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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Maizel - cours n°5

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Maizel - cours n°5   Mer 07 Mar 2018, 17:38

Le tigre était impressionnant mais Syndrell s’obligea à rester dans l’ombre. Elle savait son élève capable de s’en sortir tout seul ; se mêler de cette affaire serait indigne de lui, une façon de ne pas reconnaître ses progrès, de trahir une confiance indéfectible. Sans elle, jamais Narek serait parti affronter la jungle. Il n’avait même pas eu l’once d’une hésitation quand il s’était avancé vers la lisière, armé de trois lames dérisoires.

Il apprenait vite.

Pour son maître en revanche, les choses étaient plus compliquées qu’un simple principe de survie. En tant que mentor, elle savait où était sa place : ici, sur cette branche, un sourire amusé collé sur les lèvres, attentive à la débrouillardise de l’apprenti qu’elle guidait depuis un moment déjà. En tant que compagne, elle mourait d’envie de le rejoindre. De le protéger. Son cœur cognait contre sa poitrine et l’or de ses yeux étaient brillant d’angoisse.

Cette dualité était terrible pour elle. Pour cette raison, il était temps que cette formation s’arrête. La marchombre en était là de ses pensées inquiètes lorsqu’un mouvement attira brusquement son attention. Elle tourna la tête.

Sursauta si fort qu’elle faillit tomber de son arbre.

Un Brûleur !

Son cri resta bloqué dans sa gorge, mais celui de Dil’Duran prit la suite : il eut le mérite de faire réagir Narek, lequel activa sa greffe à l’instant précis où un carreau se dirigeait vers lui. L’arme, solide et puissante, traversa le corps immatériel du garçon pour aller se planter dans sa cible. Un instant plus tard, le forgeron se dressait de toute sa hauteur devant la créature auréolée de tentacules qui crépitaient, avides de semer la mort.

Syndrell n’attendit pas plus longtemps : elle sauta, roula sur un lit de feuilles, attrapa Narek à bras-le-corps et le tira en arrière, hors de portée des fouets mortels. Celui qui aurait dû toucher le visage du jeune homme se perdit dans une mèche bleue. Décontenancé d’avoir perdu sa proie, le monstre poussa son épouvantable hurlement qui fit trembler la terre. Sonnée, Syndrell raffermit sa prise sur la manche de son compagnon et d’une pression lui intima de monter. Elle se hissa derrière lui, marqua un temps d’hésitation tandis que, dans son dos, le vacarme d’une lutte sans merci retentissait ; ne devrait-elle pas prêter main forte à Dil’Duran ?

Non.

Le forgeron était dans son élément. Son rôle à lui était de préserver son territoire. Son rôle à elle était de veiller sur son apprenti. Les dents serrées, Syndrell rejoignit Narek au sommet de l’arbre. Ensemble, ils assistèrent au plus beau combat qui leur avait été donné de voir. Quelle qu’en soit l’issue, jamais ils ne pourraient effacer de leur mémoire l’aplomb de Dil’Duran, ni son audace tandis qu’il s’amusait avec les Brûleurs. Deux monstres. Un homme. La légende naissait dans le dangereux écrin de la jungle d’Hulm…


*


Le récit de leur ami était à la fois édifiant et lourd de secrets. Il en disait beaucoup sans rien révéler de fondamentalement important. Syndrell s’était toujours doutée que Dil’Duran n’était pas seulement le forgeron amateur d’alcool fort, talentueux et gouailleur, qu’elle avait rencontré tout à fait par hasard ; elle s’était même demandé s’il n’avait pas un jour foulé la Voie. Le chemin emprunté par Dil’Duran était tout autre, mais non moins impressionnant. Assise devant un verre d’eau de de vie, seule boisson capable de faire passer l’amertume de cette rencontre avec les Brûleurs, Syndrell observait le vieil homme tandis qu’il leur racontait un pan infime de son histoire.

Laur’Dil’Allan Duran.

Un nom fort, plein de mystères, de fer et de sang. Quand il le défia de l’appeler ainsi, Syndrell éclata de rire. Elle tremblait encore du drame qui avait failli se produire, s’était installée juste à côté de Narek, comme si la proximité pouvait atténuer cette peur, mais les paroles douces et rassurantes de Dil’Duran avaient gagné son cœur.


- Je ne suis pas assez folle pour ça, dit-elle en repoussant son verre vide.

L’alcool avait coloré ses joues d’un rose vif. Elle fixa Dil’Duran un instant, une montagne de questions au bord des lèvres, et se contenta d’un sourire. Puis elle se leva, contourna la table et s’approcha de lui pour planter un baiser sur sa joue piquante de barbe.


- Mon héros s’appellera toujours Dil’Duran, affirma-t-elle tandis qu’il rougissait. Les coutumes de chez moi me soufflent d’honorer ma dette en te sauvant la vie par trois fois, mais…
- … une seule vie ne suffira pas à rembourser cette dette à moitié,
compléta le forgeron, tout en frottant distraitement l’endroit où elle avait posé ses lèvres. Considère que vous garder un peu plus longtemps sera ma récompense.
- Nous devons partir demain.
- Je sais. Mais vous reviendrez, n’est-ce pas ?

Syndrell croisa le regard de Narek et lut la réponse dans l’encre moucheté de rouge de ses yeux.

[b]- Oui, nous reviendrons.




*



Narek dormait depuis trois heures lorsque Syndrell pressa doucement son épaule.

- Viens avec moi, souffla-t-elle au creux de son oreille avant de disparaître dans un murmure.

Elle l’attendit dehors, sur les marches de la maison. La cheminée de la forge fumait et une lueur vacillante était visible entre les lamelles mal agencées des stores qui descendaient le long des fenêtres ; Dil’Duran travaillait. Combien de nuits avait-il pu passer à forger des armes et des armures, ici ?

Narek s’arrêta près d’elle. Il était désormais aussi silencieux qu’un chat, voire même davantage. Syndrell scruta les alentours. Plus question de s’aventurer dans la jungle sur un coup de tête. Mais là, dans le périmètre de sécurité de la forge, ils ne craignaient rien. Strictement rien. La jeune femme descendit les quelques marches. Elle était pieds nus et ne portait qu’une tunique vaporeuse qui épousait ses formes et ses mouvements.

Sous l’éclat roux de la lune, elle entrouvrit les lèvres et laissa échapper un son étrange, mi-murmure, mi-bourdonnement. Du coin de l’œil, elle aperçut Narek en train de lutter pour bouger, très vite rattrapé par l’immobilité imposée par le chant marchombre. Sans cesser de chanter, Syndrell s’approcha de lui et posa une main sur son ventre, l’autre à l’arrière de sa nuque. Elle fit légèrement pression de ses doigts, lui démontrant sur quels points se focaliser pour déverrouiller les prises de cette hypnose.

Jusqu’au point du jour, elle enseigna ce secret à Narek, usant de patience et d’attention, alternant pratique et théorie afin qu’il intègre les rouages d’une technique qui se transmettait de maître en apprenti. Et puis, quand les premières lueurs de l’aube baignèrent la clairière d’une atmosphère douce et tranquille à travers la brume qui s’enroulait autour de la forge, les deux marchombres s’immergèrent dans la gestuelle tissée de fluidité et d’harmonie.

Ils retournèrent ensuite se coucher et n’émergèrent pas avant midi. Il fallut que Dil’Duran les réveille à l’aide du doux fumet de leur déjeuner. Tenaillée par une faim monstrueuse, Syndrell fut la première à débarquer dans la cuisine. Elle dévora son plat et se resservit même une seconde fois.


- Alors, quelle est la suite du programme, les jeunes ?
- Nous allons quitter la jungle et nous rapprocher de la Grande Faille.
- Hum. C’est truffé d’ours élastiques là-bas.


Syndrell haussa les épaules.

- Il suffit de se montrer plus rapide qu’eux.
- Les jeunes, j’vous jure… ça se fait quasi mâchouiller par des Brûleurs et ça parle de faire des papouilles à des ours élastiques. Tout dans les jambes, rien dans la cervelle !
- Tu nous accompagnes jusqu’à la lisière ?
- Bien sûr,
grogna le vieil homme avant de flanquer une tape amicale – et fichtrement rude – dans le dos de Narek. Vous ferez pas deux pas sans moi de toute façon.



*



La traversée de la jungle se fit sans encombres, même si les trois voyageurs restèrent sur leurs gardes en permanence. Avant de les quitter, Dil’Duran leur colla à chacun une gourde pleine d’alcool de son cru. Il avait aussi quelque chose pour Narek. Parce qu’elle s’en doutait, Syndrell s’éloigna de quelques pas, laissant les deux hommes seuls. La jungle s’arrêtait là. Ensuite, le sol rocheux et nu, vierge de toute végétation, s’étirait jusqu’à l’horizon. Et derrière…

Un souffle de vent ébouriffa les cheveux bleus de la marchombre et un sourire dansa sur ses lèvres. Le murmure la poussait en avant, comment lui résister ? L’aventure continuait, et pour l’instant c’était toujours à deux. Le cœur gonflé de bonheur, Syndrell tourna les yeux vers son élève.


- En route ! lui cria-t-elle avant de lever un bras pour saluer Dil’Duran.

L’aventure continuait…
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Groupe Maizel - cours n°5   Sam 10 Mar 2018, 02:16

Le chant marchombre clouait Narek sur place, il portait tant et si bien que le bruit régulier du marteau hésita, il était certain que le forgeron devait se demandé pourquoi il était ainsi prisonnier...

...Dans la jungle, un bruit de martèlement reprit aussi vite qu'il avait cessé, Dil'Duran n'avait même pas pris une seconde pour se défaire de l'emprise de ce son étrange.

Oh il aurait pu se poser des questions, seulement, c'était inutile. Il avait combattu des brûleurs, des dessinateurs, des bandits, des assassins, des armées, des êtres mythiques et des Mentaïs.

Ce n'était sûrement pas un son qui l'empêcherait de complété son oeuvre. Et puis, s'en défaire se prouver bien plus simple que se défaire d'une illusion, un art quasi-impossible qui se faisait de plus en plus rare, le forgeron ne savait même pas exactement comme il s'y prenait, on lui avait un jour dit qu'il marchait dans les spires sans s'en rendre compte, lui il appelait ça un délire de fou en toge,
il n'avait jamais vu les spires et n'en avait jamais eu besoin ; La seule imagination dont il avait besoin, elle était entre ses deux oreilles.

L'homme souleva le morceau de métal sur lequel il travaillait... C'était délicat, et il ne comptait pas retardé la loutre, il lui fallait donc travailler toute la nuit, de façon minutieuse, pour atteindre ses buts.

Si la loutre en question continua ce chant si étrange, son marteau appliquait son rythme à l'univers.

Si ce chant prenait les reines un moment, un seul chant était maître des lieux, celui du travail acharné, de la forge brûlante, du métal qui crépitait et d'un marteau qui le frappait.

Le chant d'un forgeron unique en son genre, qui préparait son tout dernier coup de génie... Oh il aurait dut travailler sur l'équipement de Syles, Kaünis et quiconque les rejoindraient dans cette guerre que le jeune homme préparait, mais ce jeune fantôme avait besoin de quelque chose sans le savoir...

...Quelque chose que seul un homme vivant par et pour le métal pouvait lui apporter.


Brothers of the mine rejoice,
Swing, swing,
Swing with me.

Raise your pick and raise your voice,
Sing, sing,
Sing with me.

Down and down into the deep,
Who knows what we'll find beneath,
Diamonds, rubies, gold and more,
Hidden in the mountain store...

Born underground,
Suckled from a teat of stone!

Raised in the dark,
The safety of our mountain home!

Skin made of iron,
Steel in our bones,
To dig and dig makes us free,
Come on brothers sing with me..!

Narek aurait pensé que le martèlement du marteau l'aurait énervé, qu'il aurait demandé à leur hôte s'il pouvait dormir dehors pour s'en sauver...

...Pourtant, ce marteau, il lui rappelait presque le Rentaï, c'était comme s'il lui soufflait quelque chose, un secret très bien gardé...

...Et il rêva de choses étranges, d'un homme ressemblant à Dil'Duran en plus jeune qui vivait dans une caverne, une mine bizarre où il se procurait toutes sortes de matériaux pour faire des merveilles avec une petite loutre bleue parlante qui lui tenait compagnie et un jeune barde qui chantait une drôle de chanson sur un peuple sous terrain.

Jamais il n'avait mieux dormis.


The sunlight will not reach this low,
Deep,
Deep,
In the mine.

Never seen the blue moon glow,
Dwarves won't fly so high.

Fill a glass and down some mead,
Stuff your bellies at the feast,
Stumble home and fall asleep,
Dreaming in our mountain keep...


Born underground,
Grown inside a rocky womb.

The earth is our cradle,
The mountain shall become our tomb.

Face us on the battlefield,
You will meet your doom..!

We do not fear what lies beneath,
We can never dig too deep!

Le jeune homme souleva un sourcil quand le forgeron, qui s'était approché de lui, lui remit un drôle de paquet, un truc entouré d'un linge.

Le garçon en rabattit un pan pour y trouver une arme qu'il ne savait pas du tout maniée, deux Tonfas à lames longeant les bras...

...Et quand il les ajusta, n'osant pas noté son inaptitude devant un tel cadeau, il les trouva non seulement parfaitement ajustés, mais également surprenants ; Les lames pouvaient apparemment se rétractés le long des avant bras pour ne pas encombrer le porteur et se couchaient sur le côté, rentrant la lame dans un genre de demi étui derrière lequel elle était protégée et cachée sans pour autant les rendre difficiles d'accès.

Le garçon se demanda bien qui pourrait lui apprendre à s'en servir, car il n'avait pas la moindre notion de--

Il ouvrit grand les yeux.

Dil'Duran, ayant deviné que le jeune homme n'avait pas le niveau martial adéquat à ses nouvelles griffes, lui avait également fait une rapière merveilleuse, parfaitement ajustée, qu'il lui tendait avec une merveilleuse dague - le modèle était appelé une ''Main gauche'' si les maigres connaissances du barde ne le trompaient pas - assortie.

Il allait le remercier, proposer de payer, mais l'homme grogna, attacha la ceinture à la taille du marchombre, lui flanqua une claque dans le dos et s'éloigna en riant.

Narek resta surpris, sur place, un moment avant de finalement rire légèrement et remettre son manteau de cuir par dessus ses nouvelles armes et sa ceinture, se dirigeant vers Syndrell, qui l'attendait, avec une question aussi étrange que surprenante.


Dis, tu sais te servir de Tonfas ou d'une rapière, toi?

Bon, la rapière, il était déjà bien partit, il avait eu les conseils d'un Mentaï, dans le temps, alors..!

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Maizel - cours n°5   Dim 15 Avr 2018, 12:18

Syndrell secoua la tête, amusée.

- Pas spécialement, mais j’ai l’occasion de mobiliser des aptitudes similaires.

Elle avait parlé en désignant ses bras, au sein desquels se cachaient les lames si particulières de sa greffe ; ce n’étaient pas des Tonfas, mais leur façon de remonter le long de ses avant-bras rejoignait le principe donné par Dil’Duran aux nouvelles armes de Narek. La rapière attira davantage son attention ; avec l’accord tacite de son compagnon, elle la soupesa, l’observa longuement et dégaina la lame fine pour la manier en quelques mouvements souples du poignet.

Rybris lui avait donné un aperçu du potentiel de cette arme en lui dessinant une rapière plus adaptée à sa personne. Elle ne fit aucun commentaire, mais quand elle rendit son bien à son nouveau propriétaire, ses yeux dorés étincelaient.

- Allez viens, Terreur de la Jungle ! Nous avons encore du chemin à faire.



*


C’était faux, bien sûr ; il ne leur fallut qu’une petite heure pour atteindre l’immense fissure du relief qui avait pris le nom de Grande Faille. Mais au cours de cette heure, Syndrell fit faire tellement de détours à Narek qu’il transpirait à grosses gouttes ! Elle s’ingénia à lui lancer des défis aussi improbables que récupérer, en un temps donné, un nombre de fruits ou de fleurs d’une couleur particulière. Ce n’était plus vraiment pour tester son élève.

C’était pour le retenir encore un peu.

Debout au bord du vide, Syndrell laissa son regard vaguer sur l’océan qui s’étirait jusqu’à toucher le ciel à l’horizon. Sur la droite s’élevaient les hauts sommets dentelés des montagnes de l’est et en bas, serpentine et scintillante, la Voleuse creusait son chemin à travers la roche brune. Le paysage était sublime, fulgurant de simplicité et d’émotions disparates. De l’autre côté de la Grande Faille, il y avait le Désert des Murmures…

Trop de rudes souvenirs étaient désormais attachés à cet endroit. Syndrell frissonna. Elle ressentit la douleur fantôme du fer rouge sur la peau de son omoplate, retrouva la chaleur écrasante du soleil et celle, étouffante, du Trou. Le rire de Juko résonna à ses oreilles, insidieux, pervers, venimeux. Elle ferma les yeux. Ouvrit légèrement sa main.

Referma les doigts sur ceux de Narek.

Et retrouva son souffle. Le rire odieux se délita, la chaleur devint fraîcheur et la douleur de sa marque s’évanouit ; Narek avait ce pouvoir, parce qu’il avait lui aussi affronté les ténèbres de ce lieu maudit et parce qu’il la comprenait mieux que quiconque. Nul besoin de paroles, nul besoin de geste, il suffisait qu’ils soient ensemble pour que disparaisse le traumatisme d’une captivité éprouvante. Face au vide, Syndrell réalisa deux choses essentielles.

Un, elle avait appris autant que Narek au cours de cet apprentissage. Maître depuis quelques années désormais, elle grandissait toujours, découvrait de nouveaux sentiers sur la Voie que Miss avait tracé pour elle.

Deux, il était temps.
Pour lui.
Pour elle.

Pour eux.

- La descente sera longue et périlleuse, chuchota-t-elle, ses doigts toujours accrochés à ceux de son élève, le risque énorme, la chute irrévocable. Pourtant tu vas devoir descendre, sinon…

Les lames apparurent le long de ses bras, silencieuses, mystérieuses, impérieuses.
Mortellement dangereuses.

- … sinon, je te tue.

Syndrell n’était pas un assassin. Ce n’était pas non plus une traîtresse. Mais pour amorcer cette dernière leçon de vie, Narek devait se libérer de tout ce qui la retenait à son maître – y compris des sentiments trop profonds pour ne pas être considérés comme une faiblesse. Pour lui prouver sa détermination, la marchombre bondit en avant et passa à l’attaque. Elle ne chercha pas à le blesser mais le poussa dans le vide.

Ils basculèrent tous les deux.

Elle utilisa ses lames pour s’accrocher à la paroi verticale et les pointes d’acier qui jaillirent du bout de ses bottes ancrèrent sa position contre la roche. Sans attendre davantage, elle engagea le combat. Narek n’avait pas trente-six solutions pour se défendre… il en avait davantage. Une multitude de réflexes polis par des mois de formation exigeante. Une quantité de ressources ciselées par la perfection de ses qualités et de ses sens. Un nombre infini de possibles dessinés par non pas un, mais plusieurs maîtres successifs.

C’était l’épreuve ultime…

__________________________________________

Murmure dans le vent
Qui file sur les toits
Marchombre



Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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Narek Liam
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MessageSujet: Re: Groupe Maizel - cours n°5   Dim 15 Avr 2018, 21:37

I feel her, I see her,
The sun caught in her ocean hair,
Is blazing in me out of all control...

Le jeune barde avait, au cours de sa vie, vécu beaucoup de choses, peut-être trop de choses, au point où, à toujours suspicieux, il prenait un temps impressionnant à vraiment accorder sa confiance.

Quand il l'accordait, entièrement, on y retrouvait tout ce que ce dur passé avait laissé comme traces sur son âme. Traces qu'il avait, avec l'aide d'une marchombre aux cheveux bleus, commencer à effacer.

À réparer.

Que quatre mots suffirent à ouvrir, comme un trou béant, un morceau qu'on arrache à l'âme même d'une personne.

Je vais te tuer.

Quatre mots qu'il voulut d'abord prendre comme une blague un peu douteuse.

Quatre mots qui suffirent à le briser de nouveau...

...Et quand son maître l'attaqua, il ne dut qu'à une connaissance quasi parfaite de son style et à des réflexes aiguisés de paré l'attaque attend.

Oh il aurait dut se battre à presque égalité avec elle, c'était ainsi qu'elle l'avait entraîné.

Mais ses yeux ne brillaient plus.

Derrière ces fenêtres sur son âme, alors qu'il bloquait maladroitement les coups, depuis le mur, derrière ce regard vitreux, dénué de sa joie normale, naturelle, il n'y avait que du vide. Un vide énorme qui absorbait tout, et au centre, un mot tout simple.

Mensonge.

Tout n'avait été qu'un mensonge.


Do you know why true heroes fight?

If you said ''Because they hate what's in front of them'',
You are wrong.

A soldier may fight because of hate,
An assassin may fight for wealth,
A tyrant may fight for power,
A monster may fight for amusement...

Un bruit de pas résonnèrent au fond de l'âme du garçon, enchaîné dans son propre cerveau par ses doutes renouvelés, ses peurs et sa fragilité.

L'homme, dont le visage était couvert d'une capuche, fumait un drôle de cigare du genre que les rêveurs refilent parfois pour les troubles de respiration à certaines personnes, mais celui-ci n'émettait qu'une odeur acre, couvrant presque entièrement une légère odeur de menthe et de vanille un peu étrange.

Le jeune homme avait seulement envie que l'intrus ne parte, se dit-il quand celui-ci retira le cigare de sa bouche pour l'écraser par terre.


Tu compte rester comme ça longtemps..? Tu sais que c'est supposé être ton propre cerveau ici, un peu ridicule que j'y sois plus libre que toi, non..?

Le jeune garçon ne souleva pas la tête, pas la peine, pas besoin...

Partez...

L'étranger ricana une seconde, marchant vers le captif de chaînes faites de sa propre personne.

Alors quoi, t'abandonne? J'suis déçu, non vraiment, j'veux dire...

...Que dirait Cassandra..?


La tête du jeune homme se souleva d'un coup, une haine indescriptible dans les yeux, un regard qui aurait brûler le diable lui même par sa flamme protectrice.

L'étranger ne recula même pas, se contentant de sourire dans l'ombre de sa capuche.

Le barde réalisa alors sa réaction instinctive et relâcha ses muscles de nouveau. Il ne savait pas comment cet homme connaissait le nom de sa fille, mais ce n'était pas important, se dit-il, elle était morte avec sa mère...


Ah oui, Lyra, jolie fille, vraiment, très jolie, et une voix... Mais je crois que tu l'as abandonné il y as longtemps, non..?

Un cris bestial sortit des poumons du garçon alors que l'air même autour d'eux tremblait. Un instant, le jeune homme fut libre de ses chaînes pour s'élancer vers cet insolent par pure rage, puis il aperçu un éclair de Syndrell en train de l'attaquer depuis un mur de roche et les chaînes, serpents de métal animés, le rattrapèrent, le liant aux poings et aux pieds, une autour de la gorge alors que ce salopard ricanait.

Mon pauvre Narek, t'as toujours été si émotif, tellement facile à énerver, ça en serait presque marrant si je n'étais pas si déçu.

L'homme s'élança vers le prisonnier, sauta pour s'accrocher à ses chaînes, sa capuche se rabattant entre temps.

Narek ouvrit grand les yeux et arrêta de respirer un instant, l'étranger souleva un sourcil puis remarqua que sa capuche ne le couvrait plus, haussa les épaules avec un sourire en chuchotant au garçon.


Pourquoi diable es-tu retenu par des chaînes... Je croyais que t'étais un fantôme...

Puis il se laissa tomber de son perchoir et, sifflotant doucement, se dirigea vers le mur de fond de la salle.

Ne chercha pas de portes, se contentant de passer au travers du mur.

N'attendis pas dans le couloir de l'autre côté.

Il savait qu'un jeune marchombre le suivait de près...

...Après tout, c'était de lui même, dont il s'agissait...


But of them all,
None can beat a true hero,
One as pure of purpose as of dedication to his or her cause.

For a true hero fight not because of what's in front...

...A true hero fight not for hate.

All heroes have but one thing in common :

They fight because they love what is behind them.

So you see,
A hero doesn't win because they are the best...

...They win because they simply,
Absolutely cannot allow themselves to fail...

They are not afraid of losing,
Because of what may happen to them.

They are terrified of losing.

Because of what may happen to those they protect.

La maître marchombre aurait dut, comme pour les cinq dernières minutes, avoir à se retenir pour ne pas blesser l'apprenti qui semblait avoir décider de ne pas se libérer de sa prison.

Pourtant son bras gauche rencontra une jambe qui l'entoura, la forçant dans une clef douloureuse qui risquait de lui casser le bras ou le poignet.

Le poids combiné du jeune homme et de la jeune femme était trop lourd pour qu'elle le porte en équilibre sur cette montagne à elle seule et ils plongèrent vers le vide.

Elle tenta de se défaire de son apprenti, celui-ci ne la laissant pas partir, geste fou puisque s'il tardait trop, il mourrait lui aussi en tombant.

Leurs regards se croisèrent.

Elle lui avait dit d'arriver en bas sinon elle le tuerait..?

Il ne la laisserait pas faire.

Pendant un instant de folie, une partie de lui lui souffla de se laisser écraser au pied de ce mur de pierre, l'emportée avec lui étant moins douloureux qu'être forcer de la tuer pour descendre seul.

Le ricanement de l'homme au cigare lui revint en tête et il sourit malgré lui...

...La seule façon de s'en sortir, c'était de voler, désormais.


ALORS!?

Son cris perça le vent qui leur battait dans les tympans et elle le fixa un moment.

CAP' DE TOMBER EN RATANT LE SOL!?

À peine avait-il finit sa phrase qu'il se mit en mouvement, utilisant une corde qu'il aurait normalement utiliser pour descendre en toute sécurité, il saucissonna la marchombre dans les airs.

En temps normal, il n'aurait jamais réussis, mais heureusement, leur chute et la surprise lui avait permis de fermement l'attachée, oh bien sûr elle aurait pu s'en sortir, mais avec le peu de temps qu'il restait avant de toucher le sol..?

C'était impossible.

Même pour une marchombre.

Impossible n'était pas un mot très Narekien.


I've been down in the dirt,
Lost for so long,
And pushed around, beaten down,
Got nothing left to lose, all hope is gone,
Got buried deep underground.

I can't trust anyone,
All that I got,
Is another scarred,
Broken heart,
I've been stabbed in the back,
The bleeding won't stop...

...Just another cut in the dark...

Can you hear me?

Can you see me?

I can feel you now...

Get me out,
Get me out of Hell.

Can you hear me screaming for you?

I'm afraid I'm gonna die down here.

I need you because no one else...

...Can get me out...

...Get me out of Hell.

Le marchombre remercia Dil'Duran en pensée pour la rapière qu'il lui avait donné, puisque son autre épée, qu'il s'était procuré par principe quelque jours plus tôt, allait bientôt être inutile, se dit-il en la plantant dans le mure de pierre de toutes ses forces.

Elle ralentit la chut en tirant sur son bras, le faisant grimacer, puis se brisa tel qu'il l'avait pensé, mais ils allaient désormais assez lentement pour qu'il ne plante ses pieds sur la parois et, d'une main, tente de se retenir.

Quand le sol ne fut plus qu'à quelque mètres, prévoyant un choc brutal, il sauta en lançant Syndrell, toujours saucissonnée, de toute ses forces.

Celle-ci laissa échapper un petit cris de surprise alors qu'il fit une roulade par terre et se releva juste attends pour la recevoir en pleine tronche - Il avait raté ses bras, mais au moins il était plus doué qu'il ne le croyait au lancé de la loutre - et elle se défit de ses liens grâce à ses lames.

Le garçon éclata de rire sans tenter de se protéger d'un potentiel assaut, la marchombre assise sur son torse.


Soit j'arrive en bas d'abord, soit je meurs hein?

Taratata chef, je refuse d'être prisonier d'un choix que je n'apprécie pas...


Il comprenait le but de l'exercice, désormais, c'était de briser les chaînes qu'il lui restait.

Toutes, même celles le liant à elle.

Au fond, il avait sûrement raté son coup, échouer l'épreuve car il avait refuser de se séparer d'elle, même s'il avait du l'attacher et risquer qu'elle ne se sorte de là et l'égorge pour ça.

Sauf que, selon lui, il avait fait quelque chose de bien mieux que de couper cette ''Chaîne'' qui le liait à elle.

Il l'avait transformée.

Ce n'était pas une chaîne, bien qu'il s'agissait d'un lien indestructible.

C'était une arme, une couverture chaude un soir d'hivers, une boite à musique pour un orphelin triste et seul.

Une loutre pour un fils de fermier...

...C'était parfait.

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MessageSujet: Re: Groupe Maizel - cours n°5   Dim 15 Avr 2018, 23:23

Narek, en cet instant, était comme un livre ouvert, et Syndrell pu déchiffrer un panel d’émotions contradictoires : surprise, incompréhension, colère, tristesse, abandon… Et quand la déception voila le regard si particulier du jeune homme, elle fut tentée, rien qu’une seconde, de tout arrêter. De lui expliquer. De le rassurer. Sa volonté fut plus forte et ses lames dansèrent devant ses yeux ; elles déchirèrent un pan de tissu sans abîmer la peau qui se trouvait en dessous. Consciemment ou non, Narek avait utilisé sa greffe.

Ils descendaient toujours. Mais soudain, Narek s’accrocha à elle et parvint à les éloigner de la paroi. Le vent siffla aux oreilles de Syndrell, le lien qui retenait ses cheveux se détacha, libérant un flot bleu qui dansa autour de son visage. Elle vit un pan céruléen, un scintillement de la Voleuse qui se rapprochait dangereusement, entourée de rochers sur lesquels ils risquaient fort de s’écraser.


- ALORS !? hurla Narek à son oreille, CAP’ DE TOMBER EN RATANT LE SOL !?

Elle se contenta de lui retourner un regard impassible – enfin, aussi impassible qu’il était possible de le faire dans une telle situation – et de toute façon, il ne lui laissa pas l’opportunité de répondre à sa question. Comme souvent avec Narek, il s’agissait en fait d’une question rhétorique, la preuve qu’il réfléchissait lui-même à la chose. Elle fronça néanmoins les sourcils quand il l’entrava au moyen d’une corde. A quoi jouait-il ?

Elle comprit en le voyant dégainer une courte épée. Celle-ci n’était pas aussi solide que les lames du Rentaï, mais avant de se briser elle ralentir considérablement le chute. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques mètres du sol, Syndrell se sentit projetée dans les airs. Elle ne put retenir une exclamation de surprise, tenta de rétablir son équilibre afin d’amortir le choc…

… et heurta de plein fouet un Narek tout juste arrivé en bas pour la récupérer. Il bascula durement sur le dos et sembla manquer d’air un bref instant. Instant dont elle profita pour se débarrasser de ses liens, dégainer ses lames et poser le tranchant de l’une d’elle sur la gorge offerte du jeune marchombre.


- Soit j’arrive en bas d’abord, sois je meurs hein ? Taratata chef, je refuse d’être prisonnier d’un choix que je n’apprécie pas…

Le rire du garçon se tut et il retrouva d’un seul coup tout son sérieux. La situation l’exigeait sans doute, puisque d’un seul geste, Syndrell pouvait mettre un terme à sa vie. Ici et maintenant. Immobile au-dessus de lui, elle le fixait en silence, ses grands yeux dorés scrutant son visage, son cœur et son âme.

Et puis.

Un sourire se dessina lentement sur ses lèvres. L’acier chanta en retournant dans les mystères de ses bras, laissant simplement le souvenir de cet instant dans l’infime esquisse rouge qui souligna le menton de Narek. Syndrell se leva et recula de deux pas pour le laisser se redresser à son tour. Il fallut alors qu’elle incline la tête pour le regarder dans les yeux. Il était si grand…

- Tu n’es pas prisonnier, Narek, affirma-t-elle alors d’une voix douce. Tu es toi. Merveilleusement toi. Toi quand tu attaches tes mots au vol d’un aigle. Toi quand tu rates le sol en tombant. Toi quand tu deviens fantôme. Toi quand tu es un marchombre.

Syndrell prit une inspiration un peu rapide – son cœur cognait contre sa poitrine, elle paraissait si calme pourtant… Miss était-elle aussi fébrile ? Et Erwan ? Et Zoanne ?

- Aucune chaîne ne te retiendra jamais, tant que tu garderas cette force en toi. Ceci, mon apprenti, est la dernière leçon que je t’offre…

Elle déglutit et tourna la tête pour désigner la falaise.

- Tu vas remonter de ce côté et moi, de l’autre. Nos chemins sont liés pour toujours, tu sais, pourtant tu voyageras seul sur la Voie désormais. Puisses-tu l’arpenter aussi loin que tes rêves, Narek Liam.

Oh, bon sang. Cette émotion trop grande à contenir. Après un sourire un peu tremblant, Syndrell se détourna et fit quelques pas vers le mur vertigineux qui les surplombait.

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Murmure dans le vent
Qui file sur les toits
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(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Maizel - cours n°5   Lun 16 Avr 2018, 19:06

La fin.

C'était ça, la fin des cours..?

Il était libre maintenant..?

Syndrell mis la main sur sa première prise, peut-être sans y penser, elle tourna la tête pour n’apercevoir rien du tout, Narek ayant disparu de sa vue. Elle croyait surement qu'il avait grimper sans hésiter, euphorique de sa liberté, ou alors c'était simplement qu'elle se retenait depuis trop longtemps puisqu'une seule larme, folle, glissa le long de sa joue.

Larme qu'elle n'eu pas le temps d'essuyer.

Déjà le doigt de Narek, à ses côtés, s'en était occupé.

Elle le fixa un instant avec cet air qu'elle prenait parfois, plutôt mignon, cet air de ''Stupide apprenti, toi ta place c'est sur l'AUTRE mur.''

Mais si c'était la fin, s'il était libre...

...Alors il grimperait à ses côtés, se dit Narek en agrippant sa première prise, un simple chuchotement franchissant ses lèvres.


Arpenter seul, mais arpenter en parallèle.

Après tout, s'il était libre, alors il décidait bien de quel côté de cette foutue montagne il monterait! Et si elle n'était pas d'accord, elle n'avait qu'à le dire, un bon débat ferait une distraction plutôt marrante de l'exercice grimpant.

Fear not our time apart,
For I will always be with you,
In your dreams,
In your mind,
In your heart,
In my soul.

And I shall never fear,
Even in my darkest hour,
For I do not walk alone...

...Next to me is the love of my life...

HRP:
 

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