
Mais ils protent le Chaos.
Envoleurs.

Envoleuse?

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mar 09 Aoû 2011, 10:39

Beaucoup de choses peuvent entrer en compte dans le temps du marchombre. Il peut s’agir de détails infimes comme d’une attaque foudroyante, et en l’occurrence, celle d’Ironie l’était. Son hurlement de rage s’éleva dans la ruelle et rebondit sur l’âme de Syndrell. Cette dernière avait compris le sens des paroles échangées entre Nuhadu Darkmoon et Ironie alors même qu’elle s’effaçait pour esquiver le coup. Une seconde, peut-être moins.
Le temps du marchombre.

Syndrell était dans le temps. Elle l’était parfaitement. Ce qu’il manquait à son intégrité de guerrière, elle l’avait gagné au prix de son sang et de ses larmes ; voilà qui lui permettrait de l’emporter contre sa toute première ennemie. La première fois que Syndrell avait croisé la route d’Ironie, celle-ci était sur son territoire et n’avait eu aucun mal à prendre un avantage considérable sur l’apprentie écervelée qu’elle était alors.

Les choses avaient changé, depuis.
Elle avait changé.
La malice qu’elle avait héritée de son mentor pétillait dans l’or en fusion de ses yeux mais ses gestes, eux, étaient empreints d’une sagesse nouvellement acquise et se fondaient dans l’harmonie la plus totale. L’attaque d’Ironie n’était pas sans audace pourtant l’envoleuse était en très mauvaise posture ; aveuglée par la haine, guidée par la colère, trahie par une vérité qu’elle n’avait pas vu venir, elle se retrouvait au croisement de deux Voies si proches, et cependant infiniment différentes…

… deux routes qui se suivaient en parallèle et qui jamais ne se touchaient. Il fallait pour cela inventer des passages et construire des ponts. Or Ironie ne semblait exister que pour détruire. Destruction, voilà ce que ses yeux hurlaient au monde entier. Destruction des vies, destructions des âmes. Destructions des ponts. Elle était en train de détruire un pont qui n’existait pas encore entre le jeune marchombre et elle. Et Syndrell, si elle se battait désormais pour protéger sa vie, ne pouvait s’empêcher de ressentir un fugace élan de tristesse envers la femme aux yeux de glace et aux cheveux de neige.

Toujours dans son temps du marchombre, Syndrell avait perçu le geste du marchombre à la peau sombre. Geste à la fois dérisoire et touchant, il avait tiré ses lames dans l’espoir d’arrêter Ironie… mais l’on n’arrête pas Ironie. Elle s’arrête, ou elle meure. Il n’y avait aucune demi-mesure chez elle, son attaque en témoignait. Ses lames étaient affûtées par la haine et des éclats de violence parsemaient son regard plus glacial encore qu’un vent d’hiver ; elle allait tuer ou bien être tuée dans cette ruelle, point final.

Telle était la différence majeure entre les deux femmes. Ce n’était pas leur physique qui les séparaient ; Ironie était certes plus belle qu’elle ne le serait jamais, plus grande, plus athlétique aussi, mais leurs cheveux avaient une couleur unique qui peut-être, dans une autre vie, aurait pu les rapprocher. Ce n’était pas non plus leur allégeance à deux camps fermement opposés. Non, si Syndrell et Ironie se heurtaient à chacune de leurs rencontres, c’était uniquement à cause de leurs convictions.

Ironie était persuadée que le monde se résumait à cela : tuer ou être tué. Droite ou gauche. Noir ou blanc. Syndrell avait une toute autre conception des choses. A la question « droite ou gauche ? » elle répondait volontiers « au milieu ». Et à la question « noir ou blanc ? » elle choisissait le bleu. Bleu, comme les quelques mèches de ses cheveux qui dansèrent sur les lames d’Ironie et s’envolèrent pour retomber sur le pavé inégal de la rue.

Le coup avait été violent, son dénouement son issue possible…
… elle avait trouvé son issue. Aussi légère qu’une plume, aussi souple qu’un chat, elle s’était glissée entre les lames vengeresses pour se redresser sans une égratignure, pile poil dans le temps du marchombre. Elle souriait.


- Elle nous reproche d’être, tout simplement, dit-elle en se baissant pour éviter un autre coup. Et pourtant, nous autres les marchombres sommes la raison d’exister des envoleurs. N’est-ce pas, Ironie ?

Syndrell se déplaça à nouveau, parant une botte audacieuse. Elle choisissait de se défendre, non d’attaquer ; pour l’instant, seule comptait la réaction d’Ironie. La marchombre honorait ses convictions en choisissant une autre option à la question « tuer ou être tué ? ».
Elle répondait « s'envoler ».


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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mar 09 Aoû 2011, 19:24

    Je vole.

    En dessus de moi se trouve trois personnes : Une jeune femme aux cheveux bleus, un jeune homme à la peau noir et…moi.

    Ma colère.
    Ma tristesse.
    Et mon amour.

    La raison que je suis a depuis longtemps été chassé de cette être maintenant seulement mut par la rage. Tout cela à cause d’un mot.

    D’une révélation.

    Tout cela est étrange… Je me revois encore un an plus tôt, avant ma rencontre avec Syndrell, enseigner à mes élèves la tolérance entre mercenaire et marchombre. Etant issu des deux voies, je ne voulais pas nourrir cette haine toujours grandissante entre le Chaos et l’Harmonie. Je ne demandais pas de l’amour mais juste de la tolérance. Moi-même je ne les aimais pas franchement, mais je ne nourrissais aucune haine.

    Puis j’ai rencontré Syndrell dans cette écurie. Je me suis sentit déshonorée, humilié par ma défaite. C’est là que la dernière par D’Harmonie qui m’habitait encore est morte et que ma haine pour les Marchombres est né. Pour tout les Marchombres. Mon attention c’est focalisé sur Syndrell, puis c’est étendu.

    Trop

    Pour devenir ça…


    ~~~~~
    Rage, Colère et Sang.

    Voila ce qui habite maintenant cette envoleuse qui m’est inconnue. Jamais une telle haine ne l’a habitait. Jamais autant de sentiments ne se sont manifestés en elle. Elle n’est plus qu’une bête. Une créature dont le seul est but est de tuer.

    De la tuer.

    Toute raison a déserté son corps. Son amour et sa colère se forme plus qu’un immense feu de rage qui la consume lentement.

    Elle aime.

    Tellement fort que cela lui fait mal.

    Elle aime ce qu’elle hait le plus.

    Tout autour d’elle se mélange. Une seule chose reste claire : sa proie, son but, son ennemie : Syndrell.


    ~~~~~

    J’aimerais tant pouvoir l’arrêter. Lui redonner son semblant d’humanité. Cela fait un mois qu’elle n’est plus la même : amoureuse et haineuse. J’aimerais tant retrouver celle qu’elle était il y a un an. Clairvoyante et sensée. Mais je sais que cela ne pourra être possible que lorsque le corps de Syndrell reposera à ses pieds.

    Il faut l’arrêter.


    ~~~~~
    Elle s’élance. Court, frappe plonge.

    Sa cible reste toujours hors de porté.

    Sa rage redouble, sa vitesse aussi. Un poignard fuse, suivit de deux autres. Elle sait qu’aucun de fait mouche. Sa frustration augmente. Sn adversaire ne fait qu’esquiver. Elle se sent une nouvelle fois humilié.

    Une question s’élève alors. La bête la perçoit et deux chemins s’offrent à elle.

    La rage ou le calme.


    ~~~~~
    Je ne suis pas une sauvage. La partie de moi se trouvant ici n’est qu’une infime parcelle de mon être.

    Mais ce n’est pas moi.

    Je suis sadique, toujours avide de sang et de jeu.

    Mais pas de rage.

    Je dois l’arrêter. Maintenant !


    ~~~~~

    Je me réveille soudain. Enfin entière…

    Regardant autour de moi, j’observe la scène qui s’offre à moi. Syndrell se tient prés de Nuhadu, se dernier tenant deux épées à la main. Je sens la rage bouillonner en moi. Mes poings tiennent fermement deux lames avides de sang. Tout cela ressemble à un long cauchemar. Ma haine pulse toujours, la bête est toujours présente mais ma raison est de nouveau là.

    En moi.

    Je marque une longue hésitation. Le désire que j’ai de tuer Syndrell n’a pas disparu, il ne disparaitra jamais, mais je prends peu à peu conscience de ma stupidité. C’est envers elle que va ma colère.

    Contre personne d’autre.

    Je la fixe longuement, sa question toujours en suspend. Je m’avance doucement vers elle, les bras de long du corps.


    - Non Syndrell. Tu te trompe. Tu ne vois qu’un côté de notre voie. Vous n’avais jamais été cotre raison d’existé et vous ne le serais jamais. Et puis que sais-tu de nous hein ? Contrairement à moi, tu ne connais pas une seule parcelle de ma voie. Moi j’ai arpenté pendant trois ans la tienne. Toi as-tu déjà essayé de t’intéresser à la notre ?

    Mes phrases sont crachées avec rage. Elle ne me connait pas. Elle ne connait pas la cause que je sers.

    Elle ne connait rien.

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Jeu 11 Aoû 2011, 11:59

Il y a toujours eut deux voies pour Nuhadu, l'instinct et la reflexion. L'action ou le doute. Le plus dur etant de meler les deux sans se perdre, de vivre sans s'arreter pour un oui ou pour un non, d'avancer sans tomber dans les nombreuses embuches qui parcourent sa route. Qui parcourent toutes les routes.

L'instinct, qui lui a fait tirer ses lames. Ce meme instinct qui lui hurle l'affreuse revelation. Une Envoleuse! Une fille du chaos! La troisieme a croiser son chemin. Encore une qui joue avec les dagues et les vies, qui porte la haine, le dedain, le degout et la folie! Une autre de ces sombres personnes qui n'ont de raison d'etre que celle de tuer, de les tuer, les Marchombre et les autres qui s'opposent a leurs Voie. Empoisonneurs, assassin, bourreaux et tortionnaires! Montres assoiffes de sang!

Pourquoi n'y croit-il jamais?

Reflexion. Enorme doute. Troisieme qu'il rencontre. Troisieme pour laquelle il eprouve de la sympathie. Deuxieme qu'il a l'impression.. deuxieme a paralysee son esprit, a dissipe son instinct, a attirer son regard, briller ses yeux! Deuxieme a faire tambourriner son.. Une Envoleuse, une autre. Le destin ce moque-t-il de lui? Ou est-ce lui qui se trompe de destin?

Un regard de nuit qui se fige dans son propre reflet. Tombe dans les souvenirs. Dans le doute.

Pourquoi ce reflet de rougis par des larmes de sangs? Il le reconnait. Il a verse celui la dans la neige. Il a souille les flocons il y si longtemps maintenant. Combien? Il ne sait plus, trop peu doue pour les dates, les souvenirs. Des yeux aussi sanglant l'avaient regarde. Des levres supplie. Premiere fois que la mort lui demandait une offrande.. Ses lames vibres encore. Il entend a nouveau leur chant, fouettant l'air hargneusement, avidement.
Pourquoi cette obscurite? Pourquoi ses yeux donnent-ils cette impression d'engloutir la lumiere? Comme Ombreuse? Est-ce une larme qui tombe de l'un d'eux? Ou le souvenir d'une pluie torrentielle? Une nuit tout aussi sanglante, sans qu'il n'en soit responsable cette fois. Il frissonne, au souvenir d'une meche de cheveux.. blanche? Comme la neige. Un sourire de dement et des yeux d'emeraude.. Un poignard sous la gorge, mais une tentatrice sur les genoux.. Deux vies, sur le fil du rasoir. Et puis les tenebres, a nouveau.
Deux envoleuse, et un mercenaire. Pas de chaos cette fois. Juste un emplois. Juste un metier, sans quete de bien ou de mal. Juste un homme qu'il n'oubliera pas.
*-N'oublie pas que lorsque tu tires une epee, tu dois t'attendre a verser le sang. Tu en as deux. Une pour sauver ta vie, une pour prendre les autres. Tu n'as pas le droit de douter quand tu utilises l'une ou l'autre.*
Il les a sortie de leurx fourreaux, elle sont la, dans ses mains, reclamant de chanter dans le vent, de boire le sang..
Doute.
De qui versera-t-il le sang? De l'Envoleuse? Alors que plus il avance, plus il doute de sa Voie, plus le destin semble s'y opposer. De qui volera-t-il la vie? De la marchombre? Alors qu'elle est comme sa famille sans qu'il ne l'ait connue.

On parle autour. Il ne comprend rien. Lui parle-t-on a lui? Il se tourne vers elles, sans les voir vraiment. Il ne sait plus ou est le devoir, ou est l'instinct, ou est la reflexion.

En la verite, il ne sait plus qui il est. Peut-on se pretendre Marchombre quand par deux fois on sauve un envoleur de la mort? Quand on hesite a en sauver un autre, au risque de tuer une marchombre. Peut-on pretendre a quoi que ce soit, quand on reste totalement indecis?

Bouger.
L'instinct ne connait pas le doute. Il ne veut pas douter, donc il bouge. Vers ou? Vers le combat? Non. Il ne peut pas prendre parti, ni meme esperer contenter ses lames. Il y est inutile. Il ne peut pas rester regarder, il ne veut pas. Pas savoir, pas chercher a comprendre. Ce qu'il sait, c'est qu'il est sous tension. Il doit evacuer, il doit souffler. Et surtout s'eloigner d'elle. Il a choisi d'etre Marchombre il y a un an. Elle n'a pas le droit de le faire douter de sa Voie! Il sait qu'il ne pourra pas la hair, pas la detester. Il ne peut pas non plus s'imaginer devoir la combattre. Il ne peut que l'oublier.. essayer. Il ne peut que fuir sa beaute et son regard. Chasser ces reves qui se sont trop insinues en lui.

Ses yeux s'ouvrent.. Non pas que ses paupieres etaient fermees, mais perdu dans ses penses il n'a pas pris conscience qu'il etait arrive sur un toit. Ses lames? Jetees dans un coin sombre, elles l'empechaient de gravir le mur. Il les recuperera plus tard! Il est le seul face au soleil qui continu sereinement sa course. Seul secoue par le vent.

S'asseoir et attendre, juste attendre. Que le temps passe, qu'elles en aient finis. Que la Lune vienne le reconorter.

Qu'il se sente a nouveau Marchombre.

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Ven 12 Aoû 2011, 21:21

Syndrell perçut l’infime changement qui se produisait en Ironie une fraction de seconde avant que celle-ci ne s’immobilise. C’était une sorte de flottement, d’ultime hésitation, improbable torsion de l’âme qui faisait maintenant ployer l’envoleuse comme sous un poids invisible. Elle se tenait droite et le menton haut, mais son défi perdait son sens, elle-même s’en rendait compte. Ses attaques, pour dangereuses qu’elles fussent, n’avaient pas mis Syndrell en péril. Pas une seule fois.

Limpide de fluidité, la marchombre s’était jouée de ses lames comme l’oiseau se joue du vent. Certes, la puissance véritable d’Ironie était parasitée par mille pensées et la présence de cet homme agissait comme un bâillon sur sa haine, pourtant il était clair que désormais, les deux jeunes femmes évoluaient à terrain égal. Il faudrait que leur duel s’éternise pour que l’épuisement finisse par les départager.

Mais Ironie avait baissé ses lames. Fin du combat – pour l’instant. Méfiante, parce qu’elle savait que l’envoleuse pouvait feinter, Syndrell ne se détendit pas complètement, conservant une garde discrète mais efficace si nécessaire. C’est en sous-estimant son adversaire qu’elle risquait de perdre la vie et elle ne voulait pas commettre à nouveau cette monumentale erreur. La mort de Nuance était là pour le lui rappeler.

Haussant un sourcil, elle écouta Ironie rétorquer avec la hargne qui lui était propre, la laissant parler jusqu’au bout. Fidèle à sa perception du monde, celle qui prônait le Chaos ne voyait pas les choses autrement qu’en noir ou en blanc. Elle ne concevait pas que cette haine si chère à ses yeux puisse être le lien le plus intime entre marchombres et mercenaires, elle ne comprenait pas que, sans ces premiers, les seconds devraient obligatoirement se trouver d’autres ennemis.

Il y avait cependant bien trop d’éclats de fureur dans les yeux froids de la jeune femme pour que Syndrell tente de lui expliquer cette complémentarité fondamentale.


- C’est vrai, reconnut-elle, je n’ai pas cette chance que tu as de profiter d’un angle de vue impressionnant sur nos deux Voies.

Il s’en était pourtant fallu de peu pour qu’elle abandonne l’Harmonie au profit du Chaos. Sans doute Ironie avait-elle oublié l’intervention de Faldor, au Domaine ; aveuglée par sa haine, elle n’avait eu d’yeux que pour cette novice gonflée d’orgueil qui avait osé venir les narguer jusque sur leur propre territoire. Mais Syndrell, elle, ne pouvait oublier la proposition de Faldor, cette simple demande qui l’avait sérieusement ébranlée. Ce jour-là, Miss s’était battue pour conserver son apprentie et Syndrell, pour conserver ses convictions…

- Je suis marchombre et le resterai jusqu’à la fin de mes jours. Mais ne crois pas que j’ignore tout de ton camp, Ironie. Ne crois pas que tu sois la seule à se trouver au croisement de deux routes, sans savoir laquelle emprunter.

Leif, Blood Light, Owen Morgue. Deux des trois hommes qu’elle avait aimé servaient le Chaos. Elle n’y voyait pourtant aucune trahison de sa part envers la Guilde ; il s’agissait de choix qu’elle avait fait, des choix dont elle n’avait aucun regret. La haine avait beau être puissante, elle n’était pas tout.

- Il se retrouve dans la même situation que toi, et encore, la sienne est sans doute pire que la tienne puisqu’au lieu d’affronter deux ennemies, il se sent contraint de choisir entre une sœur d’arme et son amante. La raison ou bien le cœur. Tu devrais le rejoindre.

Syndrell désignait l’endroit où le marchombre à la peau sombre se tenait encore moins d’une minute plus tôt. Du coin de l’œil, elle l’avait vu s’éclipser, plus silencieux qu’un loup. Ironie s’en était-elle seulement rendue compte ? Pour sa part, elle était tentée de retrouver ce Nuhadu Darkmoon, qu’elle savait encore proche, mais elle n’en fit rien. Il ne lui appartenait pas de choisir à sa place.

Ses yeux d’or s’agrandirent de surprise. Elle venait seulement de réaliser… Lorsque Miss était apparue au Domaine, elle avait crut que son mentor venait lui sauver la peau, raison que cette dernière avait fermement démenti. Elle s’était mesurée à Faldor non pas pour garder son apprenti, mais pour ne pas la perdre ; à l’époque, Syndrell n’avait rien compris de cette nuance et Miss n’avait pas cherché à approfondir le sujet. Sans doute s’était-elle doutée que la vérité finirait bien par se frayer un chemin dans la cervelle de son élève…

… Miss l’avait laissée choisir. Ce jour-là, Syndrell aurait très bien pu renier l’Harmonie et devenir l’apprentie de Faldor – auquel cas, elle n’aurait pas été plus heureuse, ni malheureuse. Comme Ironie, elle aurait eu une expérience unique, cette chance d’avoir suivi deux chemins différents. Et quoi qu’elle eût choisi, Miss ne lui en aurait témoigné aucun grief. Elle lui avait laissé le choix.

Nuhadu devait avoir le choix. Il pouvait changer de direction aussi librement que le vent lui-même. Apprenti ou non, c’était un homme en mesure d’agir avec réflexion, elle en était certaine. Noir ou blanc ? Il pouvait toujours opter pour le gris…


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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Sam 13 Aoû 2011, 10:20

    Perdue.

    Je me sens totalement perdue dans cet univers où tout me semble maintenant hostile. Je reste un long moment sans faire un mouvement. Le temps de me réhabituer à mon corps depuis trop longtemps perdu.

    Mes yeux sont toujours braqués sur Syndrell. Vif, en attente. Sa réaction ne se fait pas attendre. Imperceptible mouvement de sourcil, garde toujours parfaite bien qu’un peu faible. Ma colère remonte.

    Je l’éradique.

    Avec ma raison, j’ai retrouvé le contrôle de moi-même. La rage ne me mènera à rien. J’ai mit une année pour comprendre cela. Suis-je bien signe d’enseigner la voie ? D’un geste lent je range mes deux lames et, fermant les yeux, je me passe une main lasse dans les cheveux. Mes paupières s’ouvrent de nouveau quand la voix de mon ennemie s’élève. Mes pupilles de brumes se fixent sur un objectif toujours immobile.

    Nuhadu.

    Mes oreilles ne captant plus que des brides de paroles de la Marchombre. Le sens m’échappe complètement. Je reste mes yeux fixé sur l’homme un peu plus loin. Je sens le doute qui le traverse. Je sens sa souffrance. Sa tristesse.

    Car je ressens la même chose.

    Autour de moi le silence s’éternise. La voix de Syndrell ne m’atteint même plus. Je ne sais que faire. Venir à lui ou m’enfuir à jamais. De toute façon je sais qu’il me repoussera.

    C’est une obligation.

    Je sors de ma torpeur en le voyant jeter se lames au loin puis disparaitre dans la nuit. Je sais pourtant qu’il n’est pas loin mais mon corps refuse de bouger pour le suivre. Mon attention se reporte soudain sur Syndrell toujours en train de débiter un flot de parole incompréhensible. Pourtant une phrase me touche particulièrement.

    Je la regarde sans vraiment comprendre. C’est comme si elle voulait que tout s’arrange pour moi. Non, elle fait ça pour le jeune homme. Et non l’inverse. Mes yeux se plantent dans les siens. Un déclic retentit en moi. Je ne sais comment l’interpréter. J’essaye de deviner ses intentions. De déchiffrer ce regard toujours planté sur moi.

    Mon envie de vengeance s’estompe lentement. Temporairement. Et je vois en face de moi une Marchombre essayant de raisonner un maître envoleur. Le sort se joue de moi. Je ne vois pas d’autres explications.

    Le silence s’éternise. Personne ne semble vouloir faire le moindre mouvement. C’est moi qui brise alors cette Harmonie en m’avançant vers elle. Je la dépasse sans plus lui accorder la moindre attention et me dirige vers un petit coin sombre de la ruelle. Me penchant lentement, je referme mes doigts sur les deux épées de mon amant. Je les soupèse rapidement et en regarde le tranchant. Je ne peux m’empêcher d’en admirer la beauté.

    Je me tourne de nouveau vers Syndrell. Ma voix n’est qu’un souffle mais je sais qu’elle l’entendra.

    - Ne pense pas que tout va se finir si facilement entre toi et moi.

    Je la fixe avec insistance. Puis je disparais. Une brise ballait alors la ruelle. Une brise porteuse d’un message.

    - Merci…

    Je ne ressens aucune honte. J sais que sans elle je serais resté encore bien longtemps dans l’ignorance et la rage. Je sais que sais elle qui m’a fait sortir de mon corps mais que c’est aussi grâce à elle que j’ai put devenir ce que je suis de nouveau. Une personne complète. Mais qu’elle n’aille pas croire que je lui dois quoi que ce soit. J’ai juré de me venger et c’est ce que je ferais, n’hésitant au moment de l’achever.

    Mais pas ce soir.


    ~~~~~
    Une silhouette se découpe dans la Lune parfaitement ronde. Elle semble lui appartenir. Je m’approche doucement, telle une écharpe de brume.

    Silencieuse.

    Il ne me voit pas. Son regard est tourné vers le ciel. D’un geste lent, je viens me placer à ses cotés, mes jambes pendant dans le vide. Le silence est profond.

    Réconfortant.

    Je me tourne finalement vers lui, un sourire triste sur le visage.


    - Tient, tu ne devrais pas laisser tomber de si belles lames.

    Lui tendant ses deux épées je me replonge dans la contemplation du ciel. De longues minutes s’écoulent de nouveau.

    - Je m’excuse.

    Ce n’est qu’un souffle. Mais chargé de sincérité et de remords. Je m’en veux tellement.

    - Je t’ai mentis sur mon identité depuis le début mais j’aimerais que tu sache au moins une chose avant de me rejeter complètement. Je ne t’ai jamais manipulé. Ce qui c’est passé ce jour là était sincère. Je ne t’ai caché mon rang que par peur. Après libre à toi t’entendre la suite.

    Mais je sais qu’il va me repousser.

    D’un geste lent je me relève. Ma main vient furtivement caresser son épaule puis je commence à partir.

    Je sais qu’il va me repousser.

    A quoi bon rester ? Cependant je ne peux réfréner la flamme d’espoir qui brûle en moi.

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Lun 15 Aoû 2011, 22:01

Il est seul. Les ombres le réconfortent, immenses couvertures qui l'enveloppent, le cachent. Mais il n'est pas invisible. Les rayons de la lunes percent les ombres, attirent ses yeux. Rien d'autre n'y a place ce soir, rien d'autre ne doit avoir de raison d'être que cette douce lueur qui le vide de ses pensées. Le préserve de la torture mentale qui a lieu plus loin. Si peu loin.
Assis, face a un vide. Il aurait aimé grimper plus haut, trouver une hauteur plus intéressante. Une tour du haut de laquelle il aurait sentit le vent danser, vue le monde s'éteindre. On ne peut pas apprécier le vertige du haut d'une si petite maison, aussi jolie que soit la ville.. Cette immense tour la bas est bien plus intéressante.. Mais il n'a pas envie de bouger, pas envie de trop s'éloigner..

Ses yeux fixent la lune pour trouver le repos, mais ses oreilles se tendent dans la nuit, a la recherche de son tourment. Il n'est pas partit très loin, il le sait. Et il a peur d'entendre la fin de quelque chose, d'un de ses chemins qu'il guette. Il en a déjà choisit un, il a avancé dessus, il aimerait croire beaucoup, mais difficile de jauger ses progrès quand on vise l'horizon. Et l'autre route continue de serpenter autour de la sienne. C'est la première fois qu'un croisement se fait réellement voir, la première fois qu'il ne sait plus qu'elle est la bonne direction. Il a quitté la route, pour se perdre loin de cette question, mais il ne peut pas rester cacher indéfiniment. Il n'aime pas stagner. Il n'aime pas attendre.

Mais il aime regarder la Lune.

Il a beau tendre l'oreille, il n'entend rien. Les dagues ne sont pas faites pour s'entrechoquer, et les Marchombres n'ont jamais fait face à la force, les Envoleurs doivent sans doute suivre le même état d'esprit.. donc, pas un tintement pour le mettre au courant de l'avancement du combat. Il craint qu'un cri ne finisse par s'élever. Il ne sait toujours pas qui il voudrait voir vainqueur, qui il a envie de voir, qui devrait vivre.

Il regarde la Lune.
Absorbé.
Isolé.

Il finit par se rendre compte que l'air a un autre parfum, que la Lune éclaire une autre personne, que des cheveux blancs brillent près de lui. Il ne se permet pas de se réjouir, ni de se sentir triste. Il ne sait pas ce qu'il doit ni ce qu'il veut. Il n'ose pas la regarder directement, mais la garde dans le coin de son regard, ne voulant pas la perdre de vue malgré tout.
C'est donc elle qui a vaincue ? Il n'avait pas été assez attentif au combat pour avoir une idée du talent de cette Syndrell, mais apparemment elle n'avait pas réussi à faire face à cette envoleuse.
Envoleuse qui devrait le tuer, couper court ses ailes avant qu'il ne sache voler. Elle pourrait lui trancher la gorge, là, d'un geste. Se contenterait-elle de le pousser, il n'était pas sûr que son instinct de survie existe encore, il s'écraserait sans doute comme cette chose malodorante qu'il était en ce moment, avec l'odeur en moins cependant.
Un silence de mort, mais pas de morts. Pas sur ce toit tout du moins. Juste ce silence, et son odeur. Il ferme les yeux. Il a trop envie de les tourner vers elle pour prendre le risque de les garder ouverts. Il veut échapper à cette réalité qui finira par les opposer, car si cette nuit elle le traite encore comme un être appréciable, elle le verra bientôt comme le monstre qu'elle voit dans les Marchombres, a moins qu'elle ne lui demande de la suivre.. Le pourrait-il seulement ? Il s'imagine capable de tout pour la contenter et puis au final, la voie du chaos ne doit pas être si terrible si elle la suit.. Elle est superbe, drôle, d’excellente compagnie. Connaît-il seulement ses ennemis ? A-t-il seulement des ennemis ?
Il n'a pas cerné la différence entre le chaos et l'harmonie, il semble les même au final. Un nom suffit-il a verser du sang, créer la haine et la peur ? Il ne sait pas..

- Tient, tu ne devrais pas laisser tomber de si belles lames.


Il ouvre les yeux sur les deux lames, luisant sous le regard de la Lune. Il tend une main hésitante, les prenant lentement.. Il ne sait pas quoi dire. Faux, il aurait voulu répondre « Tu ne devrais pas laisser tomber de si belles larmes. » Mais sa gorge garde les mots, incapable de les offrir a cette jeune femme si douce, qu'il avait vu si haineuse tout à l'heure.
Pourquoi en veut-elle aux Marchombres ?

Il ne dit rien, longtemps. Inspirant juste son parfum, essayant de ne pas penser à ses bras, ni même à ses lèvres qu'il n'a que si peu goutté. Ses yeux se tournent pourtant vers elle, l'inspectant discrètement entre les quelques tresses qui lui tombent devant le visage. C'est chose rare que cela, en général, quand elles ne sont pas attachés, ses tresses tombent gentiment en arrière. Mais sa tête est plus penchée vers le bas que de coutume. Ce poids qu'il ressent dans son cœur, dans sa tête. Il affecte aussi son corps. Le pousse à se replier sur lui. Et il n'a aucune envie de s'y opposer pour le moment.

La belle demoiselle, l'envoleuse aussi malheureusement, ne porte que peu de trace de sang sur elle. Elle doit savoir tuer proprement. Marchombre et Envoleurs peuvent être bons assassins. Mais si Syndrell ne la pas blessée, c'est qu'elle est d'un très bon niveau. Trop bon pour l'assurance qu'affichait la Marchombre. Le combat aurait-il pu être annulé ?

- Je m’excuse.

Et de quoi ? Il n'en sait rien.. Il a envie de reprocher son existence même au premier inconnu qui passe, mais là, devant elle, il ne sent que toute la culpabilité du monde. S'il n'avait pas choisi cette voie, ils vivraient peut être heureux... Pire. Il a hésité à lui venir en l'aide, alors qu'il ose croire que peut être... peut-être qu'il.. que ses sentiments pour elle ont plus de forces que tout les torrents qu'il pourra imaginer. Il veut pouvoir passer sa vie au côté de cette femme, se dire qu'elle est à lui et surtout qu'elle le possède. Partager sa vie avec elle.. et nulle autre. Etait-ce trop demander ?

- Je t’ai mentis sur mon identité depuis le début mais j’aimerais que tu sache au moins une chose avant de me rejeter complètement. Je ne t’ai jamais manipulé. Ce qui c’est passé ce jour là était sincère. Je ne t’ai caché mon rang que par peur. Après libre à toi t’entendre la suite.

Des mensonges ? Il n'aimait qu'un mensonge ? Elle n'a pas pu mentir sa grâce, ni sa beauté. Son jolie rire non plus, n'était pas créé pour l'occasion. Rien de ce qu'il avait aimé n'était mensonge, et si le reste n'était pas vrai, ça n'avait au final que peu d'importance pour ce sentiment là. Pour ses sentiments. C'est cette impression de devoir qui le perturbe. De devoir s'opposer au chaos.
Il est si ignorant, mais si désireux de savoir... Pourquoi n'écouterait-il pas la suite ?

Mais son immobilité et son silence sont interprétés comme un refus.. Une caresse éphémère le fait trembler.. Non, le fait frémir. De plaisir ? De désir aussi, du désir d'être serré par d'autre bras, de caresser une autre peau. Il ne peut la laisser partir, il a besoin d'elle, besoin de savoir qui elle est. Besoin de savoir comment l'aimer.

-La suite m'intéresse, mais le silence de la nuit ne devrait pas être perturbé.. Peux-tu me la murmurer à l'oreille?

Sa voix était douce, mais forte, pour qu'elle l'entende. Pour ne pas prendre le risque qu'elle ne l'entende pas. Il aurait cru qu'elle serait plus enrouée, faute de ce temps passé dans le silence. Mais elle ne le trahit pas.

Il ne se tourne pas vers elle, mais il l'attend. Désespérément.
Et il doute.

Qu'est-il arrivé à la Marchombre ?
Qu'est-il arrivé à sa sœur de voie?

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mar 16 Aoû 2011, 11:23

Appuyée contre le mur, bras croisés sur la poitrine, une jeune femme aux cheveux bleus sourit. Un sourire énigmatique, adressé non pas à n’importe qui mais aux deux silhouettes qui se découpent dans l’astre éblouissant.

* * * * *


- Vrai ? On va voir les montagnes ?! Nom d'une chiure de mouche, ça pour une sacré aventure, c'est une sacré aventure ! Je ne pensais pas que nous monterions si haut vers le Nord. Je comprends mieux pourquoi nous avons laissé les chevaux à l'Acdémie, maintenant. Nuance aurait boudé tout au long du chemin, elle n'aime vraiment pas le froid. Moi par contre... Vous savez que l'hiver est ma saison préférée ? Oh, mais attendez, je vais pouvoir vous faire découvrir ma recette de potage aux légumes ! Le cuisinier qui me l'a enseigné est un homme exceptionnelle. Je suis loin d'être aussi douée que lui mais je suis sûre que ça va vous plaire...

- Aaha ! Je demande à voir ça, tiens ! Syndrell cuisinière... Tu te vois en train de mijoter de bons petits plats pour...

- ...Pour ?

- ... Ton mercenaire, n'est-ce pas ?

- Oh ! Heu... Il n'est pas vraiment, enfin... Je l'ai revu, vous savez. Après cet épisode, dans le Domaine. Et... Pour tout vous dire, je pensais sincèrement le tuer pour avoir osé m'empêcher de défier Faldor. Mais il s'est passé quelque chose et... C'est compliqué.


- Oh, oui, c'est toujours compliqué ces choses-là. Il faut savoir faire la part des choses...


~~~


Savoir faire la part des choses… Difficile quand on est jeune et pétri de rêves tous aussi fous les uns que les autres. Si certains choix sont simples, d’autres en revanche demandent une réflexion plus profonde et, parfois, des concessions.

Oublier son camp, ses convictions ? Jamais.
Renoncer à lui, renoncer à elle, pour honorer son camp et ses convictions ? Jamais !
Et pourtant…


~~~


- Et toi, Syndrell Ellasian, Louve, tu es ici pourquoi ?

- Je ne cherche qu’une chose : oublier cette histoire. Voilà ma réponse, Owen Morgue. Alors maintenant, si tu n’as rien d’autre à faire que me tuer, je t’attends. Telle est ma place : entre tes lames et mes principes.


~~~


Doute.
Colère.
Doute.
Soufrance.
Doute.
Sentiments ?
Doute…



~~~


Le temps a suspendu son cours.
Le vent ne souffle plus, les dunes ne dansent plus.
Sur le sable, une marchombre et un mercenaire s’aiment.
Et le Désert murmure.

L’or se fond dans l’ébène.
Regards qui se croisent, s’accrochent pour ne plus se lâcher.
Un seul souffle, le leur.
Et le Désert murmure.

Il murmure la Vie, il murmure l’amour.
L’impossible qui réunit le noir et le blanc, le soleil et la lune.
Un cri, un seul, entremêlant deux voix, deux passions.
Le Désert s’est tu.

Et une étoile de feu traverse son ciel.


* * * * *

Syndrell lève les yeux vers les toits d’Al-Jeit.
Murmure.


- Finir ? Mais on vient juste de commencer, Ironie…

Promesse de retrouvailles liée à un espoir sincère ; et le concept de « meilleure ennemie » devient réel.

La marchombre hoche imperceptiblement la tête puis se décolle du mur et se fond dans les ombres, plus silencieuse encore que le plus silencieux des chats.
Elle sourit toujours.


[Voilà, je m'arrête-là mes petits. Parce que revenir à une confrontation ne serait pas logique - pas tout de suite, en tout cas. Lacrya, on verra une prochaine fois pour ton petit doigt, si tu es toujours partante pour le perdre ^^ Nuha, il faudra remettre ça aussi, à l'occasion. Merci à vous deux, c'était chouette !]

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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mar 16 Aoû 2011, 13:26

    Le vent se lève. Doux et léger.

    Une caresse.
    Un message.

    Je lève lentement la tête, un mince sourire aux lèvres.

    Une promesse.

    Mon cœur se gonfle malgré lui. Non, tout n’est pas fini. Pour une fois je suis d’accord avec toi… Syndrell.

    Un léger soupir s’échappe de mes rêves. Je délaisse le vent et ses milliers d’autres paroles qui ne me sont pas adressées et me retourne une dernière fois vers mon amant.

    Ancien amant ?

    Le silence se prolonge. La flamme d’espoir brûlant en moi s’épuise. Ma tête retombe seule contre ma poitrine. Puis se relève, brusquement. Mes pupilles brillent d’une lueur nouvelle. Je n’ose pourtant pas me retourner.

    De peur.

    Je reste un moment sans bouger, regardant avec tristesse les étoiles atour de moi. Mon chagrin se mue alors en bonheur. Un bonheur tellement intense que j’ai du mal à retenir une larme.

    Il m’accepte.

    Je tourne lentement les talons et l’observe de loin. Sa voix était calme. Douce. Mais trop forte. Seul lui brisé le silence, ne sachant pas encore parler avec le vent. Cette maladresse fait naitre en moi un petit sourire.

    Heureux.

    Il ne me regarde pas, je sais pourtant qu’il m’attend. Je me dirige vers lui sans un bruit. Je refais le même chemin que quelques minutes auparavant.

    Mais remplit de bonheur et d’espoir.

    Je me glisse à ses côté, reprenant mon ancienne place.

    Mais certaine de ne plus la quitter.

    Laissant le silence s’installer un moment entre nous, j’accorde ma respiration avec celle du vent. Puis, me glissant dans son souffle, je commence à parler.

    Sans perturber le silence.


    - Mon nom est Lacrya Sil’Morna. Comme tu l’as sans doute deviné, je suis loin d’être une simple fille de marchand. Mes parents sont de riches aristocrates que j’ai quitté pour à l’âge de 18 ans. Je me suis ensuite coulée dans la voie des Marchombres, suivant mon maîtres pendant trois années. Une semaine avant mon examen final, j’ai tout abandonné pour suivre la voie parallèle, celle du Chaos. C’est un maître envoleur rencontré pendant mon exil qui m’y persuada.

    Trois plus tard je devins maître envoleuse à mon tour, guidant les nouvelles âmes dans la voie de la puissance. Au début je n’avais aucune animosité particulière pour les Marchombres. Mais ce jour arriva. Celui où Syndrell s’introduisit dans le domaine et me vola mon honneur. Oui, j’ai perdu contre une apprentie et son maître qui m’ont échappés.


    Ma voie s’était légèrement durcit. Je fis une brève pose pour retrouver mon calme.

    - Puis je suis devenue folle. Pendant une année entière je me suis laissée guider par ma haine envers elle. Elle m’a alors échappé et s’est mue en une haine pour tous les Marchombres. Ce n’est qu’aujourd’hui que je me suis rendue compte de ma stupidité… Grâce à elle.


    Les trois derniers mots restèrent longtemps en suspend. L’hésitation avait retardée leur venue. Mais il fallait maintenant que je vois les choses en face. Que j’arrête de suivre.


    - Quand à mes mensonges, ils n’étaient dus qu’à la peur que tu me rejette. Et puis pour tout avouer… Je ne pensais pas te revoir.

    Nouvelle pose. Plus pesante. Puis un murmure.

    - Mais j’en avais besoin…

    Mes yeux se ferment lentement. Ma tête vient se glisser sur son épaule.

    Je me sens bien. Libérée de toute chaîne. Les épaules enfin libres.

    Et le cœur prés à aimer.


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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Mer 17 Aoû 2011, 17:22

Le parfum est de retour, toujours enivrant. Elle ne l'a pas quitté, ne s'est pas levé, n'a pas voulu partir. C'est tout ce que Nuhadu sait et veut savoir. Elle. Elle s'est glissé à ses côtés, et dés lors le terme d'envoleuse a perdu tout son intérêt. Elle est juste sublime, juste elle, juste terriblement désirable. Elle est devenu tout un monde pour lui, un monde qui promet de formidables aventures, un monde qu'il souhaite parcourir. Qu'importe le nom qu'on lui donne, elle est la personne qu'il ne peut ni veut oublier, qu'il ne peut pas haïr, qu'il ne veut pas trahir.

Un souffle chaud lui porte enfin des réponses à tant de questions. Il ferme les yeux, se laissant bercer par des mots qui pour la première fois aujourd'hui sont source d’éclaircissements et de réconfort. Il sourit légèrement en entendant le véritable nom de sa belle. L'accent est plus rude, mais peut être aussi plus jolie ? Lacrya. C'est un nom qui lui plait, mais Aïnomora prendra son temps pour s'estomper.

Dire qu'elle était Marchombre avant. Pourquoi faut-il que les routes se compliquent inutilement ? Sans ce virage dans sa route, elle serait toute à lui, encore qu'il ne peut pas savoir si elle serait elle. Il ne tique pas de la savoir Maître Envoleuse, il avait conscience de sa supériorité, n'en avait maintenant qu'un plus grand aperçut. La suite est enchainement d'actions qui le dépassent. Syndrell la provoquant, la tournant en bourrique, et elle, assoiffée de sang se perdant dans sa haine. Et lui, sur son chemin, lui pierre insignifiante qui pourtant perturbe son courant. Mais il ne peut s'en plaindre quand la tête de la belle s'appuie contre lui.

Il ne peux plus bouder dans la nuit alors qu'elle est enfin là près de lui. Il passe un bras autour de sa taille et la serre contre lui, caressant doucement sa joue. Il a trop rêvé d'un moment aussi parfait pour ne pas en profiter, pour ne pas plonger son regard dans celui de Lacrya. Que peuvent faire ces quelques mensonges et son identité ? Il a besoin d'elle aussi, ne serait-ce que pour ne pas sentir son cœur se serré continuellement. Ne serait-ce que pour l'avoir contre lui.

Il aimerait se pencher pour l'embrasser, mais dans son souvenir, à chaque fois que ce moment approchait elle se dérobait. Il préféra poser sa tête sur la sienne. Ce geste est la seule réponse qu'il puisse donner aux révélations d'Aïnomora. Les mots n'ont pas le sens voulu, juste dire qu'il veut être à ses côtés sans se poser de question.

Plus de question pour cette nuit.

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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Jeu 18 Aoû 2011, 14:42

    Il m’écoute. En silence.

    Je ne sais si mes paroles le touchent. Si elles trouvent une quelconque résonance. Si elles arrivent dans l’oreille d’un sourd. Si cela le soulage, le met en colère, le rend triste.

    Je sais juste qu’il m’écoute.

    Ma tête posée sur son épaule, j’attends. Sereine. J’attends une réaction, une crispation, un soupir, un mouvement de tête.

    Rien ne vient.

    Il semble toujours écouter le silence profond de la nuit.

    La caresse du vient frôle ma nuque. Mon corps se rafraichit lentement. Je sens chacun de mes muscles se détendre. Une étrange paix intérieure m'envahie. C’est alors que je me rends compte à quel point je suis redevenue moi-même.

    Entière.

    J’ai accepté mon haine. J’ai accepté mon amour. Je me suis simplement acceptée avec mes sentiments. Ceux que j’ai fuis pendant une année. Et ceux que j’ai découvert il y quelques mois seulement. Je me fais la promesse de ne plus retomber dans cette rage meurtrière qui s’est emparé de moi à mainte reprise.

    La promesse de redevenir moi.

    Une nouvelle caresse me frôle. Mais cette fois plus chaude, plus appuyée. Je sens un bras se refermer délicatement autour de ma taille. Une légère pression m’attirer contre un corps. Un souffle passer sur mon oreille. Une main frôler ma peau.

    Un long frisson me parcourt la peau. Je me blottis un peu plus contre lui, venant me caler contre son torse. D’ici, j’entends les faibles pulsations de son cœur parfaitement calme. Je reste un moment dans cette position, savourant toute la magnificence de ce moment idyllique.

    Je suis au creux de ses bras. Autour de nous tous est calme. Serein. Il semble même que la nuit se soit apaisée pour nous laisser savourer ce moment à deux.

    Seulement à deux.


    ~~~~~

    Lentement, je m’avance, repoussant la raison qui me retint loin de lui au fond de moi. Je me glisse doucement entre ses bras, posant délicatement ma tête contre son épaule. Je ferme finalement les yeux, poussant un léger soupir d’aise. Je sens rapidement la chaleur de son corps me gagner, chassant progressivement le froid du mien.

    Au lointain, j’entends son cœur battre profondément. Je me blottis un peu plus contre lui, essayant de trouver la paix.

    Echec.

    Un malaise monte dans ma poitrine. Plus grand chaque seconde. Je sais que tout est lié à lui. Plus je l’approche, plus il grandit. Je frissonne, fermant mes paupières de toutes mes forces pour essayer de le chasser. Mais rien n’y fait. Pourquoi ? Pourquoi, alors que j’ai enfin trouvé un être que j’aurai put aimer, faut-il que je le repousse ainsi ?

    ~~~~~
    Un vieux souvenir.
    Une vieille question.
    Et enfin la réponse.

    Je devais m’accepter moi avant de l’accepter lui. Accepter cet amour habitant mon cœur.

    Le malaise a disparu, remplacé par un calme si pur que j’ai du mal à m’y plonger totalement. Cette caresse sur ma joue a pourtant raison de mes derniers brins d’angoisse et je fini par me laisser totalement emporter par cette rivière de bonheur nouveau.

    De longues minutes s’écoulent. Je n’ose plus bouger, de peur de casser cette bulle qui nous venons de construire.

    Cependant, lorsque je sens qu’un mouvement ne pourra pas briser cette enveloppe si délicate, je me tourne vers lui, plongeant mon regard dans le sien. Ma main vient effleurer sa peau. Mes lèvres s’entrouvrent. Laissent échapper un dernier murmure.


    - Merci…

    Et viennent se poser sur les siennes.

    Ses lèvres ont un gout nouveau. Sa langue aussi.

    Un gout de liberté.
    D’amour.

    Je m’écarte un instant. Pour replonger de plus belle.

    Un de mes bras se verrouille autour de sa nuque, l’autre vient se placer sur son cœur.

    Je ne m’enfuirai plus…


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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Dim 21 Aoû 2011, 06:57

L'éternité n'a plus de sens.
Le temps n'a plus de sens.

Les secondes ont fui, remplacées par les battements de son cœurs, tellement plus rapide. Les minutes s'emballent, n'ont plus rien de réguliers, le souffle chaud de la belle les marques. Quant aux heures, c'est l'anarchie la plus totale ! Elle n'ont plus de valeurs. Il n'en veut pas. Il sent juste les doigts de Lacrya sur son visage, juste ses yeux qui n'ont plus d'autre paysage que l'infinité si claire qui compose deux pupilles de brumes. Qu'est-ce qu'un jour au final ? Le temps qu'elle restera dans ses bras. Si court. Toujours si court.

Mais il n'en a cure. Des lèvres se tendent vers lui. Il les a rêvées ses lèvres, et il les prend sans se poser de question, doucement. Il ne se souvenait pas de ce goût sucré, de cette impression de se compléter. Il n'arrive pas à croire que c'est lui contre ce visage si doux. Que c'est enfin elle qui se tient entre ses bras et non pas une écharpe de brume qui le hante quand ses yeux se ferment.

Le contact semblait être court, et si tendre. Si parfait et éphémère. Des yeux qui se recroisent, brillant comme des promesses. Et les lèvres se rattrapent.

Il en veut encore et c'est en réponse à son vœu qu'elle l'attire implacablement à elle pressant ses lèvres contre les siennes et lui arrachant toute sa volonté au profit de son désir pour elle. Malgré qu'elle semble penser que ses lèvres le pousseraient à la fuite, il va a sa rencontre, une main toujours contre sa joue qu'il caresse patiemment, l'autre sur la hanche de Lacrya qu'il ne veut pas voir s'envoler. Au fond de lui, cependant, il sait qu'elle ne se désistera pas cette fois. Il sait qu'elle est celle qu'il lui faut.

Quand leur lèvres se séparent enfin, leur visages séparés d'un rayon de lune, sa respiration a lui haletante et son cœur dansant comme un diable, il ne peut que plonger son regard dans le siens et penser tristement.

-Et après?

Ce n'est qu'un murmure chargé d'interrogations. La question qu'il aurait voulu éviter mais qui ne voulait pas se soustraire à lui. Il a besoin de savoir ce qui va se passer pour eux, si c'est un baiser d'adieu qu'ils ont échangés. Le fait est là qu'il est fou d'elle, mais leurs Voie n'en reste pas moins opposées. Elles peuvent se croiser, mais pas s'unir. Il a peur qu'il n'y ai plus de croisement, peur de rater l'occasion de vivre avec elle et peur de s'engager sur une Voie qu'il n'appréciera pas. Il doit faire son choix et en même temps leur choix. Il espère trouver sur les lèvres de sa belle la réponse à toutes ses questions.

Le vent danse entre eux, leur apportant la fraîcheur nocturne. Il en a bien besoin si près d'elle, encore a son contact et à deux doigts de reprendre ses lèvres. Il a besoin de réfléchir, se calmer et de patience. Patience pour sa réponse.

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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Destruction. [ PV Nuhadu et Syndrell ] [Terminé]   Lun 22 Aoû 2011, 11:16

    Les secondes s’écoulent. Chaque grain de sable suit paisiblement son prédécesseur dans le grand sablier du temps.

    Pourtant il est impuissant.

    Nous sommes dans un bulle. Parfaite. Infranchissable. Un autre monde. Le temps n’existe plus. L’espace d’existe plus. Nous sommes seuls. Unique.

    Adam et Eve dans un nouveau monde.

    Nos lèvres se quittent soudain. Trop brusquement à mon gout. Un instant, j’ai peur que notre monde vole en éclat mais il reste le même. Sous ma main droite, je sens un cœur battre follement.

    Celui de Nuhadu.

    Sur mon visage, je sens un souffle rapide.

    Celui de Nuhadu.

    En mon cœur, je sens un feu étrange grandir.

    Celui pour Nuhadu.

    Un faible sourire vient glisser sur mes lèvres. Mes yeux cherchent les siens, les trouvent et ne les lâchent plus. Je me plonge entièrement dans ces deux globes de ténèbres. Je pourrais rester ainsi des heures, rien qu’à regarder cette petite flamme danser dans ses pupilles. Peut-être que c’est ce que je fais. Après tout, toute notion du temps met totalement inconnue ici.

    Je finie par fermer les yeux, mon sourire s’épanouissant un peu plus à chaque seconde.

    Un sourire innocent.
    Un sourire heureux.

    Je viens poser mon front contre le sien quand sa voix s’élève. Mes paupières s’ouvrent brusquement, mon sourire à jamais disparu. D’instinct, je me recule, le poussant sur ma main comme pour l’éloigner de moi. Je regarde avec horreur notre petit monde voler en éclat.

    Tout cela à cause de deux mots.
    Tout cela à cause d’une demande.

    Et après ?

    Je ferme à nouveau les yeux, retirant mon bras d’autour de son cou, et me retourne vers le vide, un léger soupir s’échappant de mes lèvres. Mon regard se perd sur la ville presque calme. Le vent vient jouer avec mes cheveux, me rafraichissant au passage le visage.

    Et après ?

    J’aimerai lui dire que je ne peux pas continuer. Mais je le veux. Que nos voies ne pourront jamais se croiser aussi longtemps pour que notre amour perdure. Mais je le veux. Que je ne peux me lier à l’Harmonie. Mais je le veux.

    Je le veux lui. Tout entier et à jamais. Je crois que je n’ai jamais aimé un homme ainsi. Je crois que je n’ai jamais aimé du tout. Alors pourquoi faut-il que cela tombe sur un Marchombre ? Enfin, sur un apprenti Marchombre. Même s’il ne connait que peu de chose à sa voie, je sais qu’il ne s’en détournera pas. Même pas pour moi.

    Nouveau soupir. Plus profond que le précédent. Je passe un main sur mon visage emprunt de tristesse.

    Et après ?

    Je sais. Je me tourne vers lui, posant délicatement ma main sur sa joue. Je m’avance, colle mon front contre le sien et lui murmure trois mots. Trois mots qui veulent tout dire. Une promesse de futur.

    Une promesse de bonheur.


    - Je t’aime.

    Je fixe mes yeux dans les siens. Et tout passe. Peut importe nos voies. Peut importe nos origines. Peu importe nos objectifs. Je sais que je l’aime et je ne le quitterai pas. Même s’il faut me cacher. C’est lui que je veux.

    Lui, un Marchombre.
    Lui, un ennemi.
    Lui, mon avenir.

    Il ne reste plus que lui. Et sa réponse.


    - Et toi, es-tu prêt à continuer ?

    Au fond de moi j’ai peur. Peur qu’il me rejette.

    Peur que tout cela ne soit qu’un adieu…


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