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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 01:03

Tu pose vraiment la question..? Et toi, t'aime Libertée?

Bon ben qu'est-ce que tu ferais si c'était elle, à la place de Kaünis?


Il n'attendait pas de réponse, il ne connaissait pas libertée, sauf de nom, mais il connaissait justement ce nom à cause des sentiments de son ancien maître.

~~~

Ne sifflant plus, le jeune homme fredonnait désormais à un rythme régulier un morceau classique, du genre qu'on endenterait à la cours de l'empereur ou à un bal frontalier...

Ce qui faisait un grand contraste avec les cris de douleur de Shun, pendu les bras au dessus de la tête, surtout lorsque le jeune homme frappa la mesure avec une aiguille tachée de sang en laissant de minces coupures en formes de ''L'' sur le torse de l'envoleur torturé.

Il finit par planter l'aiguille en profondeur, atteignant un nerf directement avec la pointe. Gil, quant-à lui, avait décidé de profiter de l'ingéniosité de leur hôte et avait commencer à forer sur les nerfs des bras de l'homme. Shun sembla avoir les globes oculaires sur le point d'exploser sous la sensation, ce qui tira un léger sourire au jeune envoleur, qui ouvrit la bouche de l'homme, vide puisqu'ils lui avait couper et cautériser la langue pour l'empêcher de se suicider en la mordant pendant une pause, et y enfonça une autre aiguille pour lui percer les joues juste à la naissance des lèvres.

Fredonnant toujours d'un ton calme, le jeune homme contourna cet ordure pour se retrouver dans son dos et effleurer ses omoplates... Sa colonne vertébrale...

Glissa une lame sur celle-ci question d'uniquement laisser couler un peu de sang sans pour autant avoir d'effets permanents sur le corps de l'homme. Ouvrant son épaule gauche par l'arrière, il titilla un des nerfs de celui-ci au rythme de sa chanson fredonner.

Dil'Duran s'approcha alors en fredonnant à son tour, un air de mineur dans son cas, et attrapa son marteau avec les mains pour l'envoyer valser de toute ses forces dans l'entre jambes de l'homme plusieurs fois avec un rythme régulier, ayant surement fait exploser les testicules de l'homme, s'il en avait, pensa le forgeron avant de lui enlever ses pantalons pour confirmer, découvrant une genre de pâte de sang et de peau écraser au dessous du pénis de l'homme, qu'il attrapa avec une pince pour y insérer le pic qu'il avait confectionner à cette intention et frapper celui-ci avec le marteau, l'enfonçant dans la partie la plus sensible de l'anatomie de l'homme comme un énorme clou... Puis il regarda Kaünis, qui tenait toujours l'outil qu'il avait créer, une genre d'énorme poire qui, si elle appuyait sur le manche, laisserait sortir une centaine de pics tout du long...

Un membre inhumain, fait pour causer toute la douleur possible, mais de toute façon cet ''homme'' n'était pas un humain. Le forgeron s'approcha d'elle pour lui parler malgré les cris.


Tu veux faire ça maintenant, ou si tu préfère qu'il soit guérit d'abord?

Il se doutait que ni Syles ni cet autre homme ne voulaient s'arrêter là, mais elle aussi, elle avait droit de se venger...

Après tout, c'était elle la principale intéressée...

Et il savait que le plus jeune, au moins, s'arrêterait si elle le demandait. Et puis c'était pas comme ci la fête serait finie ensuite... Il restait encore des parties intouchés de l'homme, son crâne, sa colonne... Et ces deux là ne s'arrêteraient pas avant qu'il soit complètement détruit et mort... Juste la façon dont ils avaient coupés ses tendons, le transformant en poupée inarticulée, le disait bien.
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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 02:13

Elle dévorait la scène des yeux.
Shun, pendu par les poignets, à la merci de ses bourreaux, était détruit petit à petit. Chaque parcelle de peau était découpée, déchirée, piquée, écrasée. Chaque parcelle de son âme était froissée, tordue, malmenée, brisée.
Il n’y avait que des cris désarticulés dans une souffrance sans nom.

C’était toujours pas assez.

Kaünis ne perdait pas une miette du spectacle sanguinaire et sanguinolent. Pas une goutte.
Elle appréciait à leur juste valeur chacun des cris de l’Envoleur, ça gonflait sa poitrine, diffusait une chaleur agréable dans son buste, s’étirait dans ses membres, dans ses doigts.
Elle savourait chaque nouvelle plaie comme on savoure un bonbon piquant sur la langue, se glissant dans le renflement de ses joues pour en extraire toute la saveur et découvrir sous la première coque amère quelque chose d’aussi doux que du chamallow. D’aussi moutonneux, moelleux et suave.

Quand Dil’Duran commença – enfin ! - à s’attaquer aux testicules de l’Envoleur accroché par les poignets, l’Envoleuse sentit un frisson s’emparer d’elle.
De son ventre.
Un tremblement presque jouissif.
Quand le forgeron s’occupa de toute la virilité de Shun, Kaünis sentit une vague de colère gonfler en elle. De rage puissante, si puissante qu’elle tituba un instant sous cette assaut surprise.
Elle se ramassa pour bondir sur l’homme qui tenait le marteau, prête à se battre avec lui ; à lui prendre ses outils des mains pour lui enfoncer dans le crâne et s’occuper elle-même de… tout ce qui définissait une potentielle virilité chez un homme.
Tous les muscles tendus, les dents serrées, elle dût lâcher un grognement car Dil’Duran se tourna soudain vers elle.

- Tu veux faire ça mainenant, ou tu préfères qu’il soit guéri d’abord ?
Kaünis essaya de desserrer ses poings pour les resserrer.
Elle jeta un coup d’oeil à Shun, qui semblait appeler sa mère du bout des lèvres. Un gémissement barbouilleux dégueulasse de complainte monotone.
- Je veux le faire.
Elle le poussa de manière sans doute un peu trop bourrue pour se planter devant Shun.

Il baissa les yeux vers elle. Des yeux révulsés.
Kaünis jeta un coup d’oeil vers Syles puis vers Gil.
- Donnez-moi deux minutes, fit-elle du bout des lèvres, mais sa voix ne tremblait pas. Elle vit clairement la lueur d’espoir dans les prunelles de Shun alors que les deux hommes arrêtaient leurs tortures pour quelques instants.
Un sourire machiavélique étira les lèvres de Kaünis, qui planta son regard dément dans celui de Shun. Ce dernier fronça imperceptiblement les sourcils.

Brusquement, elle saisit l’engin que Dil’Duran avait enfoncé dans le pénis de Shun pour l’arracher d’un coup d’un seul. L’urine floqua à ses pieds, et elle fronça le nez, saisissant un poignard à sa taille. Découpa le prépuce de l’homme d’abord, puis tranchant en rondelles bien régulières l’engin qui dégoulinait de sang sans aucun état d’âme.
Non.
Avec application.

Quand la lame de son poignard ne put couper plus que des poils, elle tourna dangereusement autour de l’homme pendu. Imprégnant l’outils dédicacé par Dil’Duran d’huile – pour la lubrification – elle lui enfonça dans l’anus brusquement, occasionnant au passage une jolie fistule.
Elle fit tourner la poire dans le conduit de l’homme..
Avant d’appuyer sur le manche dans un rire démoniaque, qui couvrit même le cri de Shun.
Une pulsion primale la poussa à tourner l’engin aux pics déployés dans les entrailles de l’hommes, et ça résista plusieurs secondes avant de se déchirer en lambeaux d’intestins à l’intérieur de lui, autorisant ses déféccations à se répandre dans son propre corps, dans le péritoine qui était aussi labouré par les pics acérés.

Elle tira à elle la poire perforatrice dans un cri de jouissance absolue.
Orgasme sanglant.

Sa main tenant la poire virevolta. Elle rappuya sur le manche pour rétracter les lames, passa devant l’homme pour lui enfoncer dans la bouche ses propres déchets.

Oh, elle n’allait pas faire sortir les aiguilles alors que c’était dans sa bouche, non, sinon ça risquait de percer son cerveau et il pourrait mourir avant que le Rêveur ne le soigne.
Elle se contenta d’attacher son objet de torture autour de son crâne pour qu’il ne puisse pas le recracher.

S’éloigna pour admirer son œuvre.
Plantant ses poings sus ses hanches, elle eut un petit signe de tête fier.
- C’est bon.

Sourire dément.

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 03:23

Shun vivait encore.

Ou survivait, parce qu’il était conscient mais probablement incapable de penser correctement. Il était brisé, dans tous les sens du terme. Voilà ce que des années de perversités lui avaient coûté. D’aucun pourraient trouver que c’était un prix trop élevé. Gil, lui, pensait que ce n’était pas encore assez. Il continuait son travail de bourreau en silence, distrait par le souvenir de la réponse de Syles. Infoutu de répondre par oui ou non, ce dernier avait blablaté mais Gil avait trouvé ce qu’il cherchait dans son regard. Mais l’évocation de Libertée l’avait laissé de glace. Si c’était sensé le faire réagir, c’était raté. Débarrassé de ses émotions, Gil se sentait bien plus léger qu’auparavant. Il ne sentait peut-être plus rien mais il était libre ! Libre de laisser éclater sa rage et toute la violence qu’elle contenait.

Quand Syles s’attaqua au dos de Shun, Gil resta face à lui. Il aimait soutenir son regard lorsqu’il le blessait. Il aimait lire dans ses yeux toute la douleur qu’il ne parvenait même plus à exprimer. Des râles lui échappaient encore mais, même si Gal intervenait de temps en temps, Gil le sentait faiblir. Tu claques pas sans notre accord ! Comme les ongles étaient tous arrachés depuis longtemps, Gil attrapa un couteau à la lame particulièrement aiguisée et se mit à lui couper la peau. Il l’épluchait comme un fruit mur. Doucement et avec une précaution qui lui faisait retirer une couche de peau extrêmement fine. Le corps de Shun réagissait toujours. C’était des spasmes nerveux mais tellement réjouissants ! Gil aurait volontiers dépecé l’homme tout entier mais Dil’Duran débarqua avec son marteau et il s’écarta. Fit une pause, tandis que les parties génitales de l’Envoleur étaient brisées à leur tour.

Pendant que Gil, lui, savourait sa bière tranquillement.



*



- C’est bon.

Gil ne regardait pas Shun. Il y avait un moment qu’il avait cessé de suivre la torture pour lire son évolution sur le visage de Kaünis. C’était encore mieux. Après tout, c’était pour elle qu’ils étaient tous là. En avait-elle conscience ? Non, Gil ne cherchait pas sa reconnaissance. Il n’en était plus là. Mais Shun se trompait lorsqu’il parlait de posséder la jeune femme. Kaünis, appartenir à quelqu’un ? Ha ! Syles était peut-être le seul qui soit désormais capable de formuler cette hypothèse. Et encore… Gil, lui, se contenta de savourer sa vengeance à travers celle qui avait été victime de la folie sexuelle de Shun. Elle avait mérité de porter ce coup-là. Et Gil la regardait faire, elle, parce qu’il était ébloui par sa démence. Et son courage. Affronter le regard de Shun lui demandait forcément un effort certain.

L’odeur était intenable. Le sang, les déjections de Shun envahissaient le sous-sol. Gil s’essuya le visage sans se rendre compte qu’il étalait un peu de sang sur ses joues. Ça lui donnait un air tellement sauvage que même Dil’Duran fronça les sourcils. Il n’était pas certain de comprendre cet homme. Quelque chose lui soufflait qu’il était important pour les deux jeunes gens, mais aussi qu’il fallait se méfier de lui. Pourtant, en dépit de la présence de Shun qui occupait tout son temps depuis qu’ils s’étaient pointés dans sa forge, le vieil artisan avait envie de créer quelque chose pour cet homme. Il avait remarqué qu’il ne portait pas d’arme, en dehors de quelques poignards. Encore un qui prenait son corps pour une arme fiable ? Le forgeron secoua la tête. Nan. Lui, il n’avait rien à voir avec la petite loutre. Il lui fallait quelque chose… mais quoi ?

Ignorant tout des réflexions de Dil’Duran, Gil arracha une dent – la septième – et joua distraitement avec. Shun faiblissait de plus en plus. Laissant Gal s’occuper de lui, l’Envoleur décida d’aller prendre un peu l’air. Après toutes ses heures passées dans le sous-sol, il avait envie de se dégourdir les jambes. Il sortit de la forge, dans la douceur du soir, et fit quelques pas. Avant de se retourner en grognant, parce que la porte venait de s’ouvrir dans son dos…

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"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 06:04

La réponse à la question de l'homme vint dans un éclat... Une arme était l'extension du corps. Il fallait quelque chose que cet étranger pourrait utiliser pour se sortir des mauvais pas, un truc que personne n’attendrais.

Il rit dans sa courte barbe en remontant l'escalier... Il ferait appel à un ami dessinateur pour nettoyer le sous sol plus facilement plus tard. Pour l'instant, il devait forger un truc... Mais avant, il demanda une seule question à Syles, qui remontait derrière lui, le rêveur ayant appeler une autre pause en retroussant le nez vu que Shun ne devait déjà plus sentir grand chose niveau douleur, bien qu'il puait pour le reste.


Dit, le grand galet, c'est quoi son nom?

Il sourit devant la réponse... Sangrelune... Oui, il pouvait faire une oeuvre d'art avec ça, il lui faudrait encore utiliser des produits corrosifs pour donner de la couleur au cuir de cette façon non-naturelle à la lumière, mais il pouvait créer un truc unique. Attrapant son second marteau, celui moins lourd mais plus résistant de forgeron, qu'il n'aurait jamais taché d'une tâche ingrate comme la torture, il s'élança dans son atelier pour tout faire de mémoire...

Et il chantait à s'en arracher les poumons.


~~~

Brothers of the mine rejoice,
Swing, swing, swing with me!

Raise your pick and raise your voice,
Sing, sing, sing with me!

Down and down into the deep,
Who knows what we'll find beneath?

Diamonds, rubies, gold and more,
Hidden in the mountain store.

~~~

L'envoleur suivit son ancien mentor quand le rêveur dit qu'une pause était nécessaire...

Le maître n'était pas lui même. Avant, il avait voulu le tuer pour protéger sa bien aimé et, maintenant, il n'avait pas de réaction quand on lui disait l'imaginer se faire violer des années durant?

Sangrelune n'allait pas bien. Son grognement, en entendant la porte, prouva la pensé de Syles.


Je peux te poser une question..?

Et si tu dis non, je demande quand même, tu me connais.

Bref, qu'est-ce qui t'arrive. Et ne me dis pas que tu ne sais pas de quoi je parle, mon vieux. Tu ne veux probablement pas l'entendre, mais t'es pas toi même, en ce moment.


Il s'approcha de l'homme à moins d'un mètre, clairement dans sa bulle, dans son espace vital... Et ses yeux fixait l'autre envoleur avec une intensité qu'il n'avait jamais dirigé vers celui-ci. Il ne le regardait pas, il lisait. Il lisait son âme dans ses prunelles, y voyait rage et haine... Mais pas cette nonchalance qu'il y avait trouvé trois cours durant.

Réveille toi, mon vieux.

Tu t'en rend pas compte, mais si tu continu, tu passeras à côté de la seule satané chose que tu as réussis de ta vie, l'apprentissage de Kaünis et le mien mis-à-part.

Tu semble penser que c'est plus simple d'être un monstre, un psychopathe. Tu crois que Kaünis et moi n'avons pas ce qu'il faut pour jouer au monstre, peut-être?

J'ai un scoop pour toi, Sangrelune, tout ce temps, elle et moi, nous ne jouions pas au monstre...

Tout ce temps, nous jouions à l'humain.

Toi, t'es pas obliger. T'as encore de l'humain, en toi... N'abandonne pas si vite Libertée... N'abandonne pas ta fille non plus.

Ne fait pas d'elle un monstre comme on a fait de moi ou de Kaünis par ton absence.


Il n'avait jamais été plus sérieux... Et l'utilisation de ''Sangrelune'' plutôt que de ''Gil'' le montrait bien. Il voulait être sûr qu'il comprenne...

~~~

Born underground,
Suckled from a teat of stone.

Raised in the dark,
The safety of our mountain home.

Skin made of iron,
Steel in our bones.

To dig and dig makes us free.

Come on brothers sing with me!

~~~

Le forgeron essuya son front pour une millième fois puis prit une longue gorgée de sa large choppe de bière... Le premier mécanisme était en place, le protecteur aussi... Il lui manquait le second mécanisme, dont il avait toute les pièces, le travail final sur le second protecteur, en cuir, celui-ci, et la seconde lame... Il leva son marteau en prenant une inspiration...

Et se remit à chanter, frappant son marteau comme un métronome sur le métal. Il n'avait pas droit à l'erreur. Son marteau, extension de son bras, de sa volonté, semblait volé sur le métal, comme si celui-ci contrôlait l'homme pour qu'il crée son projet.

Il devrait surement créer un autre truc, une vraie oeuvre d'art, pour Syles et Kaünis, plus tard, question de leur données quelque chose de merveilleux à eux aussi, mais pour l'instant, c'était cette oeuvre qui demandait toute son attention. C'était minuscule, difficile à faire, chaque ressort prenant sa place... Puis il se retrouva bientôt avec le produit presque terminé. Une paire de gants à manches remontant un peu au dessus du coude, avec un protecteur métallique à l'intérieur de l'avant bras permettant de bloqué les coups, protecteur qui continuait à l'intérieur des bras.

Sur le dessus, il y avait la première lame, remmenée en arrière par un système complexe de poulies et de ressorts. La lame en question se séparait un peu passé le poing de celui à qui il était destiné, Duran étant bien plus habitué de mesuré à l'oeil des bras et des mains que des pieds comme pour Syndrell, créant des griffes. Quatre, pour être précis. Une pour chaque doigt. Elle pouvaient être activer d'un simple mouvement de poignet vers le bas, ou être garder en position neutre pour servir de protecteur additionnel. La vingtaine de centimètres couvrait une bonne partie du bras, après tout.

La seconde lame, environ de la même longueur, était dissimulée à plat le long des bras, sur le même côté que le coude. Un simple mouvement de torsion des coudes vers l'extérieur suffisaient à les faire sortirent pour transformer un simple coup de coude en coup d'épée. Le même mouvement, répété, les rétractaient. Les renforcements aux jointures qui n’empêchaient pas les mouvements et le protecteur en cuir souple mais résistant sur les coudes étaient des cerises sur le gâteau...

La touche finale prit un bon moment à placer, mais finalement il y arriva... Sur chaque poignet, juste sous les trous faits pour les aiguilles qui semblaient en sortir à volonté, il y avait, dans le cuir, un loup hurlant à la lune...

Lune qui devenait rouge à la lumière.

Des griffes pour un loup solitaire...

Un loup qui hurlait à une lune de sang.

Sangrelune.

__________________________________________


Spoiler:
 

Some people's lives are like their love,
A fragile, flickering flame which might burn out...
I want to live my life like my love for you,
A great flame of darkness which engulfs all,
With you at the center of my world,
Controlling all...

Corrupting all.
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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 07:08

[ Bon, j'ai définitivement perdu Kaü là je crois... ]






- Une pause. Trop de choses à réparer…
Kaünis fronça les sourcils, observant Shun. Elle frissonna violemment, mais son regard croisa celui irradiant d’une souffrance informulable de l’homme. Elle était satisfaite. Et elle ne voulait pas qu’il récupère ses fonctions vitales.
- Lui répare pas ce que j’ai fait. Maintenant, il peut creuver, cracha-t-elle à l’intention du Rêveur.
Avant qu’elle ne serre brusquement les dents, revienne sur ses pas, pour se planter devant Shun. Et lui asséner un magnifique coup de poing dans la mâchoire. Elle sentit l’os qui se fendait et explosait sous son impact, plantant son regard luciférien dans celui au bord de la folie de son ancien violeur. Elle frémit, mais tint bon. Plusieurs secondes à le fixer, tentant de réguler sa respiration qui s’emballait en même temps que la panique tentait de la submerger. Contrôle.
Elle finit par lui cracher dessus.  
Elle voulait lui arracher le nez à coup de dents, lui exploser les yeux avec les ongles, enfoncer des aiguilles dans ses oreilles, le découper en petits morceaux pour le faire cramer, littéralement, et le bouffer. Mais la viande ne serait même pas bonne, trop de souffrance tue sa saveur.

La puanteur ne la dérangeait même plus.
Là, elle venait de retrouver sa place. La fureur répandue dans ses veines enflait doucement dans son corps, reprenant ses droits.
Sans un regard en arrière, Kaünis finit par quitter la salle.


* *


Quand elle atteignit le niveau du rez-de-chaussée, la voix de Syles attira son attention. Fronçant les sourcils, désireuse de ne pas se faire repérer soudain, elle assouplit ses appuis et ses genoux pour s’approcher de l’angle de la porte de la pièce et tendre l’oreille.

- Tu t'en rends pas compte, mais si tu continues, tu passeras à côté de la seule satanée chose que tu as réussie dans ta vie, l'apprentissage de Kaünis et le mien mis-à-part. Cela tira un sourire dur à Kaünis. Elle n’était même pas sûre de ça. Mais pourquoi Syles passait-il un savon à Gil au juste ? Il faisait ce qu’il voulait de sa satanée vie ! S’il avait envie de la gâcher, tant pis pour lui.
La jeune femme fronça les sourcils en pensant ça. Parce qu’elle avait été tellement de fois sur le point de gâcher sa propre vie, ces derniers mois, qu’elle s’en navrait presque elle-même finalement.
- J'ai un scoop pour toi, Sangrelune, tout ce temps, elle et moi, nous ne jouions pas au monstre… Tout ce temps, nous jouions à l'humain.
Ah donc il la considérait aussi comme monstrueuse, finalement. Et en fait, cela ne faisait ni chaud ni froid à Kaünis : c’étaient comme ça qu’ils étaient. Qu’elle était. Ne pas accepter qu’elle était un monstre, c’était ne pas l’accepter en entier, et ne pas l’aimer en entier, au fond. Pendant tout ce temps, elle ne s’était pas aimée elle-même, en réalité. Son égo si développé n’était qu’une armure, une cage, pour ne pas voir ce qui se trouvait à l’intérieur. Là, à torturer ce mec… Elle avait retrouvé des sensations de puissance et de pouvoir perdues. Déjà éprouvées quand elle avait tué le frère de Yan. Quand elle avait tué Yan. Quand elle avait tué Fried. Quand elle avait tué Märr.
- N'abandonne pas si vite Libertée... N'abandonne pas ta fille non plus. Ne faispas d’elle un monstre comme on a fait de moi, ou de Kaünis, par ton absence…
Un petit sanglot monta aux lèvres de l’Envoleuse, et elle tenta de plaquer sa main sur sa bouche pour ne pas qu’on l’entende. La blessure était encore ouverte, clairement. Les souvenirs venaient de lui sauter encore à la gorge, et elle en trembla de tout son corps. Se laissa glisser contre le mur jusqu’à ce que ses fesses touchent le sol pour jeter ses jambes sur le côté, s’effondrant sur elle-même une nouvelle fois.


* *


Quand ils se retrouvèrent enfin à nouveau au sous-sol, Kaünis se planta devant Shun, les mains sur les hanches d’abord.
Elle le défia du regard.
L’adrénaline brûlait dans ses veines, et un sourire machiavélique avait pris place sur ses lèvres.

Plantant son regard sombre dans celui, bleu foncé de l’homme, elle attendit plusieurs minutes la vague d’angoisse qui aurait dû la submerger. Elle ne vint pas, alors que Shun tentait tous les regards possibles. Timide, psychopatique, agressif, sexuel… Il ne pouvait plus l’atteindre.
Alors, seulement, elle lui arracha les yeux en crochetant ses globes oculaires vivement de ses ongles. Fermant le poing sur les billes visqueuses, elle les fit exploser dans ses paumes, secouant les bras pour se débarasser des résidus.
Les orbites vides de l’homme sanguinolaient délicieusement…

Elle recula d’un pas.
Pour jeter un coup d’oeil à Syles.
Il avait mis des aiguilles partout dans le corps de Shun.
Maintenant, c’était le bouquet final.

Un sourire étira ses lèvres.
- Vas-y, fais-le exploser, murmura-t-elle du bout des lèvres.

Un rire démentiel cascada de sa bouche quand l’homme éclata en mille morceaux de chair sanguinolents. Elle tourbillonna sur elle-même, levant les bras au ciel, éclaboussée des geysers de sang qui pulsaient encore des artères sectionnées de l’homme.

Elle tournait, tournait, tournait, bras ouverts.
Elle riait, riait, riait.
Jusqu’à ce que son cerveau ait le tournis, et qu’elle s’écroule dans les bras de Syles recouverte du sang qui n’était pas le sien.

Gonflée de bonheur.
Comme une gamine qui aurait couru sous un arc en ciel avec des papillons partout.
C’était la même chose… Avec du sang et des bouts de chair.

From the fire that burns inside, consuming
I fight to stay alive but I can't breathe
The voices scream, the enemy takes over everything
This is the madness in me

Elle attrapa les mains de l'Envoleur pour le faire tourner avec elle, lui aussi.
Danser dans cette pluie de sang.
Glisser, se rattraper...
Hilare.
L'embrasser à pleine bouche.
Se coller à lui.

Terriblement vivante.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 10:42

Le regard de Gil s’assombrit en découvrant Syles. Pensant que le jeune homme avait seulement besoin d’air, comme lui, il reporta son attention sur le soir qui tombait sur la jungle. D’ici une poignée de minutes ce serait l’entre chien et loup. Son moment. Il se surprit à vouloir l’attendre. Au milieu de tout ce qu’ils étaient en train de faire, ce genre de chose avait-il encore sa place ?

- Je peux te poser une question ?

Non.

- Et si tu dis non, je demande quand même, tu me connais.

Gil ne sourit pas. Il avait oublié comment faire. N’avait plus envie de le faire. Prenant une fois de plus son silence pour acquis, Syles se lança dans un discours enflammé. C’était réellement lui qui parlait, pas l’homme bestial capable d’arracher un à un les nerfs d’un homme en sifflotant comme si c’était normal. C’était lui, mais il y avait quelque chose dans sa voix qui parvint à intriguer Gil, en dépit de sa froideur. Un sérieux qu’il ne lui connaissait pas. Et qui lui allait plutôt bien d’ailleurs. Alors c’est ça, le Syles Envoleur ? songea-t-il en observant le jeune homme pendant que celui-ci babillait. Pas mal… Bien, même. Ce Syles-là était plus grand, plus mûr, plus sûr de lui. Plus amoureux, aussi. C’était nouveau, ça, et… Oui, ça lui allait bien. Ça le rendait bien plus humain, d’un seul coup. Pas mièvre du tout, heureusement, et ses paroles, que Gil écoutait d’une oreille distraite, ne l’étaient pas non plus. Sauf qu’elles ne l’atteignaient pas à l’endroit escompté.

Voilà. C’était son moment. Plus de soleil, pas encore de lune, un ciel à la fois jour et nuit, terriblement indécis – le drame de toute sa vie, à jamais marqué par la couleur dépareillée de ses yeux. En tant normal, Gil aurait sommé à Syles de se taire pour profiter de cet instant. En tant normal, il aurait fait signe à Kaünis, dont il avait depuis longtemps senti la présence, de venir les rejoindre. En tant normal… serait-il réellement ici, au beau milieu d’une jungle hostile, en train de laisser le temps à un homme – non, ce qu’il restait encore d’un homme – le temps de récupérer entre deux séances de torture ? Ce qu’il m’arrive ? Gil baissa les yeux vers ses mains. Elles étaient couvertes de sang séché. Sa vue se brouilla un très bref instant, avant qu’il ne les plonge dans ses poches. Le regard qu’il lança à Syles était calme, mais infiniment dangereux. C’était le regard d’un prédateur.

- Je me suis réveillé, souffla-t-il enfin. Simplement, tu n’avais encore jamais rencontré le véritable Giliwyn SangreLune.

Il ferme les yeux, un instant.
Laisse le flot de souvenirs assaillir sa mémoire.



*



- Qui es-tu ? Offre-nous ton identité, avorton.
- Je veux me joindre à vous. Devenir mercenaire.
- Ton nom.
- Giliwyn Sangrelune. Je veux devenir mercenaire.
- Tiens donc… Dis-moi, Giliwyn Sangrelune, pourquoi devrais-je t’aider à accomplir ce rêve ?
- J’ai tué un marchombre.
- Et moi, neuf. Passe ton chemin, l'étranger. Je ne suis pas…
- C’était mon père.




*



Du sang, partout. Jusque dans ses cheveux et ses yeux. Il essuie son visage d’un revers de bras, barbouillant davantage son expression impénétrable, et continue son travail. Entre ses mains, un cœur d’homme, qu’il vient tout juste d’arracher de la poitrine de son propriétaire. Une femme entre deux âges, ni belle ni laide, et morte désormais. Une marchombre. Giliwyn sourit, satisfait. Dans son dos, Seren reste immobile et silencieux.



*



- Tu es une bête, Gil...
- Je sais. Et ?
- Et je me demande s’il reste un peu d’humanité en toi.
- C’est important ? Plus important que tout ça ?
- Aucune idée. Mais à mon avis, ça en aura un jour.
- Quand ?
- Au moment où tu t’y attendras le moins…
- Enfer, j’comprends rien à ton charabia, vieux chnoque.
- Pas grave. Moi j’ai compris.




*



Gil rouvrit les yeux. Le ciel s’obscurcissait à vue d’œil, en même temps que son cœur. La nuit reprenait ses droits. Quelque part, un animal poussa un rugissement bestial qui résonna un long moment dans la jungle. Syles était toujours là, Kaünis aussi. Il soupira. Eux aussi, ils étaient monstrueux. Ce qu’ils avaient fait, en bas… ce qu’ils allaient faire, encore… Ils étaient jeunes, ils étaient amoureux mais ils partageaient la même folie animale. Pourquoi Syles ne comprenait-il pas ? Est-ce qu’il refusait de comprendre, têtu qu’il était ? Bien sûr que c’était plus facile d’être un psychopathe dangereux et sauvage ! Et il regrettait de n’avoir pas su cesser de lutter contre cette rage brûlante qui, désormais, scintillait dans ses yeux. Mais ce sale gosse avait raison en affirmant que Kaünis et lui jouaient à l’humain. Il était en train de le faire, là, en évoquant Libertée et sa fille. Ma fille. Un bref instant, moins d’une seconde, la sensation de ses doigts minuscules autour de son pouce le transperça. Avant que la bête ne chasse se souvenir d’un puissant coup de mâchoires. Terminé, ça. Ces attaches qui le retenaient depuis trop longtemps prisonnier. Qui l’empêchaient de tuer, d’être lui-même. Il lui restait toutefois une chose à faire, après avoir réglé le sort du misérable Shun. Son regard se durcit davantage, si c’était possible, et devint aussi sombre que la nuit. Il allait le trouver, ce cinglé qui s’en prenait à lui sans avoir les couilles de se montrer. Il allait le trouver et il lui réservait un sort pire encore que celui de Shun.

C’était l’heure de retrouver le miasme ignoble du sous-sol. Gil ne répondit rien d’autre à Syles. Il n’y avait rien à dire, voilà tout. Mais en passant près de lui, il eut ce drôle de réflexe, sans doute à cause du lien qui, malgré tout ça, l’unissait au jeune homme : il posa la main sur son épaule et la serra doucement. Merci d’avoir essayé, semblait-elle dire. Mais ce n’est pas la peine de t’inquiéter pour moi. Syles avait une vie bien à lui désormais. Qu’il la vive sans s’embarrasser d’un ancien maître complètement fou et sauvage. Il avait bien lâché Seren, lui. Syles y arriverait. Il finirait par s’éloigner aussi. Le lien serait toujours là mais il serait l’unique témoin d’un temps où tout était plus simple… Gil passa devant Kaünis et cette fois-ci, il s’arrêta. Elle était par terre. Encore. Consciente mais engluée dans son propre traumatisme, envahie par ses propres démons. C’est comme ça que tu joues à l’humain ? Il la toucha pour la première fois de la soirée, glissant les mains sous ses aisselles pour l’aider à se relever. Il croisa son regard et chercha, à travers la douleur, la colère, l’envie de sang et de meurtre, cet éclat qu’il avait vu briller dans les yeux de Syles. Le trouva. Minuscule mais indéniablement là. Tu l’aimes aussi, hein… C’était bien, alors. Il pouvait la lâcher pour de bon, elle aussi. Ils veilleraient l’un sur l’autre, ils n’avaient plus besoin de lui.

Excepté pour une dernière chose.



*



Shun n’avait plus d’yeux, plus de langue, plus de sexe, plus rien. Il n’était plus rien. Un morceau de chair encore unie, écartelée sous leur regard impassible. Syles avait ingénieusement enfoncé des aiguilles dans son corps. Il y en avait beaucoup. Certaines appartenaient à Dil’Duran ; les poignets de Gil étaient engourdis à force d’avoir utilisé sa greffe. Il ne le regrettait pas, c’était un spectacle qui nourrissait la bête, en lui. La climax montait, il le sentait. Bientôt… Mais, lorsque Kaünis donna le signal, il posa les doigts sur le bras de Syles.

- Attends.

Il approcha ses lèvres de l’oreille, seul morceau de chair encore à peu près intact, de Shun, et murmura quelque chose. Nul autre à part l’Envoleur n’entendit ses paroles, et il finit par reculer, dérapant à moitié dans le sang qui recouvrait le sol. La jouissance fut à son comble lorsque Shun mourut enfin, éparpillant des morceaux de chair un peu partout dans la pièce. Explosion de sang et de monstruosité qui fit danser Kaünis, puis Syles. Et qui le laissa de glace. Il Ne s’éternisa pas. Tournant les talons, il quitta le sous-sol en se faisant une promesse.

Il n’y retournerait jamais.



*


- Sangrelune !

Gil s’arrêta à la lisière. Il avait fait une rapide toilette mais du sang s’accrochait encore à son cou et à ses mains. Il se retourna vers le forgeron qui lui courait après. Drôle de type. Sa chanson restait dans la tête et refusait de s’en aller. Les mains dans les poches, Gil attendit. Il n’était pas pressé.

- Disparais pas tout de suite, j’ai quelque chose pour toi.

L’Envoleur regarda Dil’Duran mais ne dit rien. Il n’avait rien demandé, qu’est-ce que c’était encore que cette histoire ? Il avait l’air très fier de lui en plus, le bougre. Gil se méfia. Un canular ? Venant de lui, il n’en serait pas étonné… Mais le vieil artisan aux traits durs lui tendit une paire de gants. Des mitaines, pour être exact. Noires, longues et plutôt simples. Gil haussa un sourcil en les attrapant. D’accoooord, c’est bien, j’avais justement plus de g…

Sensation. Juste là, sur le dos de la main, au moment où il les enfila. Sous le regard brillant de Dil’Duran, Gil agita les doigts, ferma le poing… écarquilla les yeux lorsque les griffes d’acier, finement ciselées, jaillirent au niveau de ses jointures. Intéressant, ça… Son attention désormais concentrée sur le présent de Dil’Duran, Gil caressa les plaques métalliques qui servaient de protection. Il ne doutait pas de leur efficacité et hocha la tête. C’était judicieux. Mais, lorsqu’il remua le bras pour mieux sentir l’accessoire sur sa peau, et qu’une lame jaillit au niveau de son coude, il siffla d’admiration. C’était parfait. Absolument parfait. Depuis les griffes jusqu’à cette lame, en passant par le loup gravé dans le cuir, qui hurlait à la lune. Une lune rouge sang.

Aussi rouge que l’éclat qui traversa le regard de Gil.

- Merci.
- Pas d’quoi.


Les deux hommes se serrèrent brièvement la main, puis le forgeron retourna vers son domaine. Mais il s’arrêta après quelques pas et se retourna vers Gil, qui n’avait pas bougé.

- Tu sais, t’es plus un loup qu’un homme, ça se voit dans tes yeux, mais je vais te dire une chose, l’ami : il a raison, le sale gamin. Les loups, c’est fait pour vivre en meute.

Il laissa filer quelques secondes, puis se détourna à nouveau. Il ne s’arrêta plus mais jeta par-dessus son épaule, d’un ton goguenard :

- Et si tu lui répète ça, je te ferai bouffer ta langue à coups de marteau !

Gil le regarda s’éloigner, brave homme bourru, bourré et infiniment talentueux. Puis il s’enfonça dans les ombres épaisses de la jungle. Il n’avait ni monture, ni carte, ni nourriture. Mais il avait des griffes.

Et il comptait bien s’en servir.



[Je n'avais pas spécialement prévu de partir si tôt, mais Gil soigne ses sorties aussi bien que ses entrées, hein ! Dark Gil, devrais-je plutôt dire... Merci à vous deux, c'était, heu... stimulant ? Rolling Eyes  Encore une fois je me suis régalée. On se retrouve très vite, mes psycho-zigotos d'amour ! Razz]

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 15:34

Une claque. Monumentale.

Il aurait dut s'être remit au travail sur ce qui restait de Shun, mais non. L'envoleur avait foutu une gigantesque baffe à son mentor, en arrivant dans le sous-sol, puis l'avait poussé contre le mur en profitant de la surprise, s'était collé à son oreille pour lui chuchoter un truc que personne d'autre ne sembla entendre.


T'es un connard et un imbécile de première, Sangrelune, et je vais te dire un truc, si c'est ça, le vrai Gil, alors je ne veux pas de toi comme maître car tu ne vaux pas mieux que l'homme au milieux de cette sale.

Son ton avait légèrement monté sur l'insulte, faisant probablement sonné les oreilles de l'homme et faisant arquer le sourcil de Dil'Duran... Ce jeunot ne s'était jamais vraiment attacher à qui que ce soit, et maintenant il se retrouvait à tenté de... À tenté de quoi, au fond? De sauver l'âme d'un ami? Il avait mûrit, ce gamin. L'amour qu'il avait pour Kaünis et l'amitié qui brillait dans son regard quand il se détourna de celui qu'il venait d'insulter de la grande façon le clamait et le forgeron ne put s'empêcher de rire dans sa barbe... Ce Sangrelune avait peut-être abandonner, croyait peut-être que son propre cas était insolvable, mais c'était facile à voir que Syles, lui, n’abandonnais pas et l'artiste au marteau crut même voir, dans ce regard, que le jeune homme aurait volontiers torturé quelqu'un pour cet homme comme il le faisait pour la jeune femme.

Il comprit alors. Ce n'était pas un ami.

C'était un frère d'arme, avec qui il avait forgé des liens dans la sueur et le sang.


~~~

I'm gonna lose control,

From my liver to my very soul...

~~~

Syles leva les mains, se concentra... La porté de sa greffe l'étonnait toujours, mais il devait aussi trouver chaque aiguille, dans le corps de shun, sans affecter les armes et les outils présents dans la salle, il passa donc un moment ainsi, les yeux fermés et les bras levés devant lui comme s'il attendait qu'un orchestre invisible se mette à jouer...

Un orchestre de mort.

Car quand il bougea enfin, ce fut ses paumes et ses doigts qui testèrent son contrôle sur les aiguilles, tirant encore des gémissements à l'ordure au milieux de la salle... Puis d'un coup, il écarta les paumes vers l'extérieur.

Il faisait pleuvoir. L'envoleur avait créer une pluie de sang dans le sous sol en faisant ressortir toute les aiguilles en ''X'' dans le corps désormais non existant de l'homme tout en les faisant tournoyer.

Le sang, la chair et des bouts de nerfs et d'autres choses, des organes probablement, volèrent à une dizaine de centimètre autour du torturé, mais surtout, le sang, lui, vola dans toute la pièce. Gardant la pose pour s'assurer que chaque aiguille était sur le sol sans blesser qui que ce soit, le jeune homme fut ensuite entraîner, souriant, dans une danse avec Kaünis...

Mais capta que Sangrelune les quittaient.


* Oh que non, je te laisse pas t'en sortir comme ça, toi. *

Il embrassa Kaünis à pleine bouche, puis la serra dans ses bras... Il profiterait encore un peu de ce moment, avec elle, mais il avait l'intention de rattraper Gil... Il allait lui apprendre qu'une fois qu'on avaient un monstre sur les bras, c'était pas si simple de s'en défaire.

Listen up, listen up,
There's a devil in the church.
Got a bullet in the chamber and this is gonna hurt.

Let it out, let it out,
You can scream and you can shout...

Keep your secrets in the shadows and you'll be sorry.

Listen up, listen up,
There's a Syles in the church...

HRP:
 

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Mer 06 Avr 2016, 19:59

Kaünis avait imperceptiblement froncé les sourcils quand Gil avait demandé à Syles d’attendre, mais cela n’avait pas été long. Alors, elle s’en fichait.
Recouverte d’éclaboussures de sang, du sang de celui qui l’avait abusée pendant un temps infiniment long, pourtant dont elle ne se souvenait pas jusqu’à l’avant-veille…
Elle s’en fichait.
Le sang était un exutoire.
Infini et précieux, il la faisait rire aux éclats. Démente, les yeux écarquillés de bonheur, le coeur frappant à grands coups dans sa poitrine, elle était libre.

Libre de tomber dans les bras de Syles, de se ficher de ce que Gil faisait, alors qu’il s’en allait.
Rien à foutre.
Elle dansait.


* *


Elle poussa quand même un petit soupir quand  enfin elle s’immergea dans un ruisseau qui naviguait dans la jungle d’Hulm, non loin de la tanière de Dil’Duran.
L’eau froide mordit sa peau, lui tirant un frisson ainsi qu’un grand sourire.

Ses vêtements trop grands étaient jetés en tas un peu plus loin, et la jeune femme s’avança dans le ruisseau pour nager une petite brasse, s’accrochant à un rocher recouvert de mousse pour y allonger son dos.
L’eau piquait un peu les quelques éraflures sur sa peau, mais cela faisait un bien fou.

Fermant les yeux, la Kaünis prit une grande inspiration, laissant l’humidité du courant et l’odeur de la mousse envahir ses poumons. Elle songea qu’elle avait laissé ses lames blanches chez ses parents, et que le salon devait être dans un sale état. En réalité, elle se fichait bien de l’état du salon. Elle voulait toujours détruire tout le reste des objets de la maison, se débarrasser de tout ce qui pouvait réveiller les souvenirs. De toutes façons son père recommanderait tout, ou referait tout. Autrement.

Ouvrant un œil en direction de Syles qui se nettoyait lui aussi, la jeune femme se redressa, laissant le courant jouer avec ses pieds.
- Syles ? demanda-t-elle du bout des lèvres, couvrant à peine le tumulte de l’eau, pour attirer son attention. Tu voudrais me raccompagner chez moi ? Je…. Elle prit une inspiration tremblante, pour fermer les yeux à nouveau, et immerger le bas de son visage dans l’eau froide. Remonta pour continuer, quand elle sentit que sa voix ne flancherait pas. J’ai laissé mes lames là-bas. Je veux vraiment détruire tout dedans. Je… veux reconstuire des souvenirs. Tu voudrais bien m’aider ? Sa voix ne tremblait pas, mais elle s’était faite toute petite. Elle n’était pas certaine que ce qu’elle demandait plairait à l’Envoleur, en fait.
C’était bizarre, comme question, non ?
Maintenant elle l’avait posée, c’était donc ça de fait. Mais elle attendait la réponse de Syles avec les yeux brillants.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Jeu 07 Avr 2016, 04:34

When you're lonely, in the night
I'll be here to hold you tight.

If you ever want to cry,
I'll be there to kiss your eyes.

~~~

Un sourire étira les lèvres de l'envoleur et il s'approcha de la jeune femme pour lui relever le menton... L'embrasser, puis la serrer dans ses bras pour lui chuchoter sa réponse à l'oreille.

Rasons la. Complètement. Comme si elle n'avait jamais existé.

J'en construirait une de mes mains avec toi, s'il le faut.


Qu'ils reconstruisent tout, ensembles... Elle méritait de connaître le bonheur, le vrai... Et surement lui aussi un peu, non?

~~~

We will kiss in the moonlight,
You are never gonna cry...

I will never make you cry.

~~~

Dil'Duran avait à peine terminer les mitaines de ce fameux Sangrelune quand il avait commencer le travail sur deux cadeaux additionnels qui lui prirent moins de temps qu'il ne l'aurait pensé...

Le premier, pour la jeune femme. Il ne savait pas d'où venait tout ces pouvoirs étranges, le contrôle du métal de Syles, le gel de la jeune femme ou les aiguilles de l'autre grincheux, mais il semblait évident que ce n'était pas sans failles, sinon cette séance de torture n'aurait jamais commencé.

Une ceinture pour régler ça. Une ceinture dans laquelle des lames étaient cachées. Une torsion des hanches avec un peu de puissance et boom, quiconque s'approchait serait transpercer par des lames courtes mais efficaces. Il avait eu de la difficulté à faire ça sans que ça soit encombrant, mais avait assez bien réussit.

Le second, pour Syles. Il ne connaissait pas les limites du pouvoir sur le métal du jeune homme, qui était assez ironique vu le début d'entraînement de forgeron qu'il lui avait fournit, mais il lui avait demander de nouveaux gants... Aussi le vieil homme modifia-t-il un peu son design.

Il ajouta une chaîne qui passait sur le dessus de la main et qui était assez longue pour rejoindre un fourreau porter sur le bras... Fourreau dans lequel une lame reposerait, la chaîne rejoignant le manche.

Il avait hésité longtemps sur ce détail, un manche, ou non? Mais au final, ne pas avoir de manche fermait la possibilité de s'en servir comme poignard et ça fermait trop de portes, dans un combat, pour prendre le risque. De toute façon, si quelqu'un s'emparait du manche, alors il pourrait s'emparer de la chaîne de la même façon.

Il entendit Syles et Kaünis se parler de reconstruire une vie, quand il alla pour leur portés le tout... Décida de na pas les interrompes et glissa les gants ainsi que leur dague respective, et les fourreaux de bras, légèrement courbé sur les vêtements du jeune homme et la ceinture sur ceux de la jeune femme, comme si c'était là leur place normale, puis il s'éclipsa sans demander son reste, remerciant le ciel que les jeunes gens soient trop absorber par leur conversation pour le voir...

Il n'avait jamais été doué, pour les au revoir depuis...


~~~

Thousands of cherry trees dissolve into the night,
Not even your voice will reach.

This is a banquet inside a steel jail cell,
Look down on us from your guillotine.

The whole world is shrouded in hellish darkness,
Not even a lamenting song is audible.

With your great bow,
shoot out the azure sky and the far distance.

~~~

Syles se dirigea vers ses vêtements et arqua un sourcil en apercevant les gants... Il avait voulu en demander à Dil'Duran, mais n'y avait pas penser... Comme quoi l'homme le connaissait très bien.

Il nota la chaîne, les fourreaux, et eu un gigantesque sourire Il enfila le droit, mais observa la gauche et remarqua que la chaîne était amovible, sur celui là. Le vieux forgeron avait sans doutes compris que la chaîne que Syles avait déjà autour du bras avait des utilités non létales supérieures à ces couteaux.

La détachant, il passa plutôt le fourreau sur sa jambe droite, attachant la chaîne à sa ceinture. Maintenant, ses coups de pieds seraient tout aussi mortels. De plus, ce genre d'arme utiliserait sa greffe sans que cela ne paraisse, semblant être les fruits d'un entraînement tout simplement intensif.

Il remarqua aussi que Kaünis, qui se rhabillait aussi, avait deux ceintures... Et un bout de papier, probablement expliquant le fonctionnement, sur ses propres vêtements.

Le jeune homme ne put retenir un léger rire à peine audible. Dil'Duran n'avait pas finit d’impressionner son monde. C'était bien, de retrouver le vieux forgeron bourru qu'il avait été avant toute cette sordide affaire à la citadelle.

Finissant d'enfiler ses bottes puis son manteau sans manches, l'envoleur se tourna vers sa compagne...

Ils avaient du chemin à faire et une maison à détruire.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Jeu 07 Avr 2016, 05:19

Kaünis ne put s’empêcher de froncer les sourcils quand Syles lui dit qu’ils devraient raser la maison. Non, elle ne voulait pas la raser, car elle représentait bien d’autres choses pour elle. Pour ses parents. Mais… Construire une maison ?
Elle leva les yeux vers le jeune homme. Un sourire moqueur sur les lèvres.

- Nous, construire un truc ? Elle ricana un instant. Pas sûre que ça serve à quelque chose. On est plus doués pour tout péter, ajouta-t-elle avec un sourire en coin.

La jeune femme frotta encore quelques instants les plaques de sang séchées sur sa peau pour sortir parfaitement propre de l’eau, s’étirant longuement. Avant de poser son regard sur ses affaires, qui apparemment avaient été déplacées. Fronçant les sourcils, elle tourna son regard vers Syles qui était en train d’enfiler ses gants… Avec quelque chose en plus.
Intriguée, elle l’observa mettre en place son frattras de chaîne, et elle ne put s’empêcher de se faire la réflexion qu’il avait vraiment fière allure. Et qu’il était vraiment canon.

Baissant le menton comme une adolescente en chaleur prise en faute, elle attrapa rapidement ses vêtements pour les enfiler, se rendant vite compte que en plus de sa ceinture à sacoches, une seconde était présente. Haussant un sourcil, elle saisit le bout de papier collé dessus… Soudain, un immense sourire étira ses lèvres, alors qu’elle enfilait le bout de cuir armé avec impatience. Elle ne put s’empêcher de frémir en sentant le poids de ce dernier sur ses hanches, immédiatement rassurée par la présence des lames tout près de sa peau.
D’un coup de hanches, elle testa le mécanisme et les lames se dressèrent autour de son bassin en scintillements dangereux. Mortels. Elle n’était pas grande, et si elle se retrouvait avec un deuxième mec sur lequel elle était incapable d’utiliser sa Greffe, ça rentrerait très probablement au niveau de l’aine… Un sourire mauvais passa sur ses lèvres alors qu’elle imaginait la scène.

Se tournant vers Syles, elle rangea les lames d’un autre mouvement de hanches. Wahou, elle adorait ce truc. Dil’Duran était vraiment quelqu’un de bien, finalement ! Son regard vogua sur les arbres autour d’eux, mais elle n’avait pas envie de retourner dans la cabane du forgeron. Ça comptait comme un au revoir, et puis voilà. Ça lui allait parfaitement.

Elle leva son regard vers l’Envoleur, un instant.
Ses prunelles scintillèrent.
Dans un geste saugrenu, elle lui tendit sa main, paume ouverte.


* *


Elle avait lâché la main de Syles bien vite.
Parce que quand même, c’était pas pratique du tout, entre les arbres et sur les sentiers des animaux. Mais elle restait là, presque à son contact, alors que parfois leurs bras s’effleuraient. Ça suffisait. C’était rassurant.

Mais ils allaient trop doucement.
L’Envoleuse leva les yeux vers les frondaisons des arbres… Jeta un coup d’oeil vers Syles, avant de bondir sur ses pieds.
A la verticale.
Elle crocheta une branche, se hissa à la force des bras, monta encore, avant de saisir une liane et se jeter en avant, bondir sur une branche haute et souple d’un charme, se propulser plus loin pour attraper une autre liane, se hisser sur une fourche d’arbre, sauter encore.

Elle lança un regard vers le bas.
- Hé, tu fais quoi ? Tu traînes !
Elle éclata de rire. Se précipita en avant.


* *


Quand ils passèrent la lisière de la jungle et que le regard de la jeune femme tomba sur la maison, elle s’immobilisa brusquement.
Elle prit une grande inspiration.

Tout était plongé dans le noir. Le soleil s’était couché une demi-heure auparavant, à peine, mais dans le creux de la combe, les ténèbres s’étaient déjà invitées depuis longtemps.
Son expiration fut tremblante, et elle reprit à cet instant précis la main de Syles. Mais son pas était déterminé quand elle s’avança enfin vers la maison, alors que la chaleur des doigts de l’Envoleur étaient infiniment rassurante.

Elle poussa enfin la porte d’entrée pour se faufiler à l’intérieur, tapa dans ses mains deux fois rapidement puis une fois plus lentement pour allumer la lumière dans la pièce principale.

Tout était en vrac. Canapé, table et chaises n’étaient plus que des morceaux de bois comme offerts en désolation sur le parquet, alors que ses lames blanches luisaient doucement dans la lumière chaleureuse de la pièce. Lâchant la main de Syles encore une fois, elle s’approcha de ses armes pour les attraper et les faire tournoyer dans ses mains.
Un sourire presque dément se peignit sur ses lèvres.
- Plus que l’étage du haut en fait !

Elle monta les escaliers trois par trois, entrant dans la première pièce à droite… Salle de bain. Sa lame transperça l’émail de la baignoire, la brisant en quatre la faisant s’effondrer sur elle-même.
Puis, avec méfiance et dans de petits pas, Kaünis s’approcha de sa chambre.
Un nœud dans la gorge.

Elle était incapable de franchir le seuil.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 03:04

Le jeune homme suivit Kaünis un moment, entra dans une pièce, à l'étage... Ça ressemblait plus ou moins à une salle comme les autres, avec des tables, des chaises...

L'envoleur prit place au milieux de la salle et, pour tester ses nouveaux outils, tenta de mettre sa greffe en action.

Instantanément, il sentit les lames quitter leur fourreau, commencer à voler. Se planter dans les meubles comme dans du beurre pour les lancers contre le murs. En un instant, la salle était remplies de morceaux de bois lambda et le frontalier observa le carnage en appréciant le travail bien fait. Ses lames vinrent se ranger d'elles mêmes et il sortit de la salle. Aperçu Kaünis geler comme une statue.

S'approchant d'elle, il aperçu la chambre, comprit son trouble et ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres.


Tu veux que je m'en occupe..?

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 03:23

Le bureau. Le lit. Le bois de l’armoire. La commode.
Le regard de Kaünis file des uns aux autres. Elle est incapable de faire un pas en avant. Incapable de reculer. Incapable de bouger. Les scènes tourbillonnent dans sa tête, se mélangeant, pourtant avec tellement de détails qu’elle en a la tête qui tourne.
Et puis soudain, celui de la dernière fois la percute encore plus violemment que les autres. Elle se souvient de la honte immense qu’elle avait ressentie quand sa mère était rentrée dans la pièce, surprenant Shun. De sa terreur quand elle s’était jetée sur l’homme pour tenter de le tuer. De son soulagement quand il était parvenu à s’enfuir par la salle de bain.
Du sentiment cuisant d’embarras et de culpabilité qui l’avait assaillie alors que sa mère avait voulu s’approcher d’elle. De la haine qui avait résulté de cette scène, alors qu’elle l’avait envoyée se laver.

Sa mère savait.
Elle n’en avait jamais reparlé car elle, elle avait poussé tout ça dans les derniers retranchements de son cerveau. Dans les limbes de l’oubli. Pourquoi cela avait fini par ressortir ? Parce qu’elle n’avait jamais recroisé Shun depuis. Pourquoi sa mère ne l’avait pas poursuivi, tué ? Elle avait peut-être trop peur de lui.

Finalement, ce n’était pas si mal.
Parce qu’elle l’avait tué, elle. Enfin, Syles. Mais le plaisir pervers et sanguinaire qu’elle avait pris à lui offrir dans de souffrance s’était imprimé dans sa peau et avait agi comme un élixir de vie, aidant à ouvrir et nettoyer les plaies cicatrisées mais nécrosées de l’intérieur.

Se mordant la lèvre inférieure, l’Envoleuse prit une inspiration au moment précis où Syles s’approcha d’elle, de l’embrasure de la pièce, de cet endroit qui avait été son havre de paix des années durant, alors que les souvenirs étaient enterrés.
- Tu veux que je m'en occupe..?
Elle prit une petite inspiration, alors que son regard balayait une fois de plus la pièce. Elle finit par hocher la tête, incapable de parler à cause de la boule dans sa gorge.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 03:32

Un génocide de meubles. Les chaînes volais, les meubles avec, les épées de l'envoleur finissant le travail. Une destruction sans pareil. Oh il avait entré calmement, avait calmement regarder où les meubles étaient... Mais avait été tout sauf calme quand il avait commencer.

De la rage, de la haine et du chaos. Chaque meuble était comme une représentation mentale de Shun et chaque meuble eu sa propre torture rapide. Il écartelait les meubles, les détruisaient, les mettaient en miettes.

Le lit implosa carrément quand il posa ses mains dessus, les ressorts sautant hors du matelas... Tout détruire, tout purifier.

Quand il eut terminer son travail de destruction, le jeune homme laissa ses lames et ses chaînes revenir à lui, puis il se détourna sans jeter un coup d'oeil au restes de bois.

S'approcha de l'envoleuse... Planta ses lèvres sur les siennes.

Il se sentait vivant, comme ça. Incroyablement vivant.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 04:05

Les battements de son coeur ralentissaient à chaque fois qu’un nouveau meuble était détruit. Les échardes de bois volaient dans la pièce, comme un ouragan de mobilier explosé.  
Quand le lit éclata en bouts de ressorts et de matelas déchiquetés, Kaünis relâcha enfin son souffle.

Accueillit le baiser de Syles en entrouvrant les lèvres, le saisissant par la nuque pour se presser tout contre lui. Le contact de son corps contre celui de l’Envoleur enflamma brutalement son ventre, la faisant gémir contre ses lèvres. Elle glissa ses mains sur le torse du jeune homme, palpa le dessin de ses muscles, apprécia leur congestion après l’effort, lâchant un râle de plaisir.
Posant ses deux mains à plat sur son torse, sur chacun de ses pectoraux, elle le poussa en arrière en faisant un pas en avant, entrant dans ce qui avait été sa chambre. Enfin.
Dézippant son pull et son corset, elle plaqua ses seins contre le torse de Syles, le déshabillant avec détermination et passion au passage.

Au milieu des débris, dans une ambiance apocalyptique.


* *


- Putain c’est quoi ce bordel ?!

Kaünis ouvrit les yeux brusquement alors que les jurons hurlés dans la pièce du bas résonnaient dans la chambre. Ils s’étaient écroulés de fatigue au milieu des résidus de meuble après leurs jeux sexuels, la porte ouverte.
Heureusement, sinon elle n’aurait sûrement pas entendu sa mère rentrer.

Mais elle n’eut même pas le temps de se couvrir que Hien dévalait les escaliers en montant et se trouvait déjà dans l’embrasure de la porte, le regard lançant des éclairs… Avant de tomber sur le corps nu de Syles, et sur sa fille en plus simple appareil à moité jetée sur lui.
Elle se calma presque immédiatement, mais resta plantée dans le cadre de la porte à les fixer. Plusieurs secondes.

- Euh, Maman ? Tu peux au moins te retourner, sérieux ? Si Kaünis se fichait bien d’être nue devant sa mère, elle n’appréciait pas nécessairement que cette dernière puisse voir Syles en fait. C’était sans doute un peu stupide, mais tant pis, c’était comme ça.
Hien cligna des paupières vivement, avant de lâcher un pouffement de rire en se tournant.
- Kaünis, pourquoi tu as détruit la maison? demanda-t-elle, et la jeune Envoleuse put sentir la tension dans sa voix. Elle serra les dents.
- Shun est mort.
Hien fit volte face, brusquement. Elle la fixa un instant, et Kaünis eut l’impression prenante que c’était comme si elle avait prit un Brûleur dans la tronche. Mais la Maître Envoleuse s’avança si rapidement dans la pièce que Kaünis n’eut même pas le temps de reculer pour tenter de cacher Syles – même si ce dernier n’en avait peut-être rien à faire – que sa mère la saisit par les épaules pour la lever.
Et la serrer contre elle.
Fort.
Elle l’étouffait, et Kaünis tenta de bouger ses doigts difficilement.
- Je… peux plus… respirer... La jeune femme vacilla quand sa mère la lâcha enfin, plantant son regard dans le sien.
- Comment ?
Kaünis déglutit difficilement, recula d’un pas… La chaleur du corps de Syles irradia derrière elle et elle se blottit contre lui, attrapant ses bras pour les refermer autour d’elle.
- Il était là. Je me suis souvenue… Je… On...
Elle leva les yeux vers Syles, basculant légèrement la tête en arrière, cherchant son soutien. Un peu d’aide pour formuler. Sa voix allait trembler, sinon.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 04:41

Le jeune homme bailla, loin de se formaliser de la situation plutôt étrange... C'est pas comme s'il était du genre gêné non plus alors bon. La phrase sortit de ses lèvres comme s'il demandait ''Qu'est-ce que y'as, au p'tit déj'?'' alors qu'il parlait d'un meurtre très lent.

On l'a traîner jusqu'à un certain endroit bien calme, puis Gil, Kaünis et moi avons passer un bon moment à lui apprendre pourquoi ce qu'il avait fait était mal, à notre façon...

Enfin bon, pour faire simple, il est mort explosé, carrément. Boom, pluie de sang...

Quand-aux outils utilisés...


L'envoleur hésita un moment, révéler qu'il connaissait la position actuelle de Dil'Duran aurait put causer des problèmes à son vieil ami... Surement que le chaos aimerait avoir un tel forgeron parmi eux, mais l'homme ne voulait que la paix. Syles fit donc un léger délit d’omission.

Disons que j'ai de bons amis qui savent êtres très méchant ou très gentils, dépendamment de ce que la situation requiert...

Se grattant le crâne, le frontalier vu ses habits, au sol, et attrapa quelques-uns des vêtements pour commencer à s'habiller ignorant avec brio la destruction qui les entouraient. Il se passa une main dans le début de barbe qu'il avait sur les joues avant de poser une question bien nonchalante à Kaünis.

Dis, tu te souviens si on a laisser un truc à bouffer dans la cuisine?

Je me disais que je pourrais nous faire un truc à grignoter mais je crois qu'on a un peu pété les armoires et leur contenus avec...


Quoi? Ce n'était pas normal de penser à bouffer quand on venait de pété tout dans la maison de sa petite amie avec elle et que sa mère venait de nous surprendre au milieux de tout ça nus?

Bah tant pis, parce qu'il s'en foutait, et d'abord il avait faim, il se demanderais ensuite si Hien avait à en cirer qu'il veuille faire le p'tit déj' pour lui et Kaünis...

Tient, elle en voudrait peut-être, elle aussi. Avec un peu de chance il restait peut-être bien un ou deux oeufs pas trop pété et peut-être une tranche de siffleur quelque part, dans une armoire à glace qui aurait échappée à leurs soins.

Et puis après tout, autant établir de bon rapports avec la belle famille, quoi!

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 05:03

Un sourire étira les lèvres de Kaünis quand Syles expliqua en quelques phrases comment ils en avaient fini avec Shun, alors qu’elle observait la réaction de sa mère qui avait écouté d’abord avec intérêt, puis d’une oreille distraite. Elle fixait plutôt les mains de Syles sur le torse de sa fille.
La jeune femme ne put s’empêcher de plisser les yeux, mais sa mère finit par se reprendre en redressant le menton pour détailler Syles qui venait de poser une question à Kaünis.

- Les placards de bouffe sont intacts. Donc... Sa mère la coupa.
- Il y a de la charcuterie de siffleur, du niam et des pommes de terre.
- … voilà.


Kaünis attrapa son pantalon en cuir dans l’armoire dont Syles avait explosé le panneau en bois, pour l’enfiler, et revêtit également une brassière abandonnée dans un étage de cette dernière.

- Tu sais cuisiner, toi ? demanda-t-elle à Syles, moqueuse. Remarque, t’es plus… subtil que moi pour faire monter la température. C’est presque cohérent ! pouffa-t-elle, railleuse et amusée. Son regard brillait d’amusement, et elle vit à cet instant sa mère la fixer en fronçant les sourcils, avant de fixer Syles à son tour.
- Moi aussi j’ai faim.
La jeune Envoleuse ne put s’empêcher d’éclater de rire.

Soudain, la maison sembla beaucoup moins sombre et ténébreuse.
Comme si le soleil s’était soudain levé sur un monde de désolation, marquant sa renaissance.


* *


Appuyée contre le mur, Kaünis observait Syles en train de faire la cuisine, appréciant le jeu de ses muscles alors qu’il semblait s’appliquer dans sa tâche.
Littéralement subjuguée par cette vision, elle ne faisait pas attention à ce que sa mère faisait.

Hien était en train de ramener les plus gros morceaux en tas au milieu de la pièce à vivre, commençant un semblant de ménage.
Au bout de quelques minutes, cependant, elle se redressa brusquement vers les deux plus jeunes Envoleurs.

- Une portion de plus, c’est possible ?
Cela tira Kaünis de sa contemplation, et elle cligna plusieurs fois des paupières en se demandant depuis combien de temps elle n’avait pas bougé, épiant chaque roulement de muscle de Syles. Sentant le rouge lui monter aux joues, elle s’ébroua vivement, se décollant du mur pour déposer un léger baiser – elle ne put s’empêcher de mettre quand même les dents – à l’arrière de l’épaule de son compagnon.
Se hissant sur la pointe des pieds, elle enroula ses bras autour du torse du jeune homme pour poser son menton sur son épaule.
- Je t’aime, Syles. Merci pour tout.
Une chaleur diffuse se déploya dans son ventre, lentement. Très lentement. Rien à voir avec le désir qui pouvait lui mordre les entrailles. Non, ça avait même une saveur à la fois douce et acidulée…
Comme quand elle finissait un combat.
Comme quand elle écartait les bras après un galop particulièrement intense.
Comme quand elle arrivait au point culminant d’une escalade compliquée.

Une pulsion de bonheur.

A l’instant où elle réalisait ça, où son cerveau comprenait qu’elle venait de dire les trois petits mots d’elle-même, pour rien, juste parce qu’elle l’avait pensé et qu’elle ne s’était pas plus posé de question…
Voïmakas apparut dans la pièce.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 05:26

Syles déposa un baiser sur le côté de la tête de Kaünis, il avait mit son pantalon et ses bottes mais était resté torse nu, vieille habitude prise à Dil'Duran qui lui avait appris à rester ainsi des heures devant la forge sans être affecté par la chaleur.

Il aperçu Voïmakas qui venait d’apparaître dans la pièce et se contenta de lui faire un signe de tête qu'il lui rendit...

Ou comment se dire salut sans vraiment le dire. Le fait que Syles avait hérité du dédains de Gil pour les Mentaïs n'était pas un secret, loin de là, mais il devait bien s'avouer que Voïmakas était probablement le seul qu'il considérait plus comme un homme que comme un Mentaï, il le respectait.

Faisant tourner une pièce de viande dans une poêle, il s'occupa ensuite de tranches de pommes de terres saupoudrés de niam et de quelques fines herbes sèches qu'il portait toujours avec lui dans une petite bourse et qu'il faisait griller tranquillement.

Le tout ne prit pas longtemps à cuire bien que le jeune homme retournait la viande régulièrement d'un geste habitué afin qu'elle reste bien juteuse.

Son geste aurait put être celui d'un cuisinier, sauf qu'il utilisait une pince qui était plus destiné à sortir un truc de l'eau bouillante ou une viande de sur le grill que d'une poêle...

Mais il était habitué aux pinces. Un outil de forgeron. Plus simple d'apprendre à utiliser un outil pour deux choses différentes que d'apprendre à utiliser deux outils pour des choses différentes.

Arrangeant le tout dans des assiettes, le jeune homme en profita pour amener tout ça à la table en même temps - depuis quand elle était là, cette table, d'ailleurs? - petit truc qu'il avait apprit sur la disposition des assiettes pour que tout tienne lorsqu'il travaillait comme videur dans une taverne... À force de regarder les serveuses faire, on apprenaient.

Déposant tout ce fatras sur la table, donc, il prit place à une chaise - mais putain les meubles poussaient, ici - et prit la parole un moment, par habitude, pour dire une petite chose qui pouvait sembler presque déplacer... Mais ils le disaient toujours, avec sa mère et Dil'Duran, quand ils avaient des invités.


Dites le si vous trouvez ça bon et sinon, puissiez-vous finir dans le ventre du dragon!

Les regards légèrement surpris qui furent dirigés vers lui le firent rire gentiment... Il adorait toujours voir les réactions à cette phrase.

Il se dit cependant que ce repas pouvait être une occasion en or de savoir si l'ordre connaissais la réputation de son plus vieil ami... Il se contenta d'envoyer un regard à Kaünis avant pour lui faire comprendre qu'il allait dire un truc plus ou moins bizarre mais qu'il ne fallait pas qu'elle relève.


Dites, au fait, vous avez entendus d'un forgeron nommé Dil'Duran? J'aimerais bien mettre la main sur l'une de ses lames...

Voila, c'était dit et c'était tout ou rien.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 05:43

Quand il arriva dans la pièce à vivre, la première chose que remarqua Voïmakas, ce fut l’homme devant la cuisinière, en train de faire cuire de la viande. Il fronça imperceptiblement les sourcils, avant de réaliser que c’était Kaünis qui était collée à cet homme… et de reconnaître Syles.
Un sourire s’était dessiné sur son visage…
Bien vite effacé par la vision apocalyptique de l’état du salon.

- Qu’est-ce que.. ?
- Cherche pas, c’est Kaünis. Aide-moi plutôt à finir de nettoyer ça.

Fronçant les sourcils, le Mentaï fixa encore un instant sa femme avant de finir par hausser les épaules. Et de se mettre au travail. Il se rendit ainsi en quelques pas sur le côté dans le magasin d’ébénisterie de Choke-Al, ramenant des chaises et une table d’abord, puis un canapé et un lit pour la chambre de sa fille.

L’odeur qui s’élevait de la cuisine donnait l’eau à la bouche, et le déjeuner fut prêt  alors que Hien sortait les derniers bouts de bois de la maison en les poussant avec un balais trop grand.
Ils s’installèrent tous à table, alors que Hien et Voïmakas échangeaient un regard.

- Dites le si vous trouvez ça bon et sinon, puissiez-vous finir dans le ventre du dragon!
Kaünis, qui n’avait pas attendu pour commencer à manger, passa à deux doigts de s’étouffer avec son bout de viande, qui se coinça dans le fond de sa gorge alors qu’elle crachait ses poumons dans un éclat de rire. Il lui fallut plusieurs secondes avant que le bout de siffleur soit éjecté de sa bouche sur le sol, un peu plus loin, et elle but une grande lampée d’eau pour faire passer la sensation de brûlure dans sa gorge.
Hien se mit une main devant la bouche pour tenter de cacher son sourire moqueur alors que Voïmakas ne pouvait s’empêcher de répliquer.

- Ça doit être sympa, comme endroit… Chaleureux ! fit-il dans un sourire clairement moqueur lui aussi.
Kaünis pouffa encore une fois, croisant le regard de sa mère, mortellement sérieux. Elle déglutit, avala sa viande, mais la jeune Envoleuse n’arrivait pas à effacer totalement le sourire sur son visage ; cela faisait trop briller ses yeux.

Quand elle croisa le regard de Syles, cependant, elle fronça imperceptiblement les sourcils. Qu’allait-il faire ou dire, pour la regarder comme ça avant ? Découpant avec application son filet de siffleur, la jeune femme le porta à sa bouche presque avec délicatesse, ouvrant grand ses oreilles.
Pourquoi il parlait de Dil’Duran, au juste ? Et à ses parents ?
Kaünis cligna des yeux un instant, se demandant comment allait tourner la conversation. Azren avait amené le métal résistant au froid à Dil’Duran juste après qu’il lui ait accordé sa Greffe, ça voulait dire que lui, en tant que Mentaï, connaissait le forgeron.

Ce fut Hien qui répondit la première, finissant de mâcher ses patates.
- Ça ne me dit absolument rien, dit-elle sans articuler, crachant un peu de pomme de terre au passage.
- Entendu parlé, oui. Rencontré… Moi non. Le regard du Mentaï se posa sur Kaünis. La jeune femme garda son regard fixé dans celui de son père, ne comprenant pas tout de suite où il venait en venir. Avant de capter son regard furtif. J’en connais une ici qui l’a rencontré, par contre, ajouta-t-il en désignant Kaünis du menton.
Elle ne put s’empêcher de bondir sur ses pieds dans une grimace.
- Cafteur !
La jeune femme ne put s’empêcher d’échanger un regard avec Syles.
Pour éclater de rire.

Oh, putain, qu’elle se sentait vivante !
Libre, et vivante !

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 20:17

Le jeune homme éclata de rire en même temps que Kaünis... Ça faisait drôlement longtemps qu'il n'avait pas manger dans une atmosphère ne serait-ce que semi familiale.

Cette pensé ramena ses pensées à son père, il avait été sur ses traces en arrivant, après tout... Mais pourquoi diable était il venu ici, dans un endroit si éloigné et peu connu?


Dites, y'a beaucoup de visiteurs, dans le coin?

La question était saugrenue et pour le moins étrange, mais la réponse changerait beaucoup... S'il s'agissait d'un endroit assez fréquentez, après tout, cela pouvait expliquer le passage de son père...

Mais sinon, alors qu'est-ce qui amenait un tel fantôme dans cette région éloigné? La pensée que c'était peut-être sa relation avec Kaünis, que peut-être l'homme était-il au courant et l'observait depuis un moment lui fit froid dans le dos...

Un fantôme, ouais, et il le hantait depuis toujours.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 20:19

- Pas vraiment, non. C'est pas pour rien qu'on s'est installés par là.
- Il n'y a pas que nous d'ailleurs. D'autres partisans du Chaos habitent cet endroit


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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 20:29

[Le jeune homme grinça des dents, ce qui attira apparemment l’attention de Voïmakas, qui le regarda avec un sourcil froncer alors que l'envoleur soupira pour expliquer sa question et sa réaction.]

Je me suis mis sur les traces de mon père biologique, il y a un moment...

Pour faire court, je suivais sa piste quand je suis arrivé ici. Directement au cotés de cette maison.


[Le frontalier avala une autre bouchée en faisant tourné ses neurones à 10000 à l'heure, tentant tant bien que mal de trouver une autre raison qui aurait put amener l'homme à passer dans le coin...]

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 20:40

Voïmakas fronça légèrement les sourcils, ce qui rendit Kaünis méfiante, tout à coup.
Mais elle était trop concentrée sur Syles pour relever que ses deux parents échangeaient un regard. Et sur ce que son père avait dit juste avant. D’autres partisans du Chaos ? Est-ce que c’était pour ça que Nana l’avait prise en chasse ? Elle pensait qu’elle le savait ?
Serrant les dents, la jeune femme prit une petite inspiration, alors que sa mère se balançait sur sa chaise.

- Ici… ici ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils elle aussi.
- Tu penses à quelqu’un en particulier ?
- Récemment, j’en ai eux cinq ou six qui sont repartis vivants.
- Récemment comment ?
murmura Voïmakas, comme s’il ne voulait pas vraiment de réponse à cette question. Hien haussa les épaules.
- Les deux ou trois dernières semaines.

Kaünis étudia le visage de son père, mais celui-ci se contenta de hocher la tête. Elle ne put s’empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Tu ne les tues pas tous ?
Le regard de sa mère se planta dans le sien, mais elle ne baissa pas les yeux, se contentant de posa sa main sur la cuisse de Syles, sous la table.
- Pas quand ils ont encore des informations à me donner.

La Maître Envoleuse étudia un instant le visage de Syles, plissant légèrement les yeux, avant de secouer la tête.
- Désolée, je ne peux pas plus te dire. Autant, cela n’a rien à voir. Peut-être même qu’un ou deux sont même poursuivis par d’autres que moi. Ça peut être ça aussi.

Kaünis relâcha sa respiration, tournant son regard vers l’Envoleur.
Il cherchait son père biologique ? Depuis quand ? Elle croyait qu’il l’avait tué… En fait, c’était peut-être pas son père biologique qu’il avait tué. L’image d’un grand tableau lui traversa l’esprit, et elle fronça les sourcils, plissant le front.
Le mec, sur la peinture, ressemblait étrangement à Syles.

- C’est celui sur le tableau, dans tes appartements ? Mais il doit avoir quel âge maintenant, ce mec ? demanda-t-elle vivement. Un peu agressivement aussi.

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Syles Agarest
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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 21:10

Le même, et selon ce que je sais il doit avoir environ cinquante ans.

Au fond, j'ai obtenu très peu d'information... Ce mec est un fantôme, il est frontalier pourtant rien ni personne à la citadelle n'indique qu'il existe, tout ceux qui croient l'avoir vu disent qu'il portait une capuche et un masque ne laissant paraître que ses yeux et la seule chose qui m'ais permis de le suivre jusqu'ici est son choix d'animal de compagnie, un loup blanc du nord...

Mais bon, peut-être que j'ai fait une erreur en le pistant.


Ridicule. Il n'avait pas fait d'erreur, sa jeunesse avait été passé en partie à apprendre à reconnaître les traces des prédateurs du nord.

Mais il ne voyait pas l'homme donner des renseignements à qui que ce soit, encore moins à Hien.

D'accord, elle n'avait pas l'air d'une brute, loin de là, mais sa façon de bouger, de marcher, de respirer... Tout en elle clamait qu'elle était dangereuse, qu'elle était envoleuse.

Ce genre de femme, si tu leur donne des infos et que c'est ce qu'elles veulent, tu n'as plus de valeur à leurs yeux et bam, tu te réveille mort.

Peut-être l'avait-il vu et s'était-il enfui par instinct, au fond mais...

Une mec qui traîne un loup comme si c'était un chiot, il n'était pas sûr que ça court devant le danger.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 21:53

Kaünis cligna plusieurs fois des paupières quand Syles lui dit que c’était bien le mec sur le tableau et qu’il devait avoir une cinquantaine d’années.
Capuche, masque… Qu’est-ce que ça manquait d’originalité, sérieusement ! C’était le meilleur moyen de se faire repérer, en vrai. Alors qu’agir normalement, comme si tout allait bien, c’était beaucoup plus efficace.
Un loup blanc ? Il était sérieux ?
Apparemment ouais, et Kaünis ne put retenir un petit gloussement moqueur. C’était vraiment trop bizarre. Et cliché. Cependant si personne ne lui avait foutu la main dessus, c’était qu’il devait être vraiment doué.

- Mais bon, peut-être que j’ai fait une erreur en le pistant.
Non, ça la jeune Envoleuse en doutait sérieusement. Déjà, c’était pas le genre de Syles. Ensuite, sa mère était vraiment trop douée pour cacher des trucs, là elle ne lui faisait pas vraiment confiance.
Elle intercepta pourtant le regard que ses deux parents échangèrent, et lâcha un long et bruyant soupir.

- Plutôt que de vous faire des mamours à distance, vous devriez réfléchir.
Hien éclata de rire devant la répartie de sa fille.
- Oh, jeune fille, ça c’est la confrérie qui se fout de la charité ! fit-elle en coulant un regard vers Syles, un sourire en coin sur les lèvres… Qui fit piquer un véritable fard à Kaünis.
- Papa ! Putain, dis quelque chose !
Mais Voïmakas se contenta de secouer la tête, avant de se laisser aller contre le dossier de sa chaise.
- Hien, tu l’as croisé n’est-ce pas ?

L’Envoleuse resta silencieuse, le menton rentré, mais son regard brillait dangereusement. Kaünis tapa brutalement sur la table de son poing fermé, faisant sauter tous les couverts et les plats brusquement. Ça tintait dans tous les sens, mais elle bondit sur ses pieds.
- Est-ce qu’une fois dans ta vie tu vas arrêter de cacher des trucs, sérieusement ? Et après tu vas te demander pourquoi c’est compliqué ?! Putain, mais faut pas chercher bien loin hein ! La spontanéité, tu connais ? La sincérité ?
Quand la gifle siffla vers son visage, Kaünis se contenta de l’éviter en bougeant les épaules, mais ses pieds restèrent plantés dans le sol.
- Regarde où on en est ! T’as vu l’état de la maison ? Est-ce que tu comprends ce que ça veut dire ? Est-ce que tu y as réfléchi ? Est-ce que tu t’es imaginé tout ce qui avait pu se passer ? La voix de Kaünis finit par se briser, alors que les larmes envahissaient à nouveau ses yeux. Pourtant, il n’y avait que de la rage là, qui palpitait en elle. Rassurante.
Hien sembla s’être pris un Brûleur dans la tronche. Encore. Pire. Deux Brûleurs dans la tronche. Elle tourna le regard vers Voïmakas, et la jeune Envoleuse comprit que non, il ne savait pas.
Alors, de rage, elle renversa la table.
- Elle t’a dit ce qu’avait fait Shun, tout le temps où il était là pour « me garder » ? Elle t’a dit ce qu’elle avait vu ? Elle t’a dit ce qu’il m’avait fait ? Elle hurlait. Elle hurlait, s’arrachait la gorge, mais ça faisait du bien. Non, bien sûr que non ! De toutes façons, le monde tourne autour d’elle !
- Quoi ? Shun… Hien ?
Le Mentaï était en train de virer au cramoisi, alors que Hien était devenue blanche comme un linge.
- Ce… ce n’était pas la seule fois ? demanda-t-elle du bout des lèvres, d’une toute petite voix.
- NON ! Bien sûr que non ! DEPUIS LE PREMIER JOUR ! s’égosilla-t-elle en postillonnant partout. A CHAQUE FOIS ! PARTOUT !
Elle voyait son père trembler de tous ses membres, et un verre explosa entre ses doigts. Elle voyait sa mère virer presque au translucide. Fière de son effet,  elle allait tourner les talons quand la voix de Hien perça le silence.
- J’ai tout fait pour te protéger. Mais ce salaud t’as fait la même chose qu’à moi… Elle pensait peut-être la calmer en disant ça ? La rage, délicieuse, s’élevait en un immense ouragan dans le corps de Kaünis.
- T’es vraiment stupide pour croire qu’il n’aurait pas recommencé, dans ce cas. Glaciale constatation, sans aucune trace de compassion. Et vraiment faible pour ne pas l’avoir tué. Enfin, ça je te pardonne, car j’ai pu le faire avec grand plaisir. On a pu le faire.

Elle tourna les talons, se dirigeant vers la porte d’entrée.
Le murmure de son père perça le silence qui s’était fait étouffant.
- Tu as vraiment pensé que s’il t’avait fait subir ça, il ne recommencerait pas, Hien?
- Il avait mon corps, Voï.
- Un pédophile reste un pédophile…
murmure tremblant qui se glissa hors des lèvres du Mentaï. Il fit glisser une mèche de cheveux derrière l’oreille de l’Envoleuse, avant de faire un pas sur le côté pour atterrir devant Kaünis, lui barrant le passage.
- Pousse-toi.
- Non.
- Tu la défends toujours ?!
- On fait des choses stupides, Kaünis. Tout le monde fait des erreurs. Tout le monde détruit des vies.


Cela eut pour effet de calmer presque instantanément la jeune Envoleuse. Elle se tourna pour tenter de croiser le regard de Syles… Et lui qui débarquait au milieu de tout ça…
Elle se demanda un instant ce qu’il pensait, avant d’effacer cette question de son esprit. Non, elle n’était pas certaine de vouloir savoir.  
- Laisse-moi partir, Papa.
- D’abord, écoute ce que ta mère a à dire.
Kaünis grogna, mais finit par se tourner en croisant les bras sur sa poitrine.
Hien se passa les mains dans les cheveux, alors que son regard passait de Voïmakas à Kaünis, puis à Syles.

- Un loup blanc, ça me dit quelque chose. Il y en a un qui traîne par ici depuis quelques semaines. Quand à savoir qui est son maître… Elle haussa les épaules, mais le regard de Voïmakas la fit se renfrogner. Il est rentré ici. J’ai eu aucune information, finit-elle par cracher, comme si cela avait été un cuisant échec.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 22:25

Le jeune homme, qui s'était lever pour aller rejoindre Kaünis, histoire de la calmer un peu puis s'était arrêter devant la tentative de Voïmakas, ne put s'empêcher un très léger sourire qu'il fit disparaître aussi vite que possible...

D'une certaine façon, il était presque fier de cet homme qu'il n'avait jamais rencontrer. Il était venu, avait vu, avait prit tout ce qu'il voulait et poof, il était parti sans laisser ses coordonnées.

Et le simple fait que Hien n'avait pas l'air d'avoir aimé se faire ainsi battre sur son propre terrain de jeu prouvait bien que l'homme avait dominé la situation, il avait simplement vaincu la tentative de l'envoleuse.

Syles se demanda un instant quel information il avait bien pu ainsi garder pour lui, mais se dit qu'il ne voulait peut-être pas savoir... Tout en pensant qu'au fond, la maître avait eu pire qu'un simple échec, car l'homme était venu, avait eu de l'information sur la vie de son fils en découvrant la mère de son amoureuse et était repartit sans donner d'informations.

Un échec? Plus une défaite cuisante, en fait. Hien 0, son père 1.

Bon, il n'aimait pas beaucoup l'homme qui n'avait pas été là pour lui, mais quand même... Il fallait être drôlement courageux pour infliger ce genre de défaite à une maître envoleuse comme si de rien était.


Et le loup, il traîne encore dans le coin ou s'il s'est barré?

Question simple... Elle n'allait pas dire qu'elle n'avait pas remarqué si le mec s'était barré alors même qu'elle avait avouer qu'elle n'avait pas obtenue l'information voulue.

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MessageSujet: Re: [-18] I can feel it grow, I can hear it moan... [ Syles & Gil ]    Ven 08 Avr 2016, 22:29

- Ça faisait cinq jours que je n'étais pas rentrée, mais avant que je parte, il était encore là.

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