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Le Pacte VS L'Ordre
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 A cours de maux [Hièlstan]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Dim 09 Oct 2016, 21:57

"Non, Hièlstan. Tu te trompes. Marchombre signifie avant tout liberté. Ces jeunes gens sont libres de choisir leur chemin et si par malheur le danger s'invite sur leurs pas, ils apprennent à pouvoir se défendre...

J'ai croisé Aivy un peu avant Al-Jeit. Tu te rappelles l'état dans lequel tu m'as trouvée ? A ce moment-là, mon sort était bien plus critique. Elle m'a aidé à retrouver assez de forces pour te rejoindre. Laisse-moi te convaincre : elle est adorable. Vraiment.

C'était bien la Fête de l'Eté, alors... Je suis contente que tu y sois allé. Ce devait être beau cette année. Chaque fois, je me demande comment cela pourrait l'être davantage, pourtant - et chaque fois je suis surprise par le résultat. Est-ce que tu as goûté aux sorbets à la cerise ? Et aux haricots sucrés ?

... Hièlstan ? J'ai une question à te poser."
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Hièlstan Filsèvres
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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Dim 09 Oct 2016, 22:55

"Ha oui, liberté, une chose que m'ont dite les garçons aussi... Tu sais, tu respires la liberté, Syndrell. Votre voie me semble à la fois très complexe à cerner, mais... J'ai l'impression qu'elle est, en réalité, par nature, d'une simplicité... Ce n'est pas péjoratif, je veux dire, il doit y avoir une essence tellement naturelle qu'elle en est dure à trouver... Un peu comme la liberté..."

[la regarde écrire]

"Ha ! Oui, Ora m'a forcé à goûter un de ces sorbets ; et je suis bien content qu'elle l'ait fait ! Quand aux haricots... Comment aurais-je pu passer à côté ? Oui, en plus d'y avoir de belles choses, il y avait de bonnes choses. C'était..."

[s’interrompt devant ses derniers mots]

"Oui ?"
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Ven 21 Oct 2016, 20:57

[Navrée pour cette question qui s'est faite attendre ! J'espère que cette réponse me permettra d'être pardonnée... grosyeux]




"Oui ?"

Surprise par les paroles de Hièlstan à propos d'elle « respirant la liberté », Syndrell resta immobile un bref instant, perdue dans ses pensées ; le regard interrogatif du Rêveur la reconnecta avec le présent et elle attrapa le carnet. Fit danser le crayon entre ses doigts, exactement comme elle avait l'habitude de le faire avec ses poignards.
Et se remit à écrire.


« Je ne connais pas assez suffisamment les Rêveurs – tu es le premier que je peux véritablement appeler « ami », mais je crois savoir qu'ils sortent rarement des frontières de l'Empire... Ma question est donc la suivante : si tu leur demandes, certains de tes confrères accepteraient-ils de se rendre dans le Désert des Murmures ? Le trajet est long, même depuis Fériane, et c'est un endroit particulièrement rude... »

Elle s'interrompit et regarda Hièlstan. Il avait découvert l'aventure, le voyage à ses côtés ; quoique réservé, c'était un homme courageux, qui avait le sens des priorités et qui était prêt à suivre n'importe quel rythme. Mais il était jeune, du moins pour un Rêveur ; ceux que Syndrell avait rencontrés étaient vieux d'au moins plus de quinze ans.

Il lui avait promis de ne rien faire sans son accord, mais s'était porté volontaire pour aider les Ezadrans. Tout seul il n'y parviendrait pas : les esclaves du Désert étaient trop nombreux pour un seul homme, fût-il aussi déterminé que Hièlstan. Syndrell se mordit la lèvre, regrettant encore une fois d'impliquer tant de personnes dans cette sombre histoire.

Mais elle n'avait pas le choix. Dès qu'elle aurait recouvré ses forces, il lui faudrait réunir les gens en qui elle avait le plus confiance afin de retourner là-bas. La marchombre frissonna, incertaine du moment où son esprit accepterait cet énorme décision, et tendit le carnet à Hièlstan. Elle but son thé pendant sa lecture. La fatigue pointait.

Blottie dans le fauteuil, enroulée dans la chaleur d'une couverture, son dos apaisé par les soins du Rêveur, Syndrell sentait ses paupières s'alourdir. Elle entendit vaguement la réponse de son ami et sombra brusquement dans un sommeil profond.



*



Il faisait nuit noire lorsqu'elle se réveilla en sursaut. Son cœur battait la chamade, sa respiration était saccadée, la sueur perlait à son front. Un cauchemar. Le ventre noué, Syndrell repoussa ses couvertures et se faufila hors de la chambre. Elle trouva sans peine son chemin jusqu'au salon. La silhouette de Hièlstan se découpait dans un rayon de lune qui tombait sur le canapé. Enroulé sous un enchevêtrement complexe de couvertures, il dormait à poings fermés.

Syndrell était petite. Lorsqu'elle se glissa sous les couverture, tout contre lui, elle n'eut pas besoin de le pousser beaucoup. Tremblante comme une feuille, elle se blottit contre son dos. S'il s'éveilla à son contact, elle ne le sut jamais : rassurée par sa chaleur autant que par sa présence, elle se rendormit. Aucun rêve ne vint plus la troubler.



*



Le jour n'était encore qu'un murmure lorsqu'elle ouvrit doucement ses yeux dorés. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser où elle se trouvait – et avec qui. Perplexe, elle leva la tête et jeta un coup d'oeil au Rêveur endormi près d'elle. Il n'avait pratiquement pas bougé. Soulagée, elle se coula hors des couvertures et quitta la pièce sans un seul bruit.

Dehors, le vent était frais et les étoiles s'attardaient dans le ciel : le soleil ne se lèverait pas avant une bonne heure encore. Syndrell s'étira souplement, bâilla, puis chaussa ses bottes et entama une course matinale. Solliciter ses muscles aussi tôt lui donna autant de fil à retordre qu'un novice, mais au bout de cinq ou six kilomètres, son corps se souvint. Comment respirer, comment étendre la foulée, comment placer le pied sur le sol.

Ce matin-là, le soleil se leva aussi dans le cœur de la jeune femme. Elle se sentit gagnée par une énergie nouvelle et poussa sa course jusqu'à quinze kilomètres. Elle ne s'approcha pas d'Al-Chen, préférant explorer les petits hameaux qui bordaient le lac ; lorsque ses poumons et ses muscles en feu la sommèrent de s'arrêter, elle s'approcha de l'eau et s'aspergea le visage avant de se désaltérer. L'envie de piquer une tête lui traversa l'esprit, mais elle n'avait pas pris de vêtements de rechange, aussi décida-t-elle de rentrer.

Elle picora quelques baies en chemin, tomba sur un figuier qu'elle escalada pour croquer dans un fruit sucré. Elle profita de cette occasion pour se suspendre à son perchoir et exécuter quelques abdominaux qui la laissèrent en nage et pantelante. Elle fit le reste du trajet en marchant. Flèche l'accueillit dans un hennissement joyeux, auquel elle répondit par un câlin généreux.

Sous le regard tranquille de la jument, la jeune femme se lança dans une série d'assouplissements qui, très vite, se mua en une danse à la fois lente et puissante. La gestuelle marchombre... Dans le jardin baigné de soleil, Syndrell laissait la sérénité des mouvements l'envahir. Elle entendait le bruit de l'eau à côté, sentait la caresse du vent sur sa peau, percevait le bourdonnement des insectes déjà à l'oeuvre, mais ce n'étaient que des détails, minuscules, dans l'immensité de son bien-être.

Bien-être.
Elle venait de retrouver ce mot, cet état d'esprit et un certain Rêveur n'y était décidément pas pour rien. Elle ne l'entendit pas sortir de la maison. Plongée dans son monde, elle recréait un lien puissant avec la personne qu'elle était avant le Désert. Elle était en train de se retrouver.

Ce fut Flèche qui lui mit la puce à l'oreille. La jument avait repéré son maître, elle, et se mit aussitôt en devoir d'attirer son attention. Syndrell sourit, les yeux clos, et acheva une pirouette pour terminer au sol. Elle rouvrit les paupières et regarda le Rêveur. Sans le quitter des yeux, elle se plaça en grand écart et étira les muscles de ses jambes, ravie de renouer avec sa souplesse. Son dos la tirait moins et lui permettait de réaliser plus de choses.

Elle se demandait si Hièlstan se rappelait qu'elle était venue se blottir contre lui pendant la nuit. Il n'y avait strictement rien eu de sexuel dans ce geste et elle espérait vivement qu'il n'en soit pas trop gêné... Curieuse, elle s'assit en tailleur, et attendit.

Ses grands yeux dorés tranquillement posés sur le Rêveur.

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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Ven 21 Oct 2016, 22:20

"Bien sur qu'ils le feront. Même s'ils doivent en souffrir, même s'ils doivent en mourir... Un Rêveur sait quand il doit se sacrifier pour les autres. Un Rêveur ne refuse pas d'apporter de l'aide. Bien sur il y a des cas... Mais ce serait long et compliqué à t'expliquer. Mais pour ce cas-là, ils ne refuseront pas. Ils demanderont à être escortés, c'est certain, car un Rêveur, s'il est prêt à mourir pour les autres, ne veut pas mourir inutilement. Je t'assure que tu peux compter sur eux."

Il se tut un instant.

"Que nous pouvons compter sur eux."

___


Elle gémit lorsqu'il la souleva ; il s'arrêta à mi-chemin en grimaçant. Il ne voulait pas la réveiller. Très vite, elle retrouva son souffle profond. Fausse alerte !
Elle était légère comme une enfant. Avant de la glisser dans le lit, il la tint un peu plus longtemps contre lui, et il ferma les yeux. Légère comme la fille qui aurait pu être la sienne, et qu'il aurait pu porter dans son lit un soir comme celui-ci... Il aurait pu sentir son petit coeur battre à l'unisson avec le sien, son corps chaud respirer contre celui de son papa.
Il n'en était rien, il n'en serait rien.

Il posa Syndrell délicatement sur le lit, et la borda ; les yeux ouverts le ramenèrent à la réalité. C'était une femme, non plus une enfant. En plus de ça, elle avait les cheveux bleus, et lui le crâne rasé. Il fallait vraiment qu'il ait les yeux clos pour pouvoir l'identifier à un enfant à lui !
Riant presque de sa propre bêtise, il sortit à pas feutrés de sa chambre.

Pour lui, la soirée n'était pas terminée.

___


Il ouvrit les yeux avec le soleil, comme à son habitude, et resta paresser un instant au lit. Un rêve lui échappait ; un souvenir d'enfance, de son frère qui dormait blotti contre lui. Il s'était à nouveau couché tard la veille ; il avait longuement médité sur tous ces évènements. Il avait réussi à remettre son esprit en ordre, à organiser toutes ces pensées, à calmer ses émotions.
Cela ne signifiait pas qu'il était moins ému de la souffrance de Syndrell, ou moins en colère contre les bourreaux d'Ezadrah. Cela ne risquait pas d'arriver. Mais au moins, il se levait serein, et l'esprit clair. Il jeta un oeil dans la chambre, puis dehors ; Syndrell s'était absentée. Tant mieux ; il était content qu'elle sorte d'elle-même, même si un soupçon d'inquiétude voilait ses pensées.
Enfin, après tout, Syndrell serait bien plus capable de se défendre dans son état que lui-même en pleine forme.

C'était une belle matinée, et il sortit petit-déjeuner au soleil, après s'être débarbouillé. Une fois qu'il eut terminé ses tartines et son thé, il alla machinalement vérifier la volière.
Il y avait un oiseau.
Il ouvrit en hâte, pris délicatement le rouleau attaché à la patte de l'animal. Son coeur battait. Ce n'était certainement pas une réponse en provenance de Naonianne ; il était trop tôt pour que maître Amotrel eut pu recevoir sa lettre et en expédier une autre.
En revanche...

Oui ! Le papier provenait de Chériane.
Le coeur battant, il s'assit en tailleur au bord du lac et lu la missive.


___


"Syndrell ! Te revoilà. J'étais... Parti marcher..."

Il essuya d'un revers de la main la sueur sur son front, et ôta sa bure légère. En dessous, il ne portait qu'une culotte de pantalon, mais il savait que Syndrell ne s'offusquerait pas de le voir torse-nu.
ll alla gratouiller le chanfrein de Flèche. Il était de très, très bonne humeur.


"Tu as de belles couleurs ! Tu es sortie faire de l'exercice, n'est-ce pas ?"

Il alla sur la rive du lac, retira ses chaussures et y trempa les pieds.

"Ouh ! C'est froid."

Il plongea sa main dans l'eau claire et s'en aspergea la nuque, frisonnant lorsque l'eau dégoulina le long de sa colonne, puis il se frotta le visage.

"On avait dit qu'on se baignerait, non ? Allons ! Après de l'exercice, je pense que c'est le bon moment !"

L'eau froide ne lui faisait pas peur ; les bouillons agités de l'océan du Sud étaient souvent... Vivifiant. Il n'ota pas son pantalon léger, qui lui descendait jusqu'aux genoux ; il se baignait toujours en sous-vêtements.
Tout en avançant dans l'eau, la plante de ses pieds se posant douloureusement sur les galets ronds, il n'osait pas se retourner.
A la vérité, il craignait un peu qu'elle se soit mise entièrement nue.
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Ven 21 Oct 2016, 23:28


- Tu as de belles couleurs ! Tu es sortie faire de l'exercice, n'est-ce pas ?

Clignement de paupières.
Syndrell observait Hièlstan : lui aussi s'était pas mal agité. Il était légèrement essoufflé, l'oeil brillant, et il avait ôté sa bure. C'était la première fois qu'elle voyait un Rêveur sans sa robe. La première fois qu'elle voyait cet homme sans vêtement sur le torse.

Il était mince mais pas maigre, car des muscles déliés, conséquence d'un équilibre de vie exemplaire, roulaient sous sa peau. Elle songea qu'il n'était décidément pas commun, avec sa tonsure, ses yeux noisette et son court pantalon de toile. Elle songea aussi qu'il avait du charme – sans doute cette prestance qu'il dégageait, probablement sans le savoir – et qu'elle était peut-être l'une des rares personnes, au sein de cet Empire, qui ait la chance de le découvrir sous cet angle.

Il entra dans l'eau du lac.
Elle ne bougeait toujours pas.

Voyant qu'il ne se retournait pas, cependant, elle finit par se lever. Sans le quitter des yeux, elle se dévêtit, ôtant tunique et pantalon pour ne garder que la bande de tissu qui maintenant sa poitrine et sa culotte. Les bras enroulé autour d'elle, Syndrell resta immobile un instant. Si quelqu'un s'était tenu derrière elle, il aurait pâli en découvrant son dos en charpie.

Mais le Rêveur avait fait des miracles. Les plaies étaient en bonne voie de guérison, la cicatrice de son épaule ne la faisait plus souffrir autant et surtout, surtout ! Son courage était revenu. Elle fit un pas en avant, s'enfonça doucement dans l'eau froide...

… disparut sous l'onde à peine agitée par une brise légère.


*


Les yeux ouverts, Syndrell regarda autour d'elle. L'eau du lac Chen était d'une pureté sans pareille : l'on y voyait comme à l'air libre. Elle se mit à nager souplement jusqu'aux jambes de Hièlstan qui battait en rythme un peu plus loin. Sachant pertinemment qu'il ne l'avait pas vue approcher, elle lui attrapa la cheville et tira pour le relâcher aussitôt.

Comme elle émergeait à côté de lui, elle coupa court à son exclamation en lui crachant l'eau qu'elle avait dans la bouche. Cette fois le message était on ne plus limpide.

La guerre était déclarée.

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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Sam 22 Oct 2016, 22:37

Et ca s'éclaboussait, et ça crachait de l'eau, ça buvait la tasse et ça se tirait par le fond ; ils jouaient comme des gamins. Hièlstan riait aux éclats, Syndrell roulait des yeux et tirait la langue, plongeait, vive comme une loutre et lui attrapait la cheville, et lui la saisissait sous les aisselles pour la lancer plus loin.
Il avait l'avantage de la force physique, mais elle avait celui de la vivacité. Un argument de poids joua à son avantage : il n'avait pas les cheveux constamment dans les yeux !

Ils décidèrent finalement de rêgler ça en compétition de nage. Hièlstan était bon nageur, et, se disait-il, quand on a appris à nager sur la houle de l'océan, la surface paisible du lac était un jeu d'enfant ! Certes, le sel était absent et ne le porterait pas mais il n'en était pas à son premier essai dans ces eaux douces. Alors quand elle le dépassa aisément, il en fut tout déconfit ; et quand elle le dépassa à nouveau sur une seconde nage, il en fut tout déconfit encore ; et au troisième essai, quand elle le doubla encore, le sournois lui attrapa la cheville et lui fit boire la tasse.
Ils se lancèrent alors dans une lutte aquatique acharnée, et ils ne s'arrêtèrent qu'au moment où son cache-poitrine glissa, révélant presque un téton. Heureusement, elle eut le bon sens de tourner cela en plaisanterie et il en rit de bon coeur.


___


Il faisait la planche sur le dos. Il appréciait la chaleur que le soleil apportait à son corps ; maintenant qu'ils s'étaient calmés, le froid se rappelait à lui. Il sortirait bientôt. Dommage que l'hiver doive venir un jour ou l'autre ; il avait fait bon se baigner dans le lac, tout l'été.
Il souriait paisiblement, se laissant porter par l'eau.


"Tu sais quoi ? J'ai eu des éclaircissements sur ces Rêves étranges que je déroule sur ton esprit."

Il modifia son équilibre pour ramener son bassin sous la surface, et nagea jusqu'à elle.


"Eh bien, il n'y a rien de dangereux à ça. Nous pouvons continuer autant que nous le souhaitons ; la limite est celle imposée par nos corps. C'est un Rêve, donc l'endurance vient à force de pratique."

Il battit des pieds pour s'éloigner un peu en marche arrière, mais sans la quitter des yeux.

"C'est une chose que tous les Rêveurs ne connaissent pas. On ne nous l'enseigne pas, car c'est un savoir précieux qui doit être le moins divulgué possible."

Il était sur qu'elle comprendrait.


"En fait, c'est parce qu'on ne peut pas prévoir quand ça va arriver. Il faut une forte connexion émotionnelle avec le Rêveur et son patient ; pour certains, ça arrive avec quelqu'un de la famille ou une très vieille connaissance alors qu'ils en sont au cinq ou sixième cercles, et certains Rêveurs peuvent le faire accidentellement avec une personne quasi inconnue, mais avec qui il y a un lien fort, au début de leur premier cercle..."

Il haussa les épaules.


"Il y a des choses que l'on garde pour nous. Comme vous..."

Il lui fit un beau sourire, auquel elle répondit par un profond frisson.

"Eh ! Tu as la chair de poule. Allez viens, on va aller se réchauffer un peu avant le repas de midi ! On a des restes de salade, pas vrai ? Et encore le temps de mitonner un petit quelque chose pour accompagner tout ça."

___

Il lui apportait une bassine d'eau chaude et se séchait lui-même les cheveux, appréciant la chaleur d'une bure sèche sur ses épaules.

"Eh ! Si on allait pique-niquer ?"

___


Il étendit la grande couverture par terre et y déposa le sac, dans lequel il avait soigneusement emballé la nourriture. La forêt n'était pas trop épaisse à cette endroit, et des tâches de soleil donnaient un air de panthère à Syndrell. Une panthère aux cheveux bleus...
Il faisait assez bon pour pique-niquer, mais bien vêtus quand même ; avec leurs cheveux encore humides, ils auraient eu vite fait d'attraper un rhume.


"C'était une super idée, ce jus aux agrumes !"

Ils avaient eu le temps de tremper la bouteille remplie de jus pressé par les soins de Syndrell dans le lac, avant de partir ; le résultat était rafraîchissant, sucré et plein de saveurs.

"Tu sais, je commence à connaître un peu la forêt, maintenant. Bon, j'ai toujours un peu l'appréhension de faire des mauvaises rencontres, mais jusqu'ici il ne s'est rien passé, alors..."

Il disposa deux bols et les couverts sur la couverture. Il avait jugé que des bols seraient plus commodes que des assiettes, pour manger par terre en tailleur.
L'eau ouvrait la faim, c'était bien connu, et ce fut donc de bon coeur qu'il entama leur pique-nique improvisé !


"Bon appétit ! Dis-moi, où as-tu appris à nager comme ça ? J'ai grandi au bord de la mer, et pourtant je ne connais pas grand monde qui pourrait te battre à la course !"
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Dim 30 Oct 2016, 16:04

C'était une belle journée. Les rayons audacieux du soleil filtraient à travers les feuilles, dessinant de petits disques dorés sur la couverture que Hièlstan avait étalée dans l'herbe, à l'ombre de grands arbres. Le vent bruissait doucement dans les branches et empêchait qu'il ne fasse trop chaud.

Le jus d'agrumes les avait pourtant désaltérés et rafraîchis. Après une heure aussi pleine de jeux dans l'eau limpide du lac, ils en avaient eu bien besoin ! Syndrell s'était littéralement effondrée sur la couverture et il avait fallu qu'elle mange un peu avant de reprendre des couleurs. Elle se réhabituait doucement à toutes ces activités physiques et récupérait bien mieux qu'avant de venir ici...

Mais elle avait répondu à la question pleine de curiosité de son ami par un petit signe : d'abord, ils allaient manger et profiter de ce cadre magnifique. Privée de sa voix, elle ne pouvait pas tenir une conversation normale et se rassasier tout à la fois. Et puis il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas mangé ainsi ! Un pique-nique... Un vrai, avec la couverture, le panier, les abeilles qui bourdonnaient autour, une ou deux guêpes un peu trop curieuses, le joyeux trille des oiseaux au-dessus de leurs têtes, le bruit de l'eau non loin de là...

La jeune femme soupira. Elle digérait tranquillement à présent, la tête posé sur les genoux de Hièlstan. Quiconque les verrait ainsi penserait qu'il s'agissait d'un couple, et l'idée fit briller l'amusement au fond de ses grands yeux d'or. Il n'en était rien. Allongée ainsi, Syndrell laissait ses muscles se détendre tout en repensant aux paroles du Rêveur à propos de ses incursions étranges dans ses cauchemars.

A l'en croire, il ne s'agissait pas d'un procédé dangereux, mais il était rare ; peu de Rêveurs avaient la faculté d'intervenir sur le sommeil de leurs patients. Il semblait que leur incroyable amitié soit à l'origine de cette expérience ; que cette complicité dont ils profitaient sans se poser la moindre question permette ce genre de connexion imprévisible, mais bien réelle.


« C'est mon maître qui m'a appris à nager de la sorte », avait-elle griffonné sur le carnet qu'ils avaient pris soin d'emporter. Et Hièlstan devrait s'en tenir là : les Marchombres, tout comme les Rêveurs, protégeaient certains secrets que même une oreille amie ne pouvait entendre...

En réalité, ces secrets les rapprochaient plus qu'ils ne les séparaient. Ils en savaient déjà bien assez l'un à propos de l'autre pour ne pas se sentir mis à l'écart lorsque le verrou se refermait sur des informations trop importantes. Leur complémentarité existait bien au-delà des mots, des silences et des secrets.

Ils ne retentèrent pas l'expérience de ce Rêve, ce jour-là ; c'était un jour de repos et le pique-nique traîna pour devenir une sieste agréable, jusqu'à ce que la fraîcheur du soir ne les fasse rentrer tranquillement...




*



Les jours qui suivirent furent marqués par une certaine routine. Syndrell était la première à se réveiller, suivie de près par Hièlstan ; elle attendait de le croiser avant de partir courir, uniquement pour le rassurer – elle ne comptait pas s'en aller sans le lui dire – et pour sourire de sa mine ensommeillée.

Ensuite, elle exécutait quelques exercices d'assouplissement et de renforcement musculaire, et parfois il se joignait à elle ; il tentait de l'imiter, elle essayait d'adopter sa sérénité et ils finissaient par éclater de rire avant de se jeter à l'eau. Ces séances d'étirements et de nage, émaillées par des jeux, rendaient son éclat au regard de la jeune femme. Son corps s'affermissait, ses réflexes revenaient, son endurance aussi.

Le midi, ils déjeunaient dehors ; ils se promenaient et, lorsque leur cœur se mettait à tambouriner, ils étendaient la couverture pour s'installer. La région du lac Chen était belle et offrait bien des lieux propices à de somptueux pique-niques...

C'est là que Syndrell laissait Hièlstan déployer son Rêve pendant son sommeil. Repue et délassée, elle s'assoupissait entre les mains douces et rassurantes de son ami, chaque jour mieux préparée à affronter ses peurs. Elle n'y parvenait pas toujours. Un pas en avant, deux en arrière... Il arrivait qu'elle émerge de ces séances en nage et tremblante, accablée par les images que son esprit traumatisé s'évertuait à lui envoyer.

Petit à petit, toutefois, elle sentit le changement s'opérer en elle. C'était infime, si insignifiant qu'elle aurait pu passer à côté si elle ne l'avait pas guetté à ce point... Une lumière, plus douce que celle émise par une luciole et plus chaude qu'un soleil, brillait en elle. Elle la découvrit dans un de ses rêves, guidée par le soutien de Hièlstan et poussée en avant par une incroyable volonté.

Un matin, treize jours exactement après être arrivée chez Hièlstan, Syndrell se réveilla avec deux certitudes. Sa voix n'était toujours pas revenue.
Et il était temps pour elle de partir.

Elle n'eut pas besoin d'écrire à son ami ; treize jours passés en sa compagnie, et ils étaient capables de passer toute une journée sans utiliser le carnet pour se comprendre. Elle réunit ses affaires, et tout ce qu'il insista pour qu'elle emmène – des simples, du thé, des fruits secs ou frais, du pain, du fromage... Mais elle refusa de lui emprunter Flèche.

Sa destination n'était pas loin... l'Académie n'était pas loin. Il y avait des chevaux, là-bas. Elle avait récupéré suffisamment pour effectuer ce trajet à pieds. Au moment de partir, alors que les rayons du levant épousaient l'horizon, Syndrell se retourna. Il y avait mille et une façon de dire au revoir à un proche, elle n'en aimait aucune.

Elle serra le Rêveur dans ses bras. Il ne se rendait pas compte à quel point ce qu'il avait fait pour elle était énorme. Il lui avait sauvé la vie. Elle était désormais liée à lui, tout comme elle l'avait été avec Narek ; par trois fois, elle devrait lui rendre la pareille. Qu'il le veuille ou non. Malicieuse, elle fit glisser la capuche de sa bure en arrière, dévoilant son crâne ras sur lequel elle déposa ses lèvres.


« A bientôt, Hièlstan. Et merci... ! »





[... merci pour ce Rp fabuleux qui m'a rappelé nos belles aventures avec Ciel ! A refaire. Ab-so-lu-ment! bisous]

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Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…




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Hièlstan Filsèvres
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MessageSujet: Re: A cours de maux [Hièlstan]   Mar 01 Nov 2016, 21:54

Il s'était tout-à-fait habitué à sa présence, et en avait même oublié de se questionner sur la date de son départ. Leur cohabitation lui semblait tellement naturelle ! Elle était discrète et ne le perturbait nullement dans ses routines et exercices quotidiens. Elle se joignait à lui pour de joyeuses baignades, des séances de cuisine et des temps calmes au soleil, et ils avaient pris leurs petites habitudes, comme si de rien n'était.

Le quotidien était fait de jeux d'enfants, de regards d'adultes, de mots dits et écrits, de conversations muettes, de Rêves sérieux et de rêveries moins sérieuses. Ils s'apprenaient des jeux, il l'amenait dans ses séances de méditation et elle l'acceptait dans ses drôles d'étirements. Il touchait du doigt l'essence Marchombre, il le sentait ; mais cette essence lui échappait, lui glissait entre les mains, et ce n'était pas grave car il n'en voulait pas plus.
Comme un bout de soie qu'on effleure...

Il soupçonnait que c'était de la même manière qu'elle percevait sa propre voie : il la surprenait, attentive, les yeux éclairés d'une lueur curieuse, mais sans poser de question. Elle observait, elle recevait, comme lui le faisait... Discrets, alertes, comme de bons élèves...
Ils s'autorisaient plus de contact physique, désormais ; Elle n'hésitait pas à se poser contre lui, à l'embrasser sur la joue, et lui se surprenait parfois machinalement à passer ses doigts dans ses mèches folles. Il était rassuré de constater qu'il n'y avait rien d'ambigu, aucune gêne à avoir, rien dont il du se méfier. Avec Syndrell, les choses étaient naturelles.

Parfois, elle s'endormait, fatiguée, et alors il aimait à la regarder. Ses joues rosies par l'effort, ses cheveux décoiffés, le mouvement oculaire sous ses paupières, ses lèvres entrouvertes... Souvent encore, son sommeil était agité.
Il n'y pouvait pas grand chose ; un peu de soutient, tout au plus, mais la majorité du travail, ils le savaient tous les deux, devraient être effectué par elle.

Ce matin-là, à l'air de son visage, il sut qu'elle partait. Cela lui fit tout drôle ; et puis une vague de naturel l'emporta et il trouva cela dans l'ordre des choses. Il ne fit pas d'histoires. Elle s'était un peu remplumée, avait repris de l'endurance, du muscle et des couleurs ; elle avait meilleurs mine. Ce n'était pas encore la Syndrell qu'il avait rencontrée, mais c'était une Syndrell capable de se débrouiller toute seule.
Elle accepta gentiment son aide ; il n'était pas dupe, il savait bien qu'elle faisait cela pour lui faire plaisir. Ce genre de petits jeux tacites lui plaisait beaucoup. Ils avaient développé une belle complicité au cours de ces deux dernières semaines, une complicité qui ne s'oublierait pas.

Quand il ne put plus rien trouver à lui donner, il du se résoudre à la regarder en face, sans savoir trop que dire ou que faire. Alors qu'il entrouvrait un peu maladroitement les bras, elle le serra dans les siens.
Il se pencha un peu pour qu'elle puisse l'embrasser sur le front comme elle voulait, et alors, mû par un drôle d'instinct, à son tour il la prit dans ses bras, et la serra fort, très fort. Il ferma les yeux et respira une seconde son parfum, puis la relâcha. Elle semblait un peu surprise, cela le fit sourire.


"Reviens vite, Syndrell..."



[*-* trop chouette <3 moi je dis, "à bientôt, Syndrell..." Wink ]
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