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Le Pacte VS L'Ordre
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 Groupe Humo - Cours n°2

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MessageSujet: Groupe Humo - Cours n°2   Dim 28 Fév 2010, 17:09

Volcan en fusion dans le creux de la nuit...

Rubis était levée, en plein milieu de la nuit. C'était le début d'un nouveau cours, après le premier examen de ses apprenties. Ses deux apprenties, qui avaient d'ailleurs passé avec brio cet examen, même si quelques difficultés avaient été rencontrées. Comme quoi, on pouvait toujours faire mieux, et s'entraîner était le meilleur moyen d'y parvenir. Toujours plus fort, se surpasser soi-même avant les autres, c'était ainsi que cela devait se passer, c'était ce qu'il fallait faire pour être réellement ce que l'on voulait, et non pas l'ombre ou l'imitation formelle de cela. La jeune créature s'étirait et glissait dans la forêt, alors que la nuit était bien présente, et que la lune n'était pas apparente. Un jour de lune noire, en plus, elle aimait cela. On ne voyait rien, car même les étoiles étaient cachées derrière les nuages. Dans Ombreuse, tout était noir, noir pur et noir profond. Et Rubis adorait cela. Elle aimait ne rien voir et se fier uniquement à ses autres sens, les développant encore plus qu'habituellement ainsi. Elle aimait aussi constater que ses écailles ne perdaient pas de leur éclat, et que le halo, même sans lumière pour y ricocher, était bien présent. Cela venait-il du fait qu'elle était fille du Dragon ? Elle n'en savait rien, et ne l'avait d'ailleurs jamais rencontré, à son plus grand désarrois. D'un côté, avant de sortir de Valingaï, elle ne savait même pas qui était son père et qui était sa mère, et n'avait aucune indication quand à eux, ce qui l'avait vraiment énervée. Et elle avait alors découvert la vérité. Mais comment pouvait-elle être réellement la fille du Dragon, elle ignorait par quel procédé ils avaient pu mettre ça en place... D'un côté, ils n'avaient qu'un seul pouvoir, auquel elle résistait complètement, c'était de donner des ordres. Sans doute était-ce né de là...

Soupirant, la jeune femme se dirigea néanmoins vers les écuries. Elle avait demandé à ses apprenties de l'y rejoindre, lorsque le noir serait total. Elle avait même réussi à l'écrire et poser le morceau de papier sur la couchette de ces dernières, même si elles ne dormaient pas dans les dortoirs du Domaine. Elle devait pouvoir les suivre, et le faisait d'ailleurs aisément. D'ailleurs, ce cours serait assez spécial en soi, elle le savait bien. D'une part, parce qu'elle avait prévu de le faire durer plusieurs jours, en partant à cheval. D'autre part parce qu'elle-même ne montait pas à cheval, elle n'aimait pas cela, et les chevaux non plus n'aimaient pas cela. Elle espérait que les deux jeunes filles auraient quelques notions d'équitation, car elle-même n'en avait que très peu, de ce qu'elle avait pu observer rapidement chez certains cavaliers. Les chevaux avaient peur d'elle, pour la plupart en tout cas, et elle n'aimait pas leur faire trop peur, car eux ne lui avaient jamais rien fait, et donc ils ne le méritaient pas, c'était certain. Elle voulait juste que ses apprenties pussent se déplacer rapidement dans Gwendalavir, et la suivre sans qu'elle fût constamment obligée de s'arrêter pour les attendre. Bien entendu, elles travailleraient aussi le souffle et l'endurance, pendant ce cours, elles en auraient largement le temps, à dire vrai... Elles auraient le temps de travailler maintes et maintes choses, pour qu'à la fin, les deux apprenties fussent capables de passer le second examen haut la main. C'était le but de Rubis, en tout cas.

Arrivant près des installations, la jeune femme lâcha un soupir, et alla se poster devant l'entrée des boxes. Elle entra d'ailleurs en fait dans le bâtiment, les écuries, donc, pour examiner les plaques sur les boxes des chevaux. Elle put ainsi constater qu'Owa avait un cheval, ce qui n'était pas négligeable. Jennyssie non, par contre. Elle demanderait sans doute à la première d'expliquer les bases à la seconde, car elle savait qu'elle-même n'en serait pas capable. Soupirant légèrement, la Mercenaire entendit des premiers pas et se redressa, attendant. C'était sans aucun doute ses deux apprenties. Dans les écuries, une lumière tamisée régnait doucement, presque fragile, mais chaleureuse. Lorsque les deux jeunes filles furent là, Rubis leur adressa un sourire - ce sourire spécial qui était bien à elle - et leur dit :

- Bonjour, ou bonne nuit, à toutes les deux.

Je vais commencer par vous prévenir : ce cours va durer longtemps, car nous avons beaucoup de choses à voir. Nous nous côtoyerons ainsi plusieurs jours d'affilé, pour renforcer toutes vos connaissances et vous en faire acquérir de nouvelles. Le premier exercice en particulier sera pour vous de monter à cheval, et de savoir vous déplacer.

Honte à moi, je ne sais pas monter à cheval. Cependant, j'ai pu voir qu'Owa avait son cheval, ce qui signifie qu'elle sait un minimum monter. Donc Jennyssie, je suis désolée, mais si tu as des questions sur les chevaux, c'est plutôt à elle qu'il faudra demander, parce qu'en plus je ne peux pas monter sur les chevaux. Alors pendant que vous serez à cheval, je courrait, entendu ?

Allons-y donc, prenez votre monture, et sortons. J'ai juste un conseil à vous donner, que vous appliquerez à votre convenance avec votre monture : Comprendre, ce n'est pas réagir, mais accepter et retourner la situation à son avantage...


Leur adressant un sourire presque contri, elle resta néanmoins près de ses apprenties pour voir comment elles se débrouillaient pour s'occuper des chevaux et seller et harnacher leur monture, car elle-même ne savait pas faire, et elle voulait au moins savoir comment on faisait de telles choses...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Dim 28 Fév 2010, 18:15

Le mot de Rubis lui était finalement parvenue, le jour d'avant le prochain cour. Quelqu'un avait du le trouver dans le dortoir des filles et le lui avait parvenir par elle ne savait quel moyen. Elle avait alors sourit en lisant le mot sur le petit bout de papier. Le cour se déroulerait la nuit ? Il n'y aurait que plus de suspens, plus de fatigue, plus de difficulté pour le cour. Mais en fin de compte, c'était pas ça qu'elle cherchait, Jennyssie ? Si. C'était ça. Avancer. Toujours avancer. Elle était curieuse, elle avait soif d'apprendre, toujours. Apprendre. Mais pas n'importe quoi. Elle voulait apprendre à tuer. Apprendre à se débrouiller seule. Apprendre à se battre et apprendre la liberté.
Elle grimaça en relisant le mot. L'écurie. Elle n'aimait pas les chevaux. Ils étaient rapide et plutôt agile, mais elle ne les avaient jamais aimé. Ils étaient grand et elle les trouvaient ridicule. Elle aimait les petits animaux.

Comme Oddy.

Cette pensée la fit sourire. Oddy, le petit écureuil. Il ne lui avait pas semblé petit du tout lorsqu'elle l'avait vu.

Jennyssie avait dormit près du domaine, dans un petit bois à proximité d'Ombreuse. En réalité, elle n'avait pas vraiment dormit. Elle avait passé sa nuit à sourire aux étoiles à penser au cour. Elle avait peur de se réveiller en retard. Lorsque la lune atteignit le milieu du ciel, juste au dessus d'elle, elle se leva et se dirigea vers l'écurie, tout sourire.

Elle y entra sans attendre, Owa ne tarda pas.
Rubis leur adressa un sourire avant de se lancer dans ses habituels explications.


- Bonjour, ou bonne nuit, à toutes les deux.

Je vais commencer par vous prévenir : ce cours va durer longtemps, car nous avons beaucoup de choses à voir. Nous nous côtoyerons ainsi plusieurs jours d'affilé, pour renforcer toutes vos connaissances et vous en faire acquérir de nouvelles. Le premier exercice en particulier sera pour vous de monter à cheval, et de savoir vous déplacer.

Honte à moi, je ne sais pas monter à cheval. Cependant, j'ai pu voir qu'Owa avait son cheval, ce qui signifie qu'elle sait un minimum monter. Donc Jennyssie, je suis désolée, mais si tu as des questions sur les chevaux, c'est plutôt à elle qu'il faudra demander, parce qu'en plus je ne peux pas monter sur les chevaux. Alors pendant que vous serez à cheval, je courrait, entendu ?

Allons-y donc, prenez votre monture, et sortons. J'ai juste un conseil à vous donner, que vous appliquerez à votre convenance avec votre monture : Comprendre, ce n'est pas réagir, mais accepter et retourner la situation à son avantage...


Jennyssie était surprise. Pourquoi Rubis voulait elle qu'elles apprenne à monter à cheval alors qu'elle même ne savait pas faire ? Un énorme soupir lui échappa. Elle ne pouvait pas dire pourquoi elle n'aimait pas ses animaux. Peut-être parce qu'ils ne lui ressemblaient pas. Non, elle était discrète, rapide, mais... Tueuse. Et c'était ce qui faisait toute la différence.
Ce qu'elle ne comprenait pas, aussi, c'était pourquoi ne pas utiliser naturellement les chevaux ? Sans les seller ? De toutes façon, elle ne savait pas faire... Mais sachant que Rubis attendait qu'elle le fasse, elle se tourna vers Owa et entreprit d'observer ce qu'elle allait faire, les bras croiser, un sourire contrit sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Jeu 04 Mar 2010, 18:32

Le cours avait été annoncé durant la journée, pour le soir-même. Lorsque le noir serait total, précisément. Aux écuries. Owa était contente, sans doute allaient-elles en apprendre un peu plus sur les chevaux et pour mieux monter à cheval, et cela l'enchantait, car jusque là, c'était surtout en observant et à l'instinct qu'elle avait monté Fulmico. Pour les soins, elle avait principalement demandé au début aux garçons d'écuries, par exemple, pour en apprendre plus et ne pas lui faire mal sans le vouloir. C'est donc en sautillant dans la nuit qu'elle rejoignit donc les dispositifs pour les grands animaux sabotés qu'elle adorait.

Voyant que Jennyssie et Rubis étaient déjà là, elle leur adressa un sourire et écouta attentivement son Maître. Fronçant les sourcils, elle fut déçue, et en même temps flattée que Rubis lui accorde ainsi sa confiance. Alors, elle se tourna vers Jennyssie, et l'invita à la suivre. Ainsi, elles passèrent dans les écuries, devant les boxes, et Owa s'avança jusqu'au box de Fulmico. Ouvrant la porte, le cheval se tourna pour faire face aux deux jeunes filles et poussa légèrement sa cavalière pour lui montrer qu'il appréciait sa présente. Souriant, Owa désigna à Jennyssie le box d'à côté, où se tenait une jument à la robe d'un marron clair et tâcheté de points plus foncés. Elle était belle, avec sa tête fine, et la jeune fille lui caressa le chanfrein avant d'expliquer à sa camarade :

- Pour commencer, il faut brosser le cheval jusqu'à ce qu'il soit propre où on va poser quelque chose. Mais qu'il soit entièrement propre est toujours mieux ! Pour ça, moi j'utilise les brosses aux poils longs et drus, qui enlève bien les impuretés et qui peut se passer de partout, sauf sur les yeux. Il faut toujours la passer dans le sens du poil.

Joignant le geste à la parole, Owa prit elle-même le bouchon et commença à brosser énergiquement Fulmico sur l'encolure, puis sur le dos et sous le ventre, pour finir par les membres. Lorsqu'elle eut terminé, elle se tourna vers Jennyssie et continua :

- Bon, par contre, je mets pas de selle, je ne sais pas faire, et en plus ça te sépare de ton cheval, c'est pas très bien, car tu ressens moins bien les choses. On va juste mettre le filet, pour les diriger. Si les chevaux sont dressés, ce n'est pas pour autant que les cavaliers sont dressés, et les rênes permettent aux chevaux de comprendre où il faut aller avec un cavalier débutant qui va bouger de trop et sans doute lui donner d'autres ordres. Avec ça, il comprendra qu'il faut suivre tes mains, et ignorer tes jambes au début.

Lui adressant un sourire, elle alla chercher donc la bride et la mit rapidement à la jument. Elle galéra un peu, car elle ne pouvait pas accéder facilement à son esprit, et elle s'interdisait de le faire lorsque les êtres n'étaient pas totalement ouverts à elle. Mais elle y arriva, et adressa un sourire timide à Jennyssie. Puis, elle fit de même avec Fulmico qui ouvrit automatiquement la bouche, sans lever la tête, contrairement à la jument. Alors, Owa le prit par les rênes et le fit sortir du box, même si elle savait qu'elle n'en avait pas besoin pour qu'il la suivît. Se tournant vers Jennyssie, la jeune fille lui dit :

- Pour monter dessus, tu fais comme tu peux, le mieux c'est de sauter et d'appuyer sur l'os qu'ils ont à la base de l'encolure, comme ça tu ne leur fais pas mal. Après, c'est à ressentir. Je passerai derrière Rubis, comme ça elle suivra Fulmico et tu pourras mieux ressentir les choses. Soit ouverte, sinon elle va être énervée autant que toi, et tu finiras très vite par-terre...

Caressant doucement Fulmico, la jeune fille se hissa sur son dos en grimpant d'abord sur un support qui la surélevait, car elle était petite comparée à son cheval. Une fois dessus, elle s'équilibra et attendit le reste, invitant aussi Jennyssie à le faire.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 10 Mar 2010, 14:15

Flamme d'intérêt au centre de la nuit...

Rubis regardait avec un réel intérêt ses deux apprenties s'occuper des chevaux. En effet, comme elle s'en doutait, Owa connaissait quelques petites choses en la matière, passage obilgatoire lorsque l'on en possède un, normalement. D'ailleurs, le sourire de la jeune fille fit sourire intérieurement l'Envoleuse, qui vit qu'elle était contente qu'elle lui accordât sa confiance. C'était la moindre des choses, elle devait avouer, entre un Maître et son élève. Elle ne voulait pas réhitérer ce qu'elle avait enduré lorsqu'on lui avait appris de force tout ce qui était combat et maniement des armes. Non, elle ne voulait pas que ses apprentis voulussent la tuer, même si elles, elles n'en étaient pas encore capables. Pas encore, certes, mais cela viendrait, avec le temps, elle le savait. C'était bien souvent ainsi, malgré tout. Et il fallait, quelque part, que cela fût ainsi. Sinon, quel intérêt d'enseigner ? Certes, les deux jeunes filles ne pourraient pas avoir les mêmes capacités physiques qu'elle, puisqu'elles ne possédaient pas d'écailles ni de capacités mentales spéciales - quoique - donc les coups les atteignaient toujours, et elles avaient un impact. Il y avait des choses qu'elles n'auraient jamais et qu'elle avait, mais elles auraient aussi des choses qu'elle-même n'auraient jamais, comme l'humanité, et la connaissance totale et irrémédiable d'elles-mêmes. C'était déjà beaucoup. Et Ruby, si elle connaissait son corps, ne connaissait pas ses réelles limites, limitée elle-même par la résistance aux chocs humains, ne voulant pas plus que cela se faire de mal. Les scientifiques s'en étaient assez chargés lorqsu'elle était sous leur garde. Les poids qui fonçaient dans ses côtés, sur ses écailles, elle s'en souvenait comme si c'était la veille, alors que cela faisait plus de quinze ans que cela s'était passé...

Soupirant, elle observa Owa et Jennyssie brosser leurs montures, avant de mettre le filet. En réalité, Owa ne semblait pas s'y connaître tant que cela, mais se débrouillait assez pour tenir sur son cheval et ne pas le rendre malheureux. Rubis voyait aussi très bien les regards interrogatifs de ses apprenties à son égard, et elle savait qu'elle allait se justifier. C'était ainsi, sinon elles ne lui feraient pas confiance, ce qui était réellement dommage, car cela pourrait les empêcher par la suite de donner le meilleur d'elles-mêmes, comme lors du premier cours. Soupirant, la jeune femme s'avança vers la porte des écuries lorsque les deux jeunes filles furent à cheval, et s'expliqua :

- Je tiens à vous faire part d'une chose : ce n'est pas moi qui choisi ce que vous devez apprendre. Vous avez des choses à voir pour pouvoir continuer à être sur le Domaine et à suivre des cours, et les cours ont des buts définis... L'équitation en fait partie. Et comme toutes les deux êtes mon premier groupe, j'ai pas eu encore le temps de me trouver une monture adéquate, car les chevaux refusent de me porter sur leurs dos. La notion d'équitation semble fondamentale pour les Mentaïs, donc vous devez au moins pouvoir tenir sur vos chevaux pour cette première leçon, le temps que moi-même trouve une monture qui voudra bien de moi...

Leur adressant un sourire, elle sortit totalement des écuries et invita ses apprenties à la suivre d'un signe de tête, tandis qu'elle se mettait elle-même à marcher. Comme Jennyssie, ne semblait jamais avoir monté à cheval réellement, et en plus parce qu'elles n'avaient pas de selle, la Maître préférait commencer doucement en marchant, pour que les animaux restassent au pas, ne tentant pas le diable dès le début, cela ne servait à rien que les deux jeunes filles tombassent comme ça, alors qu'elles n'avaient jamais appris réellement à monter à cheval. Oui, parce que d'après ce qu'elle avait compris, Owa n'avait pas appris à le faire, c'était plus instinctif pour elle, donc elle n'avait pas non plus trop de bases. Soupirant, Rubis réfléchit à la manière dont elle pourrait s'y prendre pour apprendre à monter à cheval. Il fallait qu'elle trouvât quelqu'un qui voudrait bien l'aider. Elle apprenait vite, elle le savait, et en plus en apprenant elle-même en légèrement décalé avec ses apprenties, elle comprendrait bien plus facilement les difficultés qu'elles pourraient rencontrer, avec leurs montures. Souriant, la jeune femme continua de marcher tranquillement, attendant plus spécifiquement que Jennyssie fût un peu plus à l'aise sur le dos de sa monture. Lorsque ce fut le cas, quelques heures plus tard, l'Envoleuse commença à courir, prévenant d'abord ses deux apprenties d'un signe de tête et d'un sourire. Ainsi, elle resta aussi à un rythme calme et régulier, pas très soutenu, encore quelques heures, avec les deux jeunes filles sur leur monture au trot derrière elle. Comme elles étaient parties alors que la nuit était à peine entammée, elles arrivèrent hors d'Ombreuse alors que la lune était à son effigie, au plus haut point du ciel.

Lorsque les plaines au nord de la forêt s'étalèrent sous leurs yeux, dans l'ombre de la nuit, Rubis ralentit un peu et ainsi, les chevaux purent repasser au pas. Se tournant vers ses apprenties, même pas essoufflée des trois heures qu'elle venait de passer à courir, la jeune femme leur adressa un sourire, avant de leur tendre un sac, à toutes les deux. Puis, elle leur expliqua :

- Comme vous êtes à cheval, on va pouvoir commencer à comprendre certaines variantes du lancer de poignard. La dernière fois, vous l'avez fait en statique, cette fois-ci, vous allez le faire en mouvement, à cheval donc. Vous pouvez prendre les poignards que je vous ai laissés. Vous allez tirer sur les rochers que vous voyez là-bas. Au pas pour ce soir. Les autres allures, on verra plus tard, quand je pourrais vous en faire la démonstration. Allez-y !

Passant devant, elle se posta près des rochers et laissa les deux jeunes filles se débrouiller. La lumière était seulement celle des étoiles, donc ce n'était pas évident de bien viser, et en plus elles seraient en mouvement. Certes, le mouvement en lui-même était lent, mais il fallait bien commencer...

Larme carmin de fierté...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 17 Mar 2010, 19:02

[ Désolé, j'avais pas vu que tu avais répondu, vraiment vraiment désolé de vous avoir fait attendre ! ]

Jennyssie suivit Owa et fit tout ce que celle ci lui demandait de faire... Elle ne pu s'empêcher de sourire en entendant Owa lui expliquer qu'elle ne mettait pas les selles parce que cela la séparait du cheval. Si la jeune fille n'avait pas essayé de l'aider, elle lui aurait rit au nez.
Elle imita Owa pour monter sur la jument que celle ci lui avait proposée. Elle faillit se ramasser de l'autre côté mais ce ramassa tant bien que mal...
Rubis s'avança vers l'entrée/la sortie de l'écurie et dit :

- Je tiens à vous faire part d'une chose : ce n'est pas moi qui choisi ce que vous devez apprendre. Vous avez des choses à voir pour pouvoir continuer à être sur le Domaine et à suivre des cours, et les cours ont des buts définis... L'équitation en fait partie. Et comme toutes les deux êtes mon premier groupe, j'ai pas eu encore le temps de me trouver une monture adéquate, car les chevaux refusent de me porter sur leurs dos. La notion d'équitation semble fondamentale pour les Mentaïs, donc vous devez au moins pouvoir tenir sur vos chevaux pour cette première leçon, le temps que moi-même trouve une monture qui voudra bien de moi...

Jennyssie semblait d'accord avec son maître pour une fois. Alors qu'au tout début, elle n'appréciait pas la façon dont celle-ci s'était comporté, ça avait changé.
Le maître sortit de l'écurie et les deux jeunes filles la suivirent, lentement pour Jennyssie qui ne savait pas s'y prendre.
Petit à petit elle s'en sortait mieux mais la jument ne semblait pas l'apprécier. C'était réciproque...
Ils trottèrent. Rubis courut près d'elles pendant plus de trois heures. Puis, même pas essouflées, elle s'arrêta, leur adressa un sourire et dit :

- Comme vous êtes à cheval, on va pouvoir commencer à comprendre certaines variantes du lancer de poignard. La dernière fois, vous l'avez fait en statique, cette fois-ci, vous allez le faire en mouvement, à cheval donc. Vous pouvez prendre les poignards que je vous ai laissés. Vous allez tirer sur les rochers que vous voyez là-bas. Au pas pour ce soir. Les autres allures, on verra plus tard, quand je pourrais vous en faire la démonstration. Allez-y !


Jennyssie avait à peine entendu la fin de la dernière phrase que déjà, elle se lançait.
Le poignard toucha sa cible mais l'animal semblait la distraire, elle n'était pas du tout à l'aise dessus et elle ne s'était pas aussi bien débrouillée qu'au premier cour, sur terre.
Elle alla chercher le poignard et revint sur ses pas, laissant la place à Owa qui s'en sortirait surement mieux qu'elle.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Dim 21 Mar 2010, 10:44

Owa faisait des efforts pour faire comprendre les choses à Jennyssie. Mais cette dernière semblait définitivement contre le fait de monter à cheval, même si elle aussi faisait des efforts pour s'occuper comme elle le lui disait de sa jument. Sans doute avait-elle eu une expérience mauvaise en compagnie de chevaux, ou simplement ne les aimait-elle pas. Même si pour la jeune fille cela semblait complètement fou de ne pas aimer les chevaux, cela pouvait très bien être cela. Comme elle détestait faire du vélo, certains devaient détester faire du cheval. Mais c'est quelque chose que l'on apprend, et que l'on oublie pas. Comme une base de vie. En effet, parce que la Maître Envoleuse leur avait expliqué que c'était dans le programme, en quelques sortes, pour devenir Envoleur qu'elles devaient savoir monter à cheval, et qu'elle-même n'avait pas de monture. Owa comprenait : en effet, la Maître avait vraiment quelque chose d'effrayant, et les chevaux ne semblaient pas franchement apprécier sa présence. Mais la jeune fille pouvait calmer mentalement sa propre monture, qui se montra conciliante. Pour ce qui était de celle de Jennyssie, elle devait avoir l'habitude des gens comme ça, quelque part, puisqu'elle appartenait au Domaine...

Soupirant, la jeune fille commença donc le voyage au pas, puis au trot lorsque Rubis commença à courir. Elle n'allait pas trop vite, mais pas trop lentement non plus, pour les chevaux adoptassent sans doute un trot pas trop chaotique et déstabilisant. Finalement, Owa se rendit compte que Jennyssie ne se débrouillait pas si mal que ça, elle avait en tout cas des bons réflexes. Mais elle n'y mettait pas tout son coeur.. Soupirant, l'apprentie Mercenaire hocha la tête lorsque son Maître leur dit de faire des tirs de poignard sur les rochers plus loin, au pas pour commencer. Elle allait le faire.

Saisissant rapidement et avec fluidité que poignard qui ceignait sa taille, geste rodé par l'entraînement qu'elle s'imposait tous les jours, elle commença à lancer une première fois. Comme Jennyssie avait lancé qu'une seule fois, elle se demanda si elle aussi devait lancer une fois. Alors, elle se concentra. A moitié dans la tête de Fulmico, et à moitié elle-même, elle lança son âme avec le poignard, qui alla se ficher dans la pierre... Où elle l'avait voulu. Un petit sourire fier passa sur son visage, lorsqu'elle pensa qu'elle trichait, en quelque sorte... Mais d'un côté, il fallait toujours prendre tout ce qui pouvait nous aider, et ne pas avoir l'âme sensible à faire des choses que l'on n'aurait pas pu faire sinon... Non ?

Se tournant vers son Maître, Owa lui adressa un sourire, ainsi qu'un regard interrogatif. Etait-ce bon comme cela, ou devaient-elles faire d'autres lancers ?



[Désolée pour ce RP court...]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Dim 21 Mar 2010, 19:19

Flamme d'une nouvelle intuition...

Rubis observait ses deux apprenties lancer le poignard. Jennyssie avait commencé, mais à sa grande surprise ne tira qu'une seule fois. Fronçant les sourcils, la jeune créature attrapa néanmoins au vol tout ce qu'avait fait la jeune fille, en lançant son poignard. Déjà, et d'une part, elle ne s'était pas lancée avec le poignard, elle était restée statique et ne l'avait pas accompagné. D'autre part, elle semblait vraiment réticente à le faire à cheval, et même si ce n'était qu'au pas, elle ne s'était en rien accordée au mouvement de sa monture, alors que c'était une chose primordiale à faire lorsque l'on s'astreignait à de tels exercices. Soupirant, Rubis tenta de comprendre. La jeune fille ne semblait pas apprécier la jument, certes, mais dans ce cas pourquoi n'en avait-elle pas choisis une autre, de monture ? Elle ne devait pas aimer les chevaux en général, mais il faudrait bien qu'elle s'y fît si elle voulait continuer à avancer sur la Voie qu'elle s'était choisie. Elle était certes souple et suivait les mouvements de sa monture, mais seulement parce qu'elle y était obligée, et en réalité n'était que distante avec cette dernière, et vis-à-vis d'elle. Soupirant, Rubis s'approcha d'elle alors qu'Owa commençait son propre tour. La jeune fille réussit elle à ajuster son tir comme il le fallait, à la fois avec le cheval et avec la lame. Hochant simplement la tête pour ne pas plus la gratifier que cela, mais lui montrer que c'était bien, la Mercenaire s'adressa simplement à Jennyssie :

- Jennyssie, il semble que tu n'apprécies pas la présence des chevaux, et de leur monter dessus. Bon, pour cela je te comprends, mais sache qu'il vaut mieux savoir totalement faire cela que de ne pas le faire du tout. Cela peut t'apporter un peu plus de domination dans un combat singulier, ou pour éliminer rapidement des attaquants.

Même si tu n'en as pas envie, il va falloir que tu te forces. Je sais que ce n'est pas facile, et que tu vas avoir encore moins envie de le faire si je te le dis, mais c'est ainsi. Vous allez donc recommencer vos tirs, surtout toi, Jennyssie. Et n'oublie pas la dernière leçon : accompagne ton arme, totalement, jusqu'à ce qu'elle soit fichée là où tu le souhaites. Ainsi, il faut aussi s'accorder à la marche du cheval pour une bonne estimation de votre cerveau pour la trajectoire du jet...


Leur adressant un sourire, Rubis nota tout de même la mine légèrement renfrognée de la jeune fille aux cheveux blonds. Soupirant, elle prit elle-même un poignard, mais avec le manche en bois. Elle ne supportait pas le contact de l'acier ou du métal avec ses écailles, c'était quelque chose d'extrêmement désagréable, et en plus cela allait jusqu'à lui faire mal. On l'avait trop forcée, alors qu'elle n'était qu'une enfant, à utiliser ces armes de métal, et à chaque fois pour s'en débarasser, elle tentait de les lancer sur ses Maîtres, pour les couper en deux. Ca avait marché une fois. Après, on ne l'avait plus embêtée avec cela. Mais pour montrer à ses apprenties, elle devait toucher ces armes. Alors, elle avait fait confectionné un poignard normal, mais avec un manche recouvert de bois pour qu'elle pût le manier avec facilité et sans grincer des dents à chaque fois. Prenant donc ce poignard spécial, elle le leva jusqu'à sa joue, et baissa finalement le bras. Courant, elle piqua un sprint devant les rochers et le lança en pleine course. Le poignard se ficha dans la mousse, pile au centre du rocher. S'arrêtant, elle se tourna vers ses apprenties et expliqua :

C'est ce que vous devrez être capable de faire dans peu de temps. Mais avant d'en arriver là, vous devez savoir tirer sur quelque chose en mouvement constant, en ne s'occupant que du poignard. Puis, après, le travail sera de tirer sur quelque chose qui bouge. Et enfin, de le faire en faisant plusieurs choses à la fois. C'est pourquoi il faut que vous commenciez comme ça...

Se détournant, Rubis s'éloigna du rocher et laissa donc la place à ses deux apprenties, qui allaient devoir recommencer. Surtout Jennyssie. La jeune Mercenaire ne pensait pas du tout avoir autant d'envie d'enseigner et de transmettre son savoir. Elle ne pensait pas du tout pouvoir accorder autant d'attention à un apprenti, et le faire sans s'énerver. C'était tout nouveau pour elle, et elle était contente. Vraiment...

Désir enflammé et inflammable...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 22 Mar 2010, 19:07

Ruby s'approcha d'elle alors que Owa lançait à son tour. L'arme de la jeune fille fut correctement ajusté et gagna sa cible en un rien de temps.

- Jennyssie, il semble que tu n'apprécies pas la présence des chevaux, et de leur monter dessus. Bon, pour cela je te comprends, mais sache qu'il vaut mieux savoir totalement faire cela que de ne pas le faire du tout. Cela peut t'apporter un peu plus de domination dans un combat singulier, ou pour éliminer rapidement des attaquants.

Même si tu n'en as pas envie, il va falloir que tu te forces. Je sais que ce n'est pas facile, et que tu vas avoir encore moins envie de le faire si je te le dis, mais c'est ainsi. Vous allez donc recommencer vos tirs, surtout toi, Jennyssie. Et n'oublie pas la dernière leçon : accompagne ton arme, totalement, jusqu'à ce qu'elle soit fichée là où tu le souhaites. Ainsi, il faut aussi s'accorder à la marche du cheval pour une bonne estimation de votre cerveau pour la trajectoire du jet...


Jennyssie comprenait ce que son maître tentait de lui expliquer. Mais elle ne l'acceptait pas. Elle avait toujours mieux réussit seule. La preuve, lorsqu'elle avait fait son premier examen, le résultat avait été bien mieux... Beaucoup mieux.

La jeune femme attrapa un poignard - Jennyssie fut surprise de voir que le manche était en bois - et se mis à courir. En pleine course, elle lança l'arme.
La jeune fille la regarda tout le long. Elle suivit le parcours du poignard et faillit lacher un soupire d'admiration. Rubis avait accompagnée son arme avec aisance et souplesse, tout en courant et l'arme avait atteint sa cible en son centre.
Elle se tourna vers ses apprenties et leur expliqua :

C'est ce que vous devrez être capable de faire dans peu de temps. Mais avant d'en arriver là, vous devez savoir tirer sur quelque chose en mouvement constant, en ne s'occupant que du poignard. Puis, après, le travail sera de tirer sur quelque chose qui bouge. Et enfin, de le faire en faisant plusieurs choses à la fois. C'est pourquoi il faut que vous commenciez comme ça...

La jeune fille avait bu les informations de son maître. Elle l'avait comme "apprivoisée". Elle qui n'acceptait pas grand monde, elle avait accepté le fait que la femme soit bien plus expérimenté qu'elle et qu'elle devait l'écouter pour apprendre.

La femme leur laissa la place. Et Jennyssie s'avança, avec un sourire, ce qui n'était pas courant lorsqu'elle venait de recevoir un conseil. Elle n'acceptait jamais les conseils... Habituellement...
Serrant son poignard dans ses mains, elle fit partir la jument.
Le rocher approchait. Un peu trop vite. Mais les yeux de Jennyssie fixé sur la cible savait comment s'y prendre. Ou du moins, elle le croyait. Elle accompagna sa lame. Jusqu'au bout. Mais le mouvement de la jument la fit dévier, l'arme ne toucha pas sa cible.
Elle ne s'énerva pas. Elle alla récupérer son poignard.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mar 30 Mar 2010, 13:25

Owa était impressionnée. Impressionnée par la démonstration de leur Maître. Oh, elle se doutait qu'elle était plus forte qu'elles deux réunies, évidemment, sinon elle n'aurait pas été une Maître, mais il était évident que sa démonstration en bouchait un coin... Parvenir à lancer avec une telle fluidité, une telle rapidité, une telle précision, tout en courant, et donc en contrôlant autre chose dans son corps... Elle n'en revenait pas ! Elle se rendait compte qu'en réalité, la première impression, de méfiance, à l'égard de son Maître était en train de s'effilocher et de devenir du respect. Elle qui ne voulait pourtant jamais se soumettre à personne, elle savait pourtant ce qu'était le respect, évidemment. Soupirant, alors Owa regarda sa camarade lancer son poignard, et hocha elle-même la tête en vue de son tir. Elle n'était pas assez expérimentée pour être sûre que Jennyssie avait suivi sa lame, mais elle l'avait en quelque sorte senti, et son corps avait eu le réflexe de se tendre alors que la fille aux cheveux blonds lâchait son arme.

Soupirant, la jeune fille ferma les yeux et sourit. C'était donc à elle. Flattant tendrement l'encolure de son cheval, Owa le mit donc au pas pour lancer son poignard. Mais elle n'avait pas envie de faire le même geste, la même chose. Pour elle, elle y était parvenue une fois, sans difficulté, et donc elle devait continuer à avancer. Alors, d'un léger mouvement du bassin, elle mit sa monture au petit trot. Elle prit bien une allure sautée très lente, mais c'était quand même du trot. Pour s'habituer aux soubressauts, pour réussir d'abord à s'accorder sur un rythme rapproché mais puissant avant de le faire sur un rythme plus évasé. Fronçant le nez et les sourcils, Owa dirigea son cheval donc à cette allure vers le rocher, et se concentra sur le point qu'elle voulait atteindre. Elle devait être le cheval, anticiper ses mouvements. Elle devait être l'arme, et l'accompagner jusqu'au bout. Les deux à la fois. Non. Les trois à la fois. Le cheval, l'arme, et elle-même. Fermant les yeux un instant, elle les rouvrit lorsqu'elle expira lentement.

Et sa main fusa. Portée par la vitesse, pourtant pas si rapide que cela, de son cheval, et portée par le lancer, fluide et vif, de son poignard, Owa se sentit légèrement tanguer, mais elle était concentrée. Ouverte sur le monde. Un sourire s'étala sur son visage, lorsqu'elle fit le poignard aller se ficher à une trentaine de centimètres de ce qu'elle avait visé. Mais au moins, elle n'avait pas totalement raté son tir ! Hochant seule la tête, la jeune fille amena son cheval près de son poignard pour le récupérer et remit sa monture au pas. Se tournant verq Rubis, elle lui adressa un sourire timide, et attendit donc la suite des conseils et exercices que cette dernière leur donnait.


[Désolée pour tout ce temps de réponse, j'ai eu quelques soucis...]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Jeu 01 Avr 2010, 12:29

Sourire tendrement carnassier...

Comme elle s'en doutait, Rubis observa chez Jennyssie une légère tension, et aussi un froncement de sourcils, ce qui voulait bien dire qu'elle ne voulait pas prendre en compte ses conseils et considérations, alors qu'elle parlait pour la première fois. Oui, elle savait qu'elle allait faire cela, c'était évident, elle se rebutait, et d'un côté comme elle l'avait elle-même dit, elle aurait fait sans doute la même chose, voir pire. LOrsqu'elle était encore une jeune créature, et que les scientifiques faisaient des expériences sur ses capacités, elle n'avait jamais voulu suivre les conseils de ses Maîtres, même si ces derniers avaient commencé très tôt à vouloir lui apprendre les choses. NOn, elle n'en avait toujours fait qu'à sa tête, et c'était d'ailleurs en grande partie pour cela qu'elle avait été qualifiée de "hyperagressive". Mais elle s'en fichait, elle ne voulait juste pas qu'on lui ditât sa conduite, elle voulait pouvoir tout faire toute seule. A ce moment-là, elle n'en avait que faire d'être plus forte, elle voulait juste qu'on la laissât tranquillement grandir, sans qu'elle ne fût toujours à droite et à gauche. Puis, elle avait compris qu'il n'y avait qu'en devenant plus forte qu'elle pourrait faire ce qu'elle souhaitait vraiment, et alors elle s'était mis en tête qu'elle y parviendrai sans l'aide de personne. Sauf qu'elle voyait bien qu'elle ne faisait pas de progrès, mais d'un côté elle n'avait le respect de personne, ses Maîtres étaient tous des intéressés par l'argent du roi. Jusqu'à ce qu'elle tuât ce Maître, et qu'un autre vînt le remplacer. Et là, elle avait vu le combattant idyllique qu'il était, et alors son jugement s'était teinté de respect, même si ce n'en était pas en profondeur. Elle voyait juste à quel point c'était un guerrier redoutable, et voulait devenir plus forte que cela, et toujours plus forte.

Après tout, avec le recul, c'était finalement grâce à lui qu'elle avait pu s'enfuir, car c'était avec lui qu'elle avait pu amplifier ses capacités déjà prodigieuses. Elle s'en souviendrait, même si elle était persuadée que maintenant, elle le surpassait bien au delà de ce qu'il pouvait lui-même imaginer. Elle était juste devenir plus forte, et elle continuait de s'améliorer tous les jours, car elle avait compris qu'être plus forte que les autres n'apportait rien, et qu'il fallait plutôt être toujours plus fort que soi-même pour parvenir à ses fins, et que les autres ne pussent pas nous rattraper. Mais Rubis avait aussi vu que sa démonstration avait touché Jennyssie comme Owa, qui s'en retrouvaient presque béates, et cela la fit légèrement sourire. Elle nota alors avec satisfaction que cela avait eu l'effet désiré, et Jennyssie commença à s'avancer, avec un sourire aux lèvres. Hochant la tête, Rubis l'encouragea à lancer, et ce fut ce que fit la jeune fille blonde. Son poignard pourtant passa loin de sa cible, mais c'était déjà beaucoup mieux. D'un mouvement du menton, Rubis avait bien vu que le cheval de la jeune fille avait fait un léger écart, et que c'était ce qui lui avait fait rater la cible. C'était pourquoi il fallait comprendre complètement l'animal, et le contrôler... Lorsque Owa s'avança à son tour, l'Envoleuse fut agréablement surprise de voir son apprentie ajouter de la difficulté à son lancer d'elle-même : cela montrait bien qu'elle souhaitait s'améliorer et qu'elle le faisait pour elle avant de le faire pour les autres. Son tir n'atterrit pas là où elle l'attendait, et la créature aux écailles put voir que c'était parce que la jeune fille avait été déséquilibrée lorsqu'elle avait lancé son poignard, ayant légèrement glissé sur le dos de son cheval.

Soupirant, Rubis s'approcha de ses apprenties doucement, et leur fit signe de descendre de cheval. Puis, leur adressant un sourire, elle leur expliqua :

- Maintenant que vous êtes légèrement plus à l'aise à cheval, vous allez courir, cheval en main. Tenez-le assez loin, en laissant les rênes flottantes, et courrez normalement, ils vous suivront sans problème. Je donne le rythme, allons-y !

Alors, en faisant un léger signe de la main, la jeune créature commença à courir, toujours vers l'Est. Elles étaient désormais toutes les trois sorties d'Ombreuse, et le chemin jusqu'au but de Rubis n'était pas tellement long que cela, deux ou trois jours, et durant ces plusieurs jours, elle comptait bien entraîner vivement ses deux apprenties, pour qu'elles pussent s'améliorer encore. Ainsi, la jeune femme courait tranquillement, sans aller trop vite ni trop lentement. Elle écoutait les respirations de ses apprenties pour se remettre à marcher lorsqu'elles étaient à bout de souffle, mais jamais elle ne s'arrêtait : c'était comme cela que l'on prenait de l'endurance, et les deux jeunes filles n'étaient pas encore au maximum de leurs capacités, c'était une évidence. Comme au premier cours, Rubis put noter qu'Owa avait plus de mal à courir que Jennyssie, et donc ce fut elle qu'elles attendirent le plus souvent. Mais d'un côté, cela ne pouvait qu'être bénéfique aussi pour Jennyssie, puisqu'elles s'arrêtaient de courir, mais continuaient à marcher, donc cela faisait quand même travailler le souffle et la cardio. Au bout de plusieurs heures à faire cela, et alors que le soleil se levait derrière l'horizon, déjà, Rubis s'avança encore vers une sorte de petit bosquet, et s'y arrêta. Se tournant vers ses apprenties, elle leur désigna un léger cours d'eau limpide si elles souhaitaient s'abreuver, puis elle leur tendit à chacune un morceau de viande séchée très énergétique. Leur adressant un sourire, elle attendit qu'elles eurent mangé et, elle-même n'ayant pas mangé parce qu'elle n'arrivait pas à avaler cette viande séchée - elle préférait largement la viande bien fraîche et crue - elle repartit en courant, demandant cette fois à ses apprenties de se remettre à cheval. Elles voyagèrent encore jusqu'à midi ainsi, lorsque Rubis leur donna à manger à nouveau, et les laissa seules un instant pour aller manger elle-même. Elle trouva très rapidement un lapin et s'en repaisa, avant de retourner vers le campement de fortune. Puis, elle tendit deux arcs à ses apprenties et leur annonça :

- Allez, levez-vous, vous allez faire le même exercice que cette nuit, mais avec un arc. Au pas, donc, toujours, pour l'instant. Vous avez chacune dix flèches. Si vous pensez que vous pouvez accélérer la cadence de votre monture, n'hésitez pas, c'est à vous de sentir les choses pour vous surpasser !

Leur adressant un sourire, elle s'appuya contre un tronc d'arbre, et laissa donc les deux jeunes filles choisir leurs cibles. Et elle observait, encore et toujours...

Sang goûteux dégoulinant...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Jeu 01 Avr 2010, 20:58

La jeune femme fit signe à ses apprenties de descendre de cheval. Ce qu'elle fit sans se faire attendre...

- Maintenant que vous êtes légèrement plus à l'aise à cheval, vous allez courir, cheval en main. Tenez-le assez loin, en laissant les rênes flottantes, et courrez normalement, ils vous suivront sans problème. Je donne le rythme, allons-y !

Jennyssie poussa un soupir d'aise en touchant de nouveau le sol... Elle jeta un regard noir à sa jument avant de lui offrir un sourire sadique. La encore, elle aurait voulu tirer la langue à l'animal. Mais elle n'en fit rien. Pourtant, elle ne manquait pas de culot. Mais peut-être Rubis n'apprécierait pas ? Surtout alors qu'elle venait de lui dire d'apprivoiser cet bestiole. Après tout, Jennyssie était bien une jeune fille. Une jeune fille qui avait du mal à grandir moralement.
Elle ne voulait pas changer. Pas grandir. Elle voulait seulement avancer sur la voix. Sans recevoir d'ordre, en luttant pour ne pas s'effacer lorsque Rubis leur donnerait des conseils. Elle devait accepter, pourtant. Accepter. Tout. De grandir, de recevoir tous les consils de Rubis. Sans exceptions.

Ainsi, elles se mirent toutes à courir, près des chevaux, ce qui répugnait Jennyssie. Mais la aussi, elle devait accepter.
Owa avait du mal à suivre et souvent, elles durent ralentir, attendre, marcher pour ne pas distancer la jeune fille. Ce n'était pas plus mal. Jennyssie commençait à fatiguer. Elle pouvait courir longtemps et vite. Mais pas autant que Rubis.
Elle fut donc soulagé lorsque la jeune femme leur désigna un ruisseau et leur donna un morceau de viande séché à chacune.
Jenny se força à ne pas trop boire, même si elle avait soif, elle savait qu'elle avait du mal à ne pas vomir lorsqu'elle avait bu avant de courir. Elle mangea, peu, comme d'habitude... Ca ne changeait jamais.

Bientôt, elles repartirent.

Elles s'arrêtèrent pour de bon et Jenny était à présent épuisée. Elle avait pourtant l'habitude. Mais pas autant que la jeune mercenaire.
Celle ci leur tendit des arcs et Jennyssie qui se rétablissait assez vite mine de rien, prit l'un d'eux.

- Allez, levez-vous, vous allez faire le même exercice que cette nuit, mais avec un arc. Au pas, donc, toujours, pour l'instant. Vous avez chacune dix flèches. Si vous pensez que vous pouvez accélérer la cadence de votre monture, n'hésitez pas, c'est à vous de sentir les choses pour vous surpasser !

Il lui suffit de se lever pour savoir quelle cible elle allait prendre. Le premier arbre qui lui passait sous le nez. Ni trop grand, ni trop gros, ni trop petit et riquiqui... Tout juste... La bonne taille...

Elle monta avec une petite grimace sur la jument qui en fut aussi heureuse que Jenny... Elle s'éloigna avant de revenir au petit trop.
Elle ratait souvent avant d'avoir les conseils de Rubis. Pourtant, cette fois, son tire fut parfaitement ajusté. Elle avait surement oublié d'accompagné la flèche. Elle n'y pensait pas. Et puis la jument allait trop vite pour elle. Elle l'aurait étripé...
Elle laissa la place à Owa, attendant les conseils de la jeune femme avant de recommencer.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 14 Avr 2010, 13:04

[Owa étant partie du forum, on continue toutes les deux, donc ! ^^]

Pointe d'acier ensanglantée...

Rubis observait sa première apprentie qui commençait à lancer ses flèches. Elles avaient couru un bon moment, et si elles avaient dû régulièrement attendre Owa car cette dernière n'avait pas la condition physique la plus développée, en tout cas au niveau de la course et de l'endurance, elles avaient tout de même bien avancé, par rapport aux plans de la Mercenaire. Elle voulait bien avancer, parce qu'elle avait un programme précis en tête, et elle était fière d'elle, car pour une fois tout ne se passerait pas à l'improviste. Soupirant, elle se remémora l'après-midi de course. Jennyssie avait bien tenu, même si à la fin elle l'avait sentie faiblir un peu. Mais elle était déjà en très bonnes conditions pour la course. Il fallait donc plus travailler les autres moyens de déplacement, et la course pourrait attendre un peu plus longtemps avant d'être travaillée, non ? Non, en fait. Il fallait qu'elle développât toutes les capacités de son apprentie, et si elle était déjà forte en endurance et en course, c'était qu'elle devait avoir des prédispositions pour cela, et que donc ces capacités devaient être développées jusqu'à leur maximum. Soupirant légèrement, Rubis laissa son apprentie lancer une première fois sa flèche. Elle s'était appliquée, et le tir avait été parfaitement ajusté. Elle avait réussi à se lier à la flèche et à sa jument, mais sans s'en rendre compte, étant donné la grimace qu'elle eut lorsqu'elle descendit de cette dernière. Elle avait vraiment du mal avec les chevaux, c'était un fait ! Rubis sourit à cette idée, mais la laissa faire, se tournant vers Owa. Cette dernière semblait étrange, tout à coup. Lorsqu'elle monta sur le dos de son cheval, elle se tourna vers Rubis et Jennyssie et leur adressa un regard lourd de sous-entendus... Avant que sa monture ne partît au galop, et qu'elle disparût à l'horizon...

Rubis soupira. Ce n'était pas la première qui lui faisait le coup, mais elle aurait voulu l'emmener plus loin sur la Voie du Chaos. Mais après tout, cela ne l'étonnait pas tant que cela. Parce que la jeune fille, si elle était là, n'était pas au Domaine dans le but de suivre le Chaos. Non, trop de grâce et de légèreté émanait de sa personne, et c'était sans doute un moyen de parvenir à ses fins, que de suivre le cursus d'Envoleur. Et elle avait certainement changé de desseins, ou autre chose. Peu importait maintenant, elle ne faisait plus partie du Domaine, elle était partie, et donc il n'avait plus à y avoir de débat là-dessus. Prenant une grande inspiration, l'Envoleuse tourna son regard vers Jennyssie avant de lui dire :

- Bon, et bien, il semble que nous ne soyons que toutes les deux désormais. Tu peux donc continuer tes tirs, vas-y, et ne t'arrête pas, comprends la flèche, suis-la, et accorde-toi à ton cheval. Comme tu viens de le faire, mais sa la grimace après !

Rubis se surprit à adresser un clin d'oeil à son apprentie, elle qui pourtant n'était pas si sociale que cela, à la base. Et même asociale en réalité. Soupirant légèrement, elle se décala pour laisser la place à son apprentie, donc. Lui adressant un sourire encourageant, la Mercenaire observa son apprentie assidument, ainsi que la jument, qui était aussi contente que cette dernière de la porter. Rubis faillit éclater de rire, mais se retint, se contentant de regarder l'exercice se dérouler.

Rire meurtrier dans le glas de la pleine lune...


[Désolée, RP très court, pas grand chose à commenter...]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 14 Avr 2010, 15:08

[ hey ! ho ! Je fais des rps bien plus petit que toi alors hein ! Chut ! x) Et puis ce qui compte, c'est pas la longueur, mais la qualité ! ]

Owa se tourna vers Rubis, puis vers Jennyssie et celle ci comprit tout à son regard. Elle se rappelait avoir croisé Owa entre le premier cour et l'examen. Celle ci lui avait avoué qu'elle n'aimait pas tué. C'était alors ensuivi un long débat sur les marchombres et les mercenaires. Jenny avait apprit que la jeune fille avait un pouvoir qui lui était lourd à porter et qui lui venait de Valingaï.

Jenny et Owa ne s'était pas entendu. Elle ne se comprenait pas. LA jeune fille avait menacé d'exploser alors qu'elle n'était pas le genre de personne qui s'énervait au point de lacher prise. Elle avait pleuré. Devant la jeune fille. Elle se sentait lache maintenant.

Owa avait donc changé d'avis ? Se tournait elle vers les marchombres ou partait elle dans l'espoir de fuir, fuir le chaos, fuir Valingaï, fuir ? Tout simplement ?

- Bon, et bien, il semble que nous ne soyons que toutes les deux désormais. Tu peux donc continuer tes tirs, vas-y, et ne t'arrête pas, comprends la flèche, suis-la, et accorde-toi à ton cheval. Comme tu viens de le faire, mais sa la grimace après !


La voix de Rubis l'a tira de ses pensées. Elle s'en voulait maintenant, d'avoir tant insisté lors de sa rencontre avec Owa.
Elle était préoccupée si bien qu'elle ratta largement le premier tire. Mais très vite, sa concentration revint, son envie d'avancer sur la voix aussi, elle en oublia Owa et ce qu'elle lui avait dit.
Enfin. Au bout du vingtième tire, il lui sembla que tout était parfait. Elle s'était habitué à la jument, l'avait accepté, se rappelant du regard amoureux qu'Oddy avait posé sur les chevaux.
Le poignard avait atterrit la, au milieu du rocher, et il lui semblait que même la jeune jument était contente, et pas que d'elle, mais d'elles deux !

Jennyssie passa sa main sur l'encolure de la jument et se retint de lui dire merci en se rappelant qu'elle n'aimait pas les chevaux...
Elle faillit éclater de rire en se rendant compte à quel point elle pouvait se montrer stupide et elle revint ( sans descendre de cheval ) vers la mercenaire, un sourire satisfait sur le visage...

- Alors ?
Demanda-t-elle.

Elle savait que Rubis trouverait un moyen de lui donner davantage de conseil, lui montrant par la que ce n'était toujours pas parfait. Mais la seule chose qu'elle souhaitait pour le moment, c'était de réussir, toujours mieux...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Jeu 15 Avr 2010, 21:59

Eclat de fierté troublant...

Rubis, évidemment, avait vu le trouble de son apprentie, et pensait que finalement si elles ne s'entendaient pas énormément, les deux jeunes filles avaient dû faire connaissance, de manière plus approfondie, en dehors de son cours. Elle hocha la tête seule, laissant Jennyssie commencer à tirer. Evidemment, ses premiers tirs furent catastrophiques, puisqu'elle était déconcentrée par le départ d'Owa, même si Rubis aurait mis sa main à couper qu'elle ne l'aurait jamais avoué. Mais peu importait tout cela, après tout, car tout ce qui comptait désormais était de faire avancer la jeune fille sur la Voie du Chaos, même si Rubis rechignait un peu à appeler cela ainsi. Mais peu importait, là encore, car c'était bien le Chaos qu'elle transportait, de son point de vue. Mais la mercenaire n'avait de croyance particulière en le chaos, elle n'était là que parce que les Mercenaires avaient été les seuls à l'accueillir à bras ouverts, alors que le monde entier la réfutait et avait peur d'elle. Non pas que cela la dérangeât réellement, puisqu'elle adorait faire peur aux gens, mais parce que finalement, cela pouvait peser lourd, et avoir une vie sociale n'était pas négociable, surtout qu'elle pouvait partir à sa guise pour retrouver sa solitude qu'elle chérissait tant. En attendant, la jeune fille à la peau chocolat était en train de tirer ses flèches, et Rubis, si elle continuait de l'observer, n'avait pas émis de commentaires spirituels sur ces derniers, et elle se reprit immédiatement.

Jennyssie était de plus en plus motivée, et elle fit même plus de tirs que demandés. Il semblait qu'elle était prise dans la spirale de la réussite, et qu'elle n'arrêterait que lorsqu'elle aurait fait ce qu'elle voulait, réellement. Pourtant, ce n'était pas que de la persicacité, dont la jeune apprentie faisait preuve, mais aussi d'envie de faire ces tirs, et c'est sans doute grâce à cela qu'elle réussit aussi rapidement à s'accorder à sa monture, en tout cas en surface, parce qu'au fond, on sentait bien la distance qu'il y avait entre la jument et sa cavalière, mais surtout que lorsque Jennyssie avait terminé, elle avait vu l'apprentie se pencher pour donner une caresser à sa monture, mais se retint au dernier moment, tirant un sourire étrange à Rubis. Lorsqu'elle arriva vers elle, sans descendre de cheval, montrant que déjà elle commençait à s'habituer à la présence de l'animal, Jennyssie demanda en un simple mot ce qu'elle-même en pensait. Rubis lui adressa son sourire si particulier, proche de la grimace sadique, et qui pourtant n'en était pas une, c'était certain. Elle prit encore quelques secondes avant de répondre à l'interrogation de son apprentie, recommençant à marcher pour avancer. Finalement, elle courut et décida de lui répondre bien plus tard, lorsqu'elles s'arrêteraient. Elles coururent encore jusqu'au coucher du soleil, Rubis sur ses pieds et Jennyssie à cheval. Et lorsque l'orbe rouge commença à décliner dans son royaume de bleu, la Mercenaire ralentit encore, continuant de marcher pour être à la hauteur du pas du cheval, et répondit donc :

- Tu as commencé à comprendre ton cheval, et ta flèche plus en profondeur. Mais tu peux toujours faire mieux, notamment au niveau de ta position. Expire lorsque tu lâches la corde, il faut que ton coude soit légèrement plus plié et que ton cou porte haut ta tête, que tu puisses avoir un plus grand champ de vision...

La mercenaire continua de marcher à côté de la jument que Jennyssie avait choisie jusqu'à ce que la nuit fût complètement installée et alors seulement, elle s'éloigna du léger sentier qu'elles suivaient d'une centaine de mètres et s'arrêta complètement pour mettre en place un campement. Un campement sobre, où, appuyant son regard dans celui de son apprentie, elle montra lentement délibérément pour savoir si cette dernière avait déjà fait du feu. Puis, elle adressa un sourire à Jennyssie, et partit un peu plus loin en quête d'un repas. Elle trouva assez vite ce qu'elle cherchait : un gros lièvre qui somnolait sous la lueur des étoiles. Ni d'une, ni de deux, elle lui sauta dessus et lui cassa net la nuque pour ne pas que sa chair fût asphyxiée : elle était moins bonne. Retournant au campement, elle fit griller son butin et en donna à Jennyssie pour qu'elle pût s'en repaître. Lorsqu'elles eurent toutes les deux mangé, la Mercenaire laissa son apprentie dormir jusqu'au lendemain matin. Elle se réveilla elle-même un peu avant l'aube, et sortit de son sommeil la jeune fille qui dormait. La faisant rapidement déjeuner, elles repartirent à peine le soleil levé, mais toutes les deux en courant cette fois-ci. Elles coururent toute la matinée, ne s'arrêtant que pour manger ou pour boire un peu, et coururent encore une grande partie de l'après-midi, Jennyssie gardant la jument en main derrière elle. Lorsque Rubis sentit que son apprentie commençait vraiment à galérer et à avoir beaucoup de mal à respirer, elle recommença à marcher de son pas souple. Se tournant vers Jennyssie, elle lui adressa un léger sourire avant de s'arrêter un peu plus loin du chemin, encore une fois, et d'y établir un autre campement rapide.

C'était encore le milieu d'après-midi, et la jeune femme avait une idée derrière la tête, évidemment. Passant derrière un arbre, elle revint très vite avec deux branches droites, et on aurait presque dit des bâtons de combat. Ce qui était évidemment le but de la Mercenaire. En tendant un à son apprentie, elle lui adressa un sourire, avant d'expliquer :

- Tu vas essayer de me toucher avec ton bâton. J'ai le droit, évidemment, de me défendre, mais je ne t'attaquerai pas.

Tu dois apprendre à passer d'immobilité à jaillissement, de bouger d'un coup et de te fondre dans le temps...


D'un signe de tête, Rubis invita donc Jennyssie à commencer, tenant négligemment son propre bâton pour montrer à Jennyssie que si elle pensait être forte, elle avait encore un long chemin à faire avant d'être une vraie Mercenaire du Chaos. Soupirant longuement, l'Envoleuse posa simplement ses yeux dans ceux de Jennyssie, avant de détailler son attitude, et d'être ainsi prête à toute éventualité de la part de son apprentie.

Rage meurtrière ?
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Ven 16 Avr 2010, 14:28

Jennyssie s'habituait petit à petit à la présence de la jument et, apparemment, c'était réciproque. Elles auraient toutes deux préférées être seule et c'est ce qui les rapprochaient. C'était leur seul point commun.
La jeune fille ne laissait rien paraitre. Elle suivait Rubis tant qu'elle le pouvait. Elle n'avait qu'une envie, c'était avancer sur la voie. Vite. Bien. Elle voulait se dépasser elle même. Elle voulait réussir.
Elles courut lorsque Rubis lui demanda de courir. Elle mangea lorsqu'elle lui proposa de manger. Mais elle ne dormit pas. Ou très peu. Elle ne s'en sentait pas capable. Elle était partie sur sa lancée et elle aurait voulu faire quelque chose de vraiment bien, quelque chose qui aurait prouvé ses capacité et qui aurait prouvé qu'elle avait avancée. Même si elle savait que ce n'était pas comme ça que ça devait se passer. Elle se força donc à dormir. Et lorsque Rubis l'a réveilla le lendemain, elle fut heureuse de se lever et de suivre la jeune femme.

- Tu vas essayer de me toucher avec ton bâton. J'ai le droit, évidemment, de me défendre, mais je ne t'attaquerai pas.

Tu dois apprendre à passer d'immobilité à jaillissement, de bouger d'un coup et de te fondre dans le temps...


Jennyssie regarda la jeune femme et sourit, de cet habituel sourire sadique dont elle ne se débarrassait pas. Elle aimait cet exercice. Même si on ne verrait pas ces progrès, elle aimait ce genre d'exercice qui vous liquidez... Elle savait qu'elle ne réussirait pas à toucher Rubis, sauf par miracle. Elle savait que ce ne serait pas si facile, que la jeune mercenaire ne se laisserait pas faire. Mais elle était déterminé.
Dès que la jeune femme hocha la tête, elle bondit. Mais pas pour se jeter sur la mercenaire. C'était plus une feinte. Seulement bien sur, ce n'était pas passé inaperçue.
Elle fit tournoyer le bâton une fois, simplement pour s'habituer à sa présence et attaqua. Pour de vrai, cette fois. Elle passa derrière une arbre, et bondit en s'appuyant sur une branche pour se pousser en avant pour ne pas perdre de la vitesse.
Elle se rappelait de la vitesse lorsqu'Oddy, petit animal, lui montra ce qu'il pouvait faire. Ça aurait surement était beaucoup plus facile si elle avait était capable de se déplacer dans les arbres comme lui le pouvait. Mais elle n'était pas un écureuil et elle était encore moins Oddy.
Le baton frola la mercenaire et Jennyssie eut la présence d'esprit de reculer.

" On ne sait jamais"


Son père était comme accordée à ses pensées et il avait bien suivit ce qu'il venait de se passer. Oui, il y avait des inconvénients a avoir son père qui lui parlait intérieurement. Mais pas seulement.

" Recule."

Elle obéit. Elle savait qu'elle n'apprendrait pas si elle ne faisait pas ça toute seule mais avec l'aide de papa-mercenaire... Mais elle savait aussi qu'elle retenait toujours ce qu'il lui disait. Parfois un peu trop " à la lettre".

" Fond toi dans la forêt. Soit dans les temps. Mais ne la perd pas de vue. Surveille toujours tes arrières. Rappel toi... On ne sait jamais."


Déjà, elle partait en courant. En sens inverse à Rubis. Tourner un peu, faire du bruit ailleurs.
Et la voilà qui revient doucement, mais sans cesser de faire du bruit ! Ailleurs. Un caillou, un bâton envoyé de l'autre côté...

" Tu ne réussira pas, Nyssie. Elle sait exactement ou tu es. Si elle voulait, elle n'aurait cas bondir pour t'avoir. Mais pour l'instant, elle ne te menace pas. Tu n'y arrivera pas. Mais ce n'est pas ce que je te demande, de réussir ! La seule chose que je veux maintenant, c'est que tu me montre ce que tu as apprit."

A ce moment, elle intervint. Il allait trop loin. Sa voix claqua dans son esprit :

" Ferme la ! Tu n'es plus mon maître. Pour l'instant, tu n'es que un père mort !"

Elle bondit droit sur Rubis.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 26 Avr 2010, 20:55

Sang qui bouillonne...

Rubis observait son apprentie, très attentivement. La jeune fille avait envie de combattre, elle le voyait dans ses yeux, et elle allait se défouler, sans aucun doute. La Mercenaire sentait la rage, sans doute meurtrière, de son apprentie, et elle sentait tout cela en elle. Oh, elle avait été bien pire. Sans doute Jennyssie avait tué, et même certainement, car cela se voyait dans son attitude, son besoin de sang. Un autre point commun avec Rubis, que le sang rendait totalement euphorique. Pour elle, c'était orgasmique, c'était juste un plaisir tellement intense, de passer ses doigts dans du sang, de sentir son odeur, de se lécher les babines et de sentir son goût dans sa bouche... Rien que d'y penser, la créature frissonna de tout son corps. Oui, elle voyait cela dans l'attitude de son apprentie. Peut-être pas pour le sang, mais pour la mort. Cela se voyait, cela se ressentait. C'était dans ses veines. Souriant seule, Rubis se remémora lorsqu'elle-même avait appris. Cela avait été un désastre.. pour ses enseignants. Parce qu'elle était horrible, et bien plus horrible que Jennyssie n'aurait jamais pu l'être. En grande partie, grâce à ses gênes de dragons, ses Maîtres ne pouvaient pas la contrôler. Soit, parce que lorsqu'ils l'attrapaient, ses écailles entaillaient leurs paumes, soit lorsqu'ils voulaient la frapper pour l'assomer, parce qu'elle pouvait encaisser plus décanewtons de force. Et elle s'enrageait, à chaque fois que cela arrivait, devenant un petit diable. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait tué deux Maîtres avant qu'ils n'eussent pu lui apprendre quoi que ce fut. Mais elle s'était calmée, finalement, avec la maturité. Et aussi, de plus en plus grâce à l'enseignement, elle n'était plus aussi cruelle et juste animale...

Le sourire de la jeune fille tira un sourire encore plus sadique à la jeune créature. Ses yeux pétillants, elle la vit bondir en arrière pour tenter de se cacher dans la forêt. Mais elle faisait du bruit... Déjà, il y avait son souffle, que Rubis distinguait dans le souffle du vent. Puis, il y avait son pas, qui résonnait sur le sol et dans les feuilles mortes. Et enfin, juste sa présence, palpable. La Mercenaire savait exactement où se tenait son apprentie, c'était un fait, et c'était logique. Sinon, qu'aurait-elle fait là, après tout ? Elle devait en apprendre plus à la jeune fille, c'était l'objectif, et elle était là pour apprendre, d'ailleurs. A quoi cela servait-il de suivre un Maître qui n'a plus rien à nous apprendre ? Une question stupide, puisque la réponse est simplement que cela ne sert à rien. Rubis savait que lorsqu'elle sentirait qu'elle ne pourrait plus enseigner grand-chose à son apprentie, elle la libèrerait, et le système au Domaine était fait ainsi, même si elle n'avait pas tout compris. Après tout, si elle avait une intelligence hors du commun parce que non réellement humaine - et donc littéralement, et seulement littéralement extra-ordinaire (sortant de l'ordinaire des humains)- ce n'était pas pour autant qu'elle comprenait le fonctionnement de toute et de rien en un clin d'oeil. Bref, là n'était pas le sujet. Elle savait de toute manière tout ce qu'elle avait à lui apprendre, et ce que chaque leçon impliquait, et ce qui était requis pour passer chaque examen. Tant qu'elle n'aurait pas son examen final, de toute manière, elle en aurait encore à apprendre. Simplement parce que la créature apprenait elle aussi constamment.

La jeune fille reculait, et son regard était étrangement lointain, tirant un haussement de sourcil à Rubis, qui ne releva pourtant pas l'attitude de la jeune fille. Elle alla à nouveau se cacher dans la forêt, tenta de brouiller les pistes sans être réellement efficace, avant de bondir, d'un coup, sur la Mercenaire. Cette dernière eut pourtant le temps de laisser passer un rictus sur son visage, avant d'effacer ses épaules pour éviter l'attaque de son apprentie au millimètre près, se glissant dans son temps, et le vivant intensément. Tous les animaux savaient faire cela, se fondre dans le temps de l'adversaire, même s'ils ne s'en rendaient pas compte. Tout était une question d'ouverture des sens et de l'esprit. Mais Rubis avait autre chose. Cette sensation qu'elle voyait le temps des autres, sans pouvoir l'exprimer autrement. C'était comme cela depuis sa plus tendre enfance, si on pouvait appeler ce qu'elle avait subit jusqu'à ses dix-huit ans une enfance. Elle voyait la partie floue autour des autres, elle percevait le temps de leurs attaques et défenses, même si elle n'avait pas compris avant un bon moment qu'elle pouvait réellement s'en servir. Soupirant légèrement, faisant un rapide pas en arrière pour esquiver une autre attaque, la jeune femme attendit que Jennyssie voulût bien s'en prendre à elle. Le but de cet exercice était qu'elle se servît du bâton, pour apprendre à le manier. Un bâton, cela se trouve de partout, et c'était inévitablement l'arme préférée de Rubis, puisque cette dernière ne supportait pas le métal contre sa peau écaillée...

Feu follet dansant...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Jeu 29 Avr 2010, 20:51

Un sourire naquit au coin des lèvres de la jeune fille. Ce jeu lui plaisait. Oui, plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Au lieu de son petit sourire sadique, elle éclata de ce même rire sadique. Un long rire qui ne l'empêchait pas de bouger, qui ne l'empêchait pas d'esquiver, de se cacher, d'attaquer. Toujours, encore, sans aucunes stratégie cette fois. Elle se servait de son bâton mais pas de son cerveau ce qui était rare. En fait, c'était un jeu. Elle frôla pourtant plusieurs fois Rubis mais elle était persuadé que la jeune mercenaire faisait exprès d'éviter le bâton à un millimètre près....

Elle s'engouffra dans les bois. Soudain, elle n'avait qu'une envie. Se défouler. Elle avait accumulé de l'énergie qu'elle avait pourtant dépensé en courant aux côtés de Rubis, mais cette énergie, malgré un manque de sommeil constant, revenait sans cesse.

Elle fit le tour de la clairière en courant, comme pour échapper à cette incroyable envie de hurler. Hurler de bonheur surement. Hurler pour se vider de cette énergie qui n'avait de cesse de revenir se nicher dans ses jambes et l'obligeait à presser le pas.

D'un coup, comme un spasme, elle changea brutalement de direction et se rua droit sur la clairière. Droit sur Rubis. Le bâton fouetta l'air. Ses cheveux lui tombèrent devant la figure et, ayant peur que la jeune envoleuse l'attaque, bien qu'elle lui ai dit qu'elle ne le ferais pas, elle fonça droit devant elle et perça une nouvelle fois la couche des arbres. Tout en courant, elle rejeta ses cheveux derrière ses épaules. Finalement, elle retira une ficelle qui appartenait à son pantalon et s'attacha les cheveux.
Pour la première fois.
Elle ne l'avait jamais fait auparavant. Elle estimait qu'ainsi, elle était plus libre. Elle pouvait laisser le vent se mêler à ses cheveux et décider de leur position. Une fois cela fait, elle accéléra. Courir. Encore. Toujours plus vite. Comme si c'était cela que lui avait demandé la jeune femme.
Elle perça une nouvelle fois la couche des arbres. Se rua droit vers Rubis. C'était peut-être ça le problème. Elle allait droit sur elle au lieu de la déstabiliser. Mais elle ne voulait pas arrêter de courir. Elle ne voulait pas ralentir.

Une branche. Par terre. Ses pieds s'emmélère. Elle s'étala de tout son long dans le sable en un "umpf...". Son bâton avait atterri un mètre plus loin. Mais, heureuse comme jamais, elle ne pouvait se résoudre à se maudire ou s'en vouloir. Elle ne pouvait que rire. Elle explosa, donc.
Un rire énorme, un beau rire cristallin, un rire qui l'empêchait presque de respirer. Elle était ridicule. Et c'est cela qui l'a faisait rire alors qu'à l'intérieur d'elle, son père lui criait de ne pas perdre sa dignité, de se relever, d'attaquer.
Elle enfoui son visage dans le sable, riant toujours aux éclats. C'était pitoyable. Mais tellement irrésistible !
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 03 Mai 2010, 13:22

Véritable boule d'énergie...

Rubis continuait d'esquiver. Elle voyait l'adoration grandir dans les yeux de son apprentie. Elle voyait qu'elle aimait cela, et qu'elle jouait réellement. Et même en jouant, elle était indomptable, elle restait vive et offensive. Elle restait dangereuse. Pas pour la Mercenaire, évidemment. Elle esquivait les coups avec grâce, vivacité et facilité, car si Jennyssie pouvait être redoutable, Rubis l'était d'autant plus. Mais elle avait dit qu'elle n'attaquerait pas, et elle ne le ferait pas, c'était ainsi. Elle se tenait sa propre promesse. Soupirant légèrement, Rubis ne fit que sourire lorsque son apprentie éclata de rire, continuant à l'attaquer. Rire ne l'empêchait pas de bouger, mais elle était moins attentive, simplement parce que le rire sécrétait une hormone dédié à détendre le cerveau et les muscles, et que par là elle ne pouvait se défendre contre sa nature-même, celle du corps humain. On pouvait apprendre à se servir des défauts du corps. Mais on ne pouvait pas s'en affranchir. Souriante, Rubis laissa son regard suivre la trajectoire de son apprentie, qui partit dans les bois, et en courant, encore s'attacha les cheveux. La créature était satisfaite, parce que la jeune fille était une vraie boule d'énergie, qu'il fallait exploiter. C'était sans doute ce surplus d'énergie, comme une hyperactivité, qui faisait qu'elle pouvait être désagréable ou boudeuse, pour un rien. Puis, Jennyssie fonça de face, dans une attaque frontale. Et là... Elle fit une magnifique embardée dans la terre, soulevant un nuage entier de poussière, et immédiatement le rire de Rubis se mêla au sien. L'Envoleur, tranquille, les épaules encore secouées des soubresauts de son rire, s'approcha de son apprentie et lui tendit la main, pour l'aider à se lever, même si elle savait qu'elle n'avait pas nécessairement besoin d'aide. C'était une main tendue. Comme pour sceller un pacte...

- C'est pas trop mal, je dois dire. Il convient maintenant d'acquérir les vraies passes pour être plus efficace... Un Envoleur t'a déjà appris quelques petites choses, à n'en pas douter ?

Lui adressant un sourire, qui était censé être encourageant mais qui faisait encore et toujours plus carnassier qu'autre chose, Rubis s'approcha de la monture de Jennyssie et lui indica de s'en occuper avant de s'installer pour la nuit. En effet, malgré les apparences, leur petite scène avait bien duré une heure. Mais Rubis n'en avait pas terminé avec Jennyssie, et elle ne comptait pas s'arrêter là. La jeune fille avait réellement un immense potentiel, et son énergie débordante permettait d'enchaîner les exercices sans qu'elle ne se fatiguât trop vite, ce qui était génial pour la Mercenaire. Lorsque la jument fut prête et que la seule source de lumière aux environs fût le feu que Rubis avait mis en place - même si le halo qui entourait cette dernière dans la nuit était toujours présent - cette dernière invita encore une fois son apprentie à s'éloigner un peu du camp. Alors, elle commença son cours, qui était cette fois-ci théorique. Cela permettait de canalyser l'énergie de la jeune fille dans une réflexion intérieure, et dans l'apprentissage théorique. Evidemment, elles passeraient à la pratique dès que possible. Ainsi, Rubis expliqua à Jennyssie où étaient les points vitaux et névralgiques du corps humain, en traçant dans la poussière une silhouette approximative d'homme, et désigna les uns après les autres les points. Peut-être les connaissait-elle, mais elle préférait appuyer des connaissances, les développer et ainsi les rendre plus pratiques dans des mises en situations. Elle sourit d'ailleurs en précisant que les parties génitales étaient faciles à atteindre, et qu'il vallait mieux essayer d'atteindre autre chose, car le reste restait plus efficace.


Lorsqu'elle eut terminé son exposé, Rubis demanda à Jennyssie de se lever pour se livrer à une expérience. Elle lui demanda de bien mémoriser ce qui allait suivre, et de rester immobile le temps qu'elle procède. Alors, la créature commença à effleurer les points vitaux de la jeune fille, assez doucement pour qu'elle ne ressentît que la pression, mais assez fort pour qu'elle comprît à quel point cela pouvait faire mal, et surtout paralysant. Lorsqu'elle eut terminé son petit tour, Rubis s'écarta donc et lança :

- Ca sera tout pour aujourd'hui, tu peux aller te coucher.

Le lendemain matin, elles déjeunèrent rapidement, avant de repartir, Jennyssie à cheval et Rubis à pieds. Elles voyagèrent ainsi toute la matinée, ainsi qu'une bonne partie de l'après-midi, avant que la Mercenaire décidât de faire un petit crocher pour aller jusque dans un village. A l'entrée du village, elle soupira, se disant qu'il valait mieux qu'elle mît quelque chose sur son dos. Bon grès, mal grès, elle passa une cape sur son corps pour cacher ses écailles et son absence de vêtements. Déjà au bout de quelques pas, la cape commençait à se trouer, et Rubis dut faire attention à sa manière de marcher pour ne pas empirer de trop l'état de la cape. Elles se glissèrent donc dans les rues, Rubis étant indétectable et demandant à Jennyssie de l'être le plus possible aussi, dans un exercice de discrétion. Et au bout d'un moment, la jeune créature s'arrêta devant une porte, détailla la rue - qui était déserte - et sortit de son sac trois épingles à nourrice pour les tendre à son apprentie, lui signifiant par là qu'elle devait ouvrir la serrure. C'était une serrure basique, certes, mais lorsque l'on n'avait jamais forcé de serrure, la première fois pourvait être très très longue. Soupirant, Rubis se décala sur le côté, patiente, et attendit donc que Jennyssie pût pousser la porte...

Bonheur aux accents toniques...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 03 Mai 2010, 18:37

Jennyssie ne pu que sourire lorsque la jeune mercenaire devina qu'elle avait déjà parcouru une petite partie de la voix. Elle ne répondit pas : "oui, mon père". Elle savait qu'il n'avait jamais été particulièrement apprécié des autres, et c'était pour cette raison qu'il était resté à l'écart pendant toute l'enfance de Jenny. Pour rien au monde, elle ne dirait de qui il s'agissait. Elle savait qu'il était connu par ici. Peut-être même avait il été connu Rubis, même si elle était bien plus jeune que lui. Ou alors, avait il été son maître ? C'était possible. Mais improbable. Il le lui aurait dit s'il avait eu une élève avant elle et son frère.

Elle s'occupa de sa jument comme le lui avait demandé Rubis, mais avec moins de réticence que la première fois.
Elle se laissa martyriser lorsque Rubis appuya dans les partie vulnérable de son petit corps de jeune fille. Elle savait pertinemment que celle ci faisait cela simplement pour que Jenny s'en souvienne et qu'elle applique... Ce n'était pas particulièrement douloureux. Juste désagréable et paralysant. Assez tactique.

- Ca sera tout pour aujourd'hui, tu peux aller te coucher.

Elle ne se fit pas prier. Elle alla vite rejoindre ses mauvais rêves et son frère. Elle s'agitait facilement dans son sommeil parce qu'elle savait que Liro ne lui disait que des choses qui l'a faisait souffrir. Au point ou elle avait une fois tenté d'en finir. D'aller le rejoindre su r le seuil de la mort...

Lorsqu'elle se réveilla, elle se rendit compte que Liro n'avait fait qu'une brève excursion et ne lui avait rien dit. Comme s'il avait peur de Rubis. Peut-être était-ce le cas ? Jennyssie avait pu dormir, enfin. Elle remonta sur sa jument sans rouspéter et suivit son maître jusqu'à un petit village qui ressemblait étrangement à celui ou elle avait passé une petite partie de son enfance, près de l'oeil d'otolep. Elle sourit lorsque Rubis se cacha sous une cape pour cacher ses écailles, surement pour ne pas faire peur aux villageois...

Jenny obéit lorsqu'elle lui demanda de ne pas se faire remarquer et lorsqu'elle lui tendit des épingles, elle les prit, sachant déjà ce qu'elle attendait d'elle.
Elle enfonça l'une d'elle à l'intérieur de la serrure et tourna. Elle n'avait jamais essayé. Elle avait vu Liro faire. Elle se demanda un instant ou il avait apprit à faire ça. Mais la voix de son père s'éleva à l'intérieur d'elle même. Elle se rendit compte qu'elle l'avait appelé. Intérieurement, pour qu'il l'aide.

- Je ne peu pas t'aider, il faut que tu apprennes seule.


Elle tourna l'épingles vers la droites. Entendit un cliquetis, et avec un soulagement, poussa la porte. Elle poussa un grognement lorsqu'elle se rendit compte que celle-ci ne s'était pas ouverte, et elle recommença. Au bout de 10 autres bonnes minutes, pendant lesquelles personne ne passa, elle réussit. La porte s'ouvrit toute seule.

Elle remercia Liro intérieurement encore de lui avoir fait la démonstration à plusieurs reprise. Elle se rappelait encore lui avoir demandé : "comment tu fais ça ?" Il lui avait répondu : " tu apprendras quand tu voudras apprendre. Seule."

Finalement, avoir un père qui aidait durant sa formation, lui apportait pas mal de petit truc... Elle se promit de se débarrasser de lui dès qu'elle serait mercenaire. La voix de son père grogna avant de s'éteindre ce qui l'a fit rire intérieurement, encore...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 10 Mai 2010, 19:48

Feu follet dansla froideur des rues...

Rubis observait son apprentie se mouver dans les rues, tandis qu'elles avançaient. Comme toujours, la jeune créature n'avait pas beaucoup dormi : il ne lui fallait qu'à peine trois ou quatre heures de sommeil pour être totalement requinquée, et elle ne s'en plaignait pas : cela lui permettait de ne pas perdre trop de temps en choses inutiles comme celles-là. Soupirant légèrement, l'Envoleuse nota la position des genoux de son apprentie, un peu trop lâches, et son déplacement qu'elle devait qualifier de "silencieux" alors qu'elle faisait encore un bruit d'éléphant. Néanmoins, la jeune Mercenaire s'attendait à pire, donc elle ne put que hocher la tête face à la maîtrise toute relative de son corps de Jennyssie. Il faudrait encore un peu plus lui apprendre à s'entendre, et à faire attention à ce qui l'entourait, pour se déplacer encore plus souplement, plus silencieusement, à ne pas être vue, même dans la lumière. Tout cela s'apprenait, pour tout le monde, à leurs dépends, car bien souvent c'est lorsque l'on fait des erreurs dans cette démarche que l'on se fait prendre. Rubis elle-même l'avait appris en regardant les passants qui tournaient toujours la tête vers elle, même si c'était aussi à cause de ses écailles. Et ses Maîtres, à Valingaï, avaient contribué à son apprentissage, aussi, c'était vrai, même si c'était peu, ils avaient commencé à lui faire prendre conscience de tout cela. La femme soupira à ces souvenirs, se glissa jusqu'à la porte qu'elle avait repérée pour donner la consigne à son apprentie d'un regard, lui tendant les épingles dans sa main, ouverte. Jennyssie les prit immédiatement pour se mettre à l'ouvrage.

Encore une fois, Rubis l'observa avec minutie. Elle n'essayait pas de comprendre ce qu'il se passait, comment fonctionnait le mécanisme, et comment être la plus efficace possible pour parvenir à le faire céder. Non, tout cela lui passait au dessus de la tête, elle n'était presque que force et impulsion, et elle eut d'ailleurs énormément de chance que la serrure se débloquât au bout de si peu de temps - une douzaine de minutes, environs. C'était parce que la serrure était facile, et parce que les épingles étaient souples et adaptables, et cela ne serait pas souvent le cas, c'était certain. Soupirant cependant, lorsque Jennyssie poussa la porte, Rubis se glissa à l'intérieur du bâtiment, et détailla ce qui se trouvait autour d'elle. L'ambiance dans cet endroit était sinistre. C'était une maison, une vieille maison abandonnée. Le plancher était vieux et grinçait à la moindre sollicitation d'une personne "normale", les toiles d'araignées s'étendaient, fières, dans les quatre coins de la pièce, prenant aussi possession d'un piano aux touches manquantes dans le fond, et grimpant de leurs toiles si légères sur les chaises. Il restait quelques vieux meubles, recouverts de poussière, mangés par les mites, troués par d'autres insectes moins conciliants, et des petites boules, excréments de rats, souris et autres créatures des greniers et granges. La Mercenaire sourit en entrant dans la maison, avec cette ambiance étouffante, poussiéreuse, vieille et mystérieuse. Elle aimait ce genre d'ambiance, qui faisaient bien souvent peur à d'autres qu'elle. Elle aimait faire peur, et c'était dans sa nature que de chercher à le faire aux autres : elles était Prédateur suprême, après tout, Dragon et Humain ! Se tournant vers Jennyssie, elle ferma rapidement et silencieusement la porte derrière elles, et lui murmurant ensuite, comme quelques explications :

- Tu n'es pas très subtile, pour ce qui est des serrures ! Tu as forcé, tu as bourriné, tu n'as pas tenté de comprendre le mécanisme. Nous referons cela très bientôt, et tu verras. Tu n'as eu qu'un coup de chance, parce que la serrure était d'une simplicité infantile, et que l'épingle était souple, de réussir à ouvrir cette porte si vite. Mais as-tu compris ce qu'il y avait dans la serrure ? Pourrais-tu reproduire exactement ce que tu viens de faire aussi vite sur une autre serrure ? Permets-moi d'en douter. Il faut comprendre les choses pour réussir à mieux les aborder et devenir plus efficace. Efficacité, c'est une notion fondamentale. Il faut que tu sois efficace et concise dans tout ce que tu fais...

Lui adressant un léger sourire, la Mercenaire désigna le fond de la pièce, et la traversa, sur le planchet bringuebalant, rapidement, sans un bruit. Il était certain que Jennyssie ferait du bruit, alors elle comprendrait peut-être que la discrétion n'était pas seulement l'imitation, mais bien son propre mélange de ses propres forces, parce qu'elle était différente, physiquement et mentalement de la Mercenaire, parce que son centre n'était pas placé de la même manière, parce qu'elle n'avait pas les écailles qui entravaient certains mouvements mais permettaient une plus grande fermeté dans les hanches, par exemple. Chacun avait sa façon de se mouvoir, mais le maître-mot du mouvement était efficacité, donc rapidité et précision. Si l'on voulait être efficace, c'étaient deux choses indispensables. Ainsi, une fois de l'autre côté de la pièce, Rubis lança un regard derrière son épaule, vérifiant que son apprentie était derrière elle, et grimpa à l'étage, par l'escalier en bois encore une fois tout mangé et tout poussiéreux, qui tenait encore debout par on ne sait quel prodige. Une fois au premier étage, c'était le même spectacle qui s'offrait à leurs yeux, mais dans une chambre, avec des draps blancs qui étaient devenus d'un gris foncé par la poussière et par la crasse, un lit dont les linges n'étaient même pas faits, en vrac sur un matelas troué par les accariens, et sans doute cachette de nids de rats, là encore. Les rideaux, déchirés, pendaient lamentablement le long de la carcasse d'une fenêtre dont le verre était devenu marron-orange avec les années d'absence d'entretien. Rubis souriait toujours, dans son élément. Elle choisit la fenêtre qui n'avait plus de carreaux pour se glisser à l'extérieur de l'habitacle et atterrir dans une petite cours surélevée.

Se tournant vers son apprentie, elle leva les yeux, désignant ainsi le mur qui passaient à côté d'elles, le mur de la maison, qui s'élevait encore bien haut, alors que rien ne menait aux étages suivant, de la pièce dans laquelle elles étaient. Parce que le dessus était sans doute relié à la bâtisse d'à côté, ayant une indépendance toute relative. Rubis soupira légèrement, et posa une main sur la pierre, qui n'était pas spécialement ajustée, qui parait le mur de la maison, et d'un signe de tête encouragea Jennyssie à faire de même. Ainsi, les deux Mercenaires s'élevèrent de la cour intérieure vers les toits, sans avoir une seule chance d'être repérées. La montée n'était pas difficile, mais elle n'était pas facile pour autant, surtout que Rubis avait choisi un itinéraire qui évitait les fenêtres, pour la rendre un peu plus ardue tout de même. Les blocs n'étaient pas très ajustés, laissant parfois de bonnes prises pour les mains à disposition des grimpeuses, bien que quelques pierres bougeassent sous leurs doigts ou sous leurs pieds. Il y avait encore une dizaine de mètre au dessus de leur tête, quand elles étaient sur la cours surélevée, et la montée n'était donc pas très longue. Les quelques demies-douzaines de minutes qui s'écoulèrent durant l'ascension ne dérangèrent pas Rubis, qui se promit de plus pousser son apprentie dans la rapidité la prochaine fois, parce que toutes ses capacités devaient être décuplées. Et lorsque les doigts à moitié recouverts d'écaille de Rubis attrapèrent l'angle vif du haut de la paroi, elle s'y hissa rapidement, dans une roulade parfaitement contrôlée, pour se tourner vers son apprentie et désigner le panorama. Elles étaient haut, surplombant une grande partie du village, ainsi que la campagne sauvage tout autour.

- C'est admirable... Au fait, Jennyssie, si tu as des questions, n'hésite pas à les poser. La curiosité n'est pas un défaut, mais avant tout une qualité, qui te permettra de toujours faire mieux si tu sais t'en servir...

Adressant un clin d'oeil complice à son apprentie, Rubis s'assit finalement tranquillement en haut du toit, juste pour regarder le paysage, pour aussi voir si la jeune fille avait de quelconques questions..

Goutte de lave ruisselant dans le désert...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 12 Mai 2010, 14:18

Rubis entra dans la maison et Jennyssie la suivit. Sous ses pas, le plancher grinçait. Sous ceux de Rubis, c'était comme si elle n'était pas la. Chaque pas sur la moquette soulevait un nuage de poussière. Les meubles étaient recouvert d'une épaisse couche de poussière. Les araignées semblaient être les seules habitante de ce lieux, sinistre, sombre...
Rubis poussa la porte avec précaution et celle-ci ne fit aucun bruit en se refermant. Puis, elle se tourna vers son apprentie et murmura, comme pour accentuer le mystère de l'endroit :

- Tu n'es pas très subtile, pour ce qui est des serrures ! Tu as forcé, tu as bourriné, tu n'as pas tenté de comprendre le mécanisme. Nous referons cela très bientôt, et tu verras. Tu n'as eu qu'un coup de chance, parce que la serrure était d'une simplicité infantile, et que l'épingle était souple, de réussir à ouvrir cette porte si vite. Mais as-tu compris ce qu'il y avait dans la serrure ? Pourrais-tu reproduire exactement ce que tu viens de faire aussi vite sur une autre serrure ? Permets-moi d'en douter. Il faut comprendre les choses pour réussir à mieux les aborder et devenir plus efficace. Efficacité, c'est une notion fondamentale. Il faut que tu sois efficace et concise dans tout ce que tu fais...

Jennyssie appréciait son maître justement pour les conseils qu'elle donnait. La jeune fille n'acceptait habituellement aucun ordre, aucun conseil. C'était tout juste si elle écoutait lorsqu'on lui parlait. Rubis était la seule qu'elle écoutait. C'était la seule à qui elle obéissait. Peut-être parce que la jeune mercenaire faisait tout pour que son apprentie apprenne vite et efficacement...? Peut-être parce qu'elle ne cachait rien, qu'elle n'avait pas peur de faire du mal, de blesser. Elle disait ce qu'elle pensait et c'était ce côté la que Jenny appréciait particulièrement. Et aussi le fait que Rubis soit comme elle était. Différente. Plus différente encore que Nyssie et c'était agréable, tout de même de se sentir moins différente. Agréable de pouvoir s'accepter tel qu'on était. Agréable de savoir qu'on était pas seul dans ce monde de fou...

La jeune mercenaire lui adressa un sourire avant de désigner le fond de la pièce et de s'y diriger, sans un bruit, sans un mot, comme si elle n'était personne. Comme si elle était un fantôme. La jeune fille suivit son maître sans un mot, un sourire sur les lèvres, avec la drôle d'envie d'arriver à se mouver comme la mercenaire. Seulement tout le monde est différent. Elle apprendrait. Tôt ou tard, elle apprendrait. Elle avait sa propre démarche. Elle ne pouvait rien y changer. Seulement retirer la lourdeur de ses gestes, leur incapacité à être silencieux. Elle apprendrait. Plus tard. Pas maintenant. Chaque secondes qui passait, chaque fois qu'elle réfléchissait, chaque secondes passé en présence de Rubis lui apprenait. Lui apprenait la vie. Il suffisait d'ouvrir grand ses yeux, ses oreilles, et de suivre... Le reste viendrait avec le temps.

Rubis s'engagea dans un escalier étroit aux rambardes en bois pourrissant. Jennyssie s'y engagea à son tour, avec précaution, de peur que tout s'effondre. Une fois au premier étage, la jeune fille observa la pièce de derrière Rubis. C'était une chambre, ni vraiment grande, ni vraiment petite, poussiéreuse, empli de toiles d'araignées, de linge sale, de meubles grinçant et mangé, de cafard et autres bestioles. Pourtant, la jeune fille aimait cet endroit calme, mystérieux, poussiéreux... Peut-être parce que tout ça sentait le passé... Cette maison ressemblait étrangement à celle ou elle avait habité pendant quelques années, près de l'oeil d'otolep, alors qu'elle n'était encore qu'une petite fille...

La jeune mercenaire passa par une fenêtre et se retrouva debout, au milieu d'une cour surélevé. La jeune fille l'a suivit. Maintenant qu'elle s'était engagée sur la voie, elle suivrait Rubis partout ou celle-ci voudrait qu'elle aille. Simplement pour apprendre. Et devenir. Elles s'élevèrent ainsi, grimpant, se déplaçant, maladroitement sur les murs de la bâtisse... Jennyssie observait attentivement la mercenaire qui grimpait à ses côtés, avec aisance, sureté, alors que la jeune fille galérait à grimper. Bien sur, elle y avait été habitué. Mais la jeune femme semblait faire exprès de passer par les endroits les plus enquiquinant. Elle semblait vouloir pousser son élève à bout, la pousser jusqu'à ce qu'elle apprenne plus qu'il n'était possible d'apprendre. Mais Jenny ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle était heureuse. Malgré la drole de position qu'elle s'était trouvé sur le mur, elle était heureuse. Malgré ses doigts qui menaçait de lacher prise, malgré son pied qui ne semblait pas trouver de prise convenable pour la porter plus haut...

Elle s'en sortit mieux qu'elle n'aurait pensé pouvoir faire. Lorsque sa main trouva le toit, elle s'y hissa avec peine, alors que Rubis, toujours en pleine forme, disait :

- C'est admirable... Au fait, Jennyssie, si tu as des questions, n'hésite pas à les poser. La curiosité n'est pas un défaut, mais avant tout une qualité, qui te permettra de toujours faire mieux si tu sais t'en servir...


Jennyssie sourit. Oui, elle s'en était bien mieux sortit qu'elle ne l'aurait pensé... Elle n'avait aucune question. Elle était incroyablement curieuse mais n'avait rien de particulier à demander. Et si elle avait eu des questions, elle se serait fait entendre, sans aucun problèmes !
Elle s'assit à un mètre à côté de la jeune femme, les yeux levé vers le ciel. Elle attendait la suite, persuadé que celle-ci ne trainerait pas... Mais elle était toujours prête. Toujours !
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mar 18 Mai 2010, 11:03

- Tu penses avoir une arme de prédilection, Jennyssie ?

A part les armes... "classiques", comme le poignard, l'arc, le bâton, l'épée ou le katana, n'y a-t-il pas d'autres armes que tu voudrais essayer ?
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mar 18 Mai 2010, 20:13

- Non, je préfère le poignard. Mais c'est surement parce que je suis plus habitué. Et je dois avouer que les autres armes ne intéressent pas vraiment... Je ne vois pas à quoi elles pourraient me servirent. Je n'utilise pas si souvent que ça les armes, même le poignard...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 09:32

Envie de tout et de rien, de s'allonger sous les rayons du soleil...

Rubis hocha la tête à la réponse de son apprentie. Evidemment, qu'elle ne voyait pas à quoi cela pouvait servir, puisqu'elle n'en avait probablement jamais croisé, des armes, d'autres armes que celles qu'elle connaissait. Sans doute la Mercenaire l'amènerait-elle dans une boutique d'armes, ou alors... meilleure idée, dans la salle d'armes du Domaine. Certes, Rubis n'aimait pas les armes, l'acier contre ses écailles lui donnait presque la nausée, ce crissement qu'elle était seule à entendre était simplement et purement insuportable pour elle, surtout que cela était contre sa peau, donc cela l'atteignait encore plus. Pire d'une craie sur un tableau. Soupirant légèrement, l'Envoleuse laissa son regard parcourir l'horizon, pour observer un peu le village de cet endroit-là, au dessus des toits. Il y avait plus loin un quartier aux maisons plus hautes, sans doute un peu d'entassement humain, ce qu'ils appelaient une sorte de "vieux village", qui avait été les frondaisons de celui dans lequel elles étaient. Soupirant, elle observa aussi les angles des rues, tenta d'analyser, de trouver quelque chose d'attrayant, et de voir alors comment se débrouillerait Jennyssie. Souriant à cette perspective, elle adressa un signe de tête à son apprentie pour que cette dernière la suivît un peu plus loin, et elles commencèrent à courir sur les toits, à sauter, bondir, rouler... Passer par dessus des ruelles larges, s'élancer par dessus des cheminées, marcher doucement sur des tuiles bringuebalantes... Un exercice qui développerait le sens de l'observation de l'apprentie. D'ailleurs, Rubis remarquait qu'elle-même n'était pas réellement à l'aise dans la ville, mais ce n'était pas grave, car justement elle s'améliorerait elle aussi en voulant apprendre à Jennyssie.

- Il faut passer, partout. Il faut comprendre tout ce qu'il se passe autour de toi, pour être à même de réagir à la moindre sollicitation, pour être toujours prêt à tout, et ne jamais se faire surprendre. Accorder de l'importance à chaque détail, sans ommettre la globalité. Glisser sur les toits, sans un bruit, glisser dans les rues, sans un bruit, glisser, sans se faire repérer, dans l'ombre ou dans la lumière... C'est la discrétion-même.

Alors, Rubis continua encore, passant par d'autres endroits, encore plus improbables, descendant parfois dans les ruelles, remontant un peu plus loin sur un toit bas, pour poursuivre sa course, toujours dans la plus grande discrétion. Mais peu à peu, elle déchirait de plus en plus la cape qu'elle s'était mise sur le dos, et parfois un rayon de soleil s'engouffrait dans les trous, faisant briller ses écailles. Soupirant, l'Envoleuse fit encore plus attention où elle passait, ne se faisant jamais repérée par les piétons qui baladaient çà et là. Grimpant sur une dernière frondaison, elle passa de l'autre côté d'un mur, et se retrouva nez-à-nez avec un énorme chien, babines retroussées, qui se montrant des agressif, en grognant méchamment. Soupirant, la jeune créature se pencha vers lui, dans un léger grognement, qui fit perdre tous les moyens à ce pauvre chien, pourtant imposant. L'odeur de Rubis était telle que la plupart des animaux avaient peur d'elle, sauf les Brûleurs, officiellement, parce qu'ils étaient les prédateurs ultimes de Gwendalavir - et l'Envoleuse aurait bien voulu rencontrer une goule, pour savoir si c'était la même chose. Piaillant, le chien partit se réfugier un peu plus loin, alors que Jennyssie arrivait derrière la Mercenaire. Et alors, quelques cris s'élevèrent dans l'air, faisant froncer les sourcils à Rubis, qui soupira, avant qu'un éclair de satisfaction passât dans ses yeux. Se tournant vers son apprentie, elle lui glissa :

- Et bien... Voyons comment tu te débrouilles en situation ! Et n'oublie pas : soit toujours la meilleure. Être bourrin ne suffit pas, il faut être subtil. C'est la subtilité qui fait le plus peur...

Lui adressant un clin d'oeil, Rubis fit un pas en arrière, se cachant entre deux poutres qu'il y avait là. Sa petite taille lui permettait de se faufiler partout, et sa force compensait cette petite taille lorsqu'elle était handicapante. Elle se souvenait encore de la première fois qu'elle-même avait mis hors de combat l'un de ses soi-disant professeurs, à Valingaï... Elle venait d'entrer dans l'arène d'entraînement, et l'homme en question s'était approché d'elle de manière agressive, provoquant immédiatement la même attitude chez elle : agressive. Même si elle l'était tout le temps, à ce moment-là. Il avait voulu l'amener au centre de l'arène, pour lui montrer quelques passes, mais n'était pas pédagogue pour un sou, et surtout n'avait pas envie de se faire embêter par une gamine qui devait avoir dix ans à tout casser. Mais son attitude l'avait tellement énervée que Rubis s'était précipitée en avant pour attraper l'autre par les jambes, ses écailles entrant au contact de la chair tendre de l'autre, l'avaient entaillé de partout, lui tirant un cri de douleur, et l'odeur du sang l'avait encore plus excitée. Elle s'était dégagée, s'était lancée dans ses bras, lui avait lacéré le visage et envoyé son poing libre dans les tympans, l'entaillant profondément, le faisant perdre connaissance. De plaisir, Rubis avait crié fort, et alors qu'elle allait se lancer encore une fois sur l'homme, des gardes étaient arrivés, avec leurs armures, pour immobiliser la petite, même s'ils n'y parvenaient pas vraiment, car le bruit des écailles sur leurs gants de fer était très désagréable. Cela avait été la première fois, mais certainement pas la dernière...

Les deux gosses qui se précipitaient vers elles tirèrent Rubis de ses souvenirs. L'un était grand et maigre, et tenait dans sa main une kusari gama, arme de jet efficace, avec une chaîne pour plus de puissance. Le second, plus petit, n'était pas plus gros, mais possédait deux nunchaku, un dans chaque main, et semblait réellement savoir s'en servir. C'était parfait, songea Rubis, car Jennyssie comprendrait peut-être l'intérêt de connaître d'autres armes, même sans les manier forcément : cela permettait de cerner les faiblesses et les qualités de chaque arme, et ainsi de pouvoir mieux juger des capacités des adversaires, lorsqu'ils en avaient. Ce qui était certain, c'était que enfants de la rue ou non, ces deux-là semblaient déterminés à se débarasser des intrus qui étaient là... Même s'ils n'en voyaient plus qu'une, là, au centre. Eux, savaient qu'il ne fallait pas se fier aux apparences, surtout dans les combats des rues, et restèrent sur leurs gardes, tout en lançant des pics à Jennyssie, comme pour l'énerver, et qu'elle les attaquât à son tour...

Désir farouche de vengeance...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 19:09

La jeune mercenaire avait commencé par observer et Jennyssie avait fait de même, se demandant ce qu'elle allait bien lui demander de faire ensuite. Puis, elle s'était levée, et s'était élancé sur les toits, et la jeune fille, heureuse de bouger, l'imita... Habituellement, le fait de faire une pause l'a réconfortait. Mais durant les cours, elle voulait toujours faire mieux que ce qu'elle avait fait. Elle voulait aller au dessus de ses capacités, elle ne voulait pas s'assoir la, et ne plus bouger. Elle voulait grandir. Apprendre. Elle voulait pouvoir devenir un mercenaire, et vite, parce qu'au fond d'elle, ce qui lui donnait le plus envie, c'était le fait de ne dépendre de personne. Elle voulait pouvoir dire qu'elle était libre, même si elle savait qu'il n'existait pas de vrai liberté. De liberté complète. Au fond, elle voulait ne plus avoir besoin de son père, ni de Rubis. Elle voulait commencer à apprendre seule. Parce que non, elle ne voulait pas ne plu apprendre. Elle voulait continuer, parce que chez elle, c'était un besoin. Comme de tuer. Comme de respirer. La jeune mercenaire lui expliqua alors :

- Il faut passer, partout. Il faut comprendre tout ce qu'il se passe autour de toi, pour être à même de réagir à la moindre sollicitation, pour être toujours prêt à tout, et ne jamais se faire surprendre. Accorder de l'importance à chaque détail, sans omettre la globalité. Glisser sur les toits, sans un bruit, glisser dans les rues, sans un bruit, glisser, sans se faire repérer, dans l'ombre ou dans la lumière... C'est la discrétion-même.

Jennyssie avait eu les mêmes explications une année plus tôt de la part de son père, mais sans vraiment savoir pourquoi, elle n'y avait pas prêté attention. En revanche, elle avait écouté attentivement les paroles de Rubis. Comme s'il lui était plus facile d'écouter Rubis que son propre père. Elle était peut-être plus motivé, aussi...

Rubis l'entraîna partout, dans les ruelles, sur les toits, à travers les jardins, avec une discrétion que la jeune fille n'avait même jamais vu chez son père. Mais peut-être aussi qu'elle n'avait pas vraiment regardé. Rubis semblait se couler dans les rues. Elle était une ombre, elle était un chat, elle était... Une mercenaire.

Mais soudain, Jennyssie se figea. La mercenaire venait de se baisser vers un énorme chien noir et... Celui-ci était partit en courant. Ce genre de chien ne partait jamais habituellement. Ce genre de chien n'était pas lache. Ce genre de chien n'avait peur de rien. C'étaient des créature agressives et méchante. Mais apparemment pas autant que Rubis. Cette pensée fit sourire la jeune fille.

Des cris s'élevèrent dans la ruelle, en dessous, et Jennyssie su à ce moment, qu'elle serait son "épreuve". Rubis lui expliqua tout de même :

- Et bien... Voyons comment tu te débrouilles en situation ! Et n'oublie pas : soit toujours la meilleure. Être bourrin ne suffit pas, il faut être subtil. C'est la subtilité qui fait le plus peur...


Ceci dit, elle se glissa dans l'ombre de deux poutres, alors que deux personnes s'approchaient, tenant des armes inconnus de Jenny dans les mains. La jeune fille fut surprise de la façon dont ils se servaient de celles-ci et à la fois intrigué. Mais lorsqu'elle reçut quelques coups dans les côtes, elle comprit bien vite le système et se promit d'être prudence, vu l'élancement qu'avait provoqué les armes...

Elle resta un bon moment à distance, évitant les coups, courant autour des deux personnes qui semblaient vouloir prendre leur temps. Elle n'était pas pressé non plus. Elle aurait voulu les fatigué, elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas besoin de beaucoup de sommeil, mais le fait de rester la, à courir autour de deux petits gros ne l'enchantait guère et elle du se résoudre à attaquer. Elle choisit le seul endroit de la ruelle se trouvant dans l'ombre pour bondir en avant. La première tentative fut vaine. Elle reçut un grand coup dans l'estomac et chancela. Se sentant tomber en arrière, elle roula sur le sol avant de bondir de nouveau, au cou de l'un d'eux. Celui-ci tomba en arrière et ils se retrouvèrent à rouler ensemble dans le sable de la petite rue. Elle lui assena une série de coups, à la mâchoire, la tempe, l'épaule. Le coup envoyé à la tempe provoqua des nausées chez l'homme et Jennyssie s'enleva très vite. Mais les deuxième homme lui envoya son arme dans la joue et elle s'effondra.

"Tu as la sale manie de te traîner par terre... Tu ne sais donc pas tenir sur tes pieds ? L'homme que tu as frappé ne risque pas de se relever d'ici cinq bonnes minutes. Évite de les tuer tout de même. Je ne suis pas sur de si c'est raisonnable. Il ne font que défendre leur village.
Tu as le temps de t'occuper de l'autre. Mais fait attention, ils savent s'y prendre aussi."


Jenny évita de justesse l'arme de l'homme qui lui venait droit dessus. Elle en profita pour sauter à nouveau et attaquer. Mais elle reçut le point de l'homme dans la poitrine, lui coupant ainsi le souffle. Mais malgré son incapacité à respirer, elle assena de violents coups dans les parties génitales de l'homme, lui tirant un cri, et il du se baisser. Le genou de la jeune fille atteignit l'homme au front et il tomba en arrière. Seulement sa main crocheta la cheville de la jeune fille qui tomba dans le sable avec un "oumpf" peux élégants... Le point de l'homme atterrit dans sa jambe gauche, et un hurlement de douleur lui échappa. Le fait d'avoir aussi mal l'avait énervé, et elle donna deux violents coup dans la tête de l'homme et ses dents allèrent trouver le sol. Il ne bougea plus.

Mais la jeune fille n'était pas fière de ce qu'elle avait fait. Elle regardait sa jambe, et elle savait qu'elle n'avait rien de grave. Peut-être un hématome qui resterait la un bon moment. Son tibia l'a lançait terriblement et son sourire sadique avait était remplacé par un rictus de douleur. Elle serra sa jambe, mais ne se leva pas. Elle attendrait deux minutes, que la douleur s'estompe.
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